company:whirlpool

  • « Trop de pognon » dans les aides sociales ? La face cachée du non-recours | Elvire Bornand
    https://theconversation.com/trop-de-pognon-dans-les-aides-sociales-la-face-cachee-du-non-recour

    La pauvreté n’est pas le résultat de l’oisiveté d’une partie fainéante et irresponsable de notre population. C’est le résultat de mécanismes structurels liés à la précarisation du droit du travail, au durcissement des conditions d’indemnisation du chômage et à la déconnexion entre marché de la formation et marché du travail. Le défi auquel fait face l’action publique n’est pas, en définitive, celui des méfaits de l’assistance mais celui du non-recours aux droits et aux services. Source : The Conversation

    • La non-demande, c’est le fait de renoncer à faire valoir les droits auxquels on peut prétendre par découragement ou par peur des effets induits par la demande d’aide, notamment. Mais il existe d’autres cas plus spécifiques : les personnes âgées craignent que les aides versées soient reprises sur leur succession, privant ainsi leurs enfants d’héritage. Quant à la complexité des démarches, une enquête conduite en Loire-Atlantique a montré que percevoir le RSA-activité était quasiment une activité en soi, nécessitant de nombreux envois de courriers et des déplacements à chaque évolution de situation…

    • Je me souviens d’un ami qui travaillait à la Caf il y a quelques années et qui m’avait expliqué que sur l’ensemble des contrôles qui étaient déclenchés par la Caf il y avait beaucoup plus de situations où les gens ne touchaient pas les aides auxquelles ils avaient droit que de situations où ils touchaient plus que ce qu’ils devaient. Et le montant était également beaucoup plus important. Pas de chiffre vu que c’était une conversation générale et je ne sais pas si c’est toujours le cas mais ça fait réfléchir.
      Dernier exemple en date : avant quand on avait peu d’argent on avait une réduction sur l’abonnement électricité et/ou gaz et maintenant avec leur connerie de chèque énergie, faut faire la démarche. Généralement je fais mes démarches à temps et là je ne l’ai toujours pas fait, et apparemment je suis loin d’être la seule vu que j’ai reçu un coup de fil d’un gars pour expliquer comment procéder et ils appellent tout le monde m’a t’il dit parce que c’est à la traîne.

    • « On met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens sont quand même pauvres. On n’en sort pas. Les gens qui naissent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir ! »
      https://www.alternatives-economiques.fr/modele-social-francais-bel-bien-efficace/00085070

      http://www.lesrequinsmarteaux.com/album/macron-l%E2%80%99amour-fou?ajax=1&xnav=160&ynav=184&postitvisibl
      #Willem #Macronite_aigüe

    • Quand Macron fait poster une vidéo pour soustraire 7 milliards d’euros aux pauvres.
      https://www.humanite.fr/quand-macron-fait-poster-une-video-pour-soustraire-7-milliards-deuros-aux-p

      En choisissant de mettre en ligne une vidéo dans laquelle il « déplore » qu’on « met un pognon de dingue dans les minima sociaux » pour conclure que « les gens sont quand même pauvres », le président de la République occulte le processus qui produit une pauvreté de masse en France. Cette pauvreté résulte pour beaucoup des délocalisations de productions sur fond de dumping social et fiscal dans l’Union européenne et au delà. Et en même temps qu’il occulte cette réalité, Macron justifie les rémunérations sans limites que s’octroient les plus riches.

    • @vanderling Merci !

      A Montpellier, devant les mutualistes, Emmanuel Macron a dit la même chose avec d’autres mots. Evoquant les droits sociaux dans ce pays, il a déclaré : « Tous les jours, nombre de nos concitoyens constatent que l’universalité est mitée d’exceptions, de disparités, d’impasses, des situations ou les droits promis ne sont pas des droits réels. Nous vivons dans un pays où la promesse républicaine est souvent déçue car nous avons maintenu les droits formels qui souvent n’existent que sur le papier, c’est ça l’indignation française contemporaine. Pourtant nous consacrons toujours davantage de notre richesse à la protection sociale ».

      Dans ce même discours de Montpellier, Emmanuel Macron a défendu les riches en ces termes : « Je n’ai pas l’impression que quand redresse l’économie on soit contre le modèle social. Mettre un plafond à la réussite n’a jamais réglé le problème de l’exclusion ». Ces propos méritent un arrêt sur image sur la cas personnel d’Emmanuel Macron. En 2011, à la banque Rothschild son salaire annuel atteignait la coquette somme de 403.600€ à quoi se sont ajoutés 291.000€ de dividendes et 706.300€ de « bénéfices industriels » pour avoir négocié une transaction entre le groupe américain Pfizer et le groupe suisse Nestlé.
      Chez Rothschild, le salaire de Macron était proche de 100 fois le SMIC

      Peut-on considérer que cette somme annuelle de 1.400.900€, proche de 100 fois le SMIC mensuel, soit la juste rémunération d’un cadre bancaire au regard du salaire moyen perçu par les salariés du secteur bancaire ? A chacun de se faire une idée. Mais, quand des travailleurs productifs perdent leur emploi du fait des délocalisations de chaînes de production dans les pays à bas coûts de main d’œuvre, Emmanuel Macron n’affiche que du mépris à leur égard. Le jour où Marine Le Pen est allée, dans une stratégie de pêche aux voix, à la rencontre des salariés de Whirlpool, Emmanuel Macron s’y est aussi précipité pour dire à ces salariés qu’il ne pouvait rien contre la fermeture de leur usine. Il s’agissait pourtant d’un transfert de production dans un pays membre de l’Union européenne, la Pologne, où le salaire moyen est trois fois plus bas qu’en France. C’est parce que l’Europe permet de telles distorsions de concurrence sur fond de dumping social, fiscal et environnemental que le taux de chômage est élevé en France, que les salaires sont souvent bloqués à des niveaux très bas pour tenter de conserver des emplois, que la précarité et le temps partiel gagnent du terrain, ce qui augmente le nombre des ayant droit aux minima sociaux que le président Macron veut remettre en cause aujourd’hui, conduisant les pauvres à être encore plus pauvres.

      « Au lieu de foutre le bordel » , disait-il le 5 octobre 2017

      On n’oubliera pas non plus les propos insultant tenus par Emmanuel Macron le 5 octobre 2017 contre les salariés de GM§S à La Souterraine dans la Creuse. Ce jour là, ils cherchaient à le rencontrer lors d’un déplacement en Corrèze pour lui faire prendre conscience du fait que les principaux donneurs d’ordres de leur employeur, à savoir Renault et Peugeot-Citroën, décidaient de la fermeture de cette entreprise de sous-traitance en réduisant leur commandes de pièces aux profit des mêmes pièces importées. Macron refusa de le rencontrer et déclara que ces gens feraient mieux de voir s’il y avait « des postes à pourvoir » à 120 kilomètres de chez eux, « au lieu de foutre le bordel ».

      Dans ces deux cas, comme dans des milliers d’autres depuis plusieurs décennies, le quintuple bilan de cette politique de délocalisations est le suivant : nous avons moins d’emplois productifs en France, nous avons une balance commerciale dont le déficit augmente, le bilan carbone global de produits importés est plus élevé que s’ils étaient produits en France, la précarité de l’emploi ne cesse d’augmenter dans le pays, ce qui augmente aussi le nombre des ayant droit aux minima sociaux.

      Voilà comment « on met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas » pour autant. Mais aujourd’hui, le premier coupable dans cette affaire est le président de la République. C’est pour nier sa responsabilité qu’il a posté cette vidéo qui vise à justifier 7 milliards d’euros d’économies sur le dos de ses concitoyens les plus pauvres .

      Gérard Le Puill
      Journaliste et auteur

    • Mercredi 13 juin, le Canard Enchaîné révèle que Brigitte Macron et Emmanuel Macron ont commandé un nouveau service de table pour le Palais de l’Elysée. Les contribuables français vont devoir payer 500 000 euros !

      Article du Canard Enchaîné, page 2 :

      « La douloureuse devrait atteindre, voire dépasser, le demi-million d’euros, au vu des tarifs courants affichés par la manufacture de Sèvres (dont les comptes sont juste à l’équilibre). Soit 400 euros pièce pour les assiettes les plus simples, et à partir de 500 euros pièce pour les modèles contemporains. A ces prix-là, ce sont les comptables publics qui ne se sentent pas bien dans leurs assiettes. »



  • #blague #lol
    Grèves chez #Carrefour : la direction propose un #bon_d_achat de 150 euros à ses salariés - Libération
    http://www.liberation.fr/direct/element/greves-chez-carrefour-la-direction-propose-un-bon-dachat-de-150-euros-a-s

    Grèves chez Carrefour : la direction propose un bon d’achat de 150 euros à ses salariés
    Négociations.
    La direction de Carrefour a fait des propositions ce jeudi aux syndicats, notamment un bon d’achat de 150 euros, après la forte mobilisation pour les emplois et le pouvoir d’achat qui a perturbé des centaines de magasins le 31 mars, indique l’AFP.

    Depuis samedi, des « contacts » ont été « pris » entre les syndicats et la direction, celle-ci ayant mesuré « l’ampleur » de la colère des salariés, avaient indiqué à l’AFP des sources syndicales.

    La direction du géant de la distribution a proposé un bon d’achat maison de 150 euros pour un salarié à temps complet, avec un plancher fixé à 70 euros, selon les syndicats FO, CGT et CFDT. Confirmant ce montant, la direction a évoqué auprès de l’AFP un dispositif « gagnant gagnant », visant à « répondre aux préoccupations de pouvoir d’achat » des salariés, la somme étant aussi « réintroduite dans le chiffre d’affaires » de l’entreprise.



  • Beneath the Pavements, the Beach’ – or the Whirlpool?
    http://longreads.tni.org/state-of-power-2018/lessons-1968

    The political legacies of generational changes usually take the form of a circulation of elites a renewal of the personnel, the young coming to the rescue of the exhausted old. But once in a while, when it is the institutions that are exhausted or have become dysfunctional for the majority of the population, generational change can produce competing cultures – sometimes leading to competing strategies – for modernization of an institutional or even a whole political and economic system. These are circumstances in which the old institutions have lost credibility with a whole generation, who draw, in different ways, on the cultural innovations of the era to fashion their own alternatives.

    By the late 1960s, the institutions of US-dominated but nation-state-based finance was beginning to crack. In workplaces across Europe, employers faced increasingly uncontainable pressures due to policies of full employment and with them enhanced bargaining power and a collective, self-confident workforce that was already restless with the Fordist deal of total obedience in exchange for high wages.

    This began to affect profits and consequently to lead employers to build up political pressure for wage restraint and laws to curb the power of organized labour. In the UK, it was a Labour government that tried to implement these policies in 1967, in the face of strong resistance. At the same time the expansion of higher education had led to growing demands for expanded services, more diversity and greater power for students and teachers.

    The demand for increased wages or investment clashed directly with the government imperatives to curb public spending, beyond the military. But these movements challenged not just constraints on public spending or the levels of profit, but went much deeper too.


  • Emmanuel Macron, Amina et l’#hypocrisie du #bourgeois | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/154325/emmanuel-macron-marocaine-sans-papiers-migrante-amina

    On est, avec Macron, #inclus ou #exclu. On est inclus, de chez Whirlpool, quand on accepte la raison économique, et alors traité avec chaleur, ou exclu, de chez GM&S, quand on veut grappiller des indemnités supplémentaires et l’on ose perturber la paix du pays, et alors châtié de paroles. Être dedans ou dehors. Traité en courtoisie, ou fustigé. On est du bon ou du mauvais côté. Aimable bénévole des Restos du coeur, au selfie présidentiel, ou méchant ami des clandestins de Calais ou de la Roya, voué à la juste brutalité des forces de l’ordre républicain. On est dedans ou dehors. Dans le cadre de la loi et des règles, ou bien débordant. On est dedans, ou dehors. La frontière est indépassable. On est dedans, bon réfugié, ou dehors, misère du monde. On est dedans, on a tous les droits et le sourire aussi, on est dehors, on n’existe pas. C’est ainsi que le monde fonctionne, et cela est bien, nous dit le président.

    #surnuméraires


  • Des intérimaires toujours plus précaires, Le Monde économie, Catherine Quignon, 17.10.2017

    L’intérim est de moins en moins un tremplin vers un emploi stable. Les syndicats dénoncent des recours abusifs aux travailleurs intérimaires, les premières variables d’ajustement des entreprises.

    Lors du retour très commenté d’Emmanuel Macron sur le site de Whirlpool à Amiens, le 3 octobre, (http://lemonde.fr/politique/article/2017/10/03/emmanuel-macron-de-retour-a-amiens-aupres-des-salaries-de-whirlpool_5195290_) le président de la République a été interpellé par le député de La France insoumise François Ruffin sur le sort des intérimaires. Si la reprise du site par un industriel picard devrait permettre, à terme, de sauver l’emploi de 277 salariés de Whirlpool, les intérimaires – qui ne sont pas moins de 250 – sont exclus du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

    En effet, même s’ils travaillent depuis plusieurs années dans la même entreprise, les intérimaires n’entrent pas en compte dans les procédures de reclassement dont bénéficient les salariés en interne en cas de PSE. Leurs indemnités de fin de mission sont également sans commune mesure avec les « gros chèques » (indemnités extralégales) que touchent parfois les salariés sur le départ.

    Plus précaire, leur statut est censé être un tremplin vers un poste stable, mais c’est de moins en moins le cas : seuls 8 % de salariés en intérim en mars 2015 étaient en contrat à durée indéterminé (CDI) un an après, selon l’Observatoire de l’intérim et du recrutement (http://observatoire-interim-recrutement.fr/connaitre-les-interimaires/#section-1_1). Ils étaient 16 % en 2011. Dans les faits, « les intérimaires peuvent enchaîner des missions pour la même entreprise pendant des mois, voire des années », s’insurge André Fadda, de la branche intérim de la CGT.

    Réservé aux intérimaires enchaînant des missions régulières, le CDI intérimaire reste marginal : il concernait seulement 15 300 signatures fin février 2017, selon le dernier baromètre de Prism’Emploi. Une paille en comparaison des 698 000 intérimaires recensés en juillet 2017 par le ministère du travail. Au deuxième trimestre 2017, l’emploi intérimaire est en effet reparti à la hausse dans l’industrie et il est en forte croissance dans le tertiaire (http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2017-068.pdf).

    En théorie, la loi interdit de recourir à un intérimaire sur un poste stable. En pratique, les syndicats dénoncent le recours abusif aux emplois précaires. « Les pouvoirs publics ferment les yeux », s’insurge André Fadda. Les entreprises plébiscitent ce statut : « sur le site de PSA à Sochaux, il y a aujourd’hui plus d’intérimaires non qualifiés que de CDI qui sont recrutés », affirme Franck Plain, délégué CGT.

    Les condamnations pour abus restent rares

    Les condamnations pour abus restent rares : difficile de prouver l’existence d’un emploi durable quand plusieurs salariés se succèdent au même poste ; surtout, les intérimaires portent rarement plainte, espérant être réembauchés un jour. Mais elles existent : en mars, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné Sanofi pour abus de recours au travail intérimaire. L’inspection du travail avait répertorié 1 782 contrats de mission en 2010 et 1 853 en 2011, ainsi que 600 infractions au code du travail, rapporte la CGT. En octobre 2016, la société Cordon Electronics, qui employait en permanence 60 % de ses effectifs en intérim selon L’Humanité, a également été condamnée par la cour d’appel de Bordeaux (https://www.humanite.fr/l-abus-dinterim-epingle-par-la-justice-617179).

    « Les CDD et les intérimaires sont les premières variables d’ajustement dans les entreprises », souligne André Fadda. Le non-renouvellement de leur contrat fait rarement les gros titres de la presse. Pourtant, les « charrettes » d’intérimaires peuvent être massives.

    Alors qu’Airbus a annoncé fin 2016 la suppression de plus d’un millier de postes en Europe, chez Airbus Helicopters, « on est passé de 1 000 à 350 intérimaires en quelques mois » , affirme Rémy Bazzali, représentant CGT, dans le quotidien La Marseillaise. A Carquefou, au sein de l’entreprise NOV-BLM, qui comptait jusqu’à 200 intérimaires au plus fort de son activité, tous se sont vus remerciés avant la mise en place d’un plan social, dénonce dans une brochure le syndicat FO.

    Contrats à la semaine

    André Fadda déplore aussi des contrats de plus en plus précaires : « sur les chantiers navals à Saint-Nazaire, quand l’activité a repris à la fin des années 2000, les intérimaires se sont vu proposer à la semaine ou à la journée, alors qu’avant c’était plutôt des contrats de 5 ou 6 mois », raconte le délégué syndical. De fait, au quatrième trimestre 2016, les missions en intérim duraient en moyenne 1,9 semaine, selon le ministère du travail.
    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2017-027.pdf

    « Cette précarité empêche les intérimaires de faire des projets d’avenir », déplore le syndicaliste. Reste à voir si la taxation des contrats courts, au programme du gouvernement, permettra de limiter les abus.

    L’exploitation vue d’en bas, Le Monde, 25.11.2016, Anne Rodier

    Patrice Thibaudeaux livre un témoignage rigoureux et détaillé, sous la forme d’un journal de bord du travail de nuit dans une usine de métallurgie.

    S’il est de bon ton d’affirmer que « les classes sociales, c’est du passé », la condition ouvrière, elle, appartient bien au présent. Patrice Thibaudeaux en livre un témoignage rigoureux et détaillé, sous forme de journal de bord du travail de nuit dans une usine de métallurgie. Patrice Thibaudeaux y est intérimaire, comme plusieurs de ses collègues. Chaque jour à 6 heures, au retour de l’usine, il raconte sa nuit en quelques lignes. Parce que « la différence des classes commence par le langage », un lexique présente en fin d’ouvrage le vocabulaire des travailleurs de cette usine.

    Dans ce récit, la condition ouvrière prend vie comme dans un vieux roman classique : le travail très physique, parfois jusqu’à « l’abrutissement », les rapports entre ouvriers, tantôt cordiaux et solidaires tantôt agressifs, selon l’humeur et les conditions de travail du moment ; l’ambiance souvent tendue à cause de la fatigue, la violence, l’alcool et la drogue ; et les relations avec les « chefs », les « contremaîtres » et les « huiles de bureau », ceux qu’ils surnomment les « guignols en cravate ».

    Quant à Bob, Germain, Joseph, Maumo, Davy et les autres de ses compagnons, il en esquisse de brefs portraits, leur âge, leurs caractéristiques. Ils viennent presque tous d’un milieu ouvrier, certains de l’Assistance publique. Ils sont parfois paysans le jour et ouvrier la nuit. Mais pour l’auteur, ce qui explique le mieux leurs comportements, c’est leur passé.

    Les « négriers de l’intérim »

    Son témoignage poignant distribue les coups de griffe à la communication d’entreprise qui s’emballe sur les mesures de sécurité et donne des leçons, « comme si les gars prenaient plaisir à enfreindre les règles », comme s’il n’y avait pas d’impératifs de rentabilité ». Ils sont tellement loin de la réalité : « régulièrement des types se font écraser un doigt, se blessent avec un fil de fer », écrit-il.

    Puis vient le tour des « négriers de l’intérim », qui oublient de payer des heures, parfois une nuit entière, plus quelques primes, qui interrompent les contrats l’avant-veille d’un jour férié pour éviter de le payer. Et bien sûr celui d’un encadrement tatillon qui distribue les mises à pied « pour délit de cigarette ». Les ouvriers ne sont pas épargnés : ni ceux qui arrivent « avec un coup dans le nez », ni ceux qui « hurlent des vulgarités », etc..

    Le moral est souvent assez bas, plombé par un sentiment d’impuissance lié à la précarité de l’emploi. La résistance physique ou morale créent parfois des dynamiques de solidarité, mais pour Patrice, la seule issue est « la lutte des classes », car écrit-il : « tout, absolument tout (ou presque), découle d’elle ».

    Après cette longue épreuve qui a marqué l’année 2012, l’auteur passera une licence d’histoire en cours du soir et par correspondance qui lui permettra de faire un autre travail et d’en finir avec l’usine, provisoirement.

    « L’usine nuit et jour, journal d’un intérimaire », de Patrice Thibaudeaux. Editions Plein chant, 222 pages, 12 euros.

    #condition_ouvrière #intérimaires #tertiaire (invisibles #ouvriers) #CDD #variables_d’ajustement #précarité_de_l’emploi #exploitation #guignols_en_cravate #livre

    • PSA : colère des intérimaires de Sochaux et de Rennes qui dénonce une inégalité de traitement
      http://www.boursorama.com/actualites/psa-colere-des-interimaires-de-sochaux-et-de-rennes-qui-denonce-une-ineg

      Les intérimaires multiplient les débrayages depuis deux semaines, selon la CGT.

      Si les intérimaires des sites de Rennes et de Sochaux ont gagné moins d’argent que prévu, c’est parce qu’ils ont effectué moins d’heures supplémentaires en septembre, selon la direction. Le groupe automobile PSA a « formellement » démenti mardi 24 octobre toute différence de traitement et de rémunération entre ses salariés, après des accusations portées par la CGT intérim et -fait rare- des débrayages d’intérimaires.

      PSA précise qu’à Rennes, salariés et intérimaires ont réalisé « moins d’heures supplémentaires en septembre » que les mois précédents, en raison notamment de problèmes d’approvisionnement. Cette situation a eu « un impact négatif de 200 euros » sur la paie des intérimaires, payés au « réel » alors que les salariés de PSA ont un système de compteur temps annuel qui permet de « lisser la rémunération », a expliqué le porte-parole.

      « 1.367 EUROS PERÇUS CONTRE 1.850 EUROS ANNONCÉS »

      Le constructeur dément également que les pauses ne soient pas rémunérées pour les intérimaires et les tenues de travail non nettoyées ou remplacées, comme l’affirme la CGT dans un communiqué.

      D’après la CGT Sochaux, des intérimaires des équipe de VSD (vendredi, samedi, dimanche) n’ont perçu « qu’environ 1.367 euros nets au lieu des 1.850 euros nets annoncés par PSA et les agences d’intérim ».

      D’après le syndicat CGT intérim, une centaine d’intérimaires au total ont débrayé au cours des deux dernières semaines dans les usines PSA de Rennes et Sochaux pour dénoncer une « dégradation de leurs conditions de travail » et « le non-respect de l’égalité de traitement entre salariés à statut et salariés intérimaires », notamment en matière de rémunération.


  • Délocalisations et licenciements boursiers : le beau cadeau du gouvernement aux actionnaires des multinationales | Olivier Petitjean
    https://www.bastamag.net/Delocalisations-et-licenciements-boursiers-le-beau-cadeau-du-gouvernement-

    Les salariés de l’usine de Whirlpool d’Amiens – dont le combat avait défrayé la chronique pendant l’élection présidentielle – ont décidé de saisir les prud’hommes avant l’entrée en vigueur des ordonnances. Car avec la nouvelle loi Travail, il sera bien plus difficile de contester en justice une fermeture d’usine ou un plan de licenciements massifs, imposés par une entreprise multinationale en bonne santé financière. Le pouvoir de contrôle exercé par la justice sur ces « restructurations » sera très restreint. Explications. Source : Basta !


  • Nicolas #Hulot regarde ailleurs.

    Il permet, de fait, la #pollution total d’une rivière pour « sauvegarder les #emplois » mais grand silence de son gouvernement sur la délocalisation Whirlpool en Pologne pour l’ #UE

    Délocalisation de Whirlpool vue par les Polonais ici
    https://lc.cx/cLJR
    Pollution d’une rivière par Lactalis ici
    https://lc.cx/cLJC
    Vidéo de cette pollution ici
    https://www.facebook.com/haitzondoa/videos/1132177646882345
    Responsabilité de la pollution de l’air ici
    https://lc.cx/cL3q

    Questions :
    1) - Les rivières sont-elles le prolongement des égaux et les océans des bassins d’épuration ?
    2) - Comme 85% de la pollution de l’air, aux particules fines, N’EST PAS DUT AU TRANSPORT et que c’est nous qui payons la facture, va-t-on payer pour Lactalis ?
    3) - Quand allez-vous arrêter d’insulter notre intélligence ?

    #Rennes #Frexit sortie #UE + #Euro + #OTAN avec François #Asselineau et L’ #UPR


  • Loi travail : les concessions en catimini de LREM à la droite
    https://www.marianne.net/politique/loi-travail-les-concessions-en-catimini-de-lrem-la-droite

    Car la majorité LREM de l’Assemblée a fait de jolies concessions à la majorité LR du Sénat. En particulier en reprenant deux modifications voulues par cette dernière, qui ne sont pas minces. D’abord sur la possibilité de fusionner les institutions représentatives du personnel (CE et CHSCT), et donc la faculté pour les employeurs de passer outre l’opposition des syndicats majoritaires en convoquant un référendum. Ce que Laurent Pietraszewski présente comme la volonté de respecter « la compétence de négociation dévolue aux syndicats, tout en permettant de dépasser les blocages qui peuvent intervenir en matière de dialogue social ». Autrement dit, les syndicalistes qui ne voudraient pas signer un accord pourraient être mis de côté… On comprend que le rapporteur ne soit pas choqué lorsqu’on se souvient qu’il était il y a deux mois encore cadre RH chez Auchan. Et peut-être l’est-il encore un peu puisque selon le journal La Voix du Nord, son contrat ne serait que « suspendu ». Au passage, la CMP, toujours sous inspiration LR, a décidé de « limiter le nombre maximal de mandats électifs successifs des représentants du personnel ». On sent là comme une petite vengeance des élus politiques qui ne veulent pas être seuls à avoir une date de péremption…

    La seconde concession faite à la droite de droite par la droite centriste concerne le périmètre d’appréciation du licenciement économique. La CMP a tranché pour ne retenir que la France. Les salariés de Whirlpool apprécieront !

    #en_marche @sinehebdo


  • A #Amiens, l’espoir d’une reprise pour #Whirlpool
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/290717/amiens-lespoir-dune-reprise-pour-whirlpool

    © D.I. Au cœur de l’été, un entrepreneur local a annoncé qu’il avait trouvé un accord avec Whirlpool pour reprendre l’usine de sèche-linge qui fermera en juin prochain. Les 290 salariés et les centaines d’intérimaires et de sous-traitants concernés n’en savent pas beaucoup plus, mais espèrent.

    #Economie



  • D’Amiens-nord à Blanquefort, délivrons les ouvriers, fermons les usines !
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=936

    Tous les cinq ans, la classe ouvrière s’invite dans les débats électoraux. C’était les aciéristes de Florange en 2012, les fabricants de machines à laver Whirlpool cette année. Ce qui n’est jamais débattu en ces occasions, c’est l’utilité même de ces activités industrielles, ni même leurs conséquences sanitaires et écologiques. L’emploi n’a pas d’odeur et nos salaires valent plus que nos vies. Rappelons aux promoteurs de l’automobile, Philippe Poutou, François Ruffin, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen – et à leurs électeurs – que la voiture est le moyen de transport le plus nocif, le plus coûteux et le plus lent que l’industrie ait produit à ce jour. (...) Personne ne veut que les ouvriers soient pressés et jetés comme des serpillières après usage. Non plus que les paysans hier ou les (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/fermons_les_usines.pdf


  • Macron, classe moyenne et politique : réflexions sur la présidentielle 2017 – carbure
    https://carbureblog.com/2017/06/05/macron-classe-moyenne-et-politique-reflexions-sur-la-presidentielle-201

    Les élections présidentielles de 2017 en France ont été ce qu’on pourrait appeler une petite conjoncture : une structure sociale en crise s’effondre sous le poids de ses contradictions, et, dans le même moment et pour les mêmes raisons, parvient à se rétablir, non sur des bases nouvelles, mais en correspondant plus encore à ce qu’elle était auparavant. C’est une mise en adéquation à la situation telle qu’elle peut être appréhendée par cette structure : la crise formulée dans ses propres termes et résolue dans ses propres termes. Autrement dit, c’est un tour de vis et un retour à l’ordre, là où une « grande » conjoncture se caractériserait par l’impossibilité de le rétablir.

    Comme un chat qui retombe sur ses pattes, la classe politique française, à travers l’éclatement des deux partis qui se partagent le pouvoir depuis quarante ans et font l’objet de critiques de plus en plus pressantes, est parvenue, face aux populismes de droite comme de gauche, à rester aux affaires. Parler de recomposition n’y change rien : ce qui s’est passé, sous les dehors d’un « grand chambardement », revient à entériner dans les faits et à accentuer ce qui faisait le fond de la crise de légitimité de la politique en France : le système de l’alternance en revient à un régime de parti unique, appliquant une politique unique.

    #Emmanuel_Macron #En_marche_arrière #EnMarcheVersLeFN

    • On voit bien en quoi Macron, dans sa personne comme dans son « projet », répond parfaitement à cet état de fait : il incarne exactement le récit de vie du jeune diplômé de la classe moyenne supérieure qui, par son travail acharné, et malgré la concurrence, réussit à s’élever au-dessus de sa situation de départ. Pour lui, le chômage est moins un accident de parcours qu’une occasion de se reconvertir et de faire de nouvelles expériences : c’est un élément de carrière, qui prend place dans une stratégie sociale plus large. Et c’est en toute bonne foi qu’il pourra encourager les ouvriers de Whirlpool à faire preuve d’initiative et de saisir l’opportunité que doit représenter pour eux leur licenciement prochain : c’est comme ça, pour lui, que ça marche.

      Cette situation ne va pas sans difficultés. Pour les jeunes, catégorie déterminante en ce qu’elle indique de quoi demain sera fait, l’allongement de la durée des études, la dévalorisation des diplômes les plus courants, le fait qu’à la sortie de longues études on ne soit pas automatiquement gratifié d’un emploi à la hauteur de cet investissement, crée beaucoup d’amertume dans les couches inférieures de la classe moyenne. Dans ce domaine également, les couches supérieures ont su recloisonner vers le haut et se reconstituer des privilèges : le recrutement au sein des grandes écoles, le réseau relationnel, etc., garantissent de ne pas se retrouver dans la jungle commune de la recherche d’emploi. Il n’en reste pas moins que 80% des jeunes diplômés trouvent un travail à la sortie de leurs études, ce qui est loin d’être le cas dans une même tranche d’âge chez les non-diplômés, c’est-à-dire chez les jeunes prolétaires.

      Car les difficultés bien réelles qui découlent du fait que les privilèges doivent désormais être défendus bec et ongles font oublier que certains sont purement et simplement exclus de la compétition. Pour les jeunes de la classe ouvrière, le parcours professionnel ne fait l’objet d’aucune stratégie sociale, il est le plus souvent subi : orientation dans des filières dévalorisées ou absence de qualification et sortie précoce du système scolaire, précarité et chômage endémiques (ce chômage-là : celui qui n’est pas un élément de carrière, mais qui vous met à la rue), avec le passage de plus en plus courant par la case « débrouille » et séjour culturel en prison sont le lot des jeunes prolétaires, qui n’ont guère de privilèges à défendre. Cette mise hors-jeu de la compétition sociale s’accompagne très logiquement d’une mise hors-jeu électorale : la classe ouvrière ne va pas voter. Ceux qui savent n’avoir rien à attendre de la politique ne lui demandent logiquement rien.


  • #EnMarcheVersLeFN : A propos de la casse systématique du droit du travail, et plus généralement des acquis sociaux, par #Emmanuel_Macron et son gouvernement : les trois premiers mois, jusqu’au 13 août 2017

    La délocalisation de Whirlpool Amiens vue par les ouvriers polonais de Lodz
    France 3, le 29 avril 2017
    https://seenthis.net/messages/626637

    Macron met sur les rails une loi El Khomri taille XXL pour l’été
    Sébastien Crépel, Pierric Marissal et Cécile Rousseau, L’Humanité, le 9 mai 2017
    https://seenthis.net/messages/597922

    Quelles seront les premières attaques de Macron ?
    Ben Malacki, 19h17, le 9 mai 2017
    https://seenthis.net/messages/599118

    Des ordonnances pour la réforme du #Code_du_travail
    The Conversation, le 28 mai 2017
    https://seenthis.net/messages/604269

    Code du #travail : les #ordonnances adoptées le 20 septembre
    La Dépêche, le 1er juin 2017
    https://seenthis.net/messages/603301

    Code du travail, chômage, #Retraites : ces réformes prêtes à êtres dégainées après les élections législatives
    Thomas Clerget, Basta, le 1er juin 2017
    https://seenthis.net/messages/603132

    Réforme du travail : les 8 points clés du plan Macron
    Catherine Gasté, Le Parisien, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604250

    Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler
    #CGT, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604334

    Site loitravail.lol
    https://seenthis.net/messages/604357

    Ordonnances : La loi travail II s’annonce pire que prévu
    Malika Butzbach, Politis, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604412

    Projet de réforme du droit du travail : le gouvernement temporise mais l’inquiétude demeure
    L’Humanité, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604412

    Raisons d’agir
    Denis Collin, La Sociale, le 5 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604436

    La future loi travail va-t-elle aggraver le risque de catastrophes industrielles majeures ?
    Nolwenn Weiler, Basta, le 6 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/604504

    CSG : Macron et la CFDT continuent la contre-révolution rocardienne
    Bernard Friot, Politis, le 7 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605936

    TTF, taxe sur les salaires, bonus... La France dévoile son tapis rouge aux financiers
    Agefi.fr, le 7 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/614109

    Réforme du code du travail : le flou pourrait bien cacher des loups...
    La Tribune, le 8 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605174

    Au détour d’une phrase… : Macron et la refonte du système de protection sociale
    Lutzel, Médiapart, le 9 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605938

    Réforme du code du travail : vers un recul généralisé des droits des #salariés
    Réformer aujourd’hui, le 11 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/605981

    Sites Seveso en France : la future loi travail va-t-elle aggraver le risque de catastrophes industrielles majeures ?
    Nolwenn Weiler, L’Observatoire des Multinationales, le 12 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/606233

    La menace à long terme pour l’Europe n’est pas le Pen, c’est le capitalisme
    Conn Hallinan, Foreign Policy In Focus, le 13 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/611670

    Situation
    #Frédéric_Lordon, Lundi Matin, le 13 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/619566

    Réforme du marché du travail : les entreprises aussi seront perdantes
    David Cayla, L’Arène Nue, le 14 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/606770

    La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?
    Rachel Knaebel, Basta, le 20 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/608306

    La fortune des 500 Français les plus riches multipliée par sept en 20 ans
    Aubin Laratte, Le Parisien, le 27 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/632811

    CDI cassé, licenciements facilités, droits syndicaux rognés : des avocats expliquent les projets du gouvernement
    Basta, le 28 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/610756

    Une loi musclée sur le logement en préparation
    Cyrille Lachèvre, L’Opinion, le 29 Juin 2017
    https://seenthis.net/messages/611322

    La simplification de la carte des départements sera lancée en juillet
    Matthieu Quiret, Les Echos, le 29 Juin 2017
    https://seenthis.net/messages/612134

    Décryptage : les détails de la loi travail XXL et des ordonnances
    CGT, le 30 juin 2017
    https://seenthis.net/messages/614433

    “Le Parlement est à la botte de Macron qui va mettre en place la purge sociale exigée par l’UE” : entretien avec Frédéric Farah
    Vincent Ortiz, Le Vent Se Lève, le 3 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612436

    Discours d’Emmanuel Macron à Versailles : les trois annonces à retenir
    L’Internaute, le 3 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612258 (et discussions)

    CICE, ISF, "flat tax"... Philippe étale les réformes sur deux ans, au moins
    Jean-Christophe Chanut, La Tribune, le 4 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612776

    Macron s’exprime devant le parlement à Versailles
    Alexandre Lantier, World Socialist Web Site, le 4 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613068

    Etat d’urgence : les sénateurs restaurent l’interdiction de séjour
    Caisse des Depots, le 5 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/612971

    Logement : Emmanuel Macron veut créer un bail à durée limitée pour les travailleurs précaires
    20 Minutes, le 5 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613017

    Edouard Philippe veut s’en prendre aux aides au logement
    Hugo Baudino, La Tribune, le 5 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613027

    Loiret : l’Etat met fin au dispositif d’aide aux femmes battues, faute d’argent
    Le Parisien, le 6 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/624195

    Les sulfureuses privatisations d’Emmanuel Macron
    Laurent Mauduit, Médiapart, le 7 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613400

    France. Trois mois d’été pour détruire le code du travail, et les six mois qui suivent pour tout le reste ?
    Union syndicale #Solidaires, Alencontre, le 10 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613908

    Perturbateurs endocriniens : Nicolas Hulot s’incline devant la commission européenne
    Réformer Aujourd’hui, le 10 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/613911

    Avec Macron, 3 milliards d’impôts en moins... pour les 3.000 foyers les plus riches !
    Emmanuel Lévy, Marianne, le 11 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614741

    À nos ami·e·s qui pensent qu’Emmanuel Macron n’est pas le président des banques et de la finance
    #Attac_France, le 12 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614493

    Qu’attendre d’un gouvernement qui vient d’inventer la « dissuasion migratoire » ?
    #LDH, le 13 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614615

    Réforme du code du travail : cachez cette pénibilité que je ne saurais voir
    Maëlle Gélin, Le Vent Se Lève, le 13 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614792

    Un plan sévère d’économies de 331 millions d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche
    Camille Stromboni, Le Monde, le 13 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614933

    (rappel : "Je sanctuariserai le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche" http://www.scoopnest.com/fr/user/EmmanuelMacron/852916097540120576 )

    Plutôt que d’insister sur la préservation des acquis, nous devons proposer un projet nouveau
    Aurélie Trouvé, Reporterre, le 15 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/614937

    RÉFORME DES IMPÔTS : MACRON PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES
    #Osons_Causer, Youtube, le 19 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/616581

    La dangereuse contre-révolution fiscale de Macron
    Laurent Mauduit, Médiapart, le 19 juillet 2017 (#paywall)
    https://seenthis.net/messages/616608

    Silence, on maltraite les droits des femmes
    Isabelle Germain, Les Nouvelles News, le 20 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/616291

    Pour financer la baisse d’impôt des riches, Macron ralentit la marche vers l’égalité femmes-hommes
    Laura Slimani, Huffington Post, le 20 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/620180

    « C’est au sommet du pouvoir d’État que réside le problème majeur »
    Jean-Philippe Foegle, Slate, le 21 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/618863

    Logement : vive polémique sur la baisse de 5 euros des APL à la rentrée
    La Tribune, le 23 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617219

    Macron annonce la réduction de l’aide au logement dès octobre
    Kumaran Ira, World Socialist Web Site, le 24 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617187

    Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement
    Ivan du Roy, Basta, le 24 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617300

    Macron annonce une escalade des attaques contre les immigrants en France
    Athiyan Silva, World Socialist Web Site, le 26 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/617764

    Fin d’une illusion…
    Denis Sieffert, Politis, le 26 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/618356

    Le gouvernement signe un énorme coup d’arrêt au développement de l’agriculture bio
    Pauline Petit, Conso Globe, le 28 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/618670

    Coupe budgétaire sur les contrats de ville
    Ville et Banlieue, le 29 juillet 2017
    https://seenthis.net/messages/628314

    Projet de loi antiterroriste : « En Marche » vers la discorde
    Emmanuel Daoud, Médiapart le 1er août 2017
    https://seenthis.net/messages/620791

    Le gouvernement supprime 300 millions d’euros de dotations aux collectivités en 2017
    Le Monde, le 2 août 2017
    https://seenthis.net/messages/619567

    Dépenses publiques. Douche froide pour les communes et les départements
    Olivier Morin, L’Humanité, le 3 août, 2017
    https://seenthis.net/messages/620250

    Loi travail : les concessions en catimini de LREM à la droite
    Hervé Nathan, Marianne, le 3 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621397

    La baisse des APL et le visage hideux
    Marwen Belkaid, le 4 août 2017
    https://seenthis.net/messages/620256

    Collomb veut « distinguer le droit d’asile des autres motifs de migration »
    Le Monde, le 6 août 2017
    https://seenthis.net/messages/620586

    #Amazon. Bienvenue dans un monde merveilleux comme le prépare Macron
    Ludovic Finez, L’Humanité, le 6 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621394

    #Gérald_Darmanin : le bourreau bourrin de la République !
    Ugo Bernalicis, le 6 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621398

    Sénatoriales : le cynisme macroniste pour mettre en pièces les collectivités
    Francois Cocq, le 7 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621399

    Retraites «  On transforme des ayants droit en une armée d’assistés  »
    Pierric Marissal, L’Humanité, le 9 août 2017
    https://seenthis.net/messages/621213

    Assurance-chômage. Les zones d’ombre de la réforme de Macron
    Cécile Rousseau, L’Humanité, le 10 août, 2017
    https://seenthis.net/messages/622399

    Éducation. Pas de rentrée sans contrats aidés
    Adrien Rouchaleou, L’Humanité, le 11 août, 2017
    https://seenthis.net/messages/623429

    Macron : Gel des Contrats aidés
    Le Fil d’Actu, Youtube, le 13 août 2017
    https://seenthis.net/messages/622785

    Je vais peut-être m’arrêter là, la liste étant déjà longue, ça fera le bilan des trois premiers mois de casse systématique des acquis sociaux par le #gouvernement_Macron...

    #recension


  • Candidat d’une gauche unie, François Ruffin appelle les citoyens à une « insurrection électorale » aux législatives
    https://www.bastamag.net/Candidat-d-une-gauche-unie-Francois-Ruffin-appelle-les-citoyens-a-une

    En meeting dimanche à Amiens, le rédacteur en chef de Fakir, accompagné de salariés de l’usine Whirlpool et d’autres entreprises en difficulté, a rassemblé 2000 personnes venues le soutenir avant le premier tour des législatives le 11 juin. Le journaliste est parvenu à unir sur sa candidature l’ensemble des forces locales situées à la gauche du Parti socialiste. Malgré une solide adversité, incarnée notamment par le FN et le candidat du mouvement d’Emmanuel Macron, sa campagne bénéficie d’une forte (...)

    #Résister

    / #Gauche_radicale, #Luttes_sociales, #Reportages, #Souveraineté_populaire, A la une


  • Environnement Recyclage : une responsabilité à revoir
    http://www.alternatives-economiques.fr/recyclage-une-responsabilite-a-revoir/00078643

    Conflits d’intérêts, manque de concurrence et absence de sanctions dissuasives dégradent en France l’efficacité des filières de collecte et de tri...

    Le problème en France, c’est que les éco-organismes ont pour actionnaires et financeurs les principaux producteurs des secteurs concernés. Par exemple, Eco-Emballages est détenu par L’Oréal, Danone, Nestlé, Kraft, Whirlpool, Carrefour, Procter & Gamble... Eco-systèmes appartient à Whirlpool (encore), FagorBrandt, Darty... Eco-mobilier, à Ikea, But, Gautier, Conforama, Ligne Roset... Ces grandes entreprises sont donc à la fois juges et parties. Si la collectivité veut à la fois développer le tri et le recyclage des déchets tout en limitant les coûts à la charge des contribuables, il faut que les éco-organismes dépensent plus. Et donc qu’ils demandent des contributions plus élevées à leurs adhérents, dont les principaux sont aussi leurs actionnaires... Sur un plan strictement économique, les éco-organismes n’ont donc pas intérêt à ce que le recyclage se développe.


  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce mercredi 10 mai 2017
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/13584-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour, mercredi 10 mai, on est à la bourre (pour pas changer) aussi on ne perd pas de temps... ; )

    Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et une agréable journée.

    f.

    Actualités françaises :

    10.05.2017

    Macron devant la pyramide du Louvre : un signal fort adressé à ses maîtres (Fawkes.fr)

    Législatives. La France insoumise annonce la fin des négociations avec le PCF (L’Humanité.fr)

    FN : Marion Maréchal-Le Pen abandonne ses mandats politiques (Les Echos.fr)

    Pourquoi Marion Maréchal-Le Pen quitte (momentanément) la vie politique (Marianne.net)

    Le Parti socialiste en mode survie pour les législatives (France 24.com)

    Reprise du travail à Whirlpool : qu’espèrent les salariés de l’usine d’Amiens ? (France Tv Info.fr)

    09.05.2017

    Céline Martini, juge de l’application des peines : « Nous (...)

    #En_vedette


  • Amazon Echo, Alexa : sortie en France, prix, concurrents…
    http://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1194132-amazon-echo-alexa-sortie-en-france-prix-concurrents-caracteristiques/?een=cb2942708826c982c24a294342abc797

    Amazon étend son écosystème avec son haut-parleur connecté Echo capable de répondre vocalement aux questions de ses utilisateurs grâce à l’assistant personnel intelligent Alexa.

    Amazon Echo, le haut-parleur intelligent d’Amazon, est un succès commercial inattendu pour le géant de la vente en ligne, qui espère en écouler plus de 10 millions d’ici la fin 2017. Cet objet connecté domotique, équipé de sept micros et de l’assistant personnel vocal Alexa, espère se faire une place dans le quotidien de ses utilisateurs en répondant à toutes leurs questions grâce à un magasin d’applications vocales appelées les skills. Après avoir réveillé l’IA Alexa en l’appelant par son prénom, ils peuvent lui demander pêle-mêle de leur lire les dernières infos, une recette de moelleux au chocolat, la météo ou encore de commander une bicyclette sur le site d’Amazon.

    Alexa est désormais intégrée dans les machines à laver de Whirlpool, les frigos de LG et les enceintes de Lenovo. Les véhicules de Ford équipés de la solution d’info-divertissement Sync 3 seront eux aussi dotés de cet assistant personnel à l’été 2017 dans le monde entier.

    Cet objet connecté est lui aussi équipé de l’IA Alexa et se commande grâce à la voix. Mais il est complété par un appareil photo qui permet à ses utilisateurs de prendre des clichés et des films de leurs tenues vestimentaires pour les partager avec leurs amis sur les réseaux sociaux. Echo Look combine également les avis des fashionista et des photos des dernières tendances collectées sur le net pour donner à son propriétaire des conseils mode.

    Ce nouvel appareil, qui permet à Amazon de collecter et d’analyser des photos prises volontairement par ses clients, donne au groupe la possibilité de constituer des bases de données très riches sur ses clients et de s’infiltrer dans leur vie privée, ce qui ne manquera pas de poser des problèmes légaux de confidentialité des données, souligne The Verge.

    #Amazonologie #Alexa #Intelligence_artificielle #vie_privée


  • Au FN, les premiers règlements de comptes - Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070517/au-fn-les-premiers-reglements-de-comptes?onglet=full

    Quatre mois plus tard, il se dit, comme d’autres, « affligé ». « Tout le monde se renvoie la faute, et se défile. Moi, je refuse tous les médias. Qu’ils se démerdent », lâche-t-il. Un autre cadre frontiste, anti-Philippot, rapporte à Mediapart une « ambiance règlement de comptes », et se désole : « Avant le débat, Marine était présidentiable, elle avait fait une bonne séquence la semaine d’avant, Whirlpool et le bateau [dans le port du Grau-du-Roi, dans le Gard – ndlr], c’était bien joué, le ralliement de Dupont-Aignan aussi, et les gens à droite n’attendaient que ce fichu débat pour se décider. J’entendais des mecs de droite partout dire “m’en fous, je vote Marine”. Après le débat, dans notre fédé on se prend des courriers avec des cartes du Front coupées en deux. »

    Les mauvaises nouvelles sont tombées les unes après les autres : les propos du vice-président Jean-François Jalkh sur la Seconde Guerre mondiale exhumés dans la presse, un débat raté, Marine Le Pen chahutée lors de deux déplacements, en Bretagne puis à Reims. La faute à qui ? « La campagne n’a pas été séquencée. On a développé des trucs à droite à gauche, ce qui fait que 15 jours avant le premier tour, il n’y avait plus de kérosène dans le réservoir et Marine a commencé à décrocher, la campagne tournait à vide. »

    Un brin cynique, ce cadre est persuadé que « sans l’attentat deux jours avant le premier tour, Marine n’était pas au second tour ». Il va plus loin : « Cinq ans de Hollande, 300 morts dans les attentats, une situation économique désastreuse, du chômage de partout, des problèmes identitaires très forts, une France fracturée, et on fait 21 % au premier tour ? Vaut mieux arrêter tout de suite ! »

    C’est d’abord la stratégie de campagne et le positionnement de Marine Le Pen qui sont remis en cause. « C’est quoi le slogan de campagne de Marine Le Pen ?, interroge le même. La France apaisée ? Au nom du peuple ? Choisir la France ? » Selon lui, la candidate avait au départ su éviter un écueil récurrent des campagnes frontistes : ne pas mener une « campagne idéologique et doctrinaire ». « Avant, il fallait quasiment se convertir pour voter Front national. Là non, c’était assez ouvert, compréhensible, le message passait, Marine a même fait de la vraie politique sur une partie de sa campagne. » Mais pour une partie du Front national, la candidate n’a pas su tirer parti du naufrage du candidat de droite. « Rien ne s’est passé comme prévu, Fillon explose en plein vol, Hamon est mort, Mélenchon remonte, et là Philippot et ses sbires reviennent en disant “Mélenchon ça marche, donc faut faire du Mélenchon”. À partir de là, on retourne dans une campagne idéologique. Philippot avait fait le même coup en 2012, c’était un désastre. Il nous a mis dedans de force, à raconter qu’au bout de six mois on paierait nos baguettes en francs. Il nous a fait perdre un report de voix à droite. »

    Pour le membre du comité stratégique de campagne cité plus haut, la candidate a été « enfermée par Philippot et son équipe, qui ont verrouillé la campagne ». « Il y avait une concurrence entre les frères Philippot d’une part et Philippe Olivier d’autre part. Pour le débat, Marine a été conseillée par Gilbert Collard d’abord, puis les frères Philippot sont passés derrière. Et les sorties “bourrines”, l’agressivité du débat, c’est Philippe Olivier. Aujourd’hui, ils se rendent compte que ça a dysfonctionné. » Certains se plaignent d’avoir été déprogrammés des plateaux TV, au profit de Florian Philippot ou des tenants de sa ligne. Gilbert Collard aurait été écarté de la soirée électorale du premier tour, à Hénin-Beaumont. Déjà écartée de l’émission politique de France 2, le 10 novembre, au profit de Florian Philippot, Marion Maréchal-Le Pen se serait à nouveau vu refuser par Marine Le Pen d’être l’« invitée surprise » de la chaîne, face à Emmanuel Macron, le 6 avril. Ce n’est qu’au prix d’un passage en force que certains seraient parvenus à aller sur les plateaux.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere


  • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater

    EN INTEGRALITE :

    Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

    D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

    Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

    Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

    Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

    A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

    Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

    Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

    Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

    C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.

    #mondialisation #ubérisation #précarité #brutalité_sociale #guerre #régression #FMI #Social #macron #présidentielles_2017 #élections #CAC40 #Amiens #François_Ruffin

    Paru initialement dans Le monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
    en intégralité : https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai

    • Désintéressons-nous, une fois pour toutes, des élections ! Par Alain Badiou 27 04 2017
      https://www.les-crises.fr/desinteressons-nous-une-fois-pour-toutes-des-elections-par-alain-badiou

      *

      Dans un texte confié à Mediapart, le philosophe Alain Badiou invite à se désintéresser des élections, terrain de prédilection des adversaires de l’émancipation. « Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible », écrit-il, en appelant à « un véritable labeur politique » contre la servitude actuelle. *

      Je comprends l’amertume des protestataires, notamment les déçus du Mélenchonisme, à l’issue du premier tour des élections. Ceci dit, ils ont beau faire et beau dire : il n’y a dans ce vote aucune escroquerie, aucune aberration particulière.

      Il n’y a eu, en fait, que deux anomalies partidaires, qui ont malheureusement (pour les pouvoirs réels) décomposé le bloc parlementaire central. Ce bloc est composé de la droite et de la gauche classiques. Il soutient depuis quarante ans, voire deux siècles, le déploiement du capitalisme local. Or, le sortant local de la prétendue gauche, Hollande, ne se représentait pas, ce qui a décomposé son parti. D’autre part, la droite classique, à cause des funestes primaires, n’a pas choisi son meilleur vieux cheval : Juppé, mais un bourgeois de province à la triste figure, trop éloigné des délices « sociétaux » du capital moderne.

      Le deuxième tour “normal” aurait dû être Hollande/Juppé, ou au pire Le Pen/Juppé, avec dans les deux cas, une élection facile de Juppé. En l’absence des deux partis de gouvernement décomposés, nos vrais maîtres depuis deux siècles, à savoir les propriétaires et gestionnaires des capitaux, étaient quelque peu à la peine. Heureusement (pour eux), avec leur personnel politique habituel, les vieux briscards de la réaction ; avec aussi, bien entendu, l’aide de résidus sociaux-démocrates (Valls, Le Drian, Ségolène Royal et consorts), ils ont bricolé un substitut présentable du bloc parlementaire central en déshérence. Ce fut Macron. Ils ont aussi, chose très utile, et de grande portée à venir, rallié Bayrou, le vieux sage centriste expérimenté, l’homme de toutes les guerres électorales, y compris les plus difficiles. Tout cela fut fait avec brio, en un temps record. Le succès final est pratiquement assuré.

      Dans ces conditions, tout à fait explicables, le vote entérine, de façon plus claire que d’habitude, que la subjectivité pro-capitaliste et droitière, y compris sous ses formes quelque peu fascistoïdes, est absolument majoritaire dans ce pays.

      Une partie des intellectuels et une partie de la jeunesse refusent de le voir, ou le regrettent amèrement. Mais quoi ? Veulent-ils, ces amateurs d’élections démocratiques, qu’on leur change le peuple des votants, comme on fait d’une chemise sale ? Qui vote doit consentir au vœu de la majorité, tout de même ! En vérité, ces deux groupes mesurent le monde à l’aune de leur propre situation et de leurs propres rêves, sans en tirer la conclusion qui s’impose : il n’y a absolument rien à attendre du vote “démocratique”.

      Déjà Napoléon III, en 1850, avait vu que le suffrage universel était, non pas l’horreur que la bourgeoisie bien-pensante imaginait qu’il était, mais une véritable bénédiction, une légitimation inattendue et précieuse des pouvoirs réactionnaires. C’est encore vrai aujourd’hui, partout dans le monde. Napoléon le petit avait découvert que dans des conditions historiques à peu près normales, à peu près stables, la majorité numérique est toujours fondamentalement conservatrice.

      Concluons calmement. Hystériser les résultats d’une élection ne mène à rien qu’à une dépression vaine. Habituons-nous à ceci : il n’y aura jamais de mise à mort de notre servitude actuelle sans, au plus loin des rituels électoraux, la liaison historique de quatre facteurs :

      1 : une situation historique instable, qui bouscule fortement les subjectivités conservatrices. Très probablement, hélas, une guerre, comme pour la Commune de Paris en 1871, la révolution russe en 1917 et la révolution chinoise entre 1937 et 1947.

      2 : une division idéologique fortement établie, naturellement d’abord chez les intellectuels, mais finalement dans les larges masses elles-mêmes, sur le fait qu’il y a deux voies et non une seule, que tout l’espace de la pensée politique doit se structurer autour de la contradiction antagonique capitalisme/communisme, ou de tel ou tel de ses équivalents. Je rappelle au passage les principes de la deuxième voie : Etablissement, contre la propriété privée, de formes collectives de la gestion des moyens de production, du crédit et des échanges ; polymorphie du travail, notamment mise à mal de l’opposition manuel/intellectuel ; internationalisme conséquent ; formes de gestion populaire travaillant à la fin de l’Etat séparé

      3 : une levée populaire, certainement comme toujours minoritaire, mais qui met au moins en suspens le pouvoir d’Etat, levée souvent liée au point 1.

      4 : une organisation solide apte à proposer une synthèse active des trois premiers points en direction d’un effondrement des ennemis et de la mise en place aussi rapide que possible des éléments constitutifs de la deuxième voie, la communiste, ceux que j’ai rappelés ci-dessus.

      Deux de ces 4 points, le 1 et le 3, dépendent de la conjoncture. Mais nous pouvons dès maintenant travailler activement au point 2, tout à fait crucial. Et nous pouvons également travailler au point 4, notamment en soutenant, à la lumière partagée du point 2, des réunions et actions communes entre une fraction des intellectuels d’une part, et d’autre part le prolétariat sous trois de ses formes : les ouvriers et petits employés actifs, les familles ouvrières frappées et démoralisées par la désindustrialisation frénétique de la France depuis 30 ans, le prolétariat nomade, de provenance africaine, moyen-orientale ou asiatique.

      Hystériser, de façon à la fois dépressive et déclamatoire, des résultats électoraux, est non seulement inutile, mais nuisible.

      C’est se situer sans aucun recours sur le terrain des adversaires. Nous devons devenir indifférents aux élections, qui relèvent tout au plus du choix purement tactique entre : s’abstenir de jouer dans cette fiction « démocratique », ou soutenir tel ou tel compétiteur pour des raisons de conjoncture par nous précisément définies, dans le cadre, par ailleurs étranger aux rituels du pouvoir d’Etat, de la politique communiste. Nous devons consacrer notre temps, toujours précieux, au véritable labeur politique qui ne peut s’inscrire que dans les quatre points ci-dessus.

      Alain Badiou

      @Dror@sinehebdo https://seenthis.net/messages/594505



  • Natacha Polony : « Attali et Whirlpool, “l’anecdote” qui dit tout »
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13562-natacha-polony-attali-et-whirlpool-l-anecdote-qui-dit-tout

    La faute à qui ? hum ? c’est bien beau de jouer les madeleines maintenant avec ce choix qui nous est quasi imposé, mais c’est il y a 10 ans qu’il fallait y penser, (et ne pas censurer l’UPR)...

    Plus loin que cela cette politique de mondialisation sauvage n’est pas viable, sauf pour les actionnaires, et ça on le sait depuis longtemps...

    Alors pourquoi continuent ils ? Je suppose que vous avez la réponse.

    Alors avec Macron aux commandes....

    Amicalement,

    f.

    Jacques Attali et Emmanuel Macron, fêtant la victoire du candidat d’En Marche ! au premier tour, le 23 avril à La

    Rotonde à Paris. - Crédits photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

    CHRONIQUE - Le sort des ouvriers de Whirlpool a été qualifié « d’anecdote » par Jacques Attali. Tout un symbole pour celui qui inspire, (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • #Revue_de_Presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce samedi 29 avril 2017
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse/13560-revue-de-presse-du-jour-comprenant-l-actualite-nationale-et-interna

    Bonjour, enfin le week end, de notre côté cela va être chahuté, car il faut que je rapatrie le PC à Chalouette, etc., du reste elle récupère bien, mais je la dispense toujours de corrections pour l’instant, malgré son insistance. ; )

    Sur ce je vous souhaite une bonne lecture et une agréable journée.

    f.

    Actualités françaises :

    29.04.2014

    Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan annonce son soutien à Marine Le Pen (Atlantico.fr)

    Nicolas Dupont-Aignan, futur Premier ministre de Marine Le Pen ? (Agoravox.fr)

    Jean-Luc Mélenchon ne donne ni consigne, ni sa voix à Marine Le Pen (France 24.com)

    Whirlpool : les syndicats et la direction se sont rencontrés, deux repreneurs jugés "sérieux" (France Tv Info.fr)

    La croissance française en berne au premier trimestre (Le Point.fr)

    Logement neuf : hausse (...)

    #En_vedette


  • Dans l’entre-deux-tours, les déplacements savamment mis en scène de Marine Le Pen - Le Monde
    http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/04/28/dans-l-entre-deux-tours-les-deplacements-savamment-mis-en-scene-de-marine-le

    Une salariée de l’usine Whirlpool d’Amiens a affirmé à BFM-TV que les sifflets qui ont servi lors de l’accueil chahuté d’Emmanuel Macron avaient été distribués plus tôt par le FN. Des élus locaux avaient préparé le terrain.

    #Linfiltré #PhoneStories #FN #Fachosphere