• L’#Europe, derrière murs et #barbelés

    A l’été 2021, la crise afghane a ravivé les divisions européennes. Entre devoir d’accueil et approche sécuritaire, l’UE n’arrive toujours pas à parler d’une même voix face aux demandeurs d’asile. Le déséquilibre est fort entre les pays d’arrivée, comme la Grèce ou l’Italie, aux centres d’accueil débordés, les pays de transit à l’Est, rétifs à l’idée même d’immigration, et les pays d’accueil au Nord et à l’Ouest de l’Europe, soucieux de ne pas froisser un électorat de plus en plus sensible sur ces questions. Résultat : plus de 30 ans après la chute du mur de Berlin et la fin du Rideau de fer, l’Europe n’a jamais érigé autant de murs à ses frontières.

    https://www.arte.tv/fr/videos/100627-116-A/europe-la-tentation-des-murs

    #murs #barrières_frontalières #asile #migrations #réfugiés #film #vidéo #reportage #histoire #chronologie #financement #financements #frontières_extérieures #refoulements #push-backs #Frontex #technologie #complexe_militaro-industriel

    On dit dans le reportage qu’il y aurait « plus de 1000 km d’infrastructure destinée à barrer la route aux migrants »

    La rhétorique de l’#afflux et de l’#invasion est insupportable dans cette vidéo.

  • Vaccins, la valse hésitation

    La France serait l’un des pays champions de l’hésitation vaccinale... Même en pleine pandémie de Covid-19, ce qui dans la patrie de Louis Pasteur peut sembler paradoxal.
    Si les anti-vaccins et les complotistes de tout bord sont bien sûr très actifs sur le web et les réseaux sociaux pour convaincre les hésitants des méfaits de la vaccination, la gestion politique désastreuse de plusieurs crises sanitaires comme celle de l’hépatite B ou de la grippe H1N1 a également sa part de responsabilité dans la cristallisation de la défiance.
    Avec l’éclairage d’experts et de nombreuses archives, ce documentaire de Jean-Luc Guidoin explore les ressorts passionnants du « je t’aime - moi non plus » des Français avec la vaccination.

    https://lcp.fr/programmes/vaccins-la-valse-hesitation-69716

    #Louis_Pasteur #Institut_Pasteur #histoire #Ligue_nationale_pour_la_liberté_des_vaccinations #libertés_individuelles #liberté_individuelle #santé_publique #vaccins #vaccination #mouvement_anthroposophe #Rudolf_Steiner #Fraternité_Saint-Pie-X #Andrew_Wakefield #hésitation_vaccinale #anti-vax #défiance #complosphère #complotisme #aversion_au_risque #Henri_Joyeux #Hépatite_B #controverse_médicale #pharmacovigilance #H1N1 #grippe_porcine #refus_vaccinal #réseaux_sociaux #Les_Vaxxeuses #sens_critique

  • Mon pays fabrique des #armes

    Depuis quelques années, les ventes d’armes françaises explosent et notre pays est devenu le troisième exportateur mondial. Pourtant, le grand public sait peu de choses de ce fleuron industriel français, de ses usines, de ses salariés, des régions productrices d’armes et des grandes instances d’État chargées de les vendre.
    Car la France exporte massivement vers le Moyen-Orient. Beaucoup vers l’Arabie Saoudite. Au sein de l’État, qui arbitre lorsqu’il s’agit de vendre à des régimes suspectés de crimes de guerre ? A quoi la realpolitik nous contraint-elle ? Dans le reste de l’Europe, la société civile réagit à cette question. Si les armes sont si cruciales pour l’emploi des Français, si elles participent autant à l’indépendance de notre pays, pourquoi y sont-elles un angle mort du débat public ?

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/54294_1

    #film #film_documentaire #documentaire
    #France #armement #commerce_d'armes #Dassault #Rafale #François_Hollande #Hollande #Inde #Qatar #Egypte #avions #bombes #munitions #missiles #MBDA #Nexter #Bourges #Avord #industrie_militaire #armée #La_Chapelle_Saint-Oursin #emploi #Jean-Yves_Le_Drian #ministère_de_l'armée #hélicoptère_Caïman #Direction_générale_de_l'armement (DGA) #commission_interministérielle_pour_l'étude_des_exportations_de_matériels_de_guerre (#CIEEMG) #Louis_Gautier #guerres #conflits #Cherbourg #CMN #Arabie_Saoudite #Yémen #crimes_de_guerre #ventes_d'armes #Traité_sur_le_commerce_des_armes (#TCA) #justice #contrat_Donas #Jean-Marc_Ayrault #licence_d'exportation #Jean-Charles_Larsonneur #canons_caesar #hypocrisie #impératif_de_vente #armes_de_surveillance #armes_d'interception #ERCOM #chiffrement #nexa_technologies #AMESYS #torture #complicité_d'actes_de_torture #Libye #al-Sissi #écoutes #Emmanuel_Macron #Macron #secret_défense

  • Une traversée du XXe siècle en 13 compositrices - L’influx
    https://www.linflux.com/musique/une-traversee-du-xxe-siecle-en-13-compositrices

    Parmi ces Grandes Femmes, citons entre autres Sainte Cassienne de Constantinople (IXe siècle), Hildegarde Von Bingen (figure essentielle de la musique religieuse médiévale), Beatritz de Dia (trobairitz du XIIe siècle), Francesca Caccini (première compositrice d’opéra au XVIIe siècle), Barbara Strozzi (première compositrice « professionnelle »), Elisabeth Jacquet de la Guerre (sous Louis XIV), Maria Teresa Agnesi (musique de chambre et symphonies, XVIIIe siècle), Maria Szymanowska (XIXe siècle) ou encore Louise Farrenc (spécialisée dans les œuvres pour piano), Fanny Mendelssohn et évidemment la fantastique Clara Schumann…

    Puis à l’aube du XXe siècle, toute une nouvelle génération de femmes écrivant de la musique émerge, créatrices puissantes qui bientôt s’affirmeront définitivement dans leur art, imposant non seulement des œuvres aussi riches et techniques que celles de leurs homologues hommes, mais présentant surtout une faculté indéniable à composer des pièces atypiques et originales (surtout à partir de l’après-guerre), un reflet assumé de leur propre monde intérieur, de leurs visions enfin détachées des académismes (défaut jusqu’ici équitablement partagé avec les compositeurs) et d’une tendance forte à l’expérimentation et aux chemins de traverse…

    Germaine Tailleferre
    Cathy Berberian
    Younghi Pagh-Paan
    Midori Takada
    Lili boulanger
    Alice McLeod
    Sofia Asgatovna Goubaïdulina
    Tségué-Maryam Guèbrou
    Daphné Oram
    Eliane Radigue
    Walter (Wendy) Carlos
    Serena Tamburini
    Cosey Fanni Tutti

    #musique #femmes #compositrices
    (par le rappeur #Lucio_Bukowski mais sous son boulot de bibliothécaire)

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-33

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Thinkerview : [VF] Julian Assange, […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Remi Brulin sur Twitter : "Greenwald: Saying “Wear a Mask” proves that Occupy Wall St was never a revolutionary mvt: they comply w/ the State! Also Greenwald: What’s so problematic with Libs & Leftist discourse is how they make sweeping judgments condemning groups of people w/out presenting any evidence" / Twitter
    https://twitter.com/RBrulin/status/1465696641214607380

    Glenn’s “logic” is so dumb. There is a pandemic. When I decide to wear mask I follow science & my doctor’s recommendations. I decide to protect others (& hope they’ll protect me) & it takes very little effort on my part. I am NOT “complying to a mandate fm the state like a sheep”

    #idiotie

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-32

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Praxis : Chantage à la dette, […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Une analyse détaillée du crédit qu’on peut apporter aux principales études médicales utilisées pour prouver les bienfaits de l’ivermectine
    https://astralcodexten.substack.com/p/ivermectin-much-more-than-you-wanted

    Quels outils et méthodes pour détecter les fraudes et évaluer les études médicales ?
    La difficulté à communiquer la science « In a world where scientists seemed like hostile aliens, I would hesitate to take the vaccine. »
    Les bulles sociales de connivence culturelles « About half of Americans are young-earth creationists. I have nothing against these people, I don’t deliberately ostracize them - yet none of my closest hundred friends are in this category. There’s about an 0.5^100 = 10^-31 chance that would happen by coincidence »

    #covid #ivermectine #science #fraude #biais-cognitifs #complexité

  • La Compil’ de la semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-31

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Le Média – Le Stagirite : […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

  • Se questa è l’Europa. Una cortina di ferro per i migranti

    La Polonia costruirà da dicembre una barriera per fermare il flusso di profughi spinti verso il confine dal governo della Bielorussia. Negli ultimi 50 anni costruiti 65 muri di confine

    Non sarà facile, quando toccherà agli storici, spiegare che l’epoca dei muri non è più solo quella del Vallo di Adriano o il tempo del cinese Qin Shi Huang, l’imperatore padre della Grande Muraglia. Epoche in cui le fortificazioni servivano a proteggersi dalle incursioni armate. Non nel 2021, quando miliardi di euro vengono investiti per respingere nient’altro che persone disarmate.

    Il 60% delle nuove barriere è stato voluto per ostacolare le migrazioni forzate. Negli ultimi 50 anni (1968-2018) sono stati costruiti oltre 65 muri di confine. L’Europa (26%) è seconda solo all’Asia (56%). A oltre trent’anni dalla caduta del muro di Berlino, il 60% della popolazione mondiale (circa 4,7 miliardi di persone) vive in Paesi che hanno costruito un qualche argine contro i flussi di persone.

    Il centro studi ’Transnational Institute’ ha calcolato che solo dal 1990 al 2019 i Paesi Ue dell’area Schengen si sono dotati di oltre mille chilometri di recinzioni. E presto saranno più del doppio. La spesa totale ha sfiorato il miliardo di euro. A cui andranno aggiunti gli stanziamenti per i 508 chilometri di frontiera che la Lituania ha deciso di puntellare con pali d’acciaio e filo spinato. Come la Polonia, del resto, che con i lituani condivide l’affaccio sulla Bielorussia. Ieri la conferma: da dicembre il governo polacco costruirà una nuova barriera al confine. «È sconcertante quanto avviene in più luoghi ai confini dell’Unione. È sorprendente – ha detto ieri il presidente Sergio Mattarella – il divario tra i grandi principi proclamati e il non tener conto della fame e del freddo cui sono esposti esseri umani ai confini dell’Unione» .

    Per venirne a capo bisogna seguire i soldi. Tanti soldi. Si scopre così che il filo spinato e le armi per ricacciare indietro i poveri sono prima di tutto un colossale giro d’affari. A poco servono le inchieste amministrative e quelle penali sulle operazioni condotte da agenzie come Frontex, nata per supportare la sorveglianza dei confini esterni e finita accusata di malversazioni e di aver cooperato nelle operazioni più cruente nei Balcani, nel Canale di Sicilia e nell’Egeo. Entro il 2027 si passerà dagli attuali 1.500 a 10mila effettivi, di cui 7 mila distaccati dalle forze dell’ordine nazionali, e avrà nel bilancio un budget superiore alla maggior parte delle agenzie dell’Unione Europea: circa 5,6 miliardi di euro fino al 2027.

    Direttamente o attraverso consociate, beneficiano dei cospicui investimenti europei le più importanti aziende del comparto difesa: tra cui #Airbus, #Thales, #Leonardo, #Lockheed_Martin, #General_Dynamics, #Northrop_Grumman, #L3_Technologies, #Elbit, #Indra, #Dat-Con, #Csra, #Leidos e #Raytheon. Tra i principali beneficiari degli appalti per i muri le grandi firme dell’industria bellica. C’è #European_Security_Fencing, produttore spagnolo di filo spinato, utilizzato nelle recinzioni al confine con Spagna/Marocco, Ungheria/Serbia, Bulgaria/Turchia, Auanche stria/Slovenia, Regno Unito/ Francia. Poi la società slovena “#Dat-Con” incaricata di costruire barriere in Croazia, a Cipro, in Macedonia, Moldavia, Slovenia e Ucraina.

    E ancora il costruttore navale olandese #Damen, le cui navi sono state utilizzate in operazioni di frontiera da Albania, Belgio, Bulgaria, Portogallo, Paesi Bassi, Romania, Svezia e Regno Unito, oltre che Libia, Marocco, Tunisia e Turchia. I francesi siedono al tavolo dei grandi appalti con “#Sopra_Steria”, il principale contraente per lo sviluppo e la manutenzione del Sistema d’informazione visti ( #Vis), il Sistema d’informazione Schengen (#Sis_II) e Dattiloscopia europea (#Eurodac). Poi di nuovo una compagnia spagnola, la #Gmv incaricata di implementare #Eurosur, il sistema europeo di sorveglianza delle frontiere esterne.

    Prima di oggi le imprese hanno beneficiato del budget di 1,7 miliardi di euro del Fondo per le frontiere esterne della Commissione europea (2007-2013) e del Fondo per la sicurezza interna – frontiere (2014-2020) di 2,76 miliardi di euro. Per il nuovo bilancio Ue (20212027), la Commissione europea ha stanziato 8,02 miliardi di euro al Fondo per la gestione integrata delle frontiere; 11,27 miliardi di euro a Frontex (di cui 2,2 miliardi di euro saranno utilizzati per acquisire e gestire mezzi aerei, marittimi e terrestri) e almeno 1,9 miliardi di euro di spesa totale (20002027) per le sue banche dati di identità e Eurosur (il sistema europeo di sorveglianza delle frontiere).

    Commentando le ultime notizie dalla frontiera orientale, il presidente della commissione Cei per i migranti, il vescovo Giancarlo Perego, ha usato parole che ben riassumono la deriva del continente dei muri: «Una sconfitta dell’umanesimo su cui si fonda l’Europa, una sconfitta della democrazia. L’Europa dei muri è un’Europa che dimostra di cedere alla paura, un’Europa in difesa da un mondo che cammina». Oppure, per dirla con Papa Francesco, le moderne muraglie sono «una cosa insensata, che separa e contrappone i popoli».

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/una-cortina-di-ferro-per-i-migranti

    #murs #barrières_frontalières #migrations #asile #réfugiés #frontières #complexe_militaro-industriel #business

  • Passe Sanitaire, conspirationnisme et luttes sociales, Wu Ming
    https://lundi.am/La-lutte-contre-le-Passe-sanitaire-dans-le-miroir-italien

    En Europe et pas seulement en Europe, les soulèvements de l’avenir seront toujours plus « impurs » et surprenants, au moins à leurs débuts. On comprenait déjà cela en 2018, en observant le soulèvement des Gilets Jaunes en France, et ce sera toujours plus ainsi au fur et à mesure que le capital, dans une accélération vertigineuse de sa subsomption réelle, dévore toujours plus d’existences, rendant toujours plus précaires même la vie de couches qui auparavant avaient une situation garantie. Ces soulèvement commenceront dans l’impureté parce que les personnes qui en seront les protagonistes ne disposeront pas du bagage de départ dont nous les aurions voulus munies : la mémoire des luttes ouvrières et des mouvements sociaux, une conscience de classe, une tradition familiale du conflit social, etc. Mais, paradoxalement, cette absence de mémoire les dispensera aussi de suivre des schémas préconstitués. C’est une chose dont Toni Negri aussi, dans une des différentes phases de sa pensée, a eu l’intuition, de manière vague. Il écrivit là-dessus dans un article de 1981 intitulé Erkenntnistheorie : elogio dell’assenza di memoria. [12]

    Les acteurs des prochaines vagues de luttes seront souvent « bi-conceptuels » : prolétaires (et en plus précaires) dans la nouvelle condition qu’ils vivent, et bourgeois dans une mentalité subsistante. Dans un premier moment, justement sous le choc du déclassement, ils chercheront à cultiver encore les valeurs petites-bourgeoises d’avant, restes de leur statut précédent.

    Comme dit le linguiste cognitif Georges Lakoff [13], nous devons nous adresser aux « biconceptuels » en nous adressant à la partie de leur esprit qu’ils ont en commun avec nous. Donc, il faudra « parler » à leur expérience des nouvelles conditions matérielles, à ce qu’ils vivent concrètement, à leur colère contre le système. Si nous ne le faisons pas nous, ce seront les fascistes et autres réactionnaires qui le feront, qui s’adresseront à l’autre partie de leur esprit, à la rancunière nostalgie de leurs privilèges blancs et bourgeois.

    Les mobilisations et situations de ce genre exigent un plus gros effort d’interprétation, une plus grande imagination politique et plus de patience. Ce n’est qu’avec la patience, et en renonçant à la tendance à catégoriser tout de suite ce qui se passe, qu’on peut espérer susciter des synthèses profitables. La hâte de juger typique des échanges sur les réseaux sociaux, ça oui, c’est sans l’ombre d’un doute, notre ennemie.

    (...) A ce point, la classe dirigeante, pour cacher ses propres responsabilités sur ce qui se passait, a lancé une série de diversions, basées sur le plus classique escamotage néo-libéral, déjà massivement utilisé avant la pandémie, dans ce qui concernait la biosphère, le climat, la santé : toute responsabilité de contagion a été reporté sur les citoyens et leurs comportements individuels. L’ensemble des lourdes restrictions appelées par commodité « lockdown » [confinement en français – NdT], à côté de mesures raisonnables, en contenait d’autres totalement privées de sens. Les lieux les plus exposés à la contagion (ceux de la production manufacturière, les plates-formes de la logistique et la transformation des viandes et d’autes aliments) restaient ouverts mais on interdisait et punissait des comportements inoffensifs comme de sortir de chez soi pour une promenade. Des hélicoptères de la police surveillaient les plages, des drones partaient à la chasse aux « transgresseurs » dans les forêts et les montagnes. On a promu une inutile et fallacieuse « culpabilisation du citoyen », comme l’a appelée le sociologue Andrea Miconi.

    Ceux qui ont défendu ces mesures restrictives « au nom de la science » ont en réalité alimenté peurs et croyances antiscientifiques. Aujourd’hui, il prouvé – mais on l’avait déjà compris l’année dernière – que la contamination à l’extérieur est très difficile. D’après toutes les études, la contamination au coronavirus à l’air libre va du « hautement improbable » au « presque impossible ». Et pourtant tous les boucs émissaires indiqués par le gouvernement et par les médias comme coupables de l’épidémie, étaient des personnes qui se trouvaient à l’extérieur : marcheurs, promeneurs, personnes qui menaient trop souvent leur chien pisser, jeunes qui buvaient une bière dans la rue, etc. Cependant, les foyers épidémiques de l’industrie ont disparu de tous les discours. L’apothéose a été atteinte en 2020 avec l’obligation du masque à l’extérieur et le couvre-feu à dix heures du soir, mesures qui n’avaient pratiquement rien de scientifique.

    #scientisme #complotisme

    • Les camarades qui, au milieu de mille difficultés, interviennent dans les rassemblements No Pass ne sont pas partis d’une lecture a priori, ils n’ont pas pensé tout résoudre avec des petites phrases au format Twitter : ils ont commencé à faire un travail politique dans cette situation, en se plongeant dans la contradiction plutôt qu’en l’esquivant.

      Ce que cherchent à faire ces camarade, c’est partir du « bi-conceptualisme » des personnes qui luttent avec eux. Ils ont quelque chose en commun avec nous ; l’idée que le système est répugnant, que les narrations dominantes sont des bobards, que les coûts de la pandémie sont assumés par les plus faibles, etc. Quelque chose d’autre les sépare de nous : les pseudo-explications qu’ils se donnent, les conclusions réactionnaires auxquelles ils parviennent en partant de ces prémisses, les boucs émissaires et personnages imaginaires auxquels ils s’en prennent (la Cabale, les Reptiliens, etc.) Nous devons trouver le moyen de parler à l’intersection entre eux et nous, à la « moitié » de leur façon de penser que nous avons en commun. De la dérive tout le reste. C’est comme le Tai Chi : les « formes », les séquences de mouvements longues et complexes, on ne réussit à les accomplir que si la posture de départ est la bonne.

      #Wu_Ming

  • Inceste : pour cette spécialiste, « les familles font souvent corps au profit de l’agresseur »
    https://www.franceinter.fr/inceste-pour-cette-specialiste-les-familles-font-souvent-corps-au-profit

    Corinne Grandemange a été violée par son oncle, dans une famille où la grand-mère a orchestré le silence autour de cet inceste, afin de protéger son fils coupable. Lorsqu’elle a confié les agissements de son oncle, Corinne Grandemange s’est entendu dire par cette grand-mère : « Tu l’as bien cherché ». Son père, ébahi quand il a appris les faits, a promis « de casser la gueule » à son beau-frère. Mais n’a rien fait, ni dénoncé.

    Aujourd’hui Corinne Grandemange porte aussi un regard plus professionnel (elle est psychopédagogue et conseillère d’éducation en établissement scolaire) sur ce scénario du silence, qui lui semble se répéter presque systématiquement.

    FRANCE INTER : Comment expliquer qu’autant de cas soient révélés aujourd’hui, notamment à travers le mot-clé #MetooInceste ?

    CORINNE GRANDEMANGE : "Si l’on parle aujourd’hui d’inceste plus facilement dans les médias, c’est parce qu’il y a eu des campagnes de sensibilisation sur les violences faites aux femmes. Petit à petit, cela a ouvert la porte. Aujourd’hui, le hashtag #metooinceste sur Twitter a permis de révéler l’importance du phénomène. Finalement, j’ai écrit ce livre, « La Retenue », après de multiples tentatives, parce que j’ai pensé à la solitude dans laquelle se trouvent tous ceux et toutes celles qui dénoncent ces faits."

    Pourquoi un parent, quand il apprend que son enfant est victime d’une situation incestueuse, ne commence-t-il pas par s’éloigner de l’agresseur, avec son enfant ?

    CORINNE GRANDEMANGE : « Les choses sont sues, mais sont tues. Les mères, ou les pères, quand ils apprennent que leur enfant est victime de situations incestueuses, continuent de maintenir le silence. Parmi les cas de victimes que j’ai eu à connaître, le parent au courant n’a jamais tenté de s’éloigner, n’a jamais pensé à fuir, avec son enfant victime, cette cellule familiale toxique. Souvent les familles font corps, au profit de l’agresseur, jusque devant le tribunal. »
    En moyenne deux enfants par classe sont victimes d’inceste
    À lire - Société
    Inceste : comment décadenasser la parole ?

    Est-ce que le statut quo qui s’installe dans les familles relève de la même logique que celui qui empêche certaines femmes victimes de violences de s’extraire de leur couple ?

    CORINNE GRANDEMANGE : « C’est un mécanisme de même nature, ce sont les mêmes ressorts, car partir et dénoncer entraîne trop de conséquences négatives. Les familles, si elles ne sont pas assurées de l’accompagnement que l’extérieur peut leur apporter, font le choix de mettre leurs fragilités de côté, pour sauver l’entité familiale. Bien sûr, il existe des cas où la mère met un terme à la situation, en se séparant d’un beau-père incestueux par exemple, mais ce ne sont pas les cas les plus fréquents. Mais les familles, en majorité, font corps et sacrifient la victime. »

    « Les familles, si elles ne sont pas assurées de l’accompagnement que l’extérieur peut leur apporter, font le choix de mettre leurs fragilités de côté, pour sauver l’entité familiale ».

    Il existe déjà des règles, des tribunaux et des sanctions. Malgré tout, ces faits semblent échapper au regard de la société ?

    CORINNE GRANDEMANGE : « Nous sommes dans un système patriarcal, où la vie politique est focalisée sur des figures masculines. Par nature un système comme le nôtre n’est pas prompt à dénoncer et faire tomber ces élites. Mais ça, ça met les familles en danger. C’est une première chose. Deuxième chose, qui concerne toutes les classes sociales, car le phénomène d’inceste ne connait pas les classes sociales : la société, à mon sens, n’apporte pas assez d’accompagnement, de garanties contre ce tabou. Donc je crois qu’il faut sortir de la personnalisation et de la médiatisation de cas particuliers, pour regarder le phénomène avec une vision anthropologique, et passer très vite à la mise en œuvre de solutions pragmatiques. »
    Michèle André
    À lire - Société
    « L’inceste, il faudra bien deux générations pour en sortir » selon Michèle André, ancienne ministre

    À quelle type de solutions pensez-vous ?

    CORINNE GRANDEMANGE : « Les membres des familles concernées _s_avent qu’ils ne seront pas accompagnés par l’extérieur. Elles ne sont certaines que de la dévastation et de l’explosion qui suivra la dénonciation du crime. Or il faudrait pouvoir porter plainte, avoir des procès en cour d’assises, disposer d’une politique d’accompagnement des victimes, des complices et des violeurs. L’imprescriptibilité, ça changerait la donne pour les violeurs, car ils sauraient que leurs faits restent gravés au regard de la loi. Dans mon cas particulier, je n’ai pas porté plainte contre mon oncle, car j’ai été mise en garde sur le caractère prescrits des faits, ce qui pourrait faire échouer un procès, et aujourd’hui, le seul recours qui me reste, c’est de me dire que sa conscience le rattrapera, peut-être. »

    « On pourrait mettre en place la présence beaucoup plus fréquente d’infirmières et de médecins dans les établissements scolaires, former les enseignants, créer des lieux d’accompagnement de la parentalité et proposer des groupes de paroles pour les victimes ».

    On n’est tout de même pas dans l’impunité ni le vide social complet...

    CORINNE GRANDEMANGE : « Pour l’heure, quand une solution est apportée par le corps social, c’est la prise en charge de l’Aide sociale à l’enfance, et la séparation des enfants d’avec leurs parents. Ce n’est pas complètement satisfaisant, cela peut même être dans certains cas d’une grande violence pour les victimes.

    On pourrait mettre en place la présence beaucoup plus fréquente d’infirmières et de médecins dans les établissements scolaires, former les enseignants, créer de lieu d’accompagnement de la parentalité et proposer des groupes de paroles pour les victimes.

    Il y a urgence à ce que le corps social crée ce terreau bénéfique pour les victimes et les familles. Il n’y a pas de honte à se retrouver impliqué dans un inceste, la responsabilité et la honte doivent revenir aux violeurs. Il faut le courage de parler et celui de faire confiance à la loi, car ça ne peut jamais se régler en interne ».

    #inceste et #complicité de la #famille

  • Using Static Analysis Online [Compiler Explorer]
    https://hownot2code.com/2021/11/10/using-static-analysis-online-compiler-explorer

    Do you want to try a static analyzer but you don’t feel like installing it and figuring the things out? That’s OK 😊 This #Video will tell you how to do it online and most importantly for free. By the way, this website allows you to check if your code compiles 😉 Code from video. … Continue reading Using Static Analysis Online [Compiler Explorer]

    #Tips_and_tricks #bugs #coding #CompilerExplorer #development #programming #static_code_analysis #technology #tools #tutorial
    https://1.gravatar.com/avatar/a7fa0bb4ebff5650d2c83cb2596ad2aa?s=96&d=identicon&r=G

  • Remi Brulin sur Twitter :

    "Someone just tried to post an article on Reddit based on my article below, which itself is based on @ronenbergman ’s revelations in his book “Rise & Kill First.” That post has been REMOVED by a moderator. Apparently this is not the first time this happens. https://t.co/jaZ6buLpWz" / Twitter
    https://twitter.com/RBrulin/status/1458102428071567367

    #Auto_censure #crimes #terrorisme #sionisme #complicité

  • « Où sont les Ghandi palestiniens ? » Dans le viseur de la « #communauté_internationale »

    Finnish Christian charity cuts ties with Palestinian NGO accused by Israel of aiding militants
    https://www.reuters.com/world/finnish-christian-charity-cuts-ties-with-palestinian-ngo-accused-by-israel-

    Asked by Reuters for evidence backing its accusations that the organisations funnelled money to PFLP, an Israeli official said such documentation was classified.

    #sionisme #complicité #crimes

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-29

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Marianne – Aquilino Morelle : « […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine

    • LES ALIBIS DU CAPITALISME

      Alors que la COP26 nous rappelle les effets destructeurs du capitalisme planétaire, on nous rejoue avec le projet de metaverse de Facebook la même pièce qu’avec la 5G, l’intelligence artificielle, les drones, les cryptomonnaies, la reconnaissance faciale ou la géolocalisation qui transforme les smartphones en appareils espions. Sauf que, cette fois, on a affaire à un projet qui n’a même pas l’alibi d’une quelconque utilité.

      Le metaverse, monde virtuel en 3D, nous propose de plonger dans un univers d’avatars au sein duquel on pourra jouer, comme ailleurs, mais aussi, selon Facebook, commercer, dépenser et travailler, c’est-à-dire vivre dans un monde de substitution qui ne sert à rien mais dont la fréquentation addictive devra rembourser les milliards de dollars d’investissement annoncés par l’entreprise. Du développement d’une économie parallèle incontrôlable à une épidémie de schizophrénie numérique, des intellectuels pointent déjà les dangers de ce projet. Mais il faut aller jusqu’au bout du raisonnement, qui conduirait à exiger des Etats qu’ils interdisent de proposer le metaverse au public.

      Marx l’avait écrit dès 1867 : dans le capitalisme, tout ce qui peut prétendre répondre à un besoin devient marchandise (ou service), peu importe que ce besoin naisse dans l’estomac ou dans l’imagination, qu’il soit réel ou artificiellement construit, qu’il relève de l’indispensable ou du futile. Le principe du système, c’est que tout ce qui se vend est légitime a priori et doit pouvoir se répandre, indépendamment de son utilité, de sa qualité ou de ses effets pervers. L’éthique et l’Etat n’ont pas à s’en occuper, les consommateurs sont seuls juges.

      Mais que se passe-t-il lorsque de nouveaux produits ou de nouveaux services font figure de boîtes de Pandore, font craindre que leurs effets délétères l’emportent largement sur leurs bienfaits ? Entre fatalisme et fascination technophile, on nous rappelle la liste des digues qui doivent permettre d’éviter la catastrophe et qui commandent, dès lors, de commencer par laisser faire : la responsabilité individuelle, les parents, l’école et la régulation.

      L’impossible mission assignée aux parents et aux écoles
      Commençons par la responsabilité. La 5G va polluer de manière massive en démultipliant les données véhiculées. Une fréquentation trop assidue des réseaux sociaux provoque des troubles psychiques, surtout chez les mineurs, ce dont ces réseaux sont conscients. On se doute déjà que le metaverse va mettre des utilisateurs fragiles en danger, puisque son but est de les river à cet univers parallèle 24 heures sur 24. Mais ce n’est pas grave : le consommateur est responsable ou censé l’être, il lui appartient d’apprendre le bon usage des outils qu’on lui propose, c’est à lui de maîtriser sa consommation pour éviter qu’elle lui nuise ou qu’elle nuise à la collectivité. Le capitalisme, c’est la liberté de choisir ce que l’on fait de son temps et de son argent : vous n’allez quand même pas en priver nos consommateurs ?

      Bien sûr, dans certains cas, il y va de nos enfants, qui méritent une attention particulière. Ou de la civilisation, lorsque le fonctionnement algorithmique des réseaux sociaux les transforme en vecteurs de haine ou de désinformation. Mais la parade est toute trouvée : les parents et l’école doivent éduquer les enfants et fabriquer ces adultes responsables dont je parlais au point précédent. Que les parents expliquent à leurs enfants le bon usage d’internet, les pièges à la pornographie numérique, les moyens d’éviter le harcèlement en ligne, le nombre d’heures de fréquentation des réseaux à ne pas dépasser… Et que l’école donne des cours d’éducation aux médias, qu’elle enseigne le bon et le mauvais usage des likes, qu’elle alerte sur les effets pervers de la surconsommation, qu’elle forme, elle aussi, des adultes responsables qui éviteront que le système se retourne contre eux…

      En réalité, les parents n’ont pas que cela à faire, ne sont pas armés pour relever ces défis, font face à des enfants dont ils n’ont pas envie de brider les désirs et sont souvent eux-mêmes, tout adultes qu’ils sont, des consommateurs assidus des technologies qu’on les invite à éloigner de leurs rejetons. Quand Netflix fait tout pour nous donner envie d’avaler cinq épisodes d’une série en une nuit, il n’aide pas les parents à jouer les contrefeux. Quant à l’école, elle croule sous les missions d’éducation « citoyenne » : on lui demande de parer à tous les maux sans qu’elle en ait le temps (l’horaire n’est pas extensible), les compétences (qu’elle se débrouille pour inventer les cours et les pédagogies adaptées à ces enjeux) et les moyens (il faut des enseignants formés à ces défis, alors que la pénurie de profs croît d’année en année).

      Agir avant qu’il soit trop tard
      Reste enfin l’alibi suprême : la régulation par l’Etat. On commence par laisser faire, on observe, on constate les dégâts et, quand ils s’avèrent trop lourds, on se demande comment réguler. Sauf que, dans l’intervalle, le phénomène que l’on tente de circonscrire s’est solidement installé, des habitudes sont prises, des emplois sont en jeu : y toucher devient difficile, et un lobbying intense bride l’intervention publique.

      On raisonne comme si force allait rester à la loi, comme si les Etats étaient plus puissants que les entreprises, alors que c’est l’inverse. Les entreprises lèvent des capitaux en Bourse, décident en petit comité et versent des salaires élevés pour s’offrir les meilleurs cerveaux : elles possèdent une réactivité et une détermination qui rend leurs stratégies redoutables. Les Etats, eux, doivent trouver des budgets pour développer leurs politiques, décident au terme d’un processus législatif qui prend des années et qui doit triompher de divisions partisanes, et doivent respecter des règles statutaires et des plafonds salariaux lors de leurs recrutements : ils sont plus lents, plus divisés et moins réactifs que les entreprises, qui gardent un temps d’avance. Face aux géants de la technologie, se fier à la régulation étatique revient à laisser un éléphant se balader dans un magasin de porcelaine en lançant une patrouille de souris à ses trousses.

      Bien entendu, on va me répondre que la réalité est ainsi faite et que l’on n’y peut rien, sauf à verser dans une économie dirigée dont personne ne veut. Le défi, effectivement, est colossal. Mais verser dans le fatalisme serait suicidaire : qu’on le veuille ou non, il faut parer aux effets destructeurs du système, et le faire avant qu’il soit trop tard.

      Vincent De Coorebyter dans Le Soir du 3 novembre 2021

      Source : https://www.facebook.com/groups/batiamourtsou/posts/10159554366446125

  • L’industrie de la #sécurité tire profit de la crise climatique

    Les pays riches, pires contributeurs au #changement_climatique, dépensent bien plus d’argent à renforcer leurs #frontières qu’à contribuer au #développement des pays pauvres : c’est ce qu’a étudié un rapport du Transnational Institute. Les habitants de ces pays sont pourtant les premières victimes de l’alliance occidentale entre business du #pétrole et de la sécurité.

    Le changement climatique est bon pour le #business. Du moins celui de la sécurité. C’est ce que démontre un #rapport publié ce lundi 25 octobre par l’organisation de recherche et de plaidoyer Transnational Institute. Intitulé « un mur contre le climat », il démontre que les pays les plus riches dépensent bien plus pour renforcer leurs frontières contre les migrants que pour aider les pays pauvres, d’où ils viennent, à affronter la crise climatique.

    Il décortique les #dépenses, dans ces deux domaines, des sept pays riches historiquement les plus émetteurs de gaz à effet de serre que sont les États-Unis, l’Allemagne, la France, le Japon, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada. Ils sont à eux sept responsables de 48 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Le Brésil, la Chine et la Russie, qui font partie des dix plus gros émetteurs aujourd’hui, ne sont pas inclus car, s’étant enrichis beaucoup plus récemment, ils ne sont pas considérés comme des responsables historiques.

    2,3 fois plus de dollars pour repousser les migrants que pour le climat

    Pour les États étudiés, les auteurs ont regardé leur contribution au « #financement_climatique » : prévu par les négociations internationales sur le climat, il s’agit de fonds que les pays riches s’engagent à verser aux pays dits en développement pour les aider à faire face à la crise climatique. Ils ont ensuite traqué les sommes allouées par chaque pays aux contrôles frontaliers et migratoires. Résultat : entre 2013 et 2018, ces sept pays ont en moyenne dépensé chaque année au moins 2,3 fois plus pour repousser les migrants (33,1 milliards de dollars) que pour contribuer au financement climatique (14,4 milliards de dollars). Et encore, les auteurs du rapport signalent que les pays riches ont tendance à surestimer les sommes allouées au financement climatique.

    Une disproportion encore plus criante quand on regarde en détail. Le Canada a dépensé 15 fois plus, l’Australie 13,5 fois plus, les États-Unis 10,9 fois plus. À noter que ces derniers sont en valeur absolue les plus dépensiers, ils ont à eux seuls mis 19,6 milliards dans la sécurité de leurs frontières sur la période, soit 59 % de la somme totale allouée par les sept pays réunis.

    Le cas des pays européens est moins explicite. La France pourrait avoir l’air de bon élève. A priori, elle dépense moins dans les contrôles aux frontières (1 milliard) que dans le financement climatique (1,6 milliard). Idem pour l’Allemagne (3,4 milliards dans la militarisation des frontières contre 4,4 milliards dans le financement climatique). Mais ce serait oublier qu’une grande partie des dépenses sécuritaires est déportée au niveau de l’Union européenne et de l’agence de contrôle des frontières Frontex. Celle-ci a vu son budget exploser, avec une augmentation de 2 763 % entre 2006 et 2021.

    Cet argent est très concrètement dépensé dans diverses #technologies#caméras, #drones, systèmes d’#identification_biométriques, et dans l’embauche de #gardes-frontières et de #gardes-côtes. « Il y a aussi une #externalisation, avec par exemple l’Union européenne qui conclue des accords avec les pays d’Afrique du Nord et des régimes totalitaires, pour qu’ils empêchent les migrants d’arriver jusqu’à leurs frontières », décrit Nick Buxton, un des auteurs du rapport interrogé par Reporterre. Ces partenariats contribuent à la multiplication des murs anti-migrants partout dans le monde. « La plupart des grands constructeurs de murs du monde ont reçu une aide des programmes d’externalisation de l’Union européenne ou des États-Unis (ou des deux, dans le cas de la Jordanie, du Maroc et de la Turquie) », pointe le rapport.

    L’édification de ces murs empêche-t-elle les pays riches de voir le drame qui se déroule derrière ? À travers divers exemples, les auteurs tentent de montrer l’injustice de la situation : en Somalie, à la suite d’une catastrophe climatique en 2020, un million de personnes ont dû se déplacer. Pourtant, le pays n’est responsable que « de 0,00027 % du total des émissions depuis 1850. » Au Guatemala, l’ouragan Eta ainsi que les inondations fin 2020 ont provoqué le déplacement de 339 000 personnes. Le pays « a été responsable de seulement 0,026 % des émissions de gaz à effet de serre ». Nombre de ces migrants Guatémaltèques tentent désormais d’atteindre les États-Unis, responsables à eux seuls de 30,1 % des émissions depuis 1850.

    Pourtant, parmi les pays riches, « les stratégies nationales de #sécurité_climatique, depuis le début des années 2000, ont massivement présenté les migrants comme des « menaces » et non comme les victimes d’une injustice », indique la synthèse du rapport. Le 11 septembre 2001, en particulier, a accéléré la tendance. Qui s’est maintenue : les budgets de militarisation des frontières ont augmenté de 29 % entre 2013 et 2018. Une orientation politique mais aussi financière, donc, saluée par l’industrie de la sécurité et des frontières.
    Taux de croissance annuel : 5,8 %

    « Des prévisions de 2019 de ResearchAndMarkets.com annonçaient que le marché de la sécurité intérieure des États allait passer de 431 milliards de dollars en 2018 à 606 milliards en 2024, avec un taux de croissance annuel de 5,8 % », indique le rapport. Une des raisons majeures invoquée étant « l’augmentation des catastrophes naturelles liées au changement climatique ». Il cite également la sixième entreprise mondiale en termes de vente de matériel militaire, Raytheon. Pour elle, l’augmentation de la demande pour ses « produits et services militaires […] est le résultat du changement climatique ».

    Transnational Institute, qui travaille sur cette industrie depuis un certain temps, a ainsi calculé qu’aux États-Unis, entre 2008 et 2020, les administrations de l’immigration et des frontières « ont passé plus de 105 000 contrats d’une valeur de 55 milliards de dollars avec des entreprises privées. » Si le mur de Trump a défrayé la chronique, « Biden n’est pas mieux », avertit Nick Buxton. « Pour financer sa campagne, il a reçu plus d’argent de l’industrie de la sécurité des frontières que Trump. »

    L’Union européenne aussi a droit à son lobbying. « Ces entreprises sont présentes dans des groupes de travail de haut niveau, avec des officiels de l’UE. Ils se rencontrent aussi dans les salons comme celui de Milipol », décrit Nick Buxton.

    #Pétrole et sécurité partagent « le même intérêt à ne pas lutter contre le changement climatique »

    Le rapport souligne également les liens de cette industrie de la sécurité avec celle du pétrole. En résumé, il décrit comment les majors du pétrole sécurisent leurs installations en faisant appel aux géants de la sécurité. Mais il souligne aussi que les conseils d’administration des entreprises des deux secteurs ont beaucoup de membres en commun. Des liens concrets qui illustrent, selon Nick Buxton, le fait que « ces deux secteurs ont le même intérêt à ne pas lutter contre le changement climatique. L’industrie pétrolière car cela va à l’encontre de son business model. L’industrie de la sécurité car l’instabilité provoquée par la crise climatique lui apporte des bénéfices. »

    Autant d’argent dépensé à protéger les énergies fossiles et à refouler les migrants, qui « ne fait que maintenir et générer d’immenses souffrances inutiles » dénonce le rapport. Les pays riches avaient promis d’atteindre 100 milliards de financements climatiques annuels pour les pays en développement d’ici 2020. En 2019, ils n’en étaient qu’à 79,6 milliards selon l’OCDE. Et encore, ce chiffre est très surévalué, estime l’ONG Oxfam, qui en déduisant les prêts et les surévaluations aboutit à environ trois fois moins. C’est cette estimation que les experts du Transnational Institute ont adoptée.

    « Il est évident que les pays les plus riches n’assument pas du tout leur responsabilité dans la crise climatique », conclut donc le rapport. Il prône des investissements dans la lutte contre le changement climatique, et des aides pour que les pays les plus pauvres puissent gérer dignement les populations contraintes de se déplacer. À l’inverse, le choix de la militarisation est « une stratégie vouée à l’échec, même du point de vue de l’intérêt personnel des pays les plus riches, car elle accélère les processus d’instabilité et de migration induite par le climat dont ils s’alarment. »

    https://reporterre.net/L-industrie-de-la-securite-tire-profit-de-la-crise-climatique

    #complexe_militaro-industriel #climat

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    déjà signalé ici par @kassem
    https://seenthis.net/messages/934692

    • Global Climate Wall. How the world’s wealthiest nations prioritise borders over climate action

      This report finds that the world’s biggest emitters of green house gases are spending, on average, 2.3 times as much on arming their borders as they are on climate finance. This figure is as high as 15 times as much for the worst offenders. This “Global Climate Wall” aims to seal off powerful countries from migrants, rather than addressing the causes of displacement.

      Executive summary

      The world’s wealthiest countries have chosen how they approach global climate action – by militarising their borders. As this report clearly shows, these countries – which are historically the most responsible for the climate crisis – spend more on arming their borders to keep migrants out than on tackling the crisis that forces people from their homes in the first place.

      This is a global trend, but seven countries in particular – responsible for 48% of the world’s historic greenhouse gas (GHG) emissions – collectively spent at least twice as much on border and immigration enforcement (more than $33.1 billion) as on climate finance ($14.4 billion) between 2013 and 2018.

      These countries have built a ‘Climate Wall’ to keep out the consequences of climate change, in which the bricks come from two distinct but related dynamics: first, a failure to provide the promised climate finance that could help countries mitigate and adapt to climate change; and second, a militarised response to migration that expands border and surveillance infrastructure. This provides booming profits for a border security industry but untold suffering for refugees and migrants who make increasingly dangerous – and frequently deadly – journeys to seek safety in a climate-changed world.
      Key findings:

      Climate-induced migration is now a reality

      - Climate change is increasingly a factor behind displacement and migration. This may be because of a particular catastrophic event, such as a hurricane or a flash flood, but also when the cumulative impacts of drought or sea-level rise, for example, gradually make an area uninhabitable and force entire communities to relocate.
      – The majority of people who become displaced, whether climate-induced or not, remain in their own country, but a number will cross international borders and this is likely to increase as climate-change impacts on entire regions and ecosystems.
      – Climate-induced migration takes place disproportionately in low-income countries and intersects with and accelerates with many other causes for displacement. It is shaped by the systemic injustice that creates the situations of vulnerability, violence, precarity and weak social structures that force people to leave their homes.

      Rich countries spend more on militarising their borders than on providing climate finance to enable the poorest countries to help migrants

      – Seven of the biggest emitters of GHGs – the United States, Germany, Japan, the United Kingdom, Canada, France and Australia – collectively spent at least twice as much on border and immigration enforcement (more than $33.1 billion) as on climate finance ($14.4 billion) between 2013 and 2018.1
      - Canada spent 15 times more ($1.5 billion compared to around $100 million); Australia 13 times more ($2.7 billion compared to $200 million); the US almost 11 times more ($19.6 billion compared to $1.8 billion); and the UK nearly two times more ($2.7 billion compared to $1.4 billion).
      - Border spending by the seven biggest GHG emitters rose by 29% between 2013 and 2018. In the US, spending on border and immigration enforcement tripled between 2003 and 2021. In Europe, the budget for the European Union (EU) border agency, Frontex, has increased by a whopping 2763% since its founding in 2006 up to 2021.
      - This militarisation of borders is partly rooted in national climate security strategies that since the early 2000s have overwhelmingly painted migrants as ‘threats’ rather than victims of injustice. The border security industry has helped promote this process through well-oiled political lobbying, leading to ever more contracts for the border industry and increasingly hostile environments for refugees and migrants.
      - Climate finance could help mitigate the impacts of climate change and help countries adapt to this reality, including supporting people who need to relocate or to migrate abroad. Yet the richest countries have failed even to keep their pledges of meagre $100 billion a year in climate finance. The latest figures from the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) reported $79.6 billion in total climate finance in 2019, but according to research published by Oxfam International, once over-reporting, and loans rather than grants are taken into account, the true volume of climate finance may be less than half of what is reported by developed countries.
      – Countries with the highest historic emissions are fortifying their borders, while those with lowest are the hardest hit by population displacement. Somalia, for example, is responsible for 0.00027% of total emissions since 1850 but had more than one million people (6% of the population) displaced by a climate-related disaster in 2020.

      The border security industry is profiteering from climate change

      - The border security industry is already profiting from the increased spending on border and immigration enforcement and expects even more profits from anticipated instability due to climate change. A 2019 forecast by ResearchAndMarkets.com predicted that the Global Homeland Security and Public Safety Market would grow from $431 billion in 2018 to $606 billion in 2024, and a 5.8% annual growth rate. According to the report, one factor driving this is ‘climate warming-related natural disasters growth’.
      – Top border contractors boast of the potential to increase their revenue from climate change. Raytheon says ‘demand for its military products and services as security concerns may arise as results of droughts, floods, and storm events occur as a result of climate change’. Cobham, a British company that markets surveillance systems and is one of the main contractors for Australia’s border security, says that ‘changes to countries [sic] resources and habitability could increase the need for border surveillance due to population migration’.
      – As TNI has detailed in many other reports in its Border Wars series,2 the border security industry lobbies and advocates for border militarisation and profits from its expansion.

      The border security industry also provides security to the oil industry that is one of main contributors to the climate crisis and even sit on each other’s executive boards

      - The world’s 10 largest fossil fuel firms also contract the services of the same firms that dominate border security contracts. Chevron (ranked the world’s number 2) contracts with Cobham, G4S, Indra, Leonardo, Thales; Exxon Mobil (ranking 4) with Airbus, Damen, General Dynamics, L3Harris, Leonardo, Lockheed Martin; BP (6) with Airbus, G4S, Indra, Lockheed Martin, Palantir, Thales; and Royal Dutch Shell (7) with Airbus, Boeing, Damen, Leonardo, Lockheed Martin, Thales, G4S.
      – Exxon Mobil, for example, contracted L3Harris (one of the top 14 US border contractors) to provide ‘maritime domain awareness’ of its drilling in the Niger delta in Nigeria, a region which has suffered tremendous population displacement due to environmental contamination. BP has contracted with Palantir, a company that controversially provides surveillance software to agencies like the US Immigration and Customs Enforcement (ICE), to develop a ‘repository of all operated wells historical and real time drilling data’. Border contractor G4S has a relatively long history of protecting oil pipelines, including the Dakota Access pipeline in the US.
      - The synergy between fossil fuel companies and top border security contractors is also seen by the fact that executives from each sector sit on each other’s boards. At Chevron, for example, the former CEO and Chairman of Northrop Grumman, Ronald D. Sugar and Lockheed Martin’s former CEO Marilyn Hewson are on its board. The Italian oil and gas company ENI has Nathalie Tocci on its board, previously a Special Advisor to EU High Representative Mogherini from 2015 to 2019, who helped draft the EU Global Strategy that led to expanding the externalisation of EU borders to third countries.

      This nexus of power, wealth and collusion between fossil fuel firms and the border security industry shows how climate inaction and militarised responses to its consequences increasingly work hand in hand. Both industries profit as ever more resources are diverted towards dealing with the consequences of climate change rather than tackling its root causes. This comes at a terrible human cost. It can be seen in the rising death toll of refugees, deplorable conditions in many refugee camps and detention centres, violent pushbacks from European countries, particularly those bordering the Mediterranean, and from the US, in countless cases of unnecessary suffering and brutality. The International Organization for Migration (IOM) calculates that 41,000 migrants died between 2014 and 2020, although this is widely accepted to be a significant underestimate given that many lives are lost at sea and in remote deserts as migrants and refugees take increasingly dangerous routes to safety.

      The prioritisation of militarised borders over climate finance ultimately threatens to worsen the climate crisis for humanity. Without sufficient investment to help countries mitigate and adapt to climate change, the crisis will wreak even more human devastation and uproot more lives. But, as this report concludes, government spending is a political choice, meaning that different choices are possible. Investing in climate mitigation in the poorest and most vulnerable countries can support a transition to clean energy – and, alongside deep emission cuts by the biggest polluting nations – give the world a chance to keep temperatures below 1.5°C increase since 1850, or pre-industrial levels. Supporting people forced to leave their homes with the resources and infrastructure to rebuild their lives in new locations can help them adapt to climate change and to live in dignity. Migration, if adequately supported, can be an important means of climate adaptation.

      Treating migration positively requires a change of direction and greatly increased climate finance, good public policy and international cooperation, but most importantly it is the only morally just path to support those suffering a crisis they played no part in creating.

      https://www.tni.org/en/publication/global-climate-wall

  • Les cimetières de Bruxelles et de Laeken pourront inhumer plus de 800 urnes biodégradables
    https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_les-cimetieres-de-bruxelles-et-de-laeken-pourront-inhumer-plus-de-800-ur

    Dès janvier prochain, les cimetières de Bruxelles et de Laeken pourront inhumer plus de 800 urnes biodégradables, a annoncé jeudi l’échevine des espaces verts de la Ville de Bruxelles, Zoubida Jellab.

    À partir du 1er janvier 2022, le cimetière de Bruxelles aura ainsi la capacité d’inhumer 500 urnes biodégradables et le cimetière de Laeken,


    Le cimetière de Laeken, le plus vieux cimetière de la région bruxelloise. © BRUNO FAHY / Belga

    Selon l’échevine, l’urne biodégradable est une urne de bois ou de carton qui sera inhumée devant un massif de fleurs et d’arbustes. Cette alternative innovante au cercueil ou à l’urne classique présente différents avantages : réduction de CO2, amélioration esthétique et paysagère, amélioration de la biodiversité.

    Qui dit nouvel espace vert, dit aussi nouvelles sources de nourritures et de refuges pour la faune, et notamment pour les insectes pollinisateurs. La biodiversité est ainsi favorisée.
     
    Réalisée en bois ou en papier, voire en autre matière, une urne biodégradable, pollue moins les sols et permet une réduction de la production de CO2.

    Une construction d’un cavurne ou columbarium est évitée, le transport est réduit, et l’énergie requise à la réalisation de l’urne est bien moindre par rapport à une urne métallique ou en pierre naturelle. La place destinée à l’inhumation est réduite, ce qui augmente l’aménagement vert au détriment d’une pierre tombale qui se désagrège au cours du temps et qui finit souvent en désuétude après le délai de concession. La charge d’entretien disparaît ainsi pour la famille.

    Une plaquette sera fournie par la Ville de Bruxelles pour que la famille en deuil puisse apposer le nom du défunt avec les dates de début et de fin de vie. Cette plaquette sera fixée sur le pupitre de la borne en acier corten.

    #CO2 #cimetière #Mort #décès #cercueil #urne #tombe #compost #biodégradable #Bruxelles

  • Comment l’algorithme de Facebook échappe au contrôle de ses créateurs
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/10/26/comment-l-algorithme-de-facebook-echappe-au-controle-de-ses-createurs_609988

    EnquêteFacebook Files | Dans des documents internes de l’entreprise, ses ingénieurs avouent leur incompréhension face à un code informatique aux effets imprévus, qui fait du réseau social une machine complexe, difficile à maîtriser.

    C’est peut-être le principal sentiment qui émerge à la lecture des « Facebook Files ». Parmi ces milliers de pages de documents internes à Facebook, récupérés par Frances Haugen, une ancienne employée, et transmis par une source parlementaire américaine à plusieurs médias, dont Le Monde, de nombreux passages semblent indiquer que Facebook ne comprend plus, ou mal, ce que font ses propres algorithmes. Et que son réseau social est devenu une machine difficile à contrôler.
    Les « Facebook Files », une plongée dans les rouages de la machine à « likes »

    Les « Facebook Files » sont plusieurs centaines de documents internes à Facebook copiés par Frances Haugen, une spécialiste des algorithmes, lorsqu’elle était salariée du réseau social. Ils ont été fournis au régulateur américain et au Congrès, puis transmis par une source parlementaire américaine à plusieurs médias, expurgés des informations personnelles des salariés de Facebook. En Europe, ces médias sont, outre Le Monde, le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, les chaînes de télévision WDR et NDR, le Groupe Tamedia, Knack, Berlingske et l’OCCRP.

    Ils montrent que Facebook consacre davantage de ressources à limiter ses effets néfastes en Occident, au détriment du reste du monde. Ils attestent que ces effets sont connus en interne mais les signaux d’alerte pas toujours pris en compte. Enfin, ils prouvent que les algorithmes de Facebook sont devenus d’une complexité telle qu’ils semblent parfois échapper à leurs propres auteurs.

    #Facebook_Files #Algorithmes #Complexité #Economie_attention

  • La réponse de Facebook au flot de messages antivaccination a été mal ciblée
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/10/27/contre-les-messages-antivaccination-l-approche-en-plusieurs-doses-de-faceboo

    EnquêteFacebook Files | D’après des documents internes, le réseau social a vite réagi contre les messages antivaccination. Mais les outils mis en place n’ont pas suffi à endiguer les nombreux messages problématiques.

    Mars 2021 : l’équipe chargée de lutter contre la désinformation médicale sur Facebook a une mauvaise surprise. Un message en anglais affirmant que « tous les vaccins contre le Covid sont expérimentaux » et que les personnes vaccinées « font partie de l’expérience » a été vu plus de 3 millions de fois et partagé plus de 50 000 fois, alors qu’il aurait dû être supprimé, conformément aux règles de modération du réseau social. Enquête faite, la raison de cette erreur de modération apparaît clairement : en raison d’un bug, l’outil automatique de Facebook a cru que le message était écrit en roumain, et l’a mal compris.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Facebook Files : hors des Etats-Unis, les failles de la modération dans des dizaines de langues

    Au-delà de l’anecdote – les erreurs commises par les algorithmes de détection automatique de Facebook sont courantes sur tous les sujets –, la pandémie a mis à rude épreuve les capacités de modération de la plate-forme, et l’a forcée à adapter sa manière de gérer de nombreux problèmes. C’est l’un des principaux enseignements que l’on peut tirer, à la lecture de nombreux documents internes à Facebook anonymisés, récupérés par son ex-employée Frances Haugen et transmis à plusieurs médias, dont Le Monde, par une source parlementaire américaine.

    #facebook_Files #Antivax #Complotisme #Economie_attention

  • La Compil’ de la Semaine
    https://www.les-crises.fr/la-compil-de-la-semaine-28

    Chaque semaine, nous vous proposons notre Compil’ de la Semaine : une sélection de dessins de presse à la fois drôles et incisifs, ainsi que des vidéos d’analyse participant à l’indispensable travail d’auto-défense intellectuelle. Bonne lecture et bon visionnage à toutes et à tous ! Dessins de Presse Vidéos Blast – Jancovici : Énergies […]

    #Miscellanées #Compil_de_la_Semaine #Miscellanées,_Compil_de_la_Semaine