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  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse. - IAATA
    https://iaata.info/Macron-a-Francazal-Celebration-du-complexe-militaro-industriel-et-de-la-star

    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


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    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


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    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


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    Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Publié le 19 janvier 2019

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.


  • Macron à Francazal : Célébration du complexe militaro-industriel et de la start-up nation à Toulouse.
    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées sur le site de la base aérienne de Francazal à Toulouse. Macron est venu défendre sa Startup Nation Army : Technologies de pointes, surveillance, arme de dernier cris, caméras, drones, robots, etc...
    (Tract distribué le jour de la venue de Macron, pendant l’action des Gilets Jaunes, boqués par des milliers de flics...)

    Ce jeudi 17 janvier 2019, Macron a choisi de souhaiter les vœux aux armées une seule fois et depuis un seul lieu (au lieu d’une traditionnelle tournée) : le site de la base aérienne de Francazal au sud de Toulouse. Si Macron visite Francazal ce n’est peut-être pas au hasard. La base et le régiment qu’il visite sont l’exemple même de l’armée de « demain » c’est-à-dire des armes de haute technologie entre les mains des corps d’élite (ici les parachutistes). Armes conçues et produites par le complexe militaro-industriel aéronautique toulousain (entre autres, Airbus Defence and Space, Thales, Safran, CNES, DGA techniques aéronautiques, etc.). Le site de Francazal est pressenti comme le futur centre européen du développement des technologies militaires et civiles de la robotique et des drones (Voir : « Un village pour drones et robots en projet dans le Sud Toulousain », la Tribune, 06/02/18). Francazal a aussi vocation à devenir le nouveau pôle européen pour les transports du futur avec l’implantation de la branche européenne de l’entreprise californienne HYPERLOOP (projet imaginé par Elon Musk chef de file du transhumanisme mondial propriétaire et fondateur de Tesla, PayPal, Space X, Neuralink, etc.). Son projet délirant : la création d’un train ultrarapide à sustentation magnétique frôlant la vitesse du son et qui se déplacera dans un tube sous vide (Voir : « A Toulouse-Francazal on croit aux transports du futur », La Dépêche, 13/10/2018).

    Macron adresse donc ses voeux à la Startup Nation Army qu’il veut construire et vient soutenir le projet de reconversion du site de Francazal en sa vitrine européenne. C’est tout un monde qui se cache derrière cette visite. Un monde protégé par une police et une armée suréquipées, augmentées technologiquement et assistées par des drones et des robots. Un monde qui creuse toujours plus les fractures entre les classes, un monde construit par et pour ceux qui pourront se payer l’hyperloop pour des aller-retours entre métropoles hyper connectées pour des réunions d’actionnaires ou des week-ends shopping de luxe, alors que la plupart ne peuvent même plus se payer l’essence nécessaire pour parcourir les kilomètres que leur travail leur oblige à faire — et ce pour une bouchée de pain en guise de salaire.

    La propagande des élites économiques politiques scientifiques et journalistiques nous rebat sans cesse les oreilles avec les termes « innovation », « technologie de rupture », « start up », etc. Nous sommes censés nous prosterner devant ces nouvelles paroles d’évangile 2.0, mais que ce cache-t-il vraiment derrière ces nouveaux clairons du progrès ?

    La face cachée de l’innovation

    La sacro-sainte « innovation » vise surtout à garder les choses en l’état, c’est-à-dire favoriser l’accumulation du capital, maintenir l’ordre économique dominant et favoriser le contrôle des populations (surveillance électronique, camera, fichage, relevé ADN, puçage, etc.). L’innovation en tant que moteur essentiel du capitalisme industriel perpétue et prolonge les spécificités à l’origine de ce système créé à la fin du 18e siècle : augmentation de l’exploitation des travailleurs par l’augmentation infernale de la productivité des machines, mise en concurrence directe avec les machines, destruction des cycles naturels par surexploitation des ressources naturelles et pollutions diverses, division du travail poussée à l’extrême, cadence infernale, chômage de masse, exploitation du reste du monde par les pays capitalistes possédant les technologies, privatisation des savoirs et des différents aspects de la vie, etc. Tout cela fièrement défendu au nom du progrès, de la croissance et du développement. En réalité, ce n’est pas un progrès qui se cache derrière ces « innovations » mais une réelle dépossession, une énorme machine à broyer tout ce qui résiste à être intégré à la grande marche technologique vers le transhumanisme mondial et l’hyper contrôle de l’ensemble de nos existences. Pour changer le monde, il est donc temps de mettre un frein à l’innovation (technologique).

    Toulouse et sa région sont le lieu où cela se construit. C’est donc par là qu’il nous faut commencer. La région toulousaine permet une grande proximité entre donneurs d’ordre (comme le site de Francazal qui répond au doux nom de « Pôle national des opérations aéroportées ») et des poids-lourds de l’industrie de la défense. Le complexe militaro-industriel local est particulièrement actif et rentable, il dynamise la recherche et l’industrie, génère des grands travaux et des opérations financières spéculatives d’envergure. L’économie locale est clairement techno-guerrière. Le site de Francazal est en voie d’en devenir la pointe, avec tous les vœux de Macron. Mais pas les nôtres !

    Le mouvement des Gilets Jaunes est en train de faire vaciller le pouvoir politique ! Les nouvelles machines qui sont conçues et produites dans la métropole toulousaine participent largement du pouvoir de ces élites. Il faut que notre colère se dirige aussi contre ces innovations technologiques mortifères (militaires, aéronautiques, agricoles, etc.) et les entreprises et les laboratoires qui les produisent, si nous voulons vraiment ébranler le pouvoir réel. Les pantins qui gouvernent doivent dégager, mais si nous voulons réellement abattre le pouvoir, il ne faut pas seulement attaquer les figures interchangeables qui l’incarnent (que ce soit Macron ou un autre), il nous faut détruire ses bases matérielles, ce qui veut dire arrêter la folle course à « l’innovation » qui poursuit toujours plus loin la dépossession de nos existences. Si nous voulons rompre avec les contraintes économiques insupportables qui nous sont imposées, nous devons rejeter l’ersatz de vie artificielle que l’on nous somme d’accepter.

    Voulons-nous vivre dans une start up nation ? Souhaitons-nous encore de cette vie abandonnée à l’économie, aux gains de productivité, au management par ordinateur et réseaux sociaux ? Souhaitons-nous un monde peuplé de robots, qui nous pousserait à fusionner avec les machines ou à devenir obsolètes ? Voulons-nous encore céder sur nos existences ?

    POUR NOUS, C’EST NON !

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  • Exploring the Future of Smart Car Technology With Jeremy Kaplan At #ces 2019
    https://hackernoon.com/exploring-the-future-of-smart-car-technology-with-jeremy-kaplan-at-ces-2

    (L) Attorney Andrew Rossow and (R) Digital Trends Editor-In-Chief, Jeremy KaplanDo you remember watching The Jetson’s on television growing up? I know when I first saw it, the concept of flying cars and even self-automated technology was so far-fetched and beyond the capabilities of the technology then available, that it was the futuristic animated show of its time.But, here we are today in the 21st century where we have conferences like the Consumer Electronics Show (CES) where companies from all over the world fly to Las Vegas and debut their new technological innovations to the world.Over the past few years, the questions surrounding Google and Tesla’s self-driving cars have presented a number of questions to the general public. But, the most prevalent question is whether or not with (...)

    #self-driving-cars #jeremy-kaplan #smart-cars #ces2019


  • Quantitative Look at the 2018 #cryptocurrency Market in 4 Graphs
    https://hackernoon.com/quantitative-look-at-the-2018-cryptocurrency-market-in-4-graphs-918ff073

    Plus, a Comparison to the Stock MarketNow that 2018 is over, I decided to take an objective look at the Crypto currency market from 4 important investment perspectives that Wall Street often looks at for most of its portfolios and investment decisions:Annual PerformanceTrading Volume (an indicator of liquidity)Volatility (an indicator of uncertainty and risk)Bitcoin correlations (is the crypto market diversified?)To make things interesting, I also add in S&P (using the SPY ETF) and 5 Tech stocks (Amazon, Tesla, Google, Apple, Facebook) to provide an unique and holistic picture for investors who invest across different asset classes and non-crypto investors who are curious.These four aspects are crucial to understand for investor success at both individual and institutional levels. (...)

    #data-science #crypto-stock-market #bitcoin #stock-market


  • A Promobot robot was killed by a self-driving Tesla car
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=14&v=0s4nxcleVd0

    Jan, 6 2019. A self-driving Tesla Model S hit and destroyed an autonomous Promobot the robot model v4 in Las Vegas in a car accident. The incident took place at 3000 Paradise Rd, Las Vegas.

    #tesla #piege_à_cons
    #voiture_autopilotée #voiture_autonome #transport #voitures_autonomes #voiture #mobilité #automobile #robotisation #innovation #accidents#elon_musk #baudruche #police #MDR



  • Les ombres de la Silicon Valley | Portfolios | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/les-ombres-de-la-silicon-valley

    Photographe indépendante, Mary Beth Meehan saisit les habitants des États-Unis dans des portraits qui s’affichent en grande dimension. Professeur de communication à Stanford (Californie), ancien journaliste, Fred Turner se passionne pour les racines et ramifications idéologiques et culturelles de la Silicon Valley et pour ses inventeurs – souvent « des entrepreneurs mâles et blancs », écrit-il ici – qu’il a fait connaître dans une « histoire inédite de la culture numérique », publiée en français (en 2013) sous le titre Aux sources de l’utopie numérique. Les deux se sont associés pour composer une autre représentation de la région, quelques dizaines de kilomètres qui s’étirent au sud de San Francisco. Car il n’y aurait pas de Tesla « sans le travail des corps transpirants de milliers de riveteurs, emballeurs et chauffeurs », écrit Turner, pas de Google « sans des légions de codeurs, de cuisiniers, de concierges et d’employés de maison ». Avec 47 milliardaires recensés en 2018, la Silicon Valley « est l’une des régions les plus riches des États-Unis ». Mais malgré un salaire moyen deux fois plus élevé qu’ailleurs dans le pays, c’est aussi « l’une de celles où les inégalités sont les plus marquées ». Voyage aux portes du mythe.

    #Visages_silicon_valley #Mary_Beth_Meehan #C&F_éditions


  • Les voitures Tesla acquises par la police bâloise sont trop connectées Alain Arnaud/pym - 21 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/10089290-les-voitures-tesla-acquises-par-la-police-baloise-sont-trop-connectees.

    Les nouvelles Tesla de patrouille acquises par la police de Bâle-Ville sont hyper-connectées. Beaucoup trop, même, aux yeux du préposé bâlois à la protection des données, qui les prive momentanément de sortie.
    Elles font pourtant la fierté de la police locale, ces sept Tesla flambant neuves. Mais elles doivent rester au garage, le temps de régler le délicat problème de la confidentialité des données. Car les Tesla sont bourrées de sensors, de micros, de caméras, qui recueillent en permanence toutes les données possibles et les transmettent immédiatement au serveur du fabricant américain, qui capte jusqu’au moindre mot prononcé par les agents à bord, leur localisation précise et le détail de tous les déplacenmments.


    Tesla dispose même des moyens de modifier à distance la capacité des batteries.

    Les particuliers doivent accepter la « transparence »
    La presse alémanique, qui révèle l’affaire, estime que les autorités ont manqué de vigilance. En tout cas, le préposé à la protection des données, Beat Rudin, se pose des questions sur l’existence ou non d’un accord entre la police et le constructeur : « On ne sait pas vraiment si et comment les données personnelles captées dans ces voitures seront utilisées, lesquelles seront enregistrées et si Tesla recevra ces informations », assène-t-il. 

    Car les particuliers qui font l’acquisition d’une Tesla sont tenus de signer les conditions générales de l’entreprise et ainsi de donner leur accord à la transmission automatique de toutes les données du véhicule.

    140’000 francs l’unité
    Hier soir, le commandant de la police bâloise affirmait à la télévision alémanique qu’il retirerait les cartes SIM Tesla des véhicules pour les remplacer par celles de la police.
    Or, si tel est le cas, certains se demandent quel était l’intérêt de se doter de ces sept véhicules à 140’000 francs l’unité, un montant jugé exorbitant par nombre de politiques bâlois.

    #tesla #piege_à_cons
    #voiture_autopilotée #voiture_autonome #transport #voitures_autonomes #voiture #mobilité #automobile #robotisation #innovation #batteries #électricité #accidents#elon_musk #économie #baudruche #police #surveillance #données #contrôle


  • Blessé, un automobiliste suisse attaque Tesla en justice Anne Delaite/sjaq - 18 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10080529-blesse-un-automobiliste-suisse-attaque-tesla-en-justice.html

    Un Genevois victime d’un grave accident dit avoir fait confiance à la conduite assistée du véhicule et met en question le pilotage automatique de Tesla. La compagnie américaine se défend en affirmant donner des informations claires.
    Où commence et où finit la responsabilité de l’autopilote sur les voitures toujours plus perfectionnées ? C’est la question que pose ce cas d’école.


    Le conducteur genevois avait enclenché l’autopilote mais le système n’a pas empêché la collision et la Tesla a percuté un camion de signalisation routière arrêté sur la bande gauche de l’autoroute. L’autopilote serait d’ailleurs loin d’être fiable, comme la RTS a pu le constater lors d’une démonstration. Selon la loi, c’est le conducteur qui est responsable.

    Contactée, l’entreprise incriminée affirme que « quand le système de pilotage automatique est activé, il en va de la responsabilité du conducteur de rester attentif et de reprendre le véhicule à tout instant ».

    Ambiguïté
    Or, sur son site, Tesla vante une capacité de conduite entièrement autonome avec une vidéo où le conducteur ne fait rien. Une ambiguïté dénoncée par l’avocat du plaignant, Robert Assaël : « Mon client n’a pas eu l’information suffisante sur la conception adéquate de la Tesla qu’il avait entre les mains ».

    Tesla va devoir s’expliquer et livrer à la justice genevoise l’épave de la voiture et les données de l’accident.

    #Tesla #voiture_autopilotée #voiture_autonome #transport #voitures_autonomes #voiture #mobilité #automobile #robotisation #innovation #batteries #électricité #accidents
    #elon_musk #économie #baudruche


  • It took seven miles to pull over a Tesla with a seemingly asleep dr...
    https://diasp.eu/p/8120162

    It took seven miles to pull over a Tesla with a seemingly asleep driver

    The driver was arrested for drunk driving. Article word count: 293

    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=18575586 Posted by okket (karma: 34842) Post stats: Points: 92 - Comments: 105 - 2018-12-01T06:42:19Z

    #HackerNews #asleep #driver #miles #over #pull #seemingly #seven #tesla #took #with

    Article content:

    [1]The Tesla Model S.

    The California Highway Patrol on Friday [2]pulled over a Tesla Model S that was traveling down the road—but whose driver appeared to be asleep at the wheel. The vehicle was traveling southbound on Highway 101 in Palo Alto.

    Officers said that they were unable to get the manʼs attention.

    "One of the officers basically ended up going in front of the vehicle and basically (...)


  • Square, Airbnb, And eBay Just Said They Would End Forced Arbitration For Sexual Harassment Claims
    https://www.buzzfeednews.com/article/daveyalba/tech-companies-end-forced-arbitration-airbnb-ebay

    Tesla and Netflix declined to comment. Slack said it was “undertaking a careful review” of its policies. Many major tech companies have long preferred to force employees to settle sexual harassment claims in private arbitration — a policy that shields firms from the embarrassing prospect of workers airing their grievances in open court, and also tends to result in lower-cost settlements. In the past, mandated arbitration has effectively silenced women speaking out about their experiences of (...)

    #Google #Airbnb #eBay #Facebook #Square #travail #harcèlement


  • Working Through the Pain at TeslaReveal
    https://www.revealnews.org/article/inside-teslas-factory-a-medical-clinic-designed-to-ignore-injured-worker

    Inside Tesla’s factory, a medical clinic designed to ignore injured workers
    By Will Evans / November 5, 2018

    When a worker gets smashed by a car part on Tesla’s factory floor, medical staff are forbidden from calling 911 without permission.

    The electric carmaker’s contract doctors rarely grant it, instead often insisting that seriously injured workers – including one who severed the top of a finger – be sent to the emergency room in a Lyft.

    Injured employees have been systematically sent back to the production line to work through their pain with no modifications, according to former clinic employees, Tesla factory workers and medical records. Some could barely walk.

    The on-site medical clinic serving some 10,000 employees at Tesla Inc.’s California assembly plant has failed to properly care for seriously hurt workers, an investigation by Reveal from The Center for Investigative Reporting has found.

    The clinic’s practices are unsafe and unethical, five former clinic employees said.

    But denying medical care and work restrictions to injured workers is good for one thing: making real injuries disappear.

    “The goal of the clinic was to keep as many patients off of the books as possible,” said Anna Watson, a physician assistant who worked at Tesla’s medical clinic for three weeks in August.

    Watson has nearly 20 years of experience as a medical professional, examining patients, diagnosing ailments and prescribing medications. She’s treated patients at a petroleum refinery, a steel plant, emergency rooms and a trauma center. But she said she’s never seen anything like what’s happening at Tesla.


    Anna Watson was a physician assistant at the medical clinic inside Tesla’s electric car factory in Fremont, Calif. She was fired in August after raising concerns. Credit: Paul Kuroda for Reveal

    “The way they were implementing it was very out of control,” said Watson, who was fired in August after she raised her concerns. “Every company that I’ve worked at is motivated to keep things not recordable. But I’ve never seen anybody do it at the expense of treating the patient.”

    Workers with chest pain, breathing problems or extreme headaches have been dismissed as having issues unrelated to their work, without being fully evaluated or having workplace exposures considered, former employees said. The clinic has turned away temp workers who got hurt on Tesla’s assembly lines, leaving them without on-site care. And medical assistants, who are supposed to have on-site supervision, say they were left on their own at night, unprepared to deal with a stream of night-shift injuries.

    If a work injury requires certain medical equipment – such as stitches or hard braces – then it has to be counted in legally mandated logs. But some employees who needed stitches for a cut instead were given butterfly bandages, said Watson and another former clinic employee. At one point, hard braces were removed from the clinic so they wouldn’t be used, according to Watson and a former medical assistant.

    As Tesla races to revolutionize the automobile industry and build a more sustainable future, it has left its factory workers in the past, still painfully vulnerable to the dangers of manufacturing.

    An investigation by Reveal in April showed that Tesla prioritized style and speed over safety, undercounted injuries and ignored the concerns of its own safety professionals. CEO Elon Musk’s distaste for the color yellow and beeping forklifts eroded factory safety, former safety team members said.

    The new revelations about the on-site clinic show that even as the company forcefully pushed back against Reveal’s reporting, behind the scenes, it doubled down on its efforts to hide serious injuries from the government and public.

    In June, Tesla hired a new company, Access Omnicare, to run its factory health center after the company promised Tesla it could help reduce the number of recordable injuries and emergency room visits, according to records.

    A former high-level Access Omnicare employee said Tesla pressured the clinic’s owner, who then made his staff dismiss injuries as minor or not related to work.

    “It was bullying and pressuring to do things people didn’t believe were correct,” said the former employee, whom Reveal granted anonymity because of the worker’s fear of being blackballed in the industry.

    Dr. Basil Besh, the Fremont, California, hand surgeon who owns Access Omnicare, said the clinic drives down Tesla’s injury count with more accurate diagnoses, not because of pressure from Tesla. Injured workers, he said, don’t always understand what’s best for them.

    “We treat the Tesla employees just the same way we treat our professional athletes,” he said. “If Steph Curry twists his knee on a Thursday night game, that guy’s in the MRI scanner on Friday morning.”

    Yet at one point, Watson said a Tesla lawyer and a company safety official told her and other clinic staff to stop prescribing exercises to injured workers so they wouldn’t have to count the injuries. Recommending stretches to treat an injured back or range-of-motion exercises for an injured shoulder was no longer allowed, she said.

    The next day, she wrote her friend a text message in outrage: “I had to meet with lawyers yesterday to literally learn how not to take care of people.”

    Tesla declined interview requests for this story and said it had no comment in response to detailed questions. But after Reveal pressed the company for answers, Tesla officials took time on their October earnings call to enthusiastically praise the clinic.

    “I’m really super happy with the care they’re giving, and I think the employees are as well,” said Laurie Shelby, Tesla’s vice president for environment, health and safety.

    Musk complained about “unfair accusations” that Tesla undercounts its injuries and promised “first-class health care available right on the spot when people need it.”

    Welcome to the new Tesla clinic
    Back in June, on stage at Tesla’s shareholder meeting, Musk announced a declining injury rate for his electric car factory.

    “This is a super important thing to me because we obviously owe a great debt to the people who are building the car. I really care about this issue,” Musk said to applause.

    It wasn’t long after that that Stephon Nelson joined the company. Working the overnight shift Aug. 13, Nelson got a sudden introduction to Tesla’s new model of care.

    He was bent over putting caulk inside the trunk of a Model X. Something slipped and the hatchback crunched down on his back. Nelson froze up in agonizing pain. He had deep red bruises across his back.

    “I couldn’t walk, I couldn’t sit down. I couldn’t even stand up straight,” said Nelson, who’s 30 and used to play semiprofessional football.

    He asked for an ambulance, but the on-call Tesla doctor said no – he could take a Lyft to the hospital instead.

    “I just felt heartbroken,” Nelson said. “What they was telling us in the orientation, that Tesla is a company that cares about their employees’ safety, it just seemed like it was just a whole reversal.”

    No one was allowed to call 911 without a doctor’s permission, said Watson and two medical assistants who used to work at the clinic under Besh’s direction. Anyone who did so would get in trouble, they said.

    “There was a strong push not to send anybody in an ambulance,” Watson said.


    “I couldn’t walk, I couldn’t sit down. I couldn’t even stand up straight,” Stephon Nelson says of what happened when he injured his back while working on a Tesla Model X. Credit: Paul Kuroda for Reveal

    It’s unclear why there was such a focus on avoiding 911, though some former employees thought it was to save money. Also, 911 logs become public records. And first responders, unlike drivers for ride-hailing services, are required to report severe work injuries to California’s Division of Occupational Safety and Health, the state’s workplace safety agency. Besh said ambulance use is based on “clinical judgment only.”

    The system was especially problematic on the night shift, as the factory continued churning out vehicles around the clock, but there were no doctors or nurses around, former employees said.

    Two medical assistants who used to work there said they often were left on their own – one on duty at a time – and struggled to tend to all the injured. Both had to do things such as take vital signs, which medical assistants aren’t allowed to do without on-site supervision, according to the Medical Board of California. Reveal granted them anonymity because they fear speaking out will hurt their careers. Besh said no one works alone.

    For a severely injured worker lying on the assembly line, it could take 10 to 15 minutes for a medical assistant to arrive and then contact on-call doctors, a medical assistant said. Getting a code for Tesla’s Lyft account was a drawn-out process that could take hours, she said.

    The medical assistants said they were alarmed and uncomfortable with the doctors’ orders to use Lyft because they worried some patients could pass out or need help en route. One worker directed to take a Lyft was light-headed and dizzy. Another had his fingers badly broken, contorted and mangled.

    Besh, who often serves as the on-call doctor, said anyone could call 911 in a life-threatening situation. He said he recommends using Lyft for workers who don’t need advanced life support.

    Besh gave the example of a worker who had the top of his finger cut off. He needed to go to the hospital, but not by ambulance, Besh said. He likened the situation to people at home who get a ride to the hospital instead of calling an ambulance.

    “We right-size the care,” he said. “Obviously, it’s all about the appropriate care given for the appropriate situation.”

    It’s a doctor’s judgment call to use Lyft, but many on the factory floor found it inhumane. In some cases, including the worker with an amputated fingertip, factory supervisors refused to put their employees in a Lyft and instead drove them to the hospital, according to a medical assistant.

    Injured workers sent back to work

    In Nelson’s case, he called his girlfriend to take him to the hospital. But he said his supervisor told him that he had to show up for work the next day or Nelson would get in trouble.

    Nelson needed the job, so he forced himself to come in. He shuffled slowly, hunched over in pain, to his department, he said. When it was clear he couldn’t do the job, he was sent to the Tesla health center, a small clinic on an upper level of the factory.

    Workers too injured to do their regular jobs are supposed to receive job restrictions and a modified assignment that won’t make the injury worse.

    But the health center wouldn’t give Nelson any accommodations. He could go home that day, but he had to report to work full duty the following day, he said.

    By law, work-related injuries must be recorded on injury logs if they require medical treatment beyond first aid, days away from work or job restrictions. The clinic’s practices were designed to avoid those triggers, said Anna Watson, the physician assistant.

    There was a clinic rule, for example, that injured employees could not be given work restrictions, Watson said. No matter what type of injuries workers came in with – burns, lacerations, strains and sprains – clinic staff were under instructions to send them back to work full duty, she said. Watson said she even had to send one back to work with what appeared to be a broken ankle.

    Medical clinics are supposed to treat injuries and keep workers safe, she said, “and none of that’s happening. So at the most acute time of their injury, they don’t have any support, really.”

    A medical assistant who formerly worked at the clinic remembered an employee who was sent back to work even though he couldn’t stand on one of his feet. Another employee passed out face down on the assembly line – then went back to work.

    “You always put back to full duty, no matter what,” said the medical assistant.

    Dr. Basil Besh said patients are given work restrictions when appropriate. He said those hurt at night get first aid and triage, followed by an accurate diagnosis from a physician the next day.

    “There’s always going to be somebody who says, ‘No, I shouldn’t be working,’ ” he said. “But if you look objectively at the totality of the medical examination, that’s not always the case.”

    Four days after Nelson’s injury, Watson herself sent him back to work with no restrictions, according to medical records he provided. Nelson said this happened repeatedly as he hobbled in pain.

    But Watson did what she could to help: She referred him to Access Omnicare’s main clinic, about 5 miles from the auto factory. It was allowed to give work restrictions, Watson said. But most workers aren’t sent there, and it can take a while to get an appointment.

    Eight days after his injury, the outside clinic diagnosed Nelson with a “crushing injury of back,” contusions and “intractable” pain. He finally was given work restrictions that said he shouldn’t be bending, squatting, kneeling, climbing stairs or lifting more than 10 pounds.

    Even after that, the health center at one point sent Nelson back to his department in a wheelchair, he said.

    “And I’m rocking back and forth, just ready to fall out of the wheelchair because I’m in so much pain,” he said.

    In September, Nelson got a warehouse job at another company. It was a pay cut, but he quit Tesla right away. “I feel like it’s really not safe at all,” he said.

    Besh said he couldn’t comment on a specific case without a signed release from the patient. But, he said, “a physician examined that patient and saw that there was not a safety issue.”

    Besh was named chairman of the American Academy of Orthopaedic Surgeons’ Board of Councilors this year. A Tesla spokeswoman set up and monitored his interview with Reveal.

    There’s been a “culture shift” at the health center since Tesla hired him to take over, he said.

    “So culturally, there were folks in the past who were expecting that any time they come to the clinic, they would be taken off of work,” he said. “And when we told them, ‘No, we really want to do what’s best for you’ … it’s taking some time to get buy-in.”

    In the end, Tesla counted Nelson on its injury logs, which is how Reveal identified him. That’s another reason the system didn’t make sense to Watson: Some workers whose injuries were so serious that they eventually would have to be counted still were denied proper care when they needed it most, she said.

    Many more injured workers never were counted, she said. Tesla’s official injury logs, provided to Reveal by a former employee, show 48 injuries in August. Watson reviewed the list for the three weeks she was there and estimated that more than twice as many injuries should have been counted if Tesla had provided appropriate care and counted accurately.

    Other ways Tesla’s clinic avoids treating workers
    The clinic seemed geared toward sending workers away instead of treating them, Watson said. The culture of the clinic, she said, was to discount workers’ complaints and assume they were exaggerating.

    The clinic would look for reasons to dismiss injuries as not work-related, even when they seemed to be, former employees said.

    Watson recalled one worker who had passed out on the job and went to the hospital because of her exposure to fumes in the factory. Even though a work-related loss of consciousness is required to be counted, no such injury was recorded on Tesla’s injury logs.

    Temp workers hurt on the production line also were often rebuffed by the clinic, said former clinic employees. At one point, there was a blanket policy to turn away temps, they said.


    Tracy Lee wears a brace to help with a repetitive stress injury she developed while working at Tesla’s factory. She says the in-house health center sent her away without evaluating her because she wasn’t a permanent employee. Credit: Paul Kuroda for Reveal

    Tracy Lee developed a repetitive stress injury over the summer when a machine broke and she had to lift car parts by hand, she said. Lee said the health center sent her away without evaluating her because she wasn’t a permanent employee.

    “I really think that’s messed up,” said Lee, who later sought medical treatment on her own. “Don’t discriminate just because we’re temps. We’re working for you.”

    By law, Tesla is required to record injuries of temp workers who work under its supervision, no matter where they get treatment. But not all of them were. Lee said her Tesla supervisor knew about the injury. But Lee’s name doesn’t appear on Tesla’s injury logs.

    Besh pushed back on the claims of his former employees.

    He said the clinic didn’t treat some temp workers because Access Omnicare wasn’t a designated health care provider for their staffing agencies. About half of the agencies now are able to use the clinic, and the rest should be early next year, he said.

    Besh said a physician accurately and carefully determines whether an injury is work-related and the clinic is not set up to treat personal medical issues. He said the clinic is fully stocked.

    As for prescribing exercises, Besh said the clinic automatically was giving exercise recommendations to workers who were not injured and simply fixed the error.


    These sample Work Status Reports, posted in Tesla’s health center, show how clinic staff were instructed to handle different situations. The document on the left, labeled “Work Related,” is marked “First Aid Only” and “Return to full duty with no limitations or restrictions,” scenarios that would mean Tesla wouldn’t have to count the injury. Those were the only options, says Anna Watson, a physician assistant who used to work there. One document for contract employees such as temp workers (center) and another for non-occupational injuries (right) both say to refer the patients elsewhere. Credit: Obtained by Reveal

    Clinic source: Tesla pressured doctor
    Access Omnicare’s proposal for running Tesla’s health center states that Tesla’s priorities include reducing recordable injuries and emergency room visits, according to a copy obtained by Reveal.

    It says Access Omnicare’s model, with more accurate diagnoses, reduces “un-necessary use of Emergency Departments and prevents inadvertent over-reporting of OSHA (Occupational Safety and Health Administration) recordability.”

    Even before Access Omnicare took over the on-site health center in June, Tesla sent many injured workers to its main clinic as one of the automaker’s preferred providers.

    Tesla exercised an alarming amount of pressure on the clinic to alter how it treated patients in order to keep injury rates down, said the former high-level Access Omnicare employee.

    “There was a huge, huge push from Tesla to keep things nonrecordable,” said the former employee.

    A Tesla workers’ compensation official routinely would contact the clinic to intervene in individual cases, said the former employee. Tesla would take issue with diagnoses and treatment decisions, arguing that specific workers should be sent back to work full duty or have their injuries labeled as unrelated to work. The clinic gave Tesla what it wanted, the former employee said.

    For example, Bill Casillas’ diagnosis suddenly was changed by Access Omnicare after discussions with Tesla.

    In December, Casillas was working in Tesla’s seat factory. When he touched a forklift, he felt an electric shock jolt him back. Later that shift, it happened again. He said he felt disoriented and found he had urinated on himself.

    Casillas said he hasn’t been the same since. He struggles with pain, tingling and numbness. At 47, he’s unsteady, uses a cane and hasn’t been able to work, he said.

    A doctor at Access Omnicare diagnosed a work-related “injury due to electrical exposure” and gave him severe work restrictions and physical therapy, medical records show.

    Then, nearly two months after his injury, another Access Omnicare physician, Dr. Muhannad Hafi, stepped in and dismissed the injury.

    “I have spoken again with (the workers’ compensation official) at Tesla and he informed that the forklift did not have electric current running. With that said, in my medical opinion, the patient does not have an industrial injury attributed to an electrical current,” he wrote.

    Hafi, who’s no longer with Access Omnicare, didn’t respond to questions. Besh said he can’t discuss patient details.

    The co-worker who was in the forklift during the second shock, Paul Calderon, said he disagrees with the Tesla official but no one asked him. He backed up Casillas’ account and said Tesla “tried to really downplay what happened to him.”

    Hafi’s January report noted that Casillas said he was “miserable,” used a cane and had pain all over his body. But he discharged him back to work full duty, writing, “No further symptoms of concern.”

    A Tesla safety team manager informed Casillas last month that his injury was not counted because it was “determined to not be work-related.” Casillas is still a Tesla employee, but he’s off work because of his injury. His workers’ comp claim was denied based on Hafi’s report, but his lawyer, Sue Borg, is seeking an independent medical evaluation.

    Besh said Tesla does not pressure him to dismiss injuries.

    “What Tesla pressures us on is accurate documentation,” he said. “What they want is their OSHA log to be as accurate as possible, so what they’ll push back on is, ‘Doctor I need more clarity on this report.’ And we do that for them.”

    “They are not in the business of making clinical determinations at all,” he said. “We make those clinical determinations only based on what the patient needs.”

    State regulators not interested
    By late August, Watson, the physician assistant, reached her breaking point. She got into an argument with Besh, who fired her for not deferring to doctors.

    Afterward, she filed a complaint to Cal/OSHA, California’s workplace safety agency.

    “I just see the workers at Tesla as having absolutely no voice,” she said. “I do feel extra responsible to try to speak up for what’s going on there.”

    Watson thought Cal/OSHA would put an immediate stop to the practices she witnessed. But the agency wasn’t interested.

    Cal/OSHA sent her a letter saying it folded her complaint into the investigation it started in April after Reveal’s first story ran. The letter said it had investigated and cited Tesla for a recordkeeping violation.

    But Cal/OSHA already had closed that investigation two weeks before Watson’s complaint. The agency issued a fine of $400 for a single injury it said was not recorded within the required time period. Tesla appealed, calling it an administrative error.

    Reveal had documented many other cases of injuries that Tesla had failed to record. But the agency had only about six months from the date of an injury to fine a company. By the time Cal/OSHA concluded its four-month investigation, the statute of limitations had run out.

    After Reveal reported that the time limitation makes it difficult to hold employers accountable, state legislators passed a bill giving investigators six months from when Cal/OSHA first learns of the violation. It was signed by Gov. Jerry Brown, but it was too late for the Tesla investigation.

    A Cal/OSHA spokeswoman said the investigation found four other “injury recording violations that fell outside of the statute of limitations.” Even if those other violations had been included, the spokeswoman said Cal/OSHA would have had to combine them in a single $400 citation.

    Tesla, meanwhile, inaccurately cites Cal/OSHA’s investigation as vindication.

    “We do get these quite unfair accusations,” Musk said on his October earnings call. “One of them was that we were underreporting injuries. And it’s worth noting that OSHA completed their investigation and concluded that we had not been doing anything of the sort.”

    Watson called Cal/OSHA officials to insist they investigate her complaint. She told them that she had detailed knowledge of a system that undercounted injuries by failing to treat injured workers.

    But Cal/OSHA officials told her that it wasn’t the agency’s responsibility, she said. They suggested contacting another agency, such as the medical board or workers’ compensation regulators.

    As Watson kept pushing and Reveal began asking questions, a Cal/OSHA spokeswoman said her complaint now is being investigated.

    Watson has a new job at an urgent care clinic. She said she just wants someone to make sure that Tesla workers get the care they need.

    “You go to Tesla and you think it’s going to be this innovative, great, wonderful place to be, like this kind of futuristic company,” she said. “And I guess it’s just kind of disappointing that that’s our future, basically, where the worker still doesn’t matter.”

    #USA #Tesla #Arbeit #Krankheit


  • Pourquoi la Falcon Heavy a été testée pour son premier vol (le 6 février 2018) avec une voiture comme charge utile (une Tesla perso d’Elon Musk). Et pourquoi, c’est moins débile que la boule à facettes, 1 semaine avant.

    https://www.youtube.com/watch?v=5TdaL92IMaQ


    En lien avec https://seenthis.net/messages/708818 sur Florence Porcel



  • Les dilemmes moraux de l’humanité à l’épreuve de la voiture autonome
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/24/les-dilemmes-moraux-de-l-humanite-a-l-epreuve-de-la-voiture-autonome_5374081

    Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.

    Peut-on tuer un vieillard pour sauver un enfant ? Toute vie humaine a-t-elle au contraire la même valeur, sans considération d’âge, de genre ou d’état de santé ?

    Ces questions, médecins, assureurs et militaires se les posent depuis longtemps. « Mais jamais dans l’histoire de l’humanité avons-nous autorisé une machine à décider seule qui doit vivre et qui doit mourir, sans supervision humaine, en temps réel. Nous allons franchir cette barrière prochainement, pas sur un lointain champ de bataille, mais dans un des aspects les plus banals de notre vie, le transport quotidien. »

    L’équipe de scientifiques français et américains qui lance cette prophétie vise la voiture autonome, future vedette de l’automobile. Dans la revue Nature du jeudi 25 octobre, ces psychologues, anthropologues et spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) poursuivent : « Avant d’autoriser nos voitures à prendre des décisions éthiques, il importe que nous ayons une conversation globale pour exprimer nos préférences aux entreprises qui concevront les algorithmes moraux et aux responsables politiques qui vont les réguler. »

    Les chercheurs avaient déjà ouvert cette grande discussion en 2016 dans la revue Science. Les personnes alors interrogées se prononçaient massivement en faveur d’algorithmes sauvant le maximum de vies. Leur position fléchissait toutefois si eux-mêmes ou un membre de leur famille se trouvait impliqué. L’échantillon qui avait été interrogé rassemblait un peu moins de 2 000 personnes.

    « Sauver les enfants »

    L’article de Nature rend compte d’une entreprise d’une tout autre ampleur. Plus de 2,5 millions de personnes venues de quelque 230 pays ou territoires ont cette fois livré leur choix. Pour recueillir une telle masse d’informations, Edmond Awad et Iyad Rahwan du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Azim Shariff de l’université de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) et Jean-François Bonnefon, de l’Ecole d’économie de Toulouse, ont conçu un site Internet.

    Ils n’y posent pas de simples questions – rapidement vertigineuses – mais placent le participant devant des scénarios. Par exemple, les freins d’une voiture autonome lâchent. A bord, une femme et un enfant. Sur la route, trois personnes âgées traversent au rouge. Faut-il continuer tout droit et écraser les passants ou braquer et tuer les passagers ? Et si un chien s’invite sur la banquette ? Ou si l’on remplace les vieillards par un sans-abri et une femme enceinte ? L’aspect ludique de l’expérience et des relais influents de la planète numérique (YouTube, Reddit) ont assuré le succès de l’opération.

    Les quelque 40 millions de décisions prises par les internautes entre juin 2016 et janvier 2018 livrent de nombreux enseignements. « Sans surprise, trois positions se détachent : épargner le plus grand nombre, privilégier les humains sur les animaux et sauver les enfants », indique Jean-François Bonnefon.

    Sans surprise, mais pas sans poser question. En 2017, une commission d’éthique allemande sur les véhicules automatiques a émis les seules recommandations disponibles sur le sujet. Elle exclut toute préférence basée sur les caractéristiques personnelles, notamment l’âge… « L’opinion n’a pas forcément raison, poursuit le psychologue toulousain. Mais si un gouvernement décide d’imposer un autre choix, il doit être prêt à le défendre, notamment le jour où un enfant sera écrasé. »

    Préférences différentes selon les pays

    Au-delà de ces trois critères communs, six autres facteurs ont été examinés dans l’étude. Le statut social et le respect de la loi comptent : pour être sauvé, mieux vaut être socialement inséré et respecter les feux que sans-abri et traverser n’importe où. De même, mais de manière moins sensible, la probabilité d’être percuté augmente si l’on est obèse et baisse si l’on est une femme. Autant de positions peu sensibles aux variations individuelles.

    Les personnes sondées avaient la possibilité d’indiquer leur profil, ce que 492 921 personnes ont fait. Il apparaît que l’âge, l’éducation, le sexe, les revenus, la religion ou encore les opinions politiques n’expliquent pas leurs choix moraux.

    En revanche, l’origine géographique pèse de façon importante. Les scientifiques ont en effet dressé les profils des 130 pays pour lesquels plus de 100 personnes avaient répondu. Trois groupes émergent. Le premier (Ouest) rassemble l’essentiel des pays occidentaux – mais pas la France – et tout le Commonwealth. Le second (Est) réunit l’Asie et une partie des nations de culture islamique. Enfin le troisième, au Sud, regroupe l’Amérique latine, quelques pays d’Europe centrale mais aussi la France, le Maroc, l’Algérie, la Polynésie… « Mes collègues américains ne voyaient pas le rapport. Moi, notre passé colonial m’a sauté aux yeux », raconte Jean-François Bonnefon.

    Entre ces trois grandes familles, certaines différences marquantes émergent. Ainsi, la préférence accordée aux jeunes est bien moins marquée à l’Est qu’au Sud. Idem pour le statut social : l’Orient y apparaît moins sensible que l’Occident et le Sud. En revanche, malheur à celui qui n’y respecte pas la loi.

    « Ces scénarios seront rares »

    « Une expérience de psychologie sociale à une telle échelle est vraiment rare », salue Grégory Bonnet, enseignant-chercheur à l’université de Caen et coordinateur du projet Ethicaa, sur l’éthique des systèmes autonomes.

    Néanmoins, l’exercice a ses limites. Ainsi, la représentativité des participants est biaisée. Ils sont majoritairement des hommes, près de 70 %, et dans la tranche d’âge 20-30 ans. Les chercheurs ont pu néanmoins « redresser » les résultats dans le cas des Etats-Unis, en tenant compte des données démographiques, sans modifier leurs conclusions.

    Autre réserve : ces scénarios ne refléteraient pas la réalité. Pour Grégory Bonnet, « il n’y a rarement que deux choix possibles sur une route et ces choix ne conduisent pas à des conséquences “blanches ou noires”, c’est-à-dire à la mort des personnes ».

    Jean-Gabriel Ganascia, chercheur en informatique à Sorbonne Université, renchérit : « Ces scénarios seront rares, car les voitures autonomes sont conçues pour éviter de se mettre en danger. Or là, cela signifierait qu’elles n’ont pas vu certaines choses à temps, ou que des infractions ont été commises… » Il sourit également à l’idée que si les voitures s’interdisaient d’écraser des jeunes, ces derniers pourraient s’amuser à perturber le trafic en passant devant les véhicules

    « Dix ou cent décisions par seconde »

    « La voiture autonome ne prend pas une décision mais dix ou cent par seconde, ajoute Guillaume Devauchelle, directeur de la recherche et du développement chez Valéo. Avant de se trouver devant ce dilemme impossible, sans voie de dégagement possible, elle aura ralenti. Plus profondément, cet article regarde la mobilité de demain avec les yeux d’aujourd’hui. Or, tout le paradigme va changer. Si vous n’êtes pas au volant, le temps n’est plus perdu, la vitesse n’a plus la même valeur. Ces scénarios deviennent absurdes. »

    Autant d’objections que l’équipe franco-américaine connaît. « Quand nous avons commencé, beaucoup nous disaient que de tels dilemmes n’arriveraient jamais, assure Jean-François Bonnefon. Aujourd’hui, beaucoup s’y intéressent et certains travaillent avec nous. »

    Et puis la voiture n’est pas le seul intérêt de l’affaire. « On est parti de là et on en arrive à tracer un arbre phylogénétique moral de l’humanité », s’étonne-t-il. Du reste, le psychologue entend bien profiter de cette base, désormais ouverte à tous, pour fouiller cette carte du monde. Comment se transmettent les influences ? Qu’est-ce qui peut rapprocher Israël et la Jamaïque ? Et d’où vient l’exception française ? « Ça sera dans le prochain article », promet-il.

    • Tiens, c’est marrant, ça s’excite sur le sujet en ce moment. Du côté de la formalisation des dilemmes aussi. J’ai eu à examiner un papier sur le sujet en vue de son acceptation à une conférence il y a peu. Pourtant le titre ne laissait en rien présager qu’il parlait de ça (« The Weak Completion Semantics and Equality », un truc très très technique lié à la programmation logique), mais il se trouve que ça permet de très bien décrire les types de problèmes dont parle l’article du monde. Le résuméde l’article est là, le texte intégral n’est pas encore disponible (je ne connais pas la politique de diffusion des actes de cette conférence [petite rectification : l’article sera disponible en accès ouvert après que la conférence ait eu lieu]) :

      https://easychair.org/smart-program/LPAR-22/2018-11-21.html#talk:84999

    • Déjà abordé ici, en particulier là :
      https://seenthis.net/messages/731438

      Avec ce commentaire de ma part :

      Ce que je cherche c’est un article qui explique que la question est mal posée, et qu’il faut refuser d’y répondre. C’est un piège qui vise à nous faire accepter l’inacceptable en déplaçant la vraie question.

      Si la voiture hésite entre tuer une vieille ou un enfant, c’est qu’elle est mal construite et qu’il faut refuser de la lâcher dans la nature.

      #Tesla #algorithme #voiture #éthique #AI #question #piège #propagande

    • TU fais bien de répéter ton commentaire.
      Difficile de croire qu’on en est encore là - qu’on ose poser la question et qu’on ose y répondre. Donner à une machine le luxe de choisir entre buter un jeune ou un vieux signifie clairement que la machine a été déjà bien trop loin dans ses fonctions - et ses concepteurs bien trop loin dans leur dystopie.

      Je soupçonne même ces questionnements existentiel ô combien artificiels d’être une tentative de néo-colonialisme averti montrant combien les pays « du sud » et « de l’est » (c’est quoi ces termes ??) sont en retrait sur les critère de moralité des pays occidentaux (ou de l’élite capitaliste).

      Flippant.

      Luddites, réveillez-vous !
      Consciences, révoltez-vous !

      PS : source du Monde, l’étude du MIT :
      http://moralmachine.mit.edu


  • Une voiture autonome devrait-elle tuer un jeune ou un papi ? Le MIT dévoile les résultats de son étude éthique
    https://www.numerama.com/vroom/434552-une-voiture-autonome-devrait-elle-tuer-un-jeune-ou-un-papi-le-mit-d

    En 2016, le MIT a lancé un questionnaire nommé « machine morale » pour évaluer les choix éthiques du public si une voiture autonome doit tuer quelqu’un dans un crash inévitable. Deux ans plus tard, les résultats ont fait l’objet d’une étude publiée dans la revue Nature. C’est la version moderne du dilemme du tramway, une expérience de pensée qui vous place devant un choix impossible. Si vous étiez une voiture autonome, quelle décision prendriez-vous si vous ne pouviez pas éviter un accident mortel (...)

    #Tesla #algorithme #voiture #éthique

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2017/08/accident-route-secours.jpg


  • The Moral Machine experiment
    https://www.nature.com/articles/s41586-018-0637-6

    With the rapid development of artificial intelligence have come concerns about how machines will make moral decisions, and the major challenge of quantifying societal expectations about the ethical principles that should guide machine behaviour. To address this challenge, we deployed the Moral Machine, an online experimental platform designed to explore the moral dilemmas faced by autonomous vehicles. This platform gathered 40 million decisions in ten languages from millions of people in (...)

    #Tesla #algorithme #voiture #éthique


  • #Tesla : Musk contraint d’abandonner la présidence du Conseil d’administration
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/tesla-musk-contraint-d-abandonner-la-presidence-du-conseil-d-administratio

    Selon un accord à l’amiable conclu avec le gendarme de la bourse américaine (SEC), le fondateur du constructeur de voitures électriques devra également payer 20 millions de dollars d’amende pour avoir induit en erreur les investisseurs.

    Il ne sera plus à la tête du Conseil d’administration et devra payer une amende de 20 millions de dollars. Ce sont les termes de l’accord à l’amiable conclu entre le fondateur de Tesla, #Elon_Musk, et le gendarme de la bourse américaine (SEC), qui l’accuse de fraude, selon un communiqué de la SEC publié samedi. Elon Musk reste néanmoins directeur général du constructeur de voitures électriques, qui traverse une phase délicate au moment où il essaye de livrer un modèle de moyenne gamme et de le fabriquer en masse.

    Selon l’accord, Tesla devra aussi payer 20 millions de dollars d’amende, et nommer deux directeurs indépendants au conseil d’administration, dont l’un prendra la présidence. Le gendarme de la bourse veut ainsi s’assurer que le fantasque patron de Tesla soit mieux supervisé par son conseil d’administration, tout comme sa communication. Elon Musk ne pourra pas se représenter à la présidence du conseil d’administration de l’entreprise pendant trois ans.


  • « Changer de système ne passera pas par votre caddie »

    En rendant cheap la nature, l’argent, le travail, le care , l’alimentation, l’énergie et donc nos vies - c’est-à-dire en leur donnant une #valeur_marchande - le capitalisme a transformé, gouverné puis détruit la planète. Telle est la thèse développée par l’universitaire et activiste américain #Raj_Patel dans son nouvel ouvrage, intitulé Comment notre monde est devenu cheap (Flammarion, 2018). « Le capitalisme triomphe, non pas parce qu’il détruit la nature, mais parce qu’il met la nature au travail - au #moindre_coût », écrit Patel, qui a pris le temps de nous en dire plus sur les ressorts de cette « #cheapisation » généralisée.

    Raj Patel est professeur d’économie politique à l’université du Texas d’Austin. À 46 ans, c’est aussi un militant, engagé auprès de plusieurs mouvements, qui a travaillé par le passé pour la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce. Logique, quand on sait qu’il se définit lui-même comme « socialiste », ce qui « n’est pas facile au Texas », nous précise-t-il dans un éclat de rire. Patel a déjà écrit sur les crises alimentaires, dont il est un expert. Il signe aujourd’hui un nouvel ouvrage, Comment notre monde est devenu cheap, co-écrit avec Jason W. Moore, historien et enseignant à l’université de Binghampton.

    Ces deux universitaires hyper-actifs y développent une nouvelle approche théorique pour appréhender l’urgence dans laquelle nous nous trouvons, mêlant les dernières recherches en matière d’#environnement et de changement climatique à l’histoire du capitalisme. Pour eux, ce dernier se déploie dès le XIVème siècle. Il naît donc avec le #colonialisme et la #violence inhérente à l’#esclavage, jusqu’à mettre en place un processus de « cheapisation » généralisé, soit « un ensemble de stratégies destinées à contrôler les relations entre le capitalisme et le tissu du vivant, en trouvant des solutions, toujours provisoires, aux crises du capitalisme ». Une brève histoire du monde qui rappelle, sur la forme, la façon dont Yuval Harari traite l’histoire de l’humanité, mais avec cette fois une toute autre approche théorique, que Raj Patel n’hésite pas à qualifier de « révolutionnaire ».

    Entretien autour de cette grille de lecture, qui offre également quelques perspectives pour sortir de ce que les auteurs appellent le « #Capitalocène », grâce notamment au concept d’ « #écologie-monde ».

    Usbek & Rica : Des scientifiques du monde entier s’accordent à dire que nous sommes entrés depuis un moment déjà dans l’ère de l’#Anthropocène, cette période de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre. Mais vous allez plus loin, en parlant de « Capitalocène ». Le capitalisme serait donc la cause de tous nos problèmes ?

    Raj Patel : Si vous avez entendu parler de l’Anthropocène, vous avez entendu parler de l’idée selon laquelle les humains sont en grande partie responsables de la situation désastreuse de notre planète. À ce rythme, en 2050, il y aura par exemple plus de plastique que de poissons dans les océans. Si une civilisation survient après celle des humains, les traces qui resteront de notre présence seront le plastique, la radioactivité liée aux essais nucléaires, et des os de poulet. Mais tout cela n’est pas lié à ce que les humains sont naturellement portés à faire. Il y a quelque chose qui conduit les humains à cette situation. Et si vous appelez cela l’Anthropocène, vous passez à côté du fond du problème. Ce n’est pas l’ensemble des comportements humains qui nous conduit à la sixième extinction. Il y a aujourd’hui beaucoup de civilisations sur Terre qui ne sont pas responsables de cette extinction de masse, et qui font ensemble un travail de gestion des ressources naturelles formidable tout en prospérant. Et ces civilisations sont souvent des populations indigènes vivant dans des forêts.

    Mais il y a une civilisation qui est responsable, et c’est celle dont la relation avec la nature est appelée « capitalisme ». Donc, au lieu de baptiser ces phénomènes Anthropocène, appelons-les Capitalocène. Nous pouvons ainsi identifier ce qui nous conduit aux bouleversements de notre écosystème. Il ne s’agit pas de quelque chose d’intrinsèque à la nature humaine, mais d’un système dans lequel évolue un certain nombre d’humains. Et ce système nous conduit vers une transformation dramatique de notre planète, qui sera visible dans l’étude des fossiles aussi longtemps que la Terre existera.

    Vous établissez, avec votre co-auteur, une histoire du capitalisme fondée sur sept choses « cheap ». Quelles sont-elles, et comment êtes vous parvenus à cette conclusion ?

    Dans ce livre, nous évoquons les sept choses que le capitalisme utilise pour éviter de payer ses factures. C’est d’ailleurs une définition courte du capitalisme : un système qui évite de payer ses factures. C’est un moyen de façonner et de réguler les relations entre individus, et entre les humains et la reste de la vie sur Terre. Ces sept choses sont la nature « cheap », l’argent « cheap », le travail « cheap », le care « cheap », l’alimentation « cheap », l’énergie « cheap » et les vies « cheap ». Nous sommes parvenus à cette conclusion en partie grâce à un raisonnement inductif fondé sur l’histoire, mais aussi en s’intéressant aux mouvements sociaux d’aujourd’hui. Par exemple, le mouvement Black Lives Matter ne proteste pas uniquement contre l’inégalité historique qui résulte de l’esclavage aux Etats-Unis. Ses membres se penchent aussi sur le changement climatique, l’équité entre les genres, le travail, la réforme agraire ou la nécessaire mise en place de meilleurs systèmes alimentaires et de systèmes d’investissement solidaires qui permettraient à des entreprises d’émerger.

    C’est une approche très complète, mais l’idée qui importe dans la structuration des mouvements sociaux est celle d’intersectionnalité. Et on peut identifier nos sept choses « cheap » dans presque tous les mouvements intersectionnels. Tous les mouvements visant à changer l’ordre social se tiennent à la croisée de ces sept choses.

    Vous expliquez que la nourriture est actuellement peu chère, mais que cela n’a pas été le cas à travers l’histoire. Dans votre introduction, vous prenez pour exemple les nuggets de MacDonald’s pour illustrer votre théorie des sept choses « cheap ». Pourquoi ?

    Il n’a pas toujours été possible d’obtenir un burger ou quelques chicken nuggets pour un euro ou deux. Au XIXème siècle, les ouvriers anglais dépensaient entre 80 et 90% de leurs revenus en nourriture. Aujourd’hui, nous consacrons à peu près 20% à l’alimentation. Quelque chose a changé. Et le nugget est devenu un fantastique symbole la façon dont le capitalisme évite de payer ses factures.

    Reprenons nos sept choses « cheap ». La nature « cheap » nous permet de retirer un poulet du monde sauvage et de le modifier en machine à produire de la viande. Cette approche de la nature est assez révélatrice de la façon dont le capitalisme opère. La deuxième chose, c’est le travail : pour transformer un poulet en nugget, il vous faut exploiter des travailleurs. Et partout dans le monde, ces ouvriers avicoles sont extrêmement mal payés. Une fois que les corps de ces ouvriers sont ruinés par le travail à la chaîne, qui va veiller sur eux ? Généralement, cela retombe sur la communauté, et particulièrement sur les femmes. C’est cela que j’appelle le « cheap care ». Les poulets sont eux-mêmes nourris grâce à de la nourriture « cheap », financée par des milliards de dollars de subventions. L’énergie « cheap », c’est-à-dire les énergies fossiles, permet de faire fonctionner les usines et les lignes de production. Et l’argent « cheap » permet de faire tourner l’ensemble, parce que vous avez besoin de taux d’intérêt très bas, et que les grandes industries en obtiennent des gouvernements régulièrement. Et enfin, vous avez besoin de vies « cheap » : il faut reconnaître que ce sont les non-blancs qui sont discriminés dans la production de ce type de nourriture, mais aussi que les consommateurs sont considérés comme jetables par l’industrie.

    Vous insistez sur le fait que le capitalisme est né de la séparation entre nature et société, théorisée notamment par Descartes. Et que cette naissance a eu lieu au XIVème siècle, dans le contexte de la colonisation. On a donc tort de dire que le capitalisme est né avec la révolution industrielle ?

    Si vous pensez que le capitalisme est né au cours de la révolution industrielle, vous êtes en retard de trois ou quatre siècles. Pour que cette révolution advienne, il a fallu beaucoup de signes avant-coureurs. Par exemple, l’idée de la division du travail était déjà à l’oeuvre dans les plantations de cannes à sucre à Madère à la fin du XIVème siècle ! Toutes les innovations dont on pense qu’elles proviennent de la révolution industrielle étaient déjà en place quand les Portugais ont apporté la production de sucre, l’esclavage et la finance à Madère.

    Quant à la division du monde entre nature et société, il s’agit là du péché conceptuel originel du capitalisme. Toutes les civilisations humaines ont une façon d’opérer une distinction entre « eux » et « nous », mais séparer le monde entre nature et société permet de dire quels humains peuvent faire partie de la société, et d’estimer qu’on est autorisé à exploiter le reste du monde. Les colons arrivant en Amérique considéraient ceux qu’ils ont baptisé « Indiens » comme des « naturales ». Dans une lettre à Isabelle Iʳᵉ de Castille et Ferdinand II d’Aragon, Christophe Colomb se désole de ne pouvoir estimer la valeur de la nature qu’il a devant lui aux Amériques. Il écrit aussi qu’il reviendra avec le plus d’esclaves possibles : il voit certains hommes et la nature comme des denrées interchangeables car ils ne font pas partie de la société. Cette frontière entre nature et société est propre au capitalisme, et c’est pourquoi il peut utiliser les ressources fournies par la nature tout en la considérant comme une immense poubelle.

    Le capitalisme fait partie, selon vous, d’une écologie-monde, un concept forgé par votre co-auteur. En quoi ?

    Nous nous inspirons de Fernand Braudel et du concept d’économie-monde. En résumé, l’historien explique que si l’on veut comprendre comment fonctionne le monde, on ne peut pas prendre l’Etat-nation comme unité fondamentale d’analyse. Il faut comprendre que cet endroit est défini par son rapport aux autres endroits, tout comme les humains sont définis par leurs relations aux autres humains. On doit également penser au système dans lequel le pays que l’on étudie se trouve.

    L’économie n’est qu’une façon de penser la relation entre les humains et le tissu du vivant. Par exemple, Wall Street est une façon d’organiser le monde et la nature. Les traders qui y travaillent font de l’argent en faisant des choix, et en les imposant via la finance et la violence qui lui est inhérente. Le tout pour structurer les relations entre individus et entre les humains et le monde extra-naturel. Ce que nous faisons, c’est que nous replaçons tout cela dans son écologie, et c’est pourquoi le concept d’écologie-monde fait sens. Si vous vous intéressez à la façon dont les humains sont reliés les uns aux autres, vous devez choisir la focale d’analyse la plus large possible.

    Vous dites qu’il est plus facile d’imaginer la fin du la planète que la fin du capitalisme. Pourquoi ?

    J’expliquais dernièrement à mes étudiants que nous avons jusqu’à 2030 si l’on veut parvenir à une économie neutre en carbone. Et ils étaient désespérés et désemparés. Ce désespoir est un symptôme du succès du capitalisme, en cela qu’il occupe nos esprits et nos aspirations. C’est pourquoi il est, selon moi, plus facile d’envisager la fin du monde que celle du capitalisme. On peut aller au cinéma et y admirer la fin du monde dans tout un tas de films apocalyptiques. Mais ce qu’on ne nous montre pas, ce sont des interactions différentes entre les humains et la nature, que certaines civilisations encore en activités pratiquent actuellement sur notre planète.

    Je vis aux Etats-Unis, et tous les matins mes enfants doivent prêter serment et répéter qu’ils vivent dans « une nation en Dieu » [NDLR : « One nation under God »]. Mais les Etats-Unis reconnaissent en réalité des centaines de nations indigènes, ce que l’on veut nous faire oublier ! Tous les jours, on nous apprend à oublier qu’il y existe d’autres façons de faire les choses, d’autres possibilités. Cela ne me surprend pas que certains estiment impossible de penser au-delà du capitalisme, même si les alternatives sont juste devant nous.

    Parmi ces alternatives, il y en a une qui ne trouve pas grâce à vos yeux : celle du progrès scientifique, incarnée en ce moment par certains entrepreneurs comme Elon Musk.

    Ce que je ne comprends pas, c’est que ceux que nous considérons comme nos sauveurs sont issus du passé. Beaucoup pensent qu’Elon Musk va sauver le monde, et que nous allons tous conduire des Tesla dans la joie. Mais si on regarde ce qui rend possible la fabrication des Tesla, on retrouve nos sept choses « cheap » ! Les travailleurs sont exploités, notamment ceux qui travaillent dans les mines pour extraire les métaux rares nécessaires aux batteries. Et Musk lui-même s’attache à éliminer les syndicats... Je suis inquiet du fait que l’on fonde nos espoirs sur ces messies.

    Des initiatives comme celle du calcul de son empreinte écologique ne trouvent pas non plus grâce à vous yeux. Pourquoi ?

    Parce qu’il s’agit d’un mélange parfait entre le cartésianisme et la pensée capitaliste. C’est une façon de mesurer l’impact que vous avez sur la planète en fonction de vos habitudes alimentaires ou de transport. À la fin du questionnaire, on vous livre une série de recommandations personnalisées, qui vous permettent de prendre des mesures pour réduire votre empreinte écologique. Qu’est-ce qu’il pourrait y avoir de mal à ça ? Evidemment, je suis d’accord avec le fait qu’il faudrait que l’on consomme moins, particulièrement dans les pays développés.

    Pourtant, présenter le capitalisme comme un choix de vie consiste à culpabiliser l’individu au lieu de condamner le système. C’est la même logique qui prévaut derrière la façon dont on victimise les individus en surpoids alors que leur condition n’a pas grand chose à voir avec leurs choix individuels, mais plutôt avec leurs conditions d’existence. On ne pourra pas non plus combattre le réchauffement climatique en recyclant nos déchets ! Du moins, pas uniquement. En mettant l’accent sur le recyclage, on sous-estime l’immensité du problème, mais aussi notre propre pouvoir. Parce que si vous voulez changer de système, ça ne passera pas par ce que vous mettez dans votre caddie, mais par le fait de s’organiser pour transformer la société. Et c’est l’unique façon dont une société peut évoluer. Personne n’est allé faire les courses de façon responsable pour mettre un terme à l’esclavage ! Personne n’est sorti de chez lui pour acheter de bons produits afin que les femmes obtiennent le droit de vote ! Tout cela dépasse le niveau des consommateurs. Il va falloir s’organiser pour la transformation, c’est la seule façon de combattre.

    C’est pour ça que le dernier mot de votre livre est « révolution » ?

    Si nous continuons comme ça, la planète sur laquelle nous vivons sera en grande partie inhabitable. Si je vous dis que j’ai l’idée révolutionnaire de transformer le monde pour le rendre inhabitable, vous me répondrez qu’il faudrait que j’évite de faire ça. Le problème, c’est que si je vous dis que j’ai l’idée révolutionnaire de se détourner du capitalisme pour vivre mieux qu’aujourd’hui, vous me diriez la même chose. On choisit sa révolution. Soit on essaye de maintenir les choses comme elles sont, avec leur cortège d’exploitation, de racisme et de sexisme, la sixième extinction de masse, et la transformation écologique pour prétendre que tout va bien se passer. Soit on accueille le changement à venir, et on tente de s’y connecter.

    Les systèmes sociaux meurent rapidement. Le féodalisme a par exemple disparu pendant une période de changement climatique et d’épidémies. Plusieurs expériences ont été tentées pour remplacer le féodalisme, et parmi elles, c’est le capitalisme qui a gagné. Ce que je veux dire, c’est que nous pouvons choisir le monde que nous voulons construire maintenant pour être capables de supporter l’après-capitalisme. On peut choisir sa révolution, mais la chose qu’on ne peut pas choisir, c’est de l’éviter. Le capitalisme nous rend aveugles à la révolution qu’il opère lui-même à la surface de la planète en ce moment.

    Donc, selon vous, il faudrait se tourner vers le concept d’écologie-monde pour reprendre espoir ?

    Une partie de ce que l’on voulait faire avec Comment notre monde est devenu cheap, c’était d’articuler théoriquement ce qui est déjà en train d’advenir. Je suis très inspiré par ce que met en place le mouvement paysan La Via Campesina. Ce mouvement international qui regroupe des petits paysans fait un travail incroyable, notamment en Amérique du Sud, en promouvant l’agroécologie.

    L’agro-écologie est un moyen de cultiver la terre qui est totalement à l’opposé de l’agriculture industrielle. Au lieu de transformer un champ en usine en annihilant toute la vie qui s’y trouve, vous travaillez avec la nature pour mettre en place une polyculture. Cela vous permet de lutter contre le réchauffement en capturant plus de carbone, et de vous prémunir contre ses effets en multipliant le type de récoltes. Enfin, vous vous organisez socialement pour soutenir le tout et gérer les ressources et leur distribution, ce qui ne peut se faire sans combattre le patriarcat. Voilà un exemple de mouvement fondé autour d’une lutte contre l’OMC et qui a évolué en une organisation qui combat les violences domestiques, le patriarcat et le réchauffement climatique. C’est un exemple concret, et presque magique, d’intersection entre les choses « cheap » que nous évoquons dans notre livre. Et tout cela est rendu possible parce que le mouvement est autonome et pense par lui-même, sans s’appuyer sur de grands espoirs, mais sur l’intelligence de chaque paysan.

    Votre livre compte 250 pages de constat, pour 10 pages de solution. Est-ce qu’il est vraiment si compliqué que ça d’accorder plus de place aux solutions ?

    Il y a déjà des organisations qui travaillent sur des solutions. Mais pour comprendre leur importance et pourquoi elles se dirigent toutes vers une rupture d’avec le capitalisme, on s’est dit qu’il était de notre devoir de regrouper un certain nombre d’idées qui parcourent le monde universitaire et le travail de nos camarades au sein des mouvements sociaux. Notre rôle me semble être de théoriser ce qui se passe déjà, et de nourrir nos camarades intellectuellement. Et ces sept choses « cheap » pourraient être une nouvelle manière d’appréhender nos systèmes alimentaires et tout ce que l’on décrit dans l’ouvrage, mais pas seulement. Le cadre théorique pourrait aussi s’appliquer à la finance, au patriarcat ou au racisme, et permettre aux mouvements en lutte de se rendre compte qu’il faut qu’ils se parlent beaucoup plus. Nous n’avions pas l’objectif de faire un catalogue de solutions, encore moins un programme politique : beaucoup d’acteurs engagés font déjà de la politique, et c’est vers eux qu’il faut se tourner si vous voulez changer les choses maintenant, sans attendre l’effondrement.

    https://usbeketrica.com/article/changer-de-systeme-ne-passera-pas-par-votre-caddie
    #intersectionnalité #mouvements_sociaux #post-capitalisme #capitalisme #alternatives #nature #responsabilité #résistance

    • Comment notre monde est devenu cheap

      « Cheap » ne veut pas simplement dire « bon marché ». Rendre une chose « #cheap » est une façon de donner une valeur marchande à tout, même à ce qui n’a pas de #prix. Ainsi en va-t-il d’un simple nugget de poulet. On ne l’achète que 50 centimes, alors qu’une organisation phénoménale a permis sa production : des animaux, des plantes pour les nourrir, des financements, de l’énergie, des travailleurs mal payés…
      Déjà, au XIVe siècle, la cité de Gênes, endettée auprès des banques, mettait en gage le Saint Graal. Christophe Colomb, découvrant l’Amérique, calculait ce que valent l’eau, les plantes, l’or… ou les Indiens. Au XIXe siècle, les colons britanniques interdisaient aux femmes de travailler pour les cantonner aux tâches domestiques gratuites. Jusqu’à la Grèce de 2015, qui remboursait ses dettes en soldant son système social et ses richesses naturelles.
      Le capitalisme a façonné notre monde : son histoire, d’or et de sang, est faite de conquêtes, d’oppression et de résistances. En la retraçant sous l’angle inédit de la « cheapisation », Raj Patel et Jason W. Moore offrent une autre lecture du monde. De cette vision globale des crises et des luttes pourrait alors naître une ambition folle : celle d’un monde plus juste.

      https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/documents-temoignages-et-essais-d-actualite/comment-notre-monde-est-devenu-cheap

      #livre



    • On choisit sa révolution. Soit on essaye de maintenir les choses comme elles sont, avec leur cortège d’exploitation, de racisme et de sexisme, la sixième extinction de masse, et la transformation écologique pour prétendre que tout va bien se passer. Soit on accueille le changement à venir, et on tente de s’y connecter.

    • Dans ce livre (https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/documents-temoignages-et-essais-d-actualite/comment-notre-monde-est-devenu-cheap), nous évoquons les sept choses que le #capitalisme utilise pour éviter de payer ses factures. C’est d’ailleurs une définition courte du capitalisme : un système qui évite de payer ses factures. C’est un moyen de façonner et de réguler les relations entre individus, et entre les humains et la reste de la vie sur Terre. Ces sept choses sont la #nature « cheap », l’#argent « cheap », le #travail « cheap », le #care « cheap », l’#alimentation « cheap », l’#énergie « cheap » et les #vies « cheap ». Nous sommes parvenus à cette conclusion en partie grâce à un raisonnement inductif fondé sur l’histoire, mais aussi en s’intéressant aux mouvements sociaux d’aujourd’hui. Par exemple, le mouvement Black Lives Matter ne proteste pas uniquement contre l’inégalité historique qui résulte de l’esclavage aux Etats-Unis. Ses membres se penchent aussi sur le changement climatique, l’équité entre les genres, le travail, la réforme agraire ou la nécessaire mise en place de meilleurs systèmes alimentaires et de systèmes d’investissement solidaires qui permettraient à des entreprises d’émerger.

      (...) Il n’a pas toujours été possible d’obtenir un burger ou quelques chicken #nuggets pour un euro ou deux. Au XIXème siècle, les ouvriers anglais dépensaient entre 80 et 90% de leurs revenus en nourriture. Aujourd’hui, nous consacrons à peu près 20% à l’alimentation. Quelque chose a changé. Et le nugget est devenu un fantastique symbole la façon dont le capitalisme évite de payer ses factures.

      (...) J’expliquais dernièrement à mes étudiants que nous avons jusqu’à 2030 si l’on veut parvenir à une économie neutre en carbone. Et ils étaient désespérés et désemparés. Ce désespoir est un symptôme du succès du capitalisme, en cela qu’il occupe nos esprits et nos aspirations. C’est pourquoi il est, selon moi, plus facile d’envisager la fin du monde que celle du capitalisme. On peut aller au cinéma et y admirer la fin du monde dans tout un tas de films apocalyptiques. Mais ce qu’on ne nous montre pas, ce sont des interactions différentes entre les humains et la nature, que certaines civilisations encore en activités pratiquent actuellement sur notre planète.

      (...) Beaucoup pensent qu’#Elon_Musk va sauver le monde, et que nous allons tous conduire des Tesla dans la joie. Mais si on regarde ce qui rend possible la fabrication des Tesla, on retrouve nos sept choses « cheap » ! Les travailleurs sont exploités, notamment ceux qui travaillent dans les mines pour extraire les métaux rares nécessaires aux batteries. Et Musk lui-même s’attache à éliminer les syndicats... Je suis inquiet du fait que l’on fonde nos espoirs sur ces messies.

      (...) Personne n’est allé faire les courses de façon responsable pour mettre un terme à l’esclavage ! Personne n’est sorti de chez lui pour acheter de bons produits afin que les femmes obtiennent le droit de vote ! Tout cela dépasse le niveau des consommateurs. Il va falloir s’organiser pour la transformation, c’est la seule façon de combattre.

    • Personne n’est allé faire les courses de façon responsable pour mettre un terme à l’esclavage !

      Euh, c’est une faute de traduction ou quoi ?

      Le boycott à grande échelle du sucre a été le premier outil du mouvement abolitionniste en Angleterre, notamment pour convaincre et faire progresser la solidarité dans la population anglaise (lire Bury the chains)… dans les années 1980 l’embargo économique contre l’Afrique du Sud a permis de maintenir la pression et, là aussi, de marquer les esprits dans nos pays (je me souviens comme si c’était hier de la campagne d’affichage contre Outspan). Et aujourd’hui, BDS avance et marque des points… Au Maroc on boycotte Danone et ça crée du rapport de force…

      Entendons-nous bien : personne ne dit que « faire les courses » a suffi à abolir l’esclavage ou que les AMAP vont sauver la planète.

      Mais #yenamarre de cette manière hautaine qu’ont certains intellectuels (bon ok, la plupart…) d’invalider les actions militantes (des autres) au prétexte qu’elles ne sont pas assez ceci ou cela, ça fait du tort à tout le monde.

    • Je ne sais pas si le boycott et la consommation responsable peuvent être comparés. Dans le cas du boycott, il s’agit de campagnes ponctuelles (même si souvent ça dure !), ciblées et publicisées, qui sont de l’ordre de l’attaque.

      La conso responsable, c’est une éthique, un comportement positif, qui porte sur tous les domaines (manger, s’habiller, se transporter), est plus diffus, a des caractères moins collectifs et au final assez peu offensifs.

      Il y a des points communs entre les deux : des collectifs comme De l’éthique sur l’étiquette essaient de donner à la conso l’agressivité des campagnes de boycott, les écolos ciblent parfois des actes de conso, une entreprise ou une salauderie à ne pas acheter, voir la paille. Mais comparons cette histoire de paille avec la campagne BDS... force est de reconnaître que la conso responsable s’impose comme un geste de distinction sociale, de conso ostentatoire, voire de gadget à se donner bonne conscience, et que les efforts pour la rendre marché-compatibles ont été bien récompensés.

    • La paille comme argument de l’homme de paille, chapeau (de paille).

      Mon argument consistait à dire que, en tournant en ridicule les démarches qui ne sont pas maximalistes, en faisant l’hypothèse qu’elles servent exclusivement « à se donner bonne conscience », et en dénigrant celleux qui les portent, on adopte une posture de supériorité facile, fausse et nocive.

      Facile : « personne n’a aboli l’esclavage en publiant un bouquin chez Flammarion ». Prouve-moi le contraire.

      Fausse : ce n’est pas parce que je me rends compte que la paille de mon Breizh-Cola est en plastique que soudainement j’abandonne tout le reste et que je passe au Coca-Cola sans paille.

      Nocive : rejette les gens de bonne volonté (parce qu’ils sont dans l’erreur™), au lieu de les encourager à avancer dans leur raisonnement ou leur engagement.

      Bien sûr il faut critiquer les initiatives qui sont récupérées (ou créées dans un but de détournement ou de récupération), mais ramener toute la question du « pouvoir du consommateur » à cette histoire de paille c’est ignorer l’histoire.

      Mais je crois qu’on devrait parler plus sérieusement des mouvements consuméristes. D’autant plus que, comme c’est extrêmement facile à tourner en dérision, ça devient un trope systématique : le même que celui qui consiste à dire que (n’importe quel sujet) est bobo.

      Ralph Nader a forcé les constructeurs à mettre des ceintures de sécurité dans les bagnoles, il a donc consolidé l’industrie automobile et sauvé la vie de gens qui pouvaient se payer des bagnoles ? Avec James Love il a lancé le procès Microsoft, hihi le gros truc de geek et « ce n’est pas en empêchant l’installation d’Internet Explorer qu’on va sauver le monde » ?

      De fait si on connaît l’un ou l’autre, c’est une critique absurde. C’est bien le même James Love qui s’est ensuite intéressé au prix des médicaments contre le sida et a créé le montage « 1 dollar par jour », qui a révolutionné l’approche mondiale de santé en rendant opérationnel le traitement comme prévention. Ça a littéralement sauvé des millions de vies. James continue à travailler sur la question de l’accès aux médicaments, notamment sur le cancer. Et fait partie de celleux qui développent l’analyse la plus poussée sur le rôle des brevets. Est-ce qu’il y a un lien ou pas ?

      (PS : Désolé pour le pauvre Raj Patel. Si ça se trouve son bouquin est intéressant.)

    • Ce n’est pas forcément dans une optique de moquer, de tourner en dérision. Il y a quand même l’argument de dire que ça porte le débat sur le terrain moral, et que seule une infime partie de la population a les moyens de se payer des produits plus éthiques. Et qu’en plus ça crée des nouveaux marchés de niche, pour les riches gentils éthiques, un marché parallèle, toujours dans le même système, parfaitement intégré au reste.

      Les mouvements de consommation ne sont pas tous que ça, mais une bonne partie est cela, et n’est que cela.
      Les exemples donnés précédemment sont quand même loin de campagne uniquement portées sur les choix individuels des consommateurs, ce sont des luttes au niveau de groupes institutionnels, avec des ONG, MSF, etc.

      Un lien donné dans l’autre conversation https://seenthis.net/messages/712158
      https://www.marxiste.org/theorie/sciences-environnement/2389-pourquoi-il-n-existe-pas-de-consommation-ethique-sous-le-capitalisme


  • Tesla workers speak out : ’Anything pro-union is shut down really fast’
    https://www.theguardian.com/technology/2018/sep/10/tesla-workers-union-elon-musk

    Elon Musk has said he is ‘neutral’ about a union but former employees blame their firing on their efforts to organize while current workers say a ‘culture of fear’ persists For two years Dezzimond Vaughn was a well-regarded worker at the Tesla factory in Lathrop, California. Then he became involved in trying to organize a union and suddenly his job was on the line. “They started changing rules without any remorse,” Vaughn, a 31-year-old former Tesla computer-numeric-controlled (CNC) heavy (...)

    #Tesla #travail