• Changer le monde, un octet à la fois – Framablog
    https://framablog.org/2018/10/16/changer-le-monde-un-octet-a-la-fois

    L’association Framasoft a 14 ans. Durant nos 10 premières années d’existence, nous avons créé l’annuaire francophone de référence des logiciels libres, ouvert une maison d’édition ne publiant que des ouvrages sous licences libres, répondu à d’innombrables questions autour du libre, participé à plusieurs centaines d’événements en France ou à l’étranger, promu le logiciel libre sur DVD puis clé USB, accompagné la compréhension de la culture libre, ou plutôt des cultures libres, au travers de ce blog, traduit plus de 1 000 articles ainsi que plusieurs ouvrages, des conférences, et bien d’autres choses encore !

    #logiciel_libre #communs


  • Changer le monde, un octet à la fois
    https://framablog.org/2018/10/16/changer-le-monde-un-octet-a-la-fois

    Cette année, comme les précédentes, #Framasoft fait appel à votre générosité afin de poursuivre ses actions. Depuis 14 ans : promouvoir le logiciel libre et la culture libre L’association Framasoft a 14 ans. Durant nos 10 premières années d’existence, nous avons … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Dégooglisons_Internet #Fédération #Framabook #Libres_Logiciels #Libres_Services #Communaute #contributopia #Degooglisons #don #EducPop #essaimage #GAFAM #Planet #RezoTIC #soutenir


  • « Dans l’espace, ceux qui arrivent après les explorateurs sont les commerçants »
    https://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/15/dans-l-espace-ceux-qui-arrivent-apres-les-explorateurs-sont-les-comm ?

    Certains entrepreneurs du NewSpace ont clairement l’ambition d’exploiter les ressources minières spatiales, ce qui va à l’encontre des traités internationaux sur l’espace qui stipulent que ces ressources ne peuvent faire l’objet d’une appropriation. Comment résoudre cette contradiction ?

    C’est l’enjeu principal – juridique, éthique, politique – de cette nouvelle phase. Quand les Etats-Unis en 2015 et le Luxembourg l’année suivante ont dit qu’ils accueillaient les entreprises voulant se lancer dans l’exploitation minière des corps extraterrestres et qu’ils les protégeaient légalement, cela a créé beaucoup de brouhaha dans la communauté juridique parce que cela remet en cause le principe de la non-appropriation de l’espace.

    Par exemple, la Lune a été déclarée patrimoine commun de l’humanité et personne ne peut l’exploiter pour en tirer un profit personnel. Depuis 2015, le Groupe de la Hague sur les ressources spatiales réunit un certain nombre d’acteurs étatiques, institutionnels, universitaires, privés, pour réfléchir à la question de la gouvernance spatiale. Ce qui est intéressant, c’est que, pour une fois, nous avons largement anticipé les problématiques du futur mais aussi que cela nous permet de réfléchir à notre manière de gérer ensemble les ressources communes, ce dont on a également besoin sur Terre…

    Quelle place laissera-t-on à la science sur les objets célestes s’ils sont avant tout considérés comme des ressources économiques ?

    Le risque de la disparition possible de la phase d’exploration scientifique existe effectivement. Celle-ci s’est faite jusqu’ici avec une ­attention portée à la protection et à la non-contamination des corps où nous envoyons des sondes. Or tout cela n’est pas le premier souci – et peut-être même pas un souci du tout – pour des entrepreneurs spatiaux. La question se pose aussi avec les projets de colonisation de Mars : faire débarquer des colons sur cette planète, même si ce n’est que pour quelques jours, c’est immédiatement « polluer » une zone assez étendue sur Mars ! Et donc complètement shunter l’exploration scientifique que ces colons pourraient mener. Qu’est-ce qui peut aujourd’hui empêcher une telle contamination massive, obliger à respecter une démarche scientifique ? Je crois qu’il n’y a rien. Les chercheurs s’imposent des codes de bonne conduite, comment contraindre les entrepreneurs privés de faire de même ?

    #Communs #Espace #Marchandisation #Enclosures



  • Elinor Ostrom : par-delà la tragédie des communs - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Elinor-Ostrom-Par-dela-la-tragedie-des-communs.html#nh1

    Excellent résumé des travaux d’Elinor Ostrom

    Toute la carrière universitaire d’Ostrom est axée autour d’un concept qui joue un rôle essentiel en économie, mais qui est rarement examiné en détail : le concept de propriété. Ronald Coase signalait déjà à la profession l’importance de bien définir les droits de propriété lorsque les actions d’un individu ont une incidence sur le bien-être d’autres individus. Or, la principale préoccupation de Coase était la frontière entre l’individu et l’État dans la régulation de ces actions. Ostrom s’attelle à explorer cet entre-deux nébuleux où ce sont les communautés, et non pas les individus ou les gouvernements officiels, qui détiennent les droits de propriété.

    Droits de propriété

    Ronald Coase et Elinor Ostrom se sont tous deux intéressés à la manière dont les droits de propriété affectent l’allocation des ressources. Afin d’illustrer les différences entre leurs approches, considérons le simple exemple suivant. Un écrivain qui apprécie le calme et la tranquillité vit dans un immeuble. Il a pour voisins un groupe de jeunes étudiants qui aiment faire la fête avec de la musique forte. L’écrivain possède les droits sur son appartement et les étudiants sur le leur. Or, ni l’un ni les autres ne détiennent un droit de propriété sur le bruit qui circule entre les appartements. La quiétude partagée par ces deux appartements constitue un bien commun. Dans cette situation, il est tout à fait possible que le bruit atteigne des niveaux qui sont inefficaces, dans le sens où une réduction du bruit serait bénéfique pour l’écrivain bien plus qu’elle n’incommoderait les étudiants. Mais comment faire advenir une telle réduction ?

    Pour Coase, le problème se pose parce que les droits de propriété relatifs au bruit sont mal définis. Si le système judiciaire attribuait clairement les droits à l’une ou l’autre partie, une allocation efficace s’effectuerait par la négociation. Si l’écrivain détenait le droit de décider du niveau de bruit, les étudiants lui verseraient une somme en échange de l’autorisation de faire la fête, dès lors que les bénéfices qu’ils en tireraient excèderaient les coûts imposés à l’écrivain. Si les élèves détenaient ce droit, l’écrivain leur verserait une somme pour qu’ils réduisent le niveau de bruit, dès lors que leurs pertes seraient moindres que ses bénéfices à lui. Coase souligne qu’en ce qui a trait à l’allocation des ressources, peu importe, dans de telles situations, à qui le droit de propriété a été octroyé, du moment que ce droit est clairement défini et que les coûts de transaction sont négligeables. C’est ce qu’on en est venu à appeler le théorème de Coase.

    Ostrom aborde de telles situations sous un angle tout à fait différent. Elle comprend que, dans de nombreux contextes, l’imposition externe des droits d’utilisation est impraticable ou indésirable. Pourtant, les individus qui ont accès à des ressources partagées peuvent parvenir à une allocation suffisamment efficace grâce à des normes sociales renforcées par la menace implicite de sanctions décentralisées. Ils peuvent élaborer des règles formelles ou s’appuyer sur des règles informelles, pratiquant ainsi ce qu’Ostrom nomme l’auto-gouvernance. Par exemple, l’écrivain et les étudiants peuvent parvenir à un accord qui soit acceptable pour les deux parties, déterminé par des normes communes, et imposé par la possibilité que d’autres voisins sanctionnent les violations. Toute tentative d’interférence dans ce processus de la part d’une autorité externe pourrait entraîner une rupture des règles et des normes locales, avec des effets contre-productifs.

    #Communs #Elinor_Ostrom


  • Des métacartes « #Dégooglisons_Internet », #Framasoft double vos dons ce jeudi 27 septembre
    https://framablog.org/2018/09/26/metacartes-degooglisons-internet

    Cet été, à l’occasion de notre venue au Forum des Usages Coopératifs de Brest, Framasoft s’est vue remettre un prototype de jeu « Métacartes ». Prototype que nous avons pu immédiatement tester quelques jours plus tard lors des Rencontres Mondiales du Logiciel … Lire la suite­­

    #Communs #Contributopia #Interview #Animation #carte #Crowdfunding #Degooglisons #Metacartes #Planet #RezoTIC #Ulule


  • Je relaie ici un événement d’importance à Lille.

    Depuis près de 2 ou 5 ans selon comment compte, des militant·e·s lillois·e·s cherchent à monter à #Lille un fournisseur d’accès à Internet (FAI).
    Suivant l’exemple de la @fdn et de @tétaneutral (Paris, Toulouse), ils ont découvert ce monde méconnu du grand public mais qui permet pourtant d’avoir Internet tous les jours.

    Alors en guise d’événement de lancement, yelles organisent une rencontre publique :

    Internet c’est politique, discutons-en !

    Venez nous rencontrer et découvrir les enjeux actuels d’Internet, et ce
    qu’il est possible de changer en créant son propre fournisseur d’accès à
    Internet.

    Le jeudi 27 septembre 2018 à 18h30 au 235 boulevard Paul Painlevé (auberge de jeunesse de l’arrêt Porte de Valenciennes).
    –> Gratuit, sans réservation ;
    –> Possibilité de prendre une bière sur place.

    Au plaisir de vous y voir !
    https://mycelium-fai.org/wiki/groupes_de_travail/sensibilisation/20180927


    https://lille.demosphere.eu/rv/6205

    #ffdn #fai #horssol #informatique #internet #open_source #Dégooglisons_l’Internet #communs

    Tout spécialement pour @ninachani, @tintin, @bce_106_6, @labrique, @echodesgnous, @tout_va_tres, @rezo, @demospherelille, @clementb, @clx_asso, @hlc, @framasoft, @ffdn, @laquadrature, @april, @mycelium


  • Bye bye #Twitter, hello Masto !
    https://framablog.org/2018/09/17/bye-bye-twitter-hello-masto

    C’est dans l’air du temps et c’est tant mieux. Comme à chaque fois que Twitter (ou Facebook) se signale par ses errements manifestes (et comment pourrait-il en être autrement ?), s’ensuit une vague de migrations. Voici par exemple Laura #Kalbag. Cette … Lire la suite­­

    #Communs #Fédération #Internet_et_société #Libres_Logiciels #Migration #agression #Balkan #code_de_conduite #Eugen #harcèlement #JoinMatodon #mastodon


  • Plagiarists or innovators ? The Led Zeppelin paradox endures
    https://theconversation.com/plagiarists-or-innovators-the-led-zeppelin-paradox-endures-102368

    La musique entre usage des communs et plagiat, entre appropriation et « just have fun ». Superbe article.

    Fifty years ago – in September 1968 – the legendary rock band Led Zeppelin first performed together, kicking off a Scandinavian tour billed as the New Yardbirds.

    The new, better name would come later that fall, while drummer John Bonham’s death in 1980 effectively ended their decade-defining reign. But to this day, the band retains the same iconic status it held back in the 1970s: It ranks as one of the best-selling music acts of all time and continues to shape the sounds of new and emerging groups young enough to be the band members’ grandchildren.

    Yet, even after all this time – when every note, riff and growl of Zeppelin’s nine-album catalog has been pored over by fans, cover artists and musicologists – a dark paradox still lurks at the heart of its mystique. How can a band so slavishly derivative – and sometimes downright plagiaristic – be simultaneously considered so innovative and influential?

    How, in other words, did it get to have its custard pie and eat it, too?

    As a scholar who researches the subtle complexities of musical style and originality as well as the legal mechanisms that police and enforce them, such as copyright law, I find this a particularly devilish conundrum. The fact that I’m also a bassist in a band that fuses multiple styles of music makes it personal.
    A pattern of ‘borrowing’

    For anyone who quests after the holy grail of creative success, Led Zeppelin has achieved something mythical in stature: a place in the musical firmament, on its own terms, outside of the rules and without compromise.

    When Led Zeppelin debuted its eponymous first album in 1969, there’s no question that it sounded new and exciting. My father, a baby boomer and dedicated Beatles fan, remembers his chagrin that year when his middle school math students threw over the Fab Four for Zeppelin, seemingly overnight. Even the stodgy New York Times, which decried the band’s “plastic sexual superficiality,” felt compelled, in the same article, to acknowledge its “enormously successful … electronically intense blending” of musical styles.

    Yet, from the very beginning, the band was also dogged with accusations of musical pilfering, plagiarism and copyright infringement – often justifiably.

    The band’s first album, “Led Zeppelin,” contained several songs that drew from earlier compositions, arrangements and recordings, sometimes with attribution and often without. It included two Willie Dixon songs, and the band credited both to the influential Chicago blues composer. But it didn’t credit Anne Bredon when it covered her song “Babe I’m Gonna Leave You.”

    The hit “Dazed and Confused,” also from that first album, was originally attributed to Zeppelin guitarist Jimmy Page. However in 2010, songwriter Jake Holmes filed a lawsuit claiming that he’d written and recorded it in 1967. After the lawsuit was settled out of court, the song is now credited in the liner notes of re-releases as “inspired by” Holmes.
    ‘Dazed and Confused’ by Jake Holmes.

    The band’s second album, “Led Zeppelin II,” picked up where the first left off. Following a series of lawsuits, the band agreed to list Dixon as a previously uncredited author on two of the tracks, including its first hit single, “Whole Lotta Love.” An additional lawsuit established that blues legend Chester “Howlin’ Wolf” Burnett was a previously uncredited author on another track called “The Lemon Song.”

    Musical copyright infringement is notoriously challenging to establish in court, hence the settlements. But there’s no question the band engaged in what musicologists typically call “borrowing.” Any blues fan, for instance, would have recognized the lyrics of Dixon’s “You Need Love” – as recorded by Muddy Waters – on a first listen of “Whole Lotta Love.”
    Dipping into the commons or appropriation?

    Should the band be condemned for taking other people’s songs and fusing them into its own style?

    Or should this actually be a point of celebration?

    The answer is a matter of perspective. In Zeppelin’s defense, the band is hardly alone in the practice. The 1960s folk music revival movement, which was central to the careers of Baez, Holmes, Bredon, Dixon and Burnett, was rooted in an ethic that typically treated musical material as a “commons” – a wellspring of shared culture from which all may draw, and to which all may contribute.

    Most performers in the era routinely covered “authorless” traditional and blues songs, and the movement’s shining star, Bob Dylan, used lyrical and musical pastiche as a badge of pride and display of erudition – “Look how many old songs I can cram into this new song!” – rather than as a guilty, secret crutch to hold up his own compositions.

    Why shouldn’t Zeppelin be able to do the same?
    Willie Dixon’s imprint can be found on a number of Led Zeppelin songs. Brianmcmillen, CC BY-SA

    On the other hand, it’s hard to ignore the racial dynamics inherent in Led Zeppelin’s borrowing. Willie Dixon and Howlin’ Wolf were African-Americans, members of a subjugated minority who were – especially back then – excluded from reaping their fair share of the enormous profits they generated for music labels, publishers and other artists.

    Like their English countrymen Eric Clapton and The Rolling Stones, Zeppelin’s attitude toward black culture seems eerily reminiscent of Lord Elgin’s approach to the marble statues of the Parthenon and Queen Victoria’s policy on the Koh-i-Noor diamond: Take what you can and don’t ask permission; if you get caught, apologize without ceding ownership.

    Led Zeppelin was also accused of lifting from white artists such as Bredon and the band Spirit, the aggrieved party in a recent lawsuit over the rights to Zeppelin’s signature song “Stairway to Heaven.” Even in these cases, the power dynamics were iffy.

    Bredon and Spirit are lesser-known composers with lower profiles and shallower pockets. Neither has benefited from the glow of Zeppelin’s glory, which has only grown over the decades despite the accusations and lawsuits leveled against them.
    A matter of motives

    So how did the band pull it off, when so many of its contemporaries have been forgotten or diminished? How did it find and keep the holy grail? What makes Led Zeppelin so special?

    I could speculate about its cultural status as an avatar of trans-Atlantic, post-hippie self-indulgence and “me generation” rebellion. I could wax poetic about its musical fusion of pre-Baroque and non-Western harmonies with blues rhythms and Celtic timbres. I could even accuse it, as many have over the years, of cutting a deal with the devil.

    Instead, I’ll simply relate a personal anecdote from almost 20 years ago. I actually met frontman Robert Plant. I was waiting in line at a lower Manhattan bodega around 2 a.m. and suddenly realized Plant was waiting in front of me. A classic Chuck Berry song was playing on the overhead speakers. Plant turned to look at me and mused, “I wonder what he’s up to now?” We chatted about Berry for a few moments, then paid and went our separate ways.

    Brief and banal though it was, I think this little interlude – more than the reams of music scholarship and journalism I’ve read and written – might hold the key to solving the paradox.

    Maybe Led Zeppelin is worthy because, like Sir Galahad, the knight who finally gets the holy grail, its members’ hearts were pure.

    During our brief exchange, it was clear Plant didn’t want to be adulated – he didn’t need his ego stroked by a fawning fan. Furthermore, he and his bandmates were never even in it for the money. In fact, for decades, Zeppelin refused to license its songs for television commercials. In Plant’s own words, “I only wanted to have some fun.”

    Maybe the band retained its fame because it lived, loved and embodied rock and roll so absolutely and totally – to the degree that Plant would start a conversation with a total stranger in the middle of the night just to chat about one of his heroes.

    This love, this purity of focus, comes out in its music, and for this, we can forgive Led Zeppelin’s many trespasses.

    #Communs #Led_Zeppelin #Musique


  • Barcelona’s Experiment in Radical Democracy | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/news/our-columnists/barcelonas-experiment-in-radical-democracy

    The municipalist agenda is intentionally broad; it’s based, as Pin puts it, on common goals rather than differences. As overgeneral and even naïve as that may sound, it has practical implications: municipalism is not trying to distinguish itself from other political parties, in part because it’s not itself a party. Municipalist programs tend to be focussed on the specific needs of a city’s residents and specific programs that address them. In Barcelona, much of the program is focussed on regulating tourist industries in order to improve the lot of local residents, but also to restore some of the city’s particular character that has attracted tourism in the first place.

    As the name makes clear, Barcelona en Comú is focussed on the commons. Colau speaks of the importance of public space often and articulately. “Public space is the place, par excellence, for democracy: this space that belongs to all of us,” she told me. “Therefore, this is also the space of the most vulnerable people, which is what democratic systems should prioritize: the people who have fewer opportunities. If you have little private space, you have more public space and public services—libraries, beaches, parks. It is the space to meet with others, but also it’s a space where you can be who you want to be—this is the space for freedom. And, therefore, it is a space where you can build up the city with others. So, from that point of view, the more public space there is, and the better its quality, the better the quality of the democracy.” Colau’s government has pushed experiments in community management of space and resources, such as handing over public buildings to local communities. Barcelona is launching a publicly held energy company that will supply energy to municipal buildings.

    A central aspect of municipalist politics, and also, perhaps, the hardest to define, is a focus on what is called the feminization of politics. “Knowing that emotions and affects are very important in politics” is part of what feminization means, Pin said. “Men don’t say that. Empathy is a political value.” Pin’s work in anti-eviction activism is an example of politics that placed emotions at its center. The Barcelona Housing Platform holds open assemblies to which people bring their cases. “The last platform [assembly] we had, this Colombian woman said, ‘When I came here, I wanted to commit suicide, and since then, I have realized that it’s possible to survive and keep my place and negotiate with the bank,’ ” Pin said. “And other people recognize themselves in it. It’s the biggest expression of dignity I have ever seen. I cry every time—these are tears of dignity.” Pin was crying.

    #Communs_urbains #Barcelone #Fearless_cities


  • Zomia ou l’art de ne pas être gouverné
    https://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/zomia-ou-lart-de-ne-pas-etre-gouverne-6995

    Observez sur une carte cette grande zone montagneuse frontalière s’étirant des hautes vallées du Vietnam aux régions du nord-est de l’Inde, traversant le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et la Birmanie et se prolongeant vers le Nord sur quatre provinces chinoises. Le territoire n’a d’unité ni administrative, ni ethnique, ni linguistique. Pourtant, cette étendue de 2,5 millions de kilomètres carrés a été identifiée en 2002 par l’historien Willem Van Schendel  : c’est Zomia, une zone difficilement accessible, restée insoumise durant des siècles à toute forme d’autorité gouvernementale. Aux yeux de plusieurs anthropologues, Zomia incarne une ultime résistance à l’ordre géopolitique contemporain et permet de relancer le débat sur les normes qui régissent les collectivités humaines.

    Pour James C. Scott, qui travaille depuis les années 1980 sur les formes de résistance à la domination – notamment dans The Weapons of the Weak (Yale University Press, 1985, non traduit) qui prend pour sujet d’étude les paysans vietnamiens –, Zomia constitue un objet de pensée incontournable. Ayant abrité jusqu’à 100 millions de personnes issues de minorités ethniques et linguistiques variées, elle ne peut être appréhendée à partir des concepts de « frontières » ou de « zones de souveraineté ». Politiquement acéphale, elle semble avoir déjoué, depuis l’invention de l’État moderne et jusqu’à la première moitié du XXe siècle, toutes les logiques d’annexion et d’« enclosure » qui ont eu prise sur les populations de la plaine. On y pratique une agriculture nomade sur abattis-brûlis, on y cultive les avantages de l’oralité, en tenant toujours à distance un certain modèle de civilisation sédentaire ancré dans l’écriture et l’assujettissement à une autorité supérieure. Mais cette indiscipline a un prix  : les populations zomianes sont considérées comme « parias », non encore civilisées. Pourtant, et c’est la thèse de James C. Scott, les Zomians sont moins des barbares que des fugitifs de la civilisation qui, « dans la longue durée, incarnent un rejet délibéré de l’État dans un monde d’États auquel ils sont adaptés tout en se tenant hors de leur atteinte ».

    Compilant une vaste documentation historique sur l’Asie du Sud-Est précoloniale et coloniale, Scott cite et prolonge les thèses de Pierre Clastres dans La Société contre l’État (Minuit, 1974) qui mettaient en évidence le refus de l’État des peuples autochtones dans l’Amérique du Sud d’après la Conquête. L’enjeu anthropologique est de taille, puisqu’il s’agit d’asseoir l’idée selon laquelle « vivre en l’absence de normes étatiques a été la norme de la condition humaine »  : une norme à laquelle elle eût d’ailleurs pu se tenir, avec profit. Car le mode de vie des populations zomianes est au fond, affirme Scott de façon provocatrice, particulièrement adapté aux « post-sujets », « post-sédentaires », que nous sommes. Le drame étant que les jours de Zomia sont comptés, maintenant que les réseaux de communication et de télécommunications ont décuplé le pouvoir d’intrusion de l’État dans les zones autrefois inatteignables. Ces hautes terres abritaient peut-être une « humanité du futur »… mais elle s’est progressivement éteinte à partir de 1945. Et aujourd’hui, elle a en réalité disparu. Les détracteurs de Scott ont alors beau jeu de qualifier sa tentative d’« histoire postmoderne du nulle-part », on peut plutôt y lire les bases anthropologiques d’une utopie postétatique qui continue, depuis les années 1970, d’inspirer ses défenseurs.
    Agnès Gayraud

    #autonomie #communs #commune #communisme #société_contre_l'Etat #Zomia


  • Université d’été des mouvements sociaux : un bon point «  communs  » par Erwan Manac’h | Politis
    https://www.politis.fr/articles/2018/08/universite-dete-des-mouvements-sociaux-un-bon-point-communs-39245

    Université d’été des mouvements sociaux : un bon point «  communs  »

    À l’université d’été des mouvements sociaux, impulsée par Attac, des ateliers ont montré comment la philosophie des communs prend sa place dans les revendications démocratiques. Reportage.

    Le facilitateur ne lâche pas son auditoire du regard et introduit l’atelier du jour par une « prise de température ». Au cinquième jour du « Commons camp » (camp des communs) organisé dans le cadre de l’université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux, qui s’est déroulée du 21 au 26 août à Grenoble, sous la houlette d’Attac, la salle est encore composée pour moitié de nouveaux participants.

    Attac, entremetteur des gauches

    L’association altermondialiste Attac a fait évoluer son ­rendez-vous traditionnel de fin d’été en ouvrant encore un peu plus ses portes : l’Université solidaire et rebelle des mouvements sociaux, coorganisée avec le Centre de recherche et d’information pour le développement, était conçue comme un rassemblement, en partie autogéré, de toutes les composantes du mouvement social. Trois cents organisations et quelque 2 000 participants ont répondu à l’invitation, du 22 au 26 août, pour cinq jours de formation et de rencontres sur le campus universitaire de Grenoble. L’événement a également attiré des militants de douze nationalités, dont la présence remarquée de féministes argentines. On constate aussi l’absence quasi totale de responsables politiques parmi les invités du forum. Signe que l’espoir de changer les choses par les urnes s’est amenuisé au sein du mouvement social.
    L’animateur propose donc dix minutes de retour d’expérience en petits groupes pour accueillir les néophytes : mains agitées au-dessus de la tête pour signifier l’approbation, poignets en croix pour exprimer une opposition radicale. L’assemblée valide sa proposition et se reforme dix minutes plus tard pour entamer un éprouvant travail de mise en commun des propositions de la salle et répondre à la question du jour : comment réaliser la « reliance » entre les acteurs locaux du mouvement des « communs ». Un secrétaire de séance note au tableau les idées qui cascadent, pendant qu’une dessinatrice noircit un paperboard, esquissant peu à peu un schéma général de la séance. En ligne, un « wiki », site participatif, est complété en temps réel pour suivre le déroulement des discussions (1), et chacun est invité à semer ses impressions sur de grandes feuilles de couleur placardées dans le couloir. « La jaune pour ce qui était positif, la verte pour le négatif », clame un jeune brun aux traits tirés par les cinq jours du camp. « Mais non, c’est l’inverse », lance un militant goguenard, tee-shirt défraîchi floqué d’un énorme logo d’Attac.

    L’heure tourne. Il faut faire la synthèse des propositions, conjuguer l’inexpérience des uns avec l’impatience des autres et constituer des groupes de travail. « C’est presque fini », tempère le chef d’orchestre, debout au milieu d’un cercle de chaises en rangs serrés, sentant frémir la frustration. Point technique. « J’ai besoin de le faire maintenant », s’excuse une militante en se glissant au centre du cercle. « Lorsqu’on veut faire l’ordre du jour en commun, cela prend une heure et demie, constate-t-elle_. Si nous avons deux heures d’activité, il faut peut-être prévoir de fonctionner autrement. »_ Réflexion entendue, l’assemblée reprend son cours, tranche les derniers compromis et se dissout en petits groupes de travail qui partent entamer, chacun, leur propre travail de « coconstruction ».

    Bienvenue dans une assemblée des « communs ». Florilège de couleurs et de gestes au service de l’intelligence collective, réapprentissage permanent de l’écoute et de la parole, en partage. La scène peut paraître déroutante, mais elle devient ordinaire dans le paysage militant, comme les références à ce mouvement aux contours flous, parfois difficile à rendre concret. Les « communs », c’est le nom que se donnent les partisans d’une troisième voie, entre la propriété privée (qui conduit à la confiscation d’une richesse) et la gestion publique des biens (souvent vécue elle aussi comme une dépossession). Un local partagé, une régie gérant l’eau potable, Wikipedia ou une monnaie complémentaire : un « commun » peut prendre des formes très variables. Ce qui compte, c’est l’exigence démocratique de chaque instant.

    « Le commun, c’est le mouvement qui va émerger naturellement quand tous les autres modèles auront échoué », résume Gaëlle Krikorian, de Remix the commons, une plate-forme créée pour documenter et appuyer les projets. « Les gens inventent des solutions pour répondre à des besoins qu’ils ont. Des communautés s’organisent, élaborent des règles pour opérer, travailler ou produire ensemble, même si beaucoup n’appellent pas ça des “communs” », applaudit la sociologue.

    On assiste surtout à l’éclosion d’une nouvelle culture militante, imprégnée du mouvement des places publiques, de Tahrir à Nuit debout en passant par la Puerta del Sol. Une culture du collectif en forte résonance avec l’esprit collaboratif qui domine sur Internet avec les wikis – « les communs numériques » – et dans le mouvement du « libre » en général. Résultat, cette mouvance s’est dotée d’un vocabulaire neuf et de méthodes en complète rupture avec la culture militante traditionnelle et ses conférences virant parfois à la succession de monologues devant un auditoire amorphe.

    « Ce n’est pas qu’une question de méthodologie, précise Frédéric Sultan, de Remix the commons. Il s’agit de faire en sorte que chacun puisse trouver sa place, peu importe où il en est de son cheminement. C’est le souci de faire en sorte que le mouvement soit émancipateur pour l’individu. »

    L’ambition des cinq jours d’atelier était de relier cette dynamique avec le « municipalisme », idée selon laquelle la commune constitue l’échelle idéale pour un changement « par le bas ». L’Espagne est désormais constellée de villes reprises par des mouvements citoyens, et un réseau mondial est en train de se solidifier, démontrant au passage que l’ancrage local peut se conjuguer avec une vision globale.

    La difficulté, éprouvée dans plusieurs villes « gagnées » par des mouvements citoyens, est de trouver la bonne dialectique entre les nouveaux élus et ces mouvements dont ils sont issus. Surtout lorsque l’épreuve du pouvoir se déroule sous contrainte financière, comme à Grenoble, gouvernée par une liste composée de militants des différents mouvements sociaux de la ville. « C’est pour cela que nous avons besoin de la méthode des communs et d’outils pour impulser de la démocratie participative. La puissance publique doit être facilitatrice, agir en appui d’un mouvement, et ne pas faire à la place des habitants », analyse Anne-Sophie Olmos, élue à Grenoble et co-initiatrice de l’Assemblée des communs dans la ville. Elle ressort enthousiaste de ces journées : « J’ai trouvé une qualité d’écoute et un respect de la parole remarquables. »

    La « reliance » devait aussi se faire, pour les organisateurs, avec le mouvement pour le « droit à la ville » : la lutte des habitants de quartiers populaires pour faire entendre leur voix dans les choix d’urbanisme et celle des mal-logés. Communs, municipalisme et droit au logement : trois mouvements très différents qui se sont donné « un espace de rencontre et d’apprentissage », résume Melissa Perez, facilitatrice pour Sense in the city. « À chaque rencontre, j’ai l’impression qu’il y a une évolution », se félicite cette « entremêleuse d’envies » professionnelle.

    Au-delà de ce désir de « reliance », le mouvement des communs tend à se consolider. Une assemblée européenne des communs a vu le jour, « un magma très riche, intéressant et bordélique », rapporte Gaëlle Krikorian. Est également apparu un « archipel d’initiatives » nommé « Osons les jours heureux », qui regroupe une cinquantaine d’organisations. « N’importe qui, même un tout petit groupe, peut y aller. Les gens sont en lien, c’est le plus important », résume une participante. La « plate-forme transiscope », référençant toutes les initiatives, est en cours de développement et doit être lancée courant septembre. Tandis que Bruxelles accueillera les 22 et 23 septembre le deuxième forum des « Fearless cities » (villes sans peur), qui regroupe le mouvement municipaliste global.

    Des efforts simultanés pour se réinventer et faire converger les initiatives, tendus vers une ambition commune : diffuser l’idée que chacun peu agir à son échelle. Au-delà des cercles militants traditionnels.

    (1) frama.link/commonscamp2018
    Erwan Manac’h
    par Erwan Manac’h
    publié le 29 août 2018

    #Communs


  • Du côté des communs

    Bonjour,

    Comme vous le savez si vous suivez depuis longtemps le travail de C&F éditions, la question des communs est un des fondamentaux de notre politique éditoriale.

    Le livre « Pouvoir Savoir » de 2005, est un des premiers à mentionner les communs dans leur relation à la propriété intellectuelle (https://cfeditions.com/pouvoirSavoir). Et en 2011, "Libres Savoirs : les communs de la connaissance "permettait de faire le point avec un regard mondial en convoquant des auteurs des cinq continents (https://cfeditions.com/libresSavoirs ). Les articles de ces deux ouvrages sont en accès libre sur le site de l’association Vecam qui nous a accompagné dans ce travail (https://vecam.org/-Publications-).

    J’ai moi-même commis un ouvrage qui est un recueil d’articles : « En communs : une introduction aux communs de la connaissance » (https://cfeditions.com/en-communs) dont il ne reste que quelques dizaines d’exemplaires (dépêchez-vous, comme il s’agit d’un recueil d’articles disponibles par ailleurs sur le web, il ne sera pas ré-imprimé).

    Depuis, le sujet a pris une grande ampleur, à la fois dans le discours politique public, et dans les recherches en sciences humaines et sociales. Nous avons donc d’autres livres en préparation sur ce sujet, dont un ouvrage traduit de l’espagnol « Des communs au municipalisme » à paraître début 2019. Les deux auteurs, César Rendueles et Joan Subirats, sont à la fois des chercheurs et des personnes engagées dans la gestion des « villes en communs », notamment Barcelone et Madrid.

    Mais nous ne sommes pas les seuls à publier en ce domaine, et heureusement. Aussi voici quelques pistes pour des livres et des revues récents qui vont compléter les travaux que nous avons engagé depuis les années 2000.

    Tout d’abord deux revues scientifiques en accès libre que j’ai eu le plaisir et l’honneur de coordonner :

    – Numéro spécial de la revue TIC & Société : « Communs numériques et communs de la connaissance »
    https://journals.openedition.org/ticetsociete/2347

    – Numéro spécial de la revue NETCOM : « Commns urbains et équipements numériques »
    https://journals.openedition.org/netcom/2593
    (en collaboration avec Philippe Vidal, géographe et aménageur qui va proposer bientôt un ouvrage sur « la convention internet » que nous publierons au printemps 2019).

    Puis un ouvrage essentiel pour celles et ceux qui s’intéressent aux communs, qui regroupe ce que l’on pourrait appeler « l’école française des communs » :
    – dictionnaire des biens communs, ous la direction de Marie Cornu, Fabienne Orsi et Judith Rochfeld, publié aux PUF.

    Enfin, le bilan d’un colloque de Cerisy « Vers une république des biens communs ? », dans lequel interviennent des auteurs avec lesquels nous avons aussi l’habitude de travailler (Frédéric Sultan, Valérie Peugeot,...) a été publié aux Éditions Les liens qui libèrent (qui fait aussi un gros travail sur les communs, en publiant notamment Benjamin Coriat ou Michel Bauwens).

    Amis des communs, vos lectures de rentrée sont avancées. Et pour les bibliothèques qui veulent constituer un fonds sur ce thème, voici une liste de départ, évidemment incomplète.

    Bonne lecture,

    Hervé Le Crosnier

    #Communs #C&Féditions #Vecam


  • How Unpaywall is transforming open science
    https://www.nature.com/articles/d41586-018-05968-3

    After being kicked out of a hotel conference room where they had participated in a three-day open-science workshop and hackathon, a group of computer scientists simply moved to an adjacent hallway. There, Heather Piwowar, Jason Priem and Cristhian Parra worked all night on software to help academics to illustrate how much of their work was freely available on the Internet. They realized how much time had passed only when they noticed hotel staff starting to prepare for breakfast.

    That all-nighter, back in 2011, laid the foundation for Unpaywall. This free service locates open-access articles and presents paywalled papers that have been legally archived and are freely available on other websites to users who might otherwise have hit a paywalled version. Since one part of the technology was released in 2016, it has become indispensable for many researchers. And firms that run established scientific search engines are starting to take advantage of Unpaywall.

    https://chrome.google.com/webstore/detail/unpaywall/iplffkdpngmdjhlpjmppncnlhomiipha
    https://addons.mozilla.org/en-US/firefox/addon/unpaywall
    http://blog.impactstory.org/unpaywall
    https://www.chronicle.com/article/How-a-Browser-Extension-Could/239714
    http://www2.biusante.parisdescartes.fr/wordpress/index.php/unpaywall-libre-access-biu-sante
    https://www.nature.com/news/science-publishers-try-new-tack-to-combat-unauthorized-paper-sharing-1.21959
    http://openaccess.inist.fr/?Libre-Acces-des-outils-pour-vous

    #open_access #open_science #recherche #communs #intelligence_collective #Unpaywall


  • US government considers charging for popular Earth-observing data
    https://www.nature.com/articles/d41586-018-04874-y

    The US government is considering whether to charge for access to two widely used sources of remote-sensing imagery: the Landsat satellites operated by the US Geological Survey (USGS) and an aerial-survey programme run by the Department of Agriculture (USDA).

    Officials at the Department of the Interior, which oversees the USGS, have asked a federal advisory committee to explore how putting a price on Landsat data might affect scientists and other users; the panel’s analysis is due later this year. And the USDA is contemplating a plan to institute fees for its data as early as 2019.

    #grr #images_satellite #données #accès_payant


  • Qu’arrivera-t-il quand on coupera l’eau à 4 millions de personnes ? _ Science Presse 29 Janvier 2018 -
    http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2018/01/29/arrivera-quand-coupera-eau-4-millions-personnes

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=RJ4Z2bOh5jo

    Une métropole moderne peut-elle tomber en panne d’eau ? C’est la première mondiale qu’est apparemment en train d’expérimenter Le Cap, en #Afrique_du_Sud : si la tendance se maintient, à la mi-avril, ses 4 millions d’habitants devront faire la queue pour avoir leur ration d’eau quotidienne. Un avant-goût de ce que d’autres métropoles vont devoir subir dans un futur pas si lointain ?

    Depuis le début de l’année , les résidents sont « encouragés » à limiter leur consommation quotidienne à 87 litres, et à partir du 1er février, à 50 litres. À moins qu’un miracle météorologique ne fasse remonter le niveau de la nappe phréatique d’ici là, les réservoirs seront à sec à la mi-avril. À titre de comparaison, un Américain moyen utilise plus de 300 litres d’eau par jour . Un Britannique, 150 litres .

    La cause immédiate : le manque de pluie. Depuis trois ans, Le Cap a reçu des précipitations inférieures à la normale, asséchant les terres environnantes et empêchant le renouvellement de la nappe phréatique. La cause plus profonde : le développement urbain accéléré de la métropole depuis une vingtaine d’années a conduit à puiser davantage d’eau dans cette nappe que ce qu’elle est capable de fournir — un phénomène courant dans plusieurs autres endroits de la planète, notamment le Sud-Ouest des États-Unis.

    #São_Paulo au Brésil est venue tout près de devoir couper l’eau il y a trois ans : les restrictions imposées à ses 20 millions d’habitants ont permis d’éviter la crise, mais la #mégalopole reste dans la liste des villes « à risque » .

    Un projet d’usine de désalinisation — transformer l’eau de mer, salée, en eau potable — est en cours près du Cap, mais ne sera pas terminé avant cet automne.

    En attendant, une partie de la population du Cap vit encore dans le déni : selon ce que rapportaient les médias sud-africains la semaine dernière , seulement 39 % des citoyens se seraient conformés aux directives de rationnement de l’eau pendant la première quinzaine de janvier, conduisant les autorités à devancer la journée fatidique du 21 au 12 avril — c’est-à-dire le « jour zéro », celui où l’alimentation en eau sera coupée dans tous les robinets des résidences, des bureaux et des commerces, à l’exception des hôpitaux. Quatre millions de personnes devront alors aller chercher leurs 25 litres quotidiens dans l’un des 200 centres de distribution de l’État, une situation qui pourrait mal tourner, craignent à présent plusieurs résidents .

    La plupart des villes du monde qui voient approcher de telles crises refusent elles aussi d’imposer aux citoyens des réductions d’eau, préférant s’en tenir à des mesures volontaires — avec des résultats plus ou moins heureux. « Ceci devrait être un signal d’alarme pour les autorités municipales et nationales à travers le monde », écrit le Financial Times , un journal conservateur qui a moins l’habitude de s’alarmer des impacts appréhendés des changements climatiques, mais qui est publié dans une ville — Londres — qui fait elle aussi partie de la liste des villes « à risque ».

    Ajout 2 février : Une bataille dans une file d’attente près d’une source naturelle a conduit la ville à placer des gardiens de sécurité . Une personne a été arrêtée.

    Ajout 3 février : “We’ve identified four risks : water shortages, sanitation failures, disease outbreaks and anarchy due to competition for scarce resources”. (The Guardian )

    Ajout 5 février : "Les politiciens du Cap ont réalisé il y a des années que les changements climatiques étaient une menace. Alors ils ont concentré leurs efforts sur la conservation de l’eau, et ces efforts leur ont valu l’attention du monde —et des prix. Mais ce n’était pas assez." (E&E News )

    Ajout 6 février : Un répit. Le jour zéro est repoussé du 12 avril au 11 mai , en partie grâce à des coupes du côté de l’agriculture. Le niveau des six réservoirs a diminué de 0,8% dans la semaine prenant fin le 5 février, pour atteindre 25% de leur capacité. À 13,5%, l’équipement municipal ne sera plus capable de pomper l’eau.

    Ajout 20 février : Un autre répit. Le Cap annonce que le Jour zéro est reporté au 9 juillet.

    Ajout 8 mars : Le jour zéro a beau avoir été repoussé, à long terme, Le Cap fait face à de gros défis et les économies d’eau pourraient bien devenir permanentes .

     #eau #pollution #climat #environnement #sécheresse #gaspillage #communs


  • Éloge des communs
    http://www.francoisdebeaulieu.fr/eloge-des-communs

    Il faut souligner à quel point la « paresse » et « l’esprit routinier » des paysans bretons ont pu être stigmatisés par les brillants esprits ne comprenant rien au subtil agrosystème des landes et aux valeurs profondes de la communauté paysanne. La sociologue Martine Ségalen a avancé à ce sujet la très intéressante hypothèse « d’une société à finalité non productiviste où l’économie et le social sont mêlés ».

    En fait, le refus de partager et de défricher les landes aurait eu au moins autant de profondes raisons socioculturelles que technico-économiques. Dans son livre Stone Age Economics (1972), traduit en français sous le titre Âge de pierre, âge d’abondance, l’anthropologue Marshall Sahlins (né en 1930) a souligné que les économies primitives avaient constitué de véritables sociétés d’abondance où le travail contraint était réduit à sa plus simple expression.

    Pour seul exemple résumant l’état d’esprit des sociétés de chasseurs-cueilleurs, cette réponse d’un nomade à qui l’on proposait de se sédentariser en lui offrant graines, terre et outils : « Pourquoi consacrer plus de temps à la production de nourriture alors qu’il y a tant de noix mongo-mongo de par le monde ». Un aliment abondant dans la nature offre les moyens de la résilience nécessaire. De même, le système économique qui s’est épanoui au XVe siècle avec l’introduction du blé noir garantissant la base de l’alimentation dans un système d’élevage fondé sur le pâturage extensif, laisse deviner une forme d’équilibre propice aux productions culturelles. Les cultures d’exportation, blé et toiles de lin et de chanvre, venant en complément et assurant les productions de prestige (enclos paroissiaux) sans déstabiliser les bases profondes de la société. Il faut peut-être se rendre à l’évidence : les paysans bretons étaient parfaitement conscients du fait que le défrichement des landes leur imposait de changer de vie alors qu’ils n’en avaient aucun désir.

    Mais la question du partage des terres ouvre sur bien d’autres perspectives que nous ne pourrons traiter ici. Nous avions relevé la déclaration du premier préfet d’Ille-et-Vilaine, Nicolas-Yves Borie, qui écrivait en 1801 que « l’état de communauté entraîne la destruction ». C’est à peu de choses près la thèse qu’a défendu en 1968 le biologiste Garrett Hardin (1915-2003) dans la revue Science sous le titre « La tragédie des communs » (The Tragedy of the Commons). L’idée de Garrett Hardin est que « les communs » (qui pour lui intègrent les zones de pâturage mais aussi les parcs publics, les réserves naturelles, la sécurité sociale et même l’air que l’on respire) font l’objet d’une surexploitation par chaque individu aux dépends des autres afin de maximiser son profit. Seul le régime de la propriété privée est aux yeux de l’écologue américain en mesure de préserver la durabilité des ressources. La polémique ouverte par ce texte qui apportait de l’eau au moulin néolibéral en construction est au cœur d’un débat toujours actuel. Il a, en effet, contribué à relancer la réflexion concernant les communs voire, depuis quelques années, « le commun », incluant aussi, par analogie, le champ d’Internet. De très nombreux auteurs appuient leur réflexion sur le mouvement des enclosures en Grande-Bretagne qui a marqué la pensée économique, sociale et politique depuis le XVIIIe siècle. Même un ouvrage récent comme Commun, essai sur la révolution au XXIe siècle écrit par le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval, ne cite aucun exemple français.

    On aura compris, espérons-le, qu’il y a dans l’histoire des landes de Bretagne la matière pour mieux appréhender le fonctionnement d’autres modèles sociaux que ceux qui font la part belle à un État tout-puissant ou à un marché totalement libéré. C’est ce que suggère Grégory Quenet dans son ouvrage Qu’est-ce que l’histoire environnementale ? quand il affirme que « la gestion collective offre de nombreux exemples historiques d’une gestion soutenable plus efficace que la propriété privée ». Souvenons-nous, par exemple, du procès concernant les landes de Lanveur à Languidic ; il illustre parfaitement le fait que l’usage des communs relève essentiellement d’un droit non-écrit et se fonde sur sur un savoir-vivre populaire qui est le meilleur gardien de la durabilité du patrimoine commun. Les « pauvres de la paroisse » ne sont pas d’égoïstes rapaces qui raclent jusqu’à la roche les maigres landes dont ils peuvent disposer alors que leur besoin en mottes pour faire du fumier ou du feu est sans aucun doute important. Ils sont en fait les gardiens du système menacé par un individu qui, précisément, fonde son pillage irréversible en invoquant le droit du propriétaire du sol. Le commun, c’est d’abord une volonté de vivre ensemble, d’avoir un avenir et de renforcer périodiquement les liens des hommes entre eux. L’écobuage et la fête qui s’y déploie sont précisément, comme nous l’avons dit, l’occasion de renforcer les liens autour d’un moment très particulier d’appropriation privative temporaire. Le groupe social contrôle et autorise.

    Francois de Beaulieu

    #communs #développement_durable #sortir_de_l'économie


  • Ovni, Extraterrestre et la ZAD Intergalactique : Dossier Secret
    https://www.youtube.com/watch?v=tZcbBZENCR0

    Comment durer par-delà les victoires ? Comment un mouvement se recompose-t-il une fois ses objectifs atteints ? Un territoire en lutte peut-il disparaître ? Telles sont les questions auxquelles nous avons à faire face ces derniers mois, et force est de reconnaître que les réponses manquent de clarté. Peut-être vivons-nous une situation inédite, ou peut-être encore que c’est en ouvrant nos perspectives au-delà des frontières et des époques que l’on peut entrevoir des pistes. Quand on ne sait pas, on demande aux autres ! Ou plutôt, on se demande avec les autres.

    Ces autres, ce seront les invités de la semaine intergalactique qui se déroulera à la zad du 27 août au 2 septembre programme ici. Pour la seconde année, en effet, les vertes pâtures sauvées de l’aéroport verront converger la foule internationale des artisans de la résistance. Nous pourrons y croiser entre autres les habitants des quartiers de Christiania à Copenhague, d’Errekaleor à Gasteiz, des Lentillères à Dijon, les camarades allemandes du Wentland ou les Italiens du Val Susa... Nous avons donc proposé à ces territoires en bataille - d’une taille relativement similaire à celle de la zad – de réfléchir ensemble à ces questions qui nous habitent.

    Ces rencontres se dérouleront à l’Ambazada, près du carrefour de la Saulce. Ce sera l’occasion d’inaugurer cette « base des luttes et des peuples insoumis du monde entier ». En effet, durant tout le mois d’août, la majeure partie des finitions des bâtiments devrait être réalisée : enduits et dalle en terre, pose des huisseries et installation électrique. Comme depuis l’origine du projet, des « brigades » du Pays basque viendront mettre la main à la pâte. Ce sera un véritable accomplissement pour la superbe solidarité qui lie désormais l’Euskal Herria à la zad. Une solidarité qui ne se paie pas de mots, puisqu’aussi vrai qu’ils étaient à nos côtés lors des expulsions du printemps, nous serons aux leurs lors du G7 prévu à Biarritz l’an prochain.

    https://zad.nadir.org/spip.php?article5975

    #ZAD #NDDL #autonomie #communs #extraterrestre


  • Au-delà de la propriété. Pour une économie des communs | La philanthropie de l’ouvrier charpentier
    http://www.la-philanthropie-rl.org/index.php?emission=221

    Entretien avec Benoît Borrits, auteur de l’ouvrage « Au-delà de la propriété. Pour une économie des communs » (La Découverte). À partir d’une enquête sur le mouvement coopératif, les diverses approches de la propriété collective au XIXe siècle, l’étatisation soviétique, la socialisation espagnole de 1936 et la tentative de correction autogestionnaire des communistes yougoslaves, ce livre propose de penser un au-delà à la propriété productive, qu’elle soit privée/capitaliste ou collective. Durée : 3 fichiers d’environ 1h30 au total. Source : Radio Libertaire

    http://www.la-philanthropie-rl.org/son/20180630-1.mp3



  • L’Atelier Paysan : un bilan impressionnant, une croissance exponentielle, et toujours autant de projets - P2P Foundation France
    http://blogfr.p2pfoundation.net/2018/07/22/latelier-paysan-un-bilan-impressionnant-une-croissance-exponen

    Depuis 2009, ce collectif de paysan⋅ne⋅s, de salarié⋅e⋅s et de structures citoyennes et du développement agricole développe une démarche innovante de réappropriation de savoirs paysans et d’autonomisation dans le domaine des agroéquipements adaptés à l’agriculture biologique.
    Fabrice CLERC est co-gérant de l’Atelier Paysan. Il a bien voulu répondre aux questions de Michel Bauwens pour faire le point sur le développement du collectif et sur ses projets.

    Un des nombreux thèmes que nous avons abordé via ce projet est celui de la transformation alimentaire. Celle-ci est aujourd’hui massivement industrialisée. Notre agro-industrie, basée sur une agriculture de flux, a centralisé la transformation alimentaire dans des usines. Progressivement, les technologies ont été adaptées à la transformation industrielle. Cela a entraîné un assèchement de la diversité des technologies de transformation à la ferme. Or cette transformation à la ferme est un enjeu important : celui de contribuer à un rapatriement de la valeur ajoutée sur les fermes, quand une partie significative des paysans en France vit sous le seuil de pauvreté. Une grande part de la richesse y compris gustative, organoleptique a disparu au profit de ces usines qui ont concentré les outils de production. De plus, les normes de production, d’hygiène ont été conçues et mises en place pour et par le monde industriel. Il y a un vaste enjeu à faire en sorte que les paysans puissent disposer à nouveau d’une gamme technologique simple, accessible d’un point de vue conception, et dont l’utilisation fait appel à un haut niveau de savoir-faire, au sensible, à l’expérience. Mieux vaut des cerveaux que des serveurs.

    Plus d’un millier de bâtiments/technologies/machines sont recensés et partagés sur notre site internet et dans notre forum. Sur cet aspect documentaire, encyclopédique, la stratégie logique est d’aller de plus en plus vers une complétude sur le plan technologique de l’ensemble des systèmes de production. Exemple : brasserie paysanne, boulange paysanne (avec des documents complets pour accompagner le cheminement des projets de A à Z). L’idée est de développer une cohérence et une autonomie des communautés paysannes sur l’ensemble des processus techniques, technologiques. Il est dommage par exemple de produire du blé de qualité puis de l’envoyer dans une minoterie où il sera mélangé avec d’autres grains industriels.

    Nous voulons aussi participer à faire émerger une véritable contre-expertise paysanne, critique des technologies agricoles. C’est un des enjeux du programme de recherche qui sera lancé à l’automne prochain autour de la vaste question de l’Économie de la machine agricole en France. Ce travail passera par la mise en place de travaux d’enquête de paysans citoyens pour comprendre les déterminismes des choix en matière d’agro-équipements.

    Dans les prochains mois, nous développerons une méthodologie d’accompagnement à la restructuration des friches agro-industrielles. Il y a un gros phénomène de renouvellement des populations paysannes, avec de nombreuses personnes qui ont envie de s’investir, et partant de l’existant, reprennent les grandes infrastructures agricoles désormais anachroniques pour en faire autre chose.

    #Communs #Atelier_Paysan


  • ’Flint Is the Urban Crisis of the Century’: A Conversation With Anna Clark - Pacific Standard
    https://psmag.com/environment/flint-is-the-urban-crisis-of-the-century

    By now, Americans are generally familiar with the long-term disaster in Flint, Michigan, where lead in the drinking water highlights our nation’s failing infrastructure and the inadequacies of government’s current response to public-health crises. But to see Flint’s crisis fully, one must understand what Michigan resident and journalist Anna Clark calls “the American urban tragedy”—the history of segregation that has been built into the architecture of America’s cities for centuries. In her new book, The Poisoned City: Flint’s Water and the American Urban Tragedy, Clark digs deep into our nation’s industrial past to tell the story of Flint’s water alongside the story of our collective urban tragedy.

    From Flint’s genesis as a functionally segregated auto manufacturing center, to the “white flight” inspired by desegregation in the 1960s, to the near vacancy of the city after General Motors auto plant closures in the 1990s, Clark details Flint’s rise and fall, and how its story is embodied in the lead that turned up in the water in 2014. When Michigan brought in an emergency manager to oversee the disastrous switch from treated water piped in via Lake Huron, to poorly treated water pumped from the notorious Flint River (all through pipes that hadn’t been used for decades), corrosive waterborne material came to poison the city’s citizens. But it was the poorer communities and communities of color that were disproportionately affected, and it’s these same communities where justice has taken the longest to prevail.

    When we talk about cities, we are talking about people. For all the high-pitched coverage of Flint, sometimes the human stories—in all their range and contradictions and depth and beauty—have been lost in the noise. For decades this city has been made invisible and its voices dismissed. Nonetheless, the residents have continually shown up, worked together, shared knowledge, and advocated in every way they could imagine. They weren’t victims waiting to be rescued by someone else; they were agents of their own lives. I wanted not just to tell that story, but to show it.

    Flint has a lot to teach the nation about the value of community organizing. No one single person has all the answers, nor should he have all the power. This is why transparency laws, strong independent journalism, clear environmental regulations, robust public institutions, and empowered community engagement are meaningful checks against corruption.

    #Flint #Environnement #Eau_potable #Communs_urbains


  • Au-delà du numérique, un avenir en commun | Solidarum
    http://www.solidarum.org/au-dela-du-numerique-avenir-en-commun

    Le big data, c’est-à-dire l’analyse et le traitement de données massives en quasi temps réel, les réseaux sociaux, les plateformes collaboratives et plus largement les outils et applications numériques seraient-ils plutôt un problème ou une chance pour les enjeux de solidarité de nos sociétés mondialisées ? Les citoyens ont-ils les moyens, en s’appropriant les nouvelles technologies, d’être acteurs de la ville de demain ? Et de la rendre plus solidaire ? Les éclairages prospectifs de Valérie Peugeot, chercheuse aux Orange Labs, commissaire à la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) et Présidente de l’association Vecam, qui travaille depuis une vingtaine d’années sur les enjeux de citoyenneté et de solidarité liés au numérique.

    #Communs #Culture_numérique


  • ARCH+: Inhalt » Projekte » An Atlas of Commoning » An Atlas of Commoning: English
    https://www.archplus.net/home/commoning/en/327,0,1,0.html

    Context

    Facebook, Airbnb and other companies, whose business models are based on the commer­cialization of social relationships, have transformed words like “community,” “sharing” or “us” into empty concepts­ that no longer represent solidarity or a progressive social agenda, but rather form the basis for an emerging platform capitalism. This economic development is accompanied by a global political shift fueled by traditional community notions of identity and affiliation, exclusion and discrimination.

    Against this background, the exhibition and publication project An Atlas of Commoning aims to recapture and redefine the open and emancipatory space of “us” as a concept. The project focuses on urban commons—here commons are to be understood as a set of practices dealing with the production and management of (material and immaterial) collective resources and spaces in gene­ral, rather than with the resources themselves, hence “commoning”, the verb, takes center stage.

    #Communs #Communs_urbains


  • Le Commun : la nouvelle alternative - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=I8ojfBD1diA

    Très riche présentation en une heure de la question des communs (et du commun). Des pratiques aux revendications instituantes.

    Le Commun est désormais le terme central de l’alternative au néolibéralisme. Les revendications autour du commun sont apparues dans le mouvement altermondialiste et écologique à la fin des années 90. Elles ont pris pour référence l’ancien terme de “commons ”, en cherchant à s’opposer à ce qui était perçu comme une “nouvelle vague d’enclosures ”. Commun est aussi le terme de référence d’une intense réflexion théorique et de nombreux travaux empiriques, à l’initiative d’Elinor Ostrom, portant sur la gestion des ressources collectives. Com- mun est en ce sens le nom d’une résistance à l’appropriation capitaliste et étatique et d’une recherche pratique de nouvelles formes d’autogouvernement. C’est cette donne nouvelle, ce moment singulier, que Christian Laval, professeur de sociologie à l’université Paris Ouest Nanterre la Défense, nous propose d’analyser.

    #Communs #Christian_Laval #Conférence