• Quelques éléments d’information sur notre recherche | Contrôle cognitif
    https://dopcontrol.hypotheses.org/33

    Le #contrôle_cognitif est en jeu chaque fois que nous sommes placés dans des situations que nous ne pouvons pas résoudre de manière automatique, routinière au moyen de schémas de réponse que nous pourrions d’emblée mobiliser. En d’autres termes, le contrôle cognitif est requis chaque fois que nous devons traiter des situations nouvelles et/ou complexes pour lesquelles nous devons sélectionner et hiérarchiser les actions qui nous permettront d’atteindre l’objectif fixé.

  • How I Rewired My Brain to Become Fluent in Math - Issue 40: Learning
    http://nautil.us/issue/40/learning/how-i-rewired-my-brain-to-become-fluent-in-math-rp

    I was a wayward kid who grew up on the literary side of life, treating math and science as if they were pustules from the plague. So it’s a little strange how I’ve ended up now—someone who dances daily with triple integrals, Fourier transforms, and that crown jewel of mathematics, Euler’s equation. It’s hard to believe I’ve flipped from a virtually congenital math-phobe to a professor of engineering. One day, one of my students asked me how I did it—how I changed my brain. I wanted to answer Hell—with lots of difficulty! After all, I’d flunked my way through elementary, middle, and high school math and science. In fact, I didn’t start studying remedial math until I left the Army at age 26. If there were a textbook example of the potential for adult neural plasticity, I’d be Exhibit A.$$empty$$ (...)

  • George Orwell – La politique et la langue anglaise (1946)
    http://raumgegenzement.blogsport.de/2009/10/27/george-orwell-la-politique-et-la-langue-anglaise-1946

    Tout d’abord, elle n’a rien à voir avec l’archaïsme, avec la défense de tournures et de termes désuets, ni avec l’établissement d’un « anglais standard » dont il ne faudrait jamais s’écarter. Au contraire, un de ses principaux objectifs est la mise au rebut de tous les termes ou locutions qui ont perdu leur utilité. Elle n’a rien à voir avec la correction grammaticale et syntaxique, qui importe peu tant que l’on s’exprime clairement, ni avec le fait d’éviter les américanismes ou d’avoir ce que l’on appelle « un bon style de prosateur ». Par ailleurs, elle n’a pas de rapport avec la fausse simplicité ni avec les tentatives visant à rapprocher l’anglais écrit de la langue parlée. Elle n’implique même pas de préférer systématiquement les mots saxons aux mots latins, bien qu’elle suppose d’utiliser le moins de mots possible, et les plus courts, pour dire ce qu’on a à dire. Ce qui importe avant tout, c’est que le sens gouverne le choix des mots, et non l’inverse. En matière de prose, la pire des choses que l’on puisse faire avec les mots est de s’abandonner à eux. Quand vous pensez à un objet concret, vous n’avez pas besoin de mots, et si vous voulez décrire ce que vous venez de visualiser, vous vous mettrez sans doute alors en quête des termes qui vous paraîtront les plus adéquats. Quand vous pensez à une notion abstraite, vous êtes plus enclin à recourir d’emblée aux mots, si bien qu’à moins d’un effort conscient pour éviter ce travers, le jargon existant s’impose à vous et fait le travail à votre place, au risque de brouiller ou même d’altérer le sens de votre réflexion. Sans doute vaut-il mieux s’abstenir, dans la mesure du possible, de recourir aux termes abstraits et essayer de s’exprimer clairement par le biais de l’image ou de la sensation. On pourra ensuite choisir — et non pas simplement accepter — les formulations qui serreront au plus près la pensée, puis changer de point de vue et voir quelle impression elles pourraient produire sur d’autres personnes. Ce dernier effort mental élimine toutes les images rebattues ou incohérentes, toutes les expressions préfabriquées, les répétitions inutiles et, de manière générale, le flou et la poudre aux yeux. Mais il arrive souvent que l’on éprouve des doutes sur l’effet d’un terme ou d’une expression, et il faut pouvoir s’appuyer sur des règles quand l’instinct fait défaut. Je pense que les règles suivantes peuvent couvrir la plupart des cas :

    1. N’utilisez jamais une métaphore, une comparaison ou toute autre figure de rhétorique que vous avez déjà lue à maintes reprises.
    2. N’utilisez jamais un mot long si un autre, plus court, peut faire l’affaire.
    3. S’il est possible de supprimer un mot, n’hésitez jamais à le faire.
    4. N’utilisez jamais le mode passif si vous pouvez utiliser le mode actif.
    5. N’utilisez jamais une expression étrangère, un terme scientifique ou spécialisé si vous pouvez leur trouver un équivalent dans la langue de tous les jours.
    6. Enfreignez les règles ci-dessus plutôt que de commettre d’évidents barbarismes.

    […] Je n’ai pas considéré ici la langue dans son usage littéraire, mais seulement en tant qu’instrument permettant d’exprimer la pensée, et non de la dissimuler, encore moins de l’interdire.

    #George_Orwell #Orwell #langage #simplicité #politique #compréhension

  • Papier ou écran : Votre cerveau ne lit pas de la même façon ! (MilleMots)
    http://www.millemots.org/2016/05/14/papier-ou-écran-votre-cerveau-ne-lit-pas-de-la-même-façon

    Chaque support prédispose à un type de traitement par le cerveau de ce qui est lu :
    – Si vous avez besoin de mémoriser des détails, la tablette est plus performante.
    – Si vous avez besoin de comprendre le sens général, de faire des inférences ou de mettre en lien les informations contenues dans un texte le support papier est plus efficace.
    […]
    Comment va se développer le raisonnement des enfants si, pour eux, l’information se résume à "une suite de « détails » ?
    À notre époque où la généralisation des tablettes et des écrans interactifs est présentée comme la panacée, il serait judicieux de réfléchir à une utilisation équilibrée de ces deux supports.

    #éducation #lecture #compréhension #supports #TICE

  • Rhétorique réactionnaire. Incitation à la bêtise. Sur « l’excuse sociologique », par Gérard Mauger
    http://www.cairn.info/revue-savoir-agir-2016-1-page-133.htm

    Mais l’explication sociologique est-elle aussi déterministe que celle de la biologie ? En d’autres termes, peut-elle exempter le criminel de la responsabilité de son crime, comme la science médicale exonère le malade de celle de sa maladie ? Peut-on considérer que le genre de déterminations que s’efforce de mettre en évidence la sociologie puisse valoir comme « excuse sociologique » ?

    [...]

    Si l’explication sociologique est évidemment perfectible, elle contribue néanmoins à invalider la croyance au « libre choix de la délinquance ». On peut alors se demander si ce parti pris scientifique (ou explicatif) affranchit le sociologue de tout jugement normatif. La recherche désintéressée de la vérité est-elle possible dans la pratique du métier de sociologue ?
    L’impossible « neutralité axiologique »
    L’invitation wébérienne à la « neutralité axiologique » est-elle possible ? Le sociologue peut-il vraiment « considérer les fait sociaux comme des choses » ? Ou ne s’agit-il là que de leurres imposés par la bienséance académique ? La pratique du métier de sociologue montre à l’évidence que la neutralité axiologique est pratiquement intenable. 1°) Ayant pour objet le monde social, le sociologue, qu’il le veuille ou non, est partie prenante des luttes qui ont pour objet le monopole de la représentation légitime du monde social où s’opposent tous ceux – politiques, journalistes, sociologues, etc. – qui tentent d’imposer leur point de vue. 2°) Appartenant au monde social qu’il étudie, le sociologue a nécessairement une représentation préalable, plus ou moins normative, de l’objet qu’il étudie (dans le cas présent, les délinquants, les djihadistes) : il peut, au mieux, tenter de suspendre son point de vue. En fait, cette représentation initiale et les intérêts politiques ou éthiques qui en sont solidaires décident du choix d’objet. Et c’est dans la mesure où ce rapport initial à l’objet, qui préside à son élection, oriente le regard, qu’il s’agit de l’objectiver pour tenter d’en contrôler les effets. 3°) Le sociologue ayant affaire à un objet qui parle, l’expérience, le point de vue, le vécu de ses enquêtés font partie de son objet (même s’il ne s’y réduit pas). Mais l’essai de compréhension n’implique pas plus une neutralité fictive du sociologue que le devoir d’endosser « la cause » de ses enquêtés, ni d’ailleurs l’interdiction de le faire. Quoi qu’il en soit, si contrôlé soit-il, le rapport initial du sociologue à son objet n’est évidemment pas sans effets dans la pratique de l’enquête. Dans l’adresse « Au lecteur » de La Misère du monde, Pierre Bourdieu invite à « prendre les gens comme ils sont », à « les appréhender comme nécessaires, à [les] nécessiter, en les rapportant méthodiquement aux causes et aux raisons d’être ce qu’ils sont », et, dans cette perspective, à « se situer en pensée » à la place qu’ils occupent dans l’espace social en faisant sien le principe spinoziste : « ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas détester mais comprendre ». Si cet appel à « prendre les gens comme ils sont » ne soulève pas de difficultés particulières quand le chercheur éprouve une forme de sympathie à l’égard du groupe qu’il étudie, l’empathie que suppose la compréhension est d’autant plus problématique que l’aversion du sociologue à l’égard de ses enquêtés est plus grande. Dans les deux cas, l’impossible neutralité axiologique du sociologue porte à conséquences. La sympathie l’expose à se voir enrôlé dans le groupe qu’il étudie, à se convertir à « la cause » de l’objet étudié et à la créditer d’une forme de légitimité, le plus souvent en habilitant scientifiquement le point de vue des enquêtés ou de leur porte-parole. À l’inverse, l’antipathie sinon l’aversion du sociologue risquent de le rendre aveugle et sourd au point de vue des enquêtés. Dans les deux cas, ses efforts d’empathie, heureux ou malheureux, l’exposent à deux formes de renoncement à la sociologie : l’alignement sur le discours des enquêtés ou la substitution ethnocentrique de son propre discours à celui des enquê- tés (en toute méconnaissance de leur point de vue). De façon générale, la conversion des intérêts politiques ou éthiques initiaux en intérêt scientifique implique une tension inévitable et plus ou moins déséquilibrée entre engagement et distanciation. Mais, plutôt que de se réclamer d’une neutralité axiologique illusoire, il s’agit d’objectiver autant que faire se peut le rapport du chercheur à son objet de recherche, d’expliciter les références normatives qui guident les sympathies/antipathies du sociologue et tenter d’éviter ainsi le genre de sociologie qui en dit plus long sur le sociologue que sur son objet. 4°) On peut enfin se demander si la pratique de l’enquête et la recherche d’explications sociologiques n’influencent pas le jugement moral du sociologue sinon sur la délinquance ou le djihad, du moins sur les délinquants et les djihadistes. Tenter de rendre raison des trajectoires qui conduisent à ce type de pratiques ou à s’engager dans telle ou telle « cause », les « nécessiter » comme dit Bourdieu, infléchit, me semble-t-il, le regard porté sur elles. Si, comme le note Bernard Lahire, « juger (et punir) n’interdit pas de comprendre » (p. 37), on peut aussi se demander si « l’explication-compréhension » sociologique n’infléchit pas le jugement. Dans la mesure où une pratique réflexive de l’enquête sociologique substitue aux repré- sentations spontanées une représentation mieux informée et contrô- lée, soumet les préjugés à l’examen, contribue à rendre intelligibles des pratiques a priori incompréhensibles et parvient, au moins dans certains cas, à les « nécessiter », on peut supposer qu’elle infléchit le jugement moral porté, sinon sur les pratiques (qu’il s’agisse de délinquance ou d’attentats terroristes), du moins sur les agents. De ce point de vue, le travail sociologique s’apparente à celui des juges d’instruction ou des avocats de la défense qui, selon Bernard Lahire, « cherchent, au-delà de l’établissement des faits, à rendre raison des actes commis et à mettre en lumière la personnalité et les contextes de vie des inculpés » (p. 113). Et s’il est vrai, comme le note Bernard Lahire, que « même la justice ne peut se satisfaire pleinement des visions abstraites de l’Homme libre et maître de son destin » (p. 114) et que l’enquête de personnalité peut valoir des circonstances atténuantes, on voit mal pourquoi ce qui est accordé à l’explication psychologique ne vaudrait pas également pour l’explication sociologique.

    #sociologie_de_l’excuse #explication #compréhension #SHS #Epistémologie #Neutralité_axiologique #Engagement #Distanciation

  • Apprentissage de la lecture, les méthodes qui marchent (La-Croix.com)
    http://www.la-croix.com/Actualite/France/Apprentissage-de-la-lecture-les-methodes-qui-marchent-2015-09-23-1359833

    De récentes études plaident pour un apprentissage précoce, répété et soutenu des correspondances entre lettres et sons.
    Sans pour autant négliger les activités de compréhension des textes, l’un des points faibles des élèves français.

    En dépit d’un titre aguicheur, un article assez complet sur les enjeux de l’apprentissage de la lecture (même si je ne suis pas d’accord sur tout).
    Un bon complément à ce premier article est le suivant :

    Lecture : l’enseignement de la compréhension est trop faible en CP et CE1 (LesÉchos.fr)
    http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021356006660-lecture-lenseignement-de-la-comprehension-est-trop-faible-en-c

    Selon une étude, les élèves sont trop peu stimulés en CP et en CE1. Or, ce temps d’explicitation, de résumé d’un texte, de compréhension des sous-entendus est essentiel pour la suite.

    #éducation #école #lecture #compréhension #apprentissage #méthodes_de_lecture

    • Il y a peut-être des réponses à chercher du côté de la méthode naturelle de Célestin Freinet : donner un sens à cet apprentissage en se basant sur des supports qui ont une signification et une valeur pour les enfants... Bon je sais que c’est considéré comme vieillot tout ça par nos modernes technocrates, mais, comme disait ma grand-mère, c’est dans les vieilles marmites que...

  • Un jeune sur dix en difficulté en lecture et en calcul (Peut mieux faire)
    http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2014/04/25/un-jeune-sur-dix-en-difficulte-en-lecture-et-mathematiques

    Appliquer un pourcentage, trouver une proportion, manier les virgules entre les chiffres… un jeune sur dix est incapable de se sortir de ces calculs simples. Il en va de même en lecture. En la matière, près de 10 % des jeunes comprennent mal, voire pas du tout, ce qu’ils lisent.

    […]

    En lecture, 9,6 % des jeunes rencontrent des difficultés, dont une partie – 4 % – peut être considérée comme illettrée. Cette population ne recouvre pas forcément les déficients en mathématiques : « 54 % des jeunes qui sont en difficulté en lecture ne le sont pas en numératie », indiquent les statisticiens du ministère.

    Ces derniers ont identifié cinq profils de lecteurs. Les 4% qui rencontrent les difficultés les plus criantes ont un champ lexical très restreint et n’ont pas intégré les mécanismes permettant de comprendre un texte. Il y a, ensuite, les « lecteurs aux très faibles capacités de lecture » (5,5 %) et les « lecteurs aux acquis limités » (8,6 %), qui parviennent à compenser leurs lacunes de vocabulaire par une compréhension minimale des textes. Pour eux, la lecture reste une activité laborieuse. Par exemple, ils n’ont reconnu, en moyenne, qu’une dizaine de mots parmi ceux qui leur ont été présentés dans une liste mélangeant des « vrais » et des « pseudos » mots, quand les lecteurs « efficaces » (81,8 %) en reconnaissent en moyenne 17.

    […]

    Il y a aussi des constantes d’une année sur l’autre. Par exemple, le fait que les garçons sont plus souvent en difficulté que les filles en lecture (11% d’entre eux en grande difficulté contre 8,1% des filles). C’est l’inverse en « numératie » (8,7% des garçons en difficulté contre 10,7% des filles). Dans les deux cas, les résultats sont moins bons dans le Nord de la France : Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne…, et meilleurs en Bretagne et en Rhône-Alpes. Enfin, la grande majorité (80 % en lecture) des jeunes en difficulté n’ont pas dépassé le collège ou un cursus professionnel en lycée (CAP ou bac pro).

    #éducation #échec_scolaire #lecture #calcul #compréhension_écrite #numératie #illettrisme