• Coronavirus : les troubles psychiques des mineurs isolés se sont accentués pendant le confinement - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/31637/coronavirus-les-troubles-psychiques-des-mineurs-isoles-se-sont-accentu

    Coronavirus : les troubles psychiques des mineurs isolés se sont accentués pendant le confinement. Anxiété, idées suicidaires, troubles du sommeil, sentiment de déshumanisation... Dans un rapport, Médecins sans frontières et le Comede révèlent que les troubles psychiques des mineurs non-accompagnés en recours se sont accentués pendant le confinement strict de mars 2020. Les associations appellent les autorités à ouvrir des structures d’hébergement réservées à ce public spécifique, dans les plus brefs délais.
    Le rapport « Vivre le confinement : les mineurs non accompagnés en recours face à l’épidémie de Covid-19 » de Médecins sans frontières (MSF) et du Comede est sans appel : durant le confinement strict imposé dès mars 2020 en France, les troubles psychiques des mineurs non-accompagnés (MNA) se sont accrus. « La précarité socio-administrative et l’isolement qui les caractérisent ont accentué les effets délétères du confinement sur leurs équilibres psychiques », dénoncent les auteurs.
    Qu’ils aient vécu dans la rue ou qu’ils aient bénéficié d’un hébergement d’urgence, la période du confinement a été particulièrement éprouvante pour les jeunes en recours suivis par MSF et le Comede. Les MNA à la rue ont dû faire face à davantage de difficultés dans leur quotidien, notamment dans l’accès aux besoins essentiels. Trouver de la nourriture est devenu pour les jeunes synonyme de prise de risque. La règle interdisant les déplacements au-delà d’un kilomètre a en effet rendu difficile l’accès aux distributions de repas des associations. Certains jeunes, épuisés, ne se sont pas déplacés et ont jeûné par peur d’enfreindre les règles, pourtant non applicables aux publics à la rue.
    L’accès à l’hygiène a subi la même logique : se rendre aux bains douches municipaux, utilisés en temps normal par les migrants, est devenu compliqué, du fait de leur éloignement des campements et des restrictions d’horaires. Par ailleurs, « les jeunes ont dû, et doivent toujours, faire leurs besoins dans l’espace public, ou dans des toilettes publiques d’une saleté déconcertante », notent MSF et le Comede. Ainsi, la logique de survie, dans laquelle vivent les mineurs isolés, s’est renforcée pendant le confinement, et a eu un « impact sur leur équilibre psychique puisqu’elle entraîne un nouveau rapport à soi-même », peut-on lire dans le rapport. Dans ce contexte, le sentiment de déshumanisation s’accentue. « Quand le confinement a été proclamé mais que certains n’ont pas pu se confiner, le sentiment d’être exclu du groupe humain a été puissant. Cela n’avait aucun sens d’entendre tous ces messages qui ne pouvaient s’appliquer à eux. »
    Isolés dans des rues ésertes, craignant les contrôles et les arrestations, les MNA ont souffert « d’angoisses massives et d’idées suicidaires » dans cet environnement « quasi apocalyptique », assurent les associations.
    Les mineurs en recours hébergés par MSF ne sont pas en reste. Anxiété massive, troubles du sommeil, de l’attention et de la concentration, sont autant de conséquences du confinement sur les jeunes. Cette période s’est traduite par une « mise à l’épreuve de leurs ressources psychiques et un renforcement de leur fragilité », signalent MSF et le Comede.Selon le rapport, 43% des jeunes hébergés et interrogés ont fait état de troubles du sommeil - dont une majorité d’insomnies. Parmi eux, 20% ont affirmé être atteint d’hypersomnies : ils ont échappé à leurs angoisses par le sommeil. Par ailleurs, la moitié des jeunes ayant mentionné des troubles du sommeil ont eu des cauchemars.
    Ces difficultés à s’endormir s’expliquent également par l’anxiété suscitée par leurs démarches juridiques, alors que les audiences au tribunal ont été annulées. 79% des jeunes suivis par les psychologues de MSF et du Comede ont fait état d’une anxiété plus ou moins intense liée aux retards dans leur procédure.L’ennui provoqué par le confinement a en outre réactivé des traumatismes liés à l’exil (fuite de son pays, violences sur la route, perte des proches en mer…). Le rapport stipule que 30% des jeunes interrogés ont vu leurs symptômes, comme le stress, la dépression ou les psychotraumas, se redéployer voire se renforcer au cours du confinement.
    MSF et le Comede préviennent les autorités que, si l’ensemble des effets négatifs du confinement ont été observés sur l’ensemble de la population française, ceux sur les MNA ont quant à eux été décuplés, alors que ces jeunes sont déjà « affaiblis par une politique d’accueil déshumanisante ».
    Les associations exhortent le gouvernement à ouvrir, « sans délais », des lieux d’hébergements pour les mineurs en recours dotés « des moyens matériels et humains nécessaires à une prise en charge pluridisciplinaire durant toute la période d’exercice du recours et tant qu’une décision définitive relative à la minorité du jeune n’a pas été rendue ».

    #Covid-19#migrant#migration#france#MNA#sante#santementale#trauma#confinement#politiquemigratoire#accueil

  • India loses a complex plot as Covid surges back - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/04/india-loses-a-complex-plot-as-covid-surges-back

    India is in the grip of a massive second wave of Covid-19 infections, surpassing even the United States in terms of new daily infections.
    The current spike came after a brief lull: daily new cases had fallen from 97,000 new cases per day in September 2020 to around 10,000 per day in January 2021. However, from the end of February, daily new cases began to rise sharply again, passing 100,000 a day, and now crossing the 200,000 mark.
    Night curfews and weekend lockdowns have been reinstated in some states, such as Maharasthra (including the financial capital Mumbai). Health services and crematoriums are being overwhelmed, test kits are in short supply, and wait times for results are increasing.
    How has the pandemic spread? Residents in slum areas and those without their own household toilet have been worst affected, implying poor sanitation and close living have contributed to the spread.
    One word that has dominated discussions about why cases have increased again is laaparavaahee (in Hindi), or “negligence”. The negligence is made out to be the fault of individuals not wearing masks and social distancing, but that is only part of the story.Negligence can be seen in the near-complete lack of regulation and its implementation wherever regulations did exist across workplaces and other public spaces. Religious, social and political congregations contributed directly through super-spreader events, but this still doesn’t explain the huge rise in cases.
    The second wave in India also coincides with the spread of the UK variant. A recent report found 81% of the latest 401 samples sent by the state of Punjab for genome sequencing were found to be the UK variant.Studies have found this variant might be more capable of evading our immune systems, meaning there’s a greater chance previously infected people could be reinfected and immunised people could be infected.
    Many states have set up expert committees to re-examine and verify Covid-19 deaths after criticism that reported death rates were not accurate. Many states made corrections in mortality figures, and the full extent of undercounting is being actively researched.

    District-level mortality data, both in the first wave as well as in the current wave, confirm that the global case fatality rate of 3.4% was breached in several districts of states such as Maharashtra, Punjab and Gujarat. Case fatality rates in some of the worst-affected districts were above 5%, similar to the 5% mortality level in the US.
    What are the challenges this time?A majority of the cases and deaths (81%) are being reported from ten (of 28) states, including Punjab and Maharashtra. Five states (Maharashtra, Chhattisgarh, Karnataka, Uttar Pradesh and Kerala) account for more than 70% of active cases. But the infection seems to have moved out of bigger cities to smaller towns and suburbs with less health infrastructure.
    Last year, the government’s pandemic control strategy included government staff from all departments (including non-health departments) contributing to Covid control activities, but these workers have now been moved back to their departments. This is likely to have an effect on testing, tracing and treating cases. And health-care workers now have a vaccine rollout to contend with, as well as caring for the sick.
    What now?In early March the government declared the endgame of the pandemic in India. But their optimism was clearly premature.Despite an impressive 100 million-plus immunizations, barely 1% of the country’s population is currently protected with two doses. The India Task Force is worried that monthly vaccine supplies at the current capacity of 70 million to 80 million doses per month would “fall short by half” for the target of 150 million doses per month.Strict, widespread lockdowns we have seen elsewhere in the world are not appropriate for all parts of India given their effect on the working poor. Until wider vaccination coverage is achieved, local containment measures will have to be strengthened.This includes strict perimeter control to ensure there is no movement of people in or out of zones with local outbreaks, intensive house-to-house surveillance to ensure compliance with stay-at-home orders where they are in place, contact tracing, and widespread testing.It should go without saying large congregations such as political rallies and religious festivals should not be taking place, and yet they have been.Strong leadership and decentralised strategies with a focus on local restrictions is what we need until we can get more vaccines into people’s arms

    #Covid-19#migrant#migration#inde#sante#travailleurmigrant#deplacementinterne#pelerinage#transmission#confinement

  • Cartes sensibles ou subjectives

    Cartographie sensible ou subjective
    Pour Quentin Lefèvre, la cartographie sensible (ou #cartographie_subjective) peut se définir comme un média de restitution de l’#expérience du territoire ou encore comme la "#spatialisation_sensible de données sensibles".
    http://quentinlefevre.com/cartographie-sensible

    Cartographie sensible, émotions et #imaginaire
    #Elise_Olmedo cerne les contours théoriques et méthodologiques de la cartographie sensible, en décrit les étapes de création et s’interroge sur ses impacts, son utilité et ses limites, à partir d’une expérimentation faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010.
    http://visionscarto.net/cartographie-sensible

    Cartographier les #interstices de la #ville
    En faisant remonter à la surface les éléments du #paysage, l’artiste scénographe #Mathias_Poisson délivre des informations sur l’#ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Élise Olmedo rend compte de cette #expérience_urbaine subjective dans ce beau billet.
    http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    Cartes et cartographie des ressentis et représentations d’individus
    La cartographie d’objets tels que des #ressentis (une gêne) ou des représentations de l’#espace_vécu (un risque) relatés par des individus mobilise des bagages conceptuels et techniques nombreux, nécessitant une mise au point sémantique et méthodologique. Aurélie Arnaud discute l’état de la recherche dans ce domaine dans la revue M@ppemonde.
    https://journals-openedition-org/mappemonde/4666

    Et si les cartes permettaient aussi d’explorer l’#invisible ?
    C’est ce que propose l’atelier pédagogique de la BNF "Les cartes de l’invisible".
    http://c.bnf.fr/JtG

    L’#Otletosphère
    Cette cartographie relationnelle des personnalités et institutions liées à #Paul_Otlet cherche à mettre en visibilité la forte implication de l’auteur au sein des organisations pacifistes internationales ainsi qu’au sein des institutions bibliographiques et documentaires.
    http://hyperotlet.huma-num.fr/otletosphere/117

    Pour une pratique féministe de la #visualisation de données
    #Donna_Haraway, dans son essai fondateur sur les #savoirs_situés, offre une critique brillante non seulement de la représentation visuelle mais de la préférence extrême et perverse donnée aux yeux sur le corps dans la pensée occidentale.
    http://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    #feminisme

    Nouvelles cartographies – Lettres du #Tout-Monde
    Ce projet de création expérimental et ouvert à tou.te.s a été lancé par des artistes et journalistes associés au #Labo_148. Quelle sera la cartographie du monde après la crise sanitaire ? Que redéfinit-elle ? Quelles urgences « à rêver un autre rêve, à inventer d’autres espoirs » s’imposent ? Le “Tout-Monde” selon #Edouard_Glissant, est cette inextricabilité de nos devenirs, et en cela, il invite à une poétique active de la #mondialité, de rencontres des imaginaires. Voir notamment l’expérience de Paul Wamo Taneisi : “Je porterai moi-même ma carte géographique”
    http://www.labo148.com/category/nouvelles-cartographies

    #Cartographies_traverses
    « Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines.
    http://visionscarto.net/cartographies-traverses

    Re-dessiner l’expérience, art, sciences, conditions migratoires
    #Sarah_Mekdjian et #Marie_Moreau utilisent la cartographie avec des migrants "pour un autre partage du sensible". Le projet débouche sur l’élaboration d’une très belle carte sensible (à voir).
    http://www.antiatlas-journal.net

    Cartes de migrants
    L’artiste camerounais #Jean_David_Nkot réalise des portraits avec des cartes afin de "représenter les nombreux lieux qui se bousculent dans la tête des migrants" : https://wepresent.wetransfer.com/story/jean-david-nkot

    Cartes d’ici et d’ailleurs
    Favoriser l’inclusion sociale des personnes migrantes en France à travers des ateliers de #cartographie_participative et sensible (CartONG) : tel est l’objectif global du projet “Cartes d’ici et d’ailleurs”, soutenu par la Fondation de France et mis en oeuvre par #CartONG.
    http://veillecarto2-0.fr/2018/12/21/carte-sensible-un-outil-dinclusion-sociale

    #Guerilla_Cartography
    L’objectif de Guerrilla Cartography est d’utiliser l’#art pour promouvoir une #cartographie_collaborative et engagée. Le site rassemble plusieurs atlas originaux et artistiques sur l’#eau, la #nourriture, les migrants.
    http://www.guerrillacartography.org

    Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles
    Proposé par le polau-pôle des arts urbains et #Crévilles, ce site regroupe des cartes artistiques et géographiques qui rendent compte d’un territoire existant en assumant un regard sensible et/ou subjective. Il est conçu comme un outil de ressource et de partage pour chercheurs, artistes et curieux.
    http://polau.org/pacs

    L’art est dans la cARTe
    #Ghislaine_Escande est artiste peintre et plasticienne. Avec ses cARTes, elle redessine le Monde et nous fait voyager.
    http://neocarto.hypotheses.org/10407

    Carte sensible du festival de #Glastonbury
    Le plan du célèbre festival de musique et d’arts de Glastonbury au Royaume-Uni selon The Word Magazine.

    La carte subjective du musicien #Nick_Cave
    Il s’agit d’une affiche de 2006 pour le concert de Nick Cave à Manchester en Angleterre. Elle contient plus de 50 énigmes basées sur les paroles de ses chansons. Voir cette vidéo qui revient sur le sens de cette carte subjective.
    http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/s/3ypdis

    Médier les récits de vie. Expérimentations de #cartographies_narratives et sensibles
    Article de Sarah Mekdjian et Élise Olmedo paru en 2016 sur le site de M@ppemonde.
    http://mappemonde.mgm.fr/118as2
    #cartographie_narrative

    Cartographier une année de sa vie
    #Nicholas_Felton est un artiste designer qui traduit les données de la vie quotidienne en objets et en expériences significatives. Il est l’auteur de plusieurs rapports annuels qui résument les événements de l’année en cartes et graphiques rendant compte de son expérience subjective.
    http://feltron.com/FAR08.html

    Cartographie du #confinement en période d’épidémie
    L’artiste britannique #Gareth_Fuller (https://fullermaps.com/artworks/quarantine-maps) raconte en 14 cartes l’expérience de survie que représente la #quarantaine. Un grand nombre de cartes décrivant différents vécus en mode confiné sur Citylab (www.citylab.com/life/2020/04/neighborhood-maps-coronavirus-lockdown-stay-at-home-art/610018/). Le confinement en croquis, vu de France : géographie politique, sociale et culturelle du monde post-Covid19 par #Jérôme_Monnet (Cybergéo : https://journals.openedition.org/cybergeo/34804). Une manière de décaler le regard sur le monde peut être d’utiliser (et d’admirer au passage) les très belles oeuvres de #street-art (https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/coronavirus-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-de-street-art-face-a-) produites dans le contexte de la pandémie. #Virginie_Estève a proposé un projet cartographique à ses élèves de 4e : cartographier leur espace vécu de confinement et aborder le paysage sensible depuis leur fenêtre. La preuve que l’on peut continuer à faire de la géographie et travailler à distance, moyennant quelques aménagements ( voir ce Genialy : https://view.genial.ly/5e80c8155ad5150d93dab237/guide-geographie-du-confinement). Julien Dupont (Kobri), professeur d’histoire-géographie en collège à Vaulx-en-Velin et auteur de fictions radiophoniques et cartographiques, a mis en ligne sur son site Kartokobri (https://kartokobri.wordpress.com) ses cartes quotidiennes du confinement. #SCOPIC (http://www.revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/explorations-sensibles-de-notre-1km) s’est interrogée sur l’expérience du kilomètre autour de nos habitats. Pour d’autres liens, consulter le billet "Faire de la géographie en période de confinement" (https://cartonumerique.blogspot.com/2020/03/geographie-et-confinement.html).

    Maps of Home
    "Maps of Home" est une vision nostalgique faite des souvenirs de #Janesville dans le #Wisconsin, où l’auteur a grandi et où il a dû revenir à cause de la pandémie.
    http://moriartynaps.org/maps-of-home

    Suivre ses proches en temps de guerre
    Carte dessinée à la main par ma grand-mère pour suivre les mouvements de mes grands-pères pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-1945).
    http://www.reddit.com/comments/be814f

    #Nomadways
    Le groupe Nomadways a invité 24 artistes, éducateurs et travailleurs sociaux à découvrir et explorer l’espace à partir de leurs #émotions et à créer leurs propres cartes subjectives dans un but de construction et d’inclusion communautaires.
    http://nomadways.eu/subjective-mapping-2017-france

    Cartographie autochtone, activités extractives et représentations alternatives
    Le réseau #MappingBack a pour objectif de fournir du soutien cartographique aux membres des communautés autochtones luttant contre les industries extractives sur leur territoire. MappingBack cherche à utiliser la cartographie comme un outil de #résistance.
    http://mappingback.org/home_fr
    #peuples_autochtones #extractivisme

    #Native_land, cartographier les voix autochtones
    Le site Native Land, mis sur pied en 2015 par #Victor_Temprano, propose un outil cartographique participatif permettant une conceptualisation décoloniale des Amériques, du #Groenland, de l’#Australie et de la #Nouvelle-Zélande. Lire la présentation du site.
    http://native-land.ca
    #décolonial

    Cartographie et #langues_autochtones
    #Marlena_Myles utilise son art pour célébrer sa culture et sa langue autochtones ainsi que pour aider le public (notamment les enfants) à comprendre l’importance des traditions et de l’histoire orales autochtones. Ses cartes racontent le passé, le présent et l’avenir du peuple et de la langue du #Dakota.
    http://marlenamyl.es/project/dakota-land-map
    #histoire_orale

    Counter Mapping
    #Jim_Enote, agriculteur #zuni traditionnel dans le Colorado (Etats-Unis), collabore avec des artistes pour créer des cartes qui ramènent une voix et une perspective autochtones à la terre. Ces cartes zunis s’inspirent profondément d’expériences partagées de lieux dans une volonté de #réappropriation du territoire par les #Amerindiens.
    http://emergencemagazine.org/story/counter-mapping

    Cartographie personnelle et subjective de #Mary_Jones
    Au cours de ses dérives dans la ville de #Des_Moines, Mary Jones observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’#esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (#collages, #superpositions, #sampling_visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voire intime de la cité et de ses marges.
    http://aris.papatheodorou.net/une-flaneuse-a-la-derive

    Cartographier les espaces vécus et les émotions (#Drusec)
    La ville telles qu’elle est vécue par les usagè.re.s de drogue marginalisés de #Bordeaux.
    http://drusec.hypotheses.org/1722

    #Queering_the_Map
    Queering the Map est un projet de cartographie généré par la communauté #queer afin de géolocaliser des moments, des souvenirs et des histoires par rapport à leur espace physique. En cartographiant ces moments éphémères, Queering the Map vise à créer une archive vivante d’expériences queer.
    http://queeringthemap.com

    Cartographie subjective des Etats-Unis par #Paul_Steinberg
    Cette série de vues subjectives des Etats-Unis et du monde a été réalisée par Saul Steinberg pour des couvertures anciennes de magazines (The New Yorker ou autres)
    http://saulsteinbergfoundation.org/essay/view-of-the-world-from-9th-avenue

    La cartographie au service des théories platistes
    La théorie de la Terre Plate perdure jusqu’à aujourd’hui. La réalisation de cartes à l’image de la #terre_plate devient un objet de promotion de ces théories.
    http://veillecarto2-0.fr/2020/09/22/la-cartographie-au-service-des-theories-platistes

    Le monde vu de...
    Une série de vues du monde à partir de #New_York, #San_Francisco et différentes villes des Etats-Unis (lire notre article sur le monde vu de la Silicon Valley).
    https://imgur.com/a/XTnSn#0

    Le monde vu par les Anciens
    Cet atlas de #Karl_Müller de 1874 reproduit "les systèmes géographiques des Anciens" et d’une certaine manière la façon dont ces systèmes de représentation de l’#Antiquité étaient eux-mêmes vus au XIXe siècle.
    http://geodata.mit.edu/catalog/princeton-r207tq824

    L’Europe vue de la Russie
    L’Europe vue de Moscou et l’Asie vue d’#Irkoutsk pendant la Guerre froide (1952).
    https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/epdn4c/europe_from_moscowasia_from_irkutsk_time_magazine

    Cartographie et subjectivité chez #Alexander_von_Humboldt
    En scrutant minutieusement les différentes cartes réalisées par Alexander #von_Humboldt, on remarque certaines particularités, des mentions qui, à priori, n’auraient pas lieu de s’y trouver tant elles témoignent de la subjectivité de l’auteur.
    http://visionscarto.net/Humboldt-carto-subjective

    Le monde sens dessus dessous
    Un planisphère renversé montrant la Terre vue depuis l’hémisphère sud (à télécharger en haute résolution). Consulter la page des #projections cartographiques (http://cartonumerique.blogspot.com/p/projections-cartographiques.html) pour accéder à d’autres vues renversantes de la Terre.
    https://www.digitalcommonwealth.org/search/commonwealth:9s161j433

    Cartographie ultrapériphérique, et si on changeait de point de vue
    Une carte des territoires ultramarins vus depuis l’hémisphère sud.
    http://www.une-saison-en-guyane.com/extras/carte/carto-ultraperipherie-si-on-changeait-de-point-de-vue%e2%80%89

    Projections du futur
    Les projections du futur seront probablement centrées sur les océans, comme ces deux cartes du monde en projection Mercator oblique qui représentent les continents tout autour d’un océan unique.
    http://rightbasicbuilding.com/2019/09/09/the-world-maps-of-the-future

    Carte subjective de #Paris en 2050
    Cette carte imagine Paris en 2050, lorsque les effets du #réchauffement_climatique se seront durement faits ressentir... si rien n’est fait. Voir notre article de présentation : https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carto-subjective-geo-prospective.html
    http://www.deuxdegres.net/projects/paris-2050
    #changement_climatique

    Utiliser des #SIG pour cartographier les #pratiques_spatiales
    Des recherches récentes montrent l’intérêt d’utiliser les données fournies par les #réseaux_sociaux pour les cartographier et mettre en évidence des comportements des individus dans l’espace.
    http://www.gislounge.com/using-gis-to-analyze-peoples-attitudes

    Cartographie collaborative
    L’objectif de ce site est de développer un ensemble d’usages pour aider à la dissémination des pratiques collaboratives en matière de cartographie, que ce soit pour le citoyen ou au sein de structures (associations, collectivités, milieu scolaire).
    http://cartographie-collaborative.eu

    #Mapquote
    Le projet collaboratif Mapquote prend la forme d’une #carte_interactive où chaque utilisateur peut déposer une #citation de #romans où il est question de cartes.
    http://neocarto.hypotheses.org/6502

    L’usage de Google Maps dans « #Netherland »
    Netherland est une belle réflexion désabusée sur les lieux et le déplacement, l’#espace et la #séparation, le fait de pouvoir être physiquement dans un lieu et mentalement dans un autre. Google Maps n’intervient que dans deux courts passages au début et à la fin du livre (source : Spacefiction)
    http://spacefiction.fr/2009/11/01/google-maps-enters-litteraturegoogle-maps-entre-dans-la-litterature

    #Hoodmaps
    Hoodmaps permet de créer des cartes participatives pour éviter les #pièges_à_touristes et fréquenter les quartiers branchés de la ville. La typologie est assez basique, voire un peu réductrice : entre les “hipsters”, les touristes, les étudiants, les “riches”, les “costards” et les “normaux”, mais permet de rapidement identifier les différents quartiers d’une ville.
    http://hoodmaps.com

    Apprendre sur le territoire en représentant son territoire
    Carte sensible élaborée par une classe de 1re ES qui montre la vision de leur lycée. A compléter par l’interview de Sophie Gaujal pour le Café pédagogique : L’approche sensible en cours de géographie, un ingrédient du bonheur ?
    http://hal.archives-ouvertes.fr

    Cartographie ton quartier
    Les cartes postales géocartographiques permettent d’articuler géographie spontanée et géographie raisonnée. Organisé par Sophie Gaujal, en partenariat avec le Café pédagogique, la Cité de l’architecture et l’IGN, le concours Cartographie ton quartier récompense les cartes postales cartographiques réalisées par des classes.
    http://blog.ac-versailles.fr/geophotographie

    Atelier de cartographie sensible (Ehess)
    La plateforme SIG de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, met à disposition des ressources sur la cartographie sensible dans le cadre des ateliers Géomatique et humanités numériques qu’elle organise, notamment sur Gennevilliers.
    http://psig.huma-num.fr/cartes-sensibles

    #Cartes_mentales dans le nord de #Marseille
    Ce billet de #Jérémy_Garniaux relate un atelier « cartes mentales » mené à Marseille, dans les 14, 15 et 16e arrondissements, par une plate-forme culturelle hors-les-murs constituée de cinq structures culturelles du Nord de Marseille.
    http://www.mapper.fr/cartes-mentales-dans-le-nord-de-marseille

    Chicago HomeStories Project
    Le projet est né à #Chicago et commence à se diffuser dans le monde. Il s’agit d’encourager les citoyens par des #marches_civiques à en savoir plus sur leur quartier.
    http://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/blogs/lab-talk/2021-04-chicago-homestories-goes-global

    Concours #cartographie_imaginaire
    Cartographier la ville de demain, son quartier dans le futur, son école ou son collège idéal...
    http://www.concourscarto.com/accueil-cci

    Concours de dessin de cartes du monde pour enfants
    Le concours #Barbara_Petchenik est un concours biennal de dessin de carte destiné aux enfants. Il a été créé par l’Association cartographique internationale en 1993 dans le but de promouvoir la représentation créative du monde sous forme graphique par les enfants.
    http://icaci.org/petchenik

    Lignes d’erre - Les cartes de #Fernand_Deligny
    Pendant des années, Deligny a dessiné et fait dessiner des cartes de ce qu’il appelle leurs #lignes_d’erre, soit les trajets « libres » des #enfants sur leur aire de séjour. Il a perçu, par l’observation, que les autistes avaient une autre façon d’être au monde, une autre manière d’incarner l’humain.
    http://culture.univ-lille1.fr/fileadmin/lna/lna60/lna60p34.pdf

    La carte sensible de #Boulogne-Billancourt
    Un projet pédagogique conduit par une équipe d’enseignants du lycée J. Prévert de Boulogne-Billancourt avec des classes de Seconde.
    http://www.cafepedagogique.net

    La "carte du Tendre" de #Nantes
    #Gwenaëlle_Imhoff et #Emilie_Arbey, professeures de français et d’histoire géographie au collège Gutenberg de Saint-Herblain ont amené leurs 4èmes à réaliser de nouvelles « Cartes du Tendre » à la manière de Madame de Scudéry pour inventer « une géographie nantaise de l’Amour ». Enjeu de ce travail créatif et collaboratif, visuel et oral : aider les élèves à s’approprier « l’espace urbain proche et pourtant trop souvent lointain ».
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/08/31082020Article637344555283464848.aspx
    http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/lettres/continuite-pedgogique-et-numerique-en-lettres-carte-du-tendre-pr

    Cartographier l’#insécurité au collège
    Professeure d’histoire-géographie au collège Molière de Beaufort en Anjou, #Anaïs_Le_Thiec lance sa classe de 5ème dans une cartographie sensible du collège. Elle les invite à libérer leur parole via une #storymap.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/10/18102019Article637069844590338061.aspx

    Dans ma ville on traîne
    Visite guidée et habitée par le rappeur #Orelsan, qui propose une description de la ville de #Caen. L’intérêt principal est de rappeler qu’un espace géographique, avant d’être un objet d’étude, reste surtout un lieu de vie que l’on habite. Le rappeur énumère ses souvenirs d’enfant, d’adolescent, d’étudiant. Ce faisant, il raconte SA ville. Il associe chaque action passée au lieu où elle s’est déroulée.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2020/10/dans-ma-ville-on-traine-visite-guidee.html

    Des lieux où l’on exprime ses sentiments
    Carte interactive des lieux où les étudiants ont déclaré avoir pleuré sur le campus de l’université de Waterloo aux Etats-Unis (avec les commentaires). Cela correspondrait-il aux bâtiments de sciences et de mathématiques ?
    http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/l3t3xx/oc_an_interactive_map_of_where_students_have

    Psycho-géographie de la ville de #Gibellina
    Quand les artistes essaient de tromper les algorithmes de télédétection. C’est ce qu’a fait l’artiste #Burri avec une oeuvre d’art gigantesque couvrant les ruines de la vieille ville de Gibellina en Italie (à voir dans Google Maps)
    http://www.archdaily.com/958178/the-psycho-geography-of-the-cretto-di-burri

    Lyon-La Duchère 2030 : imaginer des scénarios prospectifs
    Ces #scénarios prospectifs sont proposés par des élèves de 2nde du Lycée La Martinière-Duchère concernant le projet d’aménagement urbain #Lyon-La Duchère 2030.
    http://canabae.enseigne.ac-lyon.fr/spip/spip.php?article1103

    #Cartographie_sonore du quartier de l’Union (#Lille - #Roubaix - #Tourcoing)
    Réalisé dans le cadre du projet de recherche Géographie et prospective piloté par l’IFE, cette expérimentation pédagogique a permis de découvrir par l’expérience spatiale un projet d’#aménagement_urbain d’envergure (son évolution, ses acteurs et ses enjeux) dans l’environnement proche des élèves, en privilégiant une géographie fondée sur l’expérience du terrain.
    http://ife.ens-lyon.fr/geo-et-prospective/projet/cartographie-sonore-du-quartier-de-lunion

    #Cartophonies
    Comment sonne le monde ? Le site « Cartophonies » a pour objectif d’explorer l’#expérience_sonore contemporaine et d’aider a les prendre en compte dans l’avenir et dans les projets de transformation. Il contribue à construire une connaissance des milieux habités, du vécu des espaces et des ambiances contemporaines, celles du passé proche comme celles du futur.
    http://www.cartophonies.fr
    #son

    Cartes et mise en récit des mobilités
    Dans le cadre d’une recherche doctorale, #Sylvie_Joublot-Ferré étudie les spatialités des adolescents en s’appuyant sur la cartographie de leurs déplacements quotidiens enregistrés sous forme de traces GPS et en analysant ces cartes comme des #récits_de_vie.
    http://www.researchgate.net
    http://www.radiobus.fm/episode/interview-de-sylvie-joublot-ferre-hepl

    Comment les enfants ont perdu le droit de se déplacer
    Carte montrant le territoire pratiqué pendant l’enfance sur quatre générations à #Sheffield.
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html

    Comment les jeunes géographes ressentent-ils le monde contemporain ?
    Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s’orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d’une génération.
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/cartographie-emotions-monde-contemporain

    « Mais madame, je n’y suis jamais allé ! »
    Un #voyage_virtuel à #La_Réunion à travers la confection de #cartes_postales sensibles par des élèves de lycée professionnel. La #géographie_expérientielle ce n’est pas seulement du vécu, ce sont aussi (et surtout) des représentations (article extrait des Cahiers pédagogique, n° 559 "L’aventure de la géographie".
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Mais-madame-je-n-y-suis-jamais-alle

    Tour de la France par deux enfants (G. Bruno)
    Cet ouvrage constitue l’archétype du roman scolaire géographique. Réédité de nombreuses fois depuis sa sortie en 1877, l’ouvrage a connu un énorme succès (plus de 9 millions d’exemplaires), contribuant à façonner une image du territoire national.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684551x

    Une géographie subjective à travers les romans d’aventure pour la jeunesse
    Aurélie Gille Comte-Sponville, Modernité et archaïsme des lieux dans les romans d’enquête et d’aventure pour la jeunesse pendant les Trente Glorieuses en France, thèse soutenue en 2016. L’importance des lieux correspond à la quête d’une #utopie de l’enfance éternelle, qui figerait non seulement les héros dans la perfection de leur âge, mais aussi les lieux, dans une forme d’uchronie idéalisée.
    http://www.theses.fr/2016ARTO0008

    Le #Londres des romans de #John_Le_Carré
    #Mike_Hall a été chargé de dessiner pour l’éditeur Penguin Books la carte des personnages, des lieux et des scènes de romans d’espionnage de John Le Carré.
    http://thisismikehall.com/smileyslondon

    La carte de la classe de khâgne
    Cartographie subjective de la classe khâgne par Gus (@ecsolius) : quand un khagneux dresse la carte symbolique d’une année en prépa littéraire
    http://twitter.com/ecsolius/status/1292071140047937536

    La carte des mathématiques
    La carte du "#Mathematistan" représente les rapports ambigus que l’on peut avoir les #mathématiques. Une région souvent inaccessible ?
    http://www.reddit.com/r/math/comments/2av79v/map_of_mathematistan_source_in_comments

    Cartographie de son appartement
    Géographie de mon appartement vu par Thibaut Sardier.
    http://twitter.com/tsardier/status/1326832393655816192

    Cartographie imaginaire du nourrisson
    @LittleBigData suit, en infographies et sur les réseaux sociaux, les tourments et les joies de #jeunes_parents (voir cette présentation). Le résultat est un cartographie imaginaire des premiers mois de la vie d’un enfant. Avec une magnifique carte de la première année extraite de l’ouvrage Le Bébégraphe publié par Claire Dealberto et Jules Grandin aux éditions Les Arènes en 2021.
    http://twitter.com/LittleBigData_/status/1263721598076555265

    Carte des #lieux_communs
    De "l’usine à gaz" au "terrain d’entente", @LaMineComics passe en revue tous nos lieux communs inspirés de métaphores géographiques.
    http://twitter.com/LaMineComics/status/1097068721846321152

    https://cartonumerique.blogspot.com/p/cartes-sensibles.html

    #cartographie_sensible #bibliographie #ressources_pédagogiques

    ping @visionscarto @odilon @reka

  • Covid-19 : nouveau confinement en Martinique
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/16/covid-19-la-martinique-a-nouveau-confinee_6077012_3244.html

    Les annonces outre-mer ne se ressemblent pas : la Polynésie française va rouvrir ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai, mais ne recevra pas de touristes français, tandis que la Martinique va se reconfiner et que la Guyane a renforcé son couvre-feu.Jeudi, Emmanuel Macron a évoqué le calendrier du progressif déconfinement en métropole, lors d’une visioconférence avec plusieurs maires. Il a donné pour horizon « vers la mi-mai », sans plus de précisions. L’hypothèse d’une différenciation territoriale en fonction de la situation sanitaire est aussi étudiée par le gouvernement.
    En Martinique, le préfet, Stanislas Cazelles, a annoncé jeudi 15 avril dans la soirée, lors d’une conférence de presse, que l’île était de nouveau confinée, le nombre de patients Covid-19 n’ayant pas cessé d’augmenter ces dernières semaines.Ce troisième confinement intervient après une première mesure de couvre-feu décrétée fin mars. Le préfet a invoqué la nécessité de « réduire les contacts » pour espérer freiner la propagation du virus, « surtout [celle du] variant anglais, qui est de plus en plus présent et qui fait des ravages ».En Guyane, devant l’intensification de la circulation du virus, la préfecture a renforcé les mesures de couvre-feu dans huit communes, dont Cayenne. Il y sera étendu de samedi 19 heures à lundi 5 heures. « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84 % des prélèvements positifs en Guyane », souligne un communiqué.
    La Polynésie française n’est pas confinée mais le couvre-feu y est maintenu de 22 heures à 4 heures. La collectivité rouvrira ses frontières aux visiteurs américains à partir du 1er mai. « Nous avons fait le choix de n’ouvrir à ce stade qu’aux voyageurs en provenance des Etats-Unis et y ayant séjourné plus d’un mois, principalement car la vaccination est désormais ouverte à tous et 3 millions de doses sont administrées chaque jour aux Etats-Unis », a expliqué jeudi le haut-commissaire de la République, Dominique Sorain.
    Les touristes américains devront présenter un résultat négatif de test RT-PCR trois jours avant leur vol, subiront un test antigénique à leur arrivée puis un nouveau test quatre jours après. Chaque visiteur devra aussi présenter une preuve de vaccination ou une sérologie démontrant qu’il dispose d’anticorps. Les passagers non vaccinés et sans preuve sérologique pourront venir en Polynésie mais seront placés dix jours en quarantaine et subiront un quatrième test huit jours après leur arrivée. Ce protocole sanitaire vise à empêcher l’introduction de variants. Vingt cas ont été détectés en Polynésie, tous contrôlés grâce aux tests et à la quarantaine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#outremer#polynesie#martinique#guyane#variant#sante#circulation#frontiere#confinement#test

  • Covid-19 : l’Inde débordée par la deuxième vague
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/12/covid-19-l-inde-debordee-par-la-deuxieme-vague_6076501_3244.html

    Covid-19 : l’Inde débordée par la deuxième vague

    Le pays a enregistré dimanche près de 170 000 cas supplémentaires de Covid-19. Sous la menace de reconfinements locaux, les travailleurs migrants fuient à nouveau les villes.
    Bombay a retrouvé ses allures de ville morte samedi 10 et dimanche 11 avril. Une vision surréaliste pour la capitale commerciale de l’Inde, 21 millions d’habitants, qui paraissait avoir tourné la page du Covid-19 en février, avec une circulation automobile redevenue quasi normale et des bidonvilles aussi grouillants que d’ordinaire.Face aux ravages de la deuxième vague épidémique, au moment où ils se résignaient à leur premier week-end de reconfinement total, les habitants de la mégapole ont appris que leur enfermement allait en réalité durer jusqu’à fin avril.
    Après avoir longtemps tergiversé, la coalition réunissant le Shiv Sena (extrême droite) et deux partis de gauche à la tête de la région, l’Etat du Maharashtra (123 millions d’habitants), a fini par se résoudre à la solution la plus radicale. Le système de santé est complètement débordé. Les hôpitaux refusent des patients, en l’absence de respirateurs artificiels et de lits disponibles en réanimation. Plus de 63 000 contaminations sont actuellement dépistées quotidiennement au Maharashtra, soit environ 40 % des nouveaux cas de Covid-19 repérés chaque jour en Inde, dont 10 000 rien qu’à Bombay.
    Le confinement était d’autant plus inévitable que la ville souffre d’une pénurie de vaccins. Les deux tiers de ses cent vingt centres de vaccination ont été obligés de garder portes closes tout le week-end. Lundi matin, ils ont commencé à rouvrir lentement, l’agglomération ayant été réapprovisionnée momentanément en Covishield, le vaccin d’AstraZeneca produit dans les laboratoires du Serum Institute of India de Pune, à trois heures de route de là.
    La recrudescence de cas positifs est en train de se généraliser à l’ensemble du sous-continent. New Delhi a dépassé le record de la première vague, avec plus de 11 491 tests positifs lundi. La courbe nationale des contaminations n’est plus exponentielle, elle est quasiment verticale. Entre le 1er et le 11 avril, le nombre de nouveaux cas quotidiens est passé de 72 000 à près de 170 000. Mardi 13 avril, le bilan cumulé de l’épidémie s’établissait à 13,6 millions de cas détectés (l’Inde passe ainsi devant le Brésil) et à 172 289 morts.L’effet boomerang est violent pour Narendra Modi. Le premier ministre nationaliste s’était aventuré à dire au creux de l’hiver qu’il avait sauvé l’Inde du désastre, que le pays était un exemple pour le monde. Le sous-continent enregistrait alors à peine plus de 9 000 cas quotidiens. Son message a été délétère, les Indiens ont baissé la garde, tombé le masque et oublié l’impératif de distanciation sociale. Le voilà maintenant conduisant, en vidéo, réunion de crise sur réunion de crise, avec les exécutifs de tous les Etats et territoires de l’union indienne.
    La gestion de la situation sanitaire n’a jamais été aussi erratique. Le Maharashtra et ses voisins, le Chhattisgarh et le Madhya Pradesh, ont opté pour le reconfinement, le territoire de Delhi, le Pendjab, l’Uttar Pradesh et le Karnataka pour un couvre-feu nocturne et des restrictions de toutes sortes. Désormais, dans la capitale, les bus, les cinémas, les théâtres devront réduire de 50 % leur capacité d’accueil. Les quelques écoles qui avaient rouvert ont de nouveau fermé leurs portes. Des mesures disparates, à l’efficacité douteuse et qui ajoutent à la confusion.Malgré la fulgurance de l’épidémie, le premier ministre et son fidèle lieutenant, le ministre de l’intérieur Amit Shah, sillonnent les Etats, le Bengale-Occidental notamment, où les électeurs sont appelés aux urnes pour renouveler les assemblées régionales, tenant des meetings géants devant des milliers de militants agglutinés sans masque.
    Les autorités laissent par ailleurs se tenir le pèlerinage de la Kumbh Mela, qui a démarré en janvier. Des millions d’hindous prévoyaient de s’immerger dans le Gange à Haridwar, au pied de l’Himalaya, lundi 12 et mercredi 14 avril.Dans l’opposition, les voix s’élèvent pour conspuer la gestion de l’épidémie par le gouvernement. Les Etats fédérés dirigés par l’opposition, onze sur vingt-huit, accusent le Parti nationaliste hindou (BJP) au pouvoir au niveau fédéral de distribuer les vaccins en priorité dans les régions qui lui sont favorables, ce que le ministre de la santé, Harsh Vardhan, dément formellement. Le chef de l’opposition, Rahul Gandhi, a écrit à M. Modi pour demander un moratoire sur les exportations, sous-entendant que le premier ministre s’est fait de la « publicité » au détriment des Indiens, en distribuant des millions de vaccins aux pays voisins. Les envois à l’étranger se sont taris depuis la fin mars mais en trois mois, l’Inde a tout de même exporté 64,5 millions de doses d’AstraZeneca.(...)
    Le scientifique met aussi en garde contre la sous-évaluation du nombre de décès. « Toutes les preuves systématiques que nous avons recueillies, basées sur des millions de recherches de contacts, montrent que les taux de létalité en Inde ne sont pas différents de ceux des autres pays. Tous ces mythes sur l’exception indienne laissent penser que l’épidémie est moins grave qu’aux Etats-Unis alors qu’ils sont tout simplement faux. » La seule différence tient à la jeunesse de la population. Signe de la gravité de la situation : l’Inde a approuvé, lundi 12 avril, l’utilisation du vaccin russe Spoutnik V, en plus des deux vaccins produits sur son sol, l’AstraZeneca de l’université d’Oxford et le Covaxin de la société Bharat Biotech. L’annonce a été faite par le Fonds russe d’investissement direct, quelques heures après qu’un groupe d’experts indiens s’est prononcé pour son utilisation. La veille, le gouvernement indien avait interdit, en urgence, l’exportation de l’antiviral Remdesivir, utilisé pour traiter les patients atteints du Covid 19, malgré son efficacité contestée. Le ministère de la santé a indiqué que la hausse des infections a entraîné un « bond soudain de la demande » de ce produit.
    C’est dans ce contexte extrêmement anxiogène que l’Inde revit un autre cauchemar : celui des migrants pris au piège des restrictions de déplacement et du blocage de l’activité économique. Ces derniers jours, à Bombay comme à Delhi, la main-d’œuvre peu ou pas qualifiée a recommencé à fuir vers ses campagnes d’origine par bus et par train.
    L’an dernier, entre mars et juin 2020, lorsqu’un confinement national brutal avait été imposé au pays, au moins 2,6 millions de travailleurs migrants s’étaient retrouvés à la rue, selon l’Organisation internationale du travail. Un million d’entre eux avaient dû rejoindre leur village à pied ou à vélo, parcourant parfois plus d’un millier de kilomètres sous une chaleur accablante. Mais d’après les calculs du ministère de la formation professionnelle publiés en février 2021, ce sont en fait 6,7 millions de gens qui auraient été alors forcés à l’exode.Le centre de recherches américain Pew Research évalue à 75 millions le nombre d’Indiens ayant plongé en 2020 sous le seuil de pauvreté, avec au mieux 2 dollars (1,68 euro) par jour pour vivre.
    A la gare routière Anand Vihar de Delhi, samedi, des hommes et des femmes chargés de sacs lourds et de bidons attendaient des bus ou des trains. « Je rentre dans le Madhya Pradesh pour essayer de gagner de l’argent avec la saison des mariages », explique un père de famille ouvrier du bâtiment dans la capitale. Hoshiyar, 32 ans, était employé dans un restaurant à Bombay. Il a quitté la ville avant le confinement, rejoint Delhi en train pour attraper un bus pour l’Uttarakhand, où il a laissé sa femme et sa fille. Le futur proche s’annonce difficile, car il a travaillé à peine quelques mois depuis le confinement du printemps 2020.

    #Covid-19#migrant#migration#inde#travailleurmigrant#sante#confinement#deplacementinterne#retour##restrictionsanitaire#vaccination

  • Migrants left stranded and without assistance by COVID-19 lockdowns | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/04/1089302

    Migrants left stranded and without assistance by COVID-19 lockdowns
    Travel restrictions during the COVID pandemic have been particularly hard on refugees and migrants who move out of necessity, stranding millions from home, the UN migration agency, IOM, said on Thursday. According to the International Organization for Migration (IOM), the first year of the pandemic saw more than 111,000 travel restrictions and border closures around the world at their peak in December. These measures “have thwarted many people’s ability to pursue migration as a tool to escape conflict, economic collapse, environmental disaster and other crises”, IOM maintained. In mid-July, nearly three million people were stranded, sometimes without access to consular assistance, nor the means to meet their basic needs.
    In Panama, the UN agency said that thousands were cut off in the jungle while attempting to travel north to the United States; in Lebanon, migrant workers were affected significantly by the August 2020 explosion in Beirut and the subsequent surge of COVID-19 cases.
    Border closures also prevented displaced people from seeking refuge, IOM maintained, but not business travellers, who “have continued to move fairly freely”, including through agreed ‘green lanes’, such as the one between Singapore and Malaysia. By contrast, those who moved out of necessity - such as migrant workers and refugees – have had to absorb expensive quarantine and self-isolation costs, IOM said, noting that in the first half of 2020, asylum applications fell by one-third, compared to the same period a year earlier. As the COVID crisis continues, this distinction between those who can move and those who cannot, will likely become even more pronounced, IOM said, “between those with the resources and opportunities to move freely, and those whose movement is severely restricted by COVID-19-related or pre-existing travel and visa restrictions and limited resources”. This inequality is even more likely if travel is allowed for anyone who has been vaccinated or tested negative for COVID-19, or for those with access to digital health records – an impossibility for many migrants.
    Frontier lockdowns also reduced options for those living in overcrowded camps with high coronavirus infection rates in Bangladesh and Greece, IOM’s report indicated. In South America, meanwhile, many displaced Venezuelans in Colombia, Peru, Chile, Ecuador and Brazil, lost their livelihoods and some have sought to return home – including by enlisting the services of smugglers

    #Covid-19#migrant#migration#sante#IOM#pandemie#restrictionsanitaire#confinement#circulation#frontiere

  • Les vaccins protègent aussi ceux qui ne les reçoivent pas Nathan Jeffay - 5 avril 2021 - Time of israel
    https://fr.timesofisrael.com/les-vaccins-protegent-aussi-ceux-qui-ne-les-recoivent-pas-etude-en

    Comme les médecins l’espéraient, les injections aident non seulement les personnes vaccinées, mais fournissent aussi une "protection croisée" au reste de la population.

    Les espoirs d’obtenir une immunité collective contre la COVID-19 ont reçu un coup de pouce majeur lundi, après qu’une nouvelle étude israélienne a montré que les personnes vaccinées protégeaient aussi ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas se faire vacciner.

    L’étude, qui n’a pas encore été examinée par des pairs, a révélé que l’effet est si frappant, qu’avec chaque augmentation de 20 points des taux de vaccination des adultes dans une population donnée, le risque que les enfants y reçoivent un résultat de test positif est diminué de moitié.


    Des personnels médicaux et des malades, portant des masques, brandissent des drapeaux israéliens alors que les forces aériennes font une démonstration de vol acrobatique au dessus de l’hôpital Hillel Yaffe à Hadera, dans le nord d’Israël, le 29 avril 2020. (Crédit ;Ariel Schalit/AP)

    Les taux d’infection en Israël ont considérablement baissé ces dernières semaines. Cela n’est pas surprenant, car il a été abondamment démontré qu’une personne qui prend le vaccin Pfizer-BioNTech, administré à ce jour à plus de la moitié de la population israélienne, est très peu susceptible de tomber malade de la COVID-19.

    Mais la recherche est limitée lorsqu’il s’agit de savoir si les vaccins réduisent le risque de transmission du virus.

    Les scientifiques ont remarqué le fait que les personnes qui ont attrapé la COVID-19 après une seule injection ont une charge virale plus faible et semblent donc moins susceptibles de transmettre le virus. Mais il n’est pas encore tout à fait clair comment ce fait se traduit dans la vie réelle : les personnes non vaccinées sont-elles réellement plus à l’abri du virus lorsque leur entourage est vacciné ?

    Il s’agit d’une question importante étant donné le fait que si des vaccins sont en passe d’être approuvés prochainement pour les enfants âgés de 12 ans et plus, les moins de 12 ans ne seront pas vaccinés dans un futur proche, et environ un million d’Israéliens adultes n’ont pas été vaccinés. Le personnel des organisations médicales ne pense convaincre qu’environ la moitié d’entre eux.

    La nouvelle recherche répond par un « oui » retentissant à la question de savoir si les personnes vaccinées protègent leur entourage. Elle a examiné les données médicales provenant d’enfants – qui ne peuvent pas encore recevoir de vaccins – dans quelque 223 communautés israéliennes et a constaté que, plus la vaccination est répandue parmi les adultes de l’entourage, moins les enfants sont susceptibles d’être testés positifs.

    « Ces résultats fournissent des preuves fondées sur l’observation que la vaccination protège non seulement les vaccinés individuels, mais fournit également une protection croisée aux personnes non vaccinées de la communauté », ont écrit les chercheurs de l’Institut technologique Technion-Israel et des services de santé Maccabi.

    Les enfants ont fourni l’échantillon d’étude idéal, car ils ne sont pas vaccinés – à de très rares exceptions. Mais la question clé à laquelle ils permettent de répondre concerne les adultes. Ceux qui ne sont pas vaccinés parce qu’ils refusent ou ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales sont-ils protégés par la vaccination d’autrui ?

    Si la réponse est oui, comme le suggère la recherche, cela indique qu’en dépit de toute l’incertitude quant au pourcentage de vaccination dont une société a besoin pour obtenir l’immunité collective, Israël va fermement dans cette direction. Et d’autres populations qui vaccinent largement le seront aussi.

    La recherche, qui a été publiée en ligne, a comparé le taux de vaccination chez les adultes sur des intervalles de trois semaines, par rapport aux données de test COVID d’enfants de l’entourage 35 jours plus tard. Ils ont trouvé une corrélation claire entre l’ampleur de la vaccination des adultes et l’ampleur de la baisse de résultats positifs chez les tests des enfants.

    « Nous constatons que des taux de vaccination plus élevés sont associés à un taux d’infection plus faible plus tard chez le groupe non vacciné », ont déclaré les chercheurs, dirigés par Tal Patalon de Maccabi et le professeur Roy Kishony du Technion.

    Pendant plusieurs semaines, les médecins se sont montrés prudents lorsqu’il s’agissait de discuter d’immunité collective, en raison du peu de données soutenant l’idée que les vaccins empêchent la transmission, et du sentiment qu’Israël s’approche d’un maximum en termes de taux de vaccination, car la plupart des adultes ont reçu des vaccins mais les enfants ne le peuvent pas.

    A présent, avec la publication de cette étude et le début des préparatifs pour vacciner les enfants de 12 à 15 ans – après que Pfizer a trouvé ses vaccins très efficaces concernant ce groupe d’âge – l’immunité collective est une fois de plus fermement à l’ordre du jour.

    #covid-19 #immunité #coronavirus #sars-cov-2 #immunité_collective #vaccin #vaccination #confinement #vaccins #immunité_de_groupe #santé #pandémie #sars-cov2

  • Idée : Pour rester ouverte, la galerie Nardone se transforme en épicerie fine

    Pour continuer à accueillir des clients sans rendez-vous, la galerie Nardone, à Ixelles, s’est transformée en épicerie fine.

    https://www.youtube.com/watch?v=z1eQPRUwWOQ

    À deux pas de l’Abbaye de la Cambre, une nouvelle épicerie fine a ouvert ses portes… Et ces portes, ce sont celles de la galerie Nardone, qui est implantée dans la rue Saint-Georges depuis 2015.

    Sa galerie d’art étant considérée comme commerce non-essentiel, ne pouvant donc accueillir de clients que sur rendez-vous, le galeriste Antonio Nardone a décidé de s’inspirer du commerce de ses grands-parents, et de transformer temporairement son espace en épicerie fine.

    “J’ai changé mes statuts au Moniteur belge, j’ai activé mon code NAS à la banque carrefour des entreprises, et très officiellement, depuis une semaine, je suis une épicerie fine. À ce titre-là, je peux ouvrir sans rendez-vous, et je suis devenu magasin essentiel. Mais je n’enlève pas la ‘déco’, qui est en fait l’art“ , nous explique Antonio Nardone.

    Une manière, pour lui, d’exprimer que l’art est essentiel.

    https://bx1.be/categories/news/ixelles-pour-rester-ouverte-la-galerie-nardone-se-transforme-en-epicerie-fine/?theme=classic

    #art #peinture #culture #dessin #sculpture #gravures #galeries #culture #exposer #exposition à faire en #France #covid-19 #coronavirus #confinement #etat_de_siege

  • Chasse aux œufs en confinement
    http://romy.tetue.net/chasse-aux-oeufs-en-confinement

    Comment partager une chasse aux œufs de Pâques en famille malgré la distance imposée par le confinement ? […] Ras-le-bol des visioconférences qui vissent le cul au canapé… Puisque nous avons encore le droit de sortir, sortons ! Nous avons donc décidé d’organiser une chasse aux œufs interrégionale à distance. Sous forme de safari photo.

    #Habiter #jeux #Paques #ChasseAuxOeufs #confinement

  • Macron roi

    Alors que le #Parlement est en ce jour transformé en une chambre d’enregistrement des désirs du Roi, il importe de revenir sur le bilan d’une année de gouvernement-covid. Est-ce la pandémie qui est hors de contrôle, ou bien notre président ? Les deux certainement.

    « Le président a acquis une vraie #expertise sur les sujets sanitaires. Ce n’est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. » #Jean-Michel_Blanquer, Le Monde, le 30 mars 2021

    « Ce n’est pas Macron qui manque d’#humilité, c’est l’humilité qui n’est pas à la hauteur », #EmmanuelMacronFacts

    « Père Ubu – Allons, messieurs, prenons nos dispositions pour la bataille. Nous allons rester sur la colline et ne commettrons point la sottise de descendre en bas. Je me tiendrai au milieu comme une citadelle vivante et vous autres graviterez autour de moi » Alfred Jarry, Ubu roi, Acte IV, scène 3

    Je serai bref. On écrit bien trop sur Macron. Les trois épigraphes ci-dessus disent à peu près tout. Il faudrait juste ajouter que dans certaines versions de la mythologie grecque Hybris est l’un des enfants de la Nuit et d’Érèbe, une divinité des Enfers. L’#hybris désigne la #démesure, l’#excès_de_pouvoir et le vertige auquel il conduit. La Vème République est une détestable machine à produire de l’hybris. Des présidents hors de contrôle.

    En ce 31 mars 2021, Macron roi préside un #Conseil_de_défense_sanitaire où ne siège autour de lui qu’une petite grappe de ministres choisis par ses soins. Conseil opaque, soumis au secret et échappant à tout #contrôle_législatif . Le soir du même jour, il annonce ses décisions à ses sujets, au nom d’un « nous », dont on ne saura jamais s’il est de majesté ou s’il renvoie aux choix collectifs et débattus d’un #exécutif. Ce « je-nous » annonce donc le #reconfinement de toute la métropole, avec la fermeture des écoles. Je propose de déduire de ces décisions les trois #échecs de Macron, qui correspondent à trois #fautes, lesquelles sont directement en rapport avec la démesure qui caractérise le personnage, #démesure encouragée par la fonction et notre #constitution épuisée. Quand faire le #bilan d’une politique se résume, de facto, à la caractérologie de son Auteur, on se dit qu’il est grand temps de changer de République et d’en finir avec le #présidentialisme.

    Le premier échec de Macron roi, c’est le reconfinement de toute la métropole avec ses conséquences en termes de #santé_mentale, de #précarisation accrue pour les plus pauvres et les classes moyennes, et d’aggravation de la #crise_économique. L’engagement pris à de multiples reprises de ne pas reconfiner nationalement n’a jamais été accompagné de la politique qu’un tel choix exigeait. Macron a mis tout le pays dans une #impasse. Le reconfinement est la conséquence directe de ce choix. La décision de laisser filer l’#épidémie fin janvier, - dans un contexte de diffusion des variants, avec l’exemple anglais sous les yeux, et contre l’avis de toute la #communauté_scientifique -, a été, littéralement, criminelle. Macron était parfaitement informé de la flambée qui aurait lieu mi-mars. Nous y sommes.

    Le second échec de Macron roi, distrait et appuyé par son fou préféré dans son obstination à ne #rien_faire pour sécuriser sérieusement l’#Éducation_nationale, aura été la #fermeture contrainte des #écoles et le prolongement du semi-confinement des étudiant.es, qu’il convient de ne pas oublier : les dégâts sont pour elle et eux sans fin, que certain.es aident à réparer : https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten. En plus des scandales des #masques, des #tests et des #vaccins, Macron et son gouvernement sont en effet directement comptables d’une #inaction incompréhensible. Monté sur son « cheval à phynances », Macron roi a certes arrosé les entreprises de centaines de milliards, mais n’en a dépensé aucun pour l’#Hôpital, l’École, l’#Université, la #Recherche et plus généralement la #sécurisation_sanitaire des #lieux_publics, parmi lesquels tous les lieux de #culture.

    Or, depuis bientôt un an, des chercheurs font la démonstration que des solutions existent (voir ici : https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/120121/rendre-l-universite-aux-etudiants-sans-attendre-les-decideurs ) et que la stratégie « #Zéro_Covid » est certainement la plus efficace et la plus propre à protéger des vies : voir par exemple les propositions concrètes de Rogue-ESR (https://rogueesr.fr/zero-covid). Pourquoi donc « une intelligence comme la sienne » ne parvient-elle pas à s’élever jusqu’à la compréhension que la #détection de la saturation en #CO2 d’un lieu fermé et l’utilisation de #filtres_Hepa sont des dispositifs techniques simples, efficaces et susceptibles de limiter la propagation du #virus ? Même des esprits infiniment plus bornés que le sien – Wauquiez par exemple (https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/covid-l-efficacite-des-purificateurs-d-air-contre-le-sa), qui dégage 10 millions pour des #purificateurs_d’air dans les écoles et lycées - ont parfaitement saisi au bout de 6 mois ce que Macron-Roi mettra deux ans à reconnaitre.

    Le troisième échec de Macron roi, le plus terrible, est le nombre de #morts, de vies brisées, de souffrances psychiques et physiques que des années de soins peineront à soulager. Bientôt 100 000 morts. Des légions de "covid longs", des enfants, des adolescents et des étudiants habités par l’angoisse de contaminer leur parents … Question : combien de milliers de vies auraient pu être épargnées, non pas seulement par des décisions énergiques fin janvier 2021, mais par un véritable #plan_d’action visant à apporter une sécurité sanitaire digne de ce nom, à toute la population ? Pourquoi 3000 #lits de #réanimation supplémentaires seulement maintenant et pas à l’été 2020, avant la seconde vague ? Pourquoi Zéro mesure technique et financière pour les #universités quand des étudiants se suicident ? Pourquoi Zéro vaccin pour protéger les enseignants ? Pourquoi faire si peu de cas de « La valeur d’une vie » (https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/260121/la-valeur-d-une-vie) ?

    L’analyse des causes de ces #échecs montre que ce ne sont pas des #erreurs, mais des #fautes politiques. Tout d’abord une gestion présidentialiste et autocratique de la #crise_sanitaire, couplée avec un virage idéologique vers l’extrême droite. Ensuite le refus de toute #politique_d’anticipation, qui est à concevoir comme une conséquence du « #en-même-temps » : le #laisser_faire néolibéral du macronisme se conjugue avec un retrait massif de l’#Etat et un affaiblissement de la #Fonction_publique. Enfin la #gestion_sanitaire de Macron roi a pris lors de cette épidémie la forme d’un #pari : s’accoutumer au virus, #vivre_avec, le laisser filer permettra peut-être d’éviter un #confinement. Le pari au lieu de la #raison et de la #délibération, le jeu avec la science, le rêve de devenir un savant, l’adulation de Raoult, Macron roi devenu « l’expert », l’épidémiologiste en chambre. La limite de cette folie est éthique : un #pouvoir, quel qu’il soit, ne peut pas parier des vies comme dans une partie de poker.

    A ces trois fautes correspondent trois marqueurs de l’identité politique de Macron roi : l’#opportunisme, le #jeu et le #cynisme. Macron est certainement le président le plus dangereux que nous ayons eu depuis Pétain. Il est le président qui aura consenti à la mort de dizaines de milliers de citoyen.ne.s, qui aura fait le lit de l’#extrême_droite et aura remplacé la politique par un jeu de roulette russe. Président hors de contrôle, il est devenu à lui seul le haut comité médical qu’il a institué. Il est devenu à lui seul tout le Parlement. Il est devenu sa propre caricature. Le Roi et le fou du Roi. Seul en son Palais, "divertissant son incurable ennui en faisant des paris avec la vie de ses sujets"*.

    Pascal Maillard

    Père Ubu s’interrogeait ainsi : « Le mauvais droit ne vaut-il pas le bon ? ». Il parait que sous la plume de Jarry cette question rhétorique renvoyait au cynisme politique de Bismarck.

    * L’expression est de l’écrivain Yves Charnet, dans un livre à paraître.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/010421/macron-roi

    #macronisme #Macron #France #covid #coronavirus #Blanquer

  • Lille ce 27 Mars 2021. On a suivi HK et les Saltimbanques à Lille.
    On a pas vu grand chose de tout cela sur les sites web de France 3 et La voix du nord.
    La partialité du journalisme officiel est de plus en plus patente.
    En se rangeant constamment et à l’unisson derrière le discours gouvernemental et policier, il joue une partition très dangereuse, consciemment ou non. Ça ne doit pas s’enseigner dans les écoles supérieures de journalisme, les ESJ.

    Idem en Belgique, où par exemple, A propos du rassemblement au Bois de la Cambre du 1/04/201 la RTBF affirme que la police déploie des pompes à eau, les autres médias : Des canons à eau.

    « Les jeunes paient le plus lourd tribut à la crise alors qu’ils représentent la population la moins touchée dans sa santé. Mais on ne les écoute pas. »

    https://www.youtube.com/watch?v=VML96Wdf41g

    #Lille #HK #ESJ #information #chanson #la_voix_du_nord #france3 #RTBF #covid-19 #confinement #stigmatisation

  • Méprisant avec la population, à genoux devant le Big pharma !

    Editorial des bulletins d’entreprise LO du 29 mars 2021 https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/meprisant-avec-la-population-genoux-devant-le-big-pharma-156390.html

    Avec plus de 45 000 nouveaux cas quotidiens, des #hôpitaux forcés de déprogrammer des opérations, ce qui est déjà une forme de tri des patients, l’épidémie flambe à nouveau. Mais cette fois, il n’y a pas de surprise, puisque cette #troisième_vague avait été annoncée par les prévisionnistes. La responsabilité immédiate de cette nouvelle catastrophe incombe au gouvernement #Macron.

    Sans avoir augmenté les places en réanimation et embauché le personnel nécessaire et sans même être capable de vacciner en masse, Macron s’est enorgueilli de ne pas reconfiner et de garder les écoles ouvertes. Il prétendait avoir trouvé un chemin qu’aucun autre gouvernement n’avait vu : il nous a menés au fond de l’impasse !

    Mais, pour Macron, il n’y a pas d’erreur, « aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d’échec ». Et quand les enseignants ont envoyé des SOS parce que le nombre de cas explosait dans leurs établissements, #Blanquer, le ministre de l’Éducation, expliquait que « l’école c’est la santé ». Autrement dit, « circulez, il n’y a rien à voir » !

    C’est exactement ce qui se passe dans nombre d’entreprises où le patron fait semblant de ne pas voir les clusters. Car Macron, avec son côté hautain, est à l’image de toute la classe dominante. Il ne fait que refléter le fonctionnement hiérarchique d’une société basée sur la domination sociale.

    Il y a, en haut, ceux qui savent – les chefs, les dirigeants, les ministres – et en bas ceux qui doivent obéir – les travailleurs, la population. En haut, ceux qui décident des restrictions, des contraintes et des sanctions… pour ceux d’en bas ! Et les initiatives de la base n’ont pas lieu d’être : il faut se soumettre aux ordres même quand ils sont stupides et que les dirigeants mentent de façon éhontée.

    Le mépris social imprègne toute la société. C’est logiquement qu’il marque la gestion sanitaire. Il frappe les soignants qui se sont vu refuser toute embauche et réelle augmentation de salaire. Il frappe les premiers de corvée, les auxiliaires de vie, les employés de grande surface, juste bons à trimer au péril de leur santé, pour des bas salaires. Il frappe les commerçants forcés de refermer leurs portes en dépit de tout bon sens. Il frappe le personnel de l’Éducation à qui le ministre n’a de cesse de faire la leçon, et même les épidémiologistes qui, aux dires de Macron, se seraient souvent trompés !

    Mais, comme tous les gouvernants avant lui, Macron rampe devant ceux qui détiennent le vrai pouvoir, les capitalistes. C’est ce qui le rend impuissant à freiner l’épidémie et à vacciner massivement.

    Les #vaccins sont le nerf de la guerre, tout le monde le sait et… tout le monde attend. Imagine-t-on une guerre menée sans que l’État se charge de l’armement et en contrôle la production ? Imagine-t-on des officiers préparant des plans d’attaque sans savoir quand et combien d’avions, de canons et de munitions seront à leur disposition ? Eh bien, c’est ce qui se passe dans leur prétendue guerre contre le virus : les vaccins arriveront selon le bon vouloir du Big pharma !

    Mais l’intérêt des multinationales de la pharmacie n’a rien à voir avec l’intérêt général. #Pfizer, #AstraZeneca ou #Moderna ont intérêt à garder le monopole des brevets et l’exclusivité de la production, même quand ils n’arrivent pas à honorer leurs contrats. Ils ont intérêt à fournir au plus offrant pour encaisser le maximum de profits. En leur laissant le monopole, les gouvernements se résignent à la #pénurie et à la désorganisation.

    Et c’est sans parler du pillage des finances publiques ! Car les vaccins comme les millions de tests réalisés ont un coût. Un simple test salivaire coûte 60 €, un #test_antigénique 32 €. Tout cela, ajouté aux vaccins, va donner une facture salée !

    Tous les gouvernements savent réquisitionner. Dans cette crise, ils ont d’ailleurs réquisitionné des infirmières ou des étudiants en médecine. Il leur arrive même d’exproprier des petits propriétaires quand ils ont besoin de leur terrain. Mais, dès qu’il s’agit de toucher à un cheveu du grand capital et de remettre en cause les sacro-saintes lois du profit et du capitalisme, il n’y a plus personne.

    Alors, maintenant, les États en sont à se voler des doses, quitte à déclencher, comme le dit Macron, une « guerre mondiale d’un nouveau genre ». On est loin du cinéma sur la coopération et solidarité internationale, mais c’est ça la réalité du capitalisme : la concurrence et la guerre pour qu’une minorité s’enrichisse au détriment de l’intérêt collectif.

    Les bourgeois et leurs serviteurs politiques ont intérêt à ce que ce système perdure. Pour les travailleurs, pour l’ensemble de la société, c’est tout le contraire !

    #confinement #covid_19 #cynisme #capitalisme #propriété_privée #brevet #vaccination #réquisition

  • Bon bah ... puisque le PR Machin n’en n’a pas tenu compte ce soir, je vous rapatrie un super (encore) tweet-fil-conseils du Pr Logos, parce que nous sachons que c’était possible...
    source : https://twitter.com/Pr_Logos/status/1377141926026047496

    1/ Ca tape tellement sur le ciboulot, cette épidémie, que j’ai rêvé d’un allocution d’Epidemiolok 1er. Mais son melon avait disparu.

    Il commençait par présenter ses excuses et ses condoléances pour les 100 000 morts en ayant conscience de ses choix désastreux.

    2/ Puis il annonçait un investissement de 3 milliards €, pour partie en salaires, pour partie en matériel, pour s’engager dans une stratégie Zéro-Covid définitive. Et il égrenait, sans zozoter, une liste des choses mises en place en donnant à chaque fois un argument rationnel.

    3/ Bizarrement, il commençait par la mise à disposition d’une appli à QR code pour éviter les files statiques devant les commerçants : on arrive, on s’inscrit pour la file délocalisée et on va faire un tour au soleil. Le téléphone prévient de l’état de la file.
    Du Cédric O.

    4/ Ensuite il expliquait en termes simples ce que signifie une transmission par voie d’aérosols, le rôle primordial de la ventilation, les effets de sillage, même en extérieur, et comment monitorer le CO2 et en faire l’affiche dans les espaces publics.

    5/ Il trouvait un accent de vérité jusqu’ici inconnu et annonçait la réquisition par l’état d’une chaîne de fabrication de capteurs de CO2 NDIR par absorption infrarouge à 23€ de coût de revient, pour en produire 1000/jour. Il mobilisait des étudiants rémunérés pour les déployer

    6/ Il annonçait qu’il avait enfin compris que le risque variait quadratiquement avec le niveau de filtration des masques et que des masques chirugicaux bien mis, cela divisait par 100 le risque, et annonçait la commande à une PME bretonne de 10 millions de masques FFP2 par jour.

    7/ Il pensait que d’ici la fin de la semaine, des décontaminateurs de masque à UV-C sous vapeur de peroxyde d’hydrogène, avec des petits casiers numérotés permettant de les laisser 30’ heure et de retrouver ses masques propres seraient installés dans les écoles et lieux publics.

    8/ En effet, il trouvait insupportable la charge pour la planète de masques qu’on jette et entendait pleinement profiter qu’on puisse décontaminer 4 fois les masques, par un service public.

    9/ Il faisait appel au monde de la recherche, en présentant ses excuses d’avoir cru par des lectures diagonales, sans payer le coût d’entrée dans des disciplines auxquelles il n’entend rien, suppléer à ceux dont le métier vise à dire le vrai sur le monde, et aux ingénieurs.

    10/ Il leur demandait de travailler à la sécurisation des lieux publics, à commencer par les cantines scolaires et les restaurations collectives d’entreprise, mais aussi les terrasses de café, les cinoches, les salles de concert, etc, pour ajouter ventilation/aspirateurs à Covid.

    11/ Surtout, il annonçait que quand ça irait mieux, quand on ferait printemps (il ne se refait pas) plutôt qu’être pris dans cette pluie de cendres et de morts, il faudrait éviter des résurgences en étant capables d’endiguer très rapidement toute reprise épidémique.

    12/ Il n’y allait pas de main morte, le petit père Macron : il disait clairement que l’appli « Stop Covid » était inepte dans le fait même qu’elle niait les voies de transmission épidémique et que le résultat était inutilisable, et que l’investissement de l’Etat irait au bon endroit

    13/ Il annonçait 60 000 recrutements d’épidémiologistes de terrain qui feraient un travail local d’information populaire, de détection quartier par quartier des voies de propagation épidémique, d’aide à l’isolement, de prêt de purificateurs d’air, de décontamination, de tests.

    14/ Il disait qu’il avait conscience du danger que l’on puisse se servir de ces « ilotiers » à des fins répressives et que leurs droits et devoirs, et le fait qu’ils soient tenus strictement au secret médical, serait strictement encadré.

    15/ Il donnait le coût pour la société, modeste, pour déployer cette médecine préventive qui s’adapte à la manière de vivre des citoyens, qui s’appuie sur eux, plutôt que par des injonctions paternalistes venues du sommet de l’Etat.

    16/ Enfin, il passait au long terme et analysait la part de son échec due à la désindustrialisation du pays, empêchant l’Etat de produire pour répondre aux besoins, il analysait l’échec de Sanofi et celui de l’Institut Pasteur, pour le vaccins.

    17/ Il s’engageait à changer de paradigme pour l’organisation de la recherche, après 20 ans d’erreurs, et il annon…

    Brebrebrebrebre.

    « Vous écoutez France Culture, il est 7h15 et notre invité matin est Stanislas Dehaene. Alors, faut-il fermer les écoles ? »

    18/ Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac.
    Driiiiiiiing.
    Baaaaah.

    #covid #covid19 #macron #confinement #finementcon

  • #Covid-19 : « Il n’est pas possible d’attendre 2022 pour qu’Emmanuel Macron et le gouvernement rendent des comptes », Barbara Serrano
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/29/covid-19-il-n-est-pas-possible-d-attendre-2022-pour-qu-emmanuel-macron-et-le

    Jugeant que leurs décisions ont permis à l’épidémie de s’intensifier, la sociologue Barbara Serrano appelle, dans une tribune au « Monde », les responsables politiques à justifier publiquement leurs choix par des données objectivables.

    Tribune. Il y a un an, le 17 mars 2020, la France était confinée pour faire face à la pandémie de Covid-19 devenue hors de contrôle. Fin janvier, le mot d’ordre du président de la République est désormais « Tout sauf le confinement ». Il rejette alors la proposition d’un confinement strict d’un mois défendue par le conseil scientifique.

    Seule cette mesure aurait permis de ramener la circulation du virus SARS-CoV-2 autour de 5 000 contaminations par jour – seuil fixé par Emmanuel Macron lui-même pour contrôler l’épidémie et déconfiner –, contre plus de 30 000 par jour actuellement. Elle nous aurait fait gagner du temps en reprenant la main sur le traçage des contaminations et en avançant la campagne de vaccination.

    Du fait du « pari politique » d’Emmanuel Macron, l’épidémie s’est intensifiée et, comme avaient mis en garde les modélisateurs, plusieurs régions à forte densité, telles que l’Ile-de-France et les Hauts-de-France, puis aujourd’hui le Rhône, l’Aube et la Nièvre, ont largement dépassé les seuils d’alerte de 250 cas hebdomadaires pour 100 000 habitants, seuils déjà moins stricts que ceux fixés dans les pays voisins (par exemple, 100 pour 100 000 en Allemagne).

    Dispositions aberrantes

    Dès lors, plus d’autre choix pour l’exécutif que de se diriger à reculons vers un durcissement des mesures en vigueur. Jean Castex, le premier ministre, a présenté chaque jour passé sans avoir pris des mesures contraignantes comme une victoire, le gouvernement aurait ainsi préservé la population de mesures d’exception. Mais à quel prix, humain et matériel ? Avec quels résultats sur la dynamique de l’épidémie ? Surtout lorsque les nouvelles dispositions sont soit cosmétiques (fermeture des magasins non essentiels, par exemple), soit aberrantes (reprise des activités sportives en salle pour les établissements scolaires).

    Au rythme actuel, sans mesures fortes de distanciation sociale, la vaccination ne suffira pas à faire reculer l’épidémie assez vite. Tout cela entraîne d’ores et déjà le sacrifice de milliers de vies supplémentaires, alors que la France déplore déjà plus de 90 000 morts.

    En s’émancipant du conseil scientifique et en refusant de tenir compte des alertes lancées par les épidémiologistes, le président a fait un choix qui n’a été ni justifié par des données sérieuses, ni fondé sur la comparaison éclairée des différentes options posées sur la table. Et, bien sûr, sans débat sur la place publique. Sa décision a été prise et maintenue, y compris, semble-t-il, contre l’avis de certains ministres, sans être expliquée aux Français. Cette situation ne peut plus durer. Il n’est pas possible d’attendre 2022 pour que le président de la République comme le gouvernement rendent des comptes sur leur gestion de cette crise majeure.

    Ne nous méprenons pas, cet appel n’est en rien un désir de vengeance, ni une invocation de la « carence fautive » et, plus généralement, de la responsabilité pénale des gouvernants. Alors que nous entrons dans la deuxième année de cette pandémie, il s’agit simplement de rappeler un principe fondamental de l’exercice du pouvoir dans les démocraties évoluées : les gouvernants doivent rendre compte de leurs décisions devant la représentation nationale et les citoyens. Des citoyens à qui ils sont « redevables ».

    Long déni de Jean-Michel Blanquer

    Rendre des comptes signifie justifier ses choix et ses changements de cap par des données objectivables. Le gouvernement doit expliciter ce que furent et ce que sont désormais les objectifs à atteindre (empêcher la saturation des services de réanimation ? Préserver l’économie du pays et maintenir les écoles à tout prix ? Sauver un maximum de vies ?), énoncer les moyens mis en œuvre pour atteindre ces objectifs, donner au public les éléments d’information pour comprendre les choix opérés, comme les options qui ont été écartées…

    La place de l’expertise, de la science, la question de la transparence des données sont ici fondamentales. Comment justifier que le ministère de la santé garde sous le boisseau, parfois jusqu’à un mois après les avoir reçus, les avis du conseil scientifique censés être rendus publics « sans délai » ? Comment légitimer l’absence de transparence sur l’état sanitaire des écoles et des classes (nombre de tests antigéniques pratiqués, nombre d’enfants positifs) ?

    Comment expliquer ce long déni du ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, concernant les contaminations dans ses établissements, à rebours de toutes les études épidémiologiques internationales, faisant de la France le seul pays où les enfants n’étaient pas contaminants ?

    Rendre des comptes est aux fondements de la responsabilité des gouvernants. Et c’est peut-être Olivier Beaud et un certain Jean-Michel Blanquer, à l’époque professeur de droit public à Lille, qui en parlent le mieux dans leur introduction au livre collectif La Responsabilité des gouvernants (Descartes et Cie, 1999) : « La responsabilité est le passif qui vient équilibrer l’actif de tout pouvoir. Le terme même de “responsabilité”, dans sa polysémie, indique que le phénomène du pouvoir a toujours une double dimension, proportionnelle l’une à l’autre : le droit d’agir, le devoir de rendre compte. »

    Barbara Serrano est sociologue et conseil en stratégie de concertation, maîtresse de conférences associée à Paris-Saclay, cofondatrice du collectif #Du_côté_de_la_science, ex-commissaire de la Commission nationale du débat public.

    #débat_public #santé_publique #modélisations #confinement

  • Covid-19 : malgré la quarantaine, des passagers d’un vol international à l’origine de multiples chaînes de contamination – Réalités Biomédicales
    https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2021/03/22/covid-19-malgre-la-quarantaine-des-passagers-dun-vol-international-a-lorigin

    L’histoire se déroule en Nouvelle-Zélande, pays qui pratique une stratégie d’isolement et de mise en quatorzaine à ses frontières dans le but d’éliminer le coronavirus SARS-CoV-2. Le 18 septembre 2020, un cas de Covid-19 est identifié. Le patient est un des passagers d’un vol international en provenance d’Inde.À sa descente d’avion, cet homme (G) avait pourtant été soumis à une période de 14 jours d’isolement dans un hôtel de Christchurch et avait été testé négatif à deux reprises à un test PCR, en l’occurrence trois et douze jours après son arrivée. À la fin de la quatorzaine, le 11 septembre, il prend un vol intérieur pour se rendre à Auckland. C’est là, après qu’il ait présenté des symptômes, que l’on découvre qu’il est infecté par le SARS-CoV-2. Ce passager (G) fait partie d’un groupe de 149 ressortissants néo-zélandais, ou résidents permanents, de retour au pays le 27 août 2020. Il a voyagé à bord d’un Boeing 747 de New Delhi (Inde) à Christchurch (Nouvelle-Zélande) avec escale à Nadi aux îles Fidji.
    Cet homme n’est pas le seul passager du vol international à destination de Christchurch à avoir été testé positif pour le SARS-CoV-2. Au total, huit personnes sont dans ce cas, dont trois passagers ayant voyagé de New Delhi à Nadi à seulement deux rangées les uns des autres. Nous les désignerons par les lettres A, B et C. Tous les passagers ont observé une distanciation physique dans cet avion dont le taux d’occupation avoisinait 35 %, les passagers étant régulièrement espacés dans la cabine. Le voyageur C a été testé positif le 8 septembre 2020, deux jours après avoir présenté des symptômes, soit une dizaine de jours après son arrivée en Nouvelle-Zélande. Cette chronologie laisse donc à penser qu’il a été contaminé lors du vol d’Inde vers la Nouvelle-Zélande par le passager A ou le passager B. Ces derniers ont eux-mêmes pu être contaminés avant ou durant le vol. Tous les passagers étaient tenus de porter un masque durant le vol, l’équipage respectant les mesures barrières.À leur arrivée à Christchurch, les passagers ont été débarqués par groupes de dix afin de respecter la distanciation physique dans le terminal de l’aéroport. Chacun d’eux a alors reçu un masque chirurgical. Tous les passagers ont ensuite été transférés par autobus dans l’hôtel Crowne Plaza servant de centre d’isolement et de mise en quarantaine. Chaque chambre avait une salle de bain et ne possédait pas de balcon. Lorsque le passager C est détecté positif pour le SARS-CoV-2, cela fait douze jours qu’il est confiné dans sa chambre d’hôtel. Il est alors placé dans une section à part de l’établissement. Avant cela, sa chambre était mitoyenne de celle qu’occupaient un adulte et un enfant, également passagers du vol en provenance d’Inde et donc eux aussi maintenus en quarantaine. Ces deux personnes, baptisées D (adulte) et E (enfant), qui ont été testées négatives pour le SARS-CoV-2 à deux reprises, n’ont pas présenté de symptômes lorsqu’elles étaient encore dans l’établissement hôtelier. Un test PCR effectué sur chacune d’elles après leur quarantaine est cependant revenu positif. L’adulte et l’enfant ont probablement été infectés durant leur séjour à l’hôtel, estiment les auteurs de cette enquête épidémiologique publiée le 18 mars 2021 dans la revue en ligne Emerging Infectious Diseases.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#contamination#voyageaerien#circulation#frontiere#epidemiologie#confinement#quarantaine#depistage

  • L’Ephad et ses fantômes : l’expérience de MSF en France pendant la crise sanitaire. Entretien Par Caroline Izambert
    https://mouvements.info/lephad-et-ses-fantomes-lexperience-de-msf-en-france-pendant-la-crise-sa

    Au début du printemps 2020, l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé une mission dans les Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) d’Ile-de-France, touchés de plein fouet par la pandémie de Covid-19. Après avoir réfléchi à la mise en place de soins palliatifs de nuit, l’organisation s’est finalement orientée, suite à une phase exploratoire, vers un appui en journée à des Ehpad en difficulté. Puis à partir de l’été, une fois la crise terminée, les équipes de MSF ont proposé aux personnels des établissements un accompagnement en santé mentale. Retour le 28 septembre 2020 sur cette expérience avec quatre membres de la mission, Olivia Gayraud (coordinatrice projet), Jean-Hervé Bradol (médecin, membre du CRASH-Centre de Réflexion sur l’Action et les Savoirs humanitaires attaché à MSF), Marie Thomas (psychologue) et Michaël Neuman (membre du CRASH)

    . . . . . il vaut mieux mourir confortablement dans un Ehpad que mal installé sur un brancard dans un couloir d’un service d’urgences ». Le tableau brossé par notre collègue du Samu correspondait à la saturation de certains hôpitaux en mars-avril. Nous ne parlons pas de lits de réanimation, qui la plupart du temps ne correspondent pas aux besoins des résident·es d’Ehpad, mais de simples lits de gériatrie aiguë pour une prise en charge de l’infection et, éventuellement, des soins de fin de vie. En face, dans les Ehpad, les personnels nous disaient qu’ils avaient peu de moyens pour accompagner les personnes vers la mort, qu’un lit d’Ehpad, ce n’est pas la même chose qu’un lit d’hôpital, les soins aigus y sont difficiles. Même dans les Ehpad où l’on réussit à mettre les personnes sous oxygène et sous antibiotiques – des mesures qui ont permis à certains·es résident·es de s’en sortir –, on restait loin des standards d’un lit de gériatrie à l’hôpital. C’est de ce décalage entre ce que l’on demandait aux Ehpad et ce qu’ils pouvaient faire qu’est née la mission. . . . .

    . . . . . Olivia Gayraud : Ce qui m’a frappé et m’a motivée dans cette mission, c’était l’absence criante de présence médicale dans les Ehpad. Certaines institutions n’avaient plus de médecins coordonnateurs, beaucoup étaient âgés et devaient donc se confiner, d’autres étaient tout simplement déjà tombés malades. Les médecins de ville qui suivent les résidents-es ne venaient plus. Il n’y avait plus aucune continuité de soins alors qu’il s’agit de personnes très âgées avec de lourdes pathologies chroniques. Par rapport à la situation de la nuit, c’était un véritable appel au secours. Des aides-soignant·es se retrouvaient seul·es à devoir accompagner des personnes âgées en train de mourir dans des circonstances extrêmement difficiles. J’ai trouvé cela terrible un tel manque d’accès aux soins, un tel traitement des personnes âgées et du personnel dans un pays comme la France. On a demandé aux Ehpad de devenir des unités de soins mais sans logistique, sans ressource et sans compétence. Une fois la problématique connue, nous avons constitué une équipe mobile médicale et nous sommes allés visiter les Ehpad qui avaient été identifiés et qui acceptaient de recevoir de l’aide. . . . .

    . . . . . Ce qui s’est passé au printemps était l’exacerbation d’une crise institutionnelle déjà présente depuis plusieurs années. Avec la Covid-19, le nombre de personnes touchées étaient sans commune mesure avec les épisodes précédents : parfois, dans un même établissement, on avait jusqu’à trente ou quarante personnes âgées très malades. Ensuite, le manque de personnel était criant et les protocoles impossibles à respecter. Une partie du personnel était infectée ou avait fui par peur de se contaminer. Quand vous avez deux aides-soignantes pour 90 résident·es, même les soins de conforts comme les toilettes ne peuvent être faits correctement. Enfin, ces lieux étaient devenus de véritables bombes virales. . . . .

    . . . . . Ce qui m’a marqué, c’est le décalage entre l’obsession sur les lits de réanimation au niveau national alors que sur le terrain, ce dont avaient besoin les résident·es des Ehpad, c’était de simples lits d’hospitalisation avec de l’oxygène et quelques prescriptions standardisées ou des soins palliatifs. Et puis le 28 mars, il y a eu la demande faite par Olivier Véran, ministre de la Santé de confiner les personnes non seulement dans les établissements mais dans leur chambre. . . . . .

    . . . . . écouter les vieux des Ehpad, ça n’a jamais été au programme. Malgré le plébiscite des résident·es, sous la pression des autorités sanitaires régionales, une directrice d’Ehpad a du démanteler un dispositif de visites pour les proches. Peu de gens y ont vu quelque-chose à dire, surtout parmi les mandarins, les grands professeurs de réanimation qu’on entendait toute la journée à la télévision.

    Cela est rentré en résonance avec d’autres expériences d’incarcération ou d’enfermement dans des lieux comme des prisons ou des orphelinats que nous rencontrons très régulièrement en tant qu’humanitaires, des expériences aux conséquences souvent catastrophiques. . . . .

    . . . . . Ceux et celles qui ont le plus souffert, sont ceux et celles qui avaient initialement le moins de troubles cognitifs et dont l’état s’est beaucoup aggravé pendant la crise. L’enfermement a été meurtrier sur le plan psychique comme physique. Aujourd’hui (en septembre 2020), il n’y a plus de consignes nationales, l’État s’est déchargé sur les directions en leur disant que c’était à elles de décider si le confinement se poursuivait ou pas. C’est un stress et une responsabilité énorme pour les équipes. Il y a des endroits où l’on arrive à des situations ubuesques : si le directeur ou la directrice part trois jours en week-end et bien on confine trois jours pour rouvrir ensuite…

    . . . . . L’expression « ballet de cercueils » est revenue à de nombreuses reprises. Dans les Ehpad, les plus touchés, il y a eu en 10 jours le nombre de morts qu’il y a habituellement en 18 mois, c’est normal de ne pas pouvoir l’intégrer et accepter. D’autant que la relation entre le personnel et les résidents-es n’est pas du tout la même qu’à l’hôpital. Elles – je dis elles parce que ce sont à 80% des femmes – parlent souvent de « leurs résident·es » et les appellent par leur prénom. Au départ, cela surprend mais il y a de grandes relations d’attachement dans ces lieux avec des personnes qui se voient tous les jours pendant des années et partagent les joies et les peines du quotidien. Elles évoquent les sacs mortuaires comme des sacs poubelles dans lesquels ont été mises les personnes ainsi que l’empêchement d’accompagner les personnes âgées jusqu’à la mort. . . . . .

    . . . . . es scènes extrêmement intolérables et choquantes notamment dans les Ehpad où l’oxygène a manqué. Des corps retrouvés bleus par terre, des personnes recroquevillées dans des positions fœtales (signe de douleur), des choses difficiles à entendre même pour nous. Les réminiscences sont également auditives : le bruit des cercueils qu’on scelle, un souvenir qui est évoqué par beaucoup comme insupportable. Les refus du Samu de se déplacer ont aussi été très mal vécus par les équipes. Et malgré ce traumatisme, il a fallu continuer à travailler sur une longue période. Beaucoup de personnes parlent de changer de métier, de retraite anticipée, d’arrêt maladie. . . . . .

    . . . . . par rapport à des mots qu’utilisent les personnels dans les groupes de parole. Dans six groupes différents, dans six lieux différents, les personnes ont comparé ce qui s’est passé à l’élimination des handicapé·es par les nazis. Cette comparaison montre bien à quel point ce qu’ils ont vécu a été violent et ils-elles se sont senti·es abandonné·es du reste de la société. . . . . .

    . . . . . en Belgique comme en Espagne, les dirigeants des pays ont accepté l’idée qu’ils avaient été dépassés par les événements. En France, le discours officiel a été : « l’hôpital a tenu », il n’y a jamais eu aucune reconnaissance du fait d’avoir été débordé par la situation. La doctrine de l’infaillibilité de l’État et son corollaire, le système de soins français le « meilleur du monde » (sic), a prévalu tout au long de la crise. Les pouvoirs publics n’ont jamais laissé entendre qu’ils avaient besoin d’aide et ils ont même réussi à le faire croire. . . . . .

    #msf #santé #covid-19 #France #Ehpad #coronavirus #vielles #vieux #confinement #masques #vieillesse #soignants #femmes #crise_sanitaire

  • Working conditions in essential occupations and the role of migrants

    Following a national #lockdown in response to the Covid-19 pandemic, state governments in Germany published lists of “essential” occupations that were considered necessary to maintain basic services such as health care, social care, food production and transport. Against this background, this paper examines working conditions and identifies clusters of similar jobs in these essential occupations. Differences across clusters are highlighted using detailed data on job characteristics, including tasks, educational requirements and working conditions. Two clusters with favourable or average working conditions account for more than three-quarters of jobs in essential occupations. Another two clusters, comprising 20% of jobs in essential occupations, are associated with unfavourable working conditions such as low pay, job insecurity, poor prospects for advancement and low autonomy. These latter clusters exhibit high shares of migrants. Further evidence suggests that this pattern is linked to educational requirements and how recent migrants evaluate job characteristics. It is argued that poor working conditions could affect the resilience of basic services during crises, notably by causing high turnover. Policies towards essential occupations should therefore pay close attention to working conditions, the role of migrant labour and their long-term implications for resilience.

    https://cadmus.eui.eu//handle/1814/70541

    #migrations #travail #covid-19 #essentiel #crise_sanitaire #coronavirus #conditions_de_travail #rapport #Migration_Policy_Centre (#MPC) #confinement #Allemagne #statistiques #chiffres

    ping @isskein @karine4

  • En Espagne, les touristes français venus faire la fête provoquent la controverse
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/22/en-espagne-les-touristes-francais-venus-faire-la-fete-provoquent-la-controve

    En Espagne, les touristes français venus faire la fête provoquent la controverse.Les voyageurs viennent à Madrid pour profiter du couvre-feu tardif à 23 heures et de l’ouverture des bars et des restaurants. Alors que les Espagnols, eux, ont l’interdiction d’abandonner leur région de résidence, sauf pour des motifs impérieux. Saouls, hilares, le masque baissé sur le menton, voire couvrant seulement leurs yeux, ils sourient et crient « Viva Madrid », « La libertad », avec un fort accent français, devant les caméras des télévisions espagnoles. Déchaînés, ils profitent des restaurants et des bars ouverts jusqu’à l’heure du couvre-feu, fixé ici à 23 heures.
    En bas de l’écran de télévision, un bandeau s’affiche : « Les Français prennent Madrid », « Madrid, paradis de la fête française », « Vol et appartement pour 170 euros : ainsi viennent les touristes français à Madrid »… Et, sur le plateau, les présentateurs et commentateurs se disent outrés devant ces « images révoltantes » et l’« irresponsabilité » de ces visiteurs en quête de « fiesta ». Ce n’est pas que les touristes français soient extrêmement nombreux en Espagne. Selon l’Institut national de statistiques (INE), ils sont 117 000 à s’être rendus dans le pays en janvier, soit une baisse de 75 % par rapport à janvier 2020. En revanche, face aux 50 000 Allemands ou 22 000 Italiens, ce sont de loin les plus nombreux.
    AMais à Madrid, plus précisément, où 45 000 visiteurs étrangers ont été accueillis au mois de janvier (– 90 %), les Français auraient été à peine 7 000, selon l’INE. Et, même si l’on tient compte des données de la société aéroportuaire espagnole AENA, selon lesquelles 30 000 voyageurs sont arrivés en provenance de France en avion aussi bien en janvier qu’en février, c’est cinq fois moins que durant les deux premiers mois de l’année 2020.
    Peu importe le chiffre exact, dans la capitale espagnole, la présence de touristes français est devenue un sujet de controverse. S’il fallait en dater l’origine, ce serait le 1er février. Ce jour-là, les médias se font l’écho de deux fêtes illégales organisées dans des appartements touristiques. Sans masque, musique à fond, elles rassemblent près de 70 personnes au total et sont stoppées par la police municipale, qui distribue des amendes. Même si des dizaines, voire des centaines d’autres fêtes illégales sont dénoncées chaque week-end dans la capitale, l’information ne passe pas inaperçue. D’autant plus que la région présentait alors un taux d’incidence de 1 000 cas pour 100 000 habitants sur quatorze jours…Depuis, la polémique n’a cessé de monter. Et pas seulement dans les médias. Interpellée sur le phénomène par l’opposition, la présidente conservatrice de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso, qui s’est fait remarquer pour sa gestion particulièrement laxiste de l’épidémie, s’est encore défendue, le 7 mars : « Si quelqu’un veut venir à Madrid de Logroño, Paris ou ailleurs, s’il respecte les normes et que l’aéroport de Madrid est sûr, cela me semble bien qu’ils viennent dans nos musées, nos commerces et nos restaurants pour activer l’économie. » La députée du parti de la gauche alternative Mas Madrid, Monica Garcia, lui a rétorqué, le 12 mars, qu’elle « donn[ait] plus de priorités aux touristes français qui viennent se saouler qu’aux quartiers et riverains de Madrid ».

    Les images de ces festivités, devenues une arme du débat politique espagnol, utilisées par la droite comme par la gauche, agacent à la fois ceux qui reprochent à la région (conservatrice) de Madrid de prendre des mesures trop légères face à l’épidémie, laissant les bars, restaurants, théâtres et cinémas ouverts, et ceux qui aimeraient eux aussi voyager et reprochent au gouvernement espagnol (socialiste) de fermer les « frontières » entre les régions, alors que les frontières internationales sont ouvertes.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : en Espagne, le modèle décentralisé de santé publique est un échec Le gouvernement, en accord avec la majorité des régions autonomes espagnoles, a en effet décidé de généraliser le « confinement territorial » des régions durant les vacances de la semaine sainte, du 25 mars au 8 avril. Les Espagnols ont donc l’interdiction d’abandonner leur région de résidence, sauf pour des motifs impérieux.
    (...)Après le reconfinement d’une grande partie de la France, samedi 20 mars, les mouvements entre l’Hexagone et la péninsule Ibérique devraient diminuer drastiquement. Mais déjà, les Allemands préparent leur retour, ce qui n’est pas sans générer une autre controverse. « L’Espagne s’ouvre durant la semaine sainte pour le tourisme allemand, pas pour les nationaux », a titré le quotidien El Pais dimanche 21 mars, tandis que le journal ABC pointait que « l’Espagne sera un bunker pour les Espagnols et une oasis pour les touristes étrangers », rappelant que la compagnie aérienne Eurowings a programmé 300 vols en partance d’Allemagne et en direction des Baléares pour faire face à la hausse de la demande à Pâques.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#france#sante#tourisme#étudiant#jeune#santepublique#frontiere#confinement

    • Un petit mot pour les écologistes radicaux/ales qui notent la faible « dangerosité » du Covid. Avec 90 000 morts, cette maladie a tué en France en un an presque deux fois plus de monde que la pollution de l’air (48 000 morts chaque année).

      (j’aurais parlé plutôt d’écologistes superficiels ou de pacotille)

  • Le confinement prolongé jusqu’à la fin de mars en Nouvelle-Calédonie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/18/le-confinement-prolonge-jusqu-a-la-fin-de-mars-en-nouvelle-caledonie_6073548

    Confinée depuis le 9 mars après avoir recensé, au début du mois, ses tous premiers cas de Covid-19, la Nouvelle-Calédonie a décidé de prolonger ces restrictions strictes d’une semaine. « Cette troisième semaine de confinement sera décisive », a déclaré, jeudi 18 mars, Thierry Santa, président du gouvernement collégial, appelant « chaque Calédonienne et chaque Calédonien à jouer son rôle pour éviter une épidémie de Covid-19 en Nouvelle-Calédonie, voire même permettre un retour à une situation “Covid free” ». L’archipel du Pacifique sud a recensé ses neuf premiers cas de la maladie le 7 mars, hors quatorzaine obligatoire pour tout passager arrivant, après une introduction du virus via la bulle sanitaire en place avec l’archipel voisin de Wallis-et-Futuna. Depuis, vingt-huit autres cas de la maladie ont été décelés, mais le dernier patient diagnostiqué positif « qui n’était pas isolé au moment de sa détection ou dans les jours qui précédaient remonte au 10 mars », a précisé M. Santa.
    Les autorités sanitaires mènent d’intenses investigations pour contacter, tester et isoler tous les passagers arrivés de Wallis-et-Futuna depuis le 25 janvier et identifier les personnes avec lesquelles ils ont été en contact. Les vols internationaux dans le sens des arrivées, déjà drastiquement réduits, sont suspendus depuis le 7 mars tandis que tous les établissements scolaires et universitaires sont fermés.Afin qu’ils ne rouvrent pas à l’issue du confinement, le gouvernement a avancé d’une semaine les vacances de Pâques, qui débuteront le 29 mars et non le 6 avril, comme le prévoyait le calendrier scolaire.Les autorités ont parallèlement accéléré la campagne de vaccination, avec l’objectif d’atteindre 2 000 injections quotidiennes. A ce jour, près de 20 000 personnes sur 270 000 habitants ont reçu une ou les deux doses du vaccin. Le haut-commissaire Laurent Prévost a annoncé l’envoi « dans les deux prochaines semaines de 15 000 nouvelles doses » du vaccin Pfizer-BioNtech.Distant de 1 800 kilomètres, l’archipel de Wallis-et-Futuna connaît une situation beaucoup plus dégradée avec 261 cas de Covid-19 décelés depuis le 6 mars pour une population d’environ 11 500 habitants. Mercredi, soixante-douze soignants de la réserve sanitaire et plusieurs tonnes de matériel médical, dont 18 000 doses de vaccin, dépêchés par l’Etat, sont arrivés sur place. La Nouvelle-Calédonie a également envoyé des bénévoles de la Croix-Rouge et six tonnes d’équipement médical.

    #Covod-19#migrant#migration#nouvellecalédonie#pacifique#wallisetfunutna#sante#vaccination#circulation#frontiere#bulledevoyage#confinement

  • Ce que le Covid-19 fait à nos ados
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/ce-que-le-covid-19-fait-a-nos-ados

    Profondément marquée par la crise du #coronavirus mais longtemps négligée, la jeunesse confinée a souffert. Le #confinement a pu s’annoncer comme une bonne nouvelle, mais beaucoup ont déchanté. Des ados lèvent le voile sur leurs traumatismes.

    Les mômes ont juste envie de se flinguer :( #solitude #isolement

  • Musicians in lockdown: ’My piano kept me going’ - BBC News
    https://www.bbc.com/news/in-pictures-56186505

    Bolton-based photographer Marge Bradshaw asked musicians to share their personal stories of life in lockdown, after the pandemic left thousands of jobs at risk and hundreds of UK music venues under threat of closure.

    #musiciens #musique #corona #confinement #résilience

  • Dans les universités, la « baisse de niveau » se voit de plus en plus
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/03/16/lacunes-copies-bancales-dans-les-universites-la-baisse-de-niveau-se-voit-de-

    Alors qu’on craignait un décrochage massif, les résultats des examens de premier semestre, encore parcellaires, indiquent que celui-ci n’a finalement pas eu lieu. Globalement, les étudiants ont répondu présent. Le taux de présence serait ainsi de « seulement 3 points en dessous » de celui de l’année précédente, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Mais côté réussite, si les résultats connus à ce stade ont tendance à se maintenir dans la plupart des établissements − appelés à la clémence −, certains enseignants pointent une forme de déperdition des acquis académiques.

    « Une problématique de niveau va se poser », abonde Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille, où les taux de réussite ont été similaires aux autres années… mais avec des sujets qui ont été « adaptés », et des consignes de mansuétude passées aux enseignants. « Ce serait se raconter des histoires que de croire qu’autant de mois à distance n’ont eu aucun effet sur les apprentissages, fait-il valoir. Les conditions d’acquisition de connaissances et de compétences ont été dégradées, y compris quand le distanciel est robuste et de qualité. On sent les élèves moins à l’aise dans leurs savoirs, avec des exposés moins solides, des références plus incertaines. »

    La crise sanitaire a jeté une lumière crue sur les failles de l’enseignement tout distanciel, où l’attention se fait volatile et la transmission altérée. « Même ceux qui ont un bon niveau se retrouvent en difficulté, et je les comprends… Quatre heures de suite en visio, ce n’est pas tenable », remarque Nelly Ferreira, de l’université de Cergy.

    La fac hors les murs met aussi en péril la dynamique collective qui entoure le « métier » d’étudiant. « Etudier, ce n’est pas seulement s’asseoir et accueillir des connaissances, mais c’est aussi toute une socialisation, fondamentale dans l’engagement académique », observe Pierre Mathiot. Si bien que, après des mois passés devant un ordinateur, excepté une parenthèse de quelques semaines à la rentrée 2020, la période d’examens a laissé apparaître des étudiants « perdus ». « Ils ne parviennent plus à s’organiser, ont une perte de repères et de notion du temps », s’inquiète Eric Gayer, de l’Université de Paris.

    #Ecole_sans_école #Confinement #Apprentissage #Education

  • Encore un de ces moments de communication à la con du gouvernement : on laisse fuiter de considérations anonymes, on lâche que « tout est sur la table » et que « sa main ne tremblera pas », puis on fait déclarer par des ministres qu’il faudra leur passer sur le corps avant de reconfiner, mais on fait aussi savoir qu’on n’exclut plus totalement de reconfiner, et ensuite comme apparemment le grand Manitou omniscient n’a pas encore tapé sa colère dans un sens ou dans l’autre, on invente des critères le dimanche, qu’on fait « affiner » (corriger) le lendemain par « une source gouvernementale » (arg, merdeuh de connerie anonymisée !).

    Et donc on va te me faire mariner avec force déclarations et fuites contradictoires jusqu’à jeudi soir, les journaux multipliant les « analyses » et les « confidences » sur le thème « les options de l’exécutif », « ce qui nous attend », « mais qu’est-ce qu’il a bien voulu dire », « on lit dans le marc de café ce qui va être annoncé jeudi »… en attendant la décision du Prépotent. Et quand on se sera bien chauds, le Castex viendra nous expliquer qu’on a pris la décision hyper-grave de reconfiner Paris entre le dimanche matin à 10h45 et le dimanche soir à 17h45, et qu’on va renforcer les contrôles de police sur les quais parce qu’on va voir ce qu’on va voir.

    Un taux d’incidence à 400, le seuil pas si fatidique pour reconfiner l’Ile-de-France | LCI
    https://www.lci.fr/politique/covid-19-coronavirus-un-taux-d-incidence-a-400-le-seuil-pas-si-fatidique-pour-re

    Faut-il s’attendre à un reconfinement dans la région capitale dès lors que le seuil de 400 sera atteint ? Pas forcément, a expliqué une source gouvernementale à LCI dans la soirée. « Rien de neuf sur le taux d’incidence de 400. Un taux d’incidence de 400 correspond toujours à une circulation presque deux fois supérieure à la moyenne. C’est donc un point de vigilance très fort, mais il ne s’agit pas d’un seuil de confinement, tous les autres indicateurs sont pris en compte : occupation des lits de réas, entrées hospitalières, etc. »

    #‘‘pas_forcément’’

  • Tandis qu’Israël se vaccine, la Palestine replonge dans l’épidémie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/14/tandis-qu-israel-se-vaccine-la-palestine-replonge-dans-l-epidemie_6073048_32

    Il a fallu trois mois pour que la campagne de vaccination israélienne contre le Covid-19, la plus rapide au monde, touche les travailleurs palestiniens. Les travailleurs s’alignent devant un bâtiment de béton nu en construction. Une équipe du Magen David Adom (l’Etoile rouge de David, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge) prépare des seringues à l’intérieur pour vacciner les ouvriers palestiniens qui patientent depuis deux heures ce matin du mercredi 10 mars à Mishor Adumim, dans la principale zone industrielle des colonies en Cisjordanie. Ordres, contre-ordres de soldats : l’armée a envoyé des recrues arabophones, pour faciliter le contact. Depuis lundi et durant les semaines à venir, environ 80 000 Palestiniens légalement employés en Israël doivent être inoculés, et 35 000 dans les colonies.
    Il a fallu trois mois pour que la campagne de vaccination israélienne contre le Covid-19, la plus rapide au monde, touche les travailleurs transfrontaliers, porteurs en puissance du virus entre la Palestine et Israël. C’est un moment de contraste brutal, comme une photographie oubliée au bain révélateur du Covid. Tandis qu’Israël rouvre depuis une semaine les bars et les clubs de danse aux heureux vaccinés (54 % de sa population a reçu une première dose), la Cisjordanie, elle, se recroqueville dans un nouveau confinement. L’épidémie y est hors de contrôle.
    De gauche à droite : 1- Centre de depistage à l’Université arabe américaine de Ramallah. Les tests ne sont pas gratuits (ils coûtent 150 ILS soit 37€), donc c’est en majorité la classe moyenne palestinienne qui peut se permettre de les passer. Le Dr Nouar Qutob, chef du département des sciences de la santé de la Faculté, et son équipe, mènent des recherches intensives sur le virus et ont également mis en place un laboratoire de dépistage pour les Palestiniens. 2- Des travailleurs palestiniens attendent devant le centre de vaccination de Mishor Adumim. 3- Des agents de santé israéliens vaccinent des travailleurs palestiniens, au centre de vaccination de Mishor Adumim, en Cisjordanie, le 10 mars.
    De gauche à droite : 1- Centre de depistage à l’Université arabe américaine de Ramallah. Les tests ne sont pas gratuits (ils coûtent 150 ILS soit 37€), donc c’est en majorité la classe moyenne palestinienne qui peut se permettre de les passer. Le Dr Nouar Qutob, chef du département des sciences de la santé de la Faculté, et son équipe, mènent des recherches intensives sur le virus et ont également mis en place un laboratoire de dépistage pour les Palestiniens.
    Dans la zone industrielle de Mishor Adumim, le patron d’Omar Jalayta a été clair : il perdra son emploi s’il ne se fait pas vacciner. Ce chauffeur de Jéricho, 45 ans, employé dans une usine israélienne d’aluminium, ne s’est pas fait prier. « J’avais peur de tout autour de moi. Peur de voir ma famille », avoue-t-il. M. Jalayta a été récemment mis en congé sans solde durant deux semaines parce que son frère a été contaminé. Il présume que l’Autorité palestinienne a transmis cette information aux services de santé israéliens.
    Lire aussi Covid-19 : en Israël, la réouverture des restaurants et le « retour à la vie » après une campagne de vaccination massive A l’ombre d’un hangar voisin, Mohammed Tmaizi, 23 ans, regarde la cohue des futurs vaccinés avec le sourire. Il préférerait ne pas y passer, mais il se fait une raison. Son père au moins ne pourra plus le confiner à l’étage inférieur de la maison familiale, à Hébron. Ses cousins ne refuseront plus de le voir, parce qu’il travaille dans une colonie juive – avant le miracle vaccinal, le virus circulait plus intensément en Israël qu’en Palestine.
    « J’ai de la chance. Qui d’autre a cette opportunité ? », interroge Umm Aiman, 63 ans, employée de maison dans la colonie voisine de Maale Adumim. Sa patronne israélienne l’a déposée ce matin à l’entrée de la zone industrielle. Trois volontaires de la colonie, lycéennes pimpantes, ongles peints et lunettes noires, guident Umm Aiman dans le centre de vaccination. Quant à ses six enfants, ils attendront que l’Autorité palestinienne distribue ses propres vaccins.
    L’équipe de l’Etoile rouge de David est bien rodée. Depuis le début de l’épidémie, elle a traversé une à une les classes de la société palestinienne, telles qu’Israël les détermine. Dès décembre, ils ont vacciné à tour de bras, sans distinction, à Jérusalem-Ouest comme à l’est, dans la partie arabe de la ville sainte annexée après la guerre de 1967. Puis en février, ils se sont établis durant plusieurs jours au point de contrôle de Qalandia, pour inoculer les résidents d’un quartier arabe déshérité, coupé du centre-ville par le mur de séparation, ainsi que leurs familles proches.
    Les experts de santé israéliens exhortent de longue date l’Etat à vacciner les travailleurs. « Lorsqu’ils le seront, il sera possible d’obtenir une immunité de masse en Israël », estime Ronni Gamzu, directeur de l’hôpital Sourasky de Tel-Aviv, qui fut un temps le principal conseiller du gouvernement dans la lutte contre l’épidémie. « Sur le plan épidémiologique, nous serons couverts. Mais sur le plan éthique cela ne suffit pas : nous devons nous assurer que [tous] les Palestiniens sont vaccinés. »Depuis décembre, des défenseurs des droits humains rappellent que la quatrième convention de Genève oblige Israël à vacciner les territoires, en tant que puissance occupante. L’Etat hébreu répond que l’Autorité palestinienne est souveraine en matière de santé, selon les accords de paix d’Oslo. L’Autorité palestinienne, quant à elle, n’a rendu publique nulle demande d’aide officielle à Israël, ne souhaitant pas apparaître comme dépendante. Cependant une telle requête a bien été faite, selon la télévision d’Etat israélienne KAN, lors d’une réunion de hauts responsables de santé israéliens et palestiniens à Ramallah, en février. Israël aurait refusé.
    L’Autorité palestinienne n’est pas pressée d’éclaircir ce point. Ses responsables évitent la presse. Ils ne souhaitent pas commenter un nouvel arrivage de vaccins orchestré par Mohammed Dahlan, un rival exilé du président Mahmoud Abbas : il a fait livrer jeudi soir 40 000 doses des Emirats arabes unis dans la bande de Gaza, le fief du Hamas. Cette deuxième livraison en un mois est une torture pour M. Abbas. Elle le renvoie à sa propre impuissance. Il attend 100 000 doses promises par la Chine, et des livraisons du système Covax de l’Organisation mondiale de la santé. Israël ne lui a fourni que 2 000 vaccins, en dépit de ses stocks immenses : plus de 7,5 millions de doses Pfizer.L’Autorité palestinienne tâche aussi de faire silence sur un scandale : 80 % des quelques milliers de doses offertes par Israël et la Russie ont été distribuées aux personnels soignants des hôpitaux, en Cisjordanie, mais de hauts responsables âgés de l’Autorité palestinienne ont aussi été vaccinés, et 200 doses ont été envoyées au royaume jordanien. Maladroitement, l’Autorité palestinienne a tenté de tenir ces faits sous silence. Des militants de la société civile soupçonnent certains de ces dirigeants d’avoir aussi fait vacciner leurs enfants. Sur la liste des bénéficiaires publiée par l’Autorité palestinienne figure une centaine « d’étudiants », sans plus de précision.Cette polémique déprime Moussa Atary, directeur médical du principal hôpital de Ramallah. Environ 20 % de son personnel médical est vacciné : 180 personnes. M. Atary n’a pas pris de vacances depuis un an, comme nombre d’infirmiers et comme l’unique pneumologue de l’établissement. Il est épuisé. Les masques, les gants manquent, et le générateur de l’hôpital ne produit plus assez d’oxygène. Mardi, il comptait 80 malades alités en état critique – on n’accepte plus les cas moins graves – et 22 autres se serraient aux urgences. M. Atary aimerait les transférer dans les hôpitaux de Naplouse ou d’Hébron, mais ils sont saturés eux aussi.Ce médecin n’est pas prompt à blâmer Israël. Il rappelle que nombre de Palestiniens ne portent plus le masque depuis des mois. Le « confinement intelligent » décrété les soirs et week-end en janvier a été mal respecté : ceux qui le pouvaient n’ont pas cessé de passer en Israël. Aujourd’hui aux entrées de Ramallah, les policiers bloquent des voitures à plaques minéralogiques israéliennes, quand bien même leurs conducteurs ont plus de chances d’être vaccinés que les autres. Le centre-ville est mort, tous les stores métalliques baissés. Qui veut un shawarma en Palestine peut aller se nourrir dans les colonies. Dans la zone industrielle de Mishor Adumim, le grill près du supermarché Rami Levy tourne à plein régime.

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