company:fab labs

  • Les laboratoires citoyens madrilènes : la fabrique des « communs urbains » – UrbaNews
    https://www.urbanews.fr/2016/01/11/50396-laboratoires-citoyens-madrilenes-fabrique-communs-urbains
    https://i1.wp.com/www.urbanews.fr/wp-content/uploads/2016/01/Capture-d’écran-2016-01-11-à-09.59.38.png?fit=899%2C596&ssl=1

    Si la crise économique a indéniablement joué un rôle d’accélérateur dans l’émergence des Laboratorios ciudadanos, il existait d’ores et déjà à Madrid un terreau intellectuel favorable à leur développement.

    D’abord grâce à la présence de collectifs d’architectes-urbanistes qui ont initié et théorisé de nouvelles manières de faire et de penser la ville. On pense ici à des agences d’avant-garde comme Ecosistema Urbano, Basurama, Todo por la Praxis, Paisaje Transversal ou, plus récemment, les jeunes architectes d’Improvistos.

    Ces collectifs ont jeté les bases d’un nouvel urbanisme fondé sur des modes de gestion collaborative des villes, la participation citoyenne et l’intégration systématique des dimensions artistiques et culturelles. Cet urbanisme « de código abierto » (Tato, Vallejo, 2012) s’est aussi largement appuyé sur le développement d’outils numériques, à-même de stimuler l’expression citoyenne et la co-production des projets : plateformes numériques contributives, maquettes urbaines interactives, kits de collecte et de visualisation de données urbaines, etc.

    Le jardin le plus connu se nomme « Esta es una Plaza » (« Ceci est une place »). Il a été créé par un groupe d’étudiants, de jeunes professionnels et d’habitants, sur un terrain abandonné depuis une trentaine d’années dans le quartier de Lavapiés. Après avoir obtenu de la municipalité la gestion temporaire de cet espace, le groupe a promu un modèle d’autogestion, permettant à chaque citoyen de contribuer librement au fonctionnement du lieu, tout en bénéficiant en retour des infrastructures et des activités socio-culturelles.

    Un autre Laboratoire citoyen réputé est le Campo de la Cebada. Il est situé au centre de Madrid, près de la Plaza Mayor, sur un espace de plus de 5000 m2. Ce lieu accueillait auparavant une piscine municipale, qui a été détruite en 2009 pour construire un grand complexe commercial. Mais la crise économique a laissé la place à un gigantesque terrain vague, réapproprié par les habitants en septembre 2010, lors des « nuits blanches » madrilènes. A cette occasion, le collectif EXYZT proposa le projet « Isla Ciudad » : la construction d’une piscine éphémère, entièrement réalisée en bois.

    Cette première expérience permit à des collectifs d’artistes et d’habitants de prendre conscience de l’intérêt de se réapproprier cet espace pour inventer de nouveaux usages. En février 2011, la mairie de Madrid accepta de céder temporairement la gestion du lieu à des associations du quartier. Depuis, le Campo de la Cebada a connu un développement exponentiel de projets, que ce soit dans des domaines sociaux (systèmes d’échange de services), artistiques (street art, ateliers de photographie, de poésie, de théâtre), sportifs (aménagement de terrains de basket et de jeux) ou culturels, avec l’organisation de festivals de musique et de cinéma en plein air.

    Le Campo de la Cebada sert également de support à l’aménagement de jardins collectifs et de mobiliers urbains co-construits. Les bancs, les gradins ou les paniers de basket ont tous été fabriqués grâce à l’intervention de collectifs d’architectes, d’habitants et d’ingénieurs. Ces derniers ont utilisé les outils et licences libres de Fab Labs madrilènes pour construire des mobiliers modulables, entièrement réalisés à partir de matériaux recyclés. Une coupole géodésique a été récemment fabriquée grâce à la collecte de plus de 6000 € sur a plateforme de financement participatif Goteo.org. Précisons que l’ensemble des activités du Campo de La Cebada sont auto-gérées lors de rencontres régulières, qui réunissent l’ensemble des collectifs du quartier (habitants, commerçants, associations, etc.).

    Cette co-production va jusqu’à concerner la fabrique des espaces publics et des infrastructures urbaines. A l’image de l’expérience barcelonaise (Besson, 2015), on observe à Madrid une certaine inflexion de la notion de « droit à la ville » d’Henry Lefèbvre. Au sein des Laboratorios ciudadanos, les citoyens ne se limitent pas à défendre un égal accès aux ressources, aux espaces de la ville, ou à une plus grande participation ; ils souhaitent devenir des agents actifs de la transformation de leurs quartiers, et participer à produire, au-delà de la vie sociale, éducative ou culturelle, l’espace public, le mobilier et autres infrastructures urbaines.

    Désormais, les collectivités doivent être moins celles qui planifient de manière top-down et unilatérales, que celles qui orientent, accompagnent et mettent en relation. C’est d’ailleurs toute la réflexion que conduit actuellement la municipalité de Madrid, avec à sa tête Manuela Carmena (Podemos) et un ensemble de collectifs madrilènes (Esta es una Plaza, el Club de Debates urbanos, etc.). Cette réflexion semble d’autant plus nécessaire, qu’en l’absence de politiques urbaines adaptées aux spécificités des Laboratorios ciudadanos, il existe le risque de leur instrumentalisation par les collectivités afin de se décharger de certains coûts.

    Les intérêts seraient potentiellement nombreux : faire prendre en charge par les Laboratorios une partie des missions et services traditionnellement assurés par les Institutions publiques ; revaloriser des espaces et des ensembles immobiliers vacants ou résoudre des problèmes socioéconomiques sans avoir à investir dans leur résolution. Les Laboratorios ciudadanos n’échappent pas à un certain nombre de questions, et notamment sur le caractère quelque peu utopique de leur mode d’organisation, fondé sur l’autogestion et la participation généralisée. Mais ils n’en constituent pas moins des expériences prometteuses pour repenser les politiques urbaines à l’heure de l’économie collaborative et d’une culture numérique généralisée.

    #Communs #Communs_urbains #Madrid #Cebada

  • La #performance des lieux de co-création - CREM
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/133853643586

    Raphaël Suire (@pareto35), enseignant chercheur au Centre de recherche en économie et management de l’université de Rennes 1, publie une intéressante étude (.pdf) sur l’impact économique des Fab Labs. A partir d’une base de données sur 48 Fab Labs mondiaux, le chercheur montre que la production de projets documentés et leur transformation en entreprise dépend des interactions nouées entre le #fablab et son écosystème. “L’interaction avec une périphérie foisonnante et plus exploratoire de petits acteurs favorise la créativité du FabLab et la production de projets documentés, en revanche la transformation en nouvelle entreprise est favorisée avec une position d’intermédiaire entre cette périphérie et un cœur d’acteurs en place, de taille plus importante en capacité d’exploiter et transformer la créativité du (...)

    #softplace #tiers_lieux #innovation

  • Fab Labs, makerspaces, etc. Imaginer l’avenir des ateliers de fabrication numérique
    http://www.internetactu.net/2014/10/20/fab-labs-makerspaces-etc-imaginer-lavenir-des-ateliers-de-fabrication-numerique/##Si+un+discours+re%CC%81solument+optimiste+fait+des+%E2%80%9CFab+Labs.

    Si un discours résolument optimiste fait des “Fab Labs” le symbole d’une série de révolutions à venir (industrielle, écologique, éducative, microsociale, démocratique…), les ateliers de fabrication numérique semblent surtout réussir quand ils s’assument comme des briques, des chaînons au sein d’ensembles et de processus qui les dépassent (et en général, leur préexistent) :

    Les ateliers de fabrication numérique sont des composantes d’un ou de plusieurs écosystème(s) Toute la littérature sur les Fab Labs le dit : un Fab Lab, c’est d’abord sa communauté. Notre étude confirme et étend ce constat : le succès d’un atelier de fabrication numérique dépend de son inscription dans un écosystème plus large d’acteurs et (...)

  • Fab Labs, makerspaces, etc. : Imaginer l’avenir des ateliers de fabrication numérique
    http://www.internetactu.net/2014/10/20/fab-labs-makerspaces-etc-imaginer-lavenir-des-ateliers-de-fabrication-

    La Direction générale des entreprises (DGE) a lancé en 2013 une étude sur l’état des lieux et la typologie des ateliers de fabrication numérique (fab labs et autres espaces ouverts de prototypage, bricolage, production…). Cette étude, confiée au cabinet Conseil & Recherche et à la FING, a donné lieu entre novembre 2013 et février 2014 à :

    Une enquête qui…

    #_alléger_la_ville_ #citelabo #communauté #fablab #fabrication_personnelle #prospective #refaire #villes2.0

  • La participation, un levier ?
    http://www.internetactu.net/2013/11/05/la-participation-un-levier

    Le designer Massimo Menichinelli (@openp2pdesign) s’est intéressé aux Fab Labs parce qu’il s’intéressait aux processus de collaboration et à la conception ouverte (voir sa présentation). Il s’est notamment intéressé à comprendre en quoi les modèles open source avaient une influence sur la conception. Il a aussi commis un intéressant travail d’analyse de la communauté des makers italiens pour saisir (...)

    #fablab #lift13 #liftfrance #liftfrance13 #produire_autrement

  • Que #refaire ? Pour des Fab Labs en entreprise
    http://www.internetactu.net/2013/07/11/que-refaire-pour-des-fab-labs-en-entreprise

    Ateliers ouverts dédiés au prototypage rapide, les Fab Labs se multiplient et s’interconnectent partout dans le monde [1]. On les rencontre aussi bien dans les capitales de pays en développement que sur des campus universitaires, ou des quartiers branchés des villes californiennes. Les pratiques à l’oeuvre dans ces différentes formes d’espaces intéressent de plus en plus les entreprises : (...)

    #digiwork #dispositifs_créatifs #fablab #fabrication_personnelle #produire_autrement

  • Que ReFaire ? Le “manifeste” des manifestes
    http://www.internetactu.net/2013/07/04/que-refaire-le-manifeste-des-manifestes

    Dans leurs ateliers, Fab Labs, Techshops et autres Hackerspaces, les “nouveaux artisans”, makers, DIYers, bricoleurs du XXIe siècle inventent, transforment, personnalisent, réparent, produisent et reproduisent. Le mouvement semble puissant. Il se répand partout dans le monde, il fonctionne en réseau, il suscite ses plates-formes et ses espaces d’échange, il dispose de médias (Make Magazine au premier rang) et d’événements (Maker Faire).
    Mais quelles sont leurs intentions …

    #www.internetactu.net

  • Que #refaire ? Le “manifeste” des manifestes
    http://www.internetactu.net/2013/07/04/que-refaire-le-manifeste-des-manifestes

    Dans leurs ateliers, Fab Labs, Techshops et autres Hackerspaces, les “nouveaux artisans”, makers, DIYers, bricoleurs du XXIe siècle inventent, transforment, personnalisent, réparent, produisent et reproduisent. Le mouvement semble puissant. Il se répand partout dans le monde, il fonctionne en réseau, il suscite ses plates-formes et ses espaces d’échange, il dispose de médias (Make Magazine au premier rang) et d’événements (...)

    #fabrication_personnelle #hacker #objets #produire_autrement

    • #maker #diy #open #fablab #hacklab #partage #plo

      Vers des #objets sujets ?

      Un objet industriel commence et finit sa vie comme un flux de données. Ne serait-ce que parce qu’il est identifié, il existe à la fois en ligne et dans l’espace physique. Par choix ou par obligation, il se documente et prévoit sa fin de vie. Ajoutez à cela l’intervention des makers et c’est un nouveau type d’objet qu’il faut inventer pour l’avenir. Explorant cette perspective dans son livre Shaping Things, Bruce Sterling invente un mot pour le désigner : “spime”, une contraction de l’#espace (space) et du #temps (time).

      Un spime est à la fois plus complexe que ce qu’exigerait son usage premier (“trop” riche en fonctions) et jamais fini. Il se présente comme “un projet technologique ouvert dont l’évolution est déléguée à ses utilisateurs finaux”. Il fonctionne comme “une plate-forme, un terrain de jeu pour les développeurs futurs, (…) dans un délicat équilibre entre commodité et #chaos ”, et “tout entier tourné vers l’avenir”. Selon le degré de complexité de l’objet, cette ouverture peut prendre des formes diverses : simple personnalisation, dialogue permanent entre une communauté d’utilisateurs et le fabricant, “hacking” amical de machines ou de logiciels… On n’utilise pas un spime, on se collette (wrangle) avec lui. Le spime est autant un sujet qu’un objet.