company:le parisien

  • Voyages, charges, retraites... le budget l’Assemblée nationale excède toutes les prévisions
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15144-voyages-charges-retraites-le-budget-l-assemblee-nationale-excede-to

    Tout ça pour vendre nos droits et nos acquis sociaux à Bruxelles...

    Philippe LOPEZ / AFP

    Les dépenses de l’Assemblée nationale ont explosé, selon un document confidentiel révélé ce jeudi 27 septembre par "Le Parisien". Afin de combler ce dépassement, le Palais Bourbon devra piocher l’an prochain dans ses réserves, à hauteur de 47 millions d’euros.

    Le Palais Bourbon a manifestement du mal à faire ses comptes. Un document confidentiel du Parlement, dévoilé ce jeudi 27 septembre par Le Parisien, révèle que l’Assemblée nationale a explosé son budget. Ce fichier, qui prépare l’exercice 2019, indique que pour combler le trou dans ses caisses, l’Assemblée devra puiser dans ses économies à hauteur de 47 millions d’euros (sur un total de 318 millions d’euros). Une (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Censure de masse de Nordpresse sur Facebook Vincent Flibustier
    http://nordpresse.be/censure-de-masse-de-nordpresse-facebook

    Depuis ce matin nous avons reçus des centaines de messages de gens qui ont vu leurs partages d’articles Nordpresse supprimés de Facebook puisque considérés comme indésirables.

    TOUS ces articles concernaient l’affaire Benalla ou Macron. On sait comme le patron de Facebook France est en lien direct avec l’Elysée après l’affaire Génération identitaire.

    Bordel, on tombe littéralement de notre chaise. Est-ce ça aujourd’hui la démocratie française ? Mettre un site satirique sur liste noire parce qu’il en rajoute sur ce qui est déjà une affaire d’état ?

    On va continuer à essayer de comprendre mais les centaines de témoignages reçus ce matin nous terrifient. Pas pour nous et nos clics.
    Pour la démocratie qui est plus que jamais en péril.

    Et si les grands médias taisent la censure qui nous est encore une fois appliquée, on saura ce qu’il en est de leur complicité.
    Merci de partager. L’heure est grave.

    Et quand on lit ça ce matin dans le Parisien…

    #Nordpresse #Facebook #censure #en_marche

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/07/22/bloque-sur-facebook-le-site-parodique-nordpresse-crie-a-la-censure_5334640_4

    https://www.ouest-france.fr/high-tech/facebook/censure-du-site-nordpresse-par-facebook-le-geant-americain-parle-d-un-p

    http://www.liberation.fr/futurs/2018/07/22/le-site-satirique-nordpresse-accuse-facebook-de-le-censurer-sur-l-affaire

    https://www.20minutes.fr/high-tech/2311467-20180722-nordpresse-accuse-facebook-censure-reseau-social-evoque-p

    https://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/le-site-nordpresse-accuse-facebook-de-censure-le-reseau-social-evoque-u

    http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/07/22/32001-20180722ARTFIG00112-affaire-benalla-un-site-satirique-accuse-facebook

    Duc de Saint-Frippon
    – « Majesté , taxes... nous ne pouvons pas payer des taxes
    – M. Fuckmother, et si un jour ... des informations compromettantes sur moi étaient diffusées sur Facebook ?
    – Majesté nous pourrions faire quelque chose
    – Voyez-vous je crois à la baisse des taxes sur les riches »

    Source : https://twitter.com/MFrippon/status/1021015056648196096


  • Violences à Villiers : les « fake news » du Ministère de l’Intérieur et du Parisien
    http://contre-attaques.org/magazine/article/violences-a

    T’as vu l’article du Parisien ? J’ai vu… c’est chaud, carrément ils ont remixé toute l’histoire. Ce jeudi soir, à la cité des Hautes-Noues, les « récits fantastiques » du quotidien régional étaient sur toutes les lèvres. En cause, un article publié plus tôt dans la journée et livrant une version pour le moins fallacieuse des incidents survenus la veille dans le quartier. Ainsi, d’après Le Parisien, dans la soirée du mercredi 7 mars, « une jeune femme de 25 ans a été touchée à la suite d’un jet de pierres au (...)

    #Magazine

    / #carousel, #Violences_policières

    "http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/villiers-une-femme-blessee-pendant-les-violences-urbaines-08-03-2018-7597"
    "https://www.youtube.com/watch?v=hVSbY9hC_G0

    "


  • Comment Facebook achète la presse française | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/011217/comment-facebook-achete-la-presse-francaise

    Comment Facebook achète la presse française
    1 décembre 2017 Par Nicolas Becquet (Observatoire européen du journalisme)

    TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde... Depuis 2016, Facebook verse des millions d’euros à plusieurs grands médias français pour produire des contenus vidéo sur son réseau social. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les « petits médias ».

    Facebook a gagné. Les médias français sont bel et bien devenus dépendants. Triplement dépendants, en fait : élargissement gratuit de l’audience, utilisation des outils de production et de diffusion et acquisition de revenus complémentaires. L’écosystème de publication du réseau social est devenu un outil vital pour le secteur médiatique.

    De l’innocente et ludique chasse aux « likes » des débuts, à la production sur-mesure et rémunérée de formats vidéo aujourd’hui, le dealer d’audience a bien fait son travail. Dose après dose, les éditeurs ont scellé un pacte tacite avec la plateforme, un pacte aux allures de mariage de raison. Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

    Asphyxiés financièrement et désertés par leur lectorat historique, les médias traditionnels ont en effet trouvé dans l’audience apportée par Facebook un ballon d’oxygène inespéré. À force de shoots aux statistiques flatteuses, les éditeurs se sont convaincus de leur succès naturel auprès d’une audience manifestement ultra réceptive à leurs contenus : l’eldorado providentiel des internautes.

    Mais la descente est déjà en vue. Facebook a visiblement l’intention de faire éclater cette bulle enchantée en faisant passer à la caisse ses consommateurs les plus accros aux « likes » et au trafic généré sur leur site via le réseau social. Dans les rédactions, on travaille quotidiennement à la production de contenus conçus pour la plateforme de Mark Zuckerberg.

    Quelles sont les implications d’une telle servitude volontaire pour le fonctionnement quotidien des rédactions, grandes ou petites ? Quelles sont les conséquences sur le travail des équipes chargées « d’alimenter » Facebook, notamment en vidéos et en « lives » ? Et surtout, comment le réseau social est-il parvenu à convaincre autant de médias économiquement à bout de souffle de travailler pour sa plateforme ? Zoom sur une redoutable stratégie qui met à l’épreuve l’agilité des rédactions.

    La stratégie des VIP–VRP

    Fin octobre, Facebook a donné un coup de semonce à ceux qui pensaient avoir trouvé une voie directe et gratuite vers une audience captive de masse. En testant la possibilité de créer un fil d’actualité séparé pour les publications non sponsorisées des pages professionnelles (en marge du fil d’actualité classique dédié aux posts des proches, aux contenus sponsorisés et aux publicités), Facebook a clairement lancé un avertissement aux marques, entreprises, institutions, ONG et médias en quête de visibilité : rien n’est gratuit. Cette stratégie intervient alors que les éditeurs n’ont jamais autant travaillé pour le réseau social et jamais autant créé de contenus sur mesure venant alimenter les « timelines » des utilisateurs.

    Les volumes d’audience en jeu n’expliquent pas à eux seuls cette productivité spontanée et inégalée. À partir de juin 2016, plusieurs grands médias américains ont été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et servir de laboratoire technique et publicitaire à Facebook. En effet, pour donner envie aux médias, Mark Zuckerberg a mis en place un véritable réseau de représentants VRP capables de faire la démonstration de l’incroyable efficacité des nouveaux formats mis sur le marché.

    Le New York Times, CNN, le Huffington Post, Buzzfeed, Vox, Mashable ou encore Condé Nast… le fondateur de Facebook a rassemblé des représentants VIP dans sa « dream team ». Modèles de réussite sur le marché digital, ces médias portent une solide réputation. Ils sont capables de produire à grande échelle et leurs contenus sont lus dans le monde entier.

    Pour les convaincre, Facebook a dû se montrer très persuasif. Selon un document révélé par le Wall Street Journal en juin 2016, Mark Zuckerberg a ainsi fait un chèque de 50 millions de dollars répartis en 140 contrats de partenariats avec des médias et des célébrités, dont 17 de plus d’un million de dollars (près de 3 millions pour le New York Times et Buzzfeed, 2,5 millions pour CNN). Une goutte d’eau comparée aux 10 milliards de dollars de recettes trimestrielles de Facebook, soit 47 % de plus qu’au même trimestre de l’année précédente.

    Le deal est simple : en échange d’une certaine somme, le partenaire doit produire massivement des contenus à haute valeur ajoutée sur la plateforme : vidéos, « Facebook Live », reportages à 360°, « Instant Articles »… Les grands médias américains ont donc été rémunérés pour inonder les fils d’actualité de contenus originaux et ainsi convaincre l’ensemble des éditeurs d’en faire autant.

    Des millions d’euros versés aux principaux médias français

    Cette stratégie s’est avérée très efficace puisque la renommée des médias enrôlés, combinée à un puissant soutien des algorithmes, a contribué à imposer de nouveaux formats en moins d’un an et à l’échelle mondiale. Alléchés par la masse de clics, les éditeurs du monde entier se sont lancés dans l’aventure… couronnant de ce fait la stratégie de Facebook.

    Un système spécifique aux États-Unis ? Pas du tout. En Europe, les grands médias français participent par exemple à cette manœuvre de séduction à grande échelle. TF1, Le Figaro, Le Parisien ou les titres du groupe Le Monde font également partie des éditeurs qui touchent de l’argent pour produire des contenus vidéo pour Facebook. Et les sommes donnent le tournis, entre 100 000 et 200 000 euros par mois sur des périodes renouvelables de six mois, d’après les diverses sources interrogées. Sachant que la plupart des médias cités (liste non exhaustive) ont déjà reconduit une fois leur partenariat, on parle ici de millions d’euros distribués aux médias hexagonaux par Facebook.

    Il va sans dire que dans les rédactions contactées, on est peu disert sur les détails de ces accords confidentiels. Mais si les conditions varient d’un média à l’autre, le principe reste le même : en échange de l’argent versé, chaque média s’engage à produire un volume précis de vidéos et/ou de « lives » sur une période donnée, d’après les informations que nous avons pu récolter.

    À LCI par exemple, la rédaction doit produire 14 heures de direct par mois et chaque « live » doit durer entre 6 et 20 minutes. Un timing précis qu’il vaut mieux respecter car les contrôles sont stricts, explique-t-on en interne. Il faut dire que la chaîne a tout intérêt à garder de bonnes relations avec son mécène. Selon un salarié, l’argent de Facebook versé sur la période aurait financé les deux tiers de la rédaction web. Mais les contributions financières de Facebook ne s’arrêtent pas là. Il a participé au financement d’un studio flambant neuf pour que la chaîne puisse réaliser des « Facebook Live » lors de la campagne présidentielle. Une dépendance financière qui s’ajoute à celle du trafic généré sur le site, via le réseau social, qui représente entre 30 et 40 % des visites.

    RTL a également bénéficié des euros de Facebook pour son studio dédié aux lives, au même titre qu’Europe 1 pour installer une « Facebook Room » et un « Story Studio Instagram » dans le bus qui a sillonné la France pendant la campagne électorale.

    Enfin, la firme de Menlo Park apporte un soutien aux médias sous la forme de conseils techniques pour exploiter au mieux l’algorithme chargé de hiérarchiser les publications et comprendre les subtilités des statistiques d’audience, notamment avec la mise à disposition de CrowdTangle, une solution propriétaire d’analyse du trafic.

    Du côté de Facebook, on assume ces contributions financières, mais on en minimise l’importance : « Voir les collaborations de Facebook uniquement à travers des partenariats rémunérés est réducteur. Notre rôle au quotidien est de travailler conjointement avec les médias au développement d’outils destinés à enrichir leur expérience sur Facebook. Cela passe par beaucoup d’échanges et des phases de tests durant lesquels il a pu nous arriver d’indemniser nos partenaires. Les médias prennent du temps pour utiliser nos nouveaux produits et partager leurs retours avec nous et il nous semble donc normal qu’ils obtiennent une compensation pour cela. Cela s’inscrit toujours dans un cadre temporaire le temps de l’expérimentation », explique Edouard Braud, le directeur des partenariats médias pour l’Europe du sud.
    Un système gagnant-gagnant ?

    Après des débuts laborieux, une communication maladroite et des cahiers des charges trop contraignants, Facebook a massivement investi dans ses relations avec les médias à partir de 2010. Désormais, la « Media Partnership Team » multiplie les initiatives comme le « Facebook Journalism Project » ou le « Listening Tour », débuté en juin 2017, dans les rédactions.

    Alors que la sphère médiatique s’alarme régulièrement de la dépendance aux « actionnaires milliardaires » ou de la proximité avec le pouvoir politique, la dépendance à Facebook ne semble pas émouvoir outre mesure. Au contraire, les partenariats sont vécus comme de belles opportunités pour expérimenter et se rapprocher de l’audience.

    À L’Obs, Aurélien Viers, responsable du pôle visuel est très enthousiaste : « Ce partenariat nous permet d’aller plus loin dans nos expérimentations sans bouleverser notre organisation. Grâce aux outils fournis, nous avons pu créer des formats vidéo originaux qui connaissent de beaux succès en ligne. La pratique régulière du "Live social", depuis le terrain, a instauré une nouvelle relation avec l’audience, plus spontanée et plus dynamique. On peut dire que Facebook condense tous les nouveaux défis liés à la vidéo, en termes de storytelling, de créativité et de capacité à se démarquer dans un environnement très concurrentiel. »

    Mais en coulisses, dans les médias partenaires, les dents grincent, notamment du côté des régies publicitaires et des services commerciaux impliqués dans une lutte acharnée et vaine contre leur principal concurrent, l’ogre Facebook. « Devant les "valises de billets" apportées par Facebook, les régies n’ont pas leur mot à dire, explique un journaliste en off. Et lorsque Facebook teste ses nouveaux formats publicitaires mid-roll sur nos propres productions, l’exaspération est à son comble. »

    L’efficacité de la plateforme désespère les éditeurs englués dans des stratégies (trop) complexes de rétention de l’audience, comme l’explique ce cadre en charge du numérique : « Quand un internaute, avant de pouvoir finalement regarder une vidéo sur un site, doit cliquer sur un lien, attendre de longues secondes le chargement de la page puis fermer une ou deux fenêtres de pub pour finalement devoir patienter devant une publicité de trente secondes, le constat est sans appel, on ne peut pas rivaliser. On ne joue pas dans la même division que Facebook et son autoplay instantanée. »

    Michaël Szadkowski, rédacteur en chef du site et des réseaux sociaux du Monde, explique n’avoir fait aucune concession éditoriale et garder un contrôle total sur le contenu, une condition sine qua non du partenariat. « L’argent versé n’a pas fondamentalement changé notre façon de travailler. La production de vidéos était déjà une priorité pour nous, avec une équipe de quinze personnes dédiées. On poste plus de contenus qu’avant sur la plateforme, c’est sûr, mais je préfère que Facebook fasse vivre les médias plutôt qu’il se mette à créer et à imposer ses propres contenus. Facebook a changé de dimension, ses dirigeants ont compris qu’on ne pouvait plus demander aux médias de produire gratuitement des contenus et de la valeur, pour ensuite les monétiser auprès des annonceurs. » Un constat valable pour les seuls partenaires et pour une durée limitée.

    Guillaume Lacroix, cofondateur de Brut, un média vidéo présent uniquement sur les réseaux sociaux, ne tarit pas d’éloges sur sa collaboration avec Facebook. Il s’agit d’un « partenariat de travail » qui ne comporte aucun volet financier. « Facebook nous donne beaucoup de conseils utiles pour faire décoller l’engagement sur nos vidéos. Il nous informe également sur les formats en vogue dans le monde entier. En septembre, nous avons par exemple été invités à Dublin pour participer à une conférence où étaient réunis 35 médias nés en ligne. Les échanges ont été très enrichissants. Enfin, Facebook met à notre disposition CrowdTangle, un outil très performant qui permet d’analyser l’engagement de l’audience sur les réseaux sociaux. Si on devait payer pour l’utiliser, pas sûr qu’on pourrait se le permettre. »

    Comme pour Le Monde et L’Obs, Brut perçoit la collaboration avec Facebook comme un véritable avantage concurrentiel et croit à la pérennité de son modèle : « Cela ne nous fait pas peur d’être Facebook dépendant, pas plus qu’un producteur qui travaille avec une chaîne de télévision. Par ailleurs, il ne nous donne pas d’argent et pourtant Brut sera rentable en 2018, c’est qu’il existe bien un business model sur les réseaux sociaux. »

    Edouard Braud l’affirme, Facebook fait tout pour donner le maximum d’autonomie aux médias : « Tous nos produits sont faits de telle sorte qu’ils ne créent pas de dépendance. Nous les concevons pour qu’ils enrichissent l’expérience des médias et les aident à créer de la valeur grâce à Facebook. Cela peut se faire à la fois au sein de notre environnement mais également en dehors. C’est pourquoi nous développons notamment des outils qui permettent de générer de la valeur dans les environnements propriétaires des médias comme sur "Instant Articles" avec les modules d’abonnement aux newsletters, de téléchargement d’applications… »

    Un miroir aux alouettes et un danger pour les « petits médias »

    En dehors des médias partenaires, rares sont les rédactions disposant des ressources et de la flexibilité nécessaires pour faire face aux exigences de Facebook. En l’absence d’incitation financière ou de revenus récompensant les contenus produits pour le réseau social, les petits médias s’essoufflent à force de vouloir tirer profit de l’audience et des redoutables outils mis à disposition. Résultat, un écosystème à deux vitesses s’est progressivement mis en place, doublé d’une stratégie kamikaze des médias, dont la production vidéo est un exemple éclairant.

    Passage en revue des raisons pour lesquelles la plupart des médias n’ont que peu d’intérêts à se lancer dans la production de vidéos sociales :

    La production de vidéos est complexe, chronophage et coûteuse, surtout pour les titres de presse écrite dont ce n’est pas le métier. Mettre en place un workflow spécifique et former ou embaucher des journalistes capables de tourner et de monter des vidéos sociales représentent un coût considérable. Dans le domaine, la rentabilité reste souvent un concept.
    La professionnalisation fulgurante des contenus. Les vidéos postées sur le réseau social ressemblent de plus en plus à des productions télévisuelles, ce qui tend à disqualifier les médias incapables de suivre les standards de qualité en vigueur. Aujourd’hui, la majorité des « lives » Facebook est réalisée avec plusieurs caméras, à l’aide d’une régie.
    La versatilité des formats recommandés. Pendant six mois, Facebook nous incite à produire des vidéos de moins d’une minute consultable sans le son. Le mois suivant, il faut produire des séquences d’une minute trente minimum, sans quoi l’algorithme pourrait bouder nos contenus. Trente petites secondes de plus qui imposent de repenser les formats et réorganiser sa chaîne de production.
    Le paradoxe de l’engagement. Par expérience, les contenus vidéos postés sur Facebook sont ceux qui apportent le moins de trafic sur les sites. Ils suscitent un fort engagement, mais sont consultés exclusivement dans le fil d’actualité, et peu sur les sites. Pourtant, les médias redoublent d’efforts pour produire des vidéos natives et non rentables. Enfin, comme sur YouTube, l’actualité est loin de faire partie des contenus les plus consultés sur Facebook.
    La supercherie des données d’audience. Comprendre et analyser les chiffres d’engagement fournis par le réseau social demande de la patience et des compétences solides. Des chiffres dont la fiabilité est sujette à caution. En 2016, Facebook a admis avoir surévalué les statistiques de consultation des vidéos de 60 à 80 %, et ce, pendant deux ans ! Une « erreur technique » a été invoquée. Une excuse grossière qui pourrait faire sourire si elle n’avait pas un impact énorme sur les investissements publicitaires et sur les moyens mis à disposition par les médias pour produire des vidéos. Quand on culmine à plusieurs centaines de milliers voire des millions de vues par vidéo, les marges d’erreur n’ont pas de grandes conséquences, mais lorsqu’une stratégie vidéo est évaluée sur la base de quelques milliers de clics, alors dans ce cas, les implications peuvent être sérieuses.
    Le chantage au « reach » et la tentation du « boost ». La présence de tous les acteurs sur la plateforme engendre une course à l’attention inédite qui aboutit à une saturation des « timelines » et à une baisse de la visibilité des contenus, intelligemment orchestrée par Facebook. Une chute importante de la portée des publications peut contribuer à déstabiliser les fragiles « business model » des médias. Et la tentation de payer pour maintenir sa popularité, généreusement offerte par la plateforme, n’est plus une exception dans les rédactions. Les contenus sponsorisés se multiplient et les médias se transforment en client de la régie publicitaire de Facebook.

    Facebook a gagné. Les nombreux paradoxes évoqués ci-dessus en sont les meilleures preuves. La servitude volontaire dont font preuve les médias peut être analysée au prisme de leur situation financière, mais difficile de dire quelles en seront les conséquences à long terme. Des sacrifices nécessaires sur l’autel de la transition numérique ? Peut-être, mais attention, la dépendance n’est pas seulement financière, elle est également technique pour l’accès aux outils de production et de diffusion de l’information, elle pèse aussi sur les contenus et contribue à l’uniformisation des formats à l’échelle mondiale et surtout, elle influence et rythme le quotidien et l’organisation des rédactions.

    Le paysage médiatique français s’alarme régulièrement du manque d’indépendance des médias face aux actionnaires-industriels-milliardaires. Pourtant, ces mêmes médias permettent l’instauration progressive d’une menace tout aussi toxique pour l’avenir des médias et de la démocratie, celle du soft power, de l’argent et de l’écosystème des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple).

    #réseaux_sociaux #facebook #presse #médias #naufrage

    • Mediapart, tant que tu ponderas des phrases de ce type je te dis merde et je stoppe ma lecture.

      Il faut dire que le trousseau de la mariée est bien garni avec ses deux milliards d’utilisateurs. Le marié désœuvré ne pouvait espérer mieux.

      #sexisme
      #boycott_facebook

      Je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant à comparer le contrat de dupe que les médias ont fait avec facebook à la dot d’une mariée. A part à préserver ces pauvres hommes journalistes de leur responsabilité, disqualifier les femmes, et s’asseoir confortablement sur sa paresse intellectuelle à trouver un qualificatif plus adéquat.

      Cette tradition de la dot lors du mariage visait à compenser les frais de la femme, considérant celle-ci comme une charge.
      #journalisme_coucouilles

      On rappelle juste à ceux qui s’étonnent que la France est 39em sur 180 pays au classement mondial 2017 de RSF https://rsf.org/fr/classement
      du fait de ces accointances avec la finance.
      #indépendance_de_la_presse

    • À mettre en lien avec les accusations d’ingérence via Facebook de la Russie dans l’élection étasunienne. J’ai du mal à croire que Facebook se soit laissé berné, j’ai du mal à croire que Facebook ne soit pas au service de l’oligarchie étasunienne. Là on voit que Facebook dépense au contraire beaucoup d’énergie pour contrôler qui a une audience privilégiée etc.


  • Facebook a versé des millions aux médias français : la stratégie « VIP-VRP » et ses effets - Observatoire européen du journalisme - EJO
    https://fr.ejo.ch/economie-medias/facebook-remuneration-medias-francais-live-video

    On sait depuis 2016 que Facebook rémunère tant des personnalités que des médias pour produire des contenus sur son réseau social. Cette stratégie est désormais aussi à l’œuvre auprès des médias français (TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde, etc.) pour la production de vidéos, révèle l’enquête de Nicolas Becquet. Ces partenariats peuvent représenter jusqu’à 200’000 euros mensuels par titre. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les petits médias. Facebook assume, mais minimise l’importance de ce type de partenariat.

    #media #france #facebook


  • Facebook a versé des millions aux médias français : la stratégie « VIP-VRP » et ses effets - Observatoire européen du journalisme - EJO
    https://fr.ejo.ch/economie-medias/facebook-remuneration-medias-francais-live-video

    On sait depuis 2016 que Facebook rémunère tant des personnalités que des médias pour produire des contenus sur son réseau social. Cette stratégie est désormais aussi à l’œuvre auprès des médias français (TF1, Le Figaro, Le Parisien, Le Monde, etc.) pour la production de vidéos, révèle l’enquête de Nicolas Becquet. Ces partenariats peuvent représenter jusqu’à 200’000 euros mensuels par titre. Une pratique qui pose la question de la dépendance des rédactions et ouvre la voie à un système à deux vitesses pénalisant les petits médias. Facebook assume, mais minimise l’importance de ce type de partenariat.

    #media #facebook


  • Sexisme dans le milieu des Jeux Vidéos
    La réaction d’Anthony Roux, patron d’Ankama est emblématique de la #culture_du_viol et de l’attitude des hommes face aux violences que subissent les femmes.


    https://twitter.com/willvs/status/921254729577099264

    Quant une personne (un journaliste) fait remarqué que cet « humour » est problématique Monsieur Roux répond que le milieu du Jeux video n’est pas concerné par ce pbl. Il répond sur son blog- une longue réponse qui montre son mépris total pour les femmes victimes de violences sexuelles et sa mauvaise foie totale sur le sujet - post par la suite supprimé de son blog puisque les machistes sont des lâches. Comme rien ne se perd sur internet voici le message en question :

    Bonjour à tous,

    Me voila bien rentré et pressé d’écrire sur cette polémique concernant mon trait d’humour sur l’affaire Weinstein. Tout d’abord, je place cet article dans la partie « Inspirations » car finalement, il n’a sa place nul part et c’est peut-être ici qu’il fera le moins « tâche ».

    Résumé : Suite à cette phrase dans ma dernière note : « frémissant d’excitation comme une actrice débutante se présentant devant Harvey Weinstein » nous avons reçu quelques coups de fils et j’ai été contacté directement par William, un journaliste travaillant pour (entre autre) « le Monde ».

    Les questions que William me pose, parlent pour elles et j’ai tenu à y répondre ici même pour éviter que mes propos ne soient déformés. Car plutôt que les producteurs, présidents, acteurs et autres individus lubriques, ce qui me dérange le plus dans notre monde actuel, c’est le journalisme. Ou, les gens se faisant passer pour des journalistes. William, ne prend pas cette critique pour toi, je veux tenter de défendre mon point de vue et il ne te vise pas personnellement, je suis certain que tu es très sympathique.

    Voici donc les questions de William :
    1/ Est-ce que ce trait d’humour, qui consiste à rire du viol alors même que le sujet est sur la place publique et que de nombreuses femmes dans l’industrie du JV en ont été victimes, n’est pas déplacé ?

    2/ Est-ce que vous constatez qu’il y a une prise de conscience dans votre entreprise depuis l’affaire Weinstein et les multiples témoignages de harcèlement quotidien des femmes ?
    3/ En tant que PDG, dans ce genre de période de prise de conscience, est-on amené à se poser des questions sur son propre comportement ?
    Bien, la difficulté dans tout cela, c’est de savoir par où commencer avant de répondre. Parce que je vais répondre. Pas par besoin de me justifier, pas non plus par envie de donner mon avis sur ce sujet et surtout pas par envie de prendre part à cette mascarade . Je vais le faire pour vous expliquer ce qui me dérange de façon générale et cela depuis des années.
    Oui, car avant de répondre à ces questions, je vais vous expliquer pourquoi j’ai envie de rire de tout cela plutôt que d’en pleurer.
    Avais-je conscience que j’allais m’attirer des critiques ?
    Bien sûr, le test n’a pas manqué de réussir. Au-dela même de toutes mes attentes. Imaginez, j’ai la chance qu’un journaliste me pose ces questions brillantes et inspirées suite à ma petite phrase.
    Est-ce que je me moque des femmes violées ou harcelées ? JAMAIS. J’ai énormément de défauts, mais il se trouve que le malheur des gens, quelqu’ils soient, ne m’inspire pas et ne m’amuse pas.
    La question est plutôt celle-çi : « Qu’est ce qui me perturbe ? »
    La réponse : Les « journalistes » avec un petit J. Ces journalistes qui cherchent l’audience. Ceux qui pensent que le sensationnel, le sordide, la crasse de ce monde permet de vendre plus. Le plus répugnant dans tout cela ? C’est qu’ils ont raison : l’ordure fait vendre. Quand je plaisante sur un tel sujet, ce n’est pas pour me moquer de ces pauvres femmes ou hommes qui ont subi des harcèlements. Quel rapport d’ailleurs avec mon article ? Non, je ris de l’ampleur commercial que prend l’ensemble. Je ris pour ne pas pleurer.
    LES PORCS, LES VAUTOURS ET LES MOUTONS
    Voila comment je vois notre société aujourd’hui. Je vous laisse deviner qui est qui et je vérifierai après s’il n’y pas une fable de la fontaine avec ces animaux. Oui, je suis un peu insultant mais je me place moi-même dans la troisième catégorie, donc essayons de relativiser cette « charge ». Plus je vieilli, plus j’en ai marre d’être pris pour un mouton. J’en ai marre qu’on me bourre le crâne comme c’est le cas actuellement. Cela fait 20 ans que je n’ai plus les chaines de TV.
    A peu prêt autant d’années que je n’achète plus les journaux et que j’essaye d’esquiver certains types d’infos. Comprenez-moi, depuis toujours, lorsque je passe à côté d’un kiosque à journaux et que j’y entrevois « le nouveau détective », je baisse les yeux et passe mon chemin… Choqué par un titre accrocheur. Etrangement je suis fan de films d’horreur, mais allez comprendre pourquoi, dès qu’il s’agit d’un truc réel, ça me retourne la tête et l’estomac. Quel rapport avec notre sujet ? Allumez donc votre téléphone, les premières news qui vont vous venir peuvent être catégorisées en fonction du sensationnel / potentiel de vente (qui aujourd’hui pourrait mentir assez fort pour nous affirmer qu’il ne s’agit pas d’un commerce ?)/
    JOURNALISTES OU SCENARISTES ?
    1/ Disparition d’enfants
    Exemple ? Depuis bientôt 2 mois, c’est la petite Maëlys qui est mise en avant, environ 2-3 fois par semaine. Aujourd’hui et je dis bien « aujourd’hui », le titre c’est «  »La forme blanche » qui intrigue les enquêteurs » et oui un titre qui nous fait carrément entrer dans le surnaturel. On a compris, les « journalistes » ont trouvé le nouveau « petit Grégory ». J’ai le coeur fendu par la disparition de cette petite et comme n’importe quel humain normalement constituer, je n’ose imaginer l’horreur que vivent les parents. Malgré tout je suis en colère d’observer, jour après jour ce que les journalistes mettent en place.
    2/ Crimes sordides
    Viol, mari qui tue ses enfants (très à la mode en ce moment), meurtres de vieilles dames… « Il saute du pont avec ses deux enfants ». « Il tabasse sa femme enceinte à mort… » Et zut, j’ai pas envie d’en parler vous voyez de quoi je veux parler.
    3/ Les villes dont on ne présentent plus la déchéance
    Là on arrive dans un sujet qui me touche personnellement. Roubaix a une image toute particulière dans l’esprit de nos scénaristes… Euh journalistes. Roubaix, même pour ceux qui n’y ont jamais foutu les pieds, c’est carrément la ville du mal. L’enfer, l’endroit ou se regroupent les pédophiles, les djihadistes, les consanguins, les vendeurs de drogues… La dernière grosse news de ma chère ville à avoir fait le tour de France ? « Jeune fille attaquée par des rats à Roubaix ». « 20 minutes », « Le point », « La voix du nord », « Le parisien », « Le figaro »… PUTAIN !!! Je vis à Roubaix depuis 15 ans, vous croyez que j’ai envie qu’on parle comme ça de ma ville ? Vous ne croyez pas qu’il y a AUSSI de belles choses à raconter ? Non, si on vous parle de Roubaix pour faire les gros titres ça sera toujours sur ce genre de choses. Les journalistes savent que ça vend mieux que le reste.
    4/ Terrorisme
    J’en parle pas, je vais me prendre des parpaings. Mais juste une question : vous croyez qu’on combat bien le terrorisme en leur permettant de faire les gros titres pendant des mois ?
    5/ Politique
    On arrive dans un sujet qui peut sembler moins grave. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Je suis le seul mouton à me dire que ce sont les médias qui élisent les présidents ? Je ne parlerais pas de mes convictions (a)politiques, je me demande juste par qui a été élu Mr Macron. En tous les cas, on a appris plein de choses sur Mr Fillon et heureusement que les médias ont fait leur travail sinon il aurait terminé président. D’ailleurs, ils n’ont pas trop parlé de l’entourage de Mr Macron qui ont commis les mêmes fautes. Où en est-on aujourd’hui avec Mr Fillon ? Où en sont ses histoires ? Concitoyens moutons, sachez qu’il n’est plus à la mode, nous ne connaîtrons donc pas la fin de l’histoire. Attention, il ne s’agit pas de parler politique, je déteste ça. Il s’agit de parler de manipulation de masse. Je vois les choses comme cela. Suis-je fou ?
    Bien sur qu’il faut avoir des informations, mais vous sentez-vous vraiment informés ? Moi non. j’ai le sentiment d’être pris pour un abruti en longueur de journée.

    Exemple personnel, faudrait pas que vous pensiez que je tape une crise comme ça gratuitement. Non, ça couve en fait. Et merci William car ça fait du bien de se lâcher.
    Il y a plusieurs mois, un jeune journaleux, se sentant investi d’une mission divine cherche à me contacter car il veut me laisser m’exprimer sur la grande et puissante investigation qu’il a mené. Il paraît qu’à Ankama comme dans les plus grosses boites de JV, les conditions de travail sont exécrables. Ah ! Mettez-vous à ma place. Quelque soit la réponse que je vais lui faire, ça n’ira pas. Mais j’ai l’illumination, je le mets en contact direct avec mon CE. Et bien il n’était pas excité par l’idée le bonhomme, il aurait même demandé à mon chargé de com si j’étais fou. Mais pourtant, qui de mieux placés que les représentants du personnel pour parler des conditions de travail. Si je l’avais fait j’aurais parlé des horaires modulables, des primes de participation, des tickets resto et autres avantages. Mais ça ne sert à rien, l’idée est déjà faîte, le thème défini et ça ne rentre pas dans ce qui se vend. Ca n’ouvre même pas un débat nom d’une pipe. Alors franchement, quel interêt pour notre journaliste en herbe.
    Il y a des porcs depuis toujours. L’humanité est ainsi faîte. Ce qui a changé, ce sont les vautours et merci à internet, merci à l’ultraconnection, car les vautours peuvent en faire maintenant des gros titres et nous assommer avec.
    Vous le voyez le rapport avec le reste ? On parle de Weinstein vite fait ? Juste pour l’exemple car ce n’est pas le sujet au final. Les journaux mettent le gars en scène avec Marion Cotillard. Regardez juste les couvertures et dîtes-moi ce que vous en pensez. Si je ne lis pas les sous titres, on dirait les meilleurs amis du monde. Et maintenant on nous annonce que tout Hollywood c’est fait harceler par ce bon vieux Harvey ? Même Terry Crews, magnifique bébé de 110KG (Mon personnage préféré de Brooklyn 99) c’est fait touché les parties par un (autre) producteur et saute sur l’occasion pour se livrer, lui aussi à des révélations ?
    Mais merde, ils disent que ça fait 30 ans que ça dure et maintenant tout le monde ne parle que de ça ? Mais vous les supers journalistes, vous avez foutu quoi pendant ces dernières décennies ? Même coup qu’avec Fillon : « Ca fait 20 ans qu’il magouille ».

    Et le truc génial dans tout ça ? Et bien c’est qu’on va parler de harcèlement dans toutes les industries du monde parce que c’est devenu le nouveau filon a exploiter. Dans ce cas, moi Anthony Roux, j’ai une confession à vous faire, je me sens harceler par tout ça. Qu’est ce que je dois faire pour ne plus être un mouton entre les mains des vautours ?

    Bon, William, faut-il vraiment que je réponde à tes questions ? Tout cela me semble tellement grotesque … J’ai promis de le faire mais franchement, c’est peut-être assez comme ça non ?

    Je terminerais tout de même cet article en précisant une chose. Si d’aventure, j’ai choqué quelqu’un par mes propos, je m’en excuse du fond du coeur. Je travaille dans le divertissement et mon but n’est autre que de divertir, ma plus belle récompense étant le sourire des gens.
    Tot

    trouvé ici http://www.gamerama.fr/forum/view_message.php?message=691927
    C’est sur que le sexisme dans les jeux vidéos personne n’en a jamais parlé ! Et Marlard ne s’est pas pris un torrent de merde quant elle a mis le sujet sur la place publique en France. Anita Sarkashian n’a pas été obligé d’annulé ses conferences sur le sujet pour menace de mort et n’a pas du déménagé suite à du harcelement massif de la part de la communauté des gamers. Jeux-video.com et 4chan ne sont pas les égouts de la misogynie la plus crasse..

    #déni #domination_masculine #humour_oppressif #humour #sexisme_geek


  • Depuis quelques temps, de plus en plus de sites #web de #journaux (de mémoire Libération, Le Parisien, Le Devoir...) offrent un contenu #gratuit mais limité à quelques articles par mois après quoi ils deviennent #payant.

    Est-ce que, du coup, les seenthisistes et @rezo en particulier ne pourraient pas signaler les articles venant de ce genre de sites pour qu’on ne clique pas dessus sans réfléchir à cette limite qu’on risque d’atteindre rapidement ?

    Ne devrait-on pas aussi, dans le cas où l’information en question est reprise partout, privilégier les sites qui ne pratiquent pas ce chantage ?

    Merci d’avance...

    #paywall


  • Primaire à droite : dans le programme de Fillon, il y a encore deux Allemagne ! - le Parisien

    http://www.leparisien.fr/elections/presidentielle/primaires/primaire-a-droite-dans-le-programme-de-fillon-il-y-a-encore-deux-allemagn

    Quand on dit que c’est la #régression généralisée, we mean it !

    L’équipe de campagne de François Fillon a-t-elle un problème avec la géographie ? Dans un document présentant le programme du candidat à la primaire de la droite, accessible depuis son site Internet, les frontières des Etats européens ne correspondent pas tout-à-fait à la réalité. Ainsi, l’Allemagne est séparée en deux, alors que l’intégration de la République démocratique allemande (RDA) à de la République fédérale allemande (RFA) remonte à... 26 ans ! Quant au Luxembourg, il a carrément disparu.

    –---------

    Dans le programme de François Fillon, l’Allemagne n’est toujours pas réunifiée

    http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/22/programme-francois-fillon-allemagne

    POLITIQUE - François Fillon est-il un homme du passé ? La page 59 de son programme présidentiel intitulé « Pour vous » fait en tout cas un sacré bond en arrière.

    Comme l’a repéré le journaliste Luc de Barochez, l’onglet « Frontières » renferme une petite pépite que tout bon géographe repérera instantanément : sur une carte de l’Union européenne publiée, l’Allemagne n’est toujours pas réunifiée.

    #fillon #cartographie


  • Flavie Flament violée à 13 ans : « Avec ce livre, j’espère libérer la parole » - Elle
    http://www.elle.fr/People/La-vie-des-people/News/Flavie-Flament-violee-a-13-ans-Avec-ce-livre-j-espere-liberer-la-parole-3325255


    Je vois très exactement de qui elle parle, parce qu’effectivement, à l’époque, il chassait à cet endroit précis et nous avait aussi abordées avec mon amie d’enfance. Bien sûr, je ne l’intéressais pas du tout, mais quand il a parlé de faire des essais avec elle, elle était comme dans un rêve. Sauf que ses parents ont dit non.

    J’étais en vacances au cap d’Agde avec ma famille. Nous étions à la terrasse d’un café un soir, sur le port, à manger un banana split. Je n’ai pas vu le prédateur arriver. Quand il a proposé à ma mère que je fasse des essais, elle a été ravie. Tout le monde savait qui il était. Il y avait cette sensation de toucher à l’extraordinaire pour une famille de province. Ma mère m’a ensuite emmenée, tous les après-midi chez lui, faire des photos. J’ai senti rapidement que les essais étaient un rite de passage pour être la « nouvelle élue ». C’était une façon de prendre l’ascendant sur moi. Mais je n’aurais jamais imaginé ce qu’il allait faire.



  • Plus vrai que la fiction !!! 1984 c’est maintenant :
    #bigBrother sait ce qui est bon pour nous, il sait ce que l’on doit lire et l’info que l’on doit connaître !!

    Les premiers titres seront Les Echos, Le Monde, Libération, Le Parisien, Le Figaro, La Croix, L’Humanité, L’Express, Courrier International, L’Obs, l’International New York Times, le New York Daily News, La Vanguardia et Cinco Dias, a précisé le ministère.

    sic !

    Le sommet :

    «  Nous avons besoin que nos élèves vous fréquentent régulièrement  », a-t-elle dit aux éditeurs de journaux, afin de «  développer l’esprit critique  », «  apprendre à se méfier de la désinformation massive qui a cours en particulier sur internet  » et «  pour faire d’eux de citoyens lucides  »

    <http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021787451834-des-journaux-gratuits-dans-les-lycees-et-colleges-pour-lutter->

    À quand la fin de #seenthis ? Amis #antifas, restez endormis, votre gouvernement s’occupe de tout

    Sais plus si il faut en rire ou en pleurer...


  • FRANCE : La « taxe terrorisme » quand l’État se frotte les mains
    http://www.brujitafr.fr/2015/10/france-la-taxe-terrorisme-quand-l-etat-se-frotte-les-mains.html

    86 millions d’euros : selon « Le Parisien », la taxe sur les contrats d’assurance qui alimente le Fonds d’indemnisation des victimes d’attentats va augmenter. Une augmentation de près de 30 %. Le Parisien révèle ce dimanche que la taxe prélevée sur les...


  • Racisme anti-Roms : le parquet de Paris favorable au renvoi de Manuel Valls devant la CJR - Mediapart

    http://www.mediapart.fr/journal/france/020715/roms-le-parquet-de-paris-favorable-au-renvoi-de-manuel-valls-devant-la-cjr

    La cour d’appel de Paris a débattu, ce jeudi 3 juillet, de la compétence du tribunal à juger les propos de Manuel Valls sur les Roms, tenus en mars et septembre 2013.

    La Voix des Rroms, représentée à la barre par Henri Braun, poursuit Manuel Valls pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, en référence à l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881. Plusieurs citations, reprises dans Le Figaro et Le Parisien du 14 mars 2013, ainsi qu’au micro de France Inter le 24 septembre 2013, sont en cause. Parmi elles : « Les occupants de campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution », « Je le redis, je partage ce que m’a dit le premier ministre roumain : “Les Roms ont vocation à rester en Roumanie, ou à y retourner” » ; « Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » ; ou encore « C’est une évidence là aussi, nous le savons tous, la proximité de ces campements provoque de la mendicité et aussi des vols, et donc de la délinquance. »


  • EN DIRECT - Alexis Tsipras serait prêt à accepter les demandes de ses créanciers
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/01/20002-20150701LIVWWW00017-en-direct-tsipras-faillite-grexit-referendum.php

    Ouh il a une sale gueule Tsipras, il doit faire partie des méchants. Bon plus sérieusement ça serait chouette si quelqu’un.e faisait une petite appli pour afficher les trombines des articles des quotidiens français de certaines personnes célèbres sur une timeline pour voir la #propagande par le délit de sale gueule



  • Est-ce qu’on va tous manger du mouton-méduse ?
    https://news.vice.com/fr/article/est-ce-quon-va-tous-manger-du-mouton-mduse

    De la viande de brebis génétiquement modifiée s’est retrouvée il y a plusieurs mois dans le commerce par erreur, a révélé le quotidien français Le Parisien ce mardi matin. Rubis, une agnelle porteuse d’un gène de méduse censé rendre les animaux fluorescents, a été envoyée à l’abattoir en août 2014, avec un cheptel d’animaux non-génétiquement modifiés alors qu’elle aurait dû rester dans les laboratoires français de l’Institut national de recherche agronomique (Inra).

    [...]

    Jean-Christophe Pagès indique qu’une demande « pourrait émerger, pour la commercialisation de mouches génétiquement modifiées ». Celles-ci serviraient à protéger les oliviers de certains pays d’Europe contre une maladie véhiculée par certaines mouches. « Le principe est de rendre ces mouches génétiquement modifiées stériles, pour faire baisser la population des autres spécimens responsables de la maladie, » explique-t-il. Si cette demande se concrétise, le HCB serait consulté pour évaluer les conséquences sanitaires et environnementales de l’arrivée de ces possibles mouches stériles.

    #France #Green_fluorescent_protein #Institut_national_de_recherche_agronomique #Mouton #Organisme_génétiquement_modifié


  • Dysfonctionnements à l’Inra : un #agneau-méduse se retrouve dans la chaîne alimentaire, selon Le Parisien - 23/06/2015 - La Nouvelle République
    http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/06/23/Dysfonctionnements-a-l-Inra-un-agneau-meduse-se-retrouve-dans-l

    L’#Inra, qui assure que la consommation de cette viande ne présente pas de risque sanitaire, a diligenté une enquête interne avant de saisir la justice la semaine dernière pour « mise sur le marché d’un produit consistant en organismes génétiquement modifiés ou contenant de tels organismes », précise le journal.

    L’Institut met en avant des « actes de malveillance » de la part d’employés de l’Unité commune d’expérimentation animale (UCEA) mais de nombreux dysfonctionnements ont été relevés sur les sites de Jouy-en-Josas (Yvelines) et Bressonvilliers (Essonne).

    @anne


  • Quels #médias pour les #classes populaires ? - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/article4693.html

    La force des «  idées reçues  »

    Les médias commerciaux n’ont pas cette contrainte, leur objectif étant au contraire de maximiser leur audience quitte à recourir aux #stéréotypes et aux raccourcis cognitifs les plus élémentaires – le propre des « idées reçues  » étant de ne pas trop remettre en cause les routines de #pensée des récepteurs. L’habileté de TF1, M6, RMC, du Parisien et de quelques autres est de s’appuyer sur le sens commun et de cultiver l’ambiguïté pour répondre aux besoins psychologiques et sociaux présentés rapidement plus haut sans mettre réellement en discussion publique les interprétations possibles des #représentations et discours qu’ils produisent. Comme dans tout espace de production de biens culturels, les acteurs du champ médiatique sont en lutte pour définir les événements dignes d’être traités, leur #hiérarchie, les mots légitimes pour en rendre compte, etc. Dans ce processus commun et conflictuel, se construisent les règles qui permettent l’autonomie, au moins relative, du champ. Or, la participation des journalistes des rédactions commerciales à ce conflit de définition n’est plus explicite, ni reliée à des normes professionnelles plus ou moins partagées, mais indirecte, dans la mesure où ils se situent non plus dans le registre de l’#information (dont le but est d’être discutée politiquement) mais du « #spectacle  », entendu au sens de Guy Debord, comme représentation indépendante qui « échappe à l’activité des hommes, à la reconsidération et à la correction de leurs œuvres » [3]. L’objectif des rédactions des médias commerciaux est de faire écho à ce fonds inconscient (et néanmoins historicisé) qui serait donné en partage à tout individu, réalisant ainsi en pratique la formule de Adorno  : « Tout le bruit silencieux qui résonne depuis toujours dans nos rêves, les gros titres des journaux lui font écho quand nous sommes éveillés » [4].


  • 7 élèves de Garges et Sarcelles de retour de leur voyage en Israël et Palestine avec Latifa Ibn Ziaten - Le Parisien http://www.leparisien.fr/sarcelles-95200/ces-jeunes-de-garges-et-sarcelles-ont-grandi-avec-leur-voyage-en-israel-3

    Un voyage qui a transformé ces élèves, sélectionnés pour leur engagement au sein du conseil de la vie lycéenne. Ce sont d’abord les idées reçues qui ont vol�� en éclats. « Avant, je pensais que les Israéliens ne se mélangeaient pas avec les étrangers, mais en fait, ils sont très chaleureux », raconte Dilan, en Terminale. « On a vu des musulmans faire la prière sur l’herbe, en plein centre de Jérusalem. Je pensais que ça n’était pas possible », souligne Omer. « A la télé, on ne montre que la guerre, alors qu’on ne ressent pas de tension, note Steve. Finalement, leur guerre, ce n’est pas une guerre de religion mais de territoire. Et les différentes religions cohabitent mieux qu’ici. »

    Au début, pour certains, ça n’a pas été facile de faire accepter un tel voyage. « Pour plusieurs membres de ma famille, c’était mal vu d’aller en Israël », raconte Dilan. « Mais maintenant, tout le monde nous dit qu’on a de la chance, les gens posent plein de questions », remarque Angela.

    Mur des lamentations, mosquée Al-Aqsa, église du Saint Sépulcre, mais aussi visite de la vieille ville de Jérusalem, Ramallah et Tel-Aviv. Le programme était chargé. La découverte, pour beaucoup, ça a aussi été celle du judaïsme. Les rites, l’histoire, les traditions, on leur a tout expliqué. « La prière est différente mais au fond, on a tous le même Dieu », constate Dilan. Le petit groupe a même été invité à célébrer Shabbat dans une famille. Un des moments forts du voyage.

    Mais bien sûr, les difficultés existent et n’ont pas échappé aux jeunes. « Un mur qui sépare les populations, c’est choquant, injuste », s’exclame Steve, toujours marqué par les images de ces morceaux de béton érigés autour des territoires palestiniens, couverts de graffitis tels que « Freedom ». « On prend aussi conscience de la chance qu’on a, observe Yassine. On se plaint beaucoup, mais nous, on a la liberté d’aller et venir comme on veut. Les Palestiniens, non. »

    Yassine se souvient notamment de ce jeune du lycée français de Jérusalem, mais habitant de Ramallah, dont le seul moyen pour passer la frontière est d’emprunter le bus diplomatique qui passe une fois par jour. Ou de cette jeune Palestinienne qui a perdu deux membres de sa famille, tués lors d’une manifestation.

    Alors que faire de toutes ces rencontres ? Les élèves ont pour mission de devenir ambassadeurs de la paix. « Au fond, on est tous pareils, insiste Yassine. Il faut arrêter de vivre enfermé. » Le 11 juin, tous livreront une présentation de leur voyage au sein du lycée.

    Christophe Buatois, le proviseur (à gauche), avec ses lycéens. (LP/Pauline Conradsson.)
    Christophe Buatois, proviseur : « S’il y a des tensions, c’est parce que les gens ne se connaissent pas »
    Il se dit fier de ses élèves. Christophe Buatois, proviseur du lycée Arthur Rimbaud de Garges, a accompagné ses lycéens en Israël et a porté le projet avec Latifa Ibn Ziaten. Un voyage nécessaire pour casser les barrières. « Notre constat de départ, c’était de dire : s’il y a des tensions dans le monde aujourd’hui, c’est parce que les gens et les peuples ne se connaissent pas. L’idée, c’était d’aller voir sur place, pour bousculer les idées reçues, sans juger. »
    Et il l’avoue, pour les élèves, tout n’a pas été simple. « Je me souviens par exemple qu’au début, un de nos élèves musulman a eu du mal à accepter l’idée de mettre une kippa, se souvient le proviseur. Mais très vite, il a compris que c’était une question de respect dans une synagogue. »
    Le vivre-ensemble, il fallait aussi le faire au sein même du groupe. « On a nos propres tensions de quartiers », note le proviseur. Son rôle, en amont, a aussi été de rassurer les parents, souvent inquiets d’un tel voyage. « Certains pensaient qu’on allait mourir là-bas, sourit Christophe Buatois. Nous les avons conviés aux séances de préparation, pour leur présenter le projet. Ça les a rassurés. Ils nous ont fait confiance. »
    Lui-même a découvert là-bas un pays riche et une ville de Jérusalem magnifique. « J’ai promis à ma famille d’y retourner avec elle », glisse-t-il.


  • Non, chers juges, je n’ai pas volé le fichier de l’armée ! - Arrêt sur images
    http://www.arretsurimages.net/chroniques/2015-05-26/Non-chers-juges-je-n-ai-pas-vole-le-fichier-de-l-armee-id7756

    Relaxé en première instance, condamné en appel, Olivier Laurelli (également connu sous le pseudonyme de #Bluetouff), a de nouveau été "condamné en cassation pour avoir téléchargé des documents via Google", comme l’a titré Le Parisien. J’avoue : j’avais moi aussi découvert il y a quelques mois, par hasard et via Google, des documents et données de l’armée française auxquels je n’étais pas censé pouvoir accéder. Pour autant, je ne suis pas un "voleur". Explications techniques à destination des magistrats (et de quelques autres).

    L’été dernier, j’expliquais comment j’avais retrouvé des dizaines de documents estampillés "#CONFIDENTIEL - NE PAS DIFFUSER" sur des sites web de l’administration et du gouvernement français. Il suffisait en effet d’entrer dans le formulaire de Google la requête "ne pas diffuser" inurl:gouv.fr filetype:pdf pour demander au moteur de recherche la liste de tous les fichiers .pdf qu’il avait indexé sur les sites web hébergés en .gouv.fr et comportant la mention "ne pas diffuser" (ce genre de mention se retrouve d’ordinaire plus facilement dans des fichiers .pdf que sur des pages web).

    Les #données contenues dans plusieurs de ces fichiers auraient pu valoir à ceux qui les avaient mises en ligne d’être poursuivis voire condamnés, mais je les avais contactés pour qu’ils retirent les fichiers, et personne -à ma connaissance- n’a été poursuivi.

    Olivier Laurelli, de son côté, avait découvert (et téléchargé) 8000 fichiers sur l’extranet non protégé de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), puis mis en ligne un article sur la dangerosité des nano-matériaux sur Reflets.info, le site d’information indépendant qu’il a co-fondé, ce qui lui avait valu d’être cueilli à l’aurore par des agents du contre-espionnage, placé en garde à vue pendant 30 heures, et d’être poursuivi en Justice... quand bien même l’ANSES n’avait pas porté plainte contre lui (voir les explications de Bluetouff : La non-affaire Bluetouff vs ANSES, et l’analyse juridique de NextInpact,Affaire Bluetouff : la Cour de cassation consacre le vol de fichiers informatiques -réservé aux abonnés).

    Sa récente #condamnation à 3000€ d’amende m’incite aujourd’hui à raconter comment j’avais également trouvé des fichiers autrement plus sensibles, émanant de l’armée française. Sa condamnation me semble en effet relever de l’incompréhension, par certains magistrats, de ce que l’on peut faire (et trouver) sur le web, sans même le chercher.

    En première instance, on avait ainsi découvert que "la magistrate chargée de rappeler les faits semblait même ne pas connaître Google, prononcé à la française « gogleu », ni savoir ce que signifie un « login », prononcé « lojin »", le parquet reconnaissant de son côté que "la moitié des termes que j’ai entendus aujourd’hui, je ne les ai même pas compris".

    Il me semble donc important d’expliquer ce qu’il est possible de faire, et comment, dans la mesure où, sans être malintentionné, on peut se retrouver dans des situations délicates.


  • Notre pourvoi en cassation est rejeté
    https://reflets.info/notre-pourvoi-en-cassation-est-rejete

    Le Parisien ayant publié un papier aujourd’hui, nous allons vous donner un peu dans l’urgence une partie de notre point de vue sur le rejet du pourvoi en cassation de Bluetouff et donc, de Reflets et de tous les internautes français (n’en déplaise au système judiciaire). Nous reviendrons sur cette décision dans d’autres articles. Celui-ci […]



  • CMU complémentaire : la CGT dénonce « une manipulation » | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/cmu-complementaire-la-cgt-denonce-une-manipulation-574144?IdTis=XTC-FT08-A4

    Mercredi dernier, le Parisien révélait que le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a décidé de lancer une vaste opération de contrôle des comptes bancaires des bénéficiaires de la CMU-complémentaire (CMU-C), au motif de combattre la fraude. Alors que la Couverture maladie universelle de base permet à toute personne vivant en France de façon régulière et ne cotisant pas à la Sécu d’être protégée, la CMU-C procure la prise en charge de la part non remboursée des soins par l’Assurance maladie. Pour y avoir droit, il faut percevoir des revenus inférieurs à 720 euros par mois pour une personne seule, 1080 euros pour un couple. 5,2 millions de personnes en bénéficient actuellement. Chef de file de la délégation CGT au Conseil de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), Jean-Michel Cano dénonce vivement une opération « de manipulation » de la population.

    #santé #non_recours #guerre_aux_pauvres

    • On donne un rôle de #police au personnel de la Sécu. Alors qu’aujourd’hui on réduit les effectifs, on manque de personnel dans les caisses de Sécu, que 3 millions de personnes seraient susceptibles de bénéficier de la CMU-C mais ne l’ont pas, et qu’on ne lance pas de grand plan d’action à ce niveau-là, on va mobiliser des agents pour aller vérifier des comptes bancaires. Et je ne vois pas comment ils vont faire, sauf à émettre des opinions sur des mouvements bancaires qui peuvent être tout à fait compatibles avec la CMU-C. Ce n’est pas parce que vous avez des mouvements bancaires avec de fortes sommes que vous fraudez la CMU. Un exemple : on vous donne la CMU pour un an, et au bout de six mois, vous recevez un héritage : vous ne pouviez pas le savoir, on ne peut pas dire que vous avez fraudé la Sécu. Là, on soupçonne directement la population affiliée à la Cmu. On est dans la manipulation de la population, au lieu de poser les vrais problèmes. (...)
      En réalité, sur l‘ensemble de la #fraude à l’Assurance maladie (estimée à 192 millions d’euros en 2014, Ndr), celle imputable aux seuls assurés représente 19% (soit 38 millions d’euros). Et encore, on y inclut la fraude aux indemnités journalières versées en cas d’arrêt de travail, dont une partie n’est pas de la responsabilité de l’assuré, mais de l’employeur …La fraude des professionnels de santé, on n’en parle pas. La fraude des établissements, en particulier les établissements privé, on la passe sous silence. Or, c’est là que se situe la très grande masse des abus. Simplement, il est tellement compliqué de sanctionner un professionnel ou un établissement, ils ont un tel arsenal de recours, que le sujet est plus ou moins abandonné. Tandis qu’un assuré social, c’est tellement facile de lui couper les vivres, de l’emmener devant les tribunaux où il n’aura pas la possibilité de se défendre

      Malheureusement le camarade syndiqué avalise l’idée que disposer d’une #épargne devrait barrer l’accès à la CMU... Or l’épargne en question, lorsqu’elle existe, et si on dépend du RSA, de l’ASS, du minimum veillesse, est souvent la seule manière de faire face aux dépenses de la vie courante

      Voir aussi la présentation de ce plan de contrôle par la direction de la CNAM
      http://seenthis.net/messages/370307

      De fait, un droit social, collectif, devient le support dune #dette individuelle, voir Dette objective et dette subjective, des droits sociaux à la dette
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5782

    • Malheureusement le camarade syndiqué avalise l’idée que disposer d’une #épargne devrait barrer l’accès à la CMU...

      Excuse-moi, mais j’ai relu l’article et je n’ai pas trouvé le passage mentionnant cela.
      Maintenant entièrement d’accord avec le fait que les minimas sociaux ne permettent pas d’assurer une vie décente. Et qu’une épargne est une « aubaine » pour s’assurer l’essentiel : logement, alimentation, vêtements, transports, vie sociale,etc ...

      Merci pour le texte plus théorique de CIP-IDF que je prendrai soin de décortiquer quand j’aurai un moment (car ça a l’air dense).

    • @sombre, non, il le dit pas explicitement mais il donne un exemple qui limite singulièrement sa critique de la mesure :

      je ne vois pas comment ils vont faire, sauf à émettre des opinions sur des mouvements bancaires qui peuvent être tout à fait compatibles avec la CMU-C. Ce n’est pas parce que vous avez des mouvements bancaires avec de fortes sommes que vous fraudez la CMU. Un exemple : on vous donne la CMU pour un an, et au bout de six mois, vous recevez un héritage : vous ne pouviez pas le savoir, on ne peut pas dire que vous avez fraudé la Sécu.