company:airbus

  • Bruxelles contre l’Europe Christian Rioux - 8 Février 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/547418/bruxelles-contre-l-europe

    Faut-il y voir un nouvel exemple du déclin de l’Europe ? Mercredi, la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé qu’elle imposerait son veto à la fusion des entreprises Alstom et Siemens. Selon Bruxelles, la fusion des géants français et allemand du chemin de fer, pourtant souhaitée par les deux pays, enfreint les règles de la concurrence européenne. C’est ainsi que Bruxelles vient d’immoler sur l’autel du sacro-saint marché libre la possibilité de créer un géant européen du chemin de fer, et cela, alors même que le mastodonte chinois CRRC est déjà numéro un mondial.

    Pourtant, faites le test. Demandez à n’importe qui de nommer la plus grande réalisation de l’Europe depuis 50 ans et il y a fort à parier que surgira le nom d’Airbus. Mais ce qui était possible dans l’Europe de de Gaulle et de Willy Brandt pour contrer l’Américain Boeing ne l’est plus aujourd’hui. Avec pour résultat que l’Europe ne compte pratiquement aucun géant dans des domaines aussi importants que le nucléaire, la téléphonie, l’Internet et le numérique.

    De là à conclure qu’en passant du Marché commun à la monnaie unique, le continent a fabriqué son propre déclin, il n’y a qu’un pas. C’est la thèse que défend brillamment le livre de l’économiste Ashoka Mody intitulé Eurotragedy (Oxford University Press). Ancien du FMI et de la Banque mondiale, Mody ne flirte ni avec le Rassemblement national, en France, ni avec Syriza, en Grèce. Son livre a d’ailleurs remporté le prestigieux prix du Livre économique de l’année décerné par l’Association des éditeurs américains.

    Dans ces 600 pages, l’économiste de Princeton raconte une tragédie qui, depuis vingt ans, mène l’Europe de déboires en déboires. Selon lui, non seulement la monnaie unique fut une erreur magistrale, mais depuis, l’Europe s’est enfermée dans une véritable « bulle cognitive » qui ne fait qu’aggraver son erreur et la rend sourde à ce que disent les peuples et la réalité économique.

    Les esprits les plus éclairés avaient pourtant tiré la sonnette d’alarme. Trente ans avant la crise grecque, Nicholas Kaldor, de l’Université de Cambridge, avait mis en garde les Européens contre un projet qui, en obligeant les pays les plus riches à soutenir les plus pauvres, diviserait profondément les vieilles nations européennes. Car il a toujours été clair que jamais l’Allemagne n’accepterait la moindre forme de péréquation, une condition pourtant indissociable de toute union monétaire.

    Bien avant la monnaie unique, le « serpent monétaire européen » et le Mécanisme européen des taux de change avaient montré l’impossibilité d’imposer une discipline monétaire commune à des pays aussi différents, explique Mody. Mais l’idéologie ne s’embarrasse ni du réel ni des peuples et de leur histoire. Les résultats ne se feront pas attendre. Sitôt les taux de change devenus fixes, la France verra ses excédents commerciaux fondre au soleil. Avec le recul, on voit que Paris a été pris à son propre jeu, dit Mody, lui qui croyait harnacher ainsi l’étalon allemand. Non seulement l’économie allemande a-t-elle continué à dominer l’Europe, mais l’euro permet aujourd’hui à Berlin de dicter ses réformes économiques à la France.

    Parodiant Aristote, l’économiste se demande comment « des hommes et des femmes éminemment bons et justes » ont pu déclencher une telle tragédie « non par vice et dépravation », mais par « erreur et faiblesse ». Selon lui, l’euro fut d’abord et avant tout un choix idéologique défiant toutes les lois de l’économie et de la géopolitique. Dans un monde de taux flottants, les pays européens se privaient de cette souveraineté monétaire qui agit comme un « pare-chocs ». Les dévaluations permettent aux plus faibles de reprendre leur souffle, contrairement à ce que croyaient Pompidou et Giscard d’Estaing, qui y voyaient un objet de honte.

    En entrevue sur le site Atlantico, https://www.atlantico.fr/decryptage/3565100/-la-tragedie-de-l-euro-ou-l-incroyable-bulle-cognitive-dans-laquelle-l-eur l’économiste note que les électeurs qui avaient voté en France contre le traité de Maastricht (1992) ressemblent étrangement à ces gilets jaunes qui ont récemment occupé les ronds-points. C’est de cette époque que date, dit-il, le début de la rébellion d’une partie de la population contre l’Europe. « Au lieu d’entendre la voix du peuple et de colmater la fracture, les responsables européens ont décidé de l’ignorer. »

    Ashoka Mody n’est pas antieuropéen. Au contraire, il rêve même d’une « nouvelle république des lettres » fondée sur la diversité des peuples européens. Selon lui, l’idéologie du « toujours plus d’Europe » est en train de déconstruire l’extraordinaire réussite économique qui avait caractérisé le Marché commun. Le refus de fusionner Alstom et Siemens en fournit aujourd’hui la preuve par l’absurde. Même le « couple franco-allemand » s’en trouve ébranlé.

    Soit Bruxelles accepte de redonner leur souveraineté aux États membres, dit l’économiste, soit l’euro continuera à agir comme « une force de décélération économique ». Dans ce cas, l’optimisme n’est guère de mise. Chaque nouvelle crise « surviendra dans un contexte de vulnérabilité financière et économique encore plus grand ». Or, la prochaine pourrait bien « déchirer durablement le délicat tissu européen ».

    #Ashoka_Mody #économie #monaie #euro #monaie_unique #UE #union_européenne #marché_commun #déclin #Alstom #Siemens

    • #Ashoka_Mody est professeur de politique économique internationale à l’Ecole Woodrow Wilson de l’Université de Princeton. Il fut Directeur Adjoint du Fonds Monétaire International, et a également travaillé à la Banque Mondiale, et aux Laboratoires AT&T Bell. Ashoka Mody a conseillé des gouvernements pour des projets financiers et de politique de développement. Il est le lauréat du prix du livre économique de l’année 2018, de l’association des éditeurs américains pour son livre EuroTragedy A Drama in 9 acts (éditions OUP USA).


  • Politique des lanceurs spatiaux : les cinq bombes de la Cour des comptes
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/politique-des-lanceurs-spatiaux-les-cinq-bombes-de-la-cour-des-comptes-806


    "Il y a un risque important que le lanceur (Ariane 6, Ndlr) ne soit pas durablement compétitif face à SpaceX, qui continue de progresser", affirme la Cour des comptes dans son rapport annuel.
    Crédits : ArianeGroup

    La Cour des comptes évoque dans son rapport annuel une série de problèmes qui plombe la filière européenne des lanceurs spatiaux. A commencer par Ariane 6, qui n’est qu’une « réponse transitoire » au défi du marché des lanceurs.

    Enfin un rapport qui évoque les vrais problèmes de la filière spatiale. La Cour des comptes lance une énorme météorite dans le marigot spatial en traitant dans son rapport annuel la politique des lanceurs spatiaux. Il montre la filière sous son vrai profil. Ce rapport pourrait être une bénédiction pour la filière européenne s’il n’est pas rangé rapidement dans un des placards des ministères concernés (Armées, Recherche, Outre-Mer). Pourquoi ? Parce qu’il énumère simplement noir sur blanc ce que tout le monde dans la filière spatiale sait mais ne dit surtout pas par intérêt corporatiste ou par manque de courage.

    1/ La bombe Ariane 6, un lanceur transitoire
    […]
    2/ La bombe du soutien à exploitation d’Ariane 6
    Pressentant le défi que représentait #SpaceX, les pouvoirs publics français ont soutenu en décembre 2014 le projet d’Ariane 6 et d’une nouvelle gouvernance du spatial proposé par les industriels Airbus et Safran. Ce projet, juraient alors les industriels, devait assurer la compétitivité du lanceur européen sur le marché commercial et mettre un terme aux dispositifs de soutiens financiers publics à l’exploitation : […].

    C’est raté pour ne pas dire plus. Ce postulat, qui avait servi aux industriels pour prendre le pouvoir dans la filière des lanceurs au détriment du CNES, ne semble curieusement plus valide aujourd’hui : les industriels demandent toujours autant d’argent pour le soutien à l’exploitation. Le secteur privé se colle finalement à ce que faisait le secteur public.

    3/ La bombe du juste retour géographique
    Éternel dilemme... Le juste retour géographique - un boulet pour une industrie mature - permet à la fois le financement des programmes spatiaux non obligatoires en faisant bénéficier de retombées industrielles les pays qui les financent, à hauteur de leurs investissements.
    […]
    4/ La bombe Vega qui concurrence Ariane 6
    […]
    5/ La bombe de la filière lanceur, aspirateur des crédits du spatial
    Au cours des années récentes, l’engagement financier de la France s’est traduit par la souscription de la moitié des 4 milliards d’euros décidée pour le développement d’Ariane 6, lors de la réunion ministérielle de l’ESA au Luxembourg en 2014.
    […]
    Cet effort, au profit de la politique spatiale européenne en matière de lanceurs, « s’effectue au détriment des autres activités spatiales », affirment les magistrats de la Cour des comptes. Résultat, l’effort consenti pour les lanceurs risque donc d’avoir « un effet d’éviction sur les moyens consacrés à d’autres domaines, notamment les systèmes orbitaux et les nouvelles applications du spatial, pourtant essentiels dans le cadre du développement du New Space », estime-t-elle.
    […]
    Et le CNES ? Le président du Centre national d’études spatiales n’a fait curieusement aucune observation à la suite du rapport de la Cour des comptes, tandis que le ministre de l’Action et des Comptes publics n’a tout simplement pas répondu.


  • La France et l’Allemagne vont notifier le premier contrat du SCAF à Dassault et Airbus
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-et-l-allemagne-vont-notifier-un-premier-contrat-scaf-a-dassault-


    La France et l’Allemagne vont financer à parts égales un contrat de 65 millions d’euros sur deux ans octroyé à Dassault Aviation et Airbus pour définir l’architecture et le concept du programme SCAF.
    Crédits : DR

    Paris et Berlin vont notifier un premier contrat de 65 millions d’euros sur deux ans à Dassault Aviation et Airbus qui permettra de déterminer l’architecture et le concept du programme SCAF. Par ailleurs, Safran et MTU vont sceller leur alliance pour développer le moteur de l’avion de sixième génération.

    Au-delà des déclarations d’intention et des annonces, la France et l’Allemagne veulent montrer au monde entier que l’avion de combat européen du futur (Système de combat aérien du futur ou SCAF) est un programme qui décolle. Moins de trois mois après l’annonce de son lancement, Paris et Berlin vont notifier mercredi lors d’une visite des deux ministres de la Défense, Florence Parly et son homologue allemande Ursula von der Leyen sur le site de Safran à Gennevilliers, le premier contrat du programme SCAF à Dassault Aviation et à Airbus. Les deux pays vont financer à parts égales 65 millions d’euros sur deux ans pour définir l’architecture et le concept du programme.

    Les deux ministres vont également officialiser le partenariat industriel entre Safran et l’allemand MTU, qui vont motoriser l’avion de combat de sixième génération dans le cadre du programme SCAF. Un accord industriel pour expliquer qui fait quoi pour la motorisation de l’avion de combat sur le principe des compétences des deux motoristes. Ce sera donc Safran en tant qu’architecte du design et des performances du moteur qui pilotera le programme alors que MTU prendra le manche pour gérer les services et la maintenance du moteur (MCO). Avec son savoir-faire et ses compétences acquis sur le M88, qui pousse le Rafale, le motoriste tricolore sera le responsable des parties chaudes du moteur ainsi que des turbines haute pression.


  • Hard Brexit ? Enders avertit Londres que « d’autres pays sont prêts à construire des ailes d’Airbus »
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/hard-brexit-enders-avertit-londres-que-d-autres-pays-sont-prets-a-construi


    Crédits : Pascal Rossignol

    Chez Airbus, on ne plaisante plus, c’est même un vrai coup de semonce : dans une vidéo diffusée sur son site, le président d’Airbus a prévenu le parlement britannique que « le secteur aérospatial britannique [était] maintenant au bord du précipice ». En cas de sortie brutale de l’UE (Hard Brexit, No Deal...), le groupe qui emploie 14.000 personnes en Grande-Bretagne, durcit le ton et menace de rediriger ailleurs ses investissements.

    Ce jeudi 24 janvier, Airbus a prévenu que, en l’absence d’une sortie en douceur du pays de l’Union européenne, les ailes de ses avions pourraient ne plus être construites en Grande-Bretagne. Précisant sa pensée, l’avionneur a ajouté que si le Royaume-Uni optait effectivement pour un Brexit « sans accord » (« No Deal »), il aurait à prendre « des décisions potentiellement très préjudiciables » pour ses activités sur le sol britannique.

    Dans un discours réalisé en vidéo et présenté simultanément sur le site du constructeur et sur la plateforme Youtube (voir ci-dessous), le président exécutif d’Airbus, Tom Enders, a mis en garde le Parlement britannique au moment où celui-ci est divisé sur le sujet, en déclarant qu’il n’y aurait pas de changement immédiat concernant la présence industrielle du groupe, mais que des risques pesaient sur l’emploi dans le futur.


  • Technip, Alstom, Alcatel : les crashs des « Airbus de... », façon Macron - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/economie/201901181039693071-technip-alstom-alcatel-crashs-airbus-facon-macron

    Après un mariage annoncé « entre égaux », soutenu par Emmanuel Macron, l’américain FMC finalise son absorption du français Technip. Deux fois plus petite, la firme texane a imposé les siens à tous les postes de direction. Retour sur ces opérations soutenues par l’actuel Président qui se sont soldées par de cuisants échecs pour l’industrie française.

    A relier peut-être à cette information ?

    Un journaliste de "l’Obs" victime d’un troublant cambriolage
    https://www.nouvelobs.com/faits-divers/20181030.OBS4701/un-journaliste-de-l-obs-victime-d-un-troublant-cambriolage.html

    Matthieu Aron a été victime d’un cambriolage à son domicile parisien. Seuls des ordinateurs ont été dérobés. Les voleurs savaient-ils qu’il travaillait sur l’affaire Alstom ?

    Un jour peut-être instruirons-nous un procès en haute trahison... mais pour le moment, le MEDEF lui mange dans la main. Ou l’inverse.


  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse. - IAATA
    https://iaata.info/Macron-a-Francazal-Celebration-du-complexe-militaro-industriel-et-de-la-star

    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse. - IAATA
    https://iaata.info/Macron-a-Francazal-Celebration-du-complexe-militaro-industriel-et-de-la-star

    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse. - IAATA
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    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse. - IAATA
    https://iaata.info/Macron-a-Francazal-Celebration-du-complexe-militaro-industriel-et-de-la-star

    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.

    La propagande des élites économiques politiques scientifiques et journalistiques nous rebat sans cesse les oreilles avec les termes « innovation », « technologie de rupture », « start up », etc. Nous sommes censés nous prosterner devant ces nouvelles paroles d’évangile 2.0, mais que ce cache-t-il vraiment derrière ces nouveaux clairons du progrès ?

    La face cachée de l’innovation

    La sacro-sainte « innovation » vise surtout à garder les choses en l’état, c’est-à-dire favoriser l’accumulation du capital, maintenir l’ordre économique dominant et favoriser le contrôle des populations (surveillance électronique, camera, fichage, relevé ADN, puçage, etc.). L’innovation en tant que moteur essentiel du capitalisme industriel perpétue et prolonge les spécificités à l’origine de ce système créé à la fin du 18e siècle : augmentation de l’exploitation des travailleurs par l’augmentation infernale de la productivité des machines, mise en concurrence directe avec les machines, destruction des cycles naturels par surexploitation des ressources naturelles et pollutions diverses, division du travail poussée à l’extrême, cadence infernale, chômage de masse, exploitation du reste du monde par les pays capitalistes possédant les technologies, privatisation des savoirs et des différents aspects de la vie, etc. Tout cela fièrement défendu au nom du progrès, de la croissance et du développement. En réalité, ce n’est pas un progrès qui se cache derrière ces « innovations » mais une réelle dépossession, une énorme machine à broyer tout ce qui résiste à être intégré à la grande marche technologique vers le transhumanisme mondial et l’hyper contrôle de l’ensemble de nos existences. Pour changer le monde, il est donc temps de mettre un frein à l’innovation (technologique).

    Toulouse et sa région sont le lieu où cela se construit. C’est donc par là qu’il nous faut commencer. La région toulousaine permet une grande proximité entre donneurs d’ordre (comme le site de Francazal qui répond au doux nom de « Pôle national des opérations aéroportées ») et des poids-lourds de l’industrie de la défense. Le complexe militaro-industriel local est particulièrement actif et rentable, il dynamise la recherche et l’industrie, génère des grands travaux et des opérations financières spéculatives d’envergure. L’économie locale est clairement techno-guerrière. Le site de Francazal est en voie d’en devenir la pointe, avec tous les vœux de Macron. Mais pas les nôtres !

    Le mouvement des Gilets Jaunes est en train de faire vaciller le pouvoir politique ! Les nouvelles machines qui sont conçues et produites dans la métropole toulousaine participent largement du pouvoir de ces élites. Il faut que notre colère se dirige aussi contre ces innovations technologiques mortifères (militaires, aéronautiques, agricoles, etc.) et les entreprises et les laboratoires qui les produisent, si nous voulons vraiment ébranler le pouvoir réel. Les pantins qui gouvernent doivent dégager, mais si nous voulons réellement abattre le pouvoir, il ne faut pas seulement attaquer les figures interchangeables qui l’incarnent (que ce soit Macron ou un autre), il nous faut détruire ses bases matérielles, ce qui veut dire arrêter la folle course à « l’innovation » qui poursuit toujours plus loin la dépossession de nos existences. Si nous voulons rompre avec les contraintes économiques insupportables qui nous sont imposées, nous devons rejeter l’ersatz de vie artificielle que l’on nous somme d’accepter.

    Voulons-nous vivre dans une start up nation ? Souhaitons-nous encore de cette vie abandonnée à l’économie, aux gains de productivité, au management par ordinateur et réseaux sociaux ? Souhaitons-nous un monde peuplé de robots, qui nous pousserait à fusionner avec les machines ou à devenir obsolètes ? Voulons-nous encore céder sur nos existences ?

    POUR NOUS, C’EST NON !

    https://iaata.info/Macron-a-Francazal-Celebration-du-complexe-militaro-industriel-et-de-la-star


  • Comment Bucarest s’emploie à couler Naval Group en Roumanie
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/comment-bucarest-s-emploie-a-couler-naval-group-en-roumanie-803669.html


    Crédits : Naval Group

    C’est un peu la chronique d’une trahison de la Roumanie annoncée. Un air de déjà vu en Pologne. Bucarest a suspendu l’appel d’offres qui avait été pourtant gagné par Naval Group.

    Et ce qui devait arriver, arriva. La Roumanie ne voulait pas que Naval Group gagne un appel d’offres pour la fabrication de quatre corvettes que le groupe naval français avait pourtant gagné. Car ce dernier a présenté la meilleure offre financière pour la fabrication de quatre Gowind fabriquées en Roumanie : 1,2 milliard d’euros, contre 1,25 milliard au néerlandais Damen et 1,34 milliard à l’italien Fincantieri, l’allié de Naval Group. Ce qui a beaucoup embarrassé Bucarest, notamment l’homme fort et trouble de la Roumanie, le président social-démocrate de la Chambre des députés Liviu Dragnea, qui a cherché tous les moyens pour disqualifier le groupe français ou casser l’appel d’offres.

    Après la Pologne et l’affaire des hélicoptères d’Airbus, la Roumanie, qui avait pourtant assuré que le résultat serait publié le 12 janvier, franchit à son tour une ligne jaune sur le plan diplomatique avec la France. Qui plus est au moment où la Roumanie a pris pour six mois la présidence de l’Union européenne (UE).

    Comme par hasard, Bucarest a donc suspendu vendredi l’appel d’offres. C’est donc la chronique d’une trahison de la Roumanie qui s’annonce… La suspension de l’appel d’offres est le premier pas de cette volonté roumaine d’écarter Naval Group. C’est le secrétaire d’Etat en charge de l’Armement Andrei Ignat, chargé de la procédure de l’appel d’offres, qui a suspendu la procédure en invoquant notamment des soupçons d’illégalités. Il a présenté un rapport au ministère de la Défense et a informé que le département de l’Armement avait saisi le bureau du procureur militaire en raison des «  soupçons raisonnables liés à de possibles illégalités perpétrées pendant la procédure d’attribution qui auraient pu compromettre les intérêts de sécurité nationale  », explique-t-on à La Tribune.

    Selon le ministère, le chantier naval SNC basé à Constanta (est), le partenaire de Naval Group, a, de son côté, demandé «  l’annulation  » de la décision du gouvernement en vertu de laquelle cet appel d’offres avait été lancé début 2018. La procédure de passation a donc été suspendue jusqu’à la clarification de ces deux procédures.


  • Clap de fin entre Michel Drucker et les industriels de défense
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/quand-michel-drucker-se-prend-une-veste-par-les-industriels-de-l-aeronauti

    notez le titre original, dans l’url, … :
    Quand Michel Drucker se prend une veste par les industriels de l’aéronautique et de la défense

    Airbus, Dassault Aviation, MBDA, Naval Group, Nexter... ont refusé de cofinancer l’émission « Un Noël avec nos soldats » présentée notamment par Michel Drucker. La société de production demandait à chacun 30.000 euros pour une émission à la gloire des militaires en opérations extérieures.

    Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Non contente d’avoir réalisé une audience plutôt faiblarde le soir du 25 décembre en prime time (9,7% de parts d’audience, très loin derrière M6, France 3 et TF1, qui ont tous dépassé les 15%), l’émission « Noël avec nos soldats » produite et réalisée par Tim Newman, présentée par Michel Drucker et diffusée sur France 2, a valu pas mal de déconvenues à son producteur. Sollicités pour la première fois lors d’un déjeuner organisé le 12 septembre par la délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD), les directeurs de la communication des grands groupes industriels de la défense sont tombés de l’armoire quand Tim Newman, qui se prévalait d’un accord de l’Elysée, leur a demandé de cofinancer l’émission.

    Contacté par La Tribune, le producteur préfère parler d’échanges commerciaux en contrepartie du cofinancement de l’émission : valorisation des matériels des industriels pendant l’émission, mise à disposition des rushs de tournages pour une utilisation non commerciale et vidéo exploitable en interne de Michel Drucker dans laquelle il remercie les industriels de leur aide lors du tournage du plateau. Toutefois, les grands industriels du secteur comme Airbus, Dassault Aviation, MBDA, Nexter, Naval Group ainsi que les trois groupements professionnels (GIFAS, GICAT et GICAN), ont refusé de mettre la main à la poche.

    Le producteur est revenu plusieurs fois à la charge tout au long de l’automne. En vain, les industriels ont tenu bon. Pour les grands industriels du secteur, déjà très sollicités par le passé par Tim Newman (« Une nuit avec la police et la gendarmerie », « Les stars fêtent les 15 ans du Charles de Gaulle », « Une nuit avec l’armée de l’air », « Une nuit sous les mers »...), la réponse a été collectivement négative : « No go » général. Tous ont considéré que ce format d’émission était « obsolète ».

    Toutefois, ils ont été longtemps suspendus à une éventuelle intervention politique leur demandant de participer. Seul un appel du ministère des Armées aurait pu les mobiliser. Mais il n’est jamais venu.

    • Selon des sources concordantes, Tim Newman, à la tête de la maison de production STH 255, demandait 450.000 euros aux industriels du secteur pour financer une émission, dont le devis était estimé à 1 million d’euros environ. Cette émission de 2h30 devait mobiliser 80 personnes, invités compris, sur la base de Port-Bouët, à Abidjan (Côte d’Ivoire). Le montant demandé par Tim Newman à chaque industriel s’élevait à 30.000 euros.

      Bientôt notre #Michel_Drucker national va monter une #cagnotte sur leetchi pour financer la production de ses émissions pour « la boîte à connerie »
      #France


  • TRIBUNE. Comment la France s’est vendue aux Gafam

    « Pour le pionnier du Web français Tariq Krim, l’histoire du déclin du numérique français est une tragédie en 3 actes. Il existe pourtant une sortie de crise. »

    https://www.lepoint.fr/invites-du-point/tribune-comment-la-france-s-est-vendue-aux-gafam-05-01-2019-2283510_420.php

    Un peu nationaliste (le titre l’annonce bien) mais la quasi-totalité des observations sur la « petite élite arrogante » qui décide en France, et sur les plantages prévisivles comme #Qauero, voir les pures escroqueries comme #Andromède (le cloud souverain…) sont hélas très vraies. « Microsoft est devenue le partenaire de l’Éducation nationale, et Google le parrain de la Grande École du Numérique. La société de Big Data Palantir, proche des services secrets américains, a conclu un contrat avec la DGSI (et peut-être la DGSE  ?), et elle est également présente chez Airbus. Enfin, à l’échelon des collectivités territoriales, les régions vont s’appuyer sur Facebook pour "la formation au numérique".Comment, dans ces conditions, se plaindre des conséquences des réseaux sociaux et de l’impact des Gafam sur notre démocratie quand nous leur avons ouvert si largement les portes de l’État ? »

    • Il existe pourtant un scénario de sortie de crise. En effet, la meilleure réponse à la crise de confiance systémique vis-à-vis des Gafam est de soutenir les mouvements autour des technologies «  éthiques  ». Il s’agit d’un nouveau terrain de croissance industrielle pour l’Europe, comme le Bio l’a été pour l’agriculture.


  • Airbus Artificial Intelligence Challenges
    AI Gym
    https://aigym-v.airbus.com/contest/5bc834b8ba7add0027f3ac5a

    Open: 18 Oct 2018 | Closed: 01 Jun 2019
    2 months ago

    Interested parties ranging from established companies, start-ups, research labs, schools or individuals, can express their
    interest to register to the challenge by email to timeserieschallenge.request@airbus.com anytime till end of 2018.

    CONTEXT
    Technologies at the intersection of #Artificial_Intelligence and #Internet_of_Things / #Big_Data are pushing the boundaries of the state of the art in #Time_Series_Analysis and #Predictive_Maintenance.

    #AIRBUS is launching this scientific challenge on anomaly detection in time series data in order to:
    ● scout for top players in the field of Time Series Analysis
    ● encourage the research community to tackle the specific issues of related to the data generated by the aerospace industry during tests and in operations.

    OVERVIEW
    Data collected from our platforms is mostly considered normal. Due to the high quality of our products and of aerospace context, the occurrence of faults and failures is very rare, and we cannot afford to wait for reaching hundreds of new fault types to be able to identify and anticipate them. We are interested in unexpected changes in the behavior of the systems we monitor and have a rapid reaction time in analyzing suspect behavior.

    TECHNICAL SCOPE
    We set up a three stage challenge to benchmark unsupervised detection algorithms, based on three use cases:

    1) Business Domain : Helicopters // number of input sensors : 1 // Sampling Frequency : 1000Hz // expected output : classify sequence as OK / KO

    2) Business Domain : Satellites // number of input sensors : 30 // Sampling Frequency : 1000Hz // expected output : classify sequence as OK / KO

    3) Business Domain : Commercial Aircraft // number of context sensors: 81 // number of sensors for anomaly detection: 9 // Sampling Frequency: 8Hz // expected output : identify anomalous time windows on sensors of interest

    We welcome all and every working technical approaches, ranging from statistics (eg. SCP) to more
    established machine learning techniques (eg. Isolation Forest) to modern AI (eg. Deep Learning LSTM).

    TIMELINE
    The challenge will officially start beginning 2019 with a first training phase on Q1 2019. The second phase will be a shorter evaluation on Q2 2019. A restitution workshop is going to be organised in June 2019.

    #IA
    #AI #IoT


  • La justice américaine a ouvert une enquête sur Airbus
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/20/la-justice-americaine-a-ouvert-une-enquete-sur-airbus_5400268_3234.html

    C’est une terrible secousse pour Airbus, déjà fragilisé par plusieurs enquêtes anticorruption. Selon les informations du Monde, l’entreprise est sous le coup d’une nouvelle procédure judiciaire lancée, cette fois, par le parquet américain, le redouté Department of Justice (DoJ), bras armé des Etats-Unis dans la poursuite, sur leur territoire et à l’étranger, des entreprises soupçonnées de pratiques inappropriées. Les françaises Total, Technip, Alcatel, Société générale et Alstom figurent à son tableau de chasse, condamnées à des amendes qui ont atteint des centaines de millions d’euros.


  • Le fast-food McDonald’s de Frontignan incendié et tagué Sylvie BONNET - 13 Décembre 2018 - France 3 Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/sete/fast-food-mcdonald-s-frontignan-incendie-tague-1591581.

    « Multinationale et CAC 40, mafia légale ». Ce sont les inscriptions à la peinture rouge visibles sur la façade du McDonald’s de la zone commerciale de Frontignan. Incendié dans la nuit de mercredi à jeudi, vers 04h, le fast-food est en grand partie détruit et le SRPJ de Montpellier mêne l’enquête.

    Peu de doute sur l’origine criminelle de l’incendie lorsqu’on voit les inscriptions en grandes lettres rouges peintes sur la façade de l’édifice. L’enseigne de restauration rapide McDonald’s de la zone commerciale du Barnier à Frontignan a été en grande partie détruite par les flammes. L’incendie aurait été signalé aux environs de 04h00 dans la nuit de mercredi à jeudi.
     

    Intervention de 30 sapeurs-pompiers 

    Les sapeurs-pompiers de l’Hérault sont intervenus dès que l’alerte a été donnée, avant 04h. La toiture a été partiellement détruite ainsi que du mobilier derrière les baies avec les vitrées cassées. 40 personnes sont en chômage technique ce matin.

    l y avait un tas de palettes et de pneus à l’entrée de l’établissement à la arrivée des secours, ce qui conforte la thèse de l’incendie criminel. Il a fallu près de 30 sapeurs- pompiers de tout le bassin de Thau, Sète, Frontignan et Balaruc pour arrêter les flammes.
    . . . . .

    #malbouffe #mal #bouffe #Mac_Donald #Alimentation #Santé #Frontignan #France


  • À #Montpellier ce matin, charge de CRS et gaz lacrymogène contre nos enfants :
    https://www.midilibre.fr/2018/12/06/lycees-bloques-au-lycee-georges-clemenceau-la-cdi-charge-les-eleves,500276

    Au lycée Clemenceau, la situation est très tendue. Policiers et motards bloquent l’avenue. La compagnie départementale d’intervention a chargé. Des gaz lacrymogènes ont été répandus.

    (Je dis « nos enfants » par généralité, mes enfants à moi ne sont pas encore lycéen·nes. Mais j’aimerais bien que, quand il·les le seront, il·les ne seront pas éborgné·es pour avoir participé à une manifestation.)

    • Alors que Macron « appelle à l’aide face au risque de violence » (titre de Une de L’Immonde sur le net), la mobilisation lycéenne a deux défauts, elle est une extension potententiellement incontrôlable de la #composition des luttes en cours et est en mesure de réduire drastiquement la xénophobie (latente ou explicite) d’une part de la dynamique en cours. Donc niet.

      Yvelines : 146 interpellations devant un lycée de Mantes-la-Jolie après des incidents (police) #AFP

      via @paris

      En frapper un pour en terroriser mille (et ses parents avec), telle est la politique du gouvernement avant ce samedi 8 décembre. Pas sûr que ça marche.
      #enfance #lycéens #police

    • Ce qui fait dire à @Mélusine sur l’oiseau bleu :

      Je comprends pas pourquoi les lycéens blessés ne sont pas un scandale national, pourquoi tout le monde ne fait pas sa une dessus et pourquoi ce n’est pas le sujet principal de conversation partout.

    • Le premier ministre a eu des mots ciselés au sujet de ce qu’ils attendaient de tous, en parlant à l’Assemblée : de ne pas en rajouter au risque d’être tenus comptables de ce qui arrive. En off, je pense que les menaces sont beaucoup plus franches et décomplexées. Il y a quelques articles sur la façon dont les médias traditionnels ne relaient que le strict minimum de ce qu’il se passe.
      https://www.arretsurimages.net/articles/a-la-tele-deux-regimes-pour-les-videos-de-violences

      Interviewé dans le cadre d’un sujet sur le maintien de l’ordre pour le 20H de France 2, ce mercredi 5 décembre, le journaliste David Dufresne a constaté que ses propos critiques ""sont passés à la trappe", « explique-t-il à ASI.  »""Pendant l’interview, j’ai expliqué que la tradition française du maintien de l’ordre, établie en gros après mai 68 et qui consiste à dissuader, à tenir à distance les manifestants, semblait avoir volé en éclats ces 15 derniers jours, avec les Gilets jaunes comme avec les lycéens. Il y a une militarisation de la pratique, qui débouche sur de graves blessures (voir ici ou ici). Mais ils n’ont gardé que mon propos sur les casseurs qui ne sont pas nécessairement des casseurs professionnels mais aussi des Gilets jaunes en colère. Et quand je leur ai demandé pourquoi ils ne passaient pas les vidéos de violences policières dans les JT, on m’a répondu par un silence poli ." Poli, et révélateur.

    • JM Blanquer, à tous les professeurs de collèges et lycées :

      Mesdames et messieurs les Professeurs,
      Notre pays est confronté à une situation exceptionnelle.
      Au cours des jours derniers et dans certains de nos territoires, des violences particulièrement intenses sont apparues dans des cortèges composés en partie de lycéens.
      Dans ce contexte, la protection des personnes et la sécurité des établissements doivent être notre première priorité.
      C’est pourquoi, au regard du degré de violence qui émaille certaines manifestations, il est indispensable d’appeler à la sérénité, au calme et au respect des personnes et des biens. C’est une exigence démocratique au cœur de notre école.
      Dans ces circonstances, j’en appelle à la responsabilité de chacun et à un discours de sérénité adressé aux élèves. Ce message a également vocation à être partagé avec les familles pour qu’elles soient pleinement conscientes des risques que courent leurs enfants en se joignant à des attroupements qui ne sont ni organisés ni encadrés. Appeler des élèves à se mêler aux désordres urbains revient à leur faire courir un danger grave.
      Pour faire face à cette situation, vous pouvez compter sur l’institution tout entière et en particulier sur les équipes de direction, qui sont à vos côtés pour protéger les élèves et l’ensemble des personnels.
      Nous avons confiance dans l’avenir de notre jeunesse. Je vous remercie donc de contribuer à l’apaisement dont nos lycéens ont besoin pour se construire et réussir.
      En transmettant connaissances et valeurs à tous les élèves, les professeurs sont au cœur de la République. Aussi, je tiens à vous assurer de mon profond soutien pour l’accomplissement de votre mission.
      Avec toute ma confiance,
      Jean-Michel BLANQUER

      J’espère qu’il a également envoyé un appel à la sérénité et au calme aux forces de l’ordre.

    • Violences sur lycéens : les tirs de flashball font de nombreux blessés - Rapports de Force
      https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/violences-sur-lyceens-les-tirs-de-flashball-font-de-nombreux-blesses

      https://rapportsdeforce.fr/wp-content/uploads/2018/12/lycéens-manifs.jpg

      Sur les ondes de France-info, le ministre Jean-Michel Blanquer a évoqué ce matin un mouvement « d’une violence jamais vue », indiquant que quatre lycéens « se sont blessés assez grièvement », dédouanant ainsi l’action des forces de police. Depuis vendredi 30 novembre, plusieurs dizaines de milliers de jeunes descendent dans la rue contre la politique du gouvernement en matière d’éducation. Le nombre de jeunes blessés par des tirs de flashball est particulièrement élevé.

    • Blanquer s’appuie sur un fait réel pour servir son mensonge, il y a au moins un (ou une) lycéen(e) qui a été brulé par un retour de flamme (info vue je ne sais plus où), mais les blessés, mutilés dus à la police sont bien plus nombreux, mais les images de l’ arrestations de 147 lycéens à Mantes-la-Jolie, à genoux mains sur la tête montrent à l’envie, sans même aller chercher celles des très nombreux actes de répression violentes et ultra violentes des lycéens qui ont été diffusées hors des mass media que les policiers ont bien compris à quel point ce régime aux abois est prêt à aller, avec la menace d’interventions de blindés de la gendarmerie à Paris ce samedi, qui fait suite à la présence de snipper(s ?) samedi dernier dans un dispositif ou même la « prestigieuse » BRI était mobilisée :
      https://twitter.com/Obs_Violences/status/1070768467907919872

    • Warning signs...

      Une chose est sûre, l’« acte IV » du mouvement des « gilets jaunes » peut être un tournant si Paris s’embrase à nouveau. « S’il y a dix morts ce week-end, il n’est pas sûr qu’on puisse garder le ministre de l’Intérieur » , glisse un proche du chef de l’État. La perspective d’un remaniement nettement plus large commence à circuler de façon insistante. Au point de changer de premier ministre ? « Dans le meilleur des cas, il faudra un nouveau gouvernement avant les élections européennes. Dans le pire, avant Noël », lâche un macroniste du premier cercle.

      http://www.lefigaro.fr/politique/2018/12/05/01002-20181205ARTFIG00383-gilets-jaunes-macron-annule-la-hausse-des-taxes-e

      La #menace a pris corps contre les lycéens, mutilables à merci, et la voilà plus explicite encore au détour d’un bla bla politique...

    • Ce matin, j’ai été insulté, poussé, frappé, gazé. J’ai dû, avec mes collègues, former une chaîne humaine pour protéger les #élèves de mon #lycée, en panique et complètement déboussolés. Contre qui ?
      La Police Nationale.

      Qui provoquait les étudiants en passant, fenêtre ouverte : « Retourne chez toi ». « Nique ta mère », « T’es le prochain » en imitant une mitraillette.
      Qui frappaient sur leurs boucliers, comme s’ils étaient les spartiates des temps modernes.

      Qui ont percuté avec leur véhicule un élève et notre proviseur-adjointe.
      Qui ont embarqué trois élèves « #pour_l'exemple ».
      Qui ont tiré au #flashball/lacrymo sans aucune sommation ni raison, et qui ont blessé un jeune au bras.

      Ce soir, je découvre les images des autres bahuts en France.
      La même chose. Partout.

      Je suis fatigué et écœuré.
      #StopViolences appellent les députés de la majorité ? Mais reprenez le contrôle de vos forces de l’ordre, qu’elles arrêtent leur violence !

      On commémore aujourd’hui les 32 ans de la mort de #MalikOussekine : n’avons-nous donc rien appris de ces tristes évènements ?

      https://twitter.com/YohOmbriel/status/1070772788640796672

    • C’est #apocalyptique, au sens premier de dévoilement, révélation.

      Révélation, au premier rang, de la #médiocrité du chef de bande ayant perdu les pédales – même les quelques macroniens qui restent encore en ont bien pris conscience – absolument pas à la hauteur de l’événement. Médiocrité des sbires, à la recherche de victimes expiatoires, prêts à tout pour ne pas être dans la fournée des sacrifiés.

      Remake néo-libéral de La Chute ?

      Le roi est nu.

      Les commanditaires s’aperçoivent que la brillante cavale sur laquelle ils ont misé n’est qu’un tocard. Faudra-t-il aussi sacrifier la marionnette pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être ? L’absence de rechange ne laisse plus beaucoup d’autre sortie envisageable que la fuite en avant dans un renforcement de l’autoritarisme, un durcissement de la répression et la mobilisation de tout l’arsenal mis en place pour « lutter contre le terrorisme ». Mais QUI pour mener tout ça ?

    • Cette image, et les 700 gardes à vues de lycéens, c’est un cocktail molotov balancé au milieu d’une situation sociale qui est déjà un baril d’essence à très haut indice d’octane. Dans moins de 3 jours le gouvernement va se retrouver non plus avec 200 mais avec 2000 lycées bloqués


      https://twitter.com/GaspardGlanz/status/1070813554184470528

      La #vidéo ici (entre autres) :
      https://twitter.com/T_Bouhafs/status/1070775086137966592

      Un tweet de l’AFP (compte AFP factuel) qui confirme la véracité des images :

      Vous êtes nombreux à nous interroger sur la véracité de ses images. Elles ont bien été tournées aujourd’hui après des incidents près du #lycée #Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, en région parisienne

      https://twitter.com/AfpFactuel/status/1070781218734661632

      #violences_policières

    • Les images des gamins à genoux, il semble assez clair que c’est filmé par un CRS, ou au moins que les CRS ne sont absolument pas gênés d’être filmés à ce moment. L’aspect « démonstration de force » est donc évident et totalement assumé.

    • Ma fille est en seconde dans un lycée à Toulouse, où la situation s’est tendue brutalement mardi. En cause : la réaction des flics aux petits blocages du lundi.

      En gros, ce qui était prévu, c’est manif et blocage des lycées lundi puis retour à la normale : il y a beaucoup d’évaluations et d’examens en ce moment, les gamins sont quand même un peu investis dans leurs études → d’ailleurs, s’ils ne l’étaient pas, la vétusté du lycée (pas franchement rénové depuis sa construction en 1963), les classes de 35, Parcoursup et les frais d’inscription multipliés par 10 ou 15, ils s’en battraient les steaks.

      Bref, les lundi, une partie des élèves du lycée décident de bloquer l’entrée et direct, ils sont font gazés par les CRS. Il y en avait tellement que ça a envahi toute la cité scolaire (2000 élèves, quand même), incommodant tous ceux qui avaient choisi de suivre les cours qui continuaient à l’intérieur.

      C’est à cause de cela que la mouvement a été reconduit le lendemain, avec décision de durcir le blocus. Le lycée de ma fille est celui des quartiers. Le lundi, celui qui a craqué et mis la zone, c’est le lycée à côté, du bon côté de la rocade, plutôt neuf et très bien équipé où vont les gosses des classes moyennes. Les gamins ont envahis les rues autour et du coup, le préfet a demandé à la compagnie de transport de la ville de tout arrêter, partout. Le prétexte était la sécurité, mais j’ai bien vu sur les réseaux que ça a surtout servi à énerver la population contre ses propres gamins.

    • @monolecte Oui, je me dis ça aussi : à nouveau le choix du début de la chronologie est très marquant. Médiatiquement, les images de répression contre les jeunes semblent débuter avec les « débordements » et les voitures brûlées (ce qui, de fait, justifierait qu’on éborgne et qu’on gaze des enfants). Alors que pour les jeunes, il est assez évident que ça démarre au moins une ou deux journées plus tôt avec les gardes à vue scandaleuses de plus de 24 heures (j’ai vu mentionné 36 heures) de lycéens au motif qu’ils avaient graffé « Macron démission » sur le panneau d’affichage du lycée.

    • Un jour de plus dans la révolution citoyenne | Jean-Luc Mélenchon
      https://melenchon.fr/2018/12/07/un-jour-de-plus-dans-la-revolution-citoyenne

      À l’image des gilets jaunes, elle est fondamentalement populaire. Les lycées professionnels et les établissements des régions urbaines isolées sont en première ligne. Est-ce pour cela que la répression est si violente ? la caste des donneurs d’ordres n’a pas ses gosses dans ces établissements.

    • @biggrizzly Oui, c’est assez frappant, cette omniprésence des arguments à la Pandraud (« si les jeunes faisaient pas les cons, les flics ne seraient pas obligés de leur dessouder la gueule à grands coups matraques »).

      Ou : les fachos comme dernier rempart de la Macronie… :-))

    • @arno j’arrête pas de poster mes commentaires avant de les avoir rédigé en entier → pour revenir à la ligne sur FB, il faut faire maj+retour, alors qu’ici, ça poste !

      Bref, tout le monde a pu voir Toulouse qui brûle le mardi alors que personne n’a trop rapporté le crime originel qui a été la répression systématique des lycéens dès le départ, alors qu’il ne se passait rien. Autrement dit : on aurait voulu chauffer les esprits qu’on ne se s’y serait pas pris autrement !.

      Le mardi, l’ambiance était haineuse sur Toulouse. J’ai remarqué aussi que les gens de droite et/ou fachos étaient très présents sur les fils infos. Beaucoup proposaient de faire mal aux gosses, voire de les jeter dans la Garonne… vous voyez l’ambiance.
      Ma fille a eu le temps d’arriver à la Cité de l’espace où elle avait sortie pédagogique toute la journée, mais en fait personne n’en a profité, partout, tout le monde était collé sur les portables à se demander comment ça allait finir.

      Ce qui est remarquable, c’est que ce sont les lycées plutôt nantis qui sont partis violemment. Le plus remarquable étant celui de Blagnac, bien sûr, où rien ne s’était passé la veille.

      Les médias ont une sorte de syndrome de Néron : les images ont rapidement fait le tour du monde. Du coup, les gamins qui ont créé des groupes d’organisation du bordel sur Snapchat et Instagram s’énervaient partout.

      Sur les réseaux, l’incident de Blagnac a suscité les envolés de ceux qui souhaiteraient coller le problème sur les jeunes basanés de banlieue… du genre : « un lycée de banlieue brûle à Toulouse, suivez mon regard… ».

      Comme les agences de presse du monde entier venaient faire leurs courses sur les réseaux, j’ai passé pas mal de temps à répondre à ce genre d’insinuations en rappelant que ce lycée est dans le fief d’Airbus, qu’il est plutôt récent et très très bien doté, qu’il accueille les gosses des ingénieurs et autres classes moyennes sup de la région, voire même de l’étranger tant il est bien classé. C’est limite une vitrine.

      Bref, ça a été le bordel, mais en grande part parce que la préfecture voulait la fermeture totale du réseau, paralysant la ville, même pour les lignes qui n’étaient sur aucun point chaud.

      Le mardi soir, il y a eu le discours tout pourri du ministre (à la limite, s’il avait dit : « allez vous faire foutre ! », ça serait pieux passé), et sur les réseaux, les gosses, là, voulaient clairement en découdre. On a profité de l’accalmie du mercredi pour rapatrier la gosse (à sa demande). Faut savoir que depuis lundi matin, nous subissons aussi une grève SNCF qui fait qu’au lieu d’être à 3 heures de transports, notre fille est plutôt à 5. Elle savait ce qui était prévu pour son lycée le jeudi et on en a déduit qu’il allait fermer dans la journée… ce qui a été le cas. Le retour de flammes, il semble que c’était là.

      Sinon, hier, il y a eu une très belle convergence des lycéens et des étudiants à la fac du Mirail (Jean-Jaurès) : 3000 participants à l’AG, qui a été dissoute avant le vote. En effet, un groupe de lycéens qui souhaitaient quitter le quartier Saint-Cyprien où les manifs sont traditionnellement contenues, se faisait méchamment repousser au niveau du Pont neuf, c’est à dire à l’endroit qui marque l’entrée dans la ville bourgeoise et les centres du pouvoir réel de Toulouse. Là aussi, la cartographie serait très éclairante. Ils sont partis 3000, ils sont arrivés 1500 en renfort sur la zone d’affrontement.

      Là, j’ai moins d’infos, mais à priori, les CRS ont utilisé la méthode normale pour renvoyer les manifestants vers la périphérie : envoi de lacrymos, recul des manifestants, avancée des murs de boucliers sur le boulevard et les rues adjacente, visualisation, re lacrymos. Pas top, mais évite le contact, au moins.

      L’autre truc remarquable, c’est que les quartiers ne bougent pas.
      Voilà.

    • Le moment de vérité est double :
      • les macroniens sont-ils bien les héritiers des versaillais ?
      • les méthodes de maintien de l’ordre et de communication « à l’israélienne » vont-elles être appliquées par nos médias et nos forces de l’ordre, sans sourciller ?

      J’entends :
      • Vont-ils assumer les morts et les blessés, au nom de l’application à tout prix de leur programme politique minoritaire ?
      • Vont-ils assumer d’appliquer une répression et une communication « à la façon » dont les manifestations récentes à Gaza ont été réprimées et relatées ?

    • Ça marche vachement bien leur truc. Mardi ils évacuent le seul point de fixation de Montpellier (le rond-point des Prés d’Arènes), où régnait une ambiance bonne enfant, à l’écart du centre-ville ; ensuite les gaz lacrymogènes contre les lycéens qui avaient brûlé des poubelles (ouh là là…). Hier, interpellation d’une dizaine de 13-17 ans, toujours en garde à vue apparemment aujourd’hui.

      Gros succès de la répression : aujourd’hui un lycée de plus en grève. À l’instant, fermeture du Polygone (le grand centre commercial du centre-ville) par crainte de « remontées » des lycéens, et les gros bistrots de la Comédie en train de ranger leurs terrasses. La course à pied dans le centre de demain matin annulée.

      Tout ça dans une ville où, grosso modo, il n’y a pas eu aucun débordement (en dehors de quelques poubelles martyrisées).

      Grosse ambiance festive, dites-donc.

    • À Montreuil, ma cousine vient de se faire incendier sa voiture par les lycéens voisins. (ping @philippe_de_jonckheere …)

      Près de chez moi, XIVè près de Denfert-Rochereau, on se prépare à l’état de siège : la bibliothèque vient d’annoncer une fermeture exceptionnelle (ainsi que 16 autres bibliothèques municipales), les commerçants voient comment sécuriser leurs vitrines (je ne suis pas dans un des grands axes) le plus simple étant de rester fermés.

    • On m’indique qu’à Nantes, toutes les poubelles à proximité d’un lycée ont été prises pour faire un feu...
      Les bourgeois prennent la version des autorités à la lettre : il y a des casseurs, et les casseurs dilapident nos impôts, et la Police nous défend. Et ceux qui se font défigurer l’ont mérité, la preuve y-a nos poubelles qui sont volées.



  • La Cagette en gilet jaune !
    https://nantes.indymedia.org/articles/43656

    Lundi 19 novembre, une équipe de la Cagette des terres s’est rendue sur un point de blocage à Méan, une des principales entrées de la zone industrielle de Saint Nazaire. Le lendemain nous étions au rond point d’Airbus. Ces petits déjeuners font suite à une première rencontre avec des gilets jaunes samedi 17 novembre à Pontchâteau, à l’invitation d’amis et de syndicalistes que nous cotôyons fréquemment dans les rues nantaises ou sur les piquets de grèves de la région. La « zbeulinette » (la remorque du réseau de ravitaillement) est arrivée sur les points de blocage chargée de victuailles, avec une grosse sono pour réchauffer l’ambiance sur place (...)

    #aéroport #notre-dame-des-landes #luttes #salariales #bouffe #/ #mal #pontchateau #Saint-Nazaire #aéroport,notre-dame-des-landes,luttes,salariales,bouffe,/,mal


  • Vega, ce lanceur italien qui fait un sans-faute et qui concurrence... Ariane 6
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/vega-ce-lanceur-italien-qui-fait-un-sans-faute-et-qui-concurrence-ariane-6

    Le lanceur italien Vega a mis sur orbite le satellite militaire Mohammed VI-B pour le compte du Maroc. Vega signe son treizième succès consécutif depuis le début de son exploitation en 2012.

    Treize lancements, treize succès. Développé et fabriqué par l’industriel italien Avio, le lanceur italien Vega est véritablement né sous une très bonne étoile. Dans la nuit de mardi à mercredi, Vega a parfaitement réussi sa mission depuis le Centre Spatial Guyanais en mettant en orbite le satellite militaire Mohammed VI-B (1,1 tonne au décollage) pour le compte du Maroc. Le satellite a été développé par le consortium constitué de Thales Alenia Space en tant que mandataire et Airbus Defence and Space en co-maîtrise d’œuvre.

    En 2018, le lanceur italien a réussi son second vol et signe ainsi son 13e succès consécutif, dont 11 missions d’observation de la Terre depuis le début de son exploitation en 2012. Soit déjà 28 satellites mis en orbite par le lanceur italien, qui peut placer en orbite des satellites jusqu’à 1,5 tonne de masse. Vega et son petit frère Vega C ont engrangé dans leur carnet de commandes onze missions à lancer. Dernièrement Vega a été sélectionné par GHGSat pour la mise en orbite de son satellite GHGSat-C1. Le vol aura lieu en 2019 dans le cadre du vol de démonstration du service de lancement de petits satellites (Small Spacecraft Mission Service ou SSMS).


  • #Espionnage : les #Etats-Unis prêts à tout pour des marchés à l’exportation ? - Amériques - RFI
    http://www.rfi.fr/ameriques/20181114-espionnage-etats-unis-prets-tout-marches-exportation

    Une politique très offensive et coordonnée, qui va au-delà du patriotisme économique. Les cibles : les entreprises aéronautiques, le secteur de la santé, le monde de la recherche. « Ces sociétés évoluant dans ces secteurs font l’objet d’attaques ciblées », souligne la DGSI. Ainsi, Airbus a vu débarquer dans ses bureaux des avocats américains menant des audits de conformité « en matière de lutte contre la corruption ». En réalité, souligne l’agence, « ils disposent depuis 2015 d’un accès privilégié aux données stratégiques du groupe ».


  • Les Etats-Unis espionnent Airbus selon la DGSI
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15264-les-etats-unis-espionnent-airbus-selon-la-dgsi

    Si ça ne concernait qu’Airbus LOL, Il serait.... peut être temps de s’en rendre compte...... MDR, et vous ? hum.... ?

    Dans une note remise à l’exécutif, et que Le Figaro a pu consulter, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dénonce des manœuvres américaines destinées à piller les fleurons français de secteurs stratégiques. Le document de six pages, daté du 12 avril dernier se présente comme un « panorama des ingérences économiques américaines en France ». « Les acteurs américains déploient une stratégie de conquête des marchés à l’export qui se traduit, à l’égard de la France en particulier, par une politique offensive en faveur de leurs intérêts économiques », écrivent les analystes de la DGSI.

    « Les entreprises françaises évoluant dans ces secteurs font l’objet d’attaques (...)


  • Pour la première fois, une université britannique désinvestit des entreprises fournissant l’armée israélienne
    6 novembre | Middle East Monitor |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/pour-la-premiere-fois-une.html

    Dans ce qui est la première démarche de cette sorte, une université britannique a désinvesti des entreprises fournissant des équipements militaires à l’armée israélienne, à la suite d’une campagne des étudiants.

    En fin de semaine dernière, l’université de Leeds a pris la décision de désinvestir de trois compagnies dont la complicité dans la violation des droits humains palestiniens a été avérée : Airbus, United Technologies et Keyence Corporation. Une quatrième compagnie – HSBC – est aussi sous examen des responsables d’investissement de l’université, parce qu’elle procurerait des crédits à Elbit Systems, Caterpillar et BAE Systems, qui toutes vendent des armes et des équipements militaires au gouvernement israélien.

    La décision a été prise après la découverte que, pour cette seule année, l’université de Leeds avait investi 2,4 millions de livres (2,75 millions d’euros) dans ces compagnies. Le montant a été révélé par une requête d’août sous la loi Freedom of Information (« Liberté d’information »), par laquelle le public britannique peut demander à avoir accès à des informations détenues par les autorités publiques.

    #BDS


  • IranAir looking for planes not needing U.S. sales permit - website
    https://sg.news.yahoo.com/iranair-looking-planes-not-needing-u-sales-permit-151558856--finance.

    IranAir had ordered 200 passenger aircraft - 100 from Airbus, 80 from Boeing and 20 from Franco-Italian turboprop maker ATR. All the deals were dependent on U.S. licences because of the heavy use of American parts in commercial planes.

    #Iran #sanctions


  • Et l’américain #Palantir a désormais un rival « Made in France »
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/si-si-l-americain-palantir-a-desormais-un-rival-made-in-france-793900.html

    Un groupe de 22 entreprises françaises propose dès à présent une offre commerciale, qui permet de répondre aux enjeux du renseignement et du traitement massif des données.

    Le vœu du directeur général de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) a été enfin exaucé. «  Pour ce qui est de l’exploitation de données massives non structurées, j’avoue ne pas comprendre pourquoi l’on n’est pas capable de faire un Palantir européen. Cela ne me paraît pas hors de portée. (...) Le temps presse  », a estimé début octobre Guillaume Poupard au Sénat. C’est fait. Un groupe de 22 sociétés françaises (grands groupes, ETI-PME et start-ups), réunies au sein d’un cluster « #Data_intelligence », propose une alternative technologique et commerciale à l’américain Palantir. Une société qui sent le soufre en raison d’un financement initial par un fond d’investissement de la CIA.

    «  Ceux qui dirigeront le monde demain sont ceux qui seront capables de posséder les données et de savoir comment les traiter, a souligné Guillaume Poupard. Renoncer au traitement des données nous condamne à être des vassaux  ».

    Cette alternative française présente une offre commerciale, qui permet de répondre aux enjeux du renseignement et du traitement massif des données. Ce groupe d’entreprises propose, assure-t-on à La Tribune, " une offre plus élargie que celle de Palantir ", qui vient de recruter l’ex-numéro deux d’Airbus, Fabrice Brégier. Le cluster a d’ailleurs répondu à, au moins, un appel d’offres à l’étranger. Et selon les appels d’offres, il soumet après consultation des membres du cluster, des propositions à tiroir, qui permettent d’impliquer un maximum de sociétés du groupe. Le cluster «  Data intelligence  » est tiré par quelques poids lourds comme Airbus Defence & Space, Atos et le missilier MBDA, entourés de jeunes start-ups prometteuses à l’image d’Aleph-Networks, qui explore le deep et le dark web, Othello, qui a développé une approche scientifique du comportement humain ou encore l’éditeur de logiciels Linkurious, qui fournit des analyses de réseaux sociaux.