• Brochure LO "Le camps des travailleurs" (32 pages, juin 2022) https://www.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/documents/caravane-ete-2022.pdf

    Face à la flambée des prix, augmentation et indexation des salaires !

    Depuis trop d’années nous laissons la classe capitaliste encaisser sous forme de profits les richesses que nous produisons collectivement. Aujourd’hui nous n’avons plus le choix : pour ne pas nous appauvrir, il faut que nous nous battions pour que ces richesses nous reviennent en salaire et en pouvoir d’achat. Dès que les prix augmentent, il faut que les salaires, les allocations et les pensions augmentent dans la même proportion.

    #inflation

    #Contrôle_des_comptes pour prendre sur les profits

    Le plus important, pour nous, n’est pas ce qui va se passer à l’Élysée, à Matignon ou à l’Assemblée nationale. C’est ce qui va se passer dans les entreprises, c’est notre capacité à nous rassembler, à nous organiser et à nous battre contre un système aussi fou !

    Contre le #chômage, imposer des embauches et la #répartition_du_travail entre tous, avec maintien du salaire !

    En fait, les choses sont simples : ce sont nos emplois ou leurs profits, nos salaires ou leurs dividendes, nos conditions de travail ou leurs caprices de riches.

    Le #capitalisme menace la société, il faut le renverser !

    Nous devons nous battre pour défendre nos conditions d’existence mais aussi pour empêcher ces irresponsables de nuire à toute la société. Il faut contester leur pouvoir et tout leur système parce qu’ils nous mènent à la catastrophe.

    « Le capitalisme porte en lui la #guerre, comme la nuée porte l’orage » (Jaurès)

    Pas un euro pour les marchands de canons, pas un travailleur pour faire l’union sacrée derrière l’#impérialisme !

    #Mélenchon et la #Nupes : le retour des marchands d’illusions

    Les vraies leçons du #Front_populaire

    Contre l’#extrême_droite, vive le #camp_des_travailleurs ! Travailleurs français, immigrés, une seule classe ouvrière !

    #Lutte_ouvrière #LO #Jean_Luc_mélenchon #réformisme #communisme #révolution #classe_ouvrière

  • L’inflazione, ultimo tentativo di salvataggio dello status quo ?
    R. F. e B. A.
    http://illatocattivo.blogspot.com/2022/10/linflazione-ultimo-tentativo-di.html

    «Un anno fa (aprile 2021), concludevamo il terzo episodio della nostra serie sulla crisi da Covid con delle proiezioni sui possibili scenari dell’ulteriore sviluppo di quella crisi. Uno di questi scenari era il «ritorno dell’inflazione». [...] Oggi il ritorno dell’inflazione non è più in dubbio, anche se la discussione è aperta sulla sua durata. In questo episodio, si tratterà non solo di analizzarne le cause profonde, ma anche di coglierne le implicazioni, soprattutto dal punto di vista della massiccia devalorizzazione (e della concomitante crisi sociale) che abbiamo prospettato. L’inflazione attuale può condurre a uno scongelamento/aggravamento della crisi, contrariando la traiettoria di uscita dalla recessione? Può essere portatrice di una forte ripresa delle lotte sul posto di lavoro, unico possibile innesco della grande ristrutturazione di cui il capitale sembra oggi così bisognoso? Queste sono le domande a cui cercheremo di rispondere sulla base degli elementi strutturali che, al di là dei fattori più immediati e superficiali, sono all’origine dell’inflazione attuale: la brutale caduta del saggio di profitto e la crisi della perequazione distorta del medesimo.»

    #comunizzazione #comunismo #teoria #communisation #communisme #théorie

  • Chine : les dangers de la toute-puissance (40mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins/chine-les-dangers-de-la-toute-puissance-9083478

    _Alors que s’est tenu le XXe congrès du parti communiste, Xi Jinping paraît renforcé en tant que leader incontesté de la Chine et devrait sans surprise être investi d’un 3ème mandat pour au moins 5 ans. Toutefois, tous les signaux ne sont pas au vert pour celui qu’on présente comme le nouveau Mao...

    Avec

    Sylvie Bermann Ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie

    Alice Ekman Analyste responsable de l’Asie à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne (EUISS)

    Un régime de la peur mis en place par Xi Jinping lui-même

    Pour Alice Ekman, le discours d’ouverture du XXème congrès du Parti communiste chinois souligne en premier lieu « la consolidation du parti et l’omniprésence de ce dernier à tous les échelons de la société. » Elle anticipe que « la campagne de recadrage des membres du parti va se poursuivre » notamment à travers « des purges qui continuent (…), des hauts cadres qui continuent d’être arrêtés, notamment dans les semaines précédant le congrès du Parti communiste chinois. »_

    #Chine#Xi_jinping#PCC#Congres#Communisme#Consommation

  • La planification économique (1/3) : Eugène #Zaleski et la planification communiste

    Je continue de définir certains termes importants pour mon #Projet_de_recherche — aujourd’hui, la planification économique sous le #communisme. Selon le Dictionnaire du communisme de Larousse :

    La #planification est l’outil stratégique par lequel #Lénine espère éliminer la « main invisible » du marché propre au #capitalisme. Aux effets imprévisibles du marché, le plan prétend substituer la vision claire et à long terme d’objectifs fixés centralement pour la réalisation des buts sociétaux. (p. 449)

    L’article en question se montre bien trop hâtif à l’opposer sous toutes ses formes, perdant toute objectivité. Mais elle renvoie (en le citant sans référence) à un article intéressant de Xavier Richet, « Fluctuations, déséquilibres et ouverture dans les économies de type #soviétique » :

    https://www.persee.fr/doc/reco_0035-2764_1986_num_37_3_408928

    Selon Richet, dans La planification stalinienne d’Eugène Zaleski l’auteur affirme que :

    Dans ces conditions, [celles de la planification sous #Staline, nda] l’existence d’un plan central, cohérent et parfait, réparti et exécuté à tous les échelons, n’est qu’un mythe. On se trouve plutôt en présence d’une quantité innombrable de plans en perpétuelle évolution et dont la #coordination définitive n’a lieu qu’après sa mise en œuvre. Il en découle l’émergence d’un pouvoir de gestion comme seule réalité concrète s’incarnant dans l’administration économique strictement hiérarchisée, des ministères de branche à l’entreprise, soumise à une discipline sévère. Selon E. Zaleski, il convient donc de parler d’une #économie centralement gérée ; la #centralisation excessive n’est pas contradictoire avec l’atomisation des décisions en matière économique ; la centralisation, en fait libère des espaces d’autonomie dont profitent les instances intermédiaires et subalternes.

    Puis, à la page 614 du livre de Zaleski, on trouve la phrase suivante, résumant sa vision :

    “La tâche principale du planificateur stalinien n’est pas de coordonner les plans. Son but est plus ambitieux – imposer au pays sa vision du futur” (p. 614)

    Question à explorer dans la deuxième partie : que peut-on dire de la planification capitaliste, revendiquée par Ha-Joon Chang ?

    _
    Références :
    Courtois, Stéphane, ed. 2007. Dictionnaire du communisme. A présent. Paris : Larousse.

    Richet, Xavier. 1986. ‘Fluctuations, déséquilibres et ouverture dans les économies de type soviétique’. Revue économique 37 (3) : 579–84.

    Zaleski, Eugène. 1984. La Planification Stalinienne  : Croissance et Fluctuations Économiques En U.R.S.S., 1933-1952. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3323677d.

  • Théorie communiste : nouvelles traductions en espagnol
    http://dndf.org/?p=20331

    Traduction de 3 textes du nº 15 (A propos du texte “Sur la decadence” de Aufheben, Sur la critique de l’objectivisme, Quelques problèmes théoriques à partir de l’objectivisme et de la théorie de la décadence), du nº 25 (Note méthodologique), la présentation de TC dans le site web (Qui sommes nous ?) et deux textes hors de revue, (Crise et théories des crises et À propos de la dialectique systématique)…dndf

    #communisation #communisme #théorie

  • Xi Jinping, le nouvel empereur rouge de la Chine (4mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-du-lundi-10-octobre-2022-6450042

    On le compare à Mao Zedong. Le président Xi Jinping est sur le point d’obtenir un troisième mandat à la tête de la Chine, lors du congrès du Parti communiste chinois, qui débutera le 16 octobre. Xi Jinping, le nouvel empereur rouge de la Chine, c’est un reportage de Sébastien Berriot.

    Au fond de cette petite grotte, à flanc de montagne, un matelas est posée à même le sol, avec au-dessus une photo de Xi Jinping adolescent. On est dans le petit village de Liang Jiahe, à 1000 kilomètres à l’ouest de Pékin. C’est ici, dans cette campagne très pauvre, que le jeune Jinping a vécu quand il avait 15 ans, envoyé de force à la fin des années 1960 dans le cadre d’un vaste programme de rééducation de la jeunesse.

    Xi Jinping a travaillé la terre pendant sept ans dans ce village qui est aujourd’hui transformé en musée et lieu de pèlerinage national à la gloire du président. Des bus emmènent chaque jour des milliers de visiteurs. On est cœur du système de propagande qui présente le président comme un enfant du peuple.

    Le discours de la guide est bien rodé : « Camarades, aujourd’hui, nous sommes venus ensemble à Liang Jiahe pour retracer les empreintes de notre nouvelle génération de dirigeants. Notre Secrétaire Général a dit que la vie ici pendant sept ans dans les montagnes était un grand exercice pour lui. Lorsqu’il était un jeune homme ordinaire âgé de 16 ou 17 ans, il a accompli un travail pratique pour améliorer le sort des gens dans le futur. Aujourd’hui, son idéal s’est effectivement réalisé. Je partage avec vous les mots de notre Secrétaire Général, ’Quand le pays va bien, la nation va bien, et tout le monde va bien »."
    Une légende construite au fil des années

    Prince rouge au milieu des champs, Xi Jinping a construit sa légende dans ces campagnes où le culte de la personnalité a bien produit ses effets. Ici, la conscience politique et les critiques sont quasiment inexistantes. Le président est vu comme un bienfaiteur. « Mes ancêtres vivent ici depuis des générations », indique un homme, âgé, qui n’a pas oublié le jeune Jinping*. « J’ai rencontré Xi quand il était un grand garçon, un adolescent. Nous avons travaillé ensemble, fait toutes sortes de travaux, planté des graines, des céréales et des légumes. Je suis content, parce qu’aujourd’hui, il pense aux paysans, cultivateurs*. »

    « Quand il est revenu en 2015, tout notre village l’a accueilli et tout le monde l’a immédiatement reconnu, comme si c’était un homme du village, revenu voir sa famille », ajoute sa compagne. « Je l’ai appelé Jinping comme avant. Je suis contente de son travail. Grâce à lui, la vie s’est améliorée. Avant on se nourrissait uniquement de mil. Maintenant, on utilise le blé, et la farine. »
    "Le modèle Poutine"

    Sa réélection est présentée comme une formalité. Après dix ans à la tête du parti, Xi Jinping a accumulé les pouvoirs. Une vaste campagne contre la corruption lui a permis d’éliminer ses opposants à la tête du parti. Quant à la base du PCC, elle est acquise à la cause du président de façon presque automatique, analyse un politologue chinois, dont nous ne publions pas l’identité. Cet ancien professeur de sciences politiques au sein de la prestigieuse université Tsinghua de Pékin est l’un des rares universitaires à continuer de critiquer publiquement le régime communiste.

    « Chaque cellule de base du PCC étudie en permanence les discours et les écrits de XI. Il a publié plus de 100 livres au cours des dix dernières années et d’après mes propres calculs, il prononce en moyenne deux discours importants par semaine, que les membres du parti doivent étudier », explique cet ancien professeur. « Cet apprentissage collectif est une sorte de lavage de cerveau. Depuis dix ans, les 90 millions de membres du PCC ont en fait progressivement perdu leur capacité à douter et à critiquer. La grande majorité des Chinois n’a pas conscience du danger que représente un tel parti et un tel dirigeant. »

    Ce politologue ose faire le lien entre Xi Jinping et Vladimir Poutine : « Cela suit exactement le modèle de Poutine. Sa réélection, son mode de contrôle sur la société. C’est en fait un exemple pour Xi, qui a rencontré Poutine 38 fois au cours des dix dernières années. Il a en fait son professeur. »

    Des questions que personne ne se pose dans le petit village de Liang Jiahe. Pour les paysans, le troisième mandat de Xi Jinping est simplement vécu comme une continuité de l’histoire.

    #Asie#Chine#Xi_Jinping#Communisme#Propagande#PCC#Poutine

    • Liangjiahe: Lifelong friends in a place that feels like home (10)


      This is the tenth episode of an audio rendition of the literary non-fiction work, Liangjiahe, which follows the early life of China’s president Xi Jinping, as he lived and worked alongside his fellow villagers at Liangjiahe for seven years since 1969.

      https://peoplesdaily.pdnews.cn/china/liangjiahe-lifelong-friends-in-a-place-that-feels-like-home-10-6

    • Série « Chine, une puissance contrariée »

      Épisode 1/4 : (58mn)

      XXe Congrès du PCC : le passage en force de Xi Jinping

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/20eme-congres-du-pcc-le-passage-en-force-de-xi-jinping-6788933

      Le 16 octobre se tiendra le XXe Congrès du PCC chinois, 5 ans après celui qui a aboli la limite de mandats présidentiels. Cet évènement crucial dans la vie du parti devrait cette année acter la reconduite de Xi Jinping à la tête du Parti et de la Présidence de la République Populaire de Chine.
      avec :

      – Alice Ekman (Analyste responsable de l’Asie à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne (EUISS))

      – Jean-Philippe Béja (sinologue, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po).)

      – Chloé Froissart (Professeure d’histoire et de sciences politiques au département d’études chinoises de l’Inalco).

    • Épisode 2/4 : (58mn)

      Logement, éducation, travail : les désillusions de la classe moyenne

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/logement-education-travail-les-desillusions-de-la-classe-moyenne-6432018

      Après le scandale Evergrande en septembre 2021, les mises à l’arrêt de chantiers de construction de logement se multiplient dans tous le pays. Au-delà des risques pour l’économie qui repose à 1/3 sur l’immobilier, les ménages de la classe moyenne pâtissent de la situation et commencent à protester.

      avec :

      – Jean-Louis Rocca (Professeur à Sciences Po et chercheur au CERI)

      – Frédéric Rousseau (Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul Valéry de Montpellier)

      –Tania Angeloff (Sociologue du travail à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

      Elle est au cœur du “rêve chinois” et de l’idéal de “prospérité commune” vantés par Xi Jinping depuis son accession au pouvoir. A mesure qu’elle s’est élargie à des millions de ménages accédant à la propriété et à la société des loisirs, la classe moyenne a incarné la réussite économique de l’Empire du milieu. Une réussite garante de la stabilité du projet politique de Pékin, aujourd’hui menacée par le ralentissement de la croissance et ses conséquences sociales. Manifestations de propriétaires confrontés à la crise immobilière ou jeunes diplômés désabusés par un marché de l’emploi ultra-concurrentiel et un culte du travail à outrance, tous pointent du doigt les limites d’un modèle chinois confronté à une nouvelle réalité : pour la première fois depuis 30 ans, la jeune génération chinoise est confrontée au spectre du déclassement.

      La panne de l’ascenseur social chinois est-elle momentanée ou risque-t-elle de durer ? Quelles peuvent en être les conséquences pour cette classe moyenne constituée autour du rêve de l’accession à la propriété et au consumérisme, mais aussi pour les ménages moins aisés, migrants intérieurs poussés à l’exode rural ou paysans et ouvriers de provinces moins développées ? Quels remous politiques la crise économique actuelle entraîne-t-elle pour Xi Jinping et le Parti Communiste chinois ?

    • Épisode 3/4 : Des Ouïghours aux Mongols : la question sensible des minorités

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/des-ouighours-aux-mongols-la-question-sensible-des-minorites-2371400

      En août 2022, quelques mois après la révélation des « Xinjiang Police Files » sur l’organisation de la répression exercée par le régime chinois sur la minorité ouïghoure, un rapport de l’ONU sur le même sujet est publié. Malgré les critiques, Pékin maintient sa politique envers les minorités.

      avec :

      – Rémi Castets (Maître de conférences et co-directeur de l’unité de recherche Dynamiques, interactions, interculturalité asiatiques à l’Université Bordeaux Montaigne)

      – Eric Darbré (Journaliste d’investigation )

      – Marie-Dominique Even (Chargée de recherche au CNRS, membre du laboratoire Groupe Religion, Société, Laïcité (GRSL) de l’École pratique des hautes études).
      En savoir plus

      « Il faut renforcer l’identification de tous les groupes ethniques avec la grande mère patrie, avec la nation chinoise, avec la culture chinoise et avec la voie chinoise du socialisme », les mots de Xi Jinping dans son discours lors du Symposium central sur le travail au Xinjiang en mai 2014.

      Il en est ainsi de toutes les grandes réunions politiques en Chine et le XXe Congrès du PCC, dimanche 16 octobre 2022 n’échappera pas à la règle : toutes les minorités ethniques seront là, dans des costumes chamarrés, et arborant leur plus beau sourire. Le cérémonial s’ouvrira sans doute, comme il y a cinq ans, par un film montrant combien ce Congrès suscite de passion jusque dans les campagnes les plus reculées, jusque dans les réfectoires des bonzes.

    • Épisode 4/4 : Hong-Kong : la fin d’un îlot de liberté

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/hong-kong-la-fin-d-un-ilot-de-liberte-7051853

      En 2022, plusieurs titres de presse alertent sur la fuite préoccupante des cerveaux à Hong-Kong. Désormais dirigée par un exécutif dévoué à Pékin et minée par la pandémie, Hong-Kong vit dans un climat accru de peur où toute opposition a été chassée ou muselée. Est-ce la fin de l’îlot de liberté ?

      avec :

      – Sébastian Veg (sinologue, directeur d’études à l’EHESS)

      – Eric Florence (Chargé de cours à l’Université de Liège, ancien directeur du Centre d’études français sur la Chine Contemporaine (CEFC) à Hong Kong (de 2015 à 2019))

      – Alessia Lefébure (Sociologue et spécialiste des politiques publiques et des réformes des systèmes universitaires à travers le monde).

      En savoir plus

      « Stopper la violence, enrayer le chaos et rétablir l’ordre : ce sont nos tâches les plus urgentes à Hong-Kong pour l’instant », les mots de Xi Jinping dans son discours lors du 11e sommet des BRICS en novembre 2019**.

      Pour répondre à ces questions, Julie Gacon reçoit Sebastian Veg, directeur d’études à l’EHESS et historien ainsi que Eric Florence, chercheur à l’université de Liège.

      C’est une reprise en main en deux ans et en deux temps. Deux réformes institutionnelles ont contribué à remettre un peu plus Hong-Kong dans le giron de Pékin malgré les garanties promises lors de la rétrocession en 1997. Il y a deux ans, en 2020, la loi sur la sécurité intérieure permettait aux autorités locales de contrôler et de punir la moindre opposition. Un an plus tard, en 2021, une réforme électorale réduisait le nombre de sièges élus au suffrage universel, au sein du Conseil législatif. De quoi achever d’enterrer la semi-autonomie et les libertés dont jouissent les 7 millions 200 mille habitants de Hong-Kong, et qui n’ont plus le droit ne serait-ce que de manifester, comme ils l’avaient fait par centaines de milliers en 2019, contre cette ingérence des autorités judiciaires chinoises dans les affaires de la cité-Etat.

      Quelles manœuvres à la fois législatives, politiques et institutionnelles Pékin a-t-elle engagées pour mettre au pas Hong-Kong ? La cité-Etat peut-elle croire à une résurgence du mouvement pro-démocratie ?

      "Le mouvement de protestation de 2019 était lui-même une réponse à l’érosion progressive d’un certain nombre de normes mises en place à Hong-Kong depuis la rétrocession. On ne peut donc pas dire que la Loi de Sécurité Nationale est venue réprimer les excès du mouvement de 2019 car en réalité, elle s’inscrit dans la suite de toutes ces érosions des normes de la société hongkongaise", affirme Sebastian Veg.

      "Aujourd’hui, les lignes rouges à ne pas dépasser sont particulièrement floues dans le système judiciaire hongkongais, ce qui est un élément nouveau à Hong-Kong et caractéristique des régimes autoritaires", observe Eric Florence.

  • La guerre froide de 100 ans ... Le Mythe de la bonne guerre - impérialiste - Libraire Tropique
    https://www.librairie-tropiques.fr/2022/09/la-guerre-froide-de-100-ans.html

    La guerre froide aura bientôt 100 ans. Selon certains on a même de bonnes raisons de penser qu’elle les a déjà ; puisque pour l’impérialisme américain, naissant sous sa forme moderne sur les décombres des « empires centraux » et coloniaux qui s’étaient auto-détruit ( sous les encouragements de l’Oncle Sam ) pendant la première guerre mondiale, les années 20 du siècle dernier furent aussi celles de la grippe espagnole et de « l’invasion communiste » venue de la Russie « judéo bolchévique » d’alors.

    https://www.youtube.com/watch?v=5l19Hrg_c_E&feature=emb_logo

     L’actualité géopolitique et le comportement inique et absurde de notre classe dirigeante, comme de l’appareil idéologique qu’elle appointe dans la représentation politique (aussi bien que dans l’appareil d’état), et de l’ensemble de nos médias, sous la houlette des plus grosses fortunes de France, s’inscrivent dans cette « guerre froide de 100 ans ».


     C’est ce conflit, provoqué par les prétentions impériales du capitalisme étasunien, qui doit être remis dans la perspective de lutte mondialisée des classes, et ses épisodes militaires, pour comprendre pourquoi et comment cette classe dominante et ses agents les plus zélés s’appliquent encore à produire une rhétorique de légitimation de cette « juste cause ». Une logomachie destinée à accompagner la soumission et la servitude des vieilles nations européennes, désormais ramenées au rôle de « proxies » accomplissant la sale besogne, voire de « chair à canon » au profit des stratèges du Pentagone, comme de Wall Street et leurs « amis » occidentaux.

     La récente visite de l’éminent historien Jacques Pauwels nous a donc donné l’occasion de remettre à l’affiche le livre ( épuisé chez son éditeur, mais les derniers exemplaires sont disponibles à la librairie) qu’il avait consacré naguère au « Mythe de la Bonne guerre » ... impérialiste. Un mythe tenace et qui marque cette Guerre froide de 100 ans ...

    A écouter : Jacques R. Pauwels : 1914 1918 La grande guerre des classes
    https://www.campuslille.com/index.php/entry/jacques-r-pauwels-en-direct-sur-radio-campus-lille-ce-samedi-25-octobre

    #histoire #guerre #livre #Jacques_Pauwels #Jack_Pauwels #impérialisme #usa #Ukraine #Impérialisme #Communisme #guerre_froide #Stratégie_du_Chaos,

  • #anarchisme #communisme_libertaire #autogestion #émancipation #écologie
    #antimilitarisme #anticléricalisme
    #fédéralisme_libertaire #feminisme
    #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme

    ★ Le manifeste anarchiste : Que veulent les anarchistes-communistes ?

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/08/le-manifeste-anarchiste-que-veulent-les-anarchistes-communiste

    Pierre Ramus (1878 - 1942) ★ Pierre Ramus - Le manifeste anarchiste : Que veulent les anarchistes-communistes ? (1907) Anarchisme et Non-Violence n°16 - janvier-février 1969. « Nous, qui défendons la théorie de l’anarchisme-communisme, sommes adversaires...

  • #Anarchisme #CommunismeLibertaire

    ★ Le communisme libertaire : qu’est-ce donc ?

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/08/le-communisme-libertaire-qu-est-ce-donc.html

    " Les mouvements communistes et anarchistes, aussi composites soient-ils, ont relégué à l’ombre le communisme libertaire (ou anarcho-communisme) : de part et d’autre, les orthodoxes se méfient. Trop marxiste pour les libertaires, trop décentralisé pour...

  • Interview avec Gilles Dauvé sur son dernier livre
    https://troploin.fr/node/105

    When gays and Lesbians abandoned whatever revolutionary hopes or goals they’d had, it was inevitable that they they’d try to speak to and for all homosexuals, and aim at obtainig visibility and legal rights. The critique of bourgeois/hetero marriage gave way to a demand for same-sex marriage.

    Basically, this is a call for equality.

    Fighting against gender (or colour) discrimination is fundamental. This does not mean that a radical critique necessarily emerges from these movements. In fact it rarely does.

    Someone might argue that the same applies to workers’ strikes: labour also fights to better its condition within the present society.

    True.

    But confronting the boss (even in a reformist way, which is the case in most labour struggles) is not fighting for equality between wage-earner and bourgeois, because the employee cannot become his/her employer’s equal, unless he/she becomes a boss him/herself, which is rarely possible. On the contrary, gays and Lesbians, as gays and Lesbians, want to be treated on the same footing as straights, and quite legitimately so: it boils down to a demand for sex equality, a request present sociaty can grant, up to a point.

    #communisation #communisme #gender

  • Théorie Communiste - À propos de la révolte dite des « #GiletsJaunes »
    http://dndf.org/?p=20248

    De ce point de vue, un mouvement comme celui des Gilets jaunes permet de préciser quelques points au sujet de la restructuration-contre révolution. Pour le moment une « restructuration » demeure encore très hypothétique. Mais si nous commençons à y réfléchir à partir des caractéristiques particulières de la crise actuelle du mode de production, le « populisme » n’est en aucune façon le contenu de la contre-révolution / restructuration pouvant advenir. Le « populisme » ne porte pas de « réponses économiques » et il ne pourra être le socle sur lequel se bâtit une restructuration. Il faudra des luttes d’une tout autre ampleur mondialement et qu’elles soient battues (ce qui n’est pas évident) pour que se définisse une restructuration. Pour l’instant, nous pouvons seulement avancer que des mouvements comme celui des Gilets jaunes (et bien d’autres actuellement) portent sur la spécificité de la crise : la rupture de la relation entre valorisation du capital et reproduction de la force de travail (ce qui n’est qu’une façon de désigner la mondialisation). Ce qui ne veut pas dire que ces mouvements présentent une « solution ». L’important, ce qui est la force et la limite de ces luttes, c’est que la spécificité de la crise est « seulement » désignée au niveau même et dans les termes mêmes où elle se présente et apparaît : comme distribution et redistribution (ce qui n’est pas sans relation avec la composition sociologique du mouvement). Ni Macron, ni les Gilets jaunes, ni même leur conflit, ne représentent alors une restructuration à venir. Pour l’instant, ce conflit est concrètement, pragmatiquement, l’existence manifeste et en actes de la contradiction à résoudre : réarticuler mondialement l’accumulation du capital et la reproduction de la force de travail globale. C’est déjà très important, mais c’est tout. Il faut ajouter cependant que la façon dont, dans le cas des Gilets jaunes, la contradiction à résoudre est posée par ceux qu’elle désigne comme ses porteurs s’accompagne de trois grandes absences : les « pauvres de centre-ville » (majoritaires parmi les personnes en dessous du seuil de pauvreté) ; les prolétaires des cités de banlieues ; les ouvriers des entreprises de plus de cent ou deux cent salariés (il y en avait dans le mouvement mais c’était marginal). Comme si nous avions avec les ronds-points une forme de socialisation revendicative de ceux et celles pour qui cette socialisation est impossible dans le cadre du travail même. Constater la chose n’implique aucune hiérarchie entre ces deux formes de socialisation revendicative et même on peut dire que celle des ronds-points brise l’idiotisme de métiers. En partant de la distribution en général, en dehors de catégorisations professionnelles, c’était toute la vie quotidienne qui était en jeu et ça c’était fort.

    #communisme #communisation #théorie

  • Roland Simon - Pour une typologie des luttes
    http://dndf.org/?p=20228

    La pauvreté s’étend et la reproduction paraît le maillon faible du système. Quelle place alors pour les « classes moyennes » ? Existe-t-il vraiment un « Ménage à trois de la lutte des classes » ? Il faut toujours considérer que l’interclassisme n’est pas pour les prolétaires un détournement mais le point où, dans certaines conditions, les amène leurs propres luttes. Les classes ne sont pas des substances dont la nature et les pratiques / manifestations sont déterminées de toute éternité de façon identique.

    Que signifie et comment interpréter partout dans les luttes le « débordement » ?

    Tout est « débordé ». Débordement de quoi ? Qu’est-ce qui déborde ?

    En bref, peut-on à partir d’une typologie des luttes (à construire) parvenir à produire une articulation et définition, dans le cycle de luttes ouvert en 70-80, d’un principe présent, commun et pertinent, à l’intérieur de ce cycle qui , pour moi, se définit toujours par « lutter en tant que classe comme la limite de la lutte de classe ».

    #communisme #communisation

  • Théorie communiste - ”Sur le fétichisme” et “Sur la politique” (TC nº 10), “Sur la restructuration et "Le nouveau cycle de luttes” (TC nº 16), et ”Too much monkey business” (TC nº 22) en espagnol
    http://dndf.org/?p=20215

    Il n’existe pas de restructuration du mode de production capitaliste sans défaite ouvrière. Cette défaite c’est celle de l’identité ouvrière, des partis communistes, du socialisme réel, du syndicalisme, de l’autogestion, de l’auto-organisation. C’est tout un cycle de luttes, dans sa diversité et ses contradictions, qui a été défait dans les années 70 et au début des années 80. La restructuration est essentiellement contre-révolution. Son résultat essentiel, depuis le début des années 80, est la disparition de toute identité ouvrière produite, reproduite et confirmée à l’intérieur du mode de production capitaliste.

    #communisme #communisation #théorie

  • Il lato cattivo - In cammino
    http://illatocattivo.blogspot.com/2022/07/in-cammino.html

    Chiariamo fin da subito che quella de Il Lato Cattivo, cominciata una decina d’anni fa, è una storia che riguarda pochi individui: una cerchia ristretta che nei momenti migliori si è potuta contare sulle dita di una mano, e una platea di interlocutori assidui che al massimo riempirebbe l’altra mano. Dal punto di vista aggregativo, per non dire «organizzativo», è dunque una storia di solitudini e di insuccessi, di tentativi non necessariamente infruttuosi, ma sempre estemporanei, di allargare la cerchia oltre gli iniziatori, i quali restano ad oggi i soli superstiti. Ma prima di questo, è la storia di un incontro fra dissidenti di correnti solidificatesi nella sconfitta e nel riflusso delle lotte di classe degli anni 1960/1970 (Autonomia organizzata, anarchismo insurrezionalista etc.), convinti che la crisi del 2008 cambiasse le carte in tavola ed imponesse un distanziamento, tanto teorico quanto pratico, dall’eredità in putrefazione di quel ciclo di lotte, senza con ciò ripiegare su nostalgie o revival di un passato ancor più remoto. Negli ambiti «movimentisti» da cui provenivamo, come in quelli «partitisti» a noi più attigui (marxisti anti-stalinisti), ravvisavamo un attivismo gesticolatorio e una sclerosi teorica – egualmente sterili – con cui in ogni caso bisognava farla finita. Ma come fare?

    #comunismo #comunizzazione #teoria #communisme #communisation #théorie

  • Quatre nouvelles traductions en espagnol de Théorie Communiste
    http://dndf.org/?p=20082

    Voici quatre nouvelles traductions de « Théorie Communiste ». La 1ere appartient au livre de Benammin Noys (traduit à l’anglais pour Endnotes). Les autres sont « A fair amount of killing », « Réponse à Aufheben » et « Une séquence particulière ». Il y a déjà des traductions très mauvaises des deux premiers textes.

    #communisme #communisation #théorie

  • À la recherche du paradigme perdu - ...

    Comment lutter contre le #communisme
    en France aujourd’hui et dans le cadre écolo et citoyen
    de la convergence des luttes pour l’instauration durable et soutenable
    de la dictature du bobotariat.

    http://www.librairie-tropiques.fr/2022/04/a-la-recherche-du-paradigme-perdu.html


    #satyre

  • #BALLAST • Discussion avec #Paul_Guillibert : vers un « #communisme_du_vivant » ?
    https://www.revue-ballast.fr/discussion-avec-paul-guillibert-vers-un-communisme-du-vivant

    Vous appe­lez à un « com­mu­nisme du vivant ». Est-ce vrai­ment dif­fé­rent de l’#écosocialisme ?

    Il faut com­men­cer par noter les conti­nui­tés. On pour­rait dire, de manière très géné­rale, que les éco­so­cia­lismes dési­gnent les cou­rants de pen­sée qui font du capi­ta­lisme la cause prin­ci­pale de la catas­trophe envi­ron­ne­men­tale et des pro­jets socia­listes sa solu­tion hégé­mo­nique. Comme son nom l’indique, il s’agit de l’inscription dans la tra­di­tion des poli­tiques d’émancipation sociale du XIXe siècle. À cet égard, le terme d’écosocialisme recoupe des tra­di­tions, des cou­rants et des pra­tiques très diverses qui vont de l’écologie sociale de Murray Bookchin à l’écosocialisme mar­xiste de Michael Löwy ou Daniel Tanuro. Mon tra­vail s’inscrit évi­dem­ment dans cette der­nière tra­di­tion. Mais le « com­mu­nisme du vivant » est une spé­ci­fi­ca­tion de l’écosocialisme. Je crois que la tra­di­tion mar­xiste gagne­rait à reven­di­quer plus expli­ci­te­ment l’horizon du com­mu­nisme. Ceci dit, il existe trois inflexions impor­tantes. La pre­mière tient à l’importance qu’on accorde aux muta­tions cos­mo­lo­giques ou aux réflexions onto­lo­giques sur la nature. En par­lant de com­mu­nisme du vivant, je prends comme point de départ l’idée que nos manières de per­ce­voir le monde sont en train de se modi­fier peu à peu. Les caté­go­ries qui nous per­mettent d’identifier les êtres poli­tiques et leur place dans l’espace des dis­cours subissent de pro­fondes trans­for­ma­tions sous l’effet du chan­ge­ment cli­ma­tique, des luttes éco­lo­gistes et des hybri­da­tions post­co­lo­niales. Le com­mu­nisme du vivant élar­git donc la pers­pec­tive de l’écosocialisme en s’interrogeant sur nos modes d’identification de la nature et donc sur la com­po­si­tion éco­lo­gique des sub­jec­ti­vi­tés politiques.

    La deuxième diver­gence tient à l’idée qu’on retrouve chez John Bellamy Foster ou Paul Burkett, par exemple, selon laquelle la crise éco­lo­gique est une consé­quence de plus à mettre au compte du capi­ta­lisme — sans que cela change grand-chose à notre com­pré­hen­sion du capi­ta­lisme lui-même. Le capi­ta­lisme est tou­jours défi­ni comme un sys­tème éco­no­mique fon­dé sur la vente de mar­chan­dises, pour le pro­fit, par des tra­vailleurs humains sala­riés, c’est-à-dire dépos­sé­dés de leurs condi­tions de repro­duc­tion. À son compte, il fau­drait donc ajou­ter une consé­quence néga­tive de plus : la des­truc­tion de la nature, la per­tur­ba­tion des milieux et des éco­sys­tèmes. Il me semble qu’il faut plu­tôt, sui­vant des auteurs comme Andreas Malm ou Jason W. Moore, redé­fi­nir le capi­ta­lisme à par­tir de son rap­port aux natures qu’il trans­forme, à son régime éco­lo­gique. Ceci per­met d’avoir une théo­rie renou­ve­lée de l’historicité du capitalisme.

    • La « nature » n’est donc jamais qu’une codification culturelle du réel parmi d’autres, mais elle peut permettre sous certaines conditions de désigner adéquatement un type de réalités et d’autoriser des traductions conformes dans d’autres codifications culturelles. Les conditions d’apparition de la nature sont toujours culturellement situées. Parler de l’histoire sociale de la nature revient à défendre la coappartenance des pratiques humaines et de leur condition matérielle objective. Les forêts ravagées de l’Oregon où poussent des champignons Matsutsake en sont un bon exemple. Comme l’a montré l’anthropologue Anna Tsing dans Le Champignon de la fin du monde, c’est dans des forêts exploitées puis abandonnées que ces champignons qui ont une très forte valeur ajoutée sur le marché mondial se développent. Pour qu’ils poussent, il faut donc à la fois une histoire autonome (les effets de la mychorization) et une histoire hétéronome ou sociale de la nature (l’exploitation puis l’abandon des écosystèmes). Anna Tsing propose de nommer cette nature qui surgit de manière autonome dans les ruines du capitalisme, après les dégradations humaines des écosystèmes, la « troisième nature ». Ce concept permet d’identifier le résultat historique des symbioses opérées par des agents non-humains dans des contextes de transformation anthropique avancée. Dans des écosystèmes qu’on aurait pu croire définitivement appauvris par l’extractivisme ressurgissent d’anciennes et de nouvelles espèces. Il existe donc différents modes d’êtres de la nature selon les rapports qu’elle entretient à l’histoire du capital : nature sauvage et libre, nature exploitée et transformée par le capital, nature réensauvagée par la puissance d’engendrement des espèces qui la composent.

      #nature #naturalisme #Histoire #multinaturalisme #sciences_sociales #sympoïèse

  • Saïd le fidèle
    https://laviedesidees.fr/Said-le-fidele.html

    Communiste depuis son adolescence aux Comores, Saïd n’a renoncé ni à ses convictions militantes ni à ses croyances religieuses. Militant « à l’ancienne », internationaliste et ancré sur le terrain, la poésie et les camarades aident ce travailleur à garder le cap.

    #Politique #élections #communisme #militantisme #Les_artisans_de_l'égalité
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220321_said.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220321_said.pdf

  • Puisque vous aimez les histoires de statue :-), celle de Joseph Bilé va être inaugurée à Berlin dans les tous prochains jours.

    Berlin’s Black Communist. Joseph Bilé, the Comintern, and the struggle for the rights of Black people par Robbie Atken

    https://www.rosalux.de/en/news/id/40552/berlins-black-communist


    Joseph Bilé („The Negro Worker“, July 1932, vol.2, no.7, p.28)

    On the 8th of December 1929 at Alexanderplatz in Berlin, the Sozialistischer Schülerbund (Union of Socialist School Pupils) staged an anti-nationalist and anti-colonial demonstration. This was part of the increasing anti-colonial events being organized and run by the political Left within Germany, under the direction of the Communist International (Comintern). The second speaker of the afternoon was Joseph Ekwe Bilé. Bilé, from Douala, Cameroon was enthusiastically greeted by his audience, which reports suggested included a further five Africans.[1] He proceeded to inform his listeners about the brutality of the German regime in the former colony of Cameroon as well as the abuse and mistreatment suffered by people of African heritage worldwide.

    The German authorities’ attention was soon brought to his propaganda activities. In light of a foreign policy which continued to cling on to hopes of one day regaining Germany’s former colonial possessions, Bilé’s opinions were unwelcome and led to a serious discussion about his deportation. For the President of the Deutsche Kolonialgesellschaft (German Colonial Society), former governor of Cameroon and colonial irredentist Theodor Seitz, Bilé’s political agitation was symptomatic of a pressing danger. Seitz argued: “I am convinced that under the current economic conditions the natives who still find themselves in Germany will fall completely under the spell of Communism.”[2] His suspicions were not entirely unfounded. Several weeks earlier Bilé and six Cameroonian contemporaries had formed the Comintern sponsored and radical anti-colonial group the Liga zur Verteidigung der Negerrasse (League for the Defence of the Negro Race, LzVN).[3]

    This essay focuses on the political career of Joseph Bilé in order to highlight aspects of the largely forgotten political activism of Africans who were living in Germany (particularly Berlin) in the late 1920s.[4] It examines the creation of the LzVN as well as several concrete examples of members’ political activities, including a remarkable theatre project staged by the group in 1930. These in turn highlight the presence of German-based Africans within wider transnational networks of anti-colonialism and anti-racism, often in connection with the Comintern, and transnational networks of Black Internationalism.❞ (...)

    #colonies_allemandes #anticolonialisme #communisme #antimpérialisme #Berlin #Black_studies #entre_deux_guerres

  • Nestor Makhno Paysan d’Ukraine
    https://lundi.am/Nestor-Makhno-Paysan-d-Ukraine

    Portrait de l’anarchiste Nestor Makhno qui est à l’initiative des premières communes libertaires autogérées en Ukraine, des soviets libres. Nestor Makhno défend les pauvres, la culture et la liberté, en 1917, il exproprie les aristocrates et les terres deviennent propriété sociale, un agriculteur ne pouvant posséder que la superficie qu’il peut cultiver seul sans salarié. Cette insurrection libertaire dans les terres cosaques est une des plus exemplaires réalisations de l’idéal anarchiste communiste, portée par la population, sur sa terre.

    Avec le film inclus dans la page

    Autre lien vers le film d’Hélène Châtelain : https://seenthis.net/messages/841889

    #Ukraine #anarchisme #révolutions #communisme #Nestor_Makhno #Hélène_Chatelain

  • En vrac sur le Web de mars
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#envrac

    Nouvelles mises en ligne du site Archives Autonomies : Tout le pouvoir aux travailleurs [1] (1976-1982) et Lutter ! (1980-1990), journaux de l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL) ; Lutter (1977-1978), organe de l’Organisation combat anarchiste (OCA) et Clash (1987-1991) du Collectif Jeunes Libertaires. Avec, à chaque fois, une présentation de l’organisation et quelques brochures éditées par chacune d’entre elles...

    #anarchisme #RadioLibertaire #Kropotkine #communismelibertaire #libertaire

  • Simin Jawabreh über ihren Aktivismus : „Kommunismus ist immer Bewegung“
    https://taz.de/Simin-Jawabreh-ueber-ihren-Aktivismus/!5834658

    A travers cette interview l’ancien journal de gauche TAZ nous présente une interprétation individualiste et farfelue du communisme. Ah, si seulement tous et toutes les communistes étaient aussi sympatiques comme cette jeune femme , entend-t-on soupirer le rédacteur de l’organe décentral du parti anticommuniste vert allemand.

    20.2.2022 von Lukas Hermsmeier - Simin Jawabreh ist Kommunistin mit über 16.000 Instagram-Followern. Sie will eine Welt ohne Polizei und stößt sich an Diskussionen über Privilegien.

    Simin Jawabreh schaut in die Kamera, ihr fällt Sonne auf das Gesicht

    Ein Freitagnachmittag Ende Januar in einem Café am Helmholtzplatz in Berlin-Prenzlauer Berg. Simin Jawabreh ist überpünktlich und hat einen Block voller Notizen mitgebracht. „Gibt ja viel zu besprechen“, sagt sie und lacht. Als das Gespräch nach anderthalb Stunden vorbei ist, wundert sie sich, wo die Zeit hin ist. Die Notizen kamen dann doch nicht zum Einsatz.

    taz am wochenende: Frau Jawabreh, gab es in den vergangenen Tagen einen Moment, in dem Kommunismus für Sie erfahrbar wurde?

    Simin Jawabreh: Im Kleinen spüre ich den Kommunismus in jeder solidarischen Beziehung oder Genoss*innenschaft. Auch in der politischen Arbeit, dadurch, dass wir wirklich hinschauen, was die jeweiligen Bedürfnisse sind, die im Raum stehen. Das sind nicht nur theoretische Gespräche, das ist Bewegung durch direkte Praxis.

    Können Sie Beispiele nennen?

    Ich merke das zum Beispiel, wenn wir in den Bewegungen versuchen, mit Konfliktsituationen umzugehen, ohne die Polizei zu rufen. Wie reagiert man auf patriarchale Gewalt innerhalb linker Gruppen? Wir versuchen ein anderes Beisammensein zu üben. Was für Strukturen haben übergriffiges Verhalten begünstigt? Ich spüre den Kommunismus auch bei Essensausgaben, wenn wir mit den Menschen darüber sprechen, was die Probleme sind. Wie können wir in den Kiezen so etwas wie Vollversammlungen entwickeln, um so eine Selbstverwaltung anzustreben?

    Sie wurden 1997 geboren, sind im Westen Berlins aufgewachsen. Wie wird man heute zur Kommunistin?

    Es war eher ein schleichender Prozess. Einmal war es die Auseinandersetzung mit dem Thema Flucht, durch meine Eltern. Meine Mutter ist in Deutschland geboren, hat einen iranischen Hintergrund. Mein Vater ist Palästinenser und kam als junger Mann hierher. Ich habe von klein auf bei Besuchen vor Ort in Palästina kennengelernt, was Grenzkontrollen sind. Darüber haben wir uns natürlich unterhalten.

    Und im Alltag in Berlin?

    Auch da waren bestimmte Gegensätze sehr schnell sichtbar. Einerseits das migrantische Aufwachsen in einem sehr weißen und elitären Kontext in Hermsdorf, wo ich zu arabisch war, um deutsch zu sein. Andererseits die Erfahrung im prekäreren Alt-Moabit, wo ich die Arabischschule besucht habe und eher als die Deutsche galt. Für manche folgt aus dieser Verhandlung der Zugehörigkeit ein verklärtes Gefühl, dass man mehrere Heimaten hat. Bei mir hat es eher dazu geführt, dass ich mich nirgendwo zu Hause fühle. Einschneidend waren auch die Diskussionen zur Aufnahme von Geflüchteten rund um das Jahr 2015, die mich zu einer Auseinandersetzung mit wirtschaftlichen Abhängigkeitsverhältnissen und kolonialen Strukturen gebracht haben.

    Könnten Sie verdichten, was der Kommunismus für Sie bedeutet?

    Kommunismus kommt ja vom lateinischen Begriff „communis“, was „gemeinsam“ bedeutet, und da steckt ziemlich viel drin: Die Produktionsmittel können entweder wenigen gehören, und die anderen müssen Lohnarbeiten nachgehen, um zu überleben. Oder sie können allen gehören. Es geht um ein demokratisches Zusammenleben, bei dem man sich über kollektive Entscheidungsprozesse selbst verwaltet. Es geht um bedürfnisorientiertes Wirtschaften, kein profitorientiertes, um sich so einer Klassengesellschaft zu entledigen, samt ihrer Unterdrückungsmechanismen.

    Sie sprechen auch bei Instagram, wo Ihnen über 16.000 Menschen folgen, über den Kommunismus. Was für Reaktionen bekommt man, wenn man so offensiv mit dem Begriff umgeht?

    Das ist ganz unterschiedlich, je nach Umfeld. Auch in der linken Szene habe ich Zeit gebraucht, bis ich meinen Platz gefunden habe. Menschen reagieren mit Verwirrung, weil sie es nicht kennen, dass sich eine migrantische Frau, die sich auch gerne weiblich kleidet, als Kommunistin bezeichnet. In der deutschen Mehrheitsgesellschaft führt es zur Verwirrung, weil der Begriff mit Stalin und DDR assoziiert wird, und man fragt: Huch, wie kann das denn sein, dass eine so junge Frau an einem totalitären Regime festhält?

    Die queer-kommunistische Autorin Bini Adamczak schrieb in einem Essay: „Wer wirklich für eine andere Welt kämpft, wird mit den Toten des Stalinismus konfrontiert werden.“

    Ich bin da sehr bei Bini Adamczak und halte es für falsch, wenn man sich freispricht, indem man sagt: Nee, unser Kommunismus hat ja gar nichts damit zu tun. Schau doch nur in die Theorie bei Marx! Gleichzeitig gibt es eine große antikommunistische Propaganda, die mir sehr nah geht. Vor einem Jahr war hier in Berlin ein ehemaliger Black Panther zu Besuch, Dhoruba bin Wahad, der mir einen Satz sagte, den ich nicht vergessen habe: Wir müssen als Linke lernen, uns in radikaler Symmetrie zu unserer Geschichte zu verhalten.

    Wie verstehen Sie diesen Satz?

    Staatliche Behörden haben ein institutionalisiertes Wissen darüber, wie, wann und wo linke Kämpfe zu zerstören sind. Sie erweitern ihr Wissen und bauen aufeinander auf. Wir haben das nicht. Wir müssen uns mit unserer Bewegungsgeschichte auseinandersetzen in radikaler Selbstkritik. Das bedeutet auch, eine kommunistische Kritik zu den sogenannten Realsozialismen wie dem in der DDR aufzubauen.

    Den antiautoritären Kommunismus hat es noch nie gegeben, sagen Sie. Macht es das einfacher oder schwerer, dafür zu kämpfen?

    Weder – noch, glaube ich, weil der Kommunismus kein Zustand oder festes Ziel ist. Marx sprach über „die Bewegung, die den jetzigen Zustand aufhebt“, und so sehe ich das auch: Kommunismus ist immer Bewegung, aktueller Kampf und Prozess. Viele in meinem politischen Umfeld haben beispielsweise eine Ostgeschichte und können darüber eine andere Perspektive einbringen. Wir sprechen darüber, was der Mauerfall für sie und ihre Familien bedeutet hat, welche Prekarität damit kam und wie diese Erfahrungen verarbeitet wurden.

    Wenn wir uns den Zustand der deutschen Linken allgemein anschauen, der, vorsichtig gesagt, nicht der beste ist – wie verfolgt man da so eine Utopie wie den Kommunismus?

    Hoffnung machen mir meine Ge­nos­s*in­nen weltweit, da spüre ich jeden Tag aufs Neue, dass es möglich ist. Deutschland ist da schon noch mal in einer besonders traurigen Situation. Wir sind keine Bewegung, wir sind eher linke Szene, das macht es so schwer. Ich habe das Gefühl, der Begriff „Antikapitalismus“ zum Beispiel ist gar nicht mehr so abschreckend. Was fehlt, ist die Konsequenz daraus zu ziehen, sich tatsächlich zu organisieren, sich um einen revolutionären Aufbau zu kümmern. Deshalb ist auch der positive Bezug auf den Kommunismus so unglaublich wichtig.

    Braucht es im 21. Jahrhundert also gar keine neue Utopien, sondern die Rückbesinnung auf alte?

    Na ja, es sollte im Verhältnis stehen. Natürlich trifft das, was Marx und Engels beschrieben haben, nicht mehr eins zu eins zu. Wir haben heute neoliberale Strukturen, vermeintliche Selbstständigkeiten, sodass die Leute mit dem Zweiklassenmodell von Marx nicht auf Anhieb viel anzufangen wissen. Aber die eigentliche Funktionslogik des Kapitalismus ist immer noch die gleiche. Die Frage ist nicht, ob Rückbesinnung oder neu, sondern dass unsere Programmatik sowohl beim Istzustand ansetzen muss, als auch die generelle Vision anvisieren muss.

    Leben
    Simin Jawabreh ist 24 Jahre alt. Sie absolviert an der FU Berlin ihren Master in Politikwissenschaft und arbeitet als studentische Hilfskraft an der Humboldt-Universität.

    Aktivismus
    Sie ist in diversen antirassistischen und kommunistischen Bewegungen sowie in der politischen Bildungsarbeit aktiv. Auf Instagram (@siminjawa) bezeichnet sie sich ironisch als „Professionelle Krawallbarbie“, doch ihre Inhalte sind meist ernst: Es geht um Kapitalismus, Kolonialismus, Polizeigewalt – und darum, wie wir all das überwinden können.

    #communisme #idéologie