• Index géographique : avant le #Géocodage, le gazetteer
    https://makina-corpus.com/blog/metier/2019/index-geographique-avant-le-geocodage-le-gazetteer

    Le géocodage nécessite au préalable d’indexer et de structurer les données. C’est le rôle des gazetteers qui peuvent s’appuyer sur une approche « données » ou sur une approche « logicielle ».

    #OpenStreetMap #Communs #Données_publiques #Opendata #News_Item

  • Le #Commonscamp : imaginer la ville en commun !

    300 personnes ont participé au premier Commonscamp organisé à #Grenoble, du 22 au 26 août 2018, pendant l’université d’été rebelle et solidaire des mouvements sociaux et citoyens. Cette première édition abordait trois thématiques : les #communs, le #municipalisme et le #droit_à_la_ville. Ce parcours numérique vous propose de revenir sur cette expérience inédite. Découvrez des #témoignages inspirants et rejoignez-nous pour les prochaines éditions !


    https://uneseuleplanete.org/Le-Commonscamp-imaginer-la-ville-en-commun
    #webdoc #commons

    • And he promoted an idea he called “lifeboat ethics”: since global resources are finite, Hardin believed the rich should throw poor people overboard to keep their boat above water.

      To create a just and vibrant climate future, we need to instead cast Hardin and his flawed metaphor overboard.

      #racisme #USA

  • La propriété privée au secours des forêts ? (ou les paradoxes des nouveaux communs sylvestres) – – S.I.Lex – via @mona
    https://scinfolex.com/2019/08/19/la-propriete-privee-au-secours-des-forets-ou-les-paradoxes-des-nouveaux-c

    A la fin du mois dernier, le philosophe Baptiste Morizot – auteur des ouvrages Les Diplomates et Sur la piste animale – a publié une intéressante tribune sur le site du journal Le Monde, intitulée « Si la propriété privée permet d’exploiter, pourquoi ne permettrait-elle pas de protéger ? ». On la retrouve en libre accès sur le site de l’association ASPAS (ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages), sous le titre « Raviver les flammes du vivant ». Ce texte avait pour but de soutenir le projet « Vercors Vie Sauvage » porté par l’ASPAS qui cherchait à rassembler 650 000 euros en financement participatif afin d’acquérir 500 hectares de forêt – formant auparavant un domaine privé de chasse – pour établir une « Réserve de vie sauvage », en libre évolution.

  • La propriété privée au secours des forêts ? (ou les paradoxes des nouveaux communs sylvestres) | Calimaq
    https://scinfolex.com/2019/08/19/la-propriete-privee-au-secours-des-forets-ou-les-paradoxes-des-nouveaux-c

    A la fin du mois dernier, le philosophe Baptiste Morizot – auteur des ouvrages Les Diplomates et Sur la piste animale – a publié une intéressante tribune sur le site du journal Le Monde, intitulée « Si la propriété privée permet d’exploiter, pourquoi ne permettrait-elle pas de protéger ? ». On la retrouve en libre accès sur le site de l’association ASPAS (ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages), sous le titre « Raviver les flammes du vivant ». Ce texte avait pour but de soutenir le projet « Vercors Vie Sauvage » porté par l’ASPAS qui cherchait à rassembler 650 000 euros en financement participatif afin d’acquérir 500 hectares de forêt – formant auparavant un domaine privé de chasse – pour établir une « Réserve de vie sauvage », en libre évolution. Source : – – S.I.Lex (...)

  • A la recherche du Commun dans les Marais salants de Guérande – – S.I.Lex –
    https://scinfolex.com/2019/08/13/a-la-recherche-du-commun-dans-les-marais-salants-de-guerande

    Par Lionel Maurel

    Ayant eu l’occasion de visiter récemment les Marais de Guérande et de me documenter sur la question, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un cas particulièrement intéressant à considérer. Il s’inscrit bien à mon sens dans le champ des Communs, mais pour des raisons qui ne sont pas faciles à saisir au premier abord. Pour les appréhender, il faut dépasser certaines simplifications de la théorie des Communs qui les présentent sous la forme du tryptique classique : « ressource partagée + communauté d’utilisateurs + règles de gouvernance ». Par ailleurs, l’exemple des Marais salants de Guérande donne aussi l’occasion d’évoquer d’autres auteurs qu’Elinor Ostrom, qui essaient de penser les Communs sous la forme de « milieux » rassemblant un ensemble d’acteurs – humains et non-humains – unis par des liens d’interdépendance.

    Au final, sous le « Commun (quasi) ostromien » que j’ai essayé de décrire dans ce billet, il existe donc dans les Marais salants un Commun plus fondamental et plus profond : ce que l’anthropologue Anna Tsing appelle un « Commun latent » ou ce que Patrick Bresnihan nomme un « Commun plus qu’humain », fait d’un enchevêtrement de relations entre humains et non-humains : paludiers avec leurs connaissances et leurs outils, leurs solidarités et leurs conflits, leurs traditions et leur art de vivre, eau de mer, vents, soleil, pluies, oiseaux, poissons, insectes, algues, herbes, vase et limon, argile, ardoise, etc. Appréhendé à travers ce prisme « relationnel », le Commun finit par ressembler au sel lui-même : une fine cristallisation résultant des interactions d’un réseau immense d’acteurs que l’on aurait bien tort d’enfermer sans autre forme de procès dans la « boîte noire » que constitue la notion de ressource…

    #Communs #Marais_Guérande #Guérande

  • La Lune abrite une bibliothèque universelle et... des tardigrades
    https://www.actualitte.com/article/zone-51/la-lune-abrite-une-bibliotheque-universelle-et-des-tardigrades/96260

    Il y a quand même plusieurs éléments choquants dans cette « expérience » :
    – envoyer volontairement du matériau vivant sur la Lune n’est-il pas peu éthique et contradictoire avec le maintien de l’espace comme espace commun ?

    – Pourquoi une « bibliothèque humaine » est-elle uniquement en anglais ?

    On retrouve bien là, non seulement l’hubris scientifique, mais aussi une conception bien datée de « l’humanité », réduite à ses dominants.

    En avril dernier, une sonde israélienne a fini sa course sur la Lune. Et à son bord, une espèce microbienne qui aujourd’hui attire l’attention : les tardigrades. Des créatures microscopiques, qui étaient installées dans l’appareil, stockées dans de la colle époxy. Et selon les scientifiques, les bestioles auraient survécu au crash de la sonde, du fait de leur résistance quasi absolue.

    Moon
    Roberto Pasini, CC BY SA 2.0

    Les tardigrades, également surnommés oursons d’eau, focalisent l’attention des scientifiques, car, pour la première fois, une espèce vivante serait retrouvée sur la Lune. Certes, elle ne doit rien aux meilleurs scénarios de romans de science-fiction, puisqu’il s’agit d’une espace terrestre, expédiée sur le satellite. Cependant, après le crash de la sonde Bereshit — premier mot de la Genèse en hébreu — la survie de ces bébêtes intrigue.

    Expédier sur la Lune des créature d’un millimètre

    Selon Nova Spivack, de la Fondation Arch Mission, à l’origine de ce voyage, la sonde était en effet accompagnée d’une forme d’encyclopédia universalis. Cette dernière contenait une série de disques de la taille d’un DVD, contenant les archives de notre planète, soit 30 millions de pages. Une forme d’Arche de Noé, expédiée sur la Lune pour préserver les informations, ou les fournir à qui passerait par là.

    L’ADN, un système anti-vol... pour les manuscrits

    Le propre du tardigrade est de pouvoir basculer dans un état de cryptobiose, une forme de mort clinique, où cet arthropode se plonge en attendant de pouvoir bénéficier de conditions de survie meilleures. Pourquoi les faire voyager ? D’abord, parce qu’il y avait de la place. Ensuite, parce qu’il était simple d’intégrer entre les couches de nickel de la bibliothèque ainsi constituée ces petites créatures.

    Les contenus expédiés seraient intacts

    La bibliothèque lunaire, telle qu’elle a été surnommée, permettait en effet d’ajouter des ADN humains, ainsi que des tardigrades déshydratés. Et comme, selon la NASA, tout porte à croire qu’en dépit de l’alunissage manqué, la bibliothèque a survécu, les tardigrades seraient certes toujours inactifs, mais auraient survécu par également.

    La bibliothèque, qui compte l’ensemble, ou presque, de la version anglaise de l’encyclopédie Wikipedia, ainsi que des milliers de livres classiques, des manuels scolaires n’a pas besoin d’eau pour se réhydrater. En revanche, il suffirait aux tardigrades de quelques microns d’eau pour retrouver une activité normale.

    A Tardigrade
    domaine public - Peter von Bagh

    « Nous les avons choisis parce qu’ils sont spéciaux. Ils représentent la forme de vie la plus acharnée que nous connaissons. Ils pourraient survivre pratiquement à tout cataclysme nucléaire. Ils peuvent survivre au vide de l’espace, mais également aux radiations », poursuit Nova Spivack.

    Ressusciter l’espèce humaine ?

    Et d’ajouter : « Dans le meilleur des cas, la bibliothèque est entièrement préservée, installée sur une belle colline sablonneuse, sur la Lune, pour un milliard d’années. Dans un avenir lointain, il sera possible pour nos descendants de les récupérer, ou pour une nouvelle forme de vie intelligente, longtemps après notre disparition. »

    Stocker toute la connaissance dans de l’ADN

    Avec l’ADN présent, il sera même possible de reconstituer l’espèce humaine, des plantes ou des animaux. Ou pas.

    En attendant ce jour, les tardigrades, s’ils trouvent l’eau nécessaire pour se remettre en piste, disposeront d’une quantité de lecture pour passer le temps.

    #Communs #Hubris #Espace #Lune

  • Comment la France va militariser sa doctrine dans l’espace
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/25/la-france-militarise-sa-politique-spatiale_5493327_3210.html

    Des armes nouvelles en orbite, un commandement unifié, un contrôle direct des militaires sur les satellites : la « stratégie spatiale de défense » détaillée par la ministre des armées, Florence Parly, jeudi 25 juillet, à Lyon, inscrit la France de façon décomplexée dans la nouvelle conflictualité qui se déploie dans l’espace. « Nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active », avait déclaré le président Emmanuel Macron, le 13 juillet, en validant la nouvelle doctrine nationale.

    Oh la belle langue de béton (armé évidemment)

    La France dit agir dans le cadre du traité de l’espace de 1967, qui proscrit les armes de destruction massive. Il est qualifié de « totem » par l’entourage de la ministre. « Mais le traité n’exclut ni la légitime défense, ni la militarisation qui consiste à utiliser des satellites militaires, ni l’arsenalisation qui veut dire placer des armes en orbite », ajoute cette source. « L’actualisation de la doctrine française consiste en une arsenalisation. »

    Système de riposte

    « Unifié, verticalisé, lisible », le nouveau commandement militaire de l’espace sera créé le 1er septembre, à Toulouse, dans le giron de l’armée de l’air. La nouvelle doctrine expose un système de riposte à triple détente en cas d’attaque, assez flou pour être dissuasif :

    D’abord, « face à un geste inamical, la France se réserve le droit de prendre des mesures de rétorsion ».
    Au deuxième niveau, « en réponse à un fait illicite, elle peut prendre des contre-mesures dans l’unique objectif d’y mettre un terme », de façon « strictement nécessaire et proportionnée ».
    Enfin, « en cas d’agression armée dans l’espace, la France peut faire usage de son droit à la légitime défense ». Sous-entendu aller jusqu’à la destruction d’installations spatiales ou terrestres adverses.

    Le défi actuel est d’identifier les agressions menées « sous le seuil » de déclenchement d’un conflit, à l’instar de ce qui se passe dans le cyberespace. A la question de savoir comment Paris réagira demain à des actes tels que l’espionnage du satellite franco-italien Athena-Fidus par un engin russe, révélé par Mme Parly en 2018, le ministère répond : « Cela est classifié. » Il précise cependant que ses satellites de télécommunications militaires Syracuse seront bien dotés rapidement de caméras, « et demain de moyens d’autodéfense, comme des lasers de puissance pour éblouir, ou des mitrailleuses à même de casser les panneaux solaires d’un satellite à l’approche ». Un langage martial et dissuasif inédit.

    « Opérateurs de confiance »

    Cette stratégie contient une rupture politique. Les armées veulent acquérir « une autonomie pour mener des opérations spatiales militaires » sur leurs satellites, ce qui implique que « le ministère doit devenir opérateur spatial », annonce Mme Parly. Les armées sélectionneront par ailleurs des « opérateurs de confiance » parmi les acteurs privés du new space, qui lancent des milliers de satellites et se positionnent dans le traitement des données.

    La loi nationale sur les opérations spatiales de 2008, qui établit un régime d’autorisation préalable par l’autorité civile – le CNES – va être modifiée « dans les mois qui viennent ». « Avec le CNES ce sera toujours un travail d’équipe, mais le jour où nous aurons besoin de manœuvrer, il faut que ce soient les militaires qui agissent », justifie le ministère. En cas d’alerte, les délais actuels d’instruction et de décision sont trop longs, une dizaine d’heures pour prendre des mesures réactives, ont souligné, début 2019, les députés Olivier Becht et Stéphane Trompille dans un rapport complet sur le sujet. « Une équipe de militaires sera bientôt auprès du CNES pour se former à la manœuvre des satellites », indique le ministère.

    #Espace #Guerre #Communs #Enclosures #Militarisation #Militarisme

  • La Relève et La Peste
    https://lareleveetlapeste.fr/leau-ce-bien-commun-accapare-par-le-secteur-prive

    « Au lac de Caussade (Lot-et-Garonne), des agriculteurs sont passés en force, contre l’avis de l’État, pour construire leur barrage et refusent de le détruire. On est face à un #accaparement d’un bien commun par un acteur privé. C’est typique des conflits autour de l’eau qui pourraient se répéter à l’avenir. Plus la ressource va se raréfier, plus des acteurs économiques vont chercher à la préempter. Les projets de constructions de retenues d’eau à des fins agricoles essaiment dans le Nord, dans le bassin Seine-Normandie, en Bretagne. Ils sont bien souvent portés par une minorité du monde agricole. Les irrigants qui, en moyenne, ne représentent que 15 % de la profession agricole en France. Mais ces barrages ont leur revers de la médaille. Ils entraînent inévitablement une baisse des quantités d’eau pour l’aval, ont des impacts sur la biodiversité. Surtout, ces ouvrages entretiennent un cercle vicieux dans lequel les agriculteurs irrigants continuent à utiliser plus d’eau que le milieu peut naturellement leur livrer. Enfin, rien n’assure que ces retenues d’eau prémunissent du manque d’eau. L’Espagne, qui a beaucoup investi dans la construction de barrages, se retrouve aujourd’hui avec des ouvrages très loin d’être remplis. » explique-t-elle à 20minutes.fr

    #eau

    • #communs #accaparement

      En consolidant leurs privilèges concoctés dans « les eaux glacées du calcul égoïste », les « acteurs privés » se croyant pour un temps encore un peu à l’abri ont depuis longtemps préparé l’effondrement civilisationnel qui est en train d’advenir en instaurant un « état de non-droit » pour les dépossédé·es, c’est à dire la majorité de l’humanité.

    • La #FNSEA à la manœuvre dans la « gestion-accaparement » de la ressource en eau dans les département de l’Ouest.

      https://www.courrierdelouest.fr/actualite/maine-et-loire-l-eau-un-bien-de-plus-en-plus-convoite-25-07-2019-40

      Si pouvoirs publics et défenseurs de l’environnement s’accordent sur le constat général, des tensions se cristallisent autour des solutions à mettre en œuvre, à commencer par l’irrigation des terres agricoles. Pour l’Agence de l’eau, la création de bassins artificiels de stockage permettrait d’accumuler de l’eau en hiver, afin de diminuer les pompages au creux de l’été. "« C’est une des solutions à envisager »", écrit-elle dans son programme d’intervention.
      Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, s’est dit favorable au développement de ce système, ardemment défendu par les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs. La Chambre d’Agriculture de Maine-et-Loire y songe également, même si aucun projet n’a encore émergé dans le département, contrairement à celui voisin des Deux-Sèvres, où le débat fait rage

      « C’est une vision des années 1970 qui ne fera que systématiser la surconsommation et emmener tout le monde dans le mur »" , réagit Florence Denier-Pasquier, farouchement opposée à la création de "« #bassines »" . À l’inverse, seule une transformation du modèle agricole pourra, selon elle, mener à une sobriété salvatrice.

      « Continuer à arroser des hectares de maïs au moment où l’eau est le moins disponible, ce n’est plus possible »", abonde Philippe Jaunet, vice-président du GABB Anjou (Groupement des Agriculteurs Biologistes et Biodynamistes). Sur son exploitation d’Yzernay, cet éleveur laitier pratique la rotation des cultures et plante des haies bocagères pour mieux retenir l’humidité dans le sol. Il expérimente aussi l’agroforesterie fourragère, qui doit diminuer les rations en céréales de ses bêtes.

  • Les #communs_urbains : nouveau #droit_de_cité ?

    La notion de « communs » traduit un intérêt croissant de la société civile pour produire, gérer et partager des ressources matérielles et immatérielles de façon collaborative et ouverte. Comment ces nouvelles façons de faire en commun s’inscrivent-elles dans les territoires et contribuent-elles à les redéfinir ? Sont-elles susceptibles de renouveler la production de la ville et d’accéder au rang d’un nouveau « droit de cité » ?


    https://www.metropolitiques.eu/Les-communs-urbains-nouveau-droit-de-cite.html

    #communs #droit_à_la_ville #villes #géographie_urbaine #urban_matter #villes

  • #Forêts_publiques : l’État réfléchit au démantèlement de l’ONF
    https://reporterre.net/Forets-publiques-l-Etat-reflechit-au-demantelement-de-l-ONF

    En plus des suppressions de postes, l’État réfléchit à confier la gestion des forêts communales à des prestataires privés et à supprimer la consultation de l’ONF en cas de défrichement... Or, selon les travailleurs forestiers, une gestion durable de la forêt dépend du maintien d’un service public forestier fort.

    [..]

    À l’origine de cette bataille pour la gestion des forêts communales, on retrouve aussi une critique de la politique actuelle de l’ONF. Selon Michel Benard, syndicaliste à la #CGT Forêt, « l’Office national des forêts cherche à maximiser les profits. Il coupe de plus en plus de bois et délaisse la petite économie locale. Il se comporte comme une entreprise privée qui doit dégager des bénéfices ». Un ver est déjà dans le fruit. « La privatisation s’est distillée dans nos métiers. Nous avons été contaminés par les logiques productivistes et entrepreneuriales, poursuit M. Bénard. Il ne s’agit pas de défendre en soi l’ONF mais un véritable service public qui réponde aux attentes de la société ».

    Dans un manifeste sorti début juin, la #Fédération_des_communes_forestières propose aussi de séparer les activités commerciales (vente et coupe de bois) des missions non marchandes (protection des sols et des écosystèmes) « Ces activités sont de natures différentes et les élus doivent pouvoir distinguer leurs conseillers de leurs prestataires ». Cette proposition n’est pas approuvée par les syndicalistes. « Cela fragiliserait encore plus le service public de la forêt. Nous serions cantonnés à un rôle de contrôleur, analyse Philippe Canal. Au lieu de gérer de manière durable la forêt, de faire nous-mêmes la politique demandée, on surveillerait simplement les acteurs privés comme des inspecteurs du travail ou des organismes sanitaires. Je pense que c’est moins efficace. »

    [...]

    Même son de cloche chez les défenseurs de l’environnement. « Nous voulons que les activités économiques et environnementales restent associées, dans les mains d’un même acteur », dit Adeline Favrel de France nature environnement. « La biodiversité et l’écologie ne doivent pas être traitées à côté, à la marge, avec un service public diminué. Elle doit se retrouver au cœur d’une gestion multifonctionnelle. »

    Autre inquiétude : le projet de décret (en consultation publique) sur la simplification des autorisations administratives. Il envisage de supprimer la consultation de l’#ONF pour des opérations de déboisement dans les forêts publiques. « Dorénavant, pour décider d’autoriser ou non la transformation d’une forêt en zone commerciale, en lotissement ou en champ de blé, l’État se passera de notre avis », s’inquiète le #Snupfen. Pourtant, qui connaît mieux ces forêts que nous le service public qui les protège et les gère depuis des siècles ? »

  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info

    Article très intéressant, qui explore les relations entre droit et communs, propriété foncière et partage de la terre...

    « S’approprier un lieu consiste à le conformer à soi comme à se conformer à lui ; s’approprier une terre revient à se l’attribuer comme à se rendre propre à elle » [2].
    Contre la doctrine dominante, Vanuxem propose de sortir de la division classique du droit entre les choses et les personnes. Pour elle, les choses sont en quelque sorte des milieux, car on peut y séjourner, on peut y être accueilli. Cette idée bouleverse la notion de propriété en permettant d’entrevoir celle-ci non plus comme l’appropriation des choses, notamment la terre, par les humains, mais comme la dépendance de ces derniers vis-à-vis de ce qu’ils habitent.

    Une réalité des (mi)lieux intermédiaires...

    insister sur la capacité « topique » du droit, c’est reconnaître le droit comme pratique irréductible et singulière ainsi que comme la capacité de produire des attachements stables et durables.

    A coup sûr !

    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015

    #communs, #droit, #lieux_intermédiaires

  • Spatial militaire, la France passerait-elle à l’offensive ?
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/spatial-militaire-la-france-passerait-elle-a-l-offensive-819012.html

    Tic-tac, tic-tac, tic-tac... D’ici au 14 juillet, Emmanuel Macron va livrer dans un discours, qui doit faire date, la nouvelle stratégie spatiale de la France. Car le président s’intéresse de très près à ce dossier stratégique. « La France y a toujours été précurseur, y compris dans le domaine de la défense », avait-il rappelé le 13 juillet dernier dans les jardins de l’Hôtel de Brienne. « L’espace est un véritable enjeu de sécurité nationale, avait-il d’ailleurs expliqué. C’est pourquoi je veux que nous définissions, au cours de la prochaine année, une stratégie spatiale de défense ». Tout le monde s’est donc mis au travail dans le dernier semestre 2018, a rendu la copie en fin d’année et ­attend désormais la parole présidentielle.

    Un discours était prévu en début d’année puis reporté en raison du mouvement des « Gilets Jaunes » et du Grand débat national. D’une façon générale, cette nouvelle stratégie est censée « dessiner une ambition pour nos forces armées à l’horizon 2040 avec des jalons très clairs et très cadrés de cette montée en puissance qui est proposée au président de la République », avait expliqué en décembre Hervé Grandjean, le conseiller pour les affaires industrielles au cabinet de Florence Parly. Aujourd’hui, on y est presque.

    Le coût de la conformité avec le Traité de l’Espace, c’est vraiment de la langue de béton armé

    Emmanuel Macron doit répondre à la question brûlante : la France va-t-elle changer de doctrine dans l’espace ? C’est fort possible. « La militarisation [de l’espace, ndlr] n’est pas forcément contradictoire avec les principes édictés par le Traité sur l’espace. (...) Le principe de légitime défense continue à s’appliquer », avait laissé entendre Hervé Grandjean. Faut-il rappeler également que la France a su faire évoluer ces dernières années sa doctrine dans le domaine cyber, un espace où elle ne s’interdit plus d’être offensive... Des indices qui laissent à penser que la France pourrait riposter face à des menaces venues de l’espace ou de la Terre pour détruire ou parasiter ses capacités spatiales. Car, comme l’avait affirmé à l’Assemblée nationale le chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), le général Philippe Lavigne, si nous perdons la guerre dans l’espace, nous perdrons la guerre tout court".

    Dans l’espace, la menace est aujourd’hui omniprésente. « Les stratégies de contestation ou de déni d’accès prennent des formes nouvelles, avait expliqué en décembre 2017 l’ancien commandant interarmées de l’espace, le général Jean-Pascal Breton. Outre le développement d’armes à effet dirigé, capables de dégrader les performances de nos moyens, la maîtrise de la technique de rendez-vous dans l’espace permet de venir à proximité de capacités spatiales d’autres pays sur l’ensemble des orbites ».
    Des trous dans la raquette

    Dans le domaine spatial, la France a découvert au fil de la montée en puissance de l’arsenalisation de l’espace des trous dans sa raquette. Et de très sérieux. Aujourd’hui, elle ne sait pas assurer l’intégrité physique de ses satellites, y compris de leurs segments sol contre des attaques de nature cyber, de brouillage, de renseignement (espionnage) ou, encore moins, de nature cinétique. Le président du CNES, Jean-Yves Le Gall, a rappelé en avril 2018 à l’Assemblée nationale qu’on « ne sait pas se protéger d’un satellite étranger qui viendrait fureter à proximité des nôtres ». La France est aussi relativement démunie dans l’observation de l’orbite géostationnaire.

    Pour autant, en dépit de ses ­lacunes, elle reste une nation leader dans le domaine spatial derrière les États-Unis, la Russie et la Chine. La France dispose de nombreuses compétences dans les armes à effet dirigé (laser pour aveugler, micro-onde pour brouiller). Donc rien d’impossible pour elle. La revue stratégique appelait d’ailleurs déjà en 2017 à « un renforcement substantiel à la fois des moyens défensifs et offensifs de la France ». Grâce à l’ONERA, la France a aussi développé depuis plusieurs années un système low cost mais très efficace pour surveiller les orbites basses (jusqu’à 1.000 km d’altitude pour le système GRAVES). Elle peut surveiller les orbites moyennes et géostationnaires grâce aux télescopes du réseau Tarot du CNRS et de GEOTracker d’Ariane Group. Car la capacité de surveiller l’espace et d’identifier des agresseurs est un gage d’autonomie stratégique, mais est loin d’être suffisante pour envisager gagner la bataille de l’espace.

    Que va décider l’État face à des armements d’un nouveau type  ? Washington et Pékin se sont dotés de programmes d’équipements offensifs. Le Shenlong n’est pas sans rappeler le X-37B américain, qui évolue en orbite basse (moins de 1 000 km). Mis en service en 2010, le X-37B est capable de placer une petite charge utile en orbite et d’inspecter, voire de récupérer, des satellites. La France va-t-elle lancer un X-37B à la française ? Peu probable, trop cher. Mais il lui faut « des moyens d’action vers l’espace depuis le sol (laser, brouilleurs, micro-onde) », estime l’ancien commandant interarmées de l’espace, aujourd’hui PDG d’Observation de la Terre appliquée (OTA), le général de brigade aérienne (2S), Jean-Daniel Testé.
    Quelles armes du futur pour la France ?

    Le travail du ministère des Armées a permis de creuser les menaces et d’identifier les capacités pour y répondre aussi bien sur les segments sol et spatial mais aussi sur les liaisons de données entre le sol et l’espace, et dans la partie logicielle. Ces segments peuvent faire l’objet de menaces plus ou moins graves, qui vont de l’espionnage et au déni de services jusqu’à la neutralisation du satellite. Ainsi, le ministère a priorisé les menaces pour répondre aux plus graves et aux plus probables. « C’est sur ces menaces-là que le ministère portera un effort particulier », explique Hervé Grandjean.

    Mais l’innovation est clairement la clé des succès futurs de la France : armes à effet dirigé, intelligence artificielle à bord des satellites, développement de radar basse fréquence longue portée pour la surveillance de l’espace (Thales), miniaturisation des charges utiles des satellites d’observation (Thales et Airbus), imagerie hyperspectrale (ONERA), ballons stratosphériques (Thales)... À Emmanuel Macron d’y mettre les moyens... ou pas.

    #Espace #Communs #Militarisation #Guerre

  • Panique astronomique face à la constellation de satellites d’Elon Musk
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/panique-astronomique-face-a-la-constellation-de-satellites-d-elon-musk-818

    Ils craignent que tous ces points brillants dans la nuit ne gâchent les observations de leurs télescopes, même si les points Starlink semblent devenir moins intenses au fur et à mesure que les satellites gagnent en altitude.

    « S’il y en a 12.000 là-haut, cela veut dire que des centaines se trouveront au-dessus de l’horizon à tout instant », explique Jonathan McDowell, du centre d’astrophysique d’Harvard et Smithsonian.

    Or les télescopes ont souvent besoin d’une exposition longue, par exemple 15 minutes, dit-il à l’AFP. Si des dizaines ou des centaines de satellites passent dans le champ pendant cet intervalle, « l’image sera rayée de traits lumineux (...) au point qu’il sera difficile de voir les galaxies très faiblement visibles que vous cherchiez à observer ».

    Les satellites Starlink font environ 227 kilogrammes et étaient particulièrement brillants peu après leur lancement jeudi dernier, à environ 440 km d’altitude, car ils sont plats, et ont un grand panneau solaire reflétant la lumière. La brillance dépend de l’angle des panneaux, et de celle de l’orbite.

    Un astronome néerlandais, Marco Langbroek, avait anticipé la trajectoire et a réussi à filmer vendredi le « train » bien droit des satellites, comme une armée extraterrestre. Depuis, chaque soir, des astronomes tentent d’observer la longue traîne, qui s’allonge et met plus de dix minutes à traverser le ciel.

    À Paris, le prochain passage du train de satellites est prévu pour mercredi à 23h39, très bas dans le ciel, selon le site heavens-above.com.

    Mais si les futures méga-constellations étaient aussi brillantes que dans les premiers jours de Starlink, « dans moins de 20 ans, les gens verront plus de satellites que d’étoiles à l’oeil nu pendant une bonne partie de la nuit », s’alarme Bill Keel, astronome à l’université de l’Alabama.

    Elon Musk a répondu sur Twitter avec un mélange de hauteur et de légèreté aux critiques.

    « Starlink ne sera vu par personne sauf ceux qui regardent très précisément, et aura à peu près 0% d’impact sur les progrès de l’astronomie », a-t-il assuré. Il a argué que fournir internet à des « milliards de gens économiquement désavantagés » était un « bien supérieur ».

    Mais il a tout de même dit avoir demandé à ses équipes de réduire l’albédo (la part de lumière renvoyée par la surface des satellites) des prochains appareils.

    « C’est bien, mais personne n’y avait réfléchi 60 secondes auparavant ? », ironise Bill Keel.

    #Espace #Communs

  • Housing act gives purchase power to San Francisco nonprofits - Shareable
    https://www.shareable.net/housing-act-gives-purchase-power-san-francisco-nonprofits

    The San Francisco Bay Area has been experiencing a housing affordability crisis for quite some time now. Homelessness has reached unprecedented levels, evictions have skyrocketed, and many people are finding it difficult to live in the cities they work in. It’s the magnitude of this crisis which compelled San Francisco’s Board of Supervisors to unanimously pass a piece of legislation this month that could give a big boost to affordable housing in the Bay Area.

    The Community Opportunity to Purchase Act, or “COPA,” is the result of years of organizing by housing rights organizations. The act makes it easier for housing nonprofits (including land trusts) to compete in a market that is currently dominated by giant developers and speculators.

    COPA does this through two policies: the right of first offer and the right of first refusal. The former requires landlords who are selling privately owned properties with three or more units (or any properties that are zoned as such) to first offer their property to local housing nonprofits before they go to the open market. The right of first refusal gives housing nonprofits the right to match the sale price of any of these properties that do make it to market — meaning as long as they are paying market rate, nonprofits will be given priority.

    “We have people that have lived here for generations and who are being priced out of the city because of a massive influx in wealth,” Ian Fregosi told Shareable. “And so we can’t really just sit back and let the market run its course.”

    Fregosi is a legislative aide to San Francisco District 1 Supervisor Sandra Lee Fewer, who authored COPA. The overwhelming support for this act is a consequence of the housing affordability crisis in San Francisco, a city which has seen its stock of affordable housing stagnate in recent years.

    Currently, housing nonprofits are subject to a variety of limitations that make it difficult to compete with cash buyers.

    “In many cases, the nonprofit never gets a chance to really bid on the property because they have to deal with a lot of other factors,” Fregosi explained. “They have to get funding from multiple sources … to be able to make a bid in the first place, for example. These things take time.”

    But COPA shifts this dynamic by requiring sellers to notify a predetermined list of local housing nonprofits before they put their property to market. The act would give the nonprofits five days to respond and then an additional 25 days to make a concrete offer to the property owner, a time window that could make a substantial difference. Proponents of the act hope it will begin to address some of the affordable housing shortages in the city.

    But despite making nonprofits more competitive, COPA leaves a city still gripped by market forces. Sellers are under no obligation to sell their properties to nonprofits, so the latter can still be easily outbid by buyers who have more money.

    A more recent move, also in Washington D.C, is the District Opportunity to Purchase Act (DOPA), which gives the District itself a chance to purchase units if the tenants cannot. DOPA was passed in late 2018, so it’s too soon to know how successful the law will be, but over its forty-year lifespan, TOPA has proven to be a useful tool in combating gentrification in D.C.

    “The D.C. laws are where a lot of the inspiration for COPA came from,” Fregosi said. “It’s a good anti-displacement policy which we actually expanded on by making sure that the properties that are purchased through COPA are permanently removed from the speculative market and preserved as permanently affordable housing.”

    The idea is starting to catch on across the San Francisco Bay. Fregosi has been fielding interest from city representatives and activists in cities including Berkeley and Oakland.

    #Logement #Communs #San_Francisco

  • Parution : « A l’école du partage : les communs dans l’enseignement »" - Doc pour docs
    http://docpourdocs.fr/spip.php?article636

    Nous vous annonçons la sortie de notre ouvrage « A l’école du partage : les communs dans l’enseignement » chez C&F éditions. Il s’adresse en priorité aux professeurs et professeures documentalistes, et plus largement à tout enseignant qui souhaite mener des séances en ÉMI au collège, charge de l’ICN (enseignement d’informatique et création numérique) ou du nouvel enseignement un nouvel enseignement, sciences numériques et technologie en seconde à la rentrée 2019 au lycée. Nous y abordons les multiples questionnements qui ont trait à la culture numérique, à la forme scolaire (la salle de classe), à la coopération et à l’apprenance (curiosité et motivation à apprendre) qui peuvent intéresser toute personne travaillant au contact d’enfants et d’adolescents et adolescentes.

    L’ouvrage est conçu à partir de notre pratique professionnelle et de nos réflexions sur les questionnements développés dans les champs scientifique et professionnel, alimentés notamment par l’ensemble des entretiens que nous avons menés ces dernières années sur le site Doc pour Docs.

    Chaque chapitre de l’ouvrage se divise en une partie réflexive et une partie pratique qui présente les séances pédagogiques que nous avons expérimentées.

    Chapitre I Le web. Nouveaux modes de partage de l’information

    Chapitre II La presse et les médias : s’engager pour une information de qualité

    Chapitre III La copie : Au cœur du patrimoine culturel

    Chapitre IV Les savoirs au cœur des relations sociales

    Chapitre V À l’école du pouvoir d’agir

    Conclusion Le souffle des communs sur l’enseignement

    #C&F_éditions #Marion_Carbillet #Hélène_Mulot #Communs #Education

  • L’avenir juridique s’ouvre au pied de biche – Dijoncter.info
    https://dijoncter.info/?l-avenir-juridique-s-ouvre-au-pied-de-biche-1015

    Quels rapports les territoires en lutte entretiennent-ils avec le droit ? Celui-ci doit-il être considéré autrement que comme une arme de l’ennemi qui se retourne parfois contre lui ?

    Aux cours des dernières années, on a régulièrement entendu la catégorie policière « zone de non-droit » appliquée aux territoires en lutte contre l’expansion du capitalisme. L’expression permettait à la fois de justifier la brutalité du rétablissement de l’ordre étatique et d’occulter la diversité d’usages nouveaux et inventifs permis par la suspension des normes et des institutions. Par ailleurs, si elle est révélatrice du bouleversement en cours, l’idée d’une révocation du droit conventionnel rend aveugle sur les pratiques juridiques réels des mouvements de résistance ainsi que sur la production de normes immanentes aux situations d’autonomie.
    D’un côté, on observe une utilisation stratégique du droit conventionnel : les luttes, en particulier celles contre les projets d’aménagement du territoire, établissent des rapports de force qui reposent partiellement mais essentiellement sur une capacité à freiner le camp adverse en le mettant en défaut sur le terrain juridique (par exemple en prouvant son incapacité à respecter les mesures de protection environnementale). D’un autre côté, on constate une invention originale de normes à la lisière du droit : les communautés en résistance se dotent de formes et d’énoncés leur permettant de s’organiser, de perdurer, de surmonter leurs conflits.

    #droit #propriété #communs

  • The Race to Develop the Moon | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2019/05/06/the-race-to-develop-the-moon

    The guiding laws of space are defined by the Outer Space Treaty, from 1967, which has been signed by a hundred and eight countries, including all those with substantial space programs. “Laws that govern outer space are similar to the laws for the high seas,” Alain Berinstain, the vice-president of global development at the lunar-exploration company Moon Express, explained. “If you are two hundred miles away from the continental shelf, those waters don’t belong to anybody—they belong to everybody.” Moon Express describes the moon as the eighth continent. The company, which is based in Florida, is hoping to deliver its first lander to the moon in 2020; on board will be telescopes and the Celestis cremains. “If you look down at the waters from your ship and see fish, those fish belong to everybody,” Berinstain continued. “But, if you put a net down and pull those fish onto the deck of the ship, they’re yours. This could change, but right now that is how the U.S. is interpreting the Outer Space Treaty.”

    Individual countries have their own interpretations of the treaty, and set up their own regulatory frameworks. Luxembourg promotes itself as “a unique legal, regulatory and business environment” for companies devoted to space resources, and is the first European country to pass legislation similar to that of the U.S., deeming resources collected in space to be ownable by private entities.

    It’s not difficult to imagine moon development, like all development, proceeding less than peacefully, and less than equitably. (At least, unlike with colonization on Earth, there are no natives whose land we’re taking, or so we assume.) Philip Metzger, a planetary physicist at the University of Central Florida, said, “I’m really glad that all these countries, all these companies, are going to the moon. But there will be problems.” Any country can withdraw from the Outer Space Treaty by giving a year’s notice. “If any country feels it has a sufficient lead in space, that is a motivation to withdraw from the treaty,” he said.

    So there is a tacit space race already. On the one hand, every national space agency applauded the success of the Chang’e-4 lander. The mission had science partnerships with Germany, the Netherlands, Saudi Arabia, and Sweden. NASA collaborates with many countries in space, sharing data, communications networks, and expertise. Russian rockets bring American astronauts to the International Space Station. When, in response to economic sanctions, the head of the Russian space agency said that maybe the American astronauts could get to the I.S.S. by trampoline, the comment was dismissed as posturing. Still, NASA has contracted with Boeing and SpaceX, Elon Musk’s rocket company, to begin taking astronauts to the I.S.S. this year—which means the U.S. will no longer rely on Russia for that. Russia and China say they will work together on a moon base. NASA used to collaborate with the China National Space Administration; in 2011, six months after members of NASA visited the C.N.S.A., Congress passed a bill that effectively prohibited collaboration.

    It’s natural to want to leave the moon undisturbed; it’s also clear that humanity will disturb it. But do we need to live there? Jeff Bezos, the founder of Amazon, envisages zoning the moon for heavy industry, and Earth for light industry and residential purposes. Bezos’s company Blue Origin is developing reusable rockets intended to bring humans reliably back and forth from space, with the long-term goal of creating manufacturing plants there, in zero gravity. Earth would be eased of its industrial burden, and the lower-gravity conditions would be beneficial for making certain goods, such as fibre-optic cables.

    “There’s the argument that we’ve destroyed the Earth and now we’re going to destroy the moon. But I don’t see it that way,” Metzger said. “The resources in space are billions of times greater than on Earth. Space pretty much erases everything we do. If you crush an asteroid to dust, the solar wind will blow it away. We can’t really mess up the solar system.”

    #Espace #Communs #Tragédie_communs #Idéologie_californienne #Géopolitique

  • Pour le philosophe Serge Audier, la gauche n’est pas très écolo - Idées - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/idees/pour-le-philosophe-serge-audier,-la-gauche-nest-pas-tres-ecolo,n6141758.php

    Dans “L’âge productiviste”, le philosophe Serge Audier montre que la gauche, pourtant porteuse d’un projet alternatif au capitalisme, ne s’est pas souciée d’écologie. Parce qu’elle est depuis toujours fascinée par le productivisme.

    L’écologie, ses occasions perdues, ses virages manqués… En dépit de quelques éclairs de lucidité de penseurs politiques pour la plupart oubliés, le culte de la production et de la croissance industrielle a toujours pris le dessus sur le souci écologique, y compris dans le camp progressiste. La gauche, notamment, en intériorisant l’apologie de l’industrialisme capitaliste, a montré son incapacité à inventer un imaginaire politique propre, opposé à ce productivisme. Dans L’Age productiviste, une nouvelle somme historique érudite qui prolonge La Société écologique et ses ennemis, le philosophe Serge Audier explore de fond en comble les logiciels anti-écologiques de la gauche et de la droite modernes, du début du xixe siècle à nos jours. Et dessine la généalogie d’une impuissance générale aujourd’hui dénoncée, mais favorisée par la résistance tenace d’un productivisme atavique.

    En tant qu’historien des idées politiques, quelle approche spécifique défendez-vous sur le péril écologique ?
    On parle généralement du péril écologique d’un point de vue scientifique, climatologique ou éthique ; on envisage des pratiques alternatives. La tendance dominante me semble manquer d’un questionnement politique et idéologique. J’ai voulu le réhabiliter pour comprendre les sources, toujours actives, de la crise écologique — à droite, bien sûr, mais aussi à gauche. Mon précédent livre, La Société écologique et ses ennemis, montrait que, dès le début du xixe siècle, bien des penseurs avaient vu la gravité des problèmes écologiques. Cette approche articulait déjà une critique à la fois sociale, écologique et même esthétique. Mais une hégémonie industrialiste et productiviste s’est imposée jusque dans le camp progressiste. Elle a pris le dessus sur le souci écologique. C’est au fond l’histoire d’une défaite politique et idéologique que je raconte : des voies alternatives ont existé, mais elles ont été piétinées et oubliées par le récit dominant.

    La critique écologiste est longtemps restée indexée à une critique radicale de la modernité. Etait-ce le cas chez les précurseurs de l’écologie politique ?
    La critique de l’industrialisme va effectivement souvent de pair avec un procès généralisé de la modernité, y compris du rationalisme et des droits de l’Homme. Mais toutes les figures conscientes de la crise écologique n’appartenaient pas à une nébuleuse anti-moderne, anti-Lumières ou anti-libérale. On trouve ainsi une grande sensibilité à la question chez le philosophe utilitariste et libéral John Stuart Mill, qui anticipe la problématique de la décroissance. La critique anti-industrielle a certes été portée par des courants conservateurs, mais aussi par des courants rationalistes héritiers des Lumières. Pensons à Franz Schrader, géographe qui opposait aux folies destructrices de l’âge industriel la préservation rationnelle des forêts vierges, ou encore à Edmond Perrier, pilier du Muséum d’histoire naturelle, qui prévoyait l’épuisement des ressources, lui aussi dès le début du xxe siècle. Les anarchistes, comme Elisée Reclus, développèrent également une critique écologique de l’industrialisme au nom de la liberté, mais aussi de la rationalité scientifique.

    Comment comprendre l’incapacité de la gauche à prendre au sérieux le péril écologique, alors même qu’elle prétend favoriser le progrès ?
    Etant porteuse d’une critique du capitalisme et d’un projet alternatif, la gauche aurait dû en effet prendre davantage en charge le péril écologique. Or elle l’a fait mal, peu ou pas du tout. Le culte des forces productives fut un facteur décisif. Si le communisme s’est montré si attrayant, c’est aussi parce qu’une large partie de la gauche avait intériorisé cet impératif de développement scientifique et industriel. Ce qui confirme d’ailleurs que le productivisme n’est pas intrinsèquement lié au « libéralisme ».

    Pourquoi l’écologie politique est-elle toujours restée minoritaire dans le logiciel de la gauche socialiste ?
    Le pôle écologique est presque partout resté dominé, même après la prise de conscience des années 1970. On ne peut l’expliquer seulement par certains travers du mouvement écologique. Il y a certes une tendance écologique dans la « deuxième gauche » des années 1970, mais dès que celle-ci se « normalise », au début des années 1980, cette orientation s’étiole. Même après l’effondrement du communisme, si fortement anti-écologique, persiste l’hégémonie des figures diverses du productivisme, depuis le productivisme souverainiste jusqu’à celui du centre-gauche « social-libéral » qui, épousant les mutations du capitalisme et de la mondialisation, a encore pour horizon la relance de la croissance. Tout cela me semble remonter à une fascination compréhensible pour la société industrielle, facteur de progrès, d’abondance et d’emploi. On peut la repérer même dans le socialisme originaire, divisé par des tendances contradictoires. Les milieux fouriéristes et anarchistes avaient certes esquissé une sorte de ­socialisme jardinier qui entendait se ­réconcilier avec la nature. Mais, à côté de ce socialisme naturaliste, s’imposait un autre pré-socialisme, venu du comte de Saint-Simon, fasciné par l’industrie, les ingénieurs et la science, qui a inventé le néologisme « industrialisme ». Le saint-simonisme a exercé une influence colossale dans l’histoire de la gauche, en posant que l’avenir du monde appartient aux industriels. On trouve là également une des sources aussi bien du marxisme dogmatique que du discours technocratique. L’imaginaire dominant de gauche a été « phagocité » par cette vision saint-simonienne, elle-même dominée par une apologie diffuse de l’industrialisme capitaliste. L’histoire de la gauche, même anticapitaliste — et même marxiste ! — a été marquée par une intériorisation de la nécessité historique du capitalisme industriel, et de l’apport grandiose de ce dernier, tout en le condamnant plus ou moins. A cet égard, cette histoire est aussi celle d’une impuissance à développer un imaginaire propre.

    Quid de la tradition libérale et de l’histoire de la droite sur cette question ?
    Le libéralisme en soi n’est pas de droite ou de gauche. Et, à partir du XIXe siècle, il ne célèbre pas toujours l’industrialisme — Tocqueville s’en méfiait. Reste que la tendance à cette célébration est majoritaire à droite depuis Benjamin Constant, qui construit un discours apologétique du progrès industriel, foyer de liberté et de prospérité. Et puis se constitue l’école d’économie politique, autour de figures comme Vilfredo Pareto, qui détestait les critiques écologiques et esthétiques du capitalisme. On retrouve cette tendance dans le néo-libéralisme contemporain.

    Des « brèches » écologiques ont pourtant aussi existé à droite…
    Une certaine critique, de droite et antilibérale, du capitalisme industriel, a pu revêtir une portée écologique jusqu’à nos jours. Cette tendance « verte » est présente dans la mouvance conservatrice réactionnaire, dans la « Révolution conservatrice » sous l’Allemagne de Weimar, voire dans le fascisme et le nazisme. Avant d’être avancée par le pape François, la formule de « l’écologie intégrale », qui relie la question écologique et la question sociale, fut lancée par Alain de Benoist, le père de la « Nouvelle Droite ». Le pôle conservateur a également développé dès les années 1930 une dénonciation du productivisme, du taylorisme et du fordisme, comblant le vide de la gauche. Le fait même que cette critique passe alors à droite contribue d’ailleurs à la décrédibiliser auprès des progressistes. Même le néolibéralisme fut clivé à l’origine, dans les années 1930 : une sensibilité à la destruction industrielle de la nature y existe, mais ce pôle, minoritaire, sera, toujours plus, dominé par un pôle anti-écologique et climato-sceptique.

    Pourquoi la plupart des grands intellectuels du xxe siècle en France ont-ils négligé la question écologique ?
    L’existentialisme et le structuralisme y furent indifférents. Sartre et Beauvoir sont des philosophes de la liberté du sujet. Ils refusent toute idée d’« essence » humaine et la nature n’est pas un principe explicatif ni un objet autonome dans leur pensée de la liberté. La seconde dira même que la nature est « de droite ». Si la vague structuraliste, et « post-structuraliste », déboulonna ensuite cette approche « humaniste », elle n’en resta pas moins largement aveugle, elle aussi, à la question de la nature. Michel Foucault n’y prêta aucune attention sérieuse, tant il se méfiait des discours « naturalisant » les institutions et les individus. Plus tard, son adversaire de toujours, Marcel Gauchet, couvrira de sarcasmes les écologistes. Il y eut bien sûr des exceptions, en particulier Claude Lévi-Strauss. Mais ce sont surtout des voix ultra minoritaires qui transmirent la flamme écologique. Ainsi de Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, amoureux de la nature et critiques de la « méga-­machine » technologique. Après une longue traversée du désert, ils ont influencé l’écologie politique naissante. André Gorz ou Serge Moscovici furent d’autres exceptions, soucieux de la manière dont le capitalisme appuyé par l’Etat privait les individus du contrôle de leur propre vie et de leur milieu vital.

    Peut-on enfin envisager la possibilité d’une sortie de cet âge productiviste ?
    Le capitalisme a muté. Mais la droite, comme l’extrême droite, entretient le credo de la croissance à tout prix et le déni de la crise écologique. Et, à gauche, on est dans un entre-deux indécis. Le populisme de gauche, incarné par Jean-Luc Mélenchon, se réclame d’un « éco-socialisme », mais l’ambiguïté demeure, car en privilégiant le thème du clivage entre le peuple et les élites, il tend à gommer l’urgence écologique. Une autre gauche, portée notamment par Benoît Hamon, a compris que le ­logiciel productiviste était une impasse ; elle cherche du côté de l’allocation universelle ou d’un modèle éco­logiquement soutenable, mais peine à construire un discours cohérent et à trouver une base sociale.

    Le modèle « éco-républicaniste » que vous défendez peut-il nous sauver du péril écologique ?
    Je parle moins de modèles que de rapprochements politiques possibles, entre le libéralisme, le conservatisme, l’anarchisme, le féminisme, le socialisme ou le républicanisme. La tradition républicaine telle que je la conçois est une philosophie de la vie civique, fondée sur une conception de l’homme comme citoyen plus que comme producteur et consommateur. Or la crise écologique est aussi liée à une crise civique, à une vision étriquée de la liberté, celle des entreprises et des consommateurs. Corrélativement, la tradition républicaine est hantée par l’impératif du bien commun et de l’intérêt général — d’où aussi sa philosophie du service public. Et l’intérêt général a une dimension intergénérationnelle, il se déploie dans l’horizon du temps. Cette exigence de solidarité entre les générations est au cœur de la philosophie ­républicaine comme de l’écologie politique. Elle ne se fera pas sans d’âpres luttes.

    #Ecologie_politique #Gauche #Serge_Audier #Communs

  • Appel des peuples indigènes : « Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, nous vivons les prémices d’une apocalypse »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/04/10/appel-des-peuples-indigenes-depuis-l-election-de-jair-bolsonaro-nous-vivons-

    Dans une tribune au « Monde », treize représentants de peuples indigènes de différents continents, dont ceux de l’Amazonie brésilienne, lancent un appel à protéger le caractère « sacré » de la nature et à s’opposer aux projets du président du Brésil.

    Les peuples indigènes ont toujours pris soin de la Terre Mère et de l’humanité. Nous représentons 370 millions de personnes dans le monde, répartis sur 22 % de la planète et couvrant 80 % de la biodiversité mondiale.

    Nous appelons l’humanité à prendre des mesures pour protéger le caractère sacré de l’eau, de l’air, de la terre, du feu, du cycle de la vie et de tous les êtres humains, végétaux et animaliers. Il est vital de transformer notre approche de la nature en l’envisageant non comme une propriété, mais un sujet de droit, garante de la vie.

    Partout dans le monde les droits des peuples indigènes et de la nature sont bafoués, des leaders indigènes sont assassinés. Des millions de nos frères et sœurs ont été tués pour prendre le contrôle de leurs territoires et on continue à nous détruire avec de belles paroles et de l’argent, cette malédiction du monde.

    Nous appelons à des solutions concrètes qui reconnaissent les droits des peuples indigènes et de la nature pour la survie de tous. Nous appelons les dirigeants du monde, les Etats, les Nations unies et la société civile à amorcer une réflexion visant à abandonner progressivement les systèmes capitalistes et juridiques hérités de l’époque coloniale pour les remplacer par de nouveaux principes. Nous devons évoluer vers un paradigme basé sur la pensée et la philosophie indigènes, qui accorde des droits égaux à la Nature et qui honore l’interrelation entre toute forme de vie. Il n’y a pas de séparation entre les droits des peuples indigènes et les droits de la Terre Mère.

    Il est plus que jamais urgent que le monde adopte une Déclaration universelle des droits de la Terre Mère, et que tous les Etats ratifient et appliquent rigoureusement la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail, qui garantit à tous les peuples indigènes une consultation libre, préalable et éclairée sur les sujets qui les concernent.

    #Communs #Terre_Mère #Peuples_indigènes

  • Des légumes rustiques ressuscités à Lyon grâce à la mémoire russe des semences
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/04/des-legumes-rustiques-ressuscites-a-lyon-grace-a-la-memoire-russe-des-semenc

    Le plus grand conservatoire de semences du monde est russe et le 11 avril, c’est près de Lyon qu’il va ouvrir sa première antenne à l’étranger et contribuer à faire revivre des légumes et des végétaux de culture oubliés. La station de conservation de l’institut Vavilov qui collectionne à Saint-Petersbourg et depuis 1894 des semences du monde entier a été mise sur pied avec des partenaires français dans la commune de Charly (Rhône) sur un terrain sécurisé de quatre hectares.

    Sa création a pour enjeu de « développer au maximum la biodiversité cultivée », de manière à repérer les plantes résistantes à la sécheresse et aux maladies a indiqué à l’Agence France-presse (AFP), Benjamin Canon, du fonds pour la diversité biologique De Natura, coordinateur de ce projet qui réunit entreprises, associations, collectivités ainsi que les fondations du Crédit agricole.
    « Variétés résistantes aux maladies »

    L’institut russe Vavilov conserve et reproduit quelque 350 000 variétés de graines. Il organise la redistribution gratuite de ce patrimoine génétique fruitier ou légumier dans plusieurs pays, y compris dans les lieux d’origine d’où il avait parfois disparu. C’est ainsi que le chou quintal, délicieux dans la potée auvergnate, a été réintroduit l’automne dernier en Haute-Loire. Aussi, à l’occasion de l’ouverture de cette nouvelle antenne, trois variétés végétales seront solennellement semées : le maïs de Bresse, tout droit sorti du XVIIème siècle, un tournesol russe très mellifère à plusieurs tiges et plusieurs fleurs et un haricot grimpant.

    « Nous avons choisi des variétés résistantes aux maladies, qui attirent les insectes auxiliaires », dont la fonction est de protéger l’écosystème contre les insectes dits « ravageurs », a indiqué à l’AFP Stéphane Crozat, ethnobotaniste, fondateur du Centre de Ressources de Botanique Appliquée (CRBA) à Lyon et responsable scientifique du projet.

    #Biodiversité #Agriculture #Semences #Communs

  • Debris from India’s anti-satellite test could put the space station at risk, says NASA - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/the-download/613256/debris-from-indias-anti-satellite-test-could-put-the-space-station

    The blast destroyed a satellite but also created 400 pieces of debris, threatening the safety of astronauts on the International Space Station, NASA administrator Jim Bridenstine said.

    The controversial launch: Last week India announced it had shot down one of its own satellites, thus joining the group of four “space powers” (including Russia, China, and the US). It seems to have been an attempt at a show of strength ahead of an upcoming election this month.

    The impact: Unfortunately, by breaking up the satellite, India added significantly to the growing problem of space junk. Bridenstine said that the 400 pieces of debris included about 60 trackable pieces that are at least 10 centimeters in size, the New York Times reported. It’s also put people in danger, he said. The satellite itself was destroyed at the fairly low altitude of 180 miles (300 kilometers) but 24 of the pieces of debris have reached a point higher than the ISS, which orbits at an altitude of 254 miles (408 km).

    Strong words: “That is a terrible, terrible thing, to create an event that sends debris at an apogee that goes above the International Space Station,” Bridenstone said in a recorded meeting with NASA staff yesterday. “That kind of activity is not compatible with the future of human spaceflight. It’s unacceptable and NASA needs to be very clear about what its impact to us is.”

    #Espace #Militarisation #Communs #Débris

  • La tragédie des communs était un mythe | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/billets/la-tragedie-des-communs-etait-un-mythe

    Décembre 1968 : le biologiste américain Garrett Hardin (1915-2003) publie l’un des articles les plus influents de l’histoire de la pensée environnementale1. Il décrit, dans la revue Science, un mécanisme social et écologique qu’il nomme la « tragédie des communs ». Le concept va rapidement faire florès, tant au sein des cercles académiques que des médias, des milieux écologistes, des administrations, du personnel politique. Les uns et les autres y trouvent une justification scientifique à une gestion étatique ou (surtout) à une privatisation des ressources et des écosystèmes. Or, le recul historique et l’avancée des connaissances nous montrent aujourd’hui ce raisonnement pour ce qu’il est : une vue de l’esprit, déconnectée des réalités concrètes et biaisée par une vision très idéologique du monde social.

    L’une des raisons de ce succès tient, au moins au départ, à la conclusion binaire de Hardin. Elle peut en effet être invoquée à la fois par les partisans de l’intervention étatique et par ceux prônant un recours privilégié au marché. Néanmoins, avec l’essor du néolibéralisme comme école de pensée et force sociopolitique, la « tragédie des communs » va être rapidement simplifiée sous la forme d’un plaidoyer pour la seule propriété privée.

    Dans les années 1980 et 1990, le récit du pâturage hardinien est populaire au sein des administrations américaines, des institutions internationales et des firmes promouvant les privatisations et le « free-market environmentalism ». Le raisonnement est appliqué aux ressources forestières, aux bassins hydriques, aux terres agricoles, mais aussi à l’atmosphère ou aux ressources marines, auxquels il s’agit d’étendre des logiques d’appropriation passant par la privatisation ou la création de marchés de droits d’usage.

    Une pensée malthusienne

    Ce qui a aussi été perdu de vue en route, c’est le but que visait Hardin dans son article de 1968. Celui-ci est un biologiste, mais avant tout un militant fervent de la cause néomalthusienne. Son article vise surtout à dénoncer le mécanisme irrépressible qui pousserait les individus à se reproduire sans frein, jusqu’à détruire les ressources naturelles. Dans sa métaphore, les bêtes que les éleveurs rajoutent sans cesse au pâturage, ce sont aussi… les enfants de ces mêmes éleveurs, qui ponctionnent toujours plus les richesses communes. Et c’est pourquoi il recommandait, là aussi, deux solutions : soit un contrôle de l’État sur la reproduction humaine, soit la création de « droits à enfanter » monétisables et échangeables. Un mélange d’État coercitif et d’idéologie de marché caractéristique de cette pensée de guerre froide que fut la (soi-disant) « tragédie des communs ».

    #Communs #Garrett_Hardin

  • India says it has just shot down a satellite in space - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/the-download/613228/india-says-it-has-just-shot-down-a-satellite-in-space

    C’en est fini de la démilitarisation de l’espace.

    Je suis en train de finir la trilogie de SF par Liu Cisun, et comme toujours, la SF nous montre comment cela peut nous conduire au pire.

    Prime Minister Narendra Modi announced the successful test in a live television broadcast to the nation, saying it now made India a space power, Reuters reports.

    Bullseye: “Some time ago, our scientists, shot down a live satellite 300 kilometers away in space, in low Earth orbit,” Modi said in an hour-long statement that was broadcast on all national TV stations. Ajay Lele, at the Institute for Defence Studies and Analyses in New Delhi, told Reuters that it was likely the satellite was destroyed using a missile that carried no warhead.

    Exclusive club: India is only the fourth country to have successfully shot down a satellite. The US, Russia, and China have all done so in the past. The US and Russia both did so in the 1980s, and China conducted its first successful test in 2007.

    Debris threat: China’s 2007 test was condemned as irresponsible when it happened as it created a massive cloud of debris of almost 3000 pieces that were big enough to be tracked by NASA. Many thousands more were too small to see. Even small pieces of debris can be hazardous for other satellites or the International Space Station. We do not yet know what has happened to the remnants of India’s satellite.

    Security fears: The satellite test comes as India is gearing up for an election and is approaching the period during which the government is not allowed to make any policy statements designed to swing votes. Issues of national security are exempt, however, and this week’s display of strength comes against the backdrop of rising tensions with neighboring Pakistan.

    #Guerre #Espace #Militarisme #Communs

  • En #Thaïlande, avec le parti des #Commoners | Portfolios | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/en-thailande-avec-le-parti-des-commoners

    Après cinq ans de dictature militaire, la Thaïlande se rend aux urnes le 24 mars. Même si les règles ont été manipulées par la junte au pouvoir, des dizaines de partis se présentent dans un élan d’enthousiasme civique. Les Commoners (« Gens du peuple ») sont une petite formation née des nombreuses #lutte_environnementales du pays, mêlant villageois affectés par des projets de mines ou de barrages et un groupe de jeunes militants des droits de l’homme de l’Issan, une province déshéritée du Nord-Est. Portraits de candidats qui livrent bataille aux marges du pays pour la survie économique et politique de leurs #communautés .

    L’un des intérêts des #communs est qu’ils donnent un cadre pour les récits et les perspectives politiques de militants de base, notamment pour la #justice_environnementale. Ici en Thailande.