company:new york times

  • Patrick Chappatte sur la décision du NY Times d’arrêter les dessins de presse : « il y a de quoi s’inquiéter »

    Le New York Times ne publiera plus de #dessin_politique dans son édition internationale. Une décision drastique qui arrive après une #polémique en avril sur un dessin sur Benyamin Netanyahou, jugé antisémite. Patrick Chappatte, dessinateur suisse, publie deux dessins par semaine dans le quotidien. Interview.

    https://www.franceinter.fr/culture/patrick-chapatte-sur-la-decision-du-ny-times-d-arreter-les-dessins-de-pr
    #New_York_Times #dessin_de_presse #it_has_begun #NYT #auto-censure

    • États-Unis.La fin du dessin de presse au “New York Times”, symbole d’une liberté attaquée

      L’emblématique quotidien américain ne publiera plus aucune caricature à compter du 1er juillet. Le dessinateur Patrick Chappatte, qui dessine pour le New York Times et pour le quotidien suisse Le Temps, sonne l’alarme : nés avec la démocratie, les dessins politiques sont attaqués quand la liberté l’est.

      https://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-la-fin-du-dessin-de-presse-au-new-york-times-symbo
      #the_end

    • Dessin de presse : #fini_de_rire

      Le « New York Times » déclenche de vives réactions en renonçant aux caricatures politiques. Directement visé par la mesure, Patrick Chappatte s’inquiète pour la liberté d’expression. Et celle des dessinateurs de presse

      Quand l’humour est stoppé dans son élan, que reste-t-il ? « Il n’y a pas de limites à l’humour qui est au service de la liberté d’expression car, là où l’humour s’arrête, bien souvent, la place est laissée à la censure ou à l’autocensure », disait Cabu, en 2012, trois ans avant de mourir assassiné dans l’attentat djihadiste contre la rédaction de Charlie Hebdo. La décision du New York Times de renoncer aux caricatures politiques provoque un déluge de réactions. Et des craintes, surtout. Pour la liberté d’expression, l’indépendance des médias et la démocratie. Le dessin de presse est-il mort ? Ou, au contraire, plus puissant que jamais ?

      Un dessin jugé antisémite

      Plusieurs fois primé, Patrick Chappatte collaborait depuis plus de vingt ans avec l’International Herald Tribune d’abord, puis le New York Times, dans sa version en ligne et internationale. Il doit désormais en faire le deuil. Il s’est fendu d’une longue explication sur son blog. « Peut-être devrions-nous commencer à nous inquiéter. Et nous rebeller. Les dessins de presse sont nés avec la démocratie et ils sont attaqués quand la liberté l’est », écrit-il. Patrick Chappatte, qui croque régulièrement l’actualité pour Le Temps, est l’un des deux dessinateurs touchés. L’autre est le Singapourien Heng Kim Song.

      Un dessin publié en avril représentant le premier ministre israélien une étoile de David autour du cou et tenu en laisse par Donald Trump a agi comme l’allumette devant un bidon d’essence. Jugée antisémite, la caricature du Portugais Antonio Moreira Antunes a déclenché une vive controverse, amplifiée par les réseaux sociaux. Très vite, le New York Times l’a censurée. Le directeur de publication A. G. Sulzberger a présenté des excuses et annoncé la fin de la collaboration avec les cartoonistes syndiqués sans lien avec le journal.

      Lundi, le New York Times a fait un pas de plus, radical. Mais James Bennet, le responsable de la section Opinions, précise, dans une déclaration écrite, que la décision était en gestation déjà avant la polémique. « Cela fait plus d’un an que nous envisageons d’aligner l’édition internationale sur la version nationale en mettant fin aux caricatures politiques quotidiennes, et nous le ferons à compter du 1er juillet », dit-il, sans donner plus dans les détails. Il assure que le journal « continuera d’investir dans des formes de journalisme d’opinion, y compris visuel, qui expriment la nuance, la complexité et une voix forte d’une diversité de points de vue ».

      ictimes de censure

      Vraiment ? Aux Etats-Unis, plusieurs cartoonistes ont été victimes de censure pour n’avoir pas ménagé Donald Trump. Nick Anderson et Rob Rogers ont même perdu leur emploi. Dans ce contexte, la décision du New York Times agit comme un clou supplémentaire enfoncé dans le cercueil du dessin politique. Ann Telnaes, caricaturiste pour le site du Washington Post et lauréate du Prix Pulitzer du dessin de presse en 2001, a dans la foulée annulé son abonnement online. « Le New York Times ne soutient plus les caricaturistes depuis des années. Sa dernière décision d’abandonner toutes les caricatures éditoriales est une indication supplémentaire de leur incompréhension de l’objectif du dessin de presse et de son rôle essentiel dans une presse libre », indique-t-elle au Temps.

      Liza Donnelly est tout aussi inquiète et amère. Elle dessine pour plusieurs médias, dont le New Yorker, le New York Times, CNN et CBS. « Chappatte est l’un des meilleurs du monde », commente-t-elle. « Les caricatures peuvent être controversées et nous, les dessinateurs, pouvons être mal compris. Mais la liberté d’expression est cruciale sous toutes ses formes – écrites ou dessinées. J’ai peur que renoncer à des dessins de presse soit un choix fondé sur la crainte de ne pas savoir comment ils seront perçus par le public. Les meilleurs caricaturistes ne travaillent pas en recourant à des stéréotypes ou à des tropes. Comme Chappatte, ce sont des gens réfléchis qui regardent le monde et donnent leur avis. Nous ne pouvons pas perdre cette précieuse contribution ! »

      Plus âgé, le dessinateur Jeff Danziger, qui a été livreur de journaux pour le New York Times, affirme avoir cessé d’essayer de comprendre le journal. « Mais je ne pense pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec la liberté de la presse. Le Times est très héroïque lorsqu’il s’agit de s’opposer aux ingérences du gouvernement. L’explication est générationnelle. » Sur Twitter, Matt Wuerker, dessinateur chez Politico, lance un appel : « Nous avons besoin de @PatChappatte et d’humour politique – maintenant plus que jamais ! Faites-le savoir au Times. »
      Chappatte : « Il est temps de se réveiller pour ne pas laisser gagner ceux qui crient le plus fort »

      Le New York Times (NYT) a publié dans son édition internationale du 25 avril un dessin de presse représentant le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en chien d’aveugle, tenu en laisse par un Donald Trump aveugle et portant une kippa. Cette caricature a engendré la fureur des lecteurs, des excuses du journal, puis la suppression des dessins de presse politiques dans ses pages. Un choix « regrettable » pour Chappatte, dessinateur de presse pour le NYT, Le Temps et la NZZ.

      Le Temps : Suite à sa publication, le « NYT » a décidé de renoncer aux dessins de presse. L’avez-vous senti venir ?

      Chappatte : Depuis 2013, nous étions deux dessinateurs à l’interne : moi, qui faisais deux dessins par semaine, et un dessinateur de Singapour, qui réalisait un dessin sur l’Asie. Les autres jours, le journal reprenait des dessins d’agence du monde entier. On jouissait d’une grande visibilité, car on était repris sur le site web, les réseaux sociaux et mes dessins étaient même traduits depuis l’an dernier en espagnol et en chinois. Mais, quand ce dessin d’un collègue portugais est paru, le NYT a géré ce problème en cascade et cela a jeté un froid sur toute la profession.

      Il y a encore un mois je recevais un prix pour un dessin publié dans ce journal et les félicitations de l’éditeur. Il y a une relation de cause à effet regrettable. Je suis entré dans ce média par la fenêtre, il y a plus de vingt ans. La position historique du NYT était de ne pas avoir de dessin de presse, comme s’il n’était pas suffisamment subtil ou contrôlable. C’est un retour en arrière ! Ils en ont le droit, bien sûr, mais le contexte dans lequel ça s’est fait laisse un goût très désagréable. Le terrain est devenu très glissant. C’est dommage de réagir ainsi, car cela envoie de mauvais signaux. Le NYT est un étalon auquel les médias se réfèrent. Et il est aujourd’hui un bien triste exemple.

      Pourquoi avoir annoncé sur votre site, en primeur, l’arrêt des dessins de presse ?

      La gestion de cette crise est symptomatique. Il y a un mois, quand ce dessin sur Netanyahou est paru, des internautes étaient choqués à juste titre, et sont tombés sur le NYT. Le fils de Trump a retweeté, Trump aussi, puis Fox News et Breitbart en ont parlé. Le journal a regretté, s’est excusé, mais cela n’a pas été accepté par la foule en furie. Le NYT a publié deux éditoriaux, dont un très dur de Bret L. Stephens, mais il n’y a pas eu d’analyses, de recul, sur cette situation. Pourquoi est-ce arrivé ? Qu’est-ce qu’un dessin ? Et pourquoi celui-ci est-il problématique ? Quelques jours après, l’éditeur a annoncé l’arrêt de l’utilisation de dessins d’agence. Ils voulaient encore garder les dessinateurs internes. Je pensais que le gros de l’orage était passé.

      Mais ils avaient géré cette histoire de manière tellement défensive que je ne voyais pas comment arriver à faire du dessin de presse normalement. Cela a légitimé toutes les attaques dont les réseaux sociaux sont coutumiers. Puis, ils m’ont fait savoir qu’ils allaient arrêter les dessins de presse en juillet. J’ai décidé de partir tout de suite, car le charme était rompu. J’ai alors publié ce texte, même s’ils n’avaient pas encore communiqué sur cette décision, car cela va bien au-delà de moi et du dessin de presse. Dans ce monde on est prompt à être choqué. Les premières voix, les plus outragées, qui se font entendre sur les réseaux sociaux définissent toute la discussion. Celles qui se sont exprimées en premier, il y a un mois, ont défini ce qu’était le NYT. Le journal était emprisonné dans ces filets. Paradoxalement, les rédactions ne semblent pas être préparées face à la foule enragée qui mène des croisades morales sur internet.

      Quelle est la situation des dessinateurs de presse aux Etats-Unis ?

      Elle est inquiétante. Deux des meilleurs dessinateurs, selon moi, ont perdu leur job, car leurs éditeurs ou chefs de rubrique étaient pro-Trump et trouvaient que leurs dessins étaient trop critiques envers le président. C’est aussi arrivé à un ami du Los Angeles Times, dont le propriétaire est aussi fan de Trump, qui lui, a été contraint de partir. S’il est réélu et obtient une majorité dans la foulée au Congrès, on entrera dans une période vraiment dangereuse pour la démocratie. Les libertés sont testées, même là où on les croyait acquises.

      C’est pour cela qu’il y a de telles réactions sur les réseaux, des désabonnements et des appels à écrire au NYT. Les Américains le ressentent et s’inquiètent. En fin de compte, une caricature de Trump, pour ou contre, cela revient au même : parler de lui. Mais les hommes forts ont le cuir très fin et ses supporters arrivent à obtenir des succès en déclenchant leur furie. Il est temps qu’on se réveille pour ne pas laisser la partie être gagnée par ceux qui crient le plus fort. Les dessins sont des prétextes, il faut s’inquiéter de ce que cela révèle. Au-delà d’eux, c’est le journalisme qui est visé par cette rage. Il faut que les rédactions soient préparées et gardent leur sang-froid.

      Propos recueillis par Chamz Iaz
      Les caricaturistes sont en première ligne

      Lorsque la tempête se lève sur les médias, les caricaturistes sont souvent les premiers à sauter. C’est le constat tiré par la Fondation Cartooning for Peace (Dessins pour la paix), une organisation lancée en 2006 à l’initiative de l’ancien secrétaire général de l’ONU, décédé l’an dernier, Kofi Annan après l’affaire des caricatures de Mahomet publiées par le journal danois Jyllands-Posten et qui avaient enflammé le monde musulman.

      « Tout a changé avec les réseaux sociaux, relate Jean Plantu, le caricaturiste du journal français Le Monde et président de Cartooning for Peace. Les dessins publiés par un petit journal danois ont été vus dans le monde entier. Il a suffi d’y ajouter un commentaire pour manipuler les esprits. » Selon le dessinateur, cet effet d’amplification a créé une « nouvelle censure » contre laquelle les démocraties sont loin d’être immunisées, comme le montre la décision du New York Times. « Donald Trump en rêvait, le Times l’a fait », se désole Jean Plantu.

      Contrairement aux journalistes, les statistiques manquent pour les dessinateurs emprisonnés. « Actuellement nous nous occupons de trois cas, le Turc Musa Kart, le dessinateur chinois exilé Badiucao, qui vient de révéler son identité mais qui craint d’être harcelé, ainsi que le caricaturiste nicaraguayen menacé Pedro X. Molina », informe Terry Anderson, directeur adjoint d’une autre organisation de défense des caricaturistes, Cartoonists Rights Network International. Depuis sa création, il y a vingt ans, cette association a eu connaissance d’une centaine de dessinateurs menacés dans le monde.

      https://www.letemps.ch/monde/dessin-presse-fini-rire

    • EDUCATION THAT LEADS TO LEGISLATION

      ‘Segregated By Design’ examines the forgotten history of how our federal, state and local governments unconstitutionally segregated every major metropolitan area in America through law and policy.

      Prejudice can be birthed from a lack of understanding the historically accurate details of the past. Without being aware of the unconstitutional residential policies the United States government enacted during the middle of the twentieth century, one might have a negative view today of neighborhoods where African Americans live or even of African Americans themselves.

      We can compensate for this unlawful segregation through a national political consensus that leads to legislation. And this will only happen if the majority of Americans understand how we got here. Like Jay-Z said in a recent New York Times interview, “you can’t have a solution until you start dealing with the problem: What you reveal, you heal.” This is the major challenge at hand: to educate fellow citizens of the unconstitutional inequality that we’ve woven and, on behalf of our government, accept responsibility to fix it.

      https://www.segregatedbydesign.com

    • The Color of Law

      This “powerful and disturbing history” exposes how American governments deliberately imposed racial segregation on metropolitan areas nationwide (New York Times Book Review).

      Widely heralded as a “masterful” (Washington Post) and “essential” (Slate) history of the modern American metropolis, Richard Rothstein’s The Color of Law offers “the most forceful argument ever published on how federal, state, and local governments gave rise to and reinforced neighborhood segregation” (William Julius Wilson). Exploding the myth of de facto segregation arising from private prejudice or the unintended consequences of economic forces, Rothstein describes how the American government systematically imposed residential segregation: with undisguised racial zoning; public housing that purposefully segregated previously mixed communities; subsidies for builders to create whites-only suburbs; tax exemptions for institutions that enforced segregation; and support for violent resistance to African Americans in white neighborhoods. A groundbreaking, “virtually indispensable” study that has already transformed our understanding of twentieth-century urban history (Chicago Daily Observer), The Color of Law forces us to face the obligation to remedy our unconstitutional past.


      https://books.wwnorton.com/books/detail.aspx?id=4294995609&LangType=1033
      #livre

  • The Mueller Report Is In. They Were Wrong. We Were Right.
    https://medium.com/@caityjohnstone/the-mueller-report-is-in-they-were-wrong-we-were-right-a915d23a6d82

    The results are in and the debate is over: those advancing the conspiracy theory that the Kremlin has infiltrated the highest levels of the US government were wrong, and those of us voicing skepticism of this were right.

    #complotisme (autorisé) #états-unis #Russie

    • La mission du procureur Mueller terminée « dans les jours à venir »
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-mission-du-procureur-mueller-terminee-dans-les-jours-a-venir-20190323

      « La mission du procureur spécial va prendre fin dans les jours à venir », a indiqué Peter Carr à l’AFP, confirmant ainsi l’idée que l’enquête se termine sur la remise de ce rapport et qu’aucune autre action judiciaire n’est à attendre de sa part.

    • Faudra dire à nos journalistes que le problème, c’était les relations de Trump avec les Russes. Car pour eux le problème pour de vrai, c’est de savoir si la Justice a été gênée dans son enquête par Trump...
      Pas chez nous qu’un procureur ne serait pas libre de ses agissements (on va le savoir une nouvelle fois avec les suites des dossiers transmis par le Sénat au sujet des auditions Bénalla...)

      États-Unis. L’enquête du procureur Mueller qui fait trembler Donald Trump
      https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/donald-trump/etats-unis-l-enquete-du-procureur-mueller-qui-fait-trembler-donald-trum

      Au bout de deux ans d’investigations, le procureur spécial Robert Mueller a remis vendredi au ministre américain de la Justice son rapport sur une éventuelle collusion entre l’équipe de Donald Trump et des agents russes, pendant la campagne présidentielle de 2016. Dans les conclusions de ce document, pour l’heure inconnues, le procureur devrait dire s’il estime que le Président a tenté de faire obstruction à la Justice. Le point en six questions.

    • « #Russiagate », la débâcle (Le Monde diplomatique, 26 mars 2019)
      https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2019-03-25-Russiagate-la-debacle

      Il suffisait de regarder hier les visages hagards des commentateurs de CNN ou de MSNBC pour comprendre à quel point le journalisme américain est atteint par cette affaire qui, pour lui, s’apparente à un Tchernobyl médiatique. Il espérait redresser son crédit terni par les bobards de la guerre d’Irak en jouant au redresseur de torts et à l’adversaire acharné du pouvoir : après le Watergate, le Russiagate ! Mais son acharnement à endosser toutes les théories du #complot, y compris les plus fantaisistes, dès lors qu’elles semblaient atteindre le président Trump, se retourne à présent contre lui. Avec quelle autorité le New York Times, le Washington Post, The Atlantic, Time, etc. espèrent-ils encore faire la leçon aux sites paranoïaques d’ultradroite ? Et comment pourront-ils empêcher que l’occupant de la Maison Blanche réfute, y compris en mentant, comme cela lui arrive souvent, des informations qui le mettent en cause ? Il lui suffira de les assimiler aux fake news du « Russiagate »...

      Il serait peut-être cruel d’ajouter ici que la plupart des médias occidentaux, y compris en #France, ont relayé avec #docilité l’interminable feuilleton qui semble s’achever par la déconfiture de ses promoteurs.

  • Connaissez-vous David Suter ?
    https://la-bas.org/5450

    Né en 1949, David Suter est un peintre et un sculpteur américain. Après avoir servi dans l’armée américaine en Allemagne de l’Ouest, il est engagé comme illustrateur au Washington Post, pour lequel il réalise notamment les croquis d’audience du procès du Watergate. Pendant près de trente ans, ses dessins seront publiés dans de nombreux journaux américains, comme le New York Times, The Boston Globe, Time ou le Harper’s magazine.Continuer la lecture…

    #Articles #Médias

  • Facebook : des accès « partenaires » aux données utilisateurs ont été accordés à Apple, Netflix, Spotify, Amazon, Yahoo !
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/19/facebook-des-acces-partenaires-aux-donnees-utilisateurs-ont-ete-accordes-a-a

    Le « New York Times » dévoile les contours des partenariats menés entre Facebook et d’autres géants de la tech. Si l’accès aux données des utilisateurs semble souvent justifié, la question de leur consentement se pose. A quel point Facebook, ces dernières années, a-t-il donné à des entreprises extérieures l’accès aux données de ses utilisateurs ? La question est devenue centrale, depuis le scandale Cambridge Analytica, qui a démontré que, au cours de son développement tous azimuts dans les années 2010, (...)

    #Microsoft #Sony #Apple #Amazon #Facebook #Netflix #Spotify #BlackBerry #Altaba/Yahoo ! #Pandora #données #BigData #BankOfCanada (...)

    ##Altaba/Yahoo_ ! ##écoutes

    • @biggrizzly voici une probable raison de cette ormerta :

      https://www.01net.com/actualites/facebook-a-donne-a-netflix-spotify-microsoft-et-amazon-un-acces-a-vos-donnees

      Par exemple, le New York Times révèle que le moteur de recherche Bing de Microsoft avait accès à la liste complète de vos amis, sans votre consentement. Grâce à ces informations, il pouvait améliorer ses suggestions. Amazon a de son côté pu compléter sa liste d’informations personnelles sur ses utilisateurs (mail, téléphone etc.) en se basant sur leurs amis. Yahoo pouvait accéder à votre fil d’actualité alors qu’Apple avait accès aux contacts et à l’agenda Facebook de ses utilisateurs, même si ces derniers avaient désactivé l’option. Interrogé par le New York Times, l’entreprise de Tim Cook assure ne pas avoir été mis au courant de cet « accès spécial ».

      Le journal confesse lui même avoir eu un deal avec Facebook , qui lui donnait accès à la liste d’amis de ses lecteurs jusqu’à 2011. Au total, plus de 150 entreprises auraient bénéficié de ces « exceptions de confidentialité » et n’auraient pas été soumises aux règles habituelles du réseau social. Certaines entreprises comme Amazon, Yahoo ou le Chinois Huawei (que le gouvernement américain considère comme une menace) auraient aussi partagé les données personnelles de leurs utilisateurs ou clients avec Facebook.

  • Facebook empêtré dans une nouvelle polémique, Zuckerberg monte au créneau
    https://www.parismatch.com/Actu/International/Facebook-empetre-dans-une-nouvelle-polemique-Zuckerberg-monte-au-creneau

    Mark Zuckerberg a défendu jeudi Facebook, empêtré dans une nouvelle polémique déclenchée par le « New York Times » qui accuse le réseau social d’avoir orchestré une campagne de dénigrement contre ses détracteurs. Mark Zuckerberg s’est vu forcé jeudi de monter au créneau pour défendre Facebook, empêtré dans une nouvelle polémique déclenchée par une enquête du New York Times qui accuse le premier réseau social au monde d’avoir orchestré une campagne de dénigrement contre ses détracteurs, y compris le milliardaire (...)

    #Facebook #manipulation #domination #discrimination

  • Perdre la #Terre ou non - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2018/09/16/perdre-la-terre-ou-non

    Alexandre Chollier analyse le récent et fameux article du NYT, « Losing Earth »,

    Que se passe-t-il lorsque nous prenons nos distances avec un tel discours, celui de Rich ou un autre ? Eh bien nous remarquons que, dans ce type de récits, ne s’opposent pas tant l’inaction à l’action, le fatalisme à la volonté, que deux types antagonistes d’actions.

    L’épilogue de « Losing Earth » est à cet égard instructif. A vrai dire, le titre de l’article imprègne bien peu ces lignes où l’on comprend subitement que nombre de solutions s’offrent à nous. Nous qui pensions à sa lecture qu’il n’y avait plus rien à faire, que l’inertie de la pollution carbonée interdisait tout espoir de contenir le réchauffement en dessous de deux degrés, nous apprenons tout à coup que les « taxes carbone, l’augmentation des investissements dans les énergies renouvelables et nucléaire ainsi que dans les technologies de décarbonisation » sont des solutions envisageables. Peut-être même les solutions tout court. Un point de vue que James Hansen partage quand il confie : « D’un point de vue technologique et économique, il est encore possible de rester sous la barre des deux degrés. » Et Rich de renchérir : « Nous pouvons faire confiance à la technologie et à l’économie. Il est par contre plus difficile de faire confiance à la nature humaine. »

    En racontant l’épisode tragique d’un rendez-vous manqué avec l’histoire et en désignant la nature humaine comme unique responsable, l’enquête de Nathaniel Rich porte le sceau d’un autre combat. Un combat où technologie et économie tiennent le haut du pavé. Un combat où il n’est plus question de climato-scepticisme mais de climato-réalisme. Un combat mené contre la nature et peut-être même contre ceux qui s’évertueraient à la protéger. Enfin, et surtout, un combat contre le #politique. Car, comme le rappelle avec force Andreas Malm, « la pensée du changement climatique fondée sur l’espèce conduit à la #mystification et à la paralysie politique. Elle ne peut pas servir de base à la contestation des intérêts particuliers du business-as-usual indissociable de l’économie fossile. La lutte pour éviter une succession de chaos et commencer à œuvrer à la stabilisation du #climat nécessiterait sans doute un équipement analytique d’un autre type. » Un autre récit. D’autres actions.

    #économie #technologie

  • Army, UPENN uncover ways to better predict viral information | U.S. Army Research Laboratory
    https://www.arl.army.mil/www/default.cfm?article=3275

    Neuroscientists at the University of Pennsylvania and the U.S. Army Research Laboratory have forecasted what content will get passed along repeatedly. In an article published in August 2018 in the journal Cerebral Cortex, researchers analyzed the brain responses of 40 people as they read real New York Times health article headlines and abstracts. They found that those who don’t regularly read the news were best able to predict the popularity of those articles among real readers.

    dédicace spéciale à tous les paranoïaques :)

    il y a tellement de choses dans cet article, je ne sais même pas par où commencer…

    #mémétique #armée #manipulation #NYT #recherche #journalisme

    • Un copain me répond : « Intéressant de voir que les gens qui s’intéressent à ce domaine (la santé) ont tous une activation du cortex frontal ventro-médian, comparé aux gens qui s’en foutent un peu mais qui de temps en temps vont se faire accrocher par un titre qui les concerne. Je ne sais pas ce que ça peut être, mais je ne serais pas surpris, comme dans l’exemple donné dans l’image, que ça ait rapport avec quelques chose de fondamental du point de vue évolutif, donc survie, peur, danger, sexe, etc. Au fond, les publicitaires et les gens de com’ savent ça depuis longtemps, mais on le voit là dans un motif général d’activation cérébrale. Pas de quoi fouetter un chat, mais puisque l’armée est en train de perdre du temps avec ça, alors laissons-les faire... »

      #cerveau #USA

  • Shakespeare à “D.C.-la-folle”
    http://www.dedefensa.org/article/shakespeare-a-dc-la-folle

    Shakespeare à “D.C.-la-folle”

    Puisqu’effectivement la comparaison faite par Diana Johnstone du rôle du New York Times et de Mr/Mme Anonymous renvoie à Shakespeare, nous renvoyons, nous, toute cette entreprise et le NYT lui-même à cette si fameuse péroraison qui semble idéale pour qualifier l’époque telle qu’ils nous l’ont faite, si l’on s’en tient, disons aux faits, – ou aux apparences de faits...

    « La vie n’est qu’une ombre errante ; un pauvre acteur

    Qui se pavane et s’agite une heure sur la scène

    Et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire

    Racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur,

    Et qui ne signifie rien. »

    Ces mots, ces phrases, définissent aussi bien l’épisode qui vient d’avoir lieu à Washington/New York, que les réactions des élites-Système qui ont suivi, que le “journal de référence” (...)

  • Quel avenir pour #MeToo après les accusations contre Asia Argento ? - La Parisienne
    http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/accusations-contre-asia-argento-metoo-ce-sont-des-milliers-de-femmes-20-0

    « L’arroseuse arrosée. On ne se méfie jamais assez des marchands de vertu, des donneurs et des donneuses de leçons. » Voilà comment l’éditorialiste Franz-Olivier Giesbert a réagi ce lundi matin aux accusations d’agressions sexuelles portées contre l’actrice italienne Asia Argento, l’une des principales dénonciatrices du producteur américain Harvey Weinstein.

    Ce lundi, le New York Times (NYT) a révélé que la quadragénaire, fer de lance du mouvement #MeToo, avait versé près de 400 000 dollars à l’acteur Jimmy Bennett pour réparer le traumatisme d’une relation sexuelle qu’ils auraient eue en 2013. Le jeune homme n’avait alors que 17 ans et l’actrice était de 20 ans son aînée.

    « C’est accablant parce que ça va affaiblir la parole de toutes les autres victimes #Metoo. Comment peut-on se présenter en justicière quand on se sait coupable ? », s’est encore interrogée Françoise Laborde, membre du CSA et du réseau Pour les femmes dans les médias (PFDM).

    LIRE AUSSI >Asia Argento, une porte-voix dans la tourmente

    A cette question, toutes les militantes féministes et dénonciatrices d’agressions sexuelles et de harcèlement, que Le Parisien a interrogées ce lundi, ont la même réponse. Sans se prononcer sur l’éventuelle culpabilité d’Asia Argento, toutes assènent qu’« une victime d’agression sexuelle, de viol ou de harcèlement n’est pas parfaite ! ».

    Noémie Renard, auteure d’« En finir avec la culture du viol » (Les Petits Matins, 2018), le résume ainsi : « On peut être à la fois victime et agresseur […] Comme Asia Argento aurait été violente, on estime qu’elle n’a pas pu subir d’agressions, ça n’a aucun sens. »
    « Personne ne peut avoir une vie irréprochable »

    « Il y a un empressement quasi-jubilatoire à se saisir de cette affaire pour tenter d’enterrer le mouvement MeToo », relève Alice Coffin. La co-fondatrice du collectif féministe La Barbe se dit « écœurée » par les réactions de certaines personnalités et estime que « cette affaire est un outil supplémentaire donné à ceux qui opposaient déjà une résistance acharnée à #MeToo ». La militante dénonce par ailleurs de « classiques tentatives de déstabilisation d’un mouvement ».

    Sous couvert d’anonymat, l’une des quatre élues EELV qui avaient accusé l’ancien député écologiste Denis Baupin de harcèlement et d’agressions sexuelles en 2016 confirme au Parisien l’existence d’un tel « mécanisme » : « Dès qu’on commence à parler, on va chercher tous nos écarts ». Celle qui devrait répondre dans les prochaines semaines à des accusations de diffamation se rappelle avoir « très vite vu des gens nous accuser de vouloir faire un coup politique, d’être des manipulatrices ». Et de confirmer : « Personne ne peut avoir une vie irréprochable mais ça n’autorise pas qu’on nous harcèle ou qu’on nous agresse. »

    De son côté, Sandra Muller, journaliste qui a lancé #balancetonporc, le pendant français de #MeToo, n’hésite pas à pointer du doigt un « système Weinstein » qui ferait tout pour étouffer les scandales.

    « Cette affaire tombe bien pour décrédibiliser ces femmes qui dérangent. Briser le silence coûte cher », estime Sandra Muller, nommée – parmi d’autres femmes — comme personnalité de l’année par le Time Magazine pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel. Selon la Française établie à New York, « ils vont essayer de démonter le mouvement au fur et à mesure, mais ça ne marchera pas ! ».
    « Continuer à faire exister le combat »

    Même son de cloche pour Alice Coffin qui considère l’affaire Asia Argento comme un « épiphénomène » qui va simplement « épuiser un peu plus les militantes féministes ». Ces dernières « devront redoubler d’énergie pour continuer à faire exister le combat ».

    Mais Asia Argento « n’est pas l’unique représentante de ce mouvement, rappelle toutefois Noémie Renard. #MeToo, ce ne sont pas seulement des stars de cinéma, ce sont des milliers de femmes. On ne peut pas remettre en cause leur témoignage. »

    #backlash

    • https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2323115-20180821-affaire-asia-argento-violences-sexuelles-question-pouvoir

      « Les gens vont utiliser cette histoire pour discréditer le mouvement. Ne les laissez pas faire. » Tarana Burke, la fondatrice du mouvement #MeToo, a réagi lundi aux révélations du New York Times sur l’argent versé par Asia Argento au jeune homme qui l’accuse d’agression sexuelle.

      « Nous sommes tous des humains imparfaits et nous devons tous être tenus responsables de notre comportement », estime Tarana Burke au sujet de l’actrice italienne, devenue une figure de proue du mouvement après ses accusations contre Harvey Weinstein.

      « J’ai toujours dit que le mouvement #Metoo était pour tout le monde, poursuit Tarana Burke, y compris ces jeunes hommes courageux qui parlent maintenant. On sera toujours bouleversés quand on entend les noms de nos personnes préférées en lien avec des affaires de violences sexuelles, sauf si on commence à parler moins des individus et davantage du pouvoir.
      « Les violences sexuelles sont une affaire de pouvoir et de privilège »

      « Les violences sexuelles sont une question de pouvoir et de privilège, estime-t-elle encore. Cela ne change pas si leur auteur est votre actrice, activiste ou professeur préféré, quel que soit son genre. »Elle a dit espérer qu’« à mesure que d’autres vont parler, en particulier des hommes, on se prépare à de difficiles conversations sur le pouvoir et l’humanité, le privilège et le préjudice. C’est moins un problème de crime et de châtiment que des blessures et de comment les prévenir. »

      L’actrice Rose McGowan, autre accusatrice d’Harvey Weinstein et figure de #MeToo, a dit avoir le cœur brisé après les révélations du New York Times, tout en appelant à la « mesure ». L’avocat d’Harvey Weinstein a lui dénoncé « l’hypocrisie » d’Asia Argento.

    • https://www.20minutes.fr/arts-stars/people/2322983-20180820-affaire-asia-argento-bien-certains-vont-jeter-affaire-den

      Ce n’est malheureusement ni le premier, ni le dernier dossier de la sorte qui sortira. J’ai toujours prôné la dénonciation avec #Balancetonporc, et non la délation et l’anonymat. Or, là, c’est une source non identifiée qui a envoyé les documents au New York Times, qui plus est de manière cryptée. En plein procès Weinstein. Après l’arrestation pour possession de drogue de Rose McGowan puis les mails échangés entre le producteur et une victime de viol, nous entrons dans une nouvelle ère là. Constituer des dossiers va être le nouveau jeu. Weinstein a lancé des enquêtes sur toutes les femmes qui l’accusent, près de 100.
      Quelles conséquences pour le mouvement, faut-il qu’il se renouvelle ?

      J’ai du mal à me dire qu’Asia Argento se serait engagée comme elle l’a fait, si elle avait fait quelque chose de mal, qu’elle avait quelque chose à se reprocher. Mais le mouvement #MeToo et #Balancetonporc, ce n’est pas seulement elle, qui est d’ailleurs peu connue aux Etats-Unis, c’est aussi Rose McGowan, Alyssa Milano, etc. Bien sûr, certains vont se jeter sur l’affaire pour dénigrer tout le mouvement. Il ne faut pas leur donner plus de crédit que ça, ces 5 % sont ceux qui font le plus de bruit, et parfois de mal, car ils veulent garder le pouvoir et l’utiliser sur qui bon leur semble. Ceux qui vont crucifier Asia Argento sont les mêmes qui demandaient de ne pas condamner trop vite Weinstein​, d’attendre son procès.

  • Looking for the Enemy – Hunter Cutting – Medium
    https://medium.com/@huntercutting/looking-for-the-enemy-7b0813ff9b0c

    NYT Magazine’s Nathaniel Rich Goes Full Pogo

    According to Jake Silverstein, the editor in chief of the New York Times Magazine, “the August 5 issue of @NYTmag will be dedicated entirely to a single story, a captivating, revelatory history about the decade we almost stopped climate change, but didn’t.”

    And the breathless hype doesn’t stop there, Silverstein lauds the author, Nathaniel Rich, tweeting the piece as: “a remarkable piece of historical journalism that will change the way you think about global warming.”

    Unfortunately the early hints suggest that Rich’s piece will do anything but that.

  • The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب : New York Times and Wall Street Journal hail (alleged) Lebanese drug dealers just because they are running against Hizbullah
    http://angryarab.blogspot.com/2018/05/new-york-times-and-wall-street-journal.html

    Pour mieux comprendre il faut savoir que Shamas et Jawhari sont chiites.

    US media coverage of Lebanese election only sees foes of Hizbullah. Yesterday, NYT published a fawning profile of a convicted (and jailed) drug dealer, Yahya Shamas, just because he is running against Hizbullah and presented him as the hope of change and rule of law (although he is aligned with the corrupt Hariri movement in the region), while the Wall Street Journal today presented an insignificant cleric, Abbas Jawhari, with a long sheet of drug charges (and who was recently arrested) as “influential”. For Western media, anyone running against Hizbullah must be a good person.

  • Ne pas confondre « races » et populations : une réponse simple et puissante aux habits neufs du racisme scientiste

    https://www.facebook.com/groups/34315136474/permalink/10155379820241475

    Jon Marks
    20 h · Charlotte, États-Unis
    This is a response to the David Reich essay by sociologist Ann Morning.

    Several friends have asked my opinion about this recent New York Times op-ed by geneticist David Reich claiming that “differences in genetic ancestry that happen to correlate to many of today’s racial constructs are real.”

    Basically he does something I feel like I’ve seen 20 times before. He uses a rhetorical device that Ohio State demographer Reanne Frank called “the forbidden knowledge thesis,” where academics who identify themselves with “science” (and are usually, though not always biological scientists) claim that anyone who questions the biological foundations of racial groupings is denying reality, or “sticking their heads in the sand” as Reich put it. Another recent version of this was NY Times former science reporter Nicholas Wade’s 2014 book “A Troublesome Inheritance.” The NYT also published an op-ed by geneticist Armand LeRoi in 2005 making pretty much the same case, so I’m not sure why they felt it was new in 2018. But the conceit is that there has been a social scientific cover-up (or “orthodoxy” in Reich’s words) denying the biological truth about race, so we need brave souls like Reich and Wade and LeRoi to reveal the truth (again!) to the public: race is a biological characteristic of the human species.

    The problem in the geneticists’ arguments (science journalist Wade’s are of a whole other magnitude of weakness) is that basically they confuse “population” with “race.” They are absolutely correct when they talk about average differences between populations in terms of the frequency of particular genetic traits. They illustrate this with examples like the Andaman Islanders (in LeRoi 2005) or Northern Europeans or West Africans (in Reich 2018). The trouble is, none of these groups are considered “races” (or have been at least since the 1920’s). “Races” are huge groups spanning entire continents and thus remarkably varied ecological environments. “Races,” as described by Linnaeus in the 1700’s or on the U.S. census of 2010, group Koreans, Mongolians, Sri Lankans and Pakistanis together (as the “Asian” race); they group Moroccans, Norwegians, and Greeks together as another (the “white” race). Groupings like these, billions of people strong and traditionally inhabiting highly variable geographic terrains, just don’t demonstrate homogenous genetic characteristics that distinguish them, even if average differences can be calculated between them. That is why the statistics that Reich or others present are actually not about races; they are about much smaller-scale, local populations. Indeed, Reich himself claims that the people we call “white” today descend from four genetically-distinct populations, thus shooting himself in the foot because it suggests that “races” are in fact not actually the same thing as genetically-identified “populations.”

    I think his piece is right to make a plea for better understanding of the biological variation that characterizes our species. But “race” is a really lame, blunt, and—it has to be said—historically racist tool for such scientific inquiry. As far as I can tell, the only advantage to dredging up the “race” notion is to be provocative and garner attention (especially if, like Reich, you have a new book to flog). What amazes me is that media outlets like the NYT seem to have so little institutional memory that the same argument can be presented again and again as if it were a fearlessly iconoclastic novelty. Go figure! Honestly, this op-ed should’ve been titled, “How Race Is Warping Our Understanding of Genetics.”

    • https://www.mediapart.fr/journal/international/190318/cambridge-analytica-le-big-brother-electoral-de-donald-trump

      L’entreprise d’analyse de données Cambridge Analytica, qui a notamment travaillé pour la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016, est soupçonnée d’avoir recueilli sans leur consentement les informations personnelles de 50 millions d’usagers du réseau social Facebook. Le but de l’opération ? Élaborer un logiciel prédictif permettant d’influencer le vote des électeurs, comme l’ont révélé le New York Times et The Observer, l’édition dominicale du quotidien britannique The Guardian, dans une enquête commune.

      Facebook a annoncé avoir « suspendu » les accès de Cambridge Analytica de la maison mère de la société, Strategic Communication Laboratories (SCL), ainsi que ceux d’Aleksandr Kogan, psychologue à l’université de Cambridge.
      En accord avec le réseau social américain, ce dernier a convaincu, en 2014, près de 270 000 personnes de participer à un test de personnalité, lui donnant ainsi accès à leurs réponses mais aussi à leurs données Facebook (nom, géolocalisation, likes) et à celles de leurs amis, dans une mise à profit des réglages très permissifs du réseau. À partir de ces 270 000 participants, Kogan a ainsi obtenu les informations de 50 millions d’utilisateurs.

      Paul Grewal, vice-président et directeur juridique adjoint de Facebook, a annoncé vendredi dans un communiqué que le réseau social avait été trompé : « En 2015, nous avions appris qu’Aleksandr Kogan nous avait menti et avait violé la politique de la plateforme en transmettant les données récupérées sur une application utilisant une interface de connexion de Facebook à SCL/Cambridge Analytica. »

      Filiale américaine de la société britannique de marketing ciblé SCL, Cambridge Analytica aurait ensuite utilisé ces bases de données à des fins électorales. L’entreprise est connue pour sa participation à la campagne de Donald Trump mais aussi pour avoir fourni, pendant la campagne du groupe pro-Brexit Leave.EU, des solutions de collectes de données et de ciblage d’audience.

      L’entreprise a été financée à hauteur de 15 millions de dollars par Robert Mercer, un homme d’affaires américain qui a fait fortune dans les hedge funds et qui est l’un des principaux donateurs du Parti républicain.

      Selon The Observer, elle a aussi été dirigée par Steve Bannon, l’un des plus proches conseillers de Donald Trump avant d’être évincé de la Maison Blanche à l’été 2017.

  • La campagne anticorruption en Arabie saoudite marquée par des abus physiques, selon le New York Times - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1104333/la-campagne-anticorruption-en-arabie-saoudite-marquee-par-des-abus-ph

    Des personnalités saoudiennes ciblées ces derniers mois lors d’une campagne anticorruption ont été victimes de coercition et d’abus physiques, a indiqué lundi le New York Times en rapportant un climat de peur et d’incertitude même après leur libération.

    Au moins 17 détenus ont été hospitalisés après avoir subi des sévices et un général est décédé en détention avec un cou décrit par des témoins comme ayant apparemment été tordu, a précisé le journal américain.

    Plusieurs des 381 suspects qui ont été libérés, y compris des princes, des ministres, des anciens ministres et des hommes d’affaires ne sont plus libres de leur mouvement, toujours selon le quotidien. Certains ont été forcés de porter des bracelets électroniques à la cheville et d’autres sont sous la surveillance de gardes gouvernementaux, a encore indiqué le New York Times.

    (...) Certaines personnalités étaient détenues à l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad et elles ont été privées de sommeil, agressées et interrogées avec la tête couverte, selon le New York Times. Elles ont subi des pressions pour signer des arrangements financiers avec les autorités, toujours d’après le journal qui cite des proches et des associés des anciens détenus.

    Selon le quotidien, le général Ali al-Qahtani, l’un des principaux assistants d’un des fils du défunt roi Abdallah, est décédé en détention et son cadavre portait des traces de torture.

    Les détracteurs du prince Mohammed ont qualifié sa campagne de démarche destinée principalement à consolider son pouvoir, mais les autorités ont affirmé que la purge visait à lutter contre une corruption endémique avant le lancement de grandes réformes économiques.

    Le gouvernement a déclaré dimanche que le roi Salmane avait ordonné, pour poursuivre la campagne, la création d’unités spécialisées de lutte contre la corruption au sein du parquet.

    Les autorités n’ont pas précisé publiquement les charges retenues contre les suspects au Ritz-Carlton, invoquant les lois sur la protection de la vie privée.

    La protection de la vie privée en #arabie_saoudite

  • L’avion de combat russe abattu en Syrie augure d’une guerre plus large _ WSWS.Org - Peter Symonds - 6 février 2018 *
    https://www.wsws.org/fr/articles/2018/02/06/syri-f06.html

    L’avion de combat russe abattu dans le nord de la Syrie samedi menace d’intensifier dramatiquement l’affrontement entre Washington et Moscou dans la guerre par procuration soutenue par les États-Unis pour évincer le régime du président Bachar al-Assad soutenu par la Russie. Les médias russes et de hauts responsables politiques accusent déjà les États-Unis d’y être impliqués.

    Le ministère russe de la défense a rapporté qu’un Sukhoi Su-25 avait été touché par un missile sol-air portatif, ou MANPAD, dans la province d’Idlib, dans le nord de la Syrie. Le pilote, qui n’a pas été nommé, a été éjecté de l’avion mais a été tué sur le terrain lors d’une « bagarre avec des terroristes ». Le Su-25 est un avion d’attaque au sol à basse altitude.

    Tharir al-Sham, groupe affilié à Al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité, affirmant que l’un de ses combattants avait réussi à abattre l’avion à l’aide d’un missile antiaérien tiré à l’épaule. Le ministère russe de la défense a annoncé que des frappes de représailles contre les forces anti-Assad dans la région ont tué plus de 30 combattants.

    Le sénateur russe Frants Klintsevich, vice-président de la commission de la défense et de la sécurité du Conseil de la Fédération de Russie, a tenu les États-Unis responsables de l’acte. « Je suis absolument convaincu […] qu’aujourd’hui les militants ont des MANPAD, et qu’ils ont été fournis par les Américains par l’intermédiaire de pays tiers », a-t-il dit.

    Klintsevich a appelé à une enquête rigoureuse pour déterminer le type de MANPAD qui ont été fournis et les « circonstances de la destruction du Su – 25 ». Il a averti que « la perte d’un avion n’est rien, mais cela a une grande importance et de grande conséquences. »
    Le parlementaire russe Dmitry Sablin a blâmé un pays non identifié, voisin de la Syrie, pour avoir fourni le MANPAD utilisé pour abattre l’avion. « Les pays par lesquels transitent les armes qui sont ensuite utilisées contre les militaires russes, doivent comprendre que cela ne restera pas impuni », a-t-il déclaré.

    Le Pentagone a rapidement nié avoir fourni des MANPAD aux milices soutenues par les États-Unis et a réitéré le mensonge selon lequel ses opérations de combat se concentrent uniquement sur l’État islamique (ÉI), désormais vaincu. « Les États-Unis n’ont pas équipé leurs forces armées partenaires en Syrie d’armes sol-air et n’ont aucune intention de le faire à l’avenir », a déclaré samedi le porte-parole du Pentagone, Eric Pahon, aux médias russes.

    Ce déni ne résiste pas à un examen sérieux. Rien que le mois dernier, les États-Unis ont annoncé qu’ils armeraient et équiperaient une « force frontalière » de 30 000 hommes constituée principalement d’unités de protection du peuple kurdes (YPG) afin de se tailler de fait une enclave dans le nord de la Syrie, à partir de laquelle des attaques pourront être lancées contre le régime d’Assad.

    Les plans américains sont en pleine déroute. La Turquie, qui qualifie les YPG de terroristes alignés sur le parti séparatiste des travailleurs du Kurdistan (PKK), a lancé une offensive à grande échelle dans l’enclave kurde. En même temps, les forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie, ont lancé leurs propres attaques contre des milices appuyées par les pays occidentaux qui cherchent à s’accrocher à ce qu’il reste du territoire contrôlé par l’opposition.

    Un long éditorial du New York Times mercredi dernier, intitulé « Alors que les alliés des États-Unis s’affrontent, la lutte contre l’ÉI faiblit », a passé en revue la politique incohérente et contradictoire de Washington qui a mené à des combats entre la Turquie, son allié au sein de l’OTAN, et les forces par procuration américaines en Syrie. Dans une tentative de résoudre ce problème insoluble, les États-Unis ont donné le feu vert à l’offensive turque, mais ils ont fixé une ligne à ne pas franchir à la ville syrienne de Manbij, où sont basés des centaines de soldats américains, ainsi que des milices kurdes.

    En conclusion, le New York Times a sévèrement critiqué la Russie et l’Iran pour avoir manœuvré « afin d’assurer une présence et une influence permanentes » et a accusé les États-Unis, en réalité le président Donald Trump, de « se soustraire à sa responsabilité pour l’avenir politique de la Syrie ». Cet éditorial ne peut être interprété que comme un appel à l’action pour contenir la Russie et l’Iran afin d’empêcher que les États-Unis soient encore plus marginalisés dans le bourbier syrien qu’ils ont créé. Quelques jours plus tard, la réponse apparaissait sous la forme de cet avion de combat russe abattu alors qu’il attaquait les forces alignées sur les États-Unis.

    Dans le monde trouble des intrigues de l’opposition syrienne, où les milices de droite alignées sur Al-Qaïda collaborent ouvertement avec des groupes pro-occidentaux, la CIA et les forces spéciales américaines, il est impossible de savoir précisément qui a fourni le MANPAD et qui a pris la décision de le tirer, ou même qu’elle milice l’a fait.

    Le site Debkafile, qui a des liens étroits avec les services secrets israéliens, a rapporté le mois dernier que le Pentagone « envoyait aux YPG [milices kurdes] des systèmes de défense aérienne portatifs – des MANPAD – particulièrement efficaces contre les avions et les hélicoptères volant à basse altitude ».

    Dans un article intitulé « Qui a déclenché le tir contre l’avion de chasse russe dans une zone de guerre tapissée d’armes ? », Al Arabiya a souligné qu’un certain nombre de milices de l’opposition syrienne avaient accès à des missiles antiaériens. Il a déclaré que les FIM-92 Stingers américains, un des modèles de MANPAD, ont été fabriqués sous licence en Turquie par la société Roketsan et, selon l’analyste américain Theodore Karasik, ont été livrés à « de nombreuses forces d’opposition syriennes, comme l’Armée syrienne libre [alignée sur l’occident], autour d’Idlib ».

    Indépendamment de qui a précisément appuyé sur la gâchette, ce dernier incident souligne la situation extrêmement tendue dans laquelle les forces militaires russes et américaines se font face de près, de part et d’autre des belligérants dans la désastreuse guerre civile syrienne.

    Le danger d’un conflit entre les deux puissances nucléaires a été grandement exacerbé par la publication du gouvernement Trump d’une nouvelle Stratégie de défense nationale en janvier, qui déclarait que « la compétition stratégique interétatique », et non le terrorisme, était « maintenant la préoccupation principale ». Elle a qualifié la Chine et la Russie de « puissances révisionnistes » et a déclaré que les États-Unis doivent « donner la priorité à la préparation à la guerre ».

    Cela a été encore renforcé vendredi dernier avec la publication de la dernière Nuclear Posture Review (Étude sur la position nucléaire) des États-Unis. Elle désigne la Russie, avec la Chine, la Corée du Nord et l’Iran, comme des menaces potentielles et appelle à une expansion de l’arsenal nucléaire américain. Elle recommande le développement d’une gamme de nouvelles armes qui pourraient être utilisées dans des situations autres que la guerre nucléaire à grande échelle, ce qui nuirait aux accords visant à faire reculer les arsenaux nucléaires.

    La guerre civile syrienne n’est que l’une des poudrières au Moyen-Orient et dans le monde entier qui pourraient toutes déclencher un conflit catastrophique pendant que toutes les parties manœuvrent et intriguent pour renforcer leur présence et leur influence. La responsabilité principale pour cette situation, cependant, revient à l’impérialisme américain. Au cours du dernier quart de siècle, il a mené une guerre d’agression après l’autre, transformant la Syrie, le Yémen, l’Irak et toute la région en une poudrière instable.

    (Article paru en anglais le 5 février 2018)

    #MANPAD #Syrie #Guerre#états-unis #world_socialist_web_site #journalisme #russie #Chine #Corée_du_Nord #Iran #Pentagone #Stingers #stratégie #Israel #Agression #F16 #Daech #USA #Front Al-Nosra #tsahal
    https://seenthis.net/messages/667167

  • The Follower Factory - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2018/01/27/technology/social-media-bots.html

    #Devumi sells Twitter followers and retweets to celebrities, businesses and anyone who wants to appear more popular or exert influence online. Drawing on an estimated stock of at least 3.5 million automated accounts, each sold many times over, the company has provided customers with more than 200 million #Twitter followers, a New York Times investigation found.

    #robots #abonnés

  • Punishing the Poor, Again
    http://montclairsoci.blogspot.de/2018/01/punishing-poor-again.html

    The Republican approach to Medicaid seems designed not to improve the health and lives of the poor but to bolster other people’s feelings of righteousness. That’s why these policies focus on punishment for the “undeserving poor.” (See the previous post.)

    The same preference for punishing sinners rather than solving problems pervades the anti-abortion movement. If the goal is to reduce the number of abortions, it would seem logical to reduce unwanted pregnancies. But most anti-abortion groups and politicians also want to restrict birth control.

    Abortion oppenents should also, logically, promote policies that make motherhood easier, but they don’t. Instead, as Michelle Oberman in today’s New York Times (here) points out, abortion opponents typically focus on making abortion more and more difficult or even punishing abortion-seeking women. These policies fall hardest, of course, on women with little money.

    The price of motherhood is set by our government’s policies. It will, at some level, always be cheaper for a woman to have an abortion than to have a baby. But if anti-abortion campaigners truly want to decrease the numbers of abortions, rather than passing laws designed to drive up the costs of abortion, they would do far better to invest in the kinds of economic supports that make becoming a parent a realistic possibility for struggling women.

    Consider the medical needs of the women living at Rose Home: access to health care, substance-abuse and mental-health treatment, food and housing. Each has a price tag. Yet rather than offsetting the high price of motherhood, recent anti-abortion laws drive up the cost of abortion by closing clinics, forcing women to travel farther, and to wait longer before ending their pregnancies.

    The abortion war, with its singular focus on law, distracts us from the economic factors entwined in a woman’s decision to terminate a pregnancy. In a world of true choice, whether a woman walked into a Planned Parenthood or a crisis pregnancy center, she would learn that society cared enough to provide her with the resources she needs, regardless of her decision.

  • The Angry Arab News Service/وكالة أنباء العربي الغاضب: This is by far the most Islamophobic disgusting thing the #New_York_Times ever published: if a Muslim is accused of rape, what does this have to do with Islam?
    http://angryarab.blogspot.com/2017/10/this-is-by-far-most-islamophobic.html

    Look at this disgusting headline: “Could this be the Harvey Weinstein of Islam?” What does this have to do about Islam. Now we know that if an individual Muslim commits a terrorist act, his act is blamed on Islam, the religion. But now it got to the point that if an individual Muslim commits a crime of any kind, it will also be blamed on Islam, the religion? David Duke and other Nazi anti-Semites used the Harvey Weinstein scandal to spew their anti-Semitic trash. But the New York Times is doing the same. if someone were to relate the Harvey Weinstein scandal to Judaism it would be seen—and rightly so—as anti-Semitism and the Times would be outraged. But the Times with its long history of bigotry and racism against Arabs and Muslims, found no problem in publishing this headline? I don’t know the person in question and the crime of rape should be investigated but why relate it to 1) Harvey Weinstein? and 2) to Islam? This is a new low for the Times. So if an individual Muslim were to steal, the New York Times will publish a headline about “Theft in Islam”?

    • Juste un détail, mais j’ai peut-être raté un épisode à propos de

      despite scandals surrounding him, including his acceptance of female genital mutilation and the stoning of women.

      Je crois qu’il s’agit de son frère Hani Ramadan et pas Tariq Ramadan au moins pour la lapidation

      En septembre 2002, il avait fait scandale en défendant dans une tribune publiée dans Le Monde l’application de la charia et la lapidation des femmes adultères.
      http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/04/08/l-islamologue-hani-ramadan-expulse-de-france-vers-la-suisse_5108311_3224.htm

      Pour les mutilations génitales, je ne sais pas. Par ailleurs, j’ai
      vu deux vidéos au moins dans lesquelles Tariq Ramadan estime que l’homosexualité est tout à fait anormale pour ne pas dire plus.

    • @reka Non il s’agit bien de Tariq Ramadan, TR a lancé un appel international à un moratoire sur les châtiments corporels, la lapidation et la peine de mort dans le monde musulman. Tariq Ramadan discutait avec Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur à cette époque. Lorsque le ministre s’enquit de l’avis de Tariq Ramadan à propos de la lapidation des femmes dans l’islam, celui-ci répondit qu’il était favorable à un « moratoire. »
      https://tariqramadan.com/appel-international-a-un-moratoire-sur-les-chatiments-corporels-la-lap
      Début de la polémique.
      https://www.youtube.com/watch?v=4EHUnGq6FB8


      "Tariq Ramadan a tenu des propos particulièrement détestables en se refusant à condamner, du fond du cœur, la peine de mort, encore prononcée de nos jours contre des femmes accusées d’adultère, par certains tribunaux religieux musulmans, dans des pays comme le Nigéria, l’Arabie Saoudite, voire l’Iran ."
      "Pour quelle raison ne demandait-il pas tout simplement l’annulation pure et simple d’une mesure aussi barbare que celle-ci ? Comment ne pas s’opposer de toutes ses forces à une attitude digne du Moyen-Âge ?"

      Il y a une vidéo de la réponse de TR...
      "Tariq Ramadan se déclare musulman croyant et pratiquant. Partant, il donne un aspect divin au Coran et aux paroles de ceux qui se déclarent comme prophètes. Ceci est important à réaliser : un texte divin ne peut être réformé, modifier ou simplement annulé. En même temps, Tariq Ramadan s’oppose à la lapidation des femmes. Alors ?

      Le seul choix qui s’offre à Tariq Ramadan est celui-ci : plutôt que de demander une annulation des lapidations (ce qui ne peut être fait par aucune autorité religieuse), il préfère y mettre un terme en les déclarant « inapplicables. » L’idée d’un moratoire permettrait de suspendre ces mesures d’un autre âge et de reconnaître que nos sociétés ne peuvent plus admettre ce type de justice.

      Le moratoire pourrait être formulé de différentes façons, mais l’idée maîtresse serait d’admettre qu’il est actuellement impossible de lapider des femmes et que cette situation devrait changer lorsque les sociétés admettraient de nouveau de telles punitions.

      En se prononçant pour un moratoire, les législateurs islamiques ne s’opposeraient pas de plein fouet avec leurs écritures saintes ; en même temps, ils mettraient fin à un des aspects les plus inhumains de la justice islamique.

      J’ajoute que même si mon article fait référence seulement à la lapidation des femmes, Tariq Ramadan s’est opposé maintes fois aux punitions corporelles au nom de l’islam (voir vidéo ci-dessous). Sa position et ma conclusion peuvent donc s’appliquer au-delà des lapidations."
      https://blogs.mediapart.fr/lucasmartin/blog/211012/pause-des-lapidations-de-femmes

    • Merci cher @unagi pour avoir exhumé ces documents qui éclaire un peu ces positions. Il me semble que dans toutes les vidéos que j’ai vu, Tariq Ramadan adopte - pour l’essentiel de ces questions cruciales - une stratégie de contournement qui colle bien avec la position que tu signales. Lequel discours a largement de quoi nous mettre vraiment mal à l’aise, et particulièrement ce vendredi soir, après cette deuxième plainte contre TR pour viol.

      A propos de l’extrait du texte de Lucas Martin que tu cites :

      un texte divin ne peut être réformé, modifier ou simplement annulé.

      Tariq Ramadan se déclare musulman croyant et pratiquant. Partant, il donne un aspect divin au Coran et aux paroles de ceux qui se déclarent comme prophètes. Ceci est important à réaliser : un texte divin ne peut être réformé, modifier ou simplement annulé.

      En même temps, Tariq Ramadan s’oppose à la lapidation des femmes. Alors ?

      Le seul choix qui s’offre à Tariq Ramadan est celui-ci : plutôt que de demander une annulation des lapidations (ce qui ne peut être fait par aucune autorité religieuse), il préfère y mettre un terme en les déclarant « inapplicables. » L’idée d’un moratoire permettrait de suspendre ces mesures d’un autre âge et de reconnaître que nos sociétés ne peuvent plus admettre ce type de justice.

      Puisqu’il ne peut pas faire autrement, il contourne. Mais fondamentalement, le problème c’est quand même de ne « pas pouvoir réformer ou annuler » un texte divin. On peut changer la loi, mais pas les textes divins combien mêmes ils ne correspondent à aucune des exigences fondamentales du droit et de la justice. Si TR pense comme ça, c’est déjà très grave, ce qui serait plus humains serait de dire que les textes divins ne sont plus valables puisqu’ils violent la déclaration des droits humains par exemple.

  • The Grey Lady devrait consulter
    http://www.dedefensa.org/article/the-grey-ladydevrait-consulter

    The Grey Lady devrait consulter

    Finalement, le meilleur de l’article de Robert Parry, ce 12 septembre 2017, se trouve dans le titre et le sous-titre : « Le NYT est-il devenu collectivement fou ? – Franchissant la ligne entre l’irresponsabilité et la folie, le New York Times a publié une analyse en première page suggérant que les Russes se trouvent derrière toutes les critiques contre Hillary Clinton qu’on trouvait dans les réseaux sociaux... »

    Robert Parry, dont le New York Times (The Grey Lady pour les amis) est la cible favorite, fait un travail d’horloger pour mettre à jour l’absurdité d’un texte du journaliste Scott Shane mettant en cause les Russes pour avoir été les inspirateurs et les coordinateurs de toutes les attaques et toutes les critiques développées sur les réseaux sociaux contre la (...)

  • « Une attitude arrogante », « un président raté… » : une tribune du New York Times accable Macron
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13962-une-attitude-arrogante-un-president-rate-une-tribune-du-new-york-ti

    Et la créature artificielle des médias et de l’oligarchie fit… Psshhhiiitttt…… (Informations complémentaires)

    Le New York Times s’attaque, dans une tribune, au "macronisme". (Yorgos Karahalis / POOL / AFP)

    Une tribune publiée vendredi 8 septembre, dans le prestigieux "New York Times", étrille les premiers mois de la présidence Macron. Sous une plume acide, Chris Bickerton, professeur qui enseigne la politique européenne à l’université anglaise de Cambridge, attribue la chute de popularité du président au "macronisme" : cette manie du chef de l’Etat de concentrer sa politique autour de sa petite personne.

    Une critique qui contraste sévèrement avec l’enthousiasme dont faisait preuve la presse internationale, le 9 mai dernier, lors de la victoire de (...)

  • In 2016, drug overdoses likely killed more Americans than the entire wars in Vietnam and Iraq
    https://www.vox.com/policy-and-politics/2017/7/7/15925488/opioid-epidemic-deaths-2016

    “Every year for the past few years, we’ve gotten even more horrible statistics showing the harrowing impact of the opioid epidemic on America. In 2015, overall drug overdose deaths, largely as a result of the opioid crisis, reached a new historic record — topping deaths from guns or cars that year, and even the toll from HIV/AIDS at the height of that epidemic’s peak in 1995.

    In 2016, we got another awful statistic: Drug overdose deaths reached another record — and, based on the highest estimate by a New York Times analysis of state data, topped total US casualties from the entire wars in Vietnam and Iraq.

    The Times’s analysis calculated that 59,000 to 65,000 people died of overdoses in 2016, with a harder, but likely imprecise, number of 62,497. (We’ll get the official numbers later in 2017.) In comparison, more than 58,200 US troops died in the Vietnam War between 1955 and 1975, and more than 4,500 have died so far in the Iraq War since 2003 — which adds up to more than 62,700.

    Although it’s hard to say for certain, the Times suggested “the [opioid] problem has continued to worsen in 2017.” In short, the opioid epidemic was already the deadliest drug crisis in American history in 2015. It got much deadlier in 2016, and is likely even worse so far in 2017.

    It can be hard to conceptualize the numbers we’re talking about here. So Bella Lucy from Vox’s graphics team put together the following chart. It requires a bit of scrolling.” @fil

  • #USA 11 ans et forcée d’épouser son violeur, membre de son église, qui l’a mise enceinte, un cas loin d’être isolé - @Slate Via @monachollet sur Twitter

    http://www.slate.fr/story/146328/monopole-mariages-mineurs

    « Les législateurs doivent comprendre que le mariage des mineurs est dévastateur au Niger et en Afghanistan –mais aussi à New-York et en Floride », écrit Nicholas Kristof (deux fois prix Pulitzer) dans les colonnes du New York Times. [...] Pour la plupart des occidentaux, les mariages de mineur-e-s et les mariages forcés font partie de la culture de pays autres que le leur. Voir une petite fille blanche être mariée de force avait donc créé une polémique. Lorsque les mariages forcés aux États-Unis ou en France sont abordés, c’est souvent sous l’angle des populations immigrées [...].

    Dans la plupart des cas, [...] les juges américains n’ont pas souhaité contredire les traditions culturelles des familles qui mariaient leurs enfants mineurs [...] ces mêmes traditions sont aussi invoquées par des familles américaines pour justifier les mariages de mineurs –notamment dans les familles chrétiennes très conservatrices. Ce que les Occidentaux considèrent comme « des abus contre les droits de l’Homme » en Afrique ou en Asie, le tolèrent-ils sur leur territoire au nom du respect des traditions culturelles de chacun ?

  • La science entre en résistance

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/04/17/la-science-entre-en-resistance_5112561_1650684.html

    Le 22 avril, une mobilisation planétaire aura lieu dans plus de 500 villes pour défendre la recherche et la démarche scientifique, basée sur des faits vérifiés et la rationalité.

    « Mon superpouvoir c’est la science », « Levez-vous pour la science ! », « De la science pas du silence », « La science c’est vrai », « Liberté = vérité »… Sur les tee-shirts, les pancartes, les tracts, les slogans sont prêts. Le 22 avril, Jour de la Terre, dans plus de 500 villes dans le monde, des chercheurs et des citoyens vont marcher pour défendre les sciences. Le mouvement est parti spontanément de discussions en ­ligne aux Etats-Unis, quelques jours après l’investiture du président Donald Trump, le 20 janvier.

    A quelques jours de l’événement, l’excitation est grande dans la communauté scientifique. Ce ­dimanche de printemps, au cœur du parc du ­Golden Gate à San Francisco, devant l’Académie des sciences de Californie, qui abrite un musée d’histoire naturelle, un groupe de chercheurs interpelle les passants. Les militants sont des néophytes, qui descendent rarement dans la rue, mais la campagne et les premières décisions de Donald Trump les ont poussés hors de leurs laboratoires.

    Entre autres, il y a eu la nomination d’un climato­sceptique, Scott Pruitt, à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA). Puis les restrictions de circulation, finalement annulées, pour les étrangers de certains pays musulmans. Ou bien la panique, dans certains laboratoires, de voir des données scientifiques disparaître et la mise sur pied, par des volontaires, de mesures de sauvegarde d’urgence. Puis, mi-mars, des annonces de coupes budgétaires sans précédent dans les budgets de l’EPA (− 31 %), des Instituts nationaux de la santé (NIH, − 18 %), du département de l’énergie (− 17 %, dont − 50 % sur la ligne recherche et développement de cette administration).

    A quoi il faut ajouter les ­critiques récurrentes et méprisantes de l’élu républicain Lamar Smith sur l’utilité de projets de recherche financés par la Fondation nationale des sciences (au budget de plus de 7 milliards de dollars, pour l’instant non concerné par les annonces préliminaires). La barque est bien chargée.

    Mars plutôt que la Terre

    Seule la NASA semble préserver l’essentiel avec un budget 2018 ne subissant qu’une légère baisse (19,1 milliards de dollars, contre 19,5 milliards pour l’exercice en cours). La réalité est plus contrastée : autant le programme martien est mis en majesté, avec notamment l’objectif d’envoyer des hommes sur la Planète rouge, autant ceux d’observation de la Terre et de son environnement devront se serrer la ceinture. Pas moins de quatre projets de satellites risqueraient ainsi d’être annulés…

    « Ce budget sera un désastre pour la place des Etats-Unis dans les sciences et technologies et pour la contribution des sciences à la qualité de vie et à la sécurité des citoyens américains », assène John ­Holdren, professeur de politique environnementale à l’université de Harvard et dernier directeur du ­bureau de la science et de la technologie à la Maison blanche sous Barack Obama.

    Alors, pour convaincre notamment les parlementaires de réviser ce budget pendant les prochains mois de discussions, ceux qui passent sur le parvis de ce musée d’histoire naturelle de San Francisco sont invités à écrire, sur une ardoise ou une affiche, pourquoi ils « aiment les sciences ». Beaucoup s’exécutent de bonne grâce, les enfants en première ligne. « La science, c’est cool », déclare un bambin qui sait déjà écrire. « J’apprends des choses intéressantes sur les plantes », renchérit son frère. A 85 ans, Larry Mersmann est ravi de donner son avis : « Je soutiens la science parce qu’elle me permet de me brosser les dents avec des produits chimiques », révèle-t-il. « Parce que c’est un mélange parfait de logique et de mystère », proclame une autre pancarte.

    Comptes « alternatifs » sur Twitter

    Rien de critique ni de négatif dans l’événement. Le message de la marche du 22 avril se veut positif, enthousiasmant, dynamique et non partisan. Il n’est pas question d’avoir l’air de « politiser » la science, et le nom de Donald Trump n’est même pas prononcé par les organisateurs. Mais personne n’est dupe. Jamais la physique et les mathématiques n’ont été aussi populaires aux Etats-Unis que depuis que l’ancien animateur de « The Apprentice », célèbre émission de télé-réalité, occupe la Maison Blanche. « La » science est devenue un terme générique, une allégorie de la « résistance », mot d’ordre déjà lancé dans des manifestations mi-février protestant contre les suspensions de visas pour certains étrangers.

    Des chercheurs, déjà présents sur Twitter pour parler de leurs travaux, ont ouvert d’autres comptes plus « politiques ». « On ne peut plus se cantonner à être un électeur lambda », explique George Thomason, un économiste qui ne s’était pas mobilisé depuis la guerre du Vietnam. D’autres encore ont créé des comptes « alternatifs » ou ­ « renégats » pour contrer les consignes de restriction de l’expression des comptes officiels d’agences gouvernementales (NASA, EPA, NIH…).

    D’autres enfin, comme le biologiste du développement Michael Eisen ont annoncé qu’ils se présenteraient aux prochaines élections parlementaires. « Je compte bien œuvrer avec d’autres auprès du secteur privé, de la société civile ou du monde académique pour corriger le budget », indique John Holdren. « La science est un langage qui a besoin de nos voix », proclame Gary Schoofs, biologiste dont le père a fui l’Allemagne nazie en 1939.

    MÊME À STANFORD, INSTITUTION RICHISSIME,
    LE FINANCEMENT PRIVÉ N’Y SUFFIT PAS.

    Engagé donc, mais « épuisé », déclare Francis Aguisanda, 25 ans, en première année de doctorat à Stanford. « Ça ne fait même pas cent jours ­depuis l’investiture de Trump, et j’ai déjà la tête qui tourne. » L’étudiant se destine à la recherche sur les cellules souches. Son père et son grand-père souffrent d’une maladie dégénérative qui les rend sourds, et il se doute qu’il est le prochain sur la liste. Sous George W. Bush, la recherche sur les cellules souches avait été sévèrement encadrée. Sous Obama, libéralisée.

    « Trump n’a pas dit grand-chose, mais Mike Pence [le vice-président, un chrétien traditionaliste qui a déjà défendu des thèses créationnistes] a pris position en faveur de l’arrêt du financement public de la recherche », indique Francis Aguisanda. Le laboratoire où il travaille va ­peut-être disparaître. « C’est terrible, pas seulement pour les scientifiques mais pour les gens que nous essayons de soigner », s’alarme-t-il. Même à Stanford, institution richissime, le privé n’y suffit pas. La politique fédérale reste prépondérante et les financements locaux ­suivent, ou pas. « L’incertitude, c’est ça qui est ­difficile à vivre, dit le jeune chercheur. On n’a aucune idée de ce qui va nous arriver dans une semaine, un mois… »

    Monique Smith, 33 ans, « post-doc » dans le secteur des neurosciences à Stanford où elle étudie le rôle de la dopamine dans les addictions, est elle aussi directement affectée par les coupes énormes annoncées dans le budget des NIH ainsi que par une profonde réorganisation de l’institution. « De 3 000 à 4 000 R01 sont menacés », résume-t-elle, évoquant les bourses financées par les NIH pour soutenir un projet de recherche. Dans son labo, le moral est au plus bas. « J’ai 80 000 dollars d’emprunts étudiant, j’ai trois diplômes, et je vais devoir quitter mon ­domaine, redoute-t-elle. Et une partie de ma ­famille a voté pour Trump… »

    Moins d’inscriptions d’étudiants étrangers

    « Il faut réaliser que l’importance des sciences de la Terre va bien au-delà de l’étude de l’influence de l’homme sur l’environnement. C’est un système d’observation qui aide à faire des prévisions ­météo, à préparer les populations aux catastrophes naturelles (ouragans, pollutions…), à les protéger du changement climatique ou à assurer la qualité de l’air et de l’eau », rappelle Eric Rignot, un chercheur français de la NASA, qui regrette les coupes annoncées dans le domaine des sciences de la Terre et notamment l’arrêt d’au moins quatre missions spatiales sur ce thème.

    Cette volonté de cibler certains programmes de recherche et de réviser les secteurs à financer avait déjà été exprimée durant la campagne, sur le site Sciencedebate. org. Par exemple, sur la santé, le candidat Donald Trump déclarait alors : « En période de ressources limitées, on doit s’assurer que la nation en a pour son argent. On ne peut jeter l’argent à ces institutions et penser qu’on sera servi (…). Nos efforts de soutien à la recherche (…) devront être équilibrés avec les autres demandes. »

    D’autres signes ne trompent pas sur la faible appétence pour les sciences de la nouvelle ­administration. Contrairement à Barack Obama, qui s’était entouré de Prix Nobel et de chercheurs de renom, Donald Trump n’a pas fait du domaine une priorité. Le 45e président n’a pas encore nommé le conseiller scientifique de la Maison Blanche ni les cadres du bureau de la science et de la technologie, un groupe créé en 1976 par le Congrès. « Ni les administrateurs de la NASA, ou de la National Oceanic and atmosphérique Administration ou encore des Centers for Disease Control and Prevention (Centres de prévention et de contrôles des maladies) », liste John Holdren.

    « Seuls quelques-uns ont été nommés, alors qu’il y a des centaines de postes à pourvoir », déplore le chimiste Kishore Hari, un des coordinateurs ­nationaux de la Marche pour la science. Fils d’un ingénieur arrivé d’un village indien dans les ­années 1960, Kishore Hari manifeste aussi au nom de ce père à qui les Etats-Unis ont donné tant d’opportunités. « Il n’avait même pas de quoi se payer le billet d’avion. C’est le gouvernement américain qui le lui a offert, raconte-t-il. Aujourd’hui, ce genre d’histoire est en voie d’extinction. L’élection de Trump a eu un effet réfrigérant. »

    Déjà, le nombre d’inscriptions d’étudiants étrangers est en baisse. Selon une étude citée le 16 mars par le New York Times, 40 % des universités font état d’une baisse des candidatures pour l’année 2017-2018. Un article de la revue Nature Biotechnology de 2012 rappelait aussi que 40 % de la force de travail dans les laboratoires des Etats-Unis est étrangère. Il y a un risque « de perte d’éléments les plus actifs et les plus productifs qui vont peut-être chercher des horizons meilleurs ailleurs qu’aux Etats-Unis », estime Eric Rignot.

    Un nouvel obscurantisme

    La Food and Drug Administration (FDA, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) n’a toujours pas de directeur, elle non plus. « Le type qui a été envisagé pour le poste trouve qu’il faut laisser le marché juger de l’innocuité des médicaments. C’est de la folie. Il n’y a aucun médicament dépourvu d’effets secondaires », remarque Leonard Tramiel, le fils du fondateur de Commodore et Atari Corporation. Il a inscrit lui aussi un message, sur son ardoise, en prévision de la manifestation du 22 avril : « La science ça marche. La vérité, ça compte. »

    C’est là l’un des aspects sans doute les plus profonds et les plus spécifiques de cette marche, ­apparu après cette élection : le rejet de la tendance permanente du président à contester des faits établis, ou à en considérer certains comme des opinions ou bien encore à en inventer lui-même (« Le réchauffement climatique est un canular inventé par la Chine pour nuire à la compétitivité américaine »). D’où les mots d’ordre des organisateurs pour réclamer des décisions politiques basées sur des faits établis par la démarche scientifique plutôt que guidées par des intérêts économiques ou de l’idéologie. Côté français, on n’hésite pas non plus à dénoncer ce nouvel obscurantisme.

    « Si Trump n’accepte pas les bases du raisonnement scientifique, on se demande où on en sera dans quatre ans », observe K.C. Nwogu, 30 ans, un informaticien de l’université d’Austin (Texas), de passage à San Francisco. Leonard Tramiel s’étrangle, lui, quand il entend l’expression « faits alternatifs ». « Plus que les restrictions budgétaires ou les entraves à l’entrée sur le territoire (…), il y a des gens qui ont décidé qu’on pouvait se passer des faits ; que toutes les opinions avaient autant de ­valeur, alors que les scientifiques passent leur vie à se référer aux faits, avec la conviction qu’en les soumettant à un processus de vérification, on développe des connaissances qui permettent d’améliorer la condition humaine. Un fait qui a résisté au processus scientifique, ce n’est pas la même chose qu’une opinion », estime Rush Holt, patron de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), la société savante éditrice de la ­revue Science, cité par le journal du CNRS d’avril.

    Moins d’élitisme

    Monique Smith, la post-doc à Stanford, l’affirme : « Bien sûr que nous faisons de la politique, dans le sens où nous soutenons des politiques ­basées sur les faits. Mais nous ne voulons ostraciser personne. On ne veut pas que certains pensent que la science n’est pas faite pour eux. Ce mouvement n’est pas anti-Trump. Il est dirigé contre la culture qui s’oppose à la science. »

    Pas question donc de manifester en blouse blanche le 22 avril. « Surtout pas », soupire Monique Smith. La science doit élargir ses rangs. Se ­départir de son image « hautaine ». Les chercheurs doivent montrer qu’ils sont des gens comme tout le monde, insiste Kishore Hari, qui dirige un festival éducatif des sciences à San Francisco. « Leurs travaux sont attaqués. On les traite de tricheurs et de menteurs. Ils cherchent des soutiens parmi leurs concitoyens », estime-t-il. Plus de 500 marches sont prévues dont plus de 80 à l’étranger, jusque dans des pays pauvres comme le Ghana ou le ­Nigeria. Aux Etats-Unis, on défilera dans des localités qui descendent rarement dans la rue, comme Mobile, le port pétrolier de l’Alabama, ou Oklahoma City, la capitale d’un Etat parcouru de ­secousses sismiques, associées au développement de la fracturation hydraulique.

    D.J. Patil, le « chief data scientist » de Barack Obama – il fut le premier à occuper ce poste – sera l’un des principaux orateurs à la marche de San Francisco. Autre intervenant, le directeur de l’Académie des sciences de Californie, Jonathan Foley. Contrairement à beaucoup, l’institution ne dépend pas de l’argent de Washington ; elle peut se permettre le luxe de l’indépendance. Son directeur, qui a abondamment dénoncé la « guerre contre la science », menée par certains républicains, ne craint pas de porter le fer contre la désinformation véhiculée par les climatosceptiques ou les créationnistes. Sous son impulsion, le musée diffuse auprès des professeurs des ­écoles des brochures visant à contrer la propagande anti-changement climatique diffusée par les groupes ultra-conservateurs comme le Heartland Institute, qui, fin mars, a annoncé avoir ­débuté l’expédition de brochures à près de 200 000 instituteurs.

    « Les scientifiques doivent offrir une vision positive de l’avenir »
    Jonathan Foley
    L’Académie souhaite aussi améliorer la communication des scientifiques et les rapprocher des citoyens. « On ne peut pas blâmer le public. Le milieu lui-même est largement responsable du fait que la science paraît élitiste ou obscure, ­estime Brynn McNally, la porte-parole de ­M. Foley. Prenez les journaux scientifiques par exemple : on les met derrière un pare-feu payant, l’accès est réservé à l’élite. »

    Pour M. Foley, lui-même spécialiste de l’environnement, il ne suffit pas de répéter que le changement climatique est réel. « Pour établir une véritable connexion avec le public, les scientifiques doivent offrir une vision positive de l’avenir, dans laquelle la science expose en quoi elle nous aide et comment elle fait progresser une cause noble », explique-t-il. Dans cette guerre psychologique, il faut « convaincre les cœurs et les esprits ». Si elle veut « réaffirmer son autorité morale », la science doit descendre dans la rue.