• #CNews, première chaîne d’#intox de France… avec le soutien de l’Élysée

    La semaine dernière, CNews a pour la première fois dépassé #BFMTV en audience. Récompense suprême pour la chaîne qui propage des #fake_news sur des #controverses montées de toutes pièces : documentaire censuré à Orléans, #écriture_inclusive imposée à l’école, #Blanche-Neige victime de la “#cancel_culture”… Plus courageux encore, #Pascal_Praud désigne à la vindicte de la #fachosphère des responsables de services publics. Une action civique qui vaut à l’animateur d’être chouchouté par l’Élysée.

    « Merci à vous tous, chers téléspectateurs, salue #Sonia_Mabrouk mardi dernier. Vous avez placé hier CNews leader des chaînes d’information de France. » Devant BFMTV, et sans que cette dernière perde de part d’audience. La chaîne de #Bolloré a donc su attirer un nouveau public. « C’est une confiance qui nous honore, merci encore. » Une confiance de laquelle Sonia Mabrouk sait se rendre digne. « La guerre contre l’écriture inclusive menée par #Jean-Michel_Blanquer qui veut l’interdire à l’école, annonce-t-elle au sommaire de Midi news. L’écriture inclusive, une attaque contre notre langue et derrière, une idéologie. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, est dépourvue d’idéologie. « Et puis nous parlerons de tags anti-police et donc anti-France d’une violence inouïe. » Ils ont causé des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre.

    « J’ai remercié les téléspectateurs qui ont placé hier CNews comme la chaîne leader des chaînes d’information, rappelle Sonia Mabrouk après le journal. Je remercie également les invités. De tous bords, c’est très important, chaque jour il y a la diversité des sujets et surtout des tendances. » De la droite extrême à l’extrême droite en passant par la gauche d’extrême droite, comme nous allons le vérifier. « Le ministre de l’Éducation a dit : Ça suffit ! Stop l’écriture inclusive à l’école !, relaie la présentatrice. — Il faut savoir l’enfer qu’on vit dans beaucoup de collectivités, gémit #Rudolph_Granier conseiller LR de Paris. À Grenoble, ils ont décidé de la rendre obligatoire dans les délibérations, c’est déjà le cas à la mairie de Paris. » Il faudrait mettre en place une cellule de soutien psychologique pour Rudolph Granier et ses collègues. « Moi, je pense aux personnes qui sont dyslexiques, qui sont aveugles. » Les aveugles ? Ils n’ont pas grand-chose à voir dans cette histoire.

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    « Ça concerne les universités, Sciences Po, l’EHESS, Normale Sup, énumère Élisabeth Lévy. La triade des sciences humaines s’adonne à ça. Et si des profs ne mettent pas leurs demandes de financement en écriture inclusive, ils ont toutes les chances de se faire retoquer. » Information inventée de source sûre. « On est encore l’otage de groupuscules. » Terroristes. Le seul invité de tous bords de gauche prend la parole. « Autant je suis pour qu’on dise “madame la ministre”, revendique #Philippe_Doucet, du PS, mais je suis contre cette histoire d’écriture inclusive. » Ouf, les « socialistes » ne cèdent pas à la pression des preneurs d’otages. « Mais pourquoi le ministre de l’Éducation fait cela ? » s’auto-interroge Sonia Mabrouk pour mieux s’auto-répondre : « L’écriture inclusive et la théorie du #genre ont pris le dessus par exemple au #CNRS, c’est ce que vise le ministre. » Philippe Doucet fait assaut de bonne volonté : « Je suis contre la #culture_woke et pour la République. » Rappelons que l’écriture inclusive menace la République, ses partisans étant notoirement friands de dictature militaire.

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    Sonia Mabrouk psalmodie : « Écriture inclusive, #femellisme, disent certains, mais aussi discours décoloniaux… » Sans oublier l’#islamo-gauchisme racialiste. « Il y a des militants, il faut les appeler ainsi, qui pensent tordre le cou au réel et changer la cité en corrigeant les #mots. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, n’est pas militante. « Ces révolutionnaires de salon me font sourire, commente #Ludovic_Mendes, de LREM. Quand on dit à un gamin de CP qui a des difficultés parce qu’il est en apprentissage de la lecture qu’on va lui rajouter l’écriture inclusive… » Information fantasmée de source sûre : partout en France, les élèves de CP sont contraints par les professeurs des écoles d’apprendre l’écriture inclusive.

    Sonia Mabrouk résume : « En gros, vous êtes tous d’accord. » Magie de la « diversité des tendances » des « invités de tous bords ». « L’écriture inclusive, vous dites : absurdité et non-sens linguistique. Mais je voudrais vous pousser plus loin. » Un peu plus à droite, si c’est possible. Élisabeth Lévy ne se fait pas prier. « La question, c’est : de quelle minorité sommes-nous otages ? Y compris chez les socialistes, chez les Verts, dans toute l’extrême gauche 3décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi. On est #otages de gens qui représentent des #groupuscules. — Oui mais parfois les #minorités font l’histoire, alerte Sonia Mabrouk. Quand vous êtes à des postes très élevés, ça peut ruisseler. — Ça peut infuser », confirme Philippe Doucet. C’est d’autant plus dangereux que, selon Élisabeth Lévy, « le combat de la place des femmes dans la société, il est gagné ». L’emploi de l’écriture inclusive conduirait tout droit à une #dictature_féminazie.

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    « Avant de parler de beaucoup d’informations sur la violence qui règne dans nos villes, annonce Pascal Praud la veille au soir, l’écriture inclusive. Vous savez qu’on essaye de mener modestement ce débat. » Cette #croisade. « Dans une interview au JDD, Jean-Michel Blanquer a rappelé l’existence de la circulaire d’Édouard Philippe qui en 2017 interdisait l’usage administratif de l’écriture dite “#épicène”. » Épicène, vraiment ? L’adjectif désigne un mot qui s’écrit au masculin comme au féminin. Blanquer va donc interdire l’emploi du mot « élève », un comble pour un ministre de l’Éducation… Mais puisque c’est une information vérifiée par Pascal Praud… « Et il demande que l’écriture inclusive ne soit pas utilisée à l’école. J’ai envie de dire : Enfin ! Enfin, il se réveille ! » Il a dû regarder CNews, où Pascal Praud mène un combat quotidien contre l’écriture inclusive.

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    L’animateur relaie scrupuleusement les arguments du ministre : « Mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques. » En revanche, apprendre à écrire « du cidre et des crêpes bretons » est une facilité pour les élèves dyslexiques. « Je rappelle que la mairie de Paris fait ses communiqués en écriture inclusive. Je rappelle que le site de France 2 est en écriture inclusive. — L’université est en écriture inclusive, chouine #Ivan_Rioufol. — L’université, quand t’écris pas ta thèse en écriture inclusive, t’es mis dehors ! » Information inventée de source sûre.

    « Vous êtes injuste, proteste toutefois Ivan Rioufol, il me semble avoir entendu Blanquer le dire plusieurs fois. — Y a que nous qui le disons ! À l’université, c’est un scandale ! Tu peux prendre des sanctions, quand même ! » Condamner les profs à des peines de prison. « Pourquoi le président de la République n’a rien dit sur ce coup-là ?, s’étonne #Jean-Claude_Dassier — Il dit rien, le ministre de la Culture non plus… Tous les thèmes qui fâchent, de toute façon ! » À peine s’ils dénoncent l’islamo-gauchisme. « Je crois savoir que c’est assez marginal, tente l’avocate Sophie Obadia. — C’est pas du tout marginal à l’université, réplique Pascal Praud. — En #sciences_sociales, précise Ivan Rioufol. — C’est la terreur ! » Selon des témoignages fabriqués de source sûre.

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    Sophie Obadia se range à la diversité des tendances des invités de tous bords : « Que ce soit enseigné, malheureusement, oui. Mais les étudiants n’y parviennent pas. C’est d’une complexité effarante. — C’est moralement illisible, ajoute Ivan Rioufol. — Sur le plan cognitif, c’est improbable, insiste l’avocate. — Ça devrait être considéré comme nul et non avenu, tranche Jean-Claude Dassier. — Le féminin d’entraîneur, c’est quoi ?, demande Jean-Louis Burgat. — Entraîneuse, répond Jean-Claude Dassier. — Vous voyez, y a des choses qui sont impraticables. — Ce qui est très inquiétant, geint Ivan Rioufol, c’est de voir à quel point une #moutonnerie peut amener à un #conformisme. » Les participants à L’heure des pros, eux, sont aussi anticonformistes que Jean-Michel Blanquer. « En sciences sociales, dans les universités, si vous ne faites pas de thèse en écriture inclusive, vous n’êtes pas lu ou vous avez deux points. » Information fabulée de source sûre. Pascal Praud en ajoute une : « Y a des profs qui ne répondent pas aux mails des étudiants quand ils ne sont pas en écriture inclusive. — Et Mme Vidal ne dit rien, peste Jean-Claude Dassier. — C’est peut-être pas la priorité, tente Sophie Obadia. — Mais c’est la priorité !, rage Pascal Praud. — Ah ben si, c’est la priorité ! », appuie Ivan Rioufol.

    La priorité de mercredi est tout aussi anticonformiste. « Est-ce que dans Blanche-Neige, vous vous souvenez de la fameuse scène du baiser, quand le prince charmant se penche sur Blanche-Neige pour la réveiller ?, demande Sonia Mabrouk. Est-ce que vous y avez vu un baiser non consenti ? » #Olivier_Dartigolles réagit : « La polémique est ridicule » Tellement ridicule qu’elle a été montée de toutes pièces par la fachosphère et relayée par #FoxNews à partir d’un obscur blog qui faisait la promotion d’une nouvelle attraction de Disneyland. Mais, pour Sonia Mabrouk, « ça va loin. Parce que Disney se demande que faire de cette scène, est-ce qu’il ne faut pas la couper ». Information supputée de source sûre. « Évidemment on crie tout de suite à la cancel culture. » Sur CNews.

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    « Qu’est-ce que vous en pensez, #Laurent_Jacobelli ? — Je pense que c’est ridicule », répond le porte-parole du RN. Qui suggère illico la prochaine fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « En plus, dans le nom Blanche-Neige, il y a “blanche” donc on va nous demander de le changer. Est-ce qu’on doit ridiculiser le débat, l’amoindrir à ce niveau au point de chercher le mal partout ? » Sur CNews, oui, c’est même un credo. « Arrêtons avec cette #censure permanente. » Voyez comme les bobards des journalistes de CNews sont affreusement censurés. « La moindre image, le moindre mot donne lieu à un procès. » Sans parler des terribles remontrances du CSA.

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    « Mais jusqu’où on va aller ?, insiste Sonia Mabrouk Jusqu’où cet activisme peut aller pour effacer… parce qu’il y a de véritables pressions… » À son tour, la journaliste imagine une fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « Peut-être que la prochaine étape, c’est de dire que les sept nains, c’est un gang bang… » Et Bambi une victime du lobby de la chasse. « Faut-il voir derrière les tenants de l’idéologie intersectionnelle, de la cancel culture, etc. ? » Sur CNews, oui. « Ou est-ce que vous dites : on prête trop d’attention à ces minorités ? » Sur CNews, c’est certain. « Il y a un véritable engagement politique derrière cela. » De l’extrême gauche décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi, a démontré Élisabeth Lévy.

    #Kevin_Bossuet, enseignant et coqueluche de la fachosphère, s’insurge, absence de preuves à l’appui : « On veut tout dénaturer, tout détruire, tout ce qui constitue le socle de notre identité et de notre civilisation. » Selon nos informations forgées de toutes pièces. « On pointe l’œuvre du #patriarcat partout, c’est profondément ridicule et dangereux. » Il faut sauver le patriarcat. « Le débat sur l’écriture inclusive, c’est exactement le même processus. » Effectivement : on monte en épingle une menace imaginaire pour pouvoir propager des idées réactionnaires. « Vous avez des manuels scolaires, des enseignants qui utilisent de l’écriture inclusive … » Information rêvée de source sûre. « On peut se poser des questions sur l’#idéologie de ces personnes. » En revanche, pas la peine de se poser des questions sur l’idéologie de toutes tendances des invités de tous bords de CNews.

    « On est en train de recréer la censure, se désespère Laurent Jacobelli, de restreindre la possibilité d’exprimer une opinion, on le voit sur les plateaux télé. » Surtout sur CNews. « Il faut arrêter qu’une toute petite minorité impose sa #dictature_intellectuelle à une grande majorité. » D’invités de CNews. L’avocat Carbon de Sèze conclut « C’est pas à des amateurs de révision des œuvres artistiques d’imposer les thèmes de discussion. » Non, c’est à des amateurs de révisionnisme de les imposer sur le fondement de fausses informations.

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    Le 30 avril, Pascal Praud impose un autre « débat » sur un nouveau scandale fantasmé, « l’#affaire_d’Orléans. L’histoire extravagante du programme financé par la mairie qui devait passer sur France 3 Centre-Val-de-Loire et qui finalement est censuré. — Oui, il est censuré », confirme #Serge_Grouard, maire LR d’Orléans et habitué de L’heure des pros. Le bandeau le clame, « France 3 censure un programme sur #Jeanne_d’Arc ». En réalité, comme l’a très bien raconté cet article d’Arrêt sur images, France 3 a renoncé à programmer un #documentaire sur les « #fêtes_johanniques » (qu’elle ne s’était jamais engagée à diffuser) quand elle s’est aperçue qu’il s’agissait d’un film promotionnel réalisé par la municipalité et commenté par la voix de #Charlotte_d’Ornellas, journaliste de Valeurs actuelles, figure de la fachosphère abonnée aux plateaux de CNews.

    Pascal Praud, comme Sonia Mabrouk, préfère « crier à la cancel culture » d’inspiration soviétique : « Qu’il y ait des petits commissaires du peuple dans le service public d’information et notamment à France 3 n’étonnera personne. Ça s’appelle des petits commissaires du peuple, insiste-t-il. Dans le service public, ce sont les rois. » L’animateur s’adonne alors à l’une de ses méthodes favorites : désigner le nom du coupable à la vindicte de centaines de milliers de téléspectateurs nourris de fausses informations.

    « On est en train d’essayer d’appeler M. Basier, il veut pas répondre. » Le lâche. « Jean-Jacques Basier, je vais donner son nom plusieurs fois. Jean-Jacques Basier, directeur régional de France 3 Centre-Val-de-Loire. » Son adresse et son numéro de téléphone, peut-être ? « C’est une police de la pensée, s’insurge Serge Grouard. — Ils ont des mentalités d’épurateurs, ajoute Ivan Rioufol. — Exactement, c’est les mêmes qui auraient tondu à la Libération. » Puisque Rioufol et Praud me tendent la perche du point Godwin, qu’il me soit permis de subodorer que ces Praud et Rioufol sont les mêmes qui auraient dénoncé des juifs sous l’Occupation. Quoiqu’il en soit, leur lynchage public a des effets dans la vie réelle : le directeur régional de France 3 est l’objet d’une campagne de #harcèlement sur les réseaux sociaux mais aussi sur sa propre messagerie vocale. Avec d’explicites #menaces_de_mort, rapporte un communiqué syndical.

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    Une autre affaire montre que ce goût pour la #délation peut avoir de graves conséquences sur les personnes désignées à la furie de la fachosphère.. Jeudi soir, l’émission À l’air libre, réalisée par Mediapart, reçoit #Anne-Laure_Amilhat_Szary, directrice à Grenoble du laboratoire Pacte du CNRS. Je conseille vivement de regarder son témoignage (en accès libre) pour prendre la mesure de la gravité des agissements de M. Pascal Praud. Ce dernier a mis en cause l’universitaire lors de l’affichage des noms de deux professeurs de Sciences Po Grenoble accusés d’islamophobie. Affichage que l’intéressée a toujours vigoureusement condamné. Affichage consécutif à une controverse entre un prof militant et une chercheuse de son laboratoire qu’Anne-Laure Amilhat-Szary a défendue dans un communiqué ensuite falsifié par #Klaus_Kinzler, le prof en question.

    Pascal Praud s’est empressé d’inviter ce professeur, qui déclare alors : « Un grand chercheur directeur de laboratoire de recherche se met en dehors de la science. Il ne comprend même pas, c’est une femme d’ailleurs, elle ne comprend même pas ce que c’est, la science. — Ce laboratoire, Pacte, avec cette dame…, rebondit Pascal Praud. Je vais citer son nom, Anne-Laure Amilhat-Sza… Szaa… Szary. » La délation est un métier. « Cette dame-là, c’est la directrice du laboratoire mais cette dame, c’est une militante. — C’est une militante. C’est des gens qui ne réfléchissent même pas. — Oui mais qui se croient tout permis et qui avancent avec le sentiment d’impunité. C’est très révélateur, on voit le #terrorisme_intellectuel qui existe dans l’université à travers leur exemple. »

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    Sur le plateau de Mediapart, Anne-Laure Amilhat-Szary raconte la suite. « La ministre de l’Enseignement supérieur dit que c’est insensé de livrer des noms d’enseignants-chercheurs à la vindicte des réseaux sociaux, or ça a été mon cas. J’ai fait l’objet d’une campagne diffamatoire avec menaces de mort nombreuses et répétées. » Au point de devoir porter plainte pour « #cyber-harcèlement et menaces de mort ». « Comment vous avez vécu tout ça ?, demande Mathieu Magnaudeix. — Mal. Et comme la preuve que l’intersectionnalité est une bonne grille d’analyse puisque j’ai fait l’objet d’insultes islamophobes, antisémites, sexistes, avec une critique de mon physique avec mon portrait transformé… Je vous laisse imaginer le pire. » Le pire sciemment provoqué par Pascal Praud.

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    « Je n’ai pas de protection judiciaire, regrette Anne-Laure Amilhat-Szary. Elle a été demandée et on n’en a plus jamais entendu parler. La ministre a défendu des personnes qui ont effectivement été mises en danger par des affichages criminels et moi, je me débrouille toute seule. » Comme se débrouillent toutes seules les journalistes #Morgan_Large et #Nadiya_Lazzouni, respectivement victimes d’#intimidations (dont un sabotage de voiture) et de menaces de mort, sans qu’elles obtiennent la #protection_policière demandée — et soutenues par de nombreuses organisations de journalistes.

    En revanche, Emmanuel Macron n’hésite pas à téléphoner à #Eric_Zemmour, quand il est agressé dans la rue, pour l’assurer de son soutien. De même, #Christine_Kelly, la faire-valoir de #Zemmour, est promptement reçue à l’Élysée quand elle reçoit des menaces de mort (évidemment inadmissibles, quoiqu’on pense de son travail).

    Quant à Pascal Praud… Non seulement ses délits de « mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle » (que le gouvernement se vante d’avoir inclus dans la loi Séparatisme) n’entraînent aucune poursuite, mais ils lui valent le soutien enamouré du pouvoir. Dans un article du Monde, Ariane Chemin raconte comment le journaliste de CNews est reçu avec les honneurs à Matignon, à la questure de l’Assemblée (où le reçoit le député Florian Bachelier, habitué de ses émissions) et même à l’Élysée. Emmanuel Macron et son conseiller #Bruno_Roger-Petit entretiennent des contacts réguliers avec Pascal Praud, allant jusqu’à lui livrer des infos en direct. Ariane Chemin explique que Bruno Roger-Petit, « le “M. Triangulation” de l’Élysée, scrute depuis longtemps CNews, qui relaie souvent les obsessions de l’extrême droite et a pour lui le même avantage que Valeurs actuelles : cliver l’opinion en deux camps sans laisser beaucoup de place à d’autres courants de pensée ».

    Ainsi, le pouvoir actuel, et jusqu’à son plus haut sommet, utilise et protège un délinquant d’extrême droite propagateur de fausses nouvelles. La campagne pour la présidentielle s’annonce terrifian… pardon, passionnante.

    https://www.telerama.fr/ecrans/cnews-premiere-chaine-dintox-de-france...-avec-le-soutien-de-lelysee-687576

    #infox

    –—

    ajouté au fil de discussion sur l’#affaire_de_Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/905509

    ping @isskein @karine4

    signalé ici aussi :
    https://seenthis.net/messages/915057

  • Le Conseil national veut contrôler les #téléphones_portables des réfugié·es : un empiètement massif, disproportionné et absurde sur les #libertés_individuelles

    Les libertés individuelles valent aussi pour les exilé·es

    Le Conseil national a durant la session spéciale de mai 2021 décidé que les téléphones portables et #ordinateurs des personnes en procédure pourraient être fouillés par les autorités responsables de l’#asile.

    Le #SEM a déjà le droit de fouiller les requérant·es d’asile, pour trouver des documents d’identité, des objets dangereux, des drogues ou des avoirs d’origine illicite. Les personnes réfugiées doivent déjà subir de telles #fouilles par le personnel de sécurité. Maintenant, tous les #appareils_électroniques et supports de données devraient également pouvoir être fouillés, les #données stockées – y compris les plus personnelles – devraient pouvoir être lues, stockées temporairement et analysées.
    Jusqu’à 80% des personnes demandant l’asile ne peuvent prouver leur #identité, a-t-on affirmé lors du débat. Cela contredit toute expérience. Ce chiffre peut éventuellement correspondre au début de la procédure d’asile. Lors de la phase de la préparation, tou·te·s les requérantes d’asile sont informé·es du devoir de prouver son identité. En règle générale, la plupart d’entre elles et eux obtiennent ensuite leurs documents d’identités en quelques jours.

    L’accès aux téléphones et autres supports de données est une atteinte au principe fondamental de liberté individuelle et au secret des communications. Lors du débat du 4 mai, c’était clair pour tou·te·s les parlementaires. Dans le cadre d’une procédure pénale, les supports de données à caractère personnel ne peuvent être examinés que si des infractions capitales font l’objet d’une enquête. Le projet de loi adoubé par le Conseil national assimile donc la demande d’asile à un crime grave. Il n’a même pas été possible de soumettre la fouille à une obligation d’autorisation indépendante.

    L’atteinte est disproportionnée et illégale ; il n’y a en outre pas d’intérêt public supérieur

    D’une part, l’identité de la personne réfugiée n’est pas nécessairement déterminante pour l’issue de la procédure d’asile. Ce qui est décisif, c’est de prouver une persécution dans son pays d’origine ; cela s’applique indépendamment des données personnelles.
    D’autre part, la procédure Dublin se base sur les empreintes digitales, et non les téléphones portables : la réadmission fonctionne seulement si les empreintes digitales de la personne sont enregistrées dans le système Eurodac.
    Si les #preuves_électroniques peuvent permettre de démasquer des passeurs, cela n’aura pas d’influence sur l’issue de la procédure d’asile en question. C’est la situation de persécution qui est déterminante.

    Selon les partisans du oui, l’examen des données ne pourrait avoir lieu qu’avec le #consentement des personnes concernées. Or, celles et ceux qui invoquent effectivement leur droit à la vie privée et refusent de remettre leur téléphone portable violent, selon le projet, leur devoir de coopération et mettent à mal leur #crédibilité pour la suite de la procédure. Leur refus a ainsi de graves conséquences.

    Dans cette optique, il semble plus que douteux que les mesures prévues soient nécessaires et servent à rendre la procédure d’asile suisse plus rapide et plus efficace. En outre, il est plus qu’incertain que la majorité des téléphones portables et des supports de données contiennent des informations utiles sur l’identité, la #nationalité, ou l’#itinéraire du voyage. D’autant plus que la nouvelle risque de se répandre rapidement que les autorités suisses sont autorisées à saisir et analyser les téléphones portables et supports de données. Celles et ceux qui ne souhaitent pas faire l’objet d’une enquête supprimeront facilement les données sensibles.

    Enfin, une recherche, un #stockage intermédiaire et une analyse fiables et sûrs des téléphones mobiles et des supports de données nécessitent des connaissances et une expérience spécifiques. Or, les expert·es en criminalistique informatique sont rares et donc coûteu·ses·x, et il sera probablement difficile d’employer de tel·les spécialistes dans chaque centre fédéral. La loi prévue risque d’entraîner des coûts supplémentaires massifs pour la procédure d’asile.
    Le SEM a mené un court projet pilote pour tester la fouille de supports de données de personnes réfugiées. Au terme de celui-ci, le Conseil fédéral a reconnu que « l’efficacité et l’adéquation des mesures proposées ne peuvent à l’heure actuelle pas être évaluées de manière concluante ».

    L’expérience de l’#Allemagne s’y oppose

    Celle-ci apporte un peu plus de clarté sur les #coûts et l’#efficacité de la mesure : comme l’expose le gouvernement allemand dans sa réponse à une question du groupe parlementaire de gauche, l’Office fédéral des migrations et des réfugié·es (BAMF) a fait lire plus de 10’000 supports de données de requérant·es d’asile en 2019. Dans 4’600 cas, le bureau a demandé l’accès aux données. En avril 2020, les avocates du BAMF l’avaient approuvé dans 3’400 cas. Résultat : Dans environ 58% des cas, aucun résultat exploitable n’a pu être obtenu. Dans environ 40% des cas, les déclarations des requérant·es ont été confirmés, dans 2% seulement, elles ont été réfutées. Ces chiffres peuvent vraisemblablement correspondre à la réalité suisse.
    Selon une étude de la Société allemande pour les libertés individuelles (GFF), les coûts depuis l’introduction du contrôle des supports de données à la mi-2017 jusqu’à la fin 2019 se sont élevés à 11,2 millions d’euros. Environ deux millions s’y ajouteront chaque année. Par ailleurs, la GFF soutient les actions en justice intentées par les personnes réfugiées contre cet empiètement à tous égard disproportionné sur leurs droits.

    Nous demandons au Conseil des Etats de ne pas accepter ce projet.

    Reçu via la mailing-list Solidarité sans frontières, 17.05.2021

    #Suisse #smartphones #contrôle #asile #migrations #réfugiés

  • l’histgeobox : « Quand on s’promène au bord de l’eau ». L’embellie des congés payés.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2021/05/quand-on-spromene-au-bord-de-leau.html

    Si la Belle Equipe n’est pas à proprement parlé un film politique, comme le fut par exemple la Vie est à nous, il n’en incarne pas moins l’esprit de 36. En effet, il aborde les thèmes et les valeurs chers au Front populaire : la liberté, la fraternité, la valorisation du collectif, les loisirs populaires partagés. C’est le cas lorsque Jean dissipe les rêves individualistes de ses camarades et les convainc d’opter pour un projet commun. « J’croyais qu’on était des frères », lance-t-il à la cantonade. Puis il poursuit : « au fond on veut tous la même chose, la liberté, aucun de nous ne peut l’avoir seul. » C’est donc ensemble qu’ils construisent la guinguette, dont le nom (Chez nous) et l’enseigne (deux mains entrelacées) témoignent de ce grand éland fraternel. Dans plusieurs séquences du film éclatent la fierté d’appartenir à la classe ouvrière. Comme un écho au quotidien des spectateurs, le réalisateur filme un dimanche à la campagne, au bord de la rivière. La chanson Quand on s’promène au bord de l’eau entre parfaitement en résonance avec les tous jeunes congés payés. Véritable leitmotiv du film, elle traduit à merveille cette quête d’un bonheur simple. Écrites par Julien Duvivier lui-même et Louis Poterat, les paroles sont mises en musique par Maurice Yvain et Jean Sautreil. Lorsque Gabin interprète le morceau, la joie s’empare de tous.

  • Israël, encore et toujours l´obsession numéro un, par Anselm Jappe, Gabriel Zacarias et Sandrine Aumercier - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2021/05/israel-encore-et-toujours-l-obsession-numero-un-par-anselm-jappe-gabriel-

    Sous le titre « Covid, climat, urgence chronique : les antinomies de l´État », #Anselm_Jappe était invité à débattre en ligne en compagnie de Alberto Toscano et Andreas Malm ce vendredi 14 mai 2021 à 20h sur le site Red May basé à Seattle. Les coauteurs du livre De Virus Illustribus (Crise & Critique, 2020) étaient invités à participer au panel de discussion. Le public pourrait suivre les débats sur la chaîne Youtube dédiée.

    Ce n´était pas sans réserve qu´on allait débattre avec un défenseur du « communisme de guerre bolchevique » et du « léninisme écologique », qui considère la bureaucratie soviétique comme une « usurpation » et le despotisme stalinien comme un dérapage (ces thèses sont notamment développées dans le dernier livre de Andreas Malm, La chauve-souris et le capital). Comme si le temps s´était arrêté pendant cent ans, le pouvoir des bolcheviques de 1918 à 1921 est pour Malm l´inspiration de la révolution à venir dans la guerre qui nous attend, à savoir celle contre les énergies fossiles (au bénéfice des merveilleuses « énergies renouvelables »). Entre l´interprétation de l´effondrement de l´URSS par Robert Kurz dans son livre de 1991 récemment paru en français L´Effondrement de la modernisation et les thèses de Malm, il faut dire que l´abîme paraissait infranchissable et le débat couru d´avance.

    On ne peut pas ne pas mentionner ici le format bizarre de cette conférence « internationale » où chacun apparaît dans sa cuisine ou son salon, ce qui donne aux débats quelque chose de faussement familier, de unheimlich. C´est comme si nous avions déjà consenti à être définitivement renvoyés à nos pénates, pour ne plus analyser le monde ou le changer que de derrière un écran. Ferons-nous bientôt des #conférences_en_pyjama ?

    C´est pourtant un Andreas Malm remonté qui a fait son apparition sur l´écran, encore habillé de circonstances pour la manifestation pro-palestinienne dont il revenait, selon ses dires. Étranglé par son émotion anti-impérialiste, Malm s´est immédiatement déclaré dans l´incapacité d´aborder le sujet prévu, à savoir la crise pandémique et le rôle de l´État. C´est donc toute sa colère contre la réaction israélienne qualifiée de « proto-génocidaire » que Malm a commencé à déverser sur son public virtuel.

    La réaction d´Anselm Jappe ne s´est pas fait attendre : il a rappelé le thème du débat et son refus catégorique de le transformer en occasion d´encenser le Hamas. Faute de passer au thème du jour, il a averti qu´il quitterait le panel. Andréas Malm a persisté, en traitant la réaction de Jappe de réflexe « allemand ». Anselm Jappe a donc quitté le meeting, suivi de ses deux coauteurs, sans que les organisateurs n´aient pris position sur ce qui était en train de se passer.

    C´est ainsi qu´on put une nouvelle fois vérifier – jusqu´à la caricature – que les soubresauts du Proche-Orient avaient pour le gauchisme une sorte de priorité atavique sur tout autre sujet. Un message posté sur le chat de Youtube ne manquait d´ailleurs pas de dénoncer l´infiltration « sioniste » de la gauche… Un seul message d´un spectateur demandait pourquoi un « gauchiste supposé » exprimait de l´admiration pour les « milices fascistes » du Hamas qui « terrorisent au quotidien les habitants de Gaza ».

    Le proverbe dit que les méchants parfois se reposent, les imbéciles jamais. Mais que dire des #imbéciles_méchants ?

    On voudrait bien que le discours sur « l´antisémitisme de gauche » fût l´exagération d´une droite désireuse de faire oublier son passé. Malheureusement, il n´en est pas ainsi. Quant à nous, nous sommes les vrais pro-palestiniens et les vrais pro-israéliens : nous souhaitons aux palestiniens et aux israéliens de se libérer de leurs dirigeants actuels et de retrouver un peu de bon sens.

    Anselm Jappe, Gabriel Zacarias, Sandrine Aumercier

    15 mai 2021.

  • Usbek & Rica - « Robots tueurs » : le « Oui » sous conditions du Comité d’éthique de la défense
    https://usbeketrica.com/fr/article/oui-robots-tueurs-oui-france

    "Systèmes d’armes létaux pleinement autonomes (SLA)" vs
    "Systèmes d’armes létaux intégrant de l’autonomie (SLAi)" : ou comment se dédouaner à bon compte du débat éthique sur les robots tueurs...

    Voir aussi :
    – le "Rapport d’information déposé par la commission de la défense nationale et des armées sur les systèmes d’armes létaux autonomes" : https://www.vie-publique.fr/rapport/275499-les-systemes-darmes-letaux-autonomes#panel-2
    ...et en particulier le chapitre III où l’on voit bien que, comme pour la reconnaissance faciale, le prétexte de ne pas handicaper la start-up nation justifie tous les renoncements éthiques :

    III. Le débat sur les SALA ne doit pas parasiter les efforts entrepris dans le domaine de l’autonomie des systèmes d’armes, au risque d’un déclassement technologique, industriel et stratégique

    – le site de la campagne "Stopper les robots tueurs" https://www.stopkillerrobots.org/?lang=fr qui affirme clairement au contraire que la solution est :

    Interdire le développement, la production et l’utilisation de l’armement entièrement autonome.

    #robot_tueur #stop_killer_robots #SLA #éthique #Comité_d’éthique_de_la_défense #assemblée_nationale #contrôle_citoyen

  • Le jour où j’ai buggé à la pharmacie
    https://medor.coop/hypersurveillance-belgique-surveillance-privacy/sante-vaccin-covid-niss-donn%C3%A9es-data-inami-pandemie/le-consentement-episodes/le-jour-ou-jai-bugge-a-la-pharmacie-rgpd-dpp-comorbidite-asthme-vih-diabete-ehealth-farmaflux-robben-medicaments/?full=1#continuer-a-lire

    Oh, ce mec ! Ce mardi-là, je n’étais pas seule à la pharmacie. Il y avait cet homme charmant, d’abord. Puis une pharmacienne attentive et un ordinateur très, très curieux. J’ai découvert que j’étais consentante malgré moi à la circulation de certaines données de santé, pourtant ultra sensibles, me concernant. Je suis loin d’être la seule : 9,5 millions de Belges sont « consentant·es ». Un DPP, dossier pharmaceutique partagé, ouvert dans mon dos ? Par qui, et surtout : pourquoi ? Oups, je n’ai pas fait (...)

    #données #santé #consentement

    ##santé

  • #Belgique Leuze-en-Hainaut : un seul communiant à la Collégiale Saint-Pierre pour ce jeudi de l’Ascension

    C’était le seul enfant sur le perron de la Collégiale Saint-Pierre en ce jeudi de l’Ascension. Bastien célèbre sa petite communion :  "Je suis un peu stressée parce que c’est ma première communion, je n’ai pas vraiment l’habitude. Cela fait bizarre d’être ici, entouré de personne", explique le petit garçon. C’est une autre conséquence de l’épidémie, beaucoup de parents ont décidé de postposer à l’année prochaine la communion de leurs enfants. Un avis qui n’est pas celui d’Elie, le papa de Bastien :  "On a déjà reporté l’année dernière donc au bout d’un moment faut que cela se fasse" , explique le père du communiant. « C’est une étape importante dans le développement de mon fils. C’est une étape qui le fait grandir et il arrive tout doucement vers la vie d’adulte » , termine Elie.

    Une période allongée
    Dans la paroisse, environs 140 enfants étaient inscrits pour la communion depuis septembre dernier. Une cinquantaine d’enfants ont décliné et reporté la cérémonie à l’année prochaine.

    Suite : https://www.rtbf.be/info/regions/detail_leuze-en-hainaut-1-seul-communiant-a-la-collegiale-saint-pierre-pour-ce-

    #religion #tradition #religions #catholicisme #en_vedette #catholicisme #christianisme #covid-19 #coronavirus #santé #confinement #sars-cov-2 #covid #pandémie

  • Le sommet Afrique-France de Montpellier reporté à octobre en raison des restrictions liées au Covid-19
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/13/le-sommet-afrique-france-de-montpellier-reporte-a-octobre-en-raison-des-rest

    Le sommet Afrique-France de Montpellier reporté à octobre en raison des restrictions liées au Covid-19. Selon la mairie, « les contraintes de déplacements fixées au niveau international seront insuffisamment levées cet été pour permettre la venue des centaines d’invités du continent africain ». Le sommet Afrique-France, qui devait se tenir début juillet à Montpellier, a été reporté à début octobre en raison des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19, a annoncé la mairie de la ville, mercredi 12 mai. Selon un communiqué, « les contraintes de déplacements fixées au niveau international seront insuffisamment levées cet été pour permettre la venue des centaines d’invités du continent africain. Sans leur présence massive, l’événement perdrait une grande partie de son sens ». Le sommet est donc reporté aux 7, 8 et 9 octobre 2021, précise la municipalité de Montpellier. Un calendrier confirmé par l’Elysée, selon l’AFP. Initialement prévu à Bordeaux en juin 2020 sur le thème de la ville et des territoires durables, le 28e sommet Afrique-France avait déjà été décalé en raison de la crise sanitaire. Pour la première fois, l’événement devrait se dérouler sans chefs d’Etat, pour donner plus de place à la société civile, en se concentrant sur les thèmes de l’enseignement supérieur, de la recherche, de l’innovation ou de l’entrepreneuriat.

    #Covid-19#migrant#migration#france#afrique#sante#circulation#contraintesanitaire#politique#elite

  • Les barrières d’accès à une alimentation saine quand on est pauvre

    La survenue de l’épidémie de Covid-19 a fragilisé les plus pauvres. Plus que jamais, la question alimentaire se retrouve au centre des préoccupations. Dans l’urgence, il faut pourvoir aux besoins. Mais les associations essaient autant que possible de ne pas sacrifier la qualité en proposant aux bénéficiaires des produits frais et sains.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/120521/les-barrieres-d-acces-une-alimentation-saine-quand-est-pauvre
    #alimentation #pauvreté #qualité #alimentation_saine #accès #crise_sanitaire #nourriture #aide_alimentaire #confinement #justice_sociale

  • Cueillir en ville, cueillir aux champs : territoires et pratiques de la #cueillette contemporaine

    Récupérer des invendus alimentaires, cueillir des pissenlits, grappiller des figues ou ramasser de la ferraille. Autant de pratiques de quête et/ou subsistance qui reposent sur la #collecte de ressources biologiques ou matérielles encore non appropriées, et de manières de les nommer. Comment relire ces pratiques ancestrales dans le cadre du tournant écologique des sciences humaines et sociales ? En quoi ces pratiques de glanage interrogent-elle les manières de concevoir nos relations avec les vivants et ce(ux) qu’on ingère comme nos rapports aux territoires et à la propriété ? Si le #droit_de_glanage est un droit d’usage profondément ancré dans les espaces ruraux depuis plusieurs siècles, la réflexion contemporaine autour des #communs, notamment en contextes urbains, propose de nouvelles pistes scientifiques et politiques pour comprendre ce qui se joue dans ces formes alternatives et non-extractivistes de #réappropriation_des_ressources.

    –—

    Programme séance 2
    vendredi 6 novembre 2020, de 14h à 17h30
    Cueillir en ville, cueillir aux champs : territoires et pratiques de la cueillette contemporaine

    « Des champs à la ville : cueillir dans des mondes en transition, l’exemple de la Guyane française »
    par #Marc-Alexandre_Tareau (anthropologue, LEEISA) et #Lucie_DEJOUANET (géographe, AIHP-GEODE, Université des Antilles)

    « Cueillir dans les marges urbaines : le cas du Grand Paris »
    par #Flaminia_Paddeu (Pléiade, USPN) et #Fabien_Roussel (Discontinuités, Université d’Artois)

    « Économies de disettes et glanages dans des mondes perdus. Observations d’un géographe, de l’Océanie à la Dordogne »
    par #Mathias_Faurie, (géographe et cidrier)

    https://www.youtube.com/watch?v=DF-mn2Mmjjk

    #conférence #vidéo #glanage #alimentation

  • A New Delhi, les sikhs au secours des malades du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/a-new-delhi-les-sikhs-au-secours-des-malades-du-covid-19_6079989_3210.html

    Le plus grand temple de la capitale indienne a ouvert, dans son enceinte, un centre de soins de 400 lits, pour soulager les hôpitaux débordés. Minoritaires dans la population, les sikhs, réputés pour leur générosité, ont une influence considérable dans la société.Le gurdwara Rakab Ganj Sahib a fermé ses portes aux fidèles depuis le 17 avril, date du début du confinement imposé par le chef de gouvernement de Delhi, Arvind Kejriwal, pour tenter de freiner le rythme des contaminations. Mais le temple sikh, le plus imposant de la capitale indienne, situé près du Parlement, déborde d’activité.Des volontaires arrivent, les bras chargés de sacs de biscuits et de nourriture. L’entrée du temple est filtrée par de lourdes barrières en fer jaune. Il faut d’abord passer par un point de contrôle, décliner son identité devant une équipe protégée des pieds à la tête par des combinaisons anti-Covid et des visières. Une voiture se présente dans la cour, avec une personne allongée à l’arrière, qui semble trop mal en point pour bouger. Un volontaire se précipite avec une chaise roulante.
    Le gurdwara Rakab Ganj Sahib a transformé un de ses bâtiments pour accueillir près de 400 lits, mis à disposition des malades du Covid-19, et équipés de concentrateurs d’oxygène, à New Delhi, le 4 mai 2021.C’est l’un des premiers patients de l’immense hôpital de fortune monté en quelques jours par la communauté sikh, en liaison avec le gouvernement régional, dans l’enceinte du gurdwara. Un bâtiment du temple a été vidé, pour accueillir près de 400 lits, mis à disposition des malades du Covid-19, et équipés de concentrateurs d’oxygène. Derrière chaque matelas, une chaise, pour les accompagnants, et un ventilateur. Les températures à New Delhi sont proches de 40 degrés. Et juin sera encore plus torride. Une dizaine d’ambulances jaunes, grandes comme des bus, stationnent sur le parking, prêtes à intervenir.Ce centre de soins consacré au Covid-19 a ouvert ses portes, lundi 10 mai, pour répondre à la crise de l’oxygène qui fait exploser le système de santé indien, en particulier dans la capitale, où les hôpitaux, débordés par la deuxième vague épidémique, ne sont plus en capacité de gérer l’afflux des patients en détresse respiratoire.
    L’immense hôpital de fortune (ici le 4 mai 2021) a été monté en quelques jours par la communauté sikh dans l’enceinte du gurdwara Rakab Ganj Sahib, à New Delhi.« Nous avons 10 médecins en permanence et 15 infirmières. L’oxygène et les médicaments nous ont été envoyés par des sikhs du Canada, du Royaume-Uni, des Etats-Unis, d’Australie, assure Bhupinder Singh, un des responsables du gurdwara. Nous accueillons ici tout le monde, gratuitement, quelle que soit la religion des malades, quel que soit leur statut. »La situation dans la capitale indienne s’améliore lentement sous l’effet du confinement, mais elle reste fragile et les hôpitaux sont encore au maximum de leur capacité. Le taux de positivité, qui avait atteint 36 % le 22 avril, est retombé à 21 % ; le nombre d’infections a chuté de 28 000 à 12 000 cas, mardi 11 mai. Le même jour, cependant, il ne restait que 59 lits disponibles en soins intensifs, dans cette mégapole de plus de 20 millions d’habitants. Trois cent quarante-sept morts ont été comptabilisés au cours des vingt-quatre dernières heures, plus de 4 000 à l’échelle du pays, qui a franchi la barre des 250 000 morts. Mercredi 12 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a détecté le variant indien dans « 44 pays », et l’a classé comme « préoccupant ». L’aide internationale, promise dès le 26 avril, arrive encore avec peine jusqu’aux établissements hospitaliers du pays. Les producteurs d’oxygène, respirateurs ou médicaments sont restés plusieurs jours coincés sur le tarmac des aéroports pour des raisons de dédouanement. Il a fallu désemballer, remballer, avant que les cargaisons soient enfin acheminées vers les hôpitaux.Aux premières heures de la crise de l’oxygène, la communauté sikh – les gurdwaras et l’ONG Khalsa Help International – a déployé tous ses efforts pour venir en aide aux malades, souvent en état critique, refusés dans les centres hospitaliers, trop congestionnés.
    Les familles désespérées ont vite trouvé le chemin des gurdwaras. Les sikhs, réputés pour leur générosité, ne représentent que 2 % de la population en Inde, mais leur influence et leur rôle dans la société sont considérables, notamment à New Delhi, qui regroupe la plus importante communauté après le Penjab. Lors de la première vague épidémique et du premier confinement, ils avaient déjà distribué des milliers de repas aux travailleurs migrants piégés dans les grandes métropoles. Peu avant, en février 2020, lors de terribles pogroms contre les musulmans dans les quartiers nord de New Delhi, ils s’étaient précipités pour tenter de sauver des vies, apporter nourriture et vêtements à ceux qui avaient tout perdu. Ils ont encore aidé les milliers de paysans, en grève aux portes de Delhi, depuis le mois de novembre 2020, avec leurs immenses cuisines installées le long des campements. Leur intervention s’inscrit dans une longue tradition de générosité et de bénévolat, de service désintéressé [“seva”] », explique Christine Moliner, anthropologue, spécialiste des sikhs et du Pendjab. Pour l’enseignante à l’OP Jindal Global University, « les formes nouvelles que prend cette tradition éthique, en manifestant la solidarité des sikhs avec les autres communautés, constituent une réponse au majoritarisme hindou ». « Le travail que le gouvernement était censé faire, c’est la société qui le fait aujourd’hui », relève Rajinder Singh, un bénévole. (...) A l’entrée du centre anti-Covid du gurdwara, une grande banderole assure : « Le corona peut tuer les humains, pas l’humanité »

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#religion#diaspora#confinement#solidarite#travailleurmigrant#variant

  • Carte blanche au collectif #Chimurenga autour des “#Black_studies

    Du 2 avril au 16 mai 2021, le collectif sud-africain propose La Bibliothèque Chimurenga : Une installation et une exposition autour des #Études_noires à découvrir dans tous les espaces de la Bpi.

    L’installation / exposition en détails

    Cette nouvelle édition – « La Bibliothèque Chimurenga » – prend la forme d’une « Étude noire » (Black study) des collections de la Bpi, afin d’enquêter sur les généalogies de l’imagination radicale noire dans le monde francophone.

    « La Bibliothèque Chimurenga » opère par la dissémination des savoirs et l’infiltration des outils à travers :

    – une installation bibliographique qui se matérialise par une cartographie mettant en relation l’archive « visible » de l’#imaginaire _noir présente dans la collection de la Bpi avec une archive « cachée » qui provient de la production intellectuelle, artistique et politique des Noirs dans le monde francophone. Cette mise en relation produit un système alternatif de classification du contenu de la Bpi, visible à travers des signets entre les livres figurants des ouvrages importants des Études noires. Puis, des lignes au sol qui forment de nouvelles routes de lecture, scandées par des citations sélectionnées par le collectif de chercheurs, invitent les visiteurs à parcourir la bibliothèque.

    – une exposition, point de convergence des routes de lecture au deuxième niveau de la Bpi, espace central du projet où se déploient cartes mentales, images, fac-similés, livres et revues en lien avec les axes de recherche du collectif.

    – un numéro spécial de la revue Chimurenga Chronic disponible au printemps 2021 suite à son lancement à la Cité internationale des arts : https://www.citedesartsparis.net

    – une intervention de la Pan African Space Station (PASS), entre avril et mai 2021. Fondé en 2008 par Chimurenga, la Pan African Space Station (PASS) est un studio radio live éphémère. Diffusée en direct sur internet, le PASS prendra ses quartiers dans deux villes différentes : Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) et Montreuil (Ile-de-France).

    Une programmation cinéma est également prévue les 29 et 30 avril au Cinéma 1 du Centre Pompidou*.
    L’étude noire

    Le #collectif_Chimurenga définit ainsi l’Étude noire : « L’Étude noire désigne l’ensemble des méthodes et corpus de connaissances que les Noirs ont développés pour survivre et contrecarrer la modernité occidentale dont la construction et la consolidation se sont fondées sur l’esclavage, la colonisation et les formes d’apartheid. Fondamentalement indisciplinée, c’est une façon d’apprendre basée sur la relation, l’improvisation en groupe et la réactivation d’une #connaissance ancrée de la #liberté.

    Comme l’indique le poète Fred Moten, l’Étude noire nous demande d’envisager de « refuser ce qui vous a été refusé ». Elle se manifeste dans l’hospitalité des sans-foyers ; elle affirme la force du déplacement à contre-courant d’une longue histoire de déplacements forcés, et elle nécessite une attitude #polyrythmique. Elle constitue la pratique de la « #Blackness » – la trajectoire socio-historique des peuples afro-descendants, une expérience vécue et incarnée, une méthode et une façon d’être dans le monde. »

    À propos de Chimurenga

    Chimurenga est un objet en constante transformation et une plateforme panafricaine d’art et politique initié en 2002 par Ntone Edjabe – journaliste et musicien d’origine Camerounaise, né en 1970 à Douala, qui vit et travaille à Cape Town en Afrique du Sud. Ses membres actuels sont : Graeme Arendse, Moses Marz, Bongani Kona, Asanda Kaka, Bianca Van Rooi, Mamadou Diallo, Eva Munyiri et Ntone Edjabe.

    https://www.bpi.fr/exposition-installation-bibliotheque-chimurenga
    #exposition

    via @reka
    ping @isskein @karine4 @cede

  • #Huile_d’olive : alerte à la #fraude !
    https://reporterre.net/Huile-d-olive-alerte-a-la-fraude

    Le problème, souligne Ingrid Kragl, est que la DGCCRF ne communique ni les noms des marques épinglées, ni les sanctions prises : « C’est l’opacité la plus totale, et cela entretient un sentiment d’#impunité… Les fabricants peuvent continuer à frauder, puisque les risques encourus, notamment en termes de réputation, sont minimes ! » Résultat, les consommateurs n’ont aucun moyen de se prémunir des #contrefaçons.

  • Darmanin : En matière d’immigration, notre main est ferme

    Au total, il y a 30 % d’#éloignements_forcés de plus que sous les deux quinquennats précédents. Dans le même temps, nous naturalisons 30 % de moins. Nous avons durci les conditions d’intégration et les entretiens d’assimilation.

    https://twitter.com/GDarmanin/status/1390583304378847232

    –-> les 3 tweet de Darmanin likés par #Macron

    –—

    Commentaire de François Gemenne :

    Un éloignement forcé, c’est toujours un échec. Qu’un ministre de l’Intérieur se félicite de cela, c’est comme si un ministre de l’Education se félicitait de l’augmentation du taux de redoublement, ou un ministre de la Justice de la hausse du nombre de prisonniers. Quelle misère.

    https://twitter.com/Gemenne/status/1391787516731273219

    #Darmanin #Gérard_Darmanin #France #expulsions #statistiques #chiffres #migrations #renvois #asile #réfugiés #machine_à_expulser #naturalisation #intégration #conditions_d'intégration #assimilation #titre_de_séjour #rhétorique #fermeté

    ping @isskein @karine4

  • La petite photo du jour : 4.2.1. Il pleut il mouille c’est la fête à la cagouille !
    https://www.flickr.com/photos/valkphotos/51170461571

    Flickr

    ValK. a posté une photo :

    10 mai 2021, fenêtre, #Nantes.
    .
    #photo #petitephoto #photodujour #pictureoftheday #photooftheday #picoftheday #fotodeldia #escargot #melchwed #snail #caracol #pluie #glav #rain #lluvia #NetB #noiretblanc #blackandwhite #blancoynegro #contrasts #contrastes
    .
    « les petites photos »
    ¤ autres photos : https://vu.fr/ValKphotos
    ¿ infos audios : frama.link/karacole
    ☆ oripeaux : frama.link/kolavalk
    ◇ rdv locaux : 44.demosphere.net
    ○ réseaux : twitter.com/valkphotos
    ♤ me soutenir : liberapay.com/ValK

  • Dans le camp de Lesbos, une trentaine de migrants testés positifs au Covid - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/32116/dans-le-camp-de-lesbos-une-trentaine-de-migrants-testes-positifs-au-co

    Une trentaine de migrants vivant dans le camp de Mavrovouni, sur l’île de Lesbos, ont été testés positifs au Covid ont annoncé les autorités grecques. Une campagne de vaccination a débuté dans le camp mais beaucoup refusent de se faire vacciner pour protester contre leur conditions de vie désastreuses.C’est la hantise des migrants coincés dans l’enfer de Lesbos. En plus de leurs conditions de vie déjà très précaires, les quelque 6 000 exilés du camp de Mavrovouni, situé sur l’île grecque, doivent faire face à une vague de coronavirus.Une trentaine de personnes ont été testées positives au Covid-19 ces derniers jours, ont indiqué les autorités sanitaires. Ainsi, une centaine d’exilés, y compris les familles de personnes infectées, « ont été placées en quarantaine » dans une partie du camp.
    Depuis l’apparition de la pandémie en mars 2020, le camp de Lesbos a été plutôt épargné par le Covid-19. Quelques cas ont bien été signalés mais le virus ne s’est jamais réellement propagé dans le camp. Il faut dire que les migrants retenus dans les camps grecs sont soumis à des restrictions sévères : ils ne sont autorisés à en sortir que pour un temps limité. De plus, les structures sont pour la plupart situées loin des zones habitables, ce qui rend difficile l’accès à la population et aux commerces.
    En outre, si la pandémie inquiète les exilés, ce n’est pas leur préoccupation principale. La majorité survit dans des conditions déplorables : vivant sous des grandes tentes, ils sont constamment en proie aux intempéries et à l’absence d’électricité. Les migrants se plaignent aussi de ne pas manger à leur faim et affirment avoir des difficultés dans l’accès à l’hygiène tant les sanitaires sont sommaires. Enfin, les retards dans le traitement de leur dossier d’asile rendent leur avenir incertain et créent un sentiment de crispation, voire de dépression.C’est pourquoi, même si une campagne de vaccination a débuté ces dernières semaines à Lesbos, beaucoup refusent de se faire vacciner, principalement des Africains, en signe de protestation contre leurs conditions de vie.Construit à la hâte en septembre 2020 après l’incendie du camp de Moria, celui de Mavrovouni est censé être provisoire. Un nouveau camp, fermé et sécurisé à l’aide notamment de portiques, doit à terme le remplacer, à une date encore indéterminée. Sa construction a pris du retard, selon le gouvernement grec, en raison des protestations de certains habitants ou autorités locales se disant lassés de la présence de migrants sur leur île.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#mavrovouni#camp#refugie#sante#contamination#vulneralibilte#santementale#depression#hygiene#vaccination

  • Déconfinement : la mise en garde du conseil scientifique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/10/deconfinement-la-mise-en-garde-du-conseil-scientifique_6079727_3244.html

    On ne lui a pas demandé son « avis » sur le calendrier du déconfinement, mais le conseil scientifique entend bien faire savoir à quel point la stratégie du président de la République lui paraît risquée. Dans un document de 36 pages remis au gouvernement jeudi, l’instance qui conseille l’exécutif dans la gestion de la crise du Covid 19 s’inquiète d’un calendrier décorrélé des données épidémiologiques. Elle plaide pour une réouverture « prudente et maîtrisée » afin d’éviter une « possible quatrième vague » de l’épidémie de Covid-19 dès cet été.

    Le conseil – qui s’est « autosaisi » pour rédiger cet avis, contrairement à d’autres, sollicités par l’exécutif – reconnaît que la réouverture est « souhaitable » car elle « répond à de fortes attentes et donne une perspective à l’ensemble de la société », avec des bénéfices psychologiques, sociaux et économiques « sans doute majeurs ». Mais il s’alarme du « décalage entre les conditions d’ouverture envisagées et le niveau de vaccination de la population qui sera atteint » le 19 mai, date à laquelle les commerces et les terrasses de café rouvriront.

    #on_ne_lui_a_pas_demandé_son_avis

  • Adbusting: Killing people in a brand new uniform!

    Am 09. Mai ist der selbsternannte Europatag der Europäischen Union. Doch anlässlich dieser „Feierlichkeiten“ sah sich eine anonyme Aktionsgruppe gezwungen dies nicht unkommentiert zu lassen: heute morgen erschienen an mehreren Bushaltestellen in unmittelbarer Nähe zur CDU und SPD Parteizentrale in Berlin Werbeplakate im Namen der europäischen Grenzschutzagentur FRONTEX, die die neue, einheitliche Uniform präsentieren, die 1A zum illegalen pushbacken geeignet ist . Dabei ist die Aktionsgruppe dem Aufruf des Frontex Foto Wettbewerbs gefolgt und hat die Realität menschenverachtender Handlungen von Frontex deutlich gemacht. Auf den Plakaten wird die Realität an den europäischen Außengrenzen mit dem Spruch „Killing people in a brand new uniforms“ benannt.

    NGOs wie AlarmPhone, Sea-Watch und Border Violence Monitoring Network berichten regelmäßig von illegalen Pushbacks, die unter der Leitung von oder in Zusammenarbeit mit FRONTEX passieren. Menschen werden illegal nach Libyen zurückgebracht wo mitunter Folter und Tod auf sie warten, auf dem Mittelmeer zurückgedränkt oder beim Ertrinken im Stich gelassen. Auf europäischem Festland werden Menschen in nicht-EU Staaten deportiert und vorher misshandelt. Somit wird systematisch ihr Recht auf Asyl verwehrt.^1,2 Die EU betreibt dadurch eine konsequent menschenverachtende Abschottungspolitik, die das Sterben tausender Menschen zur Folge hat. Umgesetzt wird diese Politik maßgeblich durch FRONTEX.

    Diese Außenpolitik ist nichts Neues und wird auch nicht erst seit der sogenannten ‚Flüchtlingskrise‘ 2015 verfolgt. Die konsequente Abschottung war insbesondere Folge des Schengen-Abkommens, das zwar die innereuropäische Reisefreiheit ermöglichte, jedoch gleichzeitig zu einem verschärften Grenzschutz der Außengrenzen führte. Schon 1998 schlug die österreichische EU-Ratspräsident*innenschaft vor, die Außengrenzen Europas systematischer abzusichern und somit die Einreise von Nicht-EU Bürger*innen stärker zu kontrollieren und noch weiter einzuschränken. Die EU verfolgt ihre Abschottungs- und Aufrüstungspolitik systematisch und das schon seit langem.

    Regelmäßig werden von der EU Abkommen und Leitfäden festgelegt, die stärkere Grenzkontrollen fordern und umsetzten. So zum Beispiel die European Neighboorhood Policy, die stärkere Grenzkontrollen durch nicht-EU Nachbarstaaten festlegt. Gekoppelt sind solche Abkommen oft an sogenannte „Entwicklungshilfe“, die kooperierende Länder erhalten wenn sie sich am Grenzschutz beteiligen. Das ökonomische Ausbeutungsverhältnis zwischen den Ländern wird dabei gezielt als Druckmittel genutzt und zeigt erneut, wie die EU ökonomische Privilegien ausnutzt. Dass die Ressourcen sich aus kolonialer Vergangenheit und kapitalistischer Ausbeutungspraxis ergeben, spielt dabei keine Rolle: Stattdessen werden diese Maßnahmen von der EU als humanitär verkauft.

    FRONTEX hat angekündigt, die bisherige stehende Truppe von 1.500 Einsatzkräften bis 2027 auf 10.000 Kräfte aufzustocken. Die geplanten 3.000 Offiziere sind dabei direkt der Zentrale in Warschau unterstellt und sollen mit eigenen Waffen und Munition ausgestattet werden. Da es bis jetzt keine Rechtsgrundlage für eigene Schusswaffen gibt, konnte dieses Vorhaben bisher nicht umgesetzt werden – das Zeichen ist jedoch klar, FRONTEX will sich und soll weiter militarisiert und aufgerüstet werden.^3

    Diese Aufrüstung wird Flucht und Migration tödlicher und das Vorgehen von FRONTEX und anderen Grenzbehörden noch menschenverachtender machen. Gegen das Europäische Grenzregime, gegen FRONTEX und die Militarisierung der Außengrenzen! Freedom of movement is everybody’s right!

    Quellen und Verweise

    Link zum Frontex Fotowettbewerb (freuen sich bestimmt über Bilder ihrer tatsächlchen Arbeit) : https://frontex.europa.eu/media-centre/news/news-release/frontex-photo-c...

    Europatag 9.5 ?! Was es da zu feiern gebe ist unklar - am 9.Mai sich mit so einer scheiße befassen zu müssen statt den „Tag des Sieges“ zu feiern ist höchst ärgerlich

    Bisher tragen Einsatzkräfte, die im Rahmen von FRONTEX Operationen im Einsatz sind, die Uniformen ihrer Entsenderstaaten.

    1 https://alarmphone.org/en/2020/03/15/returned-to-war-and-torture
    2 https://www.borderviolence.eu/frontex-ignore-rights-violations-at-the-evros-border
    3 https://digit.site36.net/2020/09/22/frontexs-weapon-problem

    https://de.indymedia.org/node/148213

    #frontex #contre-campagne #affiches #Berlin #Allemagne #campagne #résistance

    ping @karine4 @isskein @_kg_

  • Loi SRU : quand l’implication citoyenne permet une loi audacieuse
    https://metropolitiques.eu/Loi-SRU-quand-l-implication-citoyenne-permet-une-loi-audacieuse.html

    La loi SRU de 2000 a fêté ses 20 ans il y a peu. Francis Rol-Tanguy et Laurent Sablic reviennent sur l’élaboration de ce texte emblématique du gouvernement de Lionel Jospin né d’une #concertation inédite associant habitants, élus et hauts fonctionnaires. Entretien avec Francis Rol-Tanguy et Laurent Sablic, réalisé par Fabien Desage, avec l’aide de Frédéric Gilli, le 10 février 2021 par visioconférence. Francis Rol-Tanguy, alors directeur de cabinet de Jean-Claude Gayssot, ministre qui fut le porteur de la #Entretiens

    / loi SRU (solidarité et renouvellement urbains), #débat, #participation, concertation, #citoyens, #consultation, #aménagement, (...)

    #loi_SRU_solidarité_et_renouvellement_urbains_ #urbanisme
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-roltanguy-sablic.pdf

  • Bruxelles : Un Youtubeur français secoué durant la fête à Flagey (PHOTOS)
    https://www.lalibre.be/regions/bruxelles/un-youtubeur-francais-pris-a-partie-durant-la-fete-a-flagey-photos-60979a519

    Loris Giuliano, Youtubeur français au million d’abonnés, était à Bruxelles samedi soir. Accompagné de quatre autres personnes, il s’est rendu à Flagey, où des centaines de personnes profitaient de la réouverture des terrasses. Arrivé en voiture à hauteur de la place Sainte-Croix, le Youtubeur s’est retrouvé encerclé par la foule. Des gens se sont mis à taper sur le véhicule.

    C’est finalement la police qui a aidé Loris Giuliano et ses compagnons à se dégager de ce rassemblement. Ils ont tout de même tous les cinq été contrôlés par les policiers, au commissariat, avant de pouvoir repartir assez rapidement.

    #en_vedette #abrutis #fait_divers

  • #Relations_Internationales
    Les Nations unies face au conservatisme des grandes puissances, par Bertrand Badie (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BADIE/53104

    Le vieux monde de l’ONU - La Vie des idées.
    Nils Andersson, « Le vieux monde de l’ONU », La Vie des idées , 7 septembre 2017. ISSN : 2105-3030.
    http://www.laviedesidees.fr/Le-vieux-monde-de-l-ONU.html

    Dans les coulisses de l’Assemblée générale des Nations unies, par Anne-Cécile Robert & Romuald Sciora (Le Monde diplomatique, septembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/ROBERT/57832

    Comment réformer les casques bleus ?, par Sandra Szurek (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/SZUREK/56983
    #ONU #Organisations_internationales #Relations_Internationales

    À quoi sert un casque bleu ?, par Chloé Maurel (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/MAUREL/57454

    Même la guerre a ses lois, par Olivier Bailly (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/BAILLY/53962

    #Organisations_internationales_CPI #Cour_pénale_internationale
    La Cour pénale internationale en accusation, par Francesca Maria Benvenuto (Le Monde diplomatique, novembre 2013)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/BENVENUTO/49766

    Soupçons sur la Cour pénale internationale, par Francesca Maria Benvenuto (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/BENVENUTO/55185

    L’ordre international piétiné par ses garants, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/ROBERT/58353

    Ventes d’armes, les affaires reprennent (Le Monde diplomatique, avril 2016) #Conflits_d'intérêts #Histoire_Relations_Internationales
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55243
    Armement : deux pas en avant, un pas en arrière (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/A/55235

    #Relations_Internationales_cyberespace
    Penser la cyberpaix, par Camille François (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/FRANCOIS/55211

    "Les conséquences pratiques de ce débat sémantique sont fondamentales pour la démocratie : elles déterminent le cadre juridique applicable, les conséquences et les acteurs impliqués. Dans la « vraie vie » (c’est-à-dire hors ligne), on ne mobilise pas l’armée pour un carreau cassé. Dans le cyberespace, une réaction aussi exagérée est bien plus plausible. En effet, à mesure que les sociétés dépendent de plus en plus étroitement d’Internet, elles doivent adapter leurs lois et leurs mécanismes sociaux pour assurer la paix, la justice et la sécurité, et ce dans un contexte où les complexes militaro-industriels mondiaux développent et imposent des méthodes de contrôle intrusives."

    "Si cette notion de « zone grise » caractérise si souvent la cyberguerre, c’est qu’elle est inhérente à son concept même. Elle apparaît dès les premiers travaux stratégiques sur le déploiement de la puissance de l’Etat dans le cyberespace."

    "Le flou du concept de cyberguerre contribue à sa dangerosité et empêche de replacer les situations qu’il décrit au sein d’un cadre juridique clair. La notion devrait inspirer la méfiance : elle empêche de penser la paix dans le cyberespace, là où nous en aurons besoin demain."

    #Cyberattaque globale : un cas de piratage confirmé en Belgique
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_cyberattaque-globale-un-cas-de-piratage-confirme-en-belgique?id=9605079
    Cyberattaque mondiale par un ransomware : une ampleur "sans précédent" selon Europol
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_les-etats-unis-mettent-en-garde-contre-une-vague-mondiale-de-cyberattaqu

    Quatre confidences d’un ancien espion - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/09/04/quatre-confidences-d-un-ancien-espion_1482774

    #Relations_Internationales_Mers #Mers
    Droits maritimes, un enjeu géopolitique, par Didier Cormorand (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/CORMORAND/55727

    #Relations_Internationales_Soft_Power
    « Diplomatie publique » de la guerre froide à l’invasion de l’Irak, par Maxime Audinet (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/AUDINET/57380

    BHL, lu et approuvé par la CIA - Bibliobs - L’Obs
    http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20170428.OBS8716/bhl-lu-et-approuve-par-la-cia.html

    « le Congrès reposait sur l’idée que la défaite culturelle du marxisme passerait par la création d’une nouvelle gauche plutôt que par un soutien à la droite »

    nb : tout parallèle avec le #PS serait hors de propos.

    « L’OMS : dans les griffes des lobbyistes ? » : un documentaire troublant diffusé sur Arte
    https://mrmondialisation.org/loms-dans-les-griffes-des-lobbyistes
    #Conflits_d'intérêts #Documentaires #Organisations_internationales_OMS #Santé #Sciences #Multinationales

    Les réfugiés, une bonne affaire, par Nicolas Autheman (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/AUTHEMAN/57444
    #Organisations_internationales_HCR #Multinationales #ONG

    « En 2016, Ikea n’était pas seulement fournisseur de tentes, mais aussi premier donateur privé du HCR, à hauteur de 32 millions d’euros »

    « comment réagir lorsque des parlementaires européens révèlent, comme cela s’est produit en février 2016, qu’Ikea est impliqué dans un vaste scandale d’évasion fiscale, échappant à l’impôt dans des États qui financent le HCR (La Tribune, 13 février 2016) ? L’agence de l’ONU n’en a jamais entendu parler... »

    « se pose la question du modèle économique et des forces politiques auxquels se soumet aujourd’hui l’agence chargée du sort de millions de personnes déplacées à travers le monde. »

    Les #Cryptomonnaies : une révolution pour la coopération internationale ? - Equal Times María Crespo
    https://www.equaltimes.org/les-cryptomonnaies-une-revolution?lang=en
    #Monnaie #Alternatives

    "« La chaîne de blocs est mondiale et ne connaît pas de frontières physiques ; ce qui la rend très attrayante pour la coopération et le progrès à travers le monde. Ce phénomène commence déjà à se produire, » déclare William Mougayar"

    "Ceci se révèle particulièrement intéressant dans le domaine de la coopération internationale, étant donné qu’elle génère également un enregistrement pour chaque transaction. En d’autres termes, il existe une véritable traçabilité de chaque opération"

  • La France #EnMarche EP60 - L’ancien régime contre-attaque Studio Crapulax
    Je croyais l’inspiration disparue à jamais... Et Pierre Jean Chalençon est apparu ! La soupe de crapules est amère mais elle est servie avec bon coeur !

    https://www.youtube.com/watch?v=gszwe_NqLCM&t=3s

    Y a vraiment pas de quoi rire !

    Source : https://twitter.com/Studiocrapulax/status/1389149374777810947

    #France #néo-libéralisme #ordo-libéralisme #injustice #populisme #violences_policières #emmanuel_macron #islamo_gauchisme #Gabriel_Attable #Affaire_Chalençon #covid-19 #coronavirus #santé #france #confinement

  • Friedrich Hayek, les neurones et le libéralisme autoritaire | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070521/friedrich-hayek-les-neurones-et-le-liberalisme-autoritaire?onglet=full

    En s’intéressant au « perceptron » et à la vision du cerveau développée par l’économiste Friedrich Hayek, le physicien Pablo Jensen met en lumière un pan du néolibéralisme autoritaire, guidé par un parallèle avec les « réseaux de neurones ».

    Même si « depuis quelques années, les réseaux de neurones et les applications de deep learning qu’ils rendent possibles sont devenus nos béquilles, nos ombres, nos espions », le propos de Pablo Jensen n’est pas ici de démystifier, une nouvelle fois, les promesses parfois fantaisistes de l’intelligence artificielle (IA).

    Il s’agit de saisir pourquoi Rosenblatt cite comme source majeure d’inspiration un économiste pas encore nobélisé, Friedrich Hayek, l’un des principaux théoriciens du néolibéralisme. Et si, en retour, les réseaux de neurones ont servi de fondement théorique et pratique à la vision de la société et de l’économie du prix Nobel d’économie 1974. Cet objectif explique le jeu de mots qui donne le titre de l’ouvrage de Pablo Jensen, Deep earnings, sous-titré Le néolibéralisme au cœur des réseaux de neurones, que viennent de publier les éditions C&F.

    Alors qu’on ne compte plus les annonces mirobolantes sur la puissance de prédiction des algorithmes, les études publiques permettant d’évaluer l’efficacité de ces approches demeurent encore très décevantes. En effet, les réseaux de neurones restent « tributaires d’un monde relativement cadré », fonctionnant dans des « univers comme les usines, ou les collections d’images » mais pas des situations plus complexes.

    Pour Pablo Jensen, « la clé de ces échecs réside dans l’imprévisibilité du social, due à la variabilité des effets induits par chaque cause, selon le contexte spécifique dans lequel elles agissent ». On force en effet les « algorithmes à trouver une relation mathématique qui n’existe pas ».

    L’intelligence humaine est « incarnée », au sens propre, et juge, à partir des émotions et sensations qui l’affectent, du choix des moyens pour atteindre l’objectif sans que cet objectif soit imposé de l’extérieur.

    Si l’IA voulait copier l’intelligence humaine, il lui faudrait donc « un corps similaire au nôtre » et se situant dans le monde sans « représentation symbolique intermédiaire ». De ce fait, écrit Pablo Jensen, « les robots de Boston Dynamics ont beau mimer parfaitement notre manière de danser le twist, ils ne peuvent comprendre ce que la danse représente pour nous ».

    Pour Hayek, notre cerveau construit une « carte du monde » spécifique qui se forme par « renforcement des connexions entre les fibres neuronales qui s’activent en même temps ». Cette carte n’est pas identique pour tous les individus, même si la réalité à laquelle ils sont confrontés est similaire, car les stimuli physiques sont filtrés et modifiés par notre cerveau.

    Pour le chercheur d’origine autrichienne, « cette dispersion rend impossible la planification, qui a besoin de centraliser des connaissances explicites. Mais elle va également rendre impossibles les calculs des économistes néoclassiques, alors dominants. Au cœur de l’économie de Hayek, on ne trouve plus la rationalité, la connaissance parfaite, mais l’ignorance des agents économiques et leur besoin vital d’accéder à l’information ».

    Le marché est alors là pour « dompter la société complexe », écrit Jensen. Car, pour coordonner des « êtres si fondamentalement différents », il faut des règles, qui sont pour Hayek celles engendrées spontanément par le fonctionnement du marché et des prix.

    Mais l’idée de Hayek que les sociétés capitalistes seraient l’aboutissement d’un processus de sélection « naturelle » permet de donner un vernis de légitimité aux règles existantes et d’édifier des ordres sociaux efficaces mais « trop complexes pour notre entendement », dixit l’économiste. Il s’agit ainsi de bâtir une « utopie libérale » pour contrer l’utopie socialiste alors en plein essor.

    Dans ce cadre, selon Hayek, le lien entre libéralisme et réseaux de neurones est profond, explique Jensen, « car les deux s’appuient sur un ordre spontané pour dompter un ordre irrémédiablement complexe », même si cette spontanéité est en réalité orientée, encadrée et instrumentalisée.

    Hayek écrit en effet : « Dans les deux cas, nous avons affaire à un phénomène complexe dans lequel il faut utiliser de la connaissance extrêmement distribuée. Le point essentiel est que chaque membre (neurone, acheteur, vendeur) est induit à faire ce qui globalement est bénéfique pour le système. Chaque membre peut être utilisé pour servir des besoins qu’il ignore totalement. »

    Ce parallèle entre individu et neurone, juge Jensen, « conduit à une politique autoritaire, dans laquelle les humains sont mis au service d’un projet sur lequel ils n’ont pas prise ». On est alors loin, dans ce libéralisme autoritaire, écrit le chercheur, « du libéralisme originel, qui faisait de l’individu la fondation intouchable de l’action publique ». L’individu hayékien, selon ses propres termes, devient un « homme maniable et éminemment gouvernable », que ce soit « par les signaux des marchés ou autres nudges », poursuit Jensen.

    Dans son ouvrage manifeste, La Route de la servitude (PUF), Friedrich Hayek précise son propos : « C’est la soumission de l’homme aux forces impersonnelles du marché qui, dans le passé, a rendu possible le développement d’une civilisation qui sans cela n’aurait pas pu se développer ; c’est par cette soumission quotidienne que nous contribuons à construire quelque chose qui est plus grand que ce que nous pouvons comprendre. »

    En ce sens, Pablo Jensen estime, après d’autres, que les prises de position antidémocratiques de Hayek et son approbation des régimes mis en place par Pinochet au Chili ou Videla en Argentine « ne sont pas des simples dérapages » mais la conséquence logique de sa vision de l’encadrement psychologique nécessaire pour coordonner le fonctionnement de l’économie et de la société.

    #Pablo_Jensen #Deep_earnings #Friedrich_Hayek #Méolibéralisme #Connexionnisme