• Petite fille : Le « mauvais corps » du patriarcat capitaliste
    par Ana Minski

    Ainsi donc les perturbateurs endocriniens, si dangereux pour l’avenir de la reproduction de tous les êtres vivants sur terre, sont ici présentés comme quasi-inoffensifs. Il est tout de même brièvement suggéré qu’il faudrait peut-être penser à congeler les testicules de Sacha au cas où – sait-on jamais – il désirait, plus tard, se reproduire. La stérilité, ce n’est en effet pas bien grave. Nous disposons aujourd’hui de banques de spermatozoïdes, d’embryons, d’ovocytes, des mères porteuses, et peut-être disposerons nous bientôt d’utérus artificiels. La technologie, le progrès, c’est magique, il suffit de demander et tous nos rêves deviennent réalité… mais surtout nos cauchemars.

    https://www.partage-le.com/2020/12/06/petite-fille-le-mauvais-corps-du-patriarcat-capitaliste-par-ana-minski

    #Petite_Fille, #technophilie, #transgenrisme ?

    A mettre en relation avec ce post :

    https://seenthis.net/messages/890162

    • je lis un peu partout la même confusion :

      Pour certains il semble donc plus judicieux de lui faire des injections d’hormones que lui apprendre à gérer ses frustrations ? Un enfant de quatre ans sait-il vraiment ce que signifie « être enceinte » ?

      Dans le film, ils commencent à parler des hormones, pour appréhender la puberté, alors que la petite fille en question, qui semble sacrément capable de « gérer ses frustrations » (c’est parfaitement ignoble de réduire ses problèmes à exister à un terme pareil), cette petit fille à 9 ans, pas 4,et son corps risque de montrer des « signes » qu’elle n’a pas envie d’avoir, une pomme d’adam, un corps plus trapu etc. Les hormones sont discutés avec l’idée de lui éviter des souffrances, ce qui en décoiffera certains visiblement.

      Par ailleurs, le ton docte, quasi maoïste (la révolution d’abord) et glacialement stupide du début de ce paplard va, comme dirait, m’empêcher de continuer à le lire. Difficile de ne pas tagger #transphobie.

    • @tintin Très beau #réflexe_pavlovien !

      On ne lis pas un texte jusqu’au bout (il en est justement question vers la fin), mais on juge souverainement des propos de l’auteure : mais ce n’est pas de la #condescendance ni du #mépris, ça ?!

      Pour « éviter des souffrances », rien de tel que la chimie, en effet. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

      Dans la société industrielle, le corps humain ne sert à rien, puisque les machines font tout. Il n’est plus qu’une source de sensations fortes, de plaisirs éphémères et un support publicitaire pour les marchandises. Et surtout, il ne faut pas ce ce Corps cause de désagrément à l’Esprit, qui l’habite malencontreusement, qui en est « prisonnier » comme il est dit dans ce documentaire édifiant.

      #séparation_achevée, #cerveau_dans_un_bocal

    • l’article évoque un tout petit peu la chimie, mais est clairement surtout basé sur le féminisme critique du genre, contre le patriarcat et les stéréotypes de genre (donc contre le genre). Que ce n’est pas normal qu’à un problème social (le fait qu’il y ait des choix si genrés alors que n’importe qui devrait pouvoir porter telle couleur ou tel habit) les adultes proposent une solution technique, modifiant (parfois, même souvent, pour toujours) le corps de la personne. Personne en devenir, qui n’est qu’un⋅e enfant et n’a pas encore tous les tenants et aboutissants de pourquoi illes s’est mis⋅e à penser être né⋅e dans le « mauvais corps » : cette pensée n’a rien de naturelle, elle est sociale, et vient avant tout de l’environnement, de l’éducation (pas que les parents comme bien dit), cette pensée ne vient pas des gènes, du « cerveau féminin/masculin » ("on en est vraiment encore là ?" demande Ana Minski), mais de la société patriarcale, de l’organisation de la société.

      sinon ya tristement aucun débat possible comme souvent, c’est pas « je continue de creuser mes arguments », c’est direct « ce que t’as dit c’est de la merde » (de tout côté et forcément direct de l’autre en réponse) :(

    • Ok j’ai mal entamé le débat, je m’en excuse @tranbert pas envie de boxer, juste certaines chose me choquent dans ce texte, que j’ai lu juste au sortir du film, qui m’a bien secoué. J’y reviendrais peut-être en essayant de le dire mieux.

      @rastapopoulos

      illes s’est mis⋅e à penser être né⋅e dans le « mauvais corps » : cette pensée n’a rien de naturelle, elle est sociale, et vient avant tout de l’environnement, de l’éducation

      mais ça ne viens pas des premier-première concerné.es, cette « idée » qui semble être un « ressenti » ou je ne sais comment dire ? Je ne comprends rien. Il me semble qu’on parte de là (et ça peut être problématique). C’est ce que dit cette petit fille non ? Tout ce qu’elle veut c’est qu’on la reconnaisse comme fille... Ce qui blesse, dans ce texte (contre le film), c’est qu’il me semble qu’on y refuse de reconnaître cette petite fille comme une petite fille parce que ça renforcerait ""le genre". Bon je m’y perds, et je vais prendre du recul. Peace.

    • mais ça ne viens pas des premier-première concerné.es, cette « idée » qui semble être un « ressenti » ou je ne sais comment dire ? Je ne comprends rien. Il me semble qu’on parte de là (et ça peut être problématique). C’est ce que dit cette petit fille non ? Tout ce qu’elle veut c’est qu’on la reconnaisse comme fille...

      Si je comprends bien ce que tu veux dire, il me semble, mais je me goure peut-être, que c’est bien là un des nœuds du problème, de l’incompréhension, des quiproquos je sais pas, mais peut-être bien du fossé philosophico-politique qu’il peut y avoir. C’est-à-dire du constat, de la recherche de « d’où ça vient ». S’il y a une différence forte entre différents courants de pensée sur ce « d’où ça vient », alors forcément la réponse à donner risque fort d’être différente.

      Je précise : si on pense (et quelque soit ce qu’on pense, il faut l’étayer, avoir des arguments pour ça, pas juste « ça vient de mon ressenti », dans un sens comme dans l’autre), si on pense donc, que ce que ces jeunes, parfois très jeunes, ressentent, ça vient uniquement de l’intérieur… de l’intérieur de quoi ? de leur cerveau ? de leurs gènes ? on pense donc que le fait de « se sentir <insérer ici un genre> » c’est une essence, un truc qu’on a « de base » dans son « âme » ? Alors la réponse à donner ne va sûrement pas être la même que si on pense que ce que ces jeunes ressentent (y compris depuis tout petit : on sait que le genre est inculqué avant même de sortir du ventre), c’est une manifestation de tout leur environnement càd ce qu’ont dit ou voulu leurs parents pour elleux, ce que les profs et les autres enfants en disent, ce qu’illes voient à la télé, etc, etc, bref la société entière (qui est patriarcale et ultra genrée).

      Si le constat de base n’est pas le même, et en l’occurrence parfois carrément opposé philosophiquement/sociologiquement/anthropologiquement (je ne sais pas dire précisément), et bien oui c’est quasi sûr que la réponse, càd les choix politiques de société à faire (et les choix technologiques, les choix d’éducations, tout ça ce sont des choix politiques), ne vont pas être les mêmes. Isn’t it ?

      Si par expérience de pensée, on vivait là dans une société où quelque soit ses gonades (et donc ses hormones produites par défaut), on pouvait s’habiller comme on veut, en robe rose ou en pantalon bleu (arf), avoir le métier qu’on veut (donc y compris le même que celui de sa maman, si on aime très fort sa maman et qu’on veut lui ressembler alors qu’on a un pénis), qu’aucun choix social important ne soit genré… est-ce qu’un humain mâle aurait envie « d’être une femme » (ou inversement) au point de « changer de corps », de se sentir « dans le mauvais corps » ? Celleux qui pensent que c’est surtout un problème social, pensent à priori que non, que l’on vivrait mieux et plus libres comme ça, en se battant contre le genre et que ce n’est pas un problème qui se poserait alors.

      Mais on peut tout à fait arguer (avec raison) que ça fait un bail (mais pas tant que ça quand même, la cause des femmes est ancienne, mais le fait de vraiment critiquer le genre complètement c’est pas si si ancien) que les gens (femmes surtout) se battent contre les stéréotypes de genre, et que ça n’avance pas des masses ! (c’est factuel) Et qu’il est donc plus « rapide » (efficace ?) d’utiliser des subterfuges techniques (et sociaux : habits, maquillages, manières, comportements) pour se faire reconnaitre et surtout accepter par les autres (par la société) autrement que ce qu’illes pensaient au départ. En tout cas récemment, en 20XX, avec ce qu’on sait faire maintenant avec les hormones et la chirurgie. Parce que sinon on a une vie de merde.

      Ya pas de tout blanc ou tout noir, mais il me semble clairement qu’avant même le soucis d’efficacité (= que les personnes ayant ces problèmes aient une vie mieux, là le plus vite possible, pas dans 150 ans), il y a dans pas mal de cas aussi le fait de ne pas être d’accord sur le constat de l’origine.

  • Petite fille - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/083141-000-A/petite-fille
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/083141-000-A/940x530

    Née dans un corps de garçon, Sasha, 7 ans, se sent petite fille depuis plusieurs années. Le cinéaste Sébastien Lifshitz ("Les invisibles") suit sa vie au quotidien et le combat incessant de sa famille pour faire comprendre sa différence. Un film documentaire bouleversant remarqué à la Berlinale 2020.

    • « Quand je serai grande, je serai une fille », répète Sasha depuis qu’elle a 3 ans. « Sasha est une petite fille, née dans un corps de garçon. Elle déteste son zizi et regrette de ne pas pouvoir un jour porter un bébé dans son ventre », confie sa mère, Karine, au médecin de famille. Celui-ci s’avoue incompétent concernant les enfants présentant une dysphorie de genre, c’est-à-dire ceux qui ne se reconnaissent pas dans leur sexe de naissance. Il l’oriente vers Paris où Karine trouve, à l’hôpital Robert-Debré, une pédopsychiatre spécialiste de la question, qui la reçoit avec Sasha et leur prête enfin une oreille attentive : une éclaircie dans l’incessant combat que doivent mener Karine, son mari et l’aimante fratrie autour de Sasha pour que l’enfant soit enfin reconnue et acceptée comme une fille, notamment à l’école et au cours de danse. C’est aussi pour la jeune mère la fin d’une lourde culpabilité. Non, ce n’est pas parce qu’elle a désiré une fille lors de sa grossesse que Sasha se trouve aujourd’hui dans un tel bouleversement. Les causes de la dysphorie de genre demeurent inconnues. Oui, elle a bien fait de laisser Sasha s’habiller en fille. Armée d’un certificat médical attestant la dysphorie de genre de l’enfant, Karine poursuit son combat auprès du directeur de l’école qui refuse obstinément que Sasha soit considérée comme une petite fille. Le début d’une longue course d’obstacles…

    • je viens de le parcourir, ça m’a choqué, le ton, la condescendance, beaucoup de mal à entendre les questions qu’elle pose du coup, même si elles semblent pertinente, notamment ces histoires de congélation. Ces problèmes (de transidentité) me sont presque parfaitement étranger, jamais vécu, et les gens que je connais qui ont eut à traverser ces épreuves, on en parle à peine. Bref, il s’agit bien d’une expérience que je n’ai pas, et ce film me semble tout de même bénéfique pour ça, pour se rendre, un peu, compte, de la souffrance que ces « questions » engendrent. ça crée de la solidarité, j’aime bien ça.

    • L’important, en effet, c’est l’attestation du médecin qui permettra à Sasha de ne plus être mégenré à l’école, qui lui permettra de porter des robes, des chaussures à talon, des nœuds roses, des colliers, du rouge à lèvres, etc. Les émotions priment ici sur la raison

      Euh je viens de passer un an à me battre avec ma fille, pour lui faire accepter de mettre un pantalon de temps en temps, notamment pour, éventuellement, un peu moins se râper les genoux à l’école. Pareil avec le rose et tout le bazar.

      Ce papier semble écrit par quelqu’un qui n’a jamais eut à prendre en compte l’importance émotionnelle que ces « trucs » (la jupe, le rose, les colliers, le rouge à lèvre) peuvent avoir pour les gamins-gamines.

      Après, tout perché qu’il est (le papier), oui il y a des questions sur l’utilisation de la science qui sont pertinentes, mais quelle #condescendance, quel #mépris...

    • ça, ça me semble juste par contre...

      la binarité des sexes en vue de la reproduction n’est pas une naturalisation ou un essentialisme des comportements, mais simplement une réalité indépendante de l’asymétrie des genres qui, elle, est imposée par la domination masculine. C’est contre cela que nous devons nous battre, non contre nos corps.

      et vrai que la gamine part dans un truc très inquiétant pour ce qui est des hormones.

  • De la condescendance

    Emmanuel Macron « bouleversé par la justesse » du film Les Misérables


    Le chef de l’État a récemment pu visionner le long-métrage de Ladj Ly, prix du jury à Cannes et représentant de la France aux Oscars. Selon le JDD, il aurait demandé à son gouvernement d’agir pour « améliorer les conditions de vie en banlieue ».

    J’ai pas lu l’article ni cliqué dessus, ca viens du figaro.

    #banlieues #condescendance #misère #charité #ruissellement #hypocrisie #récupération #sans_vergogne

  • Gilets jaunes : derrière l’accusation de « mépris de classe », la condescendance de classe

    https://mars-infos.org/gilets-jaunes-derriere-l-3825

    La critique du mouvement des #gilets_jaunes est systématiquement soupçonnée d’être instruite par mépris de classe. Cette accusation est le plus souvent dénuée de fondements et elle est problématique sur le plan politique. Elle reflète surtout la condescendance de celles et ceux qui la formulent.

    Les textes des camarades qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes se suivent et se ressemblent. Outre l’aveuglement volontaire dont ils témoignent souvent vis-à-vis du caractère #réactionnaire du mouvement, ils incluent pour la plupart un paragraphe visant à disqualifier les contradicteur·ices potentiel·les. Le ressort de cette disqualification est toujours le même : puisque le mouvement est « #populaire », celles et ceux qui le critiquent pratiqueraient le #mépris_de_classe. Entre militant·es de #gauche et anarchistes, c’est un peu l’injure suprême : accuser l’autre de dédain pour les plus faibles, c’est le discréditer immédiatement.

    [...]

    Cette condescendance est problématique sur le plan politique, à plusieurs égards :

    – Réduire toute critique à du mépris de classe, c’est refuser de voir que nombre de critiques émanent, précisément, de personnes d’extraction sociale modeste et s’appuient, précisément, sur leur vécu en milieu populaire.

    – C’est aussi fournir un paravent bien pratique pour empêcher la critique des comportements racistes, sexistes ou homophobes qu’adoptent les personnes mobilisées, quelle que soit leur classe sociale.

    – Renoncer à tout jugement #critique sous prétexte qu’un mouvement serait populaire, c’est nier au « peuple » sa capacité à faire des choix éthiques et politiques. C’est donc, en leur refusant d’avoir à répondre de leurs actes sur ces plans, exclure les classes populaires des interlocuteurs légitimes et de l’espace démocratique. Les personnes issues des classes populaires sont déjà très faiblement présentes dans l’espace médiatique et politique. Refuser à celles qui le font de les écouter sur le plan politique - et le cas échéant de les combattre sur ce plan - c’est contribuer à leur infériorisation.

    – Cette condescendance révèle enfin la distance qu’entretiennent celles et ceux qui l’adoptent avec celles et ceux qu’ils appellent « le peuple ». Il ne faut vraiment avoir aucun contact avec des ouvrier·es et des employé·es pour pouvoir affirmer, toute honte bue, qu’ils et elles seraient tou·tes indifféremment #dépolitisé·es, #racistes, #homophobes ou #sexistes. Outre que c’est insultant, c’est objectivement faux. Ce « peuple » que nous mépriserions est totalement fantasmé.

    Une des conséquences de la #condescendance_de_classe est de ne pas identifier les #fachos pour ce qu’ils sont mais de croire voir « le peuple » en eux. Camarades, si vous voyez un #fasciste agiter un drapeau bleu blanc rouge en hurlant « on est chez nous » sur une barricade, ce n’est pas « le peuple », c’est quelqu’un qu’il faut dégager.

    Collectif Athéné Nyctalope

  • Une belle #voiture attire t-elle les #femmes, oui ou non ?
    https://www.hommesdinfluence.com/articles/seduction-avance/15733_une-belle-voiture-attire-t-elle-les-femmes.html
    #sexisme #virilisme #condescendance
    À l’origine de la trouvaille de cet article, le fait qu’il est terriblement impossible de trouver des analyses de voitures qui ne soient pas uniquement construites par des hommes, pour des hommes et selon un imaginaire de puissance. Les testeurs de bagnoles sont pratiquement toujours des mecs avec des préoccupations de mecs. Quant aux quelques femmes qui se hasardent dans ce bastion masculin, elles le font en clamant toutes les deux lignes qu’elles aiment la puissance et les grosses cylindrées.
    Du coup, ça chouine toujours autour des voitures conçues pour être économiques, ce qui est très très chiant.

    Qu’est-ce qu’une voiture pour une femme, et quel sens a le mot conduire ?

    Si l’automobile, à l’instar de la marque Aston Martin et d’autres, est d’abord l’invention de garçons de (très) bonne famille à la recherche d’un cocktail addictif de compétition (course), de vitesse (puissance) et de sensations (châssis, pilotage), pour l’immense majorité des femmes de la classe moyenne le terme « voiture » n’a jamais fait résonner aucune de ces trois cases, et va plutôt chercher du côté du fonctionnel, c’est à dire du pratique.

    Une appartenance ma foi difficilement contestable, et dont découle également leur notion de conduite, qu’elles assimilent de façon indifférenciée à

    survivre aux embouteillages en ville et dénicher des places de parking au nez et à la barbe des autres
    emmener les enfants au karaté et/ou à la GRS (Guillaume et les enfants, à table !)
    le cas échéant, des trajets plus longs lors de visites à la famille, trajets bien entendus réalisés exclusivement sur l’autoroute

    Soit la panoplie intégrale des trajets, situations et conditions ne présentant strictement aucun intérêt pour quiconque aime (vraiment) conduire, l’essence du plaisir de conduite consistant à rouler à vitesse soutenue dans une automobile conçue pour cela (pas un Renault Modus couleur « oeuf brouillé » avec des pare-soleil Winnie l’ourson sur toutes les fenêtres), sur des routes semi-désertiques dessinant comme des circuits au milieu de paysages majestueux, et où l’on s’appliquera à prendre de belles trajectoires.

    Plus belles routes pour conduire une belle voiture

    De ces observations éternellement renouvelées, nous pouvons donc déduire que la notion de conduite, pour la majorité des femmes, est totalement dénuée du plaisir du pilotage, et donc relégué à la notion de « contrainte pour la liberté » (la liberté de se déplacer sans solliciter des hommes), autrement dit « un mal pour un bien ».

  • Vous êtes intelligente, Mademoiselle! | L’inquiet, tant étrange, taît.
    https://inquietantetrangete.wordpress.com/2017/01/17/vous-etes-intelligente-mademoiselle

    Et je ne parle pas de toutes les autres indélicatesses : m’ausculter devant 3 autres personnes qu’il ne m’a pas présentées, me féliciter sur mon élocution parfaite (je suis paralysée du visage, autant vous dire que ce compliment qui relève autant de la condescendance que de la flagornerie, ne m’intéresse que peu étant donné que je ne suis pas venu consulter un phoniatre ou un orthophoniste), m’appeler Mademoiselle alors qu’il a lu mon âge, raisonnable, et que je suis mariée, déprécier les autres médecins que j’ai consultés, et surtout m’administrer un traitement douloureux qui ne m’a pas soulagée.

    Ces indélicatesses, je viens de les caractériser : du #paternalisme, du #sexisme, de la #condescendance. Dans d’autres circonstances, je les combattrais et je tenterais par tous les moyens de faire comprendre à ceux qui en sont auteurs que ce comportement n’aide en rien le soin mais au contraire l’entrave beaucoup.

  • Sur la « touchante » manifestation des musulmans de Mantes - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/20/touchante-manifestation-musulmans-mantes-264394

    Quand il manifeste, le musulman, lui, est « touchant ». Il fait ses débuts de manifestant, de citoyen, à petits pas hésitants, comme un agnelet nouveau-né. On sent qu’il veut bien faire, et c’est cette maladresse qui nous touche. Il peut bien avoir préparé ses banderoles, ses pancartes, son image pour la télé (les scouts en première ligne, derrière la banderole), comme les vrais manifestants : il n’envoie pas un message politique, mais un involontaire message affectif.

    Ah, ces musulmans. Qu’ils ne manifestent pas après les attentats, et on les somme de « prendre la parole », de se désolidariser. Et quand ils se manifestent, comme ils sont « touchants ».

    #médias #condescendance #racisme

  • Comment ne pas être paternaliste (même face aux incapables et aux négligeants :) ) … ?
    http://www.lyber-eclat.net/lyber/friedman/1non_pater.html

    Non seulement les médecins, mais tous les experts sont paternalistes – par définition –, ce sont des individus qui savent mieux que les autres ce qui est bon ou n’est pas bon pour ces autres.


    #CNV #paternalisme #maternalisme #autorité #condescendance #hiérarchie

  • La condescendance pyramidale (ou comment les profs passent leur temps à se juger de haut en bas) | L’instit’humeurs | Francetv info
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/12/22/la-condescendance-pyramidale-ou-comment-les-profs-passent-leur-tem

    Il y a cependant une chose que la très grande majorité des profs de France, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils en soient conscients ou pas, partage : ce qu’on pourrait appeler la condescendance pyramidale, et dont l’expression la plus simple est ce petit regard supérieur invariablement porté vers le collègue de niveau inférieur.

    Les profs qui enseignent en post-bac sont bien contents d’enseigner à ce niveau, ils ont affaire à des esprits plus évolués et n’ont pas à subir des classes qui n’ont pas choisi d’être devant eux, au contraire de leurs étudiants. Ils ne changeraient pour rien leur place avec les profs de secondaire, ils ont souvent tout fait pour ne pas les rejoindre et se distinguent d’eux par le fait qu’ils sont agrégés et docteurs, d’ailleurs ils consacrent une partie non négligeable de leur temps à la recherche et publient, de loin en loin. Au sein de l’université, il faut cependant faire la différence, par exemple, entre le maitre de conf et le chargé de TD, prestige oblige.

    Dans le secondaire, les agrégés forment une caste supérieure à celle des certifiés, d’ailleurs ils touchent plus et enseignent moins, c’est sans doute qu’il y a une raison, ils ont bien mérité ce statut distinctif, l’AGREG est autrement plus difficile que le CAPES, c’est bien connu. Toutefois parmi eux, les profs de prépa sont les plus forts, incontestablement au-dessus du lot. En-dessous, il faut sortir du rang les profs qui ont les Terminale S, ce sont les meilleurs classes, on les réserve aux meilleurs profs, forcément. Je ne parle pas des lycées professionnels, il est évident que les profs qui y officient ne valent pas les autres.

    Les profs de collège sont de niveau inférieur, ce sont seulement des certifiés, rares sont les agrégés qui s’abaissent ici. Cependant plus on a de classes de 3ème ou de 4ème, mieux on se porte et mieux on est vu.

    Ici s’opère une cassure : certifiés et agrégés ont beau former deux castes distinctes, ils se situent néanmoins nettement au-dessus de ce qui suit, à savoir les instits – on a beau les avoir appelé professeurs des écoles, personne n’est dupe, d’ailleurs ils ont plus d’heures de cours et gagnent nettement moins, ce n’est pas pour rien. Peu importe leur bac + 5, leur polyvalence est, finalement, un aveu d’incapacité dans tous les domaines.

    On peut éventuellement faire la distinction entre instit de cycle 3 et instit de cycle 2, mine de rien en CM2 ce sont de presque collégiens, et en CP encore des petits qui débarquent de maternelle. Les instits de maternelle, justement, sont bel et bien tout en bas de l’échelle : bien des profs ont ri en entendant Darcos les accuser de changer les couches – au fond, c’est un peu ça, quand même, non ?

    • De l’extérieur, les personnes étrangères à l’éducation nationale ne voient, le plus souvent, dans les 860.000 profs de ce pays, qu’une corporation soudée, unie envers et contre tout. « Les profs » seraient une masse indivisible, facilement catégorisable, aisément étiquetable, reconnaissable à ces réflexes grégaires, à cette logique corporatiste raillée et honnie par le reste de la population.

      Bien entendu, dans les faits, il n’en est rien.

      […]

      Ce complexe de supériorité finalement très bien partagé repose sur les dogmes suivants :

      – dans la logique de concours propre à l’éducation nationale, le CRPE est plus facile que le CAPES, lui-même plus facile que l’AGREG, le Doctorat et la Recherche universitaire se situant encore un degré au-dessus (et légèrement de côté) ; il semble évident que l’agrégation est hors de portée d’un instit – c’est certainement vrai –, de même il coule de source qu’un agrégé se baladerait au concours de PE – c’est sans doute faux.
      – dans l’imaginaire collectif, il est plus facile de s’occuper de petits que de grands, les petits sont moins pénibles et moins difficiles à gérer que les plus grands, surtout plus on avance et plus c’est à l’intellect pur que s’adresse l’enseignant, un prof de fac ne va pas moucher un étudiant ou régler un conflit à la récré.
      – on trouve la preuve des deux précédents arguments dans le fait que la proportion de femmes enseignantes tend à diminuer à mesure qu’on grimpe dans la scolarité : c’est bien connu, les femmes sont moins aptes que les hommes au haut niveau, et plus portées sur l’aspect maternant que requiert de toute évidence le travail dans les « petites classes ».
      […]
      Chaque enseignant nourrirait sa pratique de celle du collègue et mettrait son enseignement en perspective, chaque niveau de classe s’en trouverait renforcé, enrichi de ce qui a marché précédemment. C’est toute la scolarité qui gagnerait en cohérence, une corporation entière qui gagnerait en cohésion.

      #éducation #enseignant.e.s #mépris_de_classes #coopération #corporatisme #hiérarchisation #genre #métier #concurrence #condescendance #concours #diplôme

  • Inside the world’s only sanctuary for exiled journalists - Quartz
    http://qz.com/495602/inside-the-worlds-only-sanctuary-for-exiled-journalists

    The Maison was the dream of a French journalist named Danièle Ohayon, after she was tempted into a conversation with a homeless person—who also turned out to have been a journalist, from Chechnya.

    (...) “More journalists are being killed, exiled and imprisoned and in this sense, the Maison is a sort of barometer of the situation of liberty of the press in the world,” Darline Cothière says.

    #maison des #journalistes #exil

    • Bah. Des journalistes francophones exilés, il y en a plein. J’en connais deux qui sont gardiens de la paix à #Bruxelles. Deux autres qui sont #médiateurs de quartier (whatever that means) à Metz et à #Bruxelles et quatre au #chômage à #Bruxelles. Et j’en ai croisé d’autres à #Paris. Sans me forcer.

      Et qui donc officient bénévolement sur les radios libres locales ou dans des journaux alternatifs papier ou web. Et sans me forcer. Tu parles d’une #solidarité, ils ont tous les même histoires à raconter de #racisme et de #condescendance de la part des services RH de titres de #presse ou même de sois-disant pairs journalistes.

      Ce milieu joue tellement des coudes qu’il n’y a pas de place pour eux, quelque soit leur expérience passée et le sens très concret qu’a pour eux liberté de la presse.

  • « Burnoutte », de l’anglo-américain burn-out, subst. masc., lecture provisoire | Condroz belge
    http://condrozbelge.com/?p=3648

    Pour que les #salariés en arrivent au #burnoutte, qui signifie que l’effort porté contre soi-même a dépassé une limite très haute de dangerosité, il faut aussi que les enrichisseurs d’employeurs estiment ne pas pouvoir se soustraire à l’exigence qui leur est faite. Il faut qu’ils soient dévoués ou perfectionnistes, serviles, aliénés, je dirais qu’ils doivent être domestiqués comme le cheval prêt à obéir à la cravache jusqu’à l’épuisement mortel. L’on sait que tous les animaux n’acceptent pas le dressage jusqu’à cette extrémité, et de même tous les salariés mis dans des conditions identiques n’iront pas jusqu’au burnoutte. Certains feront des oublis, des gaffes, des endormissements, une simple chute de tension, ils craqueront, lâcheront, démissionneront avant le burnoutte. Ou ils se révolteront, un peu, beaucoup, passionnément, ils se fâcheront sur un supérieur, ils saboteront la chaîne de fabrication ou l’informatique de l’entreprise qui les maltraite. D’une manière ou d’une autre ils feront un pas de côté et « sortiront du cadre », consciemment ou pas. Selon les options de l’observateur, il sera dit que leur inconscient, leur conscience, leur tempérament, leur ange gardien, les protégera.

    #aliénation #travail #exploitation

    • Il faut être un peu con pour faire un burnoutte, je le dis malgré ma compassion pour ceux qui ne peuvent l’éviter.

      L’auteur a certainement raison : c’est aussi qu’il faut tout de même être « un peu con » pour se contenter de (sur)vivre dans cette société.

      Ne nous ferait-il pas un petit accès de fétichisme idéaliste et très libéral de la Révolte , sur le dos de certain-e-s qui ont le tort assez peu pardonnable de ne pas s’empresser assez à son goût de tout tout foutre en l’air alors qu’ellils morflent peut-être plus que lui.

      Je suppose que ce garçon se rassure comme il peut. Même quand on est persuadé d’être soi-même assez rebelle ou malin pour avoir (sans blague !) échappé à la domestication que subissent... les autres, et éviter le « burnoutte », on ne vit quand même pas une époque confortable. La malice et la rebelle attitude sont bien mal récompensées !

      (je suis enclin à penser que la domsetication n’est jamais aussi sûre qu’accompagnée des illusions libérales adéquates : celles qui, devant telle ou telle de ses spectaculaires manifestations, permet à tout un chacun de s’imaginer ne devoir qu’à ellui-même d’y avoir échappé - ou de supposer que, quand même, les domestiqués doivent être « un peu con(ne)s »).

      #salauds_de_pauvres
      #domestication
      #illusions_libérales

    • “le burnout est un état d’esprit négatif persistant lié au travail, chez des individus“normaux”, qui est caractérisé par de l’épuisement, un sentiment d’inefficacité, une démotivation et des comportements dysfonctionnels au travail. Cet état d’esprit
      n’est souvent pas remarqué par le travailleur pendant un long moment. Il résulte
      d’une différence entre les intentions et la réalité du travail. Souvent, les travailleurs
      entretiennent cet état d’esprit par des stratégies d’adaptation qui sont inefficaces”.
      (Schaufeli & Enzmann, 1998, p.36 cités dans Schaufeli & Buunk, 2003).
      http://www.emploi.belgique.be/WorkArea/DownloadAsset.aspx?id=33628
      J’ai surtout le sentiment que l’auteur adapte une définition à un discours, ce qui rend caduc tout développement sur un postulat faux, incomplet, simplificateur. A fortiori si le but du discours se résume à les travailleurs sont des veaux.
      Il doit falloir être plus que con pour s’immoler devant son lieux de travail ou sa CAF.

    • Ha! It’s a super popular wealthy, Western, intellectual stance to be opposed to all aspects of globalization. It’s so easy to just sit there and say that the spread of corporate power is bad, the indigenous culture is good, and the monobloc is an example of this cheap throwaway culture that’s destroying the local culture. But I’ve spent a good chunk of my professional life in the developing world and a lot of people there are really excited about having access to the material culture that people in the West have. I just think it’s insanely paternalistic to just sit there and say that poor people can’t have monobloc chairs because it’s bad for their culture. I think there are aspects of that which are probably true. It’s probably quite bad for local furniture businesses when the monobloc takes hold. But I think this sort of notion that this is a virus and it should be fought fails to recognize that people in the developing world have a choice as to what they want to spend their resources on. I think it’s condescending to the extreme. It’s not that Walmart is churning these things out—it’s actually people in the developing world making these. It doesn’t feel like an obliteration of culture. It feels like poor people getting the chance to buy goods as representation of their aspirations.

      #condescendance #mondialisation #paternalisme #bad_market