Complément d’enquête sur X : « 🔴 À #Gaza, la destruction systématique des zones agricoles. 📊 70% des terres agricoles ont été dévastées, selon l’ONU et ForensicArchi #ComplementDenquete ▶️ »
▻https://x.com/Cdenquete/status/1897781416659698092
▻https://video.twimg.com/amplify_video/1897771274799112192/vid/avc1/1024x576/b2Gj-BGjc_-6Yseq.mp4?tag=14
AAH en complément d’une pension : les Caf condamnées à revoir leur mode de calcul... et à rembourser - Faire Face - Toute l’actualité du handicap
▻https://www.faire-face.fr/2025/02/19/aah-complement-pension-caf-remboursement
La cour d’appel d’Aix-en-Provence vient de condamner la #Caf du Var à revoir le montant de l’#AAH_différentielle qu’elle verse à Martine Deniau, en complément de sa pension de retraite. En cause, l’illégalité du mode de calcul qu’utilisent toutes les Caf de France.
Il est temps que l’abattement change de camp !
(...) Vous touchez l’#AAH en complément d’une pension de retraite, d’invalidité, de réversion… ? Alors, votre Caisse d’allocations familiales vous doit sans doute de l’argent. Calculez le montant de l’AAH que votre Caf devrait vous verser aujourd’hui grâce au simulateur de Faire-face.fr.
#Martine_Deniau a encore frappé. Cette Toulonnaise de 72 ans vient de remporter une nouvelle victoire contre la Caisse d’allocations familiales (Caf) du Var. Et comme dans le cas de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées et du complément de ressources, ses deux précédents combats, la décision de justice qu’elle a obtenue avec le même avocat, Maître #Philippe_Camps, ouvre la voie aux personnes dans une situation similaire, partout en France.
À savoir celles percevant l’AAH en complément d’un avantage vieillesse ou invalidité, qu’il s’agisse d’une #pension_de_retraite, d’invalidité, de réversion, etc. Soit, selon nos estimations, entre 150 000 et 200 000 allocataires(1).
À titre personnel, dans cette affaire, Martine Deniau contestait le mode de calcul de l’AAH versée en complément de sa pension de retraite(2). En 2020, lorsqu’elle a commencé ses recours auprès de la Caf du Var, ses ressources mensuelles – quasi exclusivement constituées de sa retraite – plafonnaient à 422,11 €. Son AAH différentielle s’élevait alors à 480,59 €, soit la différence entre l’AAH à taux plein à cette époque (902,7 €) et ces 422,11 €.
Trois abattements légaux : 10 %, 20 % et spécial invalides
Mais, selon Martine Deniau, la Caf aurait dû appliquer les trois abattements légaux sur sa pension avant de calculer l’AAH. Un premier de 10 %. Un second de 20 %. Puis un troisième réservé aux personnes invalides(3) qui, en 2020, s’élevait à 2 416 €. Le montant de ses ressources aurait donc été moins élevé, et par conséquent, celui de son AAH différentielle, plus haut.
Mais les Caf n’en appliquent aucun pour le calcul de l’AAH différentielle
Dans un courrier que son service « Écoute client » (sic !) lui avait adressé en juillet 2020, et que Faire-face.fr met en ligne, sa Caf reconnaissait bien que ces abattements permettent de déterminer « les #ressources_annuelles retenues » pour le calcul de l’AAH.
Mais elle avançait qu’ils « n’entrent pas en compte dans le calcul de l’AAH dite différentielle » versée en complément d’un avantage vieillesse ou invalidité.
Une interprétation des Caf totalement illégale selon la justice
« Cette interprétation de la caisse ne repose sur aucune disposition légale ou réglementaire qui serait spécifique aux modalités de calcul du montant de l’AAH différentielle mensuelle », a tranché la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, dans un arrêt rendu le 7 février (▻https://www.faire-face.fr/wp-content/uploads/2025/02/arret-deniau-caf-07-02-2025-ca-aix-aah-en-complement-pension.pdf).
« Les ressources prises en considération s’entendent du total des revenus nets catégoriels retenus pour l’établissement de l’impôt sur le revenu et (…) après l’abattement mentionné à l’article 157 bis du Code général des impôts en faveur des personne âgées ou invalides », précisent les juges. Ils ont condamné la Caf à procéder au versement de l’AAH différentielle après applications des trois abattements.
Une perte de 318 € par mois pour Martine Deniau sur son AAH
Concrètement, en 2020, Martine Deniau a touché 4 992 € de pension de retraite. Après le premier abattement de 10 %, cette somme tombe à 4 493 €. Puis à 3 595 €, une fois déduit le second abattement de 20 %. Martine Deniau a par ailleurs touché 71 € de revenus d’épargne non éligibles aux abattements. L’ensemble de ses ressources est donc égal à 3 665 €.
Reste à appliquer le dernier abattement, les 2 416 € réservés aux personnes #invalides. Le montant à prendre en compte pour le calcul de son AAH différentielle est donc égal à 1 249 € dont il faut déduire 2 € de CSG déductible. Soit, au total, 1 247 € par an (ou 104 €/mois).
La Caf aurait donc dû lui verser 799 € (= 902,7 € le montant de l’AAH à taux plein en 2020 – 104 €/mois) et non 480,59 €. Le manque à gagner est important pour la Toulonnaise : 318 €/mois !
« Le jugement est applicable à toutes les Caf »
La Caf du Var va donc devoir changer le mode de calcul de l’AAH différentielle de Martine Deniau. Surtout, « le jugement est applicable à toutes les Caf, précise cette dernière. Et pas seulement pour les retraités touchant l’AAH différentielle mais pour toutes les personnes qui perçoivent l’AAH en complément d’une pension d’invalidité, d’une pension de réversion, de l’allocation veuvage… »
De plus, la Caf est tenue de payer à ces allocataires les prestations non-versées.
« Les allocataires lésés peuvent demander le remboursement des cinq dernières années »
Sur les deux dernières années comme c’est habituellement la règle ? « Non, les allocataires lésés peuvent demander le paiement des cinq dernières années », précise Martine Deniau. L’action en responsabilité civile se prescrit en effet par cinq ans, à compter du moment où le dommage est révélé à la victime, selon l’article 2224 du Code civil. Et cette disposition concerne aussi les fautes commises par les Caf, a rappelé le Défenseur des droits, dans une décision rendue en 2019.
Demandez à votre Caf que le montant de votre l’AAH soient recalculé
Certes, la Caf du Var a toujours la possibilité de se pourvoir en cassation d’ici mi-avril, c’est à dire de demander l’annulation de ce jugement au motif qu’il serait non-conforme au droit. Mais cela ne suspendrait pas l’exécution de ce dernier en attendant la décision de la Cour de cassation.
Dans tous les cas, les autres #allocataires_lésés ont intérêt à entamer les recours le plus rapidement possible auprès de leur caisse, pour faire valoir leur droit à remboursement. Vous savez donc ce que vous avez à faire : demander à votre Caf que le montant de votre AAH soit recalculé, en s’appuyant sur ce jugement. Martine Deniau a ouvert la voie.
Actualisation du 21 février. Une précision en réponse aux questions des lecteurs : le jugement de la cour d’appel rappelle que le calcul de l’AAH différentielle doit intégrer les abattements réglementaires. Le montant total des ressources des allocataires (AAH versée + pension d’invalidité, de retraite, etc) peut donc bien être supérieur au montant de l’AAH à taux plein. Comme c’est déjà le cas pour les allocataires de l’AAH en emploi.
#abattements_fiscaux #jurisprudence (ou pas, mais ici, à vue de nez, ce devrait être le cas, la CAF ne se pourvoira peut-être même pas en cassation, chapeau Madame Deniau !)
Dans sa « toile d’araignée », Warrior Deniau, il y a 7 ans.
▻https://www.youtube.com/watch?v=IcPBAyfUCMQ
Martine Deniau veut obtenir que les Caf n’obligent plus aucun allocataire de l’AAH à demander l’#Aspa, arrivé l’âge de la retraite, car c’est une prestation moins avantageuse. Un combat qu’elle mène malgré la maladie qui la fragilise.
Depuis, la question a été réglée, avec intégration y compris dans les circulaires des caisses, ici, la CNAV :
▻https://legislation.lassuranceretraite.fr/Pdf/circulaire_cnav_2024_01_02012024.pdf
.... un assuré qui atteint l’âge de 62 ans n’a pas l’obligation de demander l’allocation de solidarité
aux personnes âgées (Aspa) pour continuer à percevoir l’AAH.
Ce que ne dit pas le bobino, qui insiste sur une récupération lors des successions qui faisait craindre de léguer une dette (sachant que le seuil à d’application de cette disposition est monté depuis à 107 616 €), c’est que passer à l’ASPA valait aussi et vaut toujours une baisse de revenu immédiate par rapport à l’AAH. Une perte de revenu d’autant plus importante qu’elle peut comporter la suppression d’un droit associé à l’AAH mais inexistant à l’ASPA, celle de l’alloc de « majoration pour la vie autonome » (MVA), qui est versée aux allocataires AAH, si elle est demandé et lorsque ces allocataires ne vivent pas en institution (environ 10% du montant de l’AAH qui vient s’y ajouter, ou pas).
Sinon, Faire Face est une émanation de l’APF France handicap, une des assos « représentatives » qui casse-croute dans le domaine, en gérant des foyers, avec quelques procès à la clé, pour « négligence ayant entrainé la mort » par exemple". Elle est présidée par une ex avocate d’affaire. (cf. Élisa Rojas et Odile Maurin)
Ce journal travaille à la dépossession des premeir.es concerné.es en même temps qu’il les « représente » et les « défend ».
Faire face écrit, par exemple, dans l’article ci-dessus "courrier à la CAF" là où il s’agit en fait d’un recours administratif préalable obligatoire (RAPO), expression qui si elle est utilisée dans l’objet du recours indique clairement la menace d’une procédure contentieux, plutôt que de chialer.
On nous dira que c’est trop compliqué pour la grand mère de mon voisin ou l’autiste du coin de causer la langue du droit et qu’il y a des professionnels pour ça.
Communiqué de Martine Deniau du 12 février 2025
▻https://www.handi-social.fr/articles/actualites/martine-deniau-fait-encore-condamner-la-caf--jurisprudence-sur-aah-et-r
Privée aussi du #complément_de_ressources depuis 2013, j’ai entrepris un recours devant la Cour de Cassation qui m’a donné gain de cause après 7 ans et demi d’attente, en septembre 2019.
Cependant, pour limiter les répercussions financières, l’État a supprimé le dit complément en décembre 2019, au mépris de la jurisprudence acquise par l’Arrêt de la plus haute juridiction française. (Seuls les allocataires qui en étaient bénéficiaires peuvent le percevoir jusqu’en 2029).
Ma prochaine action sera de faire reconnaître cet abus de pouvoir de l’État et d’obtenir le rétablissement du complément de ressources au nom du respect de l’indépendance de la Justice en France et de ses citoyens qui pouvaient y prétendre et en sont injustement privés.
Je vous invite à consulter le rapport d’Isabelle SAYN : #Droit et Pratiques du Droit dans les caisses d’allocations familiales, convention de recherche numéro 97/491 CNAF / Maison Rhône-Alpes des Sciences de l’Homme ▻https://shs.hal.science/halshs-00866373v1/file/droit_et_pratiques_du_droit_optimise.pdf , qui va vous éclairer sur le fonctionnement de la CAF qui détourne à son profit les règles de droit en ciblant les #allocataires les plus démunis pour se défendre, car j’en témoigne, il faut une force intérieure considérable pour faire face sans sombrer devant ces pratiques inhumaines.
AAH en complément d’une pension de retraite ou d’invalidité : une lettre type pour vous faire rembourser par la Caf
▻https://www.faire-face.fr/2025/03/06/aah-pension-retraite-invalidite-lettre-type-remboursement-caf
AAH en complément d’une pension : la Caf du Var se pourvoit en cassation
Le pourvoi en cassation ne suspend pas la décision rendue. La Caf du Var vient donc de rembourser Martine Deniau. Comme la première réclamation de la toulonnaise remonte à début 2020, elle lui a réglé la différence entre le montant versé depuis cette date (avec le mode de calcul illégal) et celui qu’elle aurait dû lui payer en appliquant les trois abattements. Soit 21 600 € au total. (yes !)
Et maintenant ? Deux stratégies sont possibles pour les allocataires percevant, eux aussi, l’AAH en complément d’une pension de retraite ou d’invalidité, d’une rente accident du travail – maladie professionnelle… La première consiste à attendre que la #Cour_de_cassation rende son verdict. D’ici quinze mois, vraisemblablement.
Martine Deniau, elle, prône une attitude plus offensive. « Les Caf ne comprennent que le rapport de force. Il faut que les personnes concernées demandent un recalcul de leurs droits. Lorsqu’ils auront reçu une réponse négative, ils devront, dans les deux mois, la contester auprès de la commission de recours amiable. Après le rejet, prévisible, de leur requête, ils saisiront le pôle social du tribunal judiciaire dans un délai de deux mois. Chacun doit se battre pour obtenir le respect de ses droits et faire avancer la cause commune. »
Protection sociale / Prestations non contributives de sécurité sociale : AAH - ASPA - ASI
►https://www.gisti.org/spip.php?article2416
Modèle de lettre AAH différentiel avec retraite (pour se voir appliquer par la CAF les abattements sur les revenus et donc percevoir montant plus élevé - voir aussi CA Aix en provence, 7 février 2025 et « AAH en complément d’une pension de retraite ou d’invalidité : une lettre type pour vous faire rembourser par la Caf », Faire Face, 6 mars 2025)
lettre type AAH différentielle avec abattement invalide (titulaire CMI invalidité, pension d’invalidité pour AT d’au moins 40% ou pension militaire d’invalidité d’au moins 40% et revenu net global du foyer inférieur à un certain niveau (27 670 € en 2023), alors deux conditions remplies pour bénéficier du troisième abattement, celui réservé aux personnes invalides, en plus des deux premiers, ceux de 10% et 20%).
lettre type AAH différentielle sans abattement invalide (pas droit à l’abattement invalide : la Caf doit cependant vous appliquer les deux premiers abattements, ceux de 10% et 20%).
Action, toujours moins cher mais à quel prix ?- L’En Dehors
▻http://endehors.net/news/action-toujours-moins-cher-mais-a-quel-prix
🔴 #ComplementDenquete sur la face cachée des mini prix d Action, c est disponible en replay sur @francetv et c est gratuit ! ▶️ ▻https://t.co/PLH67hPVQF pic.twitter.com/PSjE52lFiw — Complément d’enquête (@Cdenquete) December 13, (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo
▻https://www.france.tv/france-2/complement-d-enquete/6776761-action-toujours-moins-cher-mais-a-quel-prix.html#section-about
Avec près de 850 magasins en France, Action est devenu l’enseigne préférée des Français. En une décennie, le discounter néerlandais s’est imposé dans l’Hexagone. En cette période d’inflation, ses prix très serrés attirent toujours plus de clients. Les équipes de « Complément d’enquête » ont découvert comment l’enseigne négocie avec ses fournisseurs pour obtenir les prix les plus bas possible, au détriment parfois de la qualité et de la sécurité des produits. De la réception des produits dans ses entrepôts à la mise en rayon en magasin, Action s’appuie sur une organisation millimétrée où chaque seconde compte. Le turnover dans certaines régions atteindrait un niveau très élevé, de 70% à 80%, et le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail serait en augmentation.
(Avec un peu de patience, on retrouvera ce docu sur Youtube)
Le plus grand Lidl de la métropole de Rennes ouvrira ses portes en février 2025
▻https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/le-plus-grand-lidl-de-la-metropole-de-rennes-ouvrira-ses-portes-en-fevr
Non seulement ce nouveau quartier Baud-Chardonnet, tout en béton entre le centre de #Rennes et Cesson-Sévigné, est anxiogène et froid comme une tombe. Coincé entre une voie ferrée, la Vilaine, le dépôt des bus de la ville et une usine d’incinération. Si bien des architectes méritent la corde, leur complices les urbanistes, les promoteurs, la municipalité sont aussi nuls. Ces 1950 m² de surface de vente hard-discount, le plus grand Lidl du coin, sont à l’image de la mégalomanie de ce quartier tout moche.
Les sénateurs taclent les complémentaires santé sur les hausses de cotisations
▻https://www.notretemps.com/depeches/les-senateurs-taclent-les-complementaires-sante-sur-les-hausses-de-cotis
Ils s’insurgent également contre les « garanties toujours plus couvrantes pour des frais d’ostéopathie, de naturopathie, ou de sophrologie », avec des forfaits - quatre séances d’acupuncture remboursées par exemple - qui « instaure une logique de crédits incitant à la consommation ».
La couverture de ces prestations devrait être « optionnelle », et « sortie du contrat responsable afin de baisser le coût de la complémentaire santé pour les assurés qui n’y recourent pas », écrivent les sénateurs.
Ouais. Ce serait une offre qui répond à la demande (se faire chouchouter ailleurs que chez le coiffeur et le masseur, et autrement que par le recours aux livraisons tous azimuts, histoire de compenser une vie minable et un travail inutile ou nuisible ?).
J’ai du prendre une « mutuelle » car mon revenu excédait le plafond CSS. Dedans (pas loin de 10% de mon salaire mensuel, quand même) il y a n’imp’, sans cote sécu, mais du dentaire et de l’optique avec du reste à charge, et du dentaire sans cote sécu qui reste à payer plein pot, pas comme la naturopathie.
Être normal c’est payer une bureaucratie commerciale, des frais de représentation, et des charlatans.
Jordan Bardella : le grand remplaçant- L’En Dehors
▻http://endehors.net/news/jordan-bardella-le-grand-remplacant
Voici, selon d anciens proches de Jordan Bardella, son compte Twitter caché 🔴 Jordan Bardella : le grand remplaçant - #ComplementDenquete, c est demain à partir de 22h35 sur France 2 pic.twitter.com/8MO22YNb9e Complément d’enquête (@Cdenquete) January 17, (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo
Une enquête consacrée à #Sophia_Chikirou (#LFI) sera diffusée le 5 octobre sur France 2. - LeBlogTVNews
▻https://www.leblogtvnews.com/2023/09/une-enquete-consacree-a-sophia-chikirou-lfi-sera-diffusee-le-5-octobre
Sophia Chikirou, la dame de piques des insoumis. Titre d’un numéro du magazine #Complément_d'enquête diffusé le jeudi 5 octobre à 23h00 sur France 2.
Une enquête de Julien Daguerre, Matthieu Renier et Vincent Gobert, présentée par Tristan Waleckx.
Le reportage est présenté ainsi :
« Dans l’hémicycle, elle s’est fait connaître en quelques mois pour son style très offensif : discours sonores, invectives, attaques frontales contre le gouvernement mais dans l’ombre du mouvement, cela fait des années qu’elle souffle à l’oreille du grand patron. Sophia Chikirou, 43 ans et le verbe haut, est depuis plus de 10 ans la conseillère de l’ombre de Jean-Luc Mélenchon, sa plus proche collaboratrice, celle qui a contribué à changer l’image du leader des insoumis pour la campagne présidentielle 2017. Celle qui est aussi, à travers sa société de communication #Médiascope, au cœur de l’affaire des comptes de campagne qui, en 2018, a placé LFI dans le viseur de la justice.
Peu connue du grand public, la toute nouvelle députée de Paris est pourtant une pièce maîtresse du dispositif Mélenchon, son bras armé à l’Assemblée et sa puissante communicante, à la réputation controversée au sein même de son propre mouvement. Directrice de communication à poigne des deux dernières campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon, patronne éphémère et décriée de la web télé le Média, elle est à la manœuvre en coulisses pour opérer la réintégration à LFI de son collègue député Adrien Quatennens, dauphin du leader insoumis condamné pour violences conjugales.
Nous avons enquêté sur le parcours de Sophia Chikirou et sur son rôle au sein des insoumis. Beaucoup l’accusent de méthodes brutales en contradiction avec les valeurs du parti mais rares sont ceux osent en parler publiquement par peur des représailles. En coulisses, son style est loin de faire l’unanimité. D’autant que depuis 2018, Sophia Chikirou est au cœur d’une tempête judiciaire : la justice enquête sur des soupçons de surfacturations lors de la campagne présidentielle 2017 du candidat Mélenchon. Celle qui était alors sa directrice de communication facturait, en effet, dans le même temps au mouvement des prestations fournies par sa propre entreprise de communication, Médiascope. »
Un mélange des genres qui est aujourd’hui décortiqué par les enquêteurs.
Tristan Waleckx
@tristanwaleckx | 6:54 PM · 19 sept. 2023
En soutien à @AriaLavrilleux
placée en garde à vue pour avoir fait son travail, et pour que chacun puisse savoir ce que certains voudraient taire, @Francetele
et @Disclose_ngo ont décidé de remettre en ligne son #ComplementDenquete réalisé avec @jpcanet
Complément d’enquête
▻https://www.france.tv/france-2/complement-d-enquete/5281047-france-egypte-revelations-sur-une-operation-secrete.html
France-Egypte : révélations sur une opération secrète
Disclose
@Disclose_ngo
9:59 AM · 20 sept. 2023
▻https://twitter.com/Disclose_ngo/status/1704404964787778042
🔴 Garde à vue d’@AriaLavrilleux
: d’après nos informations, les enquêteurs de la DGSI reprochent à notre journaliste d’avoir signé 5 articles sur les ventes d’armes françaises à l’étranger, publiés par
1/4
Les enquêtes concernées :
– Opération Sirli en Égypte
– La vente de 30 avions Rafale à l’Égypte
– Les armes livrées à la Russie jusqu’en 2020
– La vente de 150 000 obus à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis (EAU)
– Le transfert d’armes illicite des EAU vers la Libye
2/4
Ces informations confidentielles sont d’intérêt général. Elles éclairent le débat public sur la réalité des relations de la France avec des dictatures et jettent une lumière crue sur des armes, fabriquées dans notre pays, et retournées contre des populations civiles
3/4
Qu’importe si ces révélations sur les ventes d’armes de la France sont gênantes pour l’État français
Après 28 heures de garde vue, Ariane doit être libérée au plus vite. Sans aucune poursuite
4/4
Ariane Lavrilleux
@AriaLavrilleux
#JournalismIsNotACrime
9:36 PM · 20 sept. 2023
▻https://twitter.com/AriaLavrilleux/status/1704580275613647082
je suis libre, merci bp pour votre soutien !
im free, thx for your support !
انا حرة ،شكرا ليكو !
Ariane Lavrilleux
@AriaLavrilleux
9:52 PM · 20 sept. 2023
▻https://twitter.com/AriaLavrilleux/status/1704584379228406149
Dsl pour le comité d’accueil de @Prenonsla1 @PressePapiers13
qui m’attendait à la sortie de GAV à Marseille : on m’a fait sortir par derrière exprès pour que je ne vous vois pas, et sans prévenir l’avocate de @Disclose_ngo
! C’est le signe que vous dérangez : continuons le combat !
🛑 Après son sujet sur le Puy du Fou, “Complément d’enquête” pris pour cible par le groupe Bolloré...
L’émission de France 2 a été la cible d’attaques des médias du milliardaire breton, de CNews au “JDD”, suite à la diffusion d’une enquête sur le Puy du Fou. France Télévisions reste étonnamment muette.
Tout est partie d’une info : Philippe de Villiers porterait plainte contre France 2. De cette menace, pour l’instant non mise à exécution, est en train de naître une affaire sur fond de guerre des chaînes. Elle a débuté jeudi 7 septembre avec l’émission Complément d’enquête consacrée au Puy du Fou, « ses secrets, ses méthodes particulières, son modèle économique, son influence politique ». L’enquête décrypte l’organisation « de cette multinationale de spectacle qui fait fortune sur son armée de bénévoles ». Via Puy du Fou Stratégie, la famille de Villiers aurait désormais la mainmise sur le parc qui enregistre 170 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. C’en est trop pour le clan de Villiers (...)
#ComplémentdEnquête #PuyduFou #multinationale #DeVilliers #Bolloré #extrêmedroite...
▶️ Lire la suite...
▶️ ►https://www.telerama.fr/television/apres-son-sujet-sur-le-puy-du-fou-complement-d-enquete-pris-pour-cible-par-
> Puy du fou : les médias d’extrême droite en croisade contre « Complément d’enquête » :
▶️ ►https://www.liberation.fr/economie/medias/puy-du-fou-les-medias-dextreme-droite-en-croisade-contre-complement-denqu
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Lanceurs d’alerte dans la police : « Je ne connais aucun agent qui est épanoui dans son travail »
Pour la première fois, six fonctionnaires témoignent des dysfonctionnements de leur institution dans « Police, la loi de l’#omerta ». Les deux auteurs de cet ouvrage alarmant et salutaire, une capitaine et un ancien gardien de la paix, espèrent ainsi libérer la parole de leurs collègues et remédier aux maux qui les rongent.
« #Violences_policières, #sexisme et #racisme ordinaires, #dissimulation_de_délits, abondance de #faux_en_écriture_publique, #corruption, #tyrannie_hiérarchique, #radicalisation médiatisée des syndicats ou encore politique du chiffre… » Voilà une liste (non exhaustive) des #maux_policiers que dénoncent #Agnès_Naudin et #Fabien_Bilheran dans le livre Police, la loi de l’omerta (éditions Le Cherche Midi), qui paraît ce jeudi. Elle est capitaine, passée par la police aux frontières et la brigade des mineurs, autrice de plusieurs livres et porte-parole de la FSU Intérieur. Avant de quitter « la boîte », lui était gardien de la paix, ayant officié jusqu’à la brigade des stups du 36, quai des Orfèvres, l’ancien siège de la prestigieuse police judiciaire parisienne.
Dans cet ouvrage, leurs deux témoignages sont assortis de ceux de quatre autres policiers. Il y a #Serge_Supersac, #CRS en bagarre avec les syndicats et la compromission de collègues, qui vit mal les audits de l’Inspection générale de la police nationale sur son commandement, et se tourne vers la recherche autour du lien police-population. Il y a #Jean-Marc_Cantais, confronté au suicide d’un collègue, puis catapulté à la tête d’unités dont il dénonce les indigences et les violences, et qui se liguent contre lui jusque devant les tribunaux. Il y a #Stéphane_Lemercier, officier confronté, de la Somme à l’Hérault, à des hiérarchies erratiques et à l’inanité de la politique du chiffre, qui finit par se réfugier dans les études et l’écriture de livres sur la police. Ou encore #Christophe_Annunziata, lâché deux fois par son administration et les syndicats, d’abord quand il a souffert de #harcèlement_moral (après qu’un collègue a mimé sur lui deux égorgements), puis quand il a cherché à dénoncer un membre de sa brigade des mineurs, qu’il soupçonne… de corruption de mineurs (ce dernier est actuellement mis en examen).
Ce livre dense ne résout pas les problèmes qu’il pose (ni, a fortiori, ceux qu’il élude). Mais ces six cas particuliers, mis bout à bout, montrent de l’intérieur une institution policière dysfonctionnelle, tiraillée entre un pouvoir politique passionné de chiffres, des syndicats omnipotents, une direction recroquevillée sur des principes éloignés de l’intérêt général, des individus aux comportements délétères qui ne sont pas sanctionnés et d’autres qui sont placardisés pour avoir alerté sur les dérives de leurs collègues. L’ouvrage résonne comme un coup de semonce. Assez pour ébranler la chappe de plomb recouvrant la police nationale ? Agnès Naudin, interviewée par Libé avec son coauteur Fabien Bilheran, ne se pose (presque) pas la question : « De toute façon, tant qu’on ne va pas dans les médias, on ne les fait pas chier. Et tant qu’on ne les fait pas chier, il n’y a rien qui change. »
Quelle a été la genèse de ce livre ?
Fabien Bilheran : A la fin de l’année 2021, alors que je demandais depuis un an la rupture conventionnelle [il l’a obtenue en juin 2022, ndlr], j’ai appris qu’Agnès s’intéressait au sujet, en tant que porte-parole de la Fédération syndicale unitaire [0,2 % des suffrages aux élections professionnelles du ministère de l’Intérieur en 2018]. On est entrés en contact, et après quelques heures de discussion on en est arrivés à parler de ce livre. Depuis mon engagement auprès des Policiers en colère en 2016, je gardais dans un coin de la tête la possibilité de porter ce genre de témoignages. Entre le réseau d’Agnès et le fait que je suis membre de l’association de prévention du suicide des policiers Peps-SOS, c’est presque les témoins qui venaient à nous. On a même dû faire un tri.
Agnès Naudin : Ensuite, il a fallu franchir les barrières de la méfiance, répondre à la question que les témoins se posaient : « A quoi ça sert de parler publiquement, après tout ce que j’ai déjà fait pour dénoncer ce qui ne va pas ? » On s’est aussi interrogés sur la légalité, la loyauté, le devoir de réserve. On a fait un gros travail de collecte de preuves. On a écarté des témoignages qui risquaient d’être remis en question. Enfin, toutes les personnes qui parlent dans ce livre sont déléguées de la FSU. Ça faisait partie des conditions sine qua non, pour moi, dès le départ, afin qu’elles soient un minimum protégées de l’administration.
Les élections professionnelles au ministère de l’Intérieur se tiennent du 1er au 8 décembre. Ce n’est pas un hasard de sortir le livre maintenant ?
A.N. : Je botte en touche, et vous pouvez l’écrire.
F.B. : Je n’ai pas d’engagements syndicaux, et je ne suis pas soumis à la réserve électorale. J’estime que les syndicats majoritaires font partie du problème. Ils exercent un électoralisme de court terme, car ils participent à l’obtention des grades et des mutations pour les agents. Quand on n’est pas dans un syndicat, il est beaucoup plus difficile d’obtenir son avancement, même si on le mérite ou qu’on a de l’ancienneté. Publier ce livre maintenant permet de faire réfléchir les policiers au syndicalisme dont ils ont envie. Est-ce qu’ils veulent un syndicalisme de clientèle, qui va juste surfer sur les faits divers ou la dernière polémique ? Ou, au contraire, est-ce qu’ils veulent un syndicalisme qui ait une vision à long terme, qui ait une vision du collectif, au-delà des intérêts particuliers ?
Guerre des images
Les syndicats, bras armé de la police pour la communication de crise
Police / Justice
26 sept. 2022abonnés
Les syndicats ou les associations de policiers n’ont, selon vous, pas le pouvoir de faire bouger les lignes ?
F.B. : J’ai été dans un syndicat, j’ai été dans les Policiers en colère. Si aujourd’hui j’ai quitté la police, c’est parce que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, mais que ça n’a pas suffi pour changer les choses, notamment sur la question du suicide, qui me tient particulièrement à cœur. C’est la plus grande cause de mortalité des gardiens de la paix. Contrairement aux discours politiques, et des syndicats majoritaires, qui s’offusquent des refus d’obtempérer toutes les je ne sais pas combien de secondes, le principal danger pour un policier, quand il entre en école de police, c’est le suicide. Quand le ministre en parle, c’est pour dire que le suicide est dû à des problèmes personnels. En réalité, quand on est policier, on est soumis à des interventions qui peuvent être traumatisantes, à des accidents de la route, à la mort, à la violence…
A.N. : … et à l’ambiance dans les services.
F.B. : Oui, voilà, aussi à l’ambiance dans les services, à la hiérarchie… On ne peut pas dire que le suicide n’est pas lié au travail. Le travail joue forcément un rôle dans le suicide, et rien n’est fait à ce sujet. C’est pour cela qu’on en arrive à cette extrémité : écrire un bouquin, avec des policiers à visage découvert, c’est parce qu’on est démunis. On a grand espoir, avec ce livre, de porter une autre parole que ce qu’on peut entendre médiatiquement. De faire réfléchir à ce qu’on peut faire de la police, pour qu’elle fonctionne mieux, pour accompagner les agents vers une sérénité au travail. Cette sérénité est la condition essentielle d’une bonne relation avec la population.
A lire votre livre, on a l’impression que tous les policiers ont l’air de vouloir changer de service, ou de ne pas être heureux là où ils sont…
A.N. : Je ne dirais pas ça. J’ai croisé plein de fonctionnaires dans les mêmes services depuis des années, qui n’en bougeront plus jusqu’à la retraite. C’est d’ailleurs parfois une difficulté pour la hiérarchie de gérer ces dynamiques-là. C’est surtout vrai ailleurs qu’à Paris, où au contraire on trouve des jeunes en début de carrière, sortis d’école, donc ça bouge vite…
F.B. : Je suis un peu plus dur. Je ne connais aucun policier qui soit épanoui dans son travail. Quel que soit le lieu, l’endroit, le service, son prestige, qu’il y ait ou non des moyens… Il y a toujours un problème qui vient le contraindre ou qui rend son quotidien compliqué. Que ce soit de manière structurelle ou à cause de difficultés interpersonnelles.
A.N. : Ce n’est pas que tous les policiers sont malheureux dans ce qu’ils font. Mais il est vrai que je ne connais pas de policier qui trouve du sens à ce qu’il fait. Parce que la sanction administrative n’a pas de sens, la politique pénale n’a pas de sens… Et puis il y a une instrumentalisation des statistiques policières à des fins politiques. Il y a un vrai décalage entre les chiffres affichés et le quotidien vécu des agents. Par exemple, si on veut voir plus de policiers qui s’occupent du stup, on va demander à tous les policiers de faire des infractions à la législation sur les stupéfiants. En conséquence, on va davantage détecter cette délinquance, et donc demander plus de moyens. C’est une boucle infinie.
Si pas grand-chose ne fonctionne dans la police, qu’espérez-vous de votre livre ?
A.N. : Soyons fous : qu’il permette de changer la police ! Il faudrait que chaque fonctionnaire qui, à un moment, a la capacité de faire le choix de couvrir un collègue ou pas, se souvienne de ces témoignages, qu’il se souvienne que chaque action a une répercussion. Et c’est à la portée de tout le monde. Je ne sais pas combien de policiers doivent se mobiliser pour que les choses changent, mais ce nombre existe. Pas besoin que les 150 000 agents fassent la révolution. Mais si 500 ou 600 lisent le bouquin, se disent « j’ai déjà été dans ces situations-là, je ne m’en suis pas rendu compte », qu’ils ouvrent les yeux sur leur propre situation… rien que ça, ce serait énorme. Quant à ceux qui s’y retrouveront à l’avenir, même s’ils ne sont pas victimes, mais plutôt comme des moutons à suivre le troupeau, il faut qu’ils disent « non, je suivrai pas ». Peut-être que, dans un groupe de dix, il suffit que deux moutons arrêtent de suivre le troupeau pour que les choses s’améliorent.
F.B. : Le bouquin révèle une multitude de témoignages, l’idée est qu’il libère la parole. Et ensuite qu’on s’entraide et qu’on s’accompagne face aux représailles de l’administration que l’on peut subir quand on dénonce les dysfonctionnements. On envisage de constituer un collectif structuré pour soutenir les lanceurs d’alerte [de la police] dans leurs démarches. Plus largement, et c’est sûrement utopiste, il faut arriver à toucher un public large. La solution ne viendra pas uniquement de la police, mais aussi de la mobilisation de la société, qui va permettre l’émergence d’une meilleure police. On veut enclencher la dynamique. La réflexion est sociétale, et elle se pose ainsi : qu’est-ce qu’on fait de la police ?
A.N. : Oui et, quelle police veut-on ? C’est une question qu’on pourrait poser aux citoyens.
F.B. : Et ce n’est pas à un ministre de l’Intérieur de répondre à ces questions.
▻https://www.liberation.fr/societe/police-justice/lanceurs-dalerte-dans-la-police-je-ne-connais-aucun-agent-qui-est-epanoui
–—
ajouté à la #métaliste de #témoignages de #forces_de_l'ordre, #CRS, #gardes-frontière, qui témoignent de leur métier. Pour dénoncer ce qu’ils/elles font et leurs collègues font, ou pas :
►https://seenthis.net/messages/723573
Police : la loi de l’omerta
Six policiers lanceurs d’alerte prennent la parole à visage découvert.
Racisme, violences, harcèlement, corruption, faux en écriture publique… Pour la première fois, six policiers issus de différents services – stups, mineurs, BAC, CRS, police aux frontières – révèlent à visage découvert ce qui depuis trop longtemps gangrène la police.
Cette immersion dans leur travail quotidien montre la mécanique froide mise en œuvre par l’administration pour faire taire les policiers : « Soit tu fermes ta gueule, soit tu fermes ta gueule. »
Dans un milieu où l’omerta règne en maître, ces lanceurs d’alerte font le pari courageux de prendre la parole, moins pour dénoncer des coupables que dans l’espoir de voir évoluer leur institution vers davantage de justice et d’avoir ainsi une police irréprochable.
▻https://www.lisez.com/livre-grand-format/police-la-loi-de-lomerta/9782749174815
Concernant la puissance des syndicats de police
« Bamboula, ça reste encore à peu près convenable ! »
"C’est bien fait pour sa gueule !"
Leurs discours inondent les plateaux télé et le moindre de leur tweet est capable de faire trembler la Fnac
... #ComplémentDenquete sur les
▻https://video.twimg.com/ext_tw_video/1597969170800562177/pu/vid/1280x720/Iag2rjZ4LHAUqprL.mp4?tag=12
Ugo Bernalicis
⚠️ Dans un livre choc, 6️⃣ policiers témoignent, sous leur vraie identité, de l’omerta dans la police et la face cachée de leur travail quotidien.
Le 7️⃣ décembre, nous recevons les auteurs et 3️⃣ témoins à l’Assemblée Nationale.
Une conférence à suivre en direct 📽.
Les flics #au_poste le 9 décembre, convoqués par @davduf
▻https://www.auposte.fr/convocation/bilheran-et-naudin-flics-et-lanceurs-dalerte
▻https://www.youtube.com/watch?v=S_TGhR1_eXk
« Complément d’enquête ». Porno : une industrie hors de contrôle ?
▻https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/complement-d-enquete-le-porno-sera-t-il-bientot-interdit_5363956.html
Des mois d’enquête, des centaines d’auditions et une trentaine de plaintes pour viols : l’industrie du porno est dans le viseur de la justice. Au cœur de cette tentaculaire affaire, peut-être un vaste système de traite d’êtres humains. Pour « Complément d’enquête », des actrices ont accepté de sortir du silence et de raconter les humiliations et les violences qu’elles ont décrites aux policiers. Un célèbre producteur français est au cœur de leurs accusations mais ce sont tous les géants du secteur, Marc Dorcel ou Jacquie et Michel, qui sont dans la tourmente.
Un rapport du Sénat
Car l’affaire relance le débat : faut-il ou non interdire le X ? Portée par certaines associations de défense des droits des femmes, la question est désormais officiellement posée au Sénat, où tous les géants du porno ont été entendus... tous sauf un. Il s’appelle Stéphane Pacaud, il est très discret mais ses sites cumulent près de 6 milliards de vues par mois, faisant de lui un des leaders mondiaux du X et un des Français les plus riches : sa fortune atteindrait 400 millions d’euros en 2021, selon nos confrères de Challenges.
Une loi pour l’instant inapplicable
Contenu extrême, marketing agressif, accès gratuit : aujourd’hui, les sites classés X sont parmi les plus visités d’Internet, ils représentent une recherche sur cinq sur smartphone. En France, une loi interdit leur accès aux mineurs... mais elle est pour l’instant inapplicable.
Une enquête de Rola Tarsissi, Mathieu Dreujou et Michel Pignard.
La rédaction de « Complément d’enquête » vous invite à commenter l’émission sur Facebook ou sur Twitter avec le hashtag #ComplementDenquete.
> Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique « Magazines ».
#prostitution #pornographie #violences_sexuelles #viol #culture_du_viol #racisme #misogynie
Le syndrome de l’empilement - Icem7
▻https://www.icem7.fr/pedagogie/le-syndrome-de-l-empilement
avant
Les graphiques en barres empilées sont notoirement peu lisibles, la presse le sait et les évite. Des alternatives plus efficaces existent. Nous les rencontrons pourtant partout dans la production institutionnelle : pas une étude statistique, pas un rapport d’activité où l’on ne subisse ces guirlandes de bâtons multicolores[1], leurs légendes extensibles et leurs inévitables aides au déchiffrage.
Prenons deux exemples publiés la semaine dernière : à chaque fois la matière est intéressante, mais le traitement graphique la dessert.
après…
attention, ces considérations sur les choix de #représentation_graphique pourrait faire oublier la , qui contrairement à la #CMU-C à laquelle elle a succédé, est devenue payante pour nombre de fauchés, une attaque réussie contre l’#accès_aux_soins. le doc de la Dress porte sur des données de 2017. on nous donne encore à voir les mythiques « classes moyennes »...
@colporteur je me rends compte que tu tagues css, or, ça mélange deux choses du coup la css html et la CSS santé :/
la Cpam n’aime pas que l’on dise CSS et préfère C2S... pas trop envie de cet acronyme postmoderne bienveillant, faudrait malgré la paresse et le temps qui presse écrire #Complémentaire_solidarité_santé ? je ne sais pas
j’ai découvert la chose alors que j’étais chômeur indemnisé : 25 euros par mois pour une complémentaire santé. puis les prélèvements ont continué alors que j’étais passé au RSA, alors même que la CSS était coupée ! (j’ai retardé des examens et soins et dû payer une part pour quelques médocs) ce que j’ai découvert... en allant en pharmacie avec une ordonnance pour laquelle je ne me suis pas fait délivrer la prescription. j’ai donc payé 4 mois alors que j’étais au RSA, puis 4 mois (100 balles) pour une CSS que je n’avais pas, puis j’ai réussi à faire rétablir la CSS et je continue à casquer.
Après moultes démarches, le plus fun étant l’appel à la #CPAM, dont les items du site ne sont pas destinés à traiter de tels cas. Il m’aura fallut renouveler cet appels un grand nombre de fois avant d’obtenir un interlocuteur, en subissant à chaque fois de longues minutes d’attente avant de m’’entendre dire "nos services sont surchargés, merci de rappeler plus tard" , Puis un jour, on me répond sur un ton dégoulinant de bonne conscience que la situation a été "rétablie administrativement" (sic aie !). ainsi ais-je rétroactivement droit à la CCS pour les mois où je ne l’avais pas, youpi ! l’administration a fait son ménage, tout est propre, ok. et la barrière à l’accès aux soins durant 6 mois passe à la trappe. on me dit aussi que les prélèvement vont continuer puisque ils sont calculés sur l’année antérieure à l’ouverture de droits, une année ou figurent 9 mois d’un maigre chômage et 3 d’un plantureux RSA. des 526 euros de RSA, 25 sont donc mensuellement déduit. Byzance. tout ça en rencontrant bien des difficultés avec divers praticiens (dentiste, généraliste, ophtalmos) en raison de ce « statut ». les toubibs sont d’ailleurs directement incités à résister à la demande des pauvres : ils mettent parfois des mois à récupérer le fric de cette complémentaire, spécialement quand les ayant droit ne choisissent pas à ce titre la CPAM mais une mutuelle ou assurance privée, et ça engage du temps de secrétariat (au point que certains s’en abstiennent).
être pauvre, c’est se faire carotter par les institutions sociales, suite. il fallait bien que je vérifie... on me fait payer 25€/mois de CSS alors que depuis avril je dépend du RSA, qui ouvre droit à la CSS gratuite
Si vous percevez le revenu de solidarité active (RSA), vous avez droit, ainsi que les membres de votre foyer, à la complémentaire santé solidaire (C2S) gratuite, sans participation financière.
▻https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15651
sorry @simplicissimus d’avoir embrayé ainsi sur les question de représentation graphique des #statistiques que tu indiquais. comme tu sais, sous les stats, il se passe des choses que celles-ci appréhendent mal ou pas du tout, sauf taff spécifique, dont se gardent bien les donneurs d’ordre dès lors que cela ne les sert pas.
L’#écologie_municipale, ou la ville face à son histoire
Les verts élus dans les grandes #villes doivent faire un #choix : se focaliser sur la qualité de vie de leurs administrés au risque de renforcer la #fracture entre #centres urbains et #périphéries, ou au contraire renouer avec les #territoires_fantômes que les #métropoles consomment et consument.
Après le succès des candidatures et alliances écologistes dans certaines des plus grandes villes de France dimanche, une chose a très peu retenu l’attention des commentateurs politiques. C’est le paradoxe, au moins en apparence, d’une #métropolisation de l’écologie politique – le fait que les valeurs vertes semblent trouver dans les grands centres urbains leur principal lieu d’élection. Au lieu de s’interroger sur les motivations et les idéaux des personnes qui peuplent ces villes pour essayer d’y lire l’avenir, peut-être faut-il alors renverser la perspective et regarder l’objet même que constitue la #ville, sa réalité indissociablement écologique et politique.
Au regard de l’#histoire, cette #urbanisation des #valeurs_vertes ne va pas du tout de soi. La ville a souvent été définie, en Europe au moins, par l’enveloppe protectrice des remparts qui tenait à distance les ennemis humains et non humains (animaux, maladies), et qui matérialisait la différence entre l’espace de la cité et son pourtour agraire et sauvage. En rassemblant les fonctions politiques, symboliques, sacerdotales, les villes engendrent des formes de socialité qui ont fasciné les grands penseurs de la modernisation. Saint-Simon, par exemple, voyait dans la commune médiévale italienne l’origine du développement matériel et moral propre à la #modernité. Durkheim, plus tard, faisait de la ville le prototype du milieu fait par et pour l’humain, le seul espace où pouvait se concrétiser le projet d’#autonomie.
Aspirations urbaines
Mais les villes sont également devenues, avec le processus d’#industrialisation, de gigantesques métabolismes matériels. L’explosion démographique des métropoles industrielles au XIXe siècle va de pair avec la concentration du travail, de l’énergie, et plus largement des flux de matière qui irriguent l’économie globale. Au cœur des transformations de la vie sociale, la ville est aussi au cœur de ses transformations matérielles : elle aspire d’immenses quantités de ressources, pour les relancer ensuite dans le commerce sous forme de marchandises. En laissant au passage les corps épuisés des travailleurs et des travailleuses, ainsi que des montagnes de déchets visibles ou invisibles, résidus non valorisés du processus productif.
Ainsi la ville irradie le monde moderne de son prestige symbolique et culturel, mais elle tend aussi à déchirer le tissu des circularités écologiques. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque ville, par définition, est tributaire de circuits d’approvisionnement qui alimentent ses fonctions productives, ou simplement qui la nourrissent et la débarrassent des contraintes spatiales. Chaque ville est entourée d’une périphérie fantôme qui l’accompagne comme son ombre, et qui est faite des #banlieues où vivent les exclus du #rêve_métropolitain, des champs cultivés et des sous-sols exploités. Chaque urbain mobilise malgré lui un espace où il ne vit pas, mais dont il vit.
L’une des sources de la #sensibilité_écologique contemporaine se trouve justement dans la critique de l’avant-garde urbaine. Dans l’Angleterre victorienne, William Morris ou John Ruskin retournent à la #campagne pour démontrer qu’une relation organique au #sol est susceptible de régénérer la civilisation, sans pour autant compromettre les idéaux d’émancipation. Mais ils luttaient contre une tendance historique dont l’extraordinaire inertie a rapidement provoqué la disqualification de ces expériences. Surtout pour le #mouvement_ouvrier, qui avait en quelque sorte besoin des formes spécifiquement urbaines d’#aliénation pour construire la #solidarité_sociale en réponse.
Si l’on replace dans cette séquence d’événements le phénomène d’urbanisation des attentes écologiques actuelles alors il y a de quoi s’interroger sur l’avenir. Deux trajectoires possibles peuvent s’esquisser, qui ont cela d’intéressant qu’elles sont à la fois absolument irréconciliables sur un plan idéologique et matériel, et quasiment impossibles à distinguer l’une de l’autre dans le discours des nouveaux édiles de la cité verte.
Faire atterrir le #métabolisme_urbain
D’un côté, on trouve le scénario d’une consolidation des #inégalités_sociales et spatiales à partir des valeurs vertes. Pour le dire de façon schématique, les grands pôles urbains poussent la #désindustrialisation jusqu’à son terme en éliminant les dernières nuisances et toxicités propres à la #ville_productive : elles se dotent de parcs, limitent les transports internes et créent des #aménités_paysagères (comme la réouverture de la Bièvre à Paris). C’est ce que la sociologie appelle la #gentrification_verte, dont #San_Francisco est le prototype parfois mis en avant par les prétendants écologistes aux grandes mairies. Au nom d’une amélioration difficilement critiquable de la qualité de vie, la ville des #parcs et #jardins, des boutiques bio, des #mobilités_douces et des loyers élevés court le risque d’accroître le #fossé qui la sépare des périphéries proches et lointaines, condamnées à supporter le #coût_écologique et social de ce mode de développement. #Paris est de ce point de vue caractéristique, puisque l’artifice administratif qui tient la commune à l’écart de sa banlieue est matérialisé par la plus spectaculaire infrastructure inégalitaire du pays, à savoir le #boulevard_périphérique.
Mais si le vert peut conduire à consolider la #frontière entre l’intérieur et l’extérieur, et donc à faire de la qualité de vie un bien symbolique inégalement distribué, il peut aussi proposer de l’abolir – ou du moins de l’adoucir. Une réflexion s’est en effet engagée dans certaines municipalités sur le pacte qui lie les centres-villes aux espaces fantômes qu’elles consomment et consument. La #renégociation de la #complémentarité entre #ville et #campagne par la construction de #circuits_courts et de qualité, l’investissement dans des infrastructures de #transport_collectif sobres et égalitaires, le blocage de l’#artificialisation_des_sols et des grands projets immobiliers, tout cela peut contribuer à faire atterrir le #métabolisme_urbain. L’équation est évidemment très difficile à résoudre, car l’autorité municipale ne dispose pas entre ses mains de tous les leviers de décision. Mais il s’agit là d’un mouvement tout à fait singulier au regard de l’histoire, dans la mesure où il ne contribue plus à accroître la concentration du capital matériel et symbolique à l’intérieur de la cité par des dispositifs de #clôture et de #distinction, mais au contraire à alléger son emprise sur les #flux_écologiques.
Le défi auquel font face les nouvelles villes vertes, ou qui prétendent l’être, peut donc se résumer assez simplement. Sont-elles en train de se confiner dans un espace déconnecté de son milieu au bénéfice d’une population qui fermera les yeux sur le sort de ses voisins, ou ont-elles engagé un processus de #décloisonnement_social et écologique ? L’enjeu est important pour notre avenir politique, car dans un cas on risque le divorce entre les aspirations vertes des centres-villes et la voix des différentes périphéries, des #ronds-points, des lointains extractifs, alors que dans l’autre, une fenêtre s’ouvre pour que convergent les intérêts de différents groupes sociaux dans leur recherche d’un #milieu_commun.
▻https://www.liberation.fr/debats/2020/06/30/l-ecologie-municipale-ou-la-ville-face-a-son-histoire_1792880
#verts #élections_municipales #France #inégalités_spatiales #mobilité_douce #coût_social ##décloisonnement_écologique
Dans un #Liban confiné, les #violences domestiques explosent - Nada MERHI - L’Orient-Le Jour
►https://www.lorientlejour.com/article/1213569/en-ces-temps-de-coronavirus-la-violence-domestique-a-presque-double.h
▻https://s.olj.me/storage/attachments/1214/183939_149601.jpeg/r/800/183939_149601.jpeg
« Ce qui nous inquiète, c’est que les appels que nous avons déjà commencé à recevoir ne représentent que le sommet de l’iceberg, déplore Me Awada. Un plus grand nombre de #femmes #victimes de violence ne trouvent pas de moyen de nous joindre. Nous l’avons constaté avec celles qui, d’habitude, faisaient un suivi de leur situation de manière périodique. Depuis que la mobilisation générale est entrée en vigueur, elles n’ont plus donné signe de vie. »
Encore un homme qui a fait l’économie de s’interessé à ce que disent les féministes.
On devrait faire le #point_tatcher comme un point godwin de l’androcentrisme
#mansplanning
A propos de violences faites aux femmes est-ce que quelqu’une peu me dire ce qu’est cette video ? Je ne peu pas voire car mon ordi est en panne et je me connecte avec un silex
▻https://seenthis.net/messages/840113
Et ça m’a rappeler que ce boulet de 4shore m’avais inscrit de force sur touiter en 2015 car il pensait me rendre service croyant que si j’avais pas de compte là bas c’est que j’étais trop imbécile pour le faire avec mes petits doigts de femelle. Bien sur sans me demandé, le #consentement il connais pas. Du coup je me méfie de lui, je sais pas ce qu’il trafique avec cette video que je peu pas voire.
@touti est-ce que tu peu m’aidé stp ?
#coronavirus #solidarité #femmes #Liban
Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
►https://seenthis.net/messages/832147
Programmes scolaires verts, éco-délégués dans les classes : le « colibri » Blanquer se paie un « affichage » vert recyclé
▻https://www.marianne.net/societe/programmes-scolaires-verts-eco-delegues-dans-les-classes-le-colibri-blanqu
Vert tout le temps, vert partout. L’urgence climatique occupe la une, remplit les rues et permet même à Greta Thunberg, égérie écologiste, de s’essayer à la voile. Alors, pour cette vieille institution qu’est l’Éducation nationale, il fallait se mettre à la page. D’autant que ces derniers mois, chaque vendredi, les lycées ont été désertés par ses élèves « en grève », pressés de rejoindre les fameuses « marches pour le climat ». La conférence de presse de rentrée du ministère, donnée ce mardi 27 août, était la parfaite occasion pour frapper fort.
Belle pub pour les masculinistes du mouvement colibris qui peu se confondre avec la doctrine catholique de la manif pour tous dont Blanquer est proche.
« Il ne faudrait pas exalter l’égalité. Je plaide plutôt pour une complémentarité : que la femme soit la femme, que l’homme soit l’homme et que l’amour les réunisse. »Pierre Rahbi
►https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981
J’en profite aussi pour souligner le fait que Greta Thunberg est traité d’égérie par le journaliste de Marianne, ce qui est une insulte qu’on réserve aux femmes (il n’y a pas d’égérons). Greta Thunberg est militante, lanceuse d’alerte, porte parole... mais pas égérie !
#néo-réactionnaires #complémentarité #colibris #écologie_mon_cul #sexisme #catholicisme #propagande
#Compléments_à_la_revue Passerelle Eco n°70
▻https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2268
« L’alimentation sans pétrole, du jardin à l’humain » : c’est le thème de la revue Passerelle Eco n°70. Cette page présente des documents PDFs, liens et même des outils informatiques qui viennent en complément. Certains liens sont encore "en travaux" : c’est que nous sommes en train de finir la mise en forme pour la publication web. SVP Revenez dans quelques jours ! Permaculture : pour vivre, produire ses calories au jardin La revue présente la manière de déterminer quelles plantes cultiver en (...)
Compléments à la revue
Activité du Groupement Forestier de Sauvegarde des Forêts du Morvan
▻https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2260
Le Morvan est indissociable de ses grandes forêts. Longtemps la forêt fut une ressource vitale et riche de nombreuses essences : chêne, hêtre, charme, bouleau, etc. Aujourd’hui cependant, un mal menace la forêt : l’enrésinement. Les feuillus sont coupés et les exploitants à la recherche de rentabilité immédiate ne plantent ensuite que des résineux : douglas et sapins en monoculture, qu’ils coupent à court terme pour charpente, allumettes ou pâte à papier. Les peuplements de feuillus diversifiés sont (...)
« Abus sexuel », antiféminisme, les recettes d’un ordre
►https://joellepalmieri.wordpress.com/2019/03/08/abus-sexuel-antifeminisme-les-recettes-dun-ordre
Actualité oblige… on a beaucoup lu ou entendu la terminologie « abus sexuel ». En tête d’affiche, le « sommet exceptionnel sur les abus sexuels sur mineurs », organisé au Vatican du 21 au 24 février 2019. Que signifie cette expression ? D’un point de vue linguistique, « abus » signifie mauvais usage. Associé à « sexuel » l’expression consacre l’idée qu’il y aurait un bon usage de la sexualité chez les enfants et un mauvais. L’Église catholique a donc décidé de s’attaquer à ce mauvais usage, occultant par voie de conséquence la question de la sexualité supposée des enfants. Ensuite, le mot « abus » reste flou, ne désigne pas précisément des faits qui sont criminels. Il les minimise et les nie. Pourtant il s’agit de pédophilie et non de pratique sexuelle, un crime aussi grave que les viols des religieuses, « révélés » dans la foulée. L’emploi de ce terme cache alors un abus de pouvoir : la relation des prêtres et autres ecclésiastiques (des hommes) avec les enfants et avec les nonnes (des femmes) est basée sur une relation de confiance ou d’autorité, qui pose la question du consentement1.
Enfin, cette expression s’affiche au sein d’un ordre caractérisé par la hiérarchie, le sexisme endémique, la culture du silence, l’imperméabilité. Comme dans les autres ordres – médical, juridique, politique… –, l’impunité des violences sexuelles règne. Elles y sont non nommées, considérées normales, faisant partie de la fonction de ses membres. La parole de la victime (femme, enfant) y est systématiquement remise en cause alors que le criminel (homme) reste majoritairement impuni, protégé par des lois nationales ou propres2. Ces lois sont des retranscriptions ou le terreau de la vulgate populaire, qui nie par lâcheté, par peur, par ignorance ou par volonté (initier sexuellement), les violences exercées sur mineurs et qui entérinent l’appropriation sociale du corps des femmes3.
La différence entre l’ordre de l’Église et les autres se manifeste notamment par la contradiction qui l’habite. Chez les catholiques, les membres font vœu de chasteté, bannissent l’avortement, s’opposent à la « théorie du genre », rejettent toute sexualité contre nature – c’est-à-dire qui n’a pas vocation à « l’enfantement » –, glorifient « la femme comme mère, porteuse d’enfants », alors que le contraire se vit en son sein. Aujourd’hui, la dialectique visant à « protéger les victimes » mise en exergue par le Vatican, obère la responsabilité des auteurs des crimes. En parallèle, elle perpétue une stratégie d’inversion des concepts féministes4.
Le fond de l’entreprise reste effectivement familialiste : à travers tout ce bruit, il est question de promouvoir le mariage entre homme et femme, de protéger l’idée de famille. De plus, il s’agit de reconduire l’idéologie antiféministe portée de longue date par l’Église. Des déclarations récentes du pape François ont été évoquées : « Inviter une femme à parler, ce n’est pas entrer dans le mode d’un féminisme ecclésiastique, car au final, tout féminisme finit par être un machisme avec une jupe ». Par ces mots, le chef de l’Église catholique s’inscrit en digne héritier de Jean-Paul II qui faisait en 1995 la « promotion d’un féminisme chrétien ». Cette appropriation opportuniste du féminisme n’est pas nouvelle. Elle a pour but de le dissoudre. Nés au début du XXe siècle, les fondements du féminisme chrétien peuvent s’expliquer ainsi : « la collaboration de la femme aux questions d’intérêt commun se présente à elle sous un aspect sévère et son activité extérieure est motivée, non par des raisons puériles ou de mesquines rivalités de sexe et des théories déclamatoires sur l’égalité de l’homme et de la femme ; mais elle est justifiée par le fait que la fonction sociale de la femme différant par certains côtés de celle de l’homme, elle seule peut savoir dans quel sens elle doit la développer, la perfectionner et introduire dans sa propre vie ce progrès que la vie publique communique à la vie privée »5. Cette idéologie entend mettre en lumière le rôle de « la femme »6dans le processus de restauration de l’image de l’Église catholique, en tant qu’individu ayant des qualités propres. François de souligner : « elle est celle qui porte, la mère de la communauté ». Cette vision reprend presque mot pour mot les termes des textes (la bible) qui célèbrent la différence entre les sexes tout en excluant l’idée qu’il y ait inégalités.
Or, il existe bien, dans la bible, une relation hiérarchisée entre les deux sexes. Dans le texte « 1 Timothée 2:1-15, verset 11 », Saint-Paul écrit : « Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission ». L’« homme » et « la femme » ne jouent pas les mêmes rôles « dans l’église et dans le couple », l’homme étant chargé de l’autorité, et la femme de l’enfantement et du soin de la famille. C’est ainsi par exemple que l’ordination des femmes est interdite. Dans le verset 12, il est écrit : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence ». L’apôtre limite ce que « la femme » peut faire dans l’église : se taire et obéir.
L’actualité n’est pas révolutionnaire. Certes, elle met en lumière des faits jusqu’ici passés sous silence et impunis, mais elle permet également aux juges autoproclamés de ces faits (des hommes) de continuer à dispenser la parole paternaliste : ils se placent en protecteurs désintéressés de leurs membres (femmes, enfants), ayant autorité naturelle à les guider, car ces membres seraient en demande, en situation de mineurs civiques. De la même manière, les femmes se retrouvent placées au rang de victimes ou d’actrices immobiles, ayant besoin d’encadrement technique, d’assistance, de soutien, parce que plus employées à la maternité ou au devoir d’accompagnement de l’autorité. Leurs savoirs propres ne sont pas pris en compte. Les femmes n’ont pas droit à la parole et à ce titre restent des « subalternes »7.
Tant de rigueur dans la minorisation des violences sexuelles perpétrées par des hommes, d’ignorance de la parole des enfants, d’acharnement à garder les femmes dans leur rôle social de mère, d’épouse ou d’auxiliaire de la hiérarchie religieuse, me fait mesurer, en cette Journée internationale des femmes, l’ampleur des luttes restant à mener pour renverser le patriarcat.
Joelle Palmieri, 8 mars 2019
#violences_sexuelles #langage #culture_du_viol #pedocrimilalité #pedoviol #consentement #catholicisme #viol #déni #antiféminisme #complémentarité #domination_masculine #domination_adulte
Et sur l’analyse des termes employés, je vérifiais que "le français est utilisé pour la diplomatie du Saint-Siège (le Vatican est enregistré comme État francophone auprès des organisations internationales).
Summum de l’hypocrisie ▻https://www.rts.ch/info/monde/10302259-le-pape-refuse-la-demission-du-cardinal-francais-philippe-barbarin.html
Il ne faut pas opposer les gens. On a besoin plus que jamais de réconciliation. Je ne vois pas l’intérêt de dresser les riches contre les pauvres, ils sont complémentaires.
Olivier Babeau du think tank Institut Sapiens, à propos des gilets jaunes sur BFM
Mais oui, les heureux et les malheureux se complètent. Laissons les vivre ensemble mais sans entraide (surtout dans un sens).
#nauseabond
L’Institut Sapiens est un organisme à but non lucratif dont l’objectif est de peser sur le débat économique et social.
Il se veut le premier représentant d’une #think_tech modernisant radicalement l’approche des #think_tanks traditionnels. Il souhaite innover par ses méthodes, son ancrage territorial et la diversité des intervenants qu’il mobilise, afin de mieux penser les enjeux vertigineux du siècle.
Sa vocation est triple :
– Décrypter — l’Association aide à la prise de recul face à l’actualité afin d’être capable d’en comprendre les grandes questions. L’Institut Sapiens sera un centre de réflexion de pointe sur les grands enjeux économiques contemporains.
– Décloisonner et faire dialoguer — l’Association veut mettre en relation des mondes professionnels trop souvent séparés : Universitaires, membres de la sphère publique, praticiens de l’entreprise ou simples citoyens, ils doivent pouvoir se rencontrer pour réfléchir et dialoguer. Afin d’être réellement représentatifs de toutes les compétences et expériences, les groupes de travail associent systématiquement des personnes d’horizons professionnels divers (de l’ouvrier au dirigeant de société cotée) et peu important leur lieu de vie (Métropole, DOM-COM).
– Former — Le XXIe siècle est le siècle de l’information ; il doit devenir pour l’individu celui du savoir. Comprendre le monde implique une capacité à faire un retour sur notre histoire, à connaître le mouvement millénaire des idées, à posséder ces Humanités dont l’importance est plus grande que jamais. Parce qu’il veut faire accéder à une compréhension du monde, l’Institut Sapiens se fixe aussi pour objectif de promouvoir cette culture générale sans laquelle demain plus personne ne pourra comprendre son environnement ou même y jouer un rôle.
*Ses fondateurs sont #Olivier_Babeau, #Laurent_Alexandre et #Dominique_Calmels*.
C’est les potes de Laurent Alexendre ! je comprend mieux. Des idiots qui se prennent pour des génis (typiques des idiots indeed) pour qui on devrait crée un barème d’intelligence au dessous de zéro.
Merci @fil
1. S’il ne voit pas l’intérêt de dresser les riches contre les pauvres, c’est peut-être parce que c’est l’inverse qui se passe ?
2. On ne dresse pas les riches, on les éduque. On ne dresse pas les pauvres, on les aplatit.
3. Pour se dresser contre quelque chose il faut avoir un motif je pense. Pour les riches, en macronnie, je ne vois pas.
Ecolectif : notre éco-hameau se lance dans le coworking !
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Notre éco-hameau est situé en zone de revitalisation rurale, dans un petit village du Comminges, en Haute-Garonne. Depuis son implantation en 2012, notre collectif est passé de 18 à 44 personnes, venant de tous horizons. Nous mettons un point d’honneur à cultiver nos différences pour favoriser la diversité. Pourquoi a-t-on besoin de vous ? Écolectif souhaite à présent s’ouvrir d’avantage à l’extérieur, et veut ouvrir un espace de coworking. La première étape pour créer cet espace de coworking est la (...)
Complément à l’article sur le fauchage à la faulx
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L’article « Faucher à la faulx » paru dans Passerelle Eco n°67 présente comment choisir et dimensionner une faulx, comment l’affûter avec battage et aiguisage, et comment s’en servir de manière à se passer de débroussailleuses thermiques, bruyantes et polluantes, pour entretenir un terrain. Cette page présente des compléments à ce dossier : vidéos de Joachim explications complémentaires, et parfois différentes, données par d’autres faucheurs (à venir) Vidéos Deux vidéos ont été tournées lors de la (...)
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Voici des ressources complémentaires aux articles parus dans la revue Passerelle Eco n°67. On y trouve donc des compléments ou des liens vers des compléments : a propos d’Écolectif, la structure, la sociocratie, la CNV, les sites pros des habitants a propos de SiebenLinden a propos des savoir faire développés dans la revue Écolectif Le site internet de Ecolectif est : ▻https://ecolectif.jimdo.com Écolectif lance une campagne de financement participatif pour la construction d’un espace de (...)
Compléments à la revue
La chasse
Nord : 27 ans de prison pour un trentenaire qui violait des étudiantes à Lille
>Faits divers|Le Parisien avec AFP| 22 juin 2018, 0h01 |0
Franck Berton, l’avocat d’Erwan Gouget, avait demandé l’acquittement de son client. AFP/Denis Charlet
Lors de son réquisitoire, l’avocat général avait décrit un « braconnier en maraude ».
« Un braconnier en maraude » qui cherchait ses « proies » étudiantes : Erwan Gouget, 30 ans, a été condamné à 27 ans de réclusion criminelle jeudi par la cour d’assises du Nord pour trois viols et quatre tentatives en 2011 et 2012 à Lille.
Cet ancien pâtissier, déjà condamné pour viol en 2008, est accusé d’avoir agi suivant un mode opératoire précis : muni de gants, d’un couteau et d’un pied-de-biche, il suivait les étudiantes rentrant de soirée, notamment à leur domicile.
L’avocat général, Luc Frémiot, avait requis jeudi matin 25 années de réclusion criminelle assorties de la peine de sûreté maximale. Lors de son réquisitoire, il avait décrit un « prédateur » qui, la nuit, agit comme un « braconnier en maraude » cherchant sa « proie » sur son « terrain de chasse ». « Vous êtes dangereux ! », a-t-il lancé à l’accusé qui, impassible, ne le lâchait pas des yeux. La Voix du Nord précise que l’avocat général a réclamé une injonction de soins.
Son ancien codétenu l’accuse de tortures
« Vos près de deux heures de réquisitoire ne permettent pas d’établir des certitudes », a répliqué lors de sa plaidoirie l’avocat de l’accusé, Me Frank Berton. « Une bonne décision ne se prend pas dans la peur. Pour juger un homme, il faut écouter ni la colère, ni le poids des larmes », a lancé aux jurés Me Berton avant de leur demander d’acquitter son client.
« J’aimerais ajouter, après tout ce qui a été dit, que je n’ai pas commis les faits qui me sont reprochés et que je suis innocent », a déclaré l’accusé, avant que les jurés ne se retirent pour décider de son sort.
Interpellé en juillet 2012 par la BAC à Lille après un refus d’obtempérer, Gouget détenait dans sa voiture un couteau, un pied-de-biche et plusieurs paires de gants.
Il a été reconnu formellement par la plupart des victimes, mais depuis le début de l’enquête, il a nié l’intégralité des faits, affirmant que son ancien codétenu pourrait être l’auteur de certains faits. Celui-ci a livré mardi à la barre un récit d’horreur, détaillant toutes les tortures que Gouget lui aurait fait subir pour obtenir des courriers d’aveux.
Condamné en 2008 pour viol, en 2012 on l’attrape à nouveau. Ca vaut le coup de violé, c’est pas cher.
Je garde ce fait divers pour le vocabulaire du chasseur et #virilo-carnisme
Le viol c’est comme un bon steak, un petit plaisir de l’homme et puis il y a pas mort d’homme comme dirait je sais plus qui, on va pas encombré les prisons avec de bons chasseurs bien de chez nous qui ne s’attaquent qu’à leurs proies naturelles, les biches, les gazelles, les chiennes et j’en passe.
#chasse #proie #prédateur #culture_du_viol #essentialisme #complémentarité
Archives.
Pierre Rabhi « Le féminin est au cœur du changement »
▻https://www.kaizen-magazine.com/article/pierre-rabhi-feminin-coeur-changement
Depuis 1968, un mouvement féministe se développe en France et dans le monde. Quel regard portez-vous sur ce mouvement ?
Il ne faudrait pas que le mouvement féministe soit une réaction inspirée par le masculin : il faudrait qu’il soit simplement une conscience qui s’éveille à ce rôle magnifique qui est dévolu par la vie à la femme et qui est de donner la vie. Il ne faudrait pas que ce mouvement prenne comme canevas du changement ce que le masculin a établi. C’est intéressant que les femmes imaginent quelque chose d’original qui s’adapterait à la donne actuelle qui est radicalement masculine.
Une vraie égalité femmes-hommes pourrait changer la société ?
Je crois qu’il ne faudrait pas exalter l’égalité. Je plaide plutôt pour une complémentarité : que la femme soit la femme, que l’homme soit l’homme et que l’amour les réunisse dans cette complémentarité. La complémentarité, est un appui de l’un sur l’autre et vice-versa, non une addition. Ce rapprochement donne une dynamique collective. L’égalité est fragile car affirmée par des lois. Il est souhaitable qu’on comprenne que féminin et masculin sont les deux moyens par lesquels on peut construire un avenir viable, si le féminin accepte son masculin et le masculin accepte son féminin.
Okay Men, Let’s Talk About Toxic Femininity
▻https://www.filmsforaction.org/articles/okay-men-lets-talk-about-toxic-femininity
It seems a standard rule that out of any crisis, something positive must emerge.
And so, from out of the rubbish of all the sexual harassment and abuse allegations, we find a gem: our country is...