• La #répression_pénale de la #traite des êtres humains à des fins d’#exploitation du #travail en #Suisse

    Le CSDH identifie des problèmes et formule des recommandations

    La traite des êtres humains reste souvent impunie du fait de l’absence de témoignages des victimes. Il arrive en effet fréquemment que ces dernières ne soient pas en mesure, en raison de leur situation extrêmement précaire, de faire une déclaration juridiquement valable ou qu’elles ne soient plus en Suisse pour le faire. De plus, l’article 182 du code pénal, qui sanctionne la traite, fournit peu d’éléments aidant à appliquer ce concept juridique à une situation concrète. Tels sont les résultats d’une nouvelle étude que le CSDH a réalisée sur le sujet.

    En Suisse, les #condamnations pour traite d’êtres humains à des fins d’exploitation du travail sont rares. Pour connaître les raisons de cette situation, le CSDH avait analysé en 2019, dans une première étude, les jugements prononcés dans ce domaine et les #bases_légales qui le régissent. Il approfondit maintenant ses conclusions dans sa nouvelle étude, «  La répression pénale de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation du travail en Suisse  », pour laquelle il a interrogé directement des spécialistes de l’inspection du travail, de la police, des tribunaux et des ministères publics.

    Une procédure trop dépendante du témoignage des victimes

    Il ressort de l’étude que le principal obstacle est l’importance centrale conférée au témoignage des victimes lors de l’administration des preuves durant la procédure pénale. Selon les professionnels interrogés, il est pratiquement impossible d’obtenir une condamnation sans ce témoignage. Les victimes ne sont toutefois souvent pas à même de fournir des déclarations utilisables en tribunal en raison de leur vulnérabilité et de leur vécu traumatisant. De plus, au moment du procès, si celui-ci a finalement lieu, il est fréquent qu’elles ne soient plus en Suisse, soit qu’elles en aient été expulsées, soit qu’elles l’aient quittée de leur propre chef.
    Entre clichés trompeurs et un article de loi très vague

    Des clichés persistants, qui voient par exemple dans les victimes de traite des individus forcément retenus par la contrainte et victimes de violence, constituent une autre difficulté. Une sorte de réaction en chaîne s’enclenche lorsqu’un cas ne correspond pas à ce stéréotype : la police craint qu’il ne soit difficile de rendre la traite des êtres humains plausible aux yeux du ministère public, et ce dernier nourrit la même crainte envers les juges. Les autorités préfèrent alors souvent qualifier les faits d’usure plutôt que de traite, pour augmenter les chances d’aboutir à une condamnation pénale.

    Ces difficultés s’expliquent en grande partie par la formulation vague de la disposition légale applicable, l’article 182 du code pénal suisse (CP), qui fait référence à des traités internationaux peu connus, ou pas systématiquement consultés par les autorités.
    Recommandation  : octroyer des autorisations de séjour, reformuler l’article 182 CP et obliger les autorités à collaborer entre elles

    L’étude se conclut sur plusieurs recommandations à l’intention des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires. Outre la sensibilisation des autorités compétentes, il s’agit avant tout d’améliorer la situation des victimes, en particulier en leur délivrant des autorisations de séjour et en les soutenant dans leur collaboration avec les instances de poursuite pénale, afin de les encourager à poursuivre la procédure, comme le prévoient les traités internationaux.

    Les auteures recommandent aussi de modifier l’art. 182 CP et d’adapter ses notions aux instruments internationaux, afin de pouvoir mieux détecter et réprimer les cas de traite d’êtres humains. De plus, pour faciliter l’instruction pénale de cas d’exploitation du travail qui n’entrent pas dans le champ de la définition de la traite d’êtres humains, elles conseillent de créer une nouvelle norme pénale spécifique à cette infraction, indépendante de la traite des êtres humains.

    Enfin, pour améliorer le travail en réseau, l’étude recommande de prévoir dans chaque canton une base légale qui formalise la nécessité de collaborer entre les différentes autorités concernées contre la traite des êtres humains, à des fins notamment d’exploitation du travail.

    https://www.skmr.ch/frz/domaines/migration/publications/exploitation-du-travail-empirique.html?zur=105

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    #Rapport :


    https://www.skmr.ch/cms/upload/pdf/2020/200810_Etude_empirique__exploitation__travail.pdf
    #traite_d'êtres_humains #justice

  • #Montpellier : la juge #Boussaguet surpasse le #procureur et envoie 4 #gilets_jaunes en #prison - Le Poing
    https://lepoing.net/montpellier-la-juge-boussaguet-surpasse-le-procureur-et-envoie-4-gilets-jau

    une gilet jaune, #violentée lors de son #interpellation, est arrivée en béquille et ne parvenait pas à se lever pendant l’audience. Ces stigmates n’ont visiblement pas ému la juge Boussaguet, qui a prononcé deux #condamnations à trois mois de #prison_ferme avec mandat de dépôt

  • Le mouvement des Gilets Jaunes face à la Justice

    Depuis quatre mois, 2000 « gilets jaunes » ont été condamnés par la justice et 1800 sont en attente de leur jugement. Au-delà de ces chiffres qui recouvrent autant d’histoires singulières, nous avons analysé plus de 400 condamnations à des peines d’emprisonnement ferme ou avec sursis, sur tout le territoire, pour savoir quels étaient les faits reprochés, quelle était la rapidité des procédures – et les questions que cela peut poser en terme de droits de la défense –, et le niveau de dureté des peines prononcées. Nos données révèlent une partie de la face judiciaire, inédite, de la répression de ce mouvement
    Des enquêtes en profondeur par Alexandre Léchenet, Simon Gouin et Nolwenn Weiler pour Basta !

    Pour quels faits et à quelles peines de prison, des centaines de gilets jaunes ont-ils été condamnés ?
    https://www.bastamag.net/Pour-quels-faits-et-a-quelles-peines-de-prison-des-centaines-de-gilets-jau

    Assiste-t-on à une justice d’abattage, taillée sur mesure pour le mouvement des « gilets jaunes » ? Les condamnations à la prison ferme ou avec sursis recensées par Basta ! montrent l’ampleur du volet judiciaire dans la répression du mouvement des gilets jaunes. Des comparutions immédiates très nombreuses, des dossiers vite ficelés, des condamnations parfois sans preuve concrète des faits reprochés, ou simplement pour avoir eu la volonté de participer à une manifestation qui a ensuite dégénéré : magistrats et avocats livrent quelques éléments d’analyse sur ces décisions judiciaires.

    Le traitement des gilets jaunes par la justice renforce « l’idée qu’il y a les puissants d’un côté, et les autres »
    https://www.bastamag.net/Le-traitement-des-gilets-jaunes-par-la-justice-renforce-l-idee-qu-il-y-a-l

    Un dossier réalisé grâce au soutien de nos lecteurs, un grand merci pour leur engagement. Pour nous soutenir c’est par ici : https://www.bastamag.net/don

    #Justice #judiciarisation #répression #mouvement_social #gilets_jaunes

  • FIL À DÉROULER par Nelly Terrier : « Rapide analyse des chiffres du traitement judiciaire du mouvement des #GiletsJaunes de l’ #ActeI le 17 novembre 2018 à l’ #ActeXIII du 9 février, soit 13 semaines. »

    = ➕ de 4000 privations de liberté abusives ou arbitraires ❗
    https://twitter.com/NellyTerrier/status/1096438162828812293

    Vu les chiffres cumulés des #violencespolicieres & #violencesjudiciaires, la moindre des décences médiatique serait de ne pas titrer sur un « essoufflement » du mouvement (*) mais de reconnaître l’endurance de cette résistance.

    • 2. Mardi 12 février le Premier ministre Édouard Philippe, en réponse à la question d’un député, annonce que : -1796 personnes ont été condamnées en 13 semaines du mouvement des #GiletsJaunes -1422 autres personnes sont en attente de jugement
      3.Donc, 1796+1422= 3218 personnes, qui ont fait l’objet de #poursuites_judiciaires sur 13 semaines. Soit une moyenne de 247 personnes par semaine
      4.Jeudi 14 février, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner annonce lors d’une cérémonie aux Invalides que depuis le 17 novembre début du mouvement des #GiletsJaunes -8400 personnes ont été interpellées, parmi elles : -7500 ont été placées en garde à vue.
      5.Donc 3218 personnes poursuivies (selon le Premier ministre) parmi 8400 personnes interpellées (selon le ministre de l’Intérieur) donne en treize semaines de mouvement des #GiletsJaunes : -5182 personnes interpellées sans poursuites, et parmi elles -4282 gardés à vue
      6. Ce qui fait une moyenne de 398 personnes interpellées chaque semaine sans poursuites, dont 329 ont été placées en garde à vue.

      #justice #garde_à_vue #statistiques #chiffres #interpellations #condamnations #privation_de_liberté

  • En Italie, les migrants sont arrêtés à la chaîne pour avoir tenu la barre

    Depuis 2013, plus de 1500 migrants ont été arrêtés après leur arrivée en Sicile, accusés d’être des passeurs. Des chiffres élevés qui interpellent : parmi eux, combien d’innocents ?

    Quand il a été récupéré en haute mer en automne 2016 par un bateau italien avec 157 autres compagnons d’infortune, Moussa*, un Gambien de 20 ans, pensait respirer. Mais son cauchemar n’était pas terminé. Dans le port de Palerme, une longue file d’officiels et de secouristes l’attendait. « A peine arrivé, j’ai été arrêté par des policiers. Sans que je comprenne ce qui m’arrivait, je me suis retrouvé en prison », raconte-t-il. Une fois sa surprise passée, Moussa demande des explications. Il n’en aura pas.

    Au lieu de cela, une question revient sans cesse : « Est-ce que tu pilotais l’embarcation ? » Pour la police italienne, il dirigeait le bateau qui lui a permis de quitter la Libye. Il passera près de six mois en prison et son jugement n’a toujours pas été rendu. Son avocat Marco Di Maria l’assure : « Lorsque les policiers palermitains ont arrêté Moussa et neuf autres migrants, ils n’ont fait aucune vérification sur leurs liens avec une organisation criminelle en Libye. Ils se sont contentés de les mettre en prison. »

    Une situation qui est devenue la norme. La semaine dernière, la justice italienne a libéré quatorze migrants accusés d’avoir conduit le bateau qui leur a permis de traverser la Méditerranée. Certains d’entre eux, comme Alex, un Guinéen, avaient déjà fait vingt-huit mois de prison.
    Guerre aux passeurs

    Cette intransigeance date d’octobre 2013, quand 368 Erythréens se sont noyés au large de l’île de Lampedusa. Horrifiée, l’opinion publique italienne réclame des coupables. La justice déclare alors la guerre aux passeurs. En première ligne, l’une des divisions anti-mafia se voit assigner la plupart des affaires de traite d’êtres humains.

    En cinq ans, 1500 migrants ont été arrêtés et des centaines d’entre eux emprisonnés. Responsable de la question migratoire pour l’association culturelle Arci Sicilia, Fausto Melluso assure que les erreurs judiciaires sont très fréquentes. « Les procureurs ont renversé le principe de la présomption d’innocence. Les autorités préfèrent arrêter dix innocents pour trouver un éventuel coupable. Ces malheureux sont souvent relâchés après plusieurs années de détention, lorsqu’on se rend compte de leur innocence. Mais au lieu de les aider, les autorités leur donnent une semaine pour quitter le pays. »

    Selon l’activiste, l’accélération des procédures n’améliore pas la situation. « Les vrais trafiquants d’êtres humains ne quittent jamais les eaux libyennes. Grâce à leurs très bonnes relations avec les gardes-côtes libyens, ils ne risquent pas d’être arrêtés. En général, un bateau plus petit suit l’embarcation remplie de migrants. Une fois dans les eaux internationales, les passeurs se jettent à l’eau et changent de bateau. Parfois, ils restent sur la plage et choisissent deux migrants au hasard, un pour la navigation et un qui regarde la boussole. »
    « Des permis de séjour pour les témoins »

    L’avocate Cinzia Pecoraro défend de nombreux migrants accusés d’être des passeurs. Ces derniers sont souvent représentés par des avocats commis d’office, qui ont tout intérêt à bâcler les procédures afin d’être payés plus rapidement. Pour l’avocate sicilienne, la procédure mise en place par la justice de son île souffre de graves défauts. « Il arrive que les témoins reçoivent un permis de séjour suite à leur collaboration. Cela crée une incitation à raconter ce que la police veut entendre. De plus, les entretiens se passent sur les navires des gardes-côtes. Une fois débarqués en Italie, les témoins disparaissent dans la nature. Du coup, nous n’avons aucune possibilité de vérifier lors du procès ce qu’ils ont raconté. »

    Autre problème de taille : en cas de noyade ou de décès durant la traversée, les migrants à la barre du bateau sont inculpés pour homicide par les procureurs. Les peines qu’ils risquent deviennent alors très lourdes, de 30 ans à la prison à vie. Ne parlant pas la langue, incapables de se défendre, ils se retrouvent seuls face à l’entièreté du système judiciaire. « Lorsque vous êtes coincés comme des sardines dans un bateau qui prend l’eau, vous faites quoi ? Vous attendez qu’il coule ou vous prenez la barre et vous écopez l’eau ? Ces gens sont des héros que nous traitons comme des criminels », dénonce l’avocate.
    « Prendre la barre ou mourir »

    C’est cet argument du dernier recours qui a convaincu le juge Gigi Omar Modica, le premier juge à avoir acquitté deux Libyens accusés d’être des passeurs en 2016. « Après quelques recherches, je me suis rendu compte que les migrants n’avaient pas d’autre choix. Ces deux personnes étaient menacées par des trafiquants armés. C’était prendre la barre ou mourir. » Avant d’ajouter : « Pourtant, les procureurs font comme s’ils avaient pris cette décision en toute liberté. »

    Si l’opinion publique semble prendre conscience de ce problème, Moussa devra s’armer de patience car son procès est toujours en cours. Il devra également faire face à la détermination des procureurs. Depuis 2016, le Ministère public de Palerme a fait recours contre chaque acquittement.

    *Prénom d’emprunt


    https://www.letemps.ch/monde/italie-migrants-arretes-chaine-tenu-barre

    #passeurs #Italie #migrations #asile #réfugiés #condamnations #smugglers #smuggling #criminalisation #emprisonnement #scafisti #scafista

  • Le Parole Sono Importanti – Perché prendercela con gli Scafisti è come dare capate ad un albero

    Il primo ricordo che ho del termine “Scafisti” risale agli anni Novanta, quando migliaia di Albanesi attraversavano il canale di Otranto per venire qui a ricostruirsi una vita (in moltissimi ce l’hanno fatta, e la comunità albanese è oggi una delle più integrate in Italia, ma questa è un’altra storia). Anche durante quell’esodo si moriva, e anche allora il nemico pubblico era lo Scafista. Lo Scafista era già senza scrupoli per antonomasia, si parlava di guerra agli Scafisti, di profughi nelle mani degli Scafisti, di benpensanti (il termine buonisti è nuovo di zecca) che finiscono per fare il gioco degli Scafisti.

    Tutto è cambiato, e non è cambiato niente.

    https://russellinsahel.wordpress.com/2017/08/06/le-parole-sono-importanti-perche-prendercela-con-gli-scafi

    #mots #vocabulaire #terminologie #scafisti #trafficanti #passeurs #smugglers #trafiquants #smuggling #Traffickers #migrations #asile #réfugiés #scafista
    #Italie #condamnations #criminalisation #emprisonnement

    • Scafisti per forza

      “I trafficanti ci hanno detto che le ultime due persone a imbarcarsi avrebbero dovuto prendere timone e bussola. Io gli ho detto che non sapevo usare la bussola né guidare la barca”, dice un minorenne africano sospettato dalle autorità italiane di essere uno scafista. “Hanno risposto che non gli interessava. Poi mi hanno picchiato con un tubo”. Secondo i dati del ministero dell’interno, in Italia dal 2013 sono stati arrestati oltre 1.500 scafisti. Ma quanti di questi erano davvero complici dei trafficanti e non semplici migranti obbligati a mettersi al timone? “Se ti viene detto: ‘porta il gommone’ non puoi dire di no, è una questione di vita o di morte”, spiega Amir Sharaf, interprete del Gruppo interforze di contrasto all’immigrazione clandestina.

      Nei tribunali italiani le pene richieste per chi è accusato di aver guidato un gommone di migranti sono spesso molto severe. Per la prima volta però, l’8 settembre 2016, nella sentenza di assoluzione di due presunti scafisti, un giudice di Palermo ha descritto la loro condizione come dettata da uno “stato di necessità”.

      https://www.internazionale.it/video/2018/04/11/scafisti-per-forza

      Quelques citations transcrite à partir de la vidéo

      Carlo Parini, Gruppo interforze contrasto immigrazione clandestina:

      «La figura dello scafista non è la figura di uno veramente appartenente all’organizzazione»

      #Statisiques #chiffres:
      «Secondo i dati del ministero dell’interno, tra agosto 2015 e luglio 2016, sono stati arrestati 793 scafisti. Dal 2013 gli arresti sono stati 1511»
      "Per le autorità italiane non è facile individuare i responsabili del traffico di esseri umani in Libia. E spesso gli scafisti sono solo migranti costretti a condurre i gommoni"

      Amir Sharaf, interprete, Gruppo interforze contrasto immigrazione clandestina

      «Gli scafisti, quelli che arrivano dalla Libia, sono migranti normali, che vengono costretti, ad un certo punto anche picchiati, malmenati, minacciati. Se ti trovi in Libia, nella stessa condizione, e ti viene detto: ’Tocca (?) quel gommone!’ Tu non potresti mai dire no. Perché dire no è un suicidio. Lì, c’è una necessità di non morire»

      Giusy Latino, progetto Open Europe:
      Projet qui s’occupe de loger et conseiller les personnes qui sont identifiées, à leur débarquement, comme «scafisti».
      Giusy dit:

      «Sicuramente passano da qualche giorno a qualche settimana di carcere. Con un’accusa del genere, il passaggio obbligato è il carcere»

      Lamin Sar, presunto scafista:

      «Mi chiamo Lamin Sar, vengo dal Senegal, ho 18 anni. Quando sono arrivato in Libia ho pagato con i miei soldi. In un primo momento un libico guidava la barca. Dopo aver chiamato i soccorsi, ha detto: ’Ritorno in Libia.’ Io non sapevo guidare la barca, però in quel momento tutti gli altri si sono vergognati e per paura non volevano fare niente. Sono stato io a correre un rischio per aiutare gli altri. Però avevo paura come gli altri. Quando siamo arrivati in Italia mi hanno portato subito in prigione. Il mio primo giorno in Italia ho dormito in prigione. Dopo qualche giorno mi hanno detto di andare in un ufficio e un ragazzo senegalese che parla italiano meglio di me mi ha detto: ’Loro dicono che sei tu che guidavi la barca.’ In quel momento ho capito perché ero in prigione».

      «L’8 settembre 2016 il giudice di palermo Omar Modica ha assolto due presunti scafisti, accusati anche di omicidio. Nella traversata erano morte 12 persone. L’accusa aveva chiesto l’ergastolo. Nella sentenza di assoluzione si parla per la prima volta di #stato_di_necessità, affermando che gli accusati erano stati costretti a guidare il gommone»
      #état_de_nécessité

      Gigi Omar Modica, giudice di Palermo:

      Cosa si chiede a questi soggetti? Gli si chiede: chi era alla guida del mezzo e chi portava la bussola. Punto. Si scava? A volte credo di no. A ciò va aggiunto che chi parla dopo un po’ ha il permesso di soggiorno per motivi di giustizia, perché testimone di un processo. Queste cose non si sanno? Gli immigrati non lo sanno? Lo fanno spontaneamente? No, ve lo dico io. Questo per capire come non siamo di fronte al classico testimone con la pancia piena, tranquillo, beato, che va lì e dice tutto. Siamo di fronte a soggetti che hanno paura a parlare e che spontaneamente non ti dicono nulla. Se poi noi ce la prendiamo con questi morti di fame che materialmente vengono catturati, che vengono colti alla guida di questi natanti, non compiamo un atto di giustizia. Quindi le pene che vengono richieste, pene stellari, mi sembra tutto profondamente ingiusto."

      #justice #injustice

      Cinzia Pecoraro, avvocato:

      «Spesso i trafficanti utilizzano come scafisti dei minori. Nel caso di un ragazzo che sto seguendo, che è stato arrestato come presunto scafista, ha dichiarato la sua data di nascita, settembre 1999, però in Italia vi è un metodo utilizzato per stabilire l’età anagrafica di un soggetto: radiografia del polso. E’ stata effettuata la radiografia del posto di Joof Alfusainey ed è risultato avere più di 18 anni. Joof è stato detenuto per quasi un anno presso il carcere di Palermo, quindi tra soggetti maggiorenni. Joof all’epoca aveva 15 anni»

      Joof Alfusainey, presunto scafista

      «Mi chiamo Alfusainey Joof, vengo dal Gambia et ho 17 anni. Sono arrivato in Italia l’11 giugno 2016, un sabato. Ho attraversato Senegal, Mali, Burkina Faso, Nigeria. Poi sono arrivato in Libia. Questa era la mia tessera di studente quando vivevo in Gambia. Perché in Gambia, se sei minorenne, non puoi avere documenti come il passaporto.»

      –-> après recours de l’avocate, Joof a été considéré mineur.

      La suite du témoignage de Joof:

      «Arrivati in Italia, mi hanno fatto scendere dalla nave soccorso per primo caricandomi su un’ambulanza e portandomi in ospedale. Arrivato in ospedale ho visto la polizia, a quel punto ho scoperto di essere accusato di aver guidato la barca. Ho provato molte volte a dirgli che non ero stato io a guidare la barca, ma a loro non interessava. Non mi hanno neanche dato la possibilità di parlare, anche se era un mio diritto. Ma a loro non interessava e continuavano a dire che ero stato io. Mi stavano accusando senza prove. Non avevano nulla, nessuna foto, nessun video che mi incriminassero. Solo parole.»

      Cinzia Pecoraro, avvocato:

      «Una risposta all’opinione pubblica, la si deve dare. Quindi sicuramente si sceglie la risposta dei numeri. Quindi: tot sbarchi, tot arresti, tot condanne. E già è una risposta all’opinione pubblica. E quindi i numeri adesso sono altissimi, le aule di giustizia traboccano di questi procedimenti, che spesso però colpiscono a mio parere le persone sbagliate.»

      La suite du témoignage de Joof:

      «Alcune persone in Africa, soprattutto in Libia, sanno che una volta in Italia, chi accusa qualcuno di aver guidato la barca ottiene un permesso di soggiorno. Anche io avrei potuto indicare qualcuno, e dire che era stato lui a guidare la barca, e così avrei ottenuto il permesso di soggiorno. Ma cosa avrei dovuto fare? Io non volevo accusare nessuno. Non volevo mettere un’altra persone nei guai.»

      #guerre_entre_pauvres #chantage

      #test_osseux #âge #mineur #majeur #âge_osseux #criminalisation

    • Why is the Syracuse man who saved thousands of migrants out of a job?

      After more than a decade of heading Sicily’s taskforce on illegal immigration, #Carlo_Parini has been told his role will end.

      The history of the migrant crisis in the central Mediterranean, the story of its dead and shipwrecked, is all contained in a messy desk overflowing with files and folders in a tiny room in the prosecutor’s office in Syracuse.

      Somewhere among the heaps of papers is Commissario Carlo Parini, head of an illegal-immigration taskforce. Parini is pensive. Late last month it was announced that the taskforce’s office in the historic south-eastern Sicilian city was closing, with an abrupt explanation: “Arrivals from Libya in Sicily have decreased by 80%, and this office is no longer needed.”

      From 2006 until earlier this month, the 56-year-old Parini – who at 6ft 5in towers over most people – headed the Interforce Group on Illegal Immigration in Sicily (Gicic). In that time nearly 200,000 people arrived in the island. Their stories are all catalogued in the dusty folders that cover his office. Over the past few days they have been transferred to cardboard boxes, their final destination the basement.

      “They say the arrivals are over,” says Parini. “And yet this year we intercepted 12 sailing boats transporting 900 migrants from Turkey. We’ve followed these investigations for many years. We had almost arrived at the heart of the criminal organisation. It’s a shame to stop now.”

      Looking around the office in search of something he fears has been lost, he suddenly exclaims. “Here it is! Finally! I’d been looking for this for days. Read this: it’s the first migrant case I worked on.”

      He remembers it as if it were yesterday. Thirty-five shivering Sri Lankans arrived in Italy from Egypt aboard a wooden boat one winter evening in 1999, when Parini was still a junior anti-Mafia police officer. As he waited for their arrival at the port of Riposto, just along the coast from Syracuse, he had no idea that the moment would change his life and set the course for the next 20 years of his career.

      The following day the newspapers in Italy reported confidently that the arrivals were “an isolated case”. No one – not the police, and certainly not the press – could have predicted then what would happen over the coming years, when Europe would be forced to come to grips with the most intense migrant and refugee crisis since the second world war. That arrival in the port of Riposto was a mere hint of what was to come.

      In 2000, 2,782 migrants crossed the Mediterranean to reach Sicily; 18,225 came in 2002. In 2011 it was 57,181. Between 2006 and last November, Parini handled 1,084 arrivals, investigated the deaths of more than 2,000 migrants, and arrested 1,081 people accused of human trafficking. This last total earned him the attention of the international press, who lionised him. It even earned him a nickname: “Smuggler Hunter”.

      “We worked day and night, relentlessly,” Parini says. “We’d spend entire days at the port. One of my colleagues had a heart attack. He had had no sleep for three consecutive days. And then that cursed day came in October 2013 that changed the migrant crisis for ever. That day that changed us all.”

      The mass drowning off Lampedusa on 3 October 2013 marked a turning point. That night 368 people perished in the sea in an attempt to reach Sicily. Until then European governments had largely watched from their capitals. Now they agreed that it was time to act. On 18 October, Italy launched the Mare Nostrum operation, a military intervention for humanitarian ends intended to prevent such tragedies. Parini became one of the commanders of the mission, and aboard the military ship San Giorgio he began patrolling the waters of the central Mediterranean and rescuing migrant boats in distress.

      “We saved thousands of lives,” Parini says. “And at the same time we attempted to investigate the people involved in the trafficking business, who were exploiting migrants and getting rich in the process.”

      Italian prosecutors convinced their EU counterparts to join the crusade on the premise of a somewhat romantic principle: that the same strategy employed to capture mafiosi could be used to combat people-smugglers. Sicilian prosecutors suspected that among smugglers there was a power structure regulated by an honour code similar to the Cosa Nostra’s. Wire taps – such a vital weapon in the fight against the Mafia – also came in handy. Sitting behind their desks, the prosecutors eavesdropped on hundreds of people in Africa.

      But without credible intelligence the hunt from a distance against human traffickers was deeply frustrating. “We arrested thousands of boat drivers,” says Parini. “That was our duty. But the real smugglers were in Libya. And we didn’t have men in Libya.’’

      While the prosecutors continued their hunt, in Europe the presence of migrants and refugees led to protests, a rise in rightwing populism, and authoritarian and repressive policies towards asylum seekers.

      Mare Nostrum was superseded by Operation Triton, which was intended to patrol the Mediterranean more than save lives. In 2015 non-governmental ships began rescue operations in Libyan waters, saving tens of thousands of lives, while the Italian authorities began attacking aid groups, confiscating vessels without just cause.

      “Personally, in my work I have never had problems with NGOs,” says Parini. “In fact, some of them were very efficient.”

      Migrant arrivals started to nosedive in February 2017 when, in an attempt to stem the flow, Marco Minniti, the former interior minister from the centre-left Democratic party, struck a deal with the Libyan coastguard that allowed it to return migrants and refugees to a country where aid agencies say they suffer torture and abuse. “I have no knowledge of what is going on in Libya,” says Parini. “But given what I’ve been told by the thousands of migrants that I’ve questioned, it must be hell. Injuries and signs of torture on their bodies are proof. Many women were raped in Libya, and those who gave birth in Sicily abandoned their children because they were the result of physical violence, a violence that they wanted to forget for ever.”

      Amnesty International estimates that about 20,000 people were intercepted by the coastguard in 2017 and taken back to Libya.

      This June a new government took power in Rome in the form of an alliance between the populist Five Star Movement and the rightwing League. The new interior minister, Matteo Salvini, is noted for his anti-immigrant policies and his first move was to close Italy’s ports to the rescue boats. Parini prefers not to comment on Salvini’s tactics, and perhaps his silence speaks louder than words.

      Today NGO rescue boats have almost disappeared from the central Mediterranean. People seeking asylum are still risking the crossing but, without the rescue boats, shipwrecks are likely to rise dramatically. The death toll has fallen in the past year, but the number of those drowning as a proportion of arrivals has risen sharply in the past few months, with the possibility of dying during the crossing now three times higher.

      Parini left his office in mid-December. After heading one of the most important taskforces charged with fighting illegal immigration in Italy, he is now working for the customs bureau. The history of the migrant crisis, now stored in a basement in Syracuse, will also be indelibly lodged in the memory of this man: a man who will never forget the 167 bodies he was forced to look in the face.

      “I will take those faces to my grave, and maybe even beyond,” says Parini.

  • Italy’s Smuggling Prosecutions Ruin Lives While Real Criminals Go Free

    Thousands of pilots and navigators of migrant boats have been jailed in Italy. Ilaria Sesana takes a closer look at their stories and finds prosecutions that criminalize escaping migrants amid a growing campaign to change the courts’ approach to the “#scafisti.”


    https://www.newsdeeply.com/refugees/articles/2017/07/14/italys-smuggling-prosecutions-ruin-lives-while-real-criminals-go-free
    #passeurs #Italie #migrations #asile #réfugiés #condamnations #smugglers #smuggling #criminalisation #emprisonnement

  • En #France, moins de 2% des affaires de #viols aboutissent à une condamnation en cour d’assises

    Malgré la réprobation dont le viol semble faire l’objet, ce crime reste très peu puni en France. Peu de victimes portent plainte, et la majorité des affaires ouvertes sont ensuite classées. Alors que le viol est passible des #assises, la plupart des dossiers aboutissent au #tribunal_correctionnel pour « #agression_sexuelle », quand le chef d’accusation n’est pas requalifié en « #violences_volontaires » comme c’est le cas dans l’affaire d’#Aulnay-sous-Bois. Comment expliquer un tel déni de justice ? Pour y répondre, des sociologues et des juristes ont examiné 400 dossiers judiciaires. A l’intolérable manque de moyens de la #Justice s’ajoute un défaut de formation des policiers ou des juges, ainsi qu’une suspicion quasi-systématique envers les victimes.

    https://www.bastamag.net/En-France-moins-de-2-des-affaires-de-viols-aboutissent-a-une-condamnation-

    #condamnations #impunité

  • Pourquoi voter PS, c’est voter FN
    https://paris-luttes.info/pourquoi-voter-ps-c-est-voter-fn-7417

    Le #PS, c’est avant tout l’ #état_d’urgence, les kilomètres de #promesses_électorales qui finissent dans le mur de la "#réalité" (mais laquelle ?), le #CICE, la #loi_Rebsamen, la #loi_Macron et ses autocars en faillite, la loi "travaille !", les milliards au "patronat (qui se porte encore mieux qu’avant son arrivée au pouvoir), la journée de 12h de #travail, l’explosion de la #précarité et du #chômage, le gel des #retraites, la baisse du fond alloué à l’insertion des personnes atteintes de #handicap, les #apprentiEs "gratuits", la hausse de la #TVA, le dit #Macron ministre, môsieur 5% premier ministre suivi par l’inénarrable #Gazeneuve (après leur passage obligé à l’intérieur), le memorandum grec, le harcèlement policier des réfugiéEs, le déni de #solidarité et l’ #emprisonnement/ #expulsion de milliers de mineurEs et de familles, les ventes de #rafales à l’étranger, 5 #guerres et les tonnes de #bombes (françaises) qui vont avec, la perpétuation du pillage, le record de personnes #incarcéréEs et donc la pérennisation de la #surpopulation_carcérale, la criminalisation de l’action syndicale, les milliers d’#arrestations / #mutilations/ #condamnations/ #perquisitions/ #assignations_à_résidence de militantEs/syndicalistEs/manifestantEs et la protection de tous les réacs qui peuplent ce pays de képis (il a bon dos #charlie !), la loi "renseignement", la #surveillance_de_masse et le #fichage de tous, la #militarisation accélérée de l’institution policière et sa quasi-autonomie (sous le joug de l’« #anti-terrorisme »), les #meurtres et les #humiliations au faciès puis, parachèvement, l’extension de la #légitime_défense offerte en catimini à tous les #flics avant de quitter les ministères.

    Pour finir, le PS, c’est la destruction accélérée de l’ #hôpital, de l’ #école, de l’ #université, le #barrage_du_Testet, le #TAV et l’ #opération_César, sans oublier #Bure, #Fessenheim et la mascarade de la #COP21.

    Le PS en 2012, c’était les #mairies, les #régions, l’ #assemblée_nationale, le #sénat et donc la #présidence. Par des gens qui cumulent des milliers d’€ d’indemnités d’élus par mois, assortis des quelques scandales d’ #abus_de_biens_sociaux ou de blanchissement de #fraude_fiscale qui vont avec.

    Le PS, c’est la parole #raciste et #sexiste de moins en moins complexée au fil des ans de la part de ses divers représentants en mal de réélection.

    Le PS, c’est Amine, Adama, Rémi et tous les autres dont les #assassins ne seront jamais jugés, condamnés, inquiétés.

    Je pense que #voter, en soi, est illusoire. Peu importe.

    #Voter_PS, c’est #voter_FN, quel que soit le petit parvenu de merde servant d’alibi à votre culpabilité aujourd’hui.

    Je mens ? La liste est encore longue :

    #Bilan_du_PS https://www.bilan-ps.fr/IMG/pdf/liste-2.pdf

    https://www.bilan-ps.fr

    PS (partout) : « Quant aux rôdeurs fascisants, passez votre chemin : vous ne trouverez rien ni personne à récupérer ici. Retournez dans les vastes cimetières du vingtième siècle. Vos rêves sont nos cauchemars. »

    #loi_travaille #violences_policières #loi_renseignement #Extrême_droite #parti_socialiste #front_national #Marine_Le_Pen #FN #François_Hollande #Manuel_Valls #Benoît_Hamon #Emmanuel_Macron #Bernard_Cazeneuve

    • A force de justifier leur appétit de pouvoir et leur zèle à le servir en surjouant la nécessité d’écarter le parti fondé par un antipathique avec un bandeau sur l’oeil, et entre autre ignominie à leur actif, ces braves gens en sont venus à faire reposer le cœur de la répression policière sur l’éborgnage.

      (Je tiens pour ma part les élections démocratiques pour une arme dirigée avant tout contre chacun-e d’entre nous. Si on tient vraiment à se taper dessus soi-même, il existe d’autres moyens que le vote : rien n’interdit de le faire de son propre chef plutôt que sur incitation, au moment de son choix plutôt qu’en troupeau selon le calendrier de l’Etat ; et sans infliger de citoyennistes dommages collatéraux à ses voisin-e-s qui n’ont rien demandé.)

      A ce propos, répondant aux sempiternels appels à voter pour "faire barrage au FN", cette excellente expression relevée dans la contribution d’une des intervenantes (hélas, je ne me rappelle plus laquelle) lors du meeting « #Islamophobie_et_xénophobie_à_l_heure_de_la_présidentielle »
      du 18 décembre 2016, :

      "Nous ne sommes pas des castors !"

      https://www.youtube.com/watch?v=c2a2axq1u4k


      (il y a beaucoup d’autres vidéos, chacune reprend une intervention)

    • Et cet article de #Rafik_Chekkat, #Etat_d_exception :
      http://www.etatdexception.net/benoit-hamon-lislamophobie-et-lhypocrisie-socialiste

      Benoit Hamon, l’islamophobie et l’hypocrisie socialiste

      Il existe toutes les raisons du monde de se réjouir de la défaite annoncée de Manuel Valls au second tour des « Primaires socialistes ». Son bilan, qui est celui du quinquennat Hollande, est affligeant.

      Tout aussi affligeant nous parait être l’engouement suscité ces derniers jours par Benoit Hamon, spécialement au sein des communautés musulmanes, des racisé-es et des milieux « antiracistes », comme en témoigne notamment l’interview tout en complaisance du Bondy Blog réalisée entre les deux tours de la primaire.

      Hamon a beau être membre depuis 30 ans d’un parti à la pointe de l’islamophobie et du soutien à la politique coloniale israélienne, il aura suffi de quelques déclarations de sa part, d’un marketing judicieux et d’aberrants soupçons de collusion avec l’ « islam radical » dirigés contre lui, pour présenter l’ex-porte-parole du PS comme une alternative crédible à la politique raciste et va-t-en-guerre menée jusque-là par la majorité socialiste.

      [...]

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous enseignent pourtant que le « moins pire » des candidats a toujours été le plus court chemin vers le pire des résultats.

      [...]

      A certains égards, Hamon est pire que Valls. Avec ce dernier on savait au moins à quoi s’en tenir et où on en était avec lui. Il n’y avait aucune ambiguïté. Hamon la cultive en permanence.

      Les dons d’acteur hors du commun d’Obama lui avaient permis de donner une touche « swag » à un impérialisme US en crise de légitimité sévère après la décennie Bush (ce que l’universitaire états-unienne Deepa Kumar appelle « liberal imperialism »).

      A une échelle évidemment moindre, B. Hamon sera celui qui permettra de redonner une touche jeune, populaire et sympathique à un socialisme français qui n’a jamais été synonyme pour nous de progrès et d’émancipation. Bien au contraire.

      Plus de trois décennies de désillusions socialistes et de fronts républicains contre l’extrême-droite nous ont appris que rien de neuf ni de bon ne viendra jamais du PS ou des élections.

      En disant cela, il ne s’agit pas d’être radical, mais simplement cohérent.

      Et rien que ça, ce serait révolutionnaire.

      #Boycott2017

    • Jean-Pierre Garnier et Louis Janover, La deuxième droite (1986, première édition Robert Laffont ), Marseille, Agone, 2013.

      Le bilan de liquidation du #socialisme par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient est globalement positif : restauration du taux de profit, réhabilitation de l’entreprise, épousailles de la « France qui pense » et de la « France qui gagne »... de l’argent, fin du divorce #Nation-Police-Armée, neutralisation des syndicats, marginalisation du PC, vassalisation de l’intelligentsia, consensus autour du nucléaire, consolidation de la présence française en Afrique… Est-ce à dire que tout clivage, toute opposition politique a disparu dans ce pays ? Aucunement. La ligne de partage passe désormais entre deux types de conservatisme, l’un obtus, l’autre éclairé, l’un frileux, l’autre fringant, l’un tourné vers le passé, l’autre ouvert vers l’avenir.
      Bref : l’un réactionnaire, l’autre progressiste. Le jeu politique met désormais aux prises deux droites. La première, traditionnelle, cherche à tout garder au risque de tout perdre. L’autre, moderniste, fait en sorte que tout bouge pour que rien ne change.

      http://agone.org/contrefeux/ladeuxiemedroite

      Hollande : « the right man in the right place »
      http://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=16556#Ancre 1
      source : les archives du monde libertaire
      #la_deuxième_droite

  • Dans le grand fourre-tout de l’apologie du terrorisme
    http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/12/18/dans-le-grand-fourre-tout-de-l-apologie-du-terrorisme_4834349_4809495.html

    A Trappes, Montpellier ou Versailles, des #condamnations à six mois de #prison ferme sont tombées depuis le 13 novembre pour des propos tenus à l’issue de soirées bien arrosées. A Lunel (Hérault), un multirécidiviste sortant ivre de boîte de nuit a écopé d’un an ferme, le 2 décembre, pour un vol de portable, des insultes et pour avoir crié « je suis Salah Abdeslam » (le suspect des attentats de Paris encore recherché) et « vive Daech », devant des commerçants médusés qui installaient leurs étals du marché.

    En janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, la surreprésentation de ces affaires dans les #tribunaux avait posé question. Des voix s’étaient élevées pour dénoncer une justice d’exception, expéditive, et qui punirait plus sévèrement après les attentats.

    Cette fois-ci, pas de circulaire de la ministre de la justice Christiane Taubira incitant à « une grande fermeté de la part des parquets ». Ni de mise en garde d’Amnesty International contre le risque de violer au passage la liberté d’expression, comme en début d’année. A l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), on ne note pas autant de remontées de cas depuis les attentats de novembre. « Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas autant », tient à préciser sa secrétaire générale, Céline Parisot.

    #apologie_du_terrorisme #interdire_l'alcool pour désengorger les tribunaux et encourager le civisme ?

  • Il insulte le personnel de Pôle emploi, un an de prison ferme - Voix de l’Ain
    http://www.voixdelain.fr/blog/2015/06/25/il-insulte-le-personnel-de-pole-emploi-un-an-ferme

    Parce qu’il voulait récupérer une photocopie de ses papiers d’identité, il avait insulté et menacé de mort, jeudi 18 juin, plusieurs membres du personnel de l’agence #Pôle_Emploi à Ambérieu-en-Bugey. Il a été condamné à 12 mois ferme et maintenu en #prison.

    Il s’était approché du visage d’une employée de Pôle emploi, l’avait regardée droit dans les yeux avant de lui dire qu’il allait venir l’immoler et immoler le personnel de l’agence d’Ambérieu-en-Bugey. (...) Certes l’homme n’est pas un inconnu pour le personnel de Pôle emploi. Il s’installe parfois tranquillement pour lire, une fois il avait enlevé chaussures et chaussettes avant de s’asseoir. Mais cette fois-ci, particulièrement agité, il se promenait dans l’agence, gesticulait, lançait des noms d’oiseaux et s’en était pris aux employés. En garde à vue, il avait tenu des propos insensés. « L’administration m’a mis des bâtons dans les roues » [insensé !] , expliquait le prévenu devant le tribunal, lundi 22 juin. « Je m’en excuse, je n’avais pas pris mon traitement ». Et de poursuivre qu’aujourd’hui « je ne bouge plus une oreille. Je ne bois plus une goutte d’alcool ».

    Les menaces ? « Je ferais pas de mal à une mouche ! Mais, non c’était pas des menaces, j’étais à bout… ». L’#expert_psychiatre qui a examiné le prévenu a décelé une personnalité sociopathique qui, associée à l’alcool, accentue l’intolérance à la frustration. Il a fait plusieurs séjours au centre psychothérapique de l’Ain. Combien de fois ? « Pfffff ! Je compte plus », répondait-il au président. Le procureur De-Poncins, relevant les paroles blessantes et traumatisantes prononcées par le prévenu, le fait qu’il ne sache pas pourquoi il était là, et les #condamnations qui apparaissent sur son casier judiciaire pour une série d’infractions violentes, a requis une peine de 18 mois dont 6 mois assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve de 24 mois. Il a demandé au tribunal de prononcer un mandat de dépôt.

    #criminalisation #société_punitive sans #soin

  • Explosion des #actes_islamophobes. Et derrière, quelles #condamnations ?

    Chaque jour, la liste des peines exemplaires (voire d’exception) infligées aux personnes coupables d’avoir loué les actions terroristes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly s’allonge.

    Chaque jour aussi, la liste des délits ou crimes commis contre la communauté musulmane du pays explose. Mais on ne connaît que très rarement l’issue judiciaire de ces dernières procédures.


    http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/24/explosion-actes-islamophobes-derriere-quelles-condamnations-257269

    #islamophobie