company:france telecom

  • Alexandre Langlois, secrétaire général de VIGI a été suspendu sans paie pour 12 mois, dont six avec sursis.

    Ma réponse à la tentative de censure politique de Monsieur CASTANER jeudi 4 juillet 2019
    https://vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/ma-reponse-a-la-tentative-de-censure-politique-de-monsieur-castaner

    (...) Du coup qu’est ce qui a froissé tout ce beau monde et que je n’aurais pas dû dénoncer au nom de mon organisation syndicale ?

    Il fallait taire la falsification des chiffres de la délinquance, qui permet à des directeurs de la Police Nationale de toucher des primes conséquentes sur un travail non fait ou avoir une promotion, alors même que ce trucage est aussi constaté par un rapport parlementaire et deux rapports de l’Inspection Général de l’Administration. Je tiens à féliciter Monsieur SALANOVA, qui grâce à ses « bons résultats » est passé de directeur de la sécurité public des Bouches du Rhône à Directeur central de la sécurité publique, sans attendre que la Justice se prononce sur ses manquements éventuels. A noter que la baisse de la délinquance à Marseille s’est traduite par … des règlements de comptes à coups d’armes à feu.

    Il fallait taire la part de responsabilité de la haute hiérarchie policière dans les causes du suicides de mes collègues et ne pas indiquer qu’au 19 février 2018, le Directeur Général de la Police National avait vu 24 de mes collègues se suicider depuis sa prise de fonction. Depuis ce chiffre est passé à 87 suicidés, malgré une note ordonnant aux chefs de service de faire preuve d’empathie et une seconde demandant l’organisation de barbecues conviviaux en dehors du temps de service…. Comme quoi du sparadrap sur une jambe de bois ça ne sert à rien.

    A titre de comparaison toute la direction de France Telecom, devenue Orange, passe en correctionnel jusqu’au au 11 juillet 2019 pour 19 suicides entre 2008 et 2009 au sein de l’entreprise.

    Il ne fallait pas dénoncer les agissements, comme les agressions sexuelles du médecin police de Metz. Malgré que le Ministre de l’Intérieur soit au courant de la situation, il soutenu ce médecin. Finalement ce docteur a été condamné par la Justice à 12 mois de prison avec sursis, interdiction d’exercer la médecine, injonction de soins et fichage au fichier des délinquants sexuels. Cette condamnation a été prononcée avant que Monsieur le Ministre de l’Intérieur ne décide de sa sanction politique à mon encontre, donc Monsieur CASTANER sous-entend que dans la police les agressions sexuelles sont autorisées si on fait partie de la haute hiérarchie.

    Je paye également les prises de positions de notre syndicat sur la gestion du maintien de l’ordre, ou plus exactement de la répression sociale, lors du mouvement des gilets jaunes.

    Enfin le gouvernement n’a pas digéré et Monsieur le Président de la République Emmanuel MACRON en particulier, que nous déposions plainte et nous portions partie civile dans l’affaire BENALLA/MACRON. D’ailleurs ma sanction a été signée le 21 juin 2019, lendemain de mon passage dans Envoyé Spécial sur France 2, sur ce sujet. (...)

    • Appel à l’aide d’Alexandre LANGLOIS, secrétaire général du syndicat de police VIGI
      4 juillet 2019 | Association professionnelle Gendarmerie
      http://www.profession-gendarme.com/appel-a-laide-dalexandre-langlois-secretaire-general-du-syndica

      (...) Car ne nous leurrons pas, Alexandre LANGLOIS, secrétaire général du syndicat VIGI, n’est que le bouc émissaire d’une action entreprise par nos gouvernants. Le message est clair : « Messieurs les secrétaires généraux des syndicats faites attention à ce que vous faites et à ce que vous dites »…

      Si l’ensemble des syndicats de police, je dis bien l’ensemble sans exception, ne montent pas aux créneaux pour défendre Alexandre LANGLOIS, alors le syndicat qui s’abstiendra fera la démonstration de son inutilité, de son manque de pouvoir et de son manque de réflexion.

      Laisser Alexandre LANGLOIS monter seul à l’échafaud sera la fin de toute liberté syndicale et en même temps la fin de la liberté d’expression. Ceci concerne non seulement les syndicats policiers mais également l’ensemble de tous les syndicats de France. (...)

  • Jeux d’influence (1/6) | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/077286-001-A/jeux-d-influence-1-6


    Alix Poisson (Claire Lancelle)

    Le réalisateur oscarisé Jean-Xavier de Lestrade s’attaque au sujet brûlant des lobbies et des multinationales de l’agrochimie. Une série chorale passionnante, portée par un superbe casting, Alix Poisson et Laurent Stocker en tête.

    La série «  politique  » d’Arte, cette année. Surtout ne faites pas de lien avec des péripéties récentes, voire à venir.
    Accrochez-vous !

    En replay jusqu’au 29/07

    • Alors je me suis tapé toute la série une nuit il y a quelques semaines…

      Les comédiens qui jouent les méchants sont fabuleux (Jean-François Sivadier et Thierry Hancisse), mais les méchants sont vraiment trop méchants. Sans rien spoiler, le patron de la boîte en particulier c’est un psychopathe et ça rend la démonstration moins convaincante ( attention vrai spoiler en note).

      On sait bien (cf. le procès France Telecom en ce moment par exemple) qu’individuellement, personnellement, les patrons n’en ont simplement rien à battre, par indifférence ou ignorance, ou se dédouanent par bonne conscience d’avoir au final su préserver ou développer leur entreprise dans un environnement hostile, au prix d’enjeux dont ils ne sont pas redevables.

      Alix Poisson, qui incarne la véritable héroïne, malgré un rôle parfois peu vraisemblable est formidable.

      ( ! spoiler !

      même si au final le patron se fait lourder par plus méchant : les actionnaires)

  • Procès des suicides à France Telecom : une direction sourde et sans remords
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110519/proces-des-suicides-france-telecom-une-direction-sourde-et-sans-remords

    La première semaine du procès historique des suicides à France Télécom a été dense et intense. L’ancien PDG Didier Lombard s’obstine dans le déni et la morgue. Selon lui, il n’y a jamais eu de crise sociale mais une crise médiatique qui aurait amplifié les suicides. Plusieurs témoins – un syndicaliste, une inspectrice du travail, un expert social – ont cependant révélé la fabrique institutionnelle de la violence au sommet du groupe, et les alertes envoyées.

    #JUSTICE #souffrance_au_travail,_Jean-Louis_Wenès,_Orange,_suicides_au_travail,_Didier_Lombard,_France_Telecom,_A_la_Une

  • Une vidéo dévoile le faste d’une fête donnée à Versailles par Carlos Ghosn en 2014
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/05/09/une-video-devoile-le-faste-d-une-fete-donnee-a-versailles-par-carlos-ghosn-e
    https://www.youtube.com/watch?v=DYhWZ0IYFSg

    Une vidéo dévoile le faste d’une fête donnée à Versailles par Carlos Ghosn en 2014
    Cet événement, qui a eu lieu le jour du 60e anniversaire du chef d’entreprise, visait officiellement à célébrer les 15 ans de l’Alliance Renault-Nissan.
    […]
    Officiellement, il s’agissait d’un événement pour les 15 ans de l’Alliance Renault-Nissan mais selon les deux médias, l’assistance était davantage composée d’amis de M. Ghosn que de représentants des deux constructeurs. La date, le 9 mars, interroge également, puisqu’elle correspond exactement aux 60 ans du chef d’entreprise et non à celle de l’anniversaire de l’Alliance. Le montant de la facture réglée par le constructeur s’élève à 600 000 euros.

  • Nouveau métier dans les lettres ? Philosophe d’entreprise
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/03/09/les-jeunes-diplomes-en-philo-pour-l-entreprise-tissent-leur-toile_5433589_44

    Ce jeune doctorant est l’un des premiers salariés recrutés par la jeune pousse Spoon, à l’origine de l’automate. Ses missions sont multiples : définir les valeurs de l’entreprise, réfléchir sur les questions éthiques posées par l’intelligence artificielle, en passant par l’organisation de « midis philo » pour ses collègues.

    Pour les non geek, l’image c’est Star Trek : métier « conseiller »

    • J’ai l’impression que ca fait 20 ans que les étudiant·es en philo trouvent leurs débouchés pro dans les « ressources humaines » en entreprises. être diplômé·e de philo ca me semble pas être un synonyme de philosophe et être philosophe ca me se semble pas non plus être un indice de sagesse (au contraire) ou de volonté de bienfait vis à vis de l’humanité. La très large majorité des philosophes sont d’abominables misogynes et ne sont que des #phallosophes .
      #phallosophie

      exemple 2011 :

      Les philosophes sont, paraît-il, appréciés dans les entreprises pour leur rigueur. Ils savent penser, ils savent discuter, ils savent rédiger. Donc si vous un métier vous tente, vous avez le choix :

      CULTURE : conseiller en développement culturel, responsable des affaires culturelles, directeur de centre culturel, médiateur culturel, attaché culturel, responsable d’agence de tourisme.

      ENSEIGNEMENT : formateur, responsable pédagogique, CPE, enseignant-chercheur, professeur des écoles.

      COMMUNICATION : chef de publicité, concepteur-rédacteur, webmaster, pigiste, rédacteur en chef, attaché de presse, chargé de relations publiques.

      SOCIAL : animateur socio-culturel, conseiller en emploi et insertion professionnelle, éducateur spécialisé, administrateur de mission.

      AMENAGEMENT : urbaniste, chargé d’étude en aménagement, conseiller en développement local.

      METIERS DU LIVRE : Conservateur de bibliothèques, bibliothécaire, documentaliste, éditeur, libraire, secrétaire d’édition, responsable d’édition, cyberdocumentaliste.

      RH (ressources humaines) : assistant de direction, assistant ressources humaines, attaché territorial, attaché d’administration centrale, consultant en recrutement.

      MULTIMEDIA : webmaster, développeur multimédia, chef de projet informatique, ingénieur commercial, technicien/ingénieur réseau, consultant internet, infographiste.

      http://laurentpendarias.com/2011/09/que-faire-avec-un-diplome-de-philosophe

      exemple 2007 :

      Il faut insister encore sur le fait que la philosophie a réussi sa conversion à l’économie, qu’elle est donc reconnue aujourd’hui comme une activité professionnelle à part entière. Il n’y a plus de raison en effet de douter de sa capacité à créer des richesses et à prendre part au monde des affaires. Les nouvelles contraintes de la professionnalisation lui ont permis d’augmenter rapidement ses parts de marché et d’entrer en concurrence, dans certains secteurs de pointe, avec des disciplines très compétitives. En s’ouvrant à l’entreprise, aux médias et à la recherche (publique et privée), elle a par ailleurs bénéficié d’une formidable diversification de son champ d’application.

      5Si les philosophes de métier, quand bien même ils disposent de solides portefeuilles de compétences, peinent encore à s’imposer sur le marché du travail, c’est seulement du fait de leur grand nombre au sortir des Universités. Mais on peut d’ores et déjà miser sur une accélération de tendance et, forts de leur popularité auprès des décideurs, la proportion de philosophes contraints de prospecter dans d’autres secteurs devrait, d’ici peu, commencer à décroître — d’autant plus qu’on sollicite à présent leur expertise dans des domaines très attractifs comme les nouvelles technologies ou la gestion des organisations. Ce qui exige en échange qu’ils soient en mesure de vendre leur savoir-faire auprès des cabinets de recrutement.

      https://journals.openedition.org/leportique/1393

      exemple 2004 - la revue l’étudiant conseil les RH
      https://www.youscribe.com/BookReader/Index/434406/?documentId=405041

      –—

      Ici un site de phallosophesse tendance lacano-escroc - branche hyper compatible avec le capitalisme dans sa tournure la plus rapace.
      Et donc cet escroqueuse fait de la didactique en entreprise comme Lacan et Freud en faisaient en leur temps dans le show-biz en oubliant pas de se faire payer en espèces.

      http://www.educ-revues.fr/diotime/affichagedocument.aspx?iddoc=32842

      Mon expérience de la consultation philosophique en entreprise

      Eugénie Vegleris, consultante en philosophie dans les entreprises

      Tout ce que je vous dirai s’inspire de mon expérience1. Cette expérience a douze ans et s’est construite au fur et à mesure de mes interventions, et surtout de mes interventions en entreprise. Je suis intervenue, en effet, dans des entreprises très différentes et y ai accompli des missions différentes. Quelques noms connus d’entreprises privées :

      Adidas, entreprise de vêtement de sport.
      Guilbert, entreprise de distribution de matériel de bureau.
      Lilly, entreprise pharmaceutique (qui a perdu l’exclusivité du prosak...).
      Thales, entreprise d’équipements électroniques.
      Thomson, entreprise d’équipements multimedia.
      France Telecom, entreprise française des communications (téléphone fixe, téléphone mobile, Internet).
      Groupe ex Printemps, Pinault, Redoute, entreprises de grande distribution - FNAC - et entreprises de distribution de produits de luxe - Gucci. Le Printemps vient d’être vendu à l’entreprise italienne Rinascente.
      Schneider Electric et Hager Group,entreprises de systèmes électriques et électroniques pour l’équipement des bâtiments.
      La Mondiale, entreprise d’assurances et retraites.
      MACSF, entreprise d’assurance secteur médical.
      Caisses Régionales d’Assurance Maladie (entreprises de sécurité sociale de base).
      Crédit Commercial et Industriel et Caisse Nationale des Dépôts, entreprises bancaires.

      Mais j’interviens également auprès de diverses associations, entre autres :

      La Papothèque, lieu d’accueil de parents et d’enfants dans un environnement urbain défavorisé.
      L’Institut Supérieur de Communication et de Management Médical, lieu de formation des médecins hospitaliers.
      L’Académie de Strasbourg, formation continue des acteurs de l’insertion sociale.

      Avant de parler de ma pratique de la consultation en entreprise, je voudrais dire quelques mots sur l’histoire de la consultation philosophique.

      En 2007 cette didacticienne prétend faire de la « philosophie d’entreprise » depuis 12 ans, ca nous renvoie en 1995.

      Hegel faisait deja de la philosophie d’entreprise en légitimant l’esclavage avec sa dialectique inepte du maitre et de l’esclave. Dialectique idéal pour faire pleuré sur les pauvres dominant·es qui sont besoin des dominé·es.

  • Ces suicides à répétition que la SNCF ne veut pas voir
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100119/ces-suicides-repetition-que-la-sncf-ne-veut-pas-voir

    Chercheurs, professionnels de santé, syndicats, cheminotes et cheminots ont tiré maintes fois l’alarme, pour obliger l’entreprise à se regarder en face. La #SNCF a encore connu en 2018 une série de #suicides qui interrogent sur la profonde mutation que vit le groupe ferroviaire public. Pour nombre d’agents, il s’agit d’un changement à « marche forcée ».

    Le 21 mai 2018, Julien Pieraut, cheminot de 26 ans, se jette sous un train. Le 5 octobre, un cadre âgé de 51 ans se lance du sixième étage d’une tour SNCF, à Lyon. À Nîmes, le même mois, une agente tente de mettre fin à ses jours, depuis le troisième étage de son lieu de #travail. Le 16 octobre, un cheminot de 35 ans se jette à son tour sous le TGV du matin, le premier à partir de la gare de Marseille-Saint-Charles pour relier Paris. Il y a un an, un cadre s’était déjà suicidé à Marseille, provoquant un émoi énorme dans l’établissement. Et le 21 novembre dernier, un conducteur de Charleville-Mézières meurt en se plaçant devant un train, au tout petit matin.

    Le décompte est macabre, mais partiel. Pour établir cette liste de suicides récents à la SNCF, Mediapart a dû additionner des alertes syndicales qui lui sont parvenues, des brèves à la rubrique faits divers dans les journaux régionaux, ou encore des cas évoqués spontanément au cours d’entretiens.

    Les suicides se sont multipliés ces dernières années à la SNCF, sur les « emprises ferroviaires ». © Reuters Les suicides se sont multipliés ces dernières années à la SNCF, sur les « emprises ferroviaires ». © Reuters

    Pour l’année 2017, le syndicat CGT, majoritaire dans l’entreprise, avait estimé à 57 le nombre de suicides d’agents sur les « emprises ferroviaires » (les voies, gares et bureaux de l’entreprise). Un chiffre qui correspond à peu près aux relevés de Sud Rail (3e force syndicale), qui estime qu’une cinquantaine de suicides de cheminots sont commis chaque année à la SNCF.

    Au plus fort de la crise qu’a traversée France Télécom, autre géant public privatisé au début des années 2000 dans un processus proche de celui que vit aujourd’hui la SNCF, une soixantaine de salariés se sont donné la mort entre 2006 et 2009. « Nous sommes nombreux à nous poser la question, confie un conducteur de train à Charleville-Mézières. Pourquoi on ne parle pas de ça chez nous ? » De nombreux chercheurs, professionnels de santé, auteurs de rapports, ont pourtant tiré la sonnette d’alarme, à l’extérieur et à l’intérieur de l’entreprise, comme l’a établi Mediapart durant cette enquête. Sans pour autant provoquer l’électrochoc désiré.

    La SNCF refuse de communiquer un quelconque chiffre sur le sujet, préférant mettre en garde le média qui l’interroge, citant l’Organisation mondiale de la santé, qui avertit les journaux quant au « risque d’imitation » (voir le détail en boîte noire) : « Sans vouloir en aucune manière empiéter sur votre légitime et nécessaire liberté de journaliste (…), nous a répondu la direction, il existe une responsabilité certaine pour les professionnels des médias à faire preuve de prudence pour trouver, au moment de traiter du suicide, un juste équilibre entre des impératifs tels que le “droit du public à l’information” et le risque d’imitation. » En 2009, Didier Lombard, PDG de France Télécom, avait qualifié les drames à répétition qui se jouaient dans son entreprise de « mode », avant de s’excuser.

    En interne, la direction de la SNCF fait preuve de la même réserve. En 2011, elle avait accepté après moult demandes de communiquer aux syndicats ses chiffres des années précédentes : officiellement, il y a donc eu trois cas de suicide en 2007, deux cas en 2008 dont un sur les emprises, sept cas en 2009 dont deux dans les emprises. Le décompte s’emballe ensuite : 19 cas en 2010, dont quatre sur le territoire SNCF, et neuf suicides d’agents pour le premier semestre 2011.

    Cette année-là, et sans explication à propos de l’augmentation particulièrement significative à partir de 2010, la direction referme le couvercle sur son recensement et refuse depuis de communiquer ses chiffres. En 2013, le PDG Guillaume Pepy, en poste depuis 2008, directement interpellé sur le risque suicidaire chez les agents, donne sa version de ce silence dans un courrier adressé aux syndicats, qui réclament des informations plus complètes : « La médiatisation que vous cherchez à donner systématiquement à ces drames constitue pour eux [pour les familles et les proches – ndlr] une épreuve supplémentaire que vous pourriez leur épargner. »

    Jean-René Délépine, administrateur de SNCF Réseau sous les couleurs de Sud Rail, n’en démord pas. « En conseil d’administration, nous avons posé maintes fois la question, sans préjuger évidemment de la responsabilité du travail dans tous les cas de suicide. Mais simplement, combien y en a-t-il ? Si nos chiffres sont faux, corrigez-nous ! La direction refuse de répondre. »

    Comment procèdent alors les syndicats ? En s’appuyant sur les communications internes, les signalements des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) disséminés à travers la France, et même, le cas échéant, sur des articles dans la presse locale. L’information consentie aux 150 000 cheminots est cependant traitée avec plus ou moins de rigueur selon les lieux des passages à l’acte, ce qui complique singulièrement la tâche.

    Les syndicats eux-mêmes, bien souvent, ne sont pas très à l’aise avec la question. « Il y a ce cadenas extraordinaire de la SNCF, mais aussi des postures syndicales, les difficultés personnelles des militants, des compétences aussi, qui font qu’on n’arrive pas à faire décoller cette histoire de suicides ni à se la réapproprier collectivement », estime Jean-René Délépine. « Les syndicats, les militants qui vivent ces situations sont traditionnellement formés à la lutte collective contre les patrons, pas forcément pour être à l’écoute de la souffrance personnelle d’un collègue », rappelle Vincent de Gaulejac, sociologue, auteur entre autres du livre Travail, les raisons de la colère.

    Concernant le suicide de Laurent, le 21 novembre à Charleville-Mézières, les syndicats estiment que la SNCF a fait correctement son travail : « Nous avons été avertis, ils ont même permis aux agents qui travaillaient d’aller aux funérailles », explique Sud Rail à Reims. A contrario, « le 16 octobre 2018, à Marseille, la SNCF n’a carrément pas communiqué du tout sur le suicide de notre collègue de l’équipement, raconte François Tejedor, secrétaire général des cheminots CGT en Paca. La direction aurait normalement dû mettre en place une cellule de crise, au moins pour ses proches collègues qui travaillaient avec lui. On ne sait même pas si sa famille a été reçue… Il y a beaucoup de zones d’ombre. » D’après nos informations, une enquête interne a bien été ouverte, mais à Paris, sans le concours des élus locaux.

    Selon une psychologue de la SNCF (la société possède son propre service de santé au travail), qui témoigne sous le couvert de l’anonymat, l’estimation de cinquante suicides par an correspond peu ou prou à ses observations au contact des agents. « J’entends parler de suicide ou de tentative de suicide quatre ou cinq fois par mois. Mais il y a un déni général de ce sujet par tous les dirigeants. On ne compte plus, c’est disséminé, du coup on reste dans le flou et ça arrange tout le monde. »

    Michel Lejoyeux, professeur en psychiatrie à l’hôpital Bichat à Paris, est détaché un jour par semaine à la direction de la cellule psychopathologique à la SNCF. Lorsque nous l’interrogeons, début novembre 2018, il ne sait pas que deux suicides mortels et une tentative de suicide ont eu lieu dans l’entreprise au cours du mois écoulé. « Je comprends votre surprise, mais notre objectif c’est d’être dans la prévention, dans le repérage de pathologie psychiatrique, argumente le médecin. Le nombre de suicides est un indicateur, mais cet indicateur, je ne l’ai pas aujourd’hui. »

    Au-delà du décompte, la responsabilité du travail, de son organisation et du management de la SNCF dans ces passages à l’acte semble taboue. Joël et Valérie Pieraut, respectivement le père et la belle-mère de Julien, décédé en mai 2018, en font les frais. Ils s’indignent du peu de réponses qu’ils obtiennent de l’entreprise ferroviaire, au sujet de la mort de leur fils, cheminot pendant huit ans.

    La délibération sur l’ouverture d’une enquête CHSCT, après le suicide de Julien, signée par les élus syndicaux comme la direction, mentionne explicitement que « le rapport d’enquête pourra être transmis à la famille de Julien Pieraut si celle-ci en fait la demande ». Les ressources humaines du technicentre est-européen en Île-de-France, où travaillait Julien, refusent désormais de communiquer les éléments de l’enquête « en dehors de l’entreprise ». Ils ont néanmoins proposé aux parents de venir consulter le rapport dans leurs bureaux, ce que la famille a refusé, s’en tenant à la promesse initiale.

    « Quand je m’adressais par mail au directeur des ressources humaines, pour connaître les horaires de Julien la semaine du suicide par exemple, j’avais une réaction rapide, très gentille. Mais depuis que l’on insiste lourdement pour avoir ce rapport, c’est silence radio », raconte Valérie Pieraut, la belle-mère de Julien. La demande de reconnaissance de la famille en accident du travail, faite auprès de la caisse de prévoyance et de retraite du personnel SNCF, a été rejetée, sans justification. La famille a déposé un recours.

    Si sa famille concède des difficultés personnelles et amoureuses, elle pointe aussi l’intense souffrance au travail que vivait Julien et, par ricochet, la peine immense de sa famille aujourd’hui. Le jeune homme, « un mec tout gentil, timide même, qui ne faisait pas beaucoup de bruit », selon ses collègues, endurait près de trois heures de transport quotidiennement pour relier Chauny, dans l’Aisne, et Pantin, en Seine-Saint-Denis. Toutes ses demandes de mutation ont été refusées, tout comme ses demandes de logement en région parisienne, afin de se rapprocher de son poste de travail.

    Quelques mois avant sa mort, la direction lui impose le passage en 3 × 8, des horaires décalés en plus des week-ends d’astreinte, ce qui désole le jeune homme. « Il disait qu’il n’en pouvait plus, il a développé une telle phobie des transports qu’il a fallu un jour aller le chercher à Compiègne, il n’était plus capable de rouler jusqu’à Paris nord, détaille sa belle-mère. Je l’ai déjà vu vomir au cours d’un trajet. »

    Suivi par un psychiatre depuis juillet 2017, Julien a vu ses arrêts maladie se multiplier, et grever ses fiches de paye. « J’ai su que la SNCF lui faisait des salaires à trois chiffres seulement, c’est inhumain… Même dans le privé on ne fait pas ça », tonne son père, ancien cadre. Plusieurs salariés ont confirmé à Mediapart le contrôle très assidu que la sécurité sociale de la SNCF maintient sur ses agents en arrêt de travail. « Jusque très récemment, même pour une gastro, on avait une visite… », explique un salarié.

    Julien Pieraut a confié à ses proches qu’il souhaitait quitter l’entreprise, et avait même commencé à préparer son CV. Le 21 mai, jour de la Pentecôte, il se lève pour aller au travail, s’arrête au passage à niveau de Condren, gare sa voiture et se couche face contre terre. « Je ne veux pas qu’il parte comme ça et qu’on l’oublie, souligne son père, très meurtri. Si nous n’arrivons pas à avoir ce rapport, automatiquement il y aura un dépôt de plainte au procureur. Et si le rapport est alarmant, il y aura une suite. Nous pensons aussi à ses collègues, il ne faut plus que ces choses-là arrivent. »

    La direction tient dur comme fer à l’idée qu’un suicide ayant des causes multiples, tout autant personnelles que professionnelles, il est donc quasiment impossible de faire le tri. Guillaume Pepy, en 2013, présente dans le courrier aux syndicats évoqué plus haut ce qui semble effectivement être la doctrine de l’entreprise : « Cette question du lien entre le travail et les démarches suicidaires est extrêmement délicate car de tels actes résultent d’un faisceau de causes entremêlées, où vie personnelle et vie professionnelle se confondent. » Pour la direction, « il n’y a une seule et unique donnée indiscutable, pour qu’un suicide soit effectivement considéré en lien avec l’environnement de travail : son classement en “accident du travail” par la caisse d’assurance maladie des cheminots après enquête demandée par l’officier de police judiciaire ou la famille ».

    L’assurance maladie, la caisse des salariés au régime général, reconnaît entre dix et trente cas de suicides en accident du travail en moyenne chaque année. Mais la SNCF dispose de sa propre caisse pour son personnel. La direction ne nous a pas répondu sur ce point précis, mais les syndicats estiment que moins d’une dizaine de suicides ont été reconnus comme accident du travail par la caisse de prévoyance et de retraite (CPR) depuis une dizaine d’années. « À chaque fois, c’est un parcours du combattant : la CPR refuse le classement sans dire pourquoi, nous sommes obligés de multiplier les recours pour finalement aboutir devant le tribunal des affaires sociales, détaille Jean-René Délépine. Mais quand l’agent est décédé et que l’on traite avec la famille, ce n’est pas évident, elle est vite découragée, en pleine période de deuil, et c’est aussi très lourd à porter pour les militants syndicaux qui les accompagnent. Cette technique de refus systématique porte donc ses fruits. »

    Nathalie Bonnet, cheminote, siégeait jusqu’au mois de novembre 2018 au sein du conseil d’administration paritaire de la CPR, au nom de Sud Rail, à Marseille. Au sein de ce conseil, chargé de trancher les litiges, la direction a une voix prépondérante si aucun accord n’est trouvé en première instance. « Les refus sont quasi systématiques, tout comme pour les cas de dépression ou de harcèlement moral. »

    Didier Fontaine, qui a lui aussi longtemps siégé à la CPR, fait le même diagnostic. « La direction considère qu’elle ne peut reconnaître un accident de travail ou de trajet que s’il y a des témoins. Pour les suicides, c’est évidemment problématique, même si le faisceau de témoignages pourrait inverser la tendance et que le suicide a eu lieu sur le lieu de travail. » De fait, l’un des rares cas à avoir été reconnus ces dernières années concerne un cheminot de la SUGE (service de la sûreté ferroviaire), qui s’est suicidé en utilisant son arme de service.

    En septembre 2017, une collègue de Sébastien Chatillon s’est allongée sur les rails du chemin de fer, dans une gare de Seine-et-Marne. « J’ai été appelé deux heures après les faits par la direction, se rappelle le syndicaliste, on nous a dit immédiatement que c’était un chagrin d’amour. J’ai trouvé ça curieux de l’annoncer tel quel, si vite. L’enquête du CHSCT a été bloquée par la direction. La demande de reconnaissance en accident de trajet a été rejetée par la Caisse de prévoyance et de retraite (CPR). La famille n’a pas fait les démarches, ça s’est arrêté là. » Et pourtant, des liens de « causalités » avec le travail, estime Sébastien Chatillon, auraient pu être examinés : « Nous venions de subir l’une des plus grosses restructurations qu’on ait connue, son poste avait changé d’horaire, cela nous semblait légitime de mener une enquête correcte pour savoir ce qui pouvait avoir un rapport avec le travail. »

    En 2009, dans une communication sur le « stress » à la SNCF après la vague de suicides à France Télécom, la direction affichait encore plus explicitement sa ligne : « Il n’existe pas – et heureusement – de lien direct avéré entre le contexte professionnel, le stress subi par un agent, l’effet de celui-ci sur sa santé (notamment la dépression) et le risque suicidaire. » Plus loin, il est écrit qu’un comportement suicidaire traduit pratiquement toujours une « prédisposition sous-jacente », ce que conteste une partie du corps médical.

    L’autre argument est celui de la moyenne nationale, pour une entreprise qui compte environ 150 000 salariés sur tout le territoire. Il figure déjà dans une note éditée la même année – que Mediapart s’est procurée – à destination des dirigeants de la SNCF, et qui édicte les éléments de langage à utiliser, notamment vis-à-vis de la presse, lorsqu’un suicide survient. « On estime que 8 à 9 % des femmes et 3 à 5 %
 des hommes de plus de 18 ans ont fait une tentative de suicide, soit plus de 200 000 tentatives de suicide par an en moyenne en France. Si l’on transpose ces chiffres à la SNCF, on pourrait “s’attendre” à environ 50 suicides de cheminots par an. » Michel Lejoyeux ajoute par ailleurs, pour temporiser la régularité des cas de suicide dans l’entreprise, que « l’absence de travail et le chômage sont des facteurs de détresse encore plus grands que le travail. Dire que le travail ne joue pas est une aberration totale. Dire que ce n’est que ça, c’est tout aussi faux ».

    Le sujet a néanmoins été suffisamment pris au sérieux par la SNCF pour que Loïc Hislaire, alors directeur adjoint des ressources humaines, commande en 2011 une recherche sur cinq collectifs de travail cheminots touchés par des cas de suicide. Après avoir été présenté à la direction en octobre 2012, le rapport d’une centaine de pages, très détaillé, a été « mis sous le boisseau », selon l’un des chercheurs ayant participé à sa rédaction, et classé « confidentiel ».

    « Dans nos conclusions, nous ne disions pas que ces suicides étaient entièrement liés au travail, cela aurait été stupide, explique l’un des chercheurs ayant participé à ce travail. Mais nous disions aussi qu’il était très réducteur de dire que ce n’était que personnel. » Pour faire face au problème, la direction souhaitait alors « réarmer les managers de proximité », les « DPX » dans le jargon maison, ces chefs d’équipe de niveau intermédiaire, traditionnellement proches des agents. « Nous étions contre, poursuit ce chercheur. Il fallait surtout que les hauts dirigeants s’assoient autour d’une table et prennent leurs responsabilités, qu’ils comprennent que le modèle d’entreprise qu’ils imposent fait des perdants. Sur ce désaccord, le rapport a été enterré. »

    Ce document, que Mediapart a pu consulter, décrit effectivement une organisation du travail très pathogène. La découpe progressive de la SNCF en trois pôles (réseau, voyageurs et gares), formalisée en 2015 mais déjà à l’œuvre en 2012, ainsi que les nombreuses restructurations ont modifié « profondément les organisations, les liens hiérarchiques et les façons de travailler ». Les « brigades » d’autrefois, « éclatées », opèrent sur des territoires beaucoup plus grands, avec moins d’autonomie et en compagnie de nombreuses entreprises prestataires, sur des horaires de plus en plus atypiques.

    Surtout, le collectif de travail, la célèbre « culture cheminote », ne sert plus d’amortisseur suffisant au changement. Sur ce point, le document est sévère : « Ils [les agents] disent “on est les derniers dinosaures” et tout se passe comme si, dans une vision darwinienne, ils ne devaient pas survivre faute d’avoir su s’adapter. Certains agents semblent sidérés et privés des moyens de juger ce qui leur arrive, comme si ne plus savoir de quoi l’avenir sera fait était un fait tellement nouveau à la SNCF qu’il était impensable. »

    Les chercheurs relaient aussi la parole de managers, dont un certain nombre semblent en grande détresse et décrivent des « agents démoralisés complet », « qui ne croient plus en rien ». L’un d’entre eux estime même que l’entreprise entretient un « double discours » : « D’un côté elle fait et dit beaucoup de choses au sujet de l’écoute et la compréhension des agents et de l’autre elle poursuit les transformations dont on sait qu’elles produisent de la souffrance. »

    Le chercheur Vincent de Gaulejac a mené plusieurs interventions à la SNCF : « Nous n’avons pas cessé de répéter ça aux cadres, au management, à monsieur Pepy ces quatre dernières années, mais ils ne veulent rien entendre », raconte celui qui travaille depuis les années 1970 sur la « corrélation entre la révolution managériale et l’émergence de nouveaux symptômes ou de mal-être, le burn-out, le stress… jusqu’au suicide ». Il s’est d’abord intéressé aux grands groupes privés, puis aux organisations publiques ou parapubliques. « Ce n’est pas par insensibilité ou volonté de nuire, mais les pressions sont telles sur la réorganisation ou la rentabilité, que si on admet des effets sur le personnel, ça place les dirigeants en grande difficulté. D’ailleurs les cadres supérieurs sont souvent les premiers à vivre ces symptômes, à subir ces outils de gestion, cette perte de sens et de valeur. »

    « Il ne faut pas dire que la SNCF ne fait rien, insiste cependant Vincent de Gaulejac. Leur réponse, ce sont des prescriptions et des formations pour rendre les managers vigilants. Non pas pour agir sur les causes, mais pour être vigilant sur les effets. »

    La direction l’assure, elle n’est pas restée les bras ballants. En 2009, au moment de la crise à France Télécom, la SNCF crée son observatoire de la qualité de vie au travail, un organisme paritaire direction-syndicats, qui établit des « diagnostics » et propose des « actions ». En 2017, le groupe public ferroviaire a également organisé une Commission paritaire de prévention des risques psychosociaux.

    Depuis 2012, 10 000 managers de proximité sont également formés à l’évaluation des risques psychosociaux, rappelle la communication du groupe. Sans compter un numéro d’assistance téléphonique, et la cellule psychopathologique, sous l’autorité de Michel Lejoyeux, conseiller de la SNCF depuis une dizaine d’années. « Sur cette période, on note une grande stabilité des taux d’anxiété et de dépression, constate d’ailleurs le psychiatre. Mais on a un gros tamis, on repère les pathologies mentales caractérisées. Le mal-être et les inquiétudes, on ne les repère pas forcément. Donc il faut être prudent. Mais il n’y a pas d’épidémie de maladies anxieuses ou de maladies dépressives à la SNCF, ça, il faut le dire. »

    Jean-René Délépine, chez Sud Rail, ne se prive pas pour critiquer l’approche du conseiller de la SNCF en la matière et moque la « méthode Lejoyeux », que le psychiatre a détaillée dans plusieurs livres : « Michel Lejoyeux est dans la logique des risques psychosociaux, un euphémisme pour ne pas dire souffrance au travail. Dans cette logique, c’est l’individu qui est porteur du risque, et c’est donc l’individu qu’il faut traiter, y compris en lui disant de sourire et de manger des cornichons. Nous croyons que l’organisation du travail aussi est à soigner. »

    Les réorganisations, elles, se poursuivent à un rythme cadencé. Et le grand chamboule-tout que vit la SNCF depuis dix ans crée des victimes collatérales. Pour une partie de ses collègues, la mort du cheminot et syndicaliste Édouard Postal, décédé dans la nuit du 10 mars 2017 en se jetant sous un train à la gare Saint-Lazare, en est le symbole.

    Édouard Postal, reconnu travailleur handicapé, très actif syndicalement, était depuis quelques années en conflit ouvert avec sa direction, récemment placé « en mission », donc sans poste fixe. « Il a été agent de maîtrise au centre opérationnel escale de Paris-Saint Lazare, la vitrine de la SNCF, pendant neuf ans, rappelle Éric Bezou, l’un de ses collègues, syndiqué chez Sud Rail, lui-même plusieurs fois sous la menace de mesures disciplinaires. C’est un lieu où l’on traite tous les problèmes de circulation, un travail épuisant. »

    Toutes les demandes d’Edouard Postal pour monter en grade restent lettre morte. En 2012, il avait déjà obtenu aux prud’hommes la condamnation de sa direction pour « discrimination salariale et harcèlement », un jugement confirmé en appel en 2015. En septembre 2016, la Cour de cassation avait annulé l’arrêt de la cour d’appel pour des causes de forme et non de fond.

    La même année, la ligne de Transilien L, au départ de Saint-Lazare, est choisie pour expérimenter la restructuration des équipes en « petits collectifs », afin d’améliorer la productivité et la polyvalence des agents commerciaux notamment, où les cheminots ne dépendent plus d’une gare, mais d’une zone. Cette transformation, en germe depuis 2011, est très critiquée, par plusieurs rapports d’expertise. Fermement opposé à cette réorganisation, en conflit permanent sur son cas avec sa hiérarchie et membre du CHSCT, « Édouard était un caillou dans la chaussure de la nouvelle direction, c’était un affrontement mano a mano à chaque réunion », raconte Éric Bezou. En mars, le cheminot fait même un malaise lors d’une visite de ses supérieurs, devant témoin, ce qu’il déclare en accident du travail, sans avoir eu, avant son décès, de réponse définitive de la caisse de prévoyance de la SNCF.

    La pression s’accentue au fil des jours. Édouard Postal, en arrêt de travail depuis son altercation, finit par écoper d’une mutation disciplinaire à Brétigny-sur-Orge (Essonne), lieu de triste mémoire pour les cheminots : le 12 juillet 2013, un accident ferroviaire y a fait sept morts. Le cheminot vit cette décision comme une punition, alors même qu’il présente des certificats médicaux mettant en garde contre un changement brutal d’environnement. Il est mort l’avant-veille de cette mutation. Le parquet a demandé quelques mois plus tard l’ouverture d’une enquête judiciaire.

    La même année, une cheminote, également reconnue travailleuse handicapée, en conflit avec sa hiérarchie, a elle aussi fait une tentative de suicide sur son lieu de travail à la gare Saint-Lazare, en avalant des médicaments. En arrêt maladie depuis, elle a été « réformée » pour inaptitude l’an dernier, tout en restant pensionnée par l’entreprise. « La direction des ressources humaines m’a convaincue de partir, raconte aujourd’hui Betty Curier, 52 ans, qui ne s’en sort pas seule avec ses 702 euros de pension. Mes collègues et les syndicats me disaient de ne pas accepter. Mais j’ai cédé. Parce que ce n’était pas vivable. Si j’étais restée, je me serais foutue en l’air pour de bon. »

    Françoise François, fondatrice de la Maison souffrance et travail à Poissy en Île-de-France, reçoit un certain nombre d’agents SNCF, « à ramasser à la petite cuillère » dans son bureau. En 2016 et 2017, elle a écrit plusieurs courriers d’alerte sur la souffrance des cheminots à Guillaume Pepy, restés sans réponse. Après le décès d’Édouard Postal, qui consultait également à Poissy, elle réitère, jugeant « dégueulasse » la manière dont la SNCF a traité son agent. « Je l’ai rencontré, ce n’était pas une épave, il vivait chez ses parents, c’est trop facile d’incriminer les raisons personnelles dans son cas, raconte Françoise François. À la SNCF, les transformations doivent se faire, et tant pis pour ceux qui résistent, c’est très violent. »

    Dans ce courrier, en date du 20 mars 2017, elle alerte, mettant en copie le procureur de la République : « J’ai, depuis quelques semaines, écrit à vos médecins du service de santé au travail afin qu’ils se penchent attentivement sur certaines situations très critiques. J’ai rencontré des assistantes sociales qui se retrouvent elles-mêmes bien démunies face à cette souffrance prégnante. Oui, vous avez mis des moyens renforcés, seulement ils se retrouvent en difficulté. Le problème, c’est qu’ils sont eux-mêmes submergés par des demandes toujours grandissantes des agents en souffrance pour lesquelles ils n’ont pas de réponse adaptée. »

    L’onde de choc produite par le suicide d’Édouard Postal n’a pas eu l’effet escompté, regrettent ses collègues de la ligne L. Les syndicats voient s’accumuler les dossiers de souffrance au travail, notamment pour des personnes ayant déjà des problèmes de santé, à tel point qu’une enquête CHSCT sur les risques psychosociaux et « un management potentiellement agressif » est ouverte au début de l’année 2018, sur le secteur de Cergy, après un droit d’alerte des délégués du personnel. Sur toute la région Saint-Lazare, les petits collectifs ont été pérennisés et certaines innovations managériales, très contestées, sont mises en place.

    « J’ai l’impression de travailler un boulet au pied, raconte aujourd’hui Vanessa, agente commerciale sur la zone, une semaine de service le matin, l’autre le soir, ce qui oblige son fils qu’elle élève seule à vivre une partie du temps chez ses grands-parents. Je prends mon service à Cergy, puis je suis dispatchée au cours de la journée dans différentes gares du secteur. Plus personne n’est attaché à une gare en particulier. Je ne vois plus mes collègues, tout le monde bouge tout le temps. »

    L’an dernier, alors qu’elle est déjà en mi-temps thérapeutique, la SNCF demande sa mutation à Versailles, ce que Vanessa refuse. « À deux heures de chez moi, je fais comment avec mon enfant ? » Le jour J, la jeune femme fait une crise d’angoisse en gare, ce qu’elle déclare en accident du travail. Refusé par la CPR.

    Pour éviter de changer de poste, Vanessa accepte la polyvalence exigée par l’organisation en « petit collectif » : de la vente, de l’escale, de l’accueil, voire du contrôle. Son médecin lui a pourtant déconseillé de s’approcher des voies, pour protéger la cheminote, et en a informé sa direction par courrier. « J’ai beaucoup d’idées suicidaires. Pour continuer de travailler, je prends un traitement, mais je ne dois pas aller sur les quais. »

    La fermeture de guichets, à divers endroits du territoire, a également contribué à transformer le travail des cheminots, ce que Mediapart avait déjà détaillé dans ce reportage, sur la ligne Saint-Étienne-Clermont : « Pour certains agents, rentrés à la SNCF pour faire de l’accueil, se retrouver à mener des opérations de contrôle provoque de vrais conflits de valeurs, rapporte Julie (prénom d’emprunt), ergonome ayant réalisé plusieurs expertises sur les conditions de travail au sein de la SNCF l’an passé. La spécialiste le constate, au fil des dizaines d’entretiens qu’elle a pu conduire auprès d’agents de tout type : « La vente, l’escale, la traction, le fret… chacun est touché par une ou plusieurs réorganisations. C’est la multiplicité et la fréquence qui posent problème. »

    Au fil de ces restructurations continues, les cheminots les plus âgés, présentant des problèmes de santé, parfois placardisés, peuvent se retrouver dans les « cellules alpha », vantées par la direction de la SNCF, comme le montre cet article de BFM Business. Ces salariés ne sont pas licenciables, mais ne correspondent plus vraiment au niveau de productivité demandé au groupe : « On y trouve des aiguilleurs qui vont déménager un bureau, repeindre une gare, raconte Julie. Même si les agents connaissent parfaitement un secteur, un métier, leurs connaissances sont niées. Or certains ont déjà été reclassés deux fois à cause de réorganisations. Et c’est pour ça que l’on pense à des scénarios à la France Télécom. »

    La direction s’enorgueillit d’avoir trouvé une « solution » à la marginalisation de ses agents, par le biais de ses Espaces initiative et mobilité (EIM). La réalité s’avère souvent difficile à vivre, comme l’a également constaté la psychologue de la SNCF qui témoigne à Mediapart : « Certains cheminots disent qu’ils sont “déportés en EIM”, c’est vous dire… Ils effectuent des missions, refont leur CV, répondent à des offres en interne, mais ont le sentiment d’être en surplus, en trop. Oui, la SNCF fait son devoir, elle s’en occupe, mais dans une entreprise qui embauchait à vie, le contrat paraît rompu. »

    La hiérarchie, notoirement pesante dans l’entreprise ferroviaire, ainsi que la déconnexion de plus en plus grande entre les cadres et le terrain ne favorisent pas le dialogue. Pour cette psychologue de la SNCF, « c’est plus dur depuis cinq ou dix ans » : « On intervient beaucoup dans les crises d’équipe, entre des gens qui se haïssent. Désormais, le management ne régule plus rien. Il n’y a plus de réunions d’équipe régulières, de moments de convivialité. Je le vois à SNCF Réseau, à la maintenance, un peu partout… C’est laissé au bon vouloir du manager qui, lui-même, n’a plus le temps, car il est aux manettes sur son tableau de bord, dans une logique gestionnaire. »

    Cet agent de Charleville-Mézières a vécu le suicide d’un ami cheminot en octobre, puis celui d’un collègue en novembre. Mediapart l’a interrogé moins d’un mois après ce drame. « On ne fait que parler de ça depuis, c’est très dur. C’est la façon surtout : le collègue s’est mis devant un train qui passait, avec son gilet orange, la tenue identifiable du cheminot. Il a laissé une lettre, dans sa voiture, c’est la police qui est tombée dessus. »

    Lui-même a fait un burn-out il y a quelques années, suivi de quatre mois d’arrêt maladie. « Le boulot a eu raison de moi, heureusement j’étais bien entouré à la maison. » L’homme pointe spontanément les dérives du management dans la souffrance des agents et des cadres : « Ça a commencé à déconner quand on a embauché des jeunes sortis des écoles. Ils ont suivi une formation de conducteur en express, et sont devenus chefs. Mais ils ne connaissent rien à la culture ferroviaire ! Les directeurs, pareil, ils viennent d’ailleurs, le dernier était auparavant chez Lidl ! » L’annonce de l’ouverture à la concurrence des trains régionaux du Grand Est ne passe pas davantage. « Tout ça crée une énorme rancœur vis-à-vis de la direction, on a l’impression qu’elle nous a lâchés. »

    En PACA, région endeuillée par au moins deux suicides en 2017 et 2018, François Tejedor, secrétaire général des cheminots CGT de la région, masque mal son inquiétude… et son désarroi. « Pour être sûr que le travail est impliqué, il faut creuser aussi dans la vie personnelle des gens, et personne n’aime mettre la vie personnelle des collègues sur la place publique. »

    Le syndicaliste a néanmoins lui aussi alerté sa direction à plusieurs reprises. « Les “petits collectifs”, c’est expérimenté en Côte d’Azur et ça crée des tensions. L’an dernier, on a vécu une fusion d’établissements, cette année, la mise en place du pilotage par axe, des fermetures de guichets, de gares… Tous les trois mois, on a une nouvelle organisation qui tombe, nous n’avons jamais connu un rythme aussi effréné. » Sans compter la mise en place de la réforme du statut, après un conflit social dur, au printemps 2018. « Cela va conduire à des destructions d’emplois, on nous parle même désormais de ruptures conventionnelles, du jamais vu chez nous. Voilà le contexte dans lequel nous sommes aujourd’hui. »

    Se conformant aux nouvelles règles du dialogue social, la SNCF va en 2019 modifier et fusionner ses instances de représentation du personnel, réduisant au passage drastiquement le nombre de représentants du personnel : les 600 CHSCT actuels vont être remplacés par 33 commissions au sein des nouveaux CSE (Conseil social et économique). « Souvent, tout le travail de collecte sur les suicides, c’est un boulot méticuleux qui était fait par les CHSCT », s’alarme Sébastien Chatillon, à Sud Rail, gare de Lyon, qui craint que ces transformations rendent davantage invisible encore la souffrance au travail.

    « Après les drames à France Télécom, il y a eu un effet médiatique, plusieurs rapports sont sortis, à l’Assemblée nationale, au Sénat, au CESE, on a alors pensé qu’il y aurait une réaction, souligne Vincent de Gaulejac. Depuis, la chape de plomb est retombée, car personne ne veut prendre la mesure du problème. Les agents ont continué à se suicider dans les commissariats, à la RATP, dans les hôpitaux, à la SNCF, mais on n’en parle plus. Parce que ça met à mal tout le monde. »

    Jean-René Délépine et ses collègues veulent croire, à force d’alertes, que cette agitation n’est pas vaine. « Parfois, le travail sauve aussi. La question, c’est de savoir pourquoi rien ne retient la personne qui s’effondre à la SNCF. Pourquoi, pour certains, le travail n’est plus une ressource suffisante pour tenir le coup. »

  • « Écrémage » en entreprise, la méthode RH qui tue (vraiment) - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/ecremage-en-entreprise-la-methode-rh-qui-tue-vraiment

    En octobre 2006, Didier Lombard avait annoncé à ses cadres qu’il faudrait que d’ici trois ans, 22.000 salariés aient quitté l’#entreprise. « Je ferai [ces départs] d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte », avait-il ajouté. Il ne croyait pas si bien dire. Soixante personnes se sont suicidées en trois ans, dans la foulée du plan de restructuration baptisé "Next". Une jeune femme de trente-deux ans s’est littéralement jetée du quatrième étage d’un immeuble du groupe…
    « On le casse pour qu’il se casse »

    Ces techniques ont émergé dans les années 2000, explique Patrick Légeron. C’était avant l’affaire France Telecom, une époque où l’on faisait l’apologie du #stress en couverture des magazines. À ce moment-là, certains patrons ne s’en cachaient même pas. Le psychiatre se souvient d’un débat où Noël Goutard, ex-PDG de Valeo, affirmait tranquillement qu’il fallait que les gens arrivent « la #peur au ventre ». « Ceux qui ne sont pas formables doivent partir », affirme le dirigeant dans une conférence baptisée "Réussir par la fermeté". Ce "#management par le stress" a aussi été utilisé, selon la CGT, chez Renault par son dirigeant Carlos Ghosn, avec là aussi des conséquences terribles et des #suicides à répétition...

  • Olivier Besancenot : « Les postiers sont entrés dans la phase France Telecom »
    http://www.regards.fr/web/article/olivier-besancenot-les-postiers-sont-entres-dans-la-phase-france-telecom

    Jeudi, c’est la grève à La Poste : une intersyndicale avec Sud et la CGT appelle à une journée nationale de mobilisation pour l’emploi et contre les réorganisations. Le postier le plus connu de France, Olivier Besancenot, fait le point sur l’état alarmant de La Poste.

    Facteurs en milieu rural : un métier de service public en grande souffrance - Basta !
    http://www.bastamag.net/A-La-Poste-Il-faut-alleger-les-tournees-arreter-les-pressions-manageriales

    #La_Poste #souffrance_au_travail #suppression_d'emplois #pressions_manageriales

  • Facteurs en milieu rural : un métier de service public en grande souffrance - Basta !
    http://www.bastamag.net/A-La-Poste-Il-faut-alleger-les-tournees-arreter-les-pressions-manageriales

    La Poste n’a pas attendu François Fillon, qui annonce vouloir supprimer 500 000 postes de fonctionnaires s’il était élu, pour mener un immense plan social. Face aux réorganisations incessantes et aux suppressions d’emplois, les facteurs, qu’ils soient fonctionnaires ou salariés de droit privé, éprouvent désormais le plus grand mal à mener à bien leurs missions de service public. De son côté, la direction considère que les dimensions sociales du travail des facteurs, en milieu rural notamment, doivent devenir un service payant. Cadences infernales, tournées à rallonge, burn-out et suicides… La situation interne devient explosive alors que trois syndicats (CGT, Sud, Unsa) appellent à la grève le 8 décembre. Basta ! a suivi la tournée d’un facteur en Franche-Comté, au pas de course.

    http://zinc.mondediplo.net/people/amd_lyon via AMD Lyon

    #La_Poste #souffrance_au_travail #suppression_d'emplois #pressions_manageriales

  • #Suicides dans les #hôpitaux
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article843

    Tout le monde se souvient de la vague de suicides chez France Telecom entre 2008 et 2009. Ce fut un véritable choc pour la société, du fait que cela touchait des cadres censés être privilégiés, et aussi par le fait que l’on savait déjà que c’était la politique de management de l’entreprise qui poussait au suicide. Sept ans plus tard, l’entreprise est mise en examen pour harcèlement moral dans le cadre de cette affaire. La direction est soupçonnée d’avoir mis la pression aux salariés pour les pousser au départ.

    Pour en arriver au suicide de 35 salariés en moins d’un an, il fallait vraiment que le traitement infligé fût des plus brutal ... Au vu du scandale que cela produisit dans l’opinion publique, on aurait pu penser que ce genre de chose ne se reproduirait pas, et encore moins au sein d’une institution publique. Pourtant, depuis quelques mois, une situation similaire commence à s’installer dans un service public qui, paradoxalement, a pour mission de soigner les gens. Et le bilan continue de s’alourdir, après le suicide de ce cardiologue de l’hôpital Georges-Pompidou en décembre 2015 pour des motifs semble-t-il de harcèlement, en juin dernier, ce sont pas moins de trois travailleurs de l’hôpital public qui se sont donné la mort. Depuis, deux autres noms sont venus allonger la liste des suicides dans le secteur. Et tous les acteurs de la santé publique sont unanimes : les conditions de travail extrêmement dégradées sont à l’origine de ces morts. Car en plus de la suppression de 22 000 postes d’ici 2017 voulue par Madame Touraine, il y a les postes non remplacés, le management agressif, les repos non respectés … et la liste s’allonge.

    La politique antisociale de l’État, qui va toujours plus loin dans le dé-régularisation de tous les secteurs de la société, dans sa folie libérale, à un coût humain et social très fort. Non seulement les patients vont devoir faire face à un accroissement des frais médicaux – cela mettant fin au modèle français remarquable en la matière – mais la pression sur les personnels leur fait courir de gros risques et va aussi aboutir à baisser de façon notable la qualité des soins dispensés. On peut aussi s’attendre à ce que la loi travail (El Khomry – MEDEF) ait un effet très négatif dans le secteur, à court et moyen terme. Encore une fois, on constate que les syndicats, bien loin de résister au rouleau compresseur libéral, ne font qu’accompagner la tendance, en versant ci et là des larmes de crocodile.

    Pour finir, on peut pointer du doigt le cynisme de nos dirigeants qui stigmatisaient les manifestants anti-loi travail en pointant du doigt les trois vitres abîmées de l’hôpital Necker (Paris) lors d’une manifestation. Aidés par le prisme déformant des médias, ils insinuaient que c’était une attaque grave contre l’hôpital public. Chacun se fera son idée sur la gravité des attaques respectives...

    Article d’@Anarchosyndicalisme ! n°151 Oct-Nov 2016
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article834

  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce vendredi 4 novembre 2016 (Maj)
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/12610-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    https://www.crashdebug.fr/images/stories/addons/images/Images+globales/2015/decembre/revue_de_presse_02_12_2015.png

    Bonjour, nous sommes toujours victime des erreurs connect 20 de France Telecom, ce qui fait que les clients de ce fournisseur d’accès sont aléatoirement incapables d’accéder au blog. J’ai ouvert un dossier chez eux, un ingénieur doit me rappeler.

    En attendant voici les nouvelles du jour.

    Bonne lecture !

    f.

    Actualités françaises :

    04.11.2016

    Swissleaks : le parquet demande qu’HSBC soit traduite en justice (L’Humanité.fr)

    Sans domicile en hiver : Combien de familles et de personnes seules dormiront dehors en Seine-Saint-Denis ? (Agoravox.fr)

    DIRECT. Paris : les autorités évacuent le campement de Stalingrad, qui abrite plus de 2000 migrants (France Tv Info.fr)

    Recrutement : les failles de l’embauche des professeurs contractuels (France Info.fr)

    03.11.2016

    Essai clinique (...)

    #En_vedette

  • « La direction de La Poste s’est radicalisée »
    https://larotative.info/la-direction-de-la-poste-s-est-1898.html

    Fermetures de bureaux de poste, suppressions d’emplois, souffrance au travail… Au sein du groupe La Poste, les objectifs de rentabilité ont pris le pas sur les missions de service public, et la stratégie d’entreprise s’appuie sur l’intensification du travail. Entretien avec Laurent, postier en Indre-et-Loire, syndiqué à la CGT Fapt (fédération des activités postales et de télécommunications).

    La nouveauté à laquelle on assiste, c’est que ces fermetures/transformations de bureaux de poste atteignent la ville. Avant, c’était essentiellement les territoires ruraux qui étaient touchés. Mais aujourd’hui, la direction souhaite se concentrer sur les activités bancaires (La Banque Postale) et de téléphonie (La Poste Mobile [1]). Elle regroupe donc son activité au sein des « agences principales » comme celle de Tours Béranger, qui sont de plus en plus tournées vers le bancaire et la téléphonie. Les bureaux de poste annexes sont voués à la fermeture si leur activité bancaire ou téléphonie est jugée insuffisante au regard des critères de la boîte. C’est ça qui guide le maintien du réseau !

    https://larotative.info/home/chroot_ml/ml-tours/ml-tours/public_html/local/cache-vignettes/L650xH476/_1923_poste_centrale_rue_du__._agence_rol_btv1b53115995w-04faf.jpg?1476

    Les temps nécessaires pour réaliser les tournées sont calculés depuis le siège, sans tenir compte de la réalité du terrain. La Poste a calculé le temps nécessaire pour réaliser chaque opération, au dixième de seconde près, de la réexpédition d’un courrier à la remise d’une lettre recommandée. Mais les temps calculés ne tiennent pas compte des sens de circulation, de la hauteur des trottoirs, de l’âge de l’usager auquel le facteur doit faire signer le recommandé, ou même de l’âge du facteur. Pour les plus âgés des facteurs, les fins de carrière sont difficiles ; même chez les jeunes, on observe des inaptitudes liées au travail, tant le travail s’est intensifié.

    Les pratiques dont tu témoignes, et les nombreux cas de suicides de postiers dont les médias se sont faits l’écho, font penser à la situation qui a existé chez France Telecom, avec la mise en place d’un management pensé pour « casser » les agents.

    Tout à fait. Nous sommes confrontés à une situation semblable. Et les cas de suicides qui sont médiatisés, avec un lien clair entre la situation de travail et le passage à l’acte, occultent les tentatives de suicides ou les suicides d’agents pour lesquels le lien avec le travail est moins évident à établir [4]. De plus, la souffrance au travail ne se réduit pas à la question des suicides. Et le climat social est tellement délétère à La Poste que cette souffrance, physique ou mentale, est la réalité quotidienne de nombreux postiers.

    Si l’on peut se féliciter que la situation soit de nouveau médiatisée, il faut bien comprendre que ça n’est pas d’aujourd’hui. La mission Kaspar, conduite en 2012, faisait déjà suite à de nombreux cas graves, dont le suicide d’un cadre en charge de la communication du groupe – ce suicide a depuis été reconnu comme accident du travail [5]. On a alors tenté de nous faire croire que des mesures seraient mises en place, notamment sur le dialogue social, mais dans les faits rien n’a changé : les réorganisations entraînant des suppressions de postes et une intensification du travail ont continué.

    Si je parle de radicalisation, c’est parce qu’auparavant, même si on pouvait connaître des formes de management très dures au niveau local – comme à Amboise ou à Tours-Marceau –, il y avait des pratiques beaucoup plus édulcorées au niveau du siège. Aujourd’hui, la direction ne veut plus rien entendre et passe en force sur tous les dossiers. Cette radicalisation au niveau managérial explique la situation de souffrance dans l’entreprise, et s’exprime notamment par une forte répression syndicale. Seule la lutte collective pourra nous sortir de tout ça.

    #laposte #souffrance_au_travail #intensification #rezo

  • France-Télécom se comporte-elle en colon avec Sonatel-Orange ?
    http://www.ouestaf.com/France-Telecom-se-comporte-elle-en-colon-avec-Sonatel-Orange_a6108.html
    http://www.ouestaf.com/var/style/logo.jpg?v=1219317745
    http://i1.wp.com/lignedirecte.sn/wp-content/uploads/2015/10/1172.jpg?resize=700%2C352

    La présence de France Telecom (devenue Orange S.A et propriétaire de la marque Orange au Sénégal) ne cesse de générer des protestations au sein de la société civile locale, notamment au niveau des associations de consommateurs.

    Dernier motif de colère, l’entreprise française, partenaire dit « stratégique » de la Sonatel (Société nationale de télécommunications) , vient de réussir d’une pierre deux coups, obtenant d‘abord, le renouvellement de son contrat de concession pour 17 ans ainsi que l’octroi dans la foulée d’une licence 4G, le tout pour une somme globale de 100 milliards FCFA. Une somme que certains jugent « dérisoire ».

    #afrique #orange #télécolonisation

  • Suicides à #France Telecom : sept dirigeants pourraient être jugés
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080716/suicides-france-telecom-sept-dirigeants-pourraient-etre-juges

    Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de l’opérateur téléphonique ainsi que de sept dirigeants, dont l’ancien patron Didier Lombard, pour « harcèlement moral » ou « complicité de harcèlement moral », une nouvelle étape vers un procès.

    #blabla #social

  • How Orange telecom supported Israel’s massacre in Gaza | The Electronic Intifada
    http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/how-orange-telecom-supported-israels-massacre-gaza
    http://electronicintifada.net/sites/electronicintifada.net/files/styles/medium/public/pictures/picture-24-1320694946.jpg?itok=kWXdjQdw

    The Israeli affiliate of Orange, the French multinational telecom company, provided direct material support to Israeli soldiers who participated in the deadly assault on Gaza last summer.

    The firm has also sponsored two Israeli military units for several years, evidence of its deep complicity in Israeli military occupation and human rights abuses.

    One of these units, the “Ezuz” tank company, took part in last summer’s attack on Gaza and was active in specific locations where hundreds of Palestinian civilians were killed.

    Orange, previously known as France Telecom, is a major provider of mobile phone, land line and Internet services in Europe, Africa and the Middle East, including in Jordan and Egypt (through its subsidiary Mobinil).

    In Israel, Orange makes its profits by licensing its brand to an independently owned Israeli company called Partner Communications Ltd. and selling equipment and other services to it.
    Helping the attack on Gaza

  • Faut-il avoir peur des paratonnerres radioactifs ?
    http://www.loi1901.com/association-loi-1901/faut-il-avoir-peur-des-paratonnerres-radioactifs.php
    Le ciel va vraiment finir par nous tomber sur la tête.

    Selon des sources très discutables (car il n’y a aucune statistique officielle), il en resterait environ 40.000 dans l’Hexagone. Certains parads ayant près de 80 ans, on imagine sans peine dans quel état ils se trouvent. Autre sujet d’inquiétude, on ne sait absolument pas les localiser sauf à arpenter les toits avec un compteur Geiger en main.

  • Petite question naïve au peuple érudit de seenthis : quelqu’un sait-il pourquoi l’ecotaxe a été pensée et conçue avec un système de portiques et caméras et non comme une simple taxe sur la gasoil à usage professionnel (transport, agriculture) ? Je n’avais pas suivi les discussions à l’époque.

    Sachant que la motivation est écolo et fiscale, taxer la consommation d’hydrocarbures est aussi voir plus importante que taxer des kms parcourus, non ?
    A part la tentation sarkozienne de mettre en place une usine à gaz lucrative pour faire brasser de l’air à la nébuleuse industrio-étatique (un second souffle pour l’industrie du radar automatique ?), je vois pas d’arguments contre la taxe gasoil qui ne soient pas facilement contournable.

    Si, finalement j’en vois une, pédagogique, une taxe de plus dans le gasoil, c’est impopulaire puis on l’oublie, alors que faire payer la route, ça rappelle à chacun que le transport n’est pas gratuit et ça peut psychologiquement faire évoluer les consommateurs vers l’usages des autres modes de transport moins polluants (là on est dans le marketing de masses)..

    #ecotaxe
    #usine_a_gaz #technologie

    • Le dispositif retenu met en place un dispositif de suivi de tous les camions et de tous leurs trajets…

      C’est déjà sympa et usine à gaz, mais ça permet en plus de moduler facilement(!?) en fonction de subtilités politico-corporatistes : taxation différentes selon la région, exonération de la collecte laitière…

      Ajoutons le transfert de la collecte au privé, ce qui lui garantit un fromage bien gras pour l’obtention duquel il sera justifié de mettre en œuvre des méthodes variées…

      Très intéressante lecture :
      Ecotaxe. Les portiques, comment ça marche ? — Ouest-France (27/10/12) http://www.ouest-france.fr/ecotaxe-les-portiques-comment-ca-marche-465231

      Sur le marché :
      L’"écotaxe poids-lourds" rapportera plus de 2 milliards d’euros au consortium Ecomov’ — La Tribune (21/10/11) http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111021trib000658474/l-ecotaxe-poids-lourds-rapportera-plus-de-2-milliards-d-euros-au-consortiu

      Avec des recettes de 240 millions d’euros annuels, l’investissement devrait pourvoir être comblé en deux ans et demi. Or, la concession qu’a signée le consortium avec l’Etat courant sur onze années et demi, c’est la promesse d’un produit d’un peu plus de deux milliards qui se profile pour les associés du consortium, c’est à dire la société italienne gestionnaire d’autoroutes Autostrade, le groupe Thales, la SNCF, l’entreprise Steria (systèmes informatiques) et l’opérateur de téléphonie SFR.

      Avec les soupçons d’un soupirant éconduit…

      Le dispositif créé par la loi de finances pour 2009 a subi plusieurs retards. Prévu pour entrer en vigueur dès 2011, il fut repoussé une première fois à l’été 2012. Puis une seconde fois à la suite d’une plainte d’un consortium concurrent emmené par la société d’autoroutes Sanef dont la candidature fut rejetée et qui, sur des soupçons de corruption, a saisi en février le service central de la prévention de la corruption auprès du garde des sceaux. Une enquête préliminaire est en cours auprès du parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).

    • Tiens, d’ailleurs, le parquet se réveille après s’être endormi. Ça arrangerait pas mal de monde s’il sortait quelque chose de cette enquête…

      Ecotaxe : pourquoi le contrat Ecomouv’ vire-t-il à la polémique ?
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/11/05/pourquoi-le-contrat-ecomouv-vire-t-il-a-la-polemique_3508469_823448.html

      Par ailleurs, si la justice administrative a rejeté les plaintes des concurrents d’Ecomouv’, une enquête pour « corruption » a été instruite au parquet de Nanterre avant d’être abandonnée début octobre 2013. Le parquet vient d’annoncer, mercredi 6 novembre, sa réouverture.

      Et dans le même article, un joli euphémisme du Monde : #exagère_quelque_peu

      Le 26 novembre 2011, le ministère remet sa réponse. Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani, alors à l’écologie et aux transports, donnent leur classement des offres reçues. Mme Kosciusko-Morizet, qui disait n’avoir « pas initié » ce contrat, qui aurait été « lancé avant et signé après » son passage au ministère, exagère donc quelque peu : c’est bien elle qui a signé la réponse attribuant le marché à la société italienne Autostrade, classée première, suivie de Sanef, puis de France Telecom.

  • #Snowden leaks: France summons US envoy over NSA surveillance claims | World news | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2013/oct/21/snowden-leaks-france-us-envoy-nsa-surveillance

    The most recent documents cited by Le Monde, dated April 2013, indicated the NSA’s interest in email addresses linked to #Wanadoo, once part of #France_Telecom. About 4.5 million people still use wanadoo.fr email addresses in France. Also targeted was #Alcatel-Lucent, a French-American telecoms company that employs more than 70,000 people and works in the sensitive sector of equipping communication networks.

    #surveillance #nsa

  • Impôts : Orange n’a pas payé d’impôts sur les sociétés pendant 10 ans
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/06/impots-orange-fiscalite-cac40-richard_n_3878103.html

    ENTREPRISES - Voilà qui n’arrangera pas la réputation des grandes entreprises. Selon BFM Business, le groupe Orange (ex-France Telecom) n’aurait pas payé d’impôts sur les sociétés entre 2000 et 2010. Le leader du secteur des télécommunications aurait utilisé plusieurs stratagèmes, dont l’utilisation de pertes précédentes ainsi qu’une opération fiscale contestée. Selon les estimations du groupe, citées par la chaine, les économies auraient représenté 1 à 1,5 milliard d’euros par an.

    Comment parvenir à ce résultat ? Grâce à un système légal, qu’Orange a utilisé de manière « zélée ». Lorsqu’une entreprise enregistre des pertes dans son résultat, l’administration fiscale lui permet de déduire ces montants sur les bénéfices des années suivantes. Elle paye ainsi moins d’impôts, en vertu des difficultés accusées précédemment.

    #Orange
    #Impôts
    #Fiscalité
    #Evasion_Fiscale

  • Dailymotion ou le patriotisme numérique
    http://www.telos-eu.com/fr/politique-economique/dailymotion-ou-le-patriotisme-numerique.html

    C’est dans le registre picaresque qu’il faut à présent trouver ses mots pour parler de politique industrielle. Ainsi, le vaillant chevalier Montebourg a fait barrage de son corps pour empêcher les vils prédateurs anglo-saxons qui, avec l’aide des pleutres collaborateurs de France Telecom, entendaient ravir clandestinement cette rare pépite technologique issue du génie national : Dailymotion.

    Un contre-point à ce que l’on peut lire un peu partout.

    #www.telos-eu.com

  • France Télécom s’oppose à la SNCF sur le vol de cuivre - Actualités RT Opérateurs/FAI - Reseaux et Telecoms
    http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-france-telecom-s-oppose-a-la-sncf-sur-le-vol-de-cuivre-25781.

    Face au vol de #câbles en cuivre provoquant de nombreux incidents, France Telecom veut de la discrétion, contrairement à la SNCF. 2500 abonnés sont en ce moment privés de télécommunications en Lorraine.

    Dans le cas lorrain, les voleurs, peu futés, ont également volé de la #fibre optique sans aucune valeur marchande auprès des ferrailleurs receleurs.

  • L’ânerie du jour d’un géographe dans l’article fibre optique partout : « Arrêtons de céder au lobby des élus ruraux » sur Rue89
    http://www.rue89.com/2013/02/20/fibre-optique-partout-arretons-de-ceder-au-lobby-des-elus-ruraux-239847

    En plus, cette affaire coûte très cher. C’est une folie économique. Je vis dans un village de 200 habitants et ici, tout le monde se fiche du très haut débit.

    Qu’il aille voir les usages avant...

    • Une ânerie ? Pas d’accord. D’abord parce que la couverture intégrale du territoire en fibre est impossible et trop coûteuse. La fibre n’ira jamais partout. Ensuite, parce que comme le dit Philippe Estèbe, il y a un fantasme de l’égalité des territoires en France, alors qu’ils ne le sont pas. Qu’on parle de la fibre optique ou de tout autre chose.

      "Il y a aujourd’hui une folie autour de cette idée d’égalité des territoires – on entend égalité d’équipement des territoires – alors qu’en réalité on assiste à des transferts financiers massifs de l’urbain vers le rural. Le niveau de dépenses de fonctionnement par habitant est bien supérieur dans les communes rurales. En Lozère, vous avez un prof pour dix élèves. En Seine-Saint-Denis, un pour trente. Vous avez une surreprésentation de services publics dans les « déserts ». Je ne suis pas certain que cette « égalité des territoires » soit totalement souhaitable ou stratégique." "Notre discrimination territoriale fonctionne à l’envers. La Cour des comptes a montré que l’investissement par tête dans les quartiers d’habitat social est inférieur à ce qu’il est dans les communes rurales."

    • y a aussi S. Richard qui a lâché au moment de l’annonce des résultats du groupe Orange : « L’État doit encadrer l’activisme des collectivités »
      https://twitter.com/Firenault/status/304186619567689728

      Phrase qui fait beaucoup réagir ces dernières. Elles soutiennent que le meilleur moyen de rééquilibrer les choses, c’est à dire qu’il y ait plus d’élèves dans les classes de Lozère (?), passe précisément par le déploiement de la fibre.

    • La vision de ce géographe est conforme à celle des groupes comme France Telecom et Orange qui pendant des années ont dit que les villages n’avaient pas besoin de haut débit.

      Allez voir si dans des villages « paumés » vous n’avez pas des petites entreprises, indépendants, cyber-commerçants qui ont des besoins en raccordement avec des débits importants... Tiens regardez http://www.pecheur.com n°1 européen dans son domaine et situé dans une commune de 5000 habitants.

      Si une société située dans une commune comme Clermont-Ferrand, cas que je connais bien, veut de la fibre, il y a 360 euros de raccordement. Si une société dans un village a le même besoin il y tout le génie civil a payer. Pas d’égalité.

      Quant à l’investissement par tête il pose question et restons en à la fibre. Bien entendu que raccorder un quartier dense de 10.000 habitants sera moins coûteux par habitant que raccorder une commune rurale de 5.000 habitants... Mais dans ce cas autant continuer à tout donner aux parisiens...

  • Suite au seen sur les #parasurtenseur(s) http://seenthis.net/messages/105563 et en sous-produit de la recherche sur la source de l’estimation de coût d’un accident nucléaire : l’IRSN vient de mettre en ligne (14/01/13) son rapport d’Évaluation par l’IRSN des risques pour les personnels de France-Télécom associés aux parasurtenseurs contenant des radioéléments http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/radioprotection-homme/Pages/Rapport-Evaluation-IRSN-risques-personnels-France-Telecom-parasurtenseurs.aspx. dont les conclusions ont été présentées au CHS-CT de France Telecom du 30/03/10.

    En gros, il n’y a pas de problème, les doses reçues sont minimes (au maximum, un peu moins que la limite fixée pour le public) mais il faudra faire attention lors de la dépose systématique et ne pas oublier de bien ventiler les emplacements de stockage.

    Au passage, un petit coup de chapeau de l’#IRSN à la #CRIIRAD

    Il est à noter que certaines informations ont par ailleurs été trouvées dans le rapport n°10-08 de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), publié le 15 mars 2010 sur son site Internet.

    http://www.criirad.org/actualites/dossier2010/francetelecom/rapportCRIIRAD.pdf

  • France Telecom : Des agents exposés à des radiations ? - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130103.OBS4375/france-telecom-un-risque-radioactif-occulte-pour-les-agents.htm

    France Telecom : Des agents exposés à des radiations ?
    Créé le 03-01-2013 à 15h01 - Mis à jour à 16h15Par Le Nouvel Observateur
    Selon la revue spécialisée « Santé et travail », de nombreux agents ont manipulé des appareils radioactifs sans le savoir.

    De nombreux agents France Télécom ont manipulé des appareils radioactifs sans le savoir (DOMINIQUE FAGET/AFP)
    « Des années durant, les lignards et agents des centraux téléphoniques de France Télécom ont manipulé, sans précaution, des parasurtenseurs contenant des éléments radioactifs. » C’est ce qu’affirme la revue « Santé et travail » dans son édition de janvier 2013. Le trimestriel indépendant va plus loin : les faits se seraient déroulés « malgré plusieurs alertes sur des excès de cancers ».

    Selon « Santé et travail », France Télécom aurait commandé deux études qui écartent les risques pour la santé et insistent sur les faibles doses reçues par les salariés dans le but de discréditer les publications qui prouvaient le lien entre les dispositifs radioactifs et les cancers de certains employés.

    « Celle de l’Inserm, présentée en 2003 [...], ne retient pas l’hypothèse d’une origine professionnelle des cancers », peut-on lire dans l’enquête de « Santé et travail ». « Même si elle montre qu’il existe un risque élevé de décès chez des agents de lignes pour les cancers de l’os et des cartilages, typiques des contaminations internes par le radium 226, et significatif pour des cancers de l’appareil digestif et des poumons, organes radiosensibles ! »

    Mais, en tirant le fil, on apprend des choses tout aussi intéressantes.
    parasurtenseur, autrement appelé sous le nom plus facile à comprendre de parafoudre.
    • et, d’après WP http://fr.wikipedia.org/wiki/Radium

    Il a également été utilisé dans des paratonnerres afin d’accroître l’effet de pointe de ceux-ci. Cet effet n’est pas démontré et ce système n’est plus commercialisé. Certains pays (Belgique et Luxembourg notamment) imposent un démontage de ces paratonnerres radioactifs (parad).
    Depuis le 11 mars 2011 un site Internet d’intérêt collectif réalise l’inventaire et la localisation des dizaines de milliers de parads disséminés sur le territoire français. Il fait notamment appel à la mobilisation civique des internautes.

    L’inventaire fonctionne en concertation avec l’ASN, l’IRSN, l’ANDRA et est soutenue pa r la CRIIRAD, Sortir du Nucléaire et l’ACRO.