• Débat : #Classement_de_Shanghai, un palmarès pas très classe !

    Chaque été sort le 15 août la nouvelle mouture du « classement de Shanghai » – plus précisément le classement de l’Université Jiao Tong de Shanghai. Son but initial était de situer les universités chinoises par rapport à leurs homologues américaines. Il peut d’ailleurs « être considéré comme le symptôme du goût traditionnel de la civilisation chinoise pour l’#ordonnancement et la #classification ».

    Sorti des frontières chinoises depuis sa création en 2003, ce classement est devenu au fil des années un outil de #comparaison universel, non seulement des universités mais aussi des pays entre eux. Cependant, la communication qui l’entoure n’est-elle pas disproportionnée par rapport à sa qualité technique ?

    Une #méthodologie à questionner

    Notons d’abord que ce classement se concentre exclusivement sur l’activité de #recherche des établissements. Certaines disciplines, comme les #sciences_humaines_et_sociales, n’y sont pas prises en compte.

    L’activité d’#enseignement n’y est pas évaluée, pas plus que la #vie_étudiante, les #activités_culturelles ou l’insertion dans les territoires. Autant de dimensions qui sont pourtant essentielles pour un futur étudiant voulant juger de la « #qualité » d’une université. Globalement, ce classement favorise les universités qui sont fortes en #sciences_expérimentales, situées dans les pays où l’on parle l’#anglais.

    Sa méthodologie soulève aussi les critiques, sur le plan de la #bibliométrie, de ses #indicateurs, imparfaits et biaisés, de la difficulté d’homogénéiser les données entre plusieurs pays. C’est le #jugement_subjectif du fournisseur du classement qui détermine les indicateurs les plus importants, sans aucune justification théorique, et qui les impose de fait aux utilisateurs.

    Plus généralement, il est aberrant qu’un classement qui se base sur une seule note globale puisse refléter la #qualité d’une université, structure très complexe et diverse. C’est un peu comme s’il s’agissait de désigner la meilleure voiture du monde. Une Zoé est-elle une « meilleure » voiture qu’une Porsche ou une Kangoo ? Cela dépend bien sûr de l’usage du véhicule, du budget qu’on peut lui consacrer, et aussi de paramètres subjectifs (esthétique, « marque préférée » etc..). Alors pourquoi fait-on pour les universités ce qu’on ne se permettrait pas de faire pour l’automobile ?

    Une #perversité dans les usages

    Même faux, même biaisés, les classements ne poseraient pas un gros problème s’ils n’étaient pas devenus un #produit_de_consommation, une aubaine commerciale et même un dangereux outil de #management stratégique.

    Revenons sur les différentes catégories de « consommateurs » de classements. Au départ, les classements s’adressaient aux étudiants et à leurs familles, afin de les aider à effectuer leurs choix. C’était le cas du premier d’entre eux, celui de US News and World report en 1983, puis aujourd’hui du « classement de Shanghai ».

    https://twitter.com/FR_Conversation/status/1151738587047743489?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    On aboutit ainsi à des sortes de « Guides Michelin » des universités. Comparaison intéressante, car on sait que la légitimité du guide rouge a été fortement remise en cause, à la fois sur des questions de méthodologie (système ancien, flou, manque de transparence), mais aussi d’usage (pression accrue sur les bénéficiaires).

    Mais la comparaison s’arrête là : si je fais confiance à une mauvaise évaluation dans un guide gastronomique, je ferai, au pire, un mauvais repas. Si je n’utilise que les classements pour choisir mes études, je risque de faire un mauvais choix de vie !

    Autres usagers des classements, les #entreprises. Elles embauchent quelquefois plus un diplôme « bien classé » qu’une personne. Dans notre pays, cette tendance existe dans le privé mais aussi dans la fonction publique avec l’exception culturelle des « grands corps », où certaines écoles ont le monopole de certains emplois.

    Les universités elles-mêmes peuvent être tentées de les utiliser pour sélectionner un partenaire étranger. Mais elles peuvent, hélas, aussi construire une stratégie visant à progresser dans les classements, plutôt que se concentrer sur leurs objectifs fondamentaux : qualité des formations, compétitivité des recherches, services rendus à la société. On passe ainsi du classement comme simple « élément d’information et de contexte » à un « élément d’une stratégie ».

    Enfin, l’État a pu considérer la progression dans les classements comme objectif stratégique pour ses universités. De même, le risque existe de voir les classements pris en compte par des organismes de contrôle ou comme variables dans des algorithmes d’attribution de #ressources.

    Du commercial au politique

    Oui, le classement des universités « fait vendre ». Il s’insère dans la passion de la presse magazine pour les #palmarès en tous genres, et est devenu un des principaux marronniers de la presse estivale. L’analyse sémantique montre que c’est paradoxalement la #contre-performance des établissements français qui fait évènement (« les universités françaises piétinent », « les universités françaises restent en retrait »…).

    Comme un club de football, les principaux classements commercialisent aussi de lucratifs produits dérivés : consultance, publicités, congrès, salons, aides à la rédaction de candidatures…

    La manière dont les universités ou les gouvernements communiquent sur ces classements ne peut qu’augmenter ce véritable #cercle_vicieux qui transforme le classement d’un simple outil en un #objectif_stratégique. On ne devrait pas commenter la place de nos universités dans ces classements avec un vocabulaire sportif : les universités ne sont pas dans un championnat.

    Il existe malgré tout un effet positif à cette médiatisation, celui de voir le public s’intéresser à un succès académique. Mais alors, pourquoi aussi peu d’écho à d’autres réussites ? Ainsi, l’attribution à Martin Karplus, professeur à l’université de Strasbourg et à Harvard, du prix Nobel de chimie 2013, est passée quasiment inaperçue en France.

    L’appétence pour les classements ne reflèterait-elle qu’un manque d’information sur la science et l’université ? L’importance prise par les classements comme celui de Shanghai comblerait-elle un vide créé par des universités ne communiquant pas assez avec le grand public ?

    Évaluer, et non classer

    On pourrait dire que tout cela est un argument de « mauvais perdant » : moins bien on est classé, plus on critique les classements ! Or la LERU (League of European Research Universities), qui regroupe les universités européennes les mieux classées, a adopté une position très claire :

    "Les classements sont, au mieux, sans rapport avec les #valeurs de l’université ou, au pire, les saperont. Ils encouragent la convergence vers un modèle dominé par la recherche, réduisant la diversité du système et sapant le potentiel de contribution à la société par d’autres moyens (..) Cela pourrait conduire à une culture obsessionnelle de la #mesure et du #contrôle, et promouvoir l’idée d’« #universités-supermarchés »."

    Mais attention, questionner les classements, mettre en cause leur importance, discuter leur #fiabilité ne veut pas dire que les universités ne veulent pas être évaluées, puisque l’#évaluation est dans leur quotidien.

    Répétons-le, on ne peut pas résumer la diversité et la richesse de nos universités par des chiffres à la fiabilité contestée. Le but de l’université n’est pas de figurer dans les classements. Elle travaille à la réussite de ses étudiants, pour qu’ils approfondissent le plus loin possible leurs savoirs. Elle se consacre à une recherche à la fois désintéressée et tournée vers la société, toute la société. C’est à l’aune de ces objectifs fondamentaux que la qualité de l’université devrait être regardée, analysée, commentée, mais sans classer.

    https://theconversation.com/debat-classement-de-shanghai-un-palmares-pas-tres-classe-142444
    #Shangai #ranking #université #facs #classement #critique

    –—

    Je signalais ici l’entrée de l’#Université_Grenoble_Alpes dans les top 100 du classement :
    https://seenthis.net/messages/871918#message871920

  • YouTube’s Power of the Purse - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/07/06/technology/youtube-online-harassment.html

    By Shira Ovide

    July 6, 2020, 1:08 p.m. ET

    Facebook is a place where people get attention — but not typically where they make much money. YouTube is both.

    The video site, owned by Google, shares the money it earns from its commercials with its video creators, making it a potentially lucrative place for people airing comedy shows, animal documentaries or beauty tutorials. Even though Facebook has a huge audience, it can be harder to make money there.

    This gives YouTube the ability to shut off the money for people who spew vitriol or harassment. Exercising its power of the purse can be a significant way to assert control over people who use and abuse the site.

    We’ve seen that deliberate designs of our internet spaces, such as rewarding posts that generate a high number of interactions, can help the most provocative and potentially harmful messages spread more widely. But YouTube shows that some constructions of online spaces can help combat the nastiness, too.

    Let me explain this big difference between YouTube and Facebook and most other social media sites: If you watch a lot of YouTube, you know that commercials appear in most videos. Typically, Google sells those ads and splits the money with the person or organization behind the video.

    Facebook sells more than $70 billion worth of ads each year, but it doesn’t typically share that money with the creators of the posts. (The fairness of this arrangement between Facebook and the people who make the stuff that is read and watched on the site is a sensitive subject, including for news organizations. Facebook does in limited cases split ad money or let Facebook and Instagram users find other ways to make money from their posts.)

    YouTube’s widespread advertising revenue sharing gives it a form of punishment that Facebook doesn’t have.

    To get people to stop harassing others, inciting violence or spreading false information, Facebook can delete offensive posts, apply warning labels to them or limit how often its computer system circulates them. Or it can kick people off Facebook entirely.

    YouTube can do that, too — plus it has the power to turn off ads. Think of it like a middle ground between mild scolding (muting a post) and going nuclear (banning an account). This can be a powerful motivation for habitual offenders.

    Two years ago, YouTube shut off commercials for one of its most popular stars, Logan Paul, after he made several tasteless videos, including one that showed a dead body hanging from a tree. Paul apologized. YouTube stopped allowing commercials on videos by Stefan Molyneux, a prominent far-right figure, before it banned him last week for repeatedly violating YouTube’s policies against hate speech.

    Having this power doesn’t make YouTube free from horribles. Far from it. Internet companies can have all the rules and punishments in the world, but they’re toothless if they can’t effectively enforce them. And it’s not always easy to draw a line between providing an open forum for ideas and giving a megaphone to divide and incite people.

    I do think, though, that banning ads is an effective middle ground. It’s also an argument for Facebook and online hangouts like it to start sharing more revenue with the people and organizations that are big draws there. It might be more fair, yes, and it would give Facebook another way to hold bad actors responsible for what they say and do.

    #YouTube #Facebook #Publicité #Modération #Comparaison

  • Vers l’#autonomie des étudiant∙es ? Le salaire étudiant comme outil de lutte contre la #précarité : comparaisons européennes

    Nous reproduisons ici, dans une version abrégée, un texte de Léa Alexandre, étudiante en Master Politiques et gestions de la culture en Europe, Institut d’Études Européennes, Université de Paris-8. Retrouvez le texte complet sur le site Academia.hypotheses.org : https://academia.hypotheses.org/22973

    Le 8 novembre 2019, un étudiant de 22 ans, à Lyon 2, s’immole devant le bâtiment du CROUS après avoir publié un long message sur le réseau social Facebook dans lequel il dénonce les éléments qui l’ont poussé à faire ce geste. Le troisième paragraphe de sa publication revendique la mise en place d’un salaire universel étudiant : “Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd’hui, avec le salaire étudiant et, d’une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu’on ne perde pas notre vie à la gagner” . De nombreux médias et détracteur·trices ont dénoncé un réemploi par l’extrême gauche « d’un drame singulier », à l’instar de Jean-Francis Pécresse dans « Pas de salaire pour étudier » (Les Échos, 13 novembre 2019), qui souligne à quel point la France est pionnière en matière d’aides sociales pour ses étudiant·es.

    En #France, selon une étude faite par l’Observatoire national de la vie étudiante publiée en 2016, 22,7 % des étudiant·es disent avoir connu des grandes difficultés durant l’année, dont seulement 45% affirment avoir pu couvrir leurs besoins mensuels. En outre, un·e étudiant·e sur deux travaille et considère que cela est indispensable pour vivre. Selon un rapport de l’INSEE réalisé en 2016, 20% des étudiant·es vivent en dessous du seuil de #pauvreté, et ce malgré la bourse ou les aides familiales. Pourtant sur l’année 2018/2019, 38% des étudiant·es étaient boursièr·es selon une Note Flash publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. La bourse n’est-elle alors pas suffisante ? Qu’apporterait un salaire universel étudiant ? Permettrait-il de garantir l’égalité des chances ? Est-ce une utopie budgétaire comme le souligne nombre de ses détracteur·trices ? Pourquoi n’a-t-elle pas été mise en place en France alors qu’elle est évoquée par les milieux militants étudiants depuis la charte de Grenoble en 1946 ? Que peut-on retenir des exemples scandinaves ?

    Deux analyses peuvent contribuer à répondre à ces questions : la première considère les raisons de l’échec d’un revendication historique par les milieux étudiants militants, de la #rémunération_étudiante ; la seconde analysera l’ « #utopie_budgétaire » que le salaire étudiant représente, à partir des exemples scandinaves qui le pratiquent, en examinant les différentes critiques dont il fait l’objet.

    La rémunération étudiante : une revendication ancienne dans les milieux militants

    La question de la mise en place d’une rémunération étudiante est apparue très tôt dans les milieux militants universitaires. Tantôt nommée “#présalaire”, “salaire étudiant”, “#allocation_d’autonomie”, “#allocation_d’études”, elle a figuré de manière omniprésente dans les débats concernant la valorisation du statut d’étudiant. A l’après-guerre, les discussions autour de cette rémunération du travail étudiant se sont cristallisées lors d’un congrès de l’UNEF, en 1946, où a été réalisée la charte de Grenoble revendiquant cet adage : “un étudiant est un #jeune_travailleur_intellectuel”, présentant alors le salariat comme un #droit pour l’étudiant. Il s’agissait ainsi pour l’UNEF de conduire à la reconnaissance de l’étudiant·e comme travailleur·se, de faire reconnaître l’existence d’une population étudiante nombreuse et qualifiée, et de valoriser ce qu’elle apporte à la société.

    Si les milieux associatifs et militants étudiants français ont hérité de la #charte_de_Grenoble et continuent de revendiquer le besoin d’une #rémunération étudiante, la question est tout de même largement sortie des syndicats dès les années 2000, donnant lieu à la rédaction de nombreux rapports. Citons notamment les rapports du Commissariat général du plan « Jeunesse, le devoir d’avenir », résultat d’une commission qui a eu lieu en 2001 et présidée par Dominique Charvet, ou encore le rapport de 2007 sur « Les dotations en capital pour les jeunes » du Centre d’analyse stratégique et tout une série d’autres rapports. Si la réapparition de cette question dans les débats publics a conduit à des critiques de la part de ses détracteur·trices, elle est pourtant soutenue par des chercheur·ses reconnu·es comme l’économiste Thomas Piketty dans son dernier ouvrage Capital et Idéologies ou le sociologue Camille Peugny dans Le Destin au berceau, ce qui peut ainsi témoigner de la pertinence d’une telle proposition.

    Comment expliquer, alors, l’échec de la requalification du statut d’étudiant·e en France ? En effet, la requalification de l’étudiant·e en salarié·e n’a pas fonctionné car elle s’est heurtée aux définitions communément admises du salariat. En effet, la rémunération d’un·e salarié·e étant appuyée sur un certain nombre de conditions (contrat et lien de subordination, force de travail, condition de productivité…), elle n’a pas pu être adaptée au statut étudiant. En tentant de faire reconnaître le rôle d’un statut à venir, cela a conduit à conditionner le salariat étudiant à l’état du marché de l’emploi, favorisant ainsi les grandes écoles (les étudiant·es des ENS sont ainsi rémunéré·es ou pré-embauché·es par l’État, sous le statut de fonctionnaire stagiaire). Cela renforce la bipolarité du système français entre les grandes écoles et les universités, qui segmentent et remettent en cause une possible égalité des chances entre les étudiant·es. De plus, en France, la tradition fait que les étudiant·es sont perçu·es comme auto-finançant leurs formations. L’étudiant·e investit pour son avenir lorsqu’il ou elle choisit de faire des études. Il ou elle est en train d’investir et non de fournir un travail. Iel se remboursera donc lui-même lorsqu’iel entrera sur le marché de l’emploi : on retrouve ici la théorie néolibérale du « capital humain ».

    Malgré l’intérêt porté à ce sujet depuis 1946 dans les milieux militants, comme dans le débat public et dans les recherches des sociologues et économistes, il semble que la rémunération étudiante continue d’être perçue comme irréaliste. La rémunération étudiante est-elle donc une utopie budgétaire ? Pourquoi paraît-elle irréaliste ? Nous analyserons ainsi les exemples de deux pays scandinaves, le Danemark et la Norvège, où des formes de salariat étudiant ont cours, puis nous réfléchirons sur les critiques et les obstacles à la mise en place d’une telle mesure en France.
    Une utopie budgétaire ?

    La rémunération du travail étudiant est souvent discréditée par ses opposant·es qui la décrivent comme une utopie budgétaire car elle coûterait trop d’argent à l’État et n’apporterait rien de bon. Pourtant ce salaire universel existe déjà dans quelques pays avec des résultats très positifs. C’est par exemple le cas du Danemark où les étudiant·es européen·nes reçoivent 5 800 couronnes danoises (environ 750/800 euros) sous la seule condition d’être inscrit·es dans l’enseignement supérieur, dans lequel l’inscription est prise en charge en totalité par l’État. Pour la recevoir il faut avoir quitté le domicile familial et travailler un minimum de 10h par semaine. Ainsi, la plupart des étudiant·es danois·es sont indépendant·es financièrement et peuvent vivre décemment tout en faisant leurs études sans aide de leurs parents. Un jeune étudiant français ayant fait le choix d’étudier au Danemark témoignait pour le journal Le Monde en disant : “gagner plus d’un SMIC en étant étudiant est une chose commune”.

    En Norvège, il existe une autre forme de salariat étudiant qui correspond davantage à ce que l’on pourrait apparenter à un prêt mais qui est bien plus intéressant que ce que nous connaissons en France. En effet il s’élève à 1 150€ par mois sous forme de prêt à taux 0. La somme due peut être réduite de moitié sous condition de succès au diplôme, motivant ainsi les étudiant·es à finir et à réussir leurs études. A l’inverse, en France, la plupart des banques proposent des prêts à taux 0 lorsqu’ils sont inférieurs à 15 000€ et doivent être remboursés au bout de trois ans après le début du prêt, c’est-à-dire que si l’étudiant·e fait une demande de prêt en première année il devra commencer à le rembourser en début de quatrième année, même s’iel n’est pas encore entré·e sur le marché du travail, à moins de payer des intérêts supplémentaires à sa banque, démarrant ainsi sa vie professionnelle en étant endetté·e. De plus, les étudiant·es doivent également bien souvent payer des taxes et assurances sur leurs prêts en plus des intérêts.

    En France, l’argument principal qui est avancé contre la mise en place d’une telle mesure concerne le coût qu’elle aurait pour L’État français, alors même que celui-ci déclare très souvent manquer d’argent pour l’éducation. En effet, si nous nous intéressons à ce que coûterait une telle mesure, il semble que si l’État français délivrait 700€, par exemple, par mois aux 1 672 300 étudiants pour l’année 2018/2019, cela reviendrait à 14 milliards 47 millions 320 milles euros par an. [(1 672 300 * 700) *12]. Pour rappel, les bourses coûtent aujourd’hui à L’État environ 5,7 milliards d’euros. Il faut donc considérer que ce salaire universel ne coûterait alors que 8,8 milliards de plus à l’État français. 8,8 milliards paraît toujours être une somme conséquente, en effet, mais comme nous le rappelle Tom Chevalier, chercheur au CNRS, si nous prenons en exemple ce que la suppression de la taxe d’habitation coûterait à l’État, soit 17,6 milliards d’euros, ou encore le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui a coûté 21 milliards d’euros en 2018, il semble que la somme de 8,8 milliards d’euros ne soient pas un coût particulièrement lourd pour l’État français comparé à d’autres dépenses. De plus, l’argent alloué à ses étudiant·es reviendrait inlassablement aux mains de l’État puisque 20% de cet argent sera prélevé par la TVA à chacun de leurs achats. En outre, dans la mesure où les frais d’inscription dans l’enseignement supérieur sont davantage dans une tendance à la hausse ces dernières années, comme nous pouvons le constater avec des projets de réforme comme la LPPR ou l’augmentation des frais pour les étudiant·es étrangèr·es, il semble bien que cet argent serait immédiatement reversé à l’État. Mais sous ces critiques de premier abord se cachent une réalité du système français qui n’est pas enclin à mettre en place une telle mesure.

    https://universiteouverte.org/2020/04/28/vers-lautonomie-des-etudiant%e2%88%99es-le-salaire-etudiant-comme

    #salaire_étudiant #autonomie_financière #comparaison #étudiants #Europe #travail #études #université #facs

  • Tests #Covid-19 : la défaillance organisée au sommet de l’Etat | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290420/tests-covid-19-la-defaillance-organisee-au-sommet-de-l-etat

    Le constat est implacable : face à la pandémie de Covid-19, la France n’est pas en capacité de tester massivement la population, comme l’OMS le recommande depuis le début de la crise sanitaire. Et si le 11 mai, le pays ne peut pas amorcer un déconfinement dans de bonnes conditions, c’est en grande partie à cause de l’invraisemblable retard pris sur les tests. Les annonces fracassantes d’Édouard Philippe sur ce point, qui promet désormais 700 000 tests virologiques par semaine, ne font plus illusion. « On ne sera évidemment pas prêt le 11 mai », confie le chercheur au CNRS Philippe Froguel, directeur de la plateforme de génomique Ligan, à Lille.

  • CoVid-19 dans les #pays_méditerranéens

    En collaboration avec les ingénieurs de la plateforme universitaire de données d’Aix-Marseille (PUD-AMU), l’Observatoire démographique vous propose ci-dessous des ressources #statistiques officielles concernant la situation de l’#épidémie. (Merci aux chercheurs qui nous ont fait des retours pour améliorer cette page : Hala Bayoumi, Eric Verdeil, Philippe Sierra).

    Pour chaque pays, nous donnons le lien vers la ou les sources officielles : #Albanie, #Algérie, #Bosnie-et-Herzégovine, #Bulgarie, #Chypre, #Croatie, #Egypte, #Espagne, #France, #Grèce, #Israël, #Italie, #Jordanie, #Kosovo, #Liban, #Libye, #Macédoine, #Malte, #Maroc, #Monténégro, #Palestine, #Portugal, #Serbie, #Slovénie, #Syrie, #Tunisie, #Turquie

    https://demomed.org/index.php/fr/ressources-en-ligne/coronavirus-situation
    #Méditerranée #comparaison #chiffres #graphiques #contamination #décès #coronavirus #visualisation

    ping @simplicissimus @reka

  • Charles de Gaulle, une contagion qui vire au fiasco - Le Télégramme


    en une et pages 2 et 3
    (on notera qu’on ne connait toujours pas les résultats des 30% de tests en attente)

    Les questions que pose la contamination à bord du Charles-de-Gaulle - France - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/les-questions-que-pose-la-contamination-a-bord-du-charles-de-gaulle-16-

    En dix jours, le fleuron de la Marine nationale, dont les avions Rafale contribuent à la dissuasion nucléaire, a été mis hors de combat par le virus Covid-19. La séquence soulève de légitimes questions, en particulier des marins et de leurs familles.
    Solidarité coronavirus Bretagne

    Ce que l’on sait : retour sur la chronologie fatale
    Mercredi soir, la terrible nouvelle est tombée. Sur les 1 767 marins testés, 668 sont positifs. Ils appartiennent principalement au Charles-de-Gaulle, mais quelques-uns proviennent de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, qui le protège en permanence. Ce jeudi, une vingtaine étaient hospitalisés à Toulon, dont un major placé en réanimation et intubé. Et ce bilan médical est très évolutif…

    • Un marin du Charles-de-Gaulle : « C’est la télé qui nous a appris qu’il y avait 50 cas à bord ! » - France - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/france/un-marin-du-charles-de-gaulle-c-est-la-tele-qui-nous-a-appris-qu-il-y-a


      Notre témoin fait partie des plus de 1 000 marins du Charles-de-Gaulle réunis à Saint-Mandrier, dans la baie de Toulon.
      Photo EPA

      Nous avons joint un des marins bretons du Charles-de-Gaulle. Actuellement confiné près de Toulon, il raconte cette quarantaine stricte et livre le sentiment amer des marins, « les derniers au courant de ce qui se passe ».

      Comment se passe le confinement depuis que vous êtes à terre ?
      Nous sommes plus de 1 000 marins du Charles-de-Gaulle réunis à Saint-Mandrier, dans la baie de Toulon. Nous sommes dans des chambrées de deux ou quatre. Le temps nous semble long, encore plus depuis mercredi (15) car une nouvelle mesure s’applique à nous : nous ne pouvons même plus sortir au sein de cette base, pour des activités sportives, même à deux. Seuls ceux qui fument peuvent aller dehors le temps d’en griller une. En gros, on s’ennuie grave. On nettoie les communs, on mange, point.

      Vous êtes inquiets ?
      Non. Nous sommes jeunes, tous plutôt entraînés physiquement et nous sommes suivis en ce moment médicalement. Mais on sent quand même un certain flottement. Surtout en termes de communication : nous sommes les derniers au courant de ce qui se passe. Et cela dès le début, à bord du porte-avions. C’est la télévision qui nous a appris qu’il y avait 50 cas sur le Charles-de-Gaulle ! Une heure plus tard nous avions une diffusion à bord pour nous en informer… C’est encore la télévision qui nous prévient que la mission est écourtée de 10 jours et que nous rentrons ! Et encore hier, nous avons appris par les médias les 668 cas parmi nous.

      Vous respectez des consignes sanitaires actuellement ?
      Nous portons tous un masque. Nous allons à la cafétéria en nous tenant à une distance minimale. Nous avons été testés au grand coton-tige. Mais je n’ai toujours pas la moindre information, de résultat personnel, j’attends. Après, les cas positifs devraient rester dans leur chambrée, les autres rejoindre d’autres bâtiments. Mais s’ils deviennent à leur tour positifs dans quelques jours…

      chapeau au commandement pour la transparence…

    • Christophe Rogier : « La contamination du porte-avions signe l’échec de la prévention dans les armées » - L’épidémie de coronavirus - Le Télégramme
      https://www.letelegramme.fr/dossiers/lepidemie-de-coronavirus/christophe-rogier-la-contamination-du-porte-avions-signe-l-echec-de-la-


      DR

      Médecin général (2S), Christophe Rogier est chercheur en infectiologie. Il a travaillé avec les équipes du Pr Didier Raoult à Marseille et a dirigé l’Institut Pasteur de Madagascar. Entre 2018 et 2019, avant de rejoindre le civil, il a été l’adjoint « Expertise et stratégie Santé de Défense » du directeur central du Service de santé des armées.

      Notre porte-avions neutralisé en quelques jours par le Covid-19 : à qui la faute ?
      Les enquêtes officielles feront toute la lumière sur ce drame. De mon point de vue de médecin et d’expert en épidémiologie et en hygiène militaire, ce fiasco n’aurait jamais dû arriver. Il signe d’abord l’échec de la prévention dans nos armées. Elles ont perdu la culture de l’hygiène et de la prévention des risques médicaux. Avec de la méthode et des moyens, il était possible d’anticiper et d’empêcher la propagation du virus à bord.

      Que voulez-vous dire par « perte de culture » ?
      Le Service de santé des armées a oublié son histoire. Dès la fin du XVIIIe siècle, les médecins et officiers de marine ont conçu des règles d’hygiène qui leur ont permis de contrôler les épidémies qui ravageaient les équipages : scorbut, saturnisme et maladies infectieuses. L’enjeu était déjà d’appliquer des mesures trop souvent perçues comme coûteuses ou inutiles. Rien n’a changé. L’ère pasteurienne a fini par donner des bases scientifiques et améliorer la prévention. La science ne fait pas tout. Il faut aussi qu’elle soit mise en œuvre. Et cela repose sur la proximité et la confiance entre les commandants et leurs médecins. En Afghanistan, l’accent a été mis sur le sauvetage du blessé, avec une grande efficacité, mais on a oublié, entre-temps, la maxime : mieux vaut prévenir que guérir.

      Et depuis, rien n’aurait alerté nos armées sur l’importance de renouer avec cette expertise ?
      Des signaux avaient alerté sur les conséquences opérationnelles liées au manque d’hygiène et de prévention. En 2009, le porte-hélicoptères Jeanne-d’Arc a dû interrompre un exercice à cause de cas de grippe H1N1 à bord. Plus récemment, à Barkhane, au Sahel, des épidémies de diarrhée ont entravé la capacité opérationnelle de la force. Pour le Covid-19, dès le début février, le Service de santé des armées aurait pris la mesure du risque et n’aurait cessé de conseiller le commandement en adaptant ses recommandations au fur et à mesure de l’évolution des connaissances. Encore fallait-il être convaincant. Et certains chefs considèrent parfois que respecter les règles d’hygiène limite l’aguerrissement du soldat et entrave la manœuvre. Moi, je considère que l’hygiène et la prévention sont les conditions de la résilience de la force. Dans cette affaire du porte-avions, le Service de santé et le commandement sont dans le même « navire ». Il revient au premier d’éclairer l’autre, qui doit décider dans l’incertitude ; tout l’art militaire…

    • Florence Parly dément « une fausse rumeur » sur la gestion de la crise du Covid-19 sur le Charles de Gaulle
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/toulon/pres-700-marins-positifs-au-covid-19-que-s-est-il-passe

      A ce jour 2010 marins de Charles de Gaulle et de l’ensemble du groupe aéronaval ont été testés au Covid-19. 1081 se sont révélés positifs.

      « 545 d’entre eux présentent des symptômes. Tous sont sous surveillance médicale étroite »..,

  • Coronavirus : le confinement est-il aussi strict chez nos voisins ?

    Les règles en #Allemagne, #Italie, #Espagne et #Royaume-Uni sont plus ou moins sévères par rapport à celles imposées en France depuis le 17 mars.

    Le Premier ministre l’a martelé, jeudi soir : le déconfinement, « ce n’est pas pour demain matin ». Autant dire que les restrictions de déplacements, prévues jusqu’au 15 avril au plus tôt, risquent bien de se prolonger quelques semaines. « La logique du confinement doit prévaloir au moins pour le 15 avril, probablement pour plus longtemps », a même lâché le chef du gouvernement sur TF1.

    Bien sûr, nous ne sommes pas les seuls concernés. Nos proches voisins européens ont aussi mis en place des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Si le cadre global est le même (limiter les déplacements, respecter des distances sanitaires de sécurité, etc.), les mesures concrètes sont plus ou moins fermes. C’est ce que l’on constate en parcourant les sites des ministères de l’Intérieur ou des ambassades de France à l’étranger, et en interrogeant des témoins.

    Attestation obligatoire aussi en Italie

    L’Italie est le premier pays européen à avoir adopté un confinement généralisé à toute la population. Depuis le 10 mars, les habitants ne peuvent plus sortir, sauf rares exceptions. Le pays transalpin est le seul parmi les principaux Etats européens, avec la France, à imposer le port d’une attestation quand on quitte son domicile. Comme en France, on peut télécharger un modèle de cette « autodichiarazione », l’imprimer, puis remplir les parties manquantes.

    Notre voisin italien est aussi le pays qui compte l’amende administrative la plus élevée quand on sort de chez soi sans raison valable. Le montant, initialement de 206 euros, est passé à 400 euros depuis le 26 mars, contre 135 euros en France (200 euros en cas de récidive dans les 15 jours).

    « La punition est très dure, et la condamnation peut même être pénale en cas de récidive et de violation particulièrement grave des règles », note le journaliste italien Alberto Toscano. Ceux qui bafouent les règles alors qu’ils ont été testés positifs au Covid-19 risquent jusqu’à 3 à 18 mois de prison, par exemple.
    Du sport individuel ? Pas en Espagne

    Est-ce parce que les autorités du pays craignent que la convivialité traditionnelle et le climat doux ne conduisent à des abus ? En Espagne, tout sport en extérieur est interdit. Pas question de sortir ne serait-ce que faire un mini-jogging de 20 minutes autour du pâté de maisons.

    En revanche, on peut toujours aller au travail, faire ses courses de première nécessité ou promener son chien mais, comme pour tout déplacement, « en maintenant les distances et les mesures de protection et de sécurité », souligne l’ambassade de France à Madrid. Au point que nos amis à quatre pattes ont fait l’objet de marchandages et de prêts entre habitants qui souhaitaient prendre l’air. Un habitant a même été arrêté dehors avec un chien… en peluche.

    Dans les autres pays, une sortie individuelle pour faire du sport est autorisée. Elle doit être « à proximité du domicile » en Italie et « une seule fois par jour » au Royaume-Uni. En Italie, on peut même faire du vélo dans le cadre d’une simple activité physique alors qu’en France, la bicyclette n’est autorisée que pour aller au travail.
    En Allemagne, un confinement… qui ne dit pas son nom

    Les règles sont beaucoup plus libres en Allemagne, où on peut sortir pour courir ou faire du vélo autant qu’on veut et où l’on souhaite, à condition de respecter une distance de sécurité avec les autres d’au moins 1,5 mètre. Par ailleurs, tout déplacement dans l’espace public doit être seul, avec des membres de son foyer ou avec, au maximum, une personne vivant ailleurs.

    « On sort tous les jours et personne ne nous en demande la raison. Mais la police peut verbaliser si elle voit un groupe de gens ensemble, par exemple », témoigne Vincent, 36 ans, qui vit à Essen, dans le nord-ouest du pays.

    Reste que la chancelière a toujours refusé de prononcer le mot de « confinement », laissant le soin à chaque Land de mettre en place ses propres mesures. L’Etat fédéral a simplement « demandé de limiter les contacts sociaux, mais pas les déplacements en tant que tel même si ça revient un peu au même », indique Vincent.

    Pour le reste, le niveau de confinement dépend des régions. Si les restaurants peuvent rester ouverts (uniquement pour la vente à emporter), leurs horaires sont moins larges en Bavière qu’à Berlin, par exemple. Même chose pour l’amende en cas de non-respect de la distanciation sociale, qui est de 1000 euros en Hesse et de 500 euros dans la capitale.
    Le Royaume-Uni, le plus souple

    Dernier des cinq principaux pays européens à avoir instauré des mesures de confinement de la population le 24 mars, le Royaume-Uni est aussi le moins strict. Aucune attestation n’est prévue et « il n’y a pas vraiment de contrôle de police dans la rue », témoigne Constance, une Française de 26 ans qui vit à Londres. La raison ? « Les Anglais sont beaucoup plus disciplinés que les Français et tout le monde respecte plutôt le confinement en restant chez soi », poursuit cette jeune commerciale.

    « La police agira avec discrétion et bon sens dans l’application de ces mesures et nous attendons du public qu’il agisse de manière responsable, en restant à la maison afin de sauver des vies », lit-on d’ailleurs sur le site du gouvernement britannique.

    Il y a bien une chose qui rassemble tous ces pays : le confinement a de très fortes chances d’être prolongé, vu que la propagation de l’épidémie se poursuit. La France, Italie, l’Espagne et Allemagne ont déjà reporté la date de fin une première fois.

    http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-le-confinement-est-il-aussi-strict-chez-nos-voisins-03-04-202
    #confinement #comparaison #coronavirus #covid-19 #amende #sport #attestation

    –-> vous noterez qu’il manque quand même quelques voisins...

  • Coronavirus : visualisez les pays qui ont « aplati la courbe » de l’infection et ceux qui n’y sont pas encore parvenus
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/03/27/coronavirus-visualisez-les-pays-qui-ont-aplati-la-courbe-de-l-infection-et-c

    A partir des données de dizaines de pays touchés par la pandémie de #Covid-19, nous avons pu établir où en était l’endiguement de l’épidémie.

    Un article mis à jour toutes les nuits

    Les données de cet article de suivi sont automatiquement mises à jour toutes les 24 heures avec les chiffres consolidés de la veille par l’université Johns-Hopkins.

    Dès le début de l’épidémie de Covid-19, en janvier, l’objectif de la Chine a été de ralentir au maximum la propagation du virus, par une politique de confinement drastique. Lorsque le virus s’est propagé en Europe, la majorité des pays – à l’exception des Pays-Bas et de la Suède qui misent sur l’immunité collective – ont également cherché à « aplatir la courbe » de l’infection afin de ne pas saturer les hôpitaux. (...)

    Sources : Université Johns-Hopkins, Santé publique France

    Parler de #confinement drastique à propos de la Chine qui ne l’a appliqué que pour une faible partie de sa population (50 millions ?) est un petit cadeau fait au gouvernement français.

  • #COVID-19 testing

    Testing for the respiratory illness coronavirus disease 2019 (COVID-19) and the associated SARS-CoV-2 virus is possible with two main methods: molecular recognition and serology testing. Molecular methods leverage polymerase chain reaction (PCR) along with nucleic acid tests, and other advanced analytical techniques, to detect the genetic material of the virus using real-time reverse transcription polymerase chain reaction for diagnostic purposes. Serology testing, leverages ELISA antibody test kits to detect the presence of antibodies produced by the host immune system against the virus. Typically two ELISA tests against two different proteins produced by the virus on between 2 and 4 samples taken from sputum and swabs taken nasally and from the mouth. If either test is positive, a microneutralization assay test is performed to confirm the positive result. The microneutralization assay is highly specific, but significantly more labor and time intensive. Since antibodies continue to circulate even after the infection is cleared, serology tests continue to be positive for individuals who have been previously exposed and developed an immune response, which means a positive test may not indicate an active infection. Serology antibody testing is being used both for surveillance and investigational purposes including, in China, confirmation of recovery, only while the molecular test methodologies are used to diagnosis active infections.


    https://en.wikipedia.org/wiki/COVID-19_testing

    #tests #comparaison #dépistage #coronavirus #wiki #data #monde #page_wiki #chiffres #statistiques

    ping @simplicissimus @fil

  • La #police par les #armes. De la #matraque au #LBD

    L’exception française dans le #maintien_de_l’ordre n’est pas d’origine récente. Cet article en fait la genèse en revenant sur les #interventions_policières des années 1968 et en comparant les politiques françaises et allemandes.


    https://laviedesidees.fr/La-police-par-les-armes.html

    #France #Allemagne #histoire #comparaison

    ping @albertocampiphoto @marty @davduf

  • Clair, précis, cinglant

    La fake news de Madame Salamé
    http://www.regards.fr/economie/article/la-fake-news-de-madame-salame

    Ce qui est terrible quand on profère un mensonge en direct à la radio, c’est qu’il révèle aussi votre méthode de travail : cliquer sur le premier lien Google et lire la première phrase. Bernard Marx rétablit les faits.

    [...]

    En clair, le taux de pauvreté officiel aux États-Unis n’est pas calculé de la même manière qu’en France. Il est évalué là-bas sur la base d’un montant absolu de revenus, alors qu’en France il est évalué sur la base d’un pourcentage du revenu médian. 50 ou 60%.

    [...]

    si l’on veut comparer les taux de pauvreté aux États-Unis et en France, il faut les calculer de la même manière. Il n’y a pas à chercher très loin. Il suffit de taper « #taux_de_pauvreté par pays ». Le premier lien qui s’affiche est celui de l’OCDE. On tombe sur une page qui donne le taux de pauvreté calculé avec un seuil de 50% du revenu médian. Pour la ligne France cela donne 8,3% (en 2016) et pour la ligne États-Unis 17,8% (en 2017).

    [...]

    Si l’on prend le seuil de 60% du revenu médian, le taux de pauvreté aux USA est de près d’un quart (24,2%), soit 10 points de plus qu’en France selon l’Observatoire des Inégalités.

    #France_Inter #Économie #Comparaisons_Internationales #Inégalités #Journalisme #Fakenews #Léa_Salamé #Arrogance

  • Les #indicateurs de l’UGA :

    - très bien dotée, avec des ressources en nette augmentation,
    – un bon #taux_d'encadrement, mais avec une des plus forte baisse de France,
    – et un taux de titularité bas et qui s’écroule.

    https://twitter.com/JulienGossa/status/1219750402821885958?s=03
    #Université_Grenoble_Alpes #UGA #université #ressources #dotation #comparaison #universités #France #précarisation #statistiques #chiffres

  • Pauvreté: la misère des indicateurs

    Alors que l’#ONU s’était félicitée de la diminution de l’#extrême_pauvreté de moitié, la pauvreté, elle, aurait au contraire augmenté depuis 1990. Tout dépend des critères retenus.

    Eradiquer l’extrême pauvreté et réduire de moitié la pauvreté dans le monde. Tels sont les deux premiers buts que se sont fixés les Nations Unies d’ici à 2030 dans le cadre des Objectifs du développement durable (#Agenda_2030). Est-ce réaliste ? Tout dépend de la façon dont seront calculés les résultats !

    En 2015, l’ONU avait annoncé avoir atteint sa cible fixée en l’an 2000 : l’extrême pauvreté avait été réduite de moitié. Pourtant, son mode de calcul est largement contesté aujourd’hui. Non seulement, il n’est pas aisé de mesurer la pauvreté, mais la méthode choisie peut répondre avant tout à des considérations idéologiques et politiques.

    Selon le multimilliardaire #Bill_Gates, s’appuyant sur les chiffres de l’ONU, le monde n’a jamais été meilleur qu’aujourd’hui. Selon d’autres voix critiques, la pauvreté a en réalité progressé depuis les années 1980. Où est la vérité ?

    Le Courrier a voulu en savoir davantage en interrogeant #Sabin_Bieri, chercheuse au Centre pour le développement et l’environnement de l’université de Berne. La spécialiste était invitée récemment à Genève dans le cadre d’une table ronde consacrée à la lutte contre la pauvreté, organisée par la Fédération genevoise de coopération.

    L’ONU s’était félicitée de la réduction de l’extrême pauvreté de moitié (Objectifs du millénaire). Est- ce que cela correspond à la réalité des faits ?

    Sabin Bieri : Si l’on prend le critère qu’elle a choisi pour l’évaluer (élaboré par la #Banque_mondiale), à savoir un revenu de 1,25 dollar par jour pour vivre (1,9 à partir de 2005), c’est effectivement le cas, en pourcentage de la population mondiale. Mais pour arriver à ce résultat, la Banque mondiale a dû modifier quelques critères, comme considérer la situation à partir de 1990 et pas de 2000.

    Ce critère de 1,9 dollar par jour pour évaluer l’extrême pauvreté est-il pertinent justement ?

    Ce chiffre est trop bas. Il a été choisi en fonction de quinze pays parmi les plus pauvres du monde, tout en étant pondéré dans une certaine mesure par le pouvoir d’achat dans chaque pays. Ce seuil n’est vraiment pas adapté à tous les pays.

    Et si une personne passe à trois dollars par jour, cela ne signifie pas que sa qualité de vie se soit vraiment améliorée. De surcroît, la majeure partie de cette réduction de l’extrême pauvreté a été réalisée en #Chine, surtout dans les années 1990. Si on enlève la Chine de l’équation, la réduction de l’extrême pauvreté a été beaucoup plus modeste, et très inégale selon les continents et les pays. On ne peut donc plus s’en prévaloir comme un succès de la politique internationale ! L’extrême pauvreté a beaucoup augmenté en #Afrique_sub-saharienne en particulier.

    Tout cela est-il vraiment utile alors ?

    Il est pertinent de parvenir à une comparaison globale de la pauvreté. Je vois surtout comme un progrès le discours public qui a émergé dans le cadre de ces Objectifs du millénaire. La réduction de l’extrême pauvreté est devenue une préoccupation centrale. La communauté internationale ne l’accepte plus. Un débat s’en est suivi. Accepte-t-on de calculer l’extrême pauvreté de cette manière ? Comment faire autrement ? C’est là que j’y vois un succès.

    Dans ses travaux, le chercheur britannique #Jason_Hickel considère que la Banque mondiale et l’ONU ont choisi ces chiffres à des fins idéologiques et politiques pour justifier les politiques néolibérales imposées aux pays du Sud depuis la fin des années 1980. Qu’en pensez-vous ?

    Ce n’est pas loin de la réalité. Ce sont des #choix_politiques qui ont présidé à la construction de cet #indice, et son évolution dans le temps. La Banque mondiale et le #Fonds_monétaire_international ont mené des politiques d’#austérité très dures qui ont été vertement critiquées. Si on avait montré que la pauvreté avait augmenté dans le même temps, cela aurait questionné l’efficacité de ces mesures. Au-delà, ces #chiffres sur l’extrême pauvreté sont utilisés par nombre de personnalités, comme le professeur de l’université d’Harvard #Steven_Pinker pour justifier l’#ordre_mondial actuel.

    Certains experts en #développement considèrent qu’il faudrait retenir le seuil de 7,4 dollars par jour pour mesurer la pauvreté. A cette aune, si l’on retire les performances de la Chine, non seulement la pauvreté aurait augmenté en chiffres absolus depuis 1981, mais elle serait restée stable en proportion de la population mondiale, à environ 60%, est-ce exact ?

    Oui, c’est juste. Nombre de pays ont fait en sorte que leurs citoyens puissent vivre avec un peu plus de 2 dollars par jour, mais cela ne signifie pas qu’ils aient vraiment augmenté leur #standard_de_vie. Et le plus grand souci est que les #inégalités ont augmenté depuis les années 1990.

    Une mesure plus correcte de la pauvreté existe : l’#Indice_de_la_pauvreté_multidimensionnelle (#IPM). Qui l’a développé et comment est-il utilisé aujourd’hui dans le monde ?

    Cet indice a été créé à l’université d’Oxford. Adapté par l’ONU en 2012, il est composé de trois dimensions, #santé, #éducation et #standard_de_vie, chacune représentée par plusieurs indicateurs : le niveau de #nutrition, la #mortalité_infantile, années d’#école et présence à l’école, et le #niveau_de_vie (qui prend en compte l’état du #logement, l’existence de #sanitaires, l’accès à l’#électricité, à l’#eau_potable, etc.). L’indice reste suffisamment simple pour permettre une #comparaison au niveau mondial et évaluer l’évolution dans le temps. Cela nous donne une meilleure idée de la réalité, notamment pour les pays les moins avancés. Cela permet en théorie de mieux orienter les politiques.

    https://lecourrier.ch/2019/06/13/pauvrete-la-misere-des-indicateurs
    #indicateurs #pauvreté #statistiques #chiffres #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

    ping @reka @simplicissimus

    • J’explique régulièrement que l’argument monétaire est globalement de la grosse merde pour évaluer la pauvreté. Ce qu’on évalue, en réalité, c’est la marchandisation de populations qui étaient jusqu’à présent épargnées et donc une réelle augmentation de la pauvreté inhérente au fonctionnement du capitalisme.

      Un exemple simple pour comprendre : une famille de petits paysans qui vivent plus ou moins en autosuffisance.

      Ils ont un toit sur la tête (mais pas forcément l’eau courante et l’électricité) et ils cultivent et élèvent une grande part de leur alimentation. Les excédents ou produits d’artisanat permettent éventuellement d’acquérir des merdes modernes sur le marché monétarisé, mais majoritairement, ils échangent avec des gens comme eux.
      Ils sont classés extrêmement pauvres par la BM, parce qu’ils n’ont pas 2$/jour.

      Maintenant, ils sont dépossédés de leur lopin de terre, expulsés par le proprio ou à la recherche d’une vie plus moderne en ville.
      En ville, ils n’ont plus de toit sur la tête et tous leurs besoins fondamentaux sont soumis à la nécessité d’avoir de l’argent. S’ils se prostituent ou louent leur bras pour les jobs pourris et dangereux que personne ne veut, ils pourront éventuellement gagner assez pour manger un jour de plus (pas pour se loger ou subvenir à leurs besoins vitaux), ils n’auront jamais été aussi démunis et proches de la mort, mais du point de vue de la BM, ils sont sortis de la grande pauvreté parce qu’ils se vendent pour plus de 2$/jour.

      L’IPM est mieux adapté, mais je doute qu’on l’utilise beaucoup pour se vanter du soit-disant recul de la pauvreté dans le monde !

    • En fait, si, en France, être pauvre prive de l’accès à beaucoup de choses.
      Prenons le RSA 559,74€ pour une personne seule, moins le forfait logement de 67,17 (en gros 12% du montant), soit, royalement 492,57€ → 16,42€/jour pour les mois à 30 jours.

      Ceci n’est pas de l’argent de poche. En admettant que l’on touche l’APL au taquet, ce qui n’est jamais évident, on peut ajouter 295,05€ max d’APL à Paris et 241,00 pour un bled quelconque de province. Comparez avec le montant des loyers pratiqués, le prix des factures (eau, énergie, au même prix pour tout le monde) et demandez-vous comment fait la personne pour seulement se nourrir correctement.

    • Être pauvre monétairement est surtout du au fait que seules les banques sont autorisées a créer la monnaie (€)
      Mais rien nous empêche de créer notre propre monnaie (sans banque ni état), une monnaie créée à égalité par les citoyens pour les citoyens. Un vrai Revenu Universel n’est pas compliqué a mettre en place, ce sont seulement des chiffres dans des ordinateurs (comme pour l’€).
      Une nouvelle monnaie pour un nouveau monde ;)
      https://www.youtube.com/watch?v=SjoYIz_3JLI

  • Un #index sur l’#apatridie compare 18 pays européens et montre que la #Suisse est à la traîne

    Les personnes apatrides sont parmi les plus vulnérables du globe. Elles n’ont tout simplement pas le “droit d’avoir des droits” comme l’expliquait Hannah Arendt. Pour les personnes apatrides, accéder à l’éducation, aux soins, au marché du travail, à la justice ou même à l’ouverture d’un compte en banque, est impossible. En plus, les personnes apatrides sans titre de séjour sont souvent arbitrairement placées en détention administrative bien qu’aucun renvoi (vers quel pays ?) n’est possible. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) estime que l’apatridie concerne plus de 10 millions de personnes dans le monde et près de 500’000 personnes en Europe.
    L’Index sur l’apatridie

    L’Index a été mis sur pied par le Réseau européen sur l’apatridie (European Network on Statelessness). Il permet de comparer et évaluer la législation, les politiques et les pratiques des pays européens en matière de protection, de prévention et de réduction de l’apatridie par rapport aux normes et aux bonnes pratiques internationales.

    Depuis février 2019, il permet de comparer simultanément 17 pays européens (Bulgarie, Italie, Lettonie, Norvège, Hongrie, France, Allemagne, Macédoine, Moldavie, Pays Bas, Pologne, Serbie, Slovénie, Royaume Uni, Ukraine, Chypre) en plus de la Suisse sur quatre thèmes principaux : la ratification des principaux traités de protection des personnes apatrides, le comptage des personnes apatrides, la détermination du statut d’apatride, la détention, la prévention et la réduction des apatrides. L’accès à l’index est gratuit et mis à disposition des ONG, des différents services gouvernementaux, des avocats et juristes, des chercheurs et des personnes apatrides elles-mêmes.
    Les manquements à l’égard des apatrides en Suisse

    En comparaison de beaucoup d’autres pays la Suisse est mauvais élève (1). Sur l’index, l’information détaillée sur la pratique des autorités est fournie par la plateforme d’information Humanrights.ch qui insiste sur les mesures légales, administratives et pratiques que la Suisse doit entreprendre pour mieux protéger les apatrides.

    “L’index permet de constater que la Suisse présente une faible protection des personnes apatrides en comparaison des autres États européens, même s’il existe certaines mesures spécifiques positives (voir notre article sur l’apatridie en Suisse). Elle gère plutôt bien l’enregistrement d’enfants nouveaux nés apatrides. Elle fait également en sorte que les pratiques liées à l’adoption ne conduisent pas à créer de nouveaux cas d’apatridie. Idem pour les enfants trouvés. La Suisse ne dispose cependant d’aucune mesure de protection pour les enfants qui naissent apatrides sur son sol, ce qui viole le droit de l’enfant à acquérir une nationalité, comme le spécifient pourtant l’art. 24 du Pacte ONU II et l’art. 7 de la Convention des droits de l’enfant (voir notre article sur les enfants apatrides).”
    Quelques recommandations du HCR

    Notre pays est donc très en retard sur la ratification des traités protégeant les personnes apatrides. En 1972 elle a ratifié la Convention relative au statut des apatrides (1954) qu’elle interprète à sa guise. Elle devrait aussi ratifier la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, la Convention européenne sur la nationalité de 1997 et la Convention de 2006 sur la prévention des cas d’apatridie en relation avec la succession d’États (2).

    Il est impératif que la Suisse ait une loi spécifique qui réglemente, comme dans neuf autres pays, la procédure de reconnaissance des apatrides. Actuellement, la procédure d’octroi du permis de séjour accordé aux personnes reconnues comme apatrides se base sur le droit général de la procédure administrative. Une loi spéciale permettrait de définir non seulement le statut juridique des personnes concernées en cours de procédure, mais aussi de prévoir des auditions et déterminerait mieux le fardeau de la preuve ainsi que les conditions recours.

    Une autre pratique problématique concerne la #détention_administrative des personnes apatrides. En Suisse, l’apatridie n’est pas considérée comme un fait juridiquement pertinent dans les décisions de détention et un pays de renvoi n’a pas besoin d’être identifié avant la détention. La détention peut aussi être ordonnée pendant que les autorités établissent l’identité de la personne. Si la loi prévoit quelques alternatives à la détention, elles ne sont que rarement appliquées. Actuellement, on ne sait d’ailleurs pas combien de personnes apatrides se trouvent en détention administrative en Suisse en vertu du droit des étrangers.

    https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/04/08/un-index-sur-lapatridie-compare-18-pays-europeens-et-montre-que-la-sui
    #vulnérabilité #rétention #Europe #comparaison

    par @forumasile

  • La fable des #moyens accrus de la #Justice

    La France dépense deux fois moins par habitant que l’Allemagne pour sa justice. 58% des tribunaux sont en surchauffe, magistrats et greffiers débordés. La loi « Justice » prévoit 24% de crédits en plus sur 5 ans, mais cela ne suffira pas à sauver cette mission régalienne d’un naufrage annoncé.


    https://www.franceculture.fr/emissions/la-bulle-economique/la-fable-des-moyens-accrus-de-la-justice
    #budget #France #comparaison_européenne

  • Germany passes immigration law to lure non-EU skilled workers

    Business leaders have warned of damage to economy caused by labour shortages.

    The German government has passed an immigration law focused on attracting skilled workers from outside the EU in an attempt to remedy a chronic shortage.

    Business leaders have long lobbied the government to ease immigration legislation, arguing that parts of the economy are being stifled by a lack of workers and that the long-term effects could be irreversibly damaging.

    The #Fachkräftezuwanderungsgesetz – or skilled labour immigration law – will make it easier for employers to recruit from outside the European Union, amid clear evidence that there are not enough German and EU workers to fill demand.

    It will also mean that existing asylum seekers who have found work but face deportation because their claims have failed can stay in their jobs.

    The law has been rigorously debated, and changes were being made up to the last minute of Wednesday’s cabinet session, the final one of the year. Some cabinet members thought there would not be consensus on the law in Germany’s governing grand coalition.

    Parts of Angela Merkel’s conservative alliance and the rightwing populist Alternative für Deutschland party have repeatedly said they fear the law will encourage low-skilled migration. Unlike the UK debate on skilled worker migration, the issues of salary thresholds and quotas have barely been mentioned.

    The legislation will ensure it is easier for employers to bring workers in from outside the EU. About 1.2 million jobs remain empty in Germany, according to the Federal Labour Office, from lorry drivers to carpenters and care workers.

    Employers will no longer have to go through the time-consuming and bureaucratically burdensome process of having to prove there is no domestic worker who could fill a particular role. Nor will they be restricted by an official list of which jobs are in short supply.

    Anti-immigration sentiment is high in Germany, and has posed a threat to the survival of Merkel’s government. She has stressed that the asylum and refugee policy will be unaffected and kept strictly separate from the new law, in order to assuage fears refugees and unskilled migrants will view it as an invitation to come to Germany, triggering a repeat of the refugee influx of about 1 million people in 2015. Experts have said it may be difficult to make this distinction in practice because no salary thresholds or quotas have been set.

    The AfD has repeatedly argued the law will fuel rather than control immigration and will suppress German workers’ wages, which have already been restrained over the past decade.

    Alexander Gauland, the co-leader of the AfD, has called it “a fresh incentive for people from around the world to come to Germany”.

    The German Economic Institute (IW) has estimated that not being able to fill vacancies has cost the economy around €30bn.

    Mathias Middelberg, the interior affairs spokesman for the parliamentary group of Merkel’s Christian Democratic Union, said the acceptance of rejected asylum seekers into the workplace “sends the wrong signal”.

    Joachim Pfeiffer, an economics expert from the CDU, welcomed the law, saying: “It makes clear that in Germany we need more skilled workers … we have more than 2 million unemployed, more than a million of them with insufficient qualifications. We need qualified workers and this law makes it easier to have access to them.”

    But he also warned against incentivising what he called the “wrong type of workers”.

    “We want to be able to be able to choose who comes here – those who are good and who we need … but we don’t want to encourage everyone to come to Germany just to be able to take advantage of the welfare state,” he said.

    Gauland said that just as his party had long warned, “illegal immigrants will now be allowed to stay for ever as soon as they’ve stepped over the border … it is a fresh incentive for people from around the world to come illegally”.

    #Allemagne #travailleurs_étrangers #migrations #économie #travail #travailleurs_qualifiés #loi

    #Germany just passed an #immigration law to fill labor shortages (1.2 mill jobs are open) w/non-EU nationals. Some call it a much-needed to recruit qualified workers while others call it a ’fresh incentive for people to come illegally.’ What do you think?

    https://twitter.com/MigrMatters/status/1075703944859566080?s=19

    ping @_kg_

    • UK and German immigration: a tale of two very different laws

      While Britain seems to put politics above the economy, Germany’s new law welcomes foreign job-seekers.

      Two European countries announced radical overhauls of their immigration rules on Wednesday, but there the similarity ended.

      Britain, where concerns about long-term impacts of immigration helped drive the 2016 vote to leave the European Union, billed its stricter regime as “a route to strengthened border security and an end to free movement”.

      Germany, however, facing such a shortage of workers that is threatening economic growth, said it was easing immigration rules to attract more foreign job-seekers.

      In an interview on BBC Radio 4’s Today programme, the British home secretary, Sajid Javid, stressed that the Conservatives’ 2017 election manifesto had made clear the party’s “commitment to bring net migration down”.

      His counterpart in Germany, Horst Seehofer, said: “We need manpower from third countries to safeguard our prosperity and fill our job vacancies.” The economy minister, Peter Altmaier, hailed the new law – keenly awaited by business - as historic.

      Britain’s priority appears primarily to be establishing a system of tough controls capable of keeping certain people out. Business has accused the government of putting a political imperative for restriction before the needs of the economy.

      In contrast, by introducing looser visa procedures and reducing red tape Germany’s emphasis appears to be on making it easier for certain people to enter and to stay. Some in Angela Merkel’s conservative alliance and in the far-right Alternative für Deutschland (AfD) have said such a move ignores public concerns about immigration.

      The UK’s system does not put a cap on numbers but aims to reduce annual net migration to “sustainable levels”. It requires skilled workers to earn a minimum salary, to be decided next year. After Brexit there would be no more special treatment for EU citizens; a transitional temporary worker scheme would allow them, and workers of any skill level from other “low risk” countries, to enter Britain without a job offer for up to 12 months.

      Business leaders have warned that the system will leave the UK poorer, depriving industry of a migrant workforce on which it has depended. The proposed £30,000 salary threshold for skilled workers would leave hospitals, the contstruction and hospitality sectors, manufacturing, agriculture and logistics desperately short of labour, they said.

      Germany’s Fachkräftezuwanderungsgesetz, or skilled labour immigration law, will allow skilled workers such as cooks, metallurgy workers and IT technicians to enter the country for six months to try to find a job, provided they can support themselves financially.

      More controversially, the law will offer the prospect of permanent residency to asylum seekers who have a job and speak good German but currently face deportation if their asylum applications are turned down.

      Immigration has been a key political issue in Germany since Europe’s 2015 migration crisis, when the country absorbed more than 1 million mostly Muslim refugees and migrants, sparking a xenophobic backlash and surge of support for the anti-immigration AfD in federal and regional elections.

      Ministers stressed the new rules were a “pragmatic solution” to a pressing economic problem. The AfD said they would fuel immigration, providing “a fresh incentive for people from around the world to come”. In Germany, however, those politics have not, so far, prevailed.

      https://www.theguardian.com/world/2018/dec/19/immigration-rules-uk-germany-economy-job-seekers-opposing-camps?CMP=sha
      #comparaison #UK #Angleterre

    • Manca un milione di lavoratori: la Germania allarga le maglie dei visti
      Sono 1,2 milioni i posti di lavoro che le imprese tedesche non riescono a coprire per carenza di manodopera qualificata. Il flusso di migranti dagli altri Paesi della Ue non è riuscito a riempire i vuoti che sono stati colmati anche se solo in parte dai richiedenti asilo. Un terzo (il 28%) dei rifugiati in età da lavoro arrivati in Germania dalla fine del 2014 a giugno di quest’anno aveva un lavoro, con tassi di occupazione crescenti. Il Governo di Angela Merkel, prendendo atto dell’emergenza lavorativa, ha approvato una legge sull’immigrazione che agevola l’ingresso di lavoratori extra europei e dà una chance di restare ai rifugiati che abbiano un lavoro anche se la loro richiesta di asilo è stata respinta.

      Più immigrati nell’interesse nazionale
      Il nuovo provvedimento, varato dal Governo mercoledì e che dovrà ora essere approvato dal Parlamento, potrebbe creare nuove tensioni politiche sul delicato tema dell’immigrazione che ha spinto in alto i consensi per il partito xenofobo Alternative für Deutschland. Ma il ministro dell’Economia Peter Altmaier ha motivato la decisione di aprire le maglie dei visti con «l’interesse nazionale». Così, ha spiegato, «veniamo incontro alle chiare esigenze rappresentate dalle principali associazioni economiche del Paese e diamo una prospettiva chiara alle imprese sperando che mantengano i loro investimenti nel medio periodo e rafforziamo il sistema previdenziale e i contributi per le indennità di disoccupazione».

      Sei mesi per cercare un lavoro
      La proposta prevede di aprire le porte anche ai cittadini extra europei con bassa o media specializzazione, permettendo loro di entrare e rimanere in Germania al fine di cercare un lavoro per un periodo di sei mesi, a condizione che sappiano un po’ di tedesco e possano vivere a proprie spese. Una possibilità finora riservata solo a figure altamente specializzate come medici, ingegneri e informatici. Un secondo provvedimento del Governo di Grande Coalizione dà una chance ai circa 200mila rifugiati che hanno visto la propria richiesta di asilo respinta ma sono “persone tollerate” perché per varie ragioni non possono essere deportate. Essi potranno chiedere un permesso di lavoro della durata di 30 mesi se già hanno un’occupazione da almeno 18 mesi e se dimostrano di poter vivere senza sussidi dello Stato. Alla fine di questo periodo, se ancora avranno un lavoro e la loro conoscenza del tedesco sarà migliorata, potranno chiedere un permesso di residenza.

      Il 30% dei rifugiati si è integrato
      Secondo i calcoli dell’Istituto di ricerca sul lavoro Iab, del resto, i rifugiati giunti in massa tra il 2015 e 2016 si stanno integrando nel sistema produttivo con tassi di occupazione crescenti. Il 72% dei richiedenti asilo in età da lavoro (15-64 anni) censiti a fine luglio 2018 arriva da otto Paesi non europei: Afghanistan, Eritrea, Iraq, Iran, Nigeria, Pakistan, Somalia e Siria. Nei primi sei mesi del 2017 il tasso di occupazione di queste persone è aumentato di circa 9 punti percentuali e nei primi sei del 2018 di altri 12 punti, arrivando al 28 per cento.

      Negli ultimi anni il numero di immigrati giunti in Germania da questi otto Paesi è cresciuto in maniera significativa, sottolinea lo Iab. Alla fine del 2014 c’erano circa 360mila persone in età da lavoro, a metà del 2018 erano già oltre un milione (1,1). Un aumento dovuto, presumibilmente, all’afflusso dei rifugiati. Allo stesso tempo ha fatto un balzo significativo il numero di occupati: a fine 2014 avevano un lavoro dipendente circa 96mila di essi e a metà del 2018 erano già 311mila.

      I settori più colpiti dalla mancanza di personale
      La Germania ha urgente bisogno di integrare cittadini extra Ue - rifugiati ma anche migranti economici - per sopperire all’annosa carenza di personale determinata dal calo demografico in un’economia in crescita costante. Il problema è molto sentito nei Länder meridionali: Baviera, Baden-Württemberg e Renania ma tocca anche le Regioni industriali del Nord e per alcuni settori è generalizzato. Meccanica, trasporti e servizi, in specie sanitari e per gli anziani, sono i settori più colpiti. Secondo i dati più aggiornati dell’Agenzia federale del lavoro, il tempo medio per coprire le vacanze di personale risulta in costante aumento: da maggio 2017 ad aprile 2018 (media mobile annuale) è cresciuto per tutte le professioni da 100 a 107 giorni rispetto ai 90 giorni del 2017 sul 2016. Con situazioni molto diverse a seconda dei comparti. Così, nel settore automobilistico l’attesa è salita da 126 a 142 giorni; nello sviluppo software e programmazione da 139 a 159; nel settore energetico da 148 a 167; nell’idraulica, sanitari, impianti di condizionamento e riscaldamento da 156 a 183; nel settore edile da 110 a 141; per i medici da 128 a 130, per i fisioterapisti da 144 a 157, per gli infermieri da 143 a 154. In aumento anche il tempo per trovare sul mercato lavoratori nel campo dell’assistenza agli anziani: dai 167 giorni del 2017 ai 175 del 2018.


      https://www.ilsole24ore.com/art/mondo/2018-12-20/manca-milione-lavoratori-la-germania-allarga-maglie-visti--120041.shtml
      #cartographie #visualisation

    • Germany’s new immigration laws open door for skilled labor

      Non-EU skilled citizens will have it easier now to move and get a job in Germany. In a bid to attract more skilled workers, the coalition government has come up with an agreement on the immigration issue. The deal, among others, makes it easier for non-EU skilled workers search for a job and work in Germany, in particular if they work in any of the occupations where there is a job shortage.

      The German Deutsche Welle newspaper reports that Angela Merkel’s government worked until late Monday night, to reach a deal on the immigration issue. The talks between the grand coalition were focused in two key points:

      How to fill the skilled labor gap in Germany through targeted immigration from non-EU countries
      The prospects of remaining in Germany for asylum seekers that were rejected, but have in the meantime found work and integrated into society?

      According to the new immigration law, skilled labor from abroad with the adequate training and education will face fewer restrictions when they attempt to get a job in Germany.

      Any non-EU citizen will now be permitted to work in Germany if they have the qualified vocational training or degree course and an employment contract.

      Meaning, German companies in every sector are now able to recruit foreign skilled workers, unlike previously when they were allowed to recruit only workers in specific sectors.

      In addition, job seekers will have in disposition a period of six months to find a job in Germany. Still, having the vocational training remains a requirement.

      The law will also offer the opportunity to get a better residency permit, to rejected asylum seekers who remain in the country, by securing a permanent job.

      Reactions to Germany’s new deal on migration

      The German Interior Minister Horst Seehofer said during a press conference in Berlin that coalition partners have agreed on a legislation that would set clear rules.

      “On one hand, it would satisfy the needs of the German businesses for employing skilled workers from third countries. On the other hand, it would also enable a controlled, orderly immigration,” he said, expressing his belief that the legislation would significantly reduce illegal migration.

      The chief executive of the Confederation of German Employers’ Associations, Steffen Kampeter, also assessed the agreement as important for maintaining Germany’s economic competitiveness.

      “To do so, we are dependent on qualified workers from abroad,” he said.

      However, there were voices from the opposition in the German parliament saying that the agreement just created “more bureaucracy and opaque regulations” for migrants, instead of easing and simplification, among which the Green party migration expert Filiz Polat.

      https://www.germany-visa.org/germanys-new-immigration-laws-open-door-for-skilled-labor

    • Ihr Fachkräfte, kommet

      Das 149 Seiten dicke Papier zum Einwanderungsgesetz sei zu bürokratisch, kritisiert die Opposition. Doch auch in der Union gibt es Bedenken.

      Matiullah Hussainzai runzelt kurz die Stirn, als er nach den richtigen Worten sucht. „Ich hoffe, in Deutschland bleiben zu können. Deswegen versuche ich, alles richtig zu machen“, sagt der 27-jährige Afghane. Er habe Deutschkurse besucht, Maßnahmen absolviert. Jetzt bereite er sich mit einem Praktikum auf eine Ausbildung im „Kreuzberger Himmel“ vor. Er steht hinter dem Tresen des Berliner Restaurants, das sich auf die Ausbildung und Beschäftigung von Geflüchteten spezialisiert hat, hinter ihm stapeln sich Gläser mit eingelegten Zitronen.

      Hussainzai ist einer der Männer, um die sich der politische Streit in den vergangenen Tagen gedreht hat: Menschen, deren Asylantrag abgelehnt wurde, die aber dennoch weiter in Deutschland sind. Seit drei Jahren sei er nun in Deutschland, erzählt Hussainzai. In seiner Heimat arbeitete er als Maler und Lackierer – eine Ausbildung dafür gibt es in Afghanistan nicht.

      In seinem Dorf in der Nähe von Dschalalabad habe man aus Angst vor den Taliban eine Sicherheitsgruppe bilden wollen, erzählt Hussainzai, auch er war dabei. Doch dann schnappten die Taliban einen von ihnen, und der trug eine Liste mit allen Namen bei sich. „Einen Monat lang habe ich mich in Kabul versteckt“, sagt Hussainzai. Dann habe er sich mit Hilfe von Schleppern über die Balkanroute nach Deutschland durchgeschlagen.

      Gegen die Ablehnung seines Asylantrags wehrt sich Hussainzai nun mit einem Anwalt. Die Ausbildung im Kreuzberger Himmel würde für ihn in dieser Situation mehr als nur einen Job bedeuten: Er bekäme eine Ausbildungsduldung und damit die Sicherheit, während dieser dreijährigen Duldung und für den Fall einer Anschlussbeschäftigung auch in den folgenden zwei Jahren nicht abgeschoben zu werden.
      Ein „Riesenschritt, ein „historischer Tag“

      Anders als zunächst geplant sollen Fälle wie der von Hussainzai künftig nicht unter das Fachkräfteeinwanderungsgesetz fallen. Die Ausbildungsduldung wird genau wie eine neu geschaffene Beschäftigungsduldung in ein eigenes Gesetz ausgelagert – das erklärten am Mittwochvormittag Bundesinnenminister Horst Seehofer (CSU), Bundesarbeitsminister Hubertus Heil (SPD) und Bundeswirtschaftsminister Peter Altmaier (CDU). Beide Gesetzentwürfe hatte das Kabinett am Morgen beschlossen.

      Die Diskussion über ein deutsches Einwanderungsgesetz zieht sich seit Jahren wie Kaugummi. Von einem „Riesenschritt“ sprach Heil nun sichtlich zufrieden. Ihm sei kein anderes Land weltweit bekannt, das ein „so modernes und unbürokratisches“ Einwanderungsgesetz habe, triumphierte Seehofer. Und Altmaier sprach gar von einem „historischen Tag“: „Wir lassen hiermit 30 Jahre ideologischer Debatte hinter uns.“

      Das neue Gesetz soll mit seinen 149 Seiten nun Fachkräften aus Nicht-EU-Ländern erlauben, zur Erwerbsarbeit nach Deutschland einzureisen. Entsprechende Regelungen gibt es bereits für Akademiker*innen und Engpassberufe. „Dem soll die berufliche Qualifikation nun gleichgestellt werden“, sagte Seehofer. Für Niedrigqualifizierte sieht das Gesetz keine Erleichterungen vor.
      Teilqualifikationen können nachgeholt werden

      Die Minister betonten: „Wir wollen Einwanderung in den Arbeitsmarkt, nicht in die Sozialsysteme.“ Konkret soll ein Visum bekommen, wer über eine mit deutschen Standards vergleichbare Berufsausbildung verfügt, die deutsche Sprache beherrscht und ein Jobangebot vorweisen kann.

      In bestimmten Fällen sollen Teilqualifikationen auch in Deutschland nachgeholt werden können. Die Vorrangprüfung, nach der zunächst geprüft werden muss, ob für einen Job Deutsche oder EU-Bürger*innen zur Verfügung stehen, soll entfallen. Fachkräfte, die ihren Lebensunterhalt selbst bestreiten, dürfen zudem für sechs Monate zur Jobsuche einreisen. Unter noch strengeren Bedingungen ist dies auch zur Ausbildungsplatzsuche möglich.

      Das zweite Gesetz soll eine bundeseinheitliche Umsetzung der Ausbildungsduldung garantieren. Bisher wurde diese in verschiedenen Bundesländern sehr unterschiedlich ausgelegt, Bayern etwa gilt als besonders restriktiv. Künftig sollen diese Regelungen auch für Assistenz- oder Helferausbildungen gelten, wenn sich eine Berufsausbildung anschließt.
      Anreiz, illegal nach Deutschland zu kommen

      Für ausreisepflichtige Menschen, die seit mindestens 18 Monaten einer sozialversicherungspflichtigen Beschäftigung von mindestens 35 Stunden die Woche nachgehen, deutsch sprechen, ihren Lebensunterhalt finanzieren, deren Identität geklärt ist und die nicht straffällig geworden sind, soll es zudem die Möglichkeit einer „Beschäftigungsduldung“ von 30 Monaten geben, an die sich eine Aufenthaltserlaubnis anschließen kann. Die Voraussetzungen seien bewusst sehr streng gewählt, sagte Seehofer.

      Dieser Punkt war in der Debatte über den Referentenentwurf der wohl umstrittenste – wohlgemerkt nicht zwischen Union und SPD, die sich eigentlich eine noch liberalere Lösung gewünscht hatte. Es waren Stimmen innerhalb der Union, die eine Beschäftigungsduldung selbst unter solch strengen Voraussetzungen keinesfalls wollten.

      Bis Dienstagnachmittag war unklar, ob der Entwurf am Mittwoch überhaupt ins Kabinett könne. Als „aus fachpolitischer Sicht nicht zustimmungsfähig“ hatten CDU-Innen- und Wirtschaftspolitiker die Regelungen zu Duldung und Ausbildungsplatzsuche zuvor in einem Schreiben genannt.

      Die Vorsitzende des Innenausschusses im Bundestag, Andrea Lindholz (CSU), hatte im Merkur kritisiert, das Gesetz biete „Migrationswilligen“ weltweit einen Anreiz, nach Deutschland zu kommen – auch illegal. Wohl auch als Reaktion darauf sind die Beschäftigungsduldung sowie die Einreise zur Arbeits- oder Ausbildungsplatzsuche zunächst zeitlich befristet.
      Seehofer: Diskussionen als „Nervenprobe“

      In einem Schreiben an Seehofer und Altmaier betonten hingegen die Chefs der verschiedenen Arbeitgeberverbände vergangene Woche, wie wichtig die Arbeitsmarktintegration von Geflüchteten sei.

      Die bisherigen Diskussionen seien zeitweise eine „Nervenprobe“ gewesen, sagte Seehofer am Mittwoch. Nun erwarte er „intensive Beratungen“ im parlamentarischen Verfahren. In diesem müsse nun auch die SPD stärker Position beziehen, fordert Aziz Bozkurt, Bundesvorsitzender der AG Migration in der SPD: „Was dieses Gesetz ausdrückt, ist nicht das Willkommen, das es sein müsste.“ Es sei noch immer zu bürokratisch, um Deutschland für Fachkräfte attraktiv zu machen. Geduldeten helfe es nur punktuell. „Sobald es um Migration geht, setzen bei der Union leider Vernunft und Verstand aus.“

      Die Forderungen der Verbände, der Wirtschaft und der Unternehmen blieben ungehört, kritisierte auch Filiz Polat von den Grünen. „Der schwarz-roten Koalition fehlen Mut und Innovationskraft für einen großen Wurf in der Migrationspolitik.“ Gökay Akbulut von der Linksfraktion konstatierte, wenn es um Geflüchtete gehe, herrsche „unverändert ein ideologisch dominiertes Abwehrdenken“. Die Liberale Linda Teuteberg bemängelte, angesichts der voraussichtlich 3,9 Millionen benötigten Arbeitnehmer in den kommenden Jahren sei das Gesetz „wirklich ein Tropfen auf den heißen Stein“.

      https://www.taz.de/Archiv-Suche/!5557901&s=Fachkr%C3%A4fte

    • Reçu via email:

      Das Bundeskabinett hat sich heute auf einen Entwurf für ein
      Fachkräfte-Einwanderungsgesetz geeinigt. Gleichzeitig wird ein „Beschäftigungsduldungsgesetz“ vorgeschlagen (siehe Anlagen, die hoffentlich die aktuellsten sind!). Die Einigung wurde erst gestern nach zähem Ringen erzielt. Trotz Einigung gab es bereits kurz nach Beschluss deutliche Kritik aus den Reihen der CDU, - so ganz überzeugend klingt das also nicht mit der Einigung.

      An den bisher in einem Vorschlag zusammengefassten Regelungen hat sich wenig geändert. Das Beschäftigungsduldungsgesetz ist im Kern und in
      Ausrichtung (Verschärfung der Erteilungsvorausetzungen für die jeweiligen Duldungen) so schlecht geblieben wie vorher.

      Wesentliche Änderungen nach einem ersten Überblick:

      Verschlechterung (auch das ist trotz bereits scharfer Vorlage mit Beifall der SPD möglich!)

      a) Bereits die Einleitung eines Dublin-Verfahrens, nicht erst die
      Einleitung des Überstellungsverfahrens, ist eine konkrete Maßnahme zur
      Aufenthaltsbeendigung. Damit ist für alle Dublin-Verfahren die Erteilung einer Ausbildungsduldung verunmöglicht.
      b) Auch für alle „Altfälle“ (Einreise vor dem 31.12.2016) ist der
      Vorbesitz einer Duldung VOR Erteilung einer Ausbildungsduldung Voraussetzung.
      c) Um eine Beschäftigungsduldung erteilen zu können, muss der Lebensunterhalt durch Beschäftigung gesichert sein. Der Bezug
      öffentlicher Leistung ist also in jedem Fall schädlich.
      d) Anstelle von Tagessätzen für Straftaten, die die Erteilung einer Beschäftigungsduldung ausschließen, wurde allgemein darauf abgestellt,
      dass ALLE VORSÄTZLICHEN Straftaten die Erteilung verhindern. Ausnahmen gelt en für Straftaten nach dem AufenthG und AsylG.

      Ver(schlimm)besserungen (allesamt keine besseren Regelungen als im zurzeit geltenden Recht!)

      a) das Verbot der schulischen Ausbildung entfällt
      b) kein Arbeitsverbot für Menschen aus sicheren HKL, wenn sie ihren Asylantrag zurückgenommen oder gar keinen gestellt haben, wenn das dem Kindeswohl dient (UmA) oder die Rücknahme oder das Nichtstellen nach
      einer Beratung durch das BAMF erfolgt ist (hier werden sicherlich auch noch die Rückkehrberatungsstellen beteiligt werden wollen).
      c) Versagung der Ausbildungs- und Beschäftigungsduldung und „nur“ noch bei „offensichtlichem Mißbrauch“ (das dürfte trotzdem zu vergnüglichen Ausflügen der Ausländerbehörden in diverse Verschwörungstheorien führen,
      auch wenn am Ende die Fakten zählen werden)
      d) Versagt wird die Beschäftigungsduldung dann, wenn konkrete Maßnahmen zur Aufenthaltsbeendigung bevorstehen, die in einem hinreichenden sachlichen und zeitlichen Zusammenhang zur Aufenthaltsbeendigung stehen
      (eine nuancierte Verbesserung, aber offen für jedwede Auslegung, die
      wohl dann wieder nach einer bundeseinheitlichen Regelung schreit, - um dann so oder schlimmer zu werden als im bisherigen Entwurf)
      e) Immerhin: eine Beschäftigungs oder Ausbildungsduldung kann erteilt werden, wenn der Ausländer die erforderlichen und ihm zumutbaren Maßnahmen für die Identitätsklärung ergriffen hat (aber auch hier werden die Auslegungsspielräume größer sein als alle Fußballfelder der
      Bundesliga zusammen)
      f) Einige Absenkungen der Erteilungsvoraussetzungen lassen die Herzen nicht höher schlagen, aber sollen erwähnt werden: Erteilungsdauer für 30 Monate (bisher: 24), auch neue Lebenspartner können einbezogen werden,
      Alleinerziehende benötigen nur eine 12 monatige Vorbeschäftigung (bisher 18), Sprachniveau A2 reicht aus, ein unverschuldeter abbruch eines I-Kurses hat keine Nachteile.

      Die BundestagsfraktionBD90/Die Grünen hat heute einen eigenen Entwurf für ein Einwanderungsgesetzvorgelegt. Dieser kann abgerufen werden unter (BT-Drucksache 19/6542):

      http://dipbt.bundestag.de/doc/btd/19/065/1906542.pdf

      Die diesbezüglichePressemitteilung finden Sie hier:

      https://www.gruene-bundestag.de/presse/pressemitteilungen/2018/dezember/deutschland-braucht-ein-modernes-einwanderungsgesetz.html

      Peter Tauber, ehemaliger Generalsekretär der CDU und jetzt
      Verteidigungsstaatssekretär, zog heute in der Rh einischen Post ein positives Fazit: „Einwanderer müssen zu unseren Landsleuten werden. Wir brauchen einen offenen Geist. Und wir müssen Menschen, die bei uns den Fachkräftebedarf decken, deutlich machen: Wir wollen nicht nur, dass Du bei uns arbeitest, wir wollen auch, dass du bei uns und mit uns lebst,
      dass du Teil unserer Gesellschaft wirst.“ Das bedeute: „Sie haben dieselben Pflichten, aber auch dieselben Rechte.“

      Diese integrationspolitisch sinnvolle und zugleich humane Ausrichtung einer Arbeitsmarkt orientierten Migrationspolitik muss jedoch für alle Menschen, auch für die hier bereits lebenden Asylsuchenden und Geduldeten gelten. Davon ist der Gesetzesentwurf weit, weit entfernt.

  • Genitori in Europa : chi sta a casa con i figli ?

    Troppi padri che delegano l’attività di cura alle compagne, madri che restano troppo a lungo fuori dal mercato del lavoro, un panorama disomogeneo di diritti e garanzie: ecco come e perché stanno cambiando i congedi parentali in Europa.

    In Europa, la casa, i figli, le pulizie e la spesa sono ancora un affaire molto femminile. A dirlo è uno studio della Commissione europea secondo cui, in Europa, gli uomini lavorano in media per 39 ore la settimana, mentre le donne 33. Allo stesso tempo però le donne spendono ben 22 ore non retribuite in attività di cura e lavori domestici, mentre il monte orario della controparte maschile si ferma a 10. Una situazione dettata sicuramente da stigmi culturali ma anche da una politica del lavoro che non è più al passo con i tempi.

    Da qui la necessità di un cambio di prospettiva, per uscire dallo schema dualistico uomo-donna e iniziare a pensare partendo dal concetto più fluido di work-life balance, ovvero di equilibrio tra lavoro e vita privata. Un ragionamento ancora più urgente nel momento in cui in famiglia entra in gioco uno o più figli.
    Congedo di paternità, come funziona in Europa?

    Ecco perché la Commissione europea nel 2017 ha avanzato la proposta di direttiva sull’equilibrio tra attività professionale e vita familiare per i genitori e i prestatori di assistenza, in cui si suggerisce agli stati membri, tra le altre cose, di adottare un minimo di 10 giorni di congedo di paternità obbligatorio.

    Attualmente quasi tutti i paesi Ue garantiscono questo diritto, con una durata media di 11 giorni. Spiccano la Slovenia con 30 giorni al 90% dello stipendio, la Romania con 15 al 100% (purché il padre segua un corso sulla cura dei figli) e la Bulgaria con 15 giorni al 90%. Gli stati dei Balcani extra Ue sono lontani dagli standard europei: il congedo di paternità è quasi ovunque inferiore ai 7 giorni, e in alcuni casi non è nemmeno retribuito. D’altra parte nemmeno l’Italia rispetta le linee guida dell’UE, con soli 5 giorni di congedo per i neo-papà.

    Quello che è emerso però da uno studio di Eurofound in 23 su 28 paesi dell’Ue è che solo il 10% dei padri decide di prendere il permesso per assentarsi dal lavoro in occasione della nascita del proprio bambino, con uno spettro che va dallo 0,02% della Grecia al 44% della Svezia. Evidentemente la semplice garanzia del diritto non equivale al raggiungimento dell’obiettivo.

    A influire sulle scelte degli uomini ci sono diversi fattori, oltre a quello culturale. In primo luogo quello economico: il basso livello dei compensi influenza l’assunzione o meno del congedo di paternità. Ma contano anche i criteri per l’ammissibilità e la mancanza di flessibilità nell’orario di lavoro.
    Quando il congedo di maternità diventa un ostacolo

    Affinché il congedo di paternità sia uno strumento di riequilibrio dei carichi «ci vogliono tempi più lunghi e l’assunzione di una responsabilità di cura da soli e non in contemporanea con la madre», ha dichiarato la statistica Linda Laura Sabbadini durante un’audizione sulla Direttiva sull’equilibrio tra attività professionale e vita familiare al Parlamento europeo a febbraio di quest’anno.

    Un elemento da tenere in considerazione nella valutazione delle politiche per la parità di genere, però, è il rapporto tra la durata del congedo e l’indennità di cui dispone la madre. Se infatti la prima è molto lunga la donna rischia di rimanere fuori dal mercato del lavoro per troppo tempo, trovando poi difficoltà nel reinserimento. Allo stesso tempo, in caso di bassa remunerazione la donna finisce per dipendere dallo stipendio del marito, come fanno notare i ricercatori del Fondo Monetario Internazionale Ruben Atoyan e Jesmin Rahman .

    Tra gli stati dei Balcani occidentali extra UE, per esempio, l’Albania e la Bosnia Erzegovina spiccano per la lunghezza del congedo di maternità (52 settimane), ma l’indennità è pari solo al 60-65% del salario. Diverso è il caso della Bulgaria, dove il congedo dura addirittura 58 settimane ma viene pagato al 90% – la situazione migliore in Europa. Per incentivare il reinserimento delle neo-mamme nel mercato occupazionale, il governo bulgaro nel 2017 ha adottato una misura che garantisce alle donne che rientrano al lavoro entro il primo anno d’età del figlio il 50% del benefit che riceverebbero rimanendo a casa.

    Congedi di maternità in Europa

    Nei paesi dell’UE il tasso di occupazione femminile nel 2016 era ancora inferiore di 11,6 punti percentuali rispetto a quello maschile: la perdita economica dovuta a questo divario nel 2013 era stimata intorno ai 370 miliardi di euro all’anno. Secondo Eurostat, la quota di uomini che lavorano part-time diminuisce all’aumentare del numero dei loro figli, mentre aumenta per le donne. Secondo la Commissione europea le responsabilità assistenziali sono la causa di inattività per quasi il 20% delle donne fuori dal mercato del lavoro, mentre costituiscono meno del 2% dei casi per gli uomini.
    Congedo parentale, il modello svedese

    Un ruolo decisivo nel riequilibrio tra vita privata e professionale è giocato quindi dal congedo parentale. Quello a cui si ispira l’UE è il modello svedese, per cui ai genitori spettano 480 giorni di congedo, di cui almeno 60 riservati al padre e almeno 60 alla madre. In più nelle prime due settimane dopo la nascita, entrambi i genitori possono accudire il figlio insieme. È proprio per aumentare il ricorso al congedo parentale dei padri che alcuni paesi prevedono che il congedo abbia una parte non condivisa, o «quota daddy» – poiché “è stato ripetutamente dimostrato che il congedo parentale basato su un diritto di famiglia (cioè non legato al padre) è usato prevalentemente dalle madri”, come affermano gli studiosi Peter Moss e Fred Deven .

    Attualmente tutti i paesi dell’UE prevedono un congedo parentale, ma c’è un’ampia variabilità, dalle 18 settimane di Cipro non remunerate ai tre anni per genitore in Germania, di cui però solo 14 settimane vengono pagate. Oltre alla Svezia, le migliori condizioni le si hanno in Slovenia. Lì il padre e la madre hanno a disposizione 130 giorni di permesso ciascuno, pagati al 90%, e solo una parte è trasferibile.

    In Bulgaria le madri godono di ottime condizioni di congedo, ma invece quello parentale è molto sfavorevole: prevede solo 6 mesi a disposizione di ciascun genitore, senza alcun tipo di remunerazione. Per quanto riguarda gli stati dei Balcani occidentali extra UE un buon esempio è quello della Serbia, con tre mesi pagati al 100% se il genitore ha lavorato negli ultimi sei mesi (comunque al di sotto dello standard previsto dall’UE).
    Congedo parentale, come renderlo efficace

    «Il congedo da solo non cambierà i comportamenti» ha affermato Tim Shand, vicepresidente di Promundo , un’organizzazione non governativa impegnata a favore della parità di genere, e coordinatore della rete mondiale MenCare , durante un’audizione al Parlamento europeo a febbraio di quest’anno. Secondo lui, per essere davvero efficace la nuova direttiva dovrebbe prevedere un «congedo non trasferibile, di una lunghezza ragionevole e pagato a sufficienza, tra il 70% e 100% dello stipendio regolare o equivalente».

    Una distribuzione più equa dei tempi di cura avrebbe come effetti sicuri una maggiore parità di genere, un coinvolgimento più intenso delle donne nel mondo del lavoro, con la conseguente riduzione dello scarto nelle retribuzioni di uomini e donne – e quindi una maggiore emancipazione. A trarne beneficio non sarebbero solo le donne, ma anche i figli. Secondo Shand, «i padri sono importanti per lo sviluppo emotivo e intellettuale dei bambini. Il coinvolgimento dei padri può contribuire a ridurre i tassi di depressione e avere un’influenza positiva sulle scelte future in termini lavorativi e sentimentali e anche di equilibrio tra vita professionale e familiare».

    https://www.balcanicaucaso.org/Tutte-le-notizie/Genitori-in-Europa-chi-sta-a-casa-con-i-figli-190834

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  • Trends in mortality inequality in the US and #France | VOX, CEPR Policy Portal
    https://voxeu.org/article/trends-mortality-inequality-us-and-france

    Understanding how inequalities in health are related to inequalities in income is a key issue for policymakers. This column describes how despite increasing income inequality in both countries, the development of mortality has been very different in France compared with the US. The findings show that inequalities in income and health do not necessarily move in tandem, and highlight how public policy helps to break this link.

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