• Le 18/06, l’#Atécopol a organisé la 1ere #journée_d'étude universitaire ouvertement #critique sur IAg

    1 - Intro :
    https://www.youtube.com/watch?v=g3Wh5VhLLgY

    2 - L’IAg et ses dégâts socio-écologiques :
    https://youtu.be/kYlDHs5WhoY

    3 - Ce que l’IAg fait à la #recherche :
    https://youtu.be/OL-dL0RokNs

    4 - Ce que l’IAg fait à l’#enseignement :
    https://youtu.be/yShSZCCfZ7U

    5 - Faire avec l’IAg dans l’ESR ? :
    https://youtu.be/P7BVVbPVEas

    6 - Que proposent les signataires du #manifeste ? :
    https://youtu.be/6_DbxyF4lKU

    –-

    ATelier d’ÉCOlogie POLitique

    https://atecopol.hypotheses.org

    #IA #intelligence_artificielle #ESR #écologie #vidéo #conférence #écologie_politique

  • « Extrême Danger » : rendez-vous à #Rennes ce 19 juin pour mieux connaître l’extrême droite radicale avec #streetpress
    https://splann.org/soiree-extreme-danger-rennes

    Dans le prolongement du partenariat autour de la « bataille des municipales », « Splann ! » s’associe à « StreetPress » et aux Éditions du commun pour accompagner la sortie du livre « Extrême Danger ». Rendez-vous ce vendredi 19 juin, à partir de 19 h au BAM, à Rennes, pour échanger sur les différents visages de l’extrême droite radicale bretonne. L’article « Extrême Danger » : rendez-vous à Rennes ce 19 juin pour mieux connaître l’extrême droite radicale avec Streetpress est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #Academia_Christiana #Action_française #callac #Civitas #conférence #démocratie #éditions_du_commun #extrême_droite #Fraternité_sacerdotale_Saint-Pie_X #Parti_national_breton #radio_c-lab #saint-brevin #section_west #table_ronde #Talion_Brest

  • Face au Pacte européen sur la migration et l’asile : enjeux, contentieux et stratégies de résistance
    https://migreurop.org/article3593.html

    Le Syndicat des Avocats de #France (SAF) organise une journée dédiée au #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l'asile le vendredi 22 mai 2026 à Marseille, à laquelle participent Migreurop, ainsi que le Gisti et l’Anafé (membre du réseau Migreurop). La journée de formation aura lieu de 9h à 17h30 au GR1, 148 rue Sainte, 13007 Marseille & en ligne via Zoom. La formation s’adresse aux avocat·e·s et élèves avocat·e·s pour mieux comprendre les enjeux liés au Pacte et se former à des (…) #Conférences

    / Pacte européen sur la migration et l’asile, #règlement_retour, France

    https://migreurop.org/IMG/pdf/programme_saf_marseille_22_mai.pdf

  • Des #algues_vertes à la #loi_duplomb, #table_ronde avec Fleur Breteau, #inès_léraud, #rosy_auffray et #amélie_mougey
    https://splann.org/table-ronde-poison-douarnenez

    Près de 300 personnes, prises en flagrant-délit de « dopage » collectif. Une connexion des corps et des valeurs, pour passer de l’état de colère à celui du rapport de force. Voilà ce qui animé non pas un, mais deux débats, avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Aufray et Amélie Mougey, le 18 août 2025, sous les halles de #douarnenez. L’article Des algues vertes à la loi Duplomb, table ronde avec Fleur Breteau, Inès Léraud, Rosy Auffray et Amélie Mougey est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agro-industrie #agroindustrie #annie_genevard #baie_de_douarnenez #baie_de_saint-brieuc #cancer #cancer_colère #conférence #finistère #FNSEA #herbicides #marées_vertes #pesticides #pierre-yves_bulteau #pollution #rené_aufray #reporterre

  • Migreurop: 20 years of fighting against deadly migration policies
    https://migreurop.org/article3470.html

    Migreurop is organizing a public #Conference in Rabat on November 14, 2025, entitled “Migreurop: 20 Years of Struggle Against Deadly Migration Policies.” This conference will look back on two decades of activism and allow Migreurop to reaffirm its commitment to closing migrant detention camps and defending freedom of movement, while also opening up discussions on the future of migration-related struggles. 📍 Union marocaine du travail, Avenue Jean Jaurès, Rabat, Morocco 🕕 4.30pm-8.30pm 🎉 The (…) Conference

  • Migreurop : 20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines
    https://migreurop.org/article3469.html

    Migreurop organise le 14 novembre 2025 une conférence publique à Rabat, « 20 ans de lutte contre les politiques migratoires assassines ». Cette conférence reviendra sur deux décennies de combat et permettra à Migreurop de réaffirmer son engagement pour la fermeture des camps d’étranger·e·s et la liberté de circulation, tout en ouvrant la réflexion sur les perspectives de luttes à venir. 📍 Union marocaine du travail, Avenue Jean Jaurès, Rabat, Maroc 🕕 16h30-20h30 🎉 La conférence sera suivie (…) #Conférences

  • ميغرووب: 20 سنة من النضال ضد السياسات الهجرية القاتلة
    https://migreurop.org/article3471.html

    ميغرووب: 20 سنة من النضال ضد السياسات الهجرية القاتلة محاضرة ١٤ نوفمبر ٢٠٢٥ 16:30 – 20:30 مؤسسة أورينت-أوكسيدون، شارع F.A.R المسيرة، جماعة يعقوب المنصور، الرباط (المغرب) مقدمة Association marocaine des droits humains (AMDH), Co-présidence Migreurop عشرون سنة من السياسات الأوروبية للهجرة القاتلة الاحتجاز، أداة في صميم السيطرة على الهجرة الأوروبية آليات وتطورات الاحتجاز، من الرسمي إلى غير الرسمي Laure Palun, Anafé المخيمات والفرز – نحو «الهوت سبوتس» Vasilis Psomos, Lesvos Legal (…) #Conférences

  • La communauté #archipel, des savoirs vivants pour transformer les manières de chercher, de vivre et d’habiter la Terre.
    https://framablog.org/2025/10/15/la-communaute-archipel-des-savoirs-vivants

    Du 6 au 9 juillet 2026, nos ami⋅es de la communauté de recherche « Archipel » organisent à #Compiègne un cycle de conférences autour des enjeux de l’anthropocène (et donc, disons-le, de l’humanité). Comme nous apprécions leurs travaux (et que Framasoft devrait participer … Lire la suite­­

    #Communs_culturels #Dans_notre_archipel #Éducation #Enjeux_du_numérique #UPLOAD #Veille #anthropocène #Claviers_invités #Conference #Ecologie #Sciences

  • Waldai-Forum : Putin appellierte an den Westen, sich den wirklichen Problemen zu stellen
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=140115

    On n’a eu droit qu’à des informations assez biaisées de la conférence internationale du Valdai. Ulrich Heyden les complète avec ses observations. D’où je me trouve apprendre les positions du président Poutine est aussi inquiétant que les discours du président Trump, de l’autre égorgeur Netanyahou ou du traitre Merz. Ça fait trop longtemps qu’on a arrêté de leur chanter du Vian.

    https://www.youtube.com/watch?v=8V2aV888ZNo

    6.10.2025 von Ulrich Heyden - Der Präsident von Russland, Wladimir Putin, trat am 2. Oktober auf dem Waldai-Forum mit einer Grundsatzrede zur internationalen Lage auf (Protokoll der Plenarveranstaltung auf Englisch hier, Video auf Russisch hier). Das Waldai-Forum, welches diesmal in Sotschi tagte, gibt es seit 2004. Es ist ein Forum für Politologen, Journalisten und Politiker aus aller Welt. Das diesjährige Treffen stand unter dem Motto „Die polyzentrische Welt, eine Gebrauchsanleitung“. An diesem 22. Treffen nahmen 140 Teilnehmer aus 42 Ländern teil. Von Ulrich Heyden.

    Die Rede des russischen Präsidenten dauerte 50 Minuten. Danach beantwortete der russische Präsident drei Stunden lang Fragen aus dem Publikum. Die Fragen kamen von Vertretern aus Indien, China, Iran und anderen Staaten. Es fragte auch eine ehemalige US-Bürgerin, die aus politischen Gründen nach Russland übergesiedelt ist und jetzt in Moskau für RT arbeitet. Eine weitere Frage stellte der britische Politologe Anatol Lieven. Auch ein Deutscher war im Plenarsaal zu sehen, Thomas Fasbender, Redakteur bei der Berliner Zeitung.

    Als der Moderator der Veranstaltung, Fjodr Lukjanow, den russischen Präsidenten nach seiner Rede fragte, ob man von ihm eine Instruktion erwarten könne, wie man in der komplizierten Weltlage agieren muss, meinte Putin: Nein, so eine Instruktion werde er nicht geben. Denn es gäbe die Erfahrung, dass solche Instruktionen nicht eingehalten werden.

    Der Hegemon ist geschwächt – und nun?

    Die Weltlage sei im Fluss, erklärte der russische Präsident in seiner Rede. Ständig, ja fast stündlich ändere sie sich. Da es den Hegemon, der alles diktiert, nicht mehr gibt, gäbe es jetzt einen großen Raum für Außenpolitik. Um eine neue Balance herzustellen, müsse man um Vereinbarungen ringen, mit denen alle einverstanden sind.

    „Die Aufweichung des Diktats, das es in der bisherigen Zeit gegeben hat, die Erweiterung des freien Raumes für alle ist zweifellos ein Gewinn. Gleichzeitig ist es unter diesen Bedingungen schwerer, eine stabile Balance zu finden, was an sich schon ein klares und extremes Risiko darstellt.“

    Dann erzählte der russische Präsident, wie er selbst Entscheidungen fällt und wie oft er sich unsicher ist. Diese Offenheit war erstaunlich, wird doch in einigen westlichen Hauptstädten seit Jahren an dem Bild eines Diktators gebastelt, der sich eisern an die Macht klammert und sich nur noch auf den Sicherheitsapparat stützen kann.

    Der russische Präsident erklärte, alle Versuche, Russland „aus dem Weltsystem auszuschließen und uns in die politische, kulturelle und Informations-Isolation zu drängen“, hätten ihr Ziel nicht erreicht. Die Welt brauche Russland, „weil Russland ein bedeutender Teil der allgemeinen Balance ist. Und nicht nur wegen seines Territoriums, seiner Volksgruppen, seines Verteidigungs-, technologischen und Industriepotentials und seiner Bodenschätze, […] sondern insbesondere, weil eine Balance in der Welt ohne Russland nicht herstellbar ist, nicht im ökonomischen, strategischen, kulturellen und logistischen Bereich.“

    Während die Probleme in Europa wüchsen und die Führung in Brüssel versuche, die „Risse zu kitten“, schaffe man in den europäischen Hauptstädten ein Bild der äußeren Bedrohung, „das schon vor 100 Jahren ausgedacht wurde“. Angeblich stehe ein Krieg mit Russland „kurz bevor“. Doch die Regierungen in der EU glaubten selbst nicht an ihre Behauptungen. „Sie können nicht glauben, was sie sagen – dass Russland die NATO angreifen will. Das zu glauben, ist unmöglich.“ Die Führungen in Europa seien „nicht anständig, weil sie das selbst nicht glauben, sie aber versuchen, ihre Bürger davon zu überzeugen.“

    Scharfe Worte an die Adresse von Berlin

    „Die Bundesrepublik Deutschland, zum Beispiel, spricht davon, dass die deutsche Armee wieder die stärkste in Europa werden soll. Nun gut, wir hören das aufmerksam und schauen, worum es geht. Ich denke, niemand zweifelt daran, dass man auf die Antwort von Russland nicht lange warten muss. Die Antwort auf eine Bedrohung wird sehr überzeugend sein, eben die Antwort.“

    Die Führungen in der EU lenkten mit ihren Kriegs-Warnungen von eigenen Problemen ab.

    „Ich möchte es so sagen, werdet klug, […] kümmert euch endlich um eure Probleme, schaut euch an, was auf den Straßen von Europa los ist, was in der Wirtschaft und der Industrie passiert, was mit der europäischen Kultur, der Identität passiert, was mit den großen Schulden und der wachsenden Krise in der sozialen Sicherung, der unkontrollierten Migration, der Zunahme von Gewalt – auch politischer Gewalt – los ist.“

    Die Erhöhung der Zölle gegen russisches Gas und Öl würden den Niedergang der Wirtschaft in Europa beschleunigen, denn alles werde teurer werden.

    „In den USA wird es weniger Waren aus China geben oder man wird (Öl und Gas) über Drittländer kaufen, weil es ein Defizit gibt. Die Preise werden steigen. Und die Federal Reserve Bank wird den Leitzins erhöhen müssen, um die Inflation zu bremsen und das wird die Wirtschaft in den USA selbst bremsen.“

    Die Absage an russisches Öl sei für Indien nicht vorteilhaft. „Der Verzicht auf russische Energieträger bedeutet (für Indien) einen Ausfall von 9 bis 10 Milliarden Dollar. Außerdem wäre das auch ein politischer Schaden. Das Volk von Indien wird eine Erniedrigung durch wen auch immer niemals zulassen. Ich kenne Ministerpräsident Modi. Er wird so einen Schritt niemals machen.“

    Was die von den USA angekündigte Lieferung von Tomahawk-Lenkwaffen an die Ukraine betrifft, erklärte Putin, diese Waffen seien zwar nicht modern, aber eine Gefahr. Die russische Luftabwehr werde sich darauf einstellen. Sie habe auch gelernt, mit ATACMS-Raketen fertig zu werden. Ohne Personal aus den USA seien die Tomahawk-Raketen in der Ukraine nicht einsatzfähig.

    Putin stellte die Frage in den Raum: „Werden sie (die Tomahawk-Raketen) unseren Beziehungen schaden, wo am Ende des Tunnels ein Licht zu sehen war? Das wird eine qualitativ neue Etappe der Eskalation sein, auch in den Beziehungen zwischen Russland und den USA.“

    Palästina – Israel

    Zu dem von Trump vorgelegten Plan für die Regelung des Palästina-Israel-Konflikts sagte der russische Präsident, „mir scheint, dass dies vielleicht ein Licht am Ende des Tunnels ist“. Am besten wäre es, die Macht in Gaza dem Präsidenten von Palästina, Machmud Abbas, zu übergeben. Noch sei unklar, wie die Hamas und die Führung von Palästina auf den Friedensplan von Trump reagieren werden. Russland habe Kontakte zur Hamas. Die Lösung des Konflikts könne nur das Zwei-Staaten-Modell sein.

    „Was Jupiter erlaubt ist, das ist dem Ochsen verboten“

    Offenbar hofft Putin darauf, dass die MAGA-Bewegung um Trump stark bleibt und den von Trump eingeschlagenen Kurs einer Verständigung mit Russland stärkt. Zu Trump fand Putin positive Worte. Ja, Trump führe scharfe Reden und er liebe pathetische Auftritte, aber auf dem Treffen in Alaska habe er erlebt, dass Trump auch „gut zuhören“ könne.

    Erstaunlich war zu hören, was der russische Präsident über die wirtschaftliche Zusammenarbeit zwischen Russland und den USA berichtete. Putin erklärte, dass die USA im ersten Halbjahr 2025 Uran im Wert von 800 Millionen Dollar von Russland gekauft habe. Bis zum Ende des Jahres erwartet der russische Präsident, dass der Wert von verkauftem Uran an die Vereinigten Staaten auf über eine Milliarde Dollar steigen wird. Russland sei der zweitgrößte Lieferant von Uran an die USA. Das Uran werde für die US-Atomindustrie verwendet, die mit 54 Atomkraftwerken 19 Prozent der Elektrizität in den Vereinigten Staaten produziert.

    Vor dem Hintergrund, dass die USA anderen Staaten verbieten wollen, russisches Gas und Öl zu kaufen, sei das natürlich merkwürdig. Dazu gäbe es das alte römische Sprichwort, „was Jupiter erlaubt ist, ist dem Ochsen verboten“.

    US-amerikanische Patrioten

    Dem russischen Präsidenten ist sehr an einem guten Verhältnis zu den USA gelegen. Er nannte zwei US-Amerikaner, denen er besonderen Respekt zollt. Der kürzlich ermordete Charlie Kirk habe „traditionelle Werte geschützt“. Der Familie des Getöteten drückte Putin sein Beileid aus.

    Der zweite US-Amerikaner, dem der russische Präsident Respekt zollte, war der 22 Jahre alte Michael Gloss. Er kämpfte in einer russischen Eliteeinheit in der Ukraine und wurde im April von einer ukrainischen Drohne getötet. Wie Michael Gloss nach Russland kam? Er habe seinen Eltern erzählt, dass er auf Reisen gehe. Er sei dann nach Moskau geflogen und habe sich bei einem Einberufungsamt gemeldet.

    Michael Gloss habe eine russische Tapferkeitsmedaille bekommen, erklärte der russische Präsident. Die Medaille habe er dem US-Gesandten Steve Witkoff übergeben. Eine Schule im Donbass mit vertieftem Englisch-Unterricht trage jetzt den Namen „Michael Gloss“.

    Der Kreml-Chef erzählte auch ausführlich über die Familie Gloss. Die Mutter sei stellvertretende Vorsitzende des CIA. Der Vater leite – nach Aussage des Kreml-Chefs – eines der größten Unternehmen, die für das Pentagon arbeiten. Es war unklar, warum Putin den familiären Hintergrund so ausführlich darstellte. Wollte er damit andeuten, dass es im Machtapparat der USA Kräfte gibt, welche nicht auf anti-russischem Kurs sind?

    Ein Lachen und eine Überraschung

    Je länger die Plenarveranstaltung mit Putin dauerte, desto lockerer begann der russische Präsident zu plaudern. Immer häufiger streute er Erlebnisse aus seinem Arbeitsleben ein, etwa wie gut er immer mit finnischen Politikern ausgekommen sei. In Finnland seien russische Arbeitskräfte gefragt gewesen, weil es viel Tourismus aus Russland gab. Es habe viel Werbung in russischer Sprache gegeben. Man habe sogar mit Rubel zahlen können. Und nun das: Finnland ist Mitglied der NATO geworden. Dabei habe es zwischen Finnland und Russland keinerlei Streitigkeiten gegeben. Es sei klar, dass die Entscheidung für eine NATO-Mitgliedschaft von bestimmten Kreisen im Westen durchgesetzt wurde und nicht auf finnische Initiative zurückgeht, meinte der russische Präsident.

    Ein anderes Mal brachte der Kreml-Chef den Saal zum Lachen, als er sich versprach und sagte, „was habe ich als Leiter des CIA gesehen“. Der Saal lachte wegen des Versprechers, weiß doch jeder, dass Putin Leiter des Inlandsgeheimdienstes FSB war. Doch der Kreml-Chef schlug einen schnellen Haken, sodass den Zuhörern das Lachen verging. Putin erzählte, in der Amtszeit von George Bush habe ihm der Direktor des CIA geheime Dokumente gezeigt und darum gebeten, diese Dokumente zu unterschreiben.

    Das russische Internet-Portal CCN lobte Putin. „Washington erhielt ein Signal. Putin erinnert sich an alle Treffen und an alle Dokumente. Er weiß mehr, als er öffentlich sagt. Er hat Informationen, die für die USA nicht günstig sind.“

    „Piraterie“ vor der Küste von Frankreich

    Der Öl-Tanker, der vor Kurzem nicht weit entfernt von der französischen Küste von französischen Sicherheitskräften angehalten wurde, habe sich in „neutralen Gewässern“ befunden, erklärte der russische Präsident. Die Maßnahme sei nichts anderes als „Piraterie“. Drohnen habe der Tanker nicht an Bord gehabt. Der Tanker fuhr nicht unter russischer Flagge. Die Schiffsmannschaft sei international zusammengesetzt gewesen.

    Die Führung in Paris habe die Kaperung des Schiffes gebraucht, weil sie selbst in politischen Schwierigkeiten stecke. Der Führer in Paris wolle – wie Napoleon – das Volk um sich scharen. Dafür brauche er einen äußeren Feind.

    Wie es weitergeht? „Es wird morgen keinen Krieg auf den Weltmeeren geben. Aber die Risiken steigen“, sagte der Kreml-Chef.

    Der Moderator der Plenarveranstaltung, Fjodr Lukjanow, tat sein Bestes, damit die Veranstaltung nicht zu steif endete. Er fragte den russischen Präsidenten, warum er „so viele Drohnen nach Dänemark“ schicke, worauf der russische Präsident antwortete, „ich werde das nicht wieder tun. Nicht nach Frankreich und nicht nach Dänemark. Wohin fliegen sie noch?“ ironisierte Putin. Die derzeitige Drohnen-Hysterie in der EU erinnere, so der russische Präsident, an frühere Zeiten, wo man überall UFOs gesichtet habe.

    #Russie #politique #conférence_internationale_du_Valdai #Poutine

  • Les petites vidéos politiques de l’Atelier paysan - L’Atelier Paysan
    https://www.latelierpaysan.org/Les-petites-videos-politiques-de-l-Atelier-paysan

    Notre coopérative paysanne propose une alternative concrète et puissante au machinisme industriel en agriculture, par un travail d’ampleur de recueil, de partage et de formation à l’auto-conception de matériel agricole, pour s’émanciper de la tutelle technique de la techno-science.

    Mais ces alternatives suffisent-elles à transformer le modèle agricole et alimentaire, par la simple force de leur existence ?

    Nous pensons que non. Nous pensons que la société civile et le monde paysan ne pourront pas échapper à la nécessité d’établir un rapport de force avec l’industrie, pour ralentir et stopper le déferlement de nouvelles technologies en agriculture.
    Cette indispensable résistance doit passer par un effort d’éducation populaire, c’est à dire de co-éducation aux mécanismes de domination, de tissage de savoirs critiques, en particuliers de savoirs « techno-critiques ».

    Ainsi vous sont proposées ces petites vidéos et petits podcasts politiques, captés lors de conférences organisées dans tout le pays par l’Atelier paysan.

    Ce panorama « techno-critiques » fait office d’outil d’autodéfense intellectuelle pour informer largement, mais aussi nous aider à penser une réelle autonomie paysanne et alimentaire, s’appuyant sur un contre-imaginaire économique, social, mais aussi techniciste.

    La playlist complète : https://www.youtube.com/playlist?list=PLfID2ubUj_-U-w-IqLq6aChETGVAsUMkT

    François JARRIGE - Une histoire désorientée des techniques agricoles

    Comment l’histoire désorientée des techniques peut-elle nourrir la réflexion sur la souveraineté technologique des paysans ?

    https://www.youtube.com/watch?v=dUfpjt-QqkY

    Régine MARY - Les normes et la standardisation

    Saint Iso protégez nous – La gestion par les normes

    https://www.youtube.com/watch?v=sNLTnnZwcTc

    Aude VIDAL - ÉGOLOGIE : écologie, individualisme et course au bonheur

    Autonomie paysanne et souveraineté alimentaire : les alternatives vont-elles suffire ?

    https://www.youtube.com/watch?v=ouEdpD9w5x0

    Édouard PIELY - La nécessaire critique du « système technicien »
    https://www.youtube.com/watch?v=G0hFQ-zEH60

    Stéphane DINARD & Xavier NOULHIANNE- L’abattage à la ferme : enjeux face à l’industrie de l’élevage

    Dans le cadre de la soirée « Ruralité : territoire des possibles ? »
    Témoignages d’expérimentations agricoles, sociales et politiques.

    https://www.youtube.com/watch?v=2U0Y0VUPR88

    Corinne MOREL DARLEUX - La place de la machine dans l’autonomie paysanne
    https://www.youtube.com/watch?v=59eVww8DBkY

    Christophe BONNEUIL - Une histoire de l’industrialisation de l’agriculture et du vivant
    https://www.youtube.com/watch?v=iA_99BaFEcA

    Jean-Pierre BERLAN - La techno-science contre l’agriculture paysanne

    Le cas du maïs hybride : un mensonge historique des agronomes

    https://www.youtube.com/watch?v=xNQ8bvJq4lU

    Silvia PEREZ VITORIA - Les résistances paysannes face à l’industrialisation
    https://sniadecky.wordpress.com/2025/06/11/rmu-perez-vitoria
    https://seenthis.net/messages/1120437
    https://www.youtube.com/watch?v=M9F88GChTBA

    Élie PARACHINI & Matthieu AMIECH - Des robots pour sauver les paysans
    https://www.youtube.com/watch?v=S7EaMl96PBs

    Nicolas EYGUESIER - Groupe ÉCRAN TOTAL - L’informatique va-t-elle sauver l’agriculture ?
    https://www.youtube.com/watch?v=_aIMbzNqLro

    #critique_techno #anti-industriel @latelierpaysan #conférence #éducation_populaire #agriculture #informatisation #techno-science et sûrement plein d’autres tags vu le nombre de sujets

  • Conférence de #Khrys :

    #IA, #Philosophie du Libre et #Féminisme

    L’objectif de cette #conférence est, tout d’abord, d’apporter une réflexion sur ce que l’on appelle intelligence artificielle et l’#idéologie qui se cache derrière ; ensuite, de montrer en quoi la #philosophie_du_libre et le féminisme peuvent nous guider dans les #choix techniques et politiques à venir en ce domaine. Le tout en revisitant l’histoire des techniques et #imaginaires liés à l’IA sous un angle féministe.

    https://videos-libr.es/w/cKZQqzVxRfC9suiynb2yKt
    #AI #intelligence_artificielle #whisper #OpenAI #technique #machine #apprentissages_profonds #systèmes_experts #chatGPT #Eliza #projet #patriarcat

  • [Nantes] #Sport libéralisme et bonnes poires – #conférence_gesticulée
    https://nantes.indymedia.org/events/141549/sport-liberalisme-et-bonnes-poires-conference-gesticulee

    La lutte contre l’idéologie sportive est trop peut explorée… Tout miser sur le jeu Nous sommes des centaines de millions à avoir rêvé d’être des stars. Devenir le prochain Thierry Henry ou le prochain Antoine Dupond, c’est encore l’obsession de centaines de millions d’enfants et de jeunes à travers le…

    #Capitalisme #PNL_Atlantique

  • #Conférence #Palestine : « quand la solidarité se transforme en occupation, La Palestine des bailleurs de fonds » par Sbeih Sbeih
    https://nantes.indymedia.org/events/139838/conference-palestine-quand-la-solidarite-se-transforme-en-occupati

    Sbeih Sbeih, sociologue palestinien, nous parlera de la « Palestine des bailleurs de fonds ». Il questionne l’hypocrisie de l’aide internationale en matière de développement en se concentrant sur des actions qui renforcent la « société civile »sans permettre l’indépendance des palestiniens. Sans remettre en cause les raisons profondes du…

    #Maison_des_haubans #Nantes

  • Transfert de population. Le projet Madagascar, solution initiale du « problème juif »
    Orient XXI > Dominique Vidal > 17 février 2025 - Dominique Vidal
    https://orientxxi.info/magazine/transfert-de-population-le-projet-madagascar-solution-initiale-du-proble

    (...) L’invasion de l’Autriche en mars 1938 et, un mois plus tard, son annexion par le Reich accroissent considérablement l’afflux de migrants juifs d’origine allemande et autrichienne aux États-Unis, dont la loi Johnson-Reed (1924) ne prévoit pour eux que 27 000 visas par an. C’est pourquoi le président Franklin Delano Roosevelt décide de convoquer une conférence internationale sur la « question des réfugiés », en collaboration avec la Société des nations (SDN). Mais le pays hôte de cette dernière, la Suisse, refuse de l’accueillir, et c’est ainsi qu’Évian en est chargée du 6 au 16 juillet 1938. Les États-Unis informent les États invités qu’aucun d’entre eux ne sera contraint de recevoir des réfugiés. Tour à tour, l’Italie et l’URSS déclinent l’invitation. Finalement, trente-deux pays, dont vingt Latino-Américains, répondent à l’invitation, mais un seul accepte d’accueillir des réfugiés, en échange d’un financement international : la République dominicaine.

    Titulaire depuis 1922 du mandat palestinien, le Royaume-Uni y exclut l’accroissement de l’immigration juive, de crainte de protestations arabes. La France invoque la même préoccupation avec l’Algérie et d’autres territoires d’outre-mer. Invitée à assister à la conférence et à s’y exprimer lors d’une sous-commission, l’Agence juive est représentée par Golda Meïr, future première ministre d’Israël. Elle écrira dans ses Mémoires :

    « Être assise dans ce hall magnifique et devoir écouter chacune des trente-deux nations se lever tour à tour pour expliquer combien elles étaient affligées par le sort des malheureux juifs persécutés et combien elles auraient tellement voulu leur venir en aide mais qu’à leur grande tristesse elles ne voyaient vraiment pas comment faire pour intervenir, est une expérience terrible et il m’est difficile d’exprimer la colère, la frustration et l’horreur qui m’ont envahie. »

    Les États présents à Évian vont jusqu’à éviter de nommer les juifs allemands et de qualifier la politique de Berlin à leur égard. Seul résultat de la conférence, la création du Comité intergouvernemental pour les réfugiés (CIR) dissimule mal l’échec de cette ultime tentative pour permettre aux juifs allemands et autrichiens d’échapper au sort que leur prépare le régime nazi… (...)

    #conférence_d'Évian

  • Table-ronde sur la liberté de circulation
    https://migreurop.org/article3326.html

    Migreurop a organisé le samedi 11 janvier 2025 une table-ronde sur la liberté de circulation comme utopie concrète, à l’occasion du festival d’Utopia 56 qui avait lieu au Point Éphémère, en présence de Violaine Carrère du Gisti, Nikolai Posner d’Utopia 56, et Sara Casella Colombeau (membre individuelle et coordinatrice de l’Atlas de Migreurop sur la liberté de circulation). 🖌️ Dessins de la table-ronde de l’illustratrice Lova Razakalalao : #Conférences

  • #Emmanuel_Macron, l’#art du #secret
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/12/21/emmanuel-macron-l-art-du-secret_6461505_823448.html

    Emmanuel Macron, l’#art_du_secret
    Par #Raphaëlle_Bacqué, #Ariane_Chemin et #Ivanne_Trippenbach
    Publié le 21 décembre 2024 à 20h02, modifié le 28 décembre 2024 à 11h52

    ENQUÊTE« Le président et son double » (4/4). Dans le dernier volet de la série sur l’évolution du président de la République depuis son arrivée à l’Elysée, « Le Monde » décrypte la façon dont il gère les questions de sécurité personnelle et de protection de son image.

    « #Brûle_tout ! » En 2017, pendant sa première campagne présidentielle, entre deux meetings et rendez-vous, Emmanuel Macron tendait parfois à son garde du corps des chemises cartonnées et, pour celles de couleur rouge, lui intimait de faire disparaître leur contenu. #Alexandre_Benalla, qui veille alors sur la sécurité du candidat, s’en souvient bien : il jetait lui-même les feuilles de papier dans un fût en métal, au sous-sol du QG de campagne, rue de l’Abbé-Groult, dans le 15e arrondissement de Paris, et y mettait le feu. Parfois, un brasero improvisé était allumé au bord de la route, sur le chemin d’un aéroport d’où le futur président décollait pour rejoindre une réunion publique. A l’intérieur, des notes, des idées griffonnées, des documents de campagne variés… Emmanuel Macron n’était pas encore élu que déjà le secret était une obsession.

    « Hypercloisonné », « superparano », « énigmatique »… Voilà comment ses très proches collaborateurs décrivent aujourd’hui le président de la République. C’est le lot des chefs d’Etat. Mais la méfiance et la précaution sont des réflexes qu’Emmanuel Macron a appris très tôt. Une partie de son adolescence et de sa vingtaine s’est en effet déroulée dans une forme de clandestinité. « Quinze ans (…) à être largement incompris », a-t-il confié à la journaliste du Figaro Anne Fulda, dans Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait (Plon, 2017), le livre qu’elle lui a consacré. Parce que Brigitte Trogneux était de vingt-quatre ans son aînée, il a passé des années à cacher aux autres leur histoire d’amour. « Emmanuel a besoin de tout le monde et de personne, a résumé un jour Brigitte Macron devant la biographe de son époux. On ne rentre jamais dans son périmètre. » D’Amiens, le président a gardé une certaine habitude de la solitude et du cloisonnement.

    Emmanuel Macron fonctionne en silos. Avec les « boucles » de messagerie téléphonique, lui seul sait à qui il parle, la nuit, puisque cet insomniaque travaille souvent jusqu’à 2 heures du matin, témoigne son compte Telegram. « Il faut cogiter », « Tu vois comment les choses ? », écrit-il sur WhatsApp à ses petites communautés d’anciens ministres, amis, élus, préfets, maires rencontrés en déplacement, ou, en pleine pandémie de Covid-19, de médecins, dans des messages dont Le Monde a eu connaissance. Mais aussi des « Tu me manques », « Je suis fier de toi », « Tu m’as fait de la peine », « La famille, c’est vous », ou, avant les ruptures politiques, « Nos routes se séparent ». Lui d’ordinaire si impénétrable se montre parfois imprudent dans ses messages écrits (sollicité à plusieurs reprises au cours des dernières semaines par l’intermédiaire des services de l’Elysée mais aussi par courrier personnel, Emmanuel Macron n’a pas donné suite).

    L’espionnage a toujours existé, mais les moyens ont changé. L’époque est aux #cyberoffensives. Dès 2017, les boîtes e-mails des équipes d’En marche ! font l’objet d’opérations de piratage par des hackeurs russes, et 20 000 courriels sont rendus publics juste avant le second tour de la présidentielle – les « MacronLeaks ». Pour déstabiliser le finaliste, d’authentiques e-mails ont été mélangés à des documents falsifiés. Mais il y a autre chose : la singularité du couple formé avec Brigitte, rencontrée quand il avait 14 ans, et cette « vie qui ne correspond en rien à celle qu’ont les autres », comme l’a résumé un jour Emmanuel Macron lui-même, ont suscité de sordides attaques contre lui et son épouse, notamment de la part de l’agence pro-Kremlin Spoutnik et du tabloïd russe Komsomolskaïa Pravda.

    Un autre épisode, antérieur, a marqué le président français. En janvier 2014, il était aux premières loges lorsque François Hollande a été photographié en scooter rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris, s’apprêtant à rejoindre clandestinement l’actrice Julie Gayet. Alors secrétaire général adjoint de l’Elysée, Emmanuel Macron avait suivi cette déflagration de l’intérieur. La leçon qu’il en a retenue, c’est que François Hollande n’était pas assez prudent, ou pas assez protégé. « Je ne ferai jamais comme lui », en a-t-il conclu. Un an après cette « paparazzade », il théorisait ainsi sa pratique du pouvoir devant Le Monde : « Quand on est aux manettes, il faut une distance, des moments de secret. » Depuis, il comprend chaque jour davantage cette réalité de l’économie des médias qui s’est imposée : aujourd’hui passés aux mains des Vincent Bolloré et autres grands patrons, les magazines people sont devenus de redoutables armes politiques.

    Avare de confidences
    « Maintenant nous sommes seuls. C’est l’Elysée qui veut cela : nous ne pouvons avoir confiance en personne. C’est une solitude à deux, mais une solitude totale », a confié Brigitte Macron aux journalistes Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon dans leur livre Mimi (Grasset, 2018), consacré à #Michèle_Marchand, la « #première_dame des #paparazzis ».

    Rarement la vie au palais a été aussi verrouillée que sous Emmanuel Macron, à l’abri des regards. « Vous passerez par-derrière, côté grille du Coq, direct », recommande Valérie Brilland-Lelonge, la secrétaire particulière du président de la République (« SPPR », son nom de code dans le répertoire téléphonique des initiés), de sa voix douce aux « visiteurs du soir » conviés à l’Elysée hors des circuits protocolaires. Parfois, après 22 heures, c’est le chef de l’Etat en personne qui appelle : « Passe. »

    Avec le souvenir de l’« épisode Hollande », le président de la République évite de se rendre chez des particuliers. Lorsqu’il sort à Paris, il choisit des restaurants du 6e, du 7e ou du 15e arrondissement, où il a ses habitudes, en fond de salle et dos au mur, avec ses gardes du corps à proximité. Dans son téléphone, les noms de ses contacts sont souvent notés par leurs initiales. Et, même en comité restreint, il reste avare de confidences. Du chiraquien #Pierre_Charon, 73 ans, qui lui raconte à sa façon la Ve République, Emmanuel Macron a retenu ce mot prononcé par un autre président, Georges Pompidou (1911-1974) : « Si vous ne voulez pas que cela se sache, n’en parlez pas. » Pour le coup de la dissolution de l’Assemblée nationale, il a fait sien ce conseil.

    Lire aussi le portrait | Pierre Charon, « baron noir » de la Macronie

    Mais le maître ès secrets, c’était François #Mitterrand (1916-1996). « Le vrai taulier », a confié le même Pierre Charon à Emmanuel Macron. En 1983, deux ans après son arrivée à l’Elysée, le président socialiste avait créé le groupe de sécurité de la présidence de la République (#GSPR) et privilégié les gendarmes – des militaires, des taiseux – aux policiers, jugés trop bavards. Macron, lui, s’est attaqué à la refonte de la protection présidentielle, six mois à peine après l’élection de 2017. Il ne veut plus que le détail de ses allées et venues, sous la protection du GSPR, atterrisse sur le bureau du ministre de l’intérieur.

    Avant l’« affaire » du 1er mai 2018, où il avait tabassé un manifestant sous un uniforme de policier, Alexandre #Benalla devait piloter cette réforme. Il a été écarté de l’Elysée – et condamné par la justice – mais a toujours la confiance du chef de l’Etat, laissant dans la place des hommes à lui. Au sein de la garde d’élite, cinq de « ses » policiers entourent toujours le #président – nom de code « F1 », pour « formule 1 ». Ces fonctionnaires de police permettent au couple présidentiel de s’offrir quelques marches dans Paris et des échappées, au théâtre notamment. Comme cette représentation du Cercle des poètes disparus, en mai 2024, sur l’une des scènes parisiennes de leur ami le producteur Jean-Marc Dumontet, avant de dîner au foyer avec les comédiens.

    Lire aussi l’enquête (2023) | Jean-Marc Dumontet, producteur influent du théâtre privé, connaît ses premiers déboires

    Mais protéger son image, c’est une autre affaire. A l’Elysée, le directeur de cabinet, #Patrice_Faure, en est chargé, en plus de ses autres dossiers. Cet ancien de la direction générale de la sécurité extérieure réunit régulièrement le commandement militaire de l’Elysée et la direction de la sécurité de la présidence de la République pour surveiller les rumeurs et menaces touchant Emmanuel Macron et sa famille. Ni énarque ni profil grandes écoles, mais de longues années dans les #forces_spéciales : Patrice Faure, lui aussi proche d’Alexandre Benalla et passé par la #Nouvelle-Calédonie et la #Guyane, a l’habitude des situations difficiles. C’est sur son bureau que remontent les alertes des #préfets et des services de #gendarmerie.

    « Gérer le #risque_réputationnel »
    Tous les chefs d’Etat ont été la proie de campagnes calomnieuses. Pendant l’affaire Stevan Markovic, cet employé d’Alain Delon (1935-2024) dont l’assassinat avait défrayé la chronique à la fin des années 1960, l’épouse de Georges Pompidou, Claude Pompidou (1912-2007), avait été victime d’un montage photographique visant à faire croire à sa participation à des soirées échangistes. Mais jamais un président et son épouse n’ont suscité autant d’attaques qu’Emmanuel et Brigitte Macron. C’est le problème des êtres secrets : ils suscitent tous les fantasmes. Patrice Faure appelle cela « gérer le risque réputationnel ». Et c’est contre cela qu’il doit bâtir un rempart.

    Depuis 2021, une intox insensée circule dans les sphères complotistes et les réseaux d’extrême droite, qui affirme que « Brigitte Macron est un homme ». La première dame est rebaptisée #Jean-Michel_Trogneux, le nom de son frère, comme si l’un et l’autre ne faisaient qu’un ! Si extravagante soit-elle, l’affaire est suivie de près par l’Elysée : Emmanuel Macron sait que son épouse en souffre. Il sait aussi que l’infox est relayée par les télévisions nationales turque, russe et jusqu’aux Etats-Unis par une figure de la droite alternative trumpiste et négationniste, Candace Owens, que Marion Maréchal et Eric Zemmour avaient invitée à un meeting, en 2019. Bref, à nouveau, des réseaux étrangers s’en mêlent. Dans le jargon de la sécurité élyséenne, on parle de « menaces projetées ».

    Cette fausse information est l’œuvre de « #fadas », soupire Emmanuel Macron au micro de TF1, en mars 2024, de « gens qui finissent par y croire et vous bousculent dans votre intimité ». A rebours de ses prédécesseurs, qui n’avaient recours qu’avec parcimonie à la justice, le chef de l’Etat engage une demi-douzaine de plaintes devant les tribunaux – contre un #afficheur qui l’avait dépeint en nazi et en maréchal #Pétain, contre un photographe de Saint-Tropez (Var) qui planquait devant son lieu de vacances à #Marseille (classée sans suite), contre X pour « faux, usage de faux et propagation de fausse nouvelle destinée à influencer le scrutin » présidentiel, après que Marine Le Pen a insinué à tort qu’il possédait « un compte offshore aux Bahamas »… « Ne rien laisser passer », dit-il, pour mettre fin aux attaques. Le 12 septembre, les deux femmes à l’origine de l’infox ciblant Brigitte Macron – qui se disent l’une « médium », l’autre « journaliste indépendante autodidacte » – ont été condamnées pour diffamation.

    Le cas « #Zoé_Sagan » s’est également invité aux réunions présidées par Patrice Faure, chargé de coordonner les actions en justice. Ce pseudonyme cache un #publicitaire d’Arles (Bouches-du-Rhône), #Aurélien_Poirson-Atlan, qui sous prétexte de raconter la comédie du pouvoir, diffuse fausses informations et accusations crapoteuses contre les élites. Il semble obsédé par le couple présidentiel. Le 27 août 2024, Brigitte Macron dépose plainte pour cyberharcèlement ; le 10 décembre, quatre hommes sont interpellés, dont le fameux « Zoé Sagan », placé trente-six heures en #garde_à_vue. En cause, « de nombreux propos malveillants portant sur le genre, la sexualité de Brigitte Macron ainsi que la différence d’âge avec son conjoint selon un angle l’assimilant à la pédophilie », résume le parquet de Paris.

    Eléments de langage
    Le plus sensible, en matière de « risque réputationnel », ce sont les photos. Dès le printemps 2016, Brigitte Macron a remarqué autour d’eux des paparazzis, y compris au Touquet (Pas-de-Calais), là où la #famille_Trogneux a l’habitude de se retrouver pour le week-end. Emmanuel Macron sait qu’une simple légende peut faire dire n’importe quoi à une image. Il devine qu’il lui faut un coup de main pour protéger sa vie personnelle.

    Le patron de Free, #Xavier_Niel (actionnaire à titre personnel du Monde), recommande aux #époux_Macron une professionnelle de la presse people, la fameuse Michèle Marchand. C’est ainsi que la sulfureuse « #Mimi » entre dans l’intimité du futur couple présidentiel. A 77 ans, elle a du métier et un sacré CV : elle a connu la prison, comme deux de ses ex-maris, et a longtemps frayé dans les arrière-salles de boîtes de nuit pour glaner des infos. Elle est à la fois la meilleure connaissance du milieu des paparazzis, dont elle négocie les photos, et la conseillère en image de personnalités dont elle détient les secrets.

    Beaucoup la craignent, car ils la savent capable, d’un simple coup de fil, de vendre la vie privée d’une célébrité. Elle sait vérifier que rien ne traîne, mais aussi… faire commerce des photos. C’est au moyen de clichés volés que la justice la soupçonne d’avoir voulu soutirer de l’argent à l’animatrice de télévision Karine Le Marchand – en avril 2024, elle a été renvoyée en correctionnelle pour extorsion de fonds. En 2021, elle avait été mise en examen dans l’un des volets de l’affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. C’est elle qui est suspectée d’avoir joué les intermédiaires et organisé la fausse rétractation de l’homme d’affaires Ziad Takieddine pour aider l’ancien président.

    Une des spécialités de « Mimi » Marchand est d’orchestrer des « paparazzades » factices qui donnent un air de naturel à des clichés en réalité très maîtrisés. Après sa rencontre avec les époux Macron, au printemps 2016, les unes glamour se succèdent pour eux et les frayeurs du président sur d’éventuelles photos volées semblent oubliées. La victoire d’Emmanuel Macron, espère Michèle Marchand, doit être aussi un peu la sienne : en mai 2017, c’est bien elle, sur cette image prise avec son téléphone portable, levant les deux bras en V de la victoire, derrière le bureau présidentiel, comme si elle était chez elle.

    Après avoir connu quelques années de disgrâce liée à l’affaire Benalla (elle avait hébergé le garde du corps puis l’avait exfiltré dans l’un de ses « sous-marins », ces véhicules qui servent aux photographes à planquer), elle est revenue en cour cet été. Le 14 septembre, place de l’Etoile, pour la cérémonie en l’honneur des médaillés olympiques et paralympiques, qui attend pour les accueillir le président et son épouse, debout devant les barrières ? « Mimi ».

    Depuis que Xavier Niel, également propriétaire du Groupe #Nice-Matin, a racheté sa société de paparazzis #Bestimage, en juin, ses photographes ont leurs entrées partout à l’Elysée. Une position en or pour s’offrir l’exclusivité des images d’invités de marque aux dîners d’Etat ; des photos vendues ensuite très cher. Dans le même temps, la reine des #paparazzis veille sur les clichés du couple présidentiel. Elle possède de nombreuses photos des Macron dans l’intimité, whisky du soir à l’#Elysée et dîners privés.

    Autour d’Emmanuel Macron, des conseillers en poste ou d’#anciens_collaborateurs ayant officié à l’Elysée, mais toujours au service du président, cherchent à discréditer les médias ou les journalistes enquêtant sur le chef de l’Etat. Ils organisent des ripostes concertées sur les réseaux sociaux. Mais ces tenants du « nouveau monde » appellent aussi directement les patrons de presse comme autrefois. Ils distribuent des éléments de langage aux médias qui, sous les sept années d’Emmanuel Macron au pouvoir, se sont polarisés de manière spectaculaire : ils jouent des uns contre les autres, suivant les occasions, s’efforçant d’imposer un discours officiel. « Si ce n’est pas dans le communiqué, a lancé en octobre Emmanuel Macron lors d’une #conférence_de_presse, ça n’existe pas. »

    Marseille, sa « ville de cœur »
    Comme pour trouver une autre manière d’écrire la geste présidentielle, le chef de l’Etat a autorisé, depuis 2021, une équipe de #Mediawan, la société de production dirigée par l’un de ses amis, #Pierre-Antoine_Capton, à le filmer. Pas encore de diffuseur, mais des cameramen qui se relayent pour suivre les voyages officiels, les entraînements de boxe du président, les journées harassantes passées à diriger un pays dans le tourbillon mondial. Et la violence du pouvoir. L’équipe de tournage a ainsi vécu la surprise de la dissolution en avant-première. Le 9 juin, Emmanuel Macron lui avait ouvert la porte de la salle du conseil et les caméras ont saisi le moment historique de son annonce à son premier ministre, Gabriel Attal, à la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et à ses fidèles, effondrés. Le film existera-t-il un jour ?

    Parfois, tout haut, Brigitte Macron s’interroge sur l’avenir : « Il faut que je sois utile, que je trouve un travail pour aider les gens. » Son mari, lui, n’en parle guère. « Je ferai quelques conférences, comme Obama », a-t-il glissé devant son épouse et des témoins, comme pour éloigner l’inquiétude du lendemain.

    D’autres, autour de lui, l’imaginent rejoindre un jour le groupe #LVMH de Bernard Arnault – après tout, ce dernier rêvait déjà de s’offrir les services de l’ex-premier ministre britannique Tony Blair. Présider une organisation internationale, une fondation ou même la #FIFA, la puissante instance dirigeante du football mondial. Prendre le temps d’écrire des romans et des poèmes, comme il le rêvait à 16 ans. Ou tenter de se faire réélire en 2032…

    Emmanuel Macron n’a pas l’habitude de prévoir de point de chute. En août 2016, au lendemain de sa démission du ministère de l’économie, il avait logé un temps avec son épouse dans un Airbnb. Restera-t-il en France, à Paris, au #Touquet, ou à Marseille, sa « ville de cœur », où il s’est rendu dix-sept fois depuis sa réélection ? Ses premières vacances d’été de président, c’est au-dessus de la corniche Kennedy qu’il avait choisi de les passer avec sa femme, dans la villa du préfet des Bouches-du-Rhône. Etrange, ce coup de foudre avec cette ville. Au maire socialiste, Benoît Payan, Emmanuel Macron a tenté de faire croire que l’idylle datait de 1993 et « de la tête de Basile Boli et du sacre de l’#OM en finale de la Ligue des champions ». Le patron de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, #Renaud_Muselier, pourtant désormais macroniste de choc, croit pour sa part, mais sans avoir vraiment la clé, à un « truc de bourgeois qui viennent s’encanailler chez [eux] ». A Marseille, plusieurs élus le savent : le président se cherche discrètement une future résidence, pour « après ». Les pieds dans l’eau, face à la #Méditerranée.

    Retrouvez tous les épisodes de la série « Le président et son double »
    Emmanuel Macron, une certaine idée du pouvoir (1/4)
    Emmanuel Macron, le double état permanent (2/4)
    Emmanuel Macron, la diplomatie à lui seul (3/4)
    Emmanuel Macron, l’art du secret (4/4)

  • La plus vieille #société_savante de #France promeut le climatoscepticisme
    https://reporterre.net/La-plus-vieille-societe-savante-de-France-promeut-le-climatoscepticisme

    « Nous entrons dans un momentum critique pour la science », écrivent-ils après la victoire de Donald Trump et du #climatoscepticisme aux États-Unis. À « l’aube d’une colonisation des imaginaires » et d’attaques de plus en plus violentes contre la science et l’écologie, la #Société_de_géographie se présente comme « un bastion du climatoscepticisme en #France », dénoncent-ils.

    Peu active et marginalisée, bien qu’auréolée de son prestige passé, cette Société a-t-elle réellement un pouvoir d’influence ? Le fait qu’elle organise régulièrement ses #conférences et déjeuners dans les salons du Sénat n’est pas anodin. « Ces anciens chercheurs mis en avant par la Société de géographie, qui souvent ne font plus de recherche depuis longtemps, sont plébiscités par les milieux politiques #conservateurs, hélas dénués de culture scientifique et de contact avec les #scientifiques actifs. Ils diffusent au nom de leur autorité académique des thèses et des opinions très éloignées de la recherche actuelle », regrette une #chercheuse en #géographie.

    Interrogé sur ses prises de position et celles de la Société qu’il préside, Jean-Robert Pitte n’a pas souhaité répondre à #Reporterre. Il bénéficie en revanche d’une certaine notabilité : il présidera, pour l’année 2025, l’Académie des sciences morales et politiques. L’une des cinq prestigieuses académies de l’Institut de France, au côté de l’Académie des sciences ou de l’Académie française. La première conférence organisée sous sa présidence, gratuite et ouverte au public, sera donnée par… Sylvie Brunel.

    Cette Académie des sciences morales et politiques vient par ailleurs d’envoyer un signal inquiétant quant à ses dispositions vis-à-vis de la climatologie. Le 15 novembre, elle a abrité un colloque rassemblant la fine fleur du climatoscepticisme français, ainsi que l’a relaté un article du Nouvel Obs. L’Académie s’est désolidarisée de l’événement, ayant simplement prêté une salle aux organisateurs. Parmi lesquels on retrouve pourtant l’une des membres de l’Académie, Chantal Delsol, philosophe réactionnaire à son aise dans les cercles « climatoréalistes ».

    « Nous ne sommes qu’à l’aube d’une guerre d’opinion contre la science. La Société de géographie n’est qu’un exemple parmi d’autres d’un climatoscepticisme rampant », alerte Maxime Blondeau. Quels que soient les soubresauts à venir contre les faits scientifiques, le message des démissionnaires est clair : « La Société de géographie n’est plus la gardienne du temple. »

  • Pour une écologie décoloniale du #numérique

    Originaire de la République Démocratique du Congo et réfugié politique en France, David Maenda Kithoko nous raconte son histoire et ses combats pour une prise de conscience des liens entre numérique, colonialisme, minerais de sang et #conflits en République Démocratique du Congo et plus largement dans la région des grands lacs africains.

    https://peertube.designersethiques.org/w/eCTeXbdkjUcdNzpZNtCdVX
    #conférence #David_Maenda_Kithoko
    #RDC #congo #République_démocratique_du_Congo #géologie #décolonial #colonialisme #scandale_géologique #minerais #extractivisme #ressources #cobalt #caoutchouc #histoire #histoire_coloniale #économie_électronique #vidéo

    ping @karine4 @reka @cede

  • Sortir des labos pour défendre le vivant. #Scientifiques_en_rébellion

    Lassé·es d’alerter en vain sur la catastrophe écologique et sociale en cours, les #scientifiques passent à l’action : #marches, #conférences_sauvages, #désobéissance_civile non violente… jusqu’à finir en #prison parfois.
    Face à la gravité de la situation, la « #neutralité » scientifique vole en éclats. Il est de la #responsabilité des chercheuses et des chercheurs de s’engager pour que le fruit de leurs travaux contribue à changer les #politiques et les #imaginaires.

    https://www.seuil.com/ouvrage/sortir-des-labos-pour-defendre-le-vivant-scientifiques-en-rebellion/9782021574944
    #science #ESR #recherche #neutralité_scientifique #livre

  • La place de la #haie dans l’#histoire de nos #paysages (1/2)

    Quentin Hubert et Michaël Leyman, Cercles naturalistes de Belgique. La haie a toujours existé en fonction des besoins du monde agropastoral. Quelles étaient ces fonctions et usages ? Où trouvait-on des haies ? Comment étaient-elles gérées ? Existe-il aujourd’hui encore des traces dans nos paysages des haies historiques ?
    Cette plongée dans le passé permet de développer une réflexion sur la vision actuelle des rôles écologiques que l’on associe à la haie, habitat pourtant entièrement façonné par l’être humain.

    https://www.youtube.com/watch?v=RT4QWqxehy4

    #paysage #conférence #bocage #haies

  • Entre les lignes du Pacte européen sur la migration et l’asile : détention, criminalisation et externalisation
    https://migreurop.org/article3294.html

    Dans le cadre du Festisol, Migreurop et ses membres vous proposent une table-ronde sur les conséquences du #Pacte_européen_sur_la_migration_et_l'asile avec la participation de Mathilde Albert (Anafé), Anna Sibley (Gisti) et Lydie Arbogast (La Cimade).

    Modération : Nawal Karroum - Migreurop. Programme détaillé : Introduction (Nawal Karroum - Migreurop) – Filtrage et détention aux frontières extérieures de l’UE (Mathilde Albert - Anafé) Échange avec la salle – Criminalisation des (…) #Conférences

    / Pacte européen sur la migration et l’asile, #Politiques_migratoires

  • #Total, #L’Oréal... quand des #multinationales dictent leur loi à l’enseignement supérieur

    « Libération » s’est procuré des contrats de #mécénat liant entreprises et universités : clause de non-dénigrement, possibilité pour les grands groupes d’influer sur le choix des conférences et des thèses… Une association de jeunes ingénieurs lance un appel à la #transparence.

    Pour se mettre en jambes à la rentrée, des étudiants de l’Ecole des mines de Nancy partent en excursion pour réaliser une carte géologique. Apprendre à identifier les roches sédimentaires, les plis, les failles. Savoir en rendre compte de manière concise. Afin de financer l’exercice, l’école publique a signé une convention de mécénat. En l’occurrence, la multinationale Total leur a fait un virement de 2 000 euros. Sauf qu’en échange, « l’institut s’abstiendra de faire toute #communication directe ou indirecte, écrite ou orale, susceptible de porter atteinte à l’image et la notoriété de #TotalEnergies ». Une #clause_de_non-dénigrement donc, que n’importe quel service juridique jugera classique dans un contrat. A un détail près : il engage là un établissement public visant à former les ingénieurs de demain. « Ces #clauses sont rédigées de manière à ce qu’elles n’entravent ni notre #liberté_d’expression ni notre capacité à mener des débats ouverts et critiques » , réagit François Rousseau, le directeur de l’#Ecole_des_mines de Nancy, indiquant qu’en l’espèce les 2 000 euros représentaient moins de 10 % du coût global de l’action menée.

    Autre exemple, à l’#université_Paris_Sciences_et_Lettres (#PSL). Cette fois, c’est L’Oréal qui participe à la création d’une « #chaire_Beauté(s) », pour faire « émerger des points de vue inattendus sur la notion de #beauté ». Avec 1,2 million d’euros sur la table quand même, versé par le géant des cosmétiques entre 2018 et 2022. « L’Oréal a été l’une des premières entreprises avec qui la #Fondation_PSL est entrée en relation », explique aujourd’hui l’université, se félicitant des #thèses qui ont ainsi été financées. Elle l’assure : « Les seules #contreparties résident dans l’affichage d’un logo [...] et des invitations à des événements. Autant le mécène est intéressé par l’opération qu’il soutient et il est logique qu’il soit tenu au courant de ses avancées et de ses résultats, autant il n’intervient pas dans le projet de recherche ou de formation. Les choses sont claires de part et d’autre. » Sollicité, L’Oréal n’a pas donné suite. Libération a pu consulter ce contrat, resté jusqu’ici confidentiel : il stipule expressément que « la convention ne doit pas être divulguée ». A la lecture, on comprend vite pourquoi. Une clause de #non-dénigrement engage là aussi l’université : « PSL s’interdit de tenir des propos négatifs et/ou de dénigrer l’entreprise, ses membres, ses produits et ses employés. » Mais cela va beaucoup plus loin : il est stipulé que L’Oréal participe à la sélection des doctorants, à l’évaluation de leurs travaux et au choix des lauréats des #prix_de_thèse. L’entreprise a aussi toute sa place dans l’élaboration des cycles de conférence : « Des cadres de l’entreprise pourront être amenés à participer aux #conférences et aux événements de la chaire. »

    Deux cas isolés ? Ou la pratique est-elle généralisée ? Matthieu Lequesne, 30 ans, polytechnicien, s’est mis en mode guerrier : il veut savoir. « L’information est un enjeu stratégique pour engager un débat de qualité. »Avec des amis, pour la plupart ingénieurs et passés par de grandes écoles comme lui, il a monté #Acadamia, l’Association pour l’accès citoyen aux documents administratifs dans le milieu académique et culturel. Leur appel, lancé ce mercredi 16 octobre, a le mérite de la concision : « On veut voir les contrats. »Au-delà du débat sociétal qu’ils espèrent engager, ils comptent rameuter des soutiens, notamment financiers pour mener le combat devant la justice administrative. Quand on le rencontre, #Matthieu_Lequesne s’exprime de manière posée, avec ses idées listées sur une feuille de papier pliée en deux. Soucieux d’éviter les caricatures. « Dès que l’on porte un regard sur ce sujet, le débat se polarise. Comme s’il n’y avait que deux positions : les pour et les opposants à tout lien entreprise-école. C’est binaire et absurde. Il existe plein de bonnes manières de collaborer, là n’est pas le sujet. Il faut pouvoir en débattre au cas par cas. Et pour cela, connaître les clauses. »

    Aucune obligation de transparence

    Car ces #conventions de mécénat, tout comme les contrats de #sponsoring ou les #conventions_partenariales sont rarement – sinon jamais – accessibles sur les sites internet des établissements publics. Seuls les membres des conseils d’administration peuvent les consulter, à condition d’en faire la demande. Il n’existe aucune obligation de transparence. Interrogé par Libération, le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas été en mesure de fournir le nombre (ni même un ordre de grandeur) des contrats liant #entreprises et universités. Impossible de la même façon de savoir quelle part représentent aujourd’hui les fonds privés dans le budget des universités. A titre d’exemple, PSL indique qu’une « dizaine de conventions ont été signées »ces cinq dernières années, pour une « dizaine de millions d’euros ». Le ministère élude : « Une mission d’inspection sur le modèle économique des universités est en cours », qui permettra peut-être d’y voir plus clair. En 2007, la #loi_Pécresse sur l’#autonomie_des_universités avait élargi – et fortement encouragé – le recours à des #fonds_privés. Mais sans aucune règle, ni même un guide de bonnes pratiques, comme il existe dans le domaine de la culture.

    L’une des premières bagarres emblématiques sur le sujet remonte à 2020. A l’époque, TotalEnergies s’apprête à construire 10 000 mètres carrés de labo de recherche sur le campus de #Polytechnique (le projet a depuis été abandonné). Un petit nombre d’anciens élèves monte alors au front, et demande à l’école les termes des contrats passés avec la major du pétrole et du gaz, qui engrangera en 2023 quelque 20 milliards de bénéfices net. D’autant que #Patrick_Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, siège au conseil d’administration de Polytechnique – l’enquête ouverte par le parquet financier a été classée sans suite cet été. Dans leur combat, les anciens élèves s’interrogent sur cette #chaire « pour une énergie responsable », financée par TotalEnergies depuis 2018. Leurs questions sont simples. Quel est le montant des sommes engagées par le groupe ? Quelles sont les conditions d’attribution pour vérifier si l’argent est fléché ou dilué dans le budget général de l’école ? Et les contreparties ? L’entreprise est-elle consultée sur le contenu des cours, le choix des intervenants ou des sujets de thèse ? Une clause de non-dénigrement de la multinationale a-t-elle été négociée par Polytechnique devant les hauts fonctionnaires en devenir ?

    Le secret des affaires

    Quatre ans après, toujours pas de réponse. L’affaire a été portée devant le tribunal administratif de Versailles, qui leur a donné raison en octobre 2023 : ces contrats de mécénat sont des documents administratifs, et donc communicables. Mais la direction de Polytechnique a refusé de plier : invoquant le #secret_des_affaires, l’école publique a saisi le Conseil d’Etat. Sur le moment, les anciens élèves ont accusé le coup – la plus haute juridiction administrative, c’est aussi des frais élevés d’avocats et de nouveaux mois d’attente. « Mais on se devait d’aller jusqu’au bout, insiste Denis Merigoux, trésorier de la nouvelle association Acadamia. Cette décision fera jurisprudence, la question sera tranchée pour l’avenir. C’est le sens de notre combat aujourd’hui. »

    S’ils l’emportent, les universités ne pourront plus se réfugier derrière le secret des affaires, argument fétiche utilisé par les entreprises pour ne pas communiquer les termes du contrat. L’un des principaux jokers à la loi de 1978 imposant la communication de tout document administratif, produit par des organismes publics ou des entreprises privées dans le cadre d’une mission de service public.

    Cette histoire des liens entre Polytechnique et Total les a aussi convaincus de l’importance de mener une action structurée. Les alertes, assurent-ils, viennent d’un peu partout, d’étudiants et de chercheurs dans des situations très diverses. A l’université Paul-Sabatier de Toulouse, par exemple, des promos se retrouvent depuis deux ans avec des profs mis à disposition « à titre gracieux » par TotalEnergies pour leur enseigner les « enjeux de la transition énergétique ».Bien sûr, ils s’occupent aussi de la notation, et « offre[nt] des stages », selon le contrat que Libération a consulté. « Ce partenariat, d’une durée de trois ans, n’implique pas de financement et vise à compléter l’enseignement universitaire par une mise en application pratique des notions théoriques, sans concurrence avec le corps professoral. Les supports de cours sont transmis aux étudiants, contribuant ainsi à leur orientation professionnelle future »,défend le géant de l’industrie fossile qui précise que « l’association #Total_Professeurs_Associés (#TPA), composée de membres actifs ou retraités de la compagnie, intervient bénévolement dans ces cours ».

    « Aujourd’hui, elles agissent de facto comme des #sociétés-écrans »

    En réalité, la question va au-delà des contrats de mécénat passés directement entre école et entreprises. Plus opaque encore : le rôle joué par les #fondations. C’est une autre joyeuseté des changements législatifs menés par Pécresse en 2007 : « Avec la nouvelle loi sur l’autonomie des universités, la création de fondations sera encouragée fiscalement, simplifiée administrativement et soutenue politiquement,se réjouissait à l’époque la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lors de la remise des prix de la fondation HEC. J’ai d’ailleurs envoyé une lettre aux chefs d’entreprise les invitant à investir dans des projets de fondation universitaire. » Depuis, il en existe une panoplie : les fondations universitaires, partenariales, de coopération scientifique. Chacune avec leurs spécificités, mais un point commun : elles rendent encore plus brumeuses les rentrées de fonds privés dans les universités.

    « Aujourd’hui, elles agissent de facto comme des sociétés-écrans », expose Matthieu Lequesne. L’argent privé rentre par la fondation, puis est reversé sous forme de #subvention à l’université, sans en connaître la source et encore moins les contreparties accordées. Ces fondations sont gouvernées par « un conseil de gestion composé de représentants de l’établissement, des fondateurs, de personnalités qualifiées et, le cas échéant, de donateurs » , selon la loi. Exit donc les représentants élus d’enseignants ou d’étudiants, qui pourraient servir de vigie. C’est tout l’enjeu de l’appel à la mobilisation lancée par l’association : obtenir les moyens d’un contrôle démocratique.

    https://www.liberation.fr/societe/education/total-loreal-quand-des-multinationales-dictent-leur-loi-a-lenseignement-s
    #ESR #université #enseignement_supérieur #lobby #lobbying #influence