• Mali : plus de cent morts dans un massacre dans le village peul d’Ogossagou - RFI
    http://www.rfi.fr/afrique/20190323-mali-massacre-peuls-ogossagou-centre-100-civils-morts-bankass?ref=tw

    Le village a été attaqué par des chasseurs des milices armées de Dan nan Amassagou, dirigées par Youssouf Toloba. Quand ils sont arrivés dans le village, ils ont commencé à tirer sur la population civile. Ils ont découpé à coup de machette des femmes. Des femmes enceintes ont été éventrées. Un jeune du village a été présenté devant sa mère, ils l’ont assassiné devant sa mère et puis ils l’ont assassinée. Pour le moment, jusqu’à 16h, nous avons compté 115 corps trouvés. Nous sommes en train de chercher d’autres corps. Nous avons 70 cases incendiées, 80 greniers brûlés. C’est une situation très très inquiétante. L’Etat malien doit tout faire pour mettre fin à ces tueries.
    Témoignage de Cheick Harouna Sankaré, maire de la localité voisine de Ouenkoro

    https://www.hdcentre.org/fr/updates/youssouf-toloba-and-his-dan-nan-ambassagou-armed-group-sign-a-commitment-t

    Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) a facilité, jeudi 27 septembre 2018 à Sévaré, au centre du Mali, la signature par Youssouf Toloba et son groupe armé Dan Nan Ambassagou, d’un engagement unilatéral en faveur d’un cessez-le-feu, dans le cadre du conflit qui les oppose à d’autres groupes armés communautaires. Fruit de sept mois de médiation, cet engagement, qui concerne les cercles de Koro, Bankass, Bandiagara et Douentza dans la région de Mopti, vient renforcer la dynamique de paix entre communautés peulh et dogon dans le centre du pays.

    https://www.lepoint.fr/afrique/mali-youssouf-toloba-notre-mouvement-cible-les-malfaiteurs-pas-une-ethnie-pa

    https://www.lepoint.fr/afrique/mali-youssouf-toloba-notre-mouvement-cible-les-malfaiteurs-pas-une-ethnie-pa

    (Entretien avec Youssouf Toloba)

    Un rapport de l’ONG Human Rights Watch sorti la semaine dernière pointe du doigt les attaques meurtrières et exactions commises par les groupes d’autodéfense, dont Dan Na Amba Sagou, qui vise majoritairement la communauté peule. Comment réagissez-vous à ce rapport ?

    Vous savez, si l’eau d’une mare est tranquille et que vous prenez un bâton pour taper sur l’eau, elle va jaillir, et les gens ensuite parleront beaucoup de ce jaillissement. Depuis 2016, les Dogons n’ont jamais attaqué un village peul, ce sont toujours les Peuls qui venaient nous attaquer et nous étions obligés de répondre pour nous défendre et nous protéger, pour notre survie. Comme je l’ai dit, depuis la signature du cessez-le-feu, plus d’une centaine de personnes sont mortes dans ma communauté, mais est-ce que la presse a parlé de ça ? Les Dogons n’ont pas l’habitude de parler, de s’étendre sur ces choses, on a un déficit de communication. Je vous assure que nous sommes aussi les victimes de ces conflits et je dis qu’il y a eu plus de morts chez les Dogons que chez les Peuls.

    Toujours d’après le rapport de HRW, la lutte contre le terrorisme serait souvent une couverture à des actions de banditisme de la part des groupes d’autodéfense. Qu’en pensez-vous ?

    Avant l’arrivée de Dan Na Amba Sagou il y avait déjà du vol de bétail et du banditisme. Chez nous, pour intégrer le mouvement, il faut jurer sur la Bible si on est chrétien ou sur le Coran si on est musulman qu’on ne commettra pas d’actes de ce genre. Chez nous, toute personne prise à commettre des méfaits est sanctionnée et doit partir, nous avons nos règles. Vous savez, le Dogon ne trahit pas, le Dogon ne vole pas, un pays comme la France sait que les Dogons ne sont pas des bandits, il sait que nous sommes des hommes intègres. Ce qui se déroule dans le pays dogon, on le retrouve dans le cercle de Djenné, dans le cercle de Tenenkou, à Hombori, Niono, Fafa. Il n’y a pas de Dogons là-bas, mais il y a des Peuls, les problèmes sont souvent de leur côté.

    Il y a pourtant des témoignages dans le rapport qui indiquent les agissements violents et meurtriers des milices, dont la vôtre, contre les populations peules de ces zones...

    Notre mouvement cible les malfaiteurs, pas une ethnie en particulier. Vous savez, vous pouvez trouver au marché les tenues que portent les éléments de Dan Na Amba Sagou, certains ont pu se les payer et les porter pour se faire passer pour nous, mais ce n’était pas nous. Les chasseurs de Dan Na Amba Sagou ne se cachent pas le visage, ils circulent librement et pas seulement la nuit. Ceux qui font du mal, qui conduisent des actions de banditisme en portant nos tenues pour commettre leurs méfaits, si nous les trouvons, ils seront très durement sanctionnés.

    Vous parliez précédemment de plus de 5 000 hommes sous vos ordres. Pouvez-vous garantir que toutes vos recrues sont sous contrôle ?

    Toutes mes recrues sont encadrées par une hiérarchie. Il y a les commandants de compagnie, les chefs de bataillon, les chefs de camp, les chefs d’équipe, tout est structuré. Cependant, quand vous avez la charge de diriger et commander des hommes, des problèmes peuvent subvenir et sont souvent inévitables, mais ces problèmes-là, nous savons les gérer au quotidien.

    L’enquête de HRW rapporte aussi que la lutte contre les islamistes armés pourrait servir de prétexte pour expulser les Peuls, les déloger de leurs terres pour installer des projets agricoles à grande échelle. Que répondez-vous à cela ?

    Peuls, Bambaras, nous sommes avant tout des Maliens, mais si on parle de la paternité du territoire, alors il faut que les gens sachent que lorsque nous sommes arrivés là-bas il n’y avait pas de Peuls, aucun, c’est ensuite qu’ils sont venus nous trouver. Le Dogon est social, on a cohabité avec eux depuis des siècles, nous sommes cultivateurs et ils sont éleveurs. Ils nous donnent le lait et nous leur donnons le mil, ce sont eux qui gardent notre bétail. Le Dogon n’a jamais dit à un Peul de quitter cette zone pour un quelconque projet et il ne le dira pas. Entre nous, Dogonw, il y a aussi des problèmes de terres, ce n’est pas avec les Peuls seulement, on voit ça un peu partout en Afrique. Nous sommes régulièrement attaqués et menacés, nos ennemis veulent notre disparition totale, ils veulent que nos coutumes disparaissent, donc, si ces malfaiteurs essaient de créer la zizanie, le chaos, ils peuvent craindre d’être chassés, de devoir partir, sinon nous ne chassons personne.

    Comment pouvez-vous distinguer les terroristes ou les bandits alors qu’ils se fondent dans la population de ces villages ou hameaux peuls ?

    Pour nous, ils ne sont pas cachés. Quand un voleur ou un bandit va commettre ses vols, des pillages, semer la mort, puis rentre dans un village, dans une maison où il est hébergé, ceux qui l’hébergent doivent lui dire de partir. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’ils sont complices. Quand nous voulons appréhender ce type de personne, il arrive que dans nos opérations, à cause des tirs, il y ait des victimes, mais dire que l’on va sciemment dans les villages s’en prendre aux gens et les exécuter chez eux, ce n’est pas vrai. Ce sont des accidents malheureux, mais je tiens à redire que toute personne qui abrite un malfaiteur dans sa maison est aussi un malfaiteur. L’héberger, c’est être complice et dans ce cas ces personnes seront poursuivies et nous agirons en conséquence.

    Il y a une sorte d’impunité concernant les violences envers les Peuls, il n’y a souvent pas de poursuites et pas d’enquêtes, vous-mêmes agissez dans des zones où la loi ne prévaut pas. Cela ne contribue-t-il pas à rompre définitivement toute relation intercommunautaire avec cette communauté et donc à empêcher une sortie de crise ?

    Tous les Peuls ne sont pas des bandits, des terroristes ou des voleurs, nous collaborons avec toutes les personnes de bonne volonté qui respectent notre honneur et notre dignité, qui ne se commettent pas dans le banditisme, ceux qui font le banditisme sont les terroristes. Vous savez, tout récemment, nous avons sécurisé des Peuls, dans la commune de Bandiougou, non loin de Bandiagara, dans le village de Piron, nous sommes passés là-bas, les écoles étaient fermées, j’ai sensibilisé les populations, je leur ai dit de se donner la main. Dan Na Amba Sagou tend la main à tous les Peuls de bonne volonté. Ce que je demande aux Peuls qui ne sont pas avec les terroristes, c’est de les signaler à l’État, de les dénoncer. S’ils le font, une grande partie du problème sera résolu.

    #Mali #conflits_inter-ethniques (?) #Youssouf_Toloba


  • Sahel violence displaces another million people

    Rising conflict and insecurity are accelerating forced displacement across the Sahel, and a new upsurge of violence along the Mali-Niger border has left 10,000 people in “appalling conditions” in improvised camps in Niger’s #Tillabéri region. The UN says IDP numbers in Mali have tripled to around 120,000. The UN’s Central Emergency Response Fund, or CERF, has allocated $4 million to assist 70,000 people who have fled their homes in just two months in Burkina Faso. Around 4.2 million people – a million more than a year ago – are currently displaced across the Sahel due to a combination of armed attacks by extremist militants, retaliation by regional militaries, and inter-communal violence.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2019/03/08/local-ngo-risks-white-saviours-and-sahel-s-million-new-displaced

    #IDPs #déplacés_internes #violence #conflit #Mali #Niger #frontières #camps #conflits #réfugiés #migrations


  • HABITER UNE ANCIENNE USINE À RIO DE JANEIRO. Les invasoes de l’#avenida_Brasil

    Depuis 2000, une nouvelle forme d’#habitat populaire et spontané surgit aux abords d’une ancienne #autoroute industrielle de Rio de Janeiro. Il s’agit de l’#occupation par des habitants des favelas d’anciens terrains d’usines abandonnées. A partir d’une recherche ethnographique, l’auteur dégage des aspects importants qui définissent ce type d’habitat : les formes d’#appropriation et de #régulation de l’espace, les caractéristiques de #leadership, les #conflits et #pratiques des habitants.


    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44497

    #livre #habiter #habité #Rio_de_Janeiro #Brésil #urban_matter #favelas #favela #urbanisme #géographie_urbaine

    • #Recension : Maíra Machado-Martins, Habiter une ancienne usine à Rio de Janeiro : les invasões de l’Avenida Brasil

      Le livre de Maíra Machado-Martins est tiré d’une recherche doctorale portant sur les occupations de locaux industriels abandonnés par des populations pauvres de la zone nord de Rio. Le thème est original et il n’y avait pas jusque-là de publication disponible en français. D’anciens habitants de favelas ou de quartiers défavorisés se sont concertés pour occuper et réaménager de vastes usines laissées à l’abandon par leurs propriétaires le long de la longue Avenida Brasil qui traverse la ville d’est en ouest. Le but de ce livre est avant tout d’offrir une description de ce phénomène à partir de trois cas étudiés lors de visites au cours des années 2000. On découvre ainsi dans les premières pages du livre comment s’est réalisée la recherche, puis comment ont évolué les zones d’habitat étudiées.

      2Les premiers chapitres retracent une description minutieuse, photos à l’appui, de la structure physique des usines, des conditions de leur occupation et des modes d’organisation de la copropriété. Ils permettent de constater que les invasões (invasions) ne débutent pas par hasard. Ce sont en général d’anciens salariés des usines ou d’anciens policiers qui sont à l’origine de l’opération. Les choses ont en principe été mûrement préparées. Selon la configuration du bâti, la délimitation des logements a varié : construction de maisons dans les espaces vides ou découpage des bâtiments en appartement le long des coursives déjà existantes. Les premiers arrivés se sont octroyé les meilleurs espaces ou les ont conservés pour les louer ultérieurement. Ils ont également, en général, fixé les conditions de fonctionnement de la copropriété par la mise en place de syndics.

      3On est loin donc, dans les cas étudiés, d’invasions improvisées de terrains nus par des gens démunis prêts à construire des cabanes. Des règles ont été fixées pour la couleur et la disposition des logements, les installations collectives et leur usage, les règles de vie et l’électricité. Il peut y avoir gardien, piscine, parkings et commerces. Les passages décrivant les modes d’organisation sont particulièrement intéressants et montrent les immenses capacités d’adaptation et d’initiatives des Cariocas des quartiers pauvres. Des conflits, cependant, opposent parfois les habitants au sujet des mauvais payeurs des taxes collectives, du bruit ou des dégradations occasionnées par les enfants. Comme dans les favelas, la solidarité et l’esprit de collectivité ne sont pas forcément un caractère distinctif de cette forme hybride de logement ; d’où l’importance des syndics qui sont en fait des sortes de leaders communautaires auto-affirmés, souvent sur la base de leurs liens avec les milices parapolicières. Ils règlent les conflits, recueillent le courrier à distribuer, imposent les règles collectives et surtout ferment les portes des locaux aux trafiquants et aux délinquants.

      4Selon le degré de confort accessible, les populations concernées sont plus ou moins désargentées, mais la plupart des occupants rencontrés ont eu une expérience de vie dans les favelas des quartiers Ramos ou Maré. Les habitants apprécient dans cette forme nouvelle d’installation la possibilité de devenir propriétaires de logements ressemblants à des appartements de grands ensembles, à l’abri des exactions des trafiquants et sur la base d’un mode de vie organisé de façon à favoriser le respect mutuel. Certains, pourtant, retournent vivre dans le complexe de la Maré, après quelques années dans une usine envahie, sans que l’auteure puisse expliquer le phénomène.

      5Les informations obtenues grâce à l’observation et à des entretiens offrent donc un tableau vivant et précis des arrangements physiques et organisationnels qui guident la vie dans ce type de logements collectifs. On peut cependant regretter que la profondeur de l’analyse soit limitée. L’une des raisons est sans doute que l’auteure a une formation d’architecte et non de sociologue. Ainsi, le livre n’est pas construit autour de questions sociologiques claires et susceptibles de faire avancer la sociologie de l’habitat populaire au Brésil. Par ailleurs, les références mobilisées pour mettre en évidence les spécificités de l’objet sont parfois peu convaincantes. Par exemple, la littérature française sur les squats ne semble guère appropriée pour comprendre les invasions brésiliennes, tant l’ensemble du contexte social et juridique diffère. Certaines remarques montrent également que l’auteure n’a pas saisi à quel point l’impensé de son milieu d’origine peut conduire à des traces d’ethnocentrisme de classe : l’ouvrage aurait ainsi gagné à ne pas considérer implicitement que la référence allant de soi est le logement de classe moyenne et que les favelas et autres invasions relèvent de l’anomalie.

      6Les problèmes que rencontrent les occupants sont spécifiques (la forme de l’espace, les réseaux d’eau ou d’électricité qu’il faut adapter), mais aussi plus généraux (le bruit et la gêne découlant de la promiscuité). Certaines questions adressées aux occupants, comme les conditions de leur appropriation symbolique du logement, ne sont pas particulièrement justifiées, dans la mesure où elles peuvent être posées partout ailleurs. Deux problématiques intéressantes auraient ainsi pu être mieux développées, comme l’importance de la construction d’un ordre de vie réglementé et le déroulement exact des invasions (qui, malheureusement, n’a pas pu être étudié). L’idéal aurait été de replacer de façon approfondie le phénomène dans le contexte de l’analyse des stratégies concrètes de logement des gens de classes populaires de la zone nord.

      7Cependant, la faiblesse principale du livre vient certainement de la maigreur relative des données qui ont essentiellement été recueillies par le système de visites courtes et de discussions avec un nombre réduit de résidents. Cela oblige l’auteure à étoffer ses analyses par des comparaisons et des descriptions empruntées à d’autres phénomènes (squats français, favelas ou condominiums fermés au Brésil). On mesure ici l’intérêt qu’aurait pu avoir une enquête par observation participante de longue durée, par exemple en s’installant sur place. Cette méthode de recherche est cependant encore très rare au Brésil et Maíra Machado-Martins inaugure peut-être un courant intéressant de recherche sur les formes non conventionnelles de logement au Brésil.

      https://journals.openedition.org/cal/4203

    • #Maira_Machado-Martins est prof invitée pour un mois à l’université Grenoble Alpes...
      Elle a donné aujourd’hui une super conférence...
      L’#espace_habité - Récits des formes d’appropriation à Rio de Janeiro

      La recherche porte sur le formes d’appropriation de l’espace par les usagers/habitants dans la ville de Rio de Janeiro, dans l’habitat informel et dans les logements sociaux construits récemment au Brésil. Ce travail interroge, entre autres, la relation entre les transformations physiques des espaces, les pratiques quotidiennes des habitants et leur sociabilité, pour aboutir une réflexion sur la construction de l’espace habité.


      https://www.pacte-grenoble.fr/actualites/l-espace-habite-recits-des-formes-d-appropriation-a-rio-de-janeiro

    • Brésil / Stratégies et transformations du territoire : la construction sociale d’une copropriété populaire à Rio de Janeiro

      Comme dans la plupart des villes, l’urbanisation de Rio de Janeiro a démarré, dès le XVIe siècle, par le centre-ville. La ville s’est étendue selon un modèle d’extension concentrique, tout en conservant un tissu orthogonal, gagnant progressivement les montagnes et les marais par remblaiement des terrains. Ensuite, le processus d’expansion de la ville a pu être caractérisé par deux axes principaux depuis la zone du centre-ville : un vers le Nord et l’autre vers le Sud. Ce dernier a abouti dans la zone balnéaire, qui a bénéficié d’une planification urbaine prévue pour accueillir la zone d’habitat la plus sophistiquée de la ville. Du côté de la zone Nord, l’urbanisation s’est faite sans planification. Par exemple, l’implantation par l’État de réseaux de voies ferrées reliant le centre-ville et la périphérie Nord au XIXe siècle et la création des zones industrielles dans les années 1930 n’ont pas été accompagnées d’une programmation de logements. Cette opposition des formes de croissance urbaine, aggravée par les déséquilibres d’investissement de toutes sortes de la part des pouvoirs publics, génère globalement1 deux territoires à Rio de Janeiro. La zone Sud est structurée, riche2 et consolidée par rapport à sa fonction urbaine principale et majoritairement résidentielle. À l’inverse, la zone Nord présente des transformations importantes et constantes en ce qui concerne l’usage des sols, la formation de zones d’habitat et les mouvements de population.


      http://www.revue-urbanites.fr/bresil-strategies-et-transformations-du-territoire-la-construction-s



  • Abus sexuels de l’Armée française : une prévention inadaptée | Hélène Molinari
    https://inkyfada.com/fr/2019/01/18/abus-sexuels-de-larmee-francaise-une-prevention-inadaptee

    Dans une pétition portée par ZERO IMPUNITY, plus de 250.000 personnes demandent à l’État français la mise en place d’une formation spécifique sur les violences sexuelles en zone de conflit pour les armées. Les initiateurs du projet, accompagnés de Muriel Salmona, psychotraumatologue, avaient alors été reçus par le cabinet de la ministre française des Armées, en octobre 2017. Les réponses n’avaient pas été concluantes. Un an après, rien n’a été fait, malgré de nouvelles alertes. Source : Inkyfada


  • Asia Maritime Transparency Initiative : Who’s Claiming What ?

    https://amti.csis.org/maps

    Voici un site qui va énormément plaire en particulier à @simplicissimus

    AMTI’s interactive maps strive to provide the most complete, accurate, and up-to-date source of geospatial information on maritime Asia. Click a map below to explore information on Asia’s maritime claims, disputed reefs and islets, and more.
    South China Sea Features

    #mer_de_chine_méridionale #frontières #différends_frontaliers #chine #vietnam #spratleys #conflits_frontaliers #mer #partage_de_la_mer


  • Alpine Water – common good or source of conflicts?

    Changing environmental and climatic conditions as well as growing demand is likely to lead to conflicts in water use and water management in the Alps. This ForumAlpinum will identify hot spots of water use and management in the Alps, will analyse target conflicts, assess their relevance in a regional, national or international context, and discuss possible solutions.


    https://austriaca.at/?arp=0x003a30da
    #eau #Alpes #conflits #bien_commun #communs #commons #climat #changement_climatique


  • La #science pour le plus grand nombre, pas pour l’argent

    Partout dans le monde, l’Enseignement Supérieur et la Recherche sont actuellement soumis à la doctrine de choc du néolibéralisme, où la #connaissance est perçue comme un simple moyen d’améliorer la #compétitivité de l’économie, comme une source possible de bénéfices et comme un outil de contrôle pour les gouvernements. Ce programme néolibéral pour la science est mis en œuvre par un nouveau mode de gestion publique dans lequel les étudiants, les enseignants et les chercheurs doivent devenir des entrepreneurs de leur capital cognitif et de leur réputation. Loin des idéaux coopératifs de la science et de l’enseignement, les universités et les institutions de recherche sont gérées comme des entreprises, en concurrence les unes avec les autres pour attirer les « meilleurs » étudiants et chercheurs. Les groupes de recherche et les collectifs de travail sont presque systématiquement écrasés. Les gestionnaires scientifiques sont censés chercher des #fonds et des #subventions pour employer une masse toujours plus grande de personnel précaire, dont les bas salaires contrastent avec les revenus de plus en plus élevés d’une nouvelle élite de gestion incarnée par les présidents et les vice-présidents d’université. La souffrance au travail affecte la plupart de ces nouveaux #prolétaires_intellectuels. D’un autre côté, la folie de l’#évaluation, la pression pour « #publier_ou_périr » et la #privatisation de l’#édition_scientifique conduisent à un nombre croissant de publications, ce qui menace à la fois la qualité de la #recherche et la transmission ouverte du savoir. Cette guerre matérielle dans laquelle l’#austérité va de pair avec la privatisation s’accompagne d’une guerre idéologique orwellienne où les mots, écrits dans un langage pauvre et mensonger, perdent leur sens. Le désir de reconnaissance de chacun conduisant à la servitude de tous, les valeurs de #compétition et d’#utilitarisme gagnent du terrain dans nos communautés scientifiques, où les individus sont de plus en plus isolés et craignent d’être exclus du jeu.

    Heureusement, des #résistances sont apparues, tant dans les pays où l’application de ces politiques était la plus développée (Grande-Bretagne ou Chili) que dans les pays où elles sont encore moins avancées (France, Allemagne ou Canada, notamment la région du Québec). Partout, les #mobilisations proposent des #alternatives à ces politiques néolibérales, très proches les unes des autres tant en termes de valeurs que de mesures concrètes. Plus important encore, nous sommes tous d’avis que le savoir fait partie du patrimoine commun de l’humanité et que sa valeur dépend de son #partage avec le plus grand nombre. Les autres composantes de l’alternative à la science néolibérale découlent de ce principe.

    Premièrement, l’université doit être libre. Mais la lutte pour l’abolition effective des #frais_d'inscription exige aussi que l’on reconnaisse aux étudiants le droit à une allocation financière substantielle qui garantirait leur autonomie en leur donnant les moyens de faire face à la nourriture, au logement et d’avoir du temps pour étudier.

    Deuxièmement, les universitaires et les chercheurs doivent non seulement avoir des salaires et des retraites décents, mais aussi se voir accorder des postes à part entière avec de solides garanties d’#indépendance. C’est une condition nécessaire si nous voulons éviter les #conflits_d'intérêts entre l’éducation, la science et les pouvoirs de l’argent et de la politique.

    Ils doivent également bénéficier de crédits à long terme, sans passer une grande partie de leur temps à demander un nombre croissant de subventions et de #projets par le biais de procédures bureaucratiques épouvantables ou à justifier constamment l’utilisation scientifique des fonds qui leur sont alloués. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront revendiquer leur droit au temps, sans lequel aucun progrès intellectuel réel, aucune science libre et aucune éducation libre, solide et cohérente n’est possible.

    Enfin, la #démocratie doit être au cœur des universités et des institutions de recherche. Le débat critique avec les citoyens et la collégialité des décisions doivent remplacer la gestion de haut en bas venant de bureaucrates zélés et incompétents qui ne s’intéressent qu’à stimuler la concurrence et la soi-disant « excellence ».

    L’urgence sociale et écologique à laquelle le monde entier est actuellement confronté représente un intérêt général commun qui devrait nous pousser à nous unir si nous voulons relever tous ces défis. Un développement massif des connaissances scientifiques est aujourd’hui nécessaire pour assurer la #transition_écologique de nos sociétés et échapper à la catastrophe imminente. Les investissements publics représentant 3% du PIB des nations doivent être consacrés aux services publics de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous devons également riposter de manière organisée  : il est temps de construire une alternative mondiale dans laquelle les universitaires et les scientifiques, les étudiants et les citoyens défendent les trois piliers de l’enseignement supérieur et de la recherche  : l’indépendance de la production scientifique et intellectuelle, la libre critique et la gratuité de la #transmission_des_connaissances.

    Nous, signataires de cet appel, membres de la communauté académique et de la recherche ou du mouvement social dans son ensemble, nous venons du monde entier. Nous nous engageons ensemble à promouvoir les valeurs de la critique, de la collégialité et de la #coopération dans le domaine scientifique et universitaire. Nous défendons des universités et des institutions de recherche bien dotées et libres d’intérêts privés. Nous luttons contre les #conditions_de_travail précaires et nous promouvons un système alternatif de publication scientifique dans lequel la connaissance est libre et ouverte. Nous appelons à la constitution d’un réseau de #solidarité_internationale et au développement du #savoir_pour_tous.

    https://www.linternationaledessavoirspourtous.org/p/la-science-pour-le-plus-grand-nombre.html?lang=en
    #université #critique #résistance #néo-libéralisme #précarisation #publish_or_perish #tribune #pétition

    • Academic-Led Publishing Panel: Why Academic-Led and Why Now?

      This panel serves as an introduction to Academic-Led Publishing Day, focusing on the “what” and “why” behind the event. Panelists briefly share how they are involved in academic-led publishing and answer the questions: “Why do you believe more academic-led publishing initiatives are needed? And why is now the time for both scholarly institutions and individual scholars to get involved in academic publishing?” Moderated by Cheryl Ball, editor of Kairos, this roundtable included Rebecca Kennison, Open Access Network Co-Founder Virginia “Ginny” Steel, Norman and Armena Powell University Librarian, UCLA Library Brian Cody, Co-Founder and CEO of Scholastica Max Mosterd, Head of Operations and Analytics for Knowledge Unlatched Mike Taylor, open-access advocate and paleontologist with the University of Bristol Hugh Thomas, Editor-in-Chief for Algebraic Combinatorics

      https://www.youtube.com/watch?v=O4D6OVD4QoE&feature=youtu.be

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      Academic-Led Publishing Day

      Academic-Led Publishing Day is a global digital event to foster discussions about how members of the scholarly community can develop and support academic-led publishing initiatives. Academic-Led publishing refers to scholarly publishing initiatives wherein one or more academic organizations control decisions pertaining to copyright, distribution, and publishing infrastructure. The goal of Academic-Led Publishing Day is to create an open dialogue about academic-led publishing programs and funding models - both current and potential - and to raise awareness about the roles and capabilities of different stakeholders in this space. The day will consist of virtual and in-person events, social media discussions, and a collection of blog posts and relevant resources.

      https://academicledpublishingday.com
      #alternative


  • La #faim provoquée par les #conflits s’aggrave, selon un nouveau rapport de l’ONU | ONU Info
    https://news.un.org/fr/story/2019/01/1034962

    La situation dans les huit endroits du monde où l’on recense le plus grand nombre de personnes ayant besoin d’une #aide_alimentaire montre que le lien entre conflit et faim demeure trop persistant et mortel, selon un nouveau rapport publié lundi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (#FAO) et le Programme alimentaire mondial (#PAM).

    Le rapport (en) : http://www.fao.org/documents/card/en/c/CA3113EN


  • Des ordonnances Macron aux « Gilets Jaunes » - Stéphane Sirot - Restriction ou extension du domaine de la lutte syndicale ?

    A l’automne 2017, les ordonnances Macron ont rétréci drastiquement le périmètre d’intervention du syndicalisme dans les entreprises.

    Un an plus tard et dans un tout autre registre, le mouvement social dit des « Gilets jaunes » s’est formé et développé en-dehors des organisations de travailleurs, alors même qu’un grand nombre de leurs revendications et une large part des citoyens en mouvement s’inscrivent dans le cœur de cible du syndicalisme de rapport de force.

    http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/LibrePensee/STGJ190119.mp3

    Ce mouvement est unique et spécifique. Mais on pourrait faire un rapprochement avec la période de 1788-1789, qui précède la convocation des Etats Généraux par Louis XVI. On a vu l’émergence de cahiers de doléances qui mettent sur le papier les revendications des gilets jaunes, une absence de leader et une incapacité du pouvoir à répondre à ce mouvement. A l’inverse, la comparaison avec le poujadisme et les jacqueries me semble erronée : ce n’est pas une révolte contre l’impôt mais contre l’injustice qui est ressentie dans la répartition du produit des richesses.

    On a tendance à l’oublier, mais les violences ont presque toujours accompagné les conflits sociaux. Avant la Première guerre mondiale, le maintien de l’ordre était dévolu à l’armée. Il y avait des morts presque chaque année dans les mouvements sociaux. Il y a eu une tendance à la pacification des mouvements sociaux dans les années 80 et 90, avec des manifestations encadrées et pacifiques. 

    Mais depuis le début des années 2000 (émeutes des banlieues et CPE) on a une résurgence des violences à l’occasion de grandes manifestations. Ces actions violentes, sans être suivies par la masse, ne sont pas forcément rejetées. On a vu samedi des gilets jaunes pacifiques regarder ces affrontements sans les fuir. 

    Habituellement, le soutien de l’opinion s’effrite quand des violences se déclenchent dans les mouvements sociaux. Ce n’est pas ici le cas. Il y a en réalité deux mouvements de gilets jaunes : un mouvement de terrain et un autre de l’opinion publique. Il y a dans les profondeurs de l’opinion une identification aux gilets jaunes. Cela va au-delà du soutien traditionnel aux mouvements sociaux, qui fonctionne généralement plus par sympathie que par identification. 

    L’absence d’interface entre le pouvoir légal (gouvernement) et le pouvoir légitime (les citoyens) nourrissent la violence l’absence de structuration du mouvement.

    Les citoyens s’adressent directement à l’Etat et usent d’un droit à l’insurrection, comme le formalise la Constitution américaine. Ce droit n’était plus exercé car nos sociétés ont construit des contre-pouvoirs et des corps intermédiaires, qui jouaient le rôle tampon entre l’Etat et les citoyens. Ce n’est plus le cas. 

    Un syndicalisme dépolitisé et institutionnalisé, volontiers enserré dans le carcan du « dialogue social » et doutant de ses propres capacités à mobiliser, se trouve aujourd’hui en situation d’être réduit au rang de fait social résiduel.

    Pour autant, rien n’est écrit d’avance. L’histoire syndicale plus que séculaire fournit à ceux qui croient encore à l’importance et à l’utilité des organisations des outils
dont le réinvestissement offre des perspectives de relance.

    Stéphane Sirot https://www.u-cergy.fr/fr/recherche-et-valorisation/experts/droit-sciences-politiques/stephane-sirot.html est historien, spécialiste de l’histoire des grèves et du syndicalisme. Il enseigne l’histoire politique et sociale du XXe siècle à l’Université de Cergy-Pontoise et l’histoire des relations sociales à l’Institut d’administration des entreprises de l’Université de Nantes.
    http://www.lemouvementsocial.net/comptes-rendus/stephane-sirot-le-syndicalisme-la-politique-et-la-greve-france-et

    _ Cet exposé a été enregistrée le 19 Janvier 2019, par Radio Campus Lille, lors d’une conférence débat organisée par l’Université Populaire Chti Guevara de Lens. http://chti-guevara.blogspot.com *

    Source : https://www.campuslille.com/index.php/entry/des-ordonnances-macron-aux-gilets-jaunes-stephane-sirot

    #Audio #Radio # #radios_libres #radio_campus_lille #conflits #grève #Stéphane_Sirot #giletsjaunes #gilets_jaunes #syndicats #CGT #syndicalisme #luttes_sociales #loi_travail #social #syndicat #neutralisation #syndicalisme_rassemblé #CPE #mouvement_social #CSE #dialogue_social #dépolitisation #journée_d_action #histoire #france


  • La #Chine « se prépare à la guerre » et menace #Taïwan - #Asie-Pacifique - RFI
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190102-taiwan-independance-chine-preparation-guerre

    En Chine, l’armée populaire de libération vient de publier dans son journal officiel ses objectifs pour 2019 et c’est un programme très engagé qui a été révélé. Dans un contexte de tensions grandissantes avec le voisin taïwanais, les militaires chinois sont aujourd’hui appelés « à se préparer à la guerre ».

    #asie #pacifique #conflits


  • Le géant bancaire HSBC se désengage d’un fabricant d’armes israélien suite aux pressions des militants des droits humains
    War on Want, le 27 décembre 2018
    https://www.bdsfrance.org/le-geant-bancaire-hsbc-se-desengage-dun-fabricant-darmes-israelien-suite-

    Plus de 24 000 personnes ont communiqué par mail avec HSBC pour s’inquiéter de ses investissements dans Elbit Systems et d’autres sociétés vendant des armes à l’armée israélienne, et 40 succursales de la HSBC au Royaume-Uni ont été piquetées chaque mois pour la même raison.

    « Toutefois, HSBC continue de traiter avec plus d’une douzaine de sociétés vendant du matériel et des technologies militaires, notamment Caterpillar, dont les bulldozers sont utilisés pour la démolition de maisons et de biens palestiniens, et BAE Systems, dont les armes sont utilisées pour les crimes de guerre par Israël, l’Arabie saoudite et d’autres régimes répressifs. »

    #Palestine #HSBC #BDS #Désinvestissement #Elbit


  • Recently Deciphered 4,500-Year-Old Pillar Shows First Known Record of a Border Dispute

    The marble stele, held in the British Museum’s collections for 150 years, also includes the first known use of the term “no man’s land”


    https://www.smithsonianmag.com/smart-news/pillar-first-evidence-neighbors-behaving-badly-180970969
    #frontières #conflits #histoire #disputes_frontalières (même si je sais que c’est pas le bon mot en français, comme m’a dit à plusieurs reprises @reka...) #différends_frontaliers #conflits_frontaliers #Mésopotamie

    • Finkel believes the pillar was artificially aged by a scribe to improve Lagash’s historical claim to Gu’edina. It appears the scribe also used an archaic form of cuneiform to make the pillar seem older, which made the modern interpretation effort difficult.

      The fight between Umma and Lagash is one of the oldest known wars in human history and led to what may be the world’s first peace treaty and one of the oldest legal documents, the Treaty of Mesilim, signed around 2550 B.C. The treaty set up a border that was demarcated with a stele along an irrigation canal, similar to the one on view in the museum.

      The peace did not last. Around 2400 B.C., the war between Enmetena and Gishakidu took place, and the boundary was reaffirmed. Eventually, Umma attacked Lagash and successfully destroyed its capital city of Girsu, not long before Sargon the Great took over all of Mesopotamia, paying no heed to even the snarkiest of boundary stones.


  • What These Medical Journals Don’t Reveal: Top Doctors’ Ties to Industry
    https://www.nytimes.com/2018/12/08/health/medical-journals-conflicts-of-interest.html

    One is dean of Yale’s medical school. Another is the director of a cancer center in Texas. A third is the next president of the most prominent society of cancer doctors.

    These leading medical figures are among dozens of doctors who have failed in recent years to report their financial relationships with pharmaceutical and health care companies when their studies are published in medical journals, according to a review by The New York Times and ProPublica and data from other recent research.

    #pharma #conflits_d_intérêts #transparence


  • Vocabulaire politique : #Syndicat - Le #Service_Minimum en question
    http://www.radiopanik.org/emissions/lactualite-en-3d/le-service-minimum-en-question

    Aujourd’hui, l’Actualité en 3D reçoit Vaïa Demertzis, politologue et chercheuse au #CRISP. Elle est notamment membre du Groupe d’analyse des #Conflits_sociaux (GRACOS), un collectif interdisciplinaire qui étudie les principaux mouvements de #Grève ainsi que d’autres évènements liés aux conflits sociaux. Avec notre invitée, nous allons tenter de décrypter un enjeu régulièrement au centre de ces conflits : le service minimum.

    Qu’est-ce que le service minimum ? Quelles sont les professions ou les secteurs d’activité qui y sont soumis ? Quels sont les arguments qui plaident en sa faveur ou en sa défaveur ? Pourquoi semble-t-il cristalliser à ce point les oppositions idéologiques ? Quelle est la position du gouvernement belge mais également des gouvernements régionaux sur la question ? (...)

    #Prison #Transports #Prison,CRISP,Transports,Conflits_sociaux,Syndicat,Service_Minimum,Grève
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/lactualite-en-3d/le-service-minimum-en-question_05775__0.mp3


  • A project in #Nepal is documenting and sharing testimonials from the 10-year armed conflict · Global Voices
    https://globalvoices.org/2018/11/02/a-project-in-nepal-is-documenting-and-sharing-testimonials-from-the-10

    The Nepalese Civil War, known popularly as the Maoist conflict, was a bloody 10-year armed conflict between the Communist Party of Nepal (Maoist) and the government of Nepal which saw forced disappearances, rape, torture, death, and the displacement of thousands of Nepalese citizens.

    To ensure that the victims of this violence won’t be forgotten, an online multimedia project called Memory, Truth & Justice is documenting, archiving and sharing personal stories of survivors and families of the victims who were lost to the conflict.

    #guerre #conflits #mémoire



  • Harvard Calls for Retraction of Dozens of Studies by Noted Cardiologist - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/15/health/piero-anversa-fraud-retractions.html

    A prominent cardiologist formerly at Harvard Medical School and Brigham and Women’s Hospital in Boston fabricated or falsified data in 31 published studies that should be retracted, officials at the institutions have concluded.

    The cardiologist, Dr. Piero Anversa, produced research suggesting that damaged heart muscle could be regenerated with stem cells, a type of cell that can transform itself into a variety of other cells.

    Although other laboratories could not reproduce his findings, the work led to the formation of start-up companies to develop new treatments for heart attacks and stroke, and inspired a clinical trial funded by the National Institutes of Health.

    “A couple of papers may be alarming, but 31 additional papers in question is almost unheard-of,” said Benoit Bruneau, associate director of cardiovascular research at the Gladstone Institutes in San Francisco. “It is a lab’s almost entire body of work, and therefore almost an entire field of research, put into question.”

    #Fraude_scientifique #Conflits_intérêt #Science


  • Funding Matters – a statement about the corporate funding of academic conferences
    https://fundingmatters.tech

    As privacy scholars and advocates concerned with human rights, we write to express our dismay with the decision to have Palantir as a platinum sponsor for the Amsterdam Privacy Conference (APC).

    Privacy is one of the central challenges of our time and a pressing topic in today’s discussions on platforms, algorithms and policy making. The APC is a powerful forum for academics and advocates from around the world to move the field of privacy research forward. The conference is an important venue for privacy scholars from many different disciplines. The presence of Palantir as a sponsor of this conference legitimizes the company’s practices and gives it the opportunity to position itself as part of the agenda. This is deeply problematic and extremely regrettable.

    Palantir’s business model is based on a particular form of surveillance capitalism that targets marginalized communities and accelerates the use of discriminatory technologies such as predictive policing, for which the company has already been heavily criticized [1, 2]. Among Palantir’s public clients are police agencies and defense departments from all over the world. In the last year, Palantir has helped the Trump administration to find and deport asylum seekers, undocumented immigrants and refugees, raising serious concerns about wide-scale human rights violations [3]. While the company is largely secretive about its operations, it reportedly collaborated with Cambridge Analytica [4, 5], hedge funds, banks and financial service firms [6].

    Despite criticism over Palantir’s sponsorship since the conference’s 2015 edition, APC’s sponsorship strategy has not changed. This stance has consequences: it contributes to the marginalization and exclusion of scholars that otherwise would have participated and enriched the conversation at these events. Hence, it also impacts APC’s ability to nurture public debate on privacy.

    Palantir has also surfaced as a sponsor at a range of other prominent privacy and technology policy events. Due to similar concerns, some of these conferences have discontinued Palantir sponsorship, an example that we hope to see replicated. Given the political, economic and societal implications of privacy today, the funding strategies of our conferences matter more than ever. However complicated the process may be, it is time to develop sponsorship criteria and guidelines that ensure academic independence and proper consideration of human rights.

    We therefore call for:

    The discontinuation of Palantir’s sponsorship of the Amsterdam Privacy Conference,
    Organizers and participants alike to engage in an action-oriented discussion on corporate funding of academic events,
    The development of rigorous criteria and guidelines for corporate sponsorship, for example, based on Human Rights Impact Assessments.

    #Conflits_intérêts #Résistance #Sponsoring


  • Advertising in Medical Journals: Should Current Practices Change?
    https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.0030130
    https://journals.plos.org/plosmedicine/article/figure/image?id=10.1371/journal.pmed.0030130.t002&size=inline

    By accepting only advertisements for drugs and medical devices, medical journals have accepted an exclusive and dependent relationship with corporations. Perhaps the distance between the prescribing physician and the purchase of the advertised product contributes to the perception that drug advertisements in journals are somehow more professional than advertisements for goods hawked directly to the consumer. However, all advertising campaigns are designed to create positive feelings about a brand, to saturate a targeted population’s environment with a brand name, and to sell the product.

    #Médecine #Big_Pharma #Conflits_intérêt


  • I bambini di #Bjelave: un caso ancora aperto

    Durante l’assedio 46 bambini dell’orfanotrofio di Sarajevo vennero accolti in Italia. Non tutti erano orfani e nonostante questo, non sono stati rimpatriati ma dati in adozione. Alcuni dei genitori biologici li hanno cercati per anni. Un’intervista all’attivista per i diritti umani Jagoda Savić, che dal 2000 si sta occupando del caso.

    Lei si è occupata di un caso che anni fa ha sollevato parecchia attenzione: quella dei bambini dell’orfanotrofio di Sarajevo che durante la guerra sono stati accolti in Italia, ma invece di tornare in Bosnia sono stati dati in adozione.

    Dal punto di vista giuridico, a prima vista, tutto pare ben fatto e invece non lo è. Vale la pena ricordare tutta questa storia non perché si possa cambiare qualcosa, visto che le adozioni sono state portate a termine e non si può più far niente. Ma perché può fungere da utilissima lezione per i giuristi italiani sugli errori che sono stati fatti in una procedura di adozione internazionale che ha coinvolto bambini profughi, un paese in guerra e con un lungo e difficile periodo post-conflitto.

    Come mai ha iniziato ad occuparsene?

    Mi sono trovata coinvolta in questa storia nel 2000, quando Uzeir Kahvić padre di Sedina che faceva parte di quel gruppo di bambini, è venuto nell’ufficio della mia organizzazione non governativa «SOS – telefon» (Telefono azzurro) nella quale ci occupavamo di lotta alla violenza domestica ma anche di altri casi di bisogno legato a situazioni familiari difficili. Ci ha chiesto di aiutarlo a trovare la figlia dopo anni che ci provava invano da solo. Ho cominciato quindi a raccogliere informazioni e ho ricostruito la storia che inizia nel lontano 1992 e che si è rivelata molto complessa.

    Che cosa è accaduto nel 1992?

    Da Sarajevo, città già sotto assedio da tre mesi, il 18 luglio 1992 è partito un convoglio di 67 bambini tra i quali 46 tra orfani e minori con situazioni disagiate che stavano all’orfanotrofio «#Ljubica_Ivezić» (ndr: che nel 1997 ha cambiato nome in «#Dječiji_dom_Bjelave»). La loro partenza era stata decisa per portarli in luoghi sicuri.: la città veniva bombardata ogni giorno, mancavano luce, acqua e cibo. Il centro accoglieva anche neonati e bambini molto piccoli e non si riusciva ad assicurare loro minime condizioni di vita. Per cui sulla bontà del trasferimento in Italia non vi è alcun dubbio. Sono arrivati in autobus fino a Spalato sulla costa croata e poi via mare hanno raggiunto Ancona.

    Dove sono stati portati e chi li ha presi in carico?

    All’arrivo in Italia i bambini dell’orfanotrofio sono stati divisi in due gruppi: i 35 con età inferiore ai 10 anni di età sono stati portati al «Centro Mamma Rita» di Monza, mentre 11 sono finiti al centro estivo «Santa Maria» di Bellaria Igea Marina (ndr: in provincia di Rimini, ora si chiama «Casa vacanze San Giuseppe») gestiti dalle suore. I bambini sono poi rimasti qui degli anni invece che tornare dopo pochi mesi come si era pensato, a causa del prolungarsi della guerra in Bosnia.

    Una delle questioni problematiche che è emersa durante le nostre ricerche è che tra le autorità bosniache e italiane non è stato siglato alcun documento che regolasse i termini dell’accoglienza, come ad esempio il tempo di permanenza in Italia, i doveri di chi prendeva in carico i minori e i diritti di questi ultimi. Per cui all’arrivo i bambini sono stati messi subito sotto la giurisdizione del Tribunale per i Minorenni di Milano.

    Perché alla fine della guerra i bambini non sono tornati a Sarajevo?

    So che tra il 1995 e il 1996 si sono recati in Italia sia il rappresentante dell’organizzazione Prva «Dječija ambasada Međaši» (Prima Ambasciata dei bambini Međaši) Duško Tomić che aveva organizzato il convoglio, sia l’allora direttore dell’orfanotrofio di Sarajevo, Amir Zelić per avere informazioni sui bambini e chiederne il ritorno. Mi ha raccontato Amir Zelić che le autorità italiane avevano ritenuto che in Bosnia Erzegovina non ci fossero ancora le condizioni per farli rientrare.

    In seguito sono stati dati in affido a famiglie italiane ed è stata avviata la procedura per l’adottabilità. A questo punto cosa è accaduto tra Italia e Bosnia?

    Qui è cominciato il primo «scontro», se parliamo di prese di posizione e giochi di rimpallo delle responsabilità su quello che è successo poi, tra l’Italia e la Bosnia Ezegovina.

    Secondo i documenti da me visionati, il 27 giugno del 1996 il Dipartimento della protezione sociale presso il Consiglio dei Ministri, poi approvato dalla Commissione centrale per le adozioni internazionali e pubblicato l’8 luglio 1996, è stato deciso che tutti i bambini del gruppo bosniaco sarebbero stati sottoposti alla procedura di adottabilità presso la giurisdizione di competenza locale e cioè il Tribunale dei minorenni di Milano.

    Intanto in Bosnia Erzegovina il 24 aprile del 1996 il governo ha ratificato, su indicazione del Ministero per le politiche sociali, rifugiati e sfollati, il «Programma integrale per la tutela dei bambini profughi senza genitori dall’Italia alla BiH» che prevedeva il rientro dei minori entro il giugno successivo. Il testo del Programma è stato poi inoltrato, con lettera del Ministero degli Affari esteri bosniaco al Consolato di Bosnia Erzegovina a Milano, il 25 aprile.

    I due documenti emessi da Italia e Bosnia sono però innanzitutto opposti: lo stato bosniaco ha trattato il problema considerando il gruppo nel suo insieme, mentre le autorità italiane ha trattato i bambini caso per caso e così ha proseguito. Inoltre, allora non abbiamo ottenuto di poter accedere ai documenti protocollati dalle autorità italiane, perché eravamo troppo «piccoli» e deboli... Per cui non ho scoperto se il documento bosniaco è stato consegnato nei tempi richiesti alle autorità italiane, perché ci sono tre settimane di differenza tra la data in cui è stato redatto il documento bosniaco e la data in cui il Consiglio italiano ha preso la sua posizione.

    Solo nel 2007 è emerso dal rapporto redatto dal Gruppo di esperti del Consiglio dei ministri della BiH, costituitosi nel 2005 per indagare su questo caso, che il Consolato bosniaco a Milano tra aprile e giugno 1996 non era stato in grado di tradurre il Programma.

    A questo proposito c’è un punto che voglio sottolineare. Per parte italiana sono state eccessive le pretese nei confronti di un paese nascente, appena uscito dalla guerra, che ancora doveva impostare e creare un sistema funzionante di gestione dell’amministrazione pubblica. Un paese che non aveva i minimi presupposti per poter proseguire con le procedure richieste per legge al paese di origine di bambini sottoposti ad adozione internazionale.

    L’Italia si è comportata con il nostro paese come se avesse a che fare con un qualsiasi altro stato europeo come la Fancia o la Germania. Ha avviato procedure delicate senza invece controllare e monitorare che in Bosnia le procedure venissero eseguite a dovere. E’ stato il più grave errore per parte italiana, sebbene non l’unico.

    Quali altri?

    Prima di tutto, alcuni bambini sono stati dati in adozione senza che nel fascicolo giudiziario ci fosse il loro certificato di nascita. Questo significa che ad esempio, nel caso di due minori, Vedrana Hastor e Dejan Goljanin, la procedura di adottabilità è stata avviata dal Tribunale milanese con questi nomi ma all’anagrafe bosniaca sono iscritti con altri nomi.

    Poi, c’è la questione della rogatoria internazionale, che è l’atto basilare della procedura di adozione internazionale, dove il genitore biologico deve rispondere se vuole riavere il proprio figlio o se vuole abbandonarlo e darlo in adozione. L’Italia ha mandato una prima una nota verbale e poi alcune successive con le quali ha sollecitato le autorità bosniache ad ottenere risposte. Ma le rogatorie – posso parlare per i casi su cui ho indagato – non sono mai arrivate ai genitori e le risposte di questi non sono ovviamente mai arrivate in Italia. Per cui dopo 5 anni di attesa, il Tribunale di Milano ha emesso le sentenze di adozione.

    Questo «gioco» delle rogatorie rappresenta un altro punto importante: il Tribunale dei minorenni di Milano sulla spedizione delle rogatorie internazionali e le autorità bosniache per la parte relativa al ricevimento delle stesse. Questi due «giochi» hanno provocato un distacco ingiusto tra i genitori biologici e i loro figli, violando il diritto delle due parti di potersi esprimersi in merito.

    D’altronde sappiamo che per legge, in base alla Convenzione dell’Aja recepita dall’Italia nel 1998, sono previsti casi estremi in cui si può procedere all’adozione in assenza del consenso dei genitori.

    Sì ma il fatto, non indifferente, è che alcune rogatorie contenevano degli errori. Posso parlare solo per i casi su cui sono riuscita ad ottenere informazioni certe e copie di documenti, sebbene dopo che per anni ci è stato impedito di accedervi.

    Una delle rogatorie è stata spedita nel paese sbagliato: accanto al nome e alla città di residenza del genitore c’è scritta la sigla «Ex Yu», quando invece si tratta di una località (Loznica) che si trova in Serbia e non in Bosnia Erzegovina. Con quella sigla «Ex Yu», come sapete inesistente già da anni, la rogatoria è stata spedita in Bosnia - paese che all’epoca aveva tanti conflitti con la Serbia - e non è stata rispedita al mittente.

    La seconda è stata spedita a una madre defunta da anni, oltre che al padre in vita. E questo nonostante sul fascicolo di questa bimba, nell’anamnesi sociale e familiare che viene allegata ad ogni procedura di adottabilità rilasciata dai servizi preposti, c’era scritto chiaramente che la madre si era suicidata subito dopo il parto. Parliamo del caso di Uzeir Kahvić ed è un dato di cui il giudice del tribunale milanese doveva essere a conoscenza.

    La terza rogatoria è stata spedita a una persona inesistente e lo spiego meglio con nomi inventati: la madre si chiama Maria Ricci e il padre si chiama Alberto Della Costa. Il nome del genitore al quale è stata mandata la rogatoria è «Maria Alberto», quindi un destinatario composto da due nomi propri senza alcun cognome.

    E le autorità bosniache?

    Abbiamo indagato, per quanto è stato possibile, anche rispetto ai passi giuridici fatti o meno in Bosnia. Abbiamo trovato conferma che un gruppo di rogatorie sono state ricevute dal Ministero affari esteri bosniaco e da qui regolamente spedite al Ministero per gli affari civili di BiH che in quel momento era competente per occuparsi del problema.

    Per le restanti rogatorie non ci è stata fornita questa prova. Abbiamo chiesto anche al Dipartimento che si occupava di rifugiati, sfollati e quindi di adozioni che stava sotto al Ministero per gli affari civili di BiH. Ci hanno risposto ufficialmente e per iscritto che negli archivi la documentazione non esisteva. Quindi in quel momento non siamo riusciti a verificare se il Ministero affari civili bosniaco aveva o meno trasmesso ai livelli più bassi le rogatorie arrivate dall’Italia.

    Ma non è finita qui. Ci siamo poi rivolti al livello amministrativo di livello più basso, cioè al Ministero per gli affari sociali della Federazione di BiH, dunque di una delle due entità in cui è diviso il paese. Appellandoci alla legge sul libero accesso alle informazioni abbiamo chiesto di accedere all’archivio, ma dall’archivio ci hanno risposto – mentendo, come abbiamo scoperto dopo - che non avevano alcuna documentazione.

    Non ci siamo dati per vinti e ci siamo rivolti all’ufficio del Ministro federale per gli affari sociali. Dopo anni, ci hanno rilasciato un documento incontrovertibile: vi sono indicati i nomi della Commissione che controlla la consegna della documentazione, con tanto di nomi e firme dei membri, timbro e allegato l’elenco di tutti i file che erano stati depositati all’archivio. E’ da questo elenco che abbiamo scoperto che, la prima volta, all’archivio ci avevano mentito.

    Quindi la complessità amministrativa del paese, frammentata e a più livelli, non ha facilitato una procedura regolare e ha reso molto difficile scoprire i fatti.

    Non avendo potuto accedere agli archivi di tutti i livelli, non possiamo sapere se per parte bosniaca c’è stata premeditazione o se si è trattato solo di una situazione di caos dovuta al periodo di transizione del dopoguerra. A questo proposito, voglio ricordare che ci siamo rivolti anche a livello cantonale (ndr: la Federazione di Bosnia Erzegovina è divisa in 10 cantoni e questi in numerose municipalità). Ma purtroppo, dato che già al livello «superiore» – quello federale - non avevamo ottenuto alcuna informazione sul ricevimento delle rogatorie arrivate dall’Italia, non ci sono state fornite informazioni nemmeno dai Centri sociali per gli affari sociali dei Cantoni diversi in cui risiedevano i genitori.

    Posso solo dire che tra i genitori con cui man mano sono entrata in contatto diretto, nessuno ha ricevuto la rogatoria eccetto in un caso, dove i genitori erano deceduti e la nonna di un bimbo ha dichiarato di averla ricevuta.

    Quanti bambini sono stati dati in adozione?

    In base alle informazioni di cui dispongo sono 16. Perché alcuni, nel corso della procedura di adottabilità, hanno superato i 18 anni di età. Alcuni sono riusciti ad entrare in contatto con le famiglie di origine, altri non l’hanno voluto, altri ancora non sanno che le famiglie di origine li stanno cercando.

    Il risultato, purtroppo, è che dei bambini bosniaci non hanno più fatto ritorno nel loro luogo d’origine e hanno perso contatti con la famiglia. E’ stato creato un distacco artificiale tra i genitori biologici e i figli, e questi ultimi si sono convinti che i genitori avessero deciso di abbandonarli.

    Lo posso dire perché ho seguito diversi casi oltre a quello di Uzeir Kahvić e ne sto seguendo un altro di cui sono venuta a conoscenza nel 2015. Un padre che, com’è stato per Uzeir, da 22 anni sta cercando suo figlio arrivato in Italia con quel convoglio del 1992. Ma questa è un’altra lunga storia.

    https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/I-bambini-di-Bjelave-un-caso-ancora-aperto-189911
    #orphelins (mais pas tous, justement, c’est la question de l’article) #adoption #guerre #conflits #enfants #enfance #histoire #ex-Yougoslavie #Bosnie-Herzégovine #Sarajevo #Italie #orphelinat


  • Recherche médicale : cahots dans la lutte aux #conflits_d’intérêts | Agence Science-Presse
    http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2018/09/11/recherche-medicale-cahots-lutte-aux-conflits-interets

    #José_Baselga est le directeur médical du Centre Memorial Sloan Kettering (MSK) sur le #cancer, à New York. Il a été membre de conseils ou de comités aviseurs de compagnies comme Roche et Bristol-Myers Squibb, en plus de détenir des actions dans de petites firmes émergentes qui testent de nouveaux traitements contre le cancer — et le tout, sans l’avoir révélé à des revues prestigieuses comme le New England Journal of Medicine ou le Lancet, lorsque celles-ci ont publié un de ses articles. Ces revues, parmi d’autres, exigent depuis au moins les années 1990 que leurs auteurs soient transparents sur leurs sources de revenus, afin qu’au besoin, les lecteurs puissent savoir si un article présente un potentiel conflit d’intérêts avec un bailleur de fonds.

    Dans une réaction publiée au lendemain [d’un] reportage conjoint du New York Times et du magazine Pro Publica, le Centre MSK a dû admettre, penaud, qu’il n’avait pas fait un bon travail de vérification. Ce serait en effet en partie sa responsabilité que de s’assurer que ses chercheurs dévoilent leurs sources de financement, à plus forte raison lors de publications dans des revues aussi prestigieuses. Les revues ont, pour leur part, rarement la capacité de vérifier les déclarations de leurs auteurs et doivent s’en remettre à leur bonne foi. En entrevue, l’éditeur du New England Journal of Medicine (où sont parus deux des 17 articles litigieux) a admis le problème, jugeant même que l’absence de divulgation serait un phénomène « répandu ».

    En revanche, l’Association américaine de recherche sur le cancer impose de telles règles de divulgation des conflits d’intérêts à ses membres, règles auxquelles le Dr Baselga ne s’est pas conformé… à l’époque où il en était le président.

    En entrevue, il n’a pas nié ses relations avec une douzaine de compagnies depuis 2013, et a affirmé que la non-divulgation « n’était pas intentionnelle ».

    Aux #États-Unis, le gouvernement fédéral impose depuis 2013 aux compagnies pharmaceutiques et aux fabricants d’appareils médicaux de rendre public tout paiement fait à des #médecins — depuis les fonds versés pour une recherche jusqu’aux paiements pour assister à un congrès. C’est grâce à ces informations, contenues dans une base de données publique, que les journalistes ont pu suivre le flux d’argent jusqu’au Dr Baselga.

    Ajout 13 septembre : Le Dr José Baselga annonce sa démission du Centre MSK.

    Ajout 14 septembre : Éditorial du New York Times : « les règles de #divulgation peuvent sembler complexes, mais l’#argent corrompt la #recherche_médicale ».

    Top Cancer Researcher Fails to Disclose Corporate Financial Ties in Major Research Journals - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/08/health/jose-baselga-cancer-memorial-sloan-kettering.html

    Top Sloan Kettering Cancer Doctor Resigns After Failing to Disclose Industry Ties - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/13/health/jose-baselga-cancer-memorial-sloan-kettering.html

    Opinion | Medicine’s Financial Contamination - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/14/opinion/medicines-financial-contamination.html

    Opinion | Transparency Hasn’t Stopped Drug Companies From Corrupting Medical Research - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/14/opinion/jose-baselga-research-disclosure-bias.html

    A un tel niveau hiérarchique on devrait criminaliser tout rapport financier avec #pharma

    #corruption #mise_en_danger_de_personnes_vulnérables


  • Map-archive of Europe’s migrant spaces

    The project of an interactive map-archive of ‘migrant spaces’ of transit, border enforcement and refuge across Europe stems from a workshop organised in London in November 2016 by researchers working on migration and based in different European countries.

    The goal of this collective project, is to bring to the fore the existence and the stories of ephemeral spaces of containment, transit, and struggle, that are the outcome of border enforcement politics and of their spatial effects, as well as of their impact on migrant lives.
    What we want to represent

    We do not represent on the map official detention centres or reception camps, but rather unofficial (but visible) spaces that have been produced as an effect of migration and border policies as well as of migrants’ practices of movement. Some well-known examples are the Jungle of Calais, or the Hellenic’s airport in Athens, which represent the output of the relation between the border enforcement policies with the autonomous movements of migrant subjects across Europe. Moreover, spaces of transit like the rail station of Milan will be represented, which have then become places of containment – such as Ventimiglia, Como, and the Brenner after the suspension of Schengen in such border areas. Several structures have been build in such transit knots, being characterized by their humanitarian element that intertwine the dimension of control with that of help and care. Finally, some of these places are zones inside European cities that have played the twofold role of spaces-refuge and area

    controlled by the police, and then have been evicted as dwelling places where migrants found a temporary place to stay – like Lycée Jean-Quarré in Paris, La Chapelle. Others are self-managed places, like Refugee City Plaza Hotel, or square and public spaces that had been sites of migrant struggles for some time – as Orianenplatz in Berlin.
    The three dimensions

    The complexity of the processes that get intertwined in these places can be represented through three dimensions that we aimed to represent, although they cannot be exhaustively of the complexity of this phenomenon.

    Border enforcement/ border control: by border control we understand all the operations, measures and actions put into place by the police for enhancing national borders and obstructing migrants’ movements and presence.

    Humanitarian enforcement: by humanitarian enforcement we understand all the operation/action and structures deployed by those humanitarian actors involved in managing migrants. Being ‘humanitarianism’ a blurry and contested category, we understand it as a continuum with the two endpoints of humanitarian control and humanitarian support. The first endpoint refers to all these actions, operations and structures that aim to control migrants and contain their mobilities. The second endpoint refers to all these actions, operation and structures that aim to support migrants and their movements avoiding deploying control measures.

    Migrant struggles: by ‘struggles’ we understand both self-organized struggles with a declared political claim, and everyday struggles such as the transits mobilities and the ‘everyday resistance’ (Scott, 1985) practices collectively enacted by migrants, that can be visible or remaining under the threshold of visibility.
    Temporality and spatiality

    A crucial feature of this map is the focus on temporality rather than spatiality. Indeed, this map cis an archive of those fleeting and ephemeral spaces that do no longer exist and that have changed their function over time, as frontiers or as spaces of refuge and struggle. The focus on temporality allows us to go beyond the mainstream representations of migrants routes offered by those official actors managing migration such as Fontex, European Union, IOM and the UNHCR.

    We do not want to represent those informal places that are still existing in order to avoid shedding more light on them that could bring some problem to the people dwelling and transiting through those places. The idea of archive is related to that ethical/political topic: we do not want to trace the still existing place where people are struggling, but rather we aim to keep a record and a memory of such ephemeral spaces that do not exist any-more but nevertheless have contributed to the production of a Europe not represented in the mainstream debate. Therefore, we represent only those places still existing where the border and humanitarian enforcement come to the fore, in order to keep an ongoing monitoring gaze.
    The aim

    The aims of this map-archive are: a) to keep memory of these spaces that have been visible and have been the effect of border enforcement policies but that then had been evicted, or ‘disappeared’ ; b) to produce a new map of Europe, that is a map formed by these spaces of transit, containment, and refuge, as result of politics of border enforcement and of migration movements; c) to shed light on the temporality of migration as a crucial dimension through which understand and interpret the complexity of social processes related to migration towards and within Europe and the consequent border enforcement.

    To be continued

    Since Europe externalizes its borders beyond its geopolitical frontiers, we would like to add also spaces of transit and containment that are located in the so called ‘third countries’ – for instance, in Tunisia, Turkey and Morocco – as the map wants also to represent a different image of the borders of Europe, looking also at sites that are the effects of EU borders externalisation politics.


    http://cherish-de.uk/migrant-digitalities/#/2011/intro
    #cartographie #cartographie_radicale #cartographie_critique #frontières #frontière_sud-alpine #visualisation #migrations #asile #réfugiés #conflits #contrôle_humanitaire #militarisation_des_frontières #Europe

    On peut faire un zoom sur la #frontière_sud-alpine :


    #Vintimille #Côme #Brenner #Briançon #Menton

    cc @reka

    • Migration: new map of Europe reveals real frontiers for refugees

      Since the EU declared a “refugee crisis” in 2015 that was followed by an unprecedented number of deaths in the Mediterranean, maps explaining the routes of migrants to and within Europe have been used widely in newspapers and social media.

      Some of these maps came out of refugee projects, while others are produced by global organisations, NGOs and agencies such as Frontex, the European Border and Coastguard Agency, and the International Organisation for Migration’s project, Missing Migrants. The Balkan route, for example, shows the trail along which hundred of thousands of Syrian refugees trekked after their towns and cities were reduced to rubble in the civil war.

      However, migration maps tend to produce an image of Europe being “invaded” and overwhelmed by desperate women, men and children in search of asylum. At the same time, migrants’ journeys are represented as fundamentally linear, going from a point A to a point B. But what about the places where migrants have remained stranded for a long time, due to the closure of national borders and the suspension of the Schengen Agreement, which establishes people’s free internal movement in Europe? What memories and impressions remain in the memory of the European citizens of migrants’ passage and presence in their cities? And how is this most recent history of migration in Europe being recorded?

      Time and memory

      Our collective project, a map archive of Europe’s migrant spaces, engages with with these questions by representing border zones in Europe – places that have functioned as frontiers for fleeing migrants. Some of these border zones, such as Calais, have a long history, while other places have become effective borders for migrants in transit more recently, such as Como in Italy and Menton in France. The result of a collaborative work by researchers in the UK, Greece, Germany, Italy and the US, the project records memories of places in Europe where migrants remained in limbo for a long time, were confronted with violence, or found humanitarian aid, as well as marking sites of organised migrant protest.

      All the cities and places represented in this map archive have over time become frontiers and hostile environments for migrants in transit. Take for instance the Italian city of Ventimiglia on the French-Italian border. This became a frontier for migrants heading to France in 2011, when the French government suspended Schengen to deter the passage of migrants who had landed in Lampedusa in Italy in the aftermath of the Tunisian revolution in 2011.

      Four years later in 2015, after border controls were loosened, Ventimiglia again became a difficult border to cross, when France suspended Schengen for the second time. But far from being just a place where migrants were stranded and forced to go back, our map archive shows that Ventimiglia also became an important place of collective migrant protest.

      Images of migrants on the cliffs holding banners saying “We are not going back” circulated widely in 2015 and became a powerful slogan for other migrant groups across Europe. The most innovative aspect of our map-archive consists in bringing the context of time, showing the transformations of spaces over time into a map about migration that explains the history of border zones over the last decade and how they proliferated across Europe. Every place represented – Paris, Calais, Rome, Lesbos, Kos, and Athens, for example – has been transformed over the years by migrants’ presence.
      Which Europe?

      This archive project visualises these European sites in a way that differs from the conventional geopolitical map: instead of highlighting national frontiers and cities, it foregrounds places that have been actual borders for migrants in transit and which became sites of protest and struggle. In this way the map archive produces another image of Europe, as a space that has been shaped by the presence migrants – the border violence, confinement and their struggle to advance.

      The geopolitical map of Europe is transformed into Europe’s migrant spaces – that is, Europe as it is experienced by migrants and shaped by their presence. So another picture of Europe emerges: a space where migrants’ struggle to stay has contributed to the political history of the continent. In this Europe migrants are subjected to legal restrictions and human rights violations, but at the same time they open up spaces for living, creating community and as a backdrop for their collective struggles.

      It is also where they find solidarity with European citizens who have sympathy with their plight. These border zones highlighted by our map have been characterised by alliances between citizens and migrants in transit, where voluntary groups have set up to provide food, shelter and services such as medical and legal support.

      So how does this map engage with debate on the “migrant crisis” and the “refugee crisis” in Europe? By imposing a time structure and retracing the history of these ephemeral border zone spaces of struggle, it upends the image of migrants’ presence as something exceptional, as a crisis. The map gives an account of how European cities and border zones have been transformed over time by migrants’ presence.

      By providing the history of border zones and recording memories of citizens’ solidarity with migrants in these places, this map dissipates the hardline view of migrants as invaders, intruders and parasites – in other words, as a threat. This way, migrants appear as part of Europe’s unfolding history. Their struggle to stay is now becoming part of Europe’s history.

      But the increasing criminalisation of migrant solidarity in Europe is telling of how such collaboration disturbs state policies on containing migrants. This map-archive helps to erode the image of migrants as faceless masses and unruly mobs, bringing to the fore the spaces they create to live and commune in, embraced by ordinary European citizens who defy the politics of control and the violent borders enacted by their states.


      https://theconversation.com/migration-new-map-of-europe-reveals-real-frontiers-for-refugees-103
      via @isskein


  • IDPs : Mid-year figures

    There were 5.2 million new internal displacements associated with conflict and violence in the first half of 2018, based on the analysis of data from the 10 worst-affected countries. There were also 3.3 million associated with disasters in 110 countries and territories. Countries in the Horn of Africa bore the brunt of displacement. On top of more than 1.7 million new displacements associated with conflict and violence in Ethiopia and Somalia, significant numbers of people fled devastating floods and drought in Ethiopia, Somalia and Kenya.

    http://www.internal-displacement.org/mid-year-figures
    #IDPs #déplacés_internes #rapport #2018 #statistiques #asile #migrations #réfugiés #sécheresse #conflits #inondations #Corne_de_l'Afrique

    cc @isskein


  • Areva, Axa, Saint-Gobain, Havas, Veolia... Les grandes entreprises toujours aussi présentes au cœur du pouvoir @observatoiremultinat
    http://multinationales.org/Areva-Axa-Saint-Gobain-Havas-Veolia-Les-grandes-entreprises-toujour

    La démission de Nicolas Hulot du ministère de l’Écologie a mis au centre du débat public français la question du pouvoir des #lobbies. Au-delà des lobbies les plus visibles, comme celui des chasseurs, qui aiment à se mettre en scène, la capture de la politique par les intérêts privés s’effectue aussi sous des formes plus discrètes, mais peut-être beaucoup plus dangereuses pour la démocratie, comme les #pantouflages et #conflits_d’intérêts, la destruction de l’expertise indépendante, ou encore l’imprégnation idéologique de la haute fonction publique. Une question abordée dans la partie 8 du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » que nous avons publié juste avant l’été : « Que font les grandes #entreprises_françaises à notre démocratie ? » Nous en publions ci-dessous un extrait, sur les nombreux liens entre le gouvernement actuel et ses conseillers et les groupes du #CAC40.


    illustration : Art Young - The Masses
    https://www.marxists.org/subject/art/visual_arts/satire/pub/masses/index.htm