• R.F. et Bruno Astarian - Ménage à trois: Episode 9 – Printemps Égyptien 2011–2013 (deuxième partie)

    Dans la première partie de ce texte, il s’est agi d’identifier les composantes et le devenir du capitalisme égyptien à la veille du Printemps Égyptien, puis de reconstruire la séquence des événements qui se sont déroulés de janvier-février 2011 au coup d’État de juillet 2013 et à la période immédiatement suivante. Dans cette deuxième partie, nous nous attacherons à une analyse d’ensemble de ces événements sous leurs différentes facettes.

    #Égypte #théorie #communisme #communisation

    http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/menage-a-trois-episode-9-printemps-egyptien-2011-2013-deuxie


  • R. F. - Bruno Astarian - Ménage à trois: Episode 8 – Printemps Égyptien 2011–2013 (première partie)
    http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/menage-a-trois-episode-8-printemps-egyptien-2011-2013-premie

    Nous en venons au Printemps Égyptien, qui est sans doute le plus important de ceux que nous avons avons à traiter dans cette partie empirique sur les luttes de la classe moyenne, avec ou sans le prolétariat, au cours de la dernière décennie. Il serait impossible de traiter le sujet de façon exhaustive sans lui consacrer un livre entier. Nous nous sommes concentrés, dans le récit aussi bien que dans l’analyse, sur les phases et les aspects qui sont les plus fondamentaux du point de vue du thème qui nous occupe dans ce feuilleton. Nous verrons que le cas de l’Égypte présente quelques analogies avec celui de la Tunisie, dont la première est d’être un exemple d’interclassisme franc, manifeste. Mais il y a aussi des différences : l’histoire économique et sociale du pays, sa taille, la composition du prolétariat et des classes moyennes, les clivages internes à la classe capitaliste, etc. L’issue des luttes n’a pas été la même non plus. Surtout, le cas de l’Égypte fournit des indications utiles sur ce que nous appelons la rupture de l’interclassisme, lorsque la classe moyenne salariée en lutte se désengagera de son association avec le prolétariat pour se ranger derrière les militaires. Voyons ça de plus près.

    #théorie #communisme #communisation #Egypte


  • Traduction italienne de Quand meurent les insurrections de Gilles Dauvé :
    http://illatocattivo.blogspot.com/2018/06/quando-muoiono-le-insurrezioni.html

    1917-1937: vent’anni che hanno fatto tremare il mondo. Lo strascico degli orrori del fascismo, la Seconda guerra mondiale e gli sconvolgimenti che ne seguirono, furono l’effetto di una gigantesca crisi sociale, apertasi con le insurrezioni del 1917 e chiusa dalla Guerra di Spagna.

    #théorie #communisation #communisme


  • À cause d’un accident, Joshua Clover ne pourra malheureusement pas venir présenter son livre en Europe. On lui souhaite bon rétablissement ! Uniquement les dates à Marseille et Genève sont maintenues :
    http://entremonde.net/actualite

    mercredi 13 juin 2018
    Rencontre avec les éditions Entremonde et le traducteur à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    Suivi de la projection de The Spook Who Sat by the Door

    19H00 la librairie L’Hydre aux mille têtes, 96, rue Saint Savournin, Marseille
    vendredi 8 juin 2018
    ANNULÉE ! Rencontre avec Joshua Clover à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    20H00 La Parole errante, coorganisé avec le café librairie Michèle Firk, 9, rue François Debergue, Montreuil
    lundi 11 juin 2018
    ANNULÉE ! Rencontre avec Joshua Clover à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    19H00 la Maison de la Grève, 37, rue Legraverend, Rennes
    vendredi 15 juin 2018
    Rencontre avec les éditions Entremonde à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    18H30 la librairie Oraibi + Beckbooks, 10, rue des Vieux-Grenadiers, Genève
    samedi 16 juin 2018
    ANNULÉE ! Rencontre avec Joshua Clover à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    Suivi de la projection de The Spook Who Sat by the Door

    19H00 l’ERG, 87, rue du Page, Bruxelles
    dimanche 17 juin 2018
    ANNULÉE ! Rencontre avec Joshua Clover à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    Suivi de la projection de The Spook Who Sat by the Door

    20H00 la Cafétéria Collective Kali, 32, rue Saint-Thomas, Liège
    mercredi 20 juin 2018
    ANNULÉE ! Séminaire Conséquences — Rencontre avec Joshua Clover à l’occasion de la sortie de L’Émeute prime

    Information sur le lieu à venir

    19H00 Paris

    #livres #édition #théorie #communisme #communisation



  • Organize. Strike. Organize
    Review of Riot. Strike. Riot
    https://www.jacobinmag.com/2018/05/riot-strike-riot-joshua-clover-review

    In his lively and engaging book Riot. Strike. Riot, Joshua Clover presents a unique (and avowedly Marxist) argument for why he thinks employed workers are less likely to be the source of social upheaval and why, he argues, riots are replacing strikes as the major expression of social revolt in today’s turbulent capitalism.

    There is a lot of interesting and original material in this book. Much of what Clover says about the turbulence of contemporary capitalism and even its apparent slowing down is on the money, even if one disagrees with some specifics of his analysis. More than that, he points to a rise in social struggle, a promise that everyone on the Left is certain to relish.

    #livres #édition #théorie #communisme #communisation


  • Dès demain dans votre librairie rouge du coin : Joshua Clover - L’Émeute prime

    L’émeute est géné­ra­le­ment négli­gée par les marxis­tes, taxée d’apo­li­tisme et ren­voyée à l’ins­tant pur, à la spon­ta­néité. Joshua Clover s’atta­che à la théo­ri­ser et à com­pren­dre la suc­ces­sion des formes de contes­ta­tion dans la longue durée. Quand le capi­ta­lisme appa­raît, l’émeute est la forme de lutte domi­nante, s’atta­quant à la cir­cu­la­tion des mar­chan­di­ses. Puis, au moment de la révo­lu­tion indus­trielle et jusqu’à l’immé­diate après-guerre, la grève lui suc­cède, avec cette fois la sphère de la pro­duc­tion en ligne de mire. Depuis les années 1960 à 1970, une période mar­quée par la désin­dus­tria­li­sa­tion, le chô­mage de masse et le ralen­tis­se­ment de l’accu­mu­la­tion en Occident, l’émeute rede­vient la forme de contes­ta­tion par excel­lence ; cette émeute nou­velle, c’est l’émeute prime.

    http://entremonde.net/l-emeute-prime

    #livres #édition #théorie #communisme #communisation


  • Des extraits de #Théorie communiste n° 26 :
    http://dndf.org/?p=16870

    A la fin des années 1970 / début années 1980 (concomitance des grèves de l’automobile et des Marches sur laquelle nous n’insisterons jamais assez), deux phénomènes sociaux se rencontrent. D’une part, la fin de l’identité de l’immigré par le travail à laquelle se substitue la culturalisation de celui-ci et de sa descendance (leur présence irréversible) et, d’autre part (les deux ne sont sans liens, mais aucun n’est la cause de l’autre), la restructuration du mode de production capitaliste, la mise en place d’un nouveau paradigme de l’achat-vente de la force de travail, de sa précarisation et flexibilisation généralisée, la transformation des types d’emplois avec une désindustrialisation relative. Ce nouveau paradigme fixe la culturalisation qui devient essentielle et le marqueur des modalités d’utilisation de ceux et celles qui sont ainsi désigné.e.s. L’immigré n’est plus défini par le travail qu’il occupe, sa « présence transitoire », sa marginalité dans la société française qui le laissait quasi extérieur à la plupart des aspects de la vie sociale, culturelle et associative sans parler de la vie politique. C’est maintenant ce marqueur qui, quoi qu’il fasse lui colle à la peau, qui définit les emplois qui seront les siens, sa discrimination résidentielle, scolaire, la pression administrative et policière. Il est « d’ici », mais à tout moment on peut revenir sur le code de la nationalité, déposer des projets de loi sur la double nationalité qui n’aboutissent pas mais existent cependant, promulguer des mesures instituant la « double peine », créer un débat national sur « l’identité française », investir un Comité de sages sur la laïcité. Tout cela crée une suspicion, une instabilité et une discrimination aussi constantes les unes que les autres dont la situation des sans-papiers est le modèle paroxystique.

    #communisme #communisation #racialisation #genres


  • Bruno Astarian et R. F. - Ménage à trois : Episode 7 – #Tunisie 2011 : entre révolte fiscale et droit au développement
    http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/menage-a-trois-episode-7-tunisie-2011-entre-revolte-fiscale-

    Nous abordons maintenant le cas de la Tunisie, pays où la « révolution de jasmin » éclate en décembre 2010. Elle ouvre la période dite des printemps arabes. Par rapport aux cas que nous avons traités jusqu’à présent, elle présente la caractéristique d’être franchement interclassiste. Rappelons quelques dates : en décembre 2010, la révolte éclate à Sidi Bouzid après le suicide par le feu de Mohamed Bouazizi. Elle se répand rapidement dans les villes avoisinantes, puis dans tout le pays jusqu’à Tunis même. Le 14 janvier, Ben Ali s’enfuit. Son premier ministre, Mohamed Ghannouchi, le remplace provisoirement. Il reste premier ministre de deux gouvernement successifs (14-17 janvier 2011 ; 17 janvier-27 février 2011). Il est contraint de démissionner par des manifestations massives et le deuxième sit-in de la Kasbah (place du centre de Tunis où se trouve le siège du gouvernement). La situation ne s’est jamais stabilisée depuis 2011. Les gouvernements qui se sont succédés, d’abord dominés par les islamistes d’Ennahda, puis contrôlés par les « sécularistes » de Nidaa Tounès (parti qui regroupe beaucoup d’anciens ben-alistes) ne sont jamais parvenus à une formule de gestion unifiant les fractions socio-régionales antagoniques du capitalisme tunisien, Tunis et le Sahel d’un côté, l’intérieur et le Sud de l’autre. Ce blocage a provoqué de multiples émeutes, manifestations, grèves et sit-ins dans tout le pays, et a finalement abouti à l’explosion générale de janvier 2018.

    #théorie #communisme #communisation


  • R.F. – B.A. - Ménage à trois : Episode 6 – La Révolte des Tentes en #Israël (2011)
    http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/menage-a-trois-episode-6-la-revolte-des-tentes-en-israel-201

    Parmi les mouvements apparus après la crise de 2008, la Révolte des Tentes en Israël a souvent été négligée dans les analyses du courant communisateur. En fait, à l’exception de ce qu’en ont dit les journaux pendant quelques jours, personne n’en sait grand-chose, et il n’y a pratiquement pas d’analyses communistes sur le sujet. À l’opposé, d’autres mouvements plus modestes ont fait couler beaucoup d’encre. Des mouvements portés exclusivement par la classe moyenne salariée, mais moins massifs – Occupy, Indignés, etc. – ont donné lieu à quelques analyses dans le « milieu », tandis que sur Israel il n’y rien du tout. Cela nous incite à essayer de reconstruire le contexte, le déroulement, la composition sociale et les enjeux de ce mouvement.

    #théorie #communisme #communisation


  • Ménage à trois : Episode 5 | Hic Salta - Communisation
    http://www.hicsalta-communisation.com/accueil/episode-5-iran-2009-faux-printemps#more-1555

    Episode 5 : Iran 2009 – Faux printemps

    Nous abordons maintenant un premier cas de révolte où la classe moyenne salariée se trouve pratiquement seule face à l’État. Bien que bref, le Mouvement Vert du printemps 2009 en Iran a été massif, déterminé, et très coûteux pour la CMS, en termes de tués, de prisonniers, de torturés. La rage et la détermination des enfants de la classe moyenne de Téhéran (principalement) n’ont cependant pas produit de grand changement dans la société iranienne. Au moment où nous finissons cet épisode, une nouvelle révolte éclate en Iran (décembre-janvier 2017-18). Il est trop tôt pour évaluer son impact, mais on peut dire tout de suite que les révoltés ne sont pas les mêmes qu’en 2009. Le soulèvement d’aujourd’hui est qualitativement différent de celui de 2009 (on y reviendra).

    Les épisodes précédents sont lisibles à partir de cette page :
    http://www.hicsalta-communisation.com/category/classe-moyenne

    Ces textes sont également repris par cet autre site spécialisé dans la #théorie_communiste, la #communisation et la #critique_de_la_valeur.
    http://dndf.org/?page_id=10005

    #marxiens


  • #Capital et mécanique quantique : comment les théories de Marx sur l’avènement inéluctable de la #révolution_prolétarienne se retrouvent soumises au principe d’indétermination.

    Des Nouvelles Du Front » « Principe d’incertitude, lutte des classes et théorie »
    http://dndf.org/?p=16514

    Aux débuts de la physique contemporaine, Heisenberg formula le fameux « principe d’incertitude », mieux nommé « principe d’indétermination », qui postule qu’on ne peut connaître simultanément la vitesse et la position d’une particule donnée. Si par métaphore nous devions reprendre ces termes, le principe d’indétermination propre à notre démarche théorique pourrait se résumer en ceci qu’il nous est devenu impossible de saisir simultanément la situation objective du prolétariat dans le capital et son devenir révolutionnaire, alors même que c’est la tâche théorique que nous nous sommes assignés. Cette impossibilité est similaire à la situation de la classe elle-même, à son impossibilité propre. La théorie de la #communisation est une théorie de la rupture, elle ne peut être scientifique : elle est emportée dans le mouvement de son objet et contient toutes les contradictions et les apories qui lui sont propres. La fin de son objet est sa fin propre. C’est une théorie aussi impossible que l’est le prolétariat, cette impossibilité est l’objet de ce texte.


  • Charles Lugiery - Une introduction à la théorie de la valeur de Marx
    http://dndf.org/?p=16486

    Il s’agira d’abord pour nous de proposer une introduction à la théorie marxienne de la valeur. Fruit d’un travail de plusieurs décennies dont un nombre extrêmement important de manuscrits en sont les témoins, la théorie marxienne de la valeur se présente sous sa forme définitive dans Le Capital.

    On peut concevoir cette théorie comme le résultat d’une discussion critique avec les théoriciens classiques de l’économie (Ricardo, Smith et bien d’autres). Pour se donner une idée du travail préparatoire de Marx et de la façon dont il dialogue avec les économistes, classiques comme vulgaires, on peut lire par exemple les Théories sur la plus-value.

    Les catégories utilisées par Marx dans ses travaux de critiques de l’économie politique connaîtront une grande postérité dans le marxisme. Ainsi, « valeur », « plus-value », « plus-value absolue », « plus-value relative », « capital constant », « capital variable », « composition organique du capital », etc. sont des termes que l’on retrouve fréquemment dans la littérature marxiste.

    #théorie #communisme #communisation


  • La valeur et son abolition. Entretien avec Bruno Astarian
    https://ddt21.noblogs.org/?page_id=1698

    Le principal point qui ne manquera pas de choquer, c’est que je récuse la notion de travail abstrait, notion à mon avis métaphysique, mais qui a sa raison d’être dans la problématique marxienne et marxiste. Quand Marx dit que toutes les marchandises sont comparables entre elles parce qu’elles contiennent la même substance, résultat d’une activité, d’une dépense de force humaine sans qualité, il appelle parfois cette dépense « travail abstrait », dont il fait aussitôt une substance qui logerait dans la marchandise. Il veut dire en fait travail en général (quand on a fait abstraction de toutes ses qualités particulières de plombier, de ferronnier, etc.). Marx lui-même n’emploie presque pas, et de façon hésitante, le terme « abstrait » : parfois il l’utilise, parfois non. Ce n’est pas très important pour lui. C’est après, seulement, que des théoriciens ont monté ce concept en épingle et rempli des bibliothèques entières pour savoir ce qu’est le travail abstrait. Selon cette conception, le travail en général se cristallise dans la marchandise et devient du travail abstrait : dans la société marchande, l’activité productive inclut le travail abstrait, autrement dit produit de la valeur. Parler de travail abstrait, c’est dire qu’il y a une dépense générale de force humaine. Laquelle exactement ? Les auteurs divergent, mais la ligne générale, c’est que le travail abstrait résulterait d’une dépense de force humaine. Pour moi, c’est une conception physiologique de la création de valeur.

    #théorie #communisme #communisation #livres #édition


  • Extrait du dernier livre de Gilles Dauvé - Se défaire du #travail
    http://www.troploin.fr/node/91

    Quand un escroc apporte du travail, du revenu, et donc du « sens », à une communauté en perdition, même si c’est provisoire et fallacieux, cela pose la question de ce que signifient production et travail. Les chômeurs de la Sarthe faisaient confiance à Ph. Berre parce qu’il leur apportait une socialisation, un rôle, un statut, une reconnaissance. Qu’est-ce qui est utile ? inutile ? fictif ? réel ? rentable ou non ? Ce bout d’autoroute était-il plus ou moins absurde que les « vraies » autoroutes ? Quel travail mérite d’être qualifié de « gaspillage » ? Au-delà de la dure vérité du travail (il crée des objets, rapporte du revenu et est généralement pénible), quelle est sa réalité ?

    #communisme #communisation #théorie #édition #livres


  • Des Nouvelles Du Front » ARGENTINE Buenos Aires : Piqueteros le retour ?
    http://dndf.org/?p=16000

    Environ 2 000 personnes coupent la circulation avec des pneus en feu sur l’Avenida 9 de Julio exigeant les plans sociaux du gouvernement

    L’infanterie avançait à pied, des « voltigeurs » à motos, avec des camions à eau et des gaz lacrymogènes pour expulser les manifestants, qui lançaient des pierres en se retirant.

    https://www.eltrecetv.com.ar/telenoche/heridos-y-detenidos-la-policia-desalojo-una-protesta-piquetera-y-hubo_

    A cette occasion, nous redonnons un texte de la revue Théorie Communiste sur le mouvement des piqueteros de 2001

    #Argentine #piqueteros #communisation

    Histoire du mouvement : Bruno Astarian, Le mouvement des Piqueteros, 1994-2006

    https://www.dropbox.com/s/t39sng6l2d3rqsh/Le-mouvement-des-piqueteros-Argentine-1994-2006.pdf?dl=0


  • Des Nouvelles Du Front » A paraitre « De la crise à la communisation » de G.Dauvé
    http://dndf.org/?p=15729

    Ce livre propose une histoire du concept de communisation, et pour cela parcourt l’histoire de la lutte des classes de la Seconde Guerre mondiale à aujourd’hui. Parler de communisation, c’est affirmer que, dès ses débuts, et donc sans « période de transition », une révolution future commencera à transformer les rapports sociaux capitalistes en rapports sociaux communistes : destruction du travail salarié, du travail en tant que tel, de la propriété privée, de l’État, de l’échange marchand, des classes et de la domination masculine… La communisation, c’est une insurrection créatrice qui ne crée pas les bases d’un communisme à venir, mais qui, dès le premier jour, commence à le réaliser.

    #communisation


  • [O-S] La cigarette sans cravate

    https://www.mixcloud.com/offensive_sonore/la-cigarette-sans-cravate

    Emission du 11 novembre 2015, nous avons invité Alain pour nous parler de l’ouvrage : « La cigarette sans cravate. Syriza, la dette, le boutiquier et les luttes de classes en Grèce ». Dans les nuits d’émeutes de 2008, c’est la lutte de classe dans toute sa radicalité actuelle qui fait de l’appartenance de classe sa propre limite qui a été repoussée et écrasée, mais elle hante, telle un spectre, les actes suivants du drame. La gauche réaliste et responsable, celle qui a comme programme impossible la reconnexion de la valorisation du capital avec la reproduction de la force de travail, s’annonce quant à elle dans les grands rassemblements de 2011 et le ralliement de l’entrepreneur et du boutiquier. La première semaine de juillet 2015, avec la fermeture des banques, elle s’est évanouie.

    #Radio_Libertaire #capitalisme #offensive_sonore #grèce #syriza #crise #etat #anarchisme #théorie_communiste #communisation #émeute #audio #radio #banque #europe


  • Une analyse communisatrice du mouvement actuel
    http://sortirducapitalisme.fr/151-une-analyse-communisatrice-du-mouvement-actuel-avec-leon-de-

    Une émission d’analyse du mouvement actuel, en lien avec des mouvements passés (Mai 68, mouvement des chômeurs de 1998, mouvement anti-CPE de 2006, mouvement anti-réforme des retraites de 2010), complétée d’une analyse des changements structurels du capitalisme depuis 40 ans et ses effets sur « l’identité ouvrière », d’une auto-présentation de la communisation et d’un exposé de ce qu’il appelle appelle « mesures communistes » - avec Léon de Mattis (auteur-militant). Durée : 1h31. Source : Radio Libertaire

    http://sortirducapitalisme.fr/media/com_podcastmanager/03-05-2016.mp3


  • Adorno et la discussion sur le prolétariat comme classe révolutionnaire
    http://dndf.org/?p=14239

    Pour Bonefeld, avec raison d’après moi, la classe n’est pas un concept affirmatif, mais « un concept entièrement négatif. La critique de la société de classe trouve sa résolution positive non pas dans des producteurs de plus-value mieux payés et employés à plein temps. Elle trouve sa résolution positive seulement dans la société sans classes. » De même que le prolétariat ne restaure pas un être de l’espèce qui a été perdu, ou une première nature, il ne crée pas une « république du travail », ni une société basée sur le pouvoir ouvrier, comme dans la vision du marxisme traditionnel, et même dans la gauche communiste historique. La praxis émancipatrice, selon moi, avance à travers l’abolition du travail, qui est la seule manière de renverser les rapports sociaux basés sur la forme-valeur. Cela entraîne une vision d’un métabolisme avec la nature basée sur des modes de poiesis distincts du travail tel qu’il s’est manifesté historiquement.

    On se trouve alors confronté tant théoriquement que pratiquement à la question : comment le prolétariat peut-il sortir de ces formes sociales perverties, ce fétichisme de la marchandise dans lequel il est embourbé, ces rapports sociaux réifiés qui ne sont pas simplement des modes de fausse conscience, des idéologies de la classe dominante, qui lui sont imposées par l’ennemi de classe, mais plutôt des rapports sociaux qui lui apparaissent comme le résultat de lois objectives, a-historiques, économiques et naturelles, et non comme le produit de l’activité du prolétariat lui-même. Cette dernière condition, véritable base du fétichisme de la marchandise et rempart des rapports sociaux capitalistes, doit être affirmée théoriquement pour qu’elle soit attaquée politiquement par les révolutionnaires et par la classe elle-même. Et ici la contribution d’Adorno, particulièrement sa vision de la praxis, me semble mériter toute notre attention.

    #philosophie #communisme #communisation


  • Combler le fossé conceptuel : une réponse aux « Remarques sur le genre » de Cinzia Arruzza
    http://dndf.org/?p=14212

    Ce rejet du genre et de la race hors du cadre de la logique interne du capital n’est pas particulier à Arruzza. C’est une pratique courante au sein du féminisme marxiste, ainsi que dans d’autres courants qui tentent de faire valoir l’importance d’axes de violence, d’oppression ou d’exploitation au-delà de la classe (par exemple, la race, la sexualité, le genre) dans le mode de production capitaliste. La possibilité que le genre et la race soient en quelque sorte inhérents à la logique interne du capital n’est pas rejetée parce que les tentatives de le prouver ont échoué , elle est rejetée à priori, avant toute tentative. Les hypothèses qui placent le genre ou la race à l’intérieur de la structure logique essentielle du capital sont si rares ou impopulaires que les critiques marxistes comme Arruzza ne sentent même pas la nécessité d’argumenter contre cette possibilité. Il est tenu pour acquis que ces relations ne figurent pas dans la logique interne du Capital , dans la structure abstraite du cœur du capitalisme.

    #théorie #communisme #communisation


  • Déambuler sans repos
    http://dndf.org/?p=14058#more-14058

    De temps en temps, à intervalles plus ou moins irréguliers, surgit une bande de tristes lurons – poussés souvent pas des lectures hâtives, mais aussi par le fait de s’être imprudemment auto-investit du rôle de guide de la révolte prolétarienne (un peu à la manière du mandat divin des souverains de l’ancien régime) s’entraînent à la critique de ce qui leur paraît indubitablement un grand péril contre-révolutionnaire à la solde de la bourgeoisie : la théorie de la communisation. C’est donc au tour de DemeD, publication de l’Instituto Onorato Damen qui dans son n° de Janvier 2015 commet un curieux article : la communisation entre théorie et pratique, idéalisme et évanescence. Nous le publions intégralement sur notre site, non seulement pour partager avec nos lecteurs notre hilarité, mais aussi pour monter quel excellent exemple de décomposition touche le courant qui l’a produit. Nous ne réagirons pas à cet article par une critique, vu le ton et le contenu ce serait lui faire trop d’honneur, mais par quelques réflexions en marge sur le drame trop ignoré par les institutions, la société civile et les média, le futur zombie dans la société contemporaine qui vaut comme réplique à tous les Institut Onorato Damen d’hier, d’aujourd’hui et demain. Des séries télévisées comme Deathset, The Walking Dead ou encore des films comme la Nuit des mort-vivants ont déjà abordé le sujet. Mais le problème des morts-vivants qui errent dans nos cités va encore, une fois de plus, se heurter au mur de l’indifférence. Ceci est encore plus vrai pour les organisations –organisations et regroupements politiques de zombies à prétentions révolutionnaires –qui languissent aux marges de la société . Mais il est temps de soulever la question ! Malgré tout, ils sont (furent) des humains eux aussi !

    #communisme #communisation #théorie #histoire


  • L’Espagne et la Théorie de la communisation : Passé et Présent
    http://dndf.org/?p=14018

    Étant donné que la vague espagnole de grèves de la fin de la décennie des années 1960 et du début des années 1970 fut contemporaine du cycle de luttes à l’origine de la théorie de la communisation, il est logique de penser qu’il y eût, au moins à un certain niveau, un contact entre les révolutionnaires espagnols du moment et les pionniers de la théorie de la communisation. Les interlocuteurs hispaniques de ce dialogue ne furent autres que les membres du Movimiento Ibérico de Liberación, groupe « d’agitation armée » connu surtout à cause de l’exécution par l’État Espagnol de Salvador Puig Antich en 1974. Pourtant, l’histoire et les activités du MIL sont dignes d’intérêt en elles-mêmes car elles sont l’expression des faiblesses et des contradictions plus générales du mouvement ouvrier autonome espagnol des années 1970 qui était en train de rompre avec les organisations de la gauche espagnole.

    #Espagne #France #communisme #communisation


  • A propos de Charlie (suite)
    http://dndf.org/?p=13998

    Considérer le cours des choses sur cette base ne pourrait que nous conforter dans un normativisme bien tranquille : la situation est telle, mais nous savons que ce n’est qu’un « désaccord », une « disharmonie » momentanée, cela parce que l’avenir nous appartient …, mais, surtout, parce que, dès maintenant, ce qui se passe, c’est-à-dire ce que fait le prolétariat, ne correspond pas à l’être que nous (la théorie) nous connaissons, en quelque sorte ce n’est pas « rationnel » et donc à peine « réel » (on retrouve ici ce qui m’insupporte dans les déclarations « radicales » à la suite de la manif du 11 janvier). Cela ne signifie pas que l’on ne peut rien dire de la fin de la lutte des classes et du communisme, mais que ce que l’on peut en dire n’est radicalement pas quelque chose de normatif car c’est quelque chose qui se produit dans les limites même de la lutte de classe, c’est-à-dire plus précisément maintenant dans le fait de lutter en tant que classe comme la limite nécessaire même de la lutte de classe. Et ce n’est que de là, qu’au présent, que nous pouvons parler de la révolution comme #communisation.

    #communisme


  • 68, année théo­rique…, etc. De l’ultragauche à la théo­rie de la communisation
    http://blogtc.communisation.net/?p=102

    Nous consi­dè­re­rons l’ultragauche comme une chose abso­lu­ment pas­sée. Ce livre est un bilan, bilan cri­tique et non exhaus­tif, bilan cepen­dant. Nous mon­tre­rons dans cette intro­duc­tion à la seconde édi­tion de ce livre que, pour effec­tuer ce bilan, il fal­lait qu’au tra­vers des luttes de la « période 1968 » émerge par bribes, de façon heur­tée, et par des cri­tiques suc­ces­sives, un nou­veau para­digme théo­rique de la lutte de classe et de la dis­tinc­tion de genre, de la révo­lu­tion et du com­mu­nisme que nous qua­li­fions comme celui de la com­mu­ni­sa­tion. Il fal­lait que l’on ne soit plus en situa­tion de se réfé­rer à l’ultragauche comme à un ensemble de posi­tions dans les­quelles nous pui­se­rions tel élé­ment, en reje­tant tel autre. Il fal­lait être en mesure de défi­nir l’ultragauche, tant théo­ri­que­ment que pra­ti­que­ment, comme une pro­blé­ma­tique, c’est-à-dire lui confé­rer un sens glo­bal. C’est l’émergence de ce nou­veau para­digme au tra­vers d’un nou­veau cycle de luttes et de l’accomplissement de la restruc­tu­ra­tion du capi­tal amor­cée dans les années 1970 qui est l’objet de cette intro­duc­tion. Cette restruc­tu­ra­tion du rap­port d’exploitation fut une contre-révolution qui ren­dit abso­lu­ment et défi­ni­ti­ve­ment caduque la pro­blé­ma­tique des Gauches construite dans la vague révo­lu­tion­naire qui sui­vit la pre­mière guerre mondiale.

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