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  • Perquisitions, pantouflage et porte-conteneurs : on vous explique l’affaire Alexis Kohler - LCI
    https://www.lci.fr/justice/alexis-kohler-perquisitions-pantouflage-et-porte-conteneurs-on-vous-explique-l-a

    Alors qu’Alexis Kohler est un proche cousin des principaux actionnaires du numéro 2 mondial du transport maritime par porte-conteneurs, il a occupé des fonctions au sein du ministère de l’Economie, qui l’ont mené notamment à représenter l’État chez les chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Or, l’armateur MSC est le principal client de STX. De quoi fonder des soupçons de conflit d’intérêt, selon Mediapart et Anticor. D’autant plus qu’Alexis Kohler a ensuite quitté ses fonctions au gouvernement en 2016, pour rejoindre pendant quelques mois le siège de MSC en tant que directeur financier.

    Je n’avais pas vu passer ça... Je cherche la réaction de Macron au porte-conteneurs St Ex (@simplicissimus ?).


  • Conflit d’intérêts : la réunion qui trahit le numéro 2 de l’Elysée | Mediapart | 13 mai 2018 Par Martine Orange
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130518/conflit-d-interets-la-reunion-qui-trahit-le-numero-2-de-l-elysee

    (...) Rarement mélange des genres a été aussi poussé. Comment est-il possible qu’à quelques mois d’intervalle Alexis Kohler se retrouve d’un côté puis de l’autre de la barrière ? C’est la question que se posent des hauts fonctionnaires de Bercy à ce moment-là. L’ancien secrétaire d’État à l’industrie, Christophe Sirugue, confirme nos informations et sa surprise.

    Chargé alors du dossier de Saint-Nazaire qui occupe quotidiennement son ministère depuis que le groupe sud-coréen STX a été déclaré en faillite au printemps 2016, il n’en revient pas en découvrant la présence d’Alexis Kohler à Bercy comme représentant de MSC. « C’était une réunion de travail avec les membres de mon cabinet, à laquelle je n’ai pas assisté. J’avoue que nous avons été tous très surpris de découvrir le nom d’Alexis Kohler dans la délégation des armateurs. Au point que mes services ont demandé l’avis de la commission de déontologie pour vérifier s’il pouvait y participer, s’il n’y avait quelque incompatibilité. Formellement, rien ne s’opposait à sa présence », raconte aujourd’hui l’ancien ministre, reconverti dans le privé. Très étonné par cette situation.

    Christophe Sirugue n’est pas le seul à Bercy à avoir été étonné par cet avis de la commission de déontologie, selon nos informations. À rebours de la jurisprudence et de ses règles, celle-ci a accepté de se déjuger et de revenir sur son avis défavorable rendu en 2015. Grâce à l’attestation d’Emmanuel Macron assurant que son directeur de cabinet s’était toujours déporté sur le dossier STX, la commission de déontologie a autorisé en octobre 2016 Alexis Kohler à rejoindre MSC, comme il le demandait déjà un an auparavant. Car le seul groupe privé qu’il envisage de rejoindre est celui qui appartient à sa famille.

    De plus, cette autorisation a été accompagnée de conditions « très allégées », semble-t-il. La commission de déontologie n’a pas répondu à notre deuxième demande d’avoir accès à ses avis sur Alexis Kohler. Mais selon nos informations, celle-ci n’a posé qu’un nombre très restreint d’interdictions : elle aurait limité les interdictions de contact d’Alexis Kohler aux seuls anciens membres du cabinet d’Emmanuel Macron et encore sur les sujets concernant STX. « Au maximum, cela concernait une dizaine de personnes », rapporte un témoin. (...)


  • Macron, Gentiloni Near Deal Giving Italy STX Control - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2017-09-25/macron-gentiloni-said-to-be-near-deal-giving-italy-stx-control

    French President Emmanuel Macron and Italian Prime Minister Paolo Gentiloni are close to an accord that would give Fincantieri SpA majority control of the French shipyard STX, ending a diplomatic dispute between the two countries.

    According to Italian and French officials, the two leaders could sign the deal at a bilateral summit Wednesday in Lyon, France. The accord would give Fincantieri a little over 50 percent of the Saint-Nazaire shipyard on the Atlantic coast, said two Italian officials who could not be named because negotiations are confidential.

    If the outcome is majority control for the Italians, then this spat has been a bit of a waste of time,” Marc Ostwald, global strategist at ADM Investor Services in London, said in a telephone interview. “But the rapprochement is definitely positive. Macron wants to reform the European Union, and he needs the Italians on board. Perhaps he’s also thinking that Italian investors, from inside the EU, are less worrying than, say, the Chinese.
    […]
    Relations between the two nations soured in August after Macron went back on an agreement reached under his predecessor Francois Hollande that gave Fincantieri control of STX. About a month before Macron was elected, the Italian company had agreed to buy 48 percent of the shipbuilder from South Korea’s STX Offshore & Shipbuilding Co. Ltd, with CR Trieste also holding its quota.

    • Le montage #subtil de l’Elysée pour céder le contrôle des chantiers STX à Fincantieri
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/27/stx-macron-invente-la-privatisation-a-l-elastique_5192124_3234.html

      Banquier d’affaires chez Rothschild, Emmanuel Macron avait découvert l’art délicat du mariage d’entreprises, la nécessité de s’y reprendre souvent à plusieurs fois et d’inventer des montages originaux. Le président de la République n’a rien oublié de tout cela. Pour preuve : après le subtil équilibre franco-allemand instauré mardi 26 septembre afin de rapprocher Alstom et Siemens, M. Macron devait dévoiler mercredi soir une solution créative pour confier les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) à l’italien Fincantieri, le numéro un de la construction navale en Europe. De quoi mettre fin au psychodrame franco-italien actuel, espèrent les pouvoirs publics.

      Depuis des mois, le futur partage du pouvoir au sein des chantiers était au centre d’un bras de fer entre la France et l’Italie. Paris voulait un partage à 50-50, une parité absolue entre Français et Italiens au sein de STX France. Rome n’acceptait pas de descendre en dessous de 51 %. Le compromis trouvé, qui devait être finalisé lors du sommet franco-italien réuni mercredi à Lyon, doit répondre à ces deux exigences contradictoires.

      Officiellement, Fincantieri devrait devenir propriétaire de 50 % du capital, comme souhaité à Paris. Les autres 50 % seront aux mains du camp français. Ils seront répartis entre l’Etat, le groupe public militaire Naval Group (ex-DCNS) pour 10 % à 15 %, et peut-être des sous-traitants de l’entreprise dans la région de Saint-Nazaire, à titre très minoritaire.

      Mais cet équilibre exact sera modifié par un prêt, indiquent des sources concordantes. L’Etat français devrait prêter 1 % du capital à Fincantieri, qui disposera ainsi, en pratique, de 51 % des droits de vote, et récupérera une part équivalente des dividendes. Le groupe détenu en majorité par l’Etat italien obtiendra donc le contrôle opérationnel de la société française.

      L’accord sur ce prêt décisif de 1 %, établi sur douze ans, prévoit des rendez-vous réguliers entre Français et Italiens au cours de cette période. A chaque fois, les deux partenaires examineront l’état de leur entreprise commune, et le respect des engagements pris de part et d’autre. Si les promesses n’ont pas été tenues, la France pourra récupérer le précieux 1 %, et retirer à Fincantieri son rôle prédominant. Mieux : en cas de vraies difficultés, les Italiens devraient revendre leurs 50 % aux Français, qui redeviendraient alors seuls maîtres à bord, comme aujourd’hui.

      C’est donc une sorte de « privatisation à l’élastique » qui a été échafaudée entre l’Elysée et Bercy, et âprement négociée avec Rome. En cas de problème, la France pourra reprendre le contrôle des chantiers dont sont sortis des paquebots aussi célèbres que le Normandie ou le France. « On a fait preuve de créativité », se félicite un conseiller de l’Elysée. « C’est malin, non ? », se rengorge un autre. « On pose un verrou, mais cela donne l’impression qu’il n’y a pas de confiance entre les deux partenaires, nuance un autre homme au fait du dossier. Cela crée une incertitude majeure. »

      Oh le beau contentieux que voilà si ça se passe mal/quand ça se passera mal !


  • Four parties enter bids for STX Offshore, STX France sale : Seoul court | Reuters
    http://www.reuters.com/article/us-southkorea-stx-idUSKBN12Z186

    Four parties have expressed interest in buying one or both of South Korea’s STX Offshore & Shipbuilding Co Ltd and a controlling stake in STX France SA, a spokesman for the Seoul court overseeing STX Offshore’s receivership said on Friday.

    The Seoul Central District Court spokesman declined to comment on the names of the parties.

    The South Korean court in October decided to allow the two units of the collapsed STX shipbuilding group to be sold either separately or together.

    Initial bids were due on Friday for all of STX Offshore & Shipbuilding Co Ltd and a 66.7 percent stake in STX France SA that is held by STX Europe AS.

    The four parties that entered non-binding bids in the sale were France’s DCNS Group, Italy’s Fincantieri SpA and Netherlands’ Damen Shipyards, and a fourth non-Korean bidder, South Korean M&A publication Market Insight reported earlier on Friday, citing unnamed investment banking sources.

    France’s Industry Minister Christophe Sirugue confirmed to Reuters that there had been four offers, including at least two from Europe.

    • Pour mémoire, article du Monde du 10/10/2016

      Sirugue : « Notre objectif est qu’un projet industriel solide soit mis en place pour STX France »
      http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/10/10/bercy-ne-compte-pas-nationaliser-les-chantiers-de-saint-nazaire_5011170_1656

      Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’industrie, donne la priorité à la mise en place d’une solution européenne pour STX France.
      […]
      Mais c’est à STX que revient le choix du repreneur. Avez-vous votre mot à dire ?
      Oui, de deux façons. En tant qu’actionnaire minoritaire, l’Etat dispose d’un droit de préemption en cas de cession de la majorité. Par ailleurs, l’Etat peut mobiliser la réglementation des investissements étrangers en France, qui lui permettrait de s’opposer à une prise de contrôle des chantiers de Saint-Nazaire qui ne serait pas conforme aux intérêts nationaux. Si STX France est vendu séparément, nous pourrions faire jouer le droit de préemption. S’il y a une vente en bloc, nous pourrions mobiliser plutôt le second levier.