company:afin

  • Bibliographie à l’usage de la presse | Insee
    https://www.insee.fr/fr/information/3678538

    Afin d’éclairer au mieux le débat économique et social, l’Insee a souhaité compiler les différents travaux, publications, fichiers produits par l’Institut et certains autres services de la statistique publique sur les sujets de revenus, de redistribution, et d’analyse territoriale.

    Il n’y a, à ce stade, aucune publication nouvelle ; il ne s’agit pas non plus d’un recensement exhaustif des productions des services de la statistique publique. Mais il nous apparaît utile de donner accès à tous aux travaux les plus importants réalisés ces dernières années, qui permettent de documenter au mieux, et avec des chiffres que les statisticiens jugent fiables, les débats actuels.

    Sommaire
    15 Fractures territoriales
    12 Émissions de CO2 / Fiscalité écologique
     5 Inégalités monétaires
    10 Bien-être / Pauvreté en condition de vie
    12 Pouvoir d’achat
     6 Mobilité sociale / Sentiment de déclassement / Inégalités inter-générationnelles
     5 Consommation / Dépenses contraintes
     1 Travailleurs pauvres

    soit 66 liens vers des documents (ou quelques séries) produits par l’INSEE. J’ai fait précéder les titres de chapitres du nombre de liens…


  • Censure à l’Education Nationale !

    https://aix.snes.edu/censure-a-l-education-nationale.html

    Alors que les mobilisations lycéennes se poursuivent, et que les professeurs et les parents, en allant protéger les jeunes dans les rassemblements et les manifestations, contribuent heureusement à ce que le mouvement se développe maintenant dans le calme et selon des formes d’expression conformes aux règles du débat démocratique, l’Education Nationale prend des dispositions inédites pour empêcher que ce débat puisse avoir lieu dans les établissements scolaires entre les différentes composantes de la communauté éducative, enseignants, parents et lycéens.

    CE.13I SECRETARIAT PARTICULIER IA13 <ce.sp13@ac-aix-marseille.fr>
    Date : mer. 12 déc. 2018 à 14:31
    Mesdames, Messieurs les Chefs d’établissement, Chers collègues,
    Afin d’éviter que ne s’installent chez nos élèves et leurs parents, des éléments d’information relatifs à la réforme du lycée et du baccalauréat, tronqués, incomplets voire fallacieux, je vous demanderai de bien vouloir veiller à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d’élèves et élèves.
    Sans vouloir aller à l’encontre des droits réglementaires de nos collègues enseignants en termes de réunions d’information syndicale ou de travail autour de ces évolutions, il est important que nous restions maîtres des messages construits à l’intérieur de nos structures.
    Par ailleurs, si des réunions associant enseignants, parents et élèves se sont déjà tenues au sein de vos établissements à votre insu, voire contre votre gré, je vous remercie de bien vouloir m’en faire part pour notre information.
    Avec mes remerciements et l’assurance de mon soutien en ces temps difficiles,
    DB, le DASEN des Bouches-du-Rhône

    Non contente d’instrumentaliser les Conseils de la Vie Lycéenne pour intimider les jeunes et leur faire une présentation irénique des réformes, sans qu’aucun adulte ne puisse apporter nuance, questionnement ou contradiction, l’Education Nationale, par la voix de son plus haut représentant dans le département, appelle en des termes explicites à empêcher l’organisation de réunions publiques, par les élus représentant la communauté éducative dans les Conseils d’Administration.
    Cette volonté d’empêcher toute discussion sur les réformes Blanquer n’est pas seulement un terrible aveu de faiblesse ou un mouvement de panique, c’est aussi l’affirmation d’une volonté sans précédent dans l’Education Nationale de réduire les personnels au silence.


    • Afin de convaincre le Roy d’adopter un ton plus poli envers les gueux, ils firent paraître devant sa Majesté les plus grandes sommités de science po qui lui prouvèrent que le gueux avait certes congénitalement le cerveau amoindri, mais qu’il restait humain. Emmanuel 1er fut surpris !


      #macron20h : Emmanuel 1er rappelle aux gueux qu’avant de faire la Révolution il leur faut passer le bac, travailler pour acheter un costume, devenir banquier, puis ministre puis Président. Sinon ils resteront des riens.


  • Julien Coupat, le Préfet de Police Delpuech, les Gilets Jaunes, Tarnac et moi
    http://www.davduf.net/julien-coupat-le-prefet-de-police-delpuech-les

    Sitôt connue, l’interpellation de Julien #Coupat « à titre préventif », le matin de l’acte IV des #GiletsJaunes, a tourné en boucle sur les radios et TV.

    Lors de l’affaire dite de « #Tarnac », j’avais rencontré celui qui n’était pas encore Préfet de Police de Paris, mais qui avait été à la manœuvre lors de l’affaire. Michel #Delpuech était l’ancien directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie au plus fort des événements.

    Afin d’éclairer les événements du week-end, voici le chapitre complet que je lui consacre dans mon livre « Tarnac, Magasin général » (Calmann Lévy / Pluriel)

    #Police #Justice #Répression


  • #Sida, un héritage de l’époque coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’#Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.


    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale
    #aids #HIV #colonialisme #colonisation #histoire #santé #maladie #film #documentaire #Congo #Congo_belge #épidémie #pandémie #singes #chimpanzé #VIS #Afrique_équatoriale_française #Cameroun #Congo_français #maladie_du_sommeil #vaccination #syphilis #déforestation #globalisation #prostitution #mondialisation #santé_publique #chasse #contamination_entre_espèces #virus


  • The Ghost of King Leopold II Still Haunts Us – Media Diversified

    https://mediadiversified.org/2015/04/20/the-ghost-of-king-leopold-ii-still-haunts-us-belgium-colonization-

    Merci Meta pour le signalement !

    In an article entitled “The Early Spread and Epidemic Ignition of HIV-1 in Human Populations” in the magazine Science in October 2014, Nuno Faria and his fellow researchers revealed the location of Ground Zero for one of the world’s most deadly infectious diseases—HIV. They discovered that HIV-1 originated in Kinshasa, the capital city of the Democratic Republic of Congo (DRC) and explain that the deadly virus spread throughout the Congo via the railroad network. HIV-1 was subsequently transmitted by Haitian professionals back to Haiti and then to the United States (1).

    Faria and colleagues presented their research findings as follows:

    Our estimated location of pandemic origin explains the observation that Kinshasa exhibits more contemporary HIV-1 genetic diversity than anywhere else. It clarifies why the oldest known HIV-1 sequences were sourced from this city and why several early cases indicative of AIDS are linked to Kinshasa (p. 57).

    #congo #léopold #massacre #génocide #colonialisme

    • ça me rappelle le livre « Les fantômes du roi Léopold » que j’avais lu il y a 20 ans...
      Les Fantômes du Roi Léopold, un #holocauste oublié

      « Le remarquable document d’Hochschild dépasse toutes les autres études sur le Congo. Il montre comment l’Europe entière - et les États-Unis - s’est rendue complice de l’holocauste perpétré par le roi Léopold sur le peuple congolais. », Nadine Gordimer.
      « Un ouvrage exceptionnel, profondément stimulant, qui m’a bouleversé comme l’avait fait en son temps Au cœur des ténèbres, et pour la même raison : parce qu’il révèle les horreurs cachées commises au Congo. Passé obscur, sur lequel Hochschild fait la lumière, c’est notre passé à tous. », Paul Theroux.
      Dans les années 1880, alors que l’Europe se lance dans la colonisation de l’Afrique, le roi #Léopold_II de #Belgique s’empare, à titre personnel, des immenses territoires traversés par le fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population subit travail forcé, tortures et mutilations, au point qu’on estime à 10 millions le nombre d’Africains qui périrent. Tandis que Léopold II continue de cultiver sa réputation d’humaniste, des voix commencent à dénoncer ce crime de masse, donnant naissance au premier mouvement international de défense des droits de l’homme du XXe siècle…
      Avec une force d’évocation exceptionnelle, Adam Hochschild peint le portrait d’un roi mégalomane et décrit les combats de ses opposants, la vie des témoins - explorateurs, missionnaires - et celle des victimes. S’il révèle un épisode tragique de l’histoire contemporaine, il dissèque aussi l’ensemble du système colonial, offrant des clés indispensables à la compréhension d’une actualité dramatique.


      https://www.librairiedialogues.fr/livre/852912-les-fantomes-du-roi-leopold-un-holocauste-oublie-adam-hoch

      Ce livre m’avait profondément marquée...
      #livre

    • Et ce reportage passé sur arte sur la question #sida et #HIV, en lien avec le #colonialisme et la #colonisation :
      Sida, un héritage de l’époque coloniale

      Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

      Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

      Catastrophe en germe
      Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
      Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

      https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

      #film_documentaire #documentaire #film #épidémies #santé #maladie

    • Je viens de voir qu’il y a une « Avenue Léopold II » dans le 16e arrondissement et je me demande « quelle est la date limite » : on aurait pas idée de nommer une rue Pol Pot, Pétain, Staline ou Hitler, mais Léopold II ne pose pas de problème. Date limite, vers 1900 ?

      

      Il y a des exceptions comme Robespierre qui a ses rus en province ou en banlieue mais pas à Paris parce que c’était un personnage « assoiffé de sang » :

      Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/une-rue-robespierre-dans-la-capitale_1541487_3232.html

      ❝Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      Robespierre n’était pas au sein du Comité de salut public le personnage « assoiffé de sang » qu’un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite.

      Publié le 27 juin 2011 à 13h35 - Mis à jour le 27 juin 2011

    • @cdb_77 c’est peut-être un autre pétin ? si c’est la bonne orthographe sinon c’est Pétain

      https://www.france24.com/fr/20130409-france-derniere-rue-marechal-petain-debaptisee-belrain

      Le petit village de Belrain, dans la Meuse (Est), possédait la dernière rue en France dénommée en hommage au Maréchal-Pétain. Sur décision de ses élus, le lieu a été débaptisé et attend son nouveau nom. La dernière « rue du Maréchal-Pétain », en France, a été débaptisée.

      Seulement en 2013 !

    • • il y a une rue de Petin à Baileux, juste à côté des bières de Chimay dans le Hainaut belge,

      • il y a une rue du Petin à Verchin, sur les bords de la Lys dans le Pas-de-Calais

      • il y a un Henri Pétin (et quelques autres cf. les homonymes en haut de page)

      Henri Pétin — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_P%C3%A9tin

      Henri Pétin est un homme politique français né le 16 avril 1870 à Paris et décédé le 20 janvier 1911 à La Seyne-sur-Mer (Var).

      Biographie
      Auteur de théâtre et de chansons sous le pseudonyme d’Henri de Mamers, il est aussi à la tête d’une maison de commerce en métaux à La Seyne-sur-Mer et se lance dans la construction navale. Maire de La Seyne-sur-Mer de 1904 à 1911, conseiller général, il est député du Var de 1909 à 1910, siégeant au groupe radical-socialiste.


  • L’AG de #Lyon2 vote le blocage des #Campus

    Afin de faciliter la participation aux mobilisations sociales en libérant les membres de la communauté universitaire de leurs obligations, l’Assemblée Générale des étudiant.e.s et des personnels de l’#Université_Lumière_Lyon_2 appelle au blocage du campus Porte des Alpes (Bron) le vendredi 7 décembre 2018 et à organiser un #barrage filtrant sur le campus Berges du Rhône. Communiqué de l’AG.


    https://rebellyon.info/L-AG-de-Lyon2-vote-le-blocage-des-Campus-19899
    #blocage #résistance #université #fac #France #Lyon


  • Deux millions d’enfants sont déscolarisés au Yémen, selon l’UNICEF, dont 500000 depuis l’entrée en guerre de la coalition saoudienne.
    Plusieurs dizaines de milliers de morts, 14 millions de personnes en situation de « pré-famine », un Etat en déréliction totale, une inflation insoutenable (41,8 %), unecroissance inexistante (-10 %)… Et une éducation nationale qui ne cesse de s’étioler. Depuis que le conflit yéménite s’est internationalisé, en mars 2015, 500000 enfants ont été contraints de quitter les bancs de l’école, vient d’alerter Meritxell Relaño, la représentante de l’UNICEF au Yémen. Ce qui porte le
    nombre d’enfants déscolarisés à plus de 2 millions sur l’ensemble du pays. Des chiffres qui indiquent, certes, que les Yéménites n’ont pas eu besoin qu’une guerre éclate pour voir leur système scolaire se casser la figure. Mais qui doivent tout de même inquiéter au plus haut point. Si les combats entre la coalition saoudienne – qui épaule l’armée du président yéménite, Abd Rabo Mansour Hadi – et les rebelles Houthis devaient durer encore des mois, combien de dizaines, voire de centaines de milliers d’enfants innocents supplémentaires seraient éloignés des écoles ?
    C’est notamment à Hodeïda, dans l’ouest du pays, que la situation est la plus alarmante. La ville portuaire, aux mains des combattants chiite mais assiégée depuis plusieurs mois par la coalition, a connu la semaine dernière un nouveau regain de violence, alors que Martin Griffiths, l’envoyé spécial des Nations unies (ONU) au Yémen, avait réussi à imposer une trêve de quelques jours. Le week-end dernier, les Saoudiens ont conduit quelque 35 raids aériens sur la zone, selon un porte-parole des Houthis, causant la mort d’une trentaine de personnes, combattants progouvernementaux comme rebelles. Dans ces conditions, impossible d’assurer l’acheminement des enfants à l’école – les convois de toute sorte étant régulièrement pris pour cible. Résultat : « Plus de 60 000 garçons et filles ne sont pas scolarisés à cause des combats dans et autour de la ville portuaire de Hodeïda, s’inquiète Meritxell Relaño. Seul un élève sur trois est en mesure de poursuivre ses études et moins d’un quart des enseignants est présents à l’école. »

    Pourparlers de paix.
    Tandis que la violence soutenue, dans la région, a contraint plus du tiers des écoles à fermer, dont 15 situées en première ligne et d’autres gravement endommagées ou utilisées comme abris pour des familles déplacées, la plupart du personnel éducatif
    n’a pas touché de salaire depuis plus de deux ans, selon l’UNICEF. Et si « beaucoup d’enseignants ont été obligés de fuir les violences ou de trouver d’autres moyens de joindre les deux bouts », ajoute Mme Relaño, d’autres continuent coûte que coûte d’aller à l’école pour éduquer les jeunes Yéménites. « Leur engagement en faveur de l’apprentissage des enfants à apprendre n’est rien d’autre qu’héroïque », a d’ailleurs souligné la représentante de l’UNICEF au Yémen. Afin de les aider – matériellement mais également moralement -, l’agence onusienne élabore en ce moment un programme visant à leur payer de petites sommes en espèces tous les mois. Le temps que la crise salariale passe. Ce qui n’est toutefois pas près d’arriver. Tous les fonctionnaires étant ainsi délaissés par l’Etat.
    D’où l’importance, selon Meritxell Relaño, que « les autorités yéménites travaillent de concert pour trouver une solution au paiement des salaires. » Et, surtout, pour que « la guerre sur les enfants au Yémen »cesse. Fin octobre dernier, Geert Cappelaere, le directeur de l’UNICEF pour le Moyen-Orient, avait déclaré que le
    pays de la péninsule Arabique, où 30 000 enfants meurent chaque année de malnutrition, selon lui, « est un enfer sur terre pour 50 % à 60 % des enfants. Un enfer pour chaque garçon et chaque fille. » Un enfer que seuls l’arrêt définitif des combats et l’érection d’une solution politique peuvent faire disparaître. La semaine dernière, alors que plusieurs tentatives de pourparlers entre coalition saoudienne et Houthis ont déjà échoué, l’ONU a annoncé que les deux parties semblaient d’accord pour s’assoir autour d’une même table et discuter de la paix. Ce qu’a confirmé l’ambassadeur britannique au Yémen, Michael Aron, après qu’il s’est entretenu avec les Saoudiens et les Houthis. Qui devraient donc, sauf revirement de
    dernière minute – du déjà vu… -, se retrouver cette semaine à Stockholm, en Suède.

    Le Monde Arabe (éditorial 2018-12-03)


  • North Sentinel : derrière la mort d’un missionnaire, une longue histoire de résistance
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/11/30/north-sentinel-derriere-la-mort-d-un-missionnaire-une-longue-histoire-de-res

    L’archipel était connu des navigateurs chinois, malais et birmans. D’après l’anthropologue Ajay Saini, qui a publié une tribune dans le quotidien britannique The Guardian après la mort de John Allen Chau, ils y menaient des expéditions ayant pour but d’enlever certains de leurs habitants pour les réduire en #esclavage et les vendre sur d’autres rivages.

    A partir du début du XIXe siècle, les peuples insulaires d’#Andaman ont dû faire face à un ennemi encore plus destructeur : l’#Empire_britannique, qui affirmait déjà son emprise sur les #Indes, installe, après les révoltes indiennes de 1857, une colonie pénitentiaire pour les rebelles sur l’île.

    Sa construction donne lieu à de vastes campagnes de #déforestation auxquelles les habitants de l’archipel résistent. Une dizaine de peuples se liguent. Afin de défendre leur habitat, ils forment des troupes de plusieurs milliers de personnes et se préparent à attaquer la garnison britannique. Prévenues du projet par un espion, les troupes impériales écrasent les guerriers insulaires, mettant fin à leur espoir de voir les envahisseurs quitter leurs foyers au terme de cet épisode relaté par Ajay Saini dans la même tribune.


  • Collections pour dyslexiques et petits lecteurs – Prof & Doc – Site des document listes de l’académie de Besançon
    http://documentation.ac-besancon.fr/collections-pour-dyslexiques-et-petits-lecteurs

    Depuis quelques années, les éditeurs proposent des titres conçus tout spécialement pour les petits lecteurs et ou les dyslexiques.

    Afin d’y voir plus clair, voici une proposition d’analyse croisée de 4 de ces nouvelles collections.

    Cette comparaison s’organise en 4 grands points d’analyse :

    Le fond : qui écrit ? Et quel type de texte ?
    Le public : à qui est destiné le livre ?
    La forme : couleur du papier ? Police de caractère spécifique ? …
    La validité scientifique : apport scientifique à l’élaboration du livre ?

    #Dys #inclusion #lecture


  • Leonard Schein : Les dangers des groupes de conscientisation masculins | Scènes de l’avis quotidien
    https://scenesdelavisquotidien.com/2018/10/21/leonard-schein-les-dangers-des-groupes-de-conscientisation-masculins/#more-669

    Leonard Schein : Les dangers des groupes de conscientisation masculins

    L’apparition de groupes de conscientisation masculins doit être vue comme une étape positive de la lutte contre le sexisme. De nos jours, il est important que les hommes commencent à travailler avec d’autres hommes à de nouvelles façons de détruire la traditionnelle « connivence masculine ». Que des hommes mettent au travail d’autres hommes est nécessaire et va dans le bon sens pour trois raisons principales.

    Tout d’abord, les hommes ont depuis longtemps l’habitude, lorsqu’ils travaillent avec les femmes, de s’approprier leur travail, de traiter les femmes de manière sexiste, d’orienter l’énergie du mouvement vers des intérêts masculins, et de faire des problèmes des hommes une priorité. Quelques exemples permettent d’illustrer ce processus de détournement. Le mouvement de la Nouvelle Gauche a toujours crié haut et fort l’importance de combattre l’oppression des peuples à travers le monde. Mais cette même Nouvelle Gauche a mis beaucoup de temps à reconnaître l’oppression des femmes. Elle a par la suite développé une rhétorique creuse de soutien à la libération des femmes, mais dès qu’il fallait établir les priorités, les questions féministes étaient reléguées en dernière place. La Nouvelle Gauche ne s’intéresse qu’au bien-être de certaines catégories de populations opprimées. Ces populations sont celles qui s’accordent avec l’analyse marxienne traditionnelle : les travailleurs (masculins), les populations du Tiers-Monde (masculines) et les personnes de couleur du nord de l’Amérique (masculines). La lutte des femmes pour accéder au statut d’être humain n’a jamais été prise au sérieux par les militants de la Nouvelle Gauche. Nous sommes dans la situation où l’énergie militante est dévolue à la libération d’hommes opprimés.

    Non seulement la Nouvelle Gauche n’a pas travaillé à être utile aux femmes, mais, de surcroît, sa logique collective masculine à la mode « Macho Marx » a perpétué et renforcé la pire division patriarcale des rôles. Le chauvinisme masculin a été le nouveau « petit livre rouge » de la Nouvelle Gauche ; le mouvement était complètement autoritaire et dominé par les hommes. Les hommes faisaient le travail important pendant que les femmes étaient coincées dans des tâches domestiques et de secrétariat merdiques. Les « leaders » masculins radicaux sont devenus des rock stars entourées de « groupies » chargées de les satisfaire sexuellement après leur rude journée à combattre l’impérialisme.

    Le Gay Liberation Front [Front de Libération Homosexuelle] est un autre exemple de lutte politique au sein de laquelle les hommes ont évincé les femmes du mouvement. A ses débuts, le Gay Liberation Front était un mouvement politique à la fois d’hommes et de femmes homosexuelles, mais au bout d’un moment il fût clair pour les lesbiennes qu’il n’était plus possible de travailler politiquement avec les hommes gays. Ces derniers canalisaient leur énergie et leur priorité en direction des hommes, tout en adoptant des positions politiques néfastes pour les femmes (soutien à la pornographie, au sado-masochisme, et refus de tenir compte de la division des rôles butch/femme). Les hommes gays étaient sexistes à l’égard des femmes et dirigeaient le mouvement de manière autoritaire. Le psychisme masculin des hommes gays, de la même façon qu’au sein de la Nouvelle Gauche, a empêché les lesbiennes d’être prises au sérieux dans leur bon droit en tant qu’être humaines à part entière.

    Le monde hétéro a son lot d’exemples également. Lors de la Convention Nationale Démocrate de 1972, au moment critique, George McGovern a lancé par dessus bord les questions féministes. Un autre exemple est celui de l’ACLU [Union américaine pour les libertés civiles] et de la President’s Commission on Obscenity and Pornography [Commission présidentielle sur l’obscénité et la pornographie] qui, sous couvert de soutien à la liberté d’expression et liberté de presse, ont été les principales protectrices de la légalisation de la pornographie et de la prostitution. La pornographie et la prostitution oppriment les femmes, instaurent des modèles de sexualité anti-femmes et consolident domination masculine et misogynie. Les politiciens hommes et les partis politiques ont toujours bradé « leurs » soutiens féminins pour des raisons de « réalisme politique ».

    La deuxième raison importante pour que les hommes collaborent ensemble est notre impératif de nous attaquer directement à la violence masculine et à la misogynie. Nous ne pouvons plus choisir la solution de facilité, celle d’avoir un rapport aux femmes dans lequel elles nous éduquent et nous, nous les épuisons émotionnellement. Nous devons plutôt faire directement face à la violence et à la haine envers les femmes qui est en nous. Nous devons nous attaquer à notre misogynie comme structurelle dans notre psychisme, afin de pleinement nous comprendre nous-mêmes et vraiment reconnaître la peur dans laquelle nous forçons les femmes à vivre chaque jour.

    La troisième raison est que nous avons des expériences similaires, un psychisme, des perceptions et un point de vue sur le monde à discuter entre nous. Nous avons tous été socialisés dans des rôles masculins. Ensemble nous pouvons mieux explorer les tréfonds de notre psychisme masculin – deux têtes valent mieux qu’une. Nous avons également besoin les uns des autres pour découvrir de nouvelles façons de créer des liens aux gens en tant qu’êtres humain.es à part entière : avec émotion et empathie, sans compétition, sans agression et délire autocratique, pour générer des relations ouvertes, sensibles, égalitaires et d’entraide. Nous savons très bien ce que nous vivons, et nous ne pouvons plus prétendre aider les autres avec « leur » oppression (en particulier les femmes) car nous sommes ceux qui avons besoin d’un coup de pouce ; nous sommes les ennemis ; nous sommes ceux qui opprimons et objectivons les femmes ; et nous sommes les êtres humains inachevés et dysfonctionnels.

    Je crois qu’il devrait y avoir trois principes fondamentaux à la base de tout groupe de conscientisation masculin. Avant d’adhérer à un groupe, tout homme devrait être d’accord avec ces propositions essentielles. D’abord, l’acceptation complète du féminisme radical, en théorie et en pratique. J’entends par là que nous devons accepter l’idée que le patriarcat est la contradiction sociale première à partir de laquelle découle les autres modèles d’oppression – capitalisme, impérialisme, esclavage, racisme, etc. La division des rôles que la société impose aux hommes et aux femmes doit être activement combattue (mise en pratique de la théorie). Par ailleurs, nous devons considérer le psychisme masculin et ses expressions concrètes comme l’obstacle principal au plein humanisme dans le monde, et nous devons mesurer le privilège dont nous bénéficions en tant que classe/caste à l’encontre des femmes. Nous devons aussi reconnaître que même si les hommes et les femmes pâtissent des règles patriarcales, notre façon d’en pâtir est différente, qu’elle est en fait qualitativement moindre que celle des femmes. L’effacement, la détresse, l’absence de pouvoir et les violations que les femmes endurent sont de loin bien plus traîtres que la douleur lié au rôle masculin. Même en tant qu’êtres humains inachevés, inconsistants, nous bénéficions de privilèges et de pouvoir : la culture, le monde, Dieu sont tous faits à notre propre image.

    Le deuxième principe est l’acceptation de la sensibilité comme une part valide et nécessaire du nouvel homme que nous essayons de créer. Nous devons évaluer les limites d’une discussion logico-intellectualo-rationnelle et concentrer notre énergie sur la découverte et l’exploration de notre potentiel sensible.

    Le troisième principe est qu’en tant qu’hommes, nous ne pouvons jamais parler au nom des femmes. Les hommes antisexistes ne peuvent pas récupérer et prendre le contrôle du Mouvement féministe. Nous devons reconnaître notre dette envers le féminisme et le fait que, pour la plupart d’entre-nous, le principal déclencheur pour nous préoccuper du sexisme provient de femmes qui nous ont contraint à le faire, et aussi que le féminisme a déjà fourni la théorie, le cadre et les modèles pour nous. Actuellement, les femmes du mouvement féministe sont tellement plus avancées que les hommes pour ce qui est d’un psychisme pleinement humain que nous ne pouvons pas les faire reculer à notre niveau, mais au contraire tenter de nous élever au leur.

    Mon expérience des groupes de conscientisation masculins m’a appris à me méfier de quatre dangers. Le premier danger est que le groupe d’hommes peut servir à conspirer contre les femmes. Puisque la tendance dans ces groupes d’hommes est que nous ayons des amies en commun, il est important que nous ne nous liguions pas contre ces femmes. La plupart d’entre-nous rejoignons notre premier groupe de conscientisation car les femmes que nous fréquentons n’acceptent plus notre sexisme. Afin d’avoir des relations épanouissantes, pleines et entières, nous devons sérieusement nous occuper de notre masculinité. En intégrant ces groupes, nous sommes passés par un état émotionnel blessé, effrayés et confus, et nous cherchons donc des alliés pour nous soutenir émotionnellement. Il existe une tendance en nous à trahir les femmes pour gagner de la sympathie, nous rassurer et reconstruire notre ego en berne. Il existe également une tendance à nous présenter sous le meilleur jour (en particulier dans les débuts du groupe, avant que la confiance ne s’installe), sans réaliser les conséquences de ces mensonges vis-à-vis de nos partenaires féminines. Il y a aussi notre tendance à jouer la bataille d’egos avec nos amies : « Tu vois, je ne suis pas aussi mauvais que John… Tu vois, Bill est d’accord avec moi… Ralph me dit que Carol fait ceci sexuellement avec lui… »

    L’expérience du collectif « Brother » [Frère] à Berkeley, en Californie, illustre un aspect supplémentaire de collusion contre les femmes. John, un bisexuel, était marié à Scottie depuis huit ans et illes avaient deux enfants. Leur relation était monogame jusqu’à l’apparition du groupe d’hommes au sein duquel John « tomba amoureux » de Bill, un membre gay du groupe. Ce qui suit est la perception révélatrice de Bill à propos des sentiments de Scottie :

    « Après ça (John et Bill devenant amants), Scottie est sortie avec un autre homme. J’ai l’impression que d’une certaine façon Scottie s’est sentie obligée d’accepter ce que John voulait faire depuis l’année passée – ouvrir leur mariage à d’autres amant·es, et en particulier des amants pour lui… Finalement Scottie s’est sentie, durant cette année, moins aimée par John comme jamais auparavant. Elle a vu que l’amour de John pour moi et d’autres hommes était plus émotionnel, plus sentimental – il semblait être plus épris de ces hommes que d’elle-même. Scottie était blessée et opprimée par cette injustice… Mais parce qu’elle s’est sentie moins aimée et parce qu’elle n’est pas bisexuelle, je me suis retrouvé à changer mon homosexualité pour qu’elle soit moins menaçante pour elle. John a également changé la sienne mais moins que moi. Je me sens malhonnête à la fois envers moi-même et envers Scottie et je le vis comme un élément opprimant pour chacun.e de nous dans cette relation. John, Scottie et leurs deux enfants s’apprêtent à quitter la région. Nous avons envisagé, John et moi-même, que je les rejoindrais après l’été. J’en ai parlé à Scottie un grand nombre de fois. Elle se retrouve dans une position vraiment difficile. Si elle dit qu’elle ne veut pas que je les rejoigne, elle risque de rendre John malheureux et plein de rancune. Si elle approuve la situation, elle reste bloquée dans une situation inconfortable, dont elle aimerait s’écarter. Je pense qu’en tant qu’homme et qu’en tant qu’amant de son partenaire, je suis inévitablement oppressant pour elle dans cette situation. Je reste amant avec John parce que c’est ce que je veux, c’est ce qu’il veut et c’est ce que Scottie a accepté [c’est moi qui souligne] ».

    Joel, un autre membre gay du groupe, semblait reconnaître l’évidente oppression de Scottie au sein du triangle amoureux John-Bill-Scottie. Pourtant, lui et les autres membres du groupe des hommes n’ont rien fait pour bloquer et mettre un terme au sexisme de John et Bill. Le groupe donna son approbation tacite à la perpétuation des hommes qui entubent les femmes en tolérant leur relation et en étant a-critique à son sujet. Si les membres de « Brother » étaient vraiment engagés à lutter contre le sexisme, le groupe n’aurait pas été le lieu pour une telle logique collective et de tels comportements sexistes et destructifs. Les femmes, ayant typiquement moins de pouvoir et étant plus vulnérables dans toute relation avec un homme, perdent (à la fois économiquement et émotionnellement) quand les hommes s’allient entre eux pour défendre leurs propres intérêts. John gagne tout. Il maintient sa relation avec Bill en dépit de Scottie (la forçant à prendre un autre partenaire « sexuel »). John est même oppressant envers les hommes gays (particulièrement Bill) en ne les considérant pas sérieusement au sein d’une relation émotionnelle égalitaire alors qu’il « ne fait que baisser son froc d’une nouvelle façon ». Il apparaît clairement que John continue de forcer Scottie à accepter des compromis et des situations qu’elle ne choisit pas librement mais seulement qui lui permettent à elle et leurs deux enfants de survivre. Les groupes d’hommes devraient faire en sorte d’empêcher la récurrence de ce type d’expérience fâcheuse de « Brother ».

    Le deuxième danger que nous devons surveiller au sein de ces groupes concerne la colère que nous dirigeons vers les femmes qui nous ont forcé à confronter notre sexisme. Notre expérience ancestrale de la colère consiste à la transformer en violence. Aujourd’hui, en tant qu’hommes, nous sommes à la recherche d’une façon de gérer de manière saine notre hostilité. En nous ouvrant sensiblement comme jamais auparavant, nous ne savons pas vraiment quoi faire de notre colère, et particulièrement depuis que les femmes ne sont plus disponibles pour maintenir notre ego fragile. Les groupes doivent être vigilants à diriger leur colère vers sa vraie source, la société patriarcale et la socialisation masculiniste qui contraint chaque homme (y compris « les sensibles et doux comme nous ») à adopter un psychisme masculin suprémaciste. Notre colère est en nous. Nous devons en prendre la responsabilité et lutter pour changer. Cette colère ne peut pas être juste atténuée ou dirigée vers les femmes. Elle est au cœur même de notre psyché, et nous devons l’affronter honnêtement pour devenir pleinement humain.

    Le troisième danger est celui où nous pourrions arrêter de lutter contre notre propre sexisme individuel. Une fois que le groupe s’est réuni plusieurs fois, nous commençons à développer des méthodes pour nous nourrir les uns envers les autres tout en ayant des liens émotionnels plus étroits. Comme nous devenons plus collectivement sensibles et conscients de notre vulnérabilité, nous avons tendance à nous éloigner de la lutte contre notre sexisme car nous ne voulons pas blesser les hommes qui nous importent. Il est très important d’apprendre à être bienveillant et à prendre soin des autres, mais cela ne peut pas se faire de manière inconditionnelle et a-critique. La bienveillance inconditionnelle est un piège pour nous-mêmes et pour les hommes que nous apprécions. L’absence de critique est non seulement malhonnête, mais en plus elle nous permet d’abandonner la bataille contre le sexisme quand cela devient particulièrement douloureux. Nous développons alors un système sexiste plus dissimulé et sophistiqué afin de cacher nos privilèges masculins derrière des illusions trompeuses.

    Le quatrième danger est que notre conscientisation n’existe qu’à l’intérieur du groupe exclusivement. Les analyses et les prises de conscience découvertes au sein du groupe doivent mener à une pratique politique ayant pour objectif la destruction de l’autorité patriarcale, du sexisme et de la division en rôles. Nous devons changer la façon dont nous fréquentons nos ami·es – hommes et femmes – et nous devons critiquer leur sexisme. Nous devons être prêts à laisser tomber nos ami·es sexistes si la contradiction est trop importante. Ce défi doit être mené au travail et dans notre vie sociale. Nous devons également publiquement attirer l’attention, des hommes plus particulièrement, sur la prévalence du sexisme dans notre société. Faire face aux hommes qui violentent les femmes dans la rue (sifflements, remarques dénigrantes, objectification sexuelle) est une tâche difficile mais nécessaire. Nous ne devons pas laisser la menace que constitue la violence masculine nous effrayer et nous détourner de notre responsabilité dans la lutte contre le sexisme d’autres hommes. Il nous faut du collectif car il est difficile, en tant qu’individus sensibles, de s’occuper seul de la violence masculine. Nous devons également réorienter nos priorités en termes d’action politique vers les problèmes perçus par la psyché machiste comme « juste des problèmes de bonnes-femmes » : le soin aux enfants, la contraception, l’avortement, les lois contre le viol, la jurisprudence pour l’égalité des droits, etc. Ce ne sont pas des problèmes de femmes ou des problèmes secondaires, mais des problèmes au cœur même de la division en rôles des sociétés patriarcales. Si nous sommes vraiment sincères à propos de nos priorités, nous devons nous occuper des sujets politiques qui remettent en cause la loi patriarcale.

    Pour comprendre au mieux les groupes de conscientisation, lire l’article de Kathie Sarachild « Program for Feminist Consciousness-Raising » dans Notes from the Second Year : Women’s Liberation et « Consciouness-Raising : A Radical Weapon » dans Feminist Revolution.

    Leonard Schein


  • Ce visage bien connu des Haut-Viennois est passer par toutes les couleurs - le orange (du MoDem), le brun (du FN), le vert du glyphosate (avec la FDSEA), et le jaune (des gilets jaunes et de son syndicat FNSEA itou) - ces couleurs se marient très bien entre elles et forment une couleur virant vers le brun nauséabond...

    Afin de finir ce tableau bariolé aux variations multiples allant du glauque au kaki, il fallait que ce preux Lechevallier ajoute sa touche... par la participation à une télé-réalité : L’Amour est dans le pré. A savoir, que ce rebondissement dans sa carrière politique ne fait pas mouche. Bien au contraire, c’est tout à fait cohérent !
    Cette émission de télévision, qui fait son beurre sur la misère sexuelle et sociale en milieu agricole, est portée par le regard mercantile de la production et celui, compatissant et méprisant, des spectateurs. Par ce biais, elle permet de créer un spectacle de la misère en invisibilisant les violences structurelles subites par les paysans et agriculteurs (suicide, cancer, isolement, etc.). Ce show montre le problème social par le biais d’un prisme individuel et met sous silence la violence d’État, des syndicats et de l’agro-industrie.

    Enfin, ce n’est pas pour décrédibiliser ou chercher les détails dans le mouvement des gilets jaunes, mais à quelles conditions pouvons-nous participer à ce mouvement ? Est-ce que nous voulons à côté de nous des « populistes » de gauche et de droite qui viennent encadrer nos futurs débordements ? Bloquons tout et soyons vigilants !

    https://labogue.info/spip.php?article302#nh1
    #gilets_jaunes #labogue.info


  • L’élection brésilienne n’est qu’un aperçu de ce qui peut nous arriver.


    https://paris-luttes.info/l-election-bresilienne-n-est-qu-un-11003

    Bolsonaro victorieux c’est toutes les forces réactionnaires mondiales qui jubilent. Face à cela, les militants de gauche et les forces du mouvement ouvrier organisées semblent sidérées et désarmées. Il faut que cela change. Y compris en France. Et vite !

    #fascisme #syndicalisme #dystopie #racisme #homophobie
    @rezo

    • Nous ne sommes pas prêt et pourtant seules les luttes sociales peuvent nous sauver

      Il ne s’agit pas ici d’appeler à un front antifasciste. De toute façon un front avec qui ? La France insoumise continue à s’humilier sur les réseaux sociaux, s’embourbant dans des débats douteux sur le patriotisme de gauche. Lutte ouvrière n’a toujours pas compris que nous n’étions pas en 1917. Le NPA n’est qu’une grande bande gauchiste qui ne cesse de scissionner dans tous les sens sur des bases bizarres. Les organisations libertaires n’existent plus… Qui plus est, le front antifasciste n’a jamais été la preuve d’autre chose que l’imminence de la défaite. Il s’agit de s’organiser afin de faire vivre un rapport de force. Afin que les destructions sociales, qui accompagnent systématiquement les montées fascisantes, soient contrées. Afin aussi de reprendre le chemin du réel. Car c’est dans les luttes sociales que les langues se délient, ...

    • Il me semble, au contraire, que LO est parfaitement conscience du gouffre dans lequel nous nous retrouvons, marqué par des reculs réactionnaires de plus en plus profonds. Rien à voir avec une quelconque situation révolutionnaire comme en 1917 ! Cette semaine encore, elle répétait a l’attention du NPA ce qui caractérise sa position : « Le contexte de crise profonde du système capitaliste met la classe ouvrière face à des responsabilités majeures. En même temps qu’elle doit se battre pour ses besoins immédiats, contre les attaques du patronat et du gouvernement, et retrouver le chemin des luttes collectives pour défendre ses conditions d’existence, elle doit combattre les forces d’extrême droite qui sont pour elle un danger mortel. La conscience des travailleurs est cependant en retard sur les nécessités de la situation, et notre tâche est de nous adresser à eux et de leur dire la vérité sur les dangers de la situation actuelle. Nous devons leur dire que, s’ils ne veulent pas être écrasés, ils doivent se battre pour leurs intérêts collectifs et que cela implique de remettre en cause la domination du grand capital [...] L’aggravation de la crise et ses conséquences politiques nous imposent d’affirmer notre programme révolutionnaire, sans en brouiller le contenu et les perspectives au milieu d’une campagne fourre-tout ».


  • Carburants : qui sont les perdants ? | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/carburants-perdants/00086957

    Cependant, il convient de regarder plus finement le poids budgétaire des carburants car c’est une moyenne disparate entre des personnes qui possèdent une voiture et d’autres qui n’en possèdent pas (et pour qui le budget carburant est de zéro). C’est particulièrement vrai pour les premiers déciles : environ 40% des ménages du 1er décile ne sont pas motorisés contre moins de 10% des ménages du 10e décile. Si on ne regarde que pour les ménages motorisés, le poids du carburant sur le budget des ménages modestes ressort alors plus nettement.

    (sérieusement, on peut (doit !) oublier le graphique précédent immédiatement celui-ci dans l’article, effet de structure caractérisé !…)

    • Je ne comprends pas ce que tu veux dire : le graphique concerne uniquement « les ménages qui possèdent au moins une voiture ». Donc l’avertissement sur le fait que 40% du 1er décile ne possède pas de voiture ne le concerne pas, non ?

      Sinon, un peu embêté par le fait d’avoir absolument des graphiques pour expliquer la situation. Les 10% des plus riches qui n’ont pas de voiture n’ont pas besoin de voiture pour se déplacer. Mais parmi les 40% des plus pauvres qui n’ont pas de voiture, combien ont une alternative efficace pour leurs déplacements ? Et comment on peut rendre cela dans un graphique ?

    • Manque dans la version qui suit de l’article de Mathieu Chassignet, « chef de projet mobilité à Lille Métropole », la moitié des graphiques que l’on trouve là
      https://www.alternatives-economiques.fr/carburants-perdants/00086957

      Quelles catégories de population vont être les plus touchées par l’augmentation des prix du #carburant ? Après plusieurs semaines de débats, on a l’impression de ne pas y voir beaucoup plus clair. La plupart des médias ont mis en avant des situations individuelles, qui semblent indiquer que les plus pénalisés seraient les personnes à faibles revenus qui habitent en zone rurale, ou encore les familles qui s’éloignent pour trouver des logements plus grands. Afin d’objectiver les choses et de dépassionner le débat il semble aujourd’hui pertinent de se pencher sur des statistiques nationales.

      Nous présentons ici les résultats issus de deux études de l’INSEE qui sont menées de manière périodique et sont représentatives de la population française : l’enquête nationale #transports et déplacement de 2008, et l’enquête #budget de famille de 2011. Ces enquêtes sont certes un peu anciennes, les nouvelles éditions sont en cours et les résultats ne sont malheureusement pas encore disponibles. Cependant les grandes tendances qui se dégagent comportent beaucoup d’inertie (par exemple le choix d’implantation des ménages évolue lentement), et ne connaissent pas de bouleversement en quelques années.

      Commençons par regarder quelles sont les personnes qui sont les plus éloignées de leur #lieu_de_travail. A contrario de l’idée reçu qui voudrait que les personnes à faible revenus s’éloignent de leur lieu de travail, l’éloignement est en réalité proportionnel aux revenus du ménage. De plus, c’est une tendance qui s’accentue, comme en témoigne la comparaison entre les deux dernières enquêtes (1994 et 2008) : alors que la distance domicile-travail pour les personnes à faibles revenus est restée à peu près stable entre 1994 et 2008, elle a beaucoup augmenté pour les personnes aux revenus les plus élevés.

      Les personnes ayant les plus faibles revenus sont également celles qui utilisent le moins la voiture : 38% se rendent au travail en voiture contre 70% pour les catégories les plus aisées. Elles utilisent davantage la marche, les transports collectifs et le vélo.

      Concernant l’éloignement, il n’est pas non plus (en moyenne) le fait des familles qui iraient plus loin pour chercher un logement plus grand. Au-delà du cas particulier des personnes vivant seules, la distance est très similaire pour les autres ménages et sans être proportionnelle à la composition familiale.

      Le contexte urbain joue davantage : les habitants des pôles urbains sont en moyenne plus proches de leur lieu de travail que les habitants des zones périurbaines et rurales. Les écarts ne sont cependant pas aussi importants qu’on pourrait le croire, et on voit que les habitants du monde rural sont moins éloignés de leur lieu de travail que les habitants des communes multipolarisées ou de la périphérie des pôles urbains.

      Revenons sur la mobilité selon le niveau de revenu. Il ne faut pas tenir compte uniquement des déplacements domicile-travail (qui correspondent à une minorité des déplacements totaux). Si on tient compte de l’ensemble des déplacements sur une semaine, on retrouve la même corrélation entre distance parcourue et niveau de revenus.

      Cette même corrélation se retrouve sur le taux de motorisation : plus les revenus sont élevés et plus le ménage possède de voitures. Le 10e décile (les 10% les plus riches) possède plus de 2 fois plus de voitures que le 1er décile (les 10% les moins riches). De plus, les voitures possédées par les ménages aux revenus les plus élevés parcourent sur une année plus de kilomètres que les voitures possédées par les ménages aux revenus les plus faibles.

      Ce qui fait qu’au total, les ménages les plus aisés parcourent près de 3 fois plus de distance en voiture sur l’année que les ménages les moins aisés.

      Les 10 % les plus riches font trois fois plus de kilomètres en voiture que les 10 % les plus pauvres

      Bien qu’ils parcourent beaucoup moins de kilomètres, le problème des ménages aux plus faibles revenus est qu’ils possèdent des voitures plus anciennes et plus consommatrices de carburant.

      Mais la consommation plus importante de ces voitures anciennes est très loin de compenser le fait que les ménages aux faibles revenus roulent beaucoup moins. Comme le montre l’enquête Budget de famille, le budget carburant des ménages est proportionnel aux revenus, et les ménages aux revenus les plus faibles dépensent plus de deux fois moins en carburants que les ménages aux revenus les plus élevés.

      Le poids budgétaire des carburants (dépenses de carburants divisées par les dépenses totales du ménage) n’est donc pas plus important pour les ménages les moins aisés. Le budget #chauffage semble en revanche pénaliser davantage les ménages modestes par rapport aux ménages aisés (6% du budget vs. 4%). Le chèque énergie semble donc plus justifié qu’un chèque carburant d’autant plus que s’agissant du chauffage, il n’y a que peu de risque d’un effet rebond (qui résulterait sur une consommation d’énergie qui augmenterait). De plus, le chèque énergie bénéficie à tous les ménages en dessous d’un certain seuil de revenus alors qu’un chèque carburant bénéficierait uniquement aux ménages qui possèdent une voiture.

      Cependant, il convient de regarder plus finement le poids budgétaire des carburants car c’est une moyenne disparate entre des personnes qui possèdent une voiture et d’autres qui n’en possèdent pas (et pour qui le budget carburant est de zéro). C’est particulièrement vrai pour les premiers déciles : environ 40% des ménages du 1er décile ne sont pas motorisés contre moins de 10% des ménages du 10e décile. Si on ne regarde que pour les ménages motorisés, le poids du carburant sur le budget des ménages modestes ressort alors plus nettement.

      Enfin les chiffres montrent que l’éloignement d’une petite partie de la population produit une majorité des distances domicile-travail, et donc du trafic aux heures de pointe :

      Les 1% des français les plus éloignés produisent 9% des distances domicile-travail en voiture
      Les 7% les plus éloignés produisent 30% des distances domicile-travail en voiture
      Le quart des plus éloignés produit deux tiers des distances domicile-travail en voiture
      Une petite partie de la population, très éloignée, produit la majorité des distances domicile-travail
      Répartition de la population selon la distance domicile-travail et poids dans les distances domicile-travail parcourues, en %

      Ces chiffres devraient nous amener à réfléchir différemment : l’action publique se focalise généralement sur le transport et tient pour fait accompli l’étalement urbain ainsi que l’éloignement domicile-travail toujours plus important. Il faudrait aussi agir à la source en limitant au maximum l’étalement urbain (ainsi que l’augmentation des capacités routières), mais aussi en réfléchissant à des aides ou à une fiscalité visant à réduire l’éloignement domicile-travail. Cela reste encore malheureusement un angle mort des politiques publiques.

      De quoi éclairer la #concurrence_des_victimes_du capitalisme, ou au mieux, contribuer à une lecture d’un processus continu, à quelques interruptions près, de (dé)composition de classe.

    • Je parle du graphique intitulé Le budget carburant des ménages est proportionnel aux revenus qui pose problème, en particulier le message retenu pour son titre…

      • il compare le poids du poste carburants, selon le décile de revenus, mêlant donc ménages motorisés et non motorisés ; or, le taux de possession d’un véhicule est très fortement lié au revenu (on ne le voit qu’indirectement, le graphique qui indique cela donne le nombre moyen de véhicules par ménage (0,57 véhicule par ménage pour D1, 1,52 pour D10). Il y a donc un (violent !) effet de structure. Pour comparer graphiquement, il faudrait simplement dissocier ces deux types de ménages.

      • le titre me choque très vivement (d’autant plus qu’on est chez AlterÉco,…) : évoquer la proportionnalité (et donc, implicitement, une certaine forme d’équité) pour des poids dans le budget des ménages alors que la question majeure pour les bas revenus (D1) est l’incompressibilité des dépenses vitales me semble assez ahurissant.

    • Un graphique, vite fait avec les données disponibles sur les revenus 2011 sur le site de l’INSEE (j’ai pris les valeurs données par AlterÉco, je n’ai pas été voir la source, qui prend la moyenne du décile (en tant qu’intervalle)) et j’ai divisé par les valeurs des déciles (bornes supérieures desdits intervalles qui sont les déciles stricto sensu).

      proportionnalité ?…

      à comparer avec celui d’AlterÉco que @colporteur n’a pas mis et que, finalement, j’inclus…


  • Adieu la vie, adieu l’amour - Focus - Les mémos de la démo - Ined - Institut national d’études démographiques
    https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/adieu-vie-adieu-amour

    Centenaire de la Grande Guerre (1914-1918)

    Le numéro 3 de la revue Population de 2018 présente, dans son avant-propos, une analyse des inégalités de temps de survie chez les soldats "Morts pour la France" durant la Grande Guerre

    Cet article propose un éclairage précis et détaillé sur la mortalité des militaires français durant la Première Guerre mondiale, et choisit de centrer l’analyse sur leur temps de survie pendant la durée du conflit. Il contribue bien évidemment à l’établissement, toujours poursuivi, jamais achevé, d’un bilan démographique complet et définitif de cette guerre. Afin de fournir un cadre général aux conclusions de l’article, il est utile de rappeler certaines données multinationales concernant les pertes de ce qui a été souvent, et à juste titre, nommé l’« hécatombe » ou « la grande saignée ». 

    Selon une estimation moyenne et globale, la Grande Guerre a fait près de 10 millions de morts dont plus de 2 millions d’Allemands, près de 2 millions de Russes, près de 1,5 million de Français, 800 000 Britanniques et 650 000 Italiens, bien que ces chiffres fassent toujours l’objet de discussions. Ces dénombrements concernent des hommes appartenant aux classes d’âges comprises entre 19 et 40 ans, les plus fécondes et qui contiennent les effectifs les plus nombreux de population active. Ce sont les « générations sacrifiées ».

    Proportionnellement à sa population totale et parmi les pays alliés, la France a connu, après la Serbie, le nombre le plus élevé de morts, soit un peu moins que, parmi les empires centraux, l’empire ottoman. Ces morts correspondent aux militaires tués au combat. Si l’on y ajoute les blessés, prisonniers et disparus, on constate que ce sont les empires centraux qui en ont le plus pâti, tandis que la Serbie maintient sa triste première place chez les alliés. Environ 500 000 soldats sont morts après 1918 des suites de blessures reçues ou de maladies contractées pendant la guerre.

    Toutefois, ces considérations, qui envisagent les pertes humaines par rapport à la population totale, sont loin d’être satisfaisantes : il est en effet beaucoup plus intéressant et pertinent d’envisager la proportion des pertes par rapport à la population des mobilisés, population elle-même à caractériser par rapport à la population active. Il convient alors de tenir compte du fait qu’en fonction des sources convoquées, les chiffres des pertes s’avèrent très variables (voir tableau des effectifs selon les sources dans Rohrbasser, 2014, p. 16-17). Par exemple, pour la France, le nombre des mobilisés est compris entre 8 300 000 et 8 400 000, et celui des décès entre 1 320 000 et 1 460 000 individus. Pour le Royaume-Uni et l’Empire britannique, le nombre des mobilisés s’échelonne de 7 670 000 à 8 910 000 et les décès de 760 000 à 1 010 000 individus. En calculant une moyenne dans ces fourchettes et en étudiant la corrélation entre nombre de mobilisés et pertes, il apparaît clairement que les pertes sont proportionnelles au nombre de mobilisés, ce qui est conforme à la sinistre logique de la guerre.

     Le plus notable dans ces considérations demeure la disparité, donc la variabilité des chiffres selon les sources. Il est évident que la difficulté de l’enquête, les divergences de méthode entre écoles historiques, les lissages à la moyenne et autres manipulations – nécessaires mais non pour autant systématiquement appropriées – de nombres font qu’ici, comme dans bien d’autres cas relevant de la statistique, la prudence et la modestie sont de mise : il s’agit d’approcher la vérité et non de prétendre la détenir, encore moins l’imposer. 

    Cette prudence dans le calcul et l’interprétation des nombres est l’apanage des auteurs de cet article. Ceux-ci mettent en valeur l’existence d’un lien significatif entre le fait qu’il y ait eu des fusillés dans un régiment au début de la guerre et le temps de survie des soldats de ce régiment : il s’agit là d’une intéressante piste à explorer. Les auteurs suggèrent également que parmi les morts à la guerre, les mobilisés dès août 1914 ont subi en moyenne 18 mois de guerre avant d’être tués. Ils montrent que d’importants écarts dans la durée de survie apparaissent selon le grade et le corps. Toutefois, ils nuancent pertinemment la conclusion que l’on serait tenté d’en tirer quant à une reproduction de la hiérarchie sociale dans les différences de temps de survie au front. Par ailleurs, des facteurs contextuels, comme le département de recrutement ou le régiment d’affectation, montrent des écarts significatifs de durée de survie qui mériteraient, à l’occasion d’un autre travail, examen et approfondissement.

    • L’article, passionnant, est accessible en pdf ici
      https://www.ined.fr/fichier/rte/General/Publications/Population/2018/2018-3/inegalites-temps-survie-grande-guerre.pdf

      Conclusion

      Dans cet article, on s’est intéressé aux différences interindividuelles de temps de survie chez les soldats français décédés durant la Grande Guerre. L’analyse a été menée à partir d’un échantillon de plus de 17000 hommes « Morts pour la France ». Le temps de survie de ces soldats a été dé ni comme le nombre de jours écoulés entre le 2 août 1914, date de début de la mobilisation générale, et la survenue du décès. On a cherché à mettre en évidence à la fois les déterminants de cette durée de survie et les facteurs explicatifs d’une mort précoce, c’est-à-dire se produisant en 1914 plutôt qu’au cours des quatre années de guerre suivantes.

      Il ressort de cette analyse que la variance du temps de survie peut s’expliquer non seulement par des éléments tels que le grade et le corps d’affectation, deux caractéristiques re étant en partie l’appartenance sociale, mais aussi par des facteurs de contexte, que ces facteurs soient appréhendés au niveau du département de recrutement ou du régiment. Les résultats indiquent que certains choix stratégiques de l’état-major (engager en priorité les unités cantonnées à proximité du front ou constituées dans les départements les plus densément peuplés), ainsi que de possibles considérations politiques (mise à l’épreuve des régiments provenant de départements où l’attachement à la Nation est peut-être moins vif qu’ailleurs), ont pu affecter le « temps restant à vivre » des soldats. L’existence de différences systématiques liées à cet ensemble d’éléments, révélatrices d’inégalités entre soldats, suggère donc que la mort au front était empreinte d’un certain déterminisme.


  • Journées utilisateurs MicMac les 4-5 décembre 2018 à Aix-en-Provence
    https://linuxfr.org/news/journees-utilisateurs-micmac-les-4-5-decembre-2018-a-aix-en-provence

    MicMac est un logiciel libre développé par l’Institut Géographique National. Il est conçu par des photogrammétres pour une utilisation scientifique. Il s’articule autour de plusieurs briques logicielles qui sont actionnées les unes après les autres en fonction des besoins du calcul. Cette automatisation des étapes du calcul permet de gérer finement les données produites et est également un excellent outil pédagogique car il oblige l’utilisateur à maîtriser l’ensemble de la chaîne opératoire.

    Il est disponible sous Licence CeCILL version B (compatible BSD) sur Linux, Windows et MacOS. On peut également le compiler sur ARM Linux (Rapsberry Pi).

    Afin de fédérer la communauté des utilisateurs du logiciel MicMac, nous lançons un événement que nous souhaiterions renouveler chaque année.

    Les journées (...)


  • Diagnostic de l’Unédic sur l’essor des contrats courts, LE MONDE ECONOMIE | 07.11.2018, Anne Rodier
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2018/11/07/diagnostic-de-l-unedic-sur-l-essor-des-contrats-courts_5380227_1698637.html

    Etat des lieux avant l’ouverture, vendredi 9 novembre, des négociations sur l’assurance-chômage et l’encadrement des contrats courts. Six secteurs s’avèrent plus demandeurs pour ce type de contrats.

    Afin de faciliter les négociations de l’assurance-chômage qui s’ouvrent, vendredi 9 novembre, l’Unédic a publié en septembre un état des lieux du marché du travail. Le diagnostic relevait notamment une forte augmentation des contrats courts, dont l’encadrement devrait être discuté avec les partenaires sociaux, et surtout la concentration de ces contrats de travail de moins d’un mois sur quelques secteurs : hébergement-restauration, services administratifs, réparation automobile, transports, activités médico-sociales, arts et spectacles.

    Un phénomène qui rappelle que l’essor des contrats courts répond à des logiques sectorielles, comme l’activité saisonnière pour l’hôtellerie-restauration ou le besoin d’une continuité de services dans les activités médico-sociales, mais pas seulement.

    L’Unédic souligne notamment la différence d’impact sur le nombre de contrats courts entre les entreprises dont la compétitivité se gagne par la réduction des coûts et celles qui optent pour une compétitivité par la qualité de leurs produits ou services. Pour analyser les raisons d’augmentation des embauches en contrats courts, l’Unédic avait missionné le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour interroger les entreprises sur leurs pratiques.

    De cette enquête, il ressort que les entreprises qui favorisent la compétitivité-coût s’appuient sur une division forte du travail propice aux contrats courts, avec la mise en place de réembauches régulières d’un ou plusieurs mêmes employés par un même employeur. C’est ce qu’on appelle une « relation suivie ». « Les quatre cinquièmes des embauches en CDD d’un mois ou moins se font chez un ancien employeur », précise l’Unédic. Les « relations suivies » concernent quelque 400 000 personnes.

    En revanche, les entreprises qui privilégient la compétitivité par la qualité anticipent davantage et « tentent de circonscrire leurs difficultés de recrutement par un développement de la polyvalence, par le recours à des actions de formation professionnelle de leurs salariés, par des rotations sur poste, etc. Ce type de stratégie limite, de fait, leur recours aux contrats de courte durée. »

    Même si les entreprises interrogées estiment que leurs contrats courts ne sont pas substituables à des CDI, elles ne considèrent le contrat à durée indéterminée comme la norme d’emploi que « pour les postes qualifiés ».

    #chômage #emploi #précarité

    • https://www.humanite.fr/emploi-geoffroy-roux-de-bezieux-sonne-la-charge-contre-le-cdi-663417

      Sous couvert de lutte contre le chômage, le numéro un du #Medef prône un contrat de travail unique qui abolit la différence entre #CDD et #CDI. Après les lois travail, «  la question du contrat de travail doit être reposée  », plaide le #patron_des_patrons.

      A lors que la négociation sur l’assurance-chômage s’ouvre aujourd’hui (lire page suivante), le Medef avance ses pions pour pousser au moins-disant social. Son président, Geoffroy Roux de Bézieux, a proposé de s’attaquer à une «  spécificité française  »  : le contrat de travail en CDI, dernier rempart des salariés. «  Je ne peux pas me résoudre à un marché du travail aussi dual et binaire, la question du contrat de travail doit être reposée de façon apaisée avec un socle de droits communs entre CDD et CDI  », a assuré au Journal du dimanche le patron des patrons. La mesure paraît inoffensive, mais ses conséquences sont redoutables  : il s’agit de faire disparaître le contrat à durée indéterminée. Gonflé à bloc par un gouvernement pro-business, le Medef remet ainsi en selle son projet de contrat de travail unique. Il pourrait s’inscrire dans les pas du «  contrat de projet  » porté en 2007 par la commission Attali, sous Nicolas Sarkozy, à laquelle avait participé Geoffroy Roux de Bézieux aux côtés… d’Emmanuel Macron.

      La fonction de protection du CDI est remise en cause depuis des années par la montée en puissance de mesures libérales, inspirées par le Medef. Le pouvoir octroyé aux patrons de licencier facilement et à moindre coût s’est élargi au fil des réformes du droit du travail. L’employeur peut rompre un CDI pendant la période d’essai sans motif particulier et dans le cadre d’un licenciement économique. Les ordonnances Macron ont même consacré le plafonnement et la barémisation des indemnités prud’homales, qui fragilise de facto le CDI. L’employeur peut violer la loi en toute tranquillité  : il paiera le minimum, les indemnités sont réduites et planifiables en cas de poursuite devant les prud’hommes pour licenciement abusif. «  C’est un gain de rapidité  », s’est réjoui Geoffroy Roux de Bézieux.

      Mais cet affaiblissement du CDI ne suffit pas au patron des patrons, qui exerce un chantage à l’emploi  : «  Avoir un continuum entre CDD et CDI, qui s’adapte aux différents modèles économiques des entreprises, serait pertinent.  » En clair, le patronat veut en finir avec un CDI jugé «  rigide  », qui le dissuade de ce fait d’embaucher. Le contrat de travail unique serait ainsi un remède contre le chômage  : en réduisant le risque pour les patrons, on incite ces derniers à créer de l’emploi. Les réformes du droit social ont pourtant injecté une dose de «  flexibilisation  » sur le marché du travail.Le Medef a un tableau de chasse garni de contrats ultraprécaires, dérivés du CDI. Dernier exemple éloquent  : le CDI de chantier, utilisé dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, est étendu à tous les secteurs d’activité sous le doux nom de «  CDI d’opération  ». C’est une sorte de contrat de louage, comme au XIXe siècle  : il peut durer des mois et être rompu à tout moment par le patron. L’employeur ne verse pas de prime de précarité comme pour un CDD.

      De la souplesse, de l’agilité, il y en aura à haute dose dans ce contrat de travail unique. «  L’idée, c’est un peu un retour au travail à la tâche  », a prévenu Michel Beaugas, secrétaire confédéral FO en charge de l’emploi et de la formation professionnelle. «  Les entreprises veulent que le licenciement coûte moins cher, voire rien du tout. Il s’agit de faire des économies supplémentaires  », a relevé le responsable syndical.

      La CGT dénonce « un CDD low cost »
      Pour la CGT, Fabrice Angéi dénonce «  un CDD low cost qui va précariser les salariés, déjà touchés par la flambée de la précarité sur le marché de l’emploi  ». Ces syndicats opposent une fin de non-recevoir à cette proposition du Medef. Le responsable cégétiste, membre du bureau confédéral du syndicat, y voit un «  coup de pression  » pour contourner le dossier épineux de la taxation des contrats courts. Syndicats et patronat devraient aborder la question de l’instauration d’un système de bonus-malus, visant à pénaliser les entreprises abusant de CDD. Mais le Medef a annoncé ne pas vouloir négocier sur ce point, invoquant la «  compétitivité  » des entreprises. «  La vision centraliste du gouvernement au travers de ce système n’est pas adaptée à l’économie de demain. Si l’État compte l’imposer, ça sera de force  », a ajouté Geoffroy Roux de Bézieux. Les pourparlers commencent aujourd’hui au siège parisien de l’Unedic.

      Lola Ruscio

      https://www.humanite.fr/patronat-geoffroy-roux-de-bezieux-un-tueur-au-medef-657748


      https://seenthis.net/messages/369308
      #cqfd #Aurel


  • VIDEO. Cadences effrénées, pression extrême... Enquête sur les conditions de travail des supermarchés Drive
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15225-video-cadences-effrenees-pression-extreme-enquete-sur-les-condition

    Un reporter de France 2 s’est fait employer dans une supermarché Drive pour enquêter sur les conditions de travail.

    Comment les services "Drive" des supermarchés peuvent-ils livrer en quelques minutes les courses à leurs clients ? France 2 a enquêté sur les conditions de travail du secteur en se faisant employer dans un de ces magasins. "Le but c’est que tu fasses une livraison en moins de cinq minutes", explique d’emblée le formateur.

    Cinq minutes, ça c’est pour la théorie. En réalité, c’est encore plus ambitieux. "Normalement c’est 27 livraisons par heure", selon une collègue. Soit exactement deux minutes et treize secondes par commande.

    2’13 mn chrono

    Dans ce temps record, les salariés doivent trouver les codes correspondant aux commandes à livrer, les (...)


  • Mélenchon et la dictature macronienne ...
    Perquisition filmée en direct
    https://www.facebook.com/JLMelenchon/videos/1389245074542796
    #agression_politique #opération_d'intimidation #dictature_en_marche #justice_politique
    https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/jean-luc-melenchon-vise-par-une-perquisition-a-son-domicile-dans-le-cad

    Pablo Iglesias :

    Le jour où Macron fait face à la crise de son gouvernement, la police se présente chez @JLMelenchon, leader de l’opposition parlementaire. Du jamais vu en Europe. Tout mon soutien aux camarades insoumis.

    • Coup de force policier, judiciaire et politique contre Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise

      Ce mardi 16 octobre, aux aurores, le parquet de Paris, qui agit sous les ordres directs de la ministre de la justice a déclenché une opération d’ampleur contre Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, le Parti de Gauche et tous les anciens assistants du président du groupe de la France insoumise.

      Cette attaque sur la base d’éléments fantaisistes. Il s’agit d’une part d’une dénonciation d’une élue d’extrême-droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu’elle n’était pas sérieuse. Elle parlait en effet d’un » pied de nez « .

      Concernant les comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n’est pas le cas pour ceux d’Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le rééxamen de tous les comptes de campagne.

      Emmanuel Macron et ses proches n’ont pas à souffrir ces persécutions. Pourtant, ils ont bénéficié de dons irréguliers pour leur campagne présidentielle. Le président de la République a aussi profité d’importantes ristournes de ses amis pour diverses prestations. Pourquoi aucune enquête préliminaire n’a été ouverte ? Pourquoi le président de la CNCCFP a passé son temps à défendre le compte de monsieur Macron ? Cela a-t-il un rapport avec son augmentation de salaire de 57% en juin 2018 ?

      https://lafranceinsoumise.fr/2018/10/16/coup-de-force-policier-judiciaire-et-politique-contre-jean-luc-mel

      « Premier jour du nouveau gouvernement : perquision au siège de la LFI et du Parti de gauche et au domicile de tous les responsables du mouvement. »

      « En ce moment, tous ceux qui ont travaillé avec moi ou qui ont été proches de moi ces dernières années subissent une perquisition. On leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Voici les débuts du nouveau ministre de l’Intérieur, et de la ministre de la Justice. Voilà ce qu’ils sont en train de faire pour intimider et faire peur »

      « Ce n’est pas de la justice, ce n’est pas de la police. Nous ne méritons pas un déploiement pareil. On croirait l’arrestation de je ne sais pas quoi, d’un gang, d’une bande » ...

      Jlm

    • À la suite des perquisitions qui ont eu lieu mardi matin aux sièges de La France insoumise (LFI) et du Parti de gauche, ainsi que chez Jean-Luc Mélenchon et d’anciens assistants du député LFI, le député de la Somme (LFI) François Ruffin a tenu à réagir vigoureusement via un communiqué. En préambule, il dit « (son) profond sentiment d’injustice » avant de charger, sans le nommer, le président de la République Emmanuel Macron. « Il y a un homme qui a mené sa campagne main dans la main avec les maîtres de la presse, les maîtres des télécoms, les maîtres du médicament, tout le CAC40 réuni, qui baigne dans les affaires comme un requin en eaux troubles, il y a un homme qui a profité du ministère de l’Économie (…), pour lancer sa campagne présidentielle sur les deniers publics, il y a un homme qui s’est entouré de ministres, de collaborateurs, gavés de stock-options, d’affairistes de l’immobilier, de champions du conflit d’intérêts, il y a un homme qui, retour sur investissement, fait des lois sur mesure pour ses amis financiers (…). Et qui vient-on poursuivre ? Le groupe qui, aujourd’hui, à l’Assemblée et en dehors, défend les gens contre l’argent. C’est tellement évident. Tellement deux poids, deux mesures. Tellement une disproportion de moyens pour des queues de cerises, quand, dans le cas Benalla, la police trouve porte close le soir et revient gentiment le lendemain, une fois l’appartement nettoyé . » François Ruffin poursuit sa diatribe en regrettant l’impunité dont jouit, à ses yeux, le groupe Sanofi puis conclut en adressant un message aux « Républicains de ce pays » : « On peut apprécier ou non Jean-Luc Mélenchon. On peut apprécier ou non la France insoumise. Et je ne suis pas, loin de là, le plus « corporate » des députés FI. Mais le souci, pour moi, n’est plus là (…). C’est la question démocratique qui est désormais posée. Et de cette épreuve, avec le peuple, avec les gens, je suis convaincu que nous sortirons plus forts . »

      http://www.courrier-picard.fr/142711/article/2018-10-16/perquisitions-chez-les-insoumis-francois-ruffin-crie-linjustice-et-c
      https://fr-fr.facebook.com/FrancoisRuffin80/posts/1045547625626774?__tn__=K-R


  • #Balade_décoloniale n°3, « #militaires colonisateurs... et résistances »

    À Grenoble, comme dans de nombreuses villes de France, leurs noms ornent les plaques des rues et sont mis à l’honneur sur les monuments.
    Qui ? Où ? Cette 3ème Balade Décoloniale s’attachera à débusquer les militaires colonisateurs qui se cachent derrière les noms de rues…

    Afin de continuer à dresser une contre-histoire des noms des rues, nous proposerons des alternatives : celles de figures de résistant. e. s à l’ordre colonial, ici et dans les pays colonisés.

    La balade aura lieu en musique, avec la participation de Sonobécane, et un goûter sera offert à la fin.


    http://asso-contrevent.org/events/balade-decoloniale-n3
    #résistance #toponymie #Grenoble

    Balade organisée par l’association #Contrevent :
    http://asso-contrevent.org

    Contrevent à déjà organisé des balades décoloniales :

    L’ensemble des noms de rues, places et avenues d’une ville comme Grenoble forme un système : le système ouvert qui dresse un tableau à la gloire d’une certaine histoire de la ville, de sa région et de la France. Ce « Panthéon urbain » construit discursivement et symboliquement un imaginaire urbain qui conforte un certain regard sur l’histoire, regard articulé à des notions comme « la grandeur de la France », « les grands hommes », « les grandes victoires de nos armées ». Toutes ces notions sont liées à des formes occultées de domination comme les guerres de conquête et le colonialisme, l’histoire du capitalisme et de l’hégémonie de la bourgeoisie, l’appropriation « scientifique » des savoir-faire populaires et des ressources naturelles.

    Afin de faire entendre une contre-histoire, l’histoire oubliée dans le récit historique des élites et divergente des formes académiques, nous avons organisé en partenariat avec Survie Isère, le FUIQP Grenoble, le CTNE « La balade Décoloniale ». Nous avons énoncé des non- dits de l’histoire, dénoncé des crimes et émis des contre-propositions pour remplacer le nom de certaines rues (ou apposer des plaques) : personnages ou événements décoloniaux, femmes, combattant-e-s pour l’égalité, non-blancs, petites gen-te-s…

    http://asso-contrevent.org/balade-decoloniale


  • Elinor Ostrom : par-delà la tragédie des communs - La Vie des idées
    https://laviedesidees.fr/Elinor-Ostrom-Par-dela-la-tragedie-des-communs.html#nh1

    Excellent résumé des travaux d’Elinor Ostrom

    Toute la carrière universitaire d’Ostrom est axée autour d’un concept qui joue un rôle essentiel en économie, mais qui est rarement examiné en détail : le concept de propriété. Ronald Coase signalait déjà à la profession l’importance de bien définir les droits de propriété lorsque les actions d’un individu ont une incidence sur le bien-être d’autres individus. Or, la principale préoccupation de Coase était la frontière entre l’individu et l’État dans la régulation de ces actions. Ostrom s’attelle à explorer cet entre-deux nébuleux où ce sont les communautés, et non pas les individus ou les gouvernements officiels, qui détiennent les droits de propriété.

    Droits de propriété

    Ronald Coase et Elinor Ostrom se sont tous deux intéressés à la manière dont les droits de propriété affectent l’allocation des ressources. Afin d’illustrer les différences entre leurs approches, considérons le simple exemple suivant. Un écrivain qui apprécie le calme et la tranquillité vit dans un immeuble. Il a pour voisins un groupe de jeunes étudiants qui aiment faire la fête avec de la musique forte. L’écrivain possède les droits sur son appartement et les étudiants sur le leur. Or, ni l’un ni les autres ne détiennent un droit de propriété sur le bruit qui circule entre les appartements. La quiétude partagée par ces deux appartements constitue un bien commun. Dans cette situation, il est tout à fait possible que le bruit atteigne des niveaux qui sont inefficaces, dans le sens où une réduction du bruit serait bénéfique pour l’écrivain bien plus qu’elle n’incommoderait les étudiants. Mais comment faire advenir une telle réduction ?

    Pour Coase, le problème se pose parce que les droits de propriété relatifs au bruit sont mal définis. Si le système judiciaire attribuait clairement les droits à l’une ou l’autre partie, une allocation efficace s’effectuerait par la négociation. Si l’écrivain détenait le droit de décider du niveau de bruit, les étudiants lui verseraient une somme en échange de l’autorisation de faire la fête, dès lors que les bénéfices qu’ils en tireraient excèderaient les coûts imposés à l’écrivain. Si les élèves détenaient ce droit, l’écrivain leur verserait une somme pour qu’ils réduisent le niveau de bruit, dès lors que leurs pertes seraient moindres que ses bénéfices à lui. Coase souligne qu’en ce qui a trait à l’allocation des ressources, peu importe, dans de telles situations, à qui le droit de propriété a été octroyé, du moment que ce droit est clairement défini et que les coûts de transaction sont négligeables. C’est ce qu’on en est venu à appeler le théorème de Coase.

    Ostrom aborde de telles situations sous un angle tout à fait différent. Elle comprend que, dans de nombreux contextes, l’imposition externe des droits d’utilisation est impraticable ou indésirable. Pourtant, les individus qui ont accès à des ressources partagées peuvent parvenir à une allocation suffisamment efficace grâce à des normes sociales renforcées par la menace implicite de sanctions décentralisées. Ils peuvent élaborer des règles formelles ou s’appuyer sur des règles informelles, pratiquant ainsi ce qu’Ostrom nomme l’auto-gouvernance. Par exemple, l’écrivain et les étudiants peuvent parvenir à un accord qui soit acceptable pour les deux parties, déterminé par des normes communes, et imposé par la possibilité que d’autres voisins sanctionnent les violations. Toute tentative d’interférence dans ce processus de la part d’une autorité externe pourrait entraîner une rupture des règles et des normes locales, avec des effets contre-productifs.

    #Communs #Elinor_Ostrom


  • Cartogramme de la Population Mondiale
    https://www.les-crises.fr/cartogramme-de-la-population-mondiale

    Nous vous proposons aujourd’hui quelques cartogrammes que nous avons réalisés. Rappelons qu’un cartogramme est une carte pour laquelle une variable thématique (comme la population ou le PIB) remplace la surface des territoires représentés. I. Population par pays Voici une représentation de la population de la planète, où chaque carré représente un million d’habitants : Afin […]



  • https://webstore.artsfactory.net/fr/125_frederic-voisin
    https://galerieartsfactory.tumblr.com
    https://www.instagram.com/galerieartsfactory

    HEY ! GALLERY SHOW

    Afin de soutenir sans faillir les formes d’expression qui manquent tant de visibilité dans les circuits établis de l’art contemporain, la revue HEY ! Modern Art & Pop Culture présente à la Galerie Arts Factory plus de 250 oeuvres sur papier ou toile, volumes, sculptures, tirages limités rares ou exclusifs. Cette exposition est spécifiquement dédiée aux newcomers, entourés d’une sélection d’artistes reconnus rarement montrés en France, la plupart ayant été découverts pour la première fois dans l’hexagone par la revue HEY !.
    galerie arts factory
    27 rue charonne 75011 paris / métro : ledru-rollin / bastille
    vernissage le mardi 9 octobre 2018 de 16h à 21h
    exposition / vente du 10 octobre au 24 novembre

    #HEY


  • #Tel_Aviv_On_Fire

    Israël / Palestine, aujourd’hui. Salam, un charmant Palestinien de 30 ans vivant à Jérusalem, travaille comme stagiaire sur le feuilleton populaire palestinien « Tel Aviv on Fire », produit à Ramallah. Chaque jour, pour rejoindre les studios de télévision, Salam doit passer par un check-point israélien plutôt difficile. Il y rencontre le commandant du poste de contrôle, Assi, dont la femme est une grande fan du feuilleton. Afin de lui faire plaisir, Assi met la pression sur Salam pour changer la fin du feuilleton. Salam se rend vite compte que les idées d’Assi pourraient lui valoir une promotion en tant que scénariste. La carrière créative de Salam est soudainement en ébullition, jusqu’à ce qu’Assi et les producteurs et financiers du feuilleton soient en désaccord sur la façon dont il devrait se terminer. Coincé entre un colonel de l’armée et les soutiens arabes, Salam ne peut résoudre ses problèmes qu’avec un coup de maître final.

    http://www.artemisproductions.com/fr/films/Tel_Aviv_On_Fire
    #Israël #Palestine

    On m’a recommandé ce #film (#comédie)... que je ne sais pas si un jour j’arriverai à voir, mais je partage ici au cas où quelqu’un à l’occasion de le voir


  • Cambridge Analytica est morte, vive Data Propria !
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/28/cambridge-analytica-est-morte-vive-data-propria_5361290_3234.html

    Au cœur d’un scandale d’exploitation de données d’utilisateurs de Facebook en 2016, la société a fermé, sans disparaître. D’anciens cadres ont pris la relève, pour servir Trump et les élus républicains.

    Après plusieurs mois de scandale, la société de marketing politique Cambridge Analytica a dû fermer définitivement, en mai 2018. Les médias et une partie de la classe politique américaine lui reprochaient d’avoir siphonné, puis exploité les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook au cours de la campagne électorale américaine de 2016, pour soutenir la candidature de Donald Trump et de divers candidats républicains grâce à des messages ciblés sur Internet et les réseaux sociaux.

    Exit donc Cambridge Analytica ? Pas vraiment ! En réalité, les équipes chargées de ces opérations ne se sont pas dispersées ; leurs algorithmes et leurs bases de données n’ont pas disparu. En fait, les stratèges électoraux du président Trump ont effectué une restructuration juridique et financière de leurs sociétés, sans se soucier de la tempête médiatique, qui s’est déjà essoufflée. Leur objectif à court terme est de mettre leurs talents au service des républicains lors les élections de mi-mandat, qui se dérouleront le 6 novembre. Par ailleurs, ils ont déjà lancé la campagne en vue de la réélection de Donald Trump en 2020.

    Au cœur de cette nouvelle galaxie gravite un Texan barbu mesurant plus de deux mètres, Brad Parscale. La trajectoire de M. Parscale, âgé de 42 ans , est singulière. Patron d’une petite entreprise Internet sise à San Antonio (Texas), il travaillait depuis 2011 comme simple designer et administrateur de sites Web pour le groupe immobilier Trump. Cela lui a donné l’occasion de rencontrer Donald Trump en personne, puis de gagner sa confiance. En 2015, le candidat milliardaire lui confie la création de ses sites électoraux, et le nomme, l’année suivante, directeur des médias numériques de sa campagne.

    Facebook, « l’autoroute » grâce à laquelle Trump a gagné

    D’emblée, M. Parscale mise sur les réseaux sociaux. Dans un entretien accordé en octobre 2017 à la chaîne de télévision CBS, il résume ainsi sa stratégie : « J’ai compris très tôt que Trump gagnerait grâce à Facebook. Il parlait aux gens sur Twitter, mais il allait gagner sur Facebook (…). Facebook a été sa méthode, l’autoroute sur laquelle sa voiture a roulé. » Pendant toute la campagne, son équipe bénéficie de l’aide directe d’employés de Facebook, dont certains sont installés dans ses locaux.

    Afin d’étoffer sa force de frappe, il passe un contrat avec Cambridge Analytica, qui l’aide à affiner le ciblage des électeurs dans les régions les plus disputées. L’une des techniques utilisées est la « psychographie », qui consiste à classer chaque cible uniquement en fonction de ses traits de caractère et de sa personnalité. En analysant le comportement d’un utilisateur sur Facebook, il est loisible de dresser son profil psychologique : est-il capable de s’ouvrir aux autres, est-il plus ou moins consciencieux, extraverti, agréable, névrosé ? Il sera ensuite possible de lui envoyer des messages politiques ou commerciaux dont le contenu et le style ont été conçus pour lui correspondre, et qui le toucheront réellement.

    Lorsque Brad Parscale rejoint le quartier général de campagne du candidat Trump à New York, il délègue la direction de son équipe, restée à San Antonio, à l’un des responsables techniques de Cambridge Analytica, Matt Oczkowski. Auparavant, M. Oczkowski avait fondé une agence de marketing spécialisée dans « l’analyse des motivations » des consommateurs et des électeurs. Il fut aussi le « directeur numérique » du gouverneur républicain du Wisconsin (nord) Scott Walker pendant trois ans.

    Après la victoire de M. Trump, Brad Parscale intègre le cercle des proches du nouveau locataire de la Maison Blanche. Il embauche même Lara Trump, l’épouse d’Eric, le fils cadet du président. Parallèlement, il se réorganise : il regroupe ses activités de publicité politique au sein d’une nouvelle entité, Parscale Strategy, qu’il transfère à Miami (Floride), et qui reste sous son contrôle exclusif. Puis, il vend l’autre département, chargé du marketing commercial, à CloudCommerce, une petite société californienne jusque-là spécialisée dans les logiciels de commerce en ligne, installée dans la station balnéaire de Santa Barbara. Du même coup, il devient actionnaire et membre du conseil d’administration du nouvel ensemble.

    « Science politique, big data et psychologie »

    En février 2018, M. Parscale est nommé directeur de la « campagne pour la réélection de Donald Trump en 2020 », c’est-à-dire chef de l’ensemble des opérations, au-delà du numérique. Dans le même, temps, sous son impulsion, CloudCommerce crée une nouvelle filiale de marketing numérique baptisée « Data Propria », enregistrée au Nevada (ouest), domiciliée en Californie et installée à San Antonio. La direction de Data Propria est confiée à Matt Oczkowsky, qui, dès son arrivée, embauche plusieurs de ses anciens collègues de Cambridge Analytica.

    Cependant, une chose intrigue : le profil du patron officiel de CloudCommerce, Andrew Van Noy, 36 ans. Dans son CV en ligne, M. Van Noy se vante d’avoir créé dès son adolescence une entreprise de jardinage très prospère, avant de se tourner vers la finance, comme tradeur à la banque Morgan Stanley. Mais, selon une enquête menée par l’agence Associated Press, la réalité serait moins reluisante : Andrew Van Noy fut, dans sa jeunesse, plusieurs fois condamné pour fraude immobilière et faillite douteuse. Quant à CloudCommerce, qui a changé quatre fois de nom depuis 1999, c’était jusqu’en 2017 une petite société sans envergure, qui n’avait dégagé aucun bénéfice depuis dix ans.

    L’apparition de Data Propria, en plein scandale Cambridge Analytica, n’est pas passée inaperçue. Fin juin 2018, trois élus démocrates de la Chambre des représentants de Washington envoient une lettre à Matt Oczkowsky pour lui demander de venir témoigner devant une commission. Ils veulent savoir s’il a hérité des bases de données frauduleuses de Cambridge Analytica, et s’il s’est procuré d’autres données de Facebook par ses propres moyens. Aucun élu républicain ne s’est associé à cette requête, et à ce jour, la Chambre des représentants n’a pas indiqué si Matt Oczkowsky lui avait répondu.

    Reste à savoir si les techniques « psychographiques » sont toujours à la mode chez les stratèges républicains. Echaudé par le scandale, Matt Oczkowski, de Data Propria, reste évasif, mais sur différents sites professionnels, il continue à s’enorgueillir de son passage chez Cambridge Analytica, où il a su « fusionner la science politique, le big data et la psychologie comportementaliste pour influencer les électeurs ». Il démarche aussi des grandes entreprises privées, notamment des compagnies d’assurances, en insistant sur la dimension psychologique de ses méthodes.

    La machine est relancée

    En revanche, Brad Parscale, dans des déclarations aux médias américains, émet régulièrement des doutes sur l’infaillibilité de la psychographie. Il semble partisan du retour à une forme de publicité politique axée sur les opinions, les valeurs et les préoccupations des cibles (par exemple « hommes de plus de 40 ans soucieux de l’état des infrastructures routières »). Cela étant dit, tous les stratèges s’accordent sur un point : le champ de bataille prioritaire sera la « Middle America », la classe moyenne laborieuse vivant dans les Etats du centre du pays, qui a porté Donald Trump au pouvoir en 2016 et qui pourrait le refaire en 2020.

    Par ailleurs, les stratèges du marketing ciblé vont aussi devoir s’adapter aux modifications récemment introduites par Facebook. Désormais, les annonceurs, commerciaux et responsables politiques ne peuvent plus croiser les données personnelles fournies par Facebook avec celles provenant des « data brokers » classiques (banques de données commerciales, bancaires…). Le réseau social veut ainsi faire un geste vers le Congrès américain et la Commission européenne, soucieux de la protection de la vie privée des citoyens, tout en marginalisant ses grands concurrents sur le marché des données personnelles.

    Il a aussi supprimé certaines combinaisons multicritères jugées intrusives ou trop précises – race, religion, pays d’origine, orientation sexuelle, handicaps, statut militaire… Enfin, les propagandistes politiques de tout bord doivent désormais communiquer leur nom, leur domicile et leurs sources de financement à Facebook, qui les vérifiera.

    Ces changements ne devraient pas entraver sérieusement l’action de Data Propria, qui a déjà noué des contrats avec la direction nationale du Parti républicain et les équipes de campagne de différents candidats conservateurs à travers le pays. De son côté, selon Associated Press, la société Parscale Strategy encaisse, depuis le début de 2018, près de 1 million de dollars (850 000 euros) par mois grâce à des commandes publicitaires d’organisations soutenant Donald Trump et ses alliés, contre 5 millions pour l’ensemble de 2017. La machine est relancée, les électeurs des régions jugées prioritaires sont de nouveau soumis à une avalanche de messages ciblés sur le Web et les réseaux sociaux.