• Salaires non payés, nouveaux contrats de travail imposés : les étranges pratiques du « low cost du déchet »
    https://www.bastamag.net/Salaires-non-payes-nouveaux-contrats-de-travail-imposes-les-etranges-prati

    Des salaires non versés pendant deux mois, l’accès aux locaux fermés, les outils de travail retirés : telle est la sanction qui a frappé les éboueurs du Syndicat intercommunal de la vallée de la Chevreuse, en région parisienne. La petite centaine de salariés avait refusé de signer un nouveau contrat de travail, qui entérinait des baisses de salaires et une dégradation des #Conditions_de_travail. Les élus ont leur part de responsabilité : en confiant le marché à un nouveau prestataire, Sepur, considéré (...)

    #Résister

    / A la une, #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, Conditions de travail, (...)

    #Revenus


  • « On ne devrait pas mourir en 2019 en France dans le cadre d’un job étudiant »
    https://www.bastamag.net/On-ne-devrait-pas-mourir-en-2019-en-France-dans-le-cadre-d-un-job-etudiant

    Franck Page est décédé alors qu’il livrait une commande pour Uber Eats dans la banlieue bordelaise. En hommage à cet étudiant de 18 ans, sa famille et de nombreux livreurs à vélo se sont joints lors d’une marche blanche le 27 janvier à Bordeaux. L’accident, qui a eu lieu aux abords d’une bretelle de rocade, questionne sur la dangerosité croissante d’un travail déjà décrié pour sa précarité. Un reportage vidéo publié en partenariat avec la société de production associative Spread Media. Franck Page, étudiant (...)

    #Témoignages

    / #Conditions_de_travail, #Luttes_sociales, #Syndicalisme


  • Sierra Leone : heurts mortels autour des plantations Socfin
    http://www.lequotidien.lu/a-la-une/sierra-leone-deux-morts-et-des-milliers-de-deplaces-autour-des-plantatio

    Deux morts, des villageois battus par les forces de l’ordre et des milliers d’autres fuyant leurs domiciles dans le chefferie de Sahn Malen, dans le sud-est de la #Sierra_Leone : ces événements d’une extrême gravité se sont déroulés le lundi 21 janvier dans les villages riverains d’une plantation de #palmiers_à_huile exploitée par SAC, une filiale de la multinationale luxembourgeoise Socfin dont les deux principaux actionnaires sont l’homme d’affaires belge Hubert #Fabri (50,2% du capital) et le groupe français Bolloré (38,7%), contrôlé par le milliardaire Vincent #Bolloré. Outre l’huile de palme, un marché en pleine expansion, Socfin est également spécialisée dans la culture de l’#hévéa dont est extrait le caoutchouc naturel.

    Selon une vingtaine d’organisations de la société civile, la répression à Sahn Malen est intervenue après le déclenchement d’une grève pour protester contre les mauvaises #conditions_de_travail et les faibles rémunérations des employés de SAC. Ce mouvement s’inscrit dans un conflit plus large sur l’occupation des terres, soit plus de 18 000 hectares, dont Maloa, une association de défense des riverains, juge qu’elles ont été accaparées par la multinationale. « Avant, nous avions de quoi cultiver et nous pouvions nourrir nos familles, ça allait plutôt bien. Maintenant, nos villages sont dans la #plantation, Socfin a pris nos terres, nous ne pouvons plus cultiver, nous n’avons plus de nourriture. Nous dépendons entièrement de Socfin pour le travail », témoignait en octobre dernier une représentante des riverains, invitée au Luxembourg par un collectif d’ONG (lire ci-dessous). L’élection du président Julius Maada Bio, en mars 2018, leur avait pourtant fait espérer une résolution du conflit foncier.

    #terres #alimentation #meurtres


  • La #science pour le plus grand nombre, pas pour l’argent

    Partout dans le monde, l’Enseignement Supérieur et la Recherche sont actuellement soumis à la doctrine de choc du néolibéralisme, où la #connaissance est perçue comme un simple moyen d’améliorer la #compétitivité de l’économie, comme une source possible de bénéfices et comme un outil de contrôle pour les gouvernements. Ce programme néolibéral pour la science est mis en œuvre par un nouveau mode de gestion publique dans lequel les étudiants, les enseignants et les chercheurs doivent devenir des entrepreneurs de leur capital cognitif et de leur réputation. Loin des idéaux coopératifs de la science et de l’enseignement, les universités et les institutions de recherche sont gérées comme des entreprises, en concurrence les unes avec les autres pour attirer les « meilleurs » étudiants et chercheurs. Les groupes de recherche et les collectifs de travail sont presque systématiquement écrasés. Les gestionnaires scientifiques sont censés chercher des #fonds et des #subventions pour employer une masse toujours plus grande de personnel précaire, dont les bas salaires contrastent avec les revenus de plus en plus élevés d’une nouvelle élite de gestion incarnée par les présidents et les vice-présidents d’université. La souffrance au travail affecte la plupart de ces nouveaux #prolétaires_intellectuels. D’un autre côté, la folie de l’#évaluation, la pression pour « #publier_ou_périr » et la #privatisation de l’#édition_scientifique conduisent à un nombre croissant de publications, ce qui menace à la fois la qualité de la #recherche et la transmission ouverte du savoir. Cette guerre matérielle dans laquelle l’#austérité va de pair avec la privatisation s’accompagne d’une guerre idéologique orwellienne où les mots, écrits dans un langage pauvre et mensonger, perdent leur sens. Le désir de reconnaissance de chacun conduisant à la servitude de tous, les valeurs de #compétition et d’#utilitarisme gagnent du terrain dans nos communautés scientifiques, où les individus sont de plus en plus isolés et craignent d’être exclus du jeu.

    Heureusement, des #résistances sont apparues, tant dans les pays où l’application de ces politiques était la plus développée (Grande-Bretagne ou Chili) que dans les pays où elles sont encore moins avancées (France, Allemagne ou Canada, notamment la région du Québec). Partout, les #mobilisations proposent des #alternatives à ces politiques néolibérales, très proches les unes des autres tant en termes de valeurs que de mesures concrètes. Plus important encore, nous sommes tous d’avis que le savoir fait partie du patrimoine commun de l’humanité et que sa valeur dépend de son #partage avec le plus grand nombre. Les autres composantes de l’alternative à la science néolibérale découlent de ce principe.

    Premièrement, l’université doit être libre. Mais la lutte pour l’abolition effective des #frais_d'inscription exige aussi que l’on reconnaisse aux étudiants le droit à une allocation financière substantielle qui garantirait leur autonomie en leur donnant les moyens de faire face à la nourriture, au logement et d’avoir du temps pour étudier.

    Deuxièmement, les universitaires et les chercheurs doivent non seulement avoir des salaires et des retraites décents, mais aussi se voir accorder des postes à part entière avec de solides garanties d’#indépendance. C’est une condition nécessaire si nous voulons éviter les #conflits_d'intérêts entre l’éducation, la science et les pouvoirs de l’argent et de la politique.

    Ils doivent également bénéficier de crédits à long terme, sans passer une grande partie de leur temps à demander un nombre croissant de subventions et de #projets par le biais de procédures bureaucratiques épouvantables ou à justifier constamment l’utilisation scientifique des fonds qui leur sont alloués. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront revendiquer leur droit au temps, sans lequel aucun progrès intellectuel réel, aucune science libre et aucune éducation libre, solide et cohérente n’est possible.

    Enfin, la #démocratie doit être au cœur des universités et des institutions de recherche. Le débat critique avec les citoyens et la collégialité des décisions doivent remplacer la gestion de haut en bas venant de bureaucrates zélés et incompétents qui ne s’intéressent qu’à stimuler la concurrence et la soi-disant « excellence ».

    L’urgence sociale et écologique à laquelle le monde entier est actuellement confronté représente un intérêt général commun qui devrait nous pousser à nous unir si nous voulons relever tous ces défis. Un développement massif des connaissances scientifiques est aujourd’hui nécessaire pour assurer la #transition_écologique de nos sociétés et échapper à la catastrophe imminente. Les investissements publics représentant 3% du PIB des nations doivent être consacrés aux services publics de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous devons également riposter de manière organisée  : il est temps de construire une alternative mondiale dans laquelle les universitaires et les scientifiques, les étudiants et les citoyens défendent les trois piliers de l’enseignement supérieur et de la recherche  : l’indépendance de la production scientifique et intellectuelle, la libre critique et la gratuité de la #transmission_des_connaissances.

    Nous, signataires de cet appel, membres de la communauté académique et de la recherche ou du mouvement social dans son ensemble, nous venons du monde entier. Nous nous engageons ensemble à promouvoir les valeurs de la critique, de la collégialité et de la #coopération dans le domaine scientifique et universitaire. Nous défendons des universités et des institutions de recherche bien dotées et libres d’intérêts privés. Nous luttons contre les #conditions_de_travail précaires et nous promouvons un système alternatif de publication scientifique dans lequel la connaissance est libre et ouverte. Nous appelons à la constitution d’un réseau de #solidarité_internationale et au développement du #savoir_pour_tous.

    https://www.linternationaledessavoirspourtous.org/p/la-science-pour-le-plus-grand-nombre.html?lang=en
    #université #critique #résistance #néo-libéralisme #précarisation #publish_or_perish #tribune #pétition

    • Academic-Led Publishing Panel: Why Academic-Led and Why Now?

      This panel serves as an introduction to Academic-Led Publishing Day, focusing on the “what” and “why” behind the event. Panelists briefly share how they are involved in academic-led publishing and answer the questions: “Why do you believe more academic-led publishing initiatives are needed? And why is now the time for both scholarly institutions and individual scholars to get involved in academic publishing?” Moderated by Cheryl Ball, editor of Kairos, this roundtable included Rebecca Kennison, Open Access Network Co-Founder Virginia “Ginny” Steel, Norman and Armena Powell University Librarian, UCLA Library Brian Cody, Co-Founder and CEO of Scholastica Max Mosterd, Head of Operations and Analytics for Knowledge Unlatched Mike Taylor, open-access advocate and paleontologist with the University of Bristol Hugh Thomas, Editor-in-Chief for Algebraic Combinatorics

      https://www.youtube.com/watch?v=O4D6OVD4QoE&feature=youtu.be

      –---------------------

      Academic-Led Publishing Day

      Academic-Led Publishing Day is a global digital event to foster discussions about how members of the scholarly community can develop and support academic-led publishing initiatives. Academic-Led publishing refers to scholarly publishing initiatives wherein one or more academic organizations control decisions pertaining to copyright, distribution, and publishing infrastructure. The goal of Academic-Led Publishing Day is to create an open dialogue about academic-led publishing programs and funding models - both current and potential - and to raise awareness about the roles and capabilities of different stakeholders in this space. The day will consist of virtual and in-person events, social media discussions, and a collection of blog posts and relevant resources.

      https://academicledpublishingday.com
      #alternative


  • Heurts et malheurs des ouvriers du textile au Bengladesh Vincent de Féligonde - 17 Janvier 2019 - Radio RCF
    https://rcf.fr/la-matinale/heurts-et-malheurs-des-ouvriers-du-textile-au-bengladesh

    Les ateliers textiles du Bangladesh, qui produisent des vêtements pour nombre de marques occidentales, ont licencié hier des centaines d’ouvriers…

    Oui Stéphanie. Le début de l’année a été marqué au Bangladesh par des débrayages et manifestations pour réclamer des hausses de salaires, qui n’avaient pas cru depuis 2013. Le salaire minimum était alors passé de l’équivalent de 28 à 58 euros par mois. Cette semaine, ils ont obtenu une nouvelle augmentation de 50%, pour atteindre 83 euros. Mais les ouvriers intermédiaires se plaignent de n’avoir eu, eux, qu’une augmentation dérisoire au regard de l’augmentation du coût de la vie, notamment celui du logement. 

    Le puissant syndicat des patrons du secteur a averti qu’en cas de poursuite des manifestations, il pourrait fermer l’ensemble des usines textiles du pays pour une durée indéterminée. Et de nombreux employés venus reprendre le travail hier ont réalisé qu’ils étaient congédiés. Au moins 750 d’une usine de la banlieue industrielle de la capitale, Dacca, ont découvert leur nom et leur photo sur des listes de personnes renvoyées qui avaient été placardées devant les locaux de leur employeur. Certains affirment que s’ils créent des problèmes, on les fera disparaître.

    Ça fait froid dans le dos. Est-ce habituel ?
    Malheureusement oui. Au Bangladesh, beaucoup de députés sont propriétaires d’usines de confection. Il est difficile et dangereux pour les ouvriers de s’organiser. Les ateliers de de confection se trouvent sous la surveillance d’une « police industrielle » qui arrête régulièrement les meneurs. Mardi 8 janvier, un ouvrier a été tué et 50 ont été blessés au cours d’une manifestation.

    Qu’est-ce que représente le secteur textile dans le pays ?
    Depuis une quinzaine d’années, le Bangladesh a largement profité de la mondialisation de l’industrie de la confection. Il est devenu le deuxième fournisseur de vêtements au monde, derrière la Chine. Ses usines fournissent les plus grandes enseignes comme H & M, Zara ou Auchan. Plus de 4 millions de salariés travaillent dans les 5 000 usines ou ateliers que compte le pays. Et les produits textiles représentent 80% des exportations du pays. Mais cette croissance, basée sur les bas salaires, s’est faite au prix de conditions de travail inhumaines. Les ateliers ne comportent pas toujours de sortie de secours en cas d’incendie, ou sont construits sans respect des normes.

    D’où l’accident du Rana Plaza…
    Oui Stéphanie. Le 24 avril 2013, l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers textiles, avait causé la mort de 1 134 personnes et fait plus de 2000 blessés. L’immeuble avait auparavant été surélevé sans permis de construire et la direction de l’usine avait refusé l’évacuation malgré les signes de faiblesse que montrait le bâtiment.

    Les choses ont-elles changé ?
    Oui. Les grandes chaines de distribution, qui faisaient semblant de ne pas connaître les fournisseurs de leurs sous-traitants, n’ont pas pu se cacher quand on a retrouvé des vêtements avec leurs étiquettes dans les ruines du Rana Plaza. Un fond d’indemnisation des victimes a été constitué. Des syndicats ont été créés, ainsi qu’un un corps d’inspecteurs, qui vérifie les conditions de sécurité des bâtiments, et peut exiger la fermeture temporaire, le temps que des travaux soient faits.

    C’est bien…
    Oui mais ce n’est pas gagné : une usine qui avait ainsi été fermée a porté l’affaire en justice, et a gagné en septembre dernier devant la Cour suprême. Elle a décidé que le bureau coordonnant les inspections devrait être expulsé du pays… La mesure n’a pas été exécutée mais pourrait intervenir d’un jour à l’autre.

     #bangladesh #textile #rana_plaza #esclavage #responsabilité_sociale_des_entreprises #conditions_de_travail #travail #auchan #zara #h&m #carrefour . . ..


  • Avec le prélèvement à la source, « on n’a encore moins les moyens de taper sur les gros fraudeurs »
    https://www.bastamag.net/Avec-le-prelevement-a-la-source-on-n-a-encore-moins-les-moyens-de-taper-su

    Les agents des impôts sont pris en étau entre le sentiment d’injustice fiscale et la mise en œuvre du prélèvement à la source : « On sent une haine des gens pour nous, c’est terrible », témoignent certains. Les accueils des centres des impôts sont pris d’assaut par les contribuables, avec leurs questions et leurs inquiétudes sur la réforme. Loin des déclarations rassurantes du ministre Gérald Darmanin, qui se félicitait le 7 janvier de l’absence de « bug », les fonctionnaires des impôts sont débordés : (...)

    #Résister

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, #Finance, #Services_publics, #Justice_fiscale, A la (...)

    • Depuis plusieurs années, au fur et à mesure que l’État « numérique » s’impose, les fonctionnaires des impôts alertent sur l’abandon des usagers qui ne sont pas connectés. « Il y a les personnes âgées mais aussi toute une jeunesse complètement désœuvrée et sans connexion, remarque Iseult. Nous les voyons tous les jours à l’accueil. » Dans un rapport publié ce mercredi 16 janvier, le défenseur des droits Jacques Toubon, alerte lui aussi sur les inégalités d’accès au service public liées à la généralisation de la dématérialisation des démarches administratives.

      Avec le prélèvement à la source, les agents des impôts se disent préoccupés par la prochaine étape, « qui pourrait être la fusion entre la CSG (contribution sociale généralisée, ndlr) et la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) ». Pour le moment, les cotisations CRDS sont hors fiscalité. « Mais si on fiscalise la sécurité sociale, comme on l’a fait avec la CSG qui était auparavant une cotisation, c’est l’État qui va reprendre main, détaille Daniel. Le gouvernement pourrait répartir les recettes en fonction des besoins de l’État, et plus en fonction de ce qui a été cotisé. Terminée la gestion paritaire, qui permet aux organisations syndicales d’avoir leur mot à dire. »

      Les retraites par répartition se trouveraient menacées par de tels changements... « Pour nous il y a une volonté de casser le rapport entre l’impôt et les citoyens, via la suppression des cotisations sociales qui pourrait être la suite logique du prélèvement à la source. C’est vraiment notre crainte, avec une diminution de la richesse collective au profit de la petite richesse individuelle. »


  • Pollution aux particules fines : comment la RATP met en danger la #Santé_des travailleurs et des usagers
    https://www.bastamag.net/Pollution-aux-particules-fines-comment-la-RATP-met-en-danger-la-sante-des

    Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de particules fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des (...)

    #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, Pollutions , Santé , A la une

    #Pollutions_


  • Au procès de Cristal union, jugé pour deux accidents mortels : « Ils ont essayé de rejeter la faute sur les cordistes »
    https://www.bastamag.net/Au-proces-de-Cristal-union-juge-pour-deux-accidents-mortels-Ils-ont-essaye

    Cinq ans avant l’accident mortel, en 2017, de Quentin Zaroui-Bruat – raconté il y a peu par Basta ! – deux autres cordistes, Arthur Bertelli et Vincent Dequin, 23 et 33 ans, mourraient dans des conditions similaires, ensevelis sous des tonnes de matière dans les silos du géant sucrier Cristal union. Après sept ans d’une instruction interminable, le procès s’est déroulé le 11 janvier, à Reims. Un moment décisif pour une profession frappée par la course au rendement. L’association des « cordistes en colère (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Transformer_le_travail, #Reportages, #Conditions_de_travail, #Justice


  • « Nous sommes une start-up anarcho-communiste » : Coopcycle auto-organise les coursiers à vélo
    https://www.bastamag.net/Nous-sommes-une-start-up-multinationale-anarcho-communiste-Coopcycle-auto

    Face aux Deliveroo et autres Uber Eats qui se développent dans le secteur de la livraison de repas à domicile, des coursiers à vélo s’auto-organisent dans de nombreuses villes européennes avec la volonté de maîtriser leurs #Conditions_de_travail. Ces différentes initiatives cherchent à se coordonner autour de Coopcycle, une plateforme coopérative qui propose un logiciel de mise en rapport entre clients, commerçants et livreurs à vélo. Son utilisation est soumise à une charte de principes intégrant la (...)

    #Inventer

    / #Luttes_sociales, Economie partagée et gratuité, #Travailler_autrement, Conditions de travail, A la (...)

    #Economie_partagée_et_gratuité


  • Manifestation nationale en faveur d’une #Justice de qualité pour toutes et tous
    https://www.bastamag.net/Manifestation-nationale-en-faveur-d-une-justice-de-qualite-pour-toutes-et-

    Adopté en première lecture, le projet de loi de programmation 2018 - 2022 pour la justice doit de nouveau être examiné par les députés à partir de ce mardi 15 janvier. Nombre d’acteurs du monde judiciaire estiment que ce projet sacrifie la qualité du débat judiciaire, l’accès de tous à la justice, les libertés individuelles et les droits de la défense dans une course aveugle à la productivité et aux économies d’échelle. Une manifestation nationale est prévue à Paris ce mardi. Nous relayons ici l’appel de (...)

    ça bouge !

    / #Inégalités, Justice, #Conditions_de_travail

    #ça_bouge_ !


  • Un an après #Metoo, le monde du travail demeure-t-il une « zone de non droit » en matière de violences sexistes ?
    https://www.bastamag.net/Un-an-apres-Metoo-le-monde-du-travail-demeure-t-il-une-zone-de-non-droit-e

    La lutte contre les violences sexistes et sexuelles semble avoir bien du mal à s’étendre au monde du travail. Avec une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail, les entreprises vont-elles rester une « zone de non droit » ? Si les confédérations syndicales se sont emparées du sujet et formulent de nombreuses propositions, les employeurs ne semblent pas pressés de combattre ces violences, d’autant qu’ils sont peu sanctionnés lorsqu’ils les couvrent. Les ordonnances travail prises en 2017 (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Féminisme, #Syndicalisme, #Transformer_le_travail, #Discriminations, #Conditions_de_travail, Droits (...)

    #Droits_fondamentaux


  • « Si vous n’y allez pas, vous n’êtes pas des hommes ! » : enquête sur la mort de Quentin, jeune technicien cordiste
    https://www.bastamag.net/Si-vous-n-y-allez-pas-vous-n-etes-pas-des-hommes-enquete-sur-la-mort-de-Qu

    Ils étaient tous débutants, intérimaires et à peine formés. Ils devaient détacher d’énormes blocs de résidus de céréales dans des silos mal aérés et obscurs de l’agro-industrie, au sein desquels ces cordistes descendaient en rappel. L’un d’eux n’est jamais remonté : Quentin Zaraoui-Bruat est mort enseveli sous 370 tonnes de grains, le 21 juin 2017, dans la Marne. Il avait 21 ans. Pour la première fois, ses collègues des derniers instants témoignent. Nous poursuivons notre enquête sur les accidents mortels (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Transformer_le_travail, #Enquêtes, #Ma_vie_au_travail, #Conditions_de_travail

    • Versailles. Un ouvrier de 68 ans fait une chute mortelle devant la préfecture des Yvelines
      https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/versailles-un-ouvrier-de-68-ans-fait-une-chute-mortelle-devant-la-prefe

      Un homme de 68 ans qui nettoyait les gouttières sur le toit de la préfecture des Yvelines a fait une chute mortelle ce jeudi après-midi, a-t-on appris auprès de la préfecture.
      L’#ouvrier, qui se trouvait sur le toit, a chuté de trois étages vers 17 h et a succombé à ses blessures malgré l’intervention des secours.

      Il s’agissait d’un «  #autoentrepreneur, sous-traitant de l’entreprise  » qui réalise ces travaux d’entretien sur le #bâtiment public.

      #travail = #mort

    • Comme beaucoup de cordistes, Jefferson dit avoir payé de sa poche les frais de matériel pour pouvoir travailler, soit 1350 euros sur un an. Une charge financière pourtant censée revenir à l’employeur ou à l’entreprise de travail temporaire pour les intérimaires, selon le code du travail. Quand il se plaignait des conditions de travail, voilà, selon lui, ce que la direction lui aurait répondu : « Si tu veux pas travailler, tu n’as qu’à ouvrir ta boîte. Tu n’as pas ton matériel ? Pas de compétence ? Au revoir. Demain, tu ne travailles plus pour nous. »

      Marc confirme la manière dont la direction aurait taclé les revendications des ouvriers : « Chaque fois qu’on craignait pour notre sécurité, chaque fois qu’on travaillait dans des silos par 40 degrés dehors, ou sous des tôles d’amiante, le patron d’ETH, Julien Seillier, nous disait textuellement : "Vous êtes des tapettes. J’ai été cordiste, je l’ai fait avant vous. Si vous n’y allez pas, vous n’êtes pas des hommes !" Les titulaires qui osaient se plaindre étaient invités à donner leur démission. Quant aux intérimaires, c’était plus simple : à la moindre remarque leur contrat n’était pas renouvelé le lundi. » Sollicité à de multiples reprises, Julien Seillier n’a jamais souhaité nous répondre.


  • La loi interdisant l’utilisation de l’amiante en Suisse s’assouplit 20 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10084835-la-loi-interdisant-l-utilisation-de-l-amiante-en-suisse-s-assouplit.htm

    La Suisse a été l’un des premiers pays à interdire l’utilisation de l’amiante en 1990, après les pays scandinaves et la Hongrie. Ce matériau, qui tue aujourd’hui encore, revient par la petite porte, grâce à une exception dans la loi.

    En mars prochain, la loi sur l’environnement va subir quelques adaptations. Une nouvelle exception à l’interdiction de l’amiante, « pour des raisons esthétiques », va entrer en vigueur. L’amiante pourra ainsi être utilisé « si, pour des raisons esthétiques, il n’est pas envisageable d’employer du matériel de substitution sans amiante pour des travaux de réparation ou de restauration ponctuels effectués sur des ouvrages ou des monuments existants ».

    Cette exception autorise les rénovations des bâtiments construits avec la pierre serpentinite. Une roche très spécifique qui peut contenir de l’amiante.

    La serpentinite est utilisée pour des applications décoratives comme par exemple la fameuse tribune de l’ONU à New York ou devant le Tribunal cantonal vaudois. En l’état, ces constructions ne représentent aucun danger. Le risque survient lorsque l’amiante est libérée, notamment quand la roche est percée, sciée ou poncée. Soit lorsque l’on produit de la poussière de serpentinite.

    L’association suisse des pierres naturelles, à l’origine de cette exception, a refusé de répondre devant la caméra de la RTS.

    « Inacceptable »
    Pour les milieux de prévention de l’amiante, cette dérogation est inacceptable : « Ce projet de loi ouvre la porte à des usages de matériaux contenant de l’amiante pour des raisons esthétiques. C’est inacceptable. C’est un déni des efforts de prévention et des efforts de la santé publique qui ont été faits durant ces 30 dernières années », déplore David Vernez, directeur de l’Institut universitaire romand de santé au travail.

    Mais l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) se justifie en expliquant que cette exception est nécessaire : « Cela fait plus de sens de remplacer une petite partie d’une surface abîmée plutôt que de remplacer toute la surface. Car dans ce cas-là, il y aurait plus de risque de libération de l’amiante », souligne Christoph Moor, chef de la Section Biocides et produits phytosanitaires à l’OFEV.

    Interdit depuis 30 ans
    La production, l’importation et l’utilisation de l’amiante est interdite en Suisse depuis bientôt 30 ans. Ce minéral bon marché à texture fibreuse était employé à grande échelle durant le 20e siècle dans l’industrie et surtout dans la construction.

    Selon la Suva, quelque 120 personnes meurent encore aujourd’hui chaque année d’un #mésothéliome (cancer qui affecte le revêtement des poumons, notamment), lié à une exposition à l’amiante. Il est toutefois difficile de répertorier exactement tous les cas en raison du temps de latence de la maladie, qui peut varier entre 15 et 40 ans.

    La caisse nationale d’assurance en cas d’accident a reconnu, depuis 1939, plus de 3800 maladies professionnelles liées à l’amiante (état 2013) et a versé plus de 870 millions de francs en prestations d’assurance.

    Risque toujours d’actualité
    Bien qu’interdit, l’amiante n’a pas disparu pour autant. Environ 80% des bâtiments construits entre 1904 et 1990 en contiendraient. Ils représentent un risque pour les travailleurs lorsque l’objet est poncé, percé, fraisé, brisé ou scié.

    Aussi, étant donné la longue période de latence après l’exposition à l’amiante, les spécialistes estiment que le pic du nombre de malades sera atteint entre 2020 et 2025.

    Il n’y a jamais eu de procès en Suisse, mais un Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante a été créé en mars 2017. Il est estimé à 100 millions de francs jusqu’en 2025.

    Mardi, pour la première fois, ce fonds a élargi le cercle des ayants droit à 23 proches de victimes.

    * L’amiante dans le monde
    Au niveau mondial, seule une soixantaine de pays ont interdit l’usage de l’amiante, qui tue plus de 100’000 personnes chaque année. Selon l’Organisation mondiale de la santé, (OMS), environ 125 millions de personnes y sont exposées dans le cadre de leur travail.

    La production, quant à elle, s’élève à plus de 1,3 million de tonnes par an, selon le Programme américain de ressources minérales. Les plus gros producteurs sont la Russie (690’000 tonnes), le Kazakhstan (210’000) et la Chine (200’000).

    Le 1er juin dernier, les Etats-Unis ont annoncé un allégement des mesures restrictives liées à l’amiante. Limitée jusqu’ici à l’industrie chimique et à la production de chlore, l’amiante peut désormais être utilisé dans les fabrications industrielles de papier, plastique et revêtement du sol, faisant ainsi son grand retour dans l’industrie du bâtiment.

    En Russie, premier fournisseur américain, une ville nommée #Asbest (Amiante en russe) est rythmée par une immense mine à ciel ouvert. Cette dernière a changé ses emballages l’été dernier, arborant la tête de Donald Trump. L’entreprise a posté sur Facebook la photo d’une de ses palettes, sur laquelle on peut lire : « Approuvé par Donald Trump, 45ème président des États-Unis ».

    #amiante #Stephan_Schmidheiny #Schmidheiny #santé #conditions_de_travail #cancer #pollution #menaces_sur_la_santé_publique #santé_et_sécurité_au_travail #toxiques #environnement #eternit #maladies_professionnelles #chimie #cancers_professionnels #déchets #poison #esthétique #pierre_serpentinite #consternant


  • Entre gilets jaunes et syndicats, une convergence possible, « mais pas sur n’importe quoi »
    https://www.bastamag.net/Entre-gilets-jaunes-et-syndicats-une-convergence-possible-mais-pas-sur-n

    Près de trois semaines après la première journée de blocage des gilets jaunes, les secrétaires généraux des principales organisations syndicales se sont réunis pour faire le point sur la situation. Sur le terrain, des liens se tissent déjà localement entre militants syndicaux et membres du mouvement. Des préavis de grève sont aussi déposés, comme dans le transport routier. Les syndicats s’apprêtent-ils à rejoindre la lutte, protéiforme, des gilets jaunes, dont certaines revendications, sur les salaires (...)

    #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Conditions_de_travail, #Classes_populaires, #Services_publics, Souveraineté (...)

    #Souveraineté_populaire


  • Des agents de ménages sommés de rembourser 2,8 millions d’euros à leur employeur
    https://www.bastamag.net/Des-femmes-de-menages-sommees-de-restituer-2-8-millions-d-euros-a-leur

    183 femmes et hommes de ménage marseillais, payés au Smic et souvent à temps partiel, doivent rembourser entre 5000 et 30 000 euros à leur employeur, la société de nettoyage Elior Services. Soit 2,8 millions d’euros au total, comme le rapporte le journal La Provence. La société réclame à ces employés le remboursement de primes qu’elle avait été précédemment contrainte par la #Justice de leur verser. « On pousse les gens dans la misère », s’indigne Tony Hautbois, syndicaliste CGT. Comment en est-on arrivé à (...)

    En bref

    / #Syndicalisme, Justice, #Inégalités, #Conditions_de_travail


  • Coupe du monde 2022 au Qatar : une nouvelle plainte contre Vinci
    https://www.bastamag.net/Coupe-du-monde-2022-au-Qatar-une-nouvelle-plainte-contre-Vinci

    Quelques mois après la Coupe du monde de football en Russie, les regards se tournent à nouveau vers le Qatar. Le petit émirat s’est vu octroyer, dans des conditions contestées, l’organisation de l’édition 2022 de l’événement sportif le plus suivi au monde. Très rapidement, les dirigeants qataris ont lancé la construction de stades flambant neufs et d’autres infrastructures. Un marché mirifique sur lequel se sont rués les grands groupes mondiaux de construction, dont les français Bouygues et Vinci. Ce (...)

    En bref

    / #Syndicalisme, #Proche_et_Moyen_Orient, #Asie_et_Pacifique, #Transformer_le_travail, #Conditions_de_travail, (...)

    #Multinationales


  • Centrales nucléaires : les failles du dispositif d’urgence prévu par EDF en cas de scénario catastrophe
    https://www.bastamag.net/Centrales-nucleaires-les-failles-du-dispositif-d-urgence-prevu-par-EDF-en-

    Dans les centrales nucléaires françaises, un dispositif de sécurité baptisé « équipe en situation extrême » se met en place. Il est la conséquence de la catastrophe de Fukushima de 2011 et est censé répondre aux pires des scénarios et à leur lot d’imprévus. Le système est cependant loin de faire l’unanimité : des agents travaillant au sein des centrales dénoncent des failles et des incohérences. Des risques majeurs – comme les incendies ou les fuites radioactives – sont, en particulier, fortement sous-estimés. (...)

    #Décrypter

    / #Syndicalisme, #Conditions_de_travail, #Services_publics, #Le_risque_nucléaire, #Nucléaire, A la (...)


  • Centrales nucléaires : les failles du dispositif d’urgence prévu par EDF en cas de scénario catastrophe
    https://www.bastamag.net/Centrales-nucleaires-syndicats-et-personnels-denoncent-les-failles-du-nouv

    Dans les centrales nucléaires françaises, un dispositif de sécurité baptisé « équipe en situation extrême » se met en place. Il est la conséquence de la catastrophe de Fukushima de 2011 et est censé répondre aux pires des scénarios et à leur lot d’imprévus. Le système est cependant loin de faire l’unanimité : des agents travaillant au sein des centrales dénoncent des failles et des incohérences. Des risques majeurs – comme les incendies ou les fuites radioactives – sont, en particulier, fortement sous-estimés. (...)

    #Décrypter

    / #Syndicalisme, #Conditions_de_travail, #Services_publics, #Le_risque_nucléaire, #Nucléaire, A la (...)


  • Mouvement de grève victorieux dans un hôpital du Val d’Oise
    https://www.bastamag.net/Mouvement-de-greve-victorieux-dans-un-hopital-du-Val-d-Oise

    Les grèves se poursuivent dans les hôpitaux psychiatriques, en proie aux restrictions budgétaires. Et certains de ces mouvement sociaux arrivent à obtenir les moyens nécessaires à la bonne prise en charge des patients. C’est ce qui s’est produit à l’hôpital psychiatrique Roger-Prévot de Moisselles (Val d’Oise). Le 6 novembre, les soignants de l’hôpital lançaient une grève, au moment de la visite de la Haute autorité de santé (HAS). En cause, comme à l’hôpital psychiatrique d’Amiens – où les soignants ont (...)

    En bref

    / #Luttes_sociales, #Syndicalisme, Quel avenir pour nos protections sociales ?, #Conditions_de_travail, Santé , Services (...)

    #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ? #Santé_ #Services_publics


  • Ces combats pour plus de justice sociale, et sans gilets jaunes, dont les chaînes infos ne parlent pas
    https://www.bastamag.net/Ces-combats-pour-plus-de-justice-sociale-et-sans-gilets-jaunes-dont-les-ch

    Les « gilets jaunes » et leurs revendications disparates, où se mêlent prix du carburant, colères sociales, sentiment d’abandon et défiance vis-à-vis des « élites », ont été particulièrement relayés par les chaînes infos. En parallèle, des mouvements peu médiatisés se multiplient depuis quelques semaines. Les enseignants ont manifesté le 12 novembre pour défendre l’école face aux suppressions de postes. De la Dordogne à Rouen, des postiers mènent des grèves pour le maintien du service public postal. Les (...)

    #Résister

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, #Services_publics, A la une, #Syndicalisme


  • Pour la première fois, un livreur à vélo de Deliveroo est reconnu comme salarié
    https://www.bastamag.net/Pour-la-premiere-fois-un-livreur-a-velo-de-Deliveroo-est-reconnu-comme-sal

    Est-ce le début de la fin de l’exploitation des livreurs à vélo par les plateformes de livraison de plats cuisinés ? En Espagne, Deliveroo vient de reconnaître le récent jugement d’un tribunal de Valence qui a estimé qu’un livreur enregistré sur la plateforme bénéficiait de fait du statut de salarié. De son côté, l’entreprise considérait, comme elle le fait dans tous les pays, que le livreur était un auto-entrepreneur. Deliveroo a d’abord fait appel du jugement, avant, finalement, de l’accepter. Elle devra (...)

    En bref

    / Indignés de tous les pays..., #Luttes_sociales, #Syndicalisme, #Travailler_autrement, #Europe, Quel avenir pour nos protections sociales ?, Conditions de (...)

    #Indignés_de_tous_les_pays... #Quel_avenir_pour_nos_protections_sociales_ ? #Conditions_de_travail


  • Cercle vicieux (Anne Dufourmantelle, Libération, 27/04/2017)
    https://www.liberation.fr/debats/2017/04/27/cercle-vicieux_1565827

    Ce qui me frappe, moi qui ne crois pas appartenir au « #cercle_de_la_raison », c’est que l’on trouve raisonnable justement que 200 personnes soient aussi #riches que 3 milliards dans ce monde. Ce qui me frappe c’est que l’on trouve raisonnable de ne pas donner raison aux sages femmes de ce pays qui, depuis plus d’un an, ne font pas grève pour le plaisir mais pour obtenir des #conditions_de_travail décentes. Ce qui me frappe, c’est que l’on trouve raisonnable de ne pas satisfaire la demande justifiée des auxiliaires maternelles en crèche ou des infirmières, rincées par le sous-effectif, car ce sont elles qui sont en première ligne sur le front de notre sacro-sainte #égalité. Ce qui me frappe c’est que l’on trouve raisonnables les #méthodes_managériales qui poussent tant de gens à souffrir au #travail et parfois à en finir, ce qui me frappe c’est de trouver raisonnable de continuer d’appeler Europe ce grand projet de liberté et de paix éclairées, la technocratie Bruxelloise.

    Martin Buber a écrit que c’est en rendant impensable toute #alternative à un ordre des choses qu’on participe à une hégémonie qui a pour propriété de susciter la #violence et la #destruction. La #doxa qui consiste à ostraciser toute #pensée transversale à une #orthodoxie couve une menace. On a vu comment « le cercle de la raison » a pondu en une trentaine d’années un parti qui a la #peur pour patrie et le #ressentiment pour exutoire.

    Cf. https://seenthis.net/messages/733660


  • Face aux plates-formes numériques, les livreurs à vélo européens s’organisent
    https://www.bastamag.net/Face-aux-plates-formes-numeriques-les-livreurs-a-velo-europeens-s-organise

    C’est une première dans le monde de l’« uberisation » : une soixantaine de coursiers à deux-roues « indépendants » se sont réunis afin de construire une stratégie commune. Leur objectif : améliorer leurs #Conditions_de_travail et faire front ensembles face aux plateformes #Multinationales de la livraison, de type Deliveroo ou UberEats. Venus de douze pays d’Europe, ils travaillent d’ores et déjà à l’élaboration d’une charte qui demande la création d’un salaire horaire garanti, ainsi que l’exigence de (...)

    #Résister

    / #Luttes_sociales, #Europe, Conditions de travail, Multinationales, A la une


  • Le racisme anti-Blancs n’existe pas (Alain Policar, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/22/le-racisme-anti-blancs-n-existe-pas_1687081

    Il va, certes, de soi que n’importe quel groupe humain est susceptible d’être #racialisé (perçu comme une race) et #racisé (soumis à des stigmatisations). Et il est indéniable que des insultes à caractère #raciste (parfois d’une insupportable violence) sont proférées à l’égard d’individus identifiés comme #Blancs. Ces événements sont pour l’essentiel limités à l’espace public. […] Une étude de l’Ined de janvier 2016 confirme que la population majoritaire ne déclare pas de #discriminations associées aux expériences de #racisme, que les réactions racistes sont peu nombreuses et ne se traduisent pas par des #préjudices matériels. Ainsi, le racisme explicite, qui vise les enfants d’#immigrés, est un racisme qui les discrimine en réduisant leur #accès_à_l’emploi et en dégradant leurs #conditions_de_travail, alors que le racisme visant la population majoritaire prend essentiellement (pas exclusivement) la forme d’insultes dans la rue ou les cours d’école.
    […]
    Bien qu’il existe des raisons pouvant conduire à nuancer la célèbre définition d’Albert Memmi, telle qu’elle est proposée dans la Nef en 1964, je pense souhaitable de partir de celle-ci : « Le racisme est la #valorisation, généralisée et définitive, de #différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses #privilèges ou son #agression. » Nous avons là une remarquable synthèse des éléments constitutifs du racisme : l’insistance sur des différences, réelles ou imaginaires, leur valorisation au profit du raciste, leur #absolutisation par la #généralisation et leur caractère définitif et, enfin, leur utilisation contre autrui en vue d’en tirer profit. #Catégorisation, #hiérarchisation et #discrimination.
    […]
    Le #rejet et l’#exclusion que peuvent subir les Blancs relèvent, pour l’essentiel, des #émotions, de la #colère, du #ressentiment. Les insultes, voire les violences, dont ils peuvent être #victimes sont-elles équivalentes aux discriminations à l’embauche ou au logement, lesquelles sont le reflet de pratiques structurelles concrètes ? Les insultes et les préjugés que des non-Blancs peuvent avoir envers des Blancs sont, certes, dommageables et peuvent considérablement blesser, mais ils ne sont pas #historiquement chargés et, surtout, ne viennent pas en complément d’un #traitement_social défavorable envers les Blancs parce qu’ils sont blancs. Les actes « anti-Blancs » ne correspondent pas à une #idéologie essentialisante qui pourrait la relier à un véritable racisme. Reni Eddo-Lodge a donc parfaitement raison d’insister sur la notion de racisme structurel, racisme dont la population majoritaire ne peut être victime. Le concept de racisme anti-Blancs n’a donc guère de sens dans une société où les Blancs ne subissent pas un racisme institutionnalisé et une discrimination sociale à dimension historique.


  • 530 vols annulés à Brussels Airport depuis jeudi : l’incertitude demeure quant à la durée de la grève Belga - 28 Octobre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_greve-spontanee-chez-aviapartner-plus-d-un-vol-sur-cinq-a-nouveau-annule

    Plus d’un vol sur quatre a été annulé dimanche à Brussels Airport en raison de la grève du personnel de la société d’assistance aéroportuaire Aviapartner, qui dure maintenant depuis jeudi après-midi, a-t-on appris auprès de l’aéroport bruxellois. En tout, 530 vols ont été annulés depuis jeudi. Contrairement à ces derniers jours, aucun passager n’a dû y passer la nuit.

    Au total, ce sont 150 vols sur 550 qui ont été annulés dimanche à Brussels Airport, alors que l’aéroport était censé accueillir un total de 74.000 passagers au départ et à l’arrivée en ce deuxième jour du premier week-end des vacances de la Toussaint.


    La grève du personnel d’Aviapartner (bagagistes et assistants aéroportuaires) a commencé jeudi après-midi et, malgré plusieurs réunions de négociations, aucune solution satisfaisante n’a encore pu être dégagée. La direction a dès lors appelé à une conciliation vu l’urgence de la situation. Les discussions doivent ainsi reprendre ce dimanche dans les locaux du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, à Bruxelles, et non pas à l’aéroport de Zaventem comme cela a été le cas samedi. Il ne semble toutefois plus certain que la réunion débute à 10h00 comme prévu initialement.

    Quelles sont les demandes ? 
    Lors des négociations, les trois syndicats (CSC Transcom, FGTB-UBT et CGSLB) ont davantage concrétisé leurs exigences. Mais lorsqu’ont été abordées les compensations financières et indemnités, le fossé s’est creusé entre les deux parties. Les syndicats ont notamment demandé que les intérimaires reçoivent un contrat à durée indéterminée.

    Aviapartner a proposé l’engagement de 78 intérimaires, le paiement d’une prime de 250 euros par personnes « dans le contexte d’une sortie de grève immédiate », et le renforcement du middle management, notamment, a fait savoir l’entreprise dans la nuit de samedi à dimanche. Elle a ajouté regretter que les syndicats aient refusé ces offres.

    Les discussions portent aussi sur le matériel et les vêtements de travail. Les pauses déjeuner sont également un point important pour les syndicats. Les travailleurs d’Aviapartner se plaignent en effet de ne pas savoir en début de service quand ils pourront profiter d’un temps de repos durant leur journée de travail.

    A en croire Sandra Langenus, de l’UBT-FGTB, les syndicats ont jusqu’à présent obtenu une réponse satisfaisante à « quelques petits points mais pas les principaux ».

    Brussels Airport, de son côté, recommande de consulter la liste des compagnies touchées par la grève sur son site internet avant de se rendre à l’aéroport et de contacter celles-ci le cas échéant.

    Les bagages des vols annulés ne sont eux pas encore disponibles. « Ceux-ci seront envoyés vers leur destination », précise Brussels Airport. « Nous conseillons dès lors d’introduire une demande de récupération de bagage à destination auprès du service Lost & Found local de la compagnie aérienne. Si vous décidez de ne pas partir, vous pouvez vous adresser au service Lost and Found ’Welcome services’ à Brussels Airport. »

    Les bagages des passagers à l’arrivée ne sont pas non plus disponibles. Les voyageurs recevront un code qu’ils peuvent utiliser pour introduire une demande de récupération de bagage.

     #grève #travail #luttes_sociales #lutte #low_cost #transport-aérien #avion #transports #aéroports #conditions_de_travail #Bruxelles #Belgique