company:guardian

  • Lettre ouverte dans le Guardian de plus de 100 artistes et personnalités, pour protester contre le choix du Open Source Festival de Düsseldorf, en Allemagne (encore une fois !), de retirer de l’affiche le rappeur Talib Kweli pour ses opinions pro palestiniennes :

    Le retrait de Talib Kweli de la programmation du festival fait partie de la tendance à la censure anti-palestinienne
    Lettre ouverte de plus de 100 artistes et personnalités, dont Peter Gabriel, Naomi Klein, Judith Butler, Eve Ensler, Reem Kelani, Tariq Ali, Avi Mograbi, Eyal Sivan, Eyal Weizman, Danielle Alma Ravitzki, Aki Kaurismäki, Mike Leigh, Ken Loach, Brian Eno, Roger Waters, Robert Wyatt, Tom Morello, Thurston Moore, Boots Riley, Mark Ruffalo, Patrisse Cullors, Marc Lamont Hill, Ali Shaheed Muhammad du groupe A Tribe Called Quest, Ben UFO, The Black Madonna, The Guardian, le 2 juillet 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/07/03/le-retrait-de-talib-kweli-de-la-programmation-du-festival-fait-

    #Palestine #Allemagne #UK #Censure #Rap #Talib_Kweli #BDS #Boycott_culturel

  • L’argent de la #drogue a sauvé les #banques pendant la #crise mondiale | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/270717/l-argent-de-la-drogue-sauve-les-banques-pendant-la-crise-mondiale

    Source : Rajeev Syal, The #Guardian, 13-12-2009

    On pense maintenant que les gangs tirent la plupart de leurs bénéfices du trafic de drogues, estimés à 352 milliards de livres, selon l’#ONU. Ils gardent habituellement leurs recettes en argent liquide ou les déplacent à l’étranger pour les cacher aux autorités. Il est entendu que les preuves que de l’argent de la drogue s’est écoulé dans les banques proviennent de responsables en Grande-Bretagne, en Suisse, en Italie et aux États-Unis.

    Les banquiers britanniques voudraient voir les preuves dont dispose Costa pour soutenir ses allégations. Comme un porte-parole de l’Association des Banquiers britanniques l’a déclaré : « Nous n’avons pris part à aucun dialogue réglementaire qui appuierait une théorie de ce genre. Il était clair qu’il y avait un manque de liquidités dans le système et dans une large mesure,il a été comblé par l’intervention des banques centrales ».

  • La surveillance, stade suprême du capitalisme ?
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/14/la-surveillance-stade-supreme-du-capitalisme_5476001_3232.html

    Bientôt un autre regard critique sur le concept de capitalisme de surveillance : parution à l’automne du livre de Christophe Masutti qui fait l’archéologie du concept et replonge dans l’évolution sur cinquante ans du traçage informatisé. Chez C&F éditions, évidemment ;-)

    Depuis vingt ans, un capitalisme mutant mené par les géants du Web s’immisce dans nos relations sociales et tente de modifier nos comportements, analyse l’universitaire américaine Shoshana Zuboff dans son dernier ouvrage. Mais son concept de « capitalisme de surveillance » ne fait pas l’unanimité.

    Shoshana Zuboff a été l’une des premières à analyser la manière dont l’informatique transformait le monde du travail. Cette pionnière dans l’étude détaillée des bouleversements du management s’est félicitée, au départ, de l’arrivée de « travailleurs du savoir ». Elle a perçu très tôt que l’extension d’Internet et la généralisation des ordinateurs personnels permettraient de fonder une « économie nouvelle » capable de répondre aux besoins des individus et de renforcer le pouvoir des consommateurs.

    Puis elle a été terriblement déçue. En janvier, Shoshana Zuboff a résumé ses craintes dans The Age of Capitalism Surveillance (Public Affairs, non traduit).

    La presse anglo-saxonne, du libéral Wall Street Journal au très à gauche The Nation, du Guardian à la New York Review of Books, mais aussi l’anticapitaliste Naomi Klein et le professeur de communication Joseph Turow, ont salué ce livre comme un essai majeur.
    « Chef-d’œuvre d’horreur »

    Le titre, « L’Age du capitalisme de surveillance », en annonce le concept : en vingt ans, « sans notre consentement significatif », un capitalisme mutant mené par les géants du Web – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (Gafam) – s’est immiscé dans nos relations sociales et introduit dans nos maisons – « de la bouteille de vodka intelligente au thermomètre rectal », résume Shoshana Zuboff.

    Un de ses concepts centraux est, assure l’universitaire dans son essai, la notion de « surplus de comportement » : les Gafam, mais aussi les opérateurs de téléphonie comme AT&T ou les sociétés de l’Internet des objets et de la « smart city », ne se contentent pas de collecter les données d’usage et de service : ils intègrent dans les pages en réseaux et dans les machines intelligentes des dispositifs d’espionnage invisible. Ils repèrent ainsi, grâce aux algorithmes, nos habitudes les plus intimes. Ils reconnaissent nos voix et nos visages, décryptent nos émotions et étudient leur diffusion grâce à l’« affective computing » afin de capter « la totalité de l’expérience humaine en tant que matière première gratuite ».

    Ces masses de données comportementales sont revendues comme des « produits de prévision » extrêmement lucratifs. « Vous n’êtes pas le produit, résume Shoshana Zuboff, vous êtes la carcasse abandonnée de l’éléphant traqué par des braconniers ! »
    « Un contrat faustien »

    La logique de cette traque mène à ce qu’elle appelle l’« instrumentarianism » (« l’instrumentalisation ») : la capacité de modeler les comportements en vue d’obtenir « des résultats rentables », voire d’« automatiser » les conduites.

    « Il est devenu difficile d’échapper à ce projet de marché dont les tentacules s’étendent des innocents joueurs de Pokémon Go dirigés vers les bars et les magasins qui paient pour les attirer à l’impitoyable exploitation des profils Facebook à des fins d’orientation de comportement individuel » – et ce « en cliquant oui à l’achat de nouvelles chaussures de sport proposé après votre jogging du dimanche matin », ou en ciblant « votre vote de fin de semaine », comme on l’a vu pendant l’affaire Cambridge Analytica, la société de conseil dont le slogan proclame « Data drives all we do » (« Les données déterminent tout ce que nous faisons »). « Ils veulent notre âme, conclut Shoshana Zuboff. Nous avons signé avec eux un contrat faustien. »

    Depuis sa sortie, « L’Age du capitalisme de surveillance » reçoit une volée de critiques. Dans The Nation, Katie Fitzpatrick, professeure de pédagogie à l’Université d’Auckland, estime que le « sombre constat » de Shoshana Zuboff est justifié mais qu’elle « échoue dans son analyse politique » car elle est aveuglée par la confiance qu’elle accorde aux capacités démocratiques du libéralisme. « Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle théorie politique alarmiste pour comprendre ce qui se passe », conclut-elle.

    Pour le spécialiste du numérique Evgeny Morozov, auteur du Mirage numérique (Les Prairies ordinaires, 2015), l’analyse de Shoshana Zuboff, qui est d’autant plus dérangeante qu’elle a travaillé pour « deux bastions du techno-optimisme », Fast Company et BusinessWeek, insiste trop sur la surveillance et pas assez sur le capitalisme : « En considérant le capitalisme de surveillance comme notre nouveau Léviathan invisible, elle rate la manière dont le pouvoir fonctionne depuis plusieurs siècles : le Léviathan invisible est avec nous depuis longtemps. »

    #Capitalisme_surveillance #Shoshana_Zuboff

  • Does the news reflect what we die from?

    The major standout here – I had to break the scale on the y-axis since it’s several orders of magnitude higher than everything else – is terrorism: it is overrepresented in the news by almost a factor of 4000.

    Homicides are also very overrepresented in the news, by a factor of 31. The most underrepresented in the media are kidney disease (11-fold), heart disease (10-fold), and, perhaps surprisingly, drug overdoses (7-fold). Stroke and diabetes are the two causes most accurately represented.

    https://ourworldindata.org/does-the-news-reflect-what-we-die-from
    #data #visualization #media

  • Reconnaissance faciale et pornographie : la dystopie en embuscade
    https://www.konbini.com/fr/techetinnovation/reconnaissance-faciale-et-pornographie-la-dystopie-en-embuscade

    Demain, le « World Wide Face »

    Ce qui importe, dans cette histoire, n’est pas tant que ce programmeur anonyme et son algorithme soient réels ou non. Ce qui importe, c’est qu’aujourd’hui, la démocratisation des algorithmes de machine learning (particulièrement dans le domaine de la reconnaissance faciale), l’augmentation de la puissance des processeurs, la chute du coût de la mémoire et les incommensurables volumes de données personnelles que nous dispersons à chaque minute passée en ligne permettent théoriquement à une petite équipe, dotée de quelques connaissances en programmation, de développer un tel système en quelques mois, depuis une chambre. L’idée qu’un type développe dans son coin un système aussi nuisible est plausible (un service similaire existe déjà d’ailleurs, au moins).

    En 2016, déjà, le Guardian s’inquiétait du succès d’une application mobile de reconnaissance faciale russe, FindFace, qui annonçait « la fin de l’anonymat public ». Depuis, d’autres algorithmes sont disponibles. Plus puissants, mieux entraînés. Face à ce constat, la seule chose raisonnable à faire serait de sortir la tête du guidon de l’innovation et de réfléchir. Réfléchir sur la montée en gamme de la biométrie et la reconnaissance faciale massive automatisée et ce qu’elle signifie pour la vie privée, l’anonymat et le consentement. Sur son invasion lente mais progressive de tous les secteurs de notre vie, du trottoir à l’aéroport en passant par la salle de classe. Sur la création, ici et là, de réservoirs à données biométriques géants, malgré les risques de sécurité que la centralisation de données sensibles implique.

    Il faut tenter d’anticiper, comme l’a magistralement fait Olivier Ertzscheid (auteur du blog affordance.info) le 3 juin, les scénarios catastrophe d’une société où le visage s’installe au centre des processus régaliens (police et justice, notamment) en même temps qu’il devient monnaie d’échange et de spéculation au sein du capitalisme de surveillance. « Bienvenue dans le World Wide Face », écrit Ertzscheid, ce nouveau paradigme biométrique qui nous ferait regretter le bon vieux temps des données impersonnelles.

    Rappelons quelques évidences. La reconnaissance faciale, outil statistique, génère des faux positifs à la chaîne (au Royaume-Uni, on frôle les 100 % d’erreur pendant les tests). La reconnaissance faciale, parfois entraînée sur des données biaisées, discrimine des populations déjà marginalisées (on se souviendra que les systèmes de Google avaient pour péché mignon, courant 2015, de confondre les Noirs avec des gorilles). Parfaite, elle serait implacable ; imparfaite, heureusement, elle n’est que terrifiante.

    Imaginez les conséquences d’un faux positif de l’algorithme d’identification d’actrices porno pour une femme lambda, qui ressemblerait un peu trop à l’une d’elles aux yeux des machines. Imaginez son compte Facebook ou Instagram lié par la myopie algorithmique à un profil Pornhub. Rappelez-vous qu’on ne négocie pas avec une fonction mathématique, même si celle-ci vous pourrit la vie par erreur. « Toute identification, martèle Ertzscheid, est d’abord une désignation. » Et toute désignation porte en soi la promesse de la stigmatisation. Que vous soyez identifié correctement ou pas importe peu, une fois que le sceau est apposé.

    Vendue comme utopie d’une police incontestable (car forcément neutre, transparente et dépassionnée), la reconnaissance faciale automatisée n’est rien de tout cela. Elle est un outil au service d’un projet politique obsédé par la surveillance, le suivi, le triage. Elle n’a rien d’inévitable, encore moins d’urgent (la mairie de San Francisco vient tout simplement de l’interdire) dès lors que l’on s’intéresse davantage à ses dérives qu’à ses bénéfices. La tête dans le guidon du progrès technique, nous risquerions de ne pas voir venir le précipice.

    #Reconnaissance_faciale #Porno #Culture_du_viol #Revenge_porn #Programmeurs_tarés

  • #impressionnant

    Ben Norton sur Twitter : “This graph is interesting in many ways. But notice something even more insidious about it: It shows that the NY Times and Guardian cover the same things in the same proportions! Those columns are identical! The corporate media is a carefully managed apparatus of social control.” / Twitter
    https://twitter.com/BenjaminNorton/status/1134478565725151233

    #MSM #couverture #identique #fabrique_du_consentement #controle_social
    #statistiques

  • Susan Sontag, véritable auteure du livre phare de son mari
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/susan-sontag-veritable-auteure-du-livre-phare-de-son-mari/94876

    Benjamin Moser, l’auteur de cette nouvelle biographie, ne se contente pas de vagues suppositions. D’après le Guardian, il a mené une enquête très fouillée pour établir les faits avec certitude. En effet, il a obtenu un accès privilégié aux archives de l’auteure entreposées à UCLA, y compris des pièces qui ne seront pas accessibles au public avant plusieurs années. Par ailleurs, il s’est entretenu avec des personnes de l’entourage proche de Susan Sontag.

    Résultat des courses, Moser est certain que c’est Susan Sontag qui a rédigé le livre, en plus de l’important travail de recherche qu’elle a mené pour en constituer le contenu. « Susan passait toutes ses après-midi à tout écrire à partir de rien », explique Minda Rae Amiran, une amie de l’intellectuelle. Plusieurs éléments de sa correspondance permettent également d’affirmer qu’elle est l’auteure du livre de son mari.

    Un cas d’école d’effet Matilda (le fait de minimiser la contribution de femmes scientifiques à la recherche) appliqué à la littérature. L’auteur de la biographie lui-même reconnaît que s’il connaissait la rumeur qui faisait de Sontag la véritable auteure du livre, il avait quelques doutes, notamment étant donné l’âge de Sontag à l’époque. En effet, elle a épousé Rieff en 1950, à l’âge de 17 ans ; l’ouvrage sur Freud est quant à lui paru en 1959, quand elle n’avait donc que 26 ans.

    Et, lors de sa parution, le Guardian de l’époque parlait d’un « évènement à célébrer… un livre véritablement brillant sur l’importance culturelle de Freud… une contribution aux sciences humaines dont la valeur sera permanente » ! Clairement, on a vu critique plus acerbe…

    Étudiante brillante et précoce (elle termine le lycée à 15 ans avant d’intégrer les rangs de l’université), Susan Sontag a donc écrit le livre qui allait lancer la carrière de son mari… Pourquoi la vérité est-elle restée cachée ? C’est là que l’on bascule de l’injuste au tragique.

    Selon Moser, c’est au moment de son divorce que Susan Sontag a promis à Rieff d’abandonner ses droits légitimes à se revendiquer publiquement comme l’auteure de l’ouvrage. En échange de quoi, il aurait laissé la garde de leur fils à son ex-épouse.

    C’est à se demandé si un seul homme à écrit lui même l’œuvre qui lui est attribué.
    Benjamin Moser est-il marié ?

    #invisibilisation #femmes #hétérosexualité #couple #amour #haine #domination #spoliation #chantage #grand_homme

  • Il faudrait travailler seulement 9h par semaine pour contrer le réchauffement climatique
    https://www.cnews.fr/monde/2019-05-22/il-faudrait-travailler-seulement-9h-par-semaine-pour-contrer-le-rechauffement

    Selon une étude britannique, les citoyens européens devraient drastiquement réduire leur temps de travail pour limiter le réchauffement climatique.

    Au rythme actuel des émissions carbone, il faudrait en effet que les Britanniques travaillent seulement 9 heures par semaine pour maintenir le pays sous le seuil critique de 2°C de réchauffement climatique, a établi le thinktank britannique Autonomy, cité par le Guardian.

    Selon les projections de ce dernier - basées sur les chiffres des émissions de gaz à effet de serre - des réductions de temps de travail similaires seraient nécessaires en Suède et en Allemagne.

    Cette étude démontre ainsi la nécessité d’inclure la réduction du temps de travail dans la lutte contre le réchauffement climatique, résume Will Stronge, directeur d’Autonomy. « Une semaine de travail plus courte est non seulement viable (grâce aux progrès technologiques) mais également essentielle » pour la planète, souligne-t-il encore.

  • Facebook a ouvert une cellule de crise en vue des élections européennes
    https://www.numerama.com/politique/510844-facebook-a-ouvert-une-cellule-de-crise-en-vue-des-elections-europee

    Facebook a ouvert une cellule de crise, quelques semaines avant le début des élections pour le Parlement européen. Elle vise à lutter contre la désinformation et les tentatives d’ingérence. Facebook se sait attendu au tournant. Quelques semaines avant le début des élections du Parlement européen, qui auront lieu le 26 mai, le réseau social a créé une cellule de crise. Elle est dédiée à la lutte contre les fausses informations et l’ingérence politique, ont rapporté le New York Times et le Guardian dimanche (...)

    #Facebook #Twitter #algorithme #manipulation #élections #publicité #filtrage

    ##publicité
    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/04/vote.jpg

  • La Floride autorise le port d’#arme des #enseignants en classe
    https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-la-floride-autorise-le-port-darme-des-enseignants-

    En plus de leurs stylos, les enseignants de Floride peuvent désormais porter des armes à feu. C’est le résultat du vote des législateurs de l’État mercredi 1er mai, rapporte CBS Miami.

    Le texte fait suite au lancement du programme Guardian, mis en place après la tuerie de Parkland le 14 février 2018. Si ce programme “autorise certains membres du personnel des écoles à porter une arme à feu”, il ne concerne pas les enseignants, explique NBC.

    Le projet de loi, adopté avec le soutien des républicains, va donc plus loin, commente le Wall Street Journal, en autorisant les conseils d’administration des établissements à décider de l’extension ou non du programme Guardian.

    #sécurité

  • 1969, de Gaulle
    http://www.dedefensa.org/article/1969-de-gaulle

    1969, de Gaulle

    Ce commentaire marquant l’anniversaire d’un demi-siècle du départ de la vie politique du général de Gaulle, un an avant sa mort, vaut aussi bien sinon bien plus par son sens profond que par la description qu’il nous donne. Neil Clark est un journaliste britannique indépendant qui a collaboré à nombre de journaux prestigieux britanniques et US (Guardian, Daily Express, Daily Telegraph, New Statesman, The Spectator, The American Conservative), tout en marquant nettement des positions très critiques de l’establishment, antiguerre, etc. Clark est aussi un collaborateur de RT.com, d’où est extrait ce texte.

    L’appréciation de fond que l’on peut faire du commentaire de Clark est qu’il exprime les regrets de l’absence de cet homme politique que fut de Gaulle, jusqu’à en faire le grand homme (...)

    • 50 ans plus tard, de Gaulle nous manque

      Le président français Charles de Gaulle a démissionné il y a 50 ans cette semaine, après que ses propositions de réforme constitutionnelle aient été rejetées lors d’un référendum national. Dieu sait ce que nous pourrions faire avec un leader comme “le Général” aujourd’hui !

      « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi. » Ainsi se terminait, le 28 avril 1969, la décennie la plus réussie de l’histoire moderne de la France.

      Charles de Gaulle était sorti de sa retraite en 1958 pour tenter de sauver son pays pour la troisième fois. Il avait combattu dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale. Il avait dirigé les Français libres anti-Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis, à 67 ans, il revenait au pouvoir pour résoudre la grave crise de confiance qui marquait le fin de la IVe République.

      Généralement considéré comme une figure conservatrice, économiquement de Gaulle était un homme de gauche. Il croyait en une économie dirigiste avec un haut niveau de propriété publique. Il ne s’était pas incliné devant les banquiers et le capital financier international. « C’était un homme qui ne se souciait pas de ceux qui possédaient de la richesse ; il méprisait la bourgeoisie et détestait le capitalisme », observa son biographe français Jean Lacouture.

      Les années de la présidence de Gaulle (1959-1969) sont aujourd’hui commémorées avec beaucoup d’affection en France et ce n’est guère surprenant. C’était une période d’optimisme considérable. Les projets d’ingénierie et d’infrastructure étaient ambitieux. De nouvelles autoroutes furent construites. Un programme spatial fut élaboré. En mars 1969, un mois avant le départ de De Gaulle, le Concorde, premier avion de ligne supersonique au monde, projet commun de la France et de la Grande-Bretagne, effectuait son premier vol d’essai.

      En 1962, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait salué "l’extraordinaire vitalité" de l’économie française. En 1964, la croissance du PIB français était de 6,4 %. Au troisième trimestre de 1968, il atteignit un sommet historique de huit pour cent. Comparez ce chiffre à celui de 0,3 pour cent de croissance au quatrième trimestre de 2018. De Gaulle a combiné des politiques économiques de gauche avec un conservatisme social modéré, un mélange de gauche et de droite gagnant avec les électeurs parce que c’est là que se trouve le véritable centre de l’opinion publique.

      Tout cela est aujourd’hui oublié par les politiciens de droite qui embrassent le néolibéralisme financier favorable au capital, même s’il corrode la société et crée d’énormes inégalités, et par ceux de gauche qui croient que la politique communautaire, le libéralisme social et un “politiquement-correct” excessif l’emportent sur toutes les autres préoccupations. C’est l’absence de “gaullisme” dans les options disponibles qui explique la montée de l’extrême droite. Quand de Gaulle était là, ces groupes étaient marginalisés. Jean-Louis Tixier-Vignancour, par exemple, précurseur de Jean-Marie Le Pen (qui était en fait l’un de ses directeurs de campagne), n’avait obtenu que 5,2 % au premier tour des élections présidentielles de 1965, contre 44,65 % pour de Gaulle.

      Le général était un patriote, mais il était aussi un anti-impérialiste. Il avait mis fin à la guerre d’Algérie et décolonisé. Il avait retiré son pays du commandement militaire de l’OTAN. Il avait vivement critiqué l’implication des États-Unis dans la guerre du Vietnam, dénonçant « le bombardement d’un petit peuple par un très grand pays ». Il a été l’un des premiers, sinon le premier dirigeant occidental à critiquer le traitement réservé par Israël aux Palestiniens. Il soutenait la détente avec l’Union soviétique, parlant en 1966 d’une « nouvelle alliance de la France et de la Russie », et croyait en une Europe des États-nations qui s’étendait jusqu’à l’Oural. Il bloqua à deux reprises l’entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE, non pas parce qu’il était anti-britannique, mais parce qu’il craignait que le fait d’autoriser l’entrée du Royaume-Uni reviendrait à y inviter les États-Unis. « Il a refusé la division du monde en deux blocs, il a dit que le monde était trop riche pour cela, et que Paris jouerait pleinement son rôle dans le développement de nouvelles relations », écrit le biographe Jonathan Fenby.

      Une fois de plus, comparez le soutien de Gaulle à la multipolarité et à la souveraineté nationale avec celui du mondialisme-atlantiste favorisé par la plupart des dirigeants européens depuis lors.

      Peut-on sérieusement imaginer de Gaulle accepter des instructions des faucons de Washington, qui sont si clairement préjudiciables aux intérêts économiques de son pays ? Si les Américains avaient menacé d’imposer des sanctions secondaires aux entreprises françaises pour avoir fait des affaires avec l’Iran au temps du général, il aurait pris le prochain vol pour Téhéran avec des chefs d’entreprise français pour conclure de nouveaux accords. Il aurait fait la même chose pour les sanctions contre la Russie. C’est ainsi qu’il répondait à ceux qui tentaient de le faire agir contre les intérêts nationaux de la France.

      Pour les anti-souverainistes, de Gaulle était une péniblke épine dans le pied. Il est révélateur de voir, comme je l’ai noté dans un précédent opus édité ici, combien la CIA était sympathique aux trotskystes et aux ultragauchistes qui ont protesté contre de Gaulle en Mai-1968.

      Depuis l’époque de Gaulle, qui fut aussi l’âge d’or de la musique et des arts, la France a connu de nombreuses régressions. Chaque président semble être pire que celui qu’il remplace. Le fond a été atteint avec la présidence de Macron, un ancien banquier d’affaires néolibéral dont les “réformes” en faveur du capital sont favorables aux capitaux.

      Avec une effronterie incroyable, Macron a dit en octobre dernier au peuple français d’arrêter de se plaindre et d’être plus à l’image de De Gaulle, après une rencontre avec un retraité qui s »était plaint qu’il n’avait qu’une petite pension. C’est le même Emmanuel Macron qui a accusé son propre peuple d’être comme des “Gaulois rétifs au changemen” lors d’une visite au Danemark. La vérité, c’est que les Français d’aujourd’hui ont de quoi se plaindre. La politique de Macron est en fait l’inverse de celle de de Gaulle. Le général « ne se souciait pas de ceux qui possèdent la richesse ». Macron ne semble s’intéresser à personne d’autre.

      Une autre grande différence entre de Gaulle et les politiciens d’aujourd’hui était son attitude envers l’argent. Y a-t-il jamais eu un dirigeant aussi incorruptible ? Comme je l’ai noté en 2008, « Bien qu’il ait occupé le poste le plus élevé du pays pendant une décennie, il est mort dans une pauvreté relative. Au lieu d’accepter la pension à laquelle il avait droit en tant que président et général à la retraite, il a seulement pris la pension d’un colonel. Le contraste entre de Gaulle et les politiciens de carrière obsédés par l’argent d’aujourd’hui ne pourrait être plus grand. » Jonathan Fenby raconte comment, en tant que président, de Gaulle a même insisté pour payer ses appels téléphoniques et la facture d’électricité de son appartement à l’Élysée.

      De Gaulle aurait pu facilement devenir un dictateur vu sa popularité, mais il était trop homme de légitimité pour ça. En tant que démocrate, il comprenait que les politiciens et les partis politiques entravaient la démocratie. Il préférait de loin consulter son peuple directement, par le biais de référendums. L’une de ses citations les plus célèbres, en réponse au mot de Clemenceau selon lequel la guerre était une question trop grave pour être laissée aux militaires, était que “La politique est une question trop grave pour être laissée aux politiciens”.

      Les 50 dernières années ne lui ont-elles pas donné raison sur ce point et sur tout le reste ?
      Neil Clark

  • Assange ? “C’est pas mon truc”
    http://www.dedefensa.org/article/assange-cest-pas-mon-truc

    Assange ? “C’est pas mon truc”

    Pour commencer à propos de cette affaire si parfaitement illustrative de ces temps d’ignominie qu’on ne déguise même plus, on s’en tiendra, dedefensa.org et moi, à la transcription de deux commentaires (tous deux rapportés par ZeroHedge.com) qui ont le mérite de mettre dans la bonne perspective l’affaire Assange dans son dernier développement.

    (A côté de quoi, latéralement dirais-je, on doit signaler aussi que cette affaire a déclenché une avalanche de tweets dont bon nombre montrent une haine ricanante là aussi sans aucun apprêt de dissimulation, notamment de la part de journalistes de la presse britannique, de cette presse britannique “libé-chic” (type-Guardian, The Independent, BBC), réputée pour son libéralisme et son affection pour les “valeurs” auxquelles il nous est (...)

  • À Londres, des enfants de logements sociaux privés d’accès au terrain de jeu - Edition du soir Ouest France - 27/03/2019
    https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/47534/reader/reader.html?t=1553706763058

    Selon les premiers plans, approuvés par la municipalité et soumis à une consultation publique, le jardin au cœur des habitations devait être accessible à tous les résidents. Cependant, les plans ont été modifiés et approuvés par la municipalité selon le Guardian. Les portails qui permettaient aux résidents des logements sociaux d’accéder à ce jardin ont été remplacés par des haies, sans aucun passage.

    #ségrégation

  • En fait cela fait un moment (quelques jours) que je me pose cette question.

    Et si l’anti-antisionnisme n’était pas un antisémitisme ?

    Je m’explique. Par exemple, je considère que Dieudonné est un abruti fini (pour base de ce jugement qui est moins péremptoire qu’on ne croit, je prends son sketch où il fait remettre je ne sais quelle récompense à Robert Faurisson par une personne habillé en détenu de camps de concentration nazi). Est-ce que cela fait de moi une personne raciste ? Non, dans la mesure où, évidemment, (pitié !), je considère que la stupidité de Dieudonné a à avoir avec sa bêtise crasse et est sans relation aucune avec le fait qu’il est Noir. Et à vrai dire si je m’empêchais de penser ou d’écrire que Dieudonné est un peigne-cul au motif qu’il est Noir et que je ne voudrais pas paraître raciste, cela ferait de moi, au contraire, un raciste, un raciste honteux.

    Or, je constate, plus ou moins souterrainement, que les motivations étatiques à ne pas condamner la politique délétère d’Israël sont en fait l’effet d’une gêne et d’une mauvaise conscience internationales. On ne peut pas condamner la politique d’Israël (qui est pour ainsi dire génocidaire du peuple palestinien) au motif que toutes les puissances occidentales ont une dette morale inavouable vis-à-vis des Juifs à cause de la destruction des Juifs d’Europe par les Nazis (et ce n’est pas la même dette, le même remords ou la même culpabilité selon les pays, mais c’est toujours de la mauvaise conscience). En s’empêchant ce qui devrait être naturel, couler de source même, les preuves sont suffisamment nombreuses (à savoir condamner la politique d’Israël, singulièrement depuis 1995, depuis l’assassinat d’Yitzhak Rabin, dont il est tout à fait raisonnable de penser, c’est la thèse d’Amos Gitaï dans _Les Derniers Jours d’Yitzhak Rabin, que l’actuel Premier Ministre israëlien en porte la très lourde responsabilité), donc en ne se permettant pas cette pensée claire au motif d’une mauvaise conscience historique, cela revient à ne pas condamner cette politique parce qu’on ne peut pas décemment dire du mal de Juifs. C’est donc un raisonnement antisémite. Trempé dans la honte.

    Et il est particulièrement tordu.

    Attention, je ne fais pas d’Yitzhak Rabin un saint, tant s’en faut, ni des accords d’Oslo l’alpha et l’oméga de ce que devraient être les relations entre Palestiniens et Israéliens. En revanche l’assassinat d’Yitzhak Rabin semble marquer un point de non retour dans ce qui devrait être unanimement condamné dans la politique d’Israël, justement parce que c’est une relance sioniste.

    Si je me trompe, et je pense la chose possible, et que justement vous pensez que je me trompe j’aimerais que vous l’exprimiez sans violence excessive, je m’engage à la même courtoisie, dans le cas présent j’essaye de comprendre, si possible avec l’aide de toutes et tous ici, ce qui me taraude depuis quelques jours.

    • Réfléchissons à la phrase « il est normal que les Juifs aient le droit à un État à eux », sans même revenir sur le fait qu’il est loin d’être normal que chaque religion puisse permettre de revendiquer un territoire, ni sur le fait que tant qu’à revendiquer un territoire, il serait préférable qu’il ne soit pas déjà habité...

      Réfléchissons juste à ce que cette phrase veut dire d’un point de vue géopolitique : "nous, occidentaux, reconnaissons que les Juifs ont souffert depuis des siècles de l’antisémitisme européen qui a culminé avec la Shoah, et plutôt que de nous débarrasser de cet antisémitisme endémique qui nous permettrait de vivre en paix avec les Juifs, nous préférons la création de l’État d’Israël qui permettra de se débarrasser de « nos » Juifs, et de transférer le problème et la responsabilité du problème à un conflit entre Juifs et Palestiniens".

      Cette phrase est donc bien antisémite et complice d’antisémitisme, en plus d’être anti-palestinienne et complice de colonialisme...

      #antisémitisme #antisionisme #colonialisme #Palestine #Etat

    • Cela dit je pense aussi qu’il est naïf de croire que les grandes puissances occidentales défendent Israël parce qu’elles veulent protéger les Juifs. Ce serait bien la première fois qu’elles se préoccupent du bien être d’humains.

      Si elles protègent l’existence de cet État envers et contre tout, c’est bien plus à cause d’intérêts économiques, géopolitiques, stratégiques et militaires, qui convergent avec ceux des dirigeants israéliens qui l’ont bien compris.

    • @sinehebdo Quand tu écris

      Réfléchissons à la phrase “il est normal que les Juifs aient le droit à un État à eux”, sans même revenir sur le fait qu’il est loin d’être normal que chaque religion puisse permettre de revendiquer un territoire, ni sur le fait que tant qu’à revendiquer un territoire, il serait préférable qu’il ne soit pas déjà habité...

      Il me semble que tu décontextualises beaucoup. En 1945, oui, c’était même plus ou moins une question de vie ou de mort. Les survivants et survivantes polonaises n’ont jamais pu rentrer chez elles, leurs demeures et leurs biens avaient été annexés par d’autres. Et bien souvent quand celles et ceux qui avaient survécu ont tenté de faire valoir l’antériorité de leurs droits, cela ne s’est pas exactement bien passé, des centaines de personnes ont été tuées de cette manière, sans jugement. Et l’heure n’était pas une forme ou l’autre de rééducation des populations occidentales. Il y avait urgence.

      De même ce n’était pas leur religion qui unifiait les Juifs alors.

    • Pour les mêmes raisons, il y a urgence d’accueillir du mieux que nous pouvons les réfugiés de Syrie, sans pour autant que personne n’imagine que ces réfugiés plantent un drapeau dans la Creuse et déclarent ce département comme leur pays... Mais on s’éloigne de la question...

  • De nouveaux documents détaillent le lobbying de Facebook
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/03/04/de-nouveaux-documents-detaillent-le-lobbying-de-facebook_5431071_4408996.htm

    Des mémos internes révèlent notamment la proximité d’un ancien premier ministre irlandais avec les positions de Facebook. De nouveaux documents, dont le contenu a été révélé dimanche 3 mars par le Guardian et Computer Weekly, détaillent les pratiques de Facebook en matière de lobbying. Vraisemblablement issus des documents juridiques liés à un procès intenté à Facebook en Californie par une start-up, Six4Three, les documents comprennent plusieurs mémorandums internes de Facebook et éclairent les rapports (...)

    #Six4Three #Facebook #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) (...)

    ##[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données__RGPD_[en]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_[nl]General_Data_Protection_Regulation__GDPR_ ##lobbying

    • Laurent Solly, né Laurent André Jean Solly, né le 27 mars 1970 à Villefranche-sur-Saône (Rhône), est un haut fonctionnaire et un dirigeant de l’audiovisuel français. Après avoir fait partie de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, il entre à TF1 puis à Facebook France où il devient directeur général.
      conseiller technique au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales (2004)

      Un lobby, ou groupe d’intérêt, groupe de pression, groupe d’influence, est un groupe de personnes créé pour promouvoir et défendre des intérêts privés en exerçant des pressions ou une influence sur des personnes ou des institutions publiques"

      On peut se poser la questions des intérêts convergents de la classe politiques avec fb et sans plus parlerde lobbying parler d’une installation au coeur du pouvoir.
      Terrorisme, censure, opposants et surveillance.

  • La Fintech GoCardless, déjà adoptée par 40.000 entreprises, lève 75 millions de dollars
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/la-fintech-gocardless-deja-adoptee-par-40-000-entreprises-leve-75-millions


    Hiroki Takeuchi a créé la Fintech londonienne GoCardless en 2011.
    Crédits : GoCardless

    […]
    Créée à Londres en 2011 par Hiroki Takeuchi, GoCardless propose aux entreprises d’automatiser les prélèvements bancaires auprès de leurs clients. « Nous aidons les entreprises à encaisser des paiements récurrents, que ce soit pour le règlement d’abonnements ou de factures », nous expliquait récemment l’entrepreneur, de passage à Paris.

    « Ces paiements récurrents représentent 40.000 milliards de dollars chaque année, mais les entreprises ont encore recours à des procédures très manuelles pour collecter cet argent. Dans le cas d’une facture, l’entreprise doit d’abord l’envoyer à son client puis attendre que ce dernier la paye... parfois en chèque ! Cela engendre de nombreux retards de paiement et donc des problèmes de trésorerie », observe le fondateur de GoCardless.

    Lorsqu’il s’agit d’abonnements, de nombreuses entreprises procèdent en enregistrant les données des cartes bancaires de leurs clients. « Mais ce sont des cartes en plastique que l’utilisateur peut perdre ou qui expirent. Résultat, le taux d’échec sur ce type de transactions est très élevé. En moyenne, 13% d’entre elles échouent », assure Hiroki Takeuchi.

    Pour surmonter ces écueils, la Fintech londonienne a construit une plateforme de paiement en ligne qui se branche aux différents réseaux internationaux de prélèvement bancaire (réseau SEPA en Europe, ACH aux Etats-Unis, etc.). La solution peut s’intégrer à différents logiciels de comptabilité, comme Sage et EBP, et permet à une entreprise de gérer ses paiements récurrents par prélèvements bancaires depuis une seule et même interface. Il suffit à l’entreprise de définir la fréquence, les montants et le nombre de paiements qu’elle souhaite collecter de manière récurrente, d’inviter ses clients à souscrire à cette offre et à remplir eux-mêmes leur mandat de prélèvement. La collecte se fait ensuite de manière automatique et le statut des factures est mis à jour en temps réel.
    […]
    Aujourd’hui, la plateforme de GoCardless est utilisée par 40.000 entreprises dans le monde, dont Box, le spécialiste américain du cloud, le Guardian et le Financial Times au Royaume-Uni ou encore La Fourchette, Habitat, Doctolib et Sowee (une filiale d’EDF) en France. Dans l’Hexagone, la Fintech a déjà séduit 1.500 entreprises et espère passer le cap des 10.000 sociétés clientes d’ici deux à trois ans.

    Une équipe de douze personnes est basée à Paris où une demande d’agrément est en cours auprès de l’ACPR, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, adossée à la Banque de France, pour sécuriser son accès au marché unique après le Brexit. L’équipe parisienne devrait doubler au cours de l’année. #GoCardless a ainsi récemment recruté Laurent Péron, un ancien de #Salesforce, au poste de vice-président France.

    Pour se rémunérer, la Fintech prélève une commission de 1% sur chaque transaction et celle-ci est plafonnée à 2 euros. Pour les grandes entreprises clientes, les frais sont fixes. La startup ne communique pas son chiffre d’affaires mais indique traiter chaque année 10 milliards de dollars de paiements.

  • Adieu « Liberté et démocratie » - Bonjour « Ordre international fondé sur des règles... »
    https://www.crashdebug.fr/international/15601-adieu-liberte-et-democratie-bonjour-ordre-international-fonde-sur-d

    Auteur : Paul Carline via Off-Guardian.org,

    La bannière et l’appel au clairon des pays occidentaux, et leur propre légitimation affirmée - en particulier lorsqu’ils s’engagent dans des guerres et des coups d’État illégaux - étaient autrefois « la liberté et la démocratie » : le cadeau précieux qu’ils offraient généreusement et sans compter à un monde en retard - ou prétendument dans les ’chaînes’ du socialisme/communisme. Il y avait « Radio Free Europe », par exemple, qui poussait la propagande libérale occidentale, principalement contre les pays de l’ex-Union soviétique.

    L’organisation « Freedom House », dont le siège est à Washington et qui se veut indépendante, emploie environ 150 personnes à Washington et dans les « bureaux extérieurs » du monde entier. Son président (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • « Ils disaient que leur barrage était sans danger » : au Brésil, la colère et la crainte d’une nouvelle catastrophe
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/01/28/au-bresil-a-brumadinho-entre-revolte-et-crainte-d-une-nouvelle-catastrophe_5

    En fin de journée, Eduardo Angelo, commandant de l’opération de secours, a dû reconnaître qu’aucun survivant n’avait été localisé ce dimanche et que le bilan s’élève désormais à 58 morts et 305 disparus. Lundi, les opérations de secours vont reprendre mais « les chances de retrouver des survivants sont désormais minimes », a ajouté le commandant. Une nouvelle fois, l’entreprise Vale brillait par son absence. Hormis des employés estampillés « #Vale » et qui portent autour du cou des petites pancartes « Puis-je aider ? », aucun responsable de la mine n’était présent au centre d’information.

    @mad_meg c’est du #minerai de #fer qui est extrait

    La rupture de l’un des trois #barrages miniers du complexe de Córrego do Feijão a eu lieu en début d’après-midi vendredi à Brumadinho. Cette commune de quelque 39 000 habitants est située à 60 km au sud-ouest de Belo Horizonte, la capitale de l’Etat du Minas Gerais. Le barrage est une digue contenant des résidus d’une mine de minerai de fer de couleur rouge, explique le Guardian (article en anglais). Selon la société, ce barrage de 86 mètres de haut a été construit en 1976, et contenait 11,7 millions de litres d’eau contenant des déchets miniers.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/bresil-ce-que-l-on-sait-de-la-rupture-d-un-barrage-minier-qui-a-fait-au

    #Brésil #extraction #pollution

  • Zuckerberg assure que Facebook ne vend pas vos données. Sauf que...
    https://www.nouvelobs.com/economie/20190125.OBS9112/zuckerberg-assure-que-facebook-ne-vend-pas-vos-donnees-sauf-que.html

    par Thierry Noisette

    Mark Zuckerberg va fêter en février les 15 ans de Facebook, et à cette occasion il publie une tribune dans « le Monde », le « Wall Street Journal » et plusieurs titres européens. Ces journaux auraient plutôt dû lui vendre une page de publicité, tant ce texte de 8.000 signes, titré dans « le Monde » "Je souhaite clarifier la manière dont Facebook fonctionne", est un tissu d’omissions intéressées et d’approximations.

    Pour le fondateur du réseau social, qui a connu de 2016 à 2018 des années agitées, cet exercice de com est autrement confortable que de devoir répondre à des questions, par exemple sous le feu des parlementaires américains.

    Plus subtil que Trump, Zuckerberg ne ment pas frontalement mais biaise en permanence, arrivant ainsi lui aussi à des « faits alternatifs » au rapport modéré avec la réalité. Revenons sur trois sujets : le filtrage publicitaire, les données personnelles et le RGPD.

    Raté : en septembre 2017, ProPublica montrait que des publicités pouvaient cibler des utilisateurs affichant leur antisémitisme. En novembre de la même année, ProPublica débusquait de nombreuses possibilités de filtrage discriminant : ses journalistes ont pu acheter des publicités invisibles aux « Afro-Américains, mères de lycéens, personnes intéressées par des fauteuils roulants, Juifs, expatriés d’Argentine et personnes de langue espagnole ».

    Facebook réagissait en admettant « un raté technique » auquel il allait mettre bon ordre. En vain semble-t-il, puisqu’en août 2018 le ministère américain du Logement portait plainte contre l’entreprise, accusée d’autoriser des pratiques discriminatoires. Cette fois, Facebook a annoncé supprimer plus de 5.000 options de filtrage publicitaire pour éviter des publicités discriminatoires.

    Des chercheurs estiment depuis des années pouvoir extrapoler l’âge, l’orientation politique, sexuelle, la religion et d’autres données individuelles en se basant sur les « j’aime » (like) sur le réseau social. Selon une équipe de Cambridge, sur la base de 68 « j’aime » d’un utilisateur, ils pouvaient prédire la couleur de peau (à 95% d’exactitude), l’orientation sexuelle (à 88% d’exactitude), et l’affiliation aux républicains ou aux démocrates (à 85%). Et d’autres traits pouvaient aussi être estimés, comme la religion, la consommation d’alcool, de tabac ou de drogues...

    La tribune compte 1.369 mots, mais n’y figurent pas ces deux-ci : Cambridge Analytica. C’est pourtant avec la révélation en mars 2018 par le « New York Times » et le « Guardian » du rôle de cette entreprise de marketing politique dans la victoire de Trump, pour lequel elle disait avoir profilé la totalité de la population américaine, que les ennuis de Facebook sont devenus importants.

    « Nous ne vendons pas les données des gens », écrit Mark Zuckerberg aujourd’hui : nuance… il les a échangées pendant des années avec d’autres géants du Web comme Amazon ou Microsoft, selon une enquête en décembre 2018 du « New York Times ».

    Le RGPD, c’est simple, Zuckerberg n’en pense quasiment que du bien, d’ailleurs sa compagnie affirmait en avril 2018 : « Facebook se conforme au RGPD et offre de nouvelles protections à tous, partout dans le monde. »

    Sauf que… le réseau social s’est empressé avant l’entrée en vigueur, le 25 mai 2018, du RGPD, de mettre hors de portée d’application 1,5 milliard de ses utilisateurs (ou plus exactement de ses comptes – certains internautes en ayant plusieurs – sur les 2 milliards atteints fin 2018). Auparavant rattachés à Facebook Irlande, une filiale créée en 2008 pour profiter de la fiscalité locale très tempérée, 1,5 milliard d’utilisateurs de Facebook d’Afrique, Asie, Australie et Amérique latine, ont opportunément été « rapatriés » aux Etats-Unis.

    #Facebook #Zuckerberg

  • « Droit à l’oubli » : victoire emblématique d’une chirurgienne néerlandaise
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/01/22/droit-a-l-oubli-victoire-emblematique-d-une-chirurgienne-neerlandaise_541281

    Une chirurgienne qui avait été sanctionnée par l’Ordre des médecins a obtenu d’un tribunal le déréférencement de pages la concernant. Une chirurgienne néerlandaise a, finalement, obtenu d’un tribunal qu’il contraigne Google à supprimer certaines pages de ses résultats de recherche lorsque l’on tape le nom de cette médecin, selon le Guardian, lundi 21 janvier. Cette décision intervient après plusieurs procédures, qui illustrent toute la complexité du « droit à l’oubli ». La chirurgienne avait, en effet, été (...)

    #Google #GoogleSearch #oubli #procès

  • Le #Royaume-Uni veut diviser par deux le nombre d’étudiants étrangers

    La secrétaire d’état à l’intérieur aurait pris la décision de diminuer de moitié les visas délivrés aux étrangers pour étudier au Royaume-Uni. Les universités anglaises montent au créneau.

    En octobre, Amber Rudd, la secrétaire d’état à l’intérieur du parti conservateur au pouvoir, avait prédit de plus grandes difficultés pour délivrer des visas aux étudiants étrangers, mais le raz-de-marée risque d’être encore plus violent que prévu. Selon le Guardian, de 300.000 par an aujourd’hui, le nombre d’étrangers dans les facs anglaises devrait passer à 170.000 sous la gouvernance de Theresa May, l’actuelle Première Ministre.

    Les étudiants internationaux rapportent pourtant près de onze milliards de livres (13 Mds €) par an à l’état, d’après le journal anglais. Selon le dirigeant de l’une des plus grandes universités du pays, resté anonyme, « cette mesure est insensée, la politique va à l’encontre de l’économie ». Colin Riordan, le vice-président de l’Université de Cardiff, confirme : « Couper les quotas d’étudiants étrangers semble être le seul moyen que le gouvernement a trouvé pour limiter l’immigration. Mais les problèmes constatés par la population sur le sujet des migrants ne proviennent pas du tout des étudiants internationaux ».
    Expulsé parce qu’il ne connaît pas le vice-président de sa fac

    M. Riordan a même rendu publiques quelques situations ahurissantes dans lesquelles des étudiants étrangers se sont récemment retrouvés :

    ● L’un d’entre eux n’a pas eu son visa parce qu’il ne connaissait pas les horaires d’ouverture de la bibliothèque universitaire.

    ● Un autre a été exclu pour ne pas avoir su donner le nom du vice-président de la fac dans laquelle il était.

    Sir Keith Burnett, de l’université de Sheffield, pourtant un proche de Theresa May, ajoute : « Les étudiants internationaux doivent se sentir les bienvenus chez nous ! Nos universités sont influentes justement parce qu’elles sont réputées à l’international ».

    Amber Rudd, la secrétaire d’état à l’Intérieur, avait précisé en octobre que les meilleurs étudiants continueraient à affluer, mais que ceux issus d’établissements moins huppés auraient plus de mal. Elle a encore tenu à préciser : « Nous voulons simplement rendre le système plus sélectif pour favoriser les meilleures universités, leur permettre de recruter les meilleurs. Les Anglais ont clairement voté pour un plus grand contrôle de l’immigration, donc les universités doivent aussi faire leur part ». Le conflit continue, outre-Manche, entre personnalités politiques et directeurs d’universités.

    https://etudiant.lefigaro.fr/article/le-royaume-uni-veut-diviser-par-deux-le-nombre-d-etudiants-etrange
    #université #UK #Angleterre #étudiants_étrangers

    ... Alors que la #France, elle, veut augmenter le nombre d’étudiants étrangers (avec une technique, celle de l’augmentation des #frais_universitaires, évidemment discutable, mais bon...)
    On en discute ici :
    https://seenthis.net/messages/739889

  • En Inde, deux sœurs se travestissent pour maintenir le business familial
    http://www.slate.fr/story/172398/inde-soeurs-pere-malade-habillees-hommes-business-familial

    Dans un village de l’État de l’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde, Jyoti, 18 ans, et sa sœur, Neha, 16 ans, ont prétendu être des garçons pendant quatre ans pour maintenir l’activité de barbier de leur père. En 2014, ce dernier est tombé malade au point de ne plus pouvoir travailler. Les deux jeunes femmes ont alors décidé de prendre les choses en main : elles ont coupé leurs cheveux, changé de style vestimentaire et enfilé chacune un bracelet en acier, signe de masculinité en Inde.

    « Nous avons rencontré beaucoup de problèmes lorsque nous avons commencé à travailler en 2014, a déclaré la cadette au Guardian. D’autres habitants du village se sont moqués de nous, mais nous les avons ignorés et nous nous sommes concentrées sur le travail, car nous n’avions pas d’autre choix. »

    Au sein de leur communauté rurale très religieuse et conservatrice, les deux jeunes femmes n’avaient d’autre option que de se travestir : les clients étaient sceptiques que des femmes touchent leurs cheveux et leurs barbes. Neha confie même que certains se comportaient mal avec elles. « Nous avons donc décidé de changer nos tenues, afin que personne ne puisse nous identifier. »

    À LIRE AUSSI En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros
    Hommage du gouvernement

    Jyoti et Neha gagnaient 400 roupies [environ cinq euros] par mois, suffisamment pour payer le traitement médical de leur père et subvenir aux besoins de leur famille. Au fil des années, les sœurs ont pu dévoiler, petit à petit, leurs véritables identités à une partie de leur clientèle. Aujourd’hui, elles déclarent avoir suffisamment confiance en elles pour n’avoir peur de personne. L’aînée a d’ailleurs recommencé à se laisser pousser les cheveux.

    « Cela me fait beaucoup de peine lorsque je les trouve au travail, mais je suis très fier de mes filles. Elles ont sorti la famille d’une crise », a déclaré Dhruv Narayan, leur père. Le vieil homme n’est pas le seul à être impressionné : le gouvernement indien a également rendu hommage aux jeunes femmes. Abhishek Pandey, un officier, applaudit leur bravoure : « Les sœurs sont une inspiration pour la société et leur histoire doit être racontée à tout le monde. »

    #discrimination #femmes #sexisme #transgenrisme

  • Amazon : semaine de 60 heures et quête « du pic d’activité » dans les centres logistiques
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/12/19/le-guardian-decrit-les-cadences-infernales-en-vigueur-chez-amazon_5399848_32

    Les « Amazon Diaries » publiés par le « Guardian » mettent en lumière les conditions de travail dans les centres logistiques, notamment lors de la période des fêtes. Il se passe décidément quelque chose autour d’Amazon, le numéro un mondial de la vente en ligne. Et pas seulement l’installation de ses deux nouveaux sièges à New York et Washington, ou la volonté d’adopter une taxe au niveau européen sur les géants du numérique, les fameux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Le groupe de Jeff Bezos est eu (...)

    #Amazon #bénéfices #travail #travailleurs #surveillance

  • La sonde New Horizons poursuit sa visite des confins du Système solaire
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/12/31/la-sonde-new-horizons-poursuit-sa-visite-des-confins-du-systeme-solaire_5403


    Ultima Thulé, dans la ceinture de Kuiper.
    AP/NASA

    Cependant, la mission de #New_Horizons n’était pas terminée. Voilà que la sonde, désormais à 6,5 milliards de kilomètres de nous, resurgit pour le premier jour de 2019 où elle a survolé un petit astre glacé que la #NASA a baptisé #Ultima_Thulé, en référence au nom de Thulé que le navigateur massaliote Pythéas avait attribué, au IVe siècle av. J.-C., à la contrée la plus septentrionale de l’Europe.
    Le nom officiel de cet objet céleste d’une trentaine de kilomètres de diamètre est 2014 MU69. Il s’agit de l’un des milliers de corps qui occupent ce que les spécialistes nomment la ceinture de Kuiper, du nom de l’astronome néerlando-américain Gerard Kuiper (1905-1973) qui, le premier, suggéra l’existence, au-delà de l’orbite de Neptune, d’une zone peuplée d’astres froids et modestes en taille.
    […]
    Mardi 1er janvier, à 6 h 33 (heure de Paris), l’émissaire robotisé de la NASA, filant dans l’espace à près de 51 000 km/h, passera à 3 500 km d’Ultima Thulé, dont on sait déjà qu’il s’agit d’un objet de forme allongée, cette information ayant été obtenue en le regardant occulter une étoile.
    […]
    Dans une déclaration publiée par le Guardian, Alan Stern, le responsable de la mission, explique qu’il faudra « environ vingt mois pour récupérer les données » enregistrées lors du survol du 1er janvier. Et il pense déjà à la suite. La sonde a encore du carburant, ses instruments sont opérationnels, sa batterie nucléaire peut lui fournir de l’électricité pendant des années. Mais aucune nouvelle cible n’est en vue… Cette fois-ci, New Horizons pourrait bien poursuivre sa course vers nulle part.

  • Contre le pouvoir des plateformes, établir une portabilité sociale des données | Calimaq
    https://scinfolex.com/2018/12/23/contre-le-pouvoir-des-plateformes-etablir-une-portabilite-sociale-des-don

    L’année 2018 aura été marquée par une longue litanie de scandales impliquant le réseau social Facebook, à tel point que le Guardian en a tiré un Best Of (ou Worst Of...) assez croustillant. https://youtu.be/zKZKetH7kog

    Et cette semaine, le New York Time a révélé sur la base de documents confidentiels que la plateforme de Mark Zuckerberg… Source : : : S.I.Lex : :