company:grand journal

  • Luc Ferry « retraité » de Paris-VII sans y avoir mis les pieds
    https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20110809.RUE3722/luc-ferry-retraite-de-paris-vii-sans-y-avoir-mis-les-pieds.html

    C’est la carrière la plus extravagante de l’histoire de l’université française : l’ancien ministre de... l’Education nationale, Luc Ferry, a décidé de faire valoir ses droits à la retraite de l’université Paris-Diderot qui lui a versé un salaire sans qu’il ait jamais donné un cours.

    Après la polémique provoquée par son absentéisme en juin, Matignon avait assuré prendre en charge son traitement (4 500 euros par mois) jusqu’en septembre, et s’était engagé à rembourser l’université Paris-VII en mettant en avant le rôle joué par Luc Ferry comme président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), un organisme rattaché au Premier ministre.

    En théorie, le philosophe, âgé de 60 ans depuis janvier, devait ensuite retourner à la faculté pour y dispenser des cours de philosophie. Depuis son inscription en 1997, il n’y aura finalement jamais mis les pieds.
    « Mettre fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister »

    Sans sa sortie catastrophique au Grand Journal de Canal+, accusant un « ministre » non nommé de pédophilie à Marrakech, Luc Ferry aurait continué à toucher discrètement son traitement de Paris-VII. C’est dans la foulée du scandale provoqué par ses déclarations que Le Canard enchaîné avait sorti l’information sur son statut extravagant.

    Et c’est au milieu du mois d’août, misant sur la discrétion des vacances, que l’ex-ministre a souhaité, comme le dit joliment son secrétariat à l’AFP, « mettre définitivement fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister ».

    Dans Nice matin, il déclare ce mardi :
    "

    « S’il y avait le moindre problème, j’aurais été mis en examen dans le quart d’heure. Me reprocher ce salaire est scandaleux. Il faut vraiment avoir la haine alors que la situation, connue depuis des années, est tout à fait normale. »"

    Mais si tout avait été normal, peut-être aurait-il donné quelques cours en échange d’un confortable salaire ?

    #je_sais_pas :)

    • J’ai détesté ce reportage pour son traitement nauséeusement islamophobe :

      Cette fois, c’est prouvé : les « maîtres des lieux » maintiennent par la terreur des territoires de la République sous le règne de la loi islamique qui interdit la présence des femmes dans l’espace public. Le « grand remplacement » est en marche, comme s’empresse de le clamer la fachosphère, arguant que même France 2 l’atteste…

      Lire : Grand remplacement sur France 2 et tapis rouge à Le Pen sur BFM : http://television.telerama.fr/television/grand-remplacement-sur-france-2-et-tapis-rouge-a-le-pen-sur-bfm,

      Alors qu’il présente des scènes qui ont pour moi un goût de déjà vu : les rues et les bars réservés aux hommes ? c’est kif-kif pareil au bar des chasseurs du village et dans certaines rues au cœur de Paris. Aussi, je suis quelque peu soulagée que la journaliste, Caroline Sinz, précise après coup :

      Mon reportage est filmé dans des banlieues, mais on pourrait aussi parler de certaines campagnes en France, ajoute-t-elle, alors questionnée quant aux risques de caricature des banlieues.

      Lire : Des femmes indésirables dans un café : la journaliste de France 2 s’explique : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/des-femmes-indesirables-dans-un-cafe-la-journaliste-de-france-2-s-explique_

      Me reste quand même le sentiment que ce sujet sert une autre cause que celle qu’il prétend défendre : la place des femmes y est prétexte à nourrir la xénophopbie exactement comme la pédocriminalité justifie de surveiller internet, comme les droits des mômes justifie l’homophobie LMPT…

    • Merci de vos commentaires : je n’emploie pas le mot islamophobie, le mot racisme me suffit. Les femmes et leurs droits font toujours les frais des bonnes âmes moralisantes et surtout des différentialistes culturel.les. Les droits des femmes sont toujours secondaires et doivent s’effacer devant des causes toujours plus importantes que les nôtres.

    • A mon avis @hypathie la cause des femmes n’est pas une lutte secondaire pour @tetue

      En fait cette video me semble être un cas de « fémo-nationalisme » ; une instrumentalisation de la cause des femmes à des fins racistes. Il est parfaitement vrai que les femmes ne sont pas bienvenues dans les cafés, les bars, l’espace publique en générale. Le reportage accuse l’Islam et la culture du Bled, mais la culture traditionnelle catholique est strictement la même au niveau femmes et bistrot (ou femme et pub chez les protestants) et le reportage de Pujadas oublie ce fait d’importance et tombe dans le racisme grossier.

      Le taux de chômage est évoqué mais le sujet ne fait pas le lien avec la classe sociale et la manière dont la misogynie masculine s’exprime dans ces classes et préfère parler d’une spécificité musulmane et africaine (cf le Bled). Les mots féminisme et patriarcat ne sont même pas présent dans le sujet.

      Le femmes sont privés de ces lieux dans toutes les classes sociales. Si elles vont dans ces lieux elles le payent chers en agressions sexuelles, harcèlement et autres. Et dans n’importe quel bar il faut s’attendre à se faire emmerdé par « un gros lourd », euphémisme commun pour ne pas dire « oppresseur de femmes en action ». Il y a des actions anti-machiste dans toute sorte de bars et pas seulement dans les bars PMU-Foot fréquenté par les hommes des classes pauvres et racisées. Je vais voire ce que je retrouve à ce sujet.

      (edit - A Lille un label « bar sans relou » http://www.madmoizelle.com/label-bar-sans-relou-lille-348333
      J’ai aussi vu des affichettes dans un bar lyonnais avec une action similaire )

      Cette interdiction faite aux femmes des lieu de socialisation à un impacte aussi sur les salaires, et sur le plafond de verre, comme c’est expliqué ici : https://seenthis.net/messages/524400

      A mon avis il faut faire très attention de pas se laisser embarquer par ces racistes, ni laisser la cause des femmes être invisibilisé par les antiracistes. Je me méfie autant des uns que des autres et c’est plus prudent de mordre des deux cotés quant ces deux coté nous prennent pour leurs propriété.

      #fémo-nationalisme

    • Pareil de @mad_meg : je déteste quand on instrumentalise la cause des femmes pour servir d’autres objectifs. Je me souviens encore du coup des femmes afghanes pour justifier une guerre d’invasion.
      Effectivement, j’ai tout de suite pensé aux bistrots du bled (dans le sens : ma cambrousse) où la femelle se fait rare, sauf quand la chasse est officiellement ouverte.

    • Ah et puis j’avais pas fait gaffe, mais invoqué l’Islam dans cette histoire de bar c’est tout de même assez grandiose. La position de l’Islam sur la consommation d’alcool est la même pour les femmes que pour les hommes.

    • « Je sais que je vais me faire agonir ce soir, mais il y a une île, tout ce qu’il y a de plus française, où dans les cafés, les femmes aussi sont mal accueillies. Donc essayons de regarder le problème dans son entièreté. Il n’y a pas que dans le 93, et c’est un scandale, où les femmes sont mal accueillies ou pas accueillies dans les bars et dans les cafés », a déclaré Maurice Szafran, l’ex-patron de l’hebdomadaire Marianne, vendredi sur le plateau du Grand Journal de Canal+, avant de confirmer qu’il parlait bien de la Corse.

      http://www.liberation.fr/france/2016/12/11/femmes-dans-les-bars-corses-france-3-repond-avec-humour-a-maurice-szafran

      Relancé par les chroniqueurs de l’émission, Maurice Szafran précisait vendredi qu’en dehors de la Corse et de la banlieue parisienne, il n’a « jamais vu ça en province », où il affirme y passer sa vie puisqu’il a « une maison dans le Sud ». Le journaliste aurait dû regarder le reportage de France 2 en entier, puisqu’on y voit aussi un groupe de femmes qui se bat contre ce phénomène – sans grand succès – à Rillieux-la-Pape, en banlieue lyonnaise. En « province », donc.

    • Lettre ouverte d’un habitant de Sevran à France 2 | Bondy Blog
      http://www.bondyblog.fr/201612120843/lettre-ouverte-dun-habitant-de-sevran-a-france-2

      Le Sevranais que je suis est en fait un très proche voisin de ce café.
      Et certains aspects de ma ville, de cet endroit, ont été volontairement occultés. 
      Factuellement, ce café est avant tout un bar PMU.
      Un lieu de paris, un lieu de jeux.
      Lorsque le reportage nous parle de problème religieux, en mettant l’accent sur des personnes typées arabes, des femmes voilées, on comprend bien que l’on parle d’islam.
      Or, il me semble que les PMU ne sont pas vraiment des fiefs de radicaux prosélytes musulmans.
      Par ailleurs, je suis de ceux qui aiment se balader à travers la France et qui apprécient particulièrement la campagne. Et j’ai croisé bon nombre de bars dans les villages, plein d’hommes, où rarement une femme se mêlait à ces échanges de turfistes sur fond de demie et d’expresso.
      Cela n’excuse en rien ce machisme ordinaire, mais la récupération politique sur le dos des Sevranais, des banlieusards en général et des musulmans dans leur ensemble laisse un goût particulièrement amer.
      Ce pays tout entier, cette société moderne est frappée du mal de la domination masculine.

    • Admettons, il y avait aussi Rillieux la Pape dans la région lyonnaise :)) Si on arrive dans un bar d’un bourg breton, il n’y a que des mecs dedans, mais si une femme rentre, on ne la regarde pas sévèrement, et on ne fait pas de remarque sur sa présence. Bon, OK, biais, je suis une femme d’aspect castrateur, ils préfèrent me foutre la paix dans un rayon, disons de 50 mètres de possibilité de fuite. Et ce n’est pas possible dans un bar.

    • Autre point de vue, de Nadia Remadna de la « brigade des mères » : à Sevran, « j’ai le sentiment d’être de retour en Algérie en 1990 » – Bellica - Linkis.com
      http://linkis.com/yaos2

      L’enfermement n’est pas réservé aux musulmans originaires du Maghreb qui vivent en banlieue parisienne. Dans notre association, la Brigade des mères, nous avons aussi des catholiques des quartiers chics de Paris qui luttent contre le même phénomène d’enfermement.

      Mon engagement associatif me coûte parfois cher. La plupart des mères qui ont commencé la Brigade avec moi ont fini par s’en aller par peur de représailles. L’attention que les médias nous ont porté les a effrayées. C’est dommage.

    • Le maire de Sevran s’exprime suite à ce reportage :
      http://rmc.bfmtv.com/emission/pourquoi-stigmatiser-sevran-pour-quelle-nouvelle-haine-quels-nouveaux-aff

      Sevran, une ville française où il y a des enjeux de mixité, d’égalité femmes-hommes, un combat pour la laïcité. Quelle ville peut dire qu’elle n’a pas à se mobiliser autour de ces enjeux ? Sevran, une ville française où il y a des problèmes de vivre ensemble. Quelle ville peut dire qu’elle n’en vit pas ?

      […]

      Ce reportage pose un problème de sens des responsabilités en stigmatisant, toute une ville, toute une population. Sans savoir. Sans égards. Sans respect. Où va-t-on avec ça ? Vers quelle haine ? Vers quels affrontements ?

    • On m’a parlé de ce « reportage » il y a une semaine mais ne regardant pas la télé je ne l’avais pas encore vu. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’il soit présenté sur seenthis sans aucun esprit critique. Depuis quand y a t’il des gens ici qui croient que les media de masse sont intéressés par la condition des femmes ? La télé a pour objectif (entre autres) de perpétuer une image dégueulasse des quartiers populaires, des noirs, des arabes et des musulmans, ce qu’elle fait avec beaucoup d’efficacité.
      Aux soi-disant-e-s féministes qui sont d’accord avec ça, assumez au moins le fait que votre pseudo lutte pour les femmes sert à nourrir votre profond racisme avant toute chose tout en pouvant passer pour les rebelles de service : trop courageuses ! À défaut de faire avancer les choses en matière d’égalité, vous creusez les inégalités entre les blanc-he-s et les autres. Bravo, vous avez au moins le mérite d’être dans l’air du temps et dans le troupeau !
      Il suffit pourtant d’écouter les propos de la femme qui s’exprime à 5:04 qui explique qu’elle ne comprend pas l’intérêt de ces revendications. « Je ne ressens pas le besoin d’aller dans les bistrots ». Tout simplement. C’est marrant mais moi non plus, et encore moins dans les PMU. Et après les blanches de la vidéo se demandent pourquoi les femmes musulmanes ne sont pas là. Question qui restera sans réponse lol
      Je vous donne une réponse parmi d’autres par le texte qu’une musulmane des quartiers populaires a écrit et fait circuler après avoir vu cette propagande :

      La journaliste de France 2 Caroline Sinz a déclaré qu’en envoyant deux femmes arabes (qui militent au Printemps Républicain, mouvement islamophobe), entrer dans un PMU de Sevran (ville visée depuis deux ans par une offensive médiatique raciste spectaculaire), elle n’a « pas regardé les choses avec une orientation politique », et qu’elle a juste voulu qu’on regarde « le sort de ces femmes ».
      Madame Caroline Sinz, le jour où vous enverrez ces deux femmes arabes essayer d’entrer dans un club à cigares pour riches réservé aux hommes, strictement interdit aux femmes, là peut-être que vous serez un peu crédible. Parce que même la porte blindée placée 500 mètres avant le bar, elles ne la passent pas les deux Arabes. Vous-même, Madame Caroline Sinz, vous ne la passez pas cette porte. Et en réalité, vous-même il ne vous viendrait pas à l’idée ne serait-ce que d’oser penser passer cette porte. Donc soucie toi déjà de ton sort à toi et des bars d’où tu te ferais jeter comme un chien galeux si par miracle t’arrivais à entrer, avant de venir t’apitoyer sur notre sort à nous.
      Parce que nous qui sommes des femmes arabes et habitant ces quartiers populaires, on s’en bat la race des PMU de quartier, on n’a jamais voulu y entrer de notre vie, JAMAIS. Comme d’habitude, les imposteurs nous inventent des combats qui n’existent pas.
      Par contre, nous on veut entrer dans le comité de rédaction de France 2, comme toi Caroline Sinz. Nous on veut entrer dans un grand appartement parisien, comme le tien Caroline Sinz. Nous on veut entrer dans le chalet savoyard où t’es sûrement en train de passer tes vacances d’hiver, Caroline Sinz.
      Le reportage de Caroline Sinz a contrairement à ce qu’elle prétend, une orientation éminemment politique : cette orientation est raciste, elle est aussi sexiste puisqu’elle contribue à invisibiliser le système sexiste blanc, elle est islamophobe, et elle s’inscrit dans la lutte que mènent les classes moyennes supérieures blanches contre les classes populaires racisées.
      Le reportage de France 2 sur le PMU de Sevran est politique. Il s’inscrit dans la longue tradition (post)coloniale d’instrumentalisation de la cause des femmes non-blanches. Il faut donc le combattre politiquement.
      Femmes racisées, organisons-nous en tant que telles, politiquement.
      Fatima Ouassak - Réseau Classe/Genre/Race

    • Je ne ressent pas le besoin d’aller au bistrot non plus, pas plus que le besoin d’aller dans un sous marin ou dans l’armée ou la police et tout un tas d’endroits. Mais si tous ces endroits où je ne veux pas aller me sont interdits du fait que je suis une femme, je militerai pour que des femmes si elles veulent aller au bistrot, dans des sous marins, a l’armée ou dans la police, puissent le faire. Le fait que les femmes soient harceles dans les bistrots, dans la rue, sur leur lieu de travail et en fait partout est une réalité. Ce qui est raciste c’est de faire de ce harcelement une spécificité arabe-maghrébine-musulmane car ce n’est pas le cas.

    • Ce qui est raciste c’est, comme le dit Fatima Ouassak, de créer des luttes déconnectées des priorités des premières concernées. Je cite :

      Comme d’habitude, les imposteurs nous inventent des combats qui n’existent pas.

      Ce qui est raciste c’est aussi de lutter sans ces 1ères concernées.
      On ne libère personne par la contrainte et chaque femme est suffisamment autonome pour savoir quelles sont les actions qui la rendront plus libre. Et il n’est pas difficile de comprendre que l’enjeu est d’avoir accès aux lieux de pouvoir.

    • Les deux femmes du reportage ont l’air elles, de vouloir y allé dans les bars et elles ont l’aire d’être elles aussi des « premières concernées ».

      A Montreuil il y a eu une initiative similaire il y a quelques années, des femmes qui ont monté une asso et un label pour les bars qui voulaient bien leur faire accueil car elles se sentaient indésirables dans ces lieux elles aussi. Elles aussi premières concernées qui ne sont pas d’accord avec tes « premières concernées ». A lyon et à Lille il y a aussi des bars avec un label anti sexiste comme on disait plus haut. C’est bien qu’il y a aussi la bas des femmes premières concernées qui voudraient bien pouvoir allé boire un coup et se détendre sans se faire emmerdé par les hommes. Pourquoi réduire ca à un problème raciale ? C’est ce que fait Pernault et les politicien·ne·s racistes mais illes instrumentalise la question de l’accès à l’espace publique à des fins racistes. Ca s’appel du #fémonationalisme et il faut le dénoncé pour ce que c’est sans tombé dans l’invisibilisation des problèmes de genre.

      Prétendre que les premières concernées par le harcelement masculin dans les bars sont les femmes racisées est faux. Prétendre qu’aucune femme racisée n’a jamais envie d’allé au bistrot me semble faux aussi. Pourquoi aucune femme racisée ne voudrait aller profité d’un matche de foot en collectif avec des amies au bar du coin pendant que leur compagnon ou compagne fait sa part de travail domestique et parental au domicile ? Perso je ne croie pas que toute femme racisée est hostile à l’idée d’un moment de détente en terrasse d’un café avec des ami·e·s sans se faire traité de pute ou regarder de travers ou demander son 06 ou subir je ne sais quoi qu’inventent les hommes pour nous renvoyé au foyer.

      Perso je ne sort plus dans les bars parceque je ne supporte plus l’attitude de certains hommes dans ces lieux et la tolérance des autres à ces comportement au mieux qualifié de « lourds ». Si je sort quant même dans un bar je vais faire très attention à ma tenue et je serais de toute façon sur mes gardes ce qui me gache le plaisir. Je ne suis pas racisées. Et je pense être une « première concernée » moi aussi par l’accès aux lieux publiques dont les bars font partis.

      Et je ne comprend pas en quoi ca dérange des femmes qui ne veulent pas allé au bistrot, que d’autres s’organisent pour vouloir y allé. Aucune asso de femmes ne demande une obligation de bistrot pour toutes les femmes et pas plus pour les femmes racisées. Juste le droit d’y allé sans subir de harcèlement masculin pour celles qui ont envie si ca leur chantent qu’elles soient racisées ou pas.

      Enfin par rapport à l’autonomie de chaque femme pour se liberés seule, ca me semble très individualiste et dépolitisant. Si les femmes étaient autonome pour se libéré seul, à quoi bon être féministe et à quoi bon se réunir en collectif ? Chacune se libère dans son coin sur son petit problème perso selon ses envie et puis celles qui voudraient allé boire un coup au bistrot (ou sortit en mini jupe, ou porter un voile), n’ont qu’a se débrouilles seules avec leur autonomie pour encaissé les stigmates de la salope, le harcèlement et l’hostilité masculine. Le sexisme est un système on ne peu pas lutter contre un système seule avec son autonomie.
      La lutte collective c’est tout de même l’idée de se soutenir, même pour des trucs qu’on a pas envie de faire sois même. Par exemple, j’ai absolument pas envie de porter un voile moi même, et pourtant je suis pour que les femmes qui ont cet envie puisse le faire sans qu’on les emmerde et j’ai pas envie de porter de mini jupe non plus, mais je suis aussi pour que celles et ceux qui ont envie d’en porter une puissent le faire en paix tout autant.

    • Merci @aude_v

      Pour revenir a ces histoires de bistrot. C’est claire que le reportage de Pernault est raciste et j’ai pas vu que cet aspect était nié dans cette discussion. Par contre ce qui est dit c’est que ce problème d’accès aux lieux publiques (dont font partie les bars) existe réelement et qu’il est en lien avec la masculinité patriarcale.

      En 1999 le Fouquet’s avait interdit son accès aux femmes seules, soupçonnées d’être des prostituées. Pour moi c’est exactement la même chose qui se passe au Fouquet’s que dans les bars de Sevran.
      http://www.lexpress.fr/informations/les-bannies-du-fouquet-s_635690.html
      ici le communiqué des CDG de l’époque : https://chiennesdegarde.com/Action1999-FouquetsPubliq.html
      Il y a un article de l’Huma sur le sujet :
      http://www.humanite.fr/node/217232

      edit : Cet exemple du Fouquet’s montre que ce n’est pas plus un problème de classe que de race, contrairement à ce que je laissait entendre plus haut ( https://seenthis.net/messages/549828#message550478 ).

    • Voici le communiqué d’une asso de femmes qui milite sur ce sujet depuis 5 ans à Aubervillers.

      https://placeauxfemmes.wordpress.com
      « Pour la mixité dans l’espace public et les cafés d’Aubervilliers »

      Depuis deux semaines se succèdent des reportages télés ou articles de presse qui réduisent la lutte des femmes pour l’espace public à une lutte contre les hommes musulmans ou de culture musulmane.
      Nous sommes extrêmement choquées par cette vision des médias visant à stigmatiser de la façon la plus malsaine et nauséabonde une partie de la population française. Ce dérapage relève d’une parole raciste que nous n’acceptons pas.
      Nous ne pouvons tolérer que les problèmes que les femmes rencontrent quotidiennement soient résumés à une simple question culturelle et religieuse tant nous sommes souvent confrontées et à tous les échelons de la société à un machisme dont les racines se trouvent au cœur même des fondements patriarcaux et capitalistes de cette même société.
      L’inégalité de l’occupation de l’espace public par les femmes n’est malheureusement pas une particularité de la banlieue ou du 93. Des femmes de toute la France, de tout âge, de toute culture et de toute religion s’interdisent certaines parties de l’espace public à certaines heures, certains endroits, vers certains équipements culturels et sociaux. Soit elle n’est la bienvenue sur aucun trottoir, soit lorsqu’elle s’y trouve, elle risque d’être rappelée à sa condition de femme par des remarques et réflexions déplacées.
      C’est pour cela que Place aux femmes se réunit dans les cafés : ni contre telle ou telle culture, ni contre certains territoires où l’espace public est encore plus largement confisqué qu’ailleurs.
      Aubervilliers est traditionnellement une ville d’immigration d’hommes, souvent seuls, qui se retrouvent dans les innombrables cafés existants, car le café est un lieu chaleureux et convivial. Il est donc facile et inquiétant de voir se développer des attaques contre le 93 en exploitant les ficelles racistes bien connues.
      Le collectif « Place aux femmes » d’Aubervilliers utilise depuis maintenant 5 ans le café comme lieu symbolique de l’espace public d’où les femmes sont absentes. Il s’adresse autant aux hommes qui prennent possession de cet espace qu’aux femmes qui ne revendiquent pas leur place. Nos rencontres au café sont un acte militant qui interpelle toute la population.
      Nous appelons les femmes à occuper l’espace public partout où il leur est confisqué, dans les stades, dans la rue, en terrasse de cafés, à certaines heures du soir et de la nuit, etc. Les femmes connaissent cette mainmise partout. Elle existe avec des aspects différents dans tous les milieux sociaux et culturels, dans tous les lieux urbains et provinciaux, dans tous les mondes du travail, des usines aux banques, des traders aux PMU. Les lieux de domination masculine ne manquent pas.
      Tout en restant vigilantes par rapport aux agressions machistes, quels que soient leurs prétextes culturels, nous refusons les amalgames dangereux et continuons notre travail sur l’espace public, dans le respect de toutes les citoyennes et de tous les citoyens d’Aubervilliers.

    • Je vous rappelle quand même que cette vidéo a été postée sans aucun recul critique alors que son parti pris est clairement raciste. Si vous voulez traiter des problématiques d’accès des femmes à l’espace public faites le au moins avec un support intègre concernant les formes de discrimination qu’il peut induire par ailleurs, c’est quand même le minimum. Surtout vu le contexte de racisme hyper violent en ce moment. Parce que j’ai vraiment du mal à croire que c’est de la naïveté vu les grosses ficelles du discours islamophobe.
      Je suis sûre que sur n’importe quel autre sujet rien que le fait que les images soient de France2 et passent à un moment de grande écoute vous aurait alerté-e-s.
      Concernant les premières concernées je rappelle comme le dit Fatima Ouassak, que les deux femmes en questions font partie de la brigade des mères et militent au Printemps Républicain. Renseignez-vous sur ces mouvements ! On peut être arabes ou kabyles et islamophobes. D’ailleurs il y a une grande tradition de la part des instances de pouvoir à mettre en avant des femmes arabes pour faire passer des idées dégueulasses : je ne vous rappellerai pas Amara, Dati, Bougrab et toutes les autres. Les perspectives pour les femmes noires et arabes étant tellement bouchées professionnellement, il est facile de comprendre les avantages énoooooormes qu’elles vont récolter si elles s’opposent publiquement à leur communauté d’origine.
      Quant à Caroline Sinz, ce n’est ni une débutante ni une pigiste, c’est une journaliste bien en place donc ça va.

    • Petite précision par rapport à certaines réactions le « reportage » n’est pas de Pernault mais de

      Caroline Sinz, journaliste au service société de France 2 et auteure de l’enquête

      @Aude sur le local de Violette : je ne sais pas si ça marche ou pas, je ne fréquente pas ce lieu.
      Mais quand je lis qu’il faut

      sortir du modèle ou des femmes blanches avec du capital social ouvrent des lieux pour les mêmes.


      je ne suis pas sûre que ce soit mieux que des femmes blanches avec du capital social ouvrent des lieux pour les autres. Déjà « capital social » ça ne me plaît pas du tout comme expression. Et en plus ou bien tu fais un projet commun et il est commun dès la mise en œuvre du projet ou alors selon moi il vaut mieux que ce soit effectivement pour soi-même. Je l’ai déjà dit, je ne crois pas à la libération des femmes noires et arabes par les blanches, sinon on en arrive aux cérémonies de dévoilement en 58 à Alger ! De toute façon je ne crois pas à la libération de quiconque par des autres qui ne partagent pas les mêmes conditions sociales. La lutte collective n’est pertinente que par les premières concernées sinon on tombe dans le paternalisme ou matérialisme, au mieux.
      Mais je sais que Fatima Ouassak est venu faire un week-end d’atelier chez Violette sur le racisme vis à vis des femmes noires et arabes il y a peu de temps. Donc je suppose que les choses avancent.

    • Bon après j’arrête lol mais voilà un article sur un blog de Mediapart qui parle précisément des positions idéologiques du Printemps Républicain " « Printemps républicain » : le rappel à l’ordre de la bourgeoisie jacobine ".
      https://blogs.mediapart.fr/philippe-marliere/blog/080416/printemps-republicain-le-rappel-l-ordre-de-la-bourgeoisie-jacobine
      Très intéressant : il n’y a que du beau monde. Même Caroline Fourest trouve les positions trop extrémistes c’est dire.
      On y évoque aussi une de nos protagonistes

      Nadia Remadna, présidente de l’association « La brigade des mères », décrit des « banlieues islamisées et arabisées ».

      Sympa tout ça non ?

    • Je pense être assez claire dans mes propos pour que les personnes concernées par les positions que je dénonce se reconnaissent. De toute façon je ne suis pas là pour donner des bons ou des mauvais points. Quant au lieu chez Violette je ne l’ai pas critiqué en tant que tel mais juste la façon dont il était présenté. Je n’aurais pas la malhonnêteté intellectuelle de critiquer un lieu que je ne fréquente pas. J’ai même dit que des ateliers intéressants semblaient y avoir eu lieu. Et non seulement ce n’est pas un problème de faire les choses pour soi même mais c’est justement ce qu’il faut faire avant tout. Donc si les meufs ont ouvert un truc pour elles c’est bien c’est tout, du moment qu’elles ne se mettent pas en tête d’avoir une mission de sauvetage de femmes qui ne leur ont rien demandé. Et c’est ce qui fait qu’une initiative réussit : quand elle est faite avec sincérité et sans intention cachée.
      Bon après je vais arrêter de me justifier sous prétexte que certaines personnes sont vexées en lisant ce que j’écris ou la façon dont je l’écris.

    • Je pense qu’il est intéressant de mettre le lien vers l’article du Bondy blog
      http://www.bondyblog.fr/201703101815/bar-pmu-de-sevran-la-contre-enquete-du-bondy-blog
      qui a voulu revenir sur cette histoire et a complètement déconstruit les accusations faites par les deux femmes membres de la brigade des mères. L’article est très complet. À noter, le propriétaire du PMU subit des insultes et baisse de sa clientèle et a décidé de porter plainte contre France 2.

  • Xavier Mathieu au Grand Journal : “J’ai été pacifiste toute ma vie. Mais je n’y crois plus”

    L’ancien délégué syndical de la CGT de Continental à Clairoix, devenu comédien, Xavier Mathieu, était l’invité du Grand Journal de Canal + ce 12 octobre, pour débattre de la situation à Air France, et des fameuses chemises arrachées à deux dirigeants de l’entreprise.

    Passablement énervé par la manière dont le sujet a été traité en général dans les médias, selon lui systématiquement en défaveur des salariés licenciés – qualifiés de “voyous” par Manuel Valls -, il a tenu à rendre “hommage à la classe ouvrière”.

    Interrogé sur l’usage de la violence par les salariés, il affirme : “J’ai été un pacifiste toute ma vie. Mais malheureusement je n’y crois plus. […] L es puissants n’ont peur que de la violence”. Et rappelle que la violence du capital sur le monde du travail existe aussi bel et bien : “Cinq Contis se sont suicidés [suite aux licenciements dans l’usine de Clairoix dans le cadre d’une délocalisation, ndlr]. C’est quoi ça, c’est rien ?”

    A 11 minutes 55, il conclut, en référence aux propos de Maïtena Biranen concernant le FN : “C’est un autre discours de vérité”.

    http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/xavier-mathieu-au-grand-journal-jai-ete-un-pacifiste-toute-ma-vie-mais-j

    J’ai pas compris la référence au FN dans l’article.

    • L’animatrice avait dit que le FN disait « un discours de vérité » dans une émission précédente. Ce qui a entraîné un grand débat dans les médias industriel, pour être sur de bien comprendre ce qu’elle entendais par la.
      Il lui ressert donc ironiquement ces mots, pour son discours différent.

  • L’humour de Marine Le Pen enfin dévoilé au « Grand Journal » de Canal+
    http://television.telerama.fr/television/l-humour-de-marine-le-pen-enfin-devoile-par-canal,131255.php

    uelle cruelle dérision ! Quelle brillante ironie ! Mercredi soir, au Grand Journal de Canal+, Cyrille Eldin a dynamité l’image policée qu’entend se donner le Front national de Marine Le Pen. En visite à l’université d’été du FN, à Marseille, l’intervieweur déjanté a ridiculisé tout l’état-major du parti avec ses questions absurdes et ses remarques nonsensiques. Source : Ma vie au poste

  • Jeannette Bougrab était la compagne de Charb ?!!!!
    http://www.jeanmarcmorandini.com/article-331153-l-emotion-sur-bfm-tv-de-jeannette-bougrab-compagne

    Extraits de la notice wikipedia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeannette_Bougrab

    Jeannette Bougrab, maître des requêtes au Conseil d’État, membre de l’UMP. Elle a été présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) du 16 avril 2010 au 14 novembre 2010, date à laquelle elle est nommée au secrétariat d’État à la Jeunesse et à la Vie associative dans le gouvernement de François Fillon. En 2013, elle est chroniqueuse dans le Grand Journal de Canal+, présenté par Antoine de Caunes. Elle est aussi membre du conseil d’administration de l’Institut du monde arabe, du Conseil d’analyse de la société et du Conseil d’orientation et de réflexion de l’assurance (Cora) dépendant de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA). Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, elle est candidate investie par l’UMP dans la 18e circonscription de Paris (Barbès, porte de Clignancourt, une partie des Grandes Carrières, Montmartre) face au député socialiste sortant, Christophe Caresche. À l’issue d’une campagne violente, distancée lors du premier tour malgré le soutien de personnalités comme David Douillet, Luc Ferry et Alexandre Adler, elle perd au soir du second tour avec 36,71 % des voix contre 63,29 % pour Christophe Caresche, réalisant le plus bas score jusqu’alors enregistré dans la circonscription pour une élection législative, nettement en dessous de celui réalisé par Xavier Chinaud lors de la législative de 2002 avec 42,63 %9, et par ailleurs, le second plus bas score de la droite à Paris lors de scrutin. Décrite dans les médias comme proche de Claude Guéant et d’Alain Juppé. Elle se réclame de la droite, se déclare partisane du gaullisme social.

    A la HALDE : elle est, en interne, contestée par des salariés, qui lui reprochent « un management brutal et irrespectueux » et désavouée par certains de ses services qui défendent, contre sa volonté, une salariée de la crèche Baby-Loup licenciée pour avoir porté un voile. En juin 2010, elle est mise en difficulté par Le Canard enchaîné qui l’accuse d’avoir obtenu le doublement de son indemnité de présidente de la HALDE (passant de 6 900 à 14 000 euros mensuels), affirmation qu’elle récuse et contre laquelle elle porte plainte pour diffamation : Jeannette Bougrab est finalement déboutée en mai 2011, le tribunal correctionnel de Paris estimant que l’enquête menée par le journal était sérieuse et les chiffres avancés étaient « tout sauf fantaisistes ».

    Elle était la compagne de Charb...

    #Charb #Charlie_Hebdo #Jeannette_Bougrab #HALDE

  • Nabilla et les idiots inutiles
    http://aumilieudumondeblog.wordpress.com/2013/04/12/nabilla-et-les-idiots-inutiles

    Hier soir, j’ai maté le replay du Grand Journal de Canal+.(...)
    Poussé par une curiosité malsaine, je n’ai pas avancé la vidéo jusqu’à la prestation du groupe parce que la fameuse Nabilla des Anges de la Télé Réalité était invitée. J’ai donc assisté à un moment de télévision très curieux et vaguement dérangeant.

    #medias #vacuité #infotainment

    • Oui, l’époque a changé, nous vivons dans une société où les starlettes siliconées de realtv sont plus lucides et compétentes dans ce qu’elles font (« divertir », un mot prononcé par Nabilla elle même hier soir) que les prétendus journalistes et animateurs institutionnels

    • Je ne regarde jamais cette émission et paf, je la vois au zapping et je sens tout de suite que cette nana est l’invitée d’honneur du dîner de cons et qu’elle ne s’en rend pas compte et que tous les autres se sentent très supérieurs grâce à cette situation.
      Je n’ai pas trouvé ça vaguement dérangeant, mais vraiment à gerber. Parce que la vague médiatique étant ce qu’elle est, cette nana finira quand même par comprendre et je sens bien que parce qu’elle est ce qu’elle est, personne n’en a rien à foutre de ce qu’elle va bien pouvoir ressentir à ce moment-là.

      Il m’arrive souvent d’avoir des moments pas très brillants dans ma vie, mais heureusement, ces moments n’ont ni audience, ni mémoire... parce que devoir se les traîner ensuite... putain !

    • L’article dit surtout que le ridicule inonde la vacuité des animateurs de l’émission. Nabilla, elle fait son truc, certes aussi vide, mais en toute conscience. Finallement, quand on regarde la séquence (ce que j’ai fait suite à la lecture de l’article), le diner de con se renverse. Par exemple quand un des animateurs offre un livre sur les mots qui n’existent pas à tout le monde sur le plateau. N. lui réponds en gros, je suis jeune, je fais des fautes de français, je suis ultra spontanée, mais de un, j’y travaille pour être un chouillat plus crédible vu mes ambitions et de deux, les gars, c’est ma marque de fabrique, d’ailleurs, j’ai déposé allo quoi, si une marque veut l’utiliser, ça va alimenter mon compte en banque.

  • Inversion des rôles :
    le procureur (#Plénel) plus coupable que le prévenu (#Cahuzac), car le prévenu, fort de la présomption d’innocence, apparait comme une victime potentielle d’une injustice, tandis que le procureur montre sa méchanceté d’accusateur acharné ?
    C’est ce que laisse sous-entendre les propos ci-après : si le procureur se trompe (dans le cadre de sa fonction), il devra encourir une peine symétrique à celle que le prévenu doit accomplir dans le cadre de son délit. Ou comment rendre équivalent une erreur d’appréciation (même guidée par la malveillance) et un acte d’escroquerie (même réalisé sans malveillance apparente)
    (faut il rappeler qu’une dissimulation fiscale est une escroquerie envers l’Etat, et donc un acte d’escroquerie envers chaque citoyen(ne) ).

    Voilà un exemple où l’émotion prend le pas sur la raison.

    Hier, 20 mars, jour du printemps, à l’occasion de la démission de Jérôme Cahuzac de son poste de ministre du Budget, Edwy Plenel était l’invité du Grand Journal de Canal+ en tant que « tombeur » du responsable politique. Le chroniqueur Bruno Donnet avait choisi comme « petit mot » celui de « responsabilité ». Il lui demanda, Cahuzac ayant pris ses responsabilités en quittant son poste, si, dans l’hypothèse où l’instruction se soldait par un non-lieu, lui, Edwy Plenel, prendrait aussi ses responsabilités... en démissionnant.

    Pour les médias, pour la télévision, seule la victime est un « bon client ». Cela conduit à sacraliser la parole de la victime, à la sanctuariser. Cela tend à déséquilibrer naturellement la balance de la justice. On l’a vu avec la parole de l’enfant dans l’affaire d’Outreau et avec celle de la femme dans l’affaire DSK. Qui était la victime, hier soir, dans le cas de Cahuzac. Pour Edwy Plenel, c’était nous tous, le peuple, la démocratie, et lui, le journaliste, en était le porte-parole. Il était supposé incarner la parole de la victime. C’est peut-être ça qui a jeté un froid : on n’a pas envie, dans cette affaire, d’être considérés comme des victimes et quand bien même ce serait le cas, personne n’a envie de s’exprimer par la voix d’Edwy Plenel, même s’il devait être un jour démontré que, par l’exercice de son métier difficile, il aura joué un rôle dans la sauvegarde de notre démocratie.

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/nathalie-rheims/cahuzac-la-presomption-d-innocence-et-la-tele-21-03-2013-1643705_1452.php

    Je tique là dessus
    « on n’a pas envie, dans cette affaire, d’être considérés comme des victimes »
    Pourquoi ? Parce que l’on pratique tous la dissimulation fiscale et par conséquent cela signifie que si il y a victimes cela fait de nous des coupables ?
    Ou simple rejet de l’autorité judiciaire , de l’inquisition d’un procureur ? d’un délateur ?

    ça mériterait une bonne psychanalyse collective cette histoire...

  • J’ai toujours trouvé un peu cruel le choix de telle ou telle actrice/chanteuse qui vient de passer la quarantaine pour illustrer la couverture du numéro spécial « Bien vieillir », « Assumer son âge », « Les produits anti-rides »…

    Je me demandais donc qui illustrait la couverture du numéro spécial « La pipe, ciment du couple ! » du magazine Elle…

    Tiens, tiens, au fait, Bar Refaeli en couverture d’un magazine féminin spécial-sucette (également titré « Elle rend fou Sarkozy »), ça me rappelle ceci (décembre 2009) :
    http://seenthis.net/messages/539

    The idea to feature Refaeli on the magazine’s cover reportedly came from none other than French president Nicolas Sarkozy, who wanted to promote French tourism to Israel.

    et d’ailleurs :
    http://www.voici.fr/news-people/actu-people/nicolas-sarkozy-aurait-exige-une-faveur-sexuelle-d-une-elue-455891

    Invitée sur le plateau du Grand Journal de Canal + hier soir, la directrice de cabinet de Patrick Devedjian a balancé que Nicolas Sarkozy aurait demandé une fellation à une élue.

    Hum… ça donne à réfléchir… (comment ça, non ?).

    Bon, alors si après le pink-washing, les Israéliens se mettent au fellatio-washing, je ne vois pas comment on va pouvoir résister.

    • Je viens à l’instant de me souvenir que, lors de sa très récente visite en Égypte, Hillary Clinton a été accueillie par une foule hostile dénonçant son parti-pris sioniste, qui lui a jeté des chaussures aux cris de « Monica ! Monica ! ».

      Oh… Mon… Dieu… ! Tout cela devient affreusement cohérent !

      #on_nous_cache_tout_on_nous_dit_rien

  • Boris Boillon ❤ Kadhafi
    http://www.lepost.fr/article/2011/02/21/2413092_quand-notre-sarkoboy-ambassadeur-de-france-en-tunisie-defendait-kadha

    C’était en novembre 2010, au Grand Journal de Canal+, et [Boris Boillon] était alors ambassadeur de France en Irak :

    « Kadhafi a été un terroriste, il ne l’est plus, il a fait son autocritique. (...) Dans sa vie on fait tous des erreurs et on a tous droit au rachat ».

    http://www.dailymotion.com/video/k32MzunYJvBIOA1WLAJ