company:deutsche bank

  • La Deutsche Bank va licencier jusqu’à 20 000 personnes : un poste à temps plein sur six (Zerohedge)
    https://www.crashdebug.fr/international/16195-la-deutsche-bank-va-licencier-jusqu-a-20-000-personnes-un-poste-a-t

    Ça avec la Bad bank de 50 milliards, ça sent le sapin quand même....

    Alors que la Deutsche Bank a finalement annoncé de bonnes nouvelles pour un changement à ses investisseurs qui souffrent depuis longtemps, lorsqu’elle a miraculeusement échoué au dernier test de résistance de la Fed, vendredi, la banque chroniquement malade est revenue à son niveau de référence de "réduction de muscle" lorsque le plus grand prêteur allemand avec les 45 billions € de dérivés notionnels s’est préparé "à réduire de moitié ses effectifs mondiaux en actions, dans le cadre d’une vaste restructuration pour accroître sa rentabilité", Selon Bloomberg, le WSJ a ajouté que le nombre total pourrait se situer entre 15 000 et 20 000 suppressions d’emplois, soit plus d’un poste à temps plein sur (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce mercredi 13 mars 2019
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/15771-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien. Veuillez trouver ci-dessous la Revue de presse de notre Contributeur anonyme, et bien sûr plus de titres dans la Defcon Room,

    Amitiés,

    L’Amourfou / Contributeur anonyme / Chalouette / Doudou

    La Revue de presse du jour comprenant les informations de ce qui fait l’actualité française et internationale du 11 au 13 mars 2019 vues par notre contributeur anonyme.

    DON : https://www.paypal.me/revuedepresse ou https://www.paypal.com/pools/c/7ZGVkA4zY3

    DEUTSCHE BANK :...parle fusion avec Commerzbank en faillite notoire

    = gagner du temps pour mieux fusionner avec une banque française plus tard

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/deutsche-bank-parle-fusion-avec-commerzbank-810110.html (...)

  • P. Jovanovic : L’ Allemagne (Deutsche Bank) peut-elle ruiner la France ?
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15761-p-jovanovic-l-allemagne-deutsche-bank-peut-elle-ruiner-la-france

    Sur les conseils de Spartou je vous remets l’info, car c’est quand même…. Une question d’importance dont il faudrait que les Français(es) se saisissent, car l’Allemagne semble ne pas vouloir porter seule le fardeau de sa principale banque (en faillite), plus d’information sur la Deutsche Bank en « informations complémentaires » et l’ensemble de la Revue de presse dont est extrait cet Articile ICI : P. Jovanovic - P.-Y. Rougeyron : La revue de presse (janvier 2019)

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...

    Crashdebug.fr : Europe : « J’accuse », par (...)

    #En_vedette #Divers

  • Face à l’explosion des loyers à Berlin, un puissant mouvement d’habitants veut exproprier les gros bailleurs privés
    https://www.bastamag.net/Face-a-l-explosion-des-loyers-a-Berlin-un-puissant-mouvement-d-habitants-v

    En France, les loyers continuent d’augmenter, le mal-logement de s’enraciner avec 4 millions de personnes concernées, alors que la loi Elan ouvre la voie à la privatisation du #Logement social et que la construction de logements à loyer modéré diminue. Les élus devraient peut-être regarder du côté de Berlin, également confrontée à l’explosion des loyers et à la difficulté de se loger. Un large mouvement y demande un référendum d’initiative citoyenne. Objectif : exproprier les grands bailleurs privés, qui (...)

    #Inventer

    / #Luttes_sociales, #Habitat_écologique_et_social, #Innovation_politique, #Garantir_l'accès_au_logement, #Europe, #Reportages, Logement, A la (...)

    • « Les sociétés capitalistiques qui ont racheté des logements en masse veulent juste faire de l’argent avec, et distribuer des dividendes à leurs actionnaires », dénonce Katalin Gennburg. Les locataires qui ne peuvent plus payer partent, le plus souvent en périphérie. C’est ce que les habitants de la Karl-Marx-Allee ont craint quand ils ont appris que leurs logements devaient bientôt être une nouvelle fois revendus, à la plus grande société immobilière privée de Berlin, Deutsche Wohnen. Créée en 1998 par la Deutsche Bank, elle possède aujourd’hui plus de 110 000 appartements dans la capitale.

      Autant de loyers payés chaque mois qui servent surtout à enrichir les actionnaires de l’entreprise cotée en bourse. En 2017, Deutsche Wohnen a versé à ses actionnaires plus de 260 millions d’euros de dividendes, 80 millions d’euros de plus que l’année précédente.

  • P. Jovanovic - PY. Rougeyron : La revue de presse (janvier 2019)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15553-p-jovanovic-py-rougeyron-la-revue-de-presse-janvier-2019

    Tout vas bien puisque ça n’intéresse n’inquiète personne...

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...

    #En_vedette #Divers

  • Atlantik-Brücke and the ACG
    http://www.transatlanticperspectives.org/entry.php?rec=133
    Des fois que vous nauriez jamais compris pourquoi l’Allemagne est le meilleur ami des USA en Europe voici le résumé de la thèse d’Anne Zetsche

    Transatlantic institutions organizing German-American elite networking since the early 1950s

    Author » Anne Zetsche, Northumbria University Published: November 28, 2012 Updated: February 28, 2013

    The Cold War era witnessed an increasing transnational interconnectedness of individuals and organizations in the cultural, economic and political sphere. In this period, two organizations, the Atlantik-Brücke and the American Council on Germany, established themselves as influential facilitators, enabling German-American elite networking throughout the second half of the twentieth century and beyond. The two organizations brought together influential politicians and businesspeople, as well as representatives of the media and the academic world.

    Efforts in this regard commenced in the early days of the Cold War, only a few years after the end of World War II. In 1949, two American citizens and two Germans began developing the plan to found the Atlantik-Brücke in West Germany and a sister organization, the American Council on Germany (ACG), in the United States. Their plan was to use these two organizations as vehicles to foster amicable relations between the newly founded Federal Republic of Germany and the United States of America. Only a few years prior, Americans and Germans had faced each other as enemies during World War II and many segments of German society, including West German elites, held strong, long-standing anti-American sentiments. The U.S. public in turn was skeptical as to whether Germans could indeed be denazified and convinced to develop a democratic system. Thus, in order to forge a strong Western alliance against Soviet Communism that included West Germany it was critical to overcome mutual prejudices and counter anti-Americanism in Western Europe. It was to be one of the central tasks of the Atlantik-Brücke and the ACG to achieve this in West Germany.

    Individuals at the Founding of the Atlantik-Brücke and the ACG

    One of the founders of the Atlantik-Brücke and the ACG was Eric M. Warburg. He was a Jewish-American banker originally from Hamburg where his ancestors had founded the family’s banking house in 1798. Due to Nazi Aryanisation and expropriation policies, the Warburg family lost the company in 1938 and immigrated to the United States, settling in New York. In spite of the terror of the Nazi regime, Eric Warburg was very attached to Hamburg. He became a vibrant transatlantic commuter after World War II, living both in Hamburg and in New York. In the intertwined histories of the Atlantik-Brücke and the ACG, Warburg played a special role, becoming their leading facilitator and mediator.

    Not long after his escape from the Nazis, Warburg met Christopher Emmet, a wealthy publicist and political activist who shared Warburg’s strong anti-communist stance and attachment to pre-Nazi Germany. On the German side of this transatlantic relationship, Warburg and Emmet were joined by Marion Countess Dönhoff, a journalist at the liberal West German weekly Die Zeit, and by Erik Blumenfeld, a Christian Democratic politician and businessmen. There were two main characteristics shared by the original core founders of the Atlantik-Brücke and the ACG: firstly, each one of the founding quartet belonged to an elite – economic, social or political – and was therefore well-connected with political, diplomatic, business and media circles in both the United States and Germany. Secondly, there was a congruence of basic dispositions among them, namely a staunch anti-communist stance, a transatlantic orientation, and an endorsement of Germany’s integration into the West.

    The Western powers sought the economic and political integration of Western Europe to overcome the devastation of Europe, to revive the world economy, and to thwart nationalism and militarism in Europe after World War II. Germany was considered Europe’s economic powerhouse and thus pivotal in the reconstruction process. West Germany also needed to be on board with security and defense policies in order to face the formidable opponent of Soviet Communism. Since the Federal Republic shared a border with the communist bloc, the young state was extremely vulnerable to potential Soviet aggression and was at the same time strategically important within the Western bloc. Elite organizations like the Atlantik-Brücke and the ACG were valuable vehicles to bring West Germany on board for this ambitious Cold War project.

    Thus, in 1952 and 1954 respectively, the ACG and the Atlantik-Brücke were incorporated and granted non-profit status with the approval of John J. McCloy, U.S. High Commissioner to Germany (1949-1952). His wife Ellen McCloy was one of signatories of the ACG’s certificate of incorporation and served as its director for a number of years. The Atlantik-Brücke (originally Transatlantik-Brücke) was incorporated and registered in Hamburg.

    Transatlantic Networking

    The main purpose of both organizations was to inform Germans and Americans about the respective other country, to counter mutual prejudices, and thus contributing to the development of amicable relations between the Federal Republic of Germany and the United States in the postwar era. This was to be achieved by all means deemed appropriate, but with a special focus on arranging personal meetings and talks between representatives of both countries’ business, political, academic, and media elites. One way was to sponsor lectures and provide speakers on issues relating to Germany and the United States. Another method was organizing visiting tours of German politicians, academics, and journalists to the United States and of American representatives to West Germany. Among the Germans who came to the U.S. under the sponsorship of the ACG were Max Brauer, a former Social Democratic mayor of Hamburg, Willy Brandt, the first Social Democratic Chancellor and former mayor of West Berlin, and Franz Josef Strauss, a member of the West German federal government in the 1950s and 1960s and later minister president of the German federal state of Bavaria. American visitors to the Federal Republic were less prominent. Annual reports of the Atlantik-Brücke explicitly mention George Nebolsine of the New York law firm Coudert Brothers and member of the International Chamber of Commerce, and the diplomats Henry J. Tasca, William C. Trimble, and Nedville E. Nordness.

    In the late 1950s the officers of the Atlantik-Brücke and the ACG sought ways of institutionalizing personal encounters between key Americans and Germans. Thus they established the German-American Conferences modeled on the British-German Königswinter Conferences and the Bilderberg Conferences. The former brought together English and German elites and were organized by the German-English Society (later German-British Society). The latter were organized by the Bilderberg Group, founded by Joseph Retinger, Paul van Zeeland and Prince Bernhard of the Netherlands. Those conferences began in 1954 and were informal, off-the-record meetings of American and West European representatives of business, media, academia and politics. Each of these conference series was important for the coordination of Western elites during the Cold War era. Bilderberg was critical in paving the way for continental European integration and the German-British effort was important for reconciling the European wartime enemies.

    From 1959 onwards, the German-American Conferences took place biennially, alternating between venues in West Germany and the United States. At the first conference in Bonn, 24 Americans came together with 27 Germans, among them such prominent individuals as Dean Acheson, Henry Kissinger, and John J. McCloy on the American side, and Willy Brandt, Arnold Bergstraesser (considered to be one of the founding fathers of postwar political science in Germany), and Kurt Georg Kiesinger (third Christian Democratic Chancellor of the Federal Republic of Germany and former minister president of the federal state Baden-Württemberg) on the German side. By 1974 the size of the delegations had increased continuously, reaching 73 American and 63 German participants.

    A central goal in selecting the delegations was to arrange for a balanced, bipartisan group of politicians, always including representatives of the Social and Christian Democrats (e.g. Fritz Erler, Kurt Birrenbach) on the German side and both Democratic and Republican senators and representatives (e.g. Henry S. Reuss, Jacob Javits) on the American side, along with academics, journalists, and businessmen. Prominent American academics attending several of the German-American conferences included Henry Kissinger and Zbigniew Brzezinski. Representatives of major media outlets were Marion Countess Dönhoff of Germany’s major liberal weekly Die Zeit, Kurt Becker, editor of the conservative daily newspaper Die Welt, and Hellmut Jaesrich, editor of the anticommunist cultural magazine Der Monat. The business community was prominently represented by John J. McCloy, the president of the Chase Manhattan Bank, and Herman Georg Kaiser, an oil producer from Tulsa, Oklahoma. From Germany, Gotthard von Falkenhausen and Eric Warburg represented the financial sector and Alexander Menne, a member of the executive board of Farbwerke Hoechst, represented German industry.

    Officers of the Atlantik-Brücke and the ACG were mainly in charge of selecting the delegates for the conferences. However, Shepard Stone of the Ford Foundation also had an influential say in this process. In the late 1950s and 1960s he was director of the foundation’s international program and thus responsible for allocating funds to the ACG to facilitate the German-American conferences. Shepard Stone was deeply attached to Germany as he had pursued graduate studies in Berlin in the Weimar period, earning a doctoral degree in history. After World War II he returned to Germany as a public affairs officer of the U.S. High Commission. Stone’s continuing interest in German affairs and friendship with Eric Warburg and Marion Dönhoff regularly brought him to Germany, and he was a frequent participant in the German-American conferences.

    The German-American Conferences and Cold War Politics

    All matters discussed during the conferences stood under the headline “East-West tensions” in the earlier period and later “East-West issues” signaling the beginning of détente, but always maintaining a special focus on U.S.-German relations. The debates from the late 1950s to the early/mid-1970s can be categorized as follows: firstly, bilateral relations between the U.S. and the FRG; secondly, Germany’s relation with the Western alliance; thirdly, Europe and the United States in the Atlantic Alliance; and last but not least, relations between the West, the East, and the developing world. The conferences served three central purposes: firstly, developing a German-American network of elites; secondly, building consensus on key issues of the Cold War period; and thirdly, forming a common Western, transatlantic identity among West Germans and Americans.

    Another emphasis of both groups’ activities in the United States and Germany was the production of studies and other publications (among others, The Vanishing Swastika, the Bridge, Meet Germany, a Newsletter, Hans Wallenberg’s report Democratic Institutions, and the reports on the German-American Conferences). Studies aimed at informing Germans about developments in the United States and American international policies on the one hand, and at informing the American people about West Germany’s progress in denazification, democratization, and re-education on the other. The overall aim of these activities was first and foremost improving each country’s and people’s image in the eyes of the counterpart’s elites and wider public.

    The sources and amounts of available funds to the ACG and the Atlantik-Brücke differed considerably. Whereas the latter selected its members very carefully by way of cooptation especially among businessmen and CEOs to secure sound funding of its enterprise, the former opened membership or affiliation to basically anyone who had an interest in Germany. As a result, the ACG depended heavily, at least for its everyday business, on the fortune of the organization’s executive vice president Christopher Emmet. Emmet personally provided the salaries of ACG secretaries and set up the organization’s offices in his private apartment in New York’s upper Westside. In addition, the ACG relied on funds granted by the Ford Foundation especially for the biannual German-American conferences as well as for the publication of a number of studies. The Atlantik-Brücke in turn benefitted immensely from public funds for its publications and the realization of the German-American conferences. The Federal Press and Information Agency (Bundespresse- und Informationsamt, BPA) supported mainly publication efforts of the organization and the Federal Foreign Office (Auswärtiges Amt) regularly granted funds for the conferences.

    Politics, Business and Membership Growth

    Membership of the Atlantik-Brücke grew from 12 in 1954 to 65 in 1974. Among them were representatives of companies like Mannesmann, Esso, Farbwerke Hoechst, Daimler Benz, Deutsche Bank, and Schering. Those members were expected to be willing and able to pay annual membership fees of 3000 to 5000 DM (approx. $750 to $1,250 in 1955, equivalent to approx. $6,475 to $10,793 today). Since the business community always accounted for the majority of Atlantik-Brücke membership compared to members from academia, media and politics, the organization operated on secure financial footing compared to its American counterpart. The ACG had not even established formal membership like its German sister organization. The people affiliated with the ACG in the 1950s up to the mid-1970s were mostly academics, intellectuals, and journalists. It posed a great difficulty for ACG officers to attract business people willing and able to contribute financially to the organization at least until the mid-1970s. When Christopher Emmet, the ACG’s “heart and soul,” passed away in 1974, the group’s affiliates and directors were mostly comprised of Emmet’s circle of friends and acquaintances who shared an interest in U.S.-German relations and Germany itself. Emmet had enlisted most of them during his frequent visits to the meeting of the Council on Foreign Relations. Another group of prominent members represented the military. Several leading figures of the U.S. occupying forces and U.S. High Commission personnel joined the ACG, in addition to ranking politicians and U.S. diplomats. The ACG’s long term president, George N. Shuster had served as Land Commissioner for Bavaria during 1950-51. In 1963, Lucius D. Clay, former military governor of the U.S. zone in Germany, 1947-49, joined the ACG as honorary chairman. George McGhee, the former ambassador to Germany prominently represented U.S. diplomacy when he became director of the organization in 1969.

    Although the Atlantik-Brücke had initially ruled out board membership for active politicians, they were prominently represented. Erik Blumenfeld, for example, was an influential Christian Democratic leader in Hamburg. In 1958 he was elected CDU chairman of the federal city state of Hamburg and three years later he became a member of the Bundestag.In the course of the 1960s and 1970s more politicians joined the Atlantik-Brücke and became active members of the board: Kurt Birrenbach (CDU), Fritz Erler (SPD), W. Alexander Menne (FDP), and Helmut Schmidt (SPD). Thus, through their members and affiliates both organizations have been very well-connected with political, diplomatic, and business elites.

    Besides individual and corporate contributions, both organizations relied on funding from public and private institutions and agencies. On the German side federal agencies like the Foreign Office, the Press and Information Agency, and the Chancellery provided funding for publications and supported the German-American conferences. On the American side additional funds were provided almost exclusively by the Ford Foundation.

    Although both groups were incorporated as private associations with the objective of furthering German-American relations in the postwar era, their membership profile and sources of funding clearly illustrate that they were not operating at great distance from either public politics or official diplomacy. On the contrary, the Atlantik-Brücke and the ACG represent two prominent actors in a transnational elite networking project with the aim of forging a strong anti-communist Atlantic Alliance among the Western European states and the United States of America. In this endeavor to back up public with private authority, the Atlantik-Brücke and the ACG functioned as major conduits of both transnational and transcultural exchange and transfer processes.

    #Europe #Allemagne #USA #politique #guerre #impérialisme #élites

  • « Lula, le prisonnier politique le plus important au monde » | Textes à l’appui | Là-bas si j’y suis
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/noam-chomsky-j-ai-rencontre-lula-le-prisonnier-politique-le-plus-important-a

    Fin septembre, accompagné de sa femme, Noam CHOMSKY (89 ans) est venu à la prison de Curitiba, capitale du Paraná, pour rendre visite à LULA, ancien président du Brésil. Alors qu’il était donné largement favori pour les élections, LULA a été condamné à une peine de 12 ans de prison pour corruption. Une peine qu’il conteste tout comme une grande partie des Brésiliens. Pour CHOMSKY, LULA est avant tout un prisonnier politique. Il dit pourquoi dans un article publié sur THE INTERCEPT. Nous vous en proposons une traduction :

    « Ma femme Valeria et moi, nous venons de rendre visite à celui qui est sans doute le prisonnier politique le plus important de notre époque, d’une importance sans équivalent dans la politique internationale contemporaine. Ce prisonnier, c’est Luiz Inácio Lula da Silva – plus connu dans le monde sous le nom de « Lula » – condamné à la prison à vie et à l’isolement, sans accès à la presse et avec des visites limitées à un jour par semaine.

    Le lendemain de notre visite, au nom de la liberté de la presse, un juge a autorisé le plus grand journal du pays, Folha de S. Paulo, à interviewer Lula. Mais un autre juge est aussitôt intervenu pour annuler cette décision, alors que les criminels les plus violents du pays – les chefs de milice et les trafiquants de drogue – sont régulièrement interviewés depuis leurs prisons. Pour le pouvoir brésilien, emprisonner Lula ne suffit pas : ils veulent s’assurer que la population, à la veille des élections, n’entende plus parler de lui. Ils semblent prêts à employer tous les moyens pour atteindre cet objectif.

    Le juge qui a annulé la permission n’innovait pas. Avant lui, il y a eu le procureur qui a condamné Antonio Gramsci pendant le gouvernement fasciste de Mussolini en 1926, et qui déclarait : « nous devons empêcher son cerveau de fonctionner pendant 20 ans. »

    Nous avons été rassurés, mais pas surpris, de constater qu’en dépit des conditions de détention éprouvantes et des erreurs judiciaires scandaleuses, Lula reste un homme très énergique, optimiste quant à l’avenir et plein d’idées pour faire dévier le Brésil de sa trajectoire désastreuse actuelle.

    Il y a toujours des prétextes pour justifier un emprisonnement – parfois valables, parfois pas – mais il est souvent utile d’en déterminer les causes réelles. C’est le cas en l’espèce. L’accusation principale portée contre Lula est basée sur les dépositions d’hommes d’affaires condamnés pour corruption dans le cadre d’un plaider-coupable. On aurait offert à Lula un appartement dans lequel il n’a jamais vécu.

    Le crime présumé est parfaitement minime au regard des standards de corruptions brésiliens – et il y a à dire sur ce sujet, sur lequel je reviendrai. La peine est tellement disproportionnée par rapport au crime supposé qu’il est légitime d’en chercher les vraies raisons. Il n’est pas difficile d’en trouver. Le Brésil fait face à des élections d’une importance cruciale pour son avenir. Lula est de loin le candidat le plus populaire et remporterait facilement une élection équitable, ce qui n’est pas pour plaire à la ploutocratie.

    Bien qu’il ait mené pendant son mandat des politiques conçues pour s’adapter aux préoccupations de la finance nationale et internationale, Lula reste méprisé par les élites, en partie sans doute à cause de ses politiques sociales et des prestations pour les défavorisés – même si d’autres facteurs semblent jouer un rôle : avant tout, la simple haine de classe. Comment un travailleur pauvre, qui n’a pas fait d’études supérieures, et qui ne parle même pas un portugais correct peut-il être autorisé à diriger notre pays ?

    Alors qu’il était au pouvoir, Lula était toléré par les puissances occidentales, malgré quelques réserves. Mais son succès dans la propulsion du Brésil au centre de la scène mondiale n’a pas soulevé l’enthousiasme. Avec son ministre des Affaires étrangères Celso Amorim, ils commençaient à réaliser les prédictions d’il y a un siècle selon lesquelles le Brésil allait devenir « le colosse du Sud ». Ainsi, certaines de leurs initiatives ont été sévèrement condamnées, notamment les mesures qu’ils ont prises en 2010, en coordination avec la Turquie, pour résoudre le conflit au sujet du programme nucléaire iranien, contre la volonté affirmée des États-Unis de diriger l’événement. Plus généralement, le rôle de premier plan joué par le Brésil dans la promotion de puissances non alignées sur les Occidentaux, en Amérique latine et au-delà, n’a pas été bien reçu par ceux qui ont l’habitude de dominer le monde.

    Lula étant interdit de participer à l’élection, il y a un grand risque pour que le favori de la droite, Jair Bolsonaro, soit élu à la présidence et accentue la politique durement réactionnaire du président Michel Temer, qui a remplacé Dilma Rousseff après qu’elle a été destituée pour des motifs ridicules, au cours du précédent épisode du « coup d’État en douceur » en train de se jouer dans le plus important pays d’Amérique Latine.

    Bolsonaro se présente comme un autoritaire dur et brutal et comme un admirateur de la dictature militaire, qui va rétablir « l’ordre ». Une partie de son succès vient de ce qu’il se fait passer pour un homme nouveau qui démantèlera l’establishment politique corrompu, que de nombreux Brésiliens méprisent pour de bonnes raisons. Une situation locale comparable aux réactions vues partout dans le monde contre les dégâts provoqués par l’offensive néolibérale de la vieille génération.

    Bolsonaro affirme qu’il ne connaît rien à l’économie, laissant ce domaine à l’économiste Paulo Guedes, un ultralibéral, produit de l’École de Chicago. Guedes est clair et explicite sur sa solution aux problèmes du Brésil : « tout privatiser », soit l’ensemble de l’infrastructure nationale, afin de rembourser la dette des prédateurs qui saignent à blanc le pays. Littéralement tout privatiser, de façon à être bien certain que le pays périclite complètement et devienne le jouet des institutions financières dominantes et de la classe la plus fortunée. Guedes a travaillé pendant un certain temps au Chili sous la dictature de Pinochet, il est donc peut-être utile de rappeler les résultats de la première expérience de ce néolibéralisme de Chicago.

    L’expérience, initiée après le coup d’État militaire de 1973 qui avait préparé le terrain par la terreur et la torture, s’est déroulée dans des conditions quasi optimales. Il ne pouvait y avoir de dissidence – la Villa Grimaldi et ses équivalents s’en sont bien occupés. L’expérimentation était supervisée par les superstars de l’économie de Chicago. Elle a bénéficié d’un énorme soutien de la part des États-Unis, du monde des affaires et des institutions financières internationales. Et les planificateurs économiques ont eu la sagesse de ne pas interférer dans les affaires de l’entreprise Codelco, la plus grande société minière de cuivre au monde, une entreprise publique hautement efficace, qui a ainsi pu fournir une base solide à l’économie de Pinochet.

    Pendant quelques années, cette expérience fut largement saluée ; puis le silence s’est installé. Malgré les conditions presque parfaites, en 1982, les « Chicago boys » avaient réussi à faire s’effondrer l’économie. L’État a dû en reprendre en charge une grande partie, plus encore que pendant les années Allende. Des plaisantins ont appelé ça « la route de Chicago vers le socialisme ». L’économie, en grande partie remise aux mains des dirigeants antérieurs, a réémergé, non sans séquelles persistantes de la catastrophe dans les systèmes éducatifs, sociaux, et ailleurs.

    Pour en revenir aux préconisations de Bolsonaro-Guedes pour fragiliser le Brésil, il est important de garder à l’esprit la puissance écrasante de la finance dans l’économie politique brésilienne. L’économiste brésilien Ladislau Dowbor rapporte, dans son ouvrage A era do capital improdutivo (« Une ère de capital improductif »), que lorsque l’économie brésilienne est entrée en récession en 2014, les grandes banques ont accru leurs profits de 25 à 30 %, « une dynamique dans laquelle plus les banques font des bénéfices, plus l’économie stagne » puisque « les intermédiaires financiers n’alimentent pas la production, ils la ponctionnent ».

    En outre, poursuit M. Dowbor, « après 2014, le PIB a fortement chuté alors que les intérêts et les bénéfices des intermédiaires financiers ont augmenté de 20 à 30 % par an », une caractéristique structurelle d’un système financier qui « ne sert pas l’économie, mais est servi par elle. Il s’agit d’une productivité nette négative. La machine financière vit aux dépens de l’économie réelle. »

    Le phénomène est mondial. Joseph Stiglitz résume la situation simplement : « alors qu’auparavant la finance était un mécanisme permettant d’injecter de l’argent dans les entreprises, aujourd’hui elle fonctionne pour en retirer de l’argent ». C’est l’un des profonds renversements de la politique socio-économique dont est responsable l’assaut néolibéral ; il est également responsable de la forte concentration de la richesse entre les mains d’un petit nombre alors que la majorité stagne, de la diminution des prestations sociales, et de l’affaiblissement de la démocratie, fragilisée par les institutions financières prédatrices. Il y a là les principales sources du ressentiment, de la colère et du mépris à l’égard des institutions gouvernementales qui balayent une grande partie du monde, et souvent appelé – à tort – « populisme ».

    C’est l’avenir programmé par la ploutocratie et ses candidats. Un avenir qui serait compromis par un nouveau mandat à la présidence de Lula. Il répondait certes aux exigences des institutions financières et du monde des affaires en général, mais pas suffisamment pour notre époque de capitalisme sauvage.

    On pourrait s’attarder un instant sur ce qui s’est passé au Brésil pendant les années Lula – « la décennie d’or », selon les termes de la Banque mondiale en mai 2016 [1]. Au cours de ces années, l’étude de la banque rapporte :

    « Les progrès socio-économiques du Brésil ont été remarquables et mondialement reconnus. À partir de 2003 [début du mandat de Lula], le pays est reconnu pour son succès dans la réduction de la pauvreté et des inégalités et pour sa capacité à créer des emplois. Des politiques novatrices et efficaces visant à réduire la pauvreté et à assurer l’intégration de groupes qui auparavant étaient exclus ont sorti des millions de personnes de la pauvreté. »

    Et plus encore :

    « Le Brésil a également assumé des responsabilités mondiales. Il a réussi à poursuivre sa prospérité économique tout en protégeant son patrimoine naturel unique. Le Brésil est devenu l’un des plus importants donateurs émergents, avec des engagements importants, en particulier en Afrique subsaharienne, et un acteur majeur dans les négociations internationales sur le climat. La trajectoire de développement du Brésil au cours de la dernière décennie a montré qu’une croissance fondée sur une prospérité partagée, mais équilibrée dans le respect de l’environnement, est possible. Les Brésiliens sont fiers, à juste titre, de ces réalisations saluées sur la scène internationale. »

    Du moins certains Brésiliens, pas ceux qui détiennent le pouvoir économique.

    Le rapport de la Banque mondiale rejette le point de vue répandu selon lequel les progrès substantiels étaient « une illusion, créée par le boom des produits de base, mais insoutenable dans l’environnement international actuel, moins clément ». La Banque mondiale répond à cette affirmation par un « non » ferme et catégorique : « il n’y a aucune raison pour que ces gains socio-économiques récents soient effacés ; en réalité, ils pourraient bien être amplifiés avec de bonnes politiques. »

    Les bonnes politiques devraient comprendre des réformes radicales du cadre institutionnel hérité de la présidence Cardoso, qui a été maintenu pendant les années Lula-Dilma, satisfaisant ainsi les exigences de la communauté financière, notamment une faible imposition des riches et des taux d’intérêt exorbitants, ce qui a conduit à l’augmentation de grandes fortunes pour quelques-uns, tout en attirant les capitaux vers la finance au détriment des investissements productifs. La ploutocratie et le monopole médiatique accusent les politiques sociales d’assécher l’économie, mais dans les faits, les études économiques montrent que l’effet multiplicateur de l’aide financière aux pauvres a stimulé l’économie alors que ce sont les revenus financiers produits par les taux d’intérêt usuraires et autres cadeaux à la finance qui ont provoqué la véritable crise de 2013 – une crise que « les bonnes politiques » auraient permis de surmonter.

    L’éminent économiste brésilien Luiz Carlos Bresser-Pereira, ancien ministre des Finances, décrit succinctement le déterminant majeur de la crise en cours : « il n’y a pas de raison économique » pour justifier le blocage des dépenses publiques tout en maintenant les taux d’intérêt à un niveau élevé ; « la cause fondamentale des taux élevés au Brésil, c’est le fait des prêteurs et des financiers » avec ses conséquences dramatiques, appuyé par le corps législatif (élu avec le soutien financier des entreprises) et le monopole des médias qui relaient essentiellement la voix des intérêts privés.

    Dowbor montre que tout au long de l’histoire moderne du Brésil, les remises en question du cadre institutionnel ont conduit à des coups d’État, « à commencer par le renvoi et le suicide de Vargas [en 1954] et le putsch de 1964 » (fermement soutenu par Washington). Il y a de bonnes raisons de penser que la même chose s’est produite pendant le « coup d’État en douceur » en cours depuis 2013. Cette campagne des élites traditionnelles, aujourd’hui concentrées dans le secteur financier et servie par des médias qu’ils possèdent, a connu une accélération en 2013, lorsque Dilma Rousseff a cherché à ramener les taux d’intérêt extravagants à un niveau raisonnable, menaçant ainsi de tarir le torrent d’argent facile dont profitait la minorité qui pouvait se permettre de jouer sur les marchés financiers.

    La campagne actuelle visant à préserver le cadre institutionnel et à revenir sur les acquis de « la décennie glorieuse » exploite la corruption à laquelle le Parti des travailleurs de Lula, le PT, a participé. La corruption est bien réelle, et grave, même si le fait de diaboliser le PT est une pure instrumentalisation, en regard des écarts de conduite de ses accusateurs. Et comme nous l’avons déjà mentionné, les accusations portées contre Lula, même si l’on devait lui en reconnaître les torts, ne peuvent être prises au sérieux pour justifier la peine qui lui a été infligée dans le but de l’exclure du système politique. Tout cela fait de lui l’un des prisonniers politiques les plus importants de la période actuelle.

    La réaction récurrente des élites face aux menaces qui pèsent sur le cadre institutionnel de l’économie sociopolitique au Brésil trouve son équivalent dans la riposte internationale contre les remises en cause, par le monde en développement, du système néocolonial hérité de siècles de dévastations impérialistes occidentales. Dans les années 1950, dans les premiers jours de la décolonisation, le mouvement des pays non-alignés a cherché à faire son entrée dans les affaires mondiales. Il a été rapidement remis à sa place par les puissances occidentales. En témoigne dramatiquement l’assassinat du leader congolais, très prometteur, Patrice Lumumba, par les dirigeants historiques belges (devançant la CIA). Ce crime et les violences qui ont suivi ont mis fin aux espoirs de ce qui devrait être l’un des pays les plus riches du monde, mais qui reste « l’horreur ! l’horreur ! » avec la collaboration des tortionnaires historiques de l’Afrique.

    Néanmoins, les voix gênantes des victimes historiques ne cessaient de s’élever. Dans les années 1960 et 1970, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, avec le concours important d’économistes brésiliens, a présenté des plans pour un Nouvel Ordre Économique International, dans lequel les préoccupations des « sociétés en développement » – la grande majorité de la population mondiale – auraient été examinées. Une initiative rapidement écrasée par la régression néolibérale.

    Quelques années plus tard, au sein de l’UNESCO, les pays du Sud ont appelé à un nouvel ordre international de l’information qui ouvrirait le système mondial des médias et de la communication à des acteurs extérieurs au monopole occidental. Cette initiative a déchaîné une riposte extrêmement violente qui a traversé tout le spectre politique, avec des mensonges éhontés et des accusations ridicules, et qui finalement a entraîné le retrait du président américain Ronald Reagan, sous de faux prétextes, de l’UNESCO. Tout cela a été dévoilé dans une étude accablante (donc peu lue) des spécialistes des médias William Preston, Edward S. Herman et Herbert Schiller [2].

    L’étude menée en 1993 par le South Centre, qui montrait que l’hémorragie de capitaux depuis les pays pauvres vers les pays riches s’était accompagnée d’exportations de capitaux vers le FMI et la Banque mondiale, qui sont désormais « bénéficiaires nets des ressources des pays en développement », a également été soigneusement passée sous silence. De même que la déclaration du premier sommet du Sud, qui avait rassemblé 133 États en 2000, en réponse à l’enthousiasme de l’Occident pour sa nouvelle doctrine d’« intervention humanitaire ». Aux yeux des pays du Sud, « le soi-disant droit d’intervention humanitaire » est une nouvelle forme d’impérialisme, « qui n’a aucun fondement juridique dans la Charte des Nations unies ni dans les principes généraux du droit international ».

    Sans surprise, les puissants n’apprécient guère les remises en cause, et disposent de nombreux moyens pour y répliquer ou pour les réduire au silence.

    Il y aurait beaucoup à dire sur la corruption endémique de la politique latino-américaine, souvent solennellement condamnée par l’Occident. Il est vrai, c’est un fléau, qui ne devrait pas être toléré. Mais elle n’est pas limitée aux « pays en voie de développement ». Par exemple, ce n’est pas une petite aberration que dans nos pays, les gigantesques banques reçoivent des amendes de dizaines de milliards de dollars (JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Citigroup) à l’issue d’accords négociés à l’amiable, mais que personne ne soit légalement coupable de ces activités criminelles, qui détruisent pourtant des millions de vies. Remarquant que « les multinationales américaines avaient de plus en plus de difficultés à ne pas basculer dans l’illégalité », l’hebdomadaire londonien The Economist du 30 août 2014 rapportait que 2 163 condamnations d’entreprise avaient été comptabilisées entre 2000 et 2014 – et ces multinationales sont nombreuses à Londres et sur le continent européen [3].

    La corruption couvre tout un registre, depuis les énormités qu’on vient de voir jusqu’aux plus petites mesquineries. Le vol des salaires, une épidémie aux États-Unis, en donne un exemple particulièrement ordinaire et instructif. On estime que les deux tiers des travailleurs à bas salaire sont volés sur leur rémunération chaque semaine, tandis que les trois quarts se voient voler tout ou partie de leur rémunération pour les heures supplémentaires. Les sommes ainsi volées chaque année sur les salaires des employés excèdent la somme des vols commis dans les banques, les stations-service et les commerces de proximité. Et pourtant, presque aucune action coercitive n’est engagée sur ce point. Le maintien de cette impunité revêt une importance cruciale pour le monde des affaires, à tel point qu’il est une des priorités du principal lobby entrepreneurial, le American Legislative Exchange Council (ALEC), qui bénéficie des largesses financières des entreprises.

    La tâche principale de l’ALEC est d’élaborer un cadre législatif pour les États. Un but facile puisque, d’une part, les législateurs sont financés par les entreprises et, d’autre part, les médias s’intéressent peu au sujet. Des programmes méthodiques et intenses soutenus par l’ALEC sont donc capables de faire évoluer les contours de la politique d’un pays, sans préavis, ce qui constitue une attaque souterraine contre la démocratie mais avec des effets importants. Et l’une de leurs initiatives législatives consiste à faire en sorte que les vols de salaires ne soient pas soumis à des contrôles ni à l’application de la loi.

    Mais la corruption, qui est un crime, qu’elle soit massive ou minime, n’est que la partie émergée de l’iceberg. La corruption la plus grave est légale. Par exemple, le recours aux paradis fiscaux draine environ un quart, voire davantage, des 80 000 milliards de dollars de l’économie mondiale, créant un système économique indépendant exempt de surveillance et de réglementation, un refuge pour toutes sortes d’activités criminelles, ainsi que pour les impôts qu’on ne veut pas payer. Il n’est pas non plus techniquement illégal pour Amazon, qui vient de devenir la deuxième société à dépasser les 1 000 milliards de dollars de valeur, de bénéficier d’allègements fiscaux sur les ventes. Ou que l’entreprise utilise environ 2 % de l’électricité américaine à des tarifs très préférentiels, conformément à « une longue tradition américaine de transfert des coûts depuis les entreprises vers les plus démunis, qui consacrent déjà aux factures des services publics, en proportion de leurs revenus, environ trois fois plus que ne le font les ménages aisés », comme le rapporte la presse économique [4].

    Il y a une liste infinie d’autres exemples.

    Un autre exemple important, c’est l’achat des voix lors des élections, un sujet qui a été étudié en profondeur, en particulier par le politologue Thomas Ferguson. Ses recherches, ainsi que celles de ses collègues, ont montré que l’éligibilité du Congrès et de l’exécutif est prévisible avec une précision remarquable à partir de la variable unique des dépenses électorales, une tendance très forte qui remonte loin dans l’histoire politique américaine et qui s’étend jusqu’aux élections de 2016 [5]. La corruption latino-américaine est considérée comme un fléau, alors que la transformation de la démocratie formelle en un instrument entre les mains de la fortune privée est parfaitement légale.

    Bien sûr, ce n’est pas que l’interférence dans les élections ne soit plus à l’ordre du jour. Au contraire, l’ingérence présumée de la Russie dans les élections de 2016 est un sujet majeur de l’époque, un sujet d’enquêtes acharnées et de commentaires endiablés. En revanche, le rôle écrasant du monde de l’entreprise et des fortunes privées dans la corruption des élections de 2016, selon une tradition qui remonte à plus d’un siècle, est à peine reconnu. Après tout, il est parfaitement légal, il est même approuvé et renforcé par les décisions de la Cour suprême la plus réactionnaire de mémoire d’homme.

    L’achat d’élections n’est pas la pire des interventions des entreprises dans la démocratie américaine immaculée, souillée par les hackers russes (avec des résultats indétectables). Les dépenses de campagne atteignent des sommets, mais elles sont éclipsées par le lobbying, qui représenterait environ 10 fois ces dépenses – un fléau qui s’est rapidement aggravé dès les premiers jours de la régression néolibérale. Ses effets sur la législation sont considérables, le lobbyiste allant jusqu’à la rédaction littérale des lois, alors que le parlementaire – qui signe le projet de loi – est quelque part ailleurs, occupé à collecter des fonds pour la prochaine campagne électorale.

    La corruption est effectivement un fléau au Brésil et en Amérique latine en général, mais ils restent des petits joueurs.

    Tout cela nous ramène à la prison, où l’un des prisonniers politiques les plus importants de la période est maintenu en isolement pour que le « coup d’État en douceur » au Brésil puisse se poursuivre, avec des conséquences certaines qui seront sévères pour la société brésilienne, et pour le monde entier, étant donné le rôle potentiel du Brésil.

    Tout cela peut continuer, à une condition, que ce qui se passe continue d’être toléré. »

    Noam Chomsky

  • Débat : « Sommes-nous à l’aube d’une crise financière majeure ? » - 28 minutes (ARTE)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15208-debat-sommes-nous-a-l-aube-d-une-crise-financiere-majeure-28-minute

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Le marché européen des produits dérivés dépasse 660.000 milliards d’euros

    Crashdebug.fr : Le casse du siècle : l’énorme fraude fiscale à 55 milliards d’euros des « Cum Ex »

    Crashdebug.fr : Politique et Éco n°187 - TV Libertés 15 octobre 2018 - Pierre Jovanovic : Europe, faux monnayage et vol en bande organisée

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : Les gangsters de la finance (Arte) Crashdebug.fr : P. Jovanovic - L. Fendt : La revue de presse (Septembre 2018)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche : « L’Italie (...)

  • « CumEx Files » : l’histoire secrète du casse du siècle
    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/10/18/cumex-files-l-histoire-secrete-du-casse-du-siecle_5371029_5345421.html

    Cinquante-cinq milliards d’euros ont été subtilisés en 15 ans à plusieurs Etats européens par des financiers opérant en bande organisée sur les marchés. Une enquête du « Monde », associé à dix-huit médias européens.

    https://youtu.be/aPXomQaSMxU

    La crise… Partout, en ce mois de juin 2011, la crise s’écrit, se crie, se propage. Les dizaines de milliards d’euros injectés pour secourir les banques après le krach de 2008 ont achevé d’asphyxier des pays surendettés. L’Europe est au bord du gouffre, l’euro attaqué, la Grèce coule. Mais, au moins, les chefs d’Etat peuvent-ils se satisfaire d’avoir fait bon usage de l’argent public, pour préserver le secteur bancaire, poumon de l’économie.

    Loin du tumulte du monde, en ce même été 2011, à Bonn, en Allemagne, au fond d’un petit bureau gris de l’administration, une inspectrice des impôts lit et relit un drôle de courrier qu’elle ne se résout pas à classer. C’est une demande de remboursement d’impôts adressée au fisc par un fonds de pension, comme il en arrive tous les jours à l’Office fédéral des impôts pour les acheteurs d’actions cotées en Bourse.

    Mais cette demande-là l’intrigue. Le fonds réclame beaucoup d’argent, pour un très grand nombre d’achats et de ventes d’actions effectués dans des temps record, autour du jour, justement, où ces actions libèrent leurs dividendes. Il a fallu investir des dizaines de milliards pour ces transactions, alors que cette caisse de retraite n’a qu’un seul bénéficiaire. Un Américain, dont le domicile, dans un quartier ultrarésidentiel du New Jersey, lui sert de siège social. Bien loin de Wall Street, donc. Comment peut-elle brasser autant d’argent ?

    Comme il y en a pour près de 54 millions d’euros, la jeune femme décide d’y regarder de plus près. Elle se plonge dans le monde opaque des transactions boursières, auquel elle ne connaît rien. Et, au lieu des millions escomptés, adresse au fonds une longue liste de questions. Sans savoir qu’elle est, à elle seule, sur le point de mettre au jour le plus grand scandale fiscal de toute l’histoire en Allemagne : entre 7 milliards et 12 milliards d’euros subtilisés en sept ans entre 2005 et 2012.

    Il ne s’agit pas d’une simple fraude à l’impôt, mais d’un vol, commis dans les caisses de l’Etat au préjudice des contribuables, par une bande organisée de fonds de placement, de banques, de courtiers et d’avocats. Le casse du siècle, en somme, monté par des délinquants en col très blanc, et baptisé « CumEx » (en latin : avec ou sans… dividendes).

    Le cerveau, un ancien du fisc

    Comme dans toutes les bonnes histoires de fraude à grande échelle, il faut un cerveau. Il est ici allemand, fils de pasteur, et s’appelle Hanno Berger. C’est un ancien haut fonctionnaire du fisc de Francfort, et, à ce titre, contrôleur de la Bourse et des banques, tôt reconverti en fiscaliste. Un avocat brillant et si bien informé qu’il se voit rapidement courtisé par les millionnaires avides de ficelles fiscales.

    Or, après des années à repousser les limites de l’optimisation fiscale, il s’ennuie un peu. C’est alors qu’en 2006 ou 2007, il identifie le filon du siècle. La finance s’apprête alors à connaître sa crise la plus violente depuis 1929, mais elle baigne encore dans l’argent facile et la spéculation. Hanno Berger a repéré une façon de gagner gros, très vite : utiliser les crédits d’impôts qui résultent du versement des dividendes d’actions cotées en Bourse. Ces remboursements sont normalement réservés à certaines catégories d’investisseurs qui ont, bien entendu, acquitté au préalable leur impôt sur les dividendes. Mais le fiscaliste va s’en affranchir, en profitant de tous les stratagèmes qu’offrent les marchés financiers.

    « Au fond, c’est toujours le contribuable qui paie la facture »

    Le procédé n’est pas nouveau et avait été repéré dès les années 1990 par les contrôleurs du ministère de l’économie. Mais il n’a jamais été « industrialisé ». Surtout, alors que le législateur pensait avoir mis fin aux fraudes grâce à une loi ad hoc en 2007, Berger le génial fiscaliste a identifié une faille. Son plan est simple, même s’il passe par des techniques compliquées : mettre au point des montages où les actions changent de main si vite, d’un intervenant à un autre et d’un pays à l’autre, qu’il est difficile de savoir, à un instant « T », qui détient quoi et combien.

    Ainsi, l’impôt payé une seule fois pourra être récupéré plusieurs fois. Parfois même, l’impôt sera récupéré sans avoir été payé. Les montages seront si complexes que le fisc n’y verra que du feu. Poussée à grande vitesse, la machine des crédits d’impôts va devenir une vraie machine à cash. « Et, au fond, c’est toujours le contribuable du pays concerné qui paie la facture », reconnaît aujourd’hui un ancien disciple du maître à penser.

    Martingale en poche, Hanno Berger ne met pas longtemps à recruter des volontaires dans sa clientèle de banques et de grandes fortunes. Ce n’est pas du vol, leur répète-t-il avec aplomb, d’autant qu’à première vue, il ne s’agit que d’une variante de l’arbitrage de dividendes, une stratégie d’optimisation fiscale fondée sur des méthodes similaires d’échanges rapides d’actions. C’est tout au plus une excroissance d’un business pratiqué depuis des années par toutes les grandes banques de la planète.

    En coulisses, la fête continue

    Petit à petit, ce commerce se structure, les équipes s’étoffent. Hanno Berger bouscule les nouvelles recrues : « Ceux qui seraient tentés de penser qu’il y aura moins de crèches ou d’écoles maternelles construites en Allemagne à cause de notre business n’ont rien à faire ici ! »

    Les grands noms de la finance se laissent convaincre : banques internationales prestigieuses, fonds d’investissement ou de pension américains, courtiers de renom, avocats en vue… Des établissements aussi réputés que Goldman Sachs ou BNP Paribas prêtent main-forte à de petites « maisons » privées, comme la banque suisse J. Safra Sarasin, bien connue des grandes fortunes.

    La crise qui se profile dès la mi-2007, puis plonge le monde dans la tourmente après la chute de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, semble même les encourager à jouer contre les deniers publics.

    La finance mondiale, pour avoir trop spéculé, se découvre pourtant rongée de l’intérieur par des produits financiers toxiques. Les Etats sont appelés à son secours, ils consacrent des plans de sauvetage géants au secteur bancaire, en prêts ou en injections en capital. Les banques font acte de contrition, promettent de renoncer aux activités spéculatives pour se recentrer sur le financement de l’économie réelle… Officiellement, la fête est finie.

    Mais, en coulisses, les agapes continuent. Les témoins de ces années-là évoquent luxe, filles et cocaïne devant les enquêteurs et les médias partenaires du Monde. Autour d’Hanno Berger, un noyau dur de spécialistes se structure. Ces derniers évoluent entre la City de Londres et Francfort. Ils ont créé leurs propres boutiques financières dès 2008, pour gagner en discrétion et toucher le jackpot. C’est avec eux que traitent les banques et les fonds.

    Leur repaire : un restaurant indien ultrachic de Londres, The Cinnamon Club, qui, jadis, abrita l’ancienne bibliothèque de Westminster. C’est là, entre deux coupes de champagne, que se discutent les montages, les règles de partage des gains et les consignes de sécurité. La confidentialité est impérative, toutes les traces sont scrupuleusement effacées : à chaque opération nouvelle, un téléphone neuf est utilisé.

    Dans le premier cercle se trouve Paul Mora, un ancien de la banque allemande HVB, qui a fondé la société Ballance Capital avec un transfuge de la Deutsche Bank. Il y a aussi Sanjay Shah, qui a appris le métier chez Merrill Lynch et propose les services de son fonds spéculatif, Solo Capital. Il est l’heureux propriétaire d’un yacht de luxe, qu’il a baptisé… Cum-Ex. Ou Neil Anand, qui a quitté JP Morgan pour la société de gestion Duet, et Darren Thorpe qui a fait de la petite banque australienne Macquarie un géant du CumEx. Enfin, bien sûr, Hanno Berger lui-même, qui finit par fonder son propre cabinet, BSK.

    A l’assaut d’autres coffres-forts

    En 2009, la crise financière se mue en crise de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) déverse des tonnes de liquidités pour maintenir la zone euro à flot, mais le business du CumEx continue à prospérer. De nombreux fonds sont ainsi créés pour acheter et vendre des actions autour du jour du versement des dividendes. Ils se servent dans les caisses de l’Etat allemand et se partagent le pactole avec les grandes banques – qui prennent soin de rester en retrait.

    Alors que, sous leurs yeux, l’Europe prend l’eau, une cinquantaine de banques participent à ces schémas frauduleux. En vérité, il s’agit de l’investissement parfait, avec un niveau de risque zéro, car indépendant des fluctuations du marché. Ces opérations génèrent des centaines de millions d’euros, alors qu’elles n’ont aucune finalité économique – sinon d’instaurer un droit de tirage permanent sur le fisc.

    La France aurait pu être un terrain de choix, mais Hanno Berger s’y est cassé les dents.

    Le filon est si juteux que le système s’exporte, pour fracturer d’autres coffres-forts fiscaux. A lui seul, le trader Sanjay Shah dérobe au Danemark 1,4 milliard d’euros, entre 2012 et 2015. Il a organisé, entre-temps, de grands concerts de Prince, de Snoop Dogg et de Ricky Martin avec sa fondation philanthropique. D’autres membres du groupe ont gagné des centaines de millions, en reproduisant l’arnaque en Autriche, en Suisse, en Norvège et en Belgique.

    La France aurait pu être un terrain de choix, mais Hanno Berger s’y est cassé les dents. Dès 2007, il avait pourtant missionné cinq prestigieux cabinets d’avocats parisiens pour tenter de trouver la faille. En vain. Contrairement à ses voisins, l’Hexagone n’utilise plus, depuis 2005, le système des avoirs fiscaux, qui permet de tromper le fisc en réclamant des remboursements multiples. La fraude n’y est plus possible, même si l’optimisation fiscale des dividendes y prospère.

    Game over

    Lorsque l’existence de la manœuvre s’ébruite en Allemagne, le ministère des finances tente de réformer le système. « Big problem, game over », écrit un disciple d’Hanno Berger. Une fois encore, les financiers trouvent la parade, en utilisant des fonds de pension américains dissimulés derrière des sociétés à Gibraltar. Ils engrangent encore quelques milliards avant que l’inspectrice des impôts de Bonn ne les mette définitivement hors jeu, en 2011.

    L’Allemagne ouvre alors enfin les yeux sur le gigantesque hold-up dont elle a été victime. Les députés votent en urgence une réforme qui interdit le « CumEx » à compter du 1er janvier 2012. Ils installent une commission parlementaire, tandis qu’aux quatre coins du pays, des enquêtes pénales sont ouvertes.

    La plupart des braqueurs ont fui, certains sont signalés en Suisse ou à Dubaï. Mais en 2017, les langues se sont déliées. Certains escrocs ont commencé à parler, et les premières mises en examen tombent en mai 2018, dont celles d’Hanno Berger et Paul Mora. Les premiers procès devraient avoir lieu début 2019. Les banques, elles, risquent des poursuites au civil, ne pouvant en droit allemand être poursuivies au pénal en temps que personnes morales.

    L’Allemagne sait ce qu’elle doit à celle qui a fait vaciller le château de cartes, un jour de juin, il y a huit ans. La jeune inspectrice des impôts de Bonn, que n’ont découragée ni les bataillons d’avocats ni les menaces de poursuites, préfère rester anonyme. « Je ne suis pas une héroïne. J’ai juste fait mon travail », dit-elle.

  • « BNP Paribas, dans les eaux troubles de la plus grande banque européenne » : un système décortiqué (France 3)
    https://www.crashdebug.fr/dossiers/15165-bnp-paribas-dans-les-eaux-troubles-de-la-plus-grande-banque-europee

    1... Nouvelles confirmations du politique sans pouvoir et du vote-illusion

    2... Le président de BNP est le conseiller spécial de la présidence depuis Sarkozy

    3... BNP a failli faire faillite en 2011 à cause du dollar, a une filiale suisse douteuse et des paradis fiscaux en nombre

    4... Rappelons aussi que BNP est le premier acheteur d’obligation de l’Etat français et qu’elle est exposée aux risques en GRECE + en ITALIE + à Deutsche Bank + un montant inconnus de dérivés d’où les rumeurs de fusion habituelles (mariage Franco-Allemand à mon avis)

    Contributeur anonyme

    C’est une fresque implacable. Elle raconte un demi-siècle de l’histoire de la BNP, une banque française spécialisée, dans les années 1960, dans le financement des PME et la bancarisation des ménages. Un établissement sans (...)

    #En_vedette #Dossiers

  • Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15150-olivier-delamarche-ce-que-nous-ne-voulons-pas-savoir

    J’ai trouvé la prestation d’Olivier Delamarche très pédagogique, car ce n’est pas évident, de ré-expliquer les même choses, 50.000 fois, en restant zen.... ; ) aussi la synthèse est bonne, et cela peut réellement éclairer les gens. Je conseille donc à tout le monde cette intervention.

    Amicalement,

    L’Amourfou.

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : P. Jovanovic - L. Fendt : La revue de presse (Septembre 2018)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche : « L’Italie prépare sa sortie de l’euro »

    Crashdebug.fr : BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale lancent avec 13 autres multinationales une plateforme blockchain commune (...)

    #En_vedette #Divers

  • Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « c’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15105-exclusif-philippe-bechade-en-off-sur-la-deutsche-bank-c-est-lehman-

    Tiens comme on parlait des banques, ça tombe bien.... ; ) Merci à notre Contributeur anonyme, si vous voulez creuser le sujet plus largement (pour savoir à quelle sauce vous allez être mangé....), je pointe cette excellente interview de Philippe Béchade, plus les habituelles informations complémentaires en bas d’article (et notamment l’interview de Pierre Jovanovic cet été)

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Moment détente « Les Guignols : génération Goldman Sachs »

    Crashdebug.fr : Commerzbank et Deutsche Bank risquent ne plus faire partie du gotha des entreprises cotées

    Crashdebug.fr : Politique et Éco - TV Libertés 1er août 2018 - Pierre Jovanovic : Les arnaques bancaires de l’été

    Crashdebug.fr : Trichet juge la situation (...)

  • Rome prévoit une attaque sur les marchés en août
    https://www.crashdebug.fr/international/15050-rome-prevoit-une-attaque-sur-les-marches-en-aout

    Comme me l’indiquait ce soir Spartou en mail, ne pas oublier aussi que les banques françaises sont exposées à hauteur de 40 milliards en Turquie, et avec Commerzbank et la Deutsche Bank risquent ne plus faire partie du gotha des entreprises cotées à la rentrée, si tout s’enchaîne dans un scénario noir.... (Informations complémentaires), cela pourrait bien faire un cocktail assez explosif, relativement indigeste pour la France, le souci c’est que pour l’instant je n’ai pas de quoi réapprovisionné mes réserves de nourriture, sachez que je ne suis nullement défaitiste... Mais simplement prudent.... J’ai une famille derrière moi et quand ça va pêter (et ça péteras, ça, c’est une certitude... on ne sait simplement pas quand), à votre avis vers qui vont ils se tourner ?

    ROME (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Commerzbank et Deutsche Bank risquent ne plus faire partie du gotha des entreprises cotées
    https://www.crashdebug.fr/international/15047-commerzbank-et-deutsche-bank-risquent-ne-plus-faire-partie-du-gotha

    En lien avec la dernière interview de Pierre Jovanovic sur TV Libertés, merci à notre Contributeur anonyme, qui veille plus que jamais....

    Amitiés,

    f.

    Sauf coup de théâtre, les deux principales banques cotées allemandes devraient sortir de leurs indices boursiers

    respectifs à la rentrée. En cause, leur difficulté à rassurer les marchés, et des capitalisations devenues trop faibles. -

    Amelie QUERFURTH/AFP

    Sauf coup de théâtre, les deux principales banques cotées allemandes devraient sortir de leurs indices boursiers respectifs à la rentrée. En cause, leur difficulté à rassurer les marchés, et des capitalisations devenues trop faibles.

    Il faudrait un incroyable retournement de situation pour éviter ce scénario. A moins que leurs cours ne se redressent de façon spectaculaire, les deux principales banques (...)

  • Bourde à 21 milliards d’euros chez Deutsche Bank
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/bourde-a-21-milliards-d-euros-chez-deutsche-bank-779564.html

    La banque allemande a reconnu avoir transféré par erreur 21 milliards d’euros sur des comptes d’un de ses clients, le groupe financier Macquarie en 2014. Une erreur humaine selon un porte-parole, après une autre bourde à 28 milliards en mars dernier.

    Deutsche Bank a reconnu avoir transféré par erreur 21 milliards d’euros sur des comptes d’un de ses clients, le groupe financier Macquarie, en 2014. Une information révélée par l’agence Bloomberg et confirmée par un porte-parole. Le paiement serait intervenu comme collatéral d’une transaction de gré à gré sur des produits dérivés, et serait dû à une erreur humaine. Le transfert opéré par inadvertance été corrigé en l’espace de quelques heures et n’aurait causé aucun dommage financier. Un audit interne a été réalisé à la suite de cet « incident ».

    Des systèmes de sécurité ont été mis en place depuis mais n’ont pas empêché la dernière bourde intervenue en mars dernier. La première banque allemande avait en effet réalisé le transfert de 28 milliards d’euros, au lieu de 28 milliards de yens (218 millions d’euros), sur son propre compte auprès de la plate-forme de dérivés Eurex. Une gaffe appelée dans le monde de la finance « gros doigt » (#fat_finger) quand un trader se trompe de touche en ajoutant un zéro de trop par exemple. Dans ce cas là également, l’erreur aurait été corrigée promptement sans conséquences financières.

    En 2015, Deutsche Bank avait connu un autre incident : un vendeur junior de l’équipe des changes avait transféré par erreur 6 milliards de dollars à un client, un hedge fund. La banque avait récupéré les fonds le lendemain. Des soucis à répétition qui semblent démontrer que la banque allemande doit mettre à niveau ses systèmes d’alerte et de vérifications.

    #erreur_de_la_banque_en_votre_faveur

  • #Accaparement_de_terres : le groupe #Bolloré accepte de négocier avec les communautés locales
    –-> un article qui date de 2014, et qui peut intéresser notamment @odilon, mais aussi d’actualité vue la plainte de Balloré contre le journal pour diffamation. Et c’est le journal qui a gagné en Cour de cassation : https://www.bastamag.net/Bollore-perd-definitivement-son-premier-proces-en-diffamation-intente-a

    Des paysans et villageois du Sierra-Leone, de #Côte_d’Ivoire, du #Cameroun et du #Cambodge sont venus spécialement jusqu’à Paris. Pour la première fois, le groupe Bolloré et sa filiale luxembourgeoise #Socfin, qui gère des #plantations industrielles de #palmiers_à_huile et d’#hévéas (pour le #caoutchouc) en Afrique et en Asie, ont accepté de participer à des négociations avec les communautés locales fédérées en « alliance des riverains des plantations Bolloré-Socfin ». Sous la houlette d’une association grenobloise, Réseaux pour l’action collective transnationale (ReAct), une réunion s’est déroulée le 24 octobre, à Paris, avec des représentants du groupe Bolloré et des communautés touchées par ces plantations.

    Ces derniers dénoncent les conséquences de l’acquisition controversée des terres agricoles, en Afrique et en Asie. Ils pointent notamment du doigt des acquisitions foncières de la #Socfin qu’ils considèrent comme « un accaparement aveugle des terres ne laissant aux riverains aucun espace vital », en particulier pour leurs cultures vivrières. Ils dénoncent également la faiblesse des compensations accordées aux communautés et le mauvais traitement qui serait réservé aux populations. Les représentants africains et cambodgiens sont venus demander au groupe Bolloré et à la Socfin de garantir leur #espace_vital en rétrocédant les terres dans le voisinage immédiat des villages, et de stopper les expansions foncières qui auraient été lancées sans l’accord des communautés.

    https://www.bastamag.net/Accaparement-de-terres-le-groupe-Bollore-accepte-de-negocier-avec-les
    #terres #Sierra_Leone #huile_de_palme

    • Bolloré, #Crédit_agricole, #Louis_Dreyfus : ces groupes français, champions de l’accaparement de terres
      –-> encore un article de 2012

      Alors que 868 millions de personnes souffrent de sous-alimentation, selon l’Onu, l’accaparement de terres agricoles par des multinationales de l’#agrobusiness ou des fonds spéculatifs se poursuit. L’équivalent de trois fois l’Allemagne a ainsi été extorqué aux paysans africains, sud-américains ou asiatiques. Les plantations destinées à l’industrie remplacent l’agriculture locale. Plusieurs grandes entreprises françaises participent à cet accaparement, avec la bénédiction des institutions financières. Enquête.

      Au Brésil, le groupe français Louis Dreyfus, spécialisé dans le négoce des matières premières, a pris possession de près de 400 000 hectares de terres : l’équivalent de la moitié de l’Alsace, la région qui a vu naître l’empire Dreyfus, avec le commerce du blé au 19ème siècle. Ces terres sont destinées aux cultures de canne à sucre et de soja. Outre le Brésil, le discret empire commercial s’est accaparé, via ses filiales Calyx Agro ou LDC Bioenergia [1], des terres en Uruguay, en Argentine ou au Paraguay. Si Robert Louis Dreyfus, décédé en 2009, n’avait gagné quasiment aucun titre avec l’Olympique de Marseille, club dont il était propriétaire, il a fait de son groupe le champion français toute catégorie dans l’accaparement des terres.

      Le Groupe Louis-Dreyfus – 56 milliards d’euros de chiffre d’affaires [2] – achète, achemine et revend tout ce que la terre peut produire : blé, soja, café, sucre, huiles, jus d’orange, riz ou coton, dont il est le « leader » mondial via sa branche de négoce, Louis-Dreyfus Commodities. Son jus d’orange provient d’une propriété de 30 000 ha au Brésil. L’équivalent de 550 exploitations agricoles françaises de taille moyenne ! Il a ouvert en 2007 la plus grande usine au monde de biodiesel à base de soja, à Claypool, au Etats-Unis (Indiana). Il possède des forêts utilisées « pour la production d’énergie issue de la biomasse, l’énergie solaire, la géothermie et l’éolien ». Sans oublier le commerce des métaux, le gaz naturel, les produits pétroliers, le charbon et la finance.

      Course effrénée à l’accaparement de terres

      En ces périodes de tensions alimentaires et de dérèglements climatiques, c’est bien l’agriculture qui semble être l’investissement le plus prometteur. « En 5 ans, nous sommes passés de 800 millions à 6,3 milliards de dollars d’actifs industriels liés à l’agriculture », se réjouissait le directeur du conglomérat, Serge Schoen [3]. Le groupe Louis Dreyfus illustre la course effrénée à l’accaparement de terres agricoles dans laquelle se sont lancées de puissantes multinationales. Sa holding figure parmi les cinq premiers gros traders de matières premières alimentaires, avec Archer Daniels Midland (États-Unis), Bunge (basé aux Bermudes), Cargill (États-Unis) et le suisse Glencore. Ces cinq multinationales, à l’acronyme ABCD, font la pluie et le beau temps sur les cours mondiaux des céréales [4].

      L’exemple de Louis Dreyfus n’est pas isolé. États, entreprises publiques ou privées, fonds souverains ou d’investissements privés multiplient les acquisitions – ou les locations – de terres dans les pays du Sud ou en Europe de l’Est. Objectif : se lancer dans le commerce des agrocarburants, exploiter les ressources du sous-sol, assurer les approvisionnements alimentaires pour les États, voire bénéficier des mécanismes de financements mis en œuvre avec les marchés carbone. Ou simplement spéculer sur l’augmentation du prix du foncier. Souvent les agricultures paysannes locales sont remplacées par des cultures industrielles intensives. Avec, à la clé, expropriation des paysans, destruction de la biodiversité, pollution par les produits chimiques agricoles, développement des cultures OGM... Sans que les créations d’emplois ne soient au rendez-vous.

      Trois fois la surface agricole de la France

      Le phénomène d’accaparement est difficile à quantifier. De nombreuses transactions se déroulent dans le plus grand secret. Difficile également de connaître l’origine des capitaux. Une équipe de la Banque mondiale a tenté de mesurer le phénomène. En vain ! « Devant les difficultés opposées au recueil des informations nécessaires (par les États comme les acteurs privés), et malgré plus d’un an de travail, ces chercheurs ont dû pour l’évaluer globalement s’en remettre aux articles de presse », explique Mathieu Perdriault de l’association Agter.

      Selon la base de données Matrice foncière, l’accaparement de terres représenterait 83 millions d’hectares dans les pays en développement. L’équivalent de près de trois fois la surface agricole française (1,7% de la surface agricole mondiale) ! Selon l’ONG Oxfam, qui vient de publier un rapport à ce sujet, « une superficie équivalant à celle de Paris est vendue à des investisseurs étrangers toutes les 10 heures », dans les pays pauvres [5].

      L’Afrique, cible d’un néocolonialisme agricole ?

      L’Afrique, en particulier l’Afrique de l’Est et la République démocratique du Congo, est la région la plus convoitée, avec 56,2 millions d’hectares. Viennent ensuite l’Asie (17,7 millions d’ha), puis l’Amérique latine (7 millions d’ha). Pourquoi certains pays se laissent-il ainsi « accaparer » ? Sous prétexte d’attirer investissements et entreprises, les réglementations fiscales, sociales et environnementales des pays les plus pauvres sont souvent plus propices. Les investisseurs se tournent également vers des pays qui leur assurent la sécurité de leurs placements. Souvent imposées par les institutions financières internationales, des clauses garantissent à l’investisseur une compensation de la part de l’État « hôte » en cas d’expropriation. Des clauses qui peuvent s’appliquer même en cas de grèves ou de manifestations.

      Les acteurs de l’accaparement des terres, privés comme publics, sont persuadés – ou feignent de l’être – que seul l’agrobusiness pourra nourrir le monde en 2050. Leurs investissements visent donc à « valoriser » des zones qui ne seraient pas encore exploitées. Mais la réalité est tout autre, comme le montre une étude de la Matrice Foncière : 45% des terres faisant l’objet d’une transaction sont des terres déjà cultivées. Et un tiers des acquisitions sont des zones boisées, très rentables lorsqu’on y organise des coupes de bois à grande échelle. Des terres sont déclarées inexploitées ou abandonnées sur la foi d’imageries satellites qui ne prennent pas en compte les usages locaux des terres.

      40% des forêts du Liberia sont ainsi gérés par des permis à usage privés [6] (lire aussi notre reportage au Liberia). Ces permis, qui permettent de contourner les lois du pays, concernent désormais 20 000 km2. Un quart de la surface du pays ! Selon Oxfam, 60% des transactions ont eu lieu dans des régions « gravement touchées par le problème de la faim » et « plus des deux tiers étaient destinées à des cultures pouvant servir à la production d’agrocarburants comme le soja, la canne à sucre, l’huile de palme ou le jatropha ». Toujours ça que les populations locales n’auront pas...

      Quand AXA et la Société générale se font propriétaires terriens

      « La participation, largement médiatisée, des États au mouvement d’acquisition massive de terre ne doit pas masquer le fait que ce sont surtout les opérateurs privés, à la poursuite d’objectifs purement économiques et financiers, qui forment le gros bataillon des investisseurs », souligne Laurent Delcourt, chercheur au Cetri. Les entreprises publiques, liées à un État, auraient acheté 11,5 millions d’hectares. Presque trois fois moins que les investisseurs étrangers privés, propriétaires de 30,3 millions d’hectares. Soit la surface de l’Italie ! Si les entreprises états-uniennes sont en pointe, les Européens figurent également en bonne place.

      Banques et assurances françaises se sont jointes à cette course à la propriété terrienne mondiale. L’assureur AXA a investi 1,2 milliard de dollars dans la société minière britannique Vedanta Resources PLC, dont les filiales ont été accusées d’accaparement des terres [7]. AXA a également investi au moins 44,6 millions de dollars dans le fond d’investissement Landkom (enregistré dans l’île de Man, un paradis fiscal), qui loue des terres agricoles en Ukraine. Quant au Crédit Agricole, il a créé – avec la Société générale – le fonds « Amundi Funds Global Agriculture ». Ses 122 millions de dollars d’actifs sont investis dans des sociétés telles que Archer Daniels Midland ou Bunge, impliquées comme le groupe Louis Dreyfus dans l’acquisition de terres à grande échelle. Les deux banques ont également lancé le « Baring Global Agriculture Fund » (133,3 millions d’euros d’actifs) qui cible les sociétés agro-industrielles. Les deux établissement incitent activement à l’acquisition de terres, comme opportunité d’investissement. Une démarche socialement responsable ?

      Vincent Bolloré, gentleman farmer

      Après le groupe Louis Dreyfus, le deuxième plus gros investisseur français dans les terres agricoles se nomme Vincent Bolloré. Son groupe, via l’entreprise Socfin et ses filiales Socfinaf et Socfinasia, est présent dans 92 pays dont 43 en Afrique. Il y contrôle des plantations, ainsi que des secteurs stratégiques : logistique, infrastructures de transport, et pas moins de 13 ports, dont celui d’Abidjan. L’empire Bolloré s’est développée de façon spectaculaire au cours des deux dernières décennies « en achetant des anciennes entreprises coloniales, et [en] profitant de la vague de privatisations issue des "ajustements structurels" imposés par le Fonds monétaire international », constate le Think tank états-unien Oakland Institute.

      Selon le site du groupe, 150 000 hectares plantations d’huile de palme et d’hévéas, pour le caoutchouc, ont été acquis en Afrique et en Asie. L’équivalent de 2700 exploitations agricoles françaises ! Selon l’association Survie, ces chiffres seraient en deçà de la réalité. Le groupe assure ainsi posséder 9 000 ha de palmiers à huile et d’hévéas au Cameroun, là où l’association Survie en comptabilise 33 500.

      Expropriations et intimidations des populations

      Quelles sont les conséquences pour les populations locales ? Au Sierra Leone,
      Bolloré a obtenu un bail de 50 ans sur 20 000 hectares de palmier à huile et 10 000 hectares d’hévéas. « Bien que directement affectés, les habitants de la zone concernée semblent n’avoir été ni informés ni consultés correctement avant le lancement du projet : l’étude d’impact social et environnemental n’a été rendue publique que deux mois après la signature du contrat », raconte Yanis Thomas de l’association Survie. En 2011, les villageois tentent de bloquer les travaux sur la plantation. Quinze personnes « ont été inculpées de tapage, conspiration, menaces et libérées sous caution après une âpre bataille judiciaire. » Bolloré menace de poursuivre en justice pour diffamation The Oakland Institute, qui a publié un rapport en 2012 sur le sujet pour alerter l’opinion publique internationale.

      Au Libéria, le groupe Bolloré possède la plus grande plantation d’hévéas du pays, via une filiale, la Liberia Agricultural Company (LAC). En mai 2006, la mission des Nations Unies au Libéria (Minul) publiait un rapport décrivant les conditions catastrophiques des droits humains sur la plantation : travail d’enfants de moins de 14 ans, utilisation de produits cancérigènes, interdiction des syndicats, licenciements arbitraires, maintien de l’ordre par des milices privées, expulsion de 75 villages…. La LAC a qualifié les conclusions de la Minul « de fabrications pures et simples » et « d’exagérations excessives ». Ambiance... Plusieurs années après le rapport des Nations Unies, aucune mesure n’a été prise par l’entreprise ou le gouvernement pour répondre aux accusations.

      Une coopératives agricole qui méprise ses salariés

      Autre continent, mêmes critiques. Au Cambodge, la Socfinasia, société de droit luxembourgeois détenue notamment par le groupe Bolloré a conclu en 2007 un joint-venture qui gère deux concessions de plus de 7 000 hectares dans la région de Mondulkiri. La Fédération internationale des Droits de l’homme (FIDH) a publié en 2010 un rapport dénonçant les pratiques de la société Socfin-KCD. « Le gouvernement a adopté un décret spécial permettant l’établissement d’une concession dans une zone anciennement protégée, accuse la FIDH. Cette situation, en plus d’autres violations documentées du droit national et des contrats d’investissement, met en cause la légalité des concessions et témoigne de l’absence de transparence entourant le processus d’approbation de celles-ci. » Suite à la publication de ce rapport, la Socfin a menacé l’ONG de poursuites pour calomnie et diffamation.

      Du côté des industries du sucre, la situation n’est pas meilleure. Depuis 2007, le géant français du sucre et d’éthanol, la coopérative agricole Tereos, contrôle une société mozambicaine [8]. Tereos exploite la sucrerie de Sena et possède un bail de 50 ans (renouvelable) sur 98 000 hectares au Mozambique. Le contrat passé avec le gouvernement prévoit une réduction de 80% de l’impôt sur le revenu et l’exemption de toute taxe sur la distribution des dividendes. Résultat : Tereos International réalise un profit net de 194 millions d’euros en 2010, dont 27,5 millions d’euros ont été rapatriés en France sous forme de dividendes. « De quoi mettre du beurre dans les épinards des 12 000 coopérateurs français de Tereos », ironise le journaliste Fabrice Nicolino. Soit un dividende de 2 600 euros par agriculteur français membre de la coopérative. Pendant ce temps, au Mozambique, grèves et manifestations se sont succédé dans la sucrerie de Sena : bas salaires (48,4 euros/mois), absence d’équipements de protection pour les saisonniers, nappe phréatique polluée aux pesticides... Ce doit être l’esprit coopératif [9].

      Fermes et fazendas, nouvelles cibles de la spéculation

      Connues ou non, on ne compte plus les entreprises et les fonds d’investissement français qui misent sur les terres agricoles. Bonduelle, leader des légumes en conserve et congelés, possède deux fermes de 3 000 hectares en Russie où il cultive haricots, maïs et pois. La célèbre marque cherche à acquérir une nouvelle exploitation de 6 000 ha dans le pays. Fondée en 2007 par Jean-Claude Sabin, ancien président de la pieuvre Sofiproteol (aujourd’hui dirigée par Xavier Beulin président de la FNSEA), Agro-énergie Développement (AgroEd) investit dans la production d’agrocarburants et d’aliments dans les pays en développement. La société appartient à 51% au groupe d’investissement LMBO, dont l’ancien ministre de la Défense, Charles Millon, fut l’un des directeurs. Les acquisitions de terres agricoles d’AgroEd en Afrique de l’Ouest sont principalement destinées à la culture du jatropha, transformé ensuite en agrocarburants ou en huiles pour produits industriels. Mais impossible d’obtenir plus de précisions. Les sites internet de LMBO et AgroED sont plus que discrets sur le sujet. Selon une note de l’OCDE, AgroEd aurait signé un accord avec le gouvernement burkinabé concernant 200 000 hectares de Jatropha, en 2007, et négocient avec les gouvernements du Bénin, de Guinée et du Mali.

      « Compte tenu de l’endettement massif des États et des politiques monétaires très accommodantes, dans une optique de protection contre l’inflation, nous recommandons à nos clients d’investir dans des actifs réels et notamment dans les terres agricoles de pays sûrs, disposant de bonnes infrastructures, comme l’Argentine », confie au Figaro Franck Noël-Vandenberghe, le fondateur de Massena Partners. Ce gestionnaire de fortune français a crée le fond luxembourgeois Terra Magna Capital, qui a investi en 2011 dans quinze fermes en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. Superficie totale : 70 500 hectares, trois fois le Val-de-Marne ! [10]

      Le maïs aussi rentable que l’or

      Conséquence de ce vaste accaparement : le remplacement de l’agriculture vivrière par la culture d’agrocarburants, et la spéculation financière sur les terres agricoles. Le maïs a offert, à égalité avec l’or, le meilleur rendement des actifs financiers sur ces cinq dernières années, pointe une étude de la Deutsche Bank. En juin et juillet 2012, les prix des céréales se sont envolés : +50 % pour le blé, +45% pour le maïs, +30 % pour le soja, qui a augmenté de 60 % depuis fin 2011 ! Les prix alimentaires devraient « rester élevés et volatils sur le long terme », prévoit la Banque mondiale. Pendant ce temps, plus d’un milliard d’individus souffrent de la faim. Non pas à cause d’une pénurie d’aliments mais faute d’argent pour les acheter.

      Qu’importe ! Au nom du développement, l’accaparement des terres continuent à être encouragé – et financé ! – par les institutions internationales. Suite aux famines et aux émeutes de la faim en 2008, la Banque mondiale a créé un « Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale » (GFRP). Avec plus de 9 milliards de dollars en 2012, son fonds de « soutien » au secteur agricole a plus que doublé en quatre ans. Via sa Société financière internationale (SFI), l’argent est distribué aux acteurs privés dans le cadre de programme aux noms prometteurs : « Access to land » (accès à la terre) ou « Land market for investment » (marché foncier pour l’investissement).

      Des placements financiers garantis par la Banque mondiale

      Les deux organismes de la Banque mondiale, SFI et FIAS (Service Conseil pour l’Investissement Étranger) facilitent également les acquisitions en contribuant aux grandes réformes législatives permettant aux investisseurs privés de s’installer au Sierra Leone, au Rwanda, au Liberia ou au Burkina Faso… Quels que soient les continents, « la Banque mondiale garantit nos actifs par rapport au risque politique », explique ainsi l’homme d’affaire états-unien Neil Crowder à la BBC en mars 2012, qui rachète des petites fermes en Bulgarie pour constituer une grosse exploitation. « Notre assurance contre les risques politiques nous protège contre les troubles civils ou une impossibilité d’utiliser nos actifs pour une quelconque raison ou en cas d’expropriation. »

      Participation au capital des fonds qui accaparent des terres, conseils et assistances techniques aux multinationales pour améliorer le climat d’investissement des marchés étrangers, négociations d’accords bilatéraux qui créent un environnement favorable aux transactions foncières : la Banque mondiale et d’autres institutions publiques – y compris l’Agence française du développement – favorisent de fait « la concentration du pouvoir des grandes firmes au sein du système agroalimentaire, (...) la marchandisation de la terre et du travail et la suppression des interventions publiques telles que le contrôle des prix ou les subventions aux petits exploitants », analyse Elisa Da Via, sociologue du développement [11].

      Oxfam réclame de la Banque mondiale « un gel pour six mois de ses investissements dans des terres agricoles » des pays en développement, le temps d’adopter « des mesures d’encadrement plus rigoureuses pour prévenir l’accaparement des terres ». Que pense en France le ministère de l’Agriculture de ces pratiques ? Il a présenté en septembre un plan d’action face à la hausse du prix des céréales. Ses axes prioritaires : l’arrêt provisoire du développement des agrocarburants et la mobilisation du G20 pour « assurer une bonne coordination des politiques des grands acteurs des marchés agricoles » Des annonces bien vagues face à l’ampleur des enjeux : qui sont ces « grands acteurs des marchés agricoles » ? S’agit-il d’aider les populations rurales des pays pauvres à produire leurs propres moyens de subsistance ou de favoriser les investissements de l’agrobusiness et des fonds spéculatifs sous couvert de politique de développement et de lutte contre la malnutrition ? Les dirigeants français préfèrent regarder ailleurs, et stigmatiser l’immigration.

      Nadia Djabali, avec Agnès Rousseaux et Ivan du Roy

      Photos : © Eric Garault
      P.-S.

      – L’ONG Grain a publié en mars 2012 un tableau des investisseurs

      – La rapport d’Oxfam, « Notre terre, notre vie » - Halte à la ruée mondiale sur les terres, octobre 2012

      – Le rapport des Amis de la Terre Europe (en anglais), janvier 2012 : How European banks, pension funds and insurance companies are increasing global hunger and poverty by speculating on food prices and financing land grabs in poorer countries.

      – Un observatoire de l’accaparement des terres

      – A lire : Emprise et empreinte de l’agrobusiness, aux Editions Syllepse.
      Notes

      [1] « En octobre 2009, LDC Bioenergia de Louis Dreyfus Commodities a fusionné avec Santelisa Vale, un important producteur de canne à sucre brésilien, pour former LDC-SEV, dont Louis Dreyfus détient 60% », indique l’ONG Grain.

      [2] Le groupe Louis Dreyfus ne publie pas de résultats détaillés. Il aurait réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 56 milliards d’euros, selon L’Agefi, pour un bénéfice net de 590 millions d’euros. La fortune de Margarita Louis Dreyfus, présidente de la holding, et de ses trois enfants, a été évaluée par le journal Challenges à 6,6 milliards d’euros.

      [3] Dans Le Nouvel Observateur.

      [4] L’ONG Oxfam a publié en août 2012 un rapport (en anglais) décrivant le rôle des ABCD.

      [5] Selon Oxfam, au cours des dix dernières années, une surface équivalente à huit fois la superficie du Royaume-Uni a été vendue à l’échelle mondiale. Ces terres pourraient permettre de subvenir aux besoins alimentaires d’un milliard de personnes.

      [6] D’après les ONG Global Witness, Save My Future Foundation (SAMFU) et Sustainable Development Institute (SDI).

      [7] Source : Rapport des Amis de la Terre Europe.

      [8] Sena Holdings Ltd, via sa filiale brésilienne Açúcar Guaraní.

      [9] Une autre coopérative agricole, Vivescia (Ex-Champagne Céréales), spécialisée dans les céréales, investit en Ukraine aux côtés Charles Beigbeder, fondateur de Poweo (via un fonds commun, AgroGeneration). Ils y disposent de 50 000 hectares de terres agricoles en location.

      [10] La liste des entreprises françaises dans l’accaparement des terres n’est pas exhaustive : Sucres & Denrée (Sucden) dans les régions russes de Krasnodar, Campos Orientales en Argentine et en Uruguay, Sosucam au Cameroun, la Compagnie Fruitière qui cultive bananes et ananas au Ghana…

      [11] Emprise et empreinte de l’agrobusiness, aux Editions Syllepse.


      https://www.bastamag.net/Bollore-Credit-agricole-Louis
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    • Crime environnemental : sur la piste de l’huile de palme

      L’huile de palme est massivement importée en Europe. Elle sert à la composition d’aliments comme aux agrocarburants. Avec le soutien de la région Languedoc-Roussillon, une nouvelle raffinerie devrait voir le jour à Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. À l’autre bout de la filière, en Afrique de l’Ouest, l’accaparement de terres par des multinationales, avec l’expropriation des populations, bat son plein. Basta ! a remonté la piste du business de l’huile de palme jusqu’au #Liberia. Enquête.

      Quel est le point commun entre un résident de Port-la-Nouvelle, petite ville méditerranéenne à proximité de Narbonne (Aude), et un villageois du comté de Grand Cape Mount, au Liberia ? Réponse : une matière première très controversée, l’huile de palme, et une multinationale malaisienne, #Sime_Darby. D’un côté, des habitants de Port-la-Nouvelle voient d’un mauvais œil la création d’« une usine clés en main de fabrication d’huile de palme » par Sime Darby, en partie financée par le conseil régional du Languedoc-Roussillon. À 6 000 km de là, les paysans libériens s’inquiètent d’une immense opération d’accaparement des terres orchestrée par le conglomérat malaisien, en vue d’exploiter l’huile de palme et de l’exporter vers l’Europe, jusqu’à Port-la-Nouvelle en l’occurrence. Un accaparement de terres qui pourrait déboucher sur des déplacements forcés de population et mettre en danger leur agriculture de subsistance.

      Le petit port de l’Aude devrait donc accueillir une raffinerie d’huile de palme. Deux compagnies, la néerlandaise #Vopak et le malaisien #Unimills – filiale du groupe Sime Darby – sont sur les rangs, prêtes à investir 120 millions d’euros, venant s’ajouter aux 170 millions d’euros du conseil régional. La Région promet la création de 200 emplois, quand Sime Darby en annonce 50 pour cette usine qui prévoit d’importer 2 millions de tonnes d’huile de palme par an [1].

      Du Languedoc-Roussillon au Liberia

      Une perspective loin de réjouir plusieurs habitants réunis au sein du collectif No Palme [2]. Ces riverains d’une zone Seveso ont toujours en tête l’importante explosion de juillet 2010 dans la zone portuaire, après qu’un camion transportant du GPL se soit renversé. « La population n’a jamais été consultée ni informée de ce projet de raffinerie, relève Pascal Pavie, de la fédération Nature et Progrès. Ces installations présentent pourtant un risque industriel surajouté. » Le mélange du nitrate d’ammonium – 1 500 tonnes acheminées chaque mois à Port-la-Nouvelle – avec de l’huile végétale constituerait un explosif cocktail. Avec les allers et venues de 350 camions supplémentaires par jour. Cerise sur le gâteau, l’extension du port empièterait sur une zone côtière riche en biodiversité. « Notre collectif s’est immédiatement intéressé au versant international et européen de ce projet », explique Pascal.

      L’opérateur du projet, Sime Darby, est un immense conglomérat malaisien, se présentant comme « le plus grand producteur mondial d’huile de palme ». Présent dans 21 pays, il compte plus de 740 000 hectares de plantations, dont plus d’un tiers au Liberia. Et c’est là que remonte la piste de l’huile que l’usine devra raffiner.

      De Monrovia, la capitale, elle mène à Medina, une ville de Grand Cape Mount. D’immenses panneaux de Sime Darby promettent « un avenir durable ». Scrupuleusement gardés par des forces de sécurité privées recrutées par la compagnie, quelques bâtiments en béton émergent au milieu des pépinières d’huile de palme. C’est là que les futurs employés pourront venir vivre avec leurs familles. 57 « villages de travail » seront construits d’ici à 2025, promet la firme. Mais quid des habitants qui ne travailleront pas dans les plantations ? L’ombre d’un déplacement forcé de populations plane. « Quand Sime Darby a commencé à s’installer, ils ont dit qu’ils nous fourniraient des centres médicaux, des écoles, du logement… Mais nous n’avons rien vu, se désole Radisson, un jeune habitant de Medina qui a travaillé pour l’entreprise. Comment pourraient-ils nous déplacer alors qu’aucune infrastructure n’est prévue pour nous accueillir ? »

      Agriculture familiale menacée

      Le village de Kon Town est désormais entouré par les plantations. Seuls 150 mètres séparent les maisons des pépinières d’huile de palme. « Le gouvernement a accordé des zones de concession à la compagnie sans se rendre sur le terrain pour faire la démarcation », déplore Jonathan Yiah, des Amis de la Terre Liberia. Un accaparement qui priverait les habitants des terres cultivables nécessaires à leur subsistance. Les taux d’indemnisation pour la perte de terres et de cultures sont également sous-évalués. « Comment vais-je payer les frais scolaires de mes enfants maintenant ? », s’insurge une habitante qui ne reçoit qu’un seul sac de riz pour une terre qui, auparavant, donnait du manioc, de l’ananas et du gombo à foison.

      La compagnie Sime Darby se défend de vouloir déplacer les communautés. Pourtant, un extrait de l’étude d’impact environnemental, financée par la compagnie elle-même, mentionne clairement la possibilité de réinstallation de communautés, si ces dernières « entravent le développement de la plantation » [3]. Du côté des autorités, on dément. Cecil T.O. Brandy, de la Commission foncière du Liberia, assure que le gouvernement fait tout pour « minimiser et décourager tout déplacement. Si la compagnie peut réhabiliter ou restaurer certaines zones, ce sera préférable ». Faux, rétorque les Amis de la Terre Liberia. « En laissant une ville au milieu d’une zone de plantations, et seulement 150 mètres autour pour cultiver, plutôt que de leur dire de quitter cette terre, on sait que les habitants finiront par le faire volontairement », dénonce James Otto, de l’ONG. Pour les 10 000 hectares déjà défrichés, l’association estime que 15 000 personnes sont d’ores et déjà affectées.

      Des emplois pas vraiment durables

      L’emploi créé sera-t-il en mesure de compenser le désastre environnemental généré par l’expansion des monocultures ? C’est ce qu’espère une partie de la population du comté de Grand Cape Mount, fortement touchée par le chômage. Sime Darby déclare avoir déjà embauché plus de 2 600 travailleurs permanents, auxquels s’ajouteraient 500 travailleurs journaliers. Quand l’ensemble des plantations seront opérationnelles, « Sime Darby aura créé au moins 35 000 emplois », promet la firme. Augustine, un jeune de Kon Town, y travaille depuis deux ans. D’abord sous-traitant, il a fini par être embauché par la compagnie et a vu son salaire grimper de 3 à 5 dollars US pour huit heures de travail par jour. Tout le monde ne semble pas avoir cette « chance » : 90 % du personnel de l’entreprise disposent de contrats à durée déterminée – trois mois en général – et sous-payés ! Les chiffres varient selon les témoignages, de 50 cents à 3 dollars US par jour, en fonction de la récolte réalisée. « Dans quelle mesure ces emplois sont-ils durables ?, interroge Jonathan, des Amis de la Terre Liberia. Une fois que les arbres seront plantés et qu’ils commenceront à pousser, combien d’emplois l’entreprise pourra-t-elle maintenir ? »

      L’opacité entourant le contrat liant le gouvernement à Sime Darby renforce les tensions [4]. Malgré l’adoption d’une loi sur les droits des communautés, les communautés locales n’ont pas été informées, encore moins consultées. « Sime Darby s’est entretenu uniquement avec les chefs des communautés, raconte Jonathan Yiah. Or, la communauté est une unité diversifiée qui rassemble aussi des femmes, des jeunes, qui ont été écartés du processus de consultation. »

      Contrat totalement opaque

      Même de nombreux représentants d’agences gouvernementales ou de ministères ignorent tout du contenu du contrat, certains nous demandant même de leur procurer une copie. C’est ainsi que notre interlocuteur au ministère des Affaires intérieures a découvert qu’une partie du contrat portait sur le marché des crédits carbone. Des subventions qui iront directement dans la poche de la multinationale, comme le mentionne cet extrait en page 52 du contrat : « Le gouvernement inconditionnellement et irrévocablement (...) renonce, en faveur de l’investisseur, à tout droit ou revendication sur les droits du carbone. »

      « C’est à se demander si les investisseurs son vraiment intéressés par l’huile de palme ou par les crédits carbone », ironise Alfred Brownell, de l’ONG Green Advocates. « Nous disons aux communautés que ce n’est pas seulement leurs terres qui leur sont enlevées, ce sont aussi les bénéfices qui en sont issus », explique Jonathan Yiah.

      La forêt primaire remplacée par l’huile de palme ?

      Les convoitises de la multinationale s’étendent bien au-delà. Le militant écologiste organise depuis des mois des réunions publiques avec les habitants du comté de Gbarpolu, plus au nord. Cette région abrite une grande partie de la forêt primaire de Haute-Guinée. Sime Darby y a obtenu une concession de 159 827 hectares… Du contrat, les habitants ne savaient rien, jusqu’à ce que les Amis de la Terre Liberia viennent le leur présenter. La question de la propriété foncière revient sans cesse. « Comment le gouvernement peut-il céder nos terres à une compagnie alors même que nous détenons des titres de propriété ? », interrogent-ils. La crainte relative à la perte de leurs forêts, de leurs terres agricoles, d’un sol riche en or et en diamants s’installe.

      Lors d’une réunion, au moment où James énonce la durée du contrat, 63 ans – reconductible 30 ans ! –, c’est la colère qui prend le pas. « Que deviendront mes enfants au terme de ces 63 années de contrat avec Sime Darby ? », se désespère Kollie, qui a toujours vécu de l’agriculture, comme 70 % de la population active du pays. Parmi les personnes présentes, certaines, au contraire, voient dans la venue de Sime Darby la promesse d’investissements dans des hôpitaux, des écoles, des routes, mais aussi dans de nouveaux systèmes d’assainissement en eau potable. Et, déjà, la peur de nouveaux conflits germent. « Nous ne voulons de personne ici qui ramène du conflit parmi nous », lance Frederick. Les plaies des deux guerres civiles successives (1989-1996, puis 2001-2003) sont encore ouvertes. Près d’un million de personnes, soit un Libérien sur trois, avaient alors fui vers les pays voisins.

      Mea culpa gouvernemental

      « En signant une série de contrats à long terme accordant des centaines de milliers d’hectares à des conglomérats étrangers, le gouvernement voulait relancer l’économie et l’emploi, analyse James, des Amis de la Terre Liberia. Mais il n’a pas vu toutes les implications ». D’après un rapport de janvier 2012 réalisé par le Centre international de résolution des conflits, près de 40 % de la population libérienne vivraient à l’intérieur de concessions privées ! Aux côtés de Sime Darby, deux autres compagnies, la britannique Equatorial Palm Oil et l’indonésienne Golden Veroleum, ont acquis respectivement 169 000 et 240 000 hectares pour planter de l’huile de palme.

      Dans le comté de Grand Cape Mount, en décembre 2011, des habitants se sont saisis des clés des bulldozers de Sime Darby afin d’empêcher la poursuite de l’expansion des plantations et d’exiger des négociations. Une équipe interministérielle a depuis été mise en place, où siègent des citoyens du comté. « Oui, il y a eu des erreurs dans l’accord », reconnait-on à la Commission foncière. « Nous essayons de trouver des solutions pour que chacun en sorte gagnant », renchérit-on au ministère des Affaires intérieures. Difficile à croire pour les habitants du comté, qui n’ont rien vu, jusque-là, des grandes promesses philanthropes de Sime Darby.

      De l’huile de palme dans les agrocarburants

      Et si le changement venait des pays où l’on consomme de l’huile de palme ? Retour dans l’Aude, au pied du massif des Corbières. En décembre 2011, Sime Darby a annoncé geler pour un an son projet d’implantation de raffinerie à Port-la-Nouvelle. Les prévisions de commandes d’huile de palme sont en baisse, alors que le coût de l’usine grimpe. L’huile de palme commence à souffrir de sa mauvaise réputation, alimentaire et environnementale. De nombreuses marques l’ont retirée de la composition de leurs produits. L’huile de palme contribuerait à la malbouffe. Une fois solidifiée par injection d’hydrogène, elle regorge d’acides gras qui s’attaquent aux artères : un cauchemar pour les nutritionnistes. Dans les enseignes bios, elle commence également à être pointée du doigt comme l’une des causes de la déforestation, en Indonésie, en Afrique ou en Amérique latine. Pourtant, bien que la grande distribution réduise son besoin en huile de palme, cette dernière demeure aujourd’hui, et de loin, la première huile végétale importée en Europe. Merci les agrocarburants…

      « La consommation moyenne d’un Européen est d’environ 12 litres/an d’huile de palme, ce qui représente un accaparement d’environ 25 m2 de plantation de palmiers à huile dans un autre pays », souligne Sylvain Angerand, des Amis de la Terre France. « Relocaliser l’économie, développer les transports en commun, lutter contre l’étalement urbain seraient autant de mesures structurelles permettant de réduire notre consommation de carburant », propose l’écologiste. Réduire nos besoins ici, en Europe, pourrait diminuer partiellement l’accaparement des terres dans le Sud. À Port-la-Nouvelle, le collectif No Palme planche déjà sur des plans de développement alternatif pour le port. Avec en tête, les témoignages de leurs compères libériens.

      https://www.bastamag.net/Crime-environnemental-sur-la-piste

  • Deutsche Bank a viré par erreur 28 milliards d’euros L’essentiel - 20 Avril 2018
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/insolites/story/Deutsche-Bank-a-vire-par-erreur-28-milliards-d-euros-13149939

    La première banque allemande a viré, fin mars, par inadvertance, un montant colossal dans le cadre d’une opération financière de routine, un cas sans précédent.

    L’erreur s’est produite le vendredi 16 mars, quand #Deutsche-Bank a effectué un virement vers un compte propre détenu auprès de la chambre de compensation Eurex de l’opérateur boursier Deutsche Börse, mais pour un montant erroné, a indiqué un porte-parole de la banque. L’opération n’a pas impliqué de « contrepartie » externe et devait représenter un montant très inférieur à celui viré en réalité, non communiqué par la #banque.

    Ce genre d’erreur comptable se produit au quotidien, mais en l’espèce, le montant erroné est très inhabituel et dépasse même la capitalisation boursière de la banque proche de 24 milliards d’euros. L’incident, intervenant peu de temps avant l’éviction du britannique John Cryan, à la tête de Deutsche Bank, le 8 avril dernier, a été rapidement réparé et aucun préjudice financier n’a été subi, assure la banque.

    « Compagnie la plus dysfonctionnelle »
    L’épisode soulève néanmoins de nouvelles questions sur l’efficacité de la gestion des risques et des contrôles au sein de la banque, que M. Cryan s’était fait fort d’améliorer dès son arrivée en 2016, après avoir fustigé l’état « minable » de l’informatique. Un nouveau soubresaut s’est produit mercredi, quand la banque a annoncé le prochain départ de la responsable de l’informatique et des infrastructures, Kim Hammonds, qui avait intégré le directoire en 2016.

    La dirigeante américaine était sur la sellette depuis qu’elle avait qualifié la banque de « compagnie la plus dysfonctionnelle » pour laquelle elle ait jamais travaillé, selon ses propos relayés fin mars par la presse et qu’elle n’a pas démentis. Depuis deux ans, la banque a réduit le nombre des systèmes d’exploitation internes de 45 à 32, mais reste encore loin de l’objectif de n’en avoir plus que 4, à l’horizon 2020.

  • Comment la Russie a fait élire Trump à la Maison Blanche

    « Oh Nikita is the other side of any given line in time/Counting ten tin soldiers in a row/Oh no, Nikita you’ll never know » (« Nikita », Elton John) | Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines
    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2017/12/06/democracy-dies-in-darkness

    On sort de ce livre pris de vertige. Luke Harding, grand reporter au quotidien britannique The Guardian, que l’on ne soupçonnera pas d’être trop atlantiste (point Védrine), décrit dans Collusion, avec une précision diabolique, les liens nombreux et complexes du président Trump, de ses affaires et de ses collaborateurs avec le pouvoir, le crime organisé et les services russes.

    MICE

    Ecrit sobrement (et pas nécessairement très bien traduit), le livre de Harding part du fameux rapport Steele, notamment consacré aux leviers dont Moscou disposerait sur Donald Trump, pour décrire par le menu l’évolution des relations entre le milliardaire avec la Russie. Reprenant et complétant les très nombreux articles de la presse américaine et anglaise, le journaliste explore l’entourage du président américain et précise et explique les accusations qui ne cessent de fragiliser son entourage.

    Sans jamais se laisser aller à des jugements de valeur, Harding met de l’ordre dans cet écheveau d’affaires, de relations tordues et de corruption pour nous le rendre intelligible. Grâce à la clarté du propos, qui évoque souvent les fils que Corentin Sellin tisse sur Twitter, l’auteur nous place au cœur de la crise institutionnelle permanente qu’est devenue la vie politique américaine depuis l’élection de Donald Trump, au mois de novembre 2016. Il ne juge pas, mais il raconte, et c’est bien suffisant.

    On ne peut, en effet, qu’être abasourdi par le mélange de bêtise crasse, d’ignorance assumée, d’idéologie de comptoir et de vulgarité que semble être le président. Harding nous livre des anecdotes qui pourraient faire sourire (on pense à Bob Roberts) si elles n’étaient pas si vertigineuses. Mais le plus important est ailleurs. Si Donald Trump a été élu grâce aux terribles brèches de la société américaine, c’est aussi qu’il a bénéficié du soutien, direct et indirect, de Moscou.

    Ce que décrit Harding dans Collusion n’est pas seulement l’arrivée au pouvoir d’un satrape dont le comportement ne cesse de nourrir les questionnements au sujet de sa rationalité, voire de son état mental, mais bien la plus extraordinairement ambitieuse opération de déstabilisation de l’Histoire. Comme son titre l’indique parfaitement, Collusion est aussi, si ce n’est d’abord, un livre sur le renseignement, le recrutement et la manipulation, et il montre les services extérieurs russes à la manœuvre. Harding décortique la façon dont Trump et son entourage sont environnés, approchés, recrutés, manœuvrés, et dans certains cas compromis.

    C’est, en particulier, le cas du président américain lui-même, qui serait tenu de façon assez ferme (je ne mentionne pas où, des enfants pourraient me lire) à la suite de pratiques intimes dûment observées par les petits plaisantins des SR russes. Le recrutement de sources par la compromission (kompromat) n’est évidemment pas l’apanage de nos petits camarades moscovites, mais les braves garçons sont des maîtres respectés de la méthode, et je me souviens avoir participé à des réunions de sensibilisation à des destination de délégations diplomatiques françaises. Certains ricanaient. J’espère qu’ils le peuvent encore.

    Harding, citant Steele, avance nettement, faits et dates à l’appui, l’hypothèse d’un Trump tenu par les Russes, et entouré de conseillers eux-mêmes étroitement connectés. Il détaille les relations financières du chef de l’Etat avec des oligarques et des mafieux, démontre de façon assez convaincante – et stupéfiante – que les sociétés de l’empire Trump ont blanchi de l’argent du crime organisé ou ont été parfois mystérieusement sauvées de la faillite par la Deutsche Bank, et il dévoile, l’air de rien, le vide intellectuel abyssal du milliardaire et de son entourage. Le général Flynn, qui ne doit plus beaucoup faire rêver du côté de la DRM et dont le rôle est décidément bien trouble, y est par exemple décrit comme un affairiste agressif, épais et mal embouché. Comme le glisse l’auteur, son livre « ne valait pas mieux que les coups de gueule d’un pilier de comptoir ». Il faut admettre ici que nous avons les mêmes ici, et qu’ils ont parfois de hautes fonctions éditoriales. Quant à Paul Manafort, ce que l’on apprend de lui est assez sidérant, en particulier au sujet de ses activités en Ukraine.

    #Trump

  • La BCE sous l’influence de la finance

    http://www.agefi.fr/gouvernance/actualites/article/20171003/bce-l-influence-finance-228508

    508 des 517 sièges disponibles au sein des divers groupes de contact de la Banque centrale européenne sont occupés par des représentants du secteur financier qu’elle est censée superviser, selon le Corporate Europe Observatory

    La chambre de compensation Euroclear est l’entité la mieux représentée au sein de ces groupes consultatifs, suivie par Deutsche Bank, BNP Paribas et Société générale, ajoute le CEO, qui relève l’absence totale des universités.

    « La composition de ces organes consultatifs expose au risque que les lobbyistes préemptent les procédures réglementaires », prévient le CEO.
    Sur les neuf sièges qui échappent au secteur financier, sept sont attribués à des grandes entreprises comme le conglomérat allemand Siemens, les deux autres revenant à des associations de consommateurs, selon l’étude.

  • L’histoire des « maisons fantômes d’EDF | « LES VREGENS
    https://cafemusique.wordpress.com/2017/10/01/lhistoire-des-maisons-fantomes-dedf

    En clair, EDF avait des logements de fonction disponibles jusqu’en 2000. Puis les a « cédés » à la Deutsche Bank (la reine de la fraude fiscale pour ses clients fortunés) qui a elle même « cédé des parts » au groupe « Twenty Two Real Estate », lequel annonce quelques mois après un bénéfice de 1 milliard de dollars…

    Voilà pourquoi EDF, au lieu d’entretenir les lignes et les centrales, continue à payer pour la construction de maisons qui restent vides et à payer des loyers à des sociétés privées pour des logements qui auparavant lui appartenaient.

  • Le patron de Deutsche Bank enjoint la BCE d’en finir avec « l’argent pas cher »
    https://www.crashdebug.fr/international/13986-le-patron-de-deutsche-bank-enjoint-la-bce-d-en-finir-avec-l-argent-

    "Le temps de l’argent pas cher en Europe devrait prendre fin - en dépit de l’euro fort", a déclaré John Cryan lors d’un colloque bancaire à Francfort. (Crédits : Ralph Orlowski)John Cryan estime qu’en dépit de l’euro fort, la BCE doit durcir sa politique monétaire car des signes de bulles se font voir sur les marchés de capitaux.

    Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes.

    "Le temps de l’argent pas cher en Europe devrait prendre fin - en dépit de l’euro fort", a déclaré John Cryan lors d’un colloque bancaire à Francfort, à la veille d’une réunion très attendue de la BCE (...)

    • Toujours le mot pour Rire ce Monsieur.
      _ Il y a des élections en Allemagne, les faibles taux d’intérêts transforment les retraités Allemands en mendiants avec leur épragne retraite qui rapporte du vent.

      Par ailleurs, que feraient les banques ?
      Les banques, les grandes bénéficiaires de la création monétaire par la BCE (La planche à billet, le quantitative eaysing).

  • La crise financière Amérique-Europe (La Clef de David avec Gerald Flurry)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/13858-la-crise-financiere-amerique-europe-la-clef-de-david-avec-gerald-fl

    Mario Massicote nous avait déjà averti de la formation du Nouvel Ordre Mondial constituer de 10 nations, cette vidéo est fortement d’actualité car elle aborde entre au ce sujet, sous l’oeil financier, j’en profite pour remercier Françoise qui nous a fait par de son soutient sur leur blog : Monastère Intérieur, n’hésitez pas à leur rendre visite ; )

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaire :

    Crashdebug.fr : Philippe Béchade : la finance ou le royaume des fake news Crashdebug.fr : Egon von Greyerz sur la Deutsche Bank et la folie des banques...

    Crashdebug.fr : Egon von Greyerz : Les banquiers centraux font jalouser Charles Ponzi et Bernard Madoff

    Crashdebug.fr : La France vend son patrimoine à des états plus endettés...

    Crashdebug.fr : « (...)

  • Mafia Boss : “The State is Me.”
    https://www.occrp.org/en/blog/6740-mafia-boss-the-state-is-me

    “Mandamento,” a long-planned operation aimed at crushing one of the world’s most dangerous criminal groups, had ended with a big catch. It also helped investigators piece together, with more detail than ever before, how the group operates.
    The Calabria-based ‘Ndrangheta stretches its tentacles throughout Europe. Italian prosecutor Nicola Gratteri, who wrote an authoritative book on the cocaine trade, believes that the syndicate controls over 40 percent of the world’s market of the drug.
    Experts say that in 2013, it made more money than Deutsche Bank and McDonald’s put together, with a turnover of €53 billion (US$ 70.41 billion), mostly from drug trafficking.
    These huge profits are, for the most part, safely invested in off-shore accounts. But the organization’s soul still rests on the sun-dried hills of southern Italy. This is where all the important decisions are made.
    Over the decades, the old farmlands of Calabria have turned into a network of tiny towns and villages, connected by country roads that cross barren fields, dotted with the concrete skeletons of unfinished houses. It is one of Italy’s poorest regions.

  • Qui a peur de la Deutsche Bank ? (Arte)
    https://www.crashdebug.fr/dossiers/13770-qui-a-peur-de-la-deutsche-bank-arte

    Vous savez a quel point le status de la Deutsche Bank est critique, certes ce n’est pas la la seule, mais j’était curieux de savoir ce qu’Arte avait a en dire, (je ne l’ai pas encore vu c’est programmé pour ce soir), mais je suis sûr que c’est encore un excellent documentaire.

    Selon un rapport du FMI, elle serait la banque la plus dangereuse du monde. La gestion de la Deutsche Bank a accusé en 2015 une perte de 6,8 milliards d’euros. Immersion en eaux troubles dans les arcanes du géant bancaire privé allemand, qui multiplie les signaux d’alarme. Avec quels risques ?

    À l’été 2016, un scandale éclate à la Deutsche Bank. Dans un rapport, le Fonds monétaire international dénonce la banque allemande comme celle "qui contribue le plus aux risques systémiques pesant (...)

    #En_vedette #Dossiers