company:circa

  • Jaki Liebezeit ( 1938 - 2018 )
    #Jaki_Liebezeit Drum Solo (Circa 1970) déjà posté par @klaus
    https://seenthis.net/messages/383046
    http://drums-off-chaos.de/2018/09/23/new-ep-centre
    #batteur #batterie #solo #drum #Can

    Le dernier n° de Gonzaï (29) est consacré au rock allemand et plus spécialement au krautrock
    https://gonzai.com/tout-comprendre-au-krautrock-grace-a-gonzai

    Aussi passionnant qu’étonnant

    Le #krautrock, ce ne sont pas que de vieux enfants de nazis aux mains tremblantes, c’est aussi une nouvelle génération de musiciens hautement influencée par Kraftwerk, CAN et consorts et qui, depuis une vingtaine d’années, vous propose d’échapper le temps d’un claquement de doigts à l’enfer contemporain (Hanouna, les pantashorts, les rockeurs indie). Accrochez vos ceintures, décollage pour un peu près tous les pays du monde. Gonzaï

    En avant vers #bandcamp et ses 5 millions d’albums. #yeah

    https://france-trio.bandcamp.com/track/face-b

  • Les Sentiers de l’Utopie, par Isabelle Fremeaux et John Jordan (2011)

    À la fois récit de voyage et documentaire fictionnel, ce livre-film propose un périple réel et imaginaire, une exploration lancée à la découverte de formes de vie postcapitalistes.

    Sillonner les routes d’Europe pendant sept mois, à la rencontre d’une dizaine d’utopies vécues au quotidien comme une alternative au capitalisme : c’est le pari fou que se sont donné en 2007 Isabelle Fremeaux et John Jordan, deux globe-trotters activistes partagés entre anarchisme et écologisme.

    Isa est maître de conférences en Media & Cultural Studies au Birkbeck College-University de Londres. John est un artiste activiste, cofondateur du CIRCA (Clandestine Insurgent Rebel Clown Army), un groupe de clowns activistes ayant essaimé dans toute l’Europe.
    À bord d’un camion, de Londres à Copenhague en passant par l’Espagne, la France, la Serbie et l’Allemagne, leur objectif était de « rendre visibles ces utopies proches de nous, sans avoir cette tendance à décontextualiser des expériences lointaines », et « raconter des expériences avec leurs imperfections - des collectifs et des êtres humains faillibles. »
    Lassés de leur quotidien londonien urbain et stressé, de leur consommation compulsive de l’information made in Internet, ils sont partis à l’aventure et sont revenus métamorphosés, ce livre-film en guise de témoignage.
    Un récit de voyage fascinant pour découvrir quelques unes de ces « utopies réalisées ».
    « Il n’est pas question d’atteindre l’autosuffisance pour vivre détaché du monde, mais de choisir ses propres réseaux d’interdépendance afin d’être autant que possible maître de ses choix et de sa vie. »

    https://lessentiersdelutopie.wordpress.com/trailer

  • It’s time to rebuild the web - O’Reilly Media
    https://www.oreilly.com/ideas/its-time-to-rebuild-the-web

    The web was never supposed to be a few walled gardens of concentrated content owned by Facebook, YouTube, Twitter, and a few other major publishers. It was supposed to be a cacophony of different sites and voices. And it would be easy to rebuild this cacophony—indeed, it never really died. There are plenty of individual sites out there still, and they provide some (should I say most?) of the really valuable content on the web. The problem with the megasites is that they select and present “relevant” content to us. Much as we may complain about Facebook, selecting relevant content from an ocean of random sites is an important service. It’s easy for me to imagine relatives and friends building their own sites for baby pictures, announcements, and general talk. That’s what we did in the 90s. But would we go to the trouble of reading those all those sites? Probably not. I didn’t in the 90s, and neither did you.

    Yes, there would still be plenty of sites for every conspiracy theory and propaganda project around; but in a world where you choose what you see rather than letting a third party decide for you, these sites would have trouble gaining momentum.

    I don’t want to underestimate the difficulty of this project, or overestimate its chances of success. We’d certainly have to get used to sites that aren’t as glossy or complex as the ones we have now. We might have to revisit some of the most hideous bits of the first-generation web, including those awful GeoCities pages. We would probably need to avoid fancy, dynamic websites; and, before you think this will be easy, remember that one of the first extensions to the static web was CGI Perl. We would be taking the risk that we’d re-invent the same mistakes that brought us to our current mess. Simplicity is a discipline, and not an easy one. However, by losing tons of bloat, we’d end up with a web that is much faster and more responsive than what we have now. And maybe we’d learn to prize that speed and that responsiveness.

    #HTML #Web #Design

    • Je pense qu’il se trompe totalement de sujet. Le problème n’est pas la difficulté technique, mais l’économie de l’attention.

      Avant que « tout le monde » se mette à publier sur Facebook, il y avait les « blogs », y compris centralisés, tels que Blogspot. Aujourd’hui il y a Medium (et d’autres). Si on veut publier en dehors de Facebook, techniquement, c’est simple, c’est puissant et c’est beaucoup plus joli.

      Et en dehors de ça, il y a toujours la possibilité de se mettre à plusieurs pour faire un site ensemble, ce qui est une aventure particulièrement enrichissante, et techniquement pas usante (si vraiment on veut s’exprimer dans ce cadre, hé ben on trouve le ou la geek du groupe qui te configure le truc et voilà).

      Les gens « publient » sur Facebook parce qu’on a développé un fantasme de l’audience et de l’attention. Les gens postent leurs vidéos où ils prétendent commenter sérieusement l’actualité au milieu des vidéos de chats sur Youtube plutôt que sur n’importe quel autre plateforme parce qu’on leur promet que l’audience est là, pas parce que ce serait plus difficile sur Vimeo par exemple. On veut s’exprimer sans bosser (hop, je balance mon indignation à deux balles sur n’importe quel sujet) sur des plateformes qui promettent une grosse audience, voire une audience captive. Et les militants vont aussi sur Facebook pour exactement les mêmes raisons : parce qu’on leur dit qu’ils y feront de l’audience. Genre à ce train, il faudra aussi penser à aller « militer » sur Musically…

      Et je suspecte que beaucoup de « militants » vont sur Facebook ou Twitter parce que ce sont des plateformes fliquées où l’on peut facilement s’exprimer à sens unique, sans gros risque de contradiction, parce que les « réponses » sont perdues dans un marigot de conneries crasses, avec une interface bien conçue pour que personne ne les lise.

      Tant qu’on ne s’interroge pas sur la réalité et la qualité de l’attention dont on croit bénéficier sur Facebook, on n’ira nulle part. On peut bien vouloir décentraliser, revenir à un beau bazar de Web, mais tant que la logique qu’on oppose à cela est systématiquement « oui mais “les gens” sont sur Facebook », c’est mort. Tant qu’on ne se demandera pas quel est le niveau d’attention réel de ce qui est compté comme une « vue », ou même un « like » sur Facebook ou Twitter, c’est peine perdue.

      Si on regarde la photo, à une époque Flickr est presque mort de sa médiocrité, malgré son audience, et les photographes avec une (petite) prétention à la qualité sont partis ailleurs (500px par exemple). Idem pour les vidéos : si tu as une prétention artistique, tu fuis Youtube et tu vas sur Viméo. Pourquoi la question ne se pose-t-elle pas (ou pas encore) pour les gens qui cherchent une qualité de lecture, d’attention et d’échange avant d’aller sur Facebook (ou même Twitter) ?

    • Puisque je suis lancé…

      – La question du personal branding (« marketing personnel »), que je pense fondamentale dans les nouveaux supports de publication. Facebook semble être idéal pour cela, en ce qu’il a dès le début promu l’« identité réelle », mais aussi la confusion volontaire entre vie publique et vie privée (alors que, pour ma génération, aller balancer des propos politiquement engagés au même endroit où l’on échange des photos de ses gamins avec ses beaux-parents et où l’on garde le contact avec ses anciens élèves et ses relations du boulot, c’était une idée totalement crétine).

      Le changement de support de publication s’est aussi accompagné de ce changement de comportement (on se souviendra des vieux de la vieille bataillant pour tenter de pouvoir rester sous pseudo sur Facebook). Dans le bazar des années 90, nous avions tous des pseudos et nous tenions au pseudonymat (théorisé par certains – on a un texte sur uZine à ce sujet – comme la seule façon d’écrire de manière réellement libre). Dans les années 2000, chacun son blog, mais avec la mise en place d’un vedettariat. Désormais c’est terminé. Écrire sous pseudo est largement suspect et irresponsable et fake-news et tout ça…

      – La disparition des liens hypertexte. Je mets ça dans les années 2000, où les gens se sont mis à ne plus faire de liens entre blogs. On cite des gros médias sérieux, on les commente, on y répond, mais on ne rebondit pas « entre blogueurs » aussi facilement qu’on le faisait dans les années 90. Une sorte de dramatisation du lien hypertexte, accentué par la paranoïa anti-confusionisme et anti-complotisme chez les blogueurs engagés à gauche. Oh là là, mon image-personnelle-super-brandée va s’effondrer si je fais un lien vers un autre site qui, un jour, pourrait faire un lien vers quelqu’un de pas bien ou, pire, qui pourrait dire un truc qui ne me conviendrait pas !

      À partir du milieu des années 2000, quand on avait encore un site indépendant/militant, la seule source de visites à peu près régulière a été le Portail des copains. Pour un site militant, avoir un billet référencé ou pas sur le Portail, ça revenait à être lu par quelques centaines ou milliers de visiteurs eux-mêmes militants, ou pas lu du tout. Je suppose qu’au bout d’un moment, hé ben les gens vont à la soupe sur Facebook, parce que « c’est là que sont les gens » et que l’écosystème de l’hypertexte est déjà perverti depuis un bon moment ; même si ça me semble largement illusoire d’être lu sérieusement entre deux considérations sur les photos de vacances des cousins, et si c’est politiquement mortifère.

    • Et du coup, deux aspects qui pourraient redonner goût aux gens engagés à retourner au bazar…

      – À force de paranoïa anti-fake news, la visibilité des médias « non marchands », « indépendants », « alternatifs » sur Facebook va de plus en plus dépendre de leur adhésion à une vision du monde validée par les grands médias, au travers des contrats de traque aux fake-news que ces grands réseaux ont signé avec les Decodex et Décodeurs… L’effort énorme de chasse aux propos hétérodoxes sur les réseaux est en train de faire un massacre de ce côté, avec des changements volontaires des algorithmes de classement. (Le fait qu’une partie de cette paranoïa anti-fake-news ait été largement menée par la gauche aux États-Unis et ici est, je dois dire, assez croquignolesque.) Constater, par exemple, qu’on n’a déjà qu’une très faible visibilité pour les médias alternatifs sur un machin comme Google News.

      – Le principe même de réseaux qui vendent de la publicité et qui, dans le même temps, sont des outils de marketing personnel, amène au rétrécissement de l’expression non-sponsorisée sur ces réseaux (Facebook annonçant par exemple restreindre la visibilité naturelle des « pages » dans les flux personnels, mais pas une réduction de la quantité de publicité dans ces mêmes flux…). En dehors des quelques indignations préformatées qui continueront à « buzzer », parce qu’il faut bien continuer à faire croire que ces réseaux servent à s’exprimer, il devient de plus en plus évident que, pour récupérer de la visibilité dans les flux des usagers, il faudra payer. Je suspecte qu’il existe déjà des gens qui achètent de la visibilité sur Facebook pour avoir plus de « like » sur leurs photos de mariage, et je pense que dans quelques années, ce sera une pratique aussi banale que de, justement, payer un photographe pour avoir de belles photos de mariage… alors cette faramineuse audience qu’on te promet sur Facebook, ça risque d’être un peu compliqué. (Sinon, il te reste l’option d’aller relancer le niveau de buzz – et donc le revenu afférent – en allant, arme à la main, foutre le dawa chez Youtube.)

      Du coup, ce double mouvement de chasse aux expressions hétérodoxes (« chasse », en revanche, très tolérante pour les foutaises mainstream fascisantes) et d’obligation de passer à la caisse pour récupérer de la visibilité, ça pourrait être l’occasion d’une renaissance d’un Web un peu plus éclaté et joyeusement foutraque (#ou_pas).

    • @arno Pas nécessairement pour te relancer, encore que, depuis ce matin je bois un peu tes paroles comme du petit lait, mais je remarque ceci. Ce que tu exprimes ici avec une clarté dont je suis jaloux et qu’il m’arrive donc aussi de défendre de façon pus obscure, est de manière tellement fréquente, en fait, disqualifié d’un revers de main qui entend ringardiser de tels propos. Je suis souvent frappé que ces tentatives visant à faire fi de tels avertissement aux accents de Cassandre comme on me dit si souvent émanent naturellement de personnes qui n’ont pas le centième du quart du tiers de nos compétences techniques (surtout des tiennes plutôt que des miennes, dont je ne doute pas qu’elles datent un peu), et ce sont les mêmes personnes axquelles il ne me viendrait pas à l’esprit de reprocher cette plus faible aptitude technique, qui vont ensuite dévouvrir que vraiment ce que font les plateformes de leurs réseaux asociaux avec leurs données personnelles, c’est quand même pas très bien. Naturellement, des ringards cassandriens comme toi et moi (surtout moi) tentons de saisir l’opportunité de telles réalisations tardives pour leur dire que peut-être ce serait le bon moment pour changer de lunettes, mais alors tombe, tel une masse sur une mouche, l’argument qu’ils et elles ne peuvent pas partir de la sorte de ces plateformes et qu’ils et elles vont perdre tous leurs amis et suiveuses. Et tout ce petit monde retourne dans le grand bain dans la pleine connaissance qu’il grouille de requins et sans doute se rassure en pensant que cela concernera un ou une autres et que statistiquement, dans la masse, il est peu probable que le requin viennent les croquer elles et eux, quand le vrai danger n’est pas tellement les requins mais les amibes, parfaitement invisibles et autrement plus contagieux, et, in fine, léthaux.

      Je n’insiste pas sur le fait que leur faible niveau de prophylaxie numérique éclabousse quotidiennement leurs proches, qui elles, et eux, si cela se trouve, prennent, au contraire, certains précautions.

      Enfin, dans ce grand dessein de reconstruire Internet, je remarque que très rarement la question de la convservation de ressources certaines anciennes est évoquée or il me semble que c’est une question importante. Combien de fois cela me ravit quand à la faveur de la recherche d’un renseignement précis, il m’arrive de tomber sur des sites aux esthétiques du millénaire précédent, tout en Times et les liens en bleu souligné. Et dans cette masse profuse sur laquelle se sont aglutinés des sédiments plus récents, il y a des pépites dont je me demande combien de temps encore les navigateurs contemporains pourront encore les interpréter justement sans les interpréter et les dénaturer.

    • On a encore les codes d’uZine si jamais :)

      Perso je veux juste réagir sur un point de l’article de départ : geocities c’était pas hideux (ou pas seulement), c’était inventif et festif. Avec un revival chez https://neocities.org qui a une approche très sympa (notamment un backend #ipfs pour la pérennité)