company:psa

  • Data analytics : pourquoi #Salesforce dépense 15,7 milliards de dollars pour s’offrir #Tableau
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/data-analytics-pourquoi-salesforce-depense-15-7-milliards-de-dollars-pour-

    Le géant américain des logiciels pour la relation client des entreprises réalise la plus grande acquisition de son histoire en rachetant, pour 15,7 milliards de dollars, la plateforme de visualisation des données Tableau Software. L’objectif : étendre son écosystème de services de data analytics pour damer le pion aux indéboulonnables Microsoft, SAP, Oracle ou encore IBM.

    Après Google qui lâche, début juin, 2,6 milliards de dollars pour mettre la main sur Looker, c’est au tour de Salesforce de casser sa tirelire pour s’offrir une autre pépite de l’informatique en nuage (cloud). Lundi 10 juin, le géant américain spécialiste des logiciels pour la relation client des entreprises, a annoncé l’acquisition, pour la somme record de 15,7 milliards de dollars (environ 13,9 milliards d’euros), de Tableau Software, autre champion américain de la data analytics (analyse des données). Le prix représente un record pour Salesforce, pourtant familier des acquisitions, mais rarement pour un montant supérieur au milliard de dollars.
    […]
    L’acquisition de Tableau marque indéniablement la volonté du patron de Salesforce, l’infatigable Marc Benioff, de franchir un nouveau palier. Créée en 2003, Tableau a véritablement explosé ces dernières années grâce à l’essor du SaaS (les services dématérialisés pour les entreprises) et du big data. Sa spécificité se situe dans sa capacité à analyser et à visualiser les données via une interface pratique. L’entreprise compte parmi ses plus de 86.000 clients des géants comme Netflix, PSA ou encore Criteo, autrement dit des sociétés pour lesquelles l’exploitation de la donnée est cruciale. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 1,16 milliard de dollars en 2018, pour une perte nette de 77 millions de dollars, alors que celui de Salesforce s’est établi à 13,28 milliards de dollars, en hausse de 26%, pour un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars.

  • Confrontée à la pollution et aux mensonges des industriels, la société civile allemande déclare la guerre au diesel
    https://www.bastamag.net/Confrontee-a-la-pollution-et-aux-mensonges-des-industriels-la-societe-civi

    L’affaire du « dieselgate » a révélé comment le grand constructeur automobile allemand Volkswagen a truqué ses moteurs pour en masquer les émissions polluantes réelles. Le scandale a ensuite touché d’autres fabricants, dont les français Renault et PSA. Dans le même temps, des municipalités et des associations allemandes tentent de protéger comme elles le peuvent la population de la pollution automobile. Suite à des actions en justice, des mesures d’interdiction des véhicules diesel les plus polluants ont (...)

    #Résister

    / #Europe, #Menaces_sur_la_santé_publique, Pollutions , #Multinationales, A la une

    #Pollutions_

  • PSA : la suppression de 1.300 postes validée par une majorité des syndicats
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14420-psa-la-suppression-de-1-300-postes-validee-par-une-majorite-des-syn

    LIONEL BONAVENTURE / AFP

    Le projet de rupture conventionnelle collective proposé par la direction du groupe automobile PSA a reçu ce jeudi 18 janvier l’aval de la majorité des syndicats. En tout, 1.300 postes seront supprimés.

    Ce n’est pas encore signé mais c’est tout comme. Ce jeudi 18 janvier, la majorité des syndicats du groupe automobile PSA a validé le projet de rupture conventionnelle collective (RCC) proposé par la direction. Quelque 1.300 postes seront donc supprimés sur la base du volontariat des salariés.

    Héritée des ordonnances réformant le code du travail, la rupture conventionnelle collective permet aux entreprises de supprimer des postes sans avoir à avancer de motif économique, contrairement au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). La seule condition : obtenir (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Automobile. Les GM&S remportent une bataille symbolique | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/automobile-les-gms-remportent-une-bataille-symbolique-648693

    Les ex-salariés de l’équipementier de La Souterraine (Creuse) ont obtenu, hier, l’annulation de l’homologation du plan de 157 licenciements.

    Une victoire pour la forme. C’est ce qu’ont obtenu, hier, les ex-salariés de GM&S, qui avaient déposé un recours contre la décision de la Direccte de Nouvelle-Aquitaine d’homologuer le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) de l’équipementier automobile de La Souterraine (Creuse), actant 157 licenciements. Suivant les demandes du rapporteur public, le tribunal administratif de Limoges a en effet estimé que « la motivation de la décision de l’administration ne faisait pas figurer les éléments essentiels de l’examen de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi sur la régularité de la procédure d’information et de consultation des instances représentatives du personnel ». L’administration du travail dispose donc d’un délai de quinze jours pour prendre une nouvelle décision, mieux motivée. Et doit s’acquitter du versement de 600 euros au comité d’entreprise et 600 euros à la CGT au titre des frais de justice. Conformément à la loi Macron de 2015, ce jugement n’a donc pas pour conséquence d’annuler le plan social, et n’entraîne ainsi pas de versement d’indemnités aux ex-salariés.

    Cette décision de justice remet néanmoins le projecteur sur la situation des 157 licenciés et des 120 ex-GM&S repris par GMD qui tardent toujours à voir les maigres engagements de leurs donneurs d’ordres, PSA et Renault, se matérialiser. En effet, quatre mois après la reprise du site, l’usine tourne toujours au ralenti. « Le chiffre d’affaires mensuel est en moyenne de 167 000 euros par mois, alors qu’il devrait être de plus de 2 millions… et toujours pas de visibilité sur l’avenir et les investissements », dénonçait la CGT dans un communiqué, début janvier. Le syndicat y réclamait, en outre, l’embauche de 50 salariés, une diversification de la production pour réduire la dépendance à Renault et PSA, une indemnité supra- légale pour les salariés licenciés et que « les donneurs d’ordres soient responsabilisés » quant aux conséquences sociales du PSE, notamment en finançant les entreprises qui reprendraient des salariés licenciés. Les représentants du personnel ont en outre demandé une audience à Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard, en charge de la mission Entreprise et intérêt général, « afin d’alimenter (leur) travail sur les évolutions législatives nécessaires pour instituer une véritable responsabilité sociale des entreprises », expliquent les élus du personnel.

    Loan Nguyen

    #GM&S #licenciements #usines #luttes_syndicales #CGT

    #Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, du commerce, du travail et de l’emploi) : l’info-propagande du gouvernement se trouve ici :
    http://direccte.gouv.fr

  • Dieselgate : Fiat Chrysler soupçonné d’avoir fait obstacle à l’enquête française
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/10/23/dieselgate-fiat-chrysler-soupconne-d-avoir-fait-obstacle-a-l-enquete-francai

    Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’interminable affaire du dieselgate qui égrène ses épisodes depuis l’éclatement du scandale Volkswagen en septembre 2015. Selon les informations du Monde, le constructeur italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (FCA) est visé par une enquête judiciaire non seulement pour tromperie, mais aussi pour avoir fait obstacle aux enquêtes des autorités françaises, ce qui peut aggraver son cas.

    Il s’agit d’une première pour un grand constructeur automobile en France, les autres industriels visés par des investigations ayant coopéré de manière satisfaisante avec les représentants de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) chargés des enquêtes. Ce fait se produit dans le cadre du vaste scandale qui a fait découvrir à l’opinion publique mondiale que Volkswagen et de nombreux autres constructeurs avaient réglé leurs moteurs diesel de façon potentiellement frauduleuse, pour qu’ils paraissent moins polluants lors de la phase d’homologation que sur route en conduite réelle.
    […]

    Le courrier précise également que les véhicules des quatre marques incriminées sont « équipés de moteurs diesel de génération euro 6, notamment de type Multijet II (1,6 litre et 2 litres), posés notamment sur les véhicules Fiat 500X. » Ils sont également dotés « de moteurs euro 5 de type 1,3 litre, posés notamment sur les véhicules Fiat Doplo ainsi que de moteurs euro 5 de type 2 litres, posés notamment sur les véhicules Jeep Cherokee. » On le voit, les dernières générations de moteurs sont touchés, y compris les euro 6, les plus récents et censés être les moins polluants, mais aussi quelques-uns des modèles les plus vendus de FCA : la Fiat 500X et la Jeep Cherokee. Contacté, le constructeur n’a pas souhaité commenter ces informations.

    Si FCA est l’unique constructeur à se voir mis en cause pour des faits d’obstacle à enquête officielle, il n’était pas le seul à être visé par une information judiciaire pour « tromperie aggravée. » Les constructeurs français Renault et PSA sont eux aussi soupçonnés de « stratégie frauduleuse » dans leurs calibrations moteur. Volkswagen, seule entreprise à avoir avoué la réalité de la tricherie, a été placé sous le statut de témoin assisté en mai. A ce jour, deux marques ont été exonérées par les autorités françaises de soupçons de tromperie sur les émissions de leurs véhicules diesel : Opel (qui est propriété de PSA depuis septembre) et Mercedes, comme le révélait Le Monde en juillet.

  • Des intérimaires toujours plus précaires, Le Monde économie, Catherine Quignon, 17.10.2017

    L’intérim est de moins en moins un tremplin vers un emploi stable. Les syndicats dénoncent des recours abusifs aux travailleurs intérimaires, les premières variables d’ajustement des entreprises.

    Lors du retour très commenté d’Emmanuel Macron sur le site de Whirlpool à Amiens, le 3 octobre, (http://lemonde.fr/politique/article/2017/10/03/emmanuel-macron-de-retour-a-amiens-aupres-des-salaries-de-whirlpool_5195290_) le président de la République a été interpellé par le député de La France insoumise François Ruffin sur le sort des intérimaires. Si la reprise du site par un industriel picard devrait permettre, à terme, de sauver l’emploi de 277 salariés de Whirlpool, les intérimaires – qui ne sont pas moins de 250 – sont exclus du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

    En effet, même s’ils travaillent depuis plusieurs années dans la même entreprise, les intérimaires n’entrent pas en compte dans les procédures de reclassement dont bénéficient les salariés en interne en cas de PSE. Leurs indemnités de fin de mission sont également sans commune mesure avec les « gros chèques » (indemnités extralégales) que touchent parfois les salariés sur le départ.

    Plus précaire, leur statut est censé être un tremplin vers un poste stable, mais c’est de moins en moins le cas : seuls 8 % de salariés en intérim en mars 2015 étaient en contrat à durée indéterminé (CDI) un an après, selon l’Observatoire de l’intérim et du recrutement (http://observatoire-interim-recrutement.fr/connaitre-les-interimaires/#section-1_1). Ils étaient 16 % en 2011. Dans les faits, « les intérimaires peuvent enchaîner des missions pour la même entreprise pendant des mois, voire des années », s’insurge André Fadda, de la branche intérim de la CGT.

    Réservé aux intérimaires enchaînant des missions régulières, le CDI intérimaire reste marginal : il concernait seulement 15 300 signatures fin février 2017, selon le dernier baromètre de Prism’Emploi. Une paille en comparaison des 698 000 intérimaires recensés en juillet 2017 par le ministère du travail. Au deuxième trimestre 2017, l’emploi intérimaire est en effet reparti à la hausse dans l’industrie et il est en forte croissance dans le tertiaire (http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2017-068.pdf).

    En théorie, la loi interdit de recourir à un intérimaire sur un poste stable. En pratique, les syndicats dénoncent le recours abusif aux emplois précaires. « Les pouvoirs publics ferment les yeux », s’insurge André Fadda. Les entreprises plébiscitent ce statut : « sur le site de PSA à Sochaux, il y a aujourd’hui plus d’intérimaires non qualifiés que de CDI qui sont recrutés », affirme Franck Plain, délégué CGT.

    Les condamnations pour abus restent rares

    Les condamnations pour abus restent rares : difficile de prouver l’existence d’un emploi durable quand plusieurs salariés se succèdent au même poste ; surtout, les intérimaires portent rarement plainte, espérant être réembauchés un jour. Mais elles existent : en mars, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné Sanofi pour abus de recours au travail intérimaire. L’inspection du travail avait répertorié 1 782 contrats de mission en 2010 et 1 853 en 2011, ainsi que 600 infractions au code du travail, rapporte la CGT. En octobre 2016, la société Cordon Electronics, qui employait en permanence 60 % de ses effectifs en intérim selon L’Humanité, a également été condamnée par la cour d’appel de Bordeaux (https://www.humanite.fr/l-abus-dinterim-epingle-par-la-justice-617179).

    « Les CDD et les intérimaires sont les premières variables d’ajustement dans les entreprises », souligne André Fadda. Le non-renouvellement de leur contrat fait rarement les gros titres de la presse. Pourtant, les « charrettes » d’intérimaires peuvent être massives.

    Alors qu’Airbus a annoncé fin 2016 la suppression de plus d’un millier de postes en Europe, chez Airbus Helicopters, « on est passé de 1 000 à 350 intérimaires en quelques mois » , affirme Rémy Bazzali, représentant CGT, dans le quotidien La Marseillaise. A Carquefou, au sein de l’entreprise NOV-BLM, qui comptait jusqu’à 200 intérimaires au plus fort de son activité, tous se sont vus remerciés avant la mise en place d’un plan social, dénonce dans une brochure le syndicat FO.

    Contrats à la semaine

    André Fadda déplore aussi des contrats de plus en plus précaires : « sur les chantiers navals à Saint-Nazaire, quand l’activité a repris à la fin des années 2000, les intérimaires se sont vu proposer à la semaine ou à la journée, alors qu’avant c’était plutôt des contrats de 5 ou 6 mois », raconte le délégué syndical. De fait, au quatrième trimestre 2016, les missions en intérim duraient en moyenne 1,9 semaine, selon le ministère du travail.
    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2017-027.pdf

    « Cette précarité empêche les intérimaires de faire des projets d’avenir », déplore le syndicaliste. Reste à voir si la taxation des contrats courts, au programme du gouvernement, permettra de limiter les abus.

    L’exploitation vue d’en bas, Le Monde, 25.11.2016, Anne Rodier

    Patrice Thibaudeaux livre un témoignage rigoureux et détaillé, sous la forme d’un journal de bord du travail de nuit dans une usine de métallurgie.

    S’il est de bon ton d’affirmer que « les classes sociales, c’est du passé », la condition ouvrière, elle, appartient bien au présent. Patrice Thibaudeaux en livre un témoignage rigoureux et détaillé, sous forme de journal de bord du travail de nuit dans une usine de métallurgie. Patrice Thibaudeaux y est intérimaire, comme plusieurs de ses collègues. Chaque jour à 6 heures, au retour de l’usine, il raconte sa nuit en quelques lignes. Parce que « la différence des classes commence par le langage », un lexique présente en fin d’ouvrage le vocabulaire des travailleurs de cette usine.

    Dans ce récit, la condition ouvrière prend vie comme dans un vieux roman classique : le travail très physique, parfois jusqu’à « l’abrutissement », les rapports entre ouvriers, tantôt cordiaux et solidaires tantôt agressifs, selon l’humeur et les conditions de travail du moment ; l’ambiance souvent tendue à cause de la fatigue, la violence, l’alcool et la drogue ; et les relations avec les « chefs », les « contremaîtres » et les « huiles de bureau », ceux qu’ils surnomment les « guignols en cravate ».

    Quant à Bob, Germain, Joseph, Maumo, Davy et les autres de ses compagnons, il en esquisse de brefs portraits, leur âge, leurs caractéristiques. Ils viennent presque tous d’un milieu ouvrier, certains de l’Assistance publique. Ils sont parfois paysans le jour et ouvrier la nuit. Mais pour l’auteur, ce qui explique le mieux leurs comportements, c’est leur passé.

    Les « négriers de l’intérim »

    Son témoignage poignant distribue les coups de griffe à la communication d’entreprise qui s’emballe sur les mesures de sécurité et donne des leçons, « comme si les gars prenaient plaisir à enfreindre les règles », comme s’il n’y avait pas d’impératifs de rentabilité ». Ils sont tellement loin de la réalité : « régulièrement des types se font écraser un doigt, se blessent avec un fil de fer », écrit-il.

    Puis vient le tour des « négriers de l’intérim », qui oublient de payer des heures, parfois une nuit entière, plus quelques primes, qui interrompent les contrats l’avant-veille d’un jour férié pour éviter de le payer. Et bien sûr celui d’un encadrement tatillon qui distribue les mises à pied « pour délit de cigarette ». Les ouvriers ne sont pas épargnés : ni ceux qui arrivent « avec un coup dans le nez », ni ceux qui « hurlent des vulgarités », etc..

    Le moral est souvent assez bas, plombé par un sentiment d’impuissance lié à la précarité de l’emploi. La résistance physique ou morale créent parfois des dynamiques de solidarité, mais pour Patrice, la seule issue est « la lutte des classes », car écrit-il : « tout, absolument tout (ou presque), découle d’elle ».

    Après cette longue épreuve qui a marqué l’année 2012, l’auteur passera une licence d’histoire en cours du soir et par correspondance qui lui permettra de faire un autre travail et d’en finir avec l’usine, provisoirement.

    « L’usine nuit et jour, journal d’un intérimaire », de Patrice Thibaudeaux. Editions Plein chant, 222 pages, 12 euros.

    #condition_ouvrière #intérimaires #tertiaire (invisibles #ouvriers) #CDD #variables_d’ajustement #précarité_de_l’emploi #exploitation #guignols_en_cravate #livre

    • PSA : colère des intérimaires de Sochaux et de Rennes qui dénonce une inégalité de traitement
      http://www.boursorama.com/actualites/psa-colere-des-interimaires-de-sochaux-et-de-rennes-qui-denonce-une-ineg

      Les intérimaires multiplient les débrayages depuis deux semaines, selon la CGT.

      Si les intérimaires des sites de Rennes et de Sochaux ont gagné moins d’argent que prévu, c’est parce qu’ils ont effectué moins d’heures supplémentaires en septembre, selon la direction. Le groupe automobile PSA a « formellement » démenti mardi 24 octobre toute différence de traitement et de rémunération entre ses salariés, après des accusations portées par la CGT intérim et -fait rare- des débrayages d’intérimaires.

      PSA précise qu’à Rennes, salariés et intérimaires ont réalisé « moins d’heures supplémentaires en septembre » que les mois précédents, en raison notamment de problèmes d’approvisionnement. Cette situation a eu « un impact négatif de 200 euros » sur la paie des intérimaires, payés au « réel » alors que les salariés de PSA ont un système de compteur temps annuel qui permet de « lisser la rémunération », a expliqué le porte-parole.

      « 1.367 EUROS PERÇUS CONTRE 1.850 EUROS ANNONCÉS »

      Le constructeur dément également que les pauses ne soient pas rémunérées pour les intérimaires et les tenues de travail non nettoyées ou remplacées, comme l’affirme la CGT dans un communiqué.

      D’après la CGT Sochaux, des intérimaires des équipe de VSD (vendredi, samedi, dimanche) n’ont perçu « qu’environ 1.367 euros nets au lieu des 1.850 euros nets annoncés par PSA et les agences d’intérim ».

      D’après le syndicat CGT intérim, une centaine d’intérimaires au total ont débrayé au cours des deux dernières semaines dans les usines PSA de Rennes et Sochaux pour dénoncer une « dégradation de leurs conditions de travail » et « le non-respect de l’égalité de traitement entre salariés à statut et salariés intérimaires », notamment en matière de rémunération.

  • Les arrangements fiscaux de #Renault, PSA et #Auchan à #Malte
    http://multinationales.org/Les-arrangements-fiscaux-de-Renault-PSA-et-Auchan-a-Malte

    C’est le dernier grand scandale d’évasion fiscale en date : les « Malta Files ». Un collectif européen de médias d’investigation, dont #Mediapart en #France, a révélé comment riches particuliers et multinationales profitent des divers avantages fiscaux mis en place par la petite île méditerranéenne pour flouer les fiscs d’Europe continentale. Parmi les entreprises épinglées, les constructeurs automobiles Renault et PSA, ainsi qu’Auchan. Une affaire qui révèle une nouvelle fois l’existence de #Paradis_fiscaux (...)

    Actualités

    / Mediapart, France, Malte, #PSA_Peugeot_Citroën, Renault, Auchan, #État_actionnaire, Paradis fiscaux, fiscalité, #évasion_fiscale, (...)

    #fiscalité #transparence
    « https://www.mediapart.fr/journal/economie/010617/renault-psa-et-auchan-ont-elude-141-millions-d-impots-malte »
    « http://www.euractiv.fr/section/economie/news/le-parlement-europeen-tergiverse-sur-le-reporting-pays-par-pays »

    • #Auchan, une société créée par la famille #Mulliez (de Roubaix).
      Il y a aussi, entre autres :

      AG Quick
      Alcampo,
      Alinéa
      Allied Carpets
      Amarine
      Aptonia
      Assiette_au_bœuf
      Atac
      Auchan
      Auchan_Drive
      Auto5
      B’Dom
      b’Twin
      Banque_Accord
      Boulanger
      Brice
      Carré_des_halles
      Chronodrive
      Cityper
      Colmark
      Cosily
      Cultura
      Decathlon
      Domyos
      Elea
      Electro_Dépôt
      Éric_Derville
      Essers
      Festein_d’Alsace
      Flunch
      Geologic
      Geonaut
      Grain_de_Malice
      Happychic
      Home_Market
      HTM8
      Il_ristorante
      Iménager
      Immochan
      Inesis
      Jules
      Kalico
      Kiabi
      Kiloutou
      Kipsta
      Koodza
      La_Rinascente
      La_Vignery
      Le_Bistrot_du_Boucher
      Le_Petit_Cuisinier
      Les_3_Brasseurs
      Les_halles_d’Auchan
      lokeo
      Maxauto
      Maximarché
      Midas
      Milonga
      Mobivia
      Nabaiji
      Norauto
      O’Sush
      Orao
      Oxylane
      Phildar
      Picwic
      Pilkie
      Pizza_Paï
      Prixbas
      Quechua
      Rik_et_Rok
      RougeGorge_lingerie
      RT_Mart
      Sabeco
      Saint_Maclou
      Salad_&_Co
      Saturn
      Simply_Market
      Supermercados
      Surcouf
      Teppichfreund
      Top Office
      Tribord
      Pimkie
      WebDistrib
      Youg’s
      Oney

  • #Renault, #PSA et #Auchan ont éludé 141 millions d’impôts à #Malte
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010617/renault-psa-et-auchan-ont-elude-141-millions-d-impots-malte

    Carlos Ghosn, PDG de Renault. © Reuters Les documents Malta Files montrent que Renault, PSA Peugeot Citroën et Auchan ont économisé 141 millions d’euros d’impôts en localisant leurs activités d’assurance à Malte, asséchant d’autant les recettes fiscales de la #France. Une pratique légale, mais d’autant plus choquante que Renault et PSA ont l’État à leur capital.

    #assurances #Banque_PSA_Finance #Oney #optimisation_fiscale #paradis_fiscaux #RCI_Banque

    • Le groupe Auchan a économisé 21 millions d’euros d’impôts via des sociétés maltaises selon Mediapart
      http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2017/06/01/maxnewsworldthree580004-3086867.jpg?itok=KOo-lGTW

      Dans le cadre de l’enquête « Malta Files », le site Mediapart révèle ce jeudi que le groupe nordiste Auchan a économisé 21 millions d’euros d’impôts via des sociétés maltaises liées à ses activités d’assurance et de crédit à la consommation.

      Depuis deux semaines, le site Mediapart et ses partenaires européens de l’EIC (European Investigative Collaborations) passent au crible les pratiques d’"optimisation fiscale" via l’île méditerranéenne de Malte. Ce petit état membre de l’Union Européenne propose en effet une fiscalité pour le moins avantageuse, avec un remboursement d’impôt sur les sociétés (IS) pour les entreprises étrangères qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Les sociétés commencent par payer cet impôt au taux officiel de 35 %, mais après remboursement, celui-ci tombe à 5 %... contre 33,3 % en France.

      Selon l’enquête de Mediapart, plusieurs sociétés françaises - dont Auchan - profitent - de façon a priori légale - des largesses fiscales maltaises. Pour le groupe nordiste, cela passe par la société Oney Holdings Limited, domiciliée sur l’île depuis mars 2011. Il s’agit - comme son nom l’indique - d’une filiale liée aux activités d’Oney, sa branche assurance et crédit à la consommation qui travaille pour l’ensemble des magasins de la famille Mulliez (Decathlon, Leroy-Merlin, Boulanger...), et pour plusieurs autres enseignes comme la Fnac ou Darty. Elle propose également des assurances assortis à ces crédits, tout comme des assurances-vie, et des assurances véhicules et habitation.

      Sous-filiales
      Le groupe Auchan dispose de deux sous-filiales maltaises : Oney Insurance (PCC) Limited (pour les assurances classiques) et Oney Life (PCC) Limited (pour les assurances-vie), propriétés d’Oney Holdings Limited à Malte et Oney Banque à Croix, dans le Nord. La holding maltaise sert à encaisser les profits générés par ces deux branches d’assurance. D’après Mediapart, elle a touché l’an dernier 23,8 millions d’euros et 7 millions de remboursements d’impôt sur les sociétés. Oney Holdings n’a donc dû payer au final que 1,3 million d’euros au fisc maltais.

      Une économie pour le moins conséquente : selon le site d’investigation, le groupe Auchan aurait dû verser 21 millions d’euros d’impôts en plus entre 2014 et 2016, avec le taux d’IS pratiqué en France."Ces opérations sont effectuées dans le strict respect des conventions internationales signées entre les pays avec lesquels cette filiale opère, et l’État de Malte", a répondu le groupe nordiste à Mediapart, dont l’enquête s’intéresse également aux branches crédit et assurance des groupes Renault et PSA.

      http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-pas-calais/nord/lille-metropole/groupe-auchan-economise-21-millions-euros-impots-via-so

    • Puisque c’est légal, on aurait tort de s’en priver...

      Les documents Malta Files montrent que Renault, PSA Peugeot Citroën et Auchan ont économisé 141 millions d’euros d’impôts en localisant leurs activités d’assurance à Malte, asséchant d’autant les recettes fiscales de la France. Une pratique légale, mais d’autant plus choquante que Renault et PSA ont l’État à leur capital.

      Le salarié le plus productif du groupe Renault ne travaille pas au siège de Boulogne-Billancourt, mais à Malte. Ce collaborateur injustement méconnu réalise, à lui tout seul, 108 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Mais ce n’est, en réalité, pas un génie des affaires. C’est seulement l’unique employé de RCI Insurance Limited, l’une des deux sociétés d’assurances maltaises du constructeur automobile. Des boîtes à fric, dont l’unique objectif est d’échapper à l’impôt et de priver la France de recettes fiscales, dont elle a pourtant grand besoin.

      Les sommes en jeu sont considérables. Grâce aux documents Malta Files, analysés par Mediapart et ses partenaires de l’EIC, nous avons pu établir que Renault a économisé 62 millions d’euros d’impôts en quatre ans en localisant ses activités d’assurances à Malte. Pour son concurrent PSA Peugeot Citroën, ce sont 57 millions en cinq ans. Tandis que le groupe Auchan a réduit sa facture fiscale de 22 millions en trois ans. Soit un total de 141 millions d’euros d’impôts éludés, dont les services publics français ne verront jamais la couleur. Et la somme ne cesse de gonfler, année après année.

      Cette optimisation fiscale est a priori légale. Elle n’en est pas moins choquante. En particulier pour Renault et PSA, qui ont l’État à leur capital. La France reste, avec 19,7 % des actions, le premier actionnaire de l’ex-régie Renault. Chez PSA, l’État a pris 13 % du capital en 2014 pour 800 millions d’euros, afin de sauver le constructeur de la faillite. Guère reconnaissant, PSA n’en continue pas moins à réduire ses impôts en France grâce au paradis fiscal maltais.

      Le montage concerne les « captives d’assurances », qu’on appelle ainsi parce qu’elles travaillent exclusivement pour les grands groupes qui les ont créées. Chez Renault (RCI Banque) et PSA (Banque PSA Finance), elles vendent bien sûr des assurances auto. Oney, la banque des supermarchés Auchan, assure les voitures, mais aussi les habitations. Toutes font également dans l’assurance vie, pour couvrir les crédits qu’elles accordent. Par exemple, lorsqu’un client emprunte 10 000 euros chez RCI Banque pour acheter le dernier Renault Kadjar, il doit souscrire une assurance qui remboursera Renault en cas de décès. Idem lorsque qu’un client puise 100 euros dans le crédit revolving de sa carte Auchan pour payer ses courses du samedi.

      Ce que les clients ignorent, c’est que leurs primes d’assurance atterrissent à Malte. Dès 2013, un rapport parlementaire sonnait l’alarme sur l’usage des captives d’assurances comme outil d’optimisation fiscale à grande échelle : « Il est ainsi particulièrement aisé de localiser une captive dans un État fiscalement accueillant. […] L’activité de la captive étant par nature immatérielle (il s’agit de simples flux intragroupe), la société dédiée à l’assurance peut être implantée n’importe où sur le globe. »

      Traditionnellement, les multinationales européennes installaient leurs assureurs en Irlande et au Luxembourg. Mais Malte a fait de gros efforts pour les attirer sur son sol, avec ses deux armes maîtresses : une législation souple et des avantages fiscaux massifs.

      Le plus important, déjà décrit dans nos précédentes enquêtes Malta Files, est un remboursement d’impôt sur les sociétés (IS) pour les entreprises étrangères qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires. Les sociétés commencent par payer l’IS au taux officiel de 35 %. Mais après remboursement, le taux réel tombe à 5 %, contre 33,3 % en France (lire ici).

      Renault, PSA et Auchan ont mis en place des montages identiques pour profiter de l’aubaine. En bas, deux sociétés maltaises : une pour l’assurance vie et l’autre pour l’assurance classique (cette séparation est imposée par la loi). Au-dessus, une holding qui encaisse les dividendes. Mais nos trois géants tricolores sont des cachottiers. Leurs holdings maltaises publient dans leurs comptes le paiement de l’impôt officiel, à 35 %. Mais le montant remboursé par le fisc n’est jamais indiqué clairement.

      Nous sommes tout de même parvenus à dénicher ces ristournes grâce aux documents comptables maltais de la banque Oney. Filiale d’Auchan, cette captive travaille pour l’ensemble des magasins de la richissime famille nordiste Mulliez (Decathlon, Leroy-Merlin, etc.), mais aussi pour d’autres distributeurs comme la Fnac et Darty, soit 50 enseignes au total (la liste est ici).

      Dans les comptes 2016 de Oney Holding Limited, on voit que la holding a touché l’an dernier 23,8 millions d’euros de dividendes des deux assureurs qu’elle contrôle, et 7 millions d’« autres revenus ». Lesquels ? La réponse figure dans une courte note publiée en annexe : il s’agit des « remboursements reçus au titre des articles 48(4)(a) et 48(4A)(a) » du code général des impôts maltais (notre document ci-dessous). Ceux qui détaillent la fameuse ristourne sur l’impôt sur les sociétés.

      Cette note dans les comptes de la holding maltaise du groupe Auchan prouve que les recettes pudiquement qualifiées d’ "autres revenus" correspondent bien aux remboursements d’impôts du fisc maltais. © Mediapart Cette note dans les comptes de la holding maltaise du groupe Auchan prouve que les recettes pudiquement qualifiées d’ "autres revenus" correspondent bien aux remboursements d’impôts du fisc maltais. © Mediapart En 2016, l’assureur du groupe Auchan a donc réalisé 23,7 millions de profits, a payé 8,3 millions au fisc maltais et s’en est fait rembourser 7. Résultat : Oney Holdings a payé seulement 1,3 million d’euros d’impôt sur les sociétés. Soit un taux ridicule de 5,5 %, six fois moins élevé qu’en France. Au total, entre 2014 et 2016, Auchan a ainsi économisé 21 millions d’euros d’impôts.

      On retrouve les mêmes « autres revenus » chez PSA Services Limited, la holding maltaise qui détient les sociétés d’assurances PSA. Curieusement, il n’y en a pas eu en 2014 et 2015 (derniers comptes publiés). Mais au cours des cinq années précédentes, le constructeur s’est fait rembourser la bagatelle de 57 millions d’euros. Ces « autres revenus » correspondent bien au « cumul d’impôt sur les sociétés remboursé par l’État maltais depuis 2009 », nous a confirmé par mail un porte-parole de PSA.

      Mais le champion de l’optimisation fiscale à la sauce maltaise est l’ex-entreprise publique Renault. Ses sociétés d’assurances ont bénéficié de 62 millions d’euros de remboursement d’impôts entre 2012 et 2015. On ignore le montant pour 2016, les comptes n’étant pas encore publiés. Mais la ristourne n’a cessé de croître, passant de 3,4 millions en 2013 à 21,3 millions par an à partir de 2014.

      Les deux captives d’assurances de Renault sont en effet d’incroyables machines à cash. L’une d’entre elles, RCI Insurance Limited, a encaissé 108 millions de primes en 2015, et n’en a reversé que 10 millions à ses clients pour couvrir les sinistres. Soit une marge brute hallucinante de 90 %. « C’est complètement hors norme. Dans notre métier, 20 % c’est déjà beaucoup », commente le directeur financier d’un assureur, à qui nous avons soumis nos documents comptables.

      Au bout du compte, RCI Insurance et RCI Life, les deux sociétés d’assurances maltaises de Renault, ont réalisé en 2015 un profit cumulé avant impôts de 86 millions d’euros avec seulement 17 salariés. Dont un seul chez RCI Insurance, celui-là même qui explose tous les ratios de productivité financière.

      Renault, qui a refusé de nous répondre, semble donc avoir logé juste assez d’employés à Malte pour que ses compagnies d’assurances ne soient pas considérées comme fictives par le fisc français. PSA, qui emploie 31 personnes à Malte, assure pour sa part qu’il s’agit de la totalité de ses salariés dans les assurances. « Il n’y a pas d’effectif travaillant sur l’activité assurance en France, ni d’ailleurs dans d’autres pays que Malte (hors fonctions commerciales). Le nombre assez réduit de collaborateurs est lié au fait que la palette des produits vendus est en réalité assez simple (deux) », nous a écrit un porte-parole.

      Pour le reste, PSA assure que ses structures maltaises ont été « examinées et validées par les services fiscaux européens des différents États membres, et n’ont jamais fait l’objet d’une remise en cause ». Idem chez Oney/Auchan, qui indique que « ces opérations sont effectuées dans le strict respect des conventions internationales signées entre les pays avec lesquels cette filiale opère, et l’État de Malte ».

      En réalité, Renault, PSA et Auchan sont très embarrassés que leurs manœuvres d’évitement fiscal à Malte soient mises au jour. Aucun dirigeant de ces trois groupes n’a accepté de parler à Mediapart. Pour toute réponse, nous n’avons obtenu que de brefs courriels, avec des éléments de langage gravés dans la langue de bois. Une ligne de défense qu’on peut résumer ainsi : puisque c’est légal, on aurait tort de s’en priver.

  • À bout, les GM&S de La Souterraine (Creuse) piègent leur usine et détruisent des machines
    La Souterraine (23300) - La Montagne-Publié le 11/05/2017
    http://www.lamontagne.fr/souterraine/social/creuse/2017/05/11/a-bout-les-gm-s-de-la-souterraine-creuse-piegent-leur-usine-et-detruisent

    Les salariés de GM&S haussent le ton. Depuis ce jeudi matin, ils mènent une action coup de poing sur le site de leur usine, basée à La Souterraine. Bien décidés à dénoncer l’échec des négociations de reprise de leur entreprise et de la hausse des commandes auprès de PSA et Renault, ils ont promis de découper une ou plusieurs machines par jour et ont piégé l’usine avec des bouteilles de gaz.

    Ce jeudi matin, les salariés de GM&S ont passé la vitesse supérieure en terme d’action coup de poing. Opérations escargot sur l’A20 et la RN145, blocages des sites et plate-formes logistiques des constructeurs PSA et Renault à Poissy, au Mans, à Villeroy, à Dompierre-sur-Besbre, manif sur les Champs Élysées, ils avaient multiplié les actions pour se faire entendre.

    Aujourd’hui, ils sont à bout et comme ils l’ont répété maintes fois, ils n’ont « plus rien à perdre ». A commencer par leur usine, leur travail et les machines et outils qui vont avec. Alors ce jeudi, comme un symbole, ils ont décidé de détruire deux machines qui servent à fabriquer les pièces commandées par PSA et Renault.(...)

    • « Il suffit de craquer une allumette, une fois qu’il y aura le feu, même les pompiers ne pourront pas l’arrêter. » Yann, secrétaire (CGT) du Comité d’Entreprise, fait partie des 279 salariés menacés de tout perdre. Cette nuit, à l’unanimité, ils ont décidé d’installer des bonbonnes de gaz et des bidons d’essence, ils se sont mis à détruire leurs outils, une presse et une machine-outil, ils sont prêts à faire exploser leur usine.

      C’est à La Souterraine dans la Creuse, l’usine GM&S Industry, deuxième employeur du département, sous-traitant de la filière automobile française, en redressement judiciaire depuis six mois. Leurs principaux clients, PSA et Renault, réduisent les commandes, pas de quoi continuer ni de permettre à un quelconque repreneur de redresser l’affaire. Désolés, les élus ne peuvent pas grand chose, les pouvoirs publics ne peuvent pas grand chose non plus. Six mois qu’ils se battent, six mois de promesses, de faux espoirs, de mobilisations, de manifs. Le 19 avril, ils ont bloqué l’usine PSA de Poissy [1]. Cette fois, ils craignent la liquidation pure et simple. ON VA TOUT FAIRE PÉTER. Pour ne pas manquer ça, les médias arrivent de partout. Comme au temps des CONTI, le Pujadas de service demandera sans doute au délégué syndical de dénoncer la violence. Depuis des années, cette suite ininterrompue de licenciements ont enfoncé une bonne partie du pays dans la galère sociale, là où le FN vient s’abreuver et prospérer.

      Mais cette fois, les salariés en appellent « au plus haut sommet de l’État ». Emmanuel Macron est passé dans le coin lors de sa campagne, mais n’a pas trouvé le temps de venir les voir. Prêts à faire sauter leur usine, les salariés réclament une rencontre avec PSA, Renault et le nouveau jeune et dynamique président de la République.

  • Comment un rapport du CNRS sur l’impact du diesel sur la santé a été enterré

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/30/diesel-et-sante-comment-le-rapport-du-cnrs-a-ete-enterre_4892103_3244.html

    En 2013, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait les échappements des moteurs diesel dans la catégorie des « cancérogènes certains » pour l’homme. Mais la prise de conscience des risques sanitaires de ce carburant, dans la société et le monde politique, aurait pu intervenir bien plus tôt. Selon nos informations, à l’automne 1997, une quarantaine de chercheurs français mettaient la dernière main à une expertise collective du CNRS intitulée « Diesel et santé », qui donnait déjà l’alerte sur le lien entre les fumées de ces moteurs et le risque de cancer. Ce rapport de 245 pages, l’un des documents scientifiques les plus ambitieux conduits à cette époque sur le sujet, a été enterré.

    Jamais publié, il est aujourd’hui à peu près introuvable ; il n’en reste que de très rares copies. La direction actuelle du CNRS ignorait jusqu’à son existence même ; sollicité par Le Monde, l’organisme de recherche a mis près de cinq mois à le retrouver, dans son dépôt d’archives de Gif-sur-Yvette (Essonne)… Le Monde a ainsi pu consulter une copie du document.

    Des auteurs très prudents

    Avec la prudence habituelle des scientifiques, les auteurs du rapport n’affichaient aucune certitude. « Mais il y avait clairement une alerte », dit l’un des auteurs du rapport, sous le couvert de l’anonymat. « L’action mutagène et génotoxique [qui peut provoquer des dommages à l’ADN] des émissions diesel a été démontrée in vitro, écrivaient les auteurs. A long terme, chez le rat, [elles] induisent la formation de tumeurs pulmonaires...

    (...) Les auteurs avaient ainsi rassemblé 25 études épidémiologiques sur le sujet, dont 22 montraient un risque accru de cancer du poumon chez les populations humaines exposées aux fumées du diesel. La moitié d’entre elles mettaient en évidence un risque statistiquement significatif.

    « En 1993, à mon arrivée au CNRS, je trouvais l’organisme assez timide sur les questions scientifiques en lien avec la société, par rapport à ce qui existait à l’Inserm, par exemple, raconte Pierre Tambourin, figure de la biologie française, à l’époque directeur du département des sciences de la vie du CNRS et aujourd’hui à la tête du Génopole d’Evry. J’ai consulté le directeur général de l’époque, Guy Aubert, sur l’opportunité de s’auto-saisir de la question de l’impact sanitaire du diesel, et il m’avait donné son accord. »

    Une quarantaine de scientifiques des universités ou des organismes de recherches publics ont ainsi été rassemblés par le CNRS, avec pour mission de produire une expertise collective sur le sujet.

    « Menace pour l’industrie automobile »

    Ce genre d’expertise a généralement une fonction de conseil pour la conduite des politiques publiques. Elle explore l’ensemble des aspects d’un sujet donné et son poids scientifique est très supérieur à celui d’une étude isolée. Plusieurs comités (sur la combustion des hydrocarbures, sur la toxicologie, l’aérologie, l’épidémiologie, etc.) ont ainsi été constitués en vue de réaliser l’expertise. Après plusieurs années de travail, le document a été finalisé en septembre 1997.

    « J’ai présenté les principales conclusions en comité de direction du CNRS et je me souviens de réactions assez négatives, poursuit M. Tambourin. Le rapport impliquait que les véhicules diesel soient tous équipés de filtres. Or à l’époque cette solution était économiquement viable pour les gros véhicules, pas pour les véhicules particuliers. Certains ont vu ce rapport comme une menace pour notre industrie automobile. »

    En 1997, c’est la nouvelle directrice générale du CNRS qui hérite de la patate chaude. « J’ai transmis le rapport à ma tutelle, c’est-à-dire au ministère de la recherche, raconte la physicienne Catherine Bréchignac, aujourd’hui secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences. Je l’ai transmis une fois, deux fois et je n’ai eu aucun retour. De guerre lasse, j’ai fait ce que je devais et pouvais faire : nous avons publié un communiqué de presse, sans publier le rapport, qui était toutefois consultable au CNRS. »

    A cette même époque, Claude Allègre, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’opposait à la publication d’une autre expertise collective : le 16 octobre 1997, la revue Nature avait déclenché un scandale en révélant que M. Allègre bloquait la publication du rapport de l’Inserm sur l’amiante – révélations qui ont conduit à ce que le document en question soit finalement publié.

    Peu accoutumés à travailler sur ce type d’expertise – c’était la première du genre organisée par le CNRS –, les auteurs du rapport sur le diesel ne se sont, quant à eux, pas offusqués de ne pas voir leur travail rendu public. « Au départ, on ne nous avait pas dit si le rapport allait être publié ou non, se souvient l’un des auteurs. Je me suis demandé pendant un temps ce qu’ils allaient en faire et puis ça m’est sorti de l’esprit. Mais je ne me faisais pas trop d’illusions : à l’époque, les constructeurs français vendaient leurs diesels au monde entier. »

    La non-publication de l’expertise est donc passée inaperçue. Tout autant d’ailleurs que le communiqué de presse censé lui rendre justice. Diffusé le 27 août 1998, le texte n’évoque aucun des risques sanitaires soulevés par le rapport lui-même.

    Au contraire, il ne traite que des incertitudes, annonçant que l’expertise conduite a relevé « la complexité de l’analyse de la pollution imputable spécifiquement aux véhicules diesel ». « Les données existantes (...) ne permettent pas d’isoler ce qui a trait spécifiquement au diesel, ajoute le communiqué. (...) Enfin, les données sur la qualité de l’air sont agrégées et ne permettent pas de distinguer les sources de rejet de polluants. » Loin de relayer l’alerte portée par le rapport, le communiqué a plutôt cherché à diluer la responsabilité du diesel dans la pollution atmosphérique.

    Diluer la perception des risques

    « Le CNRS, les constructeurs automobiles PSA et Renault, les représentants des pétroliers Total et Elf ont décidé de poursuivre leur investigation, en partenariat avec l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité et l’Inserm, poursuivait le texte. Un groupe de travail est constitué (...), chargé de poursuivre les études (...). La première réunion de travail de ce groupe doit se tenir au mois d’octobre [1998]. »

    Rendu public en plein mois d’août, le communiqué avait d’ailleurs échappé à plusieurs des auteurs du rapport contactés par Le Monde, qui s’étonnent aujourd’hui de la mention des constructeurs automobiles et des pétroliers. « On n’a travaillé uniquement entre académiques, à aucun moment nous n’avons été en contact avec des industriels, en tout cas dans mon groupe de travail », confie un chercheur qui a contribué au chapitre sur la toxicologie. « Les industriels ont été mentionnés car nous leur avons adressé le rapport final, puisqu’ils étaient les premiers concernés, répond Mme Bréchignac. En ce sens, je pense d’ailleurs que cette expertise n’est pas restée complètement lettre morte puisqu’il y a eu, depuis, beaucoup de progrès accomplis sur les pots catalytiques. »

    Quant au groupe de travail commun entre organismes publics et industriels, mentionné par le communiqué et censé avoir poursuivi les études sur le sujet, il semble n’avoir jamais existé. Interrogés, ni le CNRS, ni l’Inserm n’en ont retrouvé la moindre trace.

  • Renault : les émissions polluantes du dernier Espace au centre des investigations
    http://www.lemonde.fr/automobile/article/2016/01/15/accusation-contre-renault-le-dernier-espace-au-centre-des-investigations_484

    Renault a connu un « jeudi noir » en Bourse, après la révélation que le constructeur automobile pollue plus que prévu – sans toutefois frauder. Selon Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, les tests chez Renault, réalisés dans le cadre de l’enquête gouvernementale sur les émissions polluantes du diesel, lancée après l’affaire Volkswagen, ont confirmé des dépassements de normes chez Renault, ajoutant que ce n’est pas le cas chez l’autre constructeur français, PSA Peugeot Citroën.

    Selon France Info, Renault est mis en cause dans ces premiers résultats « avec des dépassements de cinq à dix fois supérieurs aux normes CO2 et oxyde d’azote (NOx) pour le dernier Espace ».

    L’association Deutsche Umwelthilfe (DUH), farouche critique des moteurs diesels, avait indiqué le 24 novembre que les émissions d’oxydes d’azote (NOx) de la Renault Espace 1.6 dCi avaient atteint un niveau jusqu’à 25 fois supérieur au plafond autorisé, quand on le mesure à moteur chaud et non à froid, par la norme actuelle Euro-6 lors de tests réalisés par l’université de Berne. Selon la DUH, des niveaux d’émissions excessifs ont été mesurés sur la Renault Espace diesel, lors de cinq tests distincts de type NEDC (New European Driving Cycle).

    Six tests menés par l’université de sciences appliquées de Berne, en Suisse, ont fait ressortir des niveaux d’émission de 13 à 25 fois supérieurs aux 80 mg/km autorisés, un test faisant même état d’émissions à plus de 2 000 mg/km, indiquait la DUH.

    En décembre, Renault avait annoncé un investissement de 50 millions d’euros pour réduire l’écart entre les émissions polluantes de ses voitures en conditions d’homologation et en situation réelle.

    réduire l’écart entre les […] conditions d’homologation et en situation réelle #sans_toutefois_frauder

  • Le #business_des_faillites… ne connaît pas la crise
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4583

    Dans son ouvrage « Le business des faillites », #cyprien_boganda décrit l’essor du marché des #retourneurs, repreneurs et autres vautours qui prospèrent sur les licenciements collectifs et fermetures d’usines. Parmi cette galaxie d’acteurs au cynisme sans faille, les #cabinets de conseil occupent une bonne place, y compris ceux qui sont en …

    #Nos_enquêtes #S'organiser #Aulnay-sous-bois #cabinets_vautours #Chômage #comité_d'entreprise #Crise-économique #licenciement #PSA #reclassement #secafi

  • PSA Peugeot-Citroën projette de supprimer 10 000 emplois supplémentaires
    http://www.wsws.org//fr/articles/2014/oct2014/fpsa-o07.shtml

    Le site Usine nouvelle rapporte que PSA Peugeot-Citroën veut supprimer 10 000 emplois en France avant la fin de 2015, alors qu’en même temps, les deux constructeurs #automobiles Renault et PSA demandent l’accélération des réformes du code du #travail et la réduction drastique des coûts du travail pour améliorer leur compétitivité.

    Usine nouvelle cite une lettre confidentielle de PSA datée du 1er octobre : « Après avoir effleuré le sujet lors d’une réunion de son Observatoire des métiers le 26 septembre, la direction de PSA Peugeot Citroën a confirmé ses intentions aux organisations syndicales (...) Sur les 86 000 salariés de PSA en France, elle voudrait supprimer 10 000 postes d’ici fin 2015. Ceux-ci s’ajouteraient aux plus de 10 000 emplois supprimés depuis 2011, notamment avec la fermeture des sites d’Aulnay-sous-Bois et de Melun.”

    #entreprises #chômage

  • #Chine : feu vert pour l’usine PSA/Dongfeng

    #PSA #Peugeot #Citroën et #Dongfeng, l’actionnaire chinois du #constructeur français, ont obtenu le feu vert des autorités pour la construction de leur quatrième usine en Chine, ont rapporté mardi des médias d’Etat. PSA et le groupe #chinois, qui possèdent déjà trois usines à Wuhan (centre), avaient annoncé début juillet avoir décidé d’entamer d’ici la fin de l’année la construction d’un quatrième site à #Chengdu, dans le Sichuan (sud-ouest).

    Nouvelle illustration d’une alliance des compétences en construction automobile entre la Chine et la France. A quand la même chose en France ?

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/08/26/97002-20140826FILWWW00090-chine-feu-vert-pour-l-usine-psadongfeng.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 25/08/2014

  • Le caniche Tony Blair a trouvé un digne successeur…
    François Hollande douche les espoirs de Renault et PSA de revenir rapidement en Iran
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20140211trib000814810/francois-hollande-douche-les-espoirs-de-renault-et-psa-de-revenir-rapideme

    Le président français a mis en garde les entreprises tricolores qui se sont rendues en Iran, faisant référence à une délégation de 116 représentants de sociétés hexagonales menée par le Medef International. Renault et PSA espèrent toutefois renouer avec ce pays où ils étaient très fortement implantés.
    Ces «  contacts  » ne peuvent «  pas déboucher aujourd’hui sur des accords commerciaux  », a affirmé mardi François Hollande aux Etats-Unis, faisant allusion à une délégation de 116 représentants d’entreprises françaises menée par le Medef International, qui se sont rendues en Iran début février.

  • Le constructeur #automobile français PSA va réduire les emplois à Poissy et délocaliser en Asie
    http://www.wsws.org/fr/articles/2014/fev2014/peug-f12.shtml

    Ces attaques contre les travailleurs de l’automobile font partie d’une stratégie internationale de réduction des coûts qui rien qu’en France résulteront en plus de 11 000 licenciements, soit 25 pour cent de ses 44 000 salariés dans le pays, pour 2015. Au début de cette année, Peugeot a déjà réduit ses pertes opérationelles annuelles à moins de 500 millions d’euros ; le prix de ses actions est monté à 12 euros.

    La stratégie de PSA a été établie dans des documents internationaux datés du 23 août 2010, dont le contenu a été annoncé par la CGT l’année suivante, avec les plans pour la fermeture d’Aulnay. Le PDG nouvellement entré en fonction, Philippe Varin, avait déclaré que son objectif serait de faire de PSA un acteur mondial « avec les coûts de production les plus bas possibles pour résister à la compétition en ’’compactant’’ les usines et avec une force de travail adaptée à cela. »

    Le site d’information Médiapart, qui a également eu accès à des documents internes de PSA, conclut : « Le groupe estime avoir trop d’unités de production en France et dans l’Union européenne, dans un marché européen structurellement surcapacitaire » et qui s’accroît « avec la multiplication de nouvelles usines en Europe de l’Est, en Turquie et en Russie… pour préserver des marges très faibles. » PSA considère par conséquent que « la saturation des sites de production et les économies d’échelle sont une des clés pour préserver les marges. »

    #transport #chômage

  • #Renault vise 500.000 ventes en #Chine

    Renault et le #constructeur #chinois #Dongfeng ont signé lundi le contrat qui officialise la création de leur #coentreprise.

    Renault ne se gène, quitte à griller la priorité à l’autre constructeur français, PSA-Citroën...qui ne devrait pas s’en laisser compter pour autant

    http://www.lefigaro.fr/societes/2013/12/16/20005-20131216ARTFIG00594-renault-vise-500000-ventes-en-chine.php

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 16/12/2013

  • Aulnay-sous-Bois - « On travaille comme des boeufs pour 1243 euros »
    http://quartierspop.over-blog.fr/2013/12/on-travaille-comme-des-boeufs-pour-1243-euros.html

    Aulnay-sous-Bois compte plusieurs pôles commerciaux et grandes entreprises, dont PSA Citroën et L’Oréal, implantées au nord de la ville. Les quartiers nord concentrent le taux de chômage le plus élevé chez les jeunes. Entre bas salaires et désillusions politiques, les habitants témoignent. Reportage. (...) Source : côté quartiers

  • #Dongfeng doit en savoir davantage avant d’entrer au #capital de #PSA

    En quête d’une solution à ses problèmes d’ordre financier sur le marché mondial, le groupe #automobile PSA #Peugeot Citroën, premier constructeur français, tente de se rapprocher du chinois Dongfeng.

    L’entrée au capital de PSA par le géant #chinois prendra encore plus de temps que prévu, n’en déplaise aux alarmistes promptes à pousser des cris d’orfraie

    http://french.peopledaily.com.cn/Economie/8427769.html

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 14/10/2013

  • PSA : Chronique d’une fermeture d’usine
    Par L’équipe de AFPDR (Au Fond Près Du Radiateur)
    http://cqfd-journal.org/PSA-Chronique-d-une-fermeture-d

    Il y a un an, alors que circulaient les premières rumeurs de plans de licenciement dans le groupe PSA, l’équipe de l’émission radio Au fond près du radiateur sur Fréquence Paris-Plurielle commençait à laisser traîner ses micros devant l’usine d’Aulnay. Le 12 juillet 2012, la fermeture du site est annoncée officiellement. « Plan pas acceptable », « Aucun licenciement sec chez Peugeot », feint de sermonner Hollande avant de valider, le 11 septembre, le diagnostic du constructeur automobile sur la « nécessité d’une restructuration [1] ». Comme en 1982 et en 1984, les socialistes, au nom de l’austérité, se rangent encore du côté des patrons. Progressivement, la lutte monte en intensité. Depuis le 16 janvier, date de l’entrée en grève, les salariés ne relâchent pas la pression et entament leur troisième mois à l’heure où nous imprimons.

    À travers les prises de parole des ouvriers, très vite, les rouages du « système PSA » sont mis en lumière : un paternalisme d’entreprise, autoritaire et empreint d’une logique coloniale, ancré de longue date dans l’histoire du groupe. Une logique face à laquelle s’est développée une culture de luttes, qui fait la spécificité du site d’Aulnay.

    Voir @intempestive : http://seenthis.net/messages/130980

  • 14 questions/14 réponses sur le « Pacte de compétitivité » – Le blog de Gérard Filoche
    http://www.filoche.net/2012/11/10/14-questions14-reponses-sur-le-%c2%ab-pacte-de-competitivite-%c2%bb

    Si le patronat veut être compétitif, comme il l’affirme à cors et à cris, il lui suffit de diminuer le montant des dividendes versés aux actionnaires pour diminuer le coût des produits ou des services. S’il ne le fait pas c’est parce que, en réalité, sous la soi-disant recherche de compétitivité c’est un objectif (que le patronat n’ose pas avouer) qui se dissimule : celui de la rentabilité des entreprises. C’est cette rentabilité qui permet aux sociétés françaises de continuer à verser des dividendes aux actionnaires alors que la crise oblige les salariés à se serrer la ceinture.
    Au cours des 10 dernières années, PSA a versé 6 milliards de dividendes à ses actionnaires, sous forme de rachats d’actions ou de versements directs. Ces 6 milliards représentent 3 125 euros bruts mensuels pendant 20 ans pour les 8 000 salariés que PSA prétend licencier pour améliorer sa « compétitivité ». Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault accepte de verser 7 milliards d’euros pour éviter à la banque de PSA (PSA Finance) de faire faillite. Ces 7 milliards représentent 3 125 euros bruts par mois pendant 20 ans pour 9 500 des salariés des entreprises de sous-traitance de PSA qui vont se retrouver sans emploi.

  • 7 milliards garantis par l’Etat pour sauver… la banque de #PSA ! | LAIT d’BEU
    http://kamizole.blog.lemonde.fr/2012/11/01/7-milliards-garantis-par-letat-pour-sauver-la-banque-de-psa

    En conséquence, un administrateur nommé par l’Etat siègera désor-mais au conseil d’administration de PSA tant que l’Etat garantira ces 7 milliards d’euros. Une telle somme a de quoi donner le tournis. Même à ma machine quand je tente de savoir ce que cela fera en francs : elle affiche « error » !

    Un titre parmi d’autres (reprenant une dépêche de l’AFP) L’Etat s’invite chez PSA et met ses actionnaires à la diète (Le Parisien 24 oct. 2012). Le sous-titre résume parfaitement la situation « Pour sauver sa banque, PSA Peugeot Citroën a accepté mercredi que l’Etat s’invite à sa tête et que ses actionnaires soient privés de rétribution, mais le constructeur, qui va lancer quatre coopé-rations avec General Motors, est resté vague sur les contre-parties sociales » mais demande quelques développements.

  • #PSA : HEURES SUps ICI, FERMETURE DE SITE LÀ
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article530

    Toute les institutions s’accordent pour nous présenter la chute de la production industrielle comme un drame national pour lequel chaque citoyen est incité à porter le deuil. Aucun paradoxe ne semble effrayer ces voix officielles tout à leur discours funèbre. La lutte contre le réchauffement climatique ou l’épuisement des énergies fossiles, préoccupations hier essentielles, sont désormais cachées comme une vile poussière sous le tapis d’un ministère du « redressement productif » condamné, l’avenir ne nous démentira pas, au rôle d’officiant principal des enterrements industriels .

    Dans la même veine incohérente on voit dans tous les recoins fleurir des communiqués syndicaux, aussi enthousiasmants que de faire-parts de décès, invitant les travailleurs qui en étaient hier à se suicider sur leurs postes à « se battre » pour les conserver, c’est-à-dire pour l’essentiel à accepter toutes les reculades pour « sauver l’emploi ».

    Le groupe PSA étant le nouvel emblème médiatique de ce non-dit qu’est l’exploitation industrielle de la planète et des hommes, voici donc quelques vérités qui sont tues par tous les pleureurs officiels. C’est le témoignage d’un ouvrier d’un des deux sites PSA-Metz.

    Dans la semaine même où, la larme à l’œil, le groupe annonçait la fermeture du site d’Aulnay pour raisons économiques (donc du 9 au 13 juillet 2012), lui même et ses compagnons de chaîne étaient obligés, pour des raisons économiques bien sûr, de faire des heures supplémentaires. Et faut voir comment.

    « En fait chez PSA, normalement quand tu fais des heures sups la semaine, c’est 1 h l’après midi, normalement elles ne sont pas obligatoires, c’est au volontariat, puisque ça cause des problèmes de garde d’enfant, de co-voiturage, etc.

    Or, pour cette semaine, ces heures sups ont été imposées !!! On est venu pleurer pour qu’on fasse l’effort, vu la situation du groupe, et soi-disant à cause d’une perte de 800 moteurs suite à des pannes (qui sont causées par des machines, pas par des opérateurs !!!). »

    Et elles ne seront pas payées, elles iront dans un compteur H+/H-, mon chef m’a juste dit qu’au mieux je toucherai les majorations heures sups de nuit, que dalle quoi... Pour hier, en principe on était en RTT, puisque toutes les 6 semaines il y a un vendredi RTT comme on fait plus de 35 h à la semaine mais qu’on est payé pour 35 h, du coup ça fait encore des heures sups.

    Les syndicats comme la CGT étaient totalement contre et ont appelé au débrayage pendant les heures sups le soir, mais quasiment personne n’a suivi... [1]

    A la suite de ça le quota de production est passé à 1 100 moteurs quotidiens, c’est 1 100 fois le même geste. A la fin de la journée, on en peut plus tellement la cadence est inhumaine, on pète tellement les plombs qu’on perd notre lucidité, hier on faisait des cris d’animaux, je poussais des hurlements, et on entend ça dans tout l’atelier arrivé une certaine heure. Quand je me lève le matin je n’arrive plus à bouger les doigts de la main droite..."

    C’est bien cette souffrance, c’est bien cette déshumanisation du monde, qu’il nous faut combattre. Se battre -comme nous le suggèrent les institutions, les médias, les politiciens , les syndicats- dans des luttes d’arrière-garde, perdues d’avance, pour prolonger toute cette abomination sous perfusion étatique et pour que continuent les profits du patronat sur notre dos est parfaitement absurde.

    Oui il faut lutter, mais luttons pour notre émancipation, pour nous libérer de cet esclavage et de cette aberration productiviste. Le paradoxe, c’est que cette lutte n’exige pas plus d’efforts que celle qu’on nous incite à mener pour perpétuer tout cela. Mieux, du point de vue moral ce sera bien plus enthousiasmant que la lente dépression dans laquelle nous enfonce le Pouvoir a coups de crises successives et de processions funèbres.

    Ne pleurons pas avec les chorales d’hypocrites ; quand le roi est nu il faut le dire, il faut démasquer ces gesticulations insensées, ces contradictions abyssales, cela sera bien plus réjouissant que d’aller à la messe pour le rhabiller, et c’est même de cette bonne humeur collective que jaillira à mon avis l’énergie révolutionnaire et libératrice.

    Iconoclaste

    [1] Après avoir lanterné pendant des années, les travailleurs, les syndicats officiels ont perdu (à juste titre) toute leur crédibilité. Ils ont tellement démobilisé les esprits qu’ils n’arrivent plus à mobiliser, même quand ils le veulent.

    #ANARCHOSYNDICALISME ! n°130

  • Comment j’ai découvert que PSA fabriquait des automobiles | Pierre Deruelle
    http://reflets.info/comment-jai-decouvert-que-psa-fabriquait-des-automobiles

    C’est vraiment avec le plus grand étonnement que j’ai découvert, ce jeudi 12 juillet 2012, que le groupe PSA fabriquait des automobiles. PSA venait d’annoncer pour 2014 l’arrêt de la production dans son usine d’Aulnay-sous-Bois (93) et la suppression de 8.000 emplois en France. Là j’avoue que je suis tombé des nues. Ils fabriquaient visiblement des véhicules, et personne ne m’avait rien dit. Je connaissais pourtant fort bien les filiales qui composent le Groupe PSA : Faurecia, le spécialiste en ingénierie et de production d’équipements, dont le chiffre d’affaire a augmenté de 4 milliards en 4 ans. GEFCO, le groupe de transport et de logistique dont le chiffre d’affaire de 3 milliards aura permis de dégager 223 millions de bénéfices en 2011. Et surtout Banque PSA Finance, qui représente 3 % du chiffre d’affaires mais 40 % du résultat opérationnel du groupe PSA en 2011, dont le chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros a permis de dégager un résultat opérationnel courant de 507 millions d’euros. Je connaissais aussi les sous-filiales d’Assurance (pourtant discrètes) de Banque PSA Finance : PSA Services Ltd, PSA Insurance Ltd et PSA Life Insurance Ltd, qui sont domiciliées à Malte, sans aucun rapport bien sûr avec le (...)

  • Europe plunging into recession
    http://www.wsws.org/articles/2012/jan2012/euro-j04.shtml

    French manufacturing has also suffered from the slump in demand across the continent. PSA Peugeot Citroën, Europe’s second-biggest carmaker after Volkswagen, recorded a 29 percent fall in its December sales, while the country’s second major car producer, Renault, registered a 28 percent drop. “Orders were down about 55 percent in December, which leads us to expect a car market contraction of 17 percent in the first quarter of 2012,” said Renault sales chief Bernard Cambier.