company:bp

  • Pourquoi Nokia ne veut plus lâcher Alcatel Submarine Networks
    https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/pourquoi-nokia-ne-veut-plus-lacher-alcatel-submarine-networks-817297.html

    Suite à des évolutions technologiques et économiques, le géant finlandais des équipements télécoms ne veut plus se séparer du champion français des câbles sous-marins. Mais en face, la France veut toujours conserver cette société, à l’activité éminemment stratégique, dans son giron. Voilà pourquoi des discussions ont débuté entre l’opérateur historique Orange, BPIFrance et Nokia pour trouver un moyen de diversifier l’actionnariat d’ASN et d’assurer son avenir industriel.

    Pas question, désormais, de lâcher cette pépite ! Aujourd’hui, Nokia n’est plus disposé à vendre Alcatel Submarine Networks (ASN), un des leaders mondiaux des câbles sous-marins qu’il a récupéré en 2015, lors de son rachat d’Alcatel. Signe que le vent a tourné : au mois de janvier, La Tribune a indiqué que le géant finlandais des télécoms songeait à garder ASN sous sa coupe. Alors qu’à ce moment-là, Nokia négociait sa vente au petit équipementier français Ekinops (accompagné par BPIFrance et le fonds Aleph Capital). Trois mois plus tard, en avril, les négociations ont fini par capoter. Au grand dam de l’Etat français, qui dispose d’un droit de regard sur la vente d’ASN, et souhaite le renforcer à l’avenir. Et pour cause : les câbles sous-marins, où transitent 99% des communications intercontinentales, sont vitaux pour l’économie. Au cœur de l’Internet mondial, cette activité est aussi très sensible, et figure dans le collimateur des militaires et des espions.

    Récemment, Rajeev Suri, le PDG de Nokia, a confirmé qu’il voulait conserver ASN. Lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe, le 25 avril, il a justifié cette position nouvelle par des changements sur le marché des équipements de réseaux optiques. Toutefois, il a dit « comprendre » que le gouvernement français ne veuille pas qu’ASN demeure à 100% sous la coupe de Nokia et appelle à un partage de son actionnariat. Pourquoi ? Tout simplement pour sécuriser une activité considérée comme souveraine pour la France.

    Mais pourquoi diable Nokia a-t-il changé son fusil d’épaule ? Selon deux sources proches du dossier, c’est la convergence technologique et économique entre les câbles sous-marins et les câbles terrestres qui explique ce revirement. Jusqu’à il y a peu, le marché des câbles sous-marins n’intéressait que des consortiums d’opérateurs. Comme ces infrastructures coûtent jusqu’à plusieurs centaines de millions d’euros, les Orange, Deutsche Telekom ou Telefonica commandaient leurs câbles ensemble, et en partageaient la propriété et la capacité. Mais l’arrivée des géants américains du Net (les GAFA Google, Amazon, Facebook et Amazon) a changé la donne.

    Ces acteurs aux poches profondes ont une problématique différente des opérateurs : ils veulent de plus en plus disposer de leurs propres câbles pour relier directement leurs data centers à travers le globe. Outre les câbles sous-marins, ils ont également besoin de câbles terrestres pour assurer la liaison avec leurs centres de données. Autrement dit, pour relier deux data centers enfoncés dans les terres entre les Etats-Unis et l’Europe, un acteur comme Google aura besoin d’un câble sous-marin transatlantique, certes, mais aussi de deux câbles terrestres sur chaque continent. « On comprend, dès lors la logique à considérer les problématiques maritime et terrestre dans leur ensemble », nous dit une source.

  • Comment les géants pétroliers sapent l’Accord de Paris - Le Temps
    https://www.letemps.ch/sciences/geants-petroliers-sapent-laccord-paris

    Il met en évidence le fait que les cinq principaux groupes pétroliers et gaziers cotés en bourse – ExxonMobil, Shell, Chevron, BP et Total – ont dépensé, depuis la COP21 à fin 2015, 1 milliard de dollars en opérations de lobbying et de relations publiques de façon à poursuivre et à intensifier leurs programmes d’extraction d’énergies fossiles. Et afin de pouvoir continuer également à bénéficier d’aides publiques, alors qu’ils ont engrangé 55 milliards de dollars de profits en 2018. En contradiction flagrante avec l’Accord de Paris, ces cinq compagnies ont agi de manière à contrôler, à retarder ou à bloquer les politiques énergétiques contraignantes. Elles sont ainsi parvenues à retarder les actions des Etats visant à limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C d’ici à la fin du siècle.

    #club_des_cinq #économie_fossile #exxonMobil #shell #chevron #BP #Total #Cop21

  • Auchan : le paiement en 4 fois, la machine à cash d’Oney Bank Marie-Eve FRÉNAY - 13 mars 2019 - Cbanque
    https://www.cbanque.com/banque/actualites/72933/auchan-le-paiement-en-4-fois-la-machine-a-cash-oney-bank

    En 2018, le groupe Auchan a perdu de l’argent à cause notamment des mauvais résultats de ses supermarchés. Sa banque, en revanche, que la holding de la famille Mulliez s’apprête à céder au groupe bancaire BPCE, a été largement bénéficiaire, grâce à sa nouvelle arme commerciale : le paiement fractionné par carte bancaire.

    En 2018, le point fort d’Auchan ce ne sont pas ses supermarchés, mais sa banque ! Sa filiale Oney Bank a en effet vu ses bénéfices progresser de 38% à 52,6 millions d’euros, quand le groupe dans son ensemble est déficitaire à hauteur de 950 millions d’euros. Présente dans 11 pays, la banque revendique 7,6 millions de clients à fin décembre 2018 et 400 commerçants partenaires.

    Selon Oney Bank, c’est le déploiement de sa solution de paiement fractionné en ligne - que l’enseigne qualifie d’« offre phare » - qui explique ses résultats au beau fixe. Disponible en France, en Espagne, en Italie, au Portugal et en Belgique, ce service de paiement par carte en 3 ou 4 fois va être prochainement étendu à d’autres pays européens.

    « 2018 a été l’occasion de renforcer les liens avec de grands partenaires historiques. Auchan Retail, Leroy Merlin, Norauto, Alinéa ou Electro-Dépôt ont confirmé leur confiance en Oney en renouvelant leurs contrats commerciaux long-terme, preuve de la performance et de la compétitivité des solutions déployées. D’autres enseignes, à l’instar de Showroomprivee, ou Alltricks ont choisi d’élargir leur partenariat en signant des contrats internationaux sur le paiement fractionné », ajoute Auchan dans son rapport annuel.

    Le géant de la grande distribution va toutefois bientôt céder les manettes d’Oney Bank au groupe bancaire BPCE https://www.cbanque.com/banque/actualites/72475/banque-populaire-caisse-epargne-va-mettre-la-main-sur-oney-la-banque-auchan , composé des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. En effet, au deuxième semestre 2019, BPCE va, en achetant 50,1% du capital, prendre le contrôle d’Oney Bank. Objectif : faire de cette dernière la banque digitale de proximité en Europe, probablement en remplacement de Fidor que BPCE souhaite revendre.

    #banque #finance #bpce #auchan #mulliez #carte_bancaire #crédit

  • Top oil firms spending millions lobbying to block climate change policies, says report

    Ad campaigns hide investment in a huge expansion of oil and gas extraction, says InfluenceMap.

    The largest five stock market listed oil and gas companies spend nearly $200m (£153m) a year lobbying to delay, control or block policies to tackle climate change, according to a new report.

    #Chevron, #BP and #ExxonMobil were the main companies leading the field in direct lobbying to push against a climate policy to tackle global warming, the report said.

    Increasingly they are using social media to successfully push their agenda to weaken and oppose any meaningful legislation to tackle global warming.

    In the run-up to the US midterm elections last year $2m was spent on targeted Facebook and Instagram ads by global oil giants and their industry bodies, promoting the benefits of increased fossil fuel production, according to the report published on Friday by InfluenceMap (https://influencemap.org/report/How-Big-Oil-Continues-to-Oppose-the-Paris-Agreement-38212275958aa21196).

    Separately, BP donated $13m to a campaign, also supported by Chevron, that successfully stopped a carbon tax in Washington state – $1m of which was spent on social media ads, the research shows.
    Sign up to the Green Light email to get the planet’s most important stories
    Read more

    Edward Collins, the report’s author, analysed corporate spending on lobbying, briefing and advertising, and assessed what proportion was dedicated to climate issues.

    He said: “Oil majors’ climate branding sounds increasingly hollow and their credibility is on the line. They publicly support climate action while lobbying against binding policy. They advocate low-carbon solutions but such investments are dwarfed by spending on expanding their fossil fuel business.”

    After the Paris climate agreement in 2015 the large integrated oil and gas companies said they supported a price on carbon and formed groups like the Oil and Gas Climate Initiative which promote voluntary measures.

    But, the report states, there is a glaring gap between their words and their actions.

    The five publicly listed oil majors – ExxonMobil, Shell, Chevron, BP and Total – now spend about $195m a year on branding campaigns suggesting they support action against climate change.

    But the report said these campaigns were misleading the public about the extent of the oil companies’ actions because while publicly endorsing the need to act, they are massively increasing investment in a huge expansion of oil and gas extraction. In 2019 their spending will increase to $115bn, with just 3% of that directed at low carbon projects.

    Shell said in a statement: “We firmly reject the premise of this report. We are very clear about our support for the Paris agreement, and the steps that we are taking to help meet society’s needs for more and cleaner energy.

    “We make no apology for talking to policymakers and regulators around the world to make our voice heard on crucial topics such as climate change and how to address it.”

    Chevron said it disagreed with the report’s findings. “Chevron is taking prudent, cost-effective actions and is committed to working with policymakers to design balanced and transparent greenhouse gas emissions reductions policies that address environmental goals and ensure consumers have access to affordable, reliable and ever cleaner energy.”

    The successful lobbying and direct opposition to policy measures to tackle global warming have hindered governments globally in their efforts to implement policies after the Paris agreement to meet climate targets and keep warming below 1.5C.

    https://www.theguardian.com/business/2019/mar/22/top-oil-firms-spending-millions-lobbying-to-block-climate-change-polici
    #lobby #climat #changement_climatique #pétrole #industrie_du_pétrole #rapport

  • Strasbourg choisit les bus électriques Aptis
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-bus-electriques-aptis-ntl-149404

    Après 5 tests par la Compagnie des Transports strasbourgeois (CTS), l’Eurométropole a choisi de commander 10 bus 100% électriques. Il s’agira du véhicule Aptis développé par NTL (New Translohr), une filiale d’Alstom (51%) et de la Banque publique d’investissements (BPI, 49%) basée à Hangenbieten. Ce bus aux allures de tramway (plancher bas, grandes vitres) circulera [...] (lire l’article complet : Strasbourg choisit les bus électriques Aptis)

  • Amid an Export Boom, the U.S. Is Still Importing #Natural_Gas - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-12-27/amid-an-export-boom-the-u-s-is-still-importing-natural-gas

    The U.S. may be exporting natural gas at a record clip, but that hasn’t stopped it from accepting new imports. A tanker with fuel from Nigeria has berthed at the Cove Point import terminal in Maryland, while a second ship with Russian gas is idling outside Boston Harbor.

    Pipeline constraints, depleted stockpiles and a 98-year-old law barring foreign ships from moving goods between U.S. ports is opening the way for liquefied natural gas to be shipped from overseas with prices expected to spike as the East Coast winter sets in.

    The two tankers are carrying about 6 billion cubic feet of #LNG, enough to power 150,000 homes for a year. At one point Thursday, the ship carrying Nigerian fuel to Cove Point passed another tanker in the Chesapeake Bay filled with U.S. gas that was headed abroad.

    It is ironic,’” said John Kilduff, a partner at Again Capital LLC in New York. But the “super cheap gas” produced in the nation’s shale fields “is trapped down west of the Mississippi unable to serve its own market,” he said by phone. “The gas is where the people aren’t.

    bout the money. The companies shipping the gas into Maryland — BP Plc and Royal Dutch Shell Plc — will likely have it stored until freezing East Coast temperatures push prices higher as local suppliers struggle to meet demand, according to Trevor Sikorski, head of natural gas, coal and carbon with the London-based industry consultant Energy Aspects Ltd. in a note to clients on Wednesday.

    Meanwhile, the gas being exported out will likely fetch higher prices right now in Europe and Asia. Dominion Energy Inc., which owns the Cove Point terminal, didn’t respond to emailed and telephone requests seeking comment.

    Other factors are at play as well. For instance, American providers can’t just ship LNG from shale fields in the south because the giant ships that transport the super-chilled fuel sail under foreign flags. Under the 1920 #Jones_Act, that means none can legally transport LNG to the Northeast from existing export terminals in Louisiana and Texas.

    At the same time, even the vast pipeline network feeding the region can quickly develop bottlenecks at a time when stockpiles are sitting at their lowest levels for this time of year since 2002. While production is soaring, strong demand from more and more U.S. power plants using the fuel, along with new export terminals, soaks up much of that new supply.

    There’s still some logistics and pipelines that need to be built to match out to where the demand is,” Kilduff said.

    #GNL

  • U.S. Interior Dept. relaxes rules on offshore oil, gas production | Agricultural Commodities | Reuters
    https://af.reuters.com/article/commoditiesNews/idAFL2N1WD1ZH

    The Trump administration on Thursday eased safety rules on offshore oil and gas production put in place after the deadly 2010 BP Plc #Deepwater_Horizon disaster, as part of its effort to slash regulations and boost the energy industry.

    The Interior Department revised the 2016 oil and gas production safety systems rule, part of a series of regulations the Obama administration enacted on offshore drilling and production after the drilling well disaster that killed 11 oil rig workers, led to the worst environmental disaster in U.S. history and cost BP about $65 billion.

    The final rule will appear in the federal register as soon as Friday, according to a document seen by Reuters.

    It eliminates or changes some safety standards for when a well is producing oil or gas, such as requiring that independent third parties certify devices. Other changes involve when operators have to notify the government about beginning oil and gas production and what they have to report about equipment failures.

  • Emissions impossible: How big meat and dairy are heating up the planet

    The world’s biggest meat and dairy companies could surpass Exxon, Shell and BP as the world’s biggest climate polluters within the next few decades. At a time when the planet must dramatically reduce its greenhouse gas emissions, these global animal protein giants are driving consumption by ramping up production and exports. GRAIN and the Institute for Agriculture and Trade Policy (IATP) examined the world’s largest 35 companies and found that most are not reporting their GHG emissions data and few have set targets that could reduce their overall emissions. We need to urgently build food systems that meet the needs of farmers, consumers and the planet. But to do so, we must break the power of the big meat and dairy conglomerates and hold them to account for their supersized climate footprint.

    New research from GRAIN and IATP shows that:

    Together, the world’s top five meat and dairy corporations are now responsible for more annual greenhouse gas emissions than Exxon, Shell or BP.
    By 2050, we must reduce global emissions by 38 billion tons to limit global warming to 1.5 degrees Celsius. If all other sectors follow that path while the meat and dairy industry’s growth continues as projected, the livestock sector could eat up 80% of the allowable GHG budget in just 32 years.
    Most of the top 35 global meat and dairy giants either do not report or underreport their emissions. Only four of them provide complete, credible emissions estimates.
    Fourteen of the 35 companies have announced some form of emission reduction targets. Of these, only six have targets that include supply chain emissions, yet these emissions can account for up to 90% of total emissions. The six companies that do pledge cuts in supply chain emissions are simultaneously pushing for growth in production and exports, driving their overall emissions up regardless of their intention to reduce emissions per kilo of milk or meat produced.


    https://www.grain.org/article/entries/5976-emissions-impossible-how-big-meat-and-dairy-are-heating-up-the-planet
    #rapport #industrie_agro-alimentaire #agriculture #changement_climatique #climat #viande #industrie_laitière #élevage

  • La république des « Fils de… » (1re partie) – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/07/29/la-republique-des-fils-de-1re-partie

    Frasques, voracité, prédation, succession… Rejetons conçus dans le dos de la République égalitaire, les enfants terribles de la nomenklatura sont les nouveaux seigneurs de cette« Algérie de papa », la version bâtarde de l’« Etat algérien restauré ». Pour désigner les fils de généraux et hauts gradés de l’armée, des services de sécurité, ministres, pontes de la haute administration…, l’humour populaire est intarissable de génie créatif : ouled al qiada, meqla, qaloi, chouaker, ouled douk douk, qemqoum, les rejetons des pontes font valoir chaque jour leur droit de cuissage sur les ressources du pays. De Toufik Benjedid à Saïd Bouteflika, de Adel Gaïd à Sid Ali Mediene, de Abdelmoumen Khalifa à Farid Bedjaoui, de Rym et Farès Sellal à Amine Zerhouni, de Réda Habour à Khaled Tebboune, des fils de Meziane au fils Ould Kaddour, des fille et fils de Saadani au fils Ould Abbès, de Mehdi Remaoun à Lamine Ouyahia, de Amel Bouchouareb à Khaldoun et Sina Khelil…, des échantillons représentatifs de la caste de compradores et de fabricants d’hégémonie qui réécrit l’histoire d’un « seul héros, le pouvoir ». Plongée dans les dessous putrides de la reproduction en marche de la classe des dirigeants.

    Ils sont dans l’import-import (60 milliards de factures d’importation), dans l’immobilier (?), dans les « services » (12 milliards/an), dans la com’ et l’événementiel, les bureaux d’études, le consulting, les centres commerciaux et grandes surfaces, le catering, le contrôle et concessions automobiles, les franchises, les sociétés de gardiennage et de sécurité, 7 milliards de dollars que se partagent quelques sociétés appartenant à des généraux à la retraite et/ou en activité, comme celle d’un des fils de Gaïd Salah, Adel, et à des personnalités du gouvernement et de la haute administration, à l’image de Vigie Plus, société à 50 000 agents, apparentée au fils de l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Aucun créneau juteux, aucune opportunité d’affaires, aucun business florissant n’échappe à leur appétit vorace.

    Shootés à l’argent public, addicts aux privilèges et rente de « l’Etat pompeur », les « fils de » ont un « couloir vert » dans les ports, les tapis rouges des salons d’honneur, occupent des postes (fictifs de préférence, mais rémunérés en devises) dans les grandes compagnies (Air Algérie, Sonatrach…), postés dans les grandes capitales mondiales. Ils sont dans la diplomatie, dans les agences et organismes internationaux. Ils ont des ports secs pour cocaïne pure (fils du général Hamel) et quincaillerie de luxe, des flottes (navires de la Cnan rachetés en partie par Réda Habour).

    Ils sont dans le négoce des matières premières (Sina Khelil…), dans la distribution, souvent en situation de monopole (Mouloud Djebbar, fils du général M’henna Djebbar), « bien nés » et as du trafic d’influence, ils ont les clés des coffres-forts de l’Etat social, dépecés, en bandes organisées, lors des soirées banquet. D’affriolantes saisons algériennes pour une jet-set fâchée avec le Projet national et le principe d’égalité des chances.

    Boucherie du peuple vs caudillo du régime

    Kouba. « Marché des 13 salopards ». « La boucherie du peuple ». Il porte bien son nom, le très « modeste » magasin de Kamel « Le Boucher », gros sous-traitant présumé des cartels de la cocaïne, scellé depuis plus d’un mois. L’homme aux 701 kg de coke a entraîné dans sa chute spectaculaire deux caudillos du régime : Abdelghani Hamel et Menad Nouba, tout puissants patrons de la police et de la gendarmerie.

    Au ministère de la Défense, gros client de la viande importée par « le Boucher », deux généraux-majors, Boudouaour Boudjemaa, le directeur des finances, et Mokdad Benziane, directeur du personnel du MDN, sont éjectés, « admis à la retraite ». Le menu fretin (26 inculpés-1, le fils de l’ex-Premier ministre Tebboune) est envoyé au cachot. L’Algérie, ses attributs de pouvoir, ses autorités régaliennes, flirte dangereusement avec narco-Etat.

    Dans le Vieux Kouba, c’est encore la consternation. La colère. De l’incompréhension aussi. « Kouba, ce sont toutes ces personnalités qui ont fait l’histoire. De Ferhat Abbas qui y a vécu (en résidence surveillée) au colonel Mohamedi Saïd, de Cheikh Soltani à Ali Benhadj et j’en passe. Mais des ”cavés” comme ça, on en avait pas. » Yazid, spécimen de cette petite bourgeoisie de Kouba qui se sent « salie » par l’érection dans son paysage de ce sulfureux personnage. « Ce berani (étranger) qui a débarqué ici presque avec son seul vélo et qui s’achètera, en un temps record, pas moins de 26 villas. »

    A Alger, les gendarmes de la section de recherches ont mis au jour 22 promotions immobilières, dont les appartements de standing sont cédés à des hauts fonctionnaires de l’Etat. « L’homme aurait juré de raser toute la ville et de ne laisser au peuple de Kouba que l’Hôtel de la mairie pour ses papiers d’identité. » Au chemin Calvaire, dans le bas Kouba, il aurait offert quelque 130 milliards pour s’adjuger un djenane de 6000 m2. « La famille, une grande famille de militants nationalistes qui y résidait depuis plusieurs générations, voulait préserver la valeur patrimoniale de la résidence.

    Le Boucher ne voulait rien savoir. ”Dites-moi plutôt combien elle fait en longueur, combien en largueur et combien vous en voulez !” » Le Boucher a, selon ce riverain, mis tout le monde dans sa poche, « distribuant des cadeaux et liasses de billets par-ci, des kilos de viande par-là, offrant une voiture au commissaire, de petits pécules pour les fonctionnaires des mairies, de la daïra et de la wilaya et même des omra aux fidèles de la mosquée ».

    Le « gueux » quadra, fils d’un boucher venu de sa « gueuse » province de Palestro (Lakhdaria), s’est blanchi sous le harnais du pouvoir et de ses camorra. Sa résidence à Kouba, située en face du commissariat de police (qui n’a rien vu) ; les bureaux de ses sociétés à La Croix et à Aïn Naâdja ne désemplissaient pas de visiteurs de haut rang qui lui mangeaient avidement dans la main. « Les magistrats sont en train de compiler les écoutes téléphoniques et quelque 3 ans de vidéo-surveillance », rapporte la journaliste Salima Tlemçani, qui enquête sur l’affaire.

    Des enregistrements « compromettants pour la longue liste de personnalités civiles et militaires qui y apparaissent ». 30 ans après le scandale impliquant un des fils du président Chadli – en association avec un roturier du quartier La Montagne (Bourrouba) – dans la ruine d’une banque publique, l’affaire dite « Testosa » – du nom de la célèbre Ferrari Testarossa – a fait des « petits ». Beaucoup de « petits ».

    La patri Mohand Aziri e pour les riches, le patriotisme pour les pauvres

    Portrait d’un fils de… De l’élevage ovin dans les Hauts-Plateaux à la technologie de pointe, Lotfi Nezar est un entrepreneur aussi polyvalent que coriace. « Il est impitoyable en affaires », témoigne HKM*, un employé de SLC (Smart Link Communication), la « petite » boîte familiale devenue grande (plus de 150 employés), nichée au chemin Gadouche (Ben Aknoun) sur le domaine d’une ancienne coopérative militaire.

    PDG de la société, Lotfi, l’aîné, y est actionnaire au même titre que sa fratrie et son généralisme paternel, aussi président de son conseil d’administration. Pionniers dans la technologie wimax (solution internet haut débit par ondes hertziennes), les fils du général affichaient un carnet de commandes plein.

    Ses abonnés clients allant des ministères de la Défense, de la Santé, de l’Enseignement supérieur aux compagnies pétrolières (Becker, Schlumberger, Sonatrach…), les banques (BNP Paris Bas…), Alstom, Peugeot. « Une véritable machine à cash dont une partie des revenus générés est perçue en devise, en Espagne, notamment », décrit la gorge profonde. Le pouvoir, la réputation du père, le général Khaled Nezzar (sauveur de la République ou fossoyeur de son peuple, c’est

    selon), parmi les premiers promus sous Chadli au grade d’officier général, a fait exploser littéralement le plan de charge de la SPA, créée en 1997. « Aujourd’hui, les affaires tournent de moins en moins bien. A cause de la concurrence soutenue par deux autres fournisseurs de services, Anwar Net et Icosnet, tout aussi puissants et adossés à des pontes mais surtout à cause des déboires de la famille avec le clan présidentiel. » Le général a dû, selon la même source, rembourser quelque 40 milliards de crédits alors que d’autres ont vu leurs ardoises effacées. La patrie pour les riches, le patriotisme pour les pauvres.

    « Hna fi hna, el barani yasamhna »

    Déclinaison locale de « Entrepreneurs de progrès », la devise chère au FCE, le cercle des bonnes affaires sis à El Mouradia, au fond d’une impasse, rue Sylvain Fourastier, du nom du maire de Bir Mourad Raïs dans les années 1940. C’est ici, dans la proximité charnelle du pouvoir et de l’argent, à quelques centaines de mètres du Palais présidentiel, que se trouve la fine fleur du CAC 40 algérien, les Kouninef, Bairi, Mazouz, Benabdeslam, Benamar, Tahkout et consorts, empires biberonnés aux marchés publics.

    « 150 millions pour réserver sa place à la table du Premier ministre. » H. Imad*, témoin ulcéré par les turpitudes de cette business class « made in bladi », jeune loup de la finance, a été dans le staff de Ali Haddad, le président du Forum des chefs d’entreprise, le FCE. « Self made man » comme sait en « fabriquer » à la chaîne le cercle présidentiel, le patron du groupe ETRHB, petite société de BTP fondée en 1997, est propulsé, 20 ans après, à la tête d’un empire engrangeant quelque 400 millions de dollars de revenus annuel (Forbes). « Rebrab ? C’est rien. Mon chiffre d’affaires à moi, c’est 5 à 6 fois plus », se vanterait Ali Haddad.

    Le groupe Cevital, propriété d’Issad Rebrab, affiche un chiffre d’affaires de 3,5 milliards de dollars. Agence parapublique orientée vers la captation des contrats publics, le FCE possède sa version « fils de ». Jil FCE, ce pouls de jeunes entrepreneurs connectés aux centres de décisions. Comme Allégories, la boîte de com’ et événementiel, drivée par le tandem Lourari/Marhoun Rougab, fils de Mohamed Rougab, secrétaire particulier du président Bouteflika.

    C’est Allégorie qui, le 3 décembre 2016, a organisé, pour le compte du FCE, le Forum africain d’investissements et d’affaires au Centre international de conférences (CIC) et qui a tourné au fiasco. Ce jour-là, le gouvernement Sellal, arguant les « entorses au protocole », se retira, sous les regards médusés de centaines d’invités étrangers. « Tout n’a pas été dit sur cette affaire du CIC, raconte Imad. Il y avait une forme de mise en scène, puisque le gouvernement était la veille en possession du programme des interventions et aurait pu décliner sa participation. »

    Les enjeux se superposaient, selon lui. Dans les coulisses du CIC, aux manettes, ce fut Saïd Bouteflika, tout puissant frère et conseiller plénipotentiaire du Président. « Il fallait à la fois happer le destin de Lamamra, le MAE qui était présidentiable, saper l’autorité du gouvernement au profit d’un patronat paraissant tout puissant, et troisio, renverser la table des négociations des contrats qui s’amorçaient dans la salle (…). »

    Jeunesse dorée, jeunesse offshore

    De SwissLeaks à Panama Papers, une orgie à coups de centaines de millions de dollars. Les listings des propriétaires algériens de comptes dans les banques suisses (HSBC) et de sociétés offshore au Panama renseignent sur la fraude à grande échelle et sur les pratiques des faunes au pouvoir. Le scandale planétaire des Panama Papers est aussi celui de cette caste d’Algériens dont les fortunes mal acquises transhument à travers les paradis fiscaux, lavées, blanchies, « réinvesties ».

    Des Îles Vierges britanniques au Panama, des îles Caïman à la République suisse, de la Barbade à Maurice, de Hong Kong à Dubaï, la toute nouvelle plaque tournante du blanchiment de l’argent algérien. Aux Emirats, une société offshore, c’est 30 000 dollars de capital avec droit de succession garanti pour les ayants droit en cas de décès du propriétaire.

    Dans les Panama Papers, les Algériens y sont souvent en famille : les Khelil (Chakib), père, épouse et fils, les Sellal (père et fille), les Bouchouareb, les Habour, les Chadli, les frères Bedjaoui, les Zerhouni – entre autres cités –, paraissant en qualité de propriétaires, bénéficiaires et/ou ayants droit de sociétés offshore. Journaliste d’investigation, membre du réseau ICIJ – le Consortium international des journalistes d’investigation qui révéla le scandale Panama Papers –, Lyès Hallas a eu accès à certains documents fuités de la société fiduciaire panaméenne Mossack Fonseca.

    Ne se distinguant ni par des « compétences reconnues » ni par un « savoir-faire particulier », les « fils de », observe le journaliste, excellent par contre dans la « fructification des carnets d’adresses » de leurs parents, dans la mise en relation d’affaires d’entreprises étrangères intéressées par le marché algérien. Ils sont dans « l’intermédiation internationale ».

    Farid Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, est de ceux-là. « Ce ne sont certainement pas les 75 000 dollars canadiens de revenus annuels générés par son ancienne société de négoce qui ont permis à Bedjaoui de s’offrir des tableaux de Salvador Dali ou des biens immobiliers à Montréal et à New York, mais, les placements de Sonatrach.

    Pourquoi n’a-t-il pas pu décrocher la gestion des portefeuilles de BP ou ExxonMobil, génie en placements financiers qu’il est ? » Impliqué dans les affaires Saipem, Sonatrach, SNC Lavalin (suit une longue liste), Farid Bedjaoui passe pour celui qui sait ouvrir les portes blindées des décideurs algériens, sécurisant, via un système de commissions/rétro-commissions, les gros contrats de compagnies étrangères.

    « Le drame de ce pays est que son élite dirigeante n’imagine pas son avenir, l’avenir de ses enfants, en Algérie. Son principal souci est de trouver des alternatives pour financer l’éducation, les soins ou s’offrir une douce retraite à l’étranger, parce que les salaires perçus ne sont pas en mesure de prendre en charge son train de vie. Comment un Pdg de Sonatrach qui touche 300 000 DA de salaire mensuel pourrait s’acheter une résidence à Neuilly-sur-Seine ? »

    Les Gated communities du Mont Sidi Yaya

    Mont Sidi Yaya… Hydra. Le « Beverly Hills » algérois, une houma branchée au grille-pain et à la compteuse à billets, n’a rien d’un quartier pour ouled bouchia. Gosses de riches, gosses de maqla (pontes) et résidus du lumpenprolétariat s’y côtoient intimement dans ce lit d’oued (oued Hydra) où la jet-set s’est offert, par flots d’argent ininterrompus, son quartier de « luxe »…

    Enfant de la cité Sellier, populace suspendue aux flancs des Crêtes, Nadir a vu le quartier se transfigurer. En seulement quelques années d’économie de bazar. « Vous voyez ce pâté de villas, désigne-t-il de la main. Elles appartiennent toutes à des généraux. Le terrain sur lequel elles sont construites devait accueillir à l’origine une coopérative pour enseignants. » Banques étrangères, restaurants sélects, magasins de grandes marques, Sidi Yahia est le quartier des affranchis du pouvoir et des franchises qui prolifèrent.

    Malgré les nombreux interdits dressés par la Banque d’Algérie qui proscrit le transfert des royalties au franchiseur (la maison mère détentrice de la marque). Comment s’y prennent-elles ? « D’abord, elles appartiennent toutes à de hauts responsables et/ou à leurs enfants, ensuite, elles contournent les obstacles de la BA en gonflant le prix d’achat ou en transférant les devises sous le prétexte de l’assistance technique. »

    Tout autour du quartier chic, des résidences gardées. Un phénomène urbanistique en pleine expansion. Des Gated Communities où gent aisée et gent du pouvoir s’inventent un « entre-soi », loin des masses qui menacent. Safar Zitoun Madani, spécialiste en sociologie urbaine, ne hurle pas au loin pour autant. Les Gated Communities sont un phénomène « universel ». De la Chine « communiste » à l’Afrique du Sud, du Maroc aux Etats de l’Amérique latine. Une tendance mondiale. L’implantation de ces bunkers hautement sécurisés renseigne toutefois sur les inégalités qui s’accroissent dans un pays. Des inégalités qui ne sont pas toujours justifiées d’un point de vue économique.

    Des « inégalités un peu honteuses » et un « enrichissement pas très transparent ». « Dans le cas algérien, dit le sociologue, il faut un peu le relativiser. Car ce qui le caractérise, c’est qu’avant l’indépendance, nos villes étaient extrêmement inégalitaires du point de vue de la répartition des populations dans l’espace. Il y avait d’un côté les quartiers européens, les quartiers mixtes et les quartiers musulmans où résidaient la majorité des Algériens.

    A l’indépendance, cette structure ségrégationniste, inégalitaire, a complètement explosé. Nos villes se sont mélangées, des populations d’origines modeste, moyenne, ont occupé des habitations situées dans les quartiers européens. Aujourd’hui, ce que l’on constate, c’est que les élites, notamment celles qui disposent des ressources, ne se retrouvent plus dans ce mélange. Alors, elles inventent des espaces d’entre-soi.

    On revient, en quelque sorte, contre l’absence de ségrégation, et par des formes inédites, à une nouvelle façon de ségréguer, de se séparer des autres. » Loin du Fahs algérois, la proche campagne d’Alger, naguère prisée par les bourgeoisies coloniales, ottomane et française, les quartiers de l’ancienne plaine de la capitale sont en plein dans le processus de « gentrification », mot désignant ces quartiers de la noblesse anglaise qui étaient à l’origine des quartiers populaires d’origine sociale modeste.

    Les opérations de relogement, de résorption de l’habitat précaire, menées au pas de charge, sur fond de spéculation foncière, immobilière, vident le Vieil Alger de sa population, au profit d’une autre. « Ce sont des processus sociologiques très courants. Ces quartiers, pour des raisons pratiques, leurs positions dans la ville, la présence d’opportunités, attirent une clientèle qui prend une coloration sociale bien particulière (…).

    Progressivement donc, il y a un remplacement de population. » Dans ce processus, précise le spécialiste, l’Etat n’y est pour rien : « Il n’y a pas de volonté derrière, pas de deus ex machina, pour délimiter les quartiers des riches des quartiers pauvres. Ce sont des processus objectifs. » Dans le plan d’urbanisme d’Alger, explique-t-il, qui n’est pas « ségrégatif », la volonté de vider les quartiers populaires n’y est pas.

    « Même si derrière un certain vocabulaire très technique, il y a la possibilité de comprendre que telle zone, par exemple, est destinée à une population fortunée. Mais il n’y a pas de volonté de déloger les gens du centre-ville, les populations pauvres et modestes pour la périphérie. Dans les plans, il n’y a rien de cela, dans la pratique, avec les opérations de relogement en cours. Effectivement, pour certains bidonvilles du centre-ville d’Alger, les populations sont relogées en périphérie. Est-ce qu’il y a une volonté de déportation de ces populations ? (…) »                                                                                                    Mohand Aziri                                                                                                                                                               https://www.elwatan.com/edition/actualite/la-republique-des-fils-de-1re-partie-28-07-2018

  • The Greatest Crimes Against Humanity Are Perpetrated by People Just Doing Their Jobs
    https://truthout.org/articles/the-careerists

    The greatest crimes of human history are made possible by the most colorless human beings. They are the careerists. The bureaucrats. The cynics. They do the little chores that make vast, complicated systems of exploitation and death a reality. They collect and read the personal data gathered on tens of millions of us by the security and surveillance state. They keep the accounts of ExxonMobil, BP and Goldman Sachs. They build or pilot aerial drones. They work in corporate advertising and public relations. They issue the forms. They process the papers. They deny food stamps to some and unemployment benefits or medical coverage to others. They enforce the laws and the regulations. And they do not ask questions.

    Good. Evil. These words do not mean anything to them. They are beyond morality. They are there to make corporate systems function. If insurance companies abandon tens of millions of sick to suffer and die, so be it. If banks and sheriff departments toss families out of their homes, so be it. If financial firms rob citizens of their savings, so be it. If the government shuts down schools and libraries, so be it. If the military murders children in Pakistan or Afghanistan, so be it. If commodity speculators drive up the cost of rice and corn and wheat so that they are unaffordable for hundreds of millions of poor across the planet, so be it. If Congress and the courts strip citizens of basic civil liberties, so be it. If the fossil fuel industry turns the earth into a broiler of greenhouse gases that doom us, so be it. They serve the system. The god of profit and exploitation. The most dangerous force in the industrialized world does not come from those who wield radical creeds, whether Islamic radicalism or Christian fundamentalism, but from legions of faceless bureaucrats who claw their way up layered corporate and governmental machines. They serve any system that meets their pathetic quota of needs.

    These systems managers believe nothing. They have no loyalty. They are rootless. They do not think beyond their tiny, insignificant roles. They are blind and deaf. They are, at least regarding the great ideas and patterns of human civilization and history, utterly illiterate. And we churn them out of universities. Lawyers. Technocrats. Business majors. Financial managers. IT specialists. Consultants. Petroleum engineers. “Positive psychologists.” Communications majors. Cadets. Sales representatives. Computer programmers. Men and women who know no history, know no ideas. They live and think in an intellectual vacuum, a world of stultifying minutia. They are T.S. Eliot’s “the hollow men,” “the stuffed men.” “Shape without form, shade without colour,” the poet wrote. “Paralysed force, gesture without motion.”

    It was the careerists who made possible the genocides, from the extermination of Native Americans to the Turkish slaughter of the Armenians to the Nazi Holocaust to Stalin’s liquidations. They were the ones who kept the trains running. They filled out the forms and presided over the property confiscations. They rationed the food while children starved. They manufactured the guns. They ran the prisons. They enforced travel bans, confiscated passports, seized bank accounts and carried out segregation. They enforced the law. They did their jobs.

    Political and military careerists, backed by war profiteers, have led us into useless wars, including World War I, Vietnam, Iraq and Afghanistan. And millions followed them. Duty. Honor. Country. Carnivals of death. They sacrifice us all. In the futile battles of Verdun and the Somme in World War I, 1.8 million on both sides were killed, wounded or never found. In July of 1917 British Field Marshal Douglas Haig, despite the seas of dead, doomed even more in the mud of Passchendaele. By November, when it was clear his promised breakthrough at Passchendaele had failed, he jettisoned the initial goal—as we did in Iraq when it turned out there were no weapons of mass destruction and in Afghanistan when al-Qaida left the country—and opted for a simple war of attrition. Haig “won” if more Germans than allied troops died. Death as score card. Passchendaele took 600,000 more lives on both sides of the line before it ended. It is not a new story. Generals are almost always buffoons. Soldiers followed John the Blind, who had lost his eyesight a decade earlier, to resounding defeat at the Battle of Crécy in 1337 during the Hundred Years War. We discover that leaders are mediocrities only when it is too late.

    #politique #pouvoir #carrièrisme

  • Shell Starts Production at Kaikias at $30 Break-Even Price – gCaptain
    http://gcaptain.com/shell-starts-production-at-kaikias-at-30-break-even-price

    https://www.offshoreenergytoday.com/wp-content/uploads/2015/11/Shell-confirms-Kaikias.jpeg
    carte de novembre 2015
    source : https://www.offshoreenergytoday.com/shell-confirms-gulf-of-mexico-discovery

    Royal Dutch Shell has kicked off production at its deepwater Kaikias development in the U.S. Gulf of Mexico at a break-even price of less than $30 per barrel.

    Shell Offshore, a subsidiary of Royal Dutch Shell, announced Thursday the early start of production at the first phase of Kaikias, which has an estimated peak production of 40,000 barrels of oil equivalent per day (boe/d), around one-year ahead of schedule.

    Shell says it has reduced costs by around 30% at this deep-water project since taking the investment decision in early 2017, lowering the forward-looking, break-even price to less than $30 per barrel of oil.
    […]
    Kaikias is located in the prolific Mars-Ursa basin around 130 miles (210 kilometres) from the Louisiana coast and is owned by Shell (80% working interest), as operator, and MOEX North America LLC (20% working interest), a wholly owned subsidiary of Mitsui Oil Exploration Co., Ltd.

    The Kaikias development, located in around 4,500 feet (1,372 metres) of water, sends production from its four wells to the Shell-operated (45%) Ursa hub, which is co-owned by BP (23%), Exxon Mobil (16%), and ConocoPhillips (16%). From the Ursa hub, volumes ultimately flow into the Mars oil pipeline.

    In the first quarter of 2018, Shell deep water produced around 731,000 boe/d, globally.

  • Deepwater discoveries signal life in offshore sector - Houston Chronicle
    http://www.houstonchronicle.com/business/article/Deepwater-discoveries-signal-life-in-offshore-12541700.php

    Some of the world’s biggest oil companies announced this week that they’ve made major deepwater discoveries in the Gulf of Mexico and North Sea, signaling that the moribund offshore energy sector is coming back to life as rising oil prices and lower development costs hold the promise of new profits.

    Chevron, Royal Dutch Shell, BP and the French company Total revealed their discoveries within a 24-hour period Tuesday and Wednesday, shifting attention from the Permian Basin in West Texas, which has become the center of the industry’s rebound from the last oil bust. This new activity offshore could provide a much needed boost to the explorers, drillers and equipment makers that employ tens of thousands of people in the Houston area.
    […]
    Shell, the Anglo-Dutch oil major, said Wednesday that it struck a potentially major oil payload while drilling to 23,000 feet in the Gulf of Mexico about 200 miles south of Houston. Chevron, the second largest U.S. oil company, owns a 40 percent stake in the well, dubbed the “Whale.”

    The discovery is near an area where Shell already has developed wells, about 10 miles from its massive Perdido platform, which is moored at 8,000 feet underwater.

  • #Climat : #New_York assigne en justice cinq géants pétroliers
    https://www.romandie.com/news/Climat-New-York-assigne-en-justice-cinq-geants-petroliers/879503.rom

    Climat : New York assigne en justice cinq géants pétroliers

    New York - La ville de New York a assigné en justice cinq groupes pétroliers géants pour leur rôle présumé dans le changement climatique, et annoncé son intention de se débarrasser de quelque 5 milliards d’investissements dans des sociétés actives dans les #énergies_fossiles.

    Le maire démocrate, Bill de Blasio, a annoncé mercredi que la première ville américaine avait saisi la justice fédérale contre cinq géants pétroliers - BP, Chevron, ConocoPhillips, ExxonMobil et Shell - pour leur responsabilité supposée dans le changement climatique.

    [...]

    Les dommages éventuellement alloués par la justice contribueraient au financement des mesures prises par la ville pour lutter contre les conséquences du changement climatique, a annoncé la municipalité, qui a déjà lancé un programme d’investissement de 20 milliards de dollars.

    « ExxonMobil accueille favorablement toute tentative de répondre au changement climatique », a réagi ExxonMobil à l’AFP. « Ce type d’action en justice, (...) contre une industrie qui propose des produits sur lesquels nous nous reposons tous pour faire fonctionner l’économie et vivre au quotidien, n’en est pas une. »

    Chevron a dénoncé une action « sans fondement factuel ou juridique », qui « ne fera rien pour répondre à la grave question du changement climatique », tandis que Shell soulignait que le réchauffement devait être traité « par des politiques gouvernementales raisonnables et le changement culturel », « pas par les tribunaux ».

  • Broken pipeline cuts British supply during peak energy demand
    https://www.reuters.com/article/us-oil-forties/forties-crude-oil-pipeline-now-closed-down-for-further-inspection-idUSKBN1E

    Britain’s biggest pipeline from its North Sea oil and gas fields is likely to be shut for several weeks for repairs, its operator said on Tuesday, disrupting gas flows and sending international crude prices to their highest since mid-2015.

    The closure has struck during a winter freeze in Britain, where snow and ice have driven up demand for heating fuel just as gas flows through the network, which carries a third of Britain’s gas produced offshore, were disrupted.

    We are working to get the pipeline restored to full operation as quickly as we can safely do so... We have previously indicated a time frame of three to four weeks and we believe it is no less than two,” operator INEOS said in a email to customers seen by Reuters.

    The pipeline, which carries about 450,000 barrels per day (bpd) of Forties crude, was shut after cracks were found.

    It has particular significance to global markets because Forties is the largest out of the five crude oil streams that underpin the dated Brent benchmark, against which other crude prices are broadly based. Benchmark Brent crude prices rose above $65 per barrel for the first time since the middle of 2015 following the closure on Monday.

    INEOS only completed the purchase of the Forties pipeline system from oil major BP in October. A minor leak had caused a partial shutdown on Dec. 7 and a full shutdown on Monday. INEOS said the small crack has not increased over the past 24 hours.

  • Peak oil? Majors aren’t buying into the threat from renewables
    https://www.reuters.com/article/us-oil-majors-strategy-insight/peak-oil-majors-arent-buying-into-the-threat-from-renewables-idUSKBN1D80GA


    REUTERS/File Photo

    A Reuters analysis of clean energy investments and forecasts by oil majors, along with exclusive interviews with top oil executives, reveal mostly token investments in alternative energy. Today, renewable power projects get about 3 percent of $100 billion in combined annual spending by the five biggest oil firms, according to energy consultancy Wood Mackenzie.

    BP, Chevron, Exxon Mobil, Royal Dutch Shell and Total are instead milking their drilling and processing assets to finance investor payouts now and bolster balance sheets for the future. They believe they can enter new energy sectors later by acquiring companies or technologies if and when others prove them profitable.

    There is no sign of peak demand right now,” said Chevron CEO John Watson, an economist by training, who is retiring in early 2018. “For the next 10 or 20 years, we expect to see oil demand growth.

  • Izly, l’appli du Cnous qui géolocalise des étudiants et renseigne des sociétés publicitaires
    http://mobile.lemonde.fr/pixels/article/2017/10/20/izly-l-appli-du-cnous-qui-geolocalise-des-etudiants-et-renseigne-des-

    Quelles sont ces entreprises et que font-elles de ces données ? Pourquoi le Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires), établissement public, a-t-il décidé d’insérer dans une application qu’il fait utiliser à tous les étudiants un dispositif potentiellement très intrusif, dans lequel interviennent quatre sociétés privées ? Nous avons mené l’enquête sur ce service utile aux étudiants, et en partie financé avec leurs données personnelles, sans qu’ils en soient pleinement conscients et informés, révélateur d’un certain écosystème numérique contemporain.

    Ces données géographiques sont envoyées vers beaconforstore.com. Ce site appartient à Neerby, entreprise filiale de la société française Ezeeworld. Se présentant comme une « plate-forme de retargeting physique », elle promet aux entreprises de cibler leurs clients potentiels « en analysant leurs habitudes et leurs trajets » en s’appuyant justement sur des données collectées par des applications tierces. Neerby peut ainsi « connaître la fréquentation [du consommateur] (temps de présence, récurrence…) et ses lieux de vie (lieu d’habitation, de travail, loisirs…) », se vantait, au mois d’avril, le gérant d’Eezyworld, Patrick Chatanay, sur le site spécialisé Ecran Mobile. L’entreprise stocke-t-elle les données des centaines de milliers d’usagers de l’application Izly ? Les utilise-t-elle pour les proposer à ses clients ? Le gérant d’Ezeeworld a refusé à plusieurs reprises de répondre à nos questions, insistant sur le fait que sa société n’était qu’un intermédiaire technique entre l’application Izly, utilisée par les Crous, et une troisième entreprise, Take & Buy.

    « En échange, on leur a demandé de proposer un certain nombre d’opérations [publicitaires]. Ils l’ont accepté mais avec de gigantesques restrictions, qui éliminent quasiment tous les annonceurs : sur 103 opérations proposées, ils en ont accepté quatre », précise-t-il encore.

    L’intrusion publicitaire est limitée, mais qu’arrive-t-il à ces données ? M. Allocio nie formellement les stocker et explique qu’aussitôt qu’elles parviennent à Take & Buy, celle-ci vérifie si une entreprise cliente désire envoyer un message publicitaire à l’utilisateur. Si cette entreprise ne le désire pas, toujours selon M. Allocio, les données disparaissent. « Je ne vends pas de profils », assure M. Allocio, affirmant ne « jamais, jamais, jamais [sic] stocker l’ombre d’une information sur un utilisateur ». « Aucune donnée n’est stockée par Ezeeworld », confirme Olivier Tilloy, directeur général adjoint de S-money, l’entreprise qui édite l’application Izly pour le Cnous, ajoutant qu’en ayant « un droit d’audit sur Take & Buy, [S-money] peut à tout moment vérifier qu’il respecte bien le traitement des données ».

    Dans les spécifications du marché, le Cnous a prévu d’encadrer au maximum ces « prestations supplémentaires » : elles doivent en effet « être en adéquation à l’éthique de l’institution », « dans une démarche mesurée » et « être mises en œuvre avec l’accord préalable et explicite de l’ayant droit à chaque fois que des données personnelles sont utilisées ». Au Cnous, on fait ainsi remarquer que l’étudiant a donné son consentement pour activer la géolocalisation. Mais combien d’étudiants savaient-ils comment ces données étaient réellement utilisées et quelles étaient les entreprises qui les recevaient ?

    Si, sur le site officiel, il est indiqué qu’« Izly s’engage (…) sur la protection de vos données personnelles et de votre confidentialité », il n’y est fait nulle mention de l’envoi de données de localisation à des sociétés publicitaires. Il faut se pencher sur les quelques lignes d’une autre version des conditions d’utilisation du service, très loin d’être lues par la majorité des étudiants, pour savoir que les données personnelles de l’utilisateur sont recueillies par « S-money, le groupe BPCE, ainsi [que par] ses filiales directes et indirectes ou [par] ses partenaires commerciaux » et peuvent être utilisées pour de la « prospection et [de] l’animation commerciale ».

    Toujours selon ces conditions, les utilisateurs de l’application peuvent s’opposer à ce que leurs données soient utilisées de la sorte. Il faut pour cela contacter directement S-money. Par courrier postal.

    #surveillance #géolocalisation #CNOUS

  • Sea Life Is Suffocating in a ’Dead Zone’ the Size of New Jersey
    Sea life could be unable to survive in thousands of miles of ocean.

    Sea life is suffocating in a “dead zone” in the Gulf of Mexico that’s the size of New Jersey—the largest dead zone ever measured on Earth.

    According to new research funded by NOAA, and led by the Louisiana Universities Marine Consortium (LUMC), 8,776 square miles of water in the northern Gulf of Mexico is in a state of hypoxia.

    #oceans #environnement #mer @reka #hypoxie_marine

    Zone morte
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte

  • Just 100 companies responsible for 71% of global emissions [since 1988], study says
    https://www.theguardian.com/sustainable-business/2017/jul/10/100-fossil-fuel-companies-investors-responsible-71-global-emissions-cdp

    The report found that more than half of global industrial emissions since 1988 – the year the Intergovernmental Panel on Climate Change was established – can be traced to just 25 corporate and state-owned entities. The scale of historical emissions associated with these fossil fuel producers is large enough to have contributed significantly to climate change, according to the report.

    [...] A fifth of global industrial greenhouse gas emissions are backed by public investment, according to the report. “That puts a significant responsibility on those investors to engage with carbon majors and urge them to disclose climate risk,” says Faria.

    #climat #carbone

    Top 100 producers and their cumulative 1988-2015 greenhouse gas emissions:
    1. China (Coal) 14.3%
    2. Saudi Arabian Oil Company (Aramco) 4.5%
    3. Gazprom OAO 3.9%
    4. National Iranian Oil Co 2.3%
    5. ExxonMobil Corp 2.0%
    6. Coal India 1.9%
    7. Petroleos Mexicanos (Pemex) 1.9%
    8. Russia (Coal) 1.9%
    9. Royal Dutch Shell PLC 1.7%
    10. China National Petroleum Corp (CNPC) 1.6%
    11. BP PLC 1.5%
    12. Chevron Corp 1.3%

    voir aussi https://seenthis.net/messages/198774

  • Des banques françaises accusées de financer la colonisation de la Palestine - France Révolution
    http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2017/03/des-banques-francaises-accusees-de-financer-la-colonisation-de-la-palestine.html

    Axa, BNP, le Crédit agricole et la Société générale détiennent des participations dans des banques et entreprises israéliennes ayant financé la colonisation en Palestine, affirme un rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme.

    D’après la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), plusieurs institutions financières françaises possèdent des parts, qui dépassent rarement le point de pourcentage, qui « contribuent indirectement au maintien et au développement » des colonies, selon l’étude intitulée Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne.

    Les quatre banques et l’assureur gèrent des « participations financières » ou « détiennent des actions » dans des banques israéliennes, qui constituent un « outil essentiel de la politique de colonisation » en « finançant les constructions », souligne ce rapport co-écrit notamment avec la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la CGT.

    © FIDH
    Les investissements controversés des banques françaises
    De même, elles ont des rapports avec des entreprises israéliennes « qui fournissent des services vitaux au maintien et au développement des colonies », tels que « la construction d’habitations ou d’usines, la connexion aux réseaux téléphoniques et internet ou encore l’aménagement en équipements de surveillance ».

    « Les banques françaises ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas »
    Sollicités par l’AFP, BNP Paribas, le groupe BPCE et la Société générale n’ont pas souhaité commenter ce rapport. Le Crédit agricole n’a pour l’heure pas encore réagi.

    De son côté, Axa précise que « les investissements en question représentent une part infime de [ses] actifs sous gestion » et souligne avoir fait étudier ce dossier en 2016 par son comité d’investissement responsable qui n’avait pas trouvé matière à le remettre en cause. 

    Les Nations unies et la grande majorité de la communauté internationale considèrent comme illégales les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée.

    « On veut que les entreprises françaises retirent leur argent des sociétés israéliennes ayant à voir avec les colonies », comme le stipulent des « recommandations » du ministère des Affaires étrangères publiées en 2014, a expliqué Didier Fagart, un membre de l’association France Palestine solidarité, également co-auteure du rapport.

    Le document révèle également que BNP Paribas, la Société générale, LCL (filiale du groupe Crédit Agricole) et Natixis (filiale du groupe BPCE) ont accordé 288 millions d’euros sur la période 2004-2020 à l’entreprise publique Israel Electric Corporation (IEC) pour l’extension de deux centrales au gaz, alors que l’IEC approvisionne en électricité les colonies en Cisjordanie.

    « Les banques françaises ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas », a lancé Didier Fagart. 

    Des fonds de pension néerlandais et luxembourgeois se sont désengagés ces dernières années des cinq banques israéliennes avec lesquelles les banques françaises ont des liens, pour leur implication dans la colonisation. La Danske Bank et la Deutsche Bank Ethical Fund ont placé l’une d’entre elles sur une liste noire, souligne le rapport.

    • The Border / La Frontera

      For the native nations living along the US-Mexico border, the border is a barbed wire fence through their living room. Over the course of generations, they’ve formed connections on both sides of the border, and yet they’re considered foreigners and illegal immigrants in their ancestral homelands. In the O’odham language, there is no word for “state citizenship.” No human being is illegal.

      In this map, the territories of the #Kumeyaay, #Cocopah, #Quechan, #Tohono_O’odham, #Yaqui, #Tigua, and #Kickapoo are shown straddling the 2,000 mile border, with the red dots along the border representing official border crossings.


      https://decolonialatlas.wordpress.com/2017/03/21/the-border-la-frontera
      #cartographie #visualisation #frontières

    • No wall

      The Tohono O’odham have resided in what is now southern and
      central Arizona and northern Mexico since time immemorial.
      The Gadsden Purchase of 1853 divided the Tohono O’odham’s
      traditional lands and separated their communities. Today, the
      Nation’s reservation includes 62 miles of international border.
      The Nation is a federally recognized tribe of 34,000 members,
      including more than 2,000 residing in Mexico.

      Long before there was a border, tribal members traveled back
      and forth to visit family, participate in cultural and religious
      events, and many other practices. For these reasons and many
      others, the Nation has opposed fortified walls on the border for
      many years.

      https://www.youtube.com/watch?v=QChXZVXVLKo


      http://www.tonation-nsn.gov/nowall

    • A Standing Rock on the Border?

      Tohono O’odham activist #Ofelia_Rivas has a reputation for clashing with U.S. Border Patrol. On her tribe’s 4,500-square-mile reservation, which straddles the U.S.-Mexico border, that can be a stressful vocation. But she doesn’t show it, sharing conversational snippets and a slight, quick grin. Her skin is the color of stained clay, and she cuts a stylish figure: narrow glasses and a red-flecked scarf trailing in the slight breeze. Her black sneakers are gray with dust.


      http://progressive.org/dispatches/a-standing-rock-on-the-border-wall-180406

    • How Border Patrol Occupied the Tohono O’odham Nation

      In March 2018, Joaquin Estevan was on his way back home to Sells, Ariz., after a routine journey to fetch three pots for ceremonial use from the Tohono O’odham community of Kom Wahia in Sonora, Mexico (where he grew up)—a trek his ancestors have made for thousands of years. His cousin dropped him off on the Mexico side of the San Miguel border gate, and he could see the community van of the Tohono O’odham Nation waiting for him just beyond.

      But when Estevan handed over his tribal card for identification, as he had done for years, to the stationed Border Patrol agent, he was accused of carrying a fraudulent ID, denied entry to Arizona and sent back to Mexico.

      Tohono O’odham aboriginal land, in what is now southern Arizona, historically extended 175 miles into Mexico, before being sliced off—without the tribe’s consent—by the 1853 Gadsden Purchase. As many as 2,500 of the tribe’s more than 30,000 members still live on the Mexico side. Tohono O’odham people used to travel between the United States and Mexico fairly easily on roads without checkpoints to visit family, go to school, visit a doctor or, like Estevan, a traditional dancer, perform ceremonial duties.

      But incidents of U.S. Customs and Border Protection (CBP) aggression toward members of the Tohono O’odham Nation have become increasingly frequent since 9/11, as Border Patrol has doubled in size and further militarized its border enforcement. In 2007 and 2008, the United States built vehicle barriers on the Tohono O’odham Nation’s stretch of the U.S.-Mexico border, and restricted crossings.

      The Tohono O’odham’s struggles with Border Patrol received little attention, however, until President Donald Trump took office and pushed forward his vision for a wall along the border. Verlon Jose, Tohono O’odham vice chairman, announced in 2016 that the wall would be built “over my dead body,” a quote that went viral.

      What the border wall debate has obscured, however, is the existing 650 miles of walls and barriers on the U.S. international divide with Mexico, including the 62 miles of border that run through the Tohono O’odham Nation. An increasingly significant part of that wall is “virtual,” a network of surveillance cameras, sensors and radar systems that let Border Patrol agents from California to Texas monitor the remote desert stretches where border crossers have been deliberately pushed—a strategy that has led to thousands of migrant deaths in the dangerous desert terrain. The virtual wall expands away from the international boundary, deep into the interior of the country.

      As Trump fights Congress and the courts to get $5 billion in “emergency funding” for a border wall, Border Patrol is already tapping into existing funds to expand both physical and virtual walls. While new border barrier construction on the Tohono O’odham Nation remains in limbo, new surveillance infrastructure is moving onto the reservation.

      On March 22, the Tohono O’odham Legislative Council passed a resolution allowing CBP to contract the Israeli company Elbit Systems to build 10 integrated fixed towers, or IFTs, on the Nation’s land, surveillance infrastructure that many on the reservation see as a high-tech occupation.

      The IFTs, says Amy Juan, Tohono O’odham member and Tucson office manager at the International Indian Treaty Council, will make the Nation “the most militarized community in the United States of America.”

      Amy Juan and Nellie Jo David, members of the Tohono O’odham Hemajkam Rights Network (TOHRN), joined a delegation to the West Bank in October 2017 convened by the Palestinian organization Stop the Wall. It was a relief, Juan says, to talk “with people who understand our fears … who are dealing with militarization and technology.”

      Juan and David told a group of women in the Palestinian community about the planned IFTs, and they responded unequivocally: “Tell them no. Don’t let them build them.”

      The group was very familiar with these particular towers. Elbit Systems pioneered the towers in the West Bank. “They said that the IFTs were first tested on them and used against them,” says David. Community members described the constant buzzing sounds and the sense of being constantly watched.

      These IFTs are part of a broader surveillance apparatus that zigzags for hundreds of miles through the West Bank and includes motion sensor systems, cameras, radar, aerial surveillance and observation posts. In distant control rooms, soldiers monitor the feeds. The principal architect, former Israeli Col. Danny Tirza, explained in 2016, “It’s not enough to construct a wall. You have to construct all the system around it.”

      That is happening now in the U.S.-Mexico borderlands.

      The massive post-9/11 bolstering of border enforcement dramatically changed life on the Tohono O’odham Nation. At a UN hearing in January on the rights of indigenous peoples in the context of borders, immigration and displacement, Tohono O’odham Nation Chairman Edward Manuel testified that when he came back to the Nation in 2009 after six years living off-reservation, it had become “a military state.”

      Border Patrol has jurisdiction 100 miles inland from U.S. borders, giving it access to the entirety of the reservation. Drones fly overhead, and motion sensors track foot traffic. Vehicle barriers and surveillance cameras and trucks appeared near burial grounds and on hilltops amid ancient saguaro forests, which are sacred to the Tohono O’odham.

      “Imagine a bulldozer parking on your family graveyard, turning up bones,” then-Tohono O’odham Nation Chairman Ned Norris Jr. testified to Congress in 2008. “This is our reality.”

      Around 2007, CBP began installing interior checkpoints that monitored every exit from the reservation—not just on the U.S.-Mexico border, but toward Tucson and Phoenix.

      “As a person who once could move freely on our land, this was very new,” Amy Juan says. “We have no choice but to go through the armed agents, dogs and cameras. We are put through the traumatic experience every day just to go to work, movies, grocery shopping, to take your children to school.”

      Juan calls this “checkpoint trauma.” The most severe impact is on children, she says, recalling one case in which two kids “wet themselves” approaching a checkpoint. Previously the children had been forcefully pulled out of a car by Border Patrol agents during a secondary inspection.

      Pulling people out of their vehicles is one in a long list of abuses alleged against the Border Patrol agents on the Tohono O’odham Nation, including tailing cars, pepper spraying people and hitting them with batons. Closer to the border, people have complained about agents entering their homes without a warrant.

      In March 2014, a Border Patrol agent shot and injured two Tohono O’odham men after their truck sideswiped his vehicle. (The driver said he was swerving to avoid a bush and misjudged; Border Patrol charged him with assault with a deadly weapon.) In 2002, a Border Patrol agent ran over and killed a Tohono O’odham teenager.

      Between checkpoints and surveillance, there is a feeling of being “watched all the time,” Tohono O’odham member Joseph Flores told Tucson television station KVOA.

      “I’ve gotten flat tires, then when I come to the checkpoint the agents made comments about me having a flat earlier in the day,” says Joshua Garcia, a member of TOHRN. “I felt like they were trying to intimidate me.”

      An anonymous respondent to TOHRN’s O’odham Border Patrol Story Project said, “One time a BP told me, ‘We own the night,’ meaning that they have so much surveillance cameras and equipment on the rez, they can see everything we do all the time.”

      Undocumented migrants are the ostensible targets, but agents have long indicated that Tohono O’odham are also in the crosshairs. One Tohono O’odham youth (who wishes to remain anonymous because of fears of reprisal) says that when they complained to a Border Patrol agent in February about a camera near their house, the agent responded, “It’s your own people that are smuggling, so you really need to ask yourself what is going on in that area for a camera to be set up in the first place.” That perception is common. Geographer Kenneth Madsen quotes an agent who believed as many as 80% to 90% of residents were involved in drug or human smuggling. Madsen believes the numbers could only be that high if agents were counting humanitarian acts, such as giving water to thirsty border-crossers.

      Elder and former tribal councilman David Garcia acknowledges some “smuggling that involves tribal members.” As Tohono O’odham member Jay Juan told ABC News, there is “the enticement of easy money” in a place with a poverty rate over 40%.

      Nation Vice Chairman Verlon Jose also told ABC, “Maybe there are some of our members who may get tangled up in this web. … But the issues of border security are created by the drugs … intended for your citizen[s’] towns across America.”

      Estevan knew the agent who turned him back at the border—it was the same agent who had accused him of smuggling drugs years prior and who had ransacked his car in the search, finding nothing and leaving Estevan to do the repairs. A few days after being turned away, Estevan tried again to get home, crossing into the United States at a place known as the Vamori Wash—one of the planned locations for an IFT. He got a ride north from a friend (the kind of favor that Border Patrol might consider human smuggling). Eleven miles from the border on the crumbling Route 19, the same agent flashed his lights and pulled them over. According to Estevan, the agent yanked him out of the car, saying, “I told you that you were not supposed to come here,” and handcuffed him.

      Estevan was transported to a short-term detention cell at Border Patrol headquarters in Tucson, where he was stripped of everything “except my T-shirt and pants,” he says. The holding cell was frigid, and Border Patrol issued him what he describes as a “paper blanket.” Estevan contracted bronchitis as he was shuffled around for days, having his biometrics and picture taken for facial recognition—Border Patrol’s standard practice for updating its database.

      At one point, Estevan faced a judge and attempted to talk to a lawyer. But because he was not supplied a Tohono O’odham interpreter, he had only a vague idea of what was going on. Later, Estevan was taken 74 miles north to a detention center in Florence, Ariz., where the private company CoreCivic holds many of the people arrested by Border Patrol. Estevan was formally deported and banished from the United States. He was dropped off in the late afternoon in Nogales, Mexico.

      Estevan is far from the only Tohono O’odham from Mexico to say they have been deported, although there has not been an official count. The Supreme Council of the O’odham of Mexico—which represents the Tohono O’odham who live on the Mexican side of the border—made an official complaint to the Tohono O’odham Nation’s government in May 2018, saying the Nation was “allowing the deportation of our people from our own lands.”

      Some members of the Nation, such as Ofelia Rivas, of the Gu-Vo district, have long contended that the Legislative Council is too cozy with Border Patrol. Rivas said in a 2006 interview that the Nation “has allowed the federal government to control the northern territory [in the U.S.] and allows human rights violations to occur.” The Nation has received grants from the federal government for its police department through a program known as Operation Stonegarden. Over the years, the Legislative Council has voted to allow a checkpoint, surveillance tech and two Border Patrol substations (one a Forward Operating Base) on the reservation.

      These tensions resurfaced again around the IFTs.

      ***

      In 2006, Border Patrol began to use southern Arizona as a testing ground for its “virtual wall.” The agency awarded the Boeing Company a contract for a technology plan known as SBInet, which would build 80-foot surveillance towers in the Arizona desert.

      When Secretary of Homeland Security Janet Napolitano cancelled the plan in 2011, complaining about cost, delays and ineffectiveness, CBP launched a new project, the 2011 Arizona Border Surveillance Technology Plan. As part of it, Elbit Systems won a $145 million contract to construct 53 IFTs in 2014. As CBP’s Chief Acquisition Officer Mark Borkowski explained in 2017 at the San Antonio Border Security Expo, CBP sought technology that “already existed” elsewhere. Elbit, with its towers in the West Bank, fit the bill.

      The IFTs take the all-seeing eye of Border Patrol to a whole new level. Jacob Stukenberg, a Border Patrol public information officer, tells In These Times they are “far superior than anything else we’ve had before,” adding that “one agent can surveil an area that it might take 100 agents on foot to surveil.”

      The IFT system has high-definition cameras with night vision and a 7.5-mile radius, along with thermal sensors and a 360-degree ground-sweeping radar. The data feeds into command centers where agents are alerted if any of thousands of motion sensors are tripped. In an interview in May with the Los Angeles Times, Border Patrol tribal liaison Rafael Castillo compared IFTs to “turning on a light in a dark room.”

      As with other monitoring, the towers—some as tall as 140 feet and placed very visibly on the tops of hills—have already driven migrants into more desolate and deadly places, according to a January paper in the Journal of Borderlands Studies. The first IFT went up in January 2015, just outside of Nogales, Ariz. By 2017, according to Borkowski, nearly all the towers had been built or were about to be built around Nogales, Tucson, Douglas, Sonoita and Ajo. The holdout was the Tohono O’odham Nation.

      Between 2015 and 2018, Joshua Garcia of TOHRN gave more than 30 presentations around the Nation raising the negatives of the IFTs, including federal government encroachment on their lands, the loss of control over local roads, the potential health consequences and racism in border policing. “I didn’t expect people necessarily to agree with me,” Garcia says, “but I was surprised at how much the presentations resonated.”

      Garcia joined other tribal and community members and Sierra Club Borderlands in contesting CBP’s 2016 draft environmental assessment—required for construction to begin—which claimed the IFTs would have “no significant impact” on Tohono O’odham land. Garcia listed the sites that new roads would threaten, like a saguaro fruit-harvesting camp and his own family’s cemetery.

      The Sierra Club argued the assessment had failed to properly look at the impacts on endangered species, such as the cactus ferruginous pygmy owl and the lesser longnosed bat, and hadn’t adequately studied how electro-magnetic radiation from the towers might affect people, birds and other wildlife. CBP agreed that more study was needed of the “avian brain,” but issued its final report in March 2017: no significant impact.

      In July 2017, the Gu-Vo district passed a resolution in opposition to the IFTs. “Having the land remain open, undeveloped and home to food production and wildlife, and carbon sequestration with natural water storage is crucial to the community,” the statement read.

      At the March 22 Legislative Council meeting, Garcia, the tribal elder (and a close relative of Estevan), implored the Council not to approve the IFTs. He looked to Councilman Edward Manuel, who had two months earlier described the Border Patrol presence on the Nation as a “military state,” and said, “Veto it, if it passes.”

      The resolution passed, without veto, although with a number of stipulations, including compensation for leased land.

      Nation Vice Chairman Jose told the Los Angeles Times that the vote was intended to be a compromise to dissuade the federal government from building the wall. The Nation is “only as sovereign as the federal government allows us to be,” Jose said.

      A Border Patrol spokesperson told the Los Angeles Times, however, that there are no plans to reduce agents, and that the IFTs do not eliminate the need for a wall.

      ***

      Garcia and other resisters are up against an enormous system. Trump’s plan has never been just about a border wall: The administration wants to fortify a massive surveillance apparatus built over multiple presidencies. Asked in February what he thought about the focus on the wall, Border Patrol’s Stukenberg said it was just one component of border infrastructure. Three things are required—fence, technology and personnel, he said, to build a “very solid system.”

      The endeavor is certainly very profitable. Boeing received more than $1 billion for the cancelled SBInet technology plan. For the 49 mobile surveillance trucks now patrolling the border, CBP awarded contracts to the U.S.-based private companies FLIR Systems and Telephonics. Another contract went to General Dynamics to upgrade CBP’s Remote Video Surveillance Systems, composed of towers and monitoring systems. As of 2017, 71 such towers had been deployed in desolate areas of southern Arizona, including one on the Tohono O’odham Nation. Other major companies that have received CBP contracts include Northrop Grumman, Lockheed Martin, Raytheon and KBR (a former Halliburton subsidiary).

      These companies wield tremendous lobbying power in Washington. In 2018, General Dynamics spent more than $12 million on lobbying and gave $143,000 in campaign contributions to members of the House Homeland Security Committee. To compare, the Tohono O’odham Nation spent $230,000 on lobbying and $6,900 on campaign contributions to the committee members in 2018.

      Meanwhile, at the UN hearing in January, Serena Padilla, of the nearby Akimel O’odham Nation, described an incident in which Border Patrol agents held a group of youth at gunpoint. She ended her testimony: “As a woman who is 65 years old with four children, 15 grandchildren, 33 great-grandchildren—I’ll be damned if I won’t go down fighting for my future great-great-grandchildren.”

      http://inthesetimes.com/article/21903/us-mexico-border-surveillance-tohono-oodham-nation-border-patrol

  • It Might Be Time to Stop Touting Eco-Friendly Messages - Facts So Romantic
    http://54.197.248.184/blog/it-might-be-time-to-stop-touting-eco_friendly-messages

    In this climate, you might wonder whether it’s still possible for companies to tout a “green” message at all. Maybe it’s dead.Photograph by Florida Sea Grant / FlickrIn his modestly titled 2010 book Beyond Business: An Inspirational Memoir From a Visionary Leader, John Browne, the former CEO of Beyond Petroleum (BP for short), recounted the company’s triumphs after he took the reins in 1995. “BP went on to reshape the oil industry, be at the forefront of global investment, achieve many firsts and change views on the environment and corporate social responsibility,” he wrote. A mere two months later—the book was published in February—that all burst into flames. The Deepwater Horizon oil facility explosion, often called the worst environmental disaster in United States history, claimed 11 lives (...)

  • It Might Be Time to Stop Touting Eco-Friendly Messages - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/it-might-be-time-to-stop-touting-eco_friendly-messages

    In this climate, you might wonder whether it’s still possible for companies to tout a “green” message at all. Maybe it’s dead.Photograph by Florida Sea Grant / FlickrIn his modestly titled 2010 book Beyond Business: An Inspirational Memoir From a Visionary Leader, John Browne, the former CEO of Beyond Petroleum (BP for short), recounted the company’s triumphs after he took the reins in 1995. “BP went on to reshape the oil industry, be at the forefront of global investment, achieve many firsts and change views on the environment and corporate social responsibility,” he wrote. A mere two months later—the book was published in February—that all burst into flames. The Deepwater Horizon oil facility explosion, often called the worst environmental disaster in United States history, claimed 11 lives (...)