• Où sont les milliards de #Kadhafi ?

    Que sont devenus les milliards de dollars que le colonel Kadhafi, peu de temps avant sa chute, a mis à l’abri en Afrique du Sud ? Digne des meilleurs thrillers, une enquête au long cours sur les traces d’un trésor insaisissable.

    Le 20 octobre 2011, après des mois d’affrontements entre ses soutiens et les forces rebelles, Mouammar Kadhafi, qui dirigeait la Libye d’une main de fer depuis plus de quatre décennies, est capturé et abattu. Avant d’être renversé, le dictateur avait pris soin de transférer à l’étranger une grande partie de sa faramineuse fortune, constituée avec les réserves pétrolières du pays. C’est en négociant, pour le compte du gouvernement de transition, un contrat d’armement avec l’Afrique du Sud qu’Erik Goaied, un consultant tunisien, a vent d’une cargaison de 12,5 milliards de dollars libyens arrivée à l’aéroport de Johannesburg fin 2010. Mais où sont passés les conteneurs remplis de billets ? Et pourquoi Kadhafi les a-t-il envoyés ici ? George Darmanovic, un influent agent des services secrets sud-africains, affirme que l’ANC, le parti au pouvoir, dont le leader libyen a soutenu financièrement les dirigeants depuis Mandela jusqu’à Jacob Zuma, aurait fait main basse sur une grande partie de l’argent. Épaulé par Johan Erasmus, un marchand d’armes ayant fait carrière dans le renseignement au temps de l’apartheid, et Fanie Fondse, un ex-membre des forces spéciales, Erik Goaied se met en tête de récupérer le magot. Son entreprise se complique lorsque Darmanovic est assassiné en pleine rue et que le gouvernement libyen le met sur la touche, en confiant l’opération à l’homme d’affaires Taha Buishi. Ce dernier entre en contact avec Tito Maleka, le chef des services de renseignements occultes de l’ANC, qui fait lui-même appel à Jackie Mphafudi, un proche du président Zuma. Alléchées par la commission de 10 % promise par la Libye, les deux équipes se lancent dans une chasse au trésor acharnée…

    https://www.arte.tv/fr/videos/088469-000-A/ou-sont-les-milliards-de-kadhafi
    #film #film_documentaire #documentaire #armes #Afrique_du_Sud #argent #Libye #George_Darmanovic #Jocob_Zuma #Zuma #Erik_Goaied #ANC #Johan_Erasmus #argent_liquide #Fanie_Fondse #Taha_Buishi #Tito_Maleka #Aziz_Pahad #Nelson_Mandela #Thabo_Mbeki #conférence_de_Polokwane #Mathews_Phosa #Brian_Crook #Jackie_Mphafudi #Bashir_Saleh

    déjà signalé par @simplicissimus
    https://seenthis.net/messages/912048

  • D’une subjectivité réfléchissante toujours à faire être
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1086-D-une-subjectivite-reflechissante

    Article de Garassimos Stephanatos, récemment disparu, tiré de « Actualité d’une pensée radicale. Hommage à Cornelius Castoriadis », Vincent Descombes, Florence Giust-Deprairies, Mats Rosengren (eds), Upsala Universitet, Departement of Literature, 2019, pp. 21-32

    –---

    Le titre de cette première journée du Colloque rend hommage à Cornelius Castoriadis auteur de « L’état du sujet aujourd’hui » [1], ce qui n’est pas sans me rappeler sa conférence avec le même titre au IVe Groupe le 15 Mai 1986. Je garde un très vif souvenir de cette soirée à la salle des conférences de FIAP, rue de la Santé, qui accueillait à l’époque des activités scientifiques du Quatrième Groupe et précisément la série qu’on appelait des « Confrontations critiques ». Le discours de Castoriadis déconcertait comme d’habitude l’auditoire par sa force et sa nouveauté ; cette conférence faisant un retour après sa séparation avec Piera Aulagnier et son éloignement du Quatrième Groupe où il avait travaillé plusieurs années sans pour autant demander son habilitation comme analyste-membre [2] (...)

    #Conférence, #Gerassimos_S., #Post-modernisme, #Psychanalyse, #Scientisme, #Type_anthropologique, #Castoradis

  • AUX SOURCES DE L’UTOPIE NUMÉRIQUE : DE LA CONTRE-CULTURE À LA CYBERCULTURE - Le blog d’un épicurieux
    https://blog-epicurieux.fr/aux-sources-de-lutopie-numerique-de-la-contre-culture-a-la-cyberculture/#more-73

    Au début des années 1990, de nombreux experts ont vu dans la création du Web l’acte de naissance d’une communauté virtuelle. Les ordinateurs en réseau rendaient possible le dépassement des frontières physiques et ouvraient une ère de communion électronique. Cette utopie à portée de main trouve son origine dans la contre-culture nord-américaine. Fred Turner remontera le fil reliant le Whole Earth Catalog, journal emblématique des communautés hippies, à Wired, magazine fanion des technologies numériques.

    #Fred_Turner #Conférence #Paris_2014

  • Frama, c’est aussi de la #médiation aux #communs numériques
    https://framablog.org/2021/10/26/frama-cest-aussi-de-la-mediation-aux-communs-numeriques

    De l’édition de livres aux ateliers et conférences, des interviews aux traductions sur le blog et jusqu’au podcast… À Framasoft, nous explorons de nombreuses manières de partager ce que nous savons et d’apporter notre pierre à l’édifice des communs culturels. … Lire la suite­­

    #Contributopia #Frama_c'est_aussi #Commun #Communaute #Conference #Conferences #contributopia #Framablog #Framabook #Framalang #Médias #UPLOAD

  • #Salaire des #fonctionnaires : « On entre dans une logique de #contractualisation et de #liberté »

    Selon le spécialiste de la réforme de l’Etat #Luc_Rouban, la #conférence_sur_les_perspectives_salariales des fonctionnaires qui s’ouvre mardi pourrait acter la mise en place d’une nouvelle architecture de la fonction publique.

    Alors que la ministre de la transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin, ouvre, mardi 21 septembre, une conférence sur les #perspectives_salariales des fonctionnaires, le spécialiste de la réforme de l’Etat Luc Rouban, directeur de recherches au CNRS, chercheur au Centre d’études de la vie politique française de Sciences Po (Cevipof), montre que cela sous-tend une transformation profonde de la #fonction-publique.

    A six mois de la présidentielle, ouvrir une conférence de six mois sur la rémunération des fonctionnaires, est-ce un gadget politique ou le début d’un vrai travail de fond ?

    C’est le début d’un vrai travail de fond. S’il s’agissait d’un gadget politique, le calendrier serait particulièrement mal choisi. Des promesses faites aujourd’hui n’engagent à rien… Ce serait même plutôt un mauvais calcul politique.

    Là, il s’agit de régler un problème de fond. La disparition d’un certain nombre de #corps (celui des préfets, des inspections, etc.) amorce une réforme plus large de la fonction publique française. Celle-ci sort d’un #modèle_corporatif et se dirige vers un #modèle_d’emploi, comme dans la plupart des pays européens.

    C’est-à-dire ?

    L’existence de corps fait que le parcours des fonctionnaires est prévu à l’avance. Là, on fait sauter le #verrou_corporatif, et une nouvelle architecture de la fonction publique se met en place, avec une relation plus individualisée entre l’agent et l’employeur. Cela permet une plus grande #mobilité pour les fonctionnaires. Mais cela remet aussi en cause tout le système de #rémunération et de #progression. Il faut donc d’autres règles générales pour encadrer cette nouvelle situation, situation dans laquelle le jeu stratégique entre les #syndicats et le #gouvernement est brouillé.

    Car on sort également de l’habitude du grand rendez-vous salarial annuel tournant autour de la question de l’augmentation générale du #point_d’indice, avec une application corps par corps. On entre dans une logique de #contractualisation et de #liberté. Le poids de l’#avancement pèse sur le fonctionnaire à titre individuel beaucoup plus qu’avant : ce sera à lui de se préparer, de chercher des formations, de rédiger un bon CV, de solliciter un autre ministère ou un autre établissement public, d’accepter d’être mis en #concurrence avec d’autres agents ou des candidats venant du privé.

    On se rapproche de la logique du privé. C’est plus compliqué pour le fonctionnaire, mais les corps conduisent aussi à ce qu’après quelques années, on se retrouve bloqué dans son avancement. Vous arrivez à 45, 50 ans et vous n’avez plus beaucoup d’avenir. Il est souvent impossible d’accéder à l’#indice_salarial le plus élevé, et cela nourrit de la #frustration et du #mécontentement.

    Le système est donc bien à bout de souffle, comme le dit #Amélie_de_Montchalin ?

    Jusqu’à Nicolas Sarkozy, on faisait des augmentations générales, et on s’arrangeait avec les #primes. C’est une fausse #individualisation. Le système est bloqué et s’auto-reproduit : la #hiérarchie, des grands corps au sommet jusqu’aux fonctionnaires de catégorie C, est figée. Pourtant, la crise sanitaire a mis en lumière le caractère essentiel des #emplois_d’exécution. On commence donc à s’interroger sur la #hiérarchie_sociale et l’#utilité relative des uns et des autres dans la fonction publique.

    Dans la perspective de la présidentielle, tout cela représente-t-il un atout pour Emmanuel Macron afin de séduire les 5,6 millions de fonctionnaires, quand la socialiste Anne Hidalgo propose de doubler le salaire des enseignants ?

    Il peut se démarquer face à la proposition d’Anne Hidalgo, qui reste quantitative et très spécifique, en proposant une refonte qualitative concernant l’ensemble des fonctionnaires qui associe la question des #rémunérations à celle du déroulement des #carrières, des #qualifications et des #conditions_de_travail. Cela lui permet de faire du « en même temps » puisqu’il peut aussi se présenter comme quelqu’un de responsable qui cherche à préserver les équilibres budgétaires ou, du moins, à limiter les déséquilibres.

    En mécontentant donc l’électorat de droite, essentiel pour le candidat Macron, qui souhaite diminuer la dépense publique ?

    L’électorat de droite n’est pas totalement néolibéral… Même à droite, on défend le service public et l’Etat-providence. Le patronat a applaudi les mesures exceptionnelles qui ont protégé les entreprises et les salariés. Les Français ont conscience que le #service_public assure un minimum de #cohésion_sociale, ne serait-ce que par les forces de sécurité. Il existe une demande très forte de protection et d’intervention publique. La droite parlementaire fait une erreur stratégique en reprenant la logique néolibérale de 2017. Elle dit qu’il faut diminuer les dépenses, et donc, le nombre de fonctionnaires, mais sans proposer de réflexion sur l’architecture interne de la fonction publique et sur ses métiers. C’est donc un moyen pour Emmanuel Macron de se démarquer, ici aussi.

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/09/20/salaire-des-fonctionnaires-on-entre-dans-une-logique-de-contractualisation-e
    #fonctionnariat #néo-libéralisme

  • Tiers Monde, tiers-mondisme, démocratie
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1070-Tiers-Monde-tiers-mondisme

    Intervention au cours du colloque « Le tiers-mondisme en question » organisé par Liberté sans frontières, le 24 janvier 1985, repris dans « Domaines de l’homme. Les carrefours du labyrinthe Tome 2 », Seuil 1999 [1986], pp. 128 — 137. Je n’ai pas l’intention, contrairement à ce qu’a annoncé le président de séance, d’entrer dans un débat contradictoire avec M. Revel. Je présenterai seulement quelques réflexions, générales et brèves, sur la question du Tiers Monde et du tiers-mondisme. Mais je voudrais d’abord, (...) #Crises_économique,_sociale,_politique

    / Castoriadis C., #Politique, #Paléo-marxismes, #Libéralisme, #Géopolitique, #Progressisme, #Conférence, #Type_anthropologique, #Revolution, (...)

    #Castoriadis_C. #Pseudo-subversion

  • Développement technique et configuration géopolitique
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1066-Developpement-technique-et-configuration-geopolitique

    Idées présentées le 20 décembre 2018 au groupe Île-de-France de l’association Technologos sous l’angle d’une invitation à la lecture du livre de David Cosandey Le secret de l’Occident. Vers une théorie générale du progrès scientifique (1997, réed. Champs / Flammarion 2007) et ici reprises et étoffées.

    Ce qui nous réunit sont les questions que nous posons autour de la technique contemporaine et plus particuliè­rement du lien entre celle-ci et la politique, c’est-à-dire l’organisation de la société au sens très large. J’aimerais aborder ce lien à partir d’un livre parfaitement méconnu, dont l’objet est ailleurs, mais qui me semble fournir des éléments de réflexions essentiels – en tous cas très stimulants. Ma motivation à vous le présen­ter est qu’il rejoint nombre de nos réflexions tout en étant totalement étranger à notre critique de la technique. Je vais aborder seulement quelques points, qui me semblent significatifs. (...)

    #Anthropologie, #Antiquité, #Conférence, #Écologisme, #Empire, #Histoire, #LieuxCommuns, #Progressisme, #Prospective, #Relativisme, #Technoscience

  • On Other Terms

    https://www.youtube.com/watch?v=lHEve9aIv_E&feature=emb_logo

    The diversity of academic work is simultaneously strengthened and limited by the use of English as an ‘international’ language. This event focusses on the book On Other Terms: Interfering in Social Science English that gathers together texts of authors who grew up with other tongues, but who do most of their academic work in English. It introduces carefully selected other terms and articulates what may be gained from allowing them to interfere in English.

    On Other Terms: Interfering in Social Science English gathers texts of authors whose first language is not English. Granted, English allows us to have conversations with lots of others, but at the same time it sets a particular tone. Other terms from other tongues offer other possibilities. During this event one of the editors, Annemarie Mol, will shortly introduce the stakes of the project and say something about studying the Dutch term ‘schoon’. Olga Sezneva will talk about the text she co-authored with Liubov Chernysheva, in which they use field work done in two kinds of Russian collective housing sites to unravel the term ‘obshcheye’ – a lot richer than the alleged English equivalent ‘commons’. Amade M’charek makes apparent that writing about ‘harraga’ – rather than ‘migration’ – helps to shift one’s perspective to the people who engage in harraga – in her case from Tunisia to Europe – and to also attend to the stuff that takes the same route, like scandalously cheap salt. Vincent de Rooij, trained linguistic anthropologist, contributes with a spoken review. And finally there is a general discussion, moderated by Olav Velthuis.

    You may prepare for this by reading around in: https://journals.sagepub.com/toc/sora/68/2
    About the speakers

    Annemarie Mol is an ethnographer and philosopher. She is Professor of Anthropology of the Body at the University of Amsterdam.

    Olga Sezneva is an Urban and Cultural Sociologist with interests in architecture and material culture, migration and displacement, media piracy, urban aesthetics, and the artistic research.

    Amade M’charek is Professor Anthropology of Science at the department of Anthropology of the University of Amsterdam.

    Vincent de Rooij is assistant-professor at the Department of Sociology and Anthropology and a member of the AISSR-research group Globalising Culture and the Quest for Belonging.

    Olav Velthuis (moderator) is Professor at the Department of Sociology of the University of Amsterdam, specializing in economic sociology, sociology of the arts and cultural sociology.

    https://spui25.nl/programma/on-other-terms
    #langues #sciences_sociales #conférence #vidéo #anglais #langue_anglaise #multilinguisme #université

  • La Malédiction du #pétrole

    Le pétrole est devenu indispensable à l’économie mondiale, c’est sa plus grande richesse, mais aussi sa plus grande malédiction. Retraçant l’histoire de ce paradoxe les auteurs se penchent avec acuité sur le sujet.
    Depuis près d’un siècle et demi, l’or noir a été le moteur de la croissance et la source des plus grands malheurs. Combien de temps cet état va-t-il durer alors que même la catastrophe écologique du réchauffement climatique ne semble pas peser dans la décision de s’en passer ? Mais à quand remonte cette course à l’abîme ? C’est ce que les auteurs entreprennent de raconter.

    https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-la-malediction-du-petrole/album-malediction-du-petrole

    #BD #bande_dessinée #livre

    #Caucase #Russie #Frères_Nobel #raffinerie #Branobel #Bakou #pipeline #steam-tanker #marée_noire #Rotschild #puits_de_pétrole #mer_Noire #Batoumi #Bnito #puits_de_Bibi-Heybat #histoire #compagnie_pétrolière #Mer_Caspienne #industrie_pétrolière #Pennsylvanie #Edwin_Drake #potion_Drake #Oil_Creek #Pithole #Devil_Bill #John_Davison_Rockfeller #Rockfeller #Standard_Oil_Company #7_soeurs #John_Rockfeller #Cleveland #raffinage #Massacre_de_Cleveland #Sumatra #Staline #Koba #grèves #Royal_Dutch_Shell #industrie_automobile #OPEP #moteur_à_explosion #Jamais_contente #Henry_Ford #Ford #Ford_Motor_Company #moteur_électrique #General_Motors #Ford_T #Detroit #USA #Etats-Unis #Indonésie #colonialisme #essence #énergie #progrès #Esso #Stocony #Socal #Gulf_oil #Texaco #Anglo-persian_oil #William_Knox_d'Arey #Perse #Plaine_du_Naphte #guerre #comité_des_vaisseaux_terrestres #tank #Irak #Compagnie_française_des_pétroles (#CFP) #Total #accords_Sykes-Picot #Moyen-Orient #simple_ligne_de_sable #désert_arabique #Rub_al-khali #Standard_oil_of_California #Ras_Tanura #Harry_St_John_Bridger_Philby #Sheikh_Abdullah #Quart_vide #Kim_Philby #Philby #Arabie_Saoudite #Saoud #WWI #WWII #première_guerre_mondiale #seconde_guerre_mondiale #Canal_de_Suez #Red_Bell_Express #Pacte_de_Quincy #Algérie #Sahara_algérien #extractivisme #CIA #Saddam_Hussein #Arabian_American_oil_company (#ARAMCO) #Ghawar #combine_en_or #Venezuela #optimisation_fiscale #Iran #ENI #Libye #Italie #Pier_Paolo_Pasolini #Enrico_Mattei #guerre_du_Kippour #choc_pétrolier #Conférence_de_Bagdad (1960) #Juan_Pablo_Pérez_Alfonzo #Abdullah_al-Tariki #King_Hubbert #Trente_Glorieuses #premier_choc_pétrolier #Exxon_Mobile #BP-Amoco #pétrole_de_schiste #plateformes_offshore #groupe_Carlyle #Carlyle #schiste #fisc

    #pétrole #BD #malédiction

  • À #Quimper en juillet, #Entrée_libre au carré
    https://framablog.org/2021/06/22/a-quimper-en-juillet-entree-libre-au-carre

    Partout en France, des personnes dynamiques s’investissent pour accompagner celles et ceux qui le désirent vers davantage de maîtrise et d’émancipation dans leurs usages numériques. Framasoft a choisi de mettre en lumière et de soutenir l’activité exemplaire de celle qui … Lire la suite­­

    #Autonomie_numérique #Contributopia #Interview #Libertés_Numériques #Libres_Logiciels #accompagnement_numérique #ateliers #Conferences #helloasso

  • RENCONTRE 4 BENEDICTE GROSJEAN : 17 MAI 2021

    QUESTIONS
    Comment définir aujourd’hui les liens possibles entre
    recherche-action et urbanisme ?
    Comment les resituer dans le cadre de la recherche
    par le projet ?
    Quelles peuvent être les relations entre recherche-action et pédagogie ?

    PARCOURS
    Professeure, ENSA de Lille, Ville et territoire ; Chercheure au laboratoire LACTH, ENSAP de Lille
    Chercheure associée au laboratoire IPRAUS (UMR
    AUSser) ; chargée de cours à la Faculté d’Architecture
    de l’Université de Louvain (LOCI), site de Tournai.
    Formations : 1995, Ingénieur civil architecte (Ecole
    Polytechnique de Louvain) ; 2000, DEA « projet urbain :
    théories et dispositifs » (ENSA Paris-Belleville) ; 2007,
    Docteur en architecture, urbanisme et aménagement
    du territoire (UCLouvain / Université de Paris VIII) ; 2008,
    Grand Prix de la Thèse sur la Ville ; 2019, Habilitation à
    diriger les Recherches
    Thèmes de recherches : les formes territoriales alternatives à la métropolisation (entre-deux, transfrontaliers, ville diffuse, etc.) et les modes de projet « dans un
    monde incertain » (urbanisme descriptif, stratégique,
    bottom-up).

    https://www.youtube.com/watch?v=sXPuaJstvMQ

    #Bénédicte_Grosjean #recherche #recherche-action #urbanisme #TRUST #master_TRUST #conférence #research_by_design #pédagogie #constructivisme #positionnement #immersion #méthodologie #émancipation #empowerment #rationalisme_scientifique #RAP #recherche-action_participative #ressources_pédagogiques

  • #NECROPOLIS di #Arkadi_Zaides


    https://www.facebook.com/events/539434414128705

    Au plus près du réel, la pratique artistique d’Arkadi Zaides mêle inséparablement expérience chorégraphique et conscience politique pour susciter une réflexion critique sur l’état du monde à travers des projets aussi originaux que stimulants. Citons par exemple le solo Archive, dans lequel le conflit israélo-palestinien est mis en scène et en perspective avec acuité. Sa nouvelle pièce, NECROPOLIS,
    présentée en création à Montpellier Danse, se fonde sur une liste établie par la plateforme européenne
    UNITED for Intercultural Action afin de recenser les migrant(e)s mort(e)s en essayant d’atteindre l’Europe. Débutée en 1993 et régulièrement actualisée, elle dénombre déjà plus de 40 500 personnes disparues, en grande majorité non identifiées.
    Suite à la découverte de cette liste macabre, Arkadi Zaides et son équipe ont effectué un long travail de recherche dans l’optique d’une traduction scénique. Imbrication très dynamique de matériaux documentaires et d’éléments chorégraphiques, NECROPOLIS délivre une palpitante enquête sensible qui s’attache à inscrire des événements isolés dans un contexte géopolitique global et à saisir toutes les dimensions de la situation. Peu à peu, reliant entre eux les lieux où se trouvent les #corps des migrant(e)s mort(e)s, se dessine sous nos yeux un territoire fictif : Necropolis ou la cité des morts. Virtuel, il apparaît de plus en plus tangible au cours de la représentation. Conférant une présence ardente à ces fantômes qui nous hantent et leur offrant – enfin – un refuge, la pièce place les vivants aux côtés des morts ainsi que face à leurs propres responsabilités.

    https://www.montpellierdanse.com/spectacle/necropolis-2-2

    Teaser :
    https://vimeo.com/395979112

    #art #art_et_politique #mourir_aux_frontières #frontières #morts #décès #migrations #asile #réfugiés #danse #chorégraphie

    ping @karine4 @isskein @reka

  • Israël, encore et toujours l´obsession numéro un, par Anselm Jappe, Gabriel Zacarias et Sandrine Aumercier - Critique de la valeur-dissociation. Repenser une théorie critique du capitalisme
    http://www.palim-psao.fr/2021/05/israel-encore-et-toujours-l-obsession-numero-un-par-anselm-jappe-gabriel-

    Sous le titre « Covid, climat, urgence chronique : les antinomies de l´État », #Anselm_Jappe était invité à débattre en ligne en compagnie de Alberto Toscano et Andreas Malm ce vendredi 14 mai 2021 à 20h sur le site Red May basé à Seattle. Les coauteurs du livre De Virus Illustribus (Crise & Critique, 2020) étaient invités à participer au panel de discussion. Le public pourrait suivre les débats sur la chaîne Youtube dédiée.

    Ce n´était pas sans réserve qu´on allait débattre avec un défenseur du « communisme de guerre bolchevique » et du « léninisme écologique », qui considère la bureaucratie soviétique comme une « usurpation » et le despotisme stalinien comme un dérapage (ces thèses sont notamment développées dans le dernier livre de Andreas Malm, La chauve-souris et le capital). Comme si le temps s´était arrêté pendant cent ans, le pouvoir des bolcheviques de 1918 à 1921 est pour Malm l´inspiration de la révolution à venir dans la guerre qui nous attend, à savoir celle contre les énergies fossiles (au bénéfice des merveilleuses « énergies renouvelables »). Entre l´interprétation de l´effondrement de l´URSS par Robert Kurz dans son livre de 1991 récemment paru en français L´Effondrement de la modernisation et les thèses de Malm, il faut dire que l´abîme paraissait infranchissable et le débat couru d´avance.

    On ne peut pas ne pas mentionner ici le format bizarre de cette conférence « internationale » où chacun apparaît dans sa cuisine ou son salon, ce qui donne aux débats quelque chose de faussement familier, de unheimlich. C´est comme si nous avions déjà consenti à être définitivement renvoyés à nos pénates, pour ne plus analyser le monde ou le changer que de derrière un écran. Ferons-nous bientôt des #conférences_en_pyjama ?

    C´est pourtant un Andreas Malm remonté qui a fait son apparition sur l´écran, encore habillé de circonstances pour la manifestation pro-palestinienne dont il revenait, selon ses dires. Étranglé par son émotion anti-impérialiste, Malm s´est immédiatement déclaré dans l´incapacité d´aborder le sujet prévu, à savoir la crise pandémique et le rôle de l´État. C´est donc toute sa colère contre la réaction israélienne qualifiée de « proto-génocidaire » que Malm a commencé à déverser sur son public virtuel.

    La réaction d´Anselm Jappe ne s´est pas fait attendre : il a rappelé le thème du débat et son refus catégorique de le transformer en occasion d´encenser le Hamas. Faute de passer au thème du jour, il a averti qu´il quitterait le panel. Andréas Malm a persisté, en traitant la réaction de Jappe de réflexe « allemand ». Anselm Jappe a donc quitté le meeting, suivi de ses deux coauteurs, sans que les organisateurs n´aient pris position sur ce qui était en train de se passer.

    C´est ainsi qu´on put une nouvelle fois vérifier – jusqu´à la caricature – que les soubresauts du Proche-Orient avaient pour le gauchisme une sorte de priorité atavique sur tout autre sujet. Un message posté sur le chat de Youtube ne manquait d´ailleurs pas de dénoncer l´infiltration « sioniste » de la gauche… Un seul message d´un spectateur demandait pourquoi un « gauchiste supposé » exprimait de l´admiration pour les « milices fascistes » du Hamas qui « terrorisent au quotidien les habitants de Gaza ».

    Le proverbe dit que les méchants parfois se reposent, les imbéciles jamais. Mais que dire des #imbéciles_méchants ?

    On voudrait bien que le discours sur « l´antisémitisme de gauche » fût l´exagération d´une droite désireuse de faire oublier son passé. Malheureusement, il n´en est pas ainsi. Quant à nous, nous sommes les vrais pro-palestiniens et les vrais pro-israéliens : nous souhaitons aux palestiniens et aux israéliens de se libérer de leurs dirigeants actuels et de retrouver un peu de bon sens.

    Anselm Jappe, Gabriel Zacarias, Sandrine Aumercier

    15 mai 2021.

  • Cueillir en ville, cueillir aux champs : territoires et pratiques de la #cueillette contemporaine

    Récupérer des invendus alimentaires, cueillir des pissenlits, grappiller des figues ou ramasser de la ferraille. Autant de pratiques de quête et/ou subsistance qui reposent sur la #collecte de ressources biologiques ou matérielles encore non appropriées, et de manières de les nommer. Comment relire ces pratiques ancestrales dans le cadre du tournant écologique des sciences humaines et sociales ? En quoi ces pratiques de glanage interrogent-elle les manières de concevoir nos relations avec les vivants et ce(ux) qu’on ingère comme nos rapports aux territoires et à la propriété ? Si le #droit_de_glanage est un droit d’usage profondément ancré dans les espaces ruraux depuis plusieurs siècles, la réflexion contemporaine autour des #communs, notamment en contextes urbains, propose de nouvelles pistes scientifiques et politiques pour comprendre ce qui se joue dans ces formes alternatives et non-extractivistes de #réappropriation_des_ressources.

    –—

    Programme séance 2
    vendredi 6 novembre 2020, de 14h à 17h30
    Cueillir en ville, cueillir aux champs : territoires et pratiques de la cueillette contemporaine

    « Des champs à la ville : cueillir dans des mondes en transition, l’exemple de la Guyane française »
    par #Marc-Alexandre_Tareau (anthropologue, LEEISA) et #Lucie_DEJOUANET (géographe, AIHP-GEODE, Université des Antilles)

    « Cueillir dans les marges urbaines : le cas du Grand Paris »
    par #Flaminia_Paddeu (Pléiade, USPN) et #Fabien_Roussel (Discontinuités, Université d’Artois)

    « Économies de disettes et glanages dans des mondes perdus. Observations d’un géographe, de l’Océanie à la Dordogne »
    par #Mathias_Faurie, (géographe et cidrier)

    https://www.youtube.com/watch?v=DF-mn2Mmjjk

    #conférence #vidéo #glanage #alimentation

  • Webinaire 42 / À l’épreuve des murs : géographies de la sécurisation au Caire

    Durant la révolution​ égyptienne​, la lutte pour l’occupation des espaces urbains a été un enjeu majeur aussi bien pour les contestataires révolutionnaires que pour les forces de l’ordre et le régime autoritaire. À partir de 2013, ce dernier a renforcé la #répression des opposants politiques et la #sécurisation​ des rues du Caire​ à travers un dispositif législatif et matériel composé d’#infrastructures_militaires (murs, #checkpoints, etc.), mais également de #politiques_sécuritaires et d’aménagements urbains. Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote.

    https://www.youtube.com/watch?v=_h8Ty92hDb8


    #conférence #murs #Caire #Le_Caire #Egypte #géographie_urbaine #urbanisme #murs_intra-urbains #frontières #révolution #printemps_arabes #printemps_arabe #séparation #sécurisation #répression #ligne_de_front #front #espace_public #partition #fortification #espace #zone-tampon #risques #barbelés #militarisation #art_et_politique #appropriation #portes

    Une #carte :


    #cartographie #visualisation

    Quelques captures d’écran tirées de la conférence :

    Des #graffitis :


    #street-art #art_de_rue #trompe_l'oeil #fresques

    Lors de la #parade_des_momies :


    –-> #Parade_dorée_des_Pharaons :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Parade_dor%C3%A9e_des_Pharaons

    @cede :

    Dans ce webinaire, #Laura_Monfleur, analysera comment ces dispositifs sécuritaires remettent en cause la dimension politique des espaces urbains, effaçant en même temps la #mémoire révolutionnaire dans le centre-ville cairote

    #traces #invisibilisation #in/visibilité

    • ‪À l’épreuve des murs. Sécurisation et pratiques politiques dans le centre-ville du Caire postrévolutionnaire (2014-2015)‪

      La révolution égyptienne de 2011 s’est caractérisée par une lutte pour l’appropriation de l’espace public. Elle a été analysée comme une démocratie en actes où les révolutionnaires se sont réappropriés par leurs pratiques et leurs stratégies un espace trop longtemps sécurisé par le gouvernement de Moubarak. Cet article vise à étudier en contre-point les stratégies territoriales de l’État pour le contrôle des espaces publics depuis 2011 et en particulier depuis 2013 avec le renforcement de la répression envers les Frères musulmans et l’arrivée au pouvoir des militaires. Ces stratégies sont mises en évidence dans le cas du centre-ville, épicentre de la révolution mais aussi de la représentation et de l’exercice du pouvoir politique. Elles se caractérisent par des pratiques de cantonnement des manifestations et par l’instauration de barrières et de checkpoints dans le centre-ville du Caire, constituant un véritable dispositif territorialisé et planifié de contrôle des rassemblements publics et des revendications politiques. Cet article vise donc également à analyser les conséquences de ce contrôle sur les pratiques politiques des opposants au régime à l’échelle locale du centre-ville du Caire à travers la restitution d’observations et d’entretiens menés entre 2014 et 2015.

      https://www.cairn.info/revue-egypte-monde-arabe-2017-2-page-39.htm?contenu=resume

  • Projet de #loi sur les #principes_républicains : le niveau des eaux continue de monter

    Il se passe quelque chose d’assez étrange en ce moment : si de nombreux·ses collègues et de nombreuses institutions se sont résolument élevé·es contre les attaques en « #islamo-gauchisme » et autres « #militantismes » lancées de toutes parts dans le sillage de #Frédérique_Vidal, les dispositions concernant les #universités qui ont été introduites dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République ne semblent, en revanche, pas émouvoir grand monde.

    Pourtant, nous avons désormais dépassé le seul stade des paroles odieuses sur les plateaux de télévision : le parlement travaille en ce moment à les transformer en #obligations et #interdictions concrètes.

    Peut-être cet intérêt tout relatif de la communauté universitaire s’explique-t-il par le fait que ce sont les étudiant·es qui se trouvent le plus frontalement visé·es. Peut-être est-ce aussi l’effet d’une grande fatigue : le caractère ininterrompu des #attaques contre l’ESR fait qu’il est de moins en moins pertinent de parler de « vagues » réactionnaires, alors qu’il s’agit, en réalité, d’une implacable et continue montée des eaux aux émanations pestilentielles.

    Double discours de la #CPU

    Rien, pas une réaction de la #conférence_des_présidents_d’université (CPU), par exemple, à la suite des deux nouveaux articles introduits le 18 mars 2021 dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République, alors que c’est le versant étudiant des #franchises_universitaires qui se trouve remis en question par le parlement, comme nous l’avons déjà expliqué.

    Pire même, le président de la CPU, #Manuel_Tunon_de_Lara a fait le choix de mettre encore un peu d’huile sur le feu : le 16 mars dernier, il a écrit à tou·tes les membres de la commission des lois et membres de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat – dans une lettre qu’Academia s’est procurée, mais que la CPU s’est bien gardée de rendre publique – pour alimenter la grande peur panique en cours :

    « La vraie #menace [écrit Manuel Tunon de Lara] réside dans le risque d’#intrusion des #religions et d’#idéologies diverses dans la #science, le contenu des #enseignements ou des champs de #recherche, au mépris de la #liberté de chaque enseignant d’exprimer sa pensée et de la #liberté des étudiantes et étudiants inscrits d’assister aux enseignements dispensés, et en violation des franchises universitaires ».

    Il apparaît que c’est un véritable double discours que tient la CPU, quand on sait que deux jours plus tard, elle twittait publiquement toute autre chose de sa rencontre avec le président du Sénat, #Gérard_Larcher :

    https://twitter.com/CPUniversite/status/1372593687000125440

    https://twitter.com/mtunondelara/status/1374734620533608452

    Très introduit, le président Tunon de Lara n’hésite jamais à utiliser ses rencontres parlementaires pour sa communication personnelle1. Au vu des éléments dont nous disposons et du ciblage dont les étudiant·es font l’objet, tant d’un point de vue social que politique, on peu s’intérroger sur ce que prépare réellement la CPU à leur endroit.

    Que le nouvel #article_24 sexies du projet de loi confortant le respect des principes de la République subordonne la mise à disposition de locaux aux étudiant·es à la signature d’un « #contrat_d’engagement_républicain » – dont, pourtant, la Commission nationale consultative des droits de l’homme vient solennellement de demander l’abandon – cela ne pose aucun problème à la CPU. Faire des communiqués grandiloquents contre la ministre, elle sait faire. Défendre concrètement les libertés étudiantes – l’un des grands acquis de la #loi_Faure de 1968 – en revanche, elle s’en garde bien. Peut-être même est-elle directement à l’origine de l’autre article du projet de loi qui concerne les étudiant·es, l’#article_24_septies qui, lui, élargit de manière considérable les possibilités, pour les présidences d’établissement, de limiter la #liberté_de_réunion et la #liberté_d’expression des étudiant·es chaque fois qu’elles estiment être en présence d’ « actions de #propagande » et de « #troubles » au « bon fonctionnement du #service_public », comme Academia l’a déjà expliqué.

    Nouvelle vague d’#amendements au Sénat

    Il est désormais presque certain que ces deux articles seront adoptés lors de l’examen en hémicycle du projet de loi par le Sénat, qui commence demain, mardi 30 mars 2021, à 14h30 au Sénat et durera jusqu’au 8 avril.

    Pour cet examen en hémicycle, d’autres amendements ont en outre été déposés ces tout derniers jours. Ces amendements ont une chance moindre d’être adoptés, mais il nous paraît important de les signaler pour rappeler à quel point, au Parlement, les universités sont désormais visées de manière quasi ininterrompue.

    1° Bien sûr, comme plusieurs fois déjà ces trois derniers mois, des élus Républicains sont remontés au front pour faire interdire le port du #voile dans les établissements d’enseignement supérieur. C’est le cas de l’amendement n° 379 du sénateur #Henri_Leroy ou de l’amendement n° 35 du sénateur #Bascher – qui entend d’ailleurs interdire tous

    signes, tenues ou actes qui constitueraient des actes de pression, de provocation, de #prosélytisme ou de propagande, perturberaient le déroulement des activités d’enseignement de recherche ou troubleraient le fonctionnement normal du service public ».

    On signalera tout particulièrement l’amendement n° 487 du sénateur des Bouches-du-Rhône #Stéphane_Ravier, qui recourt allègrement au vocabulaire de l’#extrême_droite pour parler des « #racistes_anti-blancs de l’UNEF«  :

    À l’Université, des professeurs sont empêchés de citer des auteurs ou d’aborder certains thèmes sous la pression de groupes d’élèves. Le rôle des syndicats d’étudiants, les racistes anti-blancs de l’UNEF en tête, qui organisent ou participent à des évènements de ségrégation et de division, n’y est pas pour rien. Il convient donc de rétablir l’enseignement public dans sa vocation de #neutralité, de #laïcité et d’#universalité en interdisant les avancées communautaires, via le port de tenues ou de #signes_religieux ostensibles, au premier rang desquels le #voile_islamique est le plus conquérant.

    2° À côté de ces amendements sur les signes religieux, on trouve plusieurs offensives directement dirigées contre les associations étudiantes que le code de l’éducation désignent comme représentatives et qui, à ce titre, siègent au CNESER. Par un amendement n° 81, vingt-cinq sénateurs et sénatrices de droite se sont en particulier allié·s pour proposer que l’on inscrive dans la loi que ces associations « sont soumises au respect strict de l’ensemble des #valeurs de la République et de la laïcité ». Le retour, donc, des fameuses « valeurs de la République« , dans lesquelles on pourra tout mettre à l’avenir et qui avaient tant agité les #facs en novembre dernier lorsqu’elles avaient surgi dans la loi de programmation de la recherche…

    Le sénateur #Max_Brisson, par ailleurs inspecteur général de l’éducation nationale et plutôt mesuré jusqu’ici dès qu’il s’agissait d’ESR, fait mieux encore : dans un amendement n° 235, il propose rien moins que :

    « Ne peuvent participer aux élections d’associations représentatives d’étudiants les listes dont un ou plusieurs candidats ont tenu dans des lieux publics, par quelque moyen que ce soit, y compris écrit, des propos contraires aux principes de la #souveraineté_nationale, de la #démocratie ou de la laïcité afin de soutenir les revendications d’une section du peuple fondées sur l’#origine_ethnique ou l’#appartenance_religieuse. »

    3° Quant aux sénateurs et sénatrices socialistes, ils et elles ne veulent visiblement pas être en reste, proposant de subordonner le droit à la mise à disposition de locaux dont disposent les étudiant·es au titre des franchises universitaires depuis 1968 à la signature non d’un « #contrat_d’engagement_républicain » comme le prévoit le nouveau #article_24_sexies, mais, grande différence, à une « #charte_d’engagements_réciproques » par laquelle ces étudiant·es s’engageraient à « promouvoir et à faire respecter toutes les valeurs de la République » (amendement n° 109). « Contrat d’engagement républicain » ou « charte d’engagements réciproques », il existe sans doute des différences, mais le problème de principe demeure : voilà donc que l’exercice même d’une liberté – la liberté de réunion des étudiant·es qui est particulièrement protégée sur les campus grâce au versant étudiant des franchises universitaires – se trouvera subordonné à la signature d’un contrat imposant des obligations dont le contenu est, n’en doutons pas, appelé à augmenter tendanciellement.

    C’est bien le niveau des eaux pestilentielles qui monte.

    Encore et encore.

    https://academia.hypotheses.org/32007

  • La sénatrice #Nathalie_Delattre appelle à « une #commission_d’enquête sur la #laïcité à l’#université »

    Alors qu’un syndicat de l’IEP de Grenoble a relayé des affiches accusant deux professeurs d’islamophobie, la sénatrice RDSE dénonce un #déni sur les #dérives de l’université et appelle à ce que le Sénat engage des travaux sur le sujet.

    Jeudi dernier, les murs de l’Institut d’études politiques de Grenoble ont été couverts d’affiches accusant deux professeurs d’#islamophobie. Une action relayée sur les réseaux sociaux par l’Unef. Très vite, l’ensemble de la classe politique a condamné le syndicat étudiant. Rappelant l’assassinat de Samuel Paty, la ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré que « traiter quelqu’un d’islamophobe peut tuer ».

    Alors que le débat sur « l’#islamo-gauchisme » à l’université est toujours vif, cette polémique l’a encore ravivé. Sur le plateau de Public Sénat, la sénatrice RDSE de Gironde a dénoncé « un déni » sur le sujet. « Comme à l’école, il y a eu un déni et les #idéologies ne peuvent plus s’imposer comme elles le font au cœur de notre université, il faut pouvoir s’en défendre », affirme Nathalie Delattre.

    La sénatrice appelle « à une commission d’enquête ou une #mission_d’information sur le sujet ». Avec la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, elle dit avoir ressenti « une frustration », lors de la commission d’enquête sur la #radicalisation_islamiste. « Nous avions commencé à auditionner la #Conférence_des_présidents_d’université (#CPU) qui nous a un peu dit « Circulez, il n’y a rien à voir, il n’y a pas de problème à l’université », alors qu’on avait des retours sur des problématiques assez prégnants », assure la sénatrice.

    « Malheureusement, la Covid est arrivée et nous n’avons pas pu faire des visites d’universités comme nous le souhaitions et cela mériterait que nous ayons une suite de cette commission d’enquête spécifiquement sur l’université parce que l’on sent bien aujourd’hui qu’il faut qu’on arrive à retrouver un dialogue apaisé », justifie Nathalie Delattre.

    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/la-senatrice-nathalie-delattre-appelle-a-une-commission-d-enquete-sur-la
    #facs

    • Islamophobie à Sciences Po Grenoble : les faits alternatifs de Frédérique Vidal - regards.fr
      http://www.regards.fr/politique/societe/article/islamophobie-a-sciences-po-grenoble-les-faits-alternatifs-de-frederique-vida

      Un autre rétablissement de la chronologie sur ce qu’il se passe à Science Po et Grenoble et Pacte en ce moment.

      En pleine polémique après que les noms de deux professeurs accusés d’islamophobie aient été placardés sur les murs de l’IEP, la ministre de l’Enseignement supérieur y a vu une aubaine pour poursuivre sa croisade contre l’« islamo-gauchiste ». Quitte à, une fois de plus, mutiler les faits.
      Racisme, Islam, Université, La République en marche
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      Frédérique Vidal a donc récidivé en affairisme islamo-gauchiste. C’est en effet, comme aurait pu le dire Emmanuel Macron lui même, un « bon filon » politique.

      Le 4 mars 2021, deux collages nominatifs, dénonçant l’islamophobie de deux enseignants, sont placardés sur les murs de l’Institut d’Etudes Politique de Grenoble (plus familièrement, Sciences Po Grenoble). Dans un contexte tendu, qui fait suite à l’assassinat de Samuel Paty le 16 octobre 2020, la direction de Sciences Po Grenoble signale ces faits à la justice le 5 mars. Enfin le 6 mars, le parquet de Grenoble ouvre une enquête pour « injure » et « dégradation publique ».

      VOIR AUSSI SUR REGARDS.FR
      >> Éric Fassin : « Il n’y a pas d’islamo-gauchistes en France, mais il y a des néofascistes »

      L’affaire aurait pu en rester là si, le 8 mars, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal, ne s’était aussitôt saisie de cette affaire. Et n’avait diligenté une mission de l’inspection générale de l’éducation, chargée d’évaluer dans quelle mesure il aurait, au sein de Science-Po Grenoble, été porté atteinte aux « libertés académiques » et au « pluralisme de la recherche ». Frédérique Vidal entendait sans doute ainsi poursuivre sa croisade contre la présence supposée d’un courant « islamo-gauchiste » dans l’enceinte de l’université française. Et ce, en dépit des réserves et protestations déjà pourtant exprimées, cet hiver, par la Conférence des présidents d’Université et le CNRS ; des inquiétudes manifestées par de prestigieux chercheurs internationaux ; enfin, d’une pétition d’universitaires français emmenée par Thomas Piketty, et appelant la ministre à démissionner.

      Las, la ministre avait, une fois de plus, mutilé les faits. Il est en effet apparu, après quelques jours de bruit médiatico-politique, que l’affaire était plus complexe qu’il n’y paraissait. Interrogée mercredi soir sur BFM, Frédérique Vidal, semblait en effet découvrir, avec stupeur, le communiqué de la directrice de Science Po Grenoble, Sabine Saurugger. Celle-ci s’inquiétait, bien sûr, des répercussions des collages nominatifs, notamment pour la sécurité des deux enseignants mis en cause. Mais Sabine Saurugger rappelait, également, qu’un des deux enseignants en question avait auparavant fait l’objet d’un « rappel à l’ordre », dans le cadre d’une controverse interne à l’institut d’études politiques.

      Il semble donc qu’il faille, dans la compréhension de ce qui s’est passé à Sciences Po Grenoble — et avant de se précipiter pour intenter des procès en islamo-gauchisme, comme l’ont à nouveau fait la ministre, des éditorialistes et les réseaux sociaux — faire preuve de patience dans l’établissement des faits. Et surtout, d’un peu de probité dans la compréhension de ce qui s’est réellement joué. Aussi faut-il d’abord, selon les mots d’une enseignante de Grenoble, également mise en cause dans cette affaire, « rétablir l’ordre des choses ».
      L’ordre et la connexion des faits

      En décembre 2020, ces deux enseignants s’en étaient en effet vivement pris, par mails interposés, à une enseignante de Pacte, l’un des laboratoires de sciences sociales rattaché à l’IEP de Grenoble. Dans ces mails que nous avons pu consulter, l’un des enseignants écrit en effet, sans détour, qu’il « n’aime pas beaucoup cette religion [l’islam, ndlr] », qu’elle lui fait parfois « franchement peur », « comme elle fait peur à beaucoup de Français ». C’est dans ce contexte que cet enseignant et son collègue se sentent alors autorisés à contester l’existence d’un atelier d’un groupe de travail intitulé « Racisme, islamophobie, antisémitisme ». À contester de manière très véhémente, ensuite, les droits d’une enseignante à animer ce groupe de travail, en mélangeant à peu près tout : « Associer l’IEP de Grenoble au combat mené par des islamistes, en France et dans le monde, et de surcroît au moment où le gouvernement vient de dissoudre le CCIF, mais vous devenez fous ou quoi ? » Enfin, autorisés à remettre en question les titres et travaux de la directrice du laboratoire Pacte elle-même.

      Un communiqué du laboratoire Pacte, daté du 7 décembre 2020 et adressé à la direction et quatre étudiants, s’inquiète de ces mails et de leur véhémence et, sans nommer leurs auteurs, manifeste une inquiétude au regard du respect des libertés académiques : « Nier, au nom d’une opinion personnelle, la validité des résultats scientifiques d’une collègue et de tout le champ auquel elle appartient, constitue une forme de harcèlement et une atteinte morale violente ». Suite à quoi l’enseignante incriminée saisira le Défenseur des Droits, qui confirmera l’interprétation des faits, par un courrier officiel envoyé à l’IEP de Grenoble en janvier 2021.

      S’il s’est certes depuis excusé auprès de ses paires grenobloises, l’un des enseignants n’en est, à vrai dire, pas à son coup d’essai en matière de provocation intellectuelle et politique. Sur la foi d’autres mails, non moins embarrassants et diffusés dans le cadre d’une liste de diffusion de sciences politiques réputée, certains politistes et sociologues considèrent désormais que l’enseignant ne « respecte pas la déontologie minimale qu’on peut attendre d’un universitaire, en diffusant régulièrement des messages électroniques à connotation xénophobe et islamophobe sous des formes pseudo-humoristiques ».

      D’autres indiquent encore que certains de ses articles sur la socialisation politique des jeunes musulmans, sans doute publiés dans des revues de référence, se fondent sur des données et des échantillons trop étroits pour être tout à fait fiables. Ces sociologues et politistes reconnus, tout comme des enseignants grenoblois, nous ont dit préférer rester anonymes. En effet, depuis la médiatisation à grand bruit de cette affaire intra-universitaire par des éditorialistes coutumiers de ce genre de coup d’éclat, les deux enseignants qui courent à leur tour les plateaux de télévision pour crier au loup islamo-gauchiste et l’intervention de la ministre, le contexte s’est très fortement tendu. Non seulement, le nom et la photographie de la directrice du laboratoire Pacte sont jetés en pâture à la fachosphère sur Twitter. Mais celle-ci, tenue au silence par un droit de réserve suite à l’enquête judiciaire et l’enquête diligentée par la ministre, fait également, avec d’autres enseignants et étudiants, l’objet d’une protection judiciaire.

      Si la pratique des collages nominatifs est condamnable (et les communiqués de la direction de Sciences Po Grenoble, mais aussi du laboratoire de sciences sociales, l’affirment nettement, sans équivoque aucune), il faut donc non moins rappeler, au nom du même principe — celui du respect inconditionnel de la liberté académique dont se réclame Frédérique Vidal —, l’ordre et la connexion des faits. Et qui a fait, en première instance, l’objet d’une forme d’intimidation intellectuelle et politique.

      L’affaire est grave. Elle n’est, en effet, pas réductible à un ou des conflits inter-personnels, ou même intérieurs au monde universitaire. Elle est politique, et met directement en cause le climat inflammable, et la stratégie de tension qu’ont, depuis des mois, et dans ce domaine comme dans d’autres, instauré le président de la République, ses ministres, sa majorité et leurs relais médiatiques. Il serait évidement inconsidéré de comparer Emmanuel Macron à Donald Trump. Mais il faut bien admettre que les méthodes de communication employées par la macronie, ainsi que celles de certains médias, s’apparentent de plus en plus à celles du trumpisme et de Fox News.

      Gildas Le Dem

  • Lancement du cycle de #conférence
    « Les #pédagogies de 2021 : enseignons à distance »

    Bonjour à toutes et tous,

    Ce cycle de conférences propose des rendez-vous mensuels, en compagnie de conférenciers ayant initié des #pratiques_pédagogiques variées. Les conférenciers rythment leurs partages d’expériences avec des exemples concrets et proposent un temps d’échanges avec leur public.

    « Pédagogie et #hybridation » : Le Jeudi 25 mars 2021 de 12h30 à 13h15
    Le premier rendez-vous du semestre sera co-animé par Marie Delcroix, enseignante PRAG en russe, et Daniel Frost, maître de conférence en anglais et chercheur en didactique des langues à l’Université Grenoble Alpes.
    Ils partageront leur expérience autour de la question suivante : Comment concevoir des ressources en ligne réexploitables ?
    Ces ressources ont été réalisées en équipe pédagogique au sein du projet HELD.
    >> S’inscrire à la conférence du 25 mars 2021 via le formulaire en ligne : https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/agenda/agenda-formation/pedagotalks-pedagogie-et-hybridation--626751.kjsp

    « Pédagogie et #scénarisation » : Le Jeudi 29 avril 2021 de 12h30 à 13h15
    Le second rendez-vous du semestre sera animé par Raphael Lachello, doctorant en histoire de l’éco-système à l’Université Grenoble Alpes.
    Cette année, il a cherché à répondre à la question : Comment captiver ses étudiants dans son cours malgré la #distance ?
    Il a basé ses cours en visioconférence sur un des cadres de référence de ses étudiants : le format « #Twitch » adapté à un #cours_universitaire.
    >> S’inscrire à la conférence du 29 avril 2021 via le formulaire en ligne : https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/agenda/agenda-formation/pedagotalks-pedagogie-et-scenarisation--814730.kjsp

    Ces 2 premières conférences auront lieu à distance, sur ZOOM.
    Pour recevoir le lien vers la conférence, inscrivez-vous !

    Toute l’équipe de la DAPI, Direction d’Appui à la Pédagogie et l’Innovation, vous souhaite une bonne journée.

    Reçu via email par la newsletter de l’#Université_Grenoble_Alpes, le 09.03.2021

    #normalisation #distanciel #ESR #enseignement_supérieur #enseignement_à_distance #facs #université #pédagogie

  • Decolonisation and humanitarian response

    As part of our annual Careers in Humanitarianism Day, we were joined by:

    #Juliano_Fiori (Save the Children, and PhD Candidate at HCRI)
    – Professor #Patricia_Daley (Oxford University)
    – Professor #Elena_Fiddian-Qasmiyeh (UCL)

    in discussion (and sometimes disagreement!) on the notions of humanitarianism and decolonisation.

    https://www.youtube.com/watch?list=PLcf7O1Y_SOZQ24s6vCT8rtR9ANGs0nzEi&v=BSTjc3YCH9I&feature=youtu.b


    #décolonialité #décolonialisme #humanitaire #conférence

    ping @cede @isskein @karine4

    • Migration, Humanitarianism, and the Politics of Knowledge —> An Interview with #Juliano_Fiori.

      Elena Fiddian-Qasmiyeh: In this issue of Migration and Society we are interested in the overarching theme of “Recentering the South in Studies of Migration.” Indeed, it is increasingly acknowledged that studies of and policy responses to migration and displacement often have a strong Northern bias. For instance, in spite of the importance of different forms of migration within, across, and between countries of the “global South” (i.e., “South-South migration”), there is a significant tendency to focus on migration from “the South” to countries of “the North” (i.e., South-North migration), prioritizing the perspectives and interests of stakeholders associated with the North. Against this backdrop, what is your position with regard to claims of Eurocentrism in studies of and responses to migration?

      Juliano Fiori: To the extent that they emerge from immanent critiques of colonialism and liberal capitalism, I am sympathetic toward them.1 Decentering (or provincializing) Europe is necessarily an epistemological project of deconstruction. But to contribute to a counterhegemonic politics, this project must move beyond the diagnosis of epistemicide to challenge the particular substance of European thought that has produced systems of oppression.

      The idea of “decolonizing the curriculum” is, of course, à la mode (Sabaratnam 2017; Vanyoro 2019). It is difficult to dispute the pedagogical necessity to question epistemic hierarchies and create portals into multiple worlds of knowledge. These endeavors are arguably compatible with the exigencies of Enlightenment reason itself. But, though I recognize Eurocentrism as an expression of white identity politics, I am wary of the notion that individual self-identification with a particular body of knowledge is a worthy or sufficient end for epistemic decolonization—a notion I associate with a prevalent strain of woke post-politics, which, revering the cultural symbols of late capitalism but seeking to resignify them, surely produces a solipsistic malaise. Decolonization of the curriculum must at least aim at the reconstruction of truths.

      Eurocentrism in the study of human migration is perhaps particularly problematic—and brazen—on account of the transnational and transcultural histories that migrants produce. Migrants defy the neat categorization of territories and peoples according to civilizational hierarchies. They redefine the social meaning of physical frontiers, and they blur the cultural frontier between Self and Other. They contribute to an intellectual miscegenation that undermines essentialist explanations of cultural and philosophical heritage. Migration itself is decentering (Achiume 2019).

      And it is largely because of this that it is perceived as a threat. Let’s consider Europe’s contemporary backlash against immigration. The economic argument about the strain immigration places on the welfare state—often framed in neo-Malthusian terms—can be readily rebutted with evidence of immigrants’ net economic contribution. But concerns about the dethroning of “European values” are rarely met head-on; progressive political elites have rather responded by doubling down on calls for multiculturalism from below, while promoting universalism from above, intensifying the contradictions of Eurocentricity.

      It is unsurprising that, in the Anglophone world, migration studies developed the trappings of an academic discipline—dedicated university programs, journals, scholarly societies—in the late 1970s, amid Western anxieties about governing increased emigration from postcolonial states. It quickly attracted critical anthropologists and postcolonial theorists. But the study of the itinerant Other has tended to reinforce Eurocentric assumptions. Migration studies has risen from European foundations. Its social scientific references, its lexicon, its institutional frameworks and policy priorities, its social psychological conceptions of identity—all position Europe at the zero point. It has assembled an intellectual apparatus that privileges the Western gaze upon the hordes invading from the barrens. That this gaze might be cast empathetically does nothing to challenge epistemic reproduction: Eurocentrism directs attention toward the non-Western Other, whose passage toward Europe confirms the centrality of Europe and evokes a response in the name of Eurocentrism. To the extent that Western scholars focus on South-South migration, the policy relevance of their research is typically defined by its implications for flows from South to North.

      The Eurocentrism of responses to forced migration by multinational charities, UN agencies, and the World Bank is not only a product of the ideological and cultural origins of these organizations. It also reflects the political interests of their principal donors: Western governments. Aid to refugees in countries neighboring Syria has been amply funded, particularly as the European Union has prioritized the containment of Syrians who might otherwise travel to Europe. Meanwhile, countries like India, South Africa, and Ivory Coast, which host significant numbers of regional migrants and refugees, receive proportionally little attention and support.

      It is an irony of European containment policies that, while adopted as a measure against supposed threats to Europeanness, they undermine the moral superiority that Eurocentrism presupposes. The notion of a humanitarian Europe is unsustainable when European efforts to deter immigration are considered alongside the conditions accepted for other regions of the world. A continent of more than half a billion people, Europe hosts just under 2.3 million refugees; Lebanon, with a population of six million, hosts more than 1.5 million refugees from Syria alone. It should be noted that, in recent years, European citizens’ movements have mobilized resources to prevent the death of people crossing the Mediterranean. Initiatives like Alarm Phone, Open Arms, Sea Watch, and SOS MEDITERRANEE seem to represent a politicized humanitarianism for the network age. But in their overt opposition to an emboldened ethnonationalist politics, they seek to rescue not only migrants and refugees, but also an idea of Europe.

      EFQ: How, if at all, do you engage with constructs such as “the global North,” “the global South,” and “the West” in your own work?

      JF: I inevitably use some of these terms more than others, but they are all problematic in a way, so I just choose the one that I think best conveys my intended meaning in each given context. West, North, and core are not interchangeable; they are associated with distinct, if overlapping, ontologies and temporalities. As are Third World, South, and developing world.

      I try to stick to three principles when using these terms. The first is to avoid the sort of negative framing to which your work on South-South encounters has helpfully drawn attention (i.e., Fiddian-Qasmiyeh 2015, 2018; Fiddian-Qasmiyeh and Daley 2018). When we come across one of these terms being deployed negatively, it invariably describes that which is not of the West or of the North. As such, it centers Europe and North America, and it opens up an analytical terrain on which those residing beyond the imagined cultural bounds of these regions tend to be exoticized. When I need to frame something negatively, I try to do so directly, using the appropriate prefix.

      Second, I try to avoid setting up dichotomies and continuities. Placing East and West or North and South in opposition implies entirely dissimilar bodies, separated by a definite, undeviating frontier. But these terms are mutually constitutive, and it is rarely clear where, or even if, a frontier can be drawn. Such dichotomies also imply a conceptual equilibrium: that what lies on one side of the opposition is ontologically equivalent to what lies on the other. But the concept of the West is not equivalent to what the East represents today; indeed, it is questionable whether a concept of the East is now of much analytical value. South, West, North, and East might be constructed dialectically, but their imagined opposites are not necessarily their antitheses. Each arguably has more than one counterpoint.

      Similarly, I generally don’t use terms that associate countries or regions with stages of development—most obviously, least developed, developing, and developed. They point toward a progressivist and teleological theory of history to which I don’t subscribe. (The world-systems concepts of core, semiperiphery, and periphery offer a corrective to national developmental mythologies, but they are nonetheless inscribed in a systemic teleology.) The idea of an inexorable march toward capitalist modernity—either as the summit of civilization or as the point of maximum contradiction—fails to account for the angles, forks, and dead ends that historical subjects encounter. It also tends to be founded on a Eurocentric and theological economism that narrows human experience and, I would argue, mistakenly subordinates the political.

      Third, I try to use these terms conceptually, without presenting them as fixed unities. They must be sufficiently tight as concepts to transmit meaning. But they inevitably obscure the heterogeneity they encompass, which is always in flux. Moreover, as concepts, they are continuously resignified by discursive struggles and the reordering of the interstate system. Attempts to define them too tightly, according to particular geographies or a particular politics, can give the impression that they are ahistorical. Take Boaventura de Sousa Santos’s definition of the South, for example. For Santos, the South is not a geographical concept: he contends that it also exists in the geographical North (2014, 2016). Rather, it is a metaphor for the human suffering caused by capitalism and colonialism. It is anticapitalist, anticolonialist, antipatriarchal, and anti-imperialist. According to this definition, the South becomes representative of a particular left-wing politics (and it is negative). It thus loses its utility as a category of macrosociological analysis.

      Ultimately, all these terms are problematic because they are sweeping. But it is also for this reason that they can be useful for certain kinds of systemic analysis.

      EFQ: You have written on the history of “Western humanitarianism” (i.e., Fiori 2013; Baughan and Fiori 2015). Why do you focus on the “Western” character of humanitarianism?

      JF: I refer to “Western humanitarianism” as a rejoinder to the fashionable notion that there is a universal humanitarian ethic. Within both the Anglophone academy and the aid sector, it has become a commonplace that humanitarianism needs to be decolonized, and that the way to do this is to recognize and nurture “local” humanitarianisms around the world. In the last decade and a half, enthusiasm for global history has contributed to broader and more sophisticated understandings of how humanitarian institutions and discourses have been constructed. But it has also arguably contributed to the “humanitarianization” of different altruistic impulses, expressions of solidarity, and charitable endeavors across cultures.

      The term “humanitarian” was popularized in English and French in the first half of the nineteenth century, and it soon became associated with humanistic religion. It thus connoted the existence of an ideal humanity within every individual and, as Didier Fassin (2012) has argued, it has come to represent the secularization of the Christian impulse to life. It was used to describe a wide range of campaigns, from abolition and temperance to labor reform. But all promoted a rationalist conception of humanity derived from European philosophy. That is, an abstract humanity, founded upon a universal logos and characterized by the mind-body duality. What is referred to today as the “humanitarian system”—of financial flows and liberal institutions—has been shaped predominantly by Western power and political interests. But the justification for its existence also depends upon the European division between the reasoned human and the unreasoned savage. The avowed purpose of modern humanitarianism is to save, convert, and civilize the latter. To cast modern humanitarian reason as a universal is to deny the specificity of ethical dispositions born of other conceptions of humanity. Indeed, the French philosopher François Jullien (2014) has argued that the concept of “the universal” itself is of the West.

      Of course, there are practices that are comparable to those of Western humanitarian agencies across different cultures. However, claiming these for humanitarianism sets them on European foundations, regardless of their author’s inspiration; and it takes for granted that they reproduce the minimalist politics of survival with which the Western humanitarian project has come to be associated.

      So why not refer to “European humanitarianism”? First, because it must be recognized that, as a set of evolving ethical practices, humanitarianism does not have a linear intellectual genealogy. European philosophy itself has of course been influenced by other traditions of thought (see Amin 1989; Bevilacqua 2018; Hobson 2004; Patel 2018): pre-Socratic Greek thinkers borrowed from the Babylonians, the Persians, and the Egyptians; Enlightenment philosophes had exchanges with Arab intellectuals. Second, reference to the West usefully points to the application of humanitarian ideas through systems of power.

      Since classical antiquity, wars and ruptures have produced various narratives of the West. In the mid-twentieth century, essentialist histories of Western civilization emphasized culture. For Cold War political scientists, West and East often represented distinct ideological projects. I refer to the West as something approaching a sociopolitical entity—a power bloc—that starts to take form in the early nineteenth century as Western European intellectuals and military planners conceive of Russia as a strategic threat in the East. This bloc is consolidated in the aftermath of World War I, under the leadership of the United States, which, as net creditor to Europe, shapes a new liberal international order. The West, then, becomes a loose grouping of those governments and institutional interests (primarily in Europe and North America) that, despite divergences, have been at the forefront of efforts to maintain and renew this order. During the twentieth century, humanitarians were sometimes at odds with the ordering imperatives of raison d’état, but contemporary humanitarianism is a product of this West—and a pillar of liberal order.2

      EFQ: With this very rich historically and theoretically grounded discussion in mind, it is notable that policy makers and practitioners are implementing diverse ways of “engaging” with “the global South” through discourses and practices of “partnership” and supporting more “horizontal,” rather than “vertical,” modes of cooperation. In turn, one critique of such institutionalized policy engagement is that it risks instrumentalizing and co-opting modes of so-called South-South cooperation and “hence depoliticising potential sources of resistance to the North’s neoliberal hegemony” (Fiddian-Qasmiyeh and Daley 2018: 2). Indeed, as you suggested earlier, it has been argued that policy makers are strategically embracing “South-South migration,” “South-South cooperation,” and the “localisation of aid agenda” as efficient ways both “to enhance development outcomes” and to “keep ‘Southerners’ in the South,” as “part and parcel of Northern states’ inhumane, racist and racialised systems of border and immigration control” (Fiddian-Qasmiyeh and Daley 2018: 19). What, if any, are the dangers of enhancing “policy engagement” with “the South”? To what extent do you think that such instrumentalization and co-option can be avoided?

      JF: The term “instrumentalization” gives the impression that there are circumstances under which policy engagement can be objectively just and disinterested. Even when framed as humanitarian, the engagement of Western actors in the South is inspired by a particular politics. Policy engagement involves an encounter of interests and a renegotiation of power relations; for each agent, all others are instruments in its political strategy. Co-option is just a symptom of negotiation between unequal agents with conflicting interests—which don’t need to be stated, conscious, or rationally pursued. It is the means through which the powerful disarm and transform agendas they cannot suppress.

      The “localization agenda” is a good example. Measures to enable effective local responses to disaster are now discussed as a priority at international humanitarian congresses. These discussions can be traced at least as far back as Robert Chambers’s work (1983) on participatory rural development, in the 1980s. And they gathered momentum in the mid-2000s, as a number of initiatives promoted greater local participation in humanitarian operations. But, of course, there are different ideas about what localization should entail.

      As localization has climbed the humanitarian policy agenda, the overseas development divisions of Western governments have come to see it as an opportunity to increase “value for money” and, ultimately, reduce aid expenditure. They promote cash transfer programming as the most “empowering” aid technology. Localization then becomes complementary to the integration of emergency response into development agendas, and to the expansion of markets.

      Western humanitarian agencies that call for localization—and there are those, notably some branches of Médecins Sans Frontières, that do not—have generally fallen in line with this developmental interpretation, on account of their own ideological preferences as much as coercion by donor governments. But they have also presented localization as a moral imperative: a means of “shifting power” to the South to decolonize humanitarianism. While localization might be morally intuitive, Western humanitarians betray their hubris in supposing that their own concessions can reorder the aid industry and the geostrategic matrix from which it takes form. Their proposed solutions, then, including donor budgetary reallocations, are inevitably technocratic. Without structural changes to the political economy of aid, localization becomes a pretext for Western governments and humanitarian agencies to outsource risk. Moreover, it sustains a humanitarian imaginary that associates Westerners with “the international”—the space of politics, from which authority is born—and those in disaster-affected countries with “the local”—the space of the romanticized Other, vulnerable but unsullied by the machinations of power. (It is worth stating that the term “localization” itself implies the transformation of something “global” into something local, even though “locals”—some more than others—are constitutive of the global.)

      There are Southern charities and civil society networks—like NEAR,3 for example—that develop similar narratives on localization, albeit in more indignant tones. They vindicate a larger piece of the pie. But, associating themselves with a neomanagerial humanitarianism, they too embrace a politics incapable of producing a systemic critique of the coloniality of aid.

      Yet demands for local ownership of disaster responses should also be situated within histories of the subaltern. Some Western humanitarian agencies that today advocate for localization, including Save the Children, once faced opposition from anticolonial movements to their late imperial aid projects. More recently, so-called aid recipient perception surveys have repeatedly demonstrated the discontent of disaster-affected communities regarding impositions of foreign aid, but they have also demonstrated anguish over histories of injustice in which the Western humanitarian is little more than an occasional peregrine. It is the structural critique implicit in such responses that the localization agenda sterilizes. In the place of real discussion about power and inequalities, then, we get a set of policy prescriptions aimed at the production of self-sufficient neoliberal subjects, empowered to save themselves through access to markets.

      While some such co-option is always likely in policy engagement, it can be reduced through the formation of counterhegemonic coalitions. Indeed, one dimension of what is now called South-South cooperation involves a relatively old practice among Southern governments of forming blocs to improve their negotiating position in multilateral forums. And, in the twenty-first century, they have achieved moderate successes on trade, global finance, and the environment. But it is important to recognize that co-option occurs in South-South encounters too. And, of course, that political affinities and solidarity can and do exist across frontiers.

      EFQ: You edited the first issue of the Journal of Humanitarian Affairs, which focused on “humanitarianism and the end of liberal order” (see Fiori 2019), and you are also one of the editors of a forthcoming book on this theme, Amidst the Debris: Humanitarianism and the End of Liberal Order. New populisms of the right now challenge the liberal norms and institutions that have shaped the existing refugee regime and have promoted freer movement of people across borders. Can decolonial and anticolonial thinking provide a basis for responses to displacement and migration that do more than resist?

      JF: Any cosmopolitan response to migration is an act of resistance to the political organization of the interstate system.4 As blood-and-soil politicians now threaten to erect walls around the nation-state, the political meaning and relevance of cosmopolitan resistance changes. But if this resistance limits itself to protecting the order that appears to be under threat, it is likely to be ineffective. Moreover, an opportunity to articulate internationalisms in pursuit of a more just order will be lost.

      In recent years, liberal commentators have given a great deal of attention to Trump, Salvini, Duterte, Orbán, Bolsonaro, and other leading figures of the so-called populist Right. And these figures surely merit attention on account of their contributions to a significant conjunctural phenomenon. But the fetishization of their idiosyncrasies and the frenzied investigation of their criminality serves a revanchist project premised on the notion that, once they are removed from office (through the ballot box or otherwise), the old order of things will be restored. To be sure, the wave that brought them to power will eventually subside; but the structures (normative, institutional, epistemological) that have stood in its way are unlikely to be left intact. Whether the intention is to rebuild these structures or to build new ones, it is necessary to consider the winds that produced the wave. In other words, if a cosmopolitan disposition is to play a role in defining the new during the current interregnum, resistance must be inscribed into strategies that take account of the organic processes that have produced Trumpism and Salvinism.

      French geographer Christophe Guilluy offers an analysis of one aspect of organic change that I find compelling, despite my discomfort with the nativism that occasionally flavors his work. Guilluy describes a hollowing out of the Western middle class (2016, 2018). This middle class was a product of the postwar welfarist pact. But, since the crisis of capitalist democracy in the 1970s, the internationalization of capital and the financialization of economies have had a polarizing effect on society. According to Guilluy, there are now two social groupings: the upper classes, who have profited from neoliberal globalization or have at least been able to protect themselves from its fallout; and the lower classes, who have been forced into precarious labor and priced out of the city. It is these lower classes who have had to manage the multicultural integration promoted by progressive neoliberals of the center-left and center-right. Meanwhile, the upper classes have come to live in almost homogenous citadels, from which they cast moral aspersions on the reactionary lower classes who rage against the “open society.” An assertion of cultural sovereignty, this rage has been appropriated by conservatives-turned-revolutionaries, who, I would argue, represent one side of a new political dichotomy. On the other side are the progressives-turned-conservatives, who cling to the institutions that once seemed to promise the end of politics.

      This social polarization would appear to be of significant consequence for humanitarian and human rights endeavors, since their social base has traditionally been the Western middle class. Epitomizing the open society, humanitarian campaigns to protect migrants deepen resentment among an aging precariat, which had imagined that social mobility implied an upward slope, only to fall into the lower classes. Meanwhile, the bourgeois bohemians who join the upper classes accommodate themselves to their postmodern condition, hunkering down in their privileged enclaves, where moral responses to distant injustices are limited to an ironic and banalizing clicktivism. The social institutions that once mobilized multiclass coalitions in the name of progressive causes have long since been dismantled. And, despite the revival of democratic socialism, the institutional Left still appears intellectually exhausted after decades in which it resigned itself to the efficient management of neoliberal strategies.

      And yet, challenges to liberal order articulated through a Far Right politics create a moment of repoliticization; and they expose the contradictions of globalization in an interstate system, without undermining the reality of, or the demand for, connectivity. As such, they seem to open space for the formulation of radical internationalisms with a basis in the reconstruction of migrant rights. In this space, citizens’ movements responding to migration have forged a politics of transnational solidarity through anarchistic practices of mutual aid and horizontalism more than through the philosophizing of associated organic intellectuals. Fueled by disaffection with politics, as much as feelings of injustice, they have attracted young people facing a precarious future, and migrants themselves; indeed, there are movements led by migrants in Turkey, in Germany, in Greece, and elsewhere. They construct social commons with a basis in difference, forming “chains of equivalence.” Decolonial and anticolonial thinking is thus more likely to influence their responses to migration and displacement than those of Western governments and conventional humanitarian agencies. Indeed, beyond the political inspiration that horizontalism often draws from anticolonial struggles, decolonial and postcolonial theories offer a method of deconstructing hierarchy from the inside that can transform resistance into the basis for a pluralist politics built from the bottom up. But for this sort of internationalism to reshape democratic politics, the movements promoting it would need to build bridges into political institutions and incorporate it into political strategies that redress social polarization. To the extent that this might be possible, it will surely dilute their more radical propositions.

      I rather suspect that the most likely scenario, in the short term at least, involves a political reordering through the reassertion of neoliberal strategies. We could see the development of the sort of political economy imagined by the early neoliberal thinker Gottfried Haberler (1985): that is, one in which goods, wages, and capital move freely, but labor doesn’t. This will depend on the consolidation of authoritarian states that nonetheless claim a democratic mandate to impose permanent states of emergency.

      https://www.berghahnjournals.com/view/journals/migration-and-society/3/1/arms030114.xml

      #migrations

    • Conceptualising the global South and South–South encounters

      Long before the institutional interest in ‘engaging with’, and ostensibly mobilising and co-opting actors from across the global South, rich, critical literatures have been published in diverse languages around the world, demonstrating the urgency of developing and applying theoretical and methodological frameworks that can be posited as Southern, anti-colonial, postcolonial and/or decolonial in nature.[1] These and other approaches have traced and advocated for diverse ways of knowing and being in a pluriversal world characterised (and constituted) by complex relationalities and unequal power relations, and equally diverse ways of resisting these inequalities – including through historical and contemporary forms of transnational solidarities.

      Of course, the very term ‘South’ which is included not once but twice in the title of the Handbook of South-South Relations, is itself a debated and diversely mobilised term, as exemplified in the different usages and definitions proposed (and critiqued) across the Handbook’s constituent chapters.

      For instance, a number of official, institutional taxonomies exist, including those which classify (and in turn interpellate) different political entities as ‘being’ from and of ‘the South’ or ‘the North’. Such classifications have variously been developed on the basis of particular readings of a state’s geographical location, of its relative position as a (formerly) colonised territory or colonising power, and/or of a state’s current economic capacity on national and global scales.[2]

      In turn, Medie and Kang (2018) define ‘countries of the global South’ as ‘countries that have been marginalised in the international political and economic system’. Indeed, Connell (2007) builds upon a long tradition of critical thinking to conceptualise the South and the North, respectively, through the lens of the periphery and the metropole, as categories that transcend fixed physical geographies. And of course, as stressed by Sabelo Ndlovu-Gatsheni and Kenneth Tafira in their contribution to the Handbook, such geographies have never been either static or defined purely through reference to physical territories and demarcations:

      ‘imperial reason and scientific racism were actively deployed in the invention of the geographical imaginaries of the global South and the global North.’

      Through conceptualising the South and North through the lenses of the periphery and metropole, Connell argues that there are multiple souths in the world, including ‘souths’ (and southern voices) within powerful metropoles, as well as multiple souths within multiple peripheries. As Sujata Patel notes in her chapter in the Handbook, it is through this conceptualisation that Connell subsequently posits that

      ‘the category of the south allows us to evaluate the processes that permeate the non-recognition of its theories and practices in the constitution of knowledge systems and disciplines’.

      It enables, and requires us, to examine how, why and with what effect certain forms of knowledge and being in the world come to be interpellated and protected as ‘universal’ while others are excluded, derided and suppressed ‘as’ knowledge or recognisable modes of being.[3] Indeed, in her chapter, Patel follows both Connell (2007) and de Sousa Santos (2014) in conceptualising ‘the South’ as ‘a metaphor’ that ‘represents the embeddedness of knowledge in relations of power’.

      In turn, in their contribution to the Handbook, Dominic Davies and Elleke Boehmer centralise the constitutive relationality of the South by drawing on Grovogu (2011), who defines ‘the term “Global South” not as an exact geographical designation, but as “an idea and a set of practices, attitudes, and relations” that are mobilised precisely as “a disavowal of institutional and cultural practices associated with colonialism and imperialism”’ (cited in Davies and Boehmer). Viewing the South, or souths, as being constituted by and mobilising purposeful resistance to diverse exploitative systems, demonstrates the necessity of a contrapuntal reading of, and through, the South.

      As such, as Ndlovu-Gatsheni and Tafira powerfully argue in their chapter,

      ‘the global South was not only invented from outside by European imperial forces but it also invented itself through resistance and solidarity-building.’

      In this mode of analysis, the South has been constituted through a long history of unequal encounters with, and diverse forms of resistance to, different structures and entities across what can be variously designated the North, West or specific imperial and colonial powers. An analysis of the South therefore necessitates a simultaneous interrogation of the contours and nature of ‘the North’ or ‘West’, with Mignolo arguing (2000) that ‘what constitutes the West more than geography is a linguistic family, a belief system and an epistemology’.

      Indeed, the acknowledgement of the importance of relationality and such mutually constitutive dynamics provides a useful bridge between these rich theoretical and conceptual engagements of, with and from ‘the South’ on the one hand, and empirically founded studies of the institutional interest in ‘South–South cooperation’ as a mode of technical and political exchange for ‘international development’ on the other. In effect, as noted by Urvashi Aneja in her chapter, diverse policies, modes of political interaction and ‘responses’ led by political entities across the South and the North alike ‘can thus be said to exist and evolve in a mutually constitutive relationship’, rather than in isolation from one another.

      An important point to make at this stage is that it is not our aim to propose a definitive definition of the South or to propose how the South should be analysed or mobilised for diverse purposes – indeed, we would argue that such an exercise would be antithetical to the very foundations of the debates we and our contributors build upon in our respective modes of research and action.

      Nonetheless, a common starting point for most, if not all, of the contributions in the Handbook is a rejection of conceptualisations of the South as that which is ‘non-Western’ or ‘non-Northern’. As noted by Fiddian-Qasmiyeh (here and in the Handbook), it is essential to continue actively resisting negative framings of the South as that which is not of or from ‘the West’ or ‘the North’ – indeed, this is partly why the (still problematic) South/North binary is often preferred over typologies such as Western and non-Western, First and Third World, or developed and un(der)developed countries, all of which ‘suggest both a hierarchy and a value judgment’ (Mawdsley, 2012).

      In effect, as Fiddian-Qasmiyeh argues in the Handbook (drawing on Brigg), such modes of negative framing risk ‘maintaining rather than disrupting the notion that power originates from and operates through a unidirectional and intentional historical entity’. She – like other contributors to the Handbook addressing the relationships between theoretical, conceptual and empirical dynamics and modes of analysis, response and action – advocates for us to ‘resist the tendency to reconstitute the power of “the North” in determining the contours of the analysis’, while simultaneously acknowledging the extent to which ‘many Southern-led responses are purposefully positioned as alternatives and challenges to hegemonic, Northern-led systems’.

      This is, in many ways, a ‘double bind’ that persists in many of our studies of the world, including those of and from the South: our aim not to re-inscribe the epistemic power of the North, while simultaneously acknowledging that diverse forms of knowledge and action are precisely developed as counterpoints to the North.

      As noted above, in tracing this brief reflection on conceptualisations of the South it is not our intention to offer a comprehensive definition of ‘the South’ or to posit a definitive account of Southern approaches and theories. Rather, the Handbook aims to trace the debates that have emerged about, around, through and from the South, in all its heterogeneity (and not infrequent internal contradictions), in such a way that acknowledges the ways that the South has been constructed in relation to, with, through but also against other spaces, places, times, peoples, modes of knowledge and action.

      Such processes are, precisely, modes of construction that resist dependence upon hegemonic frames of reference; indeed, the Handbook in many ways exemplifies the collective power that emerges when people come together to cooperate and trace diverse ‘roots and routes’ (following Gilroy) to knowing, being and responding to the world – all with a view to better understanding and finding more nuanced ways of responding to diverse encounters within and across the South and the North.

      At the same time as we recognise internal heterogeneity within and across the South/souths, and advocate for more nuanced ways of understanding the South and the North that challenge hegemonic epistemologies and methodologies, Ama Biney’s chapter in the Handbook reminds us of another important dynamic that underpins the work of most, perhaps all, of the contributors to the Handbook. While Biney is writing specifically about pan-Africanism, we would argue that the approach she delineates is essential to the critical theoretical perspectives and analyses presented throughout the Handbook:

      ’Pan-Africanism does not aim at the external domination of other people, and, although it is a movement operating around the notion of being a race conscious movement, it is not a racialist one … In short, pan-Africanism is not anti-white but is profoundly against all forms of oppression and the domination of African people.’

      While it is not our aim to unequivocally idealise or romanticise decolonial, postcolonial, anti-colonial, or Southern theories, or diverse historical or contemporary modes of South South Cooperation and transnational solidarity – such processes are complex, contradictory, and at times are replete of their own forms of discrimination and violence – we would nonetheless posit that this commitment to challenging and resisting all forms of oppression and domination, of all peoples, is at the core of our collective endeavours.

      With such diverse approaches to conceptualising ‘the South’ (and its counterpoint, ‘the North’ or ‘the West’), precisely how we can explore ‘South–South relations’ thus becomes, first, a matter of how and with what effect we ‘know’, ‘speak of/for/about’, and (re)act in relation to different spaces, peoples and objects around the world; subsequently, it is a process of tracing material and immaterial connections across time and space, such as through the development of political solidarity and modes of resistance, and the movement of aid, trade, people and ideas. It is with these overlapping sets of debates and imperatives in mind, that the Handbook aims to explore a broad range of questions regarding the nature and implications of conducting research in and about the global South, and of applying a ‘Southern lens’ to such a wide range of encounters, processes and dynamics around the world.[4]

      […]

      From a foundational acknowledgement of the dangers of essentialist binaries such as South–North and East–West and their concomitant hierarchies and modes of exploitation, the Handbook aims to explore and set out pathways to continue redressing the longstanding exclusion of polycentric forms of knowledge, politics and practice. It is our hope that the Handbook unsettles thinking about the South and about South–South relations, and prompts new and original research agendas that serve to transform and further complicate the geographic framing of the peoples of the world for emancipatory futures in the 21st century.

      This extract from Elena Fiddian-Qasmiyeh and Patricia Daley’s Introduction to The Handbook of South-South Relations has been slightly edited for the purposes of this blog post. For other pieces published as part of the Southern Responses blog series on Thinking through the Global South, click here.

      References cited

      Anzaldúa, G., 1987. Borderlands/La Frontera: The New Mestiza. San Francisco: Spinsters/Aunt Lute.

      Brigg, M., 2002. ‘Post-development, Foucault and the Colonisation Metaphor.’ Third World Quarterly 23(3), 421–436.

      Chakrabarty, D., 2007. Provincializing Europe: Postcolonial Thought and Historical Difference. Princeton, NJ: Princeton University Press.

      Connell, R., 2007. Southern Theory: The Global Dynamics of Knowledge in Social Science. London: Polity.

      Dabashi, H., 2015. Can Non-Europeans Think? London: Zed Books.

      de Sousa Santos, B., 2014. Epistemologies of the South: Justice Against Epistemicide. Boulder, CO: Paradigm Publishers.

      Dussel, E., 1977. Filosofía de Liberación. Mexico City: Edicol.

      Fiddian-Qasmiyeh, E., 2015. South-South Educational Migration, Humanitarianism and Development: Views from the Caribbean, North Africa and the Middle East. Oxford: Routledge.

      Gilroy, P., 1993. The Black Atlantic: Modernity and Double Consciousness. London: Verso.

      Grosfoguel, R., 2011. Decolonizing Post-Colonial Studies and Paradigms of Political-Economy: Transmodernity, Decolonial Thinking, and Global Coloniality. Transmodernity: Journal of Peripheral Cultural Production of the Luso-Hispanic World 1(1). Available from: https://escholarship.org/uc/item/21k6t3fq [Accessed 7 September 2018].

      Grovogu, S., 2011. A Revolution Nonetheless: The Global South in International Relations. The Global South 5(1), Special Issue: The Global South and World Dis/Order, 175–190.

      Kwoba, B, Nylander, O., Chantiluke, R., and Nangamso Nkopo, A. (eds), 2018. Rhodes Must Fall: The Struggle to Decolonise the Racist Heart of Empire. London: Zed Books.

      Mawdsley, E., 2012. From Recipients to Donors: The Emerging Powers and the Changing Development Landscape. London: Zed Books.

      Medie, P. and Kang, A.J., 2018. Power, Knowledge and the Politics of Gender in the Global South. European Journal of Politics and Gender 1(1–2), 37–54.

      Mignolo, W.D., 2000. Local Histories/Global Designs: Coloniality, Subaltern Knowledges, and Border Thinking. Princeton, NJ: Princeton University Press.

      Mignolo, W.D., 2015. ‘Foreword: Yes, We Can.’ In: H. Dabashi, Can Non-Europeans Think? London and New York: Zed Books, pp. viii–xlii.

      Minh-ha, Trinh T., 1989. Woman, Native, Other: Writing Postcoloniality and Feminism, Bloomington: Indiana University Press.

      Ndlovu-Gatsheni, S.J., 2013. Empire, Global Coloniality and African Subjectivity. New York and Oxford: Berghahn Books.

      Quijano, A., 1991. Colonialidad y Modernidad/Racionalidad. Perú Indígena 29, 11–21.

      Said, E., 1978. Orientalism: Western Conceptions of the Orient. New York: Vintage Books.

      Spivak, G.C., 1988. In Other Worlds: Essays in Cultural Politics. New York: Routledge.

      Sundberg, J., 2007. Reconfiguring North–South Solidarity: Critical Reflections on Experiences of Transnational Resistance. Antipode 39(1), 144–166.

      Tuhiwai Smith, L., 1999. Decolonizing Methodologies: Research and Indigenous Peoples. London: Zed Books.

      wa Thiong’o, N., 1986. Decolonising the Mind: The Politics of Language in African Literature. London: Heinemann Educational.

      Wynter, S., 2003. Unsettling the Coloniality of Being/Power/Truth/Freedom: Towards the Human, After Man, Its Overrepresentation – An Argument. The New Centennial Review 3(3), 257–337.

      * Notes

      [1] For instance, see Anzaldúa 1987; Chakrabarty 2007; Connell 2007; de Sousa Santos 2014; Dussell 1977; Grosfoguel 2011; Kwoba et al. 2018; Mignolo 2000; Ndlovu-Gatsheni 2013; Quijano 1991, 2007; Said 1978; Spivak 1988; Sundberg 2007; Trinh T. Minh-ha 1989; Tuhiwai Smith 1999; wa Thiong’o 1986; Wynter 2003.

      [2] Over 130 states have defined themselves as belonging to the Group of 77 – a quintessential South–South platform – in spite of the diversity of their ideological and geopolitical positions in the contemporary world order, their vastly divergent Gross Domestic Product (GDP) and per capita income, and their rankings in the Human Development Index – for a longer discussion of the challenges and limitations of diverse modes of definition and typologies, see Fiddian-Qasmiyeh 2015.

      [3] Also see Mignolo 2000; Dabashi 2015.

      [4] Indeed, Connell notes that ‘#Southern_theory’ is a term I use for social thought from the societies of the global South. It’s not necessarily about the global South, though it often is. Intellectuals from colonial and postcolonial societies have also produced important analyses of global-North societies, and of worldwide structures (e.g. Raúl Prebisch and Samir Amin).

      https://southernresponses.org/2018/12/05/conceptualising-the-global-south-and-south-south-encounters
      #développement

    • Exploring refugees’ conceptualisations of Southern-led humanitarianism

      By Prof Elena Fiddian-Qasmiyeh, Principal Investigator, Southern Responses to Displacement Project

      With displacement primarily being a Southern phenomena – circa 85-90% of all refugees remain within the ‘global South – it is also the case that responses to displacement have long been developed and implemented by states from the South (a construct we are critically examining throughout the Southern Responses to Displacement project – see here). Some of these state-led responses to displacement have been developed and implemented within the framework of what is known as ‘South-South Cooperation’. This framework provides a platform from which states from the global South work together to complement one another’s abilities and resources and break down barriers and structural inequalities created by colonial powers. It can also be presented as providing an alternative mode of response to that implemented by powerful Northern states and Northern-led organisations (see here).

      An example of this type of South-South Cooperation, often driven by principles of ‘internationalism,’ can be found in the international scholarship programmes and schools established by a number of Southern states to provide primary, secondary and university-level education for refugees from across the Middle East and North Africa. In particular, since the 1960s, Cuba has provided free education through a scholarship system for Palestinian refugees based in camps and cities across the Middle East following the Nakba (the catastrophe) and for Sahrawi refugees who have lived in desert-based refugee camps in Algeria since the mid-1970s.

      In line with the Southern Responses to Displacement project, which aims to purposefully centralise refugees’ own experiences of and perspectives on Southern-led initiatives to support refugees from Syria, throughout my previous work I have examined how Palestinian and Sahrawi refugees have conceptualised, negotiated or, indeed, resisted, diverse programmes that have been developed and implemented ‘on their behalf.’ While long-standing academic and policy debates have addressed the relationship between humanitarianism, politics and ideology, few studies to date have examined the ways in which refugee beneficiaries – as opposed to academics, policymakers and practitioners – conceptualise the programmes which are designed and implemented ‘for refugees’. The following discussion addresses this gap precisely by centralising Palestinian and Sahrawi graduates’ reflections on the Cuban scholarship programme and the extent to which they conceptualise political and ideological connections as being compatible with humanitarian motivations and outcomes.

      This blog, and my previous work (here and here) examines how Palestinian and Sahrawi refugees have understood the motivations, nature and impacts of Cuba’s scholarship system through reference to identity, ideology, politics and humanitarianism. Based on my interviews with Palestinians and Sahrawis while they were still studying in Cuba, and with Palestinian and Sahrawi graduates whom I interviewed after they had returned to their home-camps in Lebanon and Algeria respectively, this short piece examines the complex dynamics which underpin access to, as well as the multifaceted experiences and outcomes of, the scholarship programme on both individual and collective levels.
      Balancing ‘the humanitarian’

      Although both Palestinian and Sahrawi interviewees in Cuba and Sahrawi graduates in their Algeria-based home-camps repeatedly asserted the humanitarian nature of the Cuban scholarship programme, precisely what this denomination of ‘humanitarianism’ might mean, and how compatible it could be given the ideological and political links highlighted by Palestinian graduates whom I interviewed in a range of refugee camps in Lebanon, requires further discussion.

      The contemporary international humanitarianism regime is habitually equated with the principles of humanity, impartiality, neutrality and independence (Ferris 2011: 11), and a strict separation is firmly upheld by Western humanitarian institutions between morality and politics (as explored in more detail by Pacitto and Fiddian-Qasmiyeh 2013). However, many critics reject the assertion that humanitarianism can ever be separated from politics, since ‘“humanitarianism” is the ideology of hegemonic states in the era of globalisation’ (Chimni 2000:3). Recognising the extent to which the Northern-led and Northern-dominated humanitarian regime is deeply implicated in, and reproduces, ‘the ideology of hegemonic [Northern] states’ is particularly significant since many (Northern) academics, policymakers and practitioners reject the right of Southern-led initiatives to be denominated ‘humanitarian’ in nature on the basis that such projects and programmes are motivated by ideological and/or faith-based principles, rather than ‘universal’ humanitarian principles.

      Palestinians who at the time of our interviews were still studying in Cuba, in addition to those who had more recently graduated from Cuban universities, medical and dentistry schools and had ‘returned’ to their home-camps in Lebanon, repeatedly referred to ‘ideology’, ‘politics’, ‘humanitarianism’ and ‘human values’ when describing the Cuban scholarship programme. Yet, while they maintained that Cuba’s programme for Palestinian refugees is ‘humanitarian’ in nature, Palestinian graduates offered different perspectives regarding the balance between these different dimensions, implicitly and at times explicitly noting the ways in which these overlap or are in tension.

      Importantly, these recurrent concepts are to be contrasted with the prevalent terminology and frames of reference arising in Sahrawi refugees’ accounts of the Cuban educational programme. Having also had access to the Cuban educational migration programme, Sahrawi graduates’ accounts can perhaps be traced to the continued significance of Spanish – the language learned and lived (following Bhabha 2006:x) in Cuba – amongst graduates following their return to the Sahrawi refugee camps, where Spanish is the official language used in the major camp-based Sahrawi medical institutions.

      As such, in interviews and in informal conversations in the Sahrawi camps, Cuban-educated Sahrawis (commonly known as Cubarauis) consistently used the Spanish-language term solidaridad (solidarity) to define both the nature of the connection between the Sahrawi people and Cuba, and the nature of the scholarship programme; they also regularly cited Cuban revolutionary figures such as José Martí and Fidel Castro. In contrast, no such quotes were offered by the Palestinian graduates I interviewed in Lebanon, even if the significance of Fidel Castro and Ché Guevara was noted by many during our interviews in Cuba.

      Explaining his understanding of the basis of the scholarship programme for Palestinians, Abdullah elaborated that this was:

      ‘mainly prompted because Cuban politics is based upon human values and mutual respect, and in particular upon socialism, which used to be very prominent in the Arab world during that time.’

      In turn, referring to the common visions uniting both parties and facilitating Cuba’s scholarship programme for Palestinian refugees, Hamdi posited that:

      ‘Certain ideological and political commonalities contributed to this collaboration between the Cuban government and the PLO. However, the humanitarian factor was present in these negotiations.’ (Emphasis added)

      These accounts reflect the extent to which ideology and humanitarianism are both recognised as playing a key role in the scholarship programme, and yet Hamdi’s usage of the term ‘however’, and his reference to ‘the humanitarian factor’, demonstrate an awareness that a tension may be perceived to exist between ideology/politics and humanitarian motivations.

      Indeed, rather than describing the programme as a humanitarian programme per se, eight of my interviewees offered remarkably similar humanitarian ‘qualifiers’: the Cuban education programme is described as having ‘a humanitarian component’ (Marwan), ‘a humanitarian dimension’ (Younis), a ‘humanitarian aspect’ (Saadi), and ‘humanitarian ingredients’ (Abdel-Wahid); while other interviewees argued that it is ‘a mainly humanitarian system’ (Nimr) which ‘carr[ies] humanitarian elements’ (Hamdi) and ‘shares its humanitarian message in spite of the embargo [against Cuba]’ (Ibrahim).

      As exemplified by these qualifiers, Palestinians who participated in this programme themselves recognise that humanitarianism was not the sole determining justification for the initiative, but rather that it formed part of the broader Cuban revolution and a particular mode of expressing support for other liberation movements, including the Palestinian cause.

      In terms of weighting these different motivating and experiential elements, Mohammed argued that the ‘humanitarian aspect outweighs the ideological one’, emphasising the ‘programme’s strong humanitarian aspect’. In turn, Ahmed and Nimr declared that the Cuban scholarships were offered ‘without conditions or conditionalities’ and without ‘blackmailing Palestinians to educate them’.

      These references are particularly relevant when viewed alongside critiques of neoliberal development programmes and strategies which have often been characterised by ‘tied aid’ or diverse economic, socio-political and gendered conditionalities which require beneficiaries to comply with Northern-dominated priorities vis-à-vis ‘good governance’ – all of which are, in effect, politically and/or ideologically driven.

      Concurrently, Khalil argued that the programme is ‘humanitarian if used correctly’, thereby drawing attention to the extent to which the nature of the programme transcends either Cuba’s or the PLO’s underlying motivating factors per se, and is, rather, characterised both by the way in which the programme has been implemented since the 1970s, and its longer-term impacts.

      With reference to the former, claims regarding the absence of conditionalities on Cuba’s behalf must be viewed alongside the extent to which Palestinians could only access the scholarships if they were affiliated with specific Palestinian factions (as I explore in the book): can the programme be ‘truly’ humanitarian if individual participation has historically been contingent upon an official declaration of ideological commonality with a leftist faction and/or the Cuban internationalist project?

      With universality, neutrality and impartiality being three of the core ‘international’ humanitarian principles, a tension is apparent from the perspective of ‘the Northern relief elite’ who arguably monopolise the epithet humanitarian (Haysom, cited in Pacitto and Fiddian-Qasmiyeh 2013: 6). Indeed, although José Martí’s humanitarian principle to ‘compartir lo que tienes, no dar lo que te sobra’ (‘to share what you have, not what is left over’) has historically guided many of the Cuban state’s revolutionary programmes on national(ist) and international(ist) levels, precisely who Cuba should share with (on a collective) has often been geopolitically framed. Whilst designed to overcome the historical legacy of diverse exclusionary processes in Cuba, the programme could itself be conceptualised as being guided by an ideological commitment to inclusion with exclusionary underpinnings.

      The imposition of a hegemonic discourse leaves people out, primarily on ideological grounds. Ideological repression means that everybody who questions the regime in a fundamental way is basically left out in the dark. There is a creation of boundaries between Self and Other that leaves very little room for fundamental critique. However, the existence of a hegemonic discourse, and demands for students to publicly assert their affiliation to an official ideological stance, whether this refers to Cuban or Palestinian discourses, should not necessarily be equated with the exclusion of individuals and groups who do not share particular opinions and beliefs.

      In the case explored in this blog and in the book it is based on, a distinction can therefore perhaps be usefully made between the collective basis of scholarships primarily being offered to groups and nations with political and ideological bonds to Cuba’s revolutionary project, and the extent to which individual Palestinian students have arguably negotiated the Cuban system and the factional system alike to maximise their personal, professional and political development. To achieve the latter, individuals have developed official performances of ideological loyalty to access and complete their university studies in Cuba, whilst ultimately maintaining or developing political and ideological opinions, and critiques, of their own.

      With reference to the broader outcomes of the programme, is it sufficient to announce, as seven Palestinian graduates did, that the project was ‘humanitarian’ in nature precisely because the beneficiaries of the scheme were refugees, and the overarching aim was to achieve professional self-sufficiency in refugee camps?

      In effect, and as explored in my other research (here) Cuba’s programme might appear to fall under the remit of a developmental approach, rather than being ‘purely’ humanitarian in nature, precisely due to the official aim of maximising self-sufficiency as opposed to addressing immediate basic needs in an emergency phase (with the latter more readily falling under the remit of ‘humanitarian’ assistance).

      Nonetheless, Cuba’s aim to enhance refugees’ self-sufficiency corresponds to the UNHCR’s well-established Development Assistance to Refugees approach, and programmes supporting medium- and long-term capacity building are particularly common in protracted refugee situations. At the same time, it could be argued that the distinction between humanitarianism and development is immaterial given that the rhetoric of solidarity underpins all of Cuba’s internationalist projects, whether in contexts of war or peace, and, furthermore, since Cuba has offered scholarships not only to refugees but also to citizens from across the Global South.

      Related to the programme’s reach to citizens and refugees alike, and simultaneously to the nature of the connection between humanitarianism and politics, Younis drew attention to another pivotal dimension: ‘although the educational system had a humanitarian dimension, I don’t think it is possible to separate the human being from politics’. Cuba’s political (in essence, socialist) commitment to the ‘human being’ was reasserted throughout the interviews, with Saadi, for instance, referring to Cuba’s prioritisation of the ‘relationship between a human being and a fellow human being’, and Khalil explaining that Cuba had adopted ‘the cause of the human being, and that’s why it supported Palestinians in their struggle’.

      While critiques of Northern-led human rights discourses have been widespread, and such critiques have often paralleled or influenced critical analyses of humanitarianism (as I explore elsewhere), in their responses Palestinian graduates invoked an alternative approach to supporting the rights of human beings.

      By conceptualising Cuba’s commitment to human beings as being inherently connected to politics, graduates, by extension, also highlighted that politics cannot be separated from approaches geared towards supporting humanity, whether external analysts consider that such approaches should be labelled ‘development’ or ‘humanitarianism’. Whilst absent from the terminology used by Palestinian graduates, it can be argued that the notion of solidarity centralised in Cubaraui (and Cuban) accounts captures precisely these dimensions of Cuba’s internationalist approach.
      Moving Forward

      These dynamics – including conceptualisations of the relationship between politics, ideology, and humanitarianism; of short-, medium- and long-term responses to displacement; and how refugees themselves negotiate and conceptualise responses developed by external actors ‘on their behalf’ – will continue to be explored throughout the Southern Responses to Development from Syria project. This ongoing research project aims, amongst other things, to examine how people displaced from Syria – Syrians, Palestinians, Iraqis, Kurds … -, experience and perceive the different forms of support that ‘Southern’ states, civil society groups, and refugees themselves have developed in Lebanon, Jordan and Turkey since the outbreak of the Syrian conflict in 2011. This will include reflections on how refugees conceptualise (and resist) both the construct of ‘the South’ itself and diverse responses developed by states such as Malaysia and Indonesia, but also by different groups of refugees themselves. The latter include Palestinian refugees whose home-camps in Lebanon have been hosting refugees from Syria, but also whose educational experiences in Cuba mean that they are amongst the medical practitioners who are treating refugees from Syria, demonstrating the complex legacies of the Cuban scholarship programme for refugees from the Middle East.

      *

      For more information on Southern-led responses to displacement, including vis-à-vis South-South Cooperation, read our introductory mini blog series here, and the following pieces:

      Carpi, E. (2018) ‘Empires of Inclusion‘

      Fiddian-Qasmiyeh, E. (2019) ‘Looking Forward. Disasters at 40′

      Fiddian-Qasmiyeh, E. (2018) Histories and spaces of Southern-led responses to displacement

      Fiddian-Qasmiyeh, E. (2018) Internationalism and solidarity

      Fiddian-Qasmiyeh, E. (2018) Refugee-refugee humanitarianism

      Fiddian-Qasmiyeh, E. (2014) The Ideal Refugees: Islam, Gender, and the Sahrawi Politics of Survival

      Fiddian-Qasmiyeh, E. and Daley, P. (2018) Conceptualising the global South and South–South encounters

      Featured Image: A mural outside a school in Baddawi camp, N. Lebanon. Baddawi has been home to Palestinian refugees from the 1950s, and to refugees from Syria since 2011 (c) E. Fiddian-Qasmiyeh, 2017

      https://southernresponses.org/2019/04/08/exploring-refugees-conceptualisations-of-southern-led-humanitaria

      #réfugiés #post-colonialisme #ressources_pédagogiques

  • International Mobility Restrictions and the Spread of Pandemics: New Data and Research

    Global Mobility and the Threat of Pandemics: Evidence from Three Centuries, Michael A. Clemens and Thomas Ginn, Center for Global Development

    Countries restrict the overall extent of international travel and migration to balance the expected costs and benefits of mobility. Given the ever-present threat of new, future pandemics, how should permanent restrictions on mobility respond? We find that in all cases, even a draconian 50 percent reduction in pre-pandemic international mobility is associated with 1–2 weeks later arrival and no detectable reduction in final mortality. The case for permanent limits on international mobility to reduce the harm of future pandemics is weak.

    The Airport Factor: Assessing the impact of aviation mobility on the spread of Covid-19, by Ettore Recchi and Alessandro Ferrara

    An ongoing research project at MPC (The Airport Factor) is assessing the impact of air travels on Covid-19 mortality in 430 sub-national regions of 39 countries in Europe, the Americas, Asia, Africa, and Oceania. Our early analyses find that the volume of pre-pandemic inbound air travelers (including from China) has no significant effect either on the number of Covid-19 casualties, or on the timing of the outbreaks in the first semester of 2020.

    Discussants:
    Ellen M. Immergut, Head of Department, Chair in Political Sciences, SPS, EUI
    Daniel Fernandes, Researcher, SPS

    Chair: Lenka Dražanová, MPC, RSCAS, EUI

    https://www.youtube.com/watch?v=PmhBNNeURus&feature=youtu.be


    #covid-19 #coronavirus #frontières #pandémie #mobilité #mobilité_internationale #conférence #fermeture_des_frontières #restrictions #migrations

  • Sur les rapports entre #Philosophie et #Politique
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1044-Sur-les-rapports-entre-philosophie

    Séminaire XXII du 1er juin 1983, dans « Ce qui fait la #Grèce. La Cité et les Lois. Séminaire 1983-1984. La Création humaine 3. », Seuil, 2008, pp. 197-212. Source : http://palimpsestes.fr/textes_philo... Tout au long de cette année, nous avons essayé de trouver les racines – non pas les causes, ni les conditions nécessaires et suffi­santes – de la démocratie et de la philosophie dans cette première saisie imaginaire du monde grec qu’est sa mythologie. Puis nous avons parlé de la constitution de la cité (...) #Apports_théoriques_:_Imaginaire,_culture,_création

    / #Grèce, #Antiquité, #Conférence, #Assemblée, #Démocratie_directe#Castoriadis (...)

    http://palimpsestes.fr/textes_philo/castoriadis/philosophie-politique.pdf

  • Ouvrir sa porte à l’inconnu. Récit d’une #solidarité_ordinaire

    En 2017, la journaliste #Julia_Montfort et son mari accueillent chez eux Abdelhaq, un jeune migrant Tchadien. De cette rencontre est née un constat : il existe une France accueillante et solidaire, et une envie : celle de la filmer. Julia Montfort est journaliste indépendante. Spécialisée dans les droits humains, elle collabore notamment avec Public Sénat pour la série « Les Dessous de la mondialisation ». Elle a reçu le Prix du jury du festival du film d’environnement (Québec) pour « Poussière d’or au Burkina Faso », une immersion dans les tréfonds de l’orpaillage. Elle réalise actuellement une web-série documentaire, « Carnets de solidarité », sur l’accueil citoyen de migrants et réfugiés en France. Cette série accompagne le lancement de sa chaîne YouTube destinée à diffuser un travail indépendant et financé par les spectateurs. This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community.

    https://www.youtube.com/watch?v=oNC4C4OqomI&feature=emb_logo

    #hospitalité #hospitalité_privée #asile #migrations #réfugiés #témoignage #accueil_privé #France #TEDx #vidéo #Paris #conférence #espace #solidarité #entraide #capacité_d'entraide

    ping @isskein @karine4