• L’affaire #Epstein, misère de l’anti-complotisme
    https://lvsl.fr/laffaire-epstein-misere-de-lanti-complotisme

    À moins de vivre dans une grotte, vous n’avez pu totalement passer à côté : l’affaire Epstein, du nom de Jeffrey Epstein, homme d’affaire et pédocriminel nord-américain décédé en 2019, connaît de nouveaux rebondissements internationaux. Car le Département de la justice des États-Unis a commencé à publier le dossier le concernant. Celui-ci est devenu au cours des dernières années une bombe #Politique au regard du nombre de personnalités citées dans ces millions de pages pourtant largement caviardées. Alors que l’affaire, semblable à un puits sans fond de corruption, déchaîne les passions, le lecteur francophone pourrait être frappé de la grande pudeur avec laquelle les principaux médias l’abordent. Quant aux interventions politiques, elles ont été pour le moins prudentes de ce côté-ci de l’Atlantique. Par leurs (...)

    #anti-complotisme #Clinton #complotisme #Jack_Lang #pédocriminalité #Trump

  • « Je me suis trompé » : confessions d’un complotiste repenti
    https://mrmondialisation.org/confession-influenceur-complotiste-repenti

    Tout a commencé par un choc. Pour moi, c’était le 11 septembre 2001. Je me posais déjà beaucoup de questions sur la légitimité du pouvoir et de ce « système » en général. Tout le monde sentait que quelque-chose clochait, mais personne n’arrivait vraiment à mettre le doigt dessus. Cet état de transition, facilité par un évènement planétaire marquant (un peu comme la période de pandémie de 2020-2021), m’a mis dans un état second. Je voulais savoir « LA » vérité, celle qu’on ne dit pas à la télévision…

    Je comprends avec des années de recul qu’on tombe plus facilement dans le conspirationnisme quand on débute son processus d’indignation et de rejet du système globalisé dans lequel nous vivons et qui rend souvent la vie difficile à supporter pour beaucoup. J’ose le dire : la base de ce questionnement est SAIN. Nous devons nous poser des questions. Malheureusement, les réponses que m’a offert Internet allaient m’enfermer dans un déni de la réalité.

    Hier avec la guerre en Irak ou encore la crise désastreuse du coronavirus, les discours totalement contradictoires des gouvernements et des médias officiels, la géopolitique infâme, les guerres du pétrole, les inégalités records, la pédocriminalité très peu combattue par nos gouvernements, sans parler de la pente autoritaire avec son lot d’interdictions, d’austérité et de répression du peuple, comme moi, une masse de gens ont pris conscience que « quelque-chose n’allait pas ».

    Et, j’ose le dire, c’est de prime abord une très bonne nouvelle. Les gens se mettent à douter, à se poser des questions sur ces sujets. Notre rapport à l’autorité a changé. Le problème, c’est qu’au début de ce processus de remise en question, personne n’a de réponse claire. On est perdu. Alors on cherche à trouver nos propres réponses, en toute « liberté », croit-on…

    #complotisme #réflexion #internet #influence

  • Le FBI aux ordres de Donald Trump : « Nous ne sommes pas en train de tendre vers une force autoritaire. Nous y sommes »[Michael Feinberg, ex-agent du FBI]
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/12/12/nous-ne-sommes-pas-en-train-de-tendre-vers-une-force-autoritaire-nous-y-somm

    James Comey [ancien directeur du FBI] est l’homme qui a refusé de (...) prêter allégeance [à Trump] en 2017, lors d’un dîner en tête à tête à la Maison Blanche, digne de la mafia. « J’ai besoin de loyauté, j’attends de la loyauté », lui lançait ce soir-là le président américain. Donald Trump attendait notamment de son convive qu’il enterre une enquête du FBI portant sur les liens avec la #Russie de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn. Faute d’avoir donné la réponse escomptée, le directeur du Bureau était limogé quelques semaines plus tard.

    [...]

    ... on met sur la touche les agents ayant enquêté sur l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021, ou sur la rétention par Donald Trump de documents classifiés dans sa résidence floridienne de Mar-a-Lago. Un système où une enquête du FBI sur la corruption présumée du chef de la police de l’immigration – la désormais célèbre #ICE –, Tom Homan, est enterrée au motif qu’elle serait une manipulation de « l’Etat profond ». Où un agent peut être renvoyé pour avoir déployé un drapeau LGBT sur son bureau, quand 12 autres le sont pour avoir posé un genou à terre lors d’une manifestation d’hommage à George Floyd, cet Afro-Américain tué lors de son arrestation par la police, en 2020, à Minneapolis. Un système, enfin, qui a rompu sa collaboration avec l’Anti-Defamation League, une association de lutte contre l’antisémitisme et l’extrême droite violente. (...) près de la moitié des 56 special agents en charge à la tête des antennes locales du FBI auraient été remplacés dans le cadre du « nettoyage » conduit par l’administration Trump. Une perte d’expérience et de compétence colossale. Près d’un quart des 13 700 agents a par ailleurs été redéployé pour assister l’ICE dans sa traque des immigrés clandestins.

    [...]

    Malgré le soutien réaffirmé de la Maison Blanche, le directeur [actuel] du FBI [proche de QAnon] paraît sur la sellette tant il accumule les bévues. Sa gestion de l’enquête sur l’assassinat de l’activiste trumpiste Charlie Kirk, en septembre, a été pointée du doigt en raison de sa lenteur et d’errances de communication. Kash Patel, utilisateur compulsif de X, avait hâtivement prévenu son 1,9 million d’abonnés de l’arrestation de « la personne impliquée dans la fusillade » dans les heures suivant la mort de son « ami » Charlie. Il était démenti, quelques minutes plus tard, par ses propres équipes.

    https://justpaste.it/mg1dv

    #FBI (en voie de démantèlement/soumission) #Qanon #complotisme

  • Francesca Albanese – Pourquoi son invitation interroge ? – Juives et Juifs Révolutionnaires
    https://juivesetjuifsrevolutionnaires.fr/2025/11/15/francesca-albanese-pourquoi-son-invitation-interroge

    Texte co-signé avec le collectif Golem, le Réseau d’Action contre l’Antisémitisme et tous les Racismes, et l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide.

    Plusieurs librairies indépendantes et lieux militants ont accueilli ou s’apprêtent à accueillir Francesca Albanese pour présenter son ouvrage Quand le monde dort (Librairie Résistances, Librairie Petite Egypte, Théâtre Bertelot & Editions Libertalia La Fab’, Forum des images).

    Au regard de ses prises de position publiques, passées comme récentes — dont un grand nombre figurent précisément dans l’ouvrage qu’elle vient promouvoir — nous souhaitons attirer l’attention sur un ensemble de déclarations qui soulèvent de sérieuses questions pour toute structure attachée au féminisme, à l’antiracisme, au refus du complotisme et aux valeurs antifascistes.

    Nous condamnons par ailleurs la répression que Francesca Albanese subit, qu’il s’agisse des sanctions américaines ou des multiples menaces de mort, absolument inacceptables, dont elle fait l’objet. De telles méthodes nuisent aux débats nécessaires au sein du camp progressiste. Elles ne font que renforcer les positions au lieu d’encourager une remise en question. Nous affirmons au contraire qu’il est essentiel de viser, chaque fois que possible, la confrontation d’idées et la critique interne.

    Déclarations antisémites passées, et largement relativisées aujourd’hui.

    En 2014, Francesca Albanese écrivait que l’Amérique était « soumise au lobby juif ». Dans son livre, elle qualifie ces propos de simple « maladresse ». Elle affirme ensuite être victime d’une « instrumentalisation de l’antisémitisme », invoque ses « amis israéliens » comme caution, disant qu’ils constituent son « armure », et soutient que seule l’extrême droite serait réellement antisémite. Comme si reconnaître la persistance et la gravité de l’#antisémitisme d’extrême droite dispensait de voir qu’il peut aussi exister, sous d’autres formes, dans certains espaces se réclamant de la gauche ou des mouvements d’émancipation.

    Relais de théories complotistes

    Francesca Albanese a relayé par le passé des thèses attribuant [l’attentat meurtrier contres les mures de la rédaction de Charlie Hebdo du] 7 janvier 2015 à la CIA et au Mossad, sans s’en excuser à notre connaissance. De telles prises de position relèvent du #complotisme — un carburant historique de l’extrême droite.

    Minimisation des violences sexuelles commises le 7 octobre 2023

    Dans son livre, Francesca Albanese qualifie les viols de masse commis contre des femmes israéliennes le 7 octobre d’« accusations jamais vérifiées ». Une formulation qui, loin de soutenir les victimes palestiniennes, contribue à invisibiliser l’ampleur des violences sexistes pourtant largement établies aujourd’hui.

    Une approche incapable de reconnaître toutes les victimes

    Le 28 septembre 2025, lors d’une rencontre publique, Francesca Albanese a publiquement tancé le maire de Reggio Emilia pour avoir déclaré que « la fin du génocide ET la libération des otages sont des conditions nécessaires pour ouvrir —autant que possible — un processus de paix », allant jusqu’à l’exhorter à ne plus jamais tenir de tels propos. Sa position ne témoigne pas seulement d’une vision autoritaire et d’une intolérance inquiétante : elle révèle également son incapacité à reconnaître la souffrance de toutes les victimes, et notamment celle des otages israélien·ne·s et de leurs proches — comme si l’humanité des israélien·ne·s pouvait être effacée du simple fait de leur nationalité.

    Déni d’agentivité politique aux Palestinien·ne·s

    Albanese présente le 7 octobre comme une fatalité historique plutôt que comme le résultat de choix politiques du Hamas et du Jihad islamique. Ce récit, loin d’être anticolonial, reproduit une vision paternaliste où les Palestinien·nes ne seraient jamais sujets politiques mais toujours de simples objets des forces historiques — un imaginaire problématique, hérité d’une vision raciste, et profondément condescendante.

    Comparaison du Hamas aux partisans antifascistes italiens

    Dans son livre, elle compare le Hamas aux résistants antifascistes italiens. Assimiler un mouvement politico-religieux autoritaire, sexiste, homophobe et antisémite à des combattants internationalistes et antifascistes salit la mémoire de ces militant·es et brouille les repères indispensables aux luttes d’aujourd’hui, notamment contre l’extrême-droite.

    La situation dramatique vécue par les Palestinien·nes de Gaza exige une solidarité sans faille. Or, chaque expression d’antisémitisme ou de complotisme affaiblit cette solidarité en offrant au gouvernement israélien et à ses relais le prétexte d’en détourner le sens et d’en disqualifier les acteurs.

    #gauche #extrême_droite

    • Idem, face à cette bouse d’Erner, récemment, ses propos auraient été parfaits si elle n’avait cru bon de glisser le blabla selon lequel les Juifs seraient des « sémites », ce qui est entériner l’idée d’une « race juive », "sémitique", qui plus est, alors qu’une telle notion a été forgée par les natios européens racistes au XIXe, avec celle d’antisémitisme. Les Juifs ne sont des sémites que pour l’antisémitisme. Il serait temps de ne pas jouer les Gonineau et les Drumont.
      S’agit-il de dire que les Palestiniens sont eux-aussi aussi victimes d’antisémitisme alors qu’il leur suffit, à l’instar des juifs avant la création d’Israel, d’être des Arabes dépourvus d’État pour être persécutés et massacrés ?

      Comme @paul_denton Nils Wilcke, elle est (plus que) gentille mais un peu "paumée" ? Une telle psychologisation obscurcit les débats nécessaires là où c’est d’accord politique qu’il est question.

    • Ben oui, pour critiquer, c’est-à-dire examiner attentivement, les propos de qui est du bon côté, il faut certainement être pro-israélien.

      Sauf qu’à ce compte-là, le Hamas n’aurait pas produit en 2017 un texte qui ne se réfère pas, cette fois, au Protocole des sages de Sion, comme c’était le cas dans sa Charte du mouvement de la résistance islamique palestinienne de 1988.

  • #Complotisme et “#grand_remplacement” : quand un débat de #Franceinfo parodie #CNews
    https://www.telerama.fr/television/complotisme-et-grand-remplacement-quand-un-debat-de-franceinfo-parodie-cnew

    Paul Melun se répand en louanges : « Votre œuvre est émancipatrice, vous démythifiez, c’est une œuvre complète, éclectique, et c’est une œuvre populaire, vous avez fondé l’université populaire. » Michel Onfray est charmé : « Vous avez mis dans le mille. Je n’aime pas les mythes, je suis viscéralement opposé au mensonge. Je suis un radical sur la question de la vérité. » La suite va le prouver. « Est-ce qu’on est dans une forme de nihilisme, de négation de ce que l’on est ? s’enquiert Paul Melun. — Le mythe, c’est qu’il n’y aurait pas de civilisation occidentale. J’ai même vu une historienne dire que le judéo-christianisme n’existe pas. » Cette historienne, Sophie Bessis, montre dans La Civilisation judéo-chrétienne. Anatomie d’une imposture que l’expression s’est imposée dans les années 1980 pour effacer deux millénaires d’antisémitisme chrétien. Michel Onfray n’en démord pas. « [Le judéo-christianisme] existe, je l’ai rencontré, je l’ai vu. Je trouve des choses extraordinaires sur la période des pères de l’Église. » Dont l’antijudaïsme patenté n’est guère judéo-chrétien.

    #service_public

  • Norman Finkelstein on the Hamas/Israeli Ceasefire | Countercurrents
    https://countercurrents.org/2025/10/norman-finkelstein-on-the-hamas-israeli-ceasefire

    Longue coinférence (1 heure) de Norman Finkelstien. La première partie (40’ environ), sur l’arrière-plan du 7 octobre 2023, est particulièrement percutante avec ses réponses aux trois questions piège : est-ce que vous condamnez le Hamas, le Hamas n’avait-il pas d’autres voies possibles que celles de la violence, Israël n’a-t-il pas le droit de se défendre ?

  • Le porte-parole de la Global Sumud Flotilla viré pour ses propos antisémites et homophobes | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1760615664-mustafa-cakici-waves-freedom-lfi-porte-parole-global-sumud-f

    Mercredi 8 octobre, au pied de la statue de la place de la République à Paris, Mustafa Cakici est tout sourire aux côtés de l’eurodéputée Rima Hassan (LFI). Keffieh vert et t-shirt où est inscrit à la main « Gaza Free Palestine », il prend le micro devant plusieurs milliers de manifestants venus accueillir les militants d’une des deux flottilles pour Gaza qui viennent de rentrer en France : « On a effacé les frontières parce que les coeurs se sont réunis, les coeurs ont tremblé… et Israël a tremblé ! »

    Celui qui est coordinateur international de la délégation française et porte-parole de la #Global_Sumud_Flotilla (GSF) revient d’un mois de périple — démarré le 31 août, quand il a embarqué à Barcelone et qui s’est achevé par cinq jours dans une prison israélienne.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/161025/antisemitisme-homophobie-complotisme-un-porte-parole-de-la-flottille-pour-
    #antisémitisme #homophobie #complotisme

    • Antisémitisme, homophobie, complotisme : un porte-parole de la flottille pour Gaza écarté (Mediapart)

      La France insoumise, elle, affirme « ne jamais avoir entendu parler de lui ».

      [...]

      Depuis l’été 2024, toutes ces informations sont connues à Besançon, car dévoilées dans plusieurs articles du média local Le Ch’ni (ici, ici, ici, et là). Le directeur de la publication et rédacteur, Toufik-de-Planoise, était également membre du « collectif Palestine élargi », mais en a été exclu. « Nos informations ont été qualifiées de mensonges, ou de relais imprudents et anciens, mais excusables, car il fallait faire convergence au nom de la Palestine », retrace-t-il.

      À Besançon, « France 3 » et « l’Est Républicain » offrent une tribune à un activiste épinglé pour ses discours antisémites et LGBT+phobes
      https://www.lechni.info/20250905/a-besancon-france-3-et-lest-republicain-offrent-une-tribune-a-un-activiste-

  • Du #complotisme à la menace terroriste : qu’est-ce que la mouvance des « #citoyens_souverains » ?
    https://www.rfi.fr/fr/monde/20250914-du-complotisme-%C3%A0-la-menace-terroriste-qu-est-ce-que-la-mouvance-de

    Depuis plusieurs années, les incidents imputés à des personnes se revendiquant de cette mouvance semblent se multiplier : en Australie, aux États-Unis, mais aussi en Allemagne ou encore en France. Au cœur des sphères complotistes, affichant des connivences avec l’extrême-droite, surveillé par les services de lutte contre le terrorisme, quel-est donc vraiment ce mouvement des « citoyens souverains » ? Plusieurs experts de l’extrême-droite et du complotisme ont répondu à nos questions.

    […]

    Autre constat de ces experts, une part non-négligeable des « citoyens souverains » partage également des idées avec l’#extrême-droite. Pour Thomas Renard, cette porosité s’explique en partie dans l’origine de la mouvance aux #États-Unis, avec le mouvement populiste Posse Comitatus. Un mouvement « d’individus qui rejettent l’État fédéral, qui partagent des croyances suprémacistes blanches, chrétiennes fondamentalistes, racistes et profondément antisémites ».

    Le spécialiste cite aussi la présence de « toute une série de théories du complot partagées par des mouvements d’extrême droite, allant des questions antisémites à la question du "grand remplacement". Il y a un terreau commun qui fait qu’ils peuvent [« citoyens souverains » et extrême-droite] se retrouver ». Aux États-Unis, la Dr Christine Sarteschi évoque aussi des « croisements » avec la mouvance conspirationniste d’extrême-droite QAnon, notamment impliquée dans l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.

    Tristan Mendès-France ajoute, lui, que le « discours antisystème et anti-État, bien qu’on le retrouve aussi à l’extrême gauche, est en général plutôt présent à l’extrême-droite », constituant alors un autre point commun. Il tient cependant à nuancer : « les "citoyens souverains" ne sont pas forcément d’extrême droite, mais le centre de gravité est plutôt orienté vers elle ».

    […]

    « En France, l’empreinte des "citoyens souverains" reste moindre que dans d’autres pays comme l’Allemagne, ajoute Tristan Mendès-France. Je pense que l’État français a un œil là-dessus même si ça n’est probablement pas en haut de la liste des inquiétudes pour les services de renseignement. »

    • Ils ont d’authentiques néo-nazis parfaitement identifiés par ailleurs, organisés, défilant lourdement armés…

      Par rapport à ça, les citoyens souverains, si vous avez un peu de temps à perdre, vous pouvez voir des tripotées de vidéos où ils passent au tribunal, où ils révoquent leur sixième avocat pour se représenter eux-mêmes, inventent des textes de loi, « ne contractent pas », etc. Mais à chaque fois on a affaire à d’authentiques demeurés, qui se retrouvent au tribunal après qu’un contrôle routier a tourné à la bouffonnerie. Du coup, le niveau de dangerosité par rapport aux Proud boys et autres milices ouvertement néo-nazies, ça me semble vraiment pas comparable.

    • C’est vrai qu’en France on a une vraie tendance à répéter « leur histoire » (celle des États-Unis) mais « comme une farce » ... Cependant tu as raison @arno, il faut les avoir à l’œil tous ces « bouffons » surtout à l’heure des mèmes d’Internet et de la viralité du bullshit, et aussi parce que toutes ces bouffonneries servent de façon corrélée l’agenda des fafs bien-de-chez-nous.

    • Je viens de relire la discussion. Je corrige.
      Tu n’as pas tout à fait raison @arno. Ce sont bien d’authentiques "blaireaux" mais ce n’est pas pour autant qu’il faut prendre ce genre de phénomènes à la légère. Il faut les avoir à l’œil tous ces « bouffons » surtout à l’heure des mèmes d’Internet et de la viralité du bullshit, et aussi parce que toutes ces bouffonneries servent de façon corrélée l’agenda des fafs bien-de-chez-nous.

  • Trump limoge Carla Hayden, directrice de la Bibliothèque du Congrès
    https://actualitte.com/article/123695/international/trump-limoge-carla-hayden-directrice-de-la-bibliotheque-du-congres

    Aux États-Unis, Donald Trump poursuit son entreprise de purge au sein de l’administration et des institutions publiques. Sa dernière victime en date n’est autre que Carla Hayden, nommée directrice de la Bibliothèque du Congrès par Barack Obama, en 2016. Première femme, mais aussi première personnalité afro-américaine à assumer cette fonction, Hayden a récemment été visée pour ses positions libérales en matière d’accès aux ouvrages, à l’encontre du mouvement de censure des livres encouragé par Trump.

    Publié le :

    09/05/2025 à 12:19

    Antoine Oury

    Ce jeudi 8 mai, la directrice de la Bibliothèque du Congrès a reçu un simple message électronique lui indiquant que « ses responsabilités [...] prenaient fin immédiatement », rapporte Politico, qui a consulté l’email en question. La Maison-Blanche a confirmé la décision et le départ de Hayden, mais sans apporter de commentaires supplémentaires.

    Nommée en 2016 par Barack Obama, Carla Hayden, première personnalité afro-américaine à diriger la prestigieuse institution, devait effectuer un mandat de dix ans, qui devait donc se conclure dans quelques mois seulement — il était toutefois renouvelable.

    Au moment de sa nomination, Hayden, forte de son expérience à Baltimore, avait notamment pour mission de moderniser la « Library of Congress », la bibliothèque nationale des États-Unis, dont les principales fonctions restent la promotion de la littérature et la lutte contre l’analphabétisme. Carla Hayden avait ainsi eu à cœur de rendre l’institution plus accessible et plus présente, par des actions délocalisées, auprès des populations.

    La Bibliothèque du Congrès joue aussi un rôle culturel important en faisant régulièrement entrer des œuvres audiovisuelles et musicales dans ses répertoires dédiés. Elle reconnait ainsi leur influence durable sur la culture américaine, apportant une légitimité institutionnelle importante à certains genres négligés.
    « Il est temps de lui montrer la sortie »

    Quelques jours seulement avant le limogeage de Carla Hayden, le Daily Mail avait relayé le réquisitoire du président de l’American Accountability Foundation, Tom Jones, contre la directrice de la Bibliothèque du Congrès. « Le président et son équipe ont réalisé un incroyable travail, nécessaire depuis longtemps, de purge du gouvernement fédéral des libéraux de l’État profond », soulignait celui-ci. « À présent, il est temps de montrer la sortie à Carla Hayden et Shira Perlmutter [directrice du Bureau du Copyright, NdR] et de faire passer l’Amérique d’abord en matière de régulation de la propriété intellectuelle. »

    L’American Accountability Foundation se présente comme une sorte de groupe de réflexion conservateur dont le principal objet, à sa création en 2020, était la critique des personnalités nommées par Joe Biden dans l’administration américaine. La référence à l’« État profond », dans la bouche de son président, incarne cette théorie complotiste selon laquelle l’administration serait manipulée par des forces hostiles au peuple américain.

    #Bibliothèque #Library_of_Congress #Trump #Limogeage

  • #evras, dans le feu des contestations | La Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente
    https://ligue-enseignement.be/education-enseignement/articles/dossier/evras-dans-le-feu-des-contestations

    Incendies d’écoles, alertes à la bombe, menaces de mort. En septembre 2023, les réactions à un programme d’Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle terrorisent l’enseignement francophone. Retour sur une crise qui a menacé l’État de droit.

    -- Permalien

    #belgique #éducation #complotisme

  • Quelque chose de grave se passe dans le ciel, Wu Ming 1
    https://lundi.am/Quelque-chose-de-grave-se-passe-dans-le-ciel

    Dans les premiers jours de mai 2023, et de nouveau deux semaines plus tard, de violents orages se sont abattus sur l’est de l’Émilie Romagne. Précédées d’une longue période de sécheresse, les fortes pluies prennent la population de court. (...)

    Un hectare de terre libre peut absorber jusqu’à 3 750 tonnes d’eau. Une eau qui en s’infiltrant s’en va rejoindre les nappes souterraines. Sur une dalle en béton ou une route en asphalte, l’eau rebondit et accélère sa course. Mais le problème ne se limite pas à ça. Dans le sprawl
    émilien-romagnol, l’eau a fait sauter les canalisations d’eaux usées, débordé les égouts, renversé les bennes à ordures, traversé des décharges, détruit des maisons, des usines, des magasins, des distributeurs, des garages et des entrepôts, emportant avec elle des substances nocives telles que des détergents, des cosmétiques, des engrais, des pesticides, des tonnes de plastique et, en traversant des élevages intensifs, charrié des animaux noyés...

    L’amas de ces bombes chimiques et bactériologiques stagna pendant plusieurs jours. Conselice, dans la province de Ravenne, devint la ville symbole de la catastrophe : elle resta envahie par ces effluents pendant deux semaines et l’odeur nauséeuse qui en émanait était perceptible à des kilomètres à la ronde.

    Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande NatureTout ce qu’ensemble elle avait joint.
    Une charogne, Baudelaire

    Une fois que la boue a pu être évacuée – dans l’Adriatique, pouvait-il en être autrement ?! – et que les rues furent à nouveau sèches, les éventuels effets sur l’environnement et la #santé ne furent plus discutés. Le sujet disparut du discours public.

    Les causes de ce genre de catastrophes sont connues. Le réchauffement climatique provoque une alternance de périodes de #sécheresse et de fortes pluies, le fameux climate whiplash – le coup de fouet climatique. Dans le même temps, les inondations et les destructions sont le résultat de politiques qui défigurent le territoire depuis plus d’un demi-siècle, à commencer par les cours d’eau, déviés, artificialisés, amputés de leurs courbes, privés de leurs possibilités d’expansion au profit du béton. Les images de la Ravone – cette rivière canalisée et enterrée et qui, gonflée par les fortes pluies, repris possession de la via Saffi, une des artères principales de Bologne – en sont une bonne illustration.

    [...]

    Le maire de Ravenne, Michele De Pascale, reporta la faute des inondations sur les ragondins, coupables de creuser leurs terriers dans les digues, et sur de prétendus écologistes qui auraient empêché qu’on les abatte et lui auraient envoyé des menaces de morts. (...)

    #climat #artificialisation_des_sols #étalement_urbain #inondations #écologie #politique #sciences #complot #complotisme #géo-ingénierie #asymbolie #technosolutionnisme #Naomi_Klein #pandémie

  • Préjugé ! « Les immigrés veulent islamiser l’Europe »

    Derrière le préjugé de « l’#islamisation » de l’Europe se trouvent des stéréotypes anciens contre l’islam et les musulmans ainsi que des enjeux mémoriels autour de la colonisation et de la décolonisation. À cela s’ajoutent des théories d’extrême droite complotistes, comme celle du « grand remplacement ».

    Voici les ingrédients du cocktail :
    Mettre une bonne dose de crainte de la #mondialisation (sans trop savoir pourquoi, ça fait drôlement peur).
    Ajouter une grosse pincée de #racisme.
    Arroser le tout de #religion.
    Saupoudrer d’un peu de « grand remplacement ».
    Et vous obtenez un préjugé : « Les immigrés veulent islamiser l’Europe ».

    L’Europe à l’aune des décolonisations

    « Derrière cette peur d’une islamisation de la France ou de l’Europe par une ’#invasion' d’immigrés musulmans, il y a, sous-jacent, un certain nombre de préjugés : l’islam ne serait pas compatible avec la #culture_européenne, les musulmans constitueraient un groupe homogène qui chercherait à imposer sa culture et sa religion aux pays hôtes », explique l’historien #John_Tolan. À ces #stéréotypes anciens contre l’islam et contre les musulmans s’ajoute une #mémoire, encore vive et pas tout à fait pacifiée, celle de la #colonisation et de la #décolonisation. Ce préjugé, comme bien souvent, se nourrit d’histoire. Il mobilise #Charles_Martel qui arrête les Arabes à #Poitiers en #732, les #Ottomans qui font le #siège_de_Vienne en #1529 et #Charles_de_Gaulle, en 1962, qui craint que #Colombey-les-Deux-Églises ne devienne « #Colombey-les-Deux-Mosquées ».

    La peur d’une islamisation de l’Europe naît au lendemain de la #Seconde_Guerre_mondiale, quand l’industrie européenne en manque de main d’œuvre bon marché fait venir en masse des immigrés, bien souvent issus des anciennes colonies : des Indiens et des Pakistanais vers le Royaume-Uni, des Maghrébins et des Sénégalais vers la France, et des Turcs, vers la Belgique et l’Allemagne. Les mêmes questionnements surgissent : faut-il les intégrer à la communauté nationale ou les laisser à part, dans l’idée d’un départ à plus ou moins court terme ?

    Le « grand remplacement », une théorie complotiste

    La question se pose différemment à partir des années 1970, quand s’affirme un #islam_politique. De nouvelles craintes apparaissent, attisées par des délires complotistes. Les élites européennes, évidemment corrompues, favoriseraient ce mouvement, prêtes à vendre leur civilisation pour une poignée de pétro-dollars. Un pacte secret aurait même été signé avec la Ligue arabe afin d’islamiser l’Europe. Une littérature raciste et complotiste alimente ces théories. C’est là que l’on retrouve l’essayiste d’extrême droite #Renaud_Camus, qui publie en 2011 Le Grand Remplacement.

    Ces théoriciens, issus de l’#extrême_droite conspirationniste, ne visent pas seulement les musulmans mais aussi ceux qu’ils considèrent comme leur complices, qu’ils appellent les #islamo-gauchistes. Leurs écrits conduisent à de terribles passages à l’acte, comme par exemple, toujours en 2011, #Anders_Breivik qui attaque de jeunes militants travaillistes sur l’île d’Utøya en Norvège et provoque la mort de 85 personnes. Breivik ne visait pas des musulmans mais celles et ceux qui, selon lui, organisaient la « #colonisation_islamique » de l’Europe.

    La théorie complotiste du « grand remplacement », en soit intenable, repose sur une idée fausse : une Europe historiquement homogène par sa population, sa religion. « Il est certain que l’Europe de 2072 ne sera pas celle de 2022, tout comme celle de 2022 n’est pas celle de 1972. Mais l’Europe ne sera submergée ni par l’immigration ni par l’islamisation », explique John Tolan. Sinon par une invasion de #peurs et de préjugés !

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/histoire-des-prejuges/prejuge-les-immigres-veulent-islamiser-l-europe-4609034
    #préjugés #idées_reçues #migrations #islam #grand_remplacement #croyances #narration #islamo-gauchisme #complotisme #idées-reçues

  • Le jour où Malcolm X 
a rencontré 
les nazis
    https://www.vice.com/fr/article/qbyx8q/le-jour-ou-malcolm-x-a-rencontre-les-nazis-v9n5

    Le dimanche 25 juin 1961, dix membres du parti nazi américain (ANP) ont assisté à un rassemblement de la Nation of Islam, à Washington. Le fondateur du parti, George Lincoln Rockwell, a conduit ses hommes à l’intérieur de l’Uline Arena, un stade de 250 000 places – celui qui accueillerait plus tard le premier concert des Beatles sur le sol américain. Avec son visage fermé et sa mâchoire carrée, Rockwell avait tout du méchant typique des films américains. Ce soir-là, l’Uline était plein à craquer. Le taux de nazis rapporté au nombre de partisans noirs était pour le moins faible : environ un pour 800.

    (...) le fantôme de cette alliance contre-nature continue à vivre aujourd’hui. La Nation of Islam, sous les auspices de #Louis_Farrakhan, maintient un partenariat ouvert avec le suprématiste blanc Tom Metzger. Dans les années 2000, le site du parti nazi américain avait publié une page destinée aux « sympathisants non aryens » (c’est-à-dire : aux Noirs), laquelle proposait « divers moyens pour les non-Blancs de [les] aider dans [leur] combat ».

    #Nation_of_Islam #suprémacisme_blanc #suprémacisme_noir #nazis #complotisme

  • Un article tardif
    Au RN, l’effacement officiel de toute « idéologie » masque mal la radicalité de ses cadres
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/07/04/au-rassemblement-national-l-effacement-officiel-de-toute-ideologie-masque-ma

    Les chapelles l’#extrême_droite - #catholiques_traditionalistes, #nationalistes_révolutionnaires, #identitaires, souverainistes et #nouvelle droite - restent omniprésentes dans le fonctionnement du parti.
    Par Corentin Lesueur

    Plus rien ne serait radical au Rassemblement national (#RN). Ni les dizaines de candidats aux législatives épinglés pour #racisme, #antisémitisme ou #complotisme, la plupart maintenus après leur qualification au second tour du 7 juillet – « Ne salissons pas gratuitement des candidats qui représentent le peuple de France », a balayé, lundi 1er juillet, Jordan Bardella, président du parti et aspirant premier ministre. Ni les idées véhiculées par leur programme – « Nous ne sommes pas un parti d’idéologie, mais un parti d’action », assurait-il pendant la dernière campagne européenne.

    #Préférence_nationale, discrimination des binationaux dans l’accès aux emplois publics : les engagements xénophobes des héritiers de Jean-Marie Le Pen ne seraient plus motivés par un quelconque dogme, mais par le seul « bon sens ».

    https://justpaste.it/ej8cx

    #droit_du_sang

    • Dans l’équipe de Bardella, un militant d’extrême droite surveillé par le renseignement
      https://www.liberation.fr/politique/dans-lequipe-de-bardella-un-militant-dextreme-droite-surveille-par-le-ren

      Mathieu Balavoine, dont le nom est associé aux dossiers judiciaires impliquant le groupuscule #Génération_identitaire, était présent au siège du RN lors du discours du président du parti, le soir du premier tour des législatives.

      Décidément, la vie ne leur apprend rien. Libé a pu identifier la présence de Mathieu Balavoine, un militant d’extrême droite radicale et figure normande de la mouvance identitaire, au siège du Rassemblement national lors du discours de Jordan Bardella prononcé dans la foulée de l’annonce des premiers résultats des élections législatives, dimanche 30 juin. Ce trentenaire est « suivi » par le renseignement selon nos informations et apparaît dans plusieurs affaires judiciaires pour son militantisme, parfois violent, au sein de Génération identitaire (GI). Et dimanche, il portait autour du cou un badge frappé des trois lettres « COM » (pour « communication ») prouvant son appartenance à l’équipe du président du RN. Sollicités par Libération, ni ce dernier, ni Mathieu Balavoine n’avaient réagi ce mercredi en fin d’après-midi.

      Chemise blanche et pantalon chino, petit bouc et cheveux soigneusement peignés, Mathieu Balavoine avait le parfait look passe-partout d’un communicant dimanche soir. A l’aise au milieu du parterre de journalistes, il est passé inaperçu. A 34 ans, l’homme est pourtant un vieux routier de l’activisme radical. Selon une source policière, il est par ailleurs « suivi » par les services de renseignement pour son « rôle militant important » en Normandie.

      Entraînements au combat, colloques suprémacistes et pèlerinages

      Son nom ressort en outre dans des dossiers judiciaires impliquant Génération identitaire, groupuscule dissous en mars 2021 pour son racisme et la violence de ses membres. Balavoine a même été condamné pour sa participation, en 2017, à l’attaque des locaux marseillais de l’ONG de secours aux exilés naufragés SOS Méditerranée. Il était ainsi du commando d’une vingtaine de militants poursuivis pour « violences » dans cette affaire et a été condamné, en octobre 2022, à une peine de prison avec sursis. Il a fait appel.

      Ce qui ne l’a pas empêché, par exemple, de couvrir en tant que photographe le dernier grand meeting de Marine Le Pen, dans l’entre-deux-tours de la dernière campagne présidentielle, en avril 2022. Pourtant le même, dans un reportage du Monde, fin 2019, lançait : « Le RN, c’est un peu comme la chemise à manches courtes du militantisme, c’est un peu ringard. » Quatre ans plus tôt, il s’était présenté aux cantonales de 2015 pour le parti à la flamme, qui s’appelait encore Front national. Dans le reportage du Monde, l’ami à ses côtés enchaînait en dénonçant « la colonisation inversée » de la France : « Ils [les étrangers, ndlr] ont un tel degré d’appropriation de notre pays qu’ils vont jusqu’à taguer en arabe. »

      Le RN n’apparaît surtout pas assez radical pour Balavoine. Le trentenaire évolue ainsi depuis de longues années dans les sphères groupusculaires de la marge identitaire. Depuis 2018, son appareil en bandoulière, il crapahute avec ses camarades dans les manifestations racistes parisiennes, les actions xénophobes normandes ou dans les Alpes, les entraînements au combat de groupuscules, les colloques suprémacistes, les pèlerinages traditionalistes. Il va jusqu’à Vienne ou Anvers pour photographier les défilés des camarades identitaires européens. Une activité qu’il poursuit encore : pas plus tard qu’en janvier, il était du défilé identitaire en hommage à Sainte-Geneviève que la préfecture de police a tenté d’interdire pour cause de débordements violents lors des précédentes éditions. Mais la justice avait finalement cassé un arrêté mal ficelé, permettant la tenue de l’événement.

      A l’occasion sur Radio courtoisie

      Proche du groupuscule rouennais « les Normaux », resucée de GI lancé dans la foulée de son interdiction, Mathieu Balavoine, qui évolue sous le pseudo de « Bontant », est aussi membre de l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte. Une autre tentative de faire renaître Génération identitaire selon la justice, et montée par les cadres du groupe après la dissolution. En mars, une quinzaine d’entre eux avaient été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour « participation au maintien ou à la reconstitution, ouverte ou déguisée, d’une association ou d’un groupement dissous ». En l’occurrence Génération identitaire.

      Œcuménique de la radicalité, Balavoine officie également à l’occasion sur Radio courtoisie, l’antenne de toutes les droites, surtout extrêmes. Et désormais donc au sein de l’équipe communication de Jordan Bardella, président du RN et candidat déclaré à Matignon si l’extrême droite et ses alliés devaient remporter le second tour des élections législatives.

      Mise à jour le 04/07/2024 à 12h01 : l’ASLA précise à Libé que Mathieu Balavoine a fait appel de sa condamnation pour violence après l’attaque des locaux de SOS Méditerranée, en première instance.

  • Complotisme & extrême-droite

    Derrière le complotisme, l’extrême-droite

    A l’origine des complots ou comment l’extrême droite favorise les discours complotistes

    Au cours de l’histoire, l’extrême droite a souvent utilisé les thèses complotistes dans sa mécanique d’explication et d’argumentation au sein de son corpus idéologique. L’Abbé Barruel et les causes de la Révolution Française (les philosophes des Lumières, les francs-maçons, les Illuminatis), le Protocole des Sages de Sion, l’affaire Dreyfus (est-ce l’origine du complotisme en France ?), Jean-Marie Le Pen et la « bande des 4 » (PS, PCF, RPR, UDF accusés de monopoliser les débats politiques en France) ou « l’établissement » (comprendre tous les partis politiques affiliés au pouvoir, tous les mêmes)…

    Elle se dote d’une mission qui vise à combattre des stratégies fomentées par les ennemis d’une nation, supposée organique (l’Etat présenté tel un corps devant lutter contre des espèces invasives), et à dénoncer ceux qui tirent profit d’un nombre conséquent de complots exploités ou dirigés par :

    Des étranger.es – migrant.es, « Eurabia », « grand remplacement », « invasion par le ventre des femmes »

    Des officines et/ou des sociétés secrètes, Deep state (« l’Etat profond »)

    Des Groupes ou des conférences du type Bilderberg, le Club « Le Siècle », …

    Des élites mondialistes : les Rockfeller, Bill Gates, Georges Soros, les Rothschild, …

    Le « Big Pharma », aux vaccins, aux grands laboratoires pharmaceu-tiques, …

    Certaines personnes ont toujours été fascinées par les récits qui racontent l’influence de sphères, plus ou moins secrètes, qui par leurs décisions pourraient changer le cours de l’histoire, les grands équilibres économiques et politiques, les rapports entre les groupes sociaux et les peuples.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2021/05/14/complotisme-extreme-droite

    #complotisme #extremedroite

  • Le monde Diplomatique  : Soignants suspendus, autopsie d’une erreur

    « Antivax », « complotistes »… Les soignants qui ont refusé la vaccination ont subi l’opprobre, en plus des suspensions. Leurs décisions n’étaient pourtant pas étrangères à la rationalité mais l’exécutif ne les a pas écoutés. Trop occupé à faire entendre sa raison. . . . . . .

    Source et suite : https://www.monde-diplomatique.fr/2024/02/FAUQUETTE/66566

    #Santé #Soignants #Antivax #complotistes #complotisme #vaccins #covid #covid-19 #coronavirus #pandémie #diplo #Monde-Diplomatique

  • The Late Great Planet Earth
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/The_Late_Great_Planet_Earth
    Dans ce livre vous apprenez pourquoi il faut soutenir Israël. Sans ses jufs the holy land n’est pas prêt pour l’ultime combat entre Gog et Magog précédant l’enlèvement et la rédemption finale.

    On va tous clamser mais seulement moi et mes fidèles réssusciterons. En attendant il faudrait me donner tout votre argent, vos femmes et vos autres possessions. Qu’on s’amuse un peu ;-)
    Vive l’apocalypse !

    The Late Great Planet Earth is a treatment of literalist, premillennial, dispensational eschatology. As such, it compared end-time prophecies in the Bible with then-current events in an attempt to predict future scenarios resulting in the rapture of believers before the tribulation and Second Coming of Jesus to establish his thousand-year (i.e. millennial) kingdom on Earth. Emphasizing various passages in the books of Daniel, Ezekiel and Revelation, Lindsey originally suggested the possibility that these climactic events might occur during the 1980s, which he interpreted as one generation from the foundation of modern Israel during 1948, a major event according to some conservative evangelical schools of eschatological thought. Cover art of the Bantam edition suggested that the 1970s were the “era of the Antichrist as foretold by Moses and Jesus,” and termed the book “a penetrating look at incredible ancient prophecies involving this generation.” Descriptions of alleged “fulfilled” prophecy were offered as proof of the infallibility of God’s word, and evidence that “unfulfilled” prophecies would soon find their denouement in God’s plan for the planet.

    He cited an increase in the frequency of famines, wars and earthquakes, as major events just prior to the end of the world. He also foretold a Soviet invasion of Israel (War of Gog and Magog). Lindsey also predicted that the European Economic Community, which preceded the European Union, was destined (according to Biblical prophecy) to become a “United States of Europe”, which in turn he says is destined to become a “Revived Roman Empire” ruled by the Antichrist. Lindsey wrote that he had concluded, since there was no apparent mention of America in the books of Daniel or Revelation, that America would not be a major geopolitical power by the time the tribulations of the end times arrived. He found little in the Bible that could represent the U.S., but he suggested that Ezekiel 38:13 could be speaking of the U.S. in part.

    Although Lindsey did not claim to know the dates of future events with any certainty, he suggested that Matthew 24:32-34 indicated that Jesus’ return might be within “one generation” of the rebirth of the state of Israel, and the rebuilding of the Jewish Temple, and Lindsey asserted that “in the Bible” one generation is forty years. Some readers accepted this as an indication that the Tribulation or the Rapture would occur no later than 1988. In his 1980 work The 1980s: Countdown to Armageddon, Lindsey predicted that “the decade of the 1980s could very well be the last decade of history as we know it”.

    The Late Great Planet Earth was the first Christian prophecy book to be published by a secular publisher (Bantam, 1973) and sell many copies. 28 million copies had sold by 1990..

    Je n"ai d’abord pas voulu y croire mais il est documenté que l’imbécile de Bush junior a fait de bric-à-brac religieux sa ligne de mire quand il a lancé sa guerre contre la terreur.

    A propos de l’édition de 2016

    Author(s): Hal Lindsey; Carole C. Carlson

    Description:

    The impact of The Late Great Planet Earth cannot be overstated. The New York Times called it the “no. 1 non-fiction bestseller of the decade.” For Christians and non-Christians of the 1970s, Hal Lindsey’s blockbuster served as a wake-up call on events soon to come and events already unfolding — all leading up to the greatest event of all: the return of Jesus Christ. The years since have confirmed Lindsey’s insights into what biblical prophecy says about the times we live in. Whether you’re a church-going believer or someone who wouldn’t darken the door of a Christian institution, the Bible has much to tell you about the imminent future of this planet. In the midst of an out-of-control generation, it reveals a grand design that’s unfolding exactly according to plan. The rebirth of Israel. The threat of war in the Middle East. An increase in natural catastrophes. The revival of Satanism and witchcraft. These and other signs, foreseen by prophets from Moses to Jesus, portend the coming of an antichrist . . . of a war which will bring humanity to the brink of destruction . . . and of incredible deliverance for a desperate, dying planet.

    #guerre #religiin #prohéties #USA #Israël #Palestine #christianisme #judaïsme #wtf #parousie #sionisme_chrétien

    • #millénarisme #Israël #complotisme #religions #théories_claquées_du_cul

      Pour documenter le sujet :
      https://journals.openedition.org/kentron/1384

      Les premiers jalons du millénarisme s’inscrivent dans la tradition de la prophétie apocalyptique et, à ce titre, ils ont pu subir l’influence de l’Iran ancien et du judaïsme. Le paganisme grec a eu également un rôle à jouer. C’est pourquoi les premiers textes traitant du millénarisme présentent des motifs semblables à ceux des « utopies anciennes » qui exposent la découverte de contrées extraordinaires où la nature donne spontanément ses fruits en abondance et où règne l’entente générale ; de même, la cité de la nouvelle Jérusalem, régie par le Christ pendant son règne de mille ans, rappelle les cités antiques idéales, où peut s’épanouir un bonheur collectif. Toutefois, la perspective religieuse particulière dans laquelle s’inscrivent les textes retenus pour cette étude fait naître des différences – notamment la dimension du futur ou la dimension verticale du voyage qui mène à la cité idéale – ; celles-ci n’empêchent cependant pas les auteurs millénaristes de s’attacher aux images traditionnelles de terres eu-topiques, de les enrichir et de fournir ainsi un ferment utopique qui pourra se développer ultérieurement.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Mill%C3%A9narisme

  • Des Etats-Unis à la France, comment la société s’imprègne de l’imaginaire complotiste de QAnon
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/12/01/des-etats-unis-a-la-france-comment-la-societe-s-impregne-de-l-imaginaire-com

    S’il est difficile de quantifier le mouvement [en France], certains indices laissent penser qu’il est moins implanté qu’outre-Atlantique. Le film sur le trafic d’enfants Sound of Freedom, qui avait généré plus de 170 millions de dollars (156 millions d’euros) au box-office américain avec le soutien de la complosphère trumpiste, n’a réuni que 63 000 spectateurs en première semaine en salles françaises, du 15 au 22 novembre. Mais combien l’avaient déjà vu, en ligne, par le biais de copies pirates traduites de façon artisanale ?

    Une enquête de l’IFOP confirme la pénétration moindre du #complotisme dans l’Hexagone : 35 % des Français sondés déclarent croire aux théories du complot, contre 55 % des Américains. Elle témoigne d’une influence directe des Etats-Unis : 20 % des Français sondés pensent que Joe Biden a volé l’élection de 2020. Autre signe de contamination : en 2022, l’élection présidentielle française avait été touchée par des rumeurs similaires. Elles étaient à ce point calquées sur les Etats-Unis qu’elles incriminaient les machines à voter Dominion, alors qu’elles ne sont pas utilisées en France.
    Comment les thèses de QAnon, remplies de personnages et de symboles américains, ont-elles réussi à s’implanter hors d’Amérique ? L’une des raisons tient à leur dimension fédératrice, à l’image du mot d’ordre de la mouvance, « where we go one, we go all » (« là où l’un de nous va, nous allons tous »), et de sa dénonciation d’une élite malfaisante « mondialiste », qui par nature menace les peuples de tous les pays.
    Héritière des stéréotypes antisémites sur la finance internationale qui avaient essaimé dans l’Europe des années 1920, elle a pu s’arrimer, en France, au fait que le président Emmanuel Macron a travaillé à la banque Rothschild de 2008 à 2012, le nom de Rothschild étant la cible historique d’attaques #conspirationnistes.

    Des théories du complot traduites et localisées

    L’imaginaire QAnon a aussi pu compter sur le relais d’influenceurs francophones, du complotiste québécois Alexis Cossette-Trudel, qui a été le premier des passeurs, à la chaîne conspirationniste française des DéQodeurs, devenue ADNM, ou au compte spécialisé Quantum Leap Traduction.
    Encore aujourd’hui, une importante partie de leur production consiste à traduire, expliquer et défendre des théories du complot américaines venues de la mythologie QAnon. Ces derniers sont à l’origine de la récente rumeur infondée sur Vinted.
    Arrivées en France, elles se colorent de personnalités locales, à l’image de Jacques Attali, déjà cible d’attaques antisémites depuis des décennies, réinterprété en avatar français de l’« élite mondialiste » honnie de #QAnon ; de Brigitte Macron, objet de rumeurs transphobes, à l’instar de Michelle Obama avant elle ; tandis que l’animateur Karl Zero, très investi dans la dénonciation des trafics d’enfants, est devenu le héraut de la lutte contre une supposée élite pédosataniste.
    Plusieurs infox typiques continuent ainsi de franchir l’Atlantique, telles quelles ou adaptées. Ainsi de l’affabulation des enfants vendus sous forme d’annonces codées sur les sites d’e-commerce grand public, transvasée de Wayfair à Vinted en novembre. Ainsi encore de l’adrénochrome, fantasme d’une drogue obtenue par concoction de sang d’enfant, évoquée sur le plateau de « Touche pas à mon Poste ! » en mars. Autant de signes d’une imprégnation sur le long terme de l’imaginaire complotiste français.

  • Le naufrage réactionnaire du mouvement anti-industriel · Histoire de dix ans - Le Numéro Zéro
    https://lenumerozero.info/Le-naufrage-reactionnaire-du-mouvement-anti-industriel-Histoire-de-di

    « En temps de crise l’extrême droite a pour stratégie de tenter des rapprochements avec l’autre bord de l’échiquier politique. Nous en appelons donc à la vigilance, afin qu’aucune passerelle ne soit établie entre nos mouvements et des courants antisémites, racistes, antiféministes, nationalistes, conspirationnistes, etc., etc., et les personnes qui pourraient être complaisantes à leur égard. » [1]

    C’est par ces mots qu’il y a dix ans les animateurs des éditions #L’Échappée - Cédric Biagini, Guillaume Carnino et Patrick Marcolini - répondaient aux critiques qui leur avaient été faites quant à la présence d’un proche d’Alain Soral, Charles Robin, parmi les auteur·ices de leur recueil intitulé Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques. Cet ‘appel à la vigilance’ sonnait alors comme une résolution sérieuse, et ferme.

    De 2008 à 2013, le groupe anti-industriel Pièces et Main d’Oeuvre (#PMO) a dirigé au sein des éditions L’Échappée la collection Négatif. Ce groupe, qui s’était fait connaître pour son opposition aux nanotechnologies, va, autour des années 2013-2014, intensifier ses prises de positions ouvertement antiféministes et transphobes. Celles-ci seront suivies de déclarations islamophobes et de collaborations régulières avec des publications proches de l’extrême-droite telles RageMag, Le Comptoir, ou Limite.

    Le développement violemment antiféministe et raciste de PMO, qui dès 2004 attaquait le « popullulationnisme » des « techno-lesbiennes » [2], devint emblématique des glissements réactionnaires potentiels du #courant_anti-industriel, qui trouvent un terrain propice dans ses tendances à l’essentialisation positive de la « Nature » et sa négation de la pluralité des rapports de domination au profit d’une seule critique, celle du « techno-totalitarisme » des « technocrates » qui menacerait une humanité indifférenciée.

    Il aurait été concevable que le courant anti-industriel (qui a émergé au cours des années 1980 avec la revue post-situationniste l’Encyclopédie des Nuisances devenue ensuite maison d’édition), dont de nombreu·ses membres se revendiquent de l’anarchisme, se distingue de ces offensives réactionnaires en leur sein et en produise une critique émancipatrice. Ni l’un ni l’autre n’est arrivé.

    PMO a continué à évoluer sans encombre au sein du mouvement anti-industriel [3]. Et PMO a essaimé. Des initiatives sont nées, se revendiquant de leur héritage réactionnaire, comme le podcast Floraisons, ainsi que les Éditions Libre et la branche française de Deep Green Resistance (DGR), toutes deux co-fondées par Nicolas Casaux et Kevin Haddock, qui revendiquent une transphobie assumée.

    • Cette brochure semble prendre pas mal acte des critiques faites sur les cartographies à la va-vite des liens entre anti-indus et réacs voire fachos, et du coup détaille immensément plus les griefs de chaque personne importante du mouvement anti-indus français, avec des citations détaillées cette fois des passages problématiques, ainsi que les liens très explicites (et non pas fantasmés) entre telle ou telle personne avec des gens ou des magazines parfaitement ouvertement fascistes ou qanoniste, etc.

      #critique_techno @pmo #PMO #Éditions_L'échappée #Cédric_Biagini #Guillaume_Carnino #Patrick_Marcolini #Charles_Robin #Olivier_Rey #Paul_Cudenec #Anselm_Jappe #Nicolas_Casaux #Nicolas_Bonnani #Éditions_La_Lenteur #Éditions_Le_monde_à_l'envers #Alexis_Escudero #Matthieu_Amiech #Jean-Claude_Michéa #Bertrand_Louard @tranbert #Paul_Kingsnorth #Laurent_Mucchielli #Raphaël_Deschamps #complotisme #antisémitisme

    • Outre ses présupposés idéologiques non explicites mais implicitement présentés comme des évidences indiscutables (px : critiquer la PMA = manif pour tous), ce qui me frappe, c’est cette méthode de #culpabilité_par_association (tel personnage douteux politiquement approuve un bouquin ou une idée, donc ceux qui l’approuvent aussi ou qui ne la dénoncent pas partagent les mêmes positions politiques). C’est un procédé de flic.

      Ce texte se termine avec cet appel :
      « Chacun•e doit faire face à ses responsabilités. »
      C’est pourtant une lettre de #dénonciation_anomyne particulièrement calomniatrice sur certains points - non signée et sans contact pour une réponse.
      Quel courage ont ces gens, quel sens des responsabilités !!!

      Mais il est a craindre que ce torchon ait un certain succès parmi les gens qui partagent les mêmes présupposés idéologiques.

      A suivre...

      Les réponses à ce texte :

      https://seenthis.net/messages/1035286

      #calomnie #sectarisme #gauchisme, etc.

    • Daniel Bernabé
      2018 – La trampa de la diversidad. Ediciones Akal. Colección A fondo. ISBN 978-84-460-4612-7.27​

      Traduction Editions l’Echappée
      2022 - Le piège identitaire : l’effacement de la question sociale

      (je note les deux titres pour les comparer)

      Avant-propos
      Par Patrick Marcolini

      L’IDENTITÉ, LA MANIÈRE dont nous nous définissons et la façon dont les autres nous regardent occupent aujourd’hui une place centrale, déterminante, dans le débat public. Pas une semaine, parfois pas un jour ne passe sans qu’un groupe social, par la voix d’activistes, ne proteste contre les « stéréotypes » qui pèsent sur lui, ne revendique son droit à la « visibilité », ou ne demande une forme ou une autre de « reconnaissance » de ses spécificités. Ce phénomène n’est pas limité à la France, et touche désormais la plupart des pays occidentaux, et même bien au-delà. Partout où il gagne en intensité, la gauche, comme le reste de la société, est sommée de prendre position sur ces questions, et prend généralement le parti de soutenir ces activistes au nom du combat contre les discriminations et pour la justice sociale.

      Toute une partie de la gauche et de l’extrême gauche s’affaire ainsi depuis des années à répandre les principes de l’écriture inclusive, à déconstruire les clichés qui pèsent sur les personnes LGBT, à soutenir l’organisation de groupes de parole non mixtes pour les « racisés », à veiller à ce que la « diversité » soit correctement représentée à la télévision, au cinéma, dans les séries ou les publi- cités et ce ne sont que quelques exemples. Mais en consacrant ses efforts à agir sur les représentations, le langage, les imaginaires, ne risque-t-elle pas de délaisser un terrain plus concret, celui de l’économie et de la conquête d’une égalité matérielle pour tous ? Autrement dit, les questions sociétales ne sont-elles pas en train de remplacer la question sociale ?

      AVANT-PROPOS Page 7

      –—
      Je vous laisse juge de la confusion portée.
      Je n’ai pas lu ce livre, j’en ferai un résumé si j’arrive à en tourner les pages.
      L’actuel résumé serait de type
      Les ennemis de mes ennemis sont mes ennemis.

    • Et je pense que ces diverses assertions (dois-je dire accusations ?) sont récurrentes, et le principe sous-tendu ne date pas d’aujourd’hui. La grande cause passe avant tout. C-a-d que toute revendication qui d’après ses détracteurs s’éloignerait de la « question sociale » tel qu’elle serait définie par les penseurs masculins blancs de la gauche est vouée au pilori. Quitte à traiter les féministes d’identitaires. Du moment que le troupier donne les cartes qu’il vient de rebattre à ses nouveaux amis réacs.

    • C’est très court et c’est du vécu.

      merci @tranbert j’ai lu ton texte sur ton site wordpress
      Je me méfie toujours de la réaction au vécu dans le sens où il nous mène plutôt du mal-vécu vexant à un conflit disproportionné ou mal dirigé. Loin de refuser de me questionner sur les nouveaux types d’investissement de l’espace politique.
      Je ne suis pas théoricienne et je ne fais pas de prosélytisme, j’essaye de m’en tenir à observer mes contemporain·es et leurs modalités de survie.

      Soyons clairs : La gauche (je ne parle même pas de celle au pouvoir) à un problème politique profond et cela ne vient ni des féministes ni des LGBT ni des anti-racistes ou des handicapés. Il faut arrêter de trouver plus petit que soi à taper.

      Ce n’est pas ex-nihilo si les luttes politiques contre les systèmes autoritaires ont perdu de l’attrait en moins de 20 ans. Mais c’est bien une perte d’énergie de contrer les nouvelles générations qui agissent évidemment différemment.

    • Ce qui manque à ce texte, c’est un hommage préalable aux auteurs du courant industriel comme ayant réussi à rendre légitime la critique sociale des technologies, ce qui n’était pas du tout le cas il y a 20 ans.

      Comme cela n’est fait à aucun moment, cela donne l’impression que les auteurs du texte sont totalement indifférents à cette question de la critique des techniques, qui constitue pourtant le cœur, comme son nom l’indique, du courant anti-industriel.

      Du coup, le résultat prend la forme d’une chasse aux sorcières vraiment détestable qui s’intéresse beaucoup plus aux personnes (que l’on cite), qu’aux idées, qui ne sont que survolées.

      Et c’est chiant. C’est confondre l’activité de discernement dans la pensée avec le besoin de s’insérer dans un milieu ou une communauté.

      Parce qu’en suivant les idées plutôt que les hommes, il serait tout à fait possible de s’intéresser aux auteurs du courant-industriel quand ils parlent de technologies, et beaucoup moins quand ils parlent d’autre chose, quand ils s’aventurent sur le terrain glissant de la « culture » avec un risque élevé de dire des conneries.

      Et sur ce terrain-là je trouve qu’il y a eu un égarement, précoce, avec des auteurs comme Christopher Lasch ou Jean-Claude Michéa ("de l’impossibilité de dépasser le capitalisme par sa gauche") comme tentative de faire un lien avec des classes populaires (la common decency de George Orwell) peut-être largement fantasmées comme étant porteuse de « bon sens », le qualificatif de « réactionnaire » souvent revendiqué, pour s’opposer à la gauche progressiste culturellement qui serait l’allié objectif du capitalisme.

      A la fin le résultat n’est pas du tout étonnant. Et ennuyeux, dans tous les sens du terme. Ennuyeux parce que le texte assez dégueulasse dans sa forme sera sans doute difficilement critiquable sur le fond. Ennuyeux parce que rien ne prouve la pertinence pour le progrès de l’humanité d’aller jouer les virtuoses de l’argumentation sur le terrain des identités culturelles ou de genre, des vaccins, du complotisme etc.

    • Un commentaire sur TW :

      sauf que ce texte ne rend aucunement compte des différences entre les courants, tout est mis dans le même sac. Le tout pour élever des digues ? beau projet

      Et je suis d’accord avec la toute première phrase de @deun : des gens qui sont doucement technocritiques en 2023 pataugeraient toujours dans leur techno-béatitude sans les enquêtes détaillées de PMO sur les nanos, sur la technopolice (avant que la quadrature et d’autres utilisent ces termes), sur l’ensemble de la chaine horrible des téléphones mobiles des mines en amont jusqu’aux décharges en aval, et ça 15 à 20 ans au moins avant que ce soit repris (trop tard, une fois que tout est en place). Beaucoup de journalistes ou militants écolo n’ont souvent fait que reprendre les enquêtes de PMO après coup sans trop le dire… Et on peut parfaitement admettre ça tout en les critiquant vertement pour leur égo et leur ironie permanente anti-féministe ces dernières années (et ya largement de quoi citer des saloperies contrairement à ce que dit Creuse Citron https://seenthis.net/messages/1017186)

    • https://comptoir.org/2021/11/16/renaud-garcia-le-militantisme-woke-ne-cherche-pas-a-convaincre-mais-a-rege

      Pour Renaud Garcia dans cet interview l’ennemi principal ce sont les « technologistes » face aux « naturiens ».

      ça simplifie grandement l’analyse de la société, mais ça pose pas mal de problèmes :

      – On se lance dans des batailles un peu vaines contre des gens proches de nous politiquement (à moins de penser que les gens qui luttent contre les discriminations sont forcément infréquentables par ceux qui critiquent les technologies ?), mais qui défendent ou utilisent des outils high tech.
      Ça donne donne des normes de bienséance pour se faire accepter de certains milieux militants, des idéologies qui fonctionnent comme critère d’appartenance d’abord, plutôt que comme base pour rendre intelligible le monde social. Le milieu anti-industriel est-il plus accueillant que les milieux dénoncés par Garcia dans cet interview et n’a-t-il pas lui aussi ses propres codes pour se faire accepter ?

      – La référence à la nature est très souvent problématique quand on fait partie d’un catégorie structurellement dominée. Par exemple une bonne partie du courant féministe a du faire la critique des assignations à des rôles sexués en expliquant qu’elles étaient des constructions sociales qui s’appuyaient sur l’évidence biologique qu’il existe naturellement des femmes et des hommes.

      – Est-ce qu’il existe dans la société un camp unifié défendant le déferlement technologique et revendiquant son existence ?
      Si jamais ce n’est pas le cas, alors le militant anti-tech va devoir passer son temps à essayer de classer les gens en fonction de ce qu’ils disent ou font des technologies... dont l’usage est pourtant rendu obligatoire, comme ils le dénoncent eux-mêmes.

      – Est-ce qu’un groupe social (mettons les ingénieurs et leurs soutiens) entraîne le reste de la société à suivre passivement ce déferlement technologique ?
      Si jamais ce n’est pas le cas, que le phénomène est plus complexe, alors on court le risque de passer à côté d’autres facteurs qui expliquent qu’ils soit aussi compliqué de résister aux technologies.
      Par exemple, comment ne pas voir que les innovateurs de la silicon valley ne sont pas seulement des ingénieurs mais aussi des businessmen qui ont su inventer le modèle économique rendant possible le déferlement de leur technologies ?

      – Que faire des gens qui participent à ce déferlement bien plus passivement, en recevant un salaire par exemple mais en y effectuant des micro-tâches s’insérant dans le grand tout du système technicien ? Les culpabiliser ? Les enjoindre à déserter ?
      On en arrive alors à des considérations sur l’individu qui a le courage de résister et celui ne l’a pas, comme dans cet extrait d’une interview de PMO :

      Les gens qui vous demandent « comment résister » ont rarement envie de le faire ; et concluent souvent d’un air navré que, non, ils ne peuvent ou ne veulent pas faire ce que vous suggérez. En fait, on devrait retourner la question et leur demander, » Et vous ? Que faites-vous ? Qu’êtes-vous prêt à faire personnellement, par vous-même, pour résister, à part faire partie du collectif machin et même d’un tas de collectifs machins ? »

      https://comptoir.org/2021/10/26/pieces-et-main-doeuvre-la-cybernetique-affaiblit-notre-autonomie-de-pensee

      – Finalement on relativise le problème de la montée en puissance de l’extrême-droite, comme le fait Garcia dans cet interview, du fait qu’on trouve à droite des conservateurs dont le conservatisme déborde parfois un peu le champ culturel pour s’intéresser aux technologies d’une façon critique - quoique pour eux c’est une question secondaire et qu’ils pourront facilement changer d’avis sur cette question.

    • lol @tranbert c’est très clairement toi qui vient répondre des ironies fielleuses sans aucun argument suite à une liste de remarques pas spécialement débiles, et ensuite c’est toi qui te plaint du niveau maternelle, c’est un peu l’hopital qui se fiche de la charité non ? :p

      On dirait qu’en fait n’importe quelle critique ne te sied, quelque soit d’où qu’elle vienne… Dès qu’il y a une critique tu réponds par une ironie et un air de « non mais c’est bon on a raison, on nous la fait pas ». Et après ça se plaint à la Garcia qu’il n’y a pas/plus de « critique » ? Mais qui pourrait avoir envie de critiquer et de débattre de quoi que ce soit, vu que ça ne sert à rien dans ces conditions ? (et à quelles conditions plausibles et honnêtes ce serait possible ?)

      Bref faut en avoir du courage après 20 ans d’engueulades ironiques post-situ « je-t’excommunie-avant-que-tu-m’excommunies », pour avoir encore envie de passer du temps à critiquer avec des arguments… (et pourtant yen a qui sont toujours là… on doit être maso :p)

    • @tranbert répondre avec autant de mépris tient du comique. Ton texte est un prêche de curé où tu donnes à ton « nous » la vérité vraie à inculquer à ceux qui ont des questions stupides. J’ai une question stupide : d’où viens-tu, quel âge as-tu ?

      Cela nous divertira de la question sur l’essentialisme naturiste déversé par certains technocritiques, qui permet leur forte accointance avec l’xdroite et leurs conservateurs de traditions.

      Dommage que tu souhaites rester aveugle à cette problématique de départ (technocritique et conservatisme) dans laquelle les technocritiques se sont vautrés à force de mépris.

    • Je tiens à redire que je n’apprécie aucunement cette brochure Le naufrage... Des personnes qui se reconnaissent dans la critique anti-industrielle ne portent aucunement des positions conservatrices sur le plan culturel. Elles n’ont pas forcément lu les textes cités qui posent problème, mais elles en lu d’autres. Cette étiquette "anti-industrielle" est bien pratique pour mettre tous les auteurs dans le mêmes sacs. Cependant chaque auteur parle en son nom et non pas au nom de tous les anti-industriels.

      Reste que les jeunes générations, très sensibilisées aux questions des discriminations, ne vont pas aller lire les textes de ce courant qui pourraient les intéresser, à cause de certaines prises de positions contraire à leur préoccupation première, qui est pourtant légitime.

      Par exemple PMO dans "Ceci n’est pas une femme" :

      (...) le capitalisme technologique, qu’on le nomme société du Spectacle, société de consommation, société post-industrielle, post-moderne, est tout, sauf raciste, sexiste,
      xénophobe, homophobe, etc. C’est au contraire une condition de sa prospérité que d’être aussi inclusif, ouvert, égalitaire que possible envers les identités de genre, de sexe, d’ethnie, de religion.

      En dehors du fait que ça ne tient pas la route factuellement (oui l’intérêt du capitalisme est bien de vendre, mais une condition de sa prospérité est bien de maintenir les divisions sociales et non les abolir), il y a là bien une prise de position politique de qui tient à se couper de toute alliance avec les gens qui luttent contre des discriminations diverses. Le texte est d’une grande violence, méprisant et souvent alambiqué (ainsi le passage tenant à faire passer la nouvelle droite pour technophile pour mieux assumer le conservatisme social du texte. Il faudrait donc comprendre que PMO n’est pas d’extrême-droite parce que certains de leurs théoriciens ne sont pas à tout moment technocritiques. Absurde. Juste, l’extrême-droite s’en fout, de ce débat.).

      Peut-être que d’autres auteurs du courant anti-industriels se sont positionnés là-dessus, je ne sais pas.

      Pour moi il est clair que simplement critiquer les technologies sans en analyser la dynamique globale capitaliste et marchande fait qu’on va chercher les ressorts de cette dynamique dans des choix, choix qui seraient faits par certaines catégories de la population qui y ont intérêts (la classe technologique).
      Il suffirait alors de s’extraire du champ d’influence culturel de cette classe technologique, pour lui opposer d’autres valeurs. Une forme de culture matérielle plus sobre, à rechercher dans le passé par exemple, qui malheureusement est difficilement détachable de formes sociales elles-mêmes antérieures, que l’on va finir par idéaliser pour cette raison qu’elles étaient liées à un état antérieur du développement technologique.

      Creuse citron dans "A propos de PMO et de la « question trans »" - un texte ne critiquant finalement pas vraiment le "Ceci n’est pas une femme de PMO" - écrit à propos des luttes trans :

      A les croire il n’y a rien d’autre dans leur lutte ; et effectivement on chercherait en vain sur leur site un texte d’analyse générale ou programmatique un tant soit peu conséquent, qui permettrait au moins d’avoir des positions claires à discuter.

      ... sans voir que le même constat peut être fait des texte anti-industriels. Comment leur reprocher plus qu’aux personnes trans luttant pour se faire accepter ? C’est justement cette attention (compréhensible et légitime pour moi) quant à cette fuite en avant technologique qui peut en devenir obsédante, et même malheureusement en faire une question identitaire au sens d’existentiel.
      C’est pourquoi à mon sens tous les milieux militants sont très rapidement problématiques. Leurs causes sont justes tant qu’elles permettent encore de se décentrer et d’écouter le souci des autres.

    • Notre critique de la technologie n’a pas pour but de tracer une ligne de démarcation entre « amis » et « ennemis » au sein de ceux qui sont dominés ( @touti ), (...)

      Effectivement c’était le sens de ma question « que faire des gens...? ». Que faire, dans une critique anti-industrielle se bornant à chercher des ennemis (la classe technologique de Garcia, les technocrates de PMO etc), des gens qui utilisent ou développent des technologies, qui ne le font pas par choix ou selon une idéologie technophile ?
      Comment tu peux assumer que le texte de PMO « Ceci n’est pas une femme » ne cherche pas à se faire des ennemis parmi les personnes dominées ? A moins que tu ne penses que les trans et les femmes ne sont pas des catégories dominées (comme le stipule PMO - cf. la citation plus haut) ?

  • Roger Waters accused of repeated antisemitism in new documentary | Roger Waters | The Guardian
    https://www.theguardian.com/music/2023/sep/28/roger-waters-accused-of-repeated-antisemitism-in-new-documentary

    Norbert Stachel, Waters’ former saxophonist, alleged several instances where he said Waters displayed anti-Jewish sentiment. He claimed Waters lost his temper on tour in Lebanon after a succession of vegetarian dishes were produced at a restaurant and demanded that waiters “take away the Jew food”.

    Stachel also alleged Waters mocked his grandmother who was murdered in the Holocaust, and that a colleague warned him not to react to any comments about Jews if he wanted to keep his job.

    The allegations were made in an online documentary by the CAA presented by the veteran Panorama journalist John Ware.

    The music producer Bob Ezrin claimed that when he was in England in the 1970s producing the album The Wall, Waters invented a ditty about the band’s agent Bryan Morrison. Ezrin said: “I can’t remember the exact circumstance, but something like you know … the last line of the couplet was ‘cos Morry is a fucking Jew’.”

    He added: “Do I think he considers himself to be an antisemite? I’ll bet you dollars for doughnuts he does not and he will be the first person to say: ‘I’m not anti anything, I am in favour of everyone.’

    “But as a person with a powerful public platform he has a responsibility to understand that what he does affects other people and so he may not be one but he walks like one, he quacks like one, he swims like one so from my point of view he’s functionally a duck.”

    lui, il a loupé le coche des 27 ans

    #dirty_kyke_a-t-il_été_dit #antisémitisme #complotisme