• Le Monde parfait

    Le centre commercial moderne se veut un monde parfait. Esthétique, aseptisé, tempéré, baigné d’une musique douce et d’une lumière tamisée, sécurisé, accueillant, pratique avec son parking souterrain, animé pour les enfants, décoré pour les adultes, il offre un confort
    idéal pour amener les passants vers ses boutiques, restaurants et commerces de loisirs afin qu’ils y passent le plus de temps possible dédié à un seul objectif : la #consommation.


    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/56989_1
    #film #documentaire #film_documentaire
    #centre_commercial #France #Polygone #urban_matter #surveillance #consumérisme #shopping #prêt-à-consommer #compteurs #agents_de_sécurité #enfants #centres_commerciaux #esthétique

    A voir sur Arte :

    Une année durant, #Patric_Jean a filmé la vie dans un grand centre commercial. Sans commentaire, une immersion captivante dans un lieu où tout est pensé pour nous faire consommer.

    Plutôt que de rester seul chez lui, Pierre passe ses journées au centre commercial, où tout le monde le connaît. En vieil habitué, l’homme se régale de pouvoir y faire la bise chaque matin aux jolies vendeuses. Courant des parkings aux allées où se pressent les badauds, le directeur de cette gigantesque machinerie veille au grain : « Notre rôle, explique-t-il, est de mettre le client en condition d’acheter. Il faut qu’il pose son cerveau, qu’il oublie toutes ses contraintes. » Pour parvenir à cet objectif, rien n’est laissé au hasard. Sous la surveillance des vigiles et des caméras, chacun peut passer sans risque d’une boutique à l’autre, boire un verre ou se restaurer, enchaîner avec ses amis une partie de bowling et un karaoké. L’œil rivé sur les clients autant que sur leurs chiffres de ventes, petits patrons et franchisés ne ménagent pas leur peine, accumulant les heures tels des forçats ravis de leur sort.

    #Solitude
    Pendant un an, le cinéaste Patric Jean ("La raison du plus fort", « La domination masculine ») a filmé des scènes du quotidien dans le labyrinthe d’un immense centre commercial. Avec ses allées végétalisées, ses boutiques de vêtements ou de gadgets, ses animations pour les petits et ses distractions pour les grands, c’est un microcosme où les générations se croisent, des jeunes qui fuient les rideaux baissés des petits commerces aux seniors trompant le désœuvrement. Dans ce lieu de vie où tout est en perpétuel mouvement, la caméra s’attarde sur des clients, des flâneurs, des employeurs et des employés. De cet espace clos, sécurisé et pensé comme une utopie réalisée, Patric Jean fait jaillir la peur commune du vide et l’#idéal_fantasmé d’une #solitude_partagée.

    https://www.arte.tv/fr/videos/080151-000-A/le-monde-parfait

    ping @etraces

  • #linky en ses enjeux - CanardPC
    https://alireailleurs.tumblr.com/post/145249927438

    CanardPC publie un excellent dossier sur les enjeux du compteur “intelligent” Linky… qui revient sur les évolutions à venir de la production et de la consommation d’énergie. L’intégration des énergies renouvelables va transformer en profondeur le fonctionnement du réseau électrique, rendant la production plus fluctuante et nécessitant de faire varier la consommation en réaction immédiate à l’ensoleillement et au vent et non plus en tentant de lisser une production continue (la journée pour les entreprises et la nuit pour pour les particuliers). Pour que notre consommation fonctionne par intermittence, pour lisser les pics de consommation entre consommation rapide et lente pour recharger des batteries électriques, nous allons avoir besoin de #compteurs_intelligents. “A l’avenir, plus vous créerez de pics (...)

    #énergie #transitions

  • Linky, un ancien installateur raconte : « On nous demandait de mentir au client »
    https://reporterre.net/Linky-un-ancien-installateur-raconte-On-nous-demandait-de-mentir-au-clie

    Thierry est électricien. Il a posé des compteurs #Linky pour un prestataire de service d’#Enedis pendant un an. Entre formation sommaire, prime au rendement et contrôle strict des techniciens, il raconte à Reporterre les coulisses du déploiement du #compteur_communicant.

    #mensonge

  • Compteurs Linky : la Cnil épingle Direct Energie - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/compteurs-linky-la-cnil-epingle-direct-energie_1639237

    Le gendarme des données personnelles a rendu publique une mise en demeure à l’encontre du fournisseur d’électricité. En cause, le recueil de la consommation détaillée de ses clients sans leur consentement « libre, éclairé et spécifique » .

    Tour de vis contre Direct Energie, beaucoup trop gourmande en données issues des compteurs électriques connectés Linky. Ce mardi, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a rendu publique une mise en demeure adressée le 5 mars au fournisseur d’électricité. En cause : la collecte des données de consommation quotidienne de ses clients sans leur accord préalable, et l’absence de consentement « libre, éclairé et spécifique » au relevé de leur consommation à la demi-heure près.

    Risque pour la vie privée

    Déployés depuis 2015 par Enedis (ex-ERDF), les compteurs d’électricité dits « intelligents » équipent aujourd’hui plus de 8 millions de foyers – ils devraient être 35 millions d’ici 2021. La généralisation des compteurs connectés, prévue par une directive européenne, est d’ailleurs tout sauf consensuelle : plusieurs centaines de communes ont déjà tenté de s’opposer à l’installation de Linky sur leur territoire. Les opposants font notamment valoir les risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques – non avérés à ce jour – et les enjeux de protection de la vie privée : Linky relève en effet la consommation électrique journalière, mais aussi, potentiellement, la consommation heure par heure, et même par demi-heure. Des données « fines » qui, estime la Cnil, peuvent en dire long sur ce qui se passe dans les foyers : « heures de lever et de coucher, périodes d’absence ou nombre d’occupants du logement », par exemple.

    En 2012, la Cnil avait donc publié une recommandation pour encadrer la collecte de ces données. Par défaut, seule la consommation journalière est transmise en continu au gestionnaire du réseau d’électricité, Enedis. Le relevé horaire ou à la demi-heure, lui, nécessite l’accord préalable de l’usager. Et dans tous les cas, le consentement de ce dernier est nécessaire pour toute transmission de ces informations à un autre acteur qu’Enedis, qu’il s’agisse du fournisseur d’électricité – qui ne disposait avant Linky que de la consommation mensuelle des foyers, nécessaire à la facturation – ou d’un acteur commercial.

    « Plusieurs centaines de milliers » de clients concernés

    Or en la matière, Direct Energie a pris plus que ses aises. L’entreprise informe certes ses clients qu’elle recueille via Enedis leur consommation journalière… mais sans leur demander leur accord. Et si elle le fait pour le recueil des données de consommation « détaillées » – sans d’ailleurs préciser que c’est par demi-heure – c’est d’une manière telle que, pour la Cnil, le consentement obtenu « ne peut être considéré comme libre, éclairé et spécifique ». Les clients donnent en effet, via le même formulaire, leur accord à la pose du compteur Linky par Enedis et à la transmission de leur consommation détaillée à Direct Energie : la collecte de données « fines », juge la commission, est ainsi présentée par le fournisseur d’électricité « comme le corollaire de l’activation du compteur », alors qu’il n’en est rien – elle est facultative, quand la pose de Linky est, elle, obligatoire, et ne dépend pas du même acteur. En prime, Direct Energie présente ce recueil de données comme nécessaire pour « assurer une facturation au plus juste ». Sauf que l’entreprise « ne propose pas d’offres basées sur la consommation horaire », relève le gendarme des données personnelles… Autrement dit, la collecte est à la fois clairement hors des clous de la loi informatique et libertés, et injustifiée.

    Au vu du nombre de clients concernés – « plusieurs centaines de milliers » en février – la Cnil a décidé de rendre publique sa mise en demeure pour « sensibiliser les personnes quant à leurs droits et leur capacité de maîtrise sur leurs données de consommation énergétique ». Le fournisseur d’électricité a trois mois pour corriger le tir, mais en tout état de cause, l’épisode a de quoi donner du grain à moudre aux contempteurs des très bavards compteurs « intelligents ».
    Amaelle Guiton

    Allez ! Ça commence déjà ! Ils se servent, c’est trop alléchant tant de données à proximité de clic. Dans un an tout le monde fera pareil et la clic aura beau faire des recommandations et leur tirer les oreilles, ça changera rien. Trop d’intérêt en jeu.
    Résistez au changement de votre compteur, c’est possible. S’il est chez vous il suffit de refuser l’entrée au technicien.
    #linky #big_data #cnil #enedis #compteur_électrique #direct_énergie

  • Pourquoi nous n’irons pas à la table ronde de l’Assemblée nationale sur les compteurs Linky à laquelle nous ne sommes pas conviés
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1007

    Depuis deux ans, une révolte inédite enfle en France. Partout éclate le refus des compteurs communicants, à la surprise des technocrates qui avaient tout planifié. Des centaines de collectifs, des dizaines de milliers de tracts et de signatures sur des pétitions, des manifestations, interventions en conseil municipal, actions en justice, réunions publiques, ateliers de bricolage pour empêcher la pose des mouchards connectés (Linky, Gazpar, eau). Au début, ils ont envoyé les directeurs régionaux d’Enedis (nous, c’était M. Masset – il n’est plus là, nous si) ou, dans les cas graves, la directrice nationale de la communication, Gladys Larose. Peine perdue. Ils ont tenté la persuasion – « la pédagogie » - puis la ruse et l’intimidation, les menaces, le harcèlement, la violence. Peine perdue. Le 22 (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/re_ponse_a_une_non_invitation.pdf

    • Madame Bouchardon,

      Merci, mais non merci. Nous ne participerons pas à la table ronde à laquelle vous ne nous avez pas conviés. Si des parlementaires s’interrogent soudain sur les raisons de notre refus, qu’ils lisent les dizaines de textes, enquêtes, tracts et communiqués rédigés depuis deux ans par les habitants de leurs « territoires », comme ils disent, et qu’ils étaient censés écouter et représenter.

      Ce n’est pas faute d’avoir rabâché que nous voulions rester maîtres de nos vies, que nous n’accepterions pas le transfert de notre libre arbitre à des machines. Vos prétendues garanties d’innocuité des dispositifs techniques et de confidentialité des données pillées ne rendront jamais les compteurs communicants compatibles avec une vie libre et humaine. Ni « smart city » ni « dématérialisation », nous voulons un monde avec contact. Si les parlementaires avaient voulu comprendre notre refus, ils auraient pu nous parler en face, dans chaque circonscription, où nous manifestons depuis deux ans. Vos tables rondes tardives et parcellaires sont vaines et indécentes.

      Naturellement, ce ne sont pas nos raisons qui intéressent l’Assemblée nationale, comme vous l’écrivez vous-même. L’Etat s’inquiète de la « persistance d’un fort mouvement d’opposition » et espère qu’un sociologue, à l’écoute d’un « représentant » des opposants, saura saura cartographier notre opposition afin d’élaborer les éléments de langage pour contrer nos arguments. Nous ne sommes pas si stupides que nous l’instruisions nous-mêmes des ressorts de notre mouvement, de sa dynamique et de son ampleur.
      Les sociologues de l’acceptabilité, nous les connaissons autant qu’ils nous connaissent. Nous savons leur axiome : « Faire participer pour faire accepter ». Le coup du « débat » une fois les décisions imposées, Madame Bouchardon, on nous l’a déjà fait. Nous nous souvenons du nucléaire, des OGM, des nanotechnologies. Jamais les élus et décideurs ne cherchent à nous rencontrer avant de bouleverser notre monde et nos conditions de vie.

      Gardez vos sociologues, vos « procédures de dialogue avec le peuple » et votre mépris. Nous nous exprimons quant à nous sans pare-feux et nos voisins nous comprennent assez bien.

      Nous ne voulons pas plus de vos experts et de leur expertise. Décider quelle vie nous voulons n’est pas un problème technique, mais politique. Nous n’avons que faire de vos mesures d’exposition aux champs électromagnétiques, de vos dispositifs d’anonymisation des données, de vos études, de vos normes et de vos seuils. Nous ne voulons ni d’un compteur connecté sain, ni d’un compteur connecté discret. Nous ne voulons pas plus de compteur connecté que de quincaillerie connectée dans nos maisons, de ville « intelligente » ou d’une existence pilotée par le « big data ».
      Nous sommes les experts de nos propres vies. Nous contestons à l’Etat le droit de nous imposer un objet connecté chez nous, de nous forcer à vivre dans des « smart cities » déshumanisées et automatisées, de faire de nos données une marchandise - de rendre impossible notre vie humaine.

      Pour tous ces motifs, Madame Bouchardon, nous poursuivrons notre mouvement de refus avec la persévérance que les parlementaires lui reconnaissent. Nous élargirons et approfondirons notre réflexion et notre critique, avec les habitants de nos métropoles et de nos villages. Nous prenons bonne note de l’inquiétude des élus, et nous nous emploierons à la justifier toujours plus, à notre manière : libre et humaine.

      Pièces et main d’œuvre
      Grenoble, le 8 décembre 2017

      #Linky #compteurs_connectés #smart_city #ville_intelligente #smart_grid #énergie #gestion_dex_flux #politique #critique_techno

  • #6 / Le #compteur d’électricité aux #favelas : l’#espace_public entre normes et défiance

    Perçue comme un « problème urbain », la favela fait historiquement l’objet d’un processus de différenciation socio-politique du reste de la ville qui repose simultanément sur la non-conformité aux normes relatives à la production physico-spatiale de l’habitat, sur l’irrégularité du statut foncier et sur des représentations sociales stigmatisantes qui contribuent à perpétuer de véritables « dogmes » à leur égard (Valladares, 2006). Les réseaux techniques urbains participent doublement de la définition de ce processus de différenciation. En même temps que la précarité visible des réseaux urbains est un élément de définition de cette catégorie de quartier ou de forme urbain(e)1, les pratiques des #branchements_clandestins participent de surcroît à la construction d’un processus d’#étiquetage (Becker, 1985) des habitants des favelas et à la persistance d’une construction sociale et spatiale des favelas en tant que #marges_urbaines. Dans le cadre de l’analyse du service d’électricité, la dimension commerciale de ces logiques d’étiquetage est évidente, car il s’agit d’abord de la règle du paiement des factures qui est en question. Dans la pratique, bien que les pertes commerciales ne soient pas uniquement attribuables aux favelas2, elles ont un poids non négligeable dans la construction des #représentations sociales à l’égard de leurs habitants. D’une part, l’accès irrégulier au réseau est affirmé par l’entreprise de distribution et perçu au sein de la société comme une pratique qui contribue à différencier les contours de la « #ville_formelle » et de la « #ville_informelle ». D’autre part, il est également dénoncé comme à la charge des autres usagers du service, étant donné que, dans le système tarifaire brésilien, les pertes commerciales3 sont compensées par une augmentation généralisée des tarifs.


    http://www.revue-urbanites.fr/6-le-compteur-delectricite-aux-favelas-lespace-public-entre-normes-e
    #Brésil #électricité #bidonville #marges #Brésil #urban_matter

  • Compteurs #Linky : le Pays basque ne lâche pas prise - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/08/25/compteurs-linky-le-pays-basque-ne-lache-pas-prise_1592045


    Super les Basques qui réagissent en masse contre la pose des #compteurs Linky !!
    Faut suivre leur exemple.
    Petit témoignage : j’habite une petite cité d’un quartier populaire et avec les voisins de mon entrée on avait décidé de refuser collectivement puisque les compteurs devaient être changés cet été.
    1er round : coup de téléphone à un de mes voisins avant qu’ils ne passent et il leur dit qu’on refuse et que ce n’est pas la peine de venir ici.
    2ème round la semaine qui suit : je suis chez moi sur mon ordi et tout à coup coupure d’électricité. Je sors dans le couloir (les compteurs sont dans les halls de l’immeuble) et je trouve un responsable accompagné de son technicien qui a la façade du compteur à la main. Je pète un câble, expression de circonstance et m’énerve tellement qu’ils finissent par remettre la façade. Je précise qu’il y avait tout un tas de documents et de recommandés qui étaient affichés pour préciser le refus officiel que j’avais fait. Je conseille au responsable de ne pas remettre un pied dans l’immeuble.
    3ème round : mon voisin débarque chez moi 1 semaine + tard en panique parce qu’il y a deux intervenants à l’étage du dessus et qu’ils ont déjà changé 3 compteurs. On monte et je tombe sur le même responsable. Et là grosse, grosse bagarre ! On est plusieurs et on commence à prendre leurs affaires et on leur demande de remonter les compteurs. Refus parce qu’ils disent que quand c’est monté, et que ça a commencé à communiquer, ils ne peuvent pas démonter sans une autorisation de la hiérarchie (entreprise sous traitante bien sûr). Le responsable présent est le même qui était venu la semaine d’avant. Donc là, ben on fait ce qu’on sait bien faire dans le quartier, on met la pression et on fait peur. On joue les méchants et on leur annonce officiellement qu’ils seront séquestrés tant que les anciens compteurs ne seront pas remplacés.
    Au début ils jouaient les bonhommes, mais dans la cité c’est pas facile de faire le courageux si on n’a pas vraiment la détermination pour et je pense que leur paye de travailleur sous « CDI » de chantier (c’est un autre technicien qui m’avait expliqué leur statut) n’incite pas à jouer les héros. Ils ont quand même eu de la chance parce que le manouche du rez-de-chaussée n’était pas là avec son berger allemand qui essaie régulièrement de bouffer les mollets de tous ceux qui traînent un peu trop.
    Donc, au bout d’1 moment ils ont appelé les patrons à l’aide mais forcément eux là-bas ils s’en foutaient, bien tranquilles qu’ils étaient dans leur bureau. Ils ont téléphoné plusieurs fois et on a même fini par leur parler directement pour leur expliquer nos revendications ce qui les a fait raccrocher.
    Ça a duré des heures et les jeunes de la résidence commençaient à arriver ce qui rendaient nos deux bonhommes de plus en plus nerveux. On a continué à les mijoter un peu et ils ont fini par craquer et a appelé plusieurs fois la hiérarchie en disant qu’ils n’étaient pas payer pour prendre des risques comme ça.
    La conclusion (je passe les hausses de ton, prises de tête, manipulations psychologiques assez pittoresques et ma foi jouissives) a été qu’ils ont remonté tous les compteurs.
    4ème round : un appel du sous-traitant quelques semaines + tard d’1 gars qui n’avait pas tout suivi et qui gentiment voulait prendre rendez-vous parce qu’il voyait que je n’avais toujours pas le nouveau compteur. J’ai refait un résumé rapide qui l’a laissé complètement éberlué et il m’a dit que j’aurais donc affaire à #Enedis directement.
    OK on les attend ;-)
    Franchement ne lâchez rien !!!!
    #big_data #santé #ondes

  • La grande histoire du compteur Linky de l’Antiquité à nos jours
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=935

    Société électrique et cybernétique : smart home, smart city, smart planet, Big data, objets connectés et « intelligents »

    Conférence-débat avec Pièces et main d’œuvre, organisée par Grenoble Anti-Linky et SERA Vendredi 16 juin 2017 à 20h30 à la Maison des Associations de Grenoble (6 rue Berthe de Boissieux)

    1869. Aristide Bergès introduit la "Houille blanche" dans sa papeterie de Lancey, près de Grenoble. 2012. Enedis (ex-ERDF) finance une chaire d’étude sur les réseaux électriques « intelligents » à l’INPG (Institut National Polytechnique de Grenoble). 2015. Le premier compteur Linky de France est posé à Echirolles, dans la banlieue grenobloise, à la vive satisfaction du maire communiste, Renzo Sulli. De quelle société Linky est-il le produit ? Quelle société Linky produit-il ? (Pour lire le texte (...)

    « http://grenoble-anti-linky.eklablog.com » #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_ve_rite_sur_le_compteur_linky.pdf

  • Stocamine : les déchets restent enfouis « pour une durée illimitée » - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/stocamine-les-dechets-restent-enfouis-pour-une-duree-illimi

    La préfecture a tranché. La prolongation du stockage souterrain, pour une durée illimitée, des déchets industriels dangereux sur la commune de Wittelsheim a été actée par un arrêté en date du 23 mars. Pour mémoire, le site de Stocamine avait dû fermer ses portes suite à un incendie déclaré en septembre 2002. Il avait été ouvert en 1999 pour accueillir 44.000 tonnes de déchets dangereux, enfouis à 650 mètres de profondeur dans les galeries des anciennes mines de potasse d’Alsace.

    « Une décision scandaleuse »

    Réunis devant le siège de la préfecture, à Colmar, des représentants de Destocamine ont dénoncé, le 24 mars, « une décision scandaleuse, qui aboutit sciemment à polluer la nappe phréatique ».

  • Quelles sont les intentions de Enedis- (ex) ERDF avec le #compteur_linky ?

    Sexy, Linky ? - Le site du journal L’âge de faire | Le site du journal L’âge de faire
    http://www.lagedefaire-lejournal.fr/sexy-linky

    L’âge de faire publie « Sexy, Linky ? », un livre qui explique ce qui se cache derrière les nouveaux compteurs : questions sanitaires, enjeux industriels, problématique environnementale, etc. Nous en publions ici un extrait consacré au recueil d’informations.

    • L’âge de faire publie « Sexy, Linky ? », un livre qui explique ce qui se cache derrière les nouveaux compteurs : questions sanitaires, enjeux industriels, problématique environnementale, etc. Nous en publions ici un extrait consacré au recueil d’informations.

      Au départ, les communicants de la boîte étaient sacrément fiers des nouvelles possibilités offertes par Linky, comme en témoigne ce dossier de presse daté de juillet 2015 : « ERDF a bâti un système évolutif utilisant des technologies de pointe, capables de gérer de très importants flux de données. Nous ne sommes encore qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les potentialités de ce compteur : Big Data, usages domotiques, objets connectés… » Et Philippe Monloubou, patron d’Enedis-ErDF (1), de confirmer début 2016 : « Nous sommes déjà, à l’heure où je vous parle, un opérateur du Big Data. »
      Le Big Data (littéralement « grosses données ») n’est pas un fantasme pour auteur de science fiction. Quoique discrète, c’est une révolution qui a déjà bouleversé l’économie mondiale, comme l’explique Solange Ghernaouti, experte internationale en cybersécurité et membre de l’Académie suisse des sciences techniques. « Le nouvel El Dorado numérique est lié à la collecte massive d’informations. Tous les modèles économiques sont basés sur l’exploitation des données. Nous ne sommes plus dans une économie de service, mais dans l’économie de la donnée. Le but est d’en avoir le plus possible et de les exploiter. » Plus on en a, plus on est puissant, plus on gagne d’argent en s’assurant un avenir radieux : Google, Facebook, Amazon, Apple possèdent à eux quatre 80 % des données personnelles mondiales.
      Toute cette collecte va servir à faire du profilage. Elle va permettre de mesurer, classifier, quantifier, faire rentrer des personnes dans des catégories pour mieux les cibler, mais aussi de croiser les informations, déduire, interpréter, prédire et influencer.Solange Ghernaouti

      Toutes ces données, tous ces profils, se monnaient ensuite sur un marché mondial florissant. Exemple : une entreprise peut connaître votre âge-adresse-sexe pour 0,007 $, savoir si vous avez un projet de mariage (0,107 $), un projet d’enfant (0,187 $), une maladie du cœur (0,447 $) ou si vous envisagez de faire du sport pour maigrir (0,552 $) (2). Avec Linky, ErDF pourra dire à ses partenaires commerciaux si vous buvez beaucoup de café, si vous êtes plutôt casanier, si vous êtes un couche-tard, si vous regardez beaucoup la télévision ou si vous ne vous douchez qu’une fois par mois… Pour avoir une vague idée du jackpot que représentent ces données personnelles, il suffit de savoir qu’au niveau mondial, le marché du Big Data se calcule en milliers de milliards d’euros.

      Des données incontrôlables
      Enedis-ErDF, de l’aveu même de son patron, souhaite y prendre sa place. On retrouve d’ailleurs avec Linky le processus assez classique d’un outil conçu pour le Big Data, comme l’a noté Solange Ghernaouti.
      A chaque fois, l’intérêt premier pour l’utilisateur est mis en avant : payer moins cher, consommer mieux… C’est un jeu de dupe, un peu comme avec les cartes Fidélités. Quand vous achetez quelque chose, c’est enregistré et exploité à votre insu, mais vous obtenez un bonus. Au début, on peut trouver cela attrayant et avantageux. Le problème est qu’à plus long terme, cette collecte d’informations permet de surveiller et donc de contrôler les comportements, les déplacements, les activités des consommateurs. Linky va même bien au-delà car les données recueillies sont celles issues de l’intimité des foyers, des activités privées. Solange Ghernaouti.

      Car évidemment, ce n’est pas votre courbe de charge en tant que telle qui intéresse Enedis-ErDF, mais tout ce qu’on peut en déduire. Au lancement du Linky, l’entreprise laissait entendre qu’on pourrait savoir tout ce qui se passe chez vous grâce à ce nouveau compteur. Face aux critiques que n’a pas manqué de susciter cette intrusion dans la vie privée de chacun, Enedis-ErDF a changé son fusil d’épaule, en tentant comme toujours de brouiller les pistes. Ainsi, le 1er avril 2016, Bernard Lassus déclarait sur BFM TV que « Linky est un compteur qui mesure des courants électriques et qui ne sait pas reconnaître l’électron qui vient de la machine à laver, de la télévision, de votre fer à repasser ou autre… » Il aurait pu ajouter que Linky n’avait pas d’yeux et ne pouvait donc rien voir, ça aurait été du même tonneau.
      Les compteurs Linky sont techniquement capables de recueillir les index journaliers et la courbe de charge, c’est-à-dire un relevé de la consommation électrique de l’abonné, avec un pas de mesure de 10 minutes. Ces données permettent de déduire des informations sur les habitudes de vie des consommateurs.Sophie Nerbonne, de la Cnil (3)

      Donc, oui, Enedis-ErDF pourra tout connaître de vos habitudes de vie. La Cnil a tout de même obtenu que, avant de transmettre toutes ces données, ErDF devra avoir obtenu l’accord du client. Cela dit, ce dernier pourrait ne pas avoir tellement le choix : pour lui concocter une offre alléchante, les fournisseurs d’énergie lui réclameront immanquablement toutes ses données. S’il les fournit, on lui promettra de petites économies. Sinon, on lui expliquera qu’il est impossible de trouver l’offre correspondant à son profil. Le choix du consommateur de transmettre ou non ses données pourrait donc être plus compliqué qu’il n’y paraît. Surtout pour les petits budgets.

      Faites confiance au « marché »
      Dès que vous aurez donné votre accord, Enedis-ErDF aura vos données personnelles – si ce n’était pas déjà le cas – ainsi qu’un ou plusieurs fournisseurs d’énergie (il est toujours préférable de demander plusieurs devis, non ?). Comment s’assurer, alors qu’elles sont déjà entre les mains d’au moins deux acteurs, que vos données ne seront pas exploitées autrement que pour vous préparer une offre tarifaire ? Ou revendues, même discrètement, à d’autres sociétés ? La Cnil explique qu’elle sera particulièrement attentive à ce que « ces données ne soient communiquées qu’aux sociétés spécifiquement désignées par les personnes concernées et uniquement pour les finalités souhaitées par les abonnés ». On lui souhaite bien du courage !
      Et puis, vous connaissez les zigotos du gouvernement : cela fait cinquante ans qu’ils courent après cette sacro-sainte « croissance », et il y a malheureusement peu de chance que cela change dans un avenir proche. Alors, si cela peut « libérer la croissance », il se trouvera assurément des ministres « volontaristes » pour changer les règles et ainsi permettre à Enedis-ErDF de disposer à sa guise de toutes vos données.
      Votre réfrigérateur consomme trop d’électricité ? Cela se verra certainement en analysant la courbe de charge. Vous risquez alors d’avoir la visite d’un commercial en électroménager. Ces démarchages ciblés gonflent tout le monde. Ce n’est pourtant que le côté « gentil », presque désuet, de l’utilisation d’informations. Car avec le Big Data, on stocke dès aujourd’hui des quantités inimaginables de données, sans forcément savoir à quoi elles serviront demain. Et pour ne rassurer personne, on confie tout ça au « marché », comme l’a expliqué Philippe Monloubou : « Linky ouvre tout un écosystème, qui, lui, élargit un champ presque infini. Après, c’est le marché lui-même qui va décider des possibilités. » Le marché, Dieu du XXIe siècle, auprès duquel il est inutile de se confesser : il sait déjà tout sur vous.

      Nicolas Bérard

  • En #France, les compteurs communicants continuent de créer la polémique
    http://fr.myeurop.info/2016/06/06/en-france-les-compteurs-communicants-continuent-de-cr-er-la-pol-mique-1

    La Rédaction

    Depuis le 1erdécembre 2015, #Enedis (ex ERDF) déploie les compteurs communicants partout en #France. 800 000 boitiers Linky sont aujourd’hui installés dans l’Hexagone. D’ici 2021, ce sont 35 millions de compteurs qui seront répartis sur tout le territoire. Par cette opération d’envergure, la France a fait le choix de la transparence, les réseaux intelligents, dont le Linky constitue la première brique, ayant pour vocation de permettre à chacun de mieux connaître sa consommation, et donc de mieux la gérer. Des arguments qui ne séduisent pas tout le monde.

    La France se lance dans la transition (...)

    #Environnement #compteur_communicant #CPL

  • #linky en ces enjeux - CanardPC
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/145249927438

    CanardPC publie un excellent dossier sur les enjeux du compteur “intelligent” Linky… qui revient sur les évolutions à venir de la production et de la consommation d’énergie. L’intégration des énergies renouvelables va transformer en profondeur le fonctionnement du réseau électrique, rendant la production plus fluctuante et nécessitant de faire varier la consommation en réaction immédiate à l’ensoleillement et au vent et non plus en tentant de lisser une production continue (la journée pour les entreprises et la nuit pour pour les particuliers). Pour que notre consommation fonctionne par intermittence, pour lisser les pics de consommation entre consommation rapide et lente pour recharger des batteries électriques, nous allons avoir besoin de #compteurs_intelligents. “A l’avenir, plus vous créerez de pics (...)

    #énergie #transitions

    • Le dossier de CanardPC revient également sur les questions de vie privée. Il rappelle que les données provenant des compteurs sont lissées : le compteur ne transmet pas les données en continue, mais émet des mesures toutes les 10 minutes pour éviter de savoir quelle chaîne de télé vous regardez et quand vous en changez… Reste que ces “courbes de charge” lissées permettent tout de même de connaître certaines de vos habitudes, et également d’en extrapoler d’autres : occupation des lieux, nombre de personnes dans le foyer, qualité de l’isolation… L’ADEME et la CNIL ont donc fixé une règle : “ces données sont considérées comme privées et appartiennent au client” et pour les transmettre, ERDF devra recueillir le consentement des clients. “nul doute que le fameux "consentement” sera intégré dans le fin fond des petites lignes du contrat. Ensuite, l’arrivée de nouvelles offres financièrement avantageuses pour les clients, basées sur une tarification beaucoup plus précise que le système HP/HC actuel, exigera sans doute la récupération de ces données. Le refus sera alors toujours possible… mais il se traduira par un surcoût. En définitive, l’usager risque de ne pas vraiment avoir le choix.”

      Enfin, le dossier revient sur la question récurrente du piratage. Le risque principal, estime CanardPC n’est pas tant l’accès à distance aux données pour savoir si logement est occupé, que le risque de brouillage des compteurs ou de piratage des centres de traitement des données d’ERDF. Quant à la question de l’accès à sa consommation en temps réel pour l’utilisateur, elle ne semble pas tranchée pour l’instant.

  • Stage #compteur_Geiger au Mans, mercredi 11 mai à 14h salle du collectif « pour une Terre plus Humaine » place des Comtes du Maine au Mans (72000), Sarthe
    L’inscription est à faire sur : sortirdunucleaire72@orange.fr
    Un débat sur l’irradiation est programmé à 20h dans la même salle.
    Avec Roland Desbordes.
    #nucléaire

  • Linky : lettre à ERDF
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=823

    Samedi 2 avril 2016, à 14 heures, un rassemblement aura lieu devant la mairie de Pont-de-Claix, dont le maire est président de la Métropole grenobloise. Celle-ci étant propriétaire du réseau électrique et des compteurs individuels, il s’agit d’exiger une délibération refusant l’installation des nouveaux mouchards « intelligents » Linky. Depuis 2010, nous avons alerté à maintes reprises contre les compteurs communicants, un des composants de la smart city et de la « planète intelligente » (cf « IBM et la société de contrainte »). Il existe toutes sortes de raisons de s’opposer à Linky ; toutes ne se valent pas, même si toutes valent d’être énoncées. Quant à nous, voici la lettre de refus que nous avons expédiée en recommandé avec accusé de réception au responsable du "service (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/linky_-_lettre_a_erdf.pdf

    • Aucun de ces arguments de communication n’est un avantage à nos yeux. Nous considérons nos congénères comme des interlocuteurs préférables aux machines. Nous pensons qu’un monde avec contact est plus vivable, intéressant, réconfortant, humain en un mot, que le monde « à distance » que vous tentez de nous imposer.

      Nous sommes dotés d’un cerveau, équipé des fonctions pour régler les détails pratiques de notre vie sans assistance électronique. Nous ne sommes pas inscrits à la « solution numérique » d’EDF, car nous savons comment réduire notre consommation d’électricité : il suffit de réduire notre consommation d’électricité. Celle-ci est d’ailleurs modeste, et a tendance à diminuer grâce aux mesures que nous avons nous-même décidées, sans votre compteur prétendu « intelligent ».

      Nous ne souhaitons pas que vos services mettent leur nez électronique dans notre intimité. Vous n’avez pas à savoir si nous sommes là et quand, si nous sommes plus nombreux que d’ordinaire, si quoi que ce soit change dans nos habitudes. Nous ne voulons pas que les données liées à notre vie privée soient collectées, ni par vous, ni par quiconque. Afin de prévenir les rituelles objections à cette minime exigence de respect des libertés, nous vous informons que nous n’avons pas de téléphone portable, que nous ne sommes inscrits sur aucun réseau social, que nous ne possédons aucune carte de fidélité. Dès qu’on nous en laisse le choix – tant que ce choix est encore possible – nous préfèrons ne pas.

      #Linky #EDF #ERDF #compteur_intelligent #ville_intelligente #smart_city

  • Un code bidouillé rapidement (ajouter jQuery) qui affiche un gros rond rouge avec des cases au-dessus. Glisser la souris et faire bouger la souris au-dessus du cercle, et le truc comptera le nombre d’événements mousemove pendant une seconde. Toucher et bouger le doigt, et le truc comptera les événements touchemove pendant une seconde.

    Idéalement, on obtient grosso modo des chiffres dans les mêmes eaux. (C’est le cas sur mon petit PC portable tactile, et c’est le cas sur une de nos tables tactiles avec un écran tactile à infrarouge.)

    J’ai fait ça parce qu’on a un problème avec une dalle capacitive projetée, et l’appli Web semble se traîner quand on manipule l’écran tactile alors qu’elle est très rapide avec la souris. Avec ce code, on a constaté que la dalle génère 70 événements/s au maximum tandis que la souris monte à 110. Après, est-ce que lié au driver (natif Windows 10, pas de driver spécifique pour la dalle tactile), ou est-ce lié au contrôleur de la dalle (ça fait deux fois qu’on en change), ou est-ce lié à la technologie utilisée… je sais pas. On va essayer demain avec une autre dalle.

    <style>
    #click {
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    #compteurm {
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    </style>

    <script>
    var compteur = 0;
    var compteur_m = 0;
    var compteur_actif = false;
    var compteur_t = false;
    $(document).on("mouseenter", "#click", function(){
            compteur = 0;
            compteur_m = 0;
            compteur_actif = true;
            compteur_t = setTimeout("compteur_actif = false;", 1000);
            $("#compteurm, #compteur, #type, #typem").html("•");
            $("#typem").html("Mouse");
           
    });
    $(document).on("touchstart", "#click", function(){
            compteur = 0;
            compteur_m = 0;
            compteur_actif = true;
            compteur_t = setTimeout("compteur_actif = false;", 1000);
            $("#compteurm, #compteur, #type, #typem").html("•");
            $("#type").html("Touch");
    });

    $(document).on("mousemove", "#click", function() {
            if (compteur_actif) {
                    compteur_m++;
                    $("#compteurm").html(compteur_m);
            }
    });
    $(document).on(" touchmove", "#click", function() {
            if (compteur_actif) {
                    compteur++;
                    $("#compteur").html(compteur);
            }
    });


    </script>

            <div id="click" style=""></div>
            <div id="type">•</div>
            <div id="typem">•</div>
            <div id="compteur">•</div>
            <div id="compteurm">•</div>

    • http://refus.linky.gazpar.free.fr/communes-proprietaires-compteurs-electriques.htm

      Une très bonne nouvelle :

      Maires, conseillers municipaux, vous avez toute lattitude pour refuser le remplacement des compteurs électriques de votre ville par des compteurs communicants Linky vu que votre commune est propriétaire des compteurs électriques ! Prenez donc une délibération contre ces remplacements (sans oublier de citer aussi les compteurs gaz et eau, bien que la commune n’en soit pas propriétaire : ça ne mange pas de pain !) et faites une lettre aux habitants.

      Une très mauvaise nouvelle :

      Maires, conseillers municipaux, vous allez avoir de sacrés problèmes si vous n’avez pas voulu ou pas pu vous opposer à l’arrivée des compteurs Linky. En effet, comme la commune est et reste propriétaire de ces compteurs, les élus, à commencer par le maire, vont être responsables de tous les dégâts causés par les Linky.

      Vous pourrez être attaqués en justice par des gens devenus électro-sensibles après l’arrivée des Linky, par des gens dont les compteurs Linky auront pris feu (avec l’hypothèse hélas plausible qu’il y ait des morts), par des gens dont les appareils auront été abîmés... (copies d’article de la Nouvelle République dans les zones qui ont eu la « chance » d’être cobaye pour Linky dès 2010).

      Les compteurs actuels fonctionnent très bien, ils ne causent pas de dommages, alors pourquoi accepteriez-vous qu’ils soient remplacés par des compteurs dangereux... dont par dessus le marché vous serez responsables !!!!

  • POURQUOI REFUSER LES COMPTEURS COMMUNICANT
    Puissance plume, août 2015

    1 Introduction

    Si vous faisiez un euro – un seul euro – de bénéfice sur chacun des 35 millions de nouveaux compteurs Linky à installer, combien gagneriez-vous au total ? Celui, celle qui donne la bonne réponse gagne une participation à l’émission « Big Brother » de la chaîne CBS...

    Et qui peut encore penser que le déploiement de Linky, le compteur communicant d’électricité, a un quelconque intérêt pour la communauté des usagers de l’électricité ? Son arrivée n’obéit qu’à la logique de la domination et du colonialisme, qui trouve dans l’argent, et plus généralement dans la technologie lorsqu’elle est encadrée par la religion de la république laïque, le moyen le plus efficace de s’exercer sur les peuples…

    Il faut dire d’emblée que cette brochure rejoint la critique de la science et du « progrès » [PES13] et qu’il n’est pas question de dissocier la critique de Linky de la critique de la société qui le fabrique. Le « progrès » serait soit-disant une suite infinie d’innovations technologiques remplaçant des machines anciennes et atténuant la pénibilité du travail humain. C’est en partie vrai, mais toutes les activités humaines sont transférées à un système de robots : le prix à payer collectivement est donc très lourd, et même insupportable !

    Parce que la première impression qu’il te fait « le progrès », c’est la fascination certes, mais ensuite, quand il vient te faire perdre ton métier, et qu’il te force à aller à l’usine pour fabriquer les mêmes choses pour tout le monde, puis qu’il te vire de l’usine parce qu’une autre main d’œuvre ou un robot est plus rentable, tu te rends compte du prix à payer socialement parlant. Dans cette organisation sociale, chacun peine de plus en plus à trouver sa place. Il n’y en a que pour les machines et l’argent.

    Le programme d’Hitler en1933 était clair : revalorisation des métiers manuels et des artisans par rapport aux puissances de l’argent [STE99]. Combien de gens sont tombés dans le panneau et se sont laissé bernés par ces belles paroles ? Les fausses solutions ne sont- elles pas pire que les vrais problèmes ? Aujourd’hui, notre pays est sans doute pour une part comparable à la situation de l’Allemagne des années 30. Le déploiement de Linky dans l’apparente indifférence générale en est peut-être une preuve supplémentaire. Pourtant, tout le monde n’y est pas insensible...

    Cette brochure est destinée à informer, et inciter à la révolte individuelle et collective. C’est toujours possible et plus enthousiasmant que se laisser enfermer dans la bétaillère.

    2 Linky : qu’est-ce que c’est ?

    L’entreprise qui vous vend l’électricité, l’eau, le gaz de ville, a besoin de compter votre consommation pour la facturer. Un compteur est donc installé chez vous. Pour l’électricité, nous avons eu le « bon vieux » compteur mécanique avec son disque, puis on a malheureusement laissé s’installer le compteur numérique. Et voilà que maintenant, comme si c’était un « progrès », voici un nouveau compteur dit « communicant », répondant au nom commercial « Linky ».

    Pour savoir combien vous consommez, une personne doit effectuer la « relève » de ce compteur. Comme le reste des activités humaines sous l’impulsion capitaliste, la relève des compteurs est menacée par la robotisation.

    Avant c’était des agents EDF (puis ERDF) qui l’effectuaient et qui au passage vérifiaient votre installation électrique : ils faisaient le lien. Depuis la loi NOME de 2010, la relève a été « externalisée » à des sociétés privées. Linky est un compteur communicant, c’est-à-dire qu’il échange des données automatiquement avec un centre de contrôle. Il supprime donc l’emploi de la relève, car c’est cet appareil qui irait indiquer au gestionnaire du réseau, ERDF, combien vous avez consommé.
    Côté technologie, entre Linky (1) et un « concentrateur » (3), c’est le « Courant Porteur en Ligne » (CPL) qui serait mise en œuvre. C’est une onde qui se propage dans le réseau électrique. Ensuite, du concentrateur (3) jusqu’au centre de gestion (5), c’est par ondes GSM, les mêmes ondes que pour la téléphonie mobile.

    Dans le cas des compteurs communicant pour l’eau et le gaz en France, on voit apparaître des technologies légèrement différentes : ces compteurs-là émettent directement des ondes GSM dans l’habitation, avec tous les problèmes que cela pose et que l’État refuse de prendre en compte...

    3 Linky selon le vendeur - réfutations

    3.1 Linky pour le « client »

    Voici ce qu’écrit ERDF [ERD15] : « Linky présente de nombreux avantages pour le client. À commencer par une facture qui pourra être calculée sur la base de la consommation réelle, des interventions réalisées à distance (donc sans contrainte de rendez-vous) et dans des délais beaucoup plus courts. »

    Cher « client », vous êtes séduit par l’idée de payer le juste prix, celui de votre consommation réelle plutôt que de celui d’une estimation ? Et vous accepteriez qu’en échange, l’opérateur sache à tout moment ce que vous faites chez vous ? Alors c’est idem pour les autres taxes et impôts : plutôt qu’une évaluation arbitraire, il conviendrait d’identifier tous vos faits et gestes, par exemple le poids et le volume des déchets que vous jetez.
    Par contre, posez-vous la question : dois-je imposer ma servitude au reste de l’humanité ? Au nom de quoi ?

    Cher « client », vous rêvez d’un monde où il n’y a plus d’intervention humaine pour vos opérations sur l’abonnement électrique ? Certes, les p’tits gars de l’EDF de l’époque, quand ils venaient vous changer la puissance souscrite, ils en profitaient pour vous vendre du chauffage électrique – pas bien ! Mais que pouvez-vous espérer d’un monde qui supprime tous les métiers et qui met au chômage toutes les personnes autour de vous ? Un monde où il n’y a plus qu’un seul métier : être au RSA ? Croyez-vous vraiment que votre vie s’améliore parce que les technologies offrent plus de souplesse et plus de rapidité ? Lorsque vous avez un rendez-vous avec quelqu’un, vous le vivez comme une contrainte selon les termes chaque jour. Êtes-vous prêts à accepter qu’un agent vous suive H24 pour savoir ce que vous produisez exactement de déchets ? Êtes-vous prêts à ce que même agent contrôle votre conduite au volant en permanence ? Si c’est le cas, vous êtes dans la « servitude volontaire », selon Étienne de La Boétie [LAB].
    N’est-ce pas plutôt l’occasion de papoter, de croiser les trajectoires ? Parce que le p’tit gars de l’EDF, vous le connaissez d’ailleurs, de l’école, du stade, du cinéma, de l’amicale, de votre belle-sœur, etc.

    Raillez celui qui n’a pas envie d’aller plus vite, celle qui trouve que ce n’est pas perdre son temps que d’avoir rendez-vous avec l’agent de la relève. l’argent n’est jamais un problème, ce principe est le pilier de cette société basée sur la domination militaire. Ces adeptes de la « lenteur » vous apparaissent comme des indiensd’Amérique :ils vivent dans des tipis, montent des chevaux, font des signaux de fumée. Tandis que vous, vous habitez en dur, vous avez le chemin de fer et communiquez par télégrammes. Est-ce eux qui sont lents ou vous qui êtes rapides ? L’idée ici, c’est de dénoncer l’esprit de domination colonialiste.

    ERDF s’endetterait à hauteur de 10 milliards d’euros. Pour 35 millions de compteurs, ça ferait 285 euros chacun. Sur dix ans, une augmentation de 28,5 € tous les ans… Mais en attendant, il faut bien payer (grassement) les banques et les installateurs !?

    Comment l’entreprise ERDF va-t-elle rembourser les banques, avec les intérêts ? Se peut-il être autrement qu’en vous faisant payer plus cher ses services ou de nouveaux services obligatoires ? Pensez à la petite question de est implicite dans le fait d’imposer la rapidité par la technologie. Nous essaierons d’être moins moralistes à l’avenir, d’accord. Vous essaierez d’être moins railleurs vis-à-vis des indiens.

    3.2 Linky et l’argent qu’il nous coûte

    La propagande continue sur les aspects technocratiques et économiques :

    « L’expérimentation confiée à ERDF par la Commission de Régulation de l’Énergie de 2009 à 2011 a confirmé qu’ERDF maîtrise les processus de déploiement de ce nouveau compteur (efficacité, sécurité, satisfaction client), et a validé les hypothèses économiques. Les pouvoirs publics ont ainsi décidé de généraliser le projet : 35 millions de compteurs Linky devraient être installés sur tout le territoire d’ici 2021. »

    Ces « hypothèses économiques » sont les suivantes : ERDF installerait les compteurs en s’endettant. Bien sûr, cela coûterait au final trois fois le prix annoncé au départ (4,3 milliards en
    2011, 8 milliards en 2015, on attend l’actualisation de la dette finale), une habitude lancée et ancrée en France avec le processus d’implantation des centrales nucléaires. Du moment que c’est le contribuable qui paye, début de brochure… Tous les compteurs actuellement installés fonctionnent. C’est un gaspillage formidable d’argent que de les remplacer ! Voilà pour les aspects économiques : ils sont simples à appréhender, contrairement à ce qu’on peut lire du rapport de la cour des comptes !

    L’entreprise ERDF annonce qu’elle rembourserait son emprunt en réalisant des économies de masse salariale, vu que Linky supprime les emplois de la relève des compteurs. Comment peut-on se satisfaire de cet objectif anti-humain ? Sans parler du mensonge que constitue l’affirmation selon laquelle cela suffirait. Si on part du chiffre de 8 milliards d’euros, emprunté aux banques à 3 % sur vingt ans, cela fait 10,75 milliards d’euros à débourser. Il n’y a pas cette somme en masse salariale sur 20 ans pour la relève des compteurs à ERDF ! Inévitablement, ce sont à la fois les hausses des factures constatées avec Linky, et des nouveaux services basés sur l’augmentation de la consommation qui seront les moteurs de la croissance, qui seront les financeurs de cet argent donné sans contrepartie aux banques.

    3.3 Linky : Big Brother

    Ensuite, ERDF continue son auto-évaluation : « Quel est l’impact sur l’accès aux informations personnelles ? Aucun changement sur l’accès aux informations personnelles. ERDF a veillé dès l’origine à la protection des données de consommation en déclarant le système auprès de la CNIL. »

    Le nouveau compteur communique en temps réel la consommation de l’usager à un centre de données qui se charge de stocker et de traiter ces informations numériques. Évidemment, certains se permettent de mettre en doute cette affirmation, pour ne pas effrayer.

    Comme il n’est pas possible d’accéder à une documentation technique de Linky, nous ne pouvons en avoir le cœur net pour l’instant, et nous ne pouvons pas faire confiance à cette affirmation qui sort d’on ne sait où... Enfin plutôt, on devine bien qu’elle sort d’un cabinet de lobbyistes professionnels qui assistent ERDF et les autres promoteurs de Linky.
    Or, à quoi servirait Linky s’il ne pouvait, pendant les heures de pointes, transmettre rapidement – toutes les secondes par exemple – l’index de chaque foyer ? ERDF a prévu à terme pouvoir commander des appareils chez les particuliers afin de pouvoir gérer les pointes de consommation. Enfin, Linky a été piraté, les hackers ont fait une conférence de presse en détaillant tout ce qu’ils ont pu faire avec les données qu’ils ont interceptées [NIK12]. Tout ceci montre qu’avec Linky, votre index de consommation circule sur le réseau, et même crypté, ce n’est pas sans failles.

    Il y a donc le problème de la confidentialité des données, mais aussi le problème de leur utilisation à des fins militaires ou commerciales. Voyons d’abord ce second point pour bien comprendre les nouveaux marchés rendus possibles par Linky, qui permettraient à ERDF de se rembourser la somme empruntée et même plus.

    Que ce soit au niveau des logiciels embarqués par Linky ou que ce soit au niveau des centres de données, des algorithmes de data-mining tournent dessus. Par exemple, en « hackant » un Smart Meter fourni par une société allemande, des pirates se sont rendus compte que le boîtier était capable d’identifier exactement le type et le nombre d’appareils connectés dans votre foyer [01NET12]. Ceci n’a rien d’étonnant, la quasi-totalité des appareils domestiques répondent maintenant à des protocoles de communication qui passent par les câbles d’alimentation électrique. Ces protocoles sont nombreux : X10, EIB, BatiBus, EHS, Konnex, ECHONET[6PO03].
    Par contre, ce que nous pouvons affirmer ici, c’est que le compteur communicant doit remplir une fonction bien précise chez ERDF : permettre de gérer les pics de consommation. Si vous n’en n’êtes pas convaincus, regardez la décision du Conseil d’État qui rejette précisément les recours contre la généralisation du compteur communicant pour ce besoin-là [CE13] et l’article 46bis de la loi sur la transition.
    À la suite de cette révélation, ERDF a voulu affirmer que jamais personne n’avait piraté Linky, mais il n’ont pas affirmé que Linky ne réalise pas la même opération que le compteur allemand. Il y a donc tout lieu de penser que Linky peut embarquer des algorithmes de data mining pour élaborer des analyses sur votre consommation électrique : quels appareils, combien de temps, pour quel type d’activité. Même s’il ne le faisait pas aujourd’hui pour son déploiement lieu de résidence. Terminé pour eux les appels qui tombent sur des répondeurs !

    Qu’est-ce que le data mining ? C’est une science qui traite des données pour en extraire des informations pertinentes. Cette science est développée et utilisée par et pour le marketing direct. Prenons un exemple avec une histoire récente et véridique. Une jeune fille habite chez son père en région toulousaine, va faire ses courses régulièrement dans une « grande surface » ; elle n’oublie jamais de passer sa carte de fidélité dans le lecteur pour obtenir des avantages. Les algorithmes de data mining sont très sophistiqués : ils analysent ses habitudes de consommation et détectent un changement. Son père constate alors que dans la boîte aux lettres s’entassent des tas de publicités pour femmes enceintes. Résultat : il a su qu’elle attendait un bébé avant qu’elle ne le lui dise. C’est Super U qui le lui a annoncé.

    Autre exemple de data-mining : tout le monde sait que Google et Facebook sont gratuits parce qu’ils fabriquent des profils qu’ils vendent ensuite aux annonceurs. Grâce à cela, ces sociétés sont devenues monstrueusement riches parce que les annonceurs arrivent à cibler leurs prospects et à créer de nouvelles possibilités d’achat immédiat.

    Les données de consommation récupérées par Linky sont très précieuses pour les annonceurs. Il n’est pas besoin d’être devin pour imaginer par exemple qu’une société qui passe des appels téléphoniques depuis la Chine pour le compte d’un gros client sera intéressée par des informations portant sur la présence ou l’absence en temps réel d’une personne dans son habitation.
    Si vous ne voulez pas être profilés, vous pouvez : il suffit de ne pas les utiliser – encore que pour se passer de Google, pour faire des recherches approfondies sur la toile, c’est compliqué mais on peut masquer son adresse IP, par exemple en utilisant le réseau TOR. Tandis qu’avec Linky, ce serait obligatoire : l’équipement qui comptabilise la consommation électrique vous analyserait du soir au matin, générerait des profils de consommateurs pour des annonceurs et vous recevriez bientôt des publicités très bien ciblées chez vous, en temps et en heure.

    Une prospective du compteur est donc l’ouverture d’un marché fabuleux à des annonceurs. On connaissait cette déclaration de Patrick Le Lay, ancien PDG de chaîne de télévision :

    « À la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. »

    Et bien on peut anticiper qu’avec Linky, le métier d’ERDF ne serait pas très éloigné de celui de la chaîne de télé : trouver quand l’usager est disponible pour recevoir une publicité, à partir de ce qu’il fait d’habitude, et de ce qu’il fait en ce moment chez lui.
    Comment assurer la confidentialité des données de 35 millions d’usagers ? Toujours les mêmes : celles et ceux qui ont le nez dans le guidon ou sur un rail de poudre, suivant les horaires et la présence du patron. On ne leur en veut pas, ils payent leur place sur le Titanic parce qu’il y a de la musique.

    Mai-juillet 2015 feront date dans l’histoire de la dictature qui s’avance.
    Nous repensons au roman d’anticipation de Ray Bradbury, Farenheit 451 : la maison du héros est équipée de murs-écrans interactifs bi- directionnels, à travers lesquels les compagnies à la fois diffusent des programmes et aussi engagent des conversations avec le locataire. Il n’y a aucun espace de la pièce de séjour qui échappe aux murs-écrans. Et dans le roman, tout ceci paraît normal aux habitants excepté le héros qui prend conscience de l’horreur de sa condition. Les animaux domestiqués par leur maman la République trouvent cela normal…

    Revenons au problème de la confidentialité.
    Évidemment, ERDF vend son produit en disant qu’il est sûr, mais des petits malins ont réussi à hacker les systèmes, à récupérer les données des usagers. Nous avons toujours utilisé cette formule à propos du nucléaire : la catastrophe est possible comme, dès lors qu’on a élevé un stylo au-dessus du sol, il peut tomber. Il en est de même pour les compteurs communicants : dès lors qu’on fait circuler des informations sur un réseau, quelqu’un peut y accéder sans qu’il y soit autorisé officiellement. Nous ne pouvons que déclarer ces problèmes futiles, à la marge. On s’en fout. Ce que nous voulons, c’est que les infos ne circulent pas sur un réseau, c’est que les infos de consommation ne soient pas mises sous forme numérique, de manière obligatoire.

    Mais quand même, parlons un peu de la CNIL. Qu’est-ce que c’est ? C’est la Commission Nationale Informatique et Libertés, crée en 1978 par une loi, censée protéger les citoyens des abus suite à la création de fichiers par l’État et par les entreprises. C’est très gentil venant d’ERDF de tenter de nous rassurer avec cette baudruche mais la CNIL n’est qu’une façade, un ravalement, un écran de fumée. Qui peut penser une seconde que la CNIL aurait les moyens
    en langue française : d’une part la loi sur le renseignement et d’autre part la loi instaurant l’obligation du Linky ont été votée dans cette période. Et pour couronner le tout, cette anecdote croustillante pointée par numerama : le Ministère de la Culture le 10 juin 2015 a publié puis effacé sur son compte Twitter un message signalant le 66è anniversaire de la parution du roman d’anticipation 1984 de George Orwell [NUM15]. Il semblerait bien qu’un haut fonctionnaire ait considéré que ce roman n’avait pas sa place sur le site du ministère, et finalement, on le comprend. C’est sûr que l’émission de télé intitulée Big-Brother ne le dérangera pas autant…

    3.4 Linky, problème de santé publique

    Toujours ERDF qui s’auto-évalue : « Quel est l’impact sur la santé ? Le système de communication du compteur ne pose aucun problème sur la santé. »

    Quel est l’impact sanitaire de l’exposition – en croissance exponentielle – des êtres humains et de leur environnement aux ondes électromagnétiques ?

    Comme l’industrie de la radioactivité artificielle dans les années 1950, l’industrie des télécommunications sans fil génère des problèmes de santé chez les êtres humains qui sont des victimes non informées et pour la plupart non consentantes. Nous rappelons ici la formule qu’avait employée un fameux pro- nucléaire, auteur d’un rapport pour l’OMS Maurice Tubiana en 1958 [PP12] :

    « Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude. »

    On observe aujourd’hui la même ambition pour les jeunes. Citons par exemple Didier Marsacq, chercheur typique du CEA (Commissariat à la Bombe Atomique), à propos des micropiles à combustibles pour portables [PMO15] :

    « Bien sûr, ces piles coûteront plus cher que le rechargement d’un téléphone sur une prise électrique, mais nous ciblons les adolescents, qui sont immatures et moins rationnels, et nous pensons qu’ils accrocheront au sans fil total ».

    Par ailleurs, on observe le même négationnisme de la part de l’Académie de Médecine : le professeur Choudat en 2012 a refusé de mettre en œuvre une évaluation physiologique de l’influence des ondes électromagnétique sur les personnes électro-sensibles [PP12], de sorte qu’il n’y aura qu’une seule conclusion possible à son étude : l’électro-sensibilité serait d’origine psychiatrique, les personnes en souffrance des hypocondriaques !

    Cependant, il n’est plus possible de nier certaines choses : les ondes GSM ouvrent la barrière émato-encéphallique, ce qui a pour conséquence de faire pénétrer les molécules cancérigènes au cerveau, et l’on observe parallèlement une augmentation énorme des maladies dégénératives du cerveau – cancer, Alzheimer, Parkinson – depuis les années 2000, quelques années après l’introduction spectaculairement rapide du réseau de téléphonie mobile. Évidemment, la science médicale orthodoxe ne veut pas entendre parler d’un tel lien de causalité. Et comme pour les victimes du nuage de Tchernobyl [AFMT], la Justice demandera que les victimes des ondes puissent prouver « scientifiquement » – c’est-à- dire par une méthode reproductible et quantifiée – ce lien de causalité : il faudrait que les victimes se soient auto-instrumentées avant d’être polluées par l’industriel pour constater qu’elles étaient en bonne santé avant, puis qu’elles prouvent que leur maladie a été provoquée par la pollution.

    La toxicité des champs électromagnétiques artificiels est pleinement établie sur le plan scientifique par plus de 3000 études.

    Le 11 Mai 2015, 190 scientifiques indépendants du monde entier ont rappelé que ces ondes endommagent les cellules vivantes de notre corps et que les enfants sont les plus exposés [APP15].

    Mais nous n’allons pas en dire plus ici. Sur le problème global de santé publique, on consultera avantageusement les associations qui portent la parole des victimes des ondes ou relayent les informations scientifiques alarmantes : Robin des Toits, Next-up, Antennes 31, Priartem, CRIIREM.

    Des personnes rapportent que leur santé s’est dégradée suite à l’installation d’un compteur communicant chez eux, donc à cause des radiations émises par les courants CPL. Le retour sur expérience outre-atlantique est de cinq ans, il faut voir les nombreux témoignages de l’association Stop Smart Meters[SSM]. On consultera également le film « Take back your power » [TBP13], construit sensiblement sur le même modèle que « gasland » de Josh Fox, avec portée internationale. Ce film raconte toujours la même histoire : les mensonges des vendeurs, les accointances des pouvoirs publics, et les victimes qui demandent justice et réparation. La justice qui répond qu’il faut démontrer « scientifiquement » le lien de causalité.

    On notera également le retour d’expérience de ce médecin australien qui a suivi l’évolution de la santé de sa clientèle, avant et après l’installation des compteurs à leurs domiciles : le résultat est que leur santé s’est dégradée [FAU13].

    À propos d’une vidéo de Next-up où l’on voit une mesure de champ électromagnétique autour d’un compteur Linky[NEX15], voici une remarque d’un technicien
    averti :
    Ça me paraissait donc difficilement concevable. J’ai donc suspecté la CA43 utilisée pour les mesures. En visionnant la vidéo, on devine qu’on est en mode Peak. Or en consultant la notice du CA43 on peut lire :

    La fonction PEAK permet d’effectuer des mesures avec une vitesse d’acquisition de 1 ms pour des mesures crête. Le filtre 50 Hz de réjection des champs BF est inhibé. Le C.A 43 devient sensible aux alimentations des appareils électriques, passages de câbles secteur…

    Donc la question est : n’a-t-on pas plutôt mesuré le champ 50Hz, ce qui serait en cohérence avec les mesures qu’on constate ? Je crains que si !

    Nous considérons qu’il n’y a pas besoin d’apporter une étude quantifiée sur les effets sanitaires pour décider de refuser le déploiement de Linky. Linky imposerait d’une part des ondes électromagnétiques dues aux CPL dans tous les foyers, et d’autre part des ondes GSM autour des concentrateurs. Mêmes faibles, ces ondes posent problème. Nous ne voulons pas que Linky augmente le niveau du brouillard électromagnétique dans lequel nous sommes plongés. C’est déjà assez brouillé comme cela, surtout en ville, le corps humain est en permanence sollicité, excité, et jamais il n’arrive à se reposer. L’espérance de vie à Paris est de 8 ans inférieure à la moyenne nationale.

    3.5 Linky et le leurre des économies d’énergie

    Voici le commentaire d’un internaute :

    Comment estimer le niveau de pollution ? N’ayant pas de Linky j’ai commencé par visualiser la fameuse vidéo de Next-Up et là c’est le choc : les niveaux sont extrêmement élevés, encore 3V/m à 2,5m alors que pour une ampoule éco on n’a plus rien à cette distance.

    « En France le LINKY vous ordonnera de faire chauffer votre pizza à 3 heures du mat de prendre votre douche à 10 heures de regarder votre télé à 4 heures du mat
    de faire fonctionner votre lave linge à 2 heures du mat pour réveiller tout un immeuble de ne pas utiliser vos convecteurs l’hiver car sinon vous devrez payer 4 fois plus cher , étendez cela au gaz et à l’eau ! Les éoliennes et toutes sortes d’énergies alternatives de m.... ne permettront pas de servir du courant de façon régulière donc il faudra attendre le feu vert pour vivre ! En période de sécheresse si vous arrosez le compteur d’eau vous dénoncera (même plus besoin de votre collabo de voisin) : la spéculation mondialiste mais Verte ! »

    Mais laissons s’exprimer M. Jean-François QUINCHON, directeur territorial d’ERDF Touraine [NUP11] : « Linky n’économise pas un seul kilowatt ».

    Qu’ajouter de plus ? Que Linky consomme de l’électricité ! Son fonctionnement nécessite 10W, comme il y en aurait 35 millions, une puissance supplémentaire de 350 MegaWatt serait nécessaire sur le réseau !

    3.6 Linky, la coupure à distance

    L’arrêté de 2012[ARR12] dit que, les dispositifs de comptage permettent, à distance, le réglage de puissance souscrite, la déconnexion et autorisent la connexion.

    Ainsi, EDF pourrait supprimer la part humaine du geste de la coupure d’électricité pour impayés. On se souvient qu’un agent ERDF avait rétabli le courant chez des RMIstes[LIO10]. Avec Linky, terminé ce genre d’initiative. La distance introduite entre l’agent qui coupe l’électricité et les personnes qui en sont alors privées ressemble fort à celle instaurée entre le pilote de bombardier durant la guerre 39-45 et ses innombrables victimes au sol.

    3.7 La hausse sournoise des factures

    Il a été avancé par Next-up que le compteur Linky mesurait la puissance apparente, c’est-à- dire la puissance réactive en sus de la puissance active, ce qui aurait inévitablement augmenté la
    facturation pour exactement le même service consommé. Car pendant l’expérimentation menée par ERDF, des utilisateurs ont conclu que le compteur lui-même était responsable d’une augmentation de leur consommation facturée. L’arrêté de 2012 [ARR12] dit qu’il n’y a qu’en HTB (Haute Tension B) que : « Les dispositifs de comptage […] mesurent et enregistrent les courbes de mesure, en puissance active et réactive [...] » tandis que pour la basse tension (BT), c’est-à- dire pour les particuliers : « Les dispositifs de comptage […] doivent pouvoir mesurer et enregistrer la courbe de mesure, en puissance active [...] »

    Nous nous interrogeons sur l’interprétation de ce conditionnel : « doivent pouvoir mesurer » au lieu de « mesurent ». Nous verrons.

    Par contre, voyez ce commentaire sur un forum d’électrotechnique[FOR15] : Si le tarif bleu ne prévoit pas la facturation de l’énergie réactive, celle-ci est tout de même prise en compte au niveau de la prime fixe.

    En effet, les contrats sont en kVA. L’effet est peu perceptible au tarif bleu à cause des classes tarifaires avec des crans de 3 kVA... mais un mauvais cos phi peut obliger à passer au tarif supérieur.

    Actuellement, c’est le disjoncteur qui limite l’intensité, avec une faible précision. Avec Linky, le principe demeure, sauf que c’est le compteur qui se charge de la limitation, avec une courbe d’intégration (permettant les dépassements de courte durée) infiniment plus précise. Et la nouveauté, c’est que Linky mesure des kVA alors que les disjoncteurs mesurent des ampères.D’où les mauvaises surprises de certains.
    Autrement dit, si vous soutirez au plus près de votre puissance souscrite, il faudrait vous attendre avec Linky à devoir passer à la classe utilisateurs de Linky : ils étaient "limite" avant, et sont désormais ..hors limite. Et quoi qu’on en dise Erdf n’est pas fautif, dans les deux cas le contrat est respecté.

    Il faut bien comprendre que si la limitation par disjoncteur prend en compte l’effet du cos phi, elle ne tient pas compte de la tension : un abonné livré avec une tension de 240 V est fortement avantagé par rapport à celui qui n’aurait "que" 210 V. » tarifaire supérieure (par exemple passer de 6 à 9 kVA). Ils vous feraient payer un nouveau compteur qui vous ferait aussi payer plus cher votre abonnement, et vous inviterait ainsi à consommer plus.

    4 Le paysage pour et contre Linky

    4.1 Des scientifiques participant au spectacle de « démocratie »

    Le Criirem (Centre de Recherche et d’Information Indépendant sur les Rayonnements ElectroMagnétiques) procure des informations sur les technologies. Au passage, il a contribué à l’instauration de la loi qui rend obligatoire le Linky à 35 millions d’exemplaires. En effet, en février 2015, le bulletin n° 18[CRI15] du CRIIREM explique :

    Les lieux proches des systèmes CPL et les lieux proches des concentrateurs sont exposés à des champs électromagnétiques plus élevés. Une distance de prévention de 5 mètres sera recommandée pour des expositions non impactantes dans les lieux de vie.

    Non seulement on se demande d’où sortent ces chiffres de 2 et 5 mètres, mais sur le principe, dès lors que ces chiffres existent, ils sont repris par les parlementaires comme une bible provenant d’une sphère « indépendante » et ils permettent alors de légitimer la loi en la « limitant » à la marge. Le CRIIREM a donc servi de caution en inventant ces chiffres.

    Les 2 et 5 mètres se retrouvent dans un rapport remis par le CRIIREM au SIPPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour des compteurs télé-relevés sont exposés à des champs électromagnétiques faibles. Une distance de prévention de 2 mètres sera recommandée pour des expositions non impactantes dans les lieux de vie. l’Électricité et les Réseaux de Communication) ; ils ont été utilisé par la rapporteur Sabine Buis pour rejeter l’amendement n° 823 de la députée Laurence Abeille qui prévoyait de rendre ce compteur non obligatoire aux personnes électro- sensibles[ABE15]. Annie Lobé, journaliste indépendante, rapporte qu’au moment de la discussion de l’amendement 823, Cécile Duflot pourtant co-rédactrice officielle du texte, discutait en aparté avec un autre député. C’est que cela ne devait pas être trop important à ses yeux. L’adoption de cette loi par quelques individus s’est achevée à l’assemblée nationale le 25 mai 2015, après donc l’habituel simulacre de ce qu’ils appellent encore « la démocratie » et qui n’est autre que « la société du spectacle » [DEB67].

    Après l’adoption de la loi, Pierre Le Ruz, président du CRIIREM, s’est ensuite fendu d’une petite interview dans l’Âge de faire [AGE15] disant :

    « "Aux questions qui leur ont été posées, ministres et députés ont une réponse type : « Une expertise menée par le Centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem) a confirmé qu’il n’y avait pas de risque sanitaire aigu ni de risque d’effets physiopathologiques à craindre. » « C’est une présentation très malhonnête de notre expertise ! » tempête Pierre Le Ruz, président du Criirem. Car cette absence de risque concerne uniquement les « effets thermiques » de ces compteurs. Or, pour en subir, il faut se placer à quelques centimètres d’un antenne relais ou sous une ligne à haute tension. Mais le risque sanitaire à long terme (cancers,électrosensibilité) est bien réel. La Criirem estime en effet qu’il faut se tenir à au moins 2 mètres d’un compteur et à au moins 5 mètres d’un répéteur ou d’un concentrateur pour éviter les ondes dangereuses. Mission quasiment impossible en immeuble.
    de rentabilité avant les problèmes de santé. »"

    Cependant, le mal était fait : dès lors que les chiffres de 2 et 5 mètres étaient publiés par un organisme « indépendant », les soldats de la machine République pouvaient s’engouffrer dans le simulacre de « démocratie ». Nous invitons la communauté scientifique à s’inspirer des travaux du groupe Survivre... et vivre au début des années 70[PES13]. Il faut arrêter de participer à la machine à perdre et mettre de l’énergie ailleurs pour gagner !

    4.2 Les vrais collabos : Négawatt

    « À la limite, si ça intéresse quelqu’un de savoir à quelle heure j’allume mon grille- pain… Pour moi le vrai problème n’est pas là ». Marc Jedliczka, porte-parole de l’association Negawatt [AGE15].

    On admirera l’exemple que prend ce porte- drapeau des soit-disant économies d’énergies : le grille-pain électrique. Quand on sait que faire de la chaleur à partir de l’électricité est une hérésie technique et comportementale, ça montre l’état d’insensibilité dans lequel ce cyber-acteur de l’écologie technophile est plongé. À propos du compteur communicant, il est « pour » à 200 %, mais il peut difficilement le dire à cause du fait que ce n’est pas vraiment populaire de se faire entuber de la sorte. Alors il en oublie ses fondamentaux, il donne le grille- pain comme une habitude comportementale défendue par Negawatt. On croit rêver tellement ces gens sont faux. Si l’écologie était une culture de plein champ, Negawatt en serait le chiendent qui lui ressemble et qui l’étouffe.

    4.3 Les syndicalistes d’EDF et ERDF

    Dès 2011, les syndicats se sont inquiétés. Quant à l’environnement extérieur, ces compteurs ne feront qu’« augmenter le brouillard électromagnétique », qui n’en avait pas besoin. « C’est du délire technologique, estime Pierre Le Ruz. On fait encore passer les problèmes, loi N.O.M.E. (Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) principalement parce que cette loi ouvre le marché de l’électricité à des sociétés privées[POU10]. Cependant, c’est aussi cette loi qui a contribué – par la phase « d’externalisation de la relève » – à ce qu’ERDF automatise la relève des compteurs en remplaçant les classiques par des communicants. Si ces gens s’opposent à l’obligation d’installation du Linky, c’est parce que la mesure supprime des emplois dans le service des « Petites Interventions ». Par ailleurs, les syndicalistes dénoncent la coupure
    à distance, fixée par voie logicielle – par exemple après deux impayés – qui supprime le lien direct humain. On a vu par exemple un agent ERDF mis à pied par sa direction parce qu’il avait refusé de couper le courant à un couple de RMIste avec une petite fille de deux ans [LIO10]. L’objectif des managers est clair : supprimer les aspects humains dans les coupures pour impayés de sorte à optimiser l’argent qui rentre.

    La CGT (Confédération Générale du Travail) n’est cependant pas du tout une force d’opposition au système colonialiste qui est en place, preuve en est son implication à perpétuer le parc nucléaire et l’extraction du minerai d’uranium en Afrique. La raison est évidente : comme disait Coluche « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Le syndicalisme c’est l’inverse ». La CGT imite la structure patronale : une pyramide hiérarchique avec domination des « élus » et des « salariés » sur la « base ». Le syndicat est grassement alimenté par la République, comme l’a souligné le rapport Perruchot [PER12], de sorte que personne dans la boîte n’a envie de perdre ses avantages en allant contre la domination des patrons. Durant le XXè siècle, pendant une certaine mode « socialiste », au nom d’une certaine « égalité », les républicains ont voulu protéger les plus démunis, pour établir et maintenir leurs avantages. Mais les patrons sont en train de reprendre tout ce que la République leur avait pris. Le syndicat mourra avec le patronat, pas avant ni après.

    4.4 Les associations de consommateurs : un recours et puis s’en vont

    UFC Que Choisir s’est d’abord distingué dans l’affaire Linky en saisissant le conseil d’État en avril 2012 afin qu’il annule la généralisation du compteur communicant. Quatre recours (UFC Que Choisir, Robin des Toits, et deux syndicats intercommunaux : le SIPPEREC pour la périphérie parisienne et le SIEIL pour l’Indre- et-Loire) visaient l’annulation de l’arrêté du 4 janvier 2012. Ils ont tous les quatre été rejetés en mars 2013[UFC13].

    UFC Que choisir avait axé son recours sur trois points : l’absence d’évaluation probante préalable à la généralisation, l’affichage déporté, et la privatisation de l’accès aux données essentielles de consommation.

    La fédération s’est donc inquiétée pour le fameux « consommateur ». Elle a accompagné la mesure, l’a façonnée à sa guise dans un rapport de force déséquilibré avec l’État « souverain ». Par exemple, elle demandait l’affichage déporté (depuis le compteur à l’extérieur jusque dans l’habitation) inclus dans le prix, pour respecter la directive européenne, ce qui revient à admettre le besoin de l’installer, c’est-à-dire à abandonner le consommateur en rase campagne pour aller se mettre au chaud.

    La réponse du Conseil d’État [CE13] est très claire sur les motivations de la généralisation du Linky : il s’agit de permettre la gestion des pics de demande en électricité, et donc de commander à distance des appareils depuis les centres de gestion. Ensuite, le conseil d’État dit simplement que l’arrêté du 4 janvier est souple, et que donc, il n’y a pas lieu de l’annuler ! Ce fut leur argument pour débouter les requérants.

    Alors UFC Que Choisir a laissé tombé son combat contre la généralisation du Linky. Pourtant, en ce qui concerne « le consommateur », on ne peut pas dire que ce soit joyeux : ERDF a fait grimper l’abonnement au réseau pour tout le colonialisme, afin d’y participer et d’en profiter.

    4.6 Députés et sénateurs communistes

    Au sénat, le groupe communiste s’est réveillé et a monde, et cela ne fait que commencer.

    L’UFC Que Choisir s’est même fait très discrète sur Linky puisque non seulement plus rien n’est publié depuis, comme si la généralisation était d’un coup devenue sympathique comme une lettre du facteur, mais aussi UFC Que Choisir 37 a dé-publié une interview qu’elle avait réalisée M. Jean-François QUINCHON (directeur territorial d’ERDF Touraine) et qui disait[NUP11] : Linky n’économise pas un seul kilowatt ».

    L’État voyou se perpétue parce que peut-être personne n’a envie que cela change ? UFC Que Choisir ne semble pas encore en mesure de pouvoir appeler à une désobéissance généralisée. Espérons que cela changera d’ici l’an 40000.

    4.5 Députés et sénateurs EELV pro-Linky

    Il est de notoriété publique que ce qu’on appelle les « écologistes », je veux parler les élus « Europe Écologie Les Verts », sont pour l’économie numérique, les nouvelles technologies, qu’on empile sur les anciennes, selon la mode Negawatt. Nous critiquons cette démarche d’empilement, qui revient seulement à permettre au système actuel de se perpétuer.

    Leur participation aux débats sur Linky et Gazpar lors de l’examen de la loi sur la transition énergétique – loi qu’il avaient appelée de leur vœux – a consisté à soumettre des amendements pour permettre aux électro- (hyper)sensibles de refuser l’installation des compteurs communicant [ABE15, LAB15], et proposé un amendement visant à permettre à un usager de refuser l’installation d’un compteur communicant [BOS15]. Banané.

    4.7 Députés et sénateurs républicains

    Quelques personnes de l’UMP se sont dits qu’il fallait donner la possibilité aux usagers d’avoir une concertation, et de refuser l’installation des compteurs[GIL15]. Banané.

    4.8 Députés et sénateurs socialistes

    C’est bien entendu chez les socialistes que la ferveur pro-linky est la plus forte, comme une fièvre de carnaval endiablé. Le groupe envoûté danse au rythme des tam-tam du « progrès » et trouve son inspiration dans la poursuite du modèle social et industriel de l’U.R.S.S. du XXè siècle. Sous couvert de protéger les faibles, la République impose à tous un modèle, une uniformité, un déploiement technologique autorisant la société de la surveillance à la Big Brother (selon Orwell et selon la chaîne CBS !). Les gens qui les suivent confondent l’égalité avec le fait d’être identique [ESC14]. Ce qui fait dire à certains que les socialistes en 35 ans sont passés de 1981 à « 1984 ».

    4.9 Wikipedia : les professionnels de la propagande

    Wikipedia est tout sauf neutre. D’ailleurs un dictionnaire n’est jamais neutre. C’est le reflet de la pensée coloniale du moment, on se souviendra du proverbe africain :

    « tant que l’histoire sera écrite par les chasseurs, il arrivera toujours la même chose au lion ».
    Observons la page « compteur communicant » ; leur propagande pro-compteur consiste à véhiculer du vocabulaire visant à s’installer comme un standard. Exemple : l’utilisation de l’expression « compteur évolué », comme si c’était une bonne évolution, puis « compteur intelligent » au lieu de communicant, comme si l’intelligence d’un robot pouvait être meilleure que celle de l’humain ! Nos ancêtres les cyborgs étaient-ils dotés d’un clavier azerty ou d’un clavier qwerty ?

    Nous avons essayé de modifier différentes pages de Wikipedia, des pages liées aux technologies des compteurs communicant, les chiens de garde sont évidemment venus « corriger ». On se demande l’intérêt d’une telle démarche. Car le Titanic ne déviera pas sa route…

    4.10 Associations environnementalistes

    Annie Lobé a suivi de près le sprint final des sous-fifres de la République napoléonienne pour faire mettre l’obligation du compteur communicant « dans la loi », ce qui équivaut à le rendre divin. Cette journaliste a fait un travail considérable dans ce domaine. Voir : http://santepublique-editions.fr

    Next-up fournit des analyses et des informations en Français sur Linky http://www.next-up.org/France/Linky.php.

    Robin des toits, fédération d’associations : (http://www.robindestoits.org/Compteurs-dits- intelligents-eau-gaz-electricite_r124.html) s’intéresse au Linky émetteur d’ondes.

    Aux USA depuis 2011 : Stop Smart Meters ! (http://stopsmartmeters.org) en anglais.

    5 Épilogue

    Puissance Plume est un terme inventé pour désigner à la fois les nécessaires économies de puissance et le pouvoir de l’écriture. Nous dans ce texte, Frédéric Boutet et des co-rédacteurs parfois, publions des analyses et des faits qui nous semblent pertinents sur le site www.p-plum.fr. Pour nous écrire concernant ce document : bamachar2@riseup.net

    Nous remercions Annie Lobé, journaliste scientifique, pour son courage et sa pugnacité à chercher et dire la vérité. À voir : http://santepublique-editions.fr

    Nous remercions toute l’équipe de Antennes 31, pour leur disponibilité éternelle face à l’adversité des ondes. Nous invitons les personnes à adhérer à Antennes 31, 3 Impasse Henri Ebelot 31200 Toulouse http://antennes31.org

    Nous remercions les gens de Robin des Toits, de Next-up, Dominique Liot de Robin des bois, et plus globalement tous les gens qui ont véhiculé des informations sur les compteurs communicant.

    C’est pas fini. "L’ennemi numéro 1 de tout État est l’homme qui est capable de penser par lui-même sans considération pour les superstitions et les sophismes de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l’état sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S’il ne l’est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l’état."

    Henry Louis Mencken – 1880-1956

    6 Annexes et références

    [01NET12] « Un compteur électrique communicant qui étale votre vie privée » Benjamin Gourdet
    http://www.01net.com/editorial/553084/le-compteur-electrique-communicant-qui- etale-votre-vie-privee/

    [6PO03] « Identification of IPv6-Enabled Devices to be Used in Home Automation » IPv6 Portal janvier 2003 http://www.6power.org/open/6power_pu_d4_8_v2_5.pdf

    [ABE15] « TRANSITION ÉNERGÉTIQUE - (N° 2736) AMENDEMENT N°823 » Laurence
    Abeille ; Rejeté ; http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2736/AN/823.asp

    [AFMT] Association Française des Malades de la Thyroïde http://www.asso-malades-thyroide.org

    [AGE15] L’Âge de faire n° 98 juin 2015 http://www.criirem.org/images/docs/presse/adf_98-
    2%20compteurs.pdf

    [APP15] « Appel international des scientifiques à l’ONU sur les dangers des champs
    électromagnétiques » 11 mai 2015 http://www.robindestoits.org/VIDEO-Appel-international-des- scientifiques-a-l-ONU-sur-les-dangers-des-champs-electromagnetiques-Eastern-Daylight- Time_a2308.html

    [ARR12] « Arrêté du 4 janvier 2012 pris en application de l’article 4 du décret n° 2010-1022 du
    31 août 2010 relatif aux dispositifs de comptage sur les réseaux publics d’électricité » http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do ? cidTexte=JORFTEXT000025126353&dateTexte=20150704

    [BOS15] Projet de loi Transition énergétique au Sénat – Amendement Bosino 29 juin 2015 http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/530/Amdt_146.html

    [CC14] « Le danger des nouveaux compteurs électriques Linky EDF » Chaos Contrôlé 1er mai 2014 http://www.chaos-controle.com/archives/2014/05/01/29778612.html

    [CE13] Conseil d’État décision N° 354321 http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do ?
    idTexte=CETATEXT000027198463

    [CRE13] « Dossier d’évaluation de l’expérimentation Linky » Rapport de la Commission de Régulation de l’Énergie juin 2011 http://www.cre.fr/documents/deliberations/communication/resultats-de-l-experimentation- linky/dossier-sur-l-experiementation-linky-juin-2011

    [CRI15] CRIIREM Transmission n°18 http://www.criirem.org/images/docs/Transmission/transmission%20n18.pdf

    [DEB67] « La société du spectacle » Guy Debord 1967, éditions Gallimard 1992 http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/La-Societe-du-Spectacle

    [ERD15] « Linky, le compteur communicant d’ERDF » Électricité Réseau de Distribution de France
    (ERDF) 2015 http://www.erdf.fr/linky-le-compteur-communicant-derdf

    [ESC14] « Les crimes de l’égalité » Alexis Escudero Pièces et main d’œuvres juin 2014

    [FAU13] "Les effets nocifs des compteurs intelligents reconnus" André Fauteux ; La Maison du 21è siècle ; 13 nov 2013 https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/effets-nocifs-compteurs- intelligents-confirmes.html

    [FOR15] « Compteur Linky et surplus autoconsommation » Forum électrotechnique 21 mars 2015 http://www.electrotechnique-fr.com/t5975-compteur-linky-et-surplus-autoconsommation
    [GIL15] Projet de loi Transition énergétique au Sénat – Amendement « Gilles » 30 juin 2015 http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/530/Amdt_66.html

    [LAB] Étienne de La Boétie « Discours de la servitude volontaire » 1549

    [LAB15] Projet de loi Transition énergétique au Sénat – Amendement « Labbé » 1er juillet 2015 http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/530/Amdt_136.html

    [LIO10] « Un agent EDF « Robin des bois » mis à pied à Toulouse » Le Parisien 21 janvier 2010 http://www.leparisien.fr/une/un-agent-edf-robin-des-bois-mis-a-pied-a-toulouse-21-01-2010-
    786583.php

    [MP15] « Compteur LINKY : Arnaque et danger » Mediapart 23 avril 2015 https://blogs.mediapart.fr/blog/nelfontaine/230415/compteur-linky-arnaque-et-danger

    [NEX15] « EDF Linky mise en évidence des irradiations en kHz » Vidéo Next-up mars 2014 http://videos.next- up.org/EhsTvNews/EDF_Linky_mise_en_evidence_des_irradations_en_kHz/24_03_2014.html

    [NIK12] « Les compteurs d’électricité intelligents déjà piratés » {niKo[piK]} 12 janvier 2012 http://www.nikopik.com/2012/01/les-compteurs-delectricite-intelligents-deja-pirates.html

    [NUM15] « L’état n’ose même plus parler du livre "1984" et se censure ! » Guillaume Champeau numerama.com 10 juin 2015 http://www.numerama.com/magazine/33343-l-etat-n-ose-meme-plus- parler-du-livre-1984-et-se-censure.html

    [NUP11] « LINKY : ERDF passe aux aveux mais... persiste dans ses silences et demi-vérités » Next-up février 2011 http://www.next- up.org/pdf/UFC_Que_Choisir_Tours_Linky_ERDF_passe_aux_aveux_mais_persiste_dans_ses_sile nces_et_demi_verites_11_02_2011.pdf

    [PP12] « L’étude Cochin-Choudat sur les EHS : revoilà le négationnisme institutionnel » Puissance
    Plume 2012 http://www.p-plum.fr/?L-etude-Cochin-Choudat-sur-les-EHS

    [PER12] « Le financement des comités d’entreprise » Nicolas Perruchot Rapport n° 4186 de l’Assemblée Nationale janvier 2012 http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r4186.asp

    [PES13] « Survivre et vivre… Critique de la science, naissance de l’écologie » coordonné par
    Céline Pessis La Découverte 2013

    [POU10] « Loi N.O.M.E. : un véritable hold-up ! » Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie
    2010 http://www.poursavoir.fr

    [ROB] « Compteurs dits "intelligents" (eau, gaz, électricité...) » Robin des Toits http://www.robindestoits.org/Compteurs-dits-intelligents-eau-gaz-electricite_r124.html

    [SSM] Stop Smart Meters (en anglais) http://stopsmartmeters.org

    [STE99] Eva Sternheim-Peters « Habe ich denn alleine gejubelt ? Eine Jugend im Nationalsozialismus » (Étais-je donc la seule à applaudir ? Une jeunesse dans le National- socialisme) en allemand, http://www.p-plum.fr/?Eva-Sternheim-Peters-une-jeunesse

    [TBP13] film « Take Back your Power » https://www.youtube.com/watch?v=dgK14l7_cDw

    [TE15] « Projet de loi relatif à la transition énergétique et la croissance verte » Sénat 27 mai 2015 http://www.senat.fr/leg/pjl14-466.html

    [UFC13] Élisabeth Chesnais « Compteur Linky La généralisation menace toujours » UFC Que Choisir 28 mars 2013 http://www.quechoisir.org/environnement-energie/energie/electricite- gaz/actualite-compteur-linky-la-generalisation-menace-toujours
    --
    www.next-up.org/France/Linky.php

  • Saint-Macaire contre Linky
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=768

    Le conseil municipal de Saint-Macaire (Gironde), commune de 2000 habitants, a voté à l’unanimité contre l’installation sur son territoire d’un concentrateur destiné à collecter les données des compteurs Linky (http://saintmacaire.fr). Ces élus, plus intelligents que les compteurs de GRDF, ont envoyé aux habitants un argumentaire détaillé contre Linky. Le voici. Puisse-t-il inspirer les 36 000 communes de France. (Pour lire le texte, cliquer sur l’icône ci-dessous.) Lire aussi : Linky, la filière grenobloise Humanité 2.0 : Linky, l’enfer Vert et le techno-totalitarisme

    #Nécrotechnologies

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/refus-compteurs-communicants-pour-habitants.pdf

  • Pourquoi les compagnies d’électricité aiment-elles les #compteurs_intelligents ? - KelloggInsight
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/130736265526

    L’école de management Kellogg de la Northwestern University revient sur une publication de ses chercheurs Ozge Islegen, Baris Ata et Asligul Serasu Duran sur l’efficacité des compteurs intelligents pour changer le comportement des gens. Ceux-ci sont-ils plus efficaces que des tarifs par tranche horaires ? Visiblement, non, si l’on en croit les chercheurs, et ce d’autant qu’ils sont bien moins lisibles et compréhensibles que des tarifs horaires (plus élevés aux heures de pointes). Un système de tarification basé sur le temps n’a pas besoin d’être compliqué pour être efficace. L’étude qui se base sur une expérimentation grandeur nature menée auprès de 3500 ménages Irlandais pendant toute une année a testé plusieurs modalités de prix dynamiques. Si la tarification en temps réel permet aux services qui (...)

    #écologie #développement_durable #transitions

  • Ne me parlez plus d’attractivité

    Vous êtes lecteur du Postillon et vous avez la désagréable sensation que sa lecture vous fait stagner dans la cuvette ? Ça tombe bien, Le Postillon vous propose dans cet article un voyage, un vrai, un grand. Qui vous emmènera de votre compteur électrique, dont les jours sont comptés, à la Silicon Valley, qui est – comme vous le savez – notre modèle à tous. Un périple qui vous transportera du « Bien » et du « Gid », les premières agences d’attractivité économique grenobloises, à la désormais célèbre AEPI (agence d’études et de promotion de l’Isère), dont les membres sillonnent le monde pour vendre notre chère cuvette. Une odyssée où l’on reparlera de la libération de Grenoble, où l’on évoquera la disparition des emplois suite à l’invasion des nouvelles technologies, et où l’on effleurera la bêtise de l’économie mondialisée. Vous êtes prêt ?

    http://www.lepostillon.org/Ne-me-parlez-plus-d-attractivite.html

    #mondialisation #Linky #compteursintelligents #siliconvalley #grenoble #attractivité

  • Le #FT abandonne le #Paywall au compteur au profit d’un accès total temporaire.

    Le #Financial_Times revoit sa stratégie numérique
    http://www.lefigaro.fr/medias/2015/02/28/20004-20150228ARTFIG00002-le-financial-times-revoit-sa-strategie-numerique.

    Petit big bang au Financial Times. Le quotidien économique, pionnier dans le développement des #abonnements numériques, a décidé de changer de modèle. Huit ans après son introduction, le titre abandonne le principe du « #compteur » (les internautes ont le droit de lire gratuitement un nombre fixe d’articles chaque mois, et doivent au-delà s’acquitter d’un abonnement), repris depuis par le #New_York_Times ou, en France, par #lexpress.fr. Désormais, le Financial Times proposera aux internautes une #offre d’essai leur permettant de consulter à volonté les contenus du site durant un mois pour un euro. Après cette période, l’internaute devra prendre un abonnement numérique s’il souhaite continuer sa lecture.

    #presse #sites_de_presse #commerce #abonnements

  • Irlande : manifestations de masse contre les compteurs d’eau, par Thierry Uso
    http://www.eauxglacees.com/Irlande-manifestations-de-masse

    Jusqu’à récemment, les irlandais payaient leur accès à l’eau par l’impôt sur le revenu et n’avaient pas de compteurs d’eau. Le gouvernement irlandais a décidé d’implanter des compteurs individuels dans tout le pays, et d’instaurer une facturation comportant une importante part fixe. Une décision que contestent massivement de nombreux irlandais. Le gouvernement irlandais a créé en 2013 une société appelée Irish Water qui a pour objectif d’installer des compteurs d’eau individuels partout dans le pays, un (...)

  • Belgique : Fraude sociale : le gouvernement va contrôler l’eau et le gaz des #chômeurs - sudinfo.be
    http://www.sudinfo.be/1143030/article/2014-11-08/fraude-sociale-le-gouvernement-va-controler-l-eau-et-le-gaz-des-chomeurs

    Les personnes qui déclarent frauduleusement vivre seule pour toucher davantage d’#allocations de chômage seront davantage contrôlées. À cette fin, le gouvernement va instaurer un système de transmission des #données de consommation de #gaz, #eau et #électricité.

    Si ces consommations sont anormalement élevées pour une personne, cela signifiera qu’il y a des soupçons qu’elle ne vit pas seule. Si les personnes ne consomment rien, ce sera le signe qu’elles ont une domiciliation fictive et qu’elles n’habitent donc pas où elles le prétendent.

    #contrôle

    • Ridicule : il y a des gens frileux, d’autres qui crèvent de froid parce qu’ils ne peuvent pas payer de grosses factures.
      Aujourd’hui, les chômeurs ne sont plus considérés comme des citoyens à part entière, bien qu’ils ont tous déjà contribué à cette société. Ça devrait faire réfléchir les insiders qui peuvent donc être déchus de leurs droits par la simple volonté de leur patron !

    • Les résidents français aura bientôt aussi le #compteur #mouchard dans toutes les habitations, soit l’infâme #linky traduction à 2 balles : « le ligoteur », ça promet.
      http://seenthis.net/sites/281950

      Ce qui est bizarre c’est qu’il y a encore (en tout cas en france mais je suppose l’équivalent en belgique) quelques barrières à franchir avant l’instauration de cette ineptie monstrueuse, je pense entre autres
      – au droit : celui des chômeurs à accueillir du monde chez eux, à ne pas se chauffer, ou à trop se chauffer, comme à partir 5mois et 29 jours dans le pays qu’ils veulent.
      – à la logique humaine : plus on est nombreux moins il y a besoin de chauffer, en même temps, c’est comique, les nantis ne connaissent pas cette logique, si ils sont 4 dans un logement, ils doivent chauffer 300 m2 !
      – à la logique technique : mettre tout le monde sous surveillance, et pourquoi pas avec un écran/caméra dans le salon, ce qui est à moitié fait avec la TV numérique.
      – pour un but économique improbable : combien vont-ils réellement récupérer d’argent, les fraudes au chômage sont bien moindre que celles des charges salariales

      Par contre, le but politique probable dans un raccourci temporel serait de mettre leur incurie sur la faute des pauvres, (migrants, étrangers, femmes, jeunes, écologistes, artisans et petits de toutes sortes) de les accabler au point de justifier d’organiser la répression dès maintenant, pour protéger des acquis indus par un pouvoir totalitaire.

    • Faute de gouvernement, la Belgique a vu le programme commun européen repoussé de quelques années. Et là, maintenant, ça fait un petit peu cheveu dans la soupe, ou retard d’un train... par rapport aux amateurs de la gauche allemande et anglaise, pour ne citer que les plus célèbres et performants (dans la destruction de l’Etat et de ses mécanismes de mutualisation). Quoi que Hollande soit digne lui aussi du panthéon des traîtres à l’intérêt général, aux côtés de Blair ou Schroder, dans sa façon de systématiquement répondre positivement à ce qui représente l’intérêt unique de la classe... possédante ? Je n’ai pas d’autre mot dans l’immédiat. Mais peut-être un jour parviendrons-nous à inventer un autre vocabulaire... ou à décider que ce vocabulaire n’est ni daté, ni incorrect.

    • @Nicolas, le plus souvent (ici en tout cas) la présomption de « fraude » entraine des coupures de revenu, puis, si l’allocataire fait recours, agit, il obtient, éventuellement, un rétablissement dans ses droits. On joue en fait sur la propension au « #non-recours » au droit - qui ne concerne pas loin s’en faut, que les ouvertures de droits mais aussi leur calcul (par exemple cumul salaires/alloc) ou leurs suppression - pour réaliser des économies (matérielles : les tunes non versées) et symboliques (le nombre d’allocataires, ou d’inscrits au chômage est le signe d’une faillite du contrat social, et de l’intérêt général, c’est à dire bourgeois supposé le légitimer).

      Dans le cas de la Belgique (comme en Allemagne), une bonne part des allocs chômage dépendent de la composition du « ménage » (c’est le cas ici, pour le RSA et l’ASS, selon des modalités différentes). Comme il est préférable de se déclarer « isolé », ici on a des contrôles qui tapent sur la « présomption de vie maritale » (concubinage compris, mais sans doute cette disposition qui se révèle favorable aux couples de même sexe, bcp moins suspectés sera-t-elle revue un jour...) difficile à établir en droit ; en Belgique, c’est pire, puisque même l’existence de « cohabitants » fait varier le revenu, si ils sont déclarés.

      @BigGrizzly « destruction de l’état », comme tu y vas ! Il me semble qu’il s’agit plutôt d’un renforcement de l’état, dont les organes ne cessent de proliférer, jusqu’aux data centers des fournisseurs d’énergie, parmi diverses institutions, nationales, « locales » (mairies, conseils généraux, régions) et par le truchement y compris d’entreprises « privées » (banques, employeurs, bailleurs). On assiste à une socialisation du contrôle social qui s’appuie effectivement sur des techniques récentes.

      Et c’est d’une lutte politique qu’il s’agit. Pour le dire vite à cette formule de mouvement de chômeurs passés qui résumait un refus de la société de travail (le travail comme forme de contrôle) et de sa vache sacrée l’emploi, « un revenu c’est un dû », la réponse partout donné c’est un revenu c’est indû.

      @monolecte, c’est plutôt (?) ou aussi l’inverse qui continue : ne pas avoir un patron (dans l’emploi) ou s’auto-exploiter d’une manière admise, c’est prendre le risque de voir toute sa vie envahie par le contrôle, celui du grand patron, l’état, ce représentant de l’intérêt général qui ne peut distraire la richesse « commune » au profit de parasites roublards sans trahir ses mandants. Ce que dit ce genre de propagande (on sait pas ce qui va être fait réellement, le gvt Belge est déjà en train de faire passer un énième plan de « réforme » contre les chômeurs, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7300).

      Bref, aussi pourri soit il, « l’emploi protège, prenez ce qui vient, faites pas la fine bouche, ou bien vous prendrez des coups dans la tronche ».

      L’"état social" n’est qu’un #butin - disputé - de la guerre civile. En décider c’est décider des marges de liberté, voire du #comportement de l’adversaire. Ce dont ne se privent pas les possédants, ici (dans le capitalisme « mûr », « développé »), actuellement.

    • En #Belgique, comme il est interdit de couper l’eau, les sociétés qui fournissent l’eau posent des pastilles pour réduire le débit …

      http://pagedesuie.wordpress.com/2014/07/02/reducteur-de-debit-sur-votre-compteur-deau-racket

      Il est des besoins essentiels dans la vie, l’air et l’eau en font partie. Et ces besoins vitaux, il ne viendrait à personne l’idée de les restreindre… à personne, vraiment ?

      Alors c’est que vous ne connaissez pas la Belgique ! Car chez nous, si la loi ne permet de couper l’eau à une famille que sur décision du juge de paix – et ces juges sont rarement favorables à cette dernière extrémité, même lorsqu’il y a de sérieux arriérés de retard envers les sociétés distributrices – , nos chères SWDE, CILE, AIEC, Vivaqua et autres rapaces de la vie, ont trouvés une façon odieuse de contourner la loi au détriment des plus fragiles, des plus pauvres d’entre nous.

      Le réducteur de débit est la dernière innovation de nos distributeurs d’eau. En effet, la loi considère que l’eau est un besoin vital, il est donc très difficile et couteux pour ces rapaces de faire couper l’eau et de récupérer les impayés… Or des impayés, il y en a de plus en plus, il y aurait 750.000 ménages belges qui n’arrivent plus à payer leurs factures d’eau et d’électricité..! La SWDE estime que plus de deux familles sur trois ne payent plus leurs factures d’eau. Il faut rappeler aussi que l’eau – la vie – a augmenté de 70% en 7 ans en Wallonie, soit 10% par an, et qu’elle vient encore d’augmenter ces jours-ci !

    • Ce type d’annonce (telles les déclarations de Rebsamen sur le contrôle des chômeurs) vise aussi un effet « psychologique » : il s’agit de convaincre les pauvres de leur indignité, de les stigmatiser, et de présenter le contrôle des « dominés » comme potentiellement omnipotent :

      De plus, selon Philippe Masart, le porte-parole de Sibelga, le distributeur de gaz et d’électricité en région bruxelloise, fournir ce type de données aux autorités n’est pas légal. « Les données de consommation sont des données privées ».

      http://www.levif.be/actualite/belgique/controle-de-l-eau-et-du-gaz-des-chomeurs-ca-devient-de-l-inquisition/article-normal-350371.html

    • Les données énergétiques des chômeurs seront analysées
      http://www.lesoir.be/842291/article/actualite/belgique/politique/2015-04-03/donnees-energetiques-des-chomeurs-seront-analysees

      Il était annoncé, il a été approuvé ce vendredi matin. Le plan de lutte contre la #fraude_sociale, présenté par le secrétaire d’Etat Bart Tommelein (Open VLD) a désormais passé le cap du conseil des ministres. Le texte comprend 85 points et non des moindres. (...)

      Bart Tommelein espère ainsi doubler les rentrées générées par la lutte contre la fraude sociale, en les faisant passer de 50 à 110 millions.

      Mais une mesure retient particulièrement l’attention, même si elle avait déjà été évoquée lors de la présentation de l’accord de gouvernement : les données énergétiques (consommation de gaz, d’eau et d’électricité) seront désormais transmises de manière « systématique et anonymisée » par les entreprises d’utilité publique à la Banque Carrefour de la Sécurité sociale. L’objectif est de détecter la fraude au domicile . Il s’agit ainsi d’établir si la situation familiale d’un demandeur d’emploi correspond bien à ce qu’il a déclaré à l’Onem : un isolé vit-il réellement seul ? Une personne séjourne-t-elle réellement à l’adresse mentionnée ou s’agit-il de percevoir une allocation d’isolé plutôt que de cohabitant ?

      « Une consommation singulièrement haute ou basse pourra faire office de « feu clignotant » en vue d’une enquête ultérieure », signale-t-on au cabinet du secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude sociale. On peut toutefois s’interroger sur la solidité de l’anonymat évoqué dans la note gouvernementale et sur les garanties qui seront éventuellement apportées à la commission de protection de la vie privée.

      « Le gouvernement s’acharne sur les plus faibles »

      La mesure a déjà fait réagir la FGTB. Marc Goblet, son secrétaire général, dénonce « une logique d’inquisition », qui « ne repose pas sur des arguments objectifs ». « Il y a des gens dans ce gouvernement qui ne mesurent pas l’état de pauvreté des allocataires sociaux. Beaucoup doivent faire le choix entre se soigner, se nourrir et se chauffer. Même si la consommation est faible, cela ne veut pas dire que la personne n’habite pas au domicile qu’elle a renseigné ; ou qu’elle a fait une fausse déclaration de composition de ménage. Elles économisent l’eau, le gaz et l’électricité parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement. Il suffit de voir le nombre, élevé et en croissance, de compteurs à budget. »

      Autrement dit : les données de consommation d’eau, de gaz et d’électricité « ne constituent pas des critères objectifs pour pouvoir dire s’il y a fraude ou non », poursuit le secrétaire général de la FGTB.

    • C’est aussi habituer l’ensemble de la société à renoncer au caractère inviolable du domicile privé.
      Comme d’habitude, on supprime un droit fondamental à une minorité opprimée, sous prétexte de lutter contre la fraude, pour la sécurité, etc. et on finit pat étendre la mesure à tout le monde.
      Tous les reculs de liberté doivent se faire par étapes et toujours en commençant par taper sur les plus fragiles.

      Ainsi, on divise les citoyens pour mieux les contrôler et les asservir ensuite.