• À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère
    https://splann.org/ferme-trofalher-guerlesquin-fermeture

    Élevage caprin et bovin certifié biologique, la ferme de #trofalher, à Guerlesquin (29), a vu son activité stoppée durant un mois à la suite d’un contrôle inhabituel et ressenti comme brutal. Une situation qui illustre la difficulté des petits producteurs à composer avec la rigueur de normes pensées pour l’agro-industrie. L’article À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agriculture_bio #agriculture_paysanne #chèvres #contrôles #élevage #finistère #fromage

  • Controlli di velocità: arriva il #Vergilius_plus in #campania
    https://informareonline.com/controlli-di-velocita-arriva-il-vergilius-plus-in-campania

    Dall’inizio agosto 2026 è stato attivato un nuovo sistema per rilevare la velocità media: polizia Stradale ed Anasa hanno adottato il Vergilius Plus. L’attivazione di Vergilius Plus Dai primi giorni di agosto 2026 la polizia stradale e l’Anas hanno attivato un nuovo sistema per la rivelazione della velocità media. La Campania già conta circa 150 dispositivi #autovelox distribuiti su […] L’articolo Controlli di velocità: arriva il Vergilius Plus in Campania proviene da Informareonline, scritto da Fabrizio Pennino

    #Approfondimenti #Attualità #anas #controlli_di_velocità

  • Sofiane Saidi, Camelia Jordana & Théo Ceccaldi - Jazz à Porquerolles 2026 - Regarder le programme complet | ARTE Concert
    https://www.arte.tv/fr/videos/133223-001-A/sofiane-saidi-camelia-jordana-theo-ceccaldi
    https://www.youtube.com/watch?v=VAzTfljSvUU

    Sofiane Saidi et Camélia Jordana unissent leurs talents pour une création unique entre raï et jazz. Accompagnés par les frères Ceccaldi, les deux artistes jettent un pont musical magistral entre les deux rives de la Méditerranée.

    Pionnier du raï contemporain, Sofiane Saidi insuffle ses machines électroniques au cœur des chants traditionnels oranais et de l’héritage des medahates - chants féminins traditionnels de célébration et de transmission.

    À ses côtés à Jazz à Porquerolles, la voix lumineuse de Camélia Jordana apporte une intensité rare à cette célébration métissée, qui redéfinit la place des femmes dans cette histoire sonore. Portée par la rythmique percutante de Tao Ehrlich et sublimée par le violon de Théo et le violoncelle de Valentin Ceccaldi, la performance célèbre une mémoire vivante, libre et en perpétuel renouvellement.

    #Camelia_Jordana #chanson #concert #Jazz_à_Porquerolles #live #musique #raï #Sodiane_Saidi #Theo_Ceccaldi #Valentin_Ceccaldi #violon #violoncelle

  • Devenir une « #ville_éponge » : la solution de #Berlin face à la #sécheresse

    Face aux extrêmes climatiques, Berlin accélère sa mutation en « ville éponge », mêlant #végétalisation, #rétention_des_eaux et #mobilisation_citoyenne. Une ambition politique inédite qui essaime.

    Il est rare qu’une activiste environnementale se retrouve mandatée par ses « adversaires » pour mener la politique qu’elle défend. C’est pourtant ce qui est arrivé à la géographe Lisa Junghans dans le cadre du projet de transformation de la ville de Berlin en « ville éponge ».

    Après avoir travaillé pour une ONG spécialisée sur les questions d’#eau, elle a participé à l’initiative populaire #BaumEntscheid, en corédigeant une proposition de loi d’#adaptation de Berlin au #changement_climatique. « Nous comptions appeler les Berlinois à se prononcer via un référendum sur la question en septembre 2026. Mais, contre toute attente, le Sénat de Berlin a décidé de reprendre notre projet à 99 % et d’en faire une loi qui a été votée fin 2025 ! » raconte la jeune femme.

    Elle a depuis été nommée à la direction de l’Agence pour l’eau de pluie du Land de Berlin (Regenwasseragentur), un organisme assez récent qui joue un rôle important en tant qu’agence-conseil sur la gestion des #eaux_de_pluie pour les particuliers et les entreprises. « Ma nomination était pour le moins inhabituelle. Pour ma part, j’y vois une volonté politique de faire avancer les choses », explique-t-elle.

    Sur le papier, le concept de ville éponge est simple. Il s’agit de transformer le #piège_à_chaleur qu’est une ville classique, colonisée par la voiture, les routes et les nombreux espaces bétonnés, en un #piège_à_fraîcheur et à eau. Et ceci avec des moyens vieux comme le monde : la végétalisation du tissu urbain et la rétention maximale de l’eau. « Berlin est une ville assez verte irriguée par une rivière. On pense que la capitale et sa région s’en sortent bien. Mais ce n’est pas le cas et la situation se détériore. D’où notre réaction », précise Lisa Junghans.

    Comparé à Paris, et si l’on ne tient pas compte de leurs histoires très différentes dans cette mise en parallèle, Berlin pourrait faire figure de havre de verdure, avec 28 % de sa surface couverte par des espaces verts (12 %) et des bois (16 %) ! Pendant que seulement 5,6 % de la surface de Paris est recouverte d’espaces verts.

    Récupérer l’eau

    En réalité, la région Berlin-Brandebourg est en situation de #stress_hydrique important. Le réchauffement climatique, associé à une pluviométrie naturellement faible, renforce la succession dévastatrice d’épisodes de sécheresse et de pluies violentes. Par ailleurs, la #consommation_d’eau est poussée par de nouvelles implantations industrielles, telle la Gigafactory de Tesla et ses sous-traitants.

    « L’arrêt de l’extraction du charbon des mines à ciel ouvert de lignite de la Lusace, au sud de la capitale, est aussi une raison majeure », ajoute Lisa Junghans.

    Pour être parfaitement exploitées, les couches de lignite doivent en effet être sèches et libres des eaux souterraines. Pour cela, et depuis le XIXe siècle, des milliers de pompes ont évacué près de 58 milliards de m3 d’eau dans la #Spree, explique un rapport de l’Agence fédérale pour l’environnement (UBA) qui a fait grand bruit lors de sa publication en 2023 : « Une bonne moitié de l’eau qui coule aujourd’hui dans la Spree près de Cottbus provient d’eaux souterraines pompées. Pendant les mois chauds d’été, cette proportion augmente jusqu’à 75 %. » Or, avec la « sortie » totale du charbon d’ici à 2038 et l’arrêt progressif des mines, le pompage sera bientôt complètement stoppé. Berlin tire pourtant de 50 à 75 % de son #eau_potable de la Spree !

    La même année, Berlin a commencé à mettre en place un #Masterplan_Wasser (Schéma directeur de l’eau) qui prévoit la construction de nouvelles #stations_d’épuration, ainsi que le forage de nouvelles sources. Par ailleurs, tout nouveau projet immobilier doit « végétaliser » une partie de ses toits et conserver les eaux de pluie. Libre au promoteur de construire des bassins, d’irriguer des espaces verts ou d’opter pour l’infiltration dans le sol.

    Plusieurs projets de taille ont enfin été lancés. La construction d’un vaste système de #récupération d’eau par rigoles sous la prestigieuse place du Gendarmenmarkt au cœur de Berlin. Ou celle d’un bassin de 16 750 m3 pour éviter que le trop-plein d’eaux usées ne se déverse dans les rivières en cas d’orages violents. Mais tout ceci est insuffisant.

    Désimperméabiliser Berlin

    D’où la mise en œuvre du concept de ville éponge : « La nouvelle loi a pour objectif que 200 000 arbres soient plantés par la ville et ses habitants dans les prochaines années, détaille Lisa Junghans. Il est aussi prévu de créer des #îlots_verts tous les 150 mètres. Et surtout, 50 % des #espaces_publics doivent être déconnectés du réseau d’assainissement d’ici à 2040, avec une #désimperméabilisation des #sols en conséquence. C’est très ambitieux. »

    L’administration municipale a dix-huit mois pour se préparer avec un lancement des grandes manœuvres à partir de 2027. Mais les quartiers de Berlin, cheville ouvrière du processus, sont déjà sur la brèche, comme dans celui de Charlottenburg-Wilmersdorf.

    « Dans la Sömmeringstrasse, par exemple, nous avons renforcé les #pistes_cyclables puis désimperméabilisé et végétalisé une partie des trottoirs. Ce qui nous a conduits à supprimer pas mal de #places_de_parkings. Et quand on supprime des places, c’est le #conflit garanti », explique Jochen Flenker, responsable des #espaces_verts de ce quartier de l’ouest peuplé de 350 000 habitants. Charlottenburg est le seul quartier de Berlin qui possède encore une pépinière municipale qui alimente ses espaces verts et permet au quartier de fournir des plants gratuits aux habitants qui le demandent.

    La mairie de quartier s’est fixé entre 1 000 et 5 000 m² de désimperméabilisation par an. Cela paraît peu. Mais c’est beaucoup : « Un égout végétalisé de quelques mètres carrés conduit 20 % de l’eau dans les canalisations, mais en infiltre 80 % dans la terre et peut drainer une surface de plus de 500 m2 », précisent les services de l’Agence pour l’#eau_de_pluie.

    Les voisins acteurs d’initiatives

    Ingénieur agronome, Jochen Flenker croit dur en l’avenir de la capitale-éponge. Mais il sait que Berlin en est à ses débuts : « C’est un combat incessant qui doit conduire à un changement de perspective à tous les niveaux. Prenez la question de la maintenance des sols de l’espace public. Mon quartier reçoit de la ville 3 euros par an pour 1 m² d’asphalte ou de béton, mais seulement 0,72 euro pour 1 m² d’espace vert. Ce devrait être l’inverse. Heureusement qu’il y a de nombreuses associations locales qui nous facilitent la tâche et ouvrent parfois le chemin », explique-t-il.

    Il évoque notamment l’initiative #Fritschestrasse, lancée par deux voisins et copains hauts en couleur : Jörg Winners, producteur de films, et Hans Jürgen Zschäbitz, corniste retraité de l’orchestre du Deutsches Oper.

    Coupée en deux par le grand boulevard de la Bismarckstrasse, le segment nord de la Fritschestrasse, où l’on retrouve quelques immeubles wilhelminiens, est un microcosme bien rafraîchissant. « Notre projet est parti de rien, pendant le Covid. Nous avons décidé de verdir les parterres d’arbres de la rue, de les entourer avec des pierres et d’installer des bancs ici et là. Mais aussi un “mini-parc” dégoulinant de verdure qui occupe deux places de parking », se rappelle Jörg Winners.

    Puis le groupe de voisins a grandi et l’action s’est structurée : « Chaque #arbre a un parrain ou une marraine qui veille au grain. C’est essentiel pour la pérennité du projet et de l’engagement. En 2023, nous avons installé plusieurs réservoirs le long des murs qui récupèrent une partie de l’eau de pluie. Chacun peut ainsi arroser à son gré », explique Hans Jürgen Zschäbitz en montrant un grand monolithe doté d’un robinet et devant lequel attendent des arrosoirs.

    Mais les deux compères, qui travaillent depuis activement avec Jochen Flenker et ses services, ne se sont pas arrêtés là. « Nous avons conçu un parterre entouré de branchages, d’une haie sèche, bordée de deux grosses pierres faites pour les chiens et qui évitent que l’urine ne tombe sur les plantes. Cela marche tellement bien qu’il y en a maintenant une cinquantaine et le quartier a officiellement adopté le modèle pour tous les futurs parterres du quartier », ajoute Jörg Winners.

    Il évoque ainsi le passage fréquent de journalistes, mais aussi de délégations d’autres villes, au point que l’initiative, déjà primée, est désormais reprise dans plusieurs autres villes, dont Hamburg, sous le nom du modèle berlinois. « Notre prochain objectif est d’augmenter les espaces verts en réduisant le nombre de voitures via la mise en place un système d’autopartage pour le voisinage », disent les deux amis avant de partir arroser leur rue.

    https://reporterre.net/Devenir-une-ville-eponge-le-combat-de-Berlin-contre-la-secheresse
    #urbanisme #aménagement_du_territoire #pluie

  • « ET AU NOM DE DIEU : VIVE LA COLONIALE ! »
    https://bellaciao.org/ET-AU-NOM-DE-DIEU-VIVE-LA-COLONIALE

    C’est ce cri glaçant qui a ponctué un hymne chanté par des jeunes appelés du RSMA le mercredi 29 juillet 2026 lors d’une cérémonie devant la mairie de Baie-Mahault, en présence de l’encadrement militaire, de journalistes et du maire de la ville. Cet évènement appelé « présentation au drapeau » venait conclure une formation militaire durant laquelle, des jeunes en quête d’insertion, ont été initiés à la discipline, à l’esprit de cohésion et aux valeurs portées par le RSMA. Mais de quelles (…) #Contributions

  • La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • « Il a tracé seul son chemin » : les #abandons en montagne, une forme de #violence_conjugale

    En #randonnée, #alpinisme ou #trail, des femmes se mettent à raconter comment leur ancien compagnon les a laissées seules en pleine montagne. Loin d’être anodins, ces abandons relèvent de mécanismes de domination.

    « Je l’ai vu partir de plus en plus loin, s’enfoncer dans la nuit jusqu’à disparaître complètement. » Presque dix ans après, Tina n’a rien oublié de cet ultra-trail de plusieurs jours dans les Pyrénées avec son ex-compagnon. Lors de la deuxième nuit, elle est épuisée tandis que lui accélère, sans se retourner. « Je me suis sentie trahie, je pleurais de rage, je n’ai pas compris comment il a pu faire passer son désir de compétiteur avant le reste. Ce n’était pas de la peur — la montagne je connais. Mais on était partis à deux, on était censé compter l’un sur l’autre », dit-elle.

    Tina poursuit sa course seule et retrouve plusieurs heures plus tard son ex-compagnon sur une base de vie « comme si de rien n’était ». Profondément marquée par cet abandon, cet épisode a pesé dans sa décision de le quitter quelques mois plus tard. « Je me suis rendu compte que ce n’était pas quelqu’un sur qui je pouvais compter, même dans la vie de tous les jours. En montagne, les personnalités se révèlent plus vite, on ne peut plus se cacher derrière des apparences. »

    Comme Tina, une quinzaine de femmes ont répondu à l’appel à témoignages lancé par Reporterre pour raconter des expériences similaires d’abandon en randonnée, en trail ou en alpinisme. Presque toutes expliquent qu’elles étaient à l’époque dans une relation toxique avec leur ex-partenaire et la quasi-totalité d’entre elles estiment que ces abandons s’inscrivent dans un #continuum_de_violences.

    En février, après la condamnation d’un alpiniste autrichien pour avoir laissé sa compagne près du plus haut sommet du pays, où elle est morte de froid quelques heures plus tard, les témoignages de femmes laissées en montagne se sont multipliés sur les réseaux sociaux sous l’expression « #Divorce_alpin » [1]. En les voyant, Mathilde s’est rendu compte qu’elle n’était pas un cas isolé. « Je me suis sentie reconnue, j’ai compris que ce n’était pas moi le problème, que c’était une #violence_systémique », explique la jeune femme.

    Son ex-compagnon l’a laissée à quelques centaines de mètres du sommet du Mont-Blanc alors qu’ils grimpaient ensemble. « J’étais épuisée, transie de froid et il s’est désencordé pour battre un record sur [l’application] Strava en gardant l’eau et la nourriture avec lui », raconte-t-elle. Mathilde est finalement redescendue avec un groupe d’alpinistes qu’elle ne connaissait pas, croisé à ce moment-là. « Cet épisode a été comme un électrochoc d’une relation que je ne voulais pas voir dysfonctionnelle, je l’ai quitté du jour au lendemain. »

    Ce n’était pas une première : « Il nous mettait souvent en #danger parce que seule la #performance comptait. Moi aussi j’aime les sensations fortes, mais je le suivais naïvement car il avait plus d’expérience et dès que je tentais de freiner, je passais pour la relou trop prudente. »

    Les deux avaient déjà été secourus par le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) lors d’une sortie et Mathilde ne compte plus les fois où elle se mettait à pleurer tant l’engagement dépassait ses limites. « Je ne sais toujours pas pourquoi je continuais à le suivre. Sans doute l’espoir que, cette fois, ce serait différent, qu’il me prendrait en compte. »

    « J’ai fini par appeler les secours »

    Pour Sophie [2], l’évènement remonte à plus de dix ans, dans les Pyrénées. Son conjoint l’a laissée seule avec leur fils de 9 ans en pleine montagne sans eau, ni carte, en pleine montée. « Le matin, il m’avait annoncé une randonnée de quatre ou cinq heures, mais à midi, il m’a dit qu’il fallait encore marcher quatre ou cinq heures. Comme ce n’était pas ce que nous avions convenu, une dispute a éclaté et il est parti », raconte Sophie, qui n’est pas une grande sportive et n’a pas une grande connaissance de la montagne, contrairement à son mari.

    « J’ai eu très #peur, j’ai fini par appeler les secours pour me géolocaliser. Ils ne pouvaient pas nous orienter et ont proposé de venir nous chercher, mais j’ai refusé, nous n’étions pas blessés mais en détresse émotionnelle. » Avec son fils, elle finit par retrouver son chemin et les deux arrivent exténués après dix heures de marche. « Mon conjoint était là, à nous attendre sans voir où était le problème. » Après ça, Sophie a mis un moment à retourner en montagne avec lui. Depuis qu’elle a recommencé, elle prend bien soin de vérifier l’itinéraire, et d’utiliser une application de randonnée indiquant la difficulté du parcours.

    Laurine, elle, n’a pas ressenti de peur immédiate lorsque son ex-compagnon l’a laissée seule en randonnée dans la montagne en Italie il y a trois ans. « Sur le chemin du retour alors que nous étions encore en haut et sans réseau, il a décidé de tracer seul son chemin à travers le flanc de montagne. Je ne pouvais pas le suivre, c’était ma première activité physique depuis mon entorse à la cheville », se souvient-elle. Sportive, malgré sa blessure, elle réussit à rentrer sans encombre. Mais la nuit qui a suivi, elle a été victime d’un viol conjugal.

    « Cet épisode me fait réaliser aujourd’hui à quel point j’étais dans une relation toxique. Avec le recul et en voyant tous les témoignages de femmes laissées en montagne, j’ai réalisé que cet abandon préparait le terrain pour le viol qui suivrait. Cela fait partie d’un système de violences. »

    Un constat partagé par des associations spécialisées. L’Union nationale des familles de féminicides estime aussi que cette pratique est bien une violence conjugale. « Abandonner sa compagne dans un endroit isolé ne relève pas d’un désaccord sur le rythme, d’une blague. C’est une #mise_en_danger pour punir, humilier ou affirmer sa domination. Ce n’est pas de l’amour. C’est une violence. »

    Une analyse que rejoint la sociologue Johanna Dagorn, chercheuse à l’université de Bordeaux. L’expression « Divorce alpin », largement reprise sur les réseaux sociaux, lui paraît d’ailleurs problématique : « Cela sonne presque exotique, alors qu’il s’agit de quelque chose de dramatique. »

    Mettre en #insécurité pour humilier

    Dans ses recherches, elle identifie des mécanismes similaires au-delà de la montagne : « abandonner sa compagne dans un milieu isolé, que ce soit en montagne ou sur le bord d’une route, c’est la mettre en insécurité pour l’humilier et affirmer une forme de domination, explique-t-elle. Ces comportements s’inscrivent dans une logique de contrôle coercitif, visant à montrer à l’autre qu’elle peut être laissée seule, vulnérable. » Et en montagne, cette violence prend une dimension particulière : « C’est un milieu où l’on est peu de choses, où la solidarité est essentielle. »

    Elle décrit un mécanisme en plusieurs temps : d’abord une mise sous tension — accélérer, distancer — puis l’abandon, avant une phase de #minimisation ou de #déni : « Ne pas donner d’explication, c’est banaliser ce qu’il s’est passé et nier la peur de l’autre. »

    Pour Johanna Dagorn, l’argument de la #performance_sportive ne tient pas : « Si l’objectif est uniquement la performance, on part avec des personnes du même niveau. Ici, il y a une intention de rabaisser, de montrer à l’autre qu’elle n’est pas à la hauteur. » Ces actes s’inscrivent ainsi dans un continuum de violences : « Dans la quasi-totalité des cas d’abandons sur l’autoroute que j’ai étudiés, il existait déjà d’autres formes de violences. »

    L’éternelle seconde de cordée

    Cette lecture en termes de violences conjugales peut aussi être éclairée par une analyse des rapports de pouvoir à l’œuvre dans ces situations. Ainsi, pour la sociologue Rozenn Martinoia, « celui qui décide d’abandonner exerce un pouvoir sur l’autre ». Ce #pouvoir repose autant sur des ressources que sur des perceptions. « Les femmes ont souvent été moins formées et surtout plus amenées à douter d’elles-mêmes », souligne-t-elle.

    Dans ce contexte, l’abandon vient renforcer une #asymétrie déjà installée : « On minore les compétences des femmes et elles finissent par intérioriser une forme d’infériorité. » Et en montagne, cet effet est accentué par l’#isolement, le danger et l’engagement physique, car « c’est un milieu où les personnalités se révèlent vite, parfois sans témoin ».

    Face à ces inégalités, les groupes de femmes en #non-mixité se développent de plus en plus. Lead The Climb, Premières de cordée, Girls in Bleau, Copines de rando, Pyr’elles, Womens mountain club… « Ces espaces permettent de renforcer leur confiance et leur compétence et d’expérimenter le rôle de leader. » Ce qui montre encore une fois que ce sont aux femmes de s’adapter.

    https://reporterre.net/Il-a-trace-seul-son-chemin-les-abandons-en-montagne-une-forme-de-violenc
    #montagne #domination #sexisme #genre #femmes #abandon #humiliation

  • LG : des publicités cinq étoiles, un service après-vente une étoile ?
    https://bellaciao.org/LG-des-publicites-cinq-etoiles-un-service-apres-vente-une-etoile-1796

    À grand renfort de campagnes publicitaires, LG s’est forgé une image de marque de référence dans l’électroménager. Les spots télévisés rivalisent d’innovation, de design et de promesses de fiabilité. Le consommateur est invité à croire qu’en achetant un produit LG, il investit dans la tranquillité. La réalité peut malheureusement être tout autre. Notre expérience en est une illustration. Un grand réfrigérateur LG tombe brusquement en panne : la carte mère est hors service. Le lendemain (…) #Contributions

    • Pas que les frigos...

      LG monitors silently install software through Windows Update without consent
      https://videocardz.com/newz/lg-monitors-silently-install-software-through-windows-update-without-use

      Le premier commentaire HN :

      This is so much worse that the title makes it out to be:

      1. Your OS installs malware (technically manufacturers software) from a 3rd party vendor in background, zero user interaction
      2. Happens as soon as you or anyone with physical access plug in a device into the HDMI port
      3. That malware has internet and full system access, no sandboxing
      4. It starts with every system boot
      5. This software gets installed when you plug in a new LG monitor
      6. OR ALREADY HAD AN OLDER LG MONITOR PLUGGED IN, BECAUSE LG APPARENTLY ROLLED THIS OUT FOR MANY OLDER MODELS TOO!!
      7. And yes, if you think that’s horrendous, as mentioned in the video below, that also applies to ’Professional’ LG monitors!

  • Pourquoi #Ceuta est au cœur d’une crise migratoire permanente

    L’ESSENTIEL

    - Plus de 40 000 personnes sont entrées en 24 heures à Ceuta, enclave espagnole située sur la côte marocaine.

    - Cette crise mêle enjeux migratoires, tensions diplomatiques et rivalités géopolitiques.

    - La réponse doit concilier contrôle des frontières, État de droit et protection des #droits_humains.

    ***

    Depuis le 31 juillet 2026, Ceuta est confrontée à une crise frontalière d’une ampleur sans précédent. Selon les premières estimations des forces de sécurité, plus de 40 000 personnes seraient entrées dans l’enclave espagnole en l’espace de 24 heures. Certaines sources ont avancé provisoirement le chiffre de 49 000, mais aucun bilan officiel consolidé n’a encore été publié, et cette estimation a été retirée sans explication publique du site du Département de la sécurité nationale.

    Au moment où nous écrivons ces lignes, au moins 41 personnes ont trouvé la mort, noyées en tentant de contourner à la nage la digue frontalière.

    Le nombre d’arrivées est particulièrement difficile à absorber pour une ville qui compte environ 83 600 habitants. Les capacités d’accueil de Ceuta étaient déjà saturées avant cette nouvelle vague d’entrées. Après l’arrivée d’environ 1 500 personnes au cours de la semaine précédente, les structures destinées aux mineurs non accompagnés fonctionnaient, selon le président de la ville autonome, à 2 400 % de leur capacité. Il a qualifié la situation d’« urgence humanitaire et sociale absolue ».

    Ceuta n’est pas seulement confrontée à une crise migratoire, mais à une crise multifactorielle où se conjuguent inégalités structurelles, tensions diplomatiques, dépendance de l’Europe à l’égard du Maroc, capacités d’accueil limitées et polarisation politique. Son analyse nécessite de croiser une perspective internationale — centrée sur l’externalisation du contrôle des frontières et les alliances géopolitiques — avec une approche interne, attentive aux conséquences sur l’État de droit, les services publics, la cohésion sociale ainsi que les discours politiques et médiatiques.

    Facteurs externes : la dimension internationale de la crise

    L’utilisation des mouvements migratoires comme instrument de pression politique ne relève pas d’une simple hypothèse. La politologue américaine Kelly M. Greenhill désigne par l’expression #coercive_engineered_migration (« migration coercitive orchestrée ») l’utilisation délibérée, ou la menace, de flux migratoires afin d’obtenir des concessions de la part d’autres États.

    À Ceuta, cette dynamique doit être replacée dans une succession de crises frontalières observées depuis 2005, et ne pas être considérée comme un épisode isolé. En mai 2021, plus de 5 000 personnes étaient entrées dans la ville après un assouplissement des contrôles marocains, en pleine crise diplomatique provoquée par l’accueil en Espagne de Brahim Ghali, chef du Front Polisario.

    Cette capacité de pression est renforcée par l’#externalisation de la politique migratoire européenne, qui a transféré une partie du contrôle des frontières à des pays tiers comme le Maroc. Dans le même temps, la présentation de ces arrivées comme une menace pour la sécurité alimente le processus de « #sécurisation », qui tend à privilégier la protection de l’État au détriment de la sécurité et des droits des personnes migrantes elles-mêmes (2017).

    Le Parlement européen a d’ailleurs condamné explicitement en juin 2021 l’utilisation par le Maroc du contrôle des frontières, de la migration et, en particulier, des mineurs non accompagnés comme moyen de pression politique contre l’Espagne. Le Barcelona Centre for International Affairs (CIDOB) a qualifié cet épisode de cas emblématique de weaponisation of migration (« instrumentalisation de la migration »), c’est-à-dire l’utilisation de personnes migrantes comme instruments de coercition entre États.

    Si, en 2021, la pression exercée par le Maroc avait été expliquée par l’accueil du chef du #Front_Polisario, #Brahim_Ghali, dans un hôpital de Logroño, il ne faut pas oublier que la rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie cette même année avait entraîné la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe, privant le royaume chérifien d’une source de revenus et d’un levier d’influence.

    En 2026, le contexte immédiat est différent, même si plusieurs développements diplomatiques récents sont susceptibles d’avoir contrarié Rabat. Le 20 juillet, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a ainsi effectué une visite officielle en #Algérie et annoncé la tenue d’une réunion bilatérale de haut niveau à l’automne. Le gouvernement espagnol a de nouveau qualifié l’Algérie, principal rival régional du Maroc, de « partenaire stratégique » et de « nation amie ».

    Le 23 juillet, la commission de la Justice du Congrès des députés a approuvé le texte d’une proposition de loi visant à faciliter l’accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés sous administration espagnole. Le texte doit encore être adopté par le Parlement.

    La concomitance de cette initiative avec le rapprochement diplomatique entre l’Espagne et l’Algérie, ainsi qu’avec la crise frontalière, a alimenté l’hypothèse selon laquelle Rabat chercherait à rappeler le coût que pourrait avoir, à ses yeux, toute décision espagnole contraire à ses intérêts concernant le #Sahara_occidental.

    Dépendance au Maroc

    L’externalisation du contrôle migratoire a fait du Maroc un partenaire indispensable, mais aussi une source de dépendance. En 2023, la Commission européenne a consacré 152 millions d’euros au renforcement de la gestion des frontières marocaines. Cette délégation de compétences confère à Rabat une capacité d’influence sur la coopération migratoire.

    Cette dépendance est d’autant plus problématique que la capacité à contenir les départs ne garantit pas la fiabilité démocratique du partenaire. L’ONG américaine Freedom House, dont la mission est de promouvoir la démocratie et les droits humains dans le monde, classe le Maroc parmi les pays « partiellement libres », avec un score de 37 sur 100, et souligne la prédominance politique et économique de la monarchie.

    L’ONG internationale indépendante Human Rights Watch, qui enquête sur les atteintes aux droits humains dans plus de 90 pays, relève dans son rapport 2026 une intensification de la répression contre les journalistes, les militants et les défenseurs des droits humains, ainsi que des poursuites visant les personnes qui défendent l’indépendance du Sahara occidental. Les autorités ont notamment recours à des accusations de diffamation, de diffusion de fausses informations, d’offense aux institutions ou d’atteinte à la monarchie pour restreindre l’espace de la critique politique.

    Ce contexte conduit à poser une question délicate : jusqu’à quel point l’Europe peut-elle présenter comme un garant fiable de ses frontières un régime qui restreint durablement la liberté de la presse, réprime la dissidence et utilise sa coopération internationale pour renforcer sa position sur le Sahara occidental ?

    L’alignement Maroc–Israël–États-Unis

    L’axe Maroc–Israël–États-Unis s’est consolidé en 2020 avec la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté revendiquée par le Maroc sur le Sahara occidental. Il s’est encore renforcé en 2021 avec la signature d’un mémorandum de coopération militaire. Cet alignement contraste avec la dégradation des relations entre l’Espagne et Israël, ainsi qu’avec les tensions croissantes entre Madrid et Washington.

    La crise de Ceuta a mis ces tensions en lumière. L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies a remis en cause la souveraineté espagnole sur la ville, tandis que la Maison-Blanche a imputé la responsabilité de la crise aux politiques « mondialistes » et « d’extrême gauche » du gouvernement espagnol.

    Ces déclarations témoignent d’une #instrumentalisation diplomatique de la crise et d’une convergence rhétorique à l’égard de l’Espagne, mais elles ne constituent pas une preuve de l’existence d’une action coordonnée visant à faciliter l’ouverture de la frontière.

    Facteurs internes : droit, capacités institutionnelles et fabrique de la peur

    L’arrêt rendu par la Cour suprême le 8 juillet n’interdit pas à proprement parler les « #refoulements_à_chaud » des migrants tentant d’entrer à la nage à Ceuta et Melilla. Il écarte en revanche le recours à la procédure exceptionnelle de « #rejet_à_la_frontière » pour les personnes interceptées en mer, au motif qu’elles n’ont pas franchi un dispositif matériel de contrôle, comme la clôture frontalière.

    Cette décision a toutefois fait l’objet d’une interprétation simplifiée largement relayée au Maroc, ce qui a pu encourager les traversées en faisant naître l’idée que les personnes arrivant à la nage ne seraient pas renvoyées.

    Pour le président du gouvernement espagnol, les réseaux de passeurs ont instrumentalisé cette décision de justice. L’arrêt a ainsi pu jouer un rôle de facteur facilitateur, sans pour autant expliquer à lui seul l’ampleur de la crise ni la réduction simultanée des contrôles frontaliers côté marocain.

    La construction du récit de « l’invasion »

    Les crises frontalières créent un contexte propice à la radicalisation du débat public. Une étude met en évidence un durcissement de la rhétorique politique et une banalisation des discours racistes. Lors de la crise de 2021, le parti d’extrême droite Vox a consacré plus de 70 % de ses publications à Ceuta et à la migration.

    Une autre étude a montré que 80 % des messages haineux analysés portaient sur la confrontation politique, et non sur les causes ou les solutions aux enjeux migratoires.

    Dans la crise actuelle, des expressions comme « invasion », « hommes en âge de combattre » ou « sicaires » participent à cette représentation des personnes migrantes comme une menace collective. Les #médias ne sont pas nécessairement à l’origine de ces discours, mais ils peuvent contribuer à les banaliser lorsqu’ils reprennent des cadrages alarmistes sans les contextualiser ni les mettre en perspective.

    Les droits humains comme limite et comme réponse

    Dans une crise de cette nature, les droits humains ne constituent pas un obstacle à la gestion des frontières, mais en fixent les limites juridiques et éthiques. La découverte de plus de 40 corps dans les eaux de Ceuta met en évidence le coût humain d’une politique qui fait de la frontière un espace de danger extrême.

    L’Espagne a l’obligation de protéger les vies humaines, de garantir les opérations de sauvetage et d’examiner individuellement chaque situation, en portant une attention particulière aux mineurs, aux demandeurs d’asile et aux victimes de la traite des êtres humains.

    Mais les principales victimes restent toujours les personnes migrantes elles-mêmes. Le Maroc peut les utiliser comme moyen de pression, les partis politiques comme argument électoral, et certains discours les réduire à une menace anonyme.

    Tandis que les États se disputent influence et responsabilités, ces personnes risquent leur vie et s’exposent à l’absence de protection, aux #refoulements arbitraires et à leur #déshumanisation dans le débat public. La réponse ne devrait pas opposer les droits des habitants de Ceuta à ceux des personnes qui arrivent, mais veiller à ce que ces deux populations — et en particulier les plus vulnérables — ne continuent pas de payer le prix de stratégies politiques sur lesquelles elles n’ont aucune prise.

    https://theconversation.com/pourquoi-ceuta-est-au-coeur-dune-crise-migratoire-permanente-288888
    #migrations #réfugiés #Maroc #Espagne #assaut #frontières

    • Les migrants marocains de Ceuta, victimes des politiques migratoires européennes

      Plusieurs dizaines de milliers de personnes seraient parvenues à entrer dans l’enclave espagnole au cours des derniers jours, et une trentaine d’entre elles ont déjà perdu la vie. Un nouvel épisode qui illustre toute la perversité de l’#externalisation de la gestion des frontières.

      Une fois de plus, les frontières tuent. Une trentaine de personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta, une petite enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique, depuis le Maroc. « Neuf corps ont été repêchés », a d’abord indiqué, jeudi 30 juillet, une porte-parole de la délégation du gouvernement espagnol dans ce territoire à l’Agence France-Presse (AFP), avant que le bilan ne soit revu à la hausse le matin du vendredi 31 juillet.

      Les autorités espagnoles ont d’abord compté près de 1 500 personnes qui ont réussi à gagner Ceuta au cours des derniers jours. Mais Madrid affirmait vendredi matin que 49 000 personnes seraient entrées, selon de premières estimations. Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas Lara (Parti populaire, droite), a affirmé, lors d’une conférence de presse vendredi 31 juillet, que ce nombre s’élevait même à 60 000.

      La différence de chiffres surprend et requiert pour l’heure de la prudence : « Il faut être très précautionneux. On nous parle de 1 500 personnes un jour et le lendemain de 50 000 personnes. C’est forcément très inédit et impressionnant, mais il y a toujours une exagération des chiffres sur les tentatives de passages et les passages [effectifs] », tempère Elsa Tyszler, enseignante-chercheuse à l’université Paris-8, qui suit de près l’enclave et les mouvements migratoires dans cette région.

      Elle ajoute : « Il faut se méfier des chiffres, qui sont toujours manipulés à des fins politiques, de l’ordre de “l’invasion migratoire”, dans un îlot occidental qui serait “assiégé” par des migrants racialisés. C’est toute la rhétorique d’extrême droite qui accompagne les tentatives de passage à cet endroit depuis trente ans. »
      Des drames humains qui se répètent

      Les images qui circulent depuis le jeudi 30 juillet montrent de jeunes hommes et adolescents (en majorité), certains arrivant à la nage et grimpant sur les rochers pour se hisser à terre, parfois équipés de palmes et de bouées de sauvetage ; d’autres, tout sourire une fois leur destination atteinte, laissant échapper leur joie dans des cris non dissimulés ou des accolades.

      La garde civile aurait rapidement été dépassée. Jeudi dans la soirée, le ministère de l’intérieur espagnol a annoncé l’envoi de l’armée pour « renforcer la garde civile » et « assurer la sécurité » à Ceuta, alors que plusieurs centaines d’autres personnes ont gagné le territoire en une journée. Quelques centaines de Marocains auraient aussi rejoint Melilla, une autre enclave espagnole.

      « Le gouvernement d’Espagne est entièrement mobilisé pour donner une réponse immédiate à la situation à Ceuta, a fait savoir jeudi après-midi, sur le réseau social X, Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol. Nous mobilisons toutes les ressources nécessaires, en travaillant avec les autorités marocaines et internationales. […] Je viens de transmettre [le message] au président [de l’enclave] Juan Jesús Vivas Lara. C’est le moment de construire des solutions, avec responsabilité et coopération. »

      En visite sur place vendredi 31 juillet, le premier ministre a dénoncé « une attaque, une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Le président de Ceuta, qui a mis en avant une « crise migratoire extrêmement grave », a appelé à une « réponse immédiate, ferme et coordonnée », demandant au gouvernement de déclarer l’état d’urgence nationale.

      « Il est temps de passer à l’action. Ceuta a besoin de plus de moyens, d’infrastructures, de coordination et de limites objectives à sa capacité d’accueil. Nous ne demandons pas de privilèges, mais une réponse juste, responsable et conforme à notre condition de frontière de l’Europe en Afrique », a-t-il écrit sur X jeudi 30 juillet après-midi. Selon lui, les personnes sont arrivées à un rythme de deux cents par jour en moyenne cette semaine. « Une urgence humanitaire et sociale absolue », a-t-il déploré.

      Pour Ceuta comme pour Melilla, une telle situation de chaos, menant à de véritables drames humains, n’est pas nouvelle. En 2021, à Ceuta, près de 8 000 personnes étaient parvenues à rejoindre l’enclave – un chiffre alors inédit, et largement dépassé aujourd’hui. Le Maroc avait été accusé d’avoir fait pression sur l’Espagne dans le dossier sensible du Sahara occidental, en instrumentalisant les personnes migrantes et leur détresse.

      En 2022, à Melilla cette fois, vingt-sept exilés subsahariens avaient perdu la vie (soixante-dix autres ont été portés disparus) alors qu’ils tentaient de gagner l’Espagne, toujours depuis le Maroc, dans un mouvement de foule provoqué alors que des centaines, voire des milliers de personnes tentaient le passage.
      Le bal des instrumentalisations est ouvert

      De manière très prévisible, les images ont vite été reprises sur les réseaux sociaux, par la droite et l’extrême droite, pour laisser croire à une « invasion migratoire ». Chacun et chacune y va de sa petite déclaration : la leader du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, parle d’« entrées massives et coordonnées de migrants en Espagne, encouragées par le gouvernement espagnol ».

      Le patron du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, évoque quant à lui une « vague migratoire massive à Ceuta » et une « politique irresponsable du gouvernement socialiste espagnol », en référence à la campagne de régularisation des sans-papiers mise en œuvre en début d’année 2026 en Espagne.

      En résumé, ce serait parce que Madrid régulariserait (sous de nombreux critères restrictifs, notamment la durée de séjour dans le pays) que plus d’un millier de migrants marocains auraient tenté de rejoindre Ceuta (plusieurs mois après l’annonce de ladite régularisation).

      Le ministre de l’intérieur français, Laurent Nuñez, a annoncé sur X « renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole », répondant indirectement à une demande formulée par Marine Le Pen une heure plus tôt. « Par ailleurs, j’active la Force frontière d’intervention rapide pour des contrôles en profondeur », a-t-il ajouté, comme si la France était sous la menace de dangereux envahisseurs.

      Côté italien, Giorgia Meloni n’a pas manqué de pointer une « immigration clandestine hors de contrôle [qui] représente une menace concrète pour la sécurité des frontières européennes », suggérant la suspension de l’espace Schengen avec l’Espagne ; alors même que Ceuta, comme Melilla, fonctionne comme une exception de la zone européenne de libre circulation et que des contrôles d’identité sont effectués pour les personnes qui entrent ou sortent du territoire…

      Dans un autre style, Danny Danon, ambassadeur d’Israël aux Nations unies, a cherché à tacler l’Espagne, osant le parallèle entre la politique de colonisation d’Israël en Palestine et la guerre génocidaire menée à Gaza avec la situation de cette enclave.

      « L’Espagne, qui ne manque jamais une occasion de faire la leçon à Israël, a déclaré l’état d’urgence à Ceuta à la suite de la crise liée à sa politique d’immigration. Peut-être qu’avant de continuer à nous faire la leçon, il serait temps qu’elle explique au monde pourquoi elle maintient encore des enclaves coloniales en Afrique », cingle-t-il.

      Si l’on peut interroger le passé colonial espagnol, la comparaison est pour le moins osée. Une journaliste hispano-marocaine, Leyla Hamed, lui a répondu : « Je suis de Ceuta, et l’Espagne ne nous a jamais opprimés. Vous, maniaques génocidaires, n’avez pas le droit d’instrumentaliser notre identité ou de parler en notre nom. »
      L’effet boomerang de l’externalisation

      Dans ce flot de réactions, le Maroc semble avoir gardé le silence. Plusieurs observateurs et observatrices accusent le pays, en pleine célébration du vingt-septième anniversaire de l’intronisation du roi Mohammed VI, d’avoir sciemment réduit les effectifs au niveau de la frontière avec Ceuta en réponse à la visite de Pedro Sánchez en Algérie, le 20 juillet.

      Mais tout le monde ou presque oublie de préciser la nature du « problème ». La crise n’est pas « migratoire », mais politique et humanitaire : dès lors que l’Union européenne choisit de donner les pleins pouvoirs à des États tiers pour gérer ses frontières contre rémunération, ces mêmes États n’ont parfois aucun scrupule à jouer avec des vies humaines pour servir leurs intérêts.

      Par le biais de l’externalisation des politiques migratoires, « le Maroc a été le premier pays à accepter d’aider l’Espagne et l’UE à défendre ses frontières, à collaborer dans la lutte dite contre l’immigration irrégulière vers l’Europe » dès le début des années 1990, rappelle Elsa Tyszler.

      Cela donne lieu à des « patrouilles de la marine marocaine dans les eaux du détroit de Gibraltar, pour protéger des frontières que, par ailleurs, le Maroc conteste », souligne-t-elle, expliquant que l’occupation de ces territoires par l’Espagne revient régulièrement dans le débat public. C’est tout le paradoxe. « Il y a toujours un jeu de vérité entre les deux pays. Les frontières de Ceuta et Melilla sont un théâtre de luttes diplomatiques. »

      Beaucoup d’exemples viennent l’illustrer et « montrent que dès qu’il y a un différend entre le Maroc et l’Espagne, comme ce fut le cas pour le Sahara occidental en 2021, cela se concrétise par la métaphore du robinet », poursuit la chercheuse. Ici, « on peut penser que la visite de Pedro Sánchez en Algérie » a conduit à ce pic d’entrées exceptionnel à Ceuta. « Lorsque le pouvoir marocain n’est pas satisfait de ce que fait l’Espagne, il y a un mécanisme de vengeance », ajoute-t-elle.

      Officiellement, les autorités des deux pays ne le diront pas et salueront leur collaboration commune. Si le Maroc ne s’est pas encore exprimé publiquement sur la situation à l’heure où nous écrivons ces lignes, le premier ministre espagnol s’est arrangé pour déclarer que le Maroc était un « allié » malgré le contexte.

      « Le Maroc agit en sous-traitant de la gestion des frontières européennes et opère le contrôle migratoire, il manie donc la question migratoire en fonction de ses propres intérêts » lorsque bon lui semble, nuance Elsa Tyszler. C’est le retour de bâton d’une politique régulièrement dénoncée par les chercheurs et chercheuses ainsi que par les ONG internationales.
      Une situation économique et sociale compliquée

      Enfin, d’autres facteurs doivent être pris en compte, tels que l’enjeu racial et le racisme présent à cette frontière à la fois « très militarisée et sophistiquée », qui ont fait des migrants – les musulmans ou perçus comme tels et les personnes noires venues d’Afrique subsaharienne – la « figure de l’ennemi », en réaction aux différentes arrivées observées ces dernières décennies. Il y a aussi la colère de la jeunesse marocaine et le désespoir d’une partie de la population qui cherche à fuir son pays.

      À ce propos, Khadija Anani, membre de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et d’EuroMed Droits au Maroc, souligne la situation « très compliquée » au niveau économique et social : « La jeunesse est en détresse et ne voit pas de perspectives au Maroc. Près de 1 million et demi de jeunes âgés entre 14 et 24 ans ne font rien – ni études, ni formation, ni travail. »

      Plus de 2 millions de Marocain·es vivent en dessous du seuil de pauvreté, poursuit-elle, regrettant que la priorité soit donnée à l’organisation de grands événements internationaux plutôt qu’à l’éducation, au travail, à la santé, au logement ou à la lutte contre la corruption. « Toutes ces thématiques sont négligées, c’est d’ailleurs pour ça que la “GenZ” est sortie dans la rue [en septembre 2025] et a revendiqué ses droits », explique Khadija Anani.

      Dans le même temps, la liberté d’expression des citoyen·nes est régulièrement entravée. Le rappeur El Mahdi Lyoubi a été arrêté et se voit imposer un procès vendredi 31 juillet. Tout cela explique, selon la représentante associative, qu’autant de personnes aient tenté le passage de la frontière à Ceuta ces jours-ci.

      Mais selon El País, des milliers de personnes rebroussent chemin vers le Maroc, faute de pouvoir être accueillies correctement dans l’enclave. Selon le ministère de l’intérieur espagnol, 25 000 personnes seraient déjà rentrées. Dans toute cette histoire, conclut Khadija Anani, « gardons en tête les dégâts humains, car le bilan des morts risque encore de s’alourdir ».

      https://www.mediapart.fr/journal/international/310726/les-migrants-marocains-de-ceuta-victimes-des-politiques-migratoires-europe
      #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #chiffres #statistiques #afflux #invasion #Melilla #instrumentalisation #extrême_droite #racisme #jeunesse #jeunesse_marocaine

    • Drame de Ceuta : jusqu’où ira l’#indignité ?

      Plus de 70 personnes officiellement décédées, sans doute plus de 130 selon les associations. De ce qui s’est passé à Ceuta ces derniers jours, on aimerait d’abord que l’on retienne cela : ces vies brisées, ces histoires, ces noms et ces visages. Mais comme bien souvent, la plupart des réactions et des polémiques effaceront cette dimension humaine. Alors il faut le redire, sans relâche, contre l’indifférence et la banalisation.

      Au-delà de la situation historique et géographique spécifique de l’enclave espagnole de Ceuta sur le continent africain, au-delà de la crise sociale et des inégalités particulièrement prégnantes au Maroc, les événements de la semaine dernière sont venus une nouvelle fois rappeler comment les personnes migrantes peuvent être aujourd’hui l’objet de bien des instrumentalisations géopolitiques, une dimension renforcée par les logiques d’externalisation des politiques migratoires européennes ; et comment l’obsession de ces politiques pour la fermeture aux « indésirables » ne peut que conduire à de telles situations de tensions, de marchandage, tant rien ne peut faire complétement obstacle à l’espoir d’une autre vie pour celles et ceux qui sont prêts à tout pour partir.

      Mais ce à quoi nous assistons autour du drame de Ceuta est surtout sidérant d’escalade dans l’indignité.

      Escalade dans le degré de #mensonges et de #contre-vérités véhiculés par des responsables politiques, bien au-delà des rangs de l’extrême droite, par divers influenceurs et relais médiatiques : alimentation irraisonnée de l’existence d’un risque « d’arrivée massive » de personnes migrantes sur le continent européen, alors que l’enclave n’est pas dans l’espace Schengen et qu’il n’est pas possible de rejoindre l’Espagne sans contrôle ; prétendu lien avec la politique de régularisation conduite par le gouvernement espagnol, procédure qui n’est pourtant plus ouverte aujourd’hui, dont les critères ne pouvaient en aucun cas concerner les personnes arrivées à Ceuta ces derniers jours.

      Escalade dans la mécanique, désormais si bien rodée, d’instrumentalisation au service de l’agenda politique de celles et ceux qui entretiennent les peurs pour vanter leurs propositions autoritaires et xénophobes : alimentation du fantasme de la « submersion », à coup d’images et de commentaires haineux ressassés jusqu’à la nausée, précipitation sur le terrain pour alimenter les paniques identitaires, dénonciation d’une « menace existentielle » … Un retournement d’analyse bien pathétique quand on pense aux vraies menaces existentielles (drames climatiques, conflits armés…) que nous vivons en cet été 2026…

      Escalade enfin dans la surenchère répressive et sécuritaire qui a été la réponse de la plupart des pays européens : priorité au renforcement du contrôle des frontières, alors qu’il était bien impossible aux personnes migrantes arrivées à Ceuta de gagner facilement le continent européen ; aucune considération pour les questions humanitaires et le respect des droits fondamentaux. Et lundi 3 août, la lettre des 22 pays amenés par l’Italie et le Danemark, demandant de nouvelles mesures de contrôle et de fermeture, dénonçant la politique espagnole de régularisation, a été un nouveau signe plus qu’alarmant d’une dérive sans fin de l’Union européenne, sous l’impulsion d’une alliance droite et extrême droite qui la guide désormais sur les questions migratoires.

      Jusqu’où cela va-t-il aller ? Après le pacte asile et migration en application depuis juin dernier, après le règlement retour et ses « hubs de retour » en dehors de l’UE, renforçant encore les logiques d’enfermement, d’expulsion, d’externalisation et d’atteintes aux droits, quelle va être la prochaine étape ?

      La réunion des ministres de l’Intérieur tenue ce mardi 4 aout, si elle n’a fait l’objet d’aucune véritable annonce nouvelle, tant les dispositifs de contrôle et de répression sont déjà présents, a néanmoins confirmé le registre de la menace et de l’obsession, notamment via les technologies de surveillance, du contrôle et de la fermeture.

      Alors qu’en France comme dans d’autres pays européens s’ouvrent de cruciales séquences électorales risquant d’être autant de prétextes à de nouvelles instrumentalisations et surenchères, il y a urgence, sous peine de basculer demain dans un avenir encore plus cauchemardesque, à dénoncer sans faillir ces mécaniques toxiques. Et à opposer à l’incapacité aujourd’hui dramatique de l’Union européenne et de ses Etats à concevoir des politiques migratoires, hors du paradigme de la répression et de la logique de « la forteresse assiégée » servant principalement ses intérêts ; des politiques fondées sur le respect des droits humains, l’égalité de traitement, les coopérations d’égal à égal et les solidarités internationales. Les seules à même de pouvoir garantir notre avenir collectif, dans un monde où, plus que jamais, les migrations en seront demain le cœur battant.

      https://www.lacimade.org/drame-de-ceuta-jusquou-ira-lindignite

  • Les IA vont-elles tuer les liens hypertextes, ces briques fondamentales du Web ?
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/08/02/les-ia-vont-elles-tuer-les-liens-hypertextes-ces-briques-fondamentales-du-we

    (...) pourquoi cliquer sur ces [liens] puisque tout peut être servi à votre porte ? Le 22 juillet, Google a déployé en France ses « aperçus IA » (« AI Overviews »). Quand elle est activée, la fonctionnalité relègue l’antique liste des « 10 premiers liens » au fond de la première page de résultats du moteur de recherche et la remplace par un résumé, écrit automatiquement par l’intelligence artificielle (#IA) Gemini.

    Résultat : de nombreux éditeurs de sites Internet craignent pour l’avenir de leurs activités en ligne. En Allemagne, où l’option était déjà en place, la société de référencement Sistrix enregistrait une chute de 6,6 % du nombre de clics en provenance du Google. Mais plus encore qu’une problématique de modèle économique pour les sites Internet, la question est presque philosophique. Le #Web s’est bâti sur le concept même de #liens qui, par leur multiplication, forment ce qu’on appelle communément la « Toile ». Si ces liens ne sont plus parcourus, ont-ils encore une raison d’exister ?

    [...]

    « Les hyperliens et l’hypertexte [la technologie qui les sous-tend] ont été mis au défi par le tournant commercial du Web », complète Valérie Schafer, évoquant la transformation d’un « réseau de pages et documents » en un « réseau de services et plateformes, où sont incorporés de multiples outils, contenus et liens cliquables dont certains sont fournis par les plateformes, ou encore générés par des machines ».
    En parallèle, d’autres mécanismes mettent à mal les principes initiaux de l’hypertexte.
    « Les réseaux sociaux, les applications mobiles, les environnements derrière un paywall… ont érodé la notion de liens ouverts, souvent pour des raisons uniquement commerciales »_, explique au Monde Alberto Di Meglio, responsable de la stratégie numérique du CERN. Les choix de développement de ces plateformes ont, souvent, consisté à faire rester le plus longtemps possible leurs utilisateurs dans leur environnement, et dévalorisé les liens externes permettant de s’en échapper.
    Et cette tendance se poursuit : les utilisateurs qui conversent avec les agents conversationnels comme ChatGPT (OpenAI) ou qui se voient proposer les résumés par IA de Google n’ont en théorie plus de raison de cliquer sur des liens puisque les réponses à leurs interrogations leur sont fournies clés en main.

    https://justpaste.it/abrgm

    #hypertexte #hyperliens

    • Pour une fois que les femmes ne disparaissent pas de l’histoire du web note l’apparition bienvenue de ces chercheuses :
      #Anne_Helmond, de l’université d’Utrecht (Pays-Bas) Historiographie de l’hyperlien » parue en 2018
      #Olia_Lialina, artiste russe parmi les pionnières de l’art en ligne
      #Valérie_Schafer, historienne des télécommunications, de l’informatique et des cultures numériques

    • Avec l’introduction des « aperçus IA », « le Web et les applications mobiles pourraient n’avoir été qu’une étape intermédiaire dans la transformation numérique »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/04/avec-l-introduction-des-apercus-ia-le-web-et-les-applications-mobiles-pourra

      Est-il imaginable que les #médias ferment leurs contenus aux fournisseurs d’IA, comme la plateforme Reddit semble désormais vouloir le faire aux Etats-Unis ? Peu d’acteurs disposent d’un tel pouvoir de négociation. Pour la plupart des médias, le dilemme est redoutable : accepter que leurs #contenus alimentent ces nouveaux systèmes au risque de perdre leur audience, ou s’en retirer au risque de devenir progressivement invisibles dans les interfaces qui structureront demain l’accès au #savoir. Et dans cette lutte, il n’est pas certain que Google gagne à ne pas rémunérer équitablement les producteurs d’information.

      En effet, si les interfaces d’IA promettent de rendre l’information plus accessible que jamais, leur succès conduit à fragiliser ceux qui produisent cette information. Elles risquent de compromettre, à terme, la ressource dont elles se nourrissent. Une société qui ne finance plus la production des faits ne pourra pas longtemps bénéficier de la qualité de leurs synthèses.

      Déplacement du pouvoir

      Ce que l’introduction des AI Overviews traduit, c’est l’effacement du Web, qui avait lui-même remplacé une partie des médiations traditionnelles. Il devient une infrastructure invisible, tout comme les applications mobiles qui s’effacent également derrière des interfaces conversationnelles. Le Web et les applications mobiles pourraient n’avoir été qu’une étape intermédiaire dans la transformation #numérique.

      https://justpaste.it/dtnq8

  • Festival : les Estivales de la Permaculture
    https://ecovillageglobal.fr/27376

    Projet : Le festival des Estivales de la Permaculture »sur le thème Prendre soin du vivant - symbiose et mutualisme se tiendra pour sa 11ème édition à Montreuil (93100) sur le site historique des Murs à Pêches, les 25, 26 et 27 septembre 2026 avec stands, ateliers, conférences, animations, concerts, projections, débats, un espace enfant, un espace librairie, des expositions, des balades guidées ◆ Entrée à prix libre et conscient >Offre:Pour proposer un stand, animer un atelier, devenir bénévole : inscription en ligne sur le site 🏷️ Contacts et Echanges / Agenda des Convergences 📌 Seine-Saint-Denis (93) 🔗 https://ecovillageglobal.fr/27376 👈 Infos et contact

    #Contacts_et_Echanges/Agenda_des_Convergences

  • Non à la garantie par l’État d’un prêt bancaire au profit du RN
    https://bellaciao.org/Non-a-la-garantie-par-l-Etat-d-un-pret-bancaire-au-profit-du-RN

    Nous, citoyens français, nous opposons fermement à tout projet consistant à faire garantir par l’État un prêt bancaire destiné au financement du Rassemblement National. L’argent des contribuables n’a pas vocation à couvrir le risque financier d’un parti politique. Les Français ne doivent pas être les garants des emprunts contractés par une formation politique, quelle qu’elle soit. Cette opposition est d’autant plus forte que plusieurs responsables du Rassemblement National ont été (…) #Contributions

    / #Extrême_droite, #Gouvernements, #Présidentielle_2027

  • EU erschwert Schutz für wehrfähige Ukrainer – Ausreise-Nachweis wird Pflicht
    https://www.berliner-zeitung.de/article/eu-schutzstatus-ukrainer-wehrfaehige-maenner-ausreise-nachweis-1024

    Allez crever au casse-pipes, la nation a le droit de vous sacrifier dans l’intérêt des nantis. La position des états européens est unanime.

    30.7.2026 von Alexander Schmalz - in der EU nicht mehr automatisch Schutz. Sie müssen künftig eine legale Ausreise oder eine Befreiung vom Wehrdienst belegen.

    Die Europäische Union schränkt den automatischen Schutz für wehrfähige Männer aus der Ukraine ein. Neu ankommende Ukrainer profitieren in Deutschland und den anderen Mitgliedstaaten künftig nur noch dann von den vereinfachten Aufnahmeregeln, wenn sie nachweisen können, dass sie ihre militärischen Pflichten erfüllt haben oder rechtmäßig davon befreit sind.

    Der Rat der Mitgliedstaaten hat die Neuregelung nun beschlossen, wie die Deutsche Presse-Agentur berichtet. Die Entscheidung soll in Kürze im EU-Amtsblatt veröffentlicht werden und am darauffolgenden Tag in Kraft treten. Männer, die bereits vorübergehenden Schutz in der EU erhalten haben, sind nicht betroffen.

    Flüchtling oder Rekrut für die Front? Streit um ukrainische Männer in Europa eskaliert
    Flüchtling oder Rekrut für die Front? Streit um ukrainische Männer in Europa eskaliert

    Wer vom automatischen EU-Schutz ausgeschlossen wird

    Nach den derzeitigen ukrainischen Bestimmungen betrifft die Verschärfung vor allem neu ankommende Männer zwischen 23 und 60 Jahren. Männer dieser Altersgruppe dürfen die Ukraine während des Krieges in der Regel nicht verlassen, sofern keine Ausnahme vorliegt.

    Als Nachweis soll unter anderem ein Reisepass mit einem offiziellen ukrainischen Ausreisestempel gelten. Anerkannt werden können zudem Dokumente in Papierform oder digital, die bestätigen, dass jemand vom Wehrdienst befreit ist oder seine militärischen Verpflichtungen erfüllt hat.

    Ausnahmen gelten nach ukrainischem Recht unter anderem für Väter von mindestens drei minderjährigen Kindern und für Männer, die aus gesundheitlichen Gründen vom Wehrdienst freigestellt sind. Auch sie müssen künftig nachweisen, dass sie die Ukraine legal verlassen durften.
    Reguläres Asyl bleibt weiterhin möglich

    Die Tür zur EU ist für die betroffenen Männer nicht vollständig geschlossen. Wer keinen entsprechenden Nachweis vorlegen kann, erhält jedoch nicht mehr automatisch eine Aufenthaltserlaubnis sowie Zugang zu Arbeit, Wohnraum, medizinischer Versorgung und Sozialleistungen nach der Massenzustromrichtlinie.

    Betroffene können weiterhin einen regulären Asylantrag stellen. Auch subsidiärer Schutz bleibt grundsätzlich möglich, wenn ihnen bei einer Rückkehr wegen des bewaffneten Konflikts ein ernsthafter Schaden droht. Anders als beim vorübergehenden Schutz wird jeder Antrag jedoch einzeln geprüft. Ein automatischer Anspruch besteht nicht.

    Für Frauen, Kinder und Männer mit einer legalen Ausreisegenehmigung bleiben die vereinfachten Regeln bestehen. Insgesamt genießen derzeit rund 4,38 Millionen Menschen aus der Ukraine vorübergehenden Schutz in der Europäischen Union. Die Regelung wurde bis zum 4. März 2028 verlängert.

    Ukraine bat die EU um strengere Regeln

    Die EU-Kommission begründet die Einschränkung mit dem Personalbedarf der ukrainischen Streitkräfte. Die Regierung in Kiew hatte Brüssel nach Angaben von EU-Migrationskommissar Magnus Brunner selbst darum gebeten, den automatischen Schutz für Männer ohne legale Ausreisegenehmigung zu beenden.

    Die Ukraine hat zunehmend Schwierigkeiten, genügend Soldaten zu mobilisieren und Verluste in ihren Streitkräften auszugleichen. Der damalige Verteidigungsminister Mychajlo Fedorow erklärte im Januar, rund zwei Millionen Männer stünden wegen mutmaßlicher Verstöße gegen die Mobilisierungsvorschriften auf Fahndungslisten. Weitere etwa 200.000 Soldaten hätten sich unerlaubt von ihren Einheiten entfernt.

    Merz wollte junge Ukrainer im Land halten

    Deutschland hatte sich auf EU-Ebene für die Verschärfung ausgesprochen. Bundesinnenminister Alexander Dobrindt befürwortete ein Ende des automatischen Schutzes für Männer im wehrfähigen Alter. Bundesjustizministerin Stefanie Hubig erklärte bei einem Besuch in Kiew, es sei wichtig, dass die Ukraine wehrfähig bleibe.

    Bundeskanzler Friedrich Merz hatte bereits im November 2025 von Wolodymyr Selenskyj strengere Ausreiseregeln für junge Männer verlangt. „Ich habe ihn gebeten, dafür zu sorgen, dass diese jungen Männer im Land bleiben, weil sie im Land gebraucht werden und nicht in Deutschland“, sagte der CDU-Politiker damals.

    Grüne und Linke warnen vor den Folgen

    Kritik kommt unter anderem von Grünen und Linken. Die Grünen-Migrationsexpertin Filiz Polat erwartet zusätzlichen bürokratischen Aufwand für Behörden und Kommunen. Viele betroffene Männer würden nun in das reguläre Asylverfahren gedrängt, warnte sie.

    Die fluchtpolitische Sprecherin der Linksfraktion, Clara Bünger, bezeichnete einen Ausschluss wehrfähiger Männer als „Angriff auf das Recht auf Kriegsdienstverweigerung“. Dieses Recht werde in der Ukraine nicht gewährleistet. Deshalb müsse die EU den betroffenen Männern weiterhin Schutz bieten, erklärte sie.

    #Ukrsone #UE #guerre #conscription

  • Et si le BHT n’était que la partie visible de l’iceberg
    https://bellaciao.org/Et-si-le-BHT-n-etait-que-la-partie-visible-de-l-iceberg

    Le retrait du BHT par certaines maisons de parfum ouvre une question bien plus vaste que celle d’un seul ingrédient. Derrière chaque fragrance se cache une multitude de composants techniques, souvent méconnus du grand public, dont le rôle mérite d’être mieux compris. Et si le véritable enjeu n’était pas le BHT lui-même, mais notre manière de concevoir les formulations modernes ? #Contributions

  • 🌱Chantiers Participatifs 🪚​ Chaux Chanvre Septème (38) du 24 au 28 Août
    https://ecovillageglobal.fr/27368

    Chantier : Rénovons une tour du XVe siècle en appliquant du chaux-chanvre sur tous les murs. Préparation du mélange et des banches, pose, puis préparation éventuelle des supports selon l’avancée. Travail intérieur, à l’ombre et au frais dans des murs de 1,60 m. >Accueil : Participation dès 2 jours, semaine complète appréciée, pour un groupe idéal de 10 à 12 personnes. Repas végétariens ou peu carnés offerts et co-organisés. Tente, véhicule ou dortoir selon les places ; douches et sanitaires disponibles. RC personnelle à jour obligatoire. >Nous : Association accompagnant depuis 2025 un habitat (…) 🏷️ Contacts et Echanges / Construction 📌 Isère (38) 🔗 https://ecovillageglobal.fr/27368 👈 Infos et contact

    #Contacts_et_Echanges/Construction

  • Immigration : l’Insee rétablit la vérité sur les flux migratoires et bat en brèche l’#intox de la « submersion migratoire »

    L’Institut national de la statistique a publié, jeudi 4 juin 2026, sa dernière étude sur les immigrés en France. Une parution d’utilité publique, face aux flux continus de désinformations sur le sujet.

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a levé le voile, jeudi 4 juin, sur sa dernière radiographie de l’immigration en France. À l’heure où des milliardaires comme Elon Musk relaient complaisamment sur leur réseau le fantasme xénophobe d’un « quadruplement » de la population étrangère en Europe, ces nouvelles données sonnent comme un rappel à l’ordre.

    En 2025, selon l’Insee, la France compte 8 millions d’immigrés, soit 11,6 % de sa population totale. Parmi ces 8 millions d’immigrés, un tiers, soit 2,6 millions, a déjà acquis la nationalité française et n’est donc plus comptabilisé comme étranger. Une précision importante à rappeler car souvent, l’extrême droite aime jeter le flou en semant la #confusion dans le #vocabulaire. Lorsque l’Insee emploie le terme « immigré », elle évoque une personne née étrangère à l’étranger, tandis que le terme « étranger » définit simplement le fait de ne pas posséder la #nationalité française.

    La « subversion migratoire » battue en brèche

    L’augmentation de la part d’immigrés dans la population est réelle depuis 1999, mais demeure très progressive. Surtout, loin des vagues de la « submersion migratoire » fantasmée, les flux sont en décélération. En 2024, 313 000 immigrés sont arrivés en France, un chiffre en net recul par rapport aux 347 000 entrées enregistrées en 2023.

    Les flux retrouvent ainsi leur niveau d’avant la crise sanitaire de 2020, absorbant le pic exceptionnel de 2022 – lié à l’accueil des réfugiés qui fuyaient la guerre en Ukraine. L’Insee précise par ailleurs que cette baisse de 10 % des arrivées en un an concerne des personnes originaires de toutes les régions du monde, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie… ou de l’Europe.

    Balayant d’un revers de main les clichés, l’étude révèle la #surqualification de ces femmes, hommes et enfants qui rejoignent notre territoire. Plus de la moitié, 51 %, des immigrés de plus de 25 ans arrivés en 2024 sont diplômés de l’enseignement supérieur.

    Ce chiffre grimpe même à 54 % pour les personnes originaires du Maghreb. Ces personnes s’intègrent, en outre, presque immédiatement dans la vie sociale et économique. 55 % des nouveaux arrivants de plus de 15 ans sont en emploi ou en études dès le début de l’année 2025, indique le rapport de l’Insee.

    Le visage de cette immigration est aussi profondément féminin. Les #femmes représentent aujourd’hui 52 % des immigrés vivant en France et 53 % des arrivées enregistrées en 2024. Par ailleurs, 58 % des immigrés entrés en 2024 vivent en famille et près d’un quart des arrivants (22 %) sont des enfants qui, souvent, cherchent à rejoindre un parent déjà installé à l’issue de son parcours d’exil.

    Face au #vieillissement de la nation, l’Insee confirme que depuis 2022, l’immigration maintient le pays à flot sur le plan démographique, en compensant l’effondrement du #solde_naturel. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, la population résidant en France a crû de 322 000 personnes.

    Sur ce total, le #solde_migratoire a pesé pour 271 000 individus, sauvant littéralement un solde naturel (51 000 personnes) plombé par la hausse des décès. En somme, ces travailleuses et travailleurs, loin d’être la menace brandie sur les plateaux des chaînes Bolloré et dans les trends de la fachosphère, sont aujourd’hui les piliers stabilisateurs de notre société.

    https://www.humanite.fr/politique/immigration/immigration-linsee-retablit-la-verite-sur-les-flux-migratoires-et-bat-en-br
    #INSEE #France #migrations #statistiques #chiffres #fact-checking #désinformation #préjugés #idées-reçues #démographie #afflux #invasion
    ping @reka @karine4

    • L’essentiel sur... les immigrés et les étrangers

      1. Combien y a-t-il d’immigrés ou d’étrangers en France ?

      En 2025, 8,0 millions d’ immigrés vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d’immigrés, soit 33 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

      La population étrangère vivant en France s’élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

      1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l’étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 14,0 % de la population.

      2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

      En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu’en 1946, 1975 ou 2010. L’évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n’est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu’en 1975 (7,4 %). Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l’augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

      La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

      Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’oeuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l’immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d’immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d’autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

      3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

      En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l’Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l’Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l’Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d’un de ces sept pays (46,3 %).

      4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

      En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

      Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

  • Paiement : PayPal, la belle endormie confrontée aux avances de Stripe et Advent
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/paiement-paypal-la-belle-endormie-confrontee-aux-avances-de-stripe-et-adven

    Le conseil d’administration de la fintech, dont l’étoile a pâli en Bourse ces dernières années, doit se réunir ce lundi. Certaines sources affirmaient toutefois dès vendredi que la société refuserait l’offre de rachat de son concurrent Stripe et du fonds d’investissement Advent. Ce ne pourrait être que le début du feuilleton.

    #concentration #monopole

  • 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 !
    https://bellaciao.org/350000-sdf-2-fois-plus-qu-en-2016

    La grève en action ! Les grévistes du Samusocial de Paris avec la CGT, les camarades d’Utopia56, de la commob travail #Social, etc ont déployé une banderole géante ce lundi 27 juillet sur le toit de l’immeuble du siège du Samusocial de Paris : « 350000 sdf : 2 fois plus qu’en 2016 : Macron coupable. Samusocial en grève reconductible. » Seule la lutte paye, ensemble jusqu’à la victoire ! Rejoignons et Soutenons la grève et l’occupation au Samusocial de Paris. Les prochains rdv : 🔴 jeudi (…) #Contributions

    / #Manifestations, #Grèves, Social, #Solidarités, #Syndicats, #Paris_-_IDF

  • #Incendies : “Il n’y a pas de #conscience #écologique qui se réveille au cœur des #flammes
    https://www.nouvelobs.com/ecologie/20260725.OBS116943/incendies-il-n-y-a-pas-de-conscience-ecologique-qui-se-reveille-au-c-ur-d

    Entretien L’anthropologue Elise Boutié a passé sept mois en #Californie, à enquêter sur la mémoire d’une communauté touchée par « #Camp_Fire », l’un des plus meurtriers feux de forêt américains. Dans sa thèse, elle montre avec finesse que l’incendie ne remet pas en cause les modes de vie qui réchauffent la planète. Au contraire, il les accentue.

    • le titre de la thèse d’Élise Boutié
      La maison brûle : cultiver le déni du changement climatique après un mégafeu en Californie du nord
      https://theses.fr/2024EHES0039
      fournirait un bon titre au Figaro Magazine :-D

      Résumé
      Basée sur une ethnographie de sept mois, cette thèse d’anthropologie politique de l’environnement s’intéresse aux récits, perceptions et manières d’habiter la forêt et la maison après que l’incendie le plus destructeur de l’histoire de Californie ait détruit plus de 19 000 structures humaines, 62 000 hectares de forêt et tué 85 personnes, bouleversant la vie matérielle et symbolique de sept villes et villages d’un haut plateau boisé situé dans les contreforts de la Sierra Nevada. Si l’incendie est débord vécu comme un événement historique de grande ampleur qui a non seulement surpris les habitant.es et les autorités, mais surtout qui mis leur monde sens dessus dessous, dès novembre 2019 date qui marque le premier anniversaire, un certain nombre de dispositifs sont mis en place pour orchestrer l’oubli du 8 novembre 2018 et ainsi relativiser son impact. À partir de cette tension qui oscille entre volonté d’orienter l’écriture de l’histoire et reconnaissance du caractère exceptionnel et de l’urgence à réagir face au phénomène des méga-feux, la thèse se demande comment se fait-il que les habitant.es cultivent le déni de la réalité des changements climatiques et de la réalité de la menace de disparition qu’ils font planer sur leurs lieux de vie alors même qu’iels expriment un profond attachement à ce territoire en particulier et à la forêt en général ? La thèse répond à cette question en trois temps et en suivant trois fils d’analyse : la maison, la forêt et l’église évangélique car ces trois figures constituent selon nous la colonne vertébrale du modèle socio-politique états-unien, modèle dont l’hégémonie et la promotion sont en partie responsables du nouvel ordre climatique qui est le nôtre. D’une part, nous pensons que le désir d’appartenir ou d’être perçu.e comme appartenant à la classe moyenne est plus fort que le principe de réalité qui met en danger et en jeu les conditions d’habitabilité du territoire. D’autre part, les valeurs présentées et perçues comme fondamentales au sein de la société états-unienne, notamment celle de puissance de l’individu auto-construit (« self made man »), font écran aux relations d’interpénétration et d’interdépendance qui lient positivement les humains à leurs environnements, anéantissant toute possibilité d’en prendre soin et d’être transformé.e par eux. Enfin, la puissance des schémas narratifs portés et véhiculés par la religion évangélique, dont le pouvoir sur le ridge est indéniable, prolonge et perpétue la pensée selon laquelle l’humain qui croit et qui entretient son lien avec Dieu serait un être protégé des cataclysmes terrestres, reléguant ces derniers à de pures anecdotes sans conséquence pour et dans la vie terrestre. Construite en quatre parties (« Habiter », « Incendier », « Effacer », « The New Normal ? ») et neuf chapitres, la thèse traite la catastrophe comme un événement autant révélateur que catalyseur d’enjeux socio-politiques tels que la violence sociale, l’alliance de classes au-delà de l’alliance politique, l’attachement à l’image de la classe moyenne, la mémoire encadrée, le traumatisme climatique, la relation naturaliste à la forêt et la migration d’agrément.

  • Laine et Teinture Végétale
    https://ecovillageglobal.fr/27362

    Projet : créer une activité autour de la laine (moutons, alpagas), avec HL, écologie, potager en sol vivant et teinture végétale. Utilisation des laines des élevages voisins, nettoyage des toisons et teinture. Cardage, filage et tricot ( mitaines, pulls, bonnets, bandeaux ect..) ; >Offre:Présence, aide, idées >Cherche : lieu déjà construit ou à construire en Bretagne ou Creuse ◆ personnes intéressées et simples 🏷️ Contacts et Echanges / Contacts 📌 Finistère (29) 🔗 https://ecovillageglobal.fr/27362 👈 Infos et contact

    #Contacts_et_Echanges/Contacts

  • #contributeur-g 002 - Geraldine Rauch, deutsche Mathematikerin, Präsidentin der TU Berlin
    https://de.wikipedia.org/wiki/Geraldine_Rauch

    On la regrette. La première femme qui a occupé le poste de président de l’Université Technique de Berlin a toujours fait preuve de courage et de droiture. Le lobby génocidaire a eu raison d’elle. Elle a perdu son poste après s’être intéressée de trop près au destin des victimes du sionisme.

    Sa collaboration avec les chémo-meurtriers da société multinationale sous contrôle suisse Roche n’a jaimais été un sujet d’enquête critique ni sa position de cheffe-de l’institut d’épidémiologie de la Charité. Passons, on ne fait pas d’omelette (ou de profs et présidents des écoles de meurtriers impérialistes) sans casser des oeufs.

    Geraldine Rauch (* 15. September 1982 in Heidelberg[1]) ist eine deutsche Mathematikerin. Sie leitet an der Charité Berlin als Universitätsprofessorin das Institut für Biometrie und klinische Epidemiologie. Von April 2022 bis März 2026 war sie Präsidentin der Technischen Universität Berlin.
    Ausbildung und berufliche Laufbahn
    Bearbeiten

    Geraldine Rauch erwarb ihre allgemeine Hochschulreife 2002 in Freiburg und begann noch im selben Jahr ein Studium der Mathematik mit dem Nebenfach Biologie an der Universität Bremen. Nach einem Studienaufenthalt an der Cardiff University[2] beendete sie ihr Studium im Juli 2007.[1] Von 2006 bis 2007 studierte sie zusätzlich zwei Semester Biometrie/Biostatistik an der Universität Bremen.[1] Von 2007 bis 2009 promovierte Rauch in der Abteilung Biostatistik bei Roche Diagnostics Penzberg in Kooperation mit der Universität Bremen. Sie wurde mit einer mit magna cum laude bewerteten Dissertation zum Thema The LORELIA Residual Test bei Jürgen Timm[3] promoviert.[1]

    Von 2009 bis 2016 arbeitete Rauch als wissenschaftliche Mitarbeiterin am Institut für Medizinische Biometrie und Informatik am Universitätsklinikum Heidelberg. Dort übernahm sie 2012 die Leitung der Arbeitsgruppe „Klinische Studien“. Im Januar 2015 schloss sie ihre Habilitation ab und erwarb die Lehrberechtigung im Fach Medizinische Biometrie.[4] 2017 folgte sie zunächst einem Ruf an das Universitätsklinikum Hamburg-Eppendorf zur Universitätsprofessorin für Medizinische Biometrie und zur stellvertretenden Direktorin des Instituts für Medizinische Biometrie und Epidemiologie.[2] Bereits im Juli 2017 wechselte Rauch an die Charité – Universitätsmedizin Berlin als Professorin (W3) für Medizinische Biometrie und übernahm die Leitung des Instituts für Biometrie und klinische Epidemiologie.[4] Ab Januar 2020 war sie gewählte Prodekanin für Studium und Lehre mit lebens- und gesundheitlichem Schwerpunkt an der Charité – Universitätsmedizin Berlin.[4]

    Am 19. Januar 2022 wurde sie als Nachfolgerin von Christian Thomsen zur Präsidentin der Technischen Universität Berlin gewählt. Sie trat ihr Amt am 1. April 2022 an und wurde damit die erste Frau in der Geschichte der TU Berlin auf diesem Posten.[5] Im August 2022 wurde sie in den Zukunftsrat des Bundeskanzlers berufen.[6] Diesen Posten verlor sie im Juni 2024, nachdem sie in die Kritik geraten war, weil sie auf X mindestens einen antisemitischen Post zum Gaza-Krieg mit „gefällt mir“ markiert hatte.[7]

    2023 wurde Rauch zum ordentlichen Mitglied der Deutschen Akademie der Technikwissenschaften (acatech) gewählt.[8]

    Anfang Dezember 2025 scheiterte Rauchs Wiederwahl als Präsidentin der Technischen Universität Berlin gegen Fatma Deniz. Bei der Wahl erhielt Deniz 42 Stimmen, während Rauch nur 18 Stimmen erhielt. Rauchs Amtszeit endete am 31. März 2026.[9]
    Forschungsschwerpunkte
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    Rauchs Forschungsschwerpunkte liegen im Bereich der Methodik für klinische Studien. Dort beschäftigt sie sich unter anderem mit adaptiven Studiendesigns und Methoden der Fallzahlrekalkulation. In dem von ihr bis zu ihrem Wechsel geleiteten Institut für Biometrie und klinische Epidemiologie wird an der Integration und Entwicklung neuer statistischer Methoden zur besseren und genaueren Umsetzung von Studien und Forschungsprojekten geforscht.[10]
    Öffentliche Wahrnehmung
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    Rauchs Amtsführung als Universitätspräsidentin war Gegenstand intensiver öffentlicher Debatten. Im Februar 2024 geriet sie nach einem Gastbeitrag in die Kritik, in dem sie das Netzwerk Wissenschaftsfreiheit scharf angriff, woraufhin eine Dienstaufsichtsbeschwerde gegen sie eingereicht wurde.[11] Im Mai 2024 löste ihr Interaktionsverhalten auf der Plattform X bundesweite Kontroversen aus, nachdem sie antisemitische und israelfeindliche Bildinhalte geliked hatte.[12] Trotz breiter Rücktrittsforderungen aus Politik und jüdischen Verbänden sowie eines knappen Votums des Akademischen Senats lehnte sie einen Rücktritt ab und beantragte ein Disziplinarverfahren gegen sich selbst.[13] In der Folge verlor sie ihren Sitz im Zukunftsrat der Bundesregierung und trat vorzeitig als Sprecherin der „Berlin University Alliance“ zurück.[14] Eine im August 2025 verhängte Disziplinarverfügung wurde im Mai 2026 von der Senatsverwaltung vor Gericht wieder zurückgezogen, da das Liken von der Meinungsfreiheit gedeckt war.[15]
    Familie
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    Geraldine Rauch ist verheiratet und hat einen Sohn. Sie wohnt in Berlin.[16]
    Veröffentlichungen
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    Geraldine Rauch, Rainer Muche, Reinhard Vonthein (Hrsg.): Zeig mir Biostatistik! Ideen und Material für einen guten Biometrie-Unterricht, Springer Verlag, Berlin Heidelberg 2014, ISBN 978-3-642-54336-4.
    Geraldine Rauch, Svenja Schüler, Meinhard Kieser: Planning and Analyzing Clinical Trials with Composite Endpoints. Springer, 2017, ISBN 978-3-319-73769-0.
    Geraldine Rauch, Konrad Neumann, Ulrike Grittner, Carolin Herrmann, Jochen Kruppa: Medizinische Statistik für Dummies. Wiley-VCH, 2020, ISBN 978-3-527-71584-8.

    Weblinks
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    Literatur von und über Geraldine Rauch im Katalog der Deutschen Nationalbibliothek
    Institut für Biometrie der Charité - Universitätsmedizin Berlin
    Geraldine Rauch Publikationen indexiert durch Scopus

    Einzelnachweise
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    Lebenslauf. Arzneimittelkommission der Deutschen Ärzteschaft, archiviert vom Original am 9. Mai 2022; abgerufen am 12. August 2022.
    Berliner Institut für Gesundheitsforschung-Charité und Max-Delbrück-Centrum: Pressemitteilung: Charité und BIH stärken klinische Forschung – Aktuelles – BIH at Charité. Abgerufen am 19. Oktober 2021 (deutsch).
    The LORELIA Residual Test. In: Deutsche Nationalbibliothek. Abgerufen am 15. Juni 2026.
    Lebenslauf Geraldine Rauch. Charité, archiviert vom Original am 19. Januar 2022; abgerufen am 12. August 2022.
    Wissenschaftssenatorin Ulrike Gote gratuliert Prof. Dr. Geraldine Rauch zur Wahl zur ersten Präsidentin der TU Berlin. 19. Januar 2022, abgerufen am 21. Januar 2022.
    Zukunftsrat der Bundesregierung. Abgerufen am 6. Juni 2024.
    TU-Präsidentin verliert Posten im Zukunftsrat. Tagesschau, 7. Juni 2024.
    Clemens Wolf: acatech gewinnt 39 führende Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler als neue Mitglieder. In: acatech. 6. Dezember 2023, abgerufen am 3. Dezember 2025.
    TU Berlin: Geraldine Rauch verliert Wahl zur Präsidentin – Fatma Deniz übernimmt. In: Der Spiegel. 3. Dezember 2025, ISSN 2195-1349 (spiegel.de [abgerufen am 3. Dezember 2025]).
    Forschungsschwerpunkte. In: Institut für Biometrie und Klinische Epidemiologie. Abgerufen am 20. Oktober 2021.
    Mathias Brodkorb: Bloß eine private Meinungsäußerung?. In: Frankfurter Allgemeine Zeitung. 30. März 2024.
    Präsidentin der TU Berlin likte offenbar antisemitische Tweets. In: Der Tagesspiegel Online. 29. Mai 2024, abgerufen am 15. Juni 2026.
    Knappe Mehrheit im AS für Rücktritt der TU-Präsidentin. 6. Juni 2024, abgerufen am 15. Juni 2026.
    TU-Präsidentin Rauch verliert Posten im Zukunftsrat. 7. Juni 2024, abgerufen am 15. Juni 2026.

    Disziplinarverfügung gegen Geraldine Rauch aufgehoben. Forschung & Lehre, 26. Mai 2026, abgerufen am 23. Juni 2026. https://www.forschung-und-lehre.de/recht/disziplinarverfuegung-gegen-geraldine-rauch-aufgehoben-7711

    Auf die Persönlichkeit kommt es an. Abgerufen am 16. August 2023. https://www.tu.berlin/ueber-die-tu-berlin/organisation/universitaetsleitung/das-praesidium-stellt-sich-vor/geraldine-rauch-stellt-sich-vor

    Rektoren und Präsidenten der Technischen Hochschule/Universität Berlin

    Technische Hochschule: Friedrich Karl Hermann Wiebe (1879–1881) | Emil Winkler (1881–1882) | Bernhard Kühn (1882–1883) | Guido Hauck (1883–1885) | Eduard Dobbert (1885–1886) | Friedrich Rüdorff (1886–1887) | Georg Meyer (1887–1888) | Julius Schlichting (1888–1889) | Johann Eduard Jacobsthal (1889–1890) | Franz Reuleaux (1890–1891) | Richard Doergens (1891–1892) | Emil Lampe (1892–1893) | Hermann Rietschel (1893–1894) | Adolf Slaby (1894–1895) | Heinrich Müller-Breslau (1895–1896) | Guido Hauck (1896–1897) | Otto Nikolaus Witt (1897–1898) | Adolf Goering (1898–1899) | Alois Riedler (1899–1900) | Fritz Wolff (1900–1901) | Johann Friedrich Bubendey (1901–1902) | Otto Kammerer (1902–1903) | Georg Hettner (1903–1904) | Adolf Miethe (1904–1905) | Oswald Flamm (1905–1906) | Max Grantz (1906–1907) | Otto Kammerer (1907–1908) | Richard Borrmann (1908–1909) | Walther Mathesius (1909–1910) | Heinrich Müller-Breslau (1910–1911) | Georg Wilhelm Scheffers (1911–1912) | Emil Josse (1912–1913) | Friedrich Romberg (1913–1914) | Hugo Hartung (1914–1915) | George Henry de Thierry (1915–1916) | Max Kloss (1916–1917) | Hermann Hüllmann (1917–1918) | Eugen Jahnke (1919–1920) | Robert Pschorr (1920–1921) | Rudolf Rothe (1921–1922) | Erich Blunck (1922–1923) | Walter Laas (1923–1924) | Ernst Orlich (1925–1926) | Alfred Stavenhagen (1926–1927) | Hermann Boost (1927–1928) | Georg Hamel (1928–1929) | Rudolf Drawe (1929–1930) | Daniel Krencker (1930–1931) | Ludwig Tübben (1931–1933) | Achim von Arnim (1934–1938) | Ernst Storm (1938–1942) | Oskar Niemczyk (1943–1944) | Max Volmer (Anfang Juni 1945, komm.) | Georg Schnadel (Juni 1945 bis Oktober 1945, komm.). Technische Universität: Walter Kucharski (1946–1947) | Jean D’Ans (1947–1948) | Kurt Apel (1948–1949) | Hans Freese (1949–1950) | Walter Pflaum (1950–1951) | Iwan Stranski (1951–1953) | Otto Dahl (1953–1955) | Johannes Lorenz (1955–1956) | Kurt Dübbers (1956–1957) | Werner Kniehahn (1957–1959) | Otto R. Schnutenhaus (1959–1960) | Johannes Lorenz (1960–1961) | Herbert Kölbel (1961–1963) | Paul Hilbig (1963–1965) | Friedrich-Wilhelm Gundlach (1965–1967) | Kurt Weichselberger (1967–1968) | Hans Wever (1968–1970) | Alexander Wittkowsky (1970–1977) | Rolf Berger (1977–1978) | Jürgen Starnick (1979–1985) | Manfred Fricke (1985–1993) | Dieter Schumann (1993–1997) | Hans-Jürgen Ewers (1997–2002) | Kurt Kutzler (2002–2010) | Jörg Steinbach (2010–2014) | Christian Thomsen (2014–2022) | Geraldine Rauch (2022–2026) | Fatma Deniz (seit 2026).

    Normdaten (Person): GND: 139823492 (lobid, GND Explorer, OGND) | LCCN: n2018189291 | VIAF: 102666245 | Wikipedia-Personensuche
    Personendaten
    NAME Rauch, Geraldine
    KURZBESCHREIBUNG deutsche Mathematikerin
    GEBURTSDATUM 15. September 1982
    GEBURTSORT Heidelberg
    Zuletzt bearbeitet vor 21 Tagen

    Voici un exemple des dénonciations par le lobby de l’impérialisme sioniste

    „Sie befeuert Vorurteile gegen bedrohte Minderheiten“ : Präsidentin der TU Berlin wegen Angriff auf jüdisch-kurdische Veranstaltung in der Kritik
    https://www.msn.com/de-de/nachrichten/other/sie-befeuert-vorurteile-gegen-bedrohte-minderheiten-pr%C3%A4sidentin-der-tu-berlin-wegen-angriff-auf-j%C3%BCdisch-kurdische-veranstaltung-in-der-kritik/ar-AA1P0RgI

    12/2025 von Hannes Heine /Tagesspiegel -

    Weil Geraldine Rauch eine jüdisch-kurdische Veranstaltung an der Technischen Universität Berlin (TU) denunziert habe, solle sie als Präsidentin der Hochschule zurücktreten. Das sagte Ali Toprak, der Vorsitzende der Kurdischen Gemeinde Deutschland, dem Tagesspiegel: „Schon letztes Jahr hatte Rauch öffentlich Islamisten verharmlost – nun prangert sie eine Aufklärungsveranstaltung über religiöse Fanatiker an. Rauch befeuert so indirekt Vorurteile gegen die von Fundamentalisten bedrohten Minderheiten.“

    Steigbügelhalter der Gotteskrieger sind ausgerechnet Funktionäre der deutschen Mittelschicht. Ali Toprak von der Kurdischen Gemeinde Deutschland

    Wie berichtet, ging Rauch vergangene Woche gegen eine Veranstaltung einer jüdisch-kurdischen Fraueninitiative wegen deren angeblicher Muslimfeindlichkeit vor. Eine E-Mail der Präsidentin an den Allgemeinen Studierendenausschusses (Asta) fassten einige als Versuch auf, die Veranstaltung über islamistische Gefahren zu verhindern. Die „Welt“ berichtete zuerst. Das Treffen des jüdisch-kurdischen Projekts „Pek Koach“ fand trotz des Drucks von oben statt.

    Islamisten-Post schon 2024

    „Nicht nur, aber eben auch an der TU Berlin werden Opfer von Islamisten verächtlich gemacht“, sagte Toprak. „Juden, Drusen, Christen, Aleviten, aber auch muslimische Kurden, überhaupt Liberale aus der islamischen Welt fürchten um ihre Sicherheit. Und als Steigbügelhalter der Gotteskrieger treten ausgerechnet Funktionäre aus der deutschen Mittelschicht auf.“

    An der Hochschule herrsche ein „Klima der Denunziation“: Wer sich bezüglich des Nahost-Konflikts nicht als Unterstützer arabischer Kräfte zeige, müsse damit rechnen, beschimpft zu werden. Das berichten ein Student und unabhängig davon ein Angestellter der TU. Deren Einschätzungen sind nicht repräsentativ, die TU zählt fast 35.000 Studierende. Aber sie passen zu Berichten aus der TU, die den Tagesspiegel vergangenes Jahr erreichten.

    Sie wendet sich gegen Frauen, Juden, Kurden und distanziert sich von ihrer studentischen Hochschulvertretung. Adrian Grasse, CDU-Wissenschaftspolitiker

    Rauch hatte im Mai 2024 einen antisemitischen Post auf der Plattform X mit „Gefällt mir“ markiert: Zu sehen war ein Foto eines offenbar islamistischen Marsches in der Türkei, auf dem Israels Premier Benjamin Netanjahu mit Hakenkreuzen gezeigt wurde. Rauch erklärte, im Amt zu bleiben. Nun kandidiert sie erneut, will also als Präsidentin im Amt bestätigt werden.
    Schaden für Berlins Forschung

    Der Berliner SPD-Spitzenkandidat Steffen Krach sagte auf Anfrage: „Die Präsidentin wird mehr und mehr zur Belastung für die Technische Universität und den Innovationsstandort Berlin – der aktuelle Vorfall macht das wieder einmal deutlich.“ Krach ist derzeit Regionspräsident in Hannover, von 2016 bis 2021 war er in Berlin der Wissenschaftsstaatssekretär.

    „Sie wäre gut beraten, von ihrer Kandidatur zurückzutreten“, schrieb Ex-TU-Präsident Kurt Kutzler, „sonst müsste man den Mitgliedern der Wahlgremien empfehlen, ihr die Stimme zu versagen.“

    Auch der Hochschulexperte der CDU im Bundestag, Adrian Grasse, forderte Rauch auf, das Amt ruhen zu lassen. Wiederholt schade die Präsidentin dem Ruf der TU. Es sei inakzeptabel, dass sie versucht habe, die Asta-Veranstaltung zu verhindern: „Damit verharmlost sie nicht nur die Gefahr islamistischer Ideologien, sondern wendet sich auch gegen Frauen, gegen Juden, gegen Kurden und distanziert sich zudem von ihrer studentischen Hochschulvertretung.“

    Grasse hatte Rauch schon im Jahr 2024 kritisiert, als er noch Wissenschaftspolitiker der CDU im Abgeordnetenhaus war. Die am Mittwoch in der TU vorgestellte Broschüre der jüdisch-kurdischen Pek-Koach-Initiative zitiert Betroffene islamistischer Fanatiker.

    #Allemagne #Berlin #Palestine #génocide #sionisme #université #iatrocratie #technologie

  • Le planisphère carré – le monde comme vous ne l’avez jamais vu.
    https://planispherecarre.org

    La #projection #quinconce de #Peirce déplie la #sphère terrestre en révélant l’unité des #continents dans l’océan mondial. Plus besoin de privilégier un continent plutôt qu’un autre : pas d’Afrique comprimée, et aucun pays au centre — dans l’esprit de la carte de l’ONU.

    Les déformations se concentrent ici dans les océans — là où elles défigurent le moins les pays, leurs tailles et leurs interactions.

    Notre #planisphère n’a pas de face cachée : il vous montre d’un côté le monde centré sur le #pôle Nord, et de l’autre côté le #monde centré sur le pôle Sud. Tournez-le, pliez-le, découpez-le et composez jusqu’à 8 points de vue uniques sur la Terre.