company:lehman

  • Quand le climat fait sa première victime en Bourse - Les Echos
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0600601138780-quand-le-climat-fait-sa-premiere-victime-en-bourse-2242470.ph

    Pacific Gas & Electric Company, l’EDF de la Californie, vient de se déclarer en faillite, la plus importante depuis Lehman Brothers. Sa chute en dit long sur la façon dont les changements climatiques peuvent affecter les entreprises. Le monde financier ne peut désormais plus y rester insensible.

    • Les malheurs de PG & E commencent en novembre dernier, lorsque de violents incendies ravagent la Californie . L’incendie Camp Fire dévaste 14.000 maisons et fait 86 morts dans la petite ville de Paradise. L’opérateur basé à San Francisco est rapidement pointé du doigt. Un de ses pylônes à haute tension est situé au beau milieu de la zone du Camp Fire. PG & E a lui-même notifié qu’il avait été victime d’un incident quelques minutes avant le début de l’incendie. Selon une piste explorée par les enquêteurs, une attache défaillante a pu laisser une ligne de 115.000 volts entrer en contact avec le pylône métallique, provoquant des étincelles qui auraient enflammé la végétation voisine, mal entretenue.

      La cause exacte de la plupart des incendies de Californie reste indéterminée. Mais on sait que les conditions climatiques et hydrologiques de l’Etat sont propices à de tels embrasements. Car, à l’ouest des Etats-Unis, le réchauffement global ces dernières années a réduit l’accumulation du manteau neigeux durant les hivers froids et humides, et a avancé le début du printemps. Les étés sont secs et plus longs. Les sols et la végétation sont asséchés, et les bourrasques automnales qui poussent de l’air chaud vers la Californie alimentent amplement les feux de forêt. Selon l’étude « sigma » de Swiss Re, référence sur les catastrophes naturelles, les gros incendies faisaient rage pendant six jours en moyenne entre 1973 et 1982 avant d’être maîtrisés. Depuis, cette durée est passée à plus de 50 jours...

      On savait le réchauffement climatique responsable de la multiplication des ouragans dévastateurs dans le golfe du Mexique. Il est aussi à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de la gravité des incendies en Californie - leur coût avait déjà dépassé 14 milliards de dollars en 2017. Et il vient donc de faire sa première victime boursière avec la faillite de PG & E.

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène

      On l’ajoute à la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147


  • P. Jovanovic - PY. Rougeyron : La revue de presse (janvier 2019)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15553-p-jovanovic-py-rougeyron-la-revue-de-presse-janvier-2019

    Tout vas bien puisque ça n’intéresse n’inquiète personne...

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...

    #En_vedette #Divers


  • Ils ont plongé le monde dans la crise

    https://www.pltv.fr/ils-ont-plonge-le-monde-dans-la-crise

    Mardi 4 décembre 2018 à 20h50 sur France 5 dans Le Monde en Face

    C’est une histoire d’argent, de pouvoir et d’impunité.

    https://vimeo.com/300700635

    Dix ans après la crise financière, les langues se délient. Un criminel en col blanc passe aux aveux et raconte de l’intérieur cette période qui a changé notre monde pour le pire.

    Ce documentaire est une plongée dans la tête des gangsters de la finance, un polar qui entraîne le spectateur dans la mécanique qui conduit à devenir un criminel en col blanc. Il démontre aussi comment le système utilise certains d’entre eux. Il donne la parole à leurs proches, aux insiders qui les ont côtoyés, à ceux qui ont été au coeur de la tempête.

    Au-delà de destins hors du commun, ce film raconte l’histoire des dérives de la finance de ce début de siècle et leurs conséquences dramatiques pour les citoyens. Dans ce monde, la vérité ne compte pas.

    Résumé

    LE CONDAMNÉ

    Philip Baker, 54 ans, est l’un des rares à avoir fait de la prison au lendemain de la crise financière. Il a été condamné à 20 ans de réclusion par la justice américaine. « Je suis un criminel » reconnait-il. En 2007, patron d’un fond spéculatif, il gagnait des millions de dollars. Un jackpot qu’il a décroché en mentant et en trichant. Aujourd’hui sorti de prison après un accord avec la justice américaine, Philip Baker se confesse et raconte la mécanique qui l’a conduit au crime. « Je n’étais pas un assez gros poissons » ajoute-t-il. « Les gros poissons s’en sortent. »

    LE PARRAIN

    Les gros poissons sont à Wall Street. Chez Lehman Brothers, l’un des piliers de la finance mondiale, le patron Richard Fuld a conduit la banque d’investissement à la banqueroute. Et il en a tiré profit. Entre 2002 et 2007, il empoche 530 millions de dollars. Le château de carte a fini par s’effondrer mais Richard Fuld, qui laisse des millions de victimes, n’a jamais été poursuivi.

    LE BOUC ÉMISSAIRE

    L’impunité des puissants domine le monde de la finance. Et cela a continué après la crise. Le « Liborgate » a été qualifié de « crime du siècle ». Le Libor est un taux de référence interbancaire qui peut faire monter ou descendre les valeurs de produits financiers. Plusieurs traders ont récemment été condamnés à de la prison ferme pour avoir truqué ce taux, augmentant ainsi leurs bonus. Mais ces traders n’étaient que l’instrument d’un système. Alex Pabon, l’un d’entre eux, a décidé de parler pour raconter comment sa banque l’a utilisé comme bouc émissaire pour masquer ses propres fautes.

    #finance #criminalité_financière #banque #capitalisme #impôts



  • Débat : « Sommes-nous à l’aube d’une crise financière majeure ? » - 28 minutes (ARTE)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15208-debat-sommes-nous-a-l-aube-d-une-crise-financiere-majeure-28-minute

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Le marché européen des produits dérivés dépasse 660.000 milliards d’euros

    Crashdebug.fr : Le casse du siècle : l’énorme fraude fiscale à 55 milliards d’euros des « Cum Ex »

    Crashdebug.fr : Politique et Éco n°187 - TV Libertés 15 octobre 2018 - Pierre Jovanovic : Europe, faux monnayage et vol en bande organisée

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : Les gangsters de la finance (Arte) Crashdebug.fr : P. Jovanovic - L. Fendt : La revue de presse (Septembre 2018)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche : « L’Italie (...)


  • « CumEx Files » : l’histoire secrète du casse du siècle
    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/10/18/cumex-files-l-histoire-secrete-du-casse-du-siecle_5371029_5345421.html

    Cinquante-cinq milliards d’euros ont été subtilisés en 15 ans à plusieurs Etats européens par des financiers opérant en bande organisée sur les marchés. Une enquête du « Monde », associé à dix-huit médias européens.

    https://youtu.be/aPXomQaSMxU

    La crise… Partout, en ce mois de juin 2011, la crise s’écrit, se crie, se propage. Les dizaines de milliards d’euros injectés pour secourir les banques après le krach de 2008 ont achevé d’asphyxier des pays surendettés. L’Europe est au bord du gouffre, l’euro attaqué, la Grèce coule. Mais, au moins, les chefs d’Etat peuvent-ils se satisfaire d’avoir fait bon usage de l’argent public, pour préserver le secteur bancaire, poumon de l’économie.

    Loin du tumulte du monde, en ce même été 2011, à Bonn, en Allemagne, au fond d’un petit bureau gris de l’administration, une inspectrice des impôts lit et relit un drôle de courrier qu’elle ne se résout pas à classer. C’est une demande de remboursement d’impôts adressée au fisc par un fonds de pension, comme il en arrive tous les jours à l’Office fédéral des impôts pour les acheteurs d’actions cotées en Bourse.

    Mais cette demande-là l’intrigue. Le fonds réclame beaucoup d’argent, pour un très grand nombre d’achats et de ventes d’actions effectués dans des temps record, autour du jour, justement, où ces actions libèrent leurs dividendes. Il a fallu investir des dizaines de milliards pour ces transactions, alors que cette caisse de retraite n’a qu’un seul bénéficiaire. Un Américain, dont le domicile, dans un quartier ultrarésidentiel du New Jersey, lui sert de siège social. Bien loin de Wall Street, donc. Comment peut-elle brasser autant d’argent ?

    Comme il y en a pour près de 54 millions d’euros, la jeune femme décide d’y regarder de plus près. Elle se plonge dans le monde opaque des transactions boursières, auquel elle ne connaît rien. Et, au lieu des millions escomptés, adresse au fonds une longue liste de questions. Sans savoir qu’elle est, à elle seule, sur le point de mettre au jour le plus grand scandale fiscal de toute l’histoire en Allemagne : entre 7 milliards et 12 milliards d’euros subtilisés en sept ans entre 2005 et 2012.

    Il ne s’agit pas d’une simple fraude à l’impôt, mais d’un vol, commis dans les caisses de l’Etat au préjudice des contribuables, par une bande organisée de fonds de placement, de banques, de courtiers et d’avocats. Le casse du siècle, en somme, monté par des délinquants en col très blanc, et baptisé « CumEx » (en latin : avec ou sans… dividendes).

    Le cerveau, un ancien du fisc

    Comme dans toutes les bonnes histoires de fraude à grande échelle, il faut un cerveau. Il est ici allemand, fils de pasteur, et s’appelle Hanno Berger. C’est un ancien haut fonctionnaire du fisc de Francfort, et, à ce titre, contrôleur de la Bourse et des banques, tôt reconverti en fiscaliste. Un avocat brillant et si bien informé qu’il se voit rapidement courtisé par les millionnaires avides de ficelles fiscales.

    Or, après des années à repousser les limites de l’optimisation fiscale, il s’ennuie un peu. C’est alors qu’en 2006 ou 2007, il identifie le filon du siècle. La finance s’apprête alors à connaître sa crise la plus violente depuis 1929, mais elle baigne encore dans l’argent facile et la spéculation. Hanno Berger a repéré une façon de gagner gros, très vite : utiliser les crédits d’impôts qui résultent du versement des dividendes d’actions cotées en Bourse. Ces remboursements sont normalement réservés à certaines catégories d’investisseurs qui ont, bien entendu, acquitté au préalable leur impôt sur les dividendes. Mais le fiscaliste va s’en affranchir, en profitant de tous les stratagèmes qu’offrent les marchés financiers.

    « Au fond, c’est toujours le contribuable qui paie la facture »

    Le procédé n’est pas nouveau et avait été repéré dès les années 1990 par les contrôleurs du ministère de l’économie. Mais il n’a jamais été « industrialisé ». Surtout, alors que le législateur pensait avoir mis fin aux fraudes grâce à une loi ad hoc en 2007, Berger le génial fiscaliste a identifié une faille. Son plan est simple, même s’il passe par des techniques compliquées : mettre au point des montages où les actions changent de main si vite, d’un intervenant à un autre et d’un pays à l’autre, qu’il est difficile de savoir, à un instant « T », qui détient quoi et combien.

    Ainsi, l’impôt payé une seule fois pourra être récupéré plusieurs fois. Parfois même, l’impôt sera récupéré sans avoir été payé. Les montages seront si complexes que le fisc n’y verra que du feu. Poussée à grande vitesse, la machine des crédits d’impôts va devenir une vraie machine à cash. « Et, au fond, c’est toujours le contribuable du pays concerné qui paie la facture », reconnaît aujourd’hui un ancien disciple du maître à penser.

    Martingale en poche, Hanno Berger ne met pas longtemps à recruter des volontaires dans sa clientèle de banques et de grandes fortunes. Ce n’est pas du vol, leur répète-t-il avec aplomb, d’autant qu’à première vue, il ne s’agit que d’une variante de l’arbitrage de dividendes, une stratégie d’optimisation fiscale fondée sur des méthodes similaires d’échanges rapides d’actions. C’est tout au plus une excroissance d’un business pratiqué depuis des années par toutes les grandes banques de la planète.

    En coulisses, la fête continue

    Petit à petit, ce commerce se structure, les équipes s’étoffent. Hanno Berger bouscule les nouvelles recrues : « Ceux qui seraient tentés de penser qu’il y aura moins de crèches ou d’écoles maternelles construites en Allemagne à cause de notre business n’ont rien à faire ici ! »

    Les grands noms de la finance se laissent convaincre : banques internationales prestigieuses, fonds d’investissement ou de pension américains, courtiers de renom, avocats en vue… Des établissements aussi réputés que Goldman Sachs ou BNP Paribas prêtent main-forte à de petites « maisons » privées, comme la banque suisse J. Safra Sarasin, bien connue des grandes fortunes.

    La crise qui se profile dès la mi-2007, puis plonge le monde dans la tourmente après la chute de la banque américaine Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, semble même les encourager à jouer contre les deniers publics.

    La finance mondiale, pour avoir trop spéculé, se découvre pourtant rongée de l’intérieur par des produits financiers toxiques. Les Etats sont appelés à son secours, ils consacrent des plans de sauvetage géants au secteur bancaire, en prêts ou en injections en capital. Les banques font acte de contrition, promettent de renoncer aux activités spéculatives pour se recentrer sur le financement de l’économie réelle… Officiellement, la fête est finie.

    Mais, en coulisses, les agapes continuent. Les témoins de ces années-là évoquent luxe, filles et cocaïne devant les enquêteurs et les médias partenaires du Monde. Autour d’Hanno Berger, un noyau dur de spécialistes se structure. Ces derniers évoluent entre la City de Londres et Francfort. Ils ont créé leurs propres boutiques financières dès 2008, pour gagner en discrétion et toucher le jackpot. C’est avec eux que traitent les banques et les fonds.

    Leur repaire : un restaurant indien ultrachic de Londres, The Cinnamon Club, qui, jadis, abrita l’ancienne bibliothèque de Westminster. C’est là, entre deux coupes de champagne, que se discutent les montages, les règles de partage des gains et les consignes de sécurité. La confidentialité est impérative, toutes les traces sont scrupuleusement effacées : à chaque opération nouvelle, un téléphone neuf est utilisé.

    Dans le premier cercle se trouve Paul Mora, un ancien de la banque allemande HVB, qui a fondé la société Ballance Capital avec un transfuge de la Deutsche Bank. Il y a aussi Sanjay Shah, qui a appris le métier chez Merrill Lynch et propose les services de son fonds spéculatif, Solo Capital. Il est l’heureux propriétaire d’un yacht de luxe, qu’il a baptisé… Cum-Ex. Ou Neil Anand, qui a quitté JP Morgan pour la société de gestion Duet, et Darren Thorpe qui a fait de la petite banque australienne Macquarie un géant du CumEx. Enfin, bien sûr, Hanno Berger lui-même, qui finit par fonder son propre cabinet, BSK.

    A l’assaut d’autres coffres-forts

    En 2009, la crise financière se mue en crise de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) déverse des tonnes de liquidités pour maintenir la zone euro à flot, mais le business du CumEx continue à prospérer. De nombreux fonds sont ainsi créés pour acheter et vendre des actions autour du jour du versement des dividendes. Ils se servent dans les caisses de l’Etat allemand et se partagent le pactole avec les grandes banques – qui prennent soin de rester en retrait.

    Alors que, sous leurs yeux, l’Europe prend l’eau, une cinquantaine de banques participent à ces schémas frauduleux. En vérité, il s’agit de l’investissement parfait, avec un niveau de risque zéro, car indépendant des fluctuations du marché. Ces opérations génèrent des centaines de millions d’euros, alors qu’elles n’ont aucune finalité économique – sinon d’instaurer un droit de tirage permanent sur le fisc.

    La France aurait pu être un terrain de choix, mais Hanno Berger s’y est cassé les dents.

    Le filon est si juteux que le système s’exporte, pour fracturer d’autres coffres-forts fiscaux. A lui seul, le trader Sanjay Shah dérobe au Danemark 1,4 milliard d’euros, entre 2012 et 2015. Il a organisé, entre-temps, de grands concerts de Prince, de Snoop Dogg et de Ricky Martin avec sa fondation philanthropique. D’autres membres du groupe ont gagné des centaines de millions, en reproduisant l’arnaque en Autriche, en Suisse, en Norvège et en Belgique.

    La France aurait pu être un terrain de choix, mais Hanno Berger s’y est cassé les dents. Dès 2007, il avait pourtant missionné cinq prestigieux cabinets d’avocats parisiens pour tenter de trouver la faille. En vain. Contrairement à ses voisins, l’Hexagone n’utilise plus, depuis 2005, le système des avoirs fiscaux, qui permet de tromper le fisc en réclamant des remboursements multiples. La fraude n’y est plus possible, même si l’optimisation fiscale des dividendes y prospère.

    Game over

    Lorsque l’existence de la manœuvre s’ébruite en Allemagne, le ministère des finances tente de réformer le système. « Big problem, game over », écrit un disciple d’Hanno Berger. Une fois encore, les financiers trouvent la parade, en utilisant des fonds de pension américains dissimulés derrière des sociétés à Gibraltar. Ils engrangent encore quelques milliards avant que l’inspectrice des impôts de Bonn ne les mette définitivement hors jeu, en 2011.

    L’Allemagne ouvre alors enfin les yeux sur le gigantesque hold-up dont elle a été victime. Les députés votent en urgence une réforme qui interdit le « CumEx » à compter du 1er janvier 2012. Ils installent une commission parlementaire, tandis qu’aux quatre coins du pays, des enquêtes pénales sont ouvertes.

    La plupart des braqueurs ont fui, certains sont signalés en Suisse ou à Dubaï. Mais en 2017, les langues se sont déliées. Certains escrocs ont commencé à parler, et les premières mises en examen tombent en mai 2018, dont celles d’Hanno Berger et Paul Mora. Les premiers procès devraient avoir lieu début 2019. Les banques, elles, risquent des poursuites au civil, ne pouvant en droit allemand être poursuivies au pénal en temps que personnes morales.

    L’Allemagne sait ce qu’elle doit à celle qui a fait vaciller le château de cartes, un jour de juin, il y a huit ans. La jeune inspectrice des impôts de Bonn, que n’ont découragée ni les bataillons d’avocats ni les menaces de poursuites, préfère rester anonyme. « Je ne suis pas une héroïne. J’ai juste fait mon travail », dit-elle.


  • It’s Time for Video Game Makers to Unionize | Alternet
    https://www.alternet.org/its-time-video-game-makers-unionize?src=newsletter1097088

    The tech sector generally has a reputation for being fairly libertarian culturally — in other words, not particularly ripe for a labor movement. Yet the spectacular rise and crash of a once-renowned studio, Telltale Games, has shed a light on the plight of abused developers in a difficult industry. And the fate of Telltale and its workers has a shot at catalyzing unionization across the entire industry.

    The digital canary in the coalmine

    If you’ve never met someone who works in the game industry, their lifestyles are not glamorous. Well-being of employees is a huge issue: video game makers routinely suffer, terrible working conditions, long work-weeks, sudden layoffs with no severance. Mattias Lehman, a former developer, wrote an essay documenting the situation he witnessed in his four years in the industry: “If you work in the industry, I probably don’t need to explain how we workers are exploited by companies, only to turn around and be abused by the very communities we want to make games for,” he writes. Lehman describes witnessing rampant sexism, a horrible lack of diversity, constant overwork and “abuse of contractors” as norms in the industry.

    In November of 2017, Telltale announced it was laying off 90 developers. Employees at the time were reported to be working under intense conditions, tight deadlines and long hours — something known, in the video game industry, as “crunch”, meaning a time period in which the game is in its final stages of production and employees are rushing to finish a game. Jason Schreier, news editor at the video game website Kotaku and author of “Blood Sweat, and Pixels,” a study of the video game industry, explains that crunch is seen as a necessary evil by some and is the “big ugly side of working in the video game industry.” “It’s safe to say that a large percentage of studios incorporate some sort of crunch in their work, which is essentially overtime periods that are very long nights and weekends,” Schreier told Salon. “It could be weeks. It could be months. It could, in some very rare but horrible occasions, be entire years.”

    In a cutthroat industry, in the absence of employees advocating and organizing for better conditions,labor will continue to be taken advantage of by large corporations. As games continue to become larger and more expansive, the human cost rises. Kinema agrees:

    “How many people burned out? How many people had mental breakdowns? How many people ran out of money? How many people didn’t go home to see their kids that night while making something like ‘Assassins Creed,’ right? The latest game is so massive, right? You look at a trailer for ‘Red Dead Redemption 2’ and you’re just like, ‘How could you have made this if you didn’t just overwork your developers?’”

    #Jeux_video #Syndicats #Conditions_travail


  • Inside #Lehman_Brothers. Une enquête inédite sur la chute d’une banque au-dessus de tout soupçon

    Dix ans après la faillite de la banque Lehman Brothers, #Jennifer_Deschamps met en lumière les mécanismes de sa chute. Une enquête rigoureuse, étayée par le témoignage de lanceurs d’alerte.

    Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers est officiellement déclarée en faillite. Lâchée par le gouvernement et sans repreneur, la vénérable banque d’investissement, fondée à New York en 1850, disparaît en laissant à ses créanciers une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Lancée depuis plusieurs années dans une course folle au profit, cette grande institution financière, dirigée par Richard Fuld, a développé des prêts hypothécaires à risques, rapidement devenus emprunts toxiques. Accordés à des ménages modestes voire sans revenus, ces subprimes ont permis à des centaines de milliers d’Américains de devenir propriétaires de leur logement. Mais en 2007, lorsque la bulle immobilière éclate, la remontée de taux d’intérêts gonfle les traites que les emprunteurs ne peuvent plus rembourser. Une vague de saisies s’abat sur les États-Unis, et notamment sur la Californie…

    Autopsie méthodique
    Spécialisée dans les produits financiers, Lehman Brothers a voulu « faire de l’argent par tous les moyens ». Naviguant en « zone grise » – là où, au minimum, tout ce qui n’est pas illégal peut être considéré comme légal –, la banque et ses filiales ont maquillé les bilans, poussé les équipes commerciales à truquer leurs dossiers pour atteindre des objectifs de plus en plus exigeants, et engranger des dollars par milliards. Le tout grâce à la complicité, l’incompétence ou l’aveuglement des organismes de contrôle et des agences de notation. Pour raconter, dix ans plus tard, un cataclysme dont les répercussions ont ébranlé les places boursières et les économies du monde entier, Jennifer Deschamps se place à hauteur d’hommes. Enrichie d’archives, son enquête, documentée et rigoureuse, réunit les témoignages inédits d’anciens collaborateurs de Lehman, qui ont tous eu un accès privilégié aux mécanismes délirants ayant mené au désastre : trois ex-employées de la BNC, une filiale spécialisée dans les prêts immobiliers, et « lanceuses d’alerte » (Linda Weekes, Sylvia Vega-Sutfin et Cheryl McNeil), et leur avocat (Gary Gwilliam) ; un ancien vice-président de Lehman (Matthew Lee), licencié après avoir refusé de cautionner une manœuvre comptable frauduleuse ; un ancien juriste de la banque (Oliver Budde) ainsi que l’ancien procureur de l’Illinois (Anton Valukas), mandaté en 2008 par le gouvernement américain pour enquêter sur les causes de la faillite. Autopsie méthodique d’un système malade, Inside Lehman Brothers se fait aussi mise en garde contre une déflagration qui pourrait bien, dans un futur proche, se rééditer.


    https://www.arte.tv/fr/videos/080155-000-A/inside-lehman-brothers
    #banque #finance #économie #subprimes #marché_immobilier #cupidité #argent #fraude #effondrement #crise_financière #prêts_hypothécaires #film #documentaire #Wall_Street #bulle_immobilière #lanceurs_d'alerte #culture_du_silence #travail #burn-out #faillite #banques_d'investissement #limites_juridiques #légalité #illégalité #courtiers #Richard_Fuld #harcèlement_sexuel #intimidation #femmes #BNC #SDF #sans-abris #Repo_105 #prêts_alternatifs #prêts_non-conventionnels


  • Olivier Delamarche, Ce que nous ne voulons pas savoir...
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15150-olivier-delamarche-ce-que-nous-ne-voulons-pas-savoir

    J’ai trouvé la prestation d’Olivier Delamarche très pédagogique, car ce n’est pas évident, de ré-expliquer les même choses, 50.000 fois, en restant zen.... ; ) aussi la synthèse est bonne, et cela peut réellement éclairer les gens. Je conseille donc à tout le monde cette intervention.

    Amicalement,

    L’Amourfou.

    Source : Youtube.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « C’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)

    Crashdebug.fr : P. Jovanovic - L. Fendt : La revue de presse (Septembre 2018)

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche : « L’Italie prépare sa sortie de l’euro »

    Crashdebug.fr : BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale lancent avec 13 autres multinationales une plateforme blockchain commune (...)

    #En_vedette #Divers


  • Le Financial Times admet cacher des informations « dans l’intérêt général »
    https://www.crashdebug.fr/international/15119-le-financial-times-admet-cacher-des-informations-dans-l-interet-gen

    Vous n’allez pas apprendre grand-chose dans cet article. Vous pourrez en revanche le brandir à ceux qui vous traitent de théoricien du complot. Intitulé « Durant une crise, il ne faut parfois pas tout dire », il rappelle furieusement la déclaration célèbre de Jean-Claude Juncker « vous devez mentir lorsque cela devient important », l’article est signé John Authers, éditeur associé du FT :

    Durant une crise, il ne faut parfois pas tout dire

    « Il est temps d’admettre que j’ai, par le passé, omis de communiquer des informations importantes à mes lecteurs. C’était il y a 10 ans, nous étions au pire de la crise financière, et je pense avoir fait le bon choix. Maintenant qu’une décennie s’est écoulée, je pense qu’il faut en discuter.

    Cela s’est passé le 17 septembre 2008, 2 jours après la faillite de Lehman. Ce (...)


  • [RussEurope-en-Exil] Lehman Brothers, 10 ans après, par Jacques Sapir
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-lehman-brothers-10-ans-apres-par-jacques-sapir

    Le dixième anniversaire de la « crise des subprimes » suscite un intérêt renouvelé pour ce qui se passa alors, les causes immédiates comme les causes profondes de cette crise. Cette crise n’était pas inattendue, du moins pour certains. A la suite d’une présentation faite dans le séminaire Franco-Russe de juin 2006, nous avions décidé […]


  • Signe d’un nouveau rapprochement, les deux Corées annoncent un premier "client privé pour un voyage autour de la Lune
    SpaceX ouvre une ambassade commune

    Plan pauvreté, le « loup de Wall Street » est-il de retour ?
    Dix ans après la chute de Macron : il y a chez Lehman Brothers cette idée de demander beaucoup à ceux qui ont peu.

    Ce que j’avais d’abord lu de cette manière

    Plan pauvrerté, le « coup de Wall Street » est-il de retour ?
    Dix ans après la chute de Lehman Brothers : il y a chez Macron cette idée de demander beaucoup à ceux qui sont peu"

    Selon Donald Trump, Marine Le Pen sait quelle n’accédera jamais à l’Elysée
    Philippot ne croit pas que l’ouragan Maria ait fait 3000 morts à Porto Rico

    Ce qui peut se lire de sept autres manières différents dont celles-ci

    Selon Philippot, Donald Trump sait qu’il naccèdera jamais à l’Elysée
    Marine Le Pen ne croit pas que l’ouragan Maria ait fait 3000 morts à Porto Rico

    ou encore

    Selon Marine Le Pen, Donald Trump sait qu’il naccèdera jamais à l’Elysée
    Philippot ne croit pas que l’ouragan Maria ait fait 3000 morts à Porto Rico

    et, donc, ainsi de suite

    Une vidéo montre le choc des dirigeants de Google après que l’ouragan Maria a fait 3000 morts à Porto Rico.
    Donald Trump ne croit pas à après l’élection de Donald Trump

    Appel à la grève à la Martinique et la Guadeloupe
    La tempête Isaac arrive sur Ouest-France à l’anonce d’un projet de réorganisation

    Fraude fiscale : des prix de plus en plus élevés et difficiles à justifier
    Nouveaux Iphones : Manafort a conclu un accord avec le procureur Mueller

    Au procès Méric, le jury en garde à vue
    Huit militants d’Attac et EELV face à deux questions cruciales

    Non, Le vote contre la Hongrie n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky
    La justice risque de « renforcer les convictions des anti-UE »

    #de_la_dyslexie_creative


  • Exclusif. Philippe Béchade en OFF sur la Deutsche Bank : « c’est Lehman Brothers au cube ! » (Contributeur anonyme)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15105-exclusif-philippe-bechade-en-off-sur-la-deutsche-bank-c-est-lehman-

    Tiens comme on parlait des banques, ça tombe bien.... ; ) Merci à notre Contributeur anonyme, si vous voulez creuser le sujet plus largement (pour savoir à quelle sauce vous allez être mangé....), je pointe cette excellente interview de Philippe Béchade, plus les habituelles informations complémentaires en bas d’article (et notamment l’interview de Pierre Jovanovic cet été)

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Moment détente « Les Guignols : génération Goldman Sachs »

    Crashdebug.fr : Commerzbank et Deutsche Bank risquent ne plus faire partie du gotha des entreprises cotées

    Crashdebug.fr : Politique et Éco - TV Libertés 1er août 2018 - Pierre Jovanovic : Les arnaques bancaires de l’été

    Crashdebug.fr : Trichet juge la situation (...)


  • Trichet juge la situation financière mondiale « aussi dangereuse » qu’en 2007-2008
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15091-trichet-juge-la-situation-financiere-mondiale-aussi-dangereuse-qu-e

    L’accélération de l’endettement des pays émergents "rend aujourd’hui l’ensemble du système financier mondial au moins aussi vulnérable sinon plus qu’en 2008", estime celui qui fut de 2003 à 2011 à la tête de la Banque centrale européenne (BCE).

    Jean-Claude Trichet était aux premières loges il y a dix ans de ce cataclysme financier. AFP

    La situation financière actuelle ? "Aussi dangereuse" qu’au moment de la chute de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008, estime l’ex-président de la BCE Jean-Claude Trichet, aux premières loges il y a dix ans de ce cataclysme financier. "Il est maintenant admis que le surendettement massif des économies avancées a été un facteur essentiel dans le déclenchement de la crise financière mondiale des (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • #PasAvecNotreArgent : reprenons le contrôle sur la #Finance et sur notre avenir
    https://www.bastamag.net/PasAvecNotreArgent-prenons-le-controle-sur-la-finance-et-sur-notre-avenir

    A l’occasion des 10 ans de la faillite de Lehman Brothers, point d’orgue de la crise financière, la coalition européenne #10YearsOn regroupant plus de 60 organisations, appellent à prendre le contrôle sur la finance. Elles prévoient de cibler, le 15 septembre 2018, les plus grandes banques privées et les institutions publiques qui continuent à investir massivement dans les énergies du passé, à financer des industries toxiques et à pratiquer l’évasion fiscale. Basta ! relaie leur appel. « Le 15 (...)

    ça bouge !

    / #Altermondialisme, Finance

    #ça_bouge_ !


  • Dix ans après, la petite fête des anciens de Lehman fait polémique à Londres Charles Gautier - 20 Aout 2018 - Le Figaro
    http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/20/20005-20180820ARTFIG00229-dix-ans-apres-la-petite-fete-des-anciens-de-lehma

    Pour se retrouver dix ans après, ils avaient décidé de prendre discrètement un verre le 15 septembre dans un club londonien. C’était sans compter avec le site Financial News qui a eu vent de l’événement.

    Subprimes, emprunts toxiques, faillite retentissante… À l’évocation du nom de Lehman Brothers, les visages, généralement, s’assombrissent. En 2008, des dizaines de milliards de dollars ont été injectés dans le système bancaire pour éviter son implosion définitive. Pour les anciens de Lehman, tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir à peine entretenu par le filmMargin Callde Jeffrey C. Chandor (2011).


    Pour se retrouver dix ans après, ils avaient décidé de prendre discrètement un verre le 15 septembre dans un club londonien, The Conduit. C’était sans compter avec le site Internet Financial News qui a eu vent de l’événement grâce à un courriel destiné aux « Lehman brothers and sisters » (sic), sur le thème : « Quoi de mieux pour fêter le dixième anniversaire que de rassembler tout le monde encore une fois. »

    Fête « écœurante »
    . . . . .
    #finance #banques #capitalisme #dette #lehman_brothers #banksters #lehman #crise_financière #crise-financière


  • Les marchés financiers au bord de la panique
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/050218/les-marches-financiers-au-bord-de-la-panique

    Trader à #Wall_Street, le 5 février 2018. © Reuters Après un début d’année euphorique, la baisse brutale entamée vendredi à Wall Street s’est propagée sur les marchés, tous passés en mode vendeur. Les tensions se concentrent sur les #marchés_obligataires. Les investisseurs redoutent de voir la fin des politiques monétaires ultra-accommodantes menées par les banques centrales depuis dix ans.

    #Economie #banque_centrale #dettes #Fed #inflation #politique_monétaire

    • Global markets plunge as Dow records biggest ever one-day point fall - World Socialist Web Site
      https://www.wsws.org/en/articles/2018/02/06/stoc-f06.html

      Global markets plunge as Dow records biggest ever one-day point fall
      By Nick Beams
      6 February 2018

      Wall Street stocks plunged yesterday amid a global market sell-off. At the end of the day, the Dow was down by 1,175 points, its biggest one-day point fall in history, after a day of violent moves.

      Including the fall last Friday, the Dow has dropped by more than 1,800 points in two days, erasing all the gains it had made this year.

      One of the most significant features of yesterday’s decline was its speed. In the space of about 11 minutes just after 3 pm, the Dow went from minus 700 points to 1,600 points down, in what was described as an “avalanche” of selling, before recovering somewhat. However, selling resumed and the index finished 4.6 percent lower for the day.

    • Vive les krachs boursiers !

      Dans le jargon, on parle de correction du marché. Et pour le coup, il s’agit d’une bonne correction. Le marché efface en deux séances les gains euphoriques de ce début d’année, encaissant son plus gros recul depuis plus de six ans.

      Et de bonne « correction », il n’y a pas que le marché qui en avait besoin. Le 31 janvier, Donald Trump s’appuyait sur le niveau du Dow Jones pour vanter le résultat de son action dans un discours extrêmement inquiétant. Signe du discernement du milliardaire, il liait sa présidence aux fluctuations de la bourse. De ce point de vue, on ne peut qu’espérer que la « correction » se prolonge, et que le marché cède entre 10 et 20% de sa valeur comme le prédise certains analystes.

      Chez nous, le jeune banquier d’affaires devenu président a également lié le sort de son mandat à celui du marché, plus subtilement. En instaurant des baisses d’impôts massives sur les plus riches, en sortant les fameux capitaux financiers du calcul de l’ISF pour inciter à l’investissement, en jouant des pieds et des mains pour récupérer les miettes de la City Londonienne post-brexit, en enterrant la taxe européenne sur les transactions financières, en organisant le #oneplanetsummit, en recevant les 140 PDG à Versailles... vous voyez le tableau ?

      Alors forcément, une correction du marché, si elle se poursuit, pourrait avoir des propriétés politiques intéressantes. Que le candidat de la modernité et du « nouveau monde » préside une crise financière qu’il aurait été le seul à ne pas voir venir, et on regarderait d’un autre œil son « génie » et son « talent ».

      Summum de l’ironie, la correction attendue depuis longtemps par les milieux financiers aurait été déclenchée par le renvoi de la directrice de la FED par Donald Trump et l’annonce de la hausse des salaires aux USA. En clair, les marchés redoutent la fin du crédit facile et le retour d’un rapport de force moins préjudiciable au salariat. Puisque les USA sont en plein emploi, d’où va venir la croissance si la FED n’arrose plus les banques d’argent gratuit ?

      On en est loin, mais rien n’interdit d’espérer que la « correction » se transforme en véritable crise. Et que cette fois, ce soit tout le système à bout de souffle qui s’effondre avec la prochaine Lehman Brother. Il serait alors temps d’inventer autre chose, pour résoudre les problèmes du chômage et du réchauffement climatique.

      Comme dirait Frédéric Lordon, une occasion qu’il s’agira de ne pas manquer.

      https://blogs.mediapart.fr/lonesome-cowboy/blog/060218/vive-les-krachs-boursiers
      #krach_boursier


  • World Bank Unfairly Influenced Its Own Competitiveness Rankings - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/world-bank-unfairly-influenced-its-own-competitiveness-rankings-1515797620

    The World Bank repeatedly changed the methodology of one of its flagship economic reports over several years in ways it now says were unfair and misleading.

    The World Bank’s chief economist, Paul Romer, told The Wall Street Journal on Friday he would correct and recalculate national rankings of business competitiveness in the report called “#Doing_Business” going back at least four years.

    The revisions could be particularly relevant to Chile, whose standings have been volatile in recent years—and potentially tainted by political motivations of World Bank staff, Mr. Romer said.

    The report is one of the most visible World Bank initiatives, ranking countries around the world by the competitiveness of their business environment. Countries compete against each other to improve their standings, and the report draws extensive international media coverage.
    […]
    I want to make a personal apology to Chile, and to any other country where we conveyed the wrong impression,” Mr. Romer said. The problems with the report, he said, were “my fault because we did not make things clear enough.” Mr. Romer said the World Bank is beginning the process of correcting the past reports and republishing what the rankings would have been without the methodology changes. He said he couldn’t defend “the integrity” of the process that led to the methodology changes.

    Chile’s overall ranking has fluctuated between 25th and 57th since 2006. During that period, the presidency of Chile has alternated between Ms. Bachelet, of Chile’s socialist party, and Sebastián Piñera, a conservative. Under Ms. Bachelet, Chile’s ranking consistently deteriorated, while it consistently climbed under Mr. Piñera.

    Recalculating the numbers could show significant changes to other countries as well.

    • Info arrivée via Sergio Coronado, député des Français d’Amérique latine dans la législature précédente qui possède également la nationalité chilienne…

      Je n’ai plus accès au WSJ (paywall) mais toujours au journal chilien qui reprenait l’info (et qui m’y avait conduit). Mais on a déjà trouvé le lampiste à qui imputer ces magouilles. Parce que les changements de méthodologie, hein, ça reste quand même super-sérieux.

      El Banco Mundial perjudicó los números de Chile durante el Gobierno de Bachelet - Cooperativa.cl
      http://www.cooperativa.cl/noticias/economia/competitividad/imagen-pais/el-banco-mundial-perjudico-los-numeros-de-chile-en-los-gobiernos-de-bachelet/2018-01-13/110242.html

      El Wall Street Journal apuntó a la figura del economista boliviano Augusto López-Claros.

      Augusto López-Claros, de nacionalidad boliviana (La Paz, 1955), es director de Indicadores Globales y Análisis del Banco Mundial, el departamento responsable del informe «Doing Business» y otros estudios internacionales de evaluación comparativa.

      De acuerdo a la biografía de su página web, anteriormente fue economista jefe y director del Programa de Competitividad Global en el Foro Económico Mundial (FMI) en Ginebra (desde el año 2003), donde también fue editor del Global Competitiveness Report (Reporte de Competitivad Global), la publicación principal del fórum, así como otros estudios económicos regionales.

      Como precisa la plataforma Thinking Heads, antes de unirse al Foro, López-Claro trabajó durante varios años en el sector financiero, ejerciendo durante cinco años como director ejecutivo y economista internacional superior en Londres en la firma Lehman Brothers International, cuya quiebra en 2008 incendió los mercados y aceleró la crisis mundial.

      De acuerdo a su página web, López-Claros se desempeñó como profesor de Economía en la Universidad de Chile y recibió un diploma en Estadística Matemática de la Universidad de Cambridge, Reino Unido, y un Doctorado en Economía de la Universidad de Duke, Estados Unidos


  • The Handmaid’s Tale : battez-vous pour votre droit, celui de faire la fête - Média Animation asbl
    https://media-animation.be/The-Handmaid-s-Tale-battez-vous-pour-votre-droit-celui-de-faire-la-f

    La nostalgie anticipée du présent

    Il est paradoxal de constater que la dimension politique de la série est en réalité son plus grand argument de vente. Sur la page Facebook animée par le site Hulu, chaque publication est accompagnée de phrases aussi inspirantes que ambiguës, invitant autant à la révolte qu’à la consommation (« il est temps de se réveiller - les nouveaux épisodes sont en ligne » ; « Existe-t-il un endroit où nous pourrions être en sécurité ? - Encore deux jours [avant les nouveaux épisodes] » ; « Il faut s’en aller - Nouveaux épisodes dans trois jours »).

    Et si les personnages lèvent le poing à l’écran, le casting semble lui décidé à garder ses mains dans ses poches, refusant par exemple que la série soit étiquetée comme féministe, allant jusqu’à déclarer que « une histoire qui présente un personnage féminin émancipé n’est pas forcément féministe. Il s’agit juste de l’histoire d’une femme, pas de propagande féministe ». Quid de la question raciale ? Alors que dans le roman original, Gilead est tenue par des suprémacistes blancs, la série n’aborde pas explicitement le sujet. Un choix qui semble peu réaliste puisque, comme le fait remarquer la journaliste Soraya Nadia McDonald, il est difficile d’imaginer que, dans un univers régi par autant de règles, une femme blanche issue de la bourgeoisie puisse adopter l’enfant métisse d’une servante noire sans susciter nulle réaction.

    Si l’univers des servantes est bien cauchemardesque, « l’avant » semble idéalisé : une société post-raciale où être une lesbienne noire n’est source d’aucune tension, il s’agit de toute évidence de science-fiction. Et si, sous ses apparences de révolutionnaire, The Handmaid’s Tale était en réalité une série conservatrice ? Certes, elle use d’images symboliques pour nous faire comprendre que nous vivons, en ce moment, la fin d’une ère. Mais le message qu’elle induit à première vue est qu’il s’agit de quelque chose de regrettable, nous mettant en garde contre la menace de nos libertés individuelles et le spectre d’un état trop puissant. Offred semble en effet avant tout nostalgique du frappucino qu’elle s’offrait après son footing. C’est une autre servante - noire - qui l’interpelle alors qu’elle sent naître en elle l’âme d’une résistante : « [Avant,] je me faisais baiser dans la rue pour pouvoir acheter de l’oxy et un happy meal. Je suis clean maintenant, je dors à l’abri chaque soir et des gens sont gentils avec moi. Ils sont gentils et je veux que ça continue. » [4] Offred déglutit en réalisant que ses idéaux révolutionnaires eux-même relèvent d’un privilège bourgeois, renvoyant le spectateur à un paradoxe inhérent au genre : si nous vivions réellement dans un monde apocalyptique, nous ne jouirions probablement pas du luxe de regarder une série télévisée, tranquillement installés dans notre canapé et c’est justement parce que l’anticipation repose sur la cristallisation de nos craintes qu’elle se révèle, d’un point de vue industriel, aussi rentable.

    Les femmes sont sommées de quitter leur bureau : la fin d’un monde, tout comme l’a été la faillite de la banque Lehman Brothers ?

    Cela ne veut pas dire que nous devrions nous contenter du monde - imparfait - dans lequel nous vivons, mais qu’il est nécessaire de mieux le représenter, afin d’identifier les véritables raisons pour lesquels il serait bon de s’insurger. L’univers de The Handmaid’s Tale ressemble étrangement au nôtre mais comme l’indique la journaliste Angela Nagle, si le taux de fertilité est aujourd’hui en baisse, ce n’est pas pour des raisons écologiques mais bien parce que la maternité est une aventure qui n’a rien d’enviable : période de repos trop courte, soins infantiles coûteux, sans compter que les femmes, en plus de se dédier à leur carrière professionnelle, continuent à assumer l’essentiel du travail domestique, se soumettant à davantage de stress et de problèmes de santé sans qu’aucune reconnaissance sociale ne leur soit accordée. La récente crise économique a par ailleurs contraint beaucoup de jeunes adultes à vivre chez leurs parents et la dette estudiantine a explosé, faisant passer de fait au second plan l’idée de fonder une famille. Dépeindre les protestations contemporaines comme un simple combat pour la conservation des acquis se fait au risque de ne pas dénoncer les inégalités et injustices sociales que génèrent nos systèmes économiques et politiques contemporains, terreau des colères qui ont notamment permis à Donald Trump et aux populismes de tous bords d’accéder aux Maisons Blanches de ce monde.


  • 10 ans après la chute de Lehman Brothers et la crise mondiale qui s’ensuivit, les banques n’ont changé qu’à la marge. Petit inventaire non exhaustif des activités toxiques, loin de du financement de l’économie réelle. En 2012, la Commission européenne entame un premier bilan du coût du sauvetage des banques suite à la crise de 2008. 4 500 milliards d’euros de #fonds_publics ont été mis à disposition des banques dans toute l’Union et dès 2009, les établissements français avaient renoué avec le profit en affichant 11 milliards d’euros de bénéfice.

    « Notre ville a contracté un #emprunt_toxique et cela peut encore nous coûter plusieurs millions d’euros », raconte Sébastien Meurand, maire de Saint-Leu la Forêt. Comme dans près de 1 500 collectivités publiques, le piège des emprunts toxiques s’est durablement refermé sur la petite ville du Val-d’Oise.

    Les cinq plus grandes banques françaises ont déclaré 5,5 milliards d’euros de bénéfice dans les #paradis_fiscaux en 2015. Pour les vingt premières banques européennes, un #euro sur quatre échappe à l’impôt.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/faites-sauter-les-banques-14-banque-toxique


    La crise bancaire s’est traduit in fine par une crise économique et social majeure dont les banques sont en grande partie responsable.
    #banque #hold_up #documentaire


  • #Christiane_Taubira : « Le mythe français de l’égalité, un mythe noble, empêche de revenir sur le crime de l’esclavage » - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2017/10/06/christiane-taubira-le-mythe-francais-de-l-egalite-un-mythe-noble-empeche-

    A l’occasion de la sortie du nouvel essai de l’Américain Ta-Nehisi Coates, « le Procès de l’Amérique », l’ex-garde des Sceaux, qui en a signé la préface, revient sur la question des réparations matérielles ou éthiques. Comme les Etats-Unis, la France doit s’interroger sur son histoire esclavagiste et coloniale qui abîme encore notre présent.

    #esclavage #racisme #xénophobie #états-unis

    • semi #paywall alors :

      Christiane Taubira : « Le mythe français de l’égalité, un mythe noble, empêche de revenir sur le crime de l’esclavage »
      Sonya Faure et Catherine Calvet, Libération le 6 octobre 2017
      http://www.liberation.fr/debats/2017/10/06/christiane-taubira-le-mythe-francais-de-l-egalite-un-mythe-noble-empeche-

      A l’occasion de la sortie du nouvel essai de l’Américain Ta-Nehisi Coates, « le Procès de l’Amérique », l’ex-garde des Sceaux, qui en a signé la préface, revient sur la question des réparations matérielles ou éthiques. Comme les Etats-Unis, la France doit s’interroger sur son histoire esclavagiste et coloniale qui abîme encore notre présent.

      Après le succès d’Une colère noire (Autrement, 2016), l’écrivain et journaliste américain Ta-Nehisi Coates publie un nouvel essai, le Procès de l’Amérique. « Il est temps de laver notre linge sale en public »,écrit-il. Il est temps pour les Etats-Unis de se poser la question des réparations de l’esclavage et de la ségrégation. Dans son livre, Coates décrit précisément comment « le pillage d’hier a rendu le pillage d’aujourd’hui plus efficace » : les Etats-Unis ont bien une dette envers la communauté noire. Initiatrice de la loi reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité, Christiane Taubira a signé la préface du Procès de l’Amérique. Nulle réparation matérielle n’effacera un crime si grand que l’esclavage ou la colonisation, prévient l’ancienne garde des Sceaux. Mais la France a elle aussi un devoir : permettre un débat rationnel et serein sur notre passé commun, dont les traces continuent de fragiliser le présent.

      Qu’est-ce qui, dans le livre de Ta-Nehisi Coates, vous a convaincue de le préfacer ?

      Avant tout, ce croisement inédit entre d’une part, la souffrance des gens, leurs combats, leurs désillusions, et d’autre part, le décryptage précis des dispositifs qui vont pénétrer des vies pour les démolir : Coates parvient à entremêler le savant et l’émotionnel. Le Procès de l’Amérique montre par quels mécanismes « la kleptomanie d’Etat », comme il l’écrit, a continué après la fin de l’esclavage, après même la ségrégation. Comment le pillage de la force de travail des Africains-Américains laisse encore des traces.

      Une colère noire a connu un grand succès en France. Nous scandalisons-nous de la situation américaine pour mieux s’aveugler sur la nôtre ?

      Je suis absolument persuadée qu’en France, des personnes sont capables, sans arrière-pensée ni calcul, d’avoir une vraie curiosité pour la société américaine. C’est à nous de nous appuyer sur ce que décrit Coates pour rappeler que la France aussi fut une puissance esclavagiste, dans des conditions très différentes des Etats-Unis. Aurait-elle échappé à toutes les séquelles de ce passé ? Non.

      La France aussi se serait livrée à « une épouvantable entreprise de brigandage d’Etat », comme vous le dites des Etats-Unis ?

      La traite négrière, l’esclavage, la colonisation : c’est du brigandage. Partout, l’appareil d’Etat s’est donné le droit d’émettre des règles violentes et inégalitaires. C’est l’Etat qui a organisé le commerce, créé les compagnies de monopoles et les comptoirs le long des côtes [qui, dès le XVIIe siècle, ont été un pilier de la colonisation, ndlr]. C’est l’Etat qui a décidé du régime fiscal avantageux, accordé des licences de navigation aux compagnies maritimes qui profitaient de la traite, c’est même l’Etat qui percevait une dîme sur le nombre d’esclaves baptisés. Oui, c’est un brigandage établi. Pourtant, chaque fois que ressurgit la question des réparations, le débat provoque une hystérie sans nom.

      Mais au fond, que signifie « réparer » de tels crimes ?

      La réparation n’est pas que matérielle. Elle est politique et éthique. Quel sens cela a-t-il de vivre ensemble et de faire comme si le passé n’avait laissé aucune trace ? C’est un non-sens. Il faut avoir du courage, dépasser des préoccupations immédiates. C’est une parole mesquine que celle qui décide que puisque cela me dérange, il n’y a pas lieu d’en débattre. Les aspects matériels que les réparations pourraient entraîner sont bien peu de chose. Car le crime de l’esclavage est irréparable. On ne répare pas les vies qui se sont achevées au fond de l’Atlantique ou de l’océan Indien. On ne répare pas ces enfants vendus séparément de leurs parents. La question est plutôt de savoir si nous sommes capables d’affronter le passé et d’en voir toutes les survivances dans le présent. Celles qui aujourd’hui cassent les relations dans la société, celles qui obstruent le regard que l’on pose sur l’autre. Abordons ainsi la question des réparations, et normalement la frayeur et l’hystérie devraient disparaître.

      Sommes-nous prêts ?

      Je ne sais pas si c’est possible mais c’est indispensable. Peut-on comprendre notre rapport aux banlieues sans regarder le passé ? Non. Sinon on est dans le fait divers, dans l’incident, l’inexplicable. Or tout est parfaitement explicable : cette incompréhension, ces rancœurs enfouies, cette peur qui pousse à réagir n’importe comment… Tout cela a un lien organique.

      Ce débat-là, les Etats-Unis le mènent plus que nous…

      L’urgence paraît plus forte aux Etats-Unis car les traces physiques et matérielles de l’esclavage sont là, sous les yeux de tous. La ségrégation n’est pas si ancienne. Dans un discours absolument sublime, à l’université de Cambridge en 1965, l’écrivain James Baldwin explique que la prospérité de l’Amérique repose sur sa sueur. Il dit « ma sueur », il ne dit pas la sueur de ses ancêtres. « My sweat, my free labour. » Ma sueur, mon travail gratuit. Il reste une mémoire vive sur la façon dont la loi organisait la domination, l’oppression, la séparation. Il reste une mémoire vive sur la tolérance de l’Etat, sa complaisance envers les crimes et les lynchages de Noirs. Il suffit qu’une parole « autorisée » soit suffisamment permissive, comme celle de M. Trump, pour que certains se lâchent à nouveau, comme à Charlottesville cet été. En France, poser la question des réparations demande un plus grand volontarisme car on peut faire semblant d’oublier que les colonies étaient des terres d’esclavage. On peut se glorifier de l’égalité avec « nos compatriotes d’outre-mer » - un terme toujours prononcé avec un trémolo dans la voix, un surcroît d’empathie, une espèce de démonstration impudique. Mais au quotidien, ces compatriotes d’outre-mer font l’expérience d’une citoyenneté différente. Et l’ancien empire colonial est de plus en plus visible sur le sol français, dans nos banlieues. On peut toujours tenter de fuir. Sauf qu’on est rattrapé par le passé. Je dis délibérément « on ». Car ou bien nous portons cela tous ensemble, ou bien nous faisons les mariolles : si je descends d’esclaves, vous descendez des maîtres, et nous n’aurons plus qu’à régler nos comptes. Je pense que c’est une impasse. Nous devons porter ensemble une histoire qui nous rattrape.

      Le 21 mai 2001, vous avez fait voter une loi dont le premier article reconnaît que la traite négrière et l’esclavage constituent un crime contre l’humanité…

      Et quelle violence nous avons alors subie ! Le sujet reste extrêmement sensible. Le mythe français et républicain de l’égalité - un mythe noble, à préserver bien sûr ! - empêche ce retour sur le passé esclavagiste et colonial. Je me souviens d’une émission de radio où un président d’association me reprochait de salir la France : « La France n’est pas esclavagiste, elle a aboli l’esclavage ! » hurlait-il. Oui, la France a aboli l’esclavage qu’elle pratiquait ! Le déni est partout, jusqu’aux autorités publiques qui ont célébré le cent cinquantenaire de la deuxième abolition de l’esclavage… sans rappeler qu’il y en avait eu une première en 1794. Parce qu’il aurait alors fallu dire qui avait rétabli l’esclavage dans les colonies françaises : le grand Napoléon. En France, on commémore l’abolition de l’esclavage, mais l’esclavage, on ne connaît pas ! Imposer que la journée du 10 mai devienne une journée en mémoire des traites, de l’esclavage et de l’abolition a été un combat. A quoi sert cette prudence inutile ? Quand vous construisez une société sur de la dissimulation, la rage enfle par en dessous. Dans le Procès de l’Amérique, Ta-Nehisi Coates dit qu’il est temps, aussi, « d’en finir avec la culpabilité blanche ». Débattre du passé est émancipateur. C’est ce qu’a très bien compris la ville de Nantes, qui fait la lumière sur son passé de ville du commerce triangulaire.

      Cette mémoire à vif, on en a eu un nouvel exemple avec la polémique sur les noms de rues et les monuments. Faut-il déboulonner les statues de Colbert ?

      Au pays qui se prétend le cœur des Lumières, sur ces sujets-là, la raison disparaît ! Il ne reste que l’affectif ! Pourquoi ne pourrait-on réfléchir au rôle de Colbert dans la rédaction du Code noir ? Ce qui ne veut pas dire que Colbert n’était que cela. Mais débattons ! Il ne s’agit pas de faire la chasse à d’éventuels coupables survivants, il n’y en a plus. Même les personnes qui portent le nom de grandes familles d’armateurs négriers ou esclavagistes ne sont pas concernées - mais si elles veulent nous ouvrir leurs archives, elles sont les bienvenues. Sans doute aurions-nous dû être capables de faire retomber la pression, de débattre, peut-être avec passion, mais de débattre. Oui, il faut, dans l’espace public, des rues et des bâtiments au nom de Nègres marrons, ces résistants qui, au péril de leur vie, décidaient de quitter la plantation et le régime esclavagiste. Le Code noir stipulait qu’à la première évasion, si vous étiez repris, on vous coupait l’oreille. La deuxième fois, on vous coupait le jarret. La troisième, vous étiez mis à mort. Qui énonçait cela ? La législation officielle. C’était le code de Colbert, dont l’article 1er chassait les Juifs !

      Au-delà du débat et de la reconnaissance officielle, quelles formes plus concrètes pourraient prendre les réparations ?

      Nous devons être prêts à regarder en face toutes les conséquences qui découlent, aujourd’hui, de ce passé. Des banques américaines, comme Lehman Brothers ou Morgan Chase, ont dû reconnaître qu’elles avaient possédé des esclaves ou accordé des prêts à des maîtres, dont la garantie était le cheptel d’esclaves. Certaines ont décidé de consacrer 5 millions de dollars - peu de chose par rapport à leur fortune - à des bourses pour des Africains-Américains. Quelle serait la dette de la France à l’égard des descendants d’esclaves ou des ressortissants des empires ? Si c’est insurmontable, on le dira. Mais l’essentiel aura été de s’y pencher. L’Etat étant profondément impliqué, il doit aussi pouvoir réparer par le biais, par exemple, de politiques publiques bien identifiées. Cette monstruosité économique qu’était l’esclavage a aussi produit une créativité culturelle phénoménale. Pourquoi ne pas consacrer des budgets à la mise en valeur des langues créoles, nées de la nécessité, en territoire esclavagiste, de se comprendre entre maîtres et esclaves ou entre esclaves venus de régions différentes d’Afrique ? Financer des études sur les expressions picturales, la littérature orale, les traces archéologiques, la toponymie, la pharmacopée de plantes que les esclaves ont développée pour se soigner ? Mettre en lumière tout ce patrimoine qui montre que cette période ne fut pas seulement une longue et interminable nuit de souffrance et de violence.

      LE PROCÈS DE L’AMÉRIQUE de TA-NEHISI COATES Ed. Autrement, 96pp., 12€.


  • A qui profitent les « ampoules gratuites  ? | « LES VREGENS
    https://cafemusique.wordpress.com/2017/09/29/a-qui-profitent-les-ampoules-gratuites

    Quand on connaît le prix des nouvelles ampoules « à économie d’énergie » (qui à l’expérience, ne durent guère plus longtemps que les bonnes vieilles ampoules à filament), forcément, ça interpelle. Et je me méfie toujours de ceux qui veulent me faire des cadeaux. Dans notre monde, je n’y crois pas. Comme on dit par chez moi, « Cadeau, il est mort »…


  • Je ne trouve pas les toilettes
    Je me perds dans une station-service
    La cabine téléphonique ne fonctionne pas

    Je n’ai pas le bon numéro
    Je n’entends pas la mère de Chris
    Je ne trouve pas les mots en anglais

    Encore un rêve, qui ne devrait pas
    Donner trop de mal à mon psychanalyste
    Je suis frustré

    C’est souvent
    Que je tape le mot mort
    À la place du mot mot

    C’est souvent
    Que je lise le mot artiste
    À la place du mot autiste

    La finance
    A-t-elle vraiment appris
    Du choc Lehman ?

    Trust
    The instincts !
    Buy Viagra Soft.

    Mention
    Très
    Bien !

    Papa
    Tu
    Pleures ?

    Non,
    Penses-tu
    Ma fille !

    Si !
    Tu
    Pleures !

    O
    U
    I !

    Je perds toute mesure
    J’embrasse la prof de philo
    Qui n’en demandait pas tant peut-être !

    Ce sont toujours
    Les bonnes nouvelles
    Qui me fauchent le plus

    Au restaurant japonais
    Je commande deux flûtes
    Sushis et champagne, étrange !

    Longueurs à la piscine
    Avec Émile, je dépasse
    Plusieurs fois de jeunes quadragénaires

    Emile tu peux en choisir deux, ça et ça
    Ces pâtisseries orientales
    Portent peut-être d’autres noms ?

    Dans le jardin du psychologue d’Émile
    Je m’assoupis
    Sieste sauvage

    Le rêve que je fais
    En m’assoupissant, piscine,
    Dans le jardin du psychologue d’Émile

    Echoué sur la table
    Dans le jardin du psychologue d’Émile
    Un médiator de guitare

    Fin de journée, la chaleur retombe
    Pensée pour les lumières
    De fin de jour dans les Cévennes, bientôt

    Demain t’attend une grosse journée
    De travail en open space
    Effacée par les nouvelles du jour

    Un coucou, un avion qui passé, un bébé qui pleure
    Une portière qui claque, une passante au téléphone,
    Le vent dans le cerisier, le coucou reprend

    14,297 men amazed
    By this penis
    Growth system

    These photos
    Force Megyn Kellys
    Resignation

    What Will Happen
    When Your Home Systems
    Break Down this Summer ?

    Strive
    For greater
    Viagra Professional

    Perturbateurs
    Endocriniens :
    La France capitule

    La mort par asphyxie
    D’Adama Traoré confirmée
    Par une contre-expertise

    Tête-à-tête
    Avec Émile
    Pas toujours réussi

    Une journée réussie
    A besoin d’un petit écueil
    Pour devenir une journée réussie

    Couché avec les poules
    J’entame la lecture de l’Origine du monde
    De Liv Strömquist

    Mention très bien
    Longueurs aquatiques avec Émile
    Couché avec les poules

    #mon_oiseau_bleu


  • Dérégulation financière : 24 milliards d’économies... sur le dos du consommateur
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/deregulation-financiere-24-milliards-d-economies-sur-le-dos-du-consommateu

    « La croissance pour tous, le renflouement public pour personne » : c’est le slogan du projet de loi de réforme de la réglementation bancaire aux Etats-Unis, le Financial Choice Act. Ce texte, qui a été adopté jeudi par la Chambre des Représentants, ouvre la voie à un démantèlement des mesures mises en place après la crise des subprimes et la chute de Lehman Brothers. Plus particulièrement dans le viseur, la loi Dodd-Frank, votée en 2010 par les Démocrates et honnie par les Républicains, qui la présentent comme un carcan terriblement coûteux.
    […]
    Il supprime le Bureau de protection financière des consommateurs (CFPB), également créé par Dodd-Frank : le Bureau serait rebaptisé l’Agence du respect de la loi de consommation, avec des pouvoirs amoindris, alors qu’il a joué un rôle essentiel notamment dans la récente affaire des " comptes fantômes " de Wells Fargo, rassemblant les plaintes des utilisateurs abusés dans sa base de données. Depuis sa création, le CFPB aurait permis à 29 millions de consommateurs américains de récupérer au total près de 12 milliards de dollars d’institutions financières peu scrupuleuses.
    […]
    Le texte revient aussi sur la fameuse « règle Volcker » qui interdit aux banques les activités de trading pour compte propre, afin d’éviter les situations de conflits d’intérêts dans lesquelles des établissements conseilleraient leurs clients et spéculeraient en sens inverse sur les marchés. Une règle qui avait pourtant été assouplie par amendement en autorisant jusqu’à un certain seuil des activités spéculatives par les banques de dépôt et a souvent été contournée, par Goldman Sachs par exemple. Les multiples exemptions l’ont rendu plus ou moins inopérante.


  • E-commerce : #Alibaba reconnaît son impuissance face à la contrefaçon
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/e-commerce-alibaba-reconnait-son-impuissance-face-a-la-contrefacon-655771.


    Jack Ma, fondateur d’Alibaba, déclarait en juin dernier que les produits contrefaits étaient souvent de « meilleure qualité » et vendus à des « meilleurs prix » que les articles authentiques...
    Crédits : Reuters/Bobby Yip

    Le patron d’Alibaba change de discours. Pour la première fois, le géant chinois de l’e-commerce se tourne vers l’Etat pour l’aider à lutter contre la contrefaçon - alors qu’il est régulièrement accusé de l’encourager sur ses plateformes. « Aucune entreprise ne peut le faire seule », a écrit mardi le fondateur Jack Ma dans une lettre ouverte publiée sur Weibo, le Twitter chinois. Il dénonce une « loi vieille de 20 ans (...) sévèrement dépassée par la réalité », rapporte Azilia, la plateforme d’informations d’Alibaba. Le milliardaire interpelle l’Assemblée nationale populaire (APN), réunie en session annuelle cette semaine à Pékin, pour un durcissement de la loi en vigueur. « Par exemple, si la fabrication ou la vente d’un faux produit faisait encourir une peine de prison de sept jours pour chaque contrefaçon, le monde serait très différent - tant en termes d’application de la propriété intellectuelle (...) que notre capacité à promouvoir l’innovation », écrit Jack Ma.

    Actuellement, les peines d’emprisonnement en Chine pour contrefaçon peuvent aller jusqu’à sept ans, détaille le cabinet chinois Lehman Law, assorties d’une amende calculée au cas par cas. "_Alibaba déplace le fardeau vers les législateurs, et cela pourrait aider à produire certains changements dans le système pénal chinois", estime auprès de Bloomberg Cao Lei, directeur du centre de recherche sur l’e-commerce à Hangzhou. Dans sa lettre ouverte, Jack Ma assure que sur les 4.495 cas suspects transmis aux autorités chinoises en 2016, seulement 33 affaires ont abouti à une condamnation.