• Deforestation increase dovetails with armed conflict in Colombia, study finds
    https://news.mongabay.com/2019/09/deforestation-increase-dovetails-with-armed-conflict-in-colombia-study-finds/?n3wsletter

    One of the study’s main conclusions was that “[d]eforestation was positively associated with armed conflict intensity and proximity to illegal coca plantations,” especially in the Colombian Amazon. Higher amounts of deforestation were also associated with proximity to mining concessions, oil wells, and road networks.


    #Colombie #déforestation #forêt #conflits_armés #coca

  • Tout ce qui brille n’est pas #or : la branche de l’or sous le feu des critiques

    La #Suisse occupe une position de leader mondial dans le commerce de l’or. Mais l’#or_brut raffiné dans notre pays provient parfois de #mines douteuses. La pression augmente pour plus de #responsabilité éthique au sein de la branche des #matières_premières.

    « Il ne peut être totalement exclu que de l’or produit en violation des #droits_de_l’homme soit importé en Suisse. » Voilà la conclusion explosive à laquelle parvient le Conseil fédéral dans un #rapport portant sur le marché de l’or et les droits humains, publié en novembre dernier. Donnant suite à un postulat parlementaire, ce rapport a permis de faire quelque peu la lumière sur une branche qui privilégie la discrétion.

    Le secteur de l’or joue un rôle important pour la Suisse, qui concentre 40 % des capacités de #raffinage mondiales et héberge les activités de quatre des neuf leaders mondiaux du secteur. Les raffineries d’or telles qu’#Argor-Heraeus, #Metalor, #Pamp ou #Valcambi travaillent l’or brut importé ou refondent des ouvrages en or déjà existants. En 2017, plus de 2400 tonnes d’or ont été importées pour un montant de presque 70 milliards de francs, ce qui correspond à environ 70 % de la production mondiale. L’or brut provient de quelque 90 pays, y compris des pays en développement tels que le #Burkina_Faso, le #Ghana ou le #Mali, qui dépendent fortement de ces exportations.

    Des conditions précaires dans les petites mines

    À l’échelle mondiale, environ 80 % de l’or brut est extrait dans des mines industrielles. 15 % à 20 % proviennent de petites mines artisanales, dans lesquelles les conditions de #travail et la protection de l’#environnement s’avèrent souvent précaires. Néanmoins, les mines assurent l’existence de millions de familles : dans le monde entier, ces mines artisanales emploient plus de 15 millions de personnes, dont 4,5 millions de femmes et 600 000 enfants, particulièrement exposés aux violations des droits humains. Certains pays comme le #Pérou ou l’#Éthiopie tentent pourtant de réguler le secteur, par exemple en accordant des licences d’#extraction. Mais la mise en œuvre n’est pas simple et les contrôles sur place tendent à manquer.

    Il y a peu, un cas de commerce illégal d’or au Pérou a fait la une des médias. En mars 2018, les autorités douanières locales ont confisqué près de 100 kg d’or de l’entreprise exportatrice #Minerales_del_Sur. Cet or aurait dû parvenir à la raffinerie suisse Metalor. Le cas est désormais entre les mains de la #justice péruvienne. Le ministère public suspecte Minerales del Sur, qui comptait parfois plus de 900 fournisseurs, d’avoir acheté de l’or de mines illégales. Aucune procédure pénale n’a encore été ouverte. Metalor indique avoir bloqué toute importation d’or péruvien depuis la #confiscation et soutient qu’elle n’a acquis ce métal précieux qu’auprès de mines agissant en toute légalité.

    Une origine difficilement identifiable

    Selon le rapport du Conseil fédéral, l’or brut raffiné en Suisse provient en majeure partie de mines industrielles. Néanmoins, les détails restent flous. En effet, les statistiques d’importation disponibles ne permettent d’identifier clairement ni la provenance, ni la méthode de production. Ainsi, le Conseil fédéral conseille à la branche de se montrer plus transparente au niveau de l’origine, par exemple dans la #déclaration_douanière. Par contre, notre gouvernement ne voit aucune raison d’agir quant à l’obligation de diligence et renvoie aux standards de durabilité volontaires de la branche. De plus, la Suisse soutient la mise en œuvre des principes de l’OCDE sur la promotion de chaînes d’approvisionnement responsables pour les #minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque. Cela doit permettre d’éviter que le commerce de l’or alimente des #conflits_armés, par exemple en #RDC. Enfin, le Conseil fédéral souhaite examiner si la technologie de la #blockchain – soit des banques de données décentralisées –, pourrait améliorer la #traçabilité de l’or.

    Les #multinationales ciblées par l’initiative

    Pour le Conseil fédéral, inutile de renforcer les bases légales. Il mise plutôt sur l’auto-régulation de la branche qui, selon lui, est soumise à une forte concurrence internationale. Les organisations non gouvernementales (ONG) ne sont pas les seules à ne pas approuver cette attitude pro-économie. Ainsi, dans un commentaire sur swissinfo.ch, le professeur de droit pénal et expert anti-corruption bâlois Mark Pieth parle d’un véritable autogoal. Selon lui, le Conseil fédéral accorde plus d’importance aux affaires qu’aux droits humains et fournit des armes supplémentaires aux partisans de l’Initiative multinationales responsables. Celle-ci, soumise en 2016 par quelque 50 ONG, a pour but que les entreprises suisses et leurs fournisseurs étrangers soient tenus responsables des violations des droits humains et des atteintes à l’environnement. Pieth reproche surtout aux auteurs du rapport de rejeter l’entière responsabilité des problèmes directement sur le secteur des petites mines artisanales. Pour lui, les multinationales sont souvent responsables de l’accumulation de #déchets toxiques, de la #contamination des eaux et de l’appropriation des #terres des communautés locales.

    Les sondages montrent que cette initiative bénéficie d’un fort capital de sympathie auprès de la population. Le Conseil national a tenté de mettre des bâtons dans les roues des initiants en lançant un contre-projet. Il prévoyait ainsi de compléter le droit des sociétés par des dispositions relatives à la responsabilité. Le Conseil des États n’a néanmoins rien voulu entendre. En mars, une majorité de la petite chambre du Parlement a rejeté l’initiative sans pour autant entrer en matière sur une contre-proposition. Le conseiller aux États Ruedi Noser (PLR, Zurich) a, par exemple, averti que ces dispositions relatives à la responsabilité entraîneraient des inconvénients de taille pour les entreprises suisses. Pour lui, l’économie suisse pourrait même devoir se retirer de nombreux pays. Le Conseil national a remis l’ouvrage sur le métier. Si les deux chambres ne parviennent pas à un accord, l’initiative pourrait être soumise au peuple sans contre-projet. Aucune date n’a encore été fixée.

    Le « Vreneli d’or » populaire

    La pièce d’or la plus connue de Suisse est le « #Vreneli_d’or ». Cette pièce de monnaie arborant le buste d’Helvetia a été émise entre 1887 et 1949. L’or utilisé à l’époque provenait de pays européens. En tout, 58,6 millions de pièces avec une valeur nominale de 20 francs furent mises en circulation. S’y ajoutèrent 2,6 millions de pièces de dix francs et 5000 avec une valeur nominale de 100 francs.

    Jusqu’à aujourd’hui, le Vreneli d’or est resté un cadeau populaire et un placement simple. De nos jours, la pièce de 20 francs avec une part d’or de 5,8 grammes a une valeur d’environ 270 francs et peut être échangée dans n’importe quelle banque de Suisse. Bien évidemment, les éditions rares sont aussi plus précieuses. Ainsi, un Vreneli datant de 1926 vaut jusqu’à 400 francs. Les collectionneurs acquièrent aussi volontiers des pièces frappées entre 1904 et 1906 pour environ 300 francs. Le Vreneli d’or doit probablement son nom à l’ancienne représentation d’Helvetia. En effet, avec ses cheveux tressés, elle rappelait plutôt une jeune paysanne qu’une solide mère patrie.


    https://www.revue.ch/fr/editions/2019/03/detail/news/detail/News/tout-ce-qui-brille-nest-pas-or-la-branche-de-lor-sous-le-feu-des-critiques
    #extractivisme #droits_humains #transparence

    ping @albertocampiphoto

    • #Metalor cuts ties with small mines over sustainable gold

      Swiss gold refinery Metalor Technologies has announced it will no longer deal with artisanal mining operations. The company cites the increasing cost of ensuring that gold is being produced by small mines in compliance with human rights and environmental standards.

      Metalor has come under repeated fire for doing business with gold mines in South America that care neither for their workers or surrounding habitat. Some of the gold being refined has also been linked by NGOs to money laundering.

      The company has refuted many of the charges being levelled at it by human rights groups. But it had nevertheless already ceased doing business with artisanal mines in Peru last year whilst declaring self-regulated measures to combat abuses in the gold trade. Monday’s announcement also signals the end to its artisanal activities in Colombia.

      Pressure groups has complained that Metalor’s due diligence was failing to spot back doors through which “dirty gold” was allegedly reaching the refinery.

      “The increasing complexity of the supply chain in this sector makes it increasingly difficult for Metalor to continue its commercial relations with artisanal mining operations,” said Metalor CEO, Antoine de Montmollin, in a statement.

      “Metalor regrets this well-considered decision, but we will not compromise on defending a more sustainable value chain in the gold sector.”
      ’Skirting the issue’

      Mark Pieth, a champion for greater accountability in the Swiss commodities sector, slammed the refinery’s decision. He believes that cutting ties with trouble spots in response to criticism is not the answer because it strips entire communities of their livelihood.

      “It’s really skirting the issue because in fact the refineries should take responsibility and they should be helping to clean up rather than just cutting and running,” Pieth, who is publishing a book on gold laundering this month, told swissinfo.ch.

      Pieth also points that sourcing gold exclusively from large-scale mining is no guarantee of a problem free supply chain. Large-scale mining has been associated with environmental pollution, as well as with the displacement and expropriation of indigenous communities.

      Hosting four of the world’s major refineries, Switzerland has virtually cornered the market in gold processing. In 2017, the country imported 2,404 tonnes of gold (worth a total of CHF69.6 billion or $69.7 billion) while 1,684 tonnes were exported (CHF66.6 billion).

      Last year, the government issued a report of the gold sector and said it was working with the industry to improve “sustainability standards”.

      If Swiss refineries shun artisanal gold, this will likely be snatched up by refineries in the United Arab Emirates or India that care even less about following good practices, noted Pieth.


      https://www.swissinfo.ch/eng/business/compliance-costs_swiss-gold-refinery-turns-back-on-artisanal-miners/45036052

      ping @albertocampiphoto

    • Boycotting artisanal gold miners is not the answer

      Switzerland’s anti-corruption champion #Mark_Pieth thinks Metalor was wrong to drop artisanal miners.
      The sudden decision by the giant Swiss refinery Metalor to throw a blanket ban on gold from small-scale mines in Colombia and Peru is an understandable knee-jerk reaction to growing public horror at the human rights, environmental and organised crime issues linked to artisanal mining.

      Yet it is a short-sighted business decision, or rather, wilfully blind.

      It is true that conditions in many artisanal mines and their surrounding communities can be appalling and dangerous – particularly illegal mines hijacked by organised criminals rather than traditional mining communities where the activity is merely informal.

      I have seen with my own eyes women handling mercury with their bare hands and men working 28-day shifts in slave-like conditions in precarious tunnels carved into the rockface, surviving in shanty towns notorious for gun violence, forced prostitution and hijacking like Peru’s La Rinconada.

      But – and it’s a big but – if other refineries follow suit rather than engaging with the issues and trying to solve them, it will be catastrophic for the 100 million people worldwide who rely on artisanal mining for their livelihoods.

      About 80% of miners work in small-scale mines, but generate only 20% of the 3,200 tonnes of newly mined gold that is refined worldwide every year. The remaining 80% of our gold comes from sprawling industrial mines owned by powerful corporations like US-based Newmont Mining and the Canadian multinational Barrick Gold.

      Firstly, it is simply not economically possible to disregard 20% of the world’s gold production. If responsible refineries refuse artisanal gold, it will instead end up in the cauldrons of poorly regulated refineries with zero care for compliance in the United Arab Emirates or India.

      Secondly, it is a basic factual mistake to believe that gold from large-scale industrial mines is any cleaner than artisanal gold.

      Toxic substances leech into drinking water supplies and major rivers with fatal consequences, through the collapse of cyanide pools (such as the Baia Mare disaster in Romania) or toxic mine drainage after the mines are abandoned. Huge piles of contaminated waste rubble, or tailings, turn landscapes into no-go wastelands.

      Violent land-grabbing facilitated by corruption is common: in Ghana, there is even a word, galamsey, for traditional miners pushed into illegality through forced displacement without compensation.

      Most importantly, the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) in its Alignment Assessment 2018 deplores the “risk-averse approach to sourcing” that Metalor has been panicked into taking, and this form of “internal embargo” on artisanal mining. It’s not hard to see why: it doesn’t solve the problems faced by artisanal miners, but instead takes away their only source of livelihood while allowing the refinery to tick a box and turn a blind eye.

      So, what should Metalor and other responsible gold refineries with the collective power to change the industry do?

      First, acknowledge the scale of the problems and show willingness to engage – with the problems and with others trying to solve them.

      Second, pinpoint the obvious no-go areas. Gold coming from conflict areas (like Sudan) or mined by children (child miners are common in many countries, including Burkina Faso, Niger and Côte d’Ivoire), for example.

      And third, work together with other refineries to jointly tackle the issues of artisanal mining and help raise standards for those 100 million impoverished people who rely on it.

      Metalor cites “resources to secure compliance” as a reason for its blanket ban on artisanally mined gold. But the cost of proper, transparent audits tracing back through the entire gold supply chain is mere pocket money for a refinery of this size – and if the refineries engage in collective action, it’s a matter of gold dust.

      https://www.swissinfo.ch/eng/opinion_metalor--mark-pieth-gold/45037966
      #boycott

  • Jade and the Generals - Trailer | Global Witness - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=sWFTibXmdLY&feature=youtu.be

    As Myanmar gears up for landmark national peace talks this new Global Witness film reveals how the country’s massive jade business is helping to drive deadly armed conflict. What’s more, the multi-billion dollar trade is a threat to the peace efforts Daw Aung San Suu Kyi has made her government’s top priority. With the next round of peace talks scheduled for 24th May jade and natural resources need to have a prominent place on the agenda if peace is to be achieved.
    See the full film from 17th May 2017 a

    #Birmanie #jade #extraction_minière #conflits_ramés #documentaire

  • Code Blue
    un site qui dénonce les #abus_sexuels des #casques_bleus et réclame la fin de l’impunité
    http://www.codebluecampaign.com/welcome#recentstatements
    http://static1.squarespace.com/static/514a0127e4b04d7440e8045d/t/554c24dee4b0fce4eb907a61/1459262559398/?format=1000w

    Media exposés of widespread rape and sexual violence always shock the public. But no accounts are more abhorrent than those of women and children trapped in armed conflicts – often homeless, hungry, weak and impoverished – whose elation at the arrival of a UN peacekeeping operation turns to horror. From adolescent girls trafficked by UN peacekeepers to underground brothels in the former Yugoslavia, to refugees forced to provide sex for their food rations, and women and children violently raped in Haiti, Darfur, and the Democratic Republic of the Congo, the past two decades have brought stunning reports of sexual violence committed against defenseless civilians by the peacekeepers sent to shield them from more harm. The stories rarely end with justice served. Abuse by countless other sexual predators working in peacekeeping operations remain hidden. Annually, when the Secretary-General reports to Member States on the allegations of sexual exploitation and abuse documented during the previous year, he re-asserts the UN’s policy of ‘zero tolerance for sexual exploitation and abuse.’ And he concedes the problem is still at the crisis level.

    #conflits_armés #violences_sexuelles #viols

  • #RDC : le combat du juge Baudouin Kipaka pour les droits de l’homme - RFI
    http://www.rfi.fr/emission/20150711-rdc-le-combat-juge-baudouin-kipaka-droits-homme-justice

    La situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo est toujours préoccupante, notamment dans l’est du pays. Les défenseurs sont régulièrement menacés ou harcelés. Des magistrats se mobilisent depuis plusieurs années pour sensibiliser leurs collègues et la profession à la lutte contre l’impunité et à la défense des droits fondamentaux. C’est le cas de Baudouin Kipaka, juge à la cour d’appel de Kinshasa qui se définit comme « magistrat défenseur des droits humains ». Véronique Gaymard l’a rencontré à Paris.

    telechargement.rfi.fr/rfi/francais/audio/modules/actu/201507/CHR_DROITS_HOMME_11_07_RDC_Le_combat_du_juge_Baudouin_Kipaka.mp3

    Il y est question des #viols dans les #conflits_armés merci @cdb_77

  • A reason for hope in war-torn eastern DRC — New Internationalist
    http://newint.org/features/web-exclusive/2015/08/05/hope-in-democratic-republic-of-congo-panzi-hospital

    The ongoing conflict in the Democratic Republic of Congo (DRC) has been the deadliest since the Second World War. More than 5 million people have died – mainly of starvation and disease – and marauding militia groups have raped and abused hundreds of thousands of women and children.

    Deep in the east of the country, where the war began in the aftermath of the Rwandan genocide, one surgeon in a small and underfunded hospital is giving women and children a reason for hope.

    ’In 1999, Dr #Denis_Mukwege founded #Panzi Hospital, in Bukavu, the capital of South Kivu province, to provide medical care and support to rape victims’

    In 1999, Dr Denis Mukwege founded Panzi Hospital, in Bukavu, the capital of South Kivu province, to provide medical care and support to rape victims. He has received several international awards and been nominated for the Nobel Peace Prize for helping to treat over 30,000 survivors of sexual violence. Dr Mukwege explained:

    The perpetrators of these crimes destroy life at its entry point. The women can no longer have children. Often they get infected with AIDS and will spread the disease. Their men are humiliated. So the perpetrators destroy the entire social fabric of their enemies, their communities, their future generations, without even killing the woman.

    #femmes #viols #conflits_armés #RDC

  • Viols en temps de guerre, le silence et l’impunité - par Agnès Stienne
    http://visionscarto.net/viols-en-temps-de-guerre

    Fin juillet 2015, Zainab Bangura, représentante spéciale des Nations unies dans la lutte contre la #violence_sexuelle en période de conflit s’indignait, lors d’une rencontre internationale à Québec, de la persécution systématique des femmes par le groupe armé État islamique (EI) sur tous les territoires que celui-ci assiège. Les conflits ont pour causes les ressources naturelles, le pouvoir, politique ou religieux, mais c’est sur les femmes et les filles, utilisées comme armes de guerre, que les combats se déchaînent. Cette synthèse historique et géographique dresse un état des lieux des #crimes_de_guerre contre les #femmes et l’efficacité des instruments juridiques censés les protéger.
    par @odilon

    #cartographie #viols #culture_du_viol #droit_des_femmes #guerre #conventions_internationales #conflits_armés

  • #Soudan_du_Sud : la FAO intensifie le pont aérien au profit des agriculteurs touchés par le conflit
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=34782

    Avec le démarrage imminent de la saison des semis au Soudan du Sud, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé jeudi qu’elle redoublait d’effort pour acheminer semences, outils et autres matériaux aux agriculteurs les plus vulnérables du pays.

    Chaque jour jusqu’à 18 vols chargés de semences, d’outils et d’équipements de pêche décollent de Juba pour ravitailler les agriculteurs. Ce pont aérien remplace le transport terrestre dans les zones qui ne sont plus accessibles par camion.

    Au cours des derniers jours, près de 100 tonnes d’intrants ont été acheminées par air de Juba vers des aérodromes locaux, représentant seulement une partie de ce qui est censé atteindre d’ici fin mai plus de 175.000 familles d’agriculteurs en situation d’insécurité alimentaire dans les Etats du Haut-Nil, d’Unité et de Jonglei.

    « Pour de nombreux agriculteurs, il s’agit là de l’unique possibilité de planter des céréales cette année », indique le Représentant intérimaire de la FAO au Soudan du Sud, Serge Tissot. « Sans semences maintenant, ils devront attendre une autre année pour planter et cela signifie qu’ils n’auront pas une autre récolte de céréales avant fin 2016 ».

    Jusqu’à présent, un seul vol a pu atterrir dans l’Etat d’Unité avant que les affrontements ne forcent les agences de l’ONU et leurs partenaires à suspendre leurs activités.

    #agriculture #aide #alimentation #conflits_armés #guerre

  • Des #viols à l’#esclavage, des #nomades racontent la violence des anti-balaka en Centrafrique
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/28/en-centrafrique-temoignages-accablants-de-peuls-reduits-en-esclavage-par-les

    Dans des petits villages éparpillés à 300 km au nord-ouest de Bangui, des groupes armés affiliés aux anti-balaka (une milice majoritairement composée de chrétiens) exploitent en toute impunité ces nomades musulmans qu’ils ont progressivement réduits en esclavage. En 2014, alors que les anti-balaka reprennent le contrôle de Bangui, les civils musulmans sont contraints de fuir par la route et tentent de rejoindre le Cameroun ou le Tchad. Beaucoup n’y parviendront jamais.

    « Cet événement témoigne de ce qu’est la réalité Centrafricaine aujourd’hui. La situation est pacifiée dans les zones urbaines, mais des exactions sont commises tous les jours en brousse et ne sont pas documentées », insiste Dalia Alachi, la porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), qui parle de « graves violations des droits de l’homme ».

    #violences_sexuelles #conflits_armés

  • #Musique et #conflits_armés après 1945

    Dans son ouvrage De la guerre, paru pour la première fois en 1832, Carl von Clausewitz affirme que la #guerre se situe à l’intérieur des rapports politiques : elle serait un véritable « instrument politique, une continuation des rapports politiques, la réalisation des rapports politiques par d’autres moyens1 ». Ainsi, l’un des apports les plus importants de la pensée de Clausewitz à la compréhension de la guerre, résultant de ce postulat, serait que celle-ci ne constitue pas la rupture d’un processus, un moment liminaire en dehors des rapports sociaux et politiques, mais leur continuation – « la politique existe avant la guerre, elle se poursuit à travers la guerre dans la décision d’engagement des forces armées et continue après la guerre ; à aucun moment son cours n’est interrompu2 ».


    http://transposition.revues.org/407
    #revue

  • « Le viol avec extrême violence : une arme de destruction massive »

    http://quebec.huffingtonpost.ca/guybernard-cadiere/viol-extreme-violence-arme-destruction-massive_b_5539021.html

    Le Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo est l’une des plus grande réserve de minerais précieux du monde, comprenant notamment l’or, le diamant et le coltan nécessaire à nos portables.

    Loin d’être une manne pour ses habitants, c’est une malédiction qui attire toutes les convoitises. Multinationales, pouvoirs occidentaux, voisins africains, élites locales, tous ont intérêt à ce que le Kivu reste un désordre, sans foi ni loi, où l’on peut piller loin des yeux du monde.

    Depuis quinze ans, des bandes armées ravagent les villages du Kivu. Ils utilisent le viol avec extrême violence comme arme de destruction massive pour terroriser la population et la réduire en esclavage. Le viol ne coute pas cher et est extrêmement efficace. Aux villageois du Kivu, on ne peut rien voler, ils ne possèdent pratiquement aucun effet personnel. On peut détruire les maisons, ils en reconstruiront d’autres. On peut les assassiner, ils serreront les rangs et resteront solidaires. En revanche, la société congolaise place la fertilité au-dessus de toutes les autres valeurs : avoir des enfants, c’est la seule vraie richesse au Congo. On se marie jeune et l’on ne tarde pas à fonder une famille.

    Le viol et la mutilation de la femme devant son mari touche le point faible des Congolais. La femme perd sa capacité à porter des enfants. Elle sera rejetée par son mari. Si celui-ci la soutient, ce sont les autres hommes qui feront pression sur lui : ils le mépriseront, car sa compagne « est devenue la femme de l’ennemi ». Dans la société traditionnelle des villages du Kivu, en perdant sa fertilité, la femme perd tout. L’homme aussi est déshonoré, car il n’a pas pu protéger sa femme. Tout le tissu social est ainsi désintégré.

    Une fois leurs crimes commis, les bandes armées ont le champ libre. Dans le village persécuté, la population est asservie, les maris honteux rejoignent la mine contrôlée par les violeurs eux-mêmes. Les bourgs voisins terrorisés se soumettent spontanément pour éviter de subir le même sort, les enfants orphelins sont réduits en esclavage. Ce que le meurtre et les flammes ne pouvaient donner au pillard, le viol et la mutilation le leur offre : un peuple déshonoré, désespéré qui courbe l’échine et obéit.

    Le Dr Mukwege, gynécologue, a fondé un hôpital au sud du Kivu. Cet hôpital nommé Panzi était destiné à être une maternité. Cependant, en 1999, il opère sa première victime de viol et de mutilation. Très vite il saisit l’ampleur du phénomène et Panzi se transforme en centre spécialisé dans l’accueil de victimes de viol. Depuis, il a soigné plus de quarante mille victimes

  • #Rwanda, la vie après - Les mères parlent : le film
    http://www.andreversaille.com/?Rwanda-la-vie-apres-Les-meres-10

    En juillet 1994, le génocide est stoppé du fait de la victoire des forces du Front patriotique rwandais (FPR). À partir de ce moment, pour les hommes, le calvaire a pris fin. Ils peuvent commencer à se reconstruire.
    Par contre, pour les femmes, rien n’est terminé. Des centaines de milliers d’entre elles ont été violées – et donc frappées du sida ; ces viols ne sont pas les « dégâts collatéraux habituels » d’une guerre, ce sont des actions de destruction massive, encouragées, voulues, destinées à désespérer une population minoritaire avant de l’exterminer avec une insoutenable cruauté.
    Le film est constitué des témoignages de six femmes provenant du Rwanda profond. Ces femmes racontent leur parcours, de la fin du génocide à aujourd’hui : la maladie ; l’accouchement d’un enfant de génocidaire qu’elles ont eu toutes les peines à aimer ; le rejet par ce qui leur restait de famille pour qui il était inconcevable d’accueillir le fils ou la fille d’un tueur ; leur solitude ; la difficulté pendant des années d’assumer cet « enfant de la haine », avant d’apprendre à l’aimer…
    En contrepoint, une fille et un garçon issus des viols de ces femmes, racontent à leur tour ce que fut leur enfance.

    #Violences_sexuelles #conflits_armés #femmes #documentaire
    via @reka

  • « Les Femmes de Visegrad » : au nom des femmes violées en Bosnie | Sans Compromis
    http://sanscompromisfeministeprogressiste.wordpress.com/2014/04/29/les-femmes-de-visegrad-au-nom-des-femmes-violees-en-bosnie

    « Les Femmes de Visegrad », docu-fiction de Jasmila Zbanic en salles mercredi 29/04, rend hommage aux centaines de femmes musulmanes violées pendant le conflit en Bosnie-Herzegovine dans cette bourgade bosniaque et auxquelles aucun mémorial n’est dédié.

    #féminisme #viol #bosnie

  • Le Dr_Mukwege, infatigable défenseur des #femmes violées en #RDC, lauréat de la Fondation Chirac
    http://lemonde.fr/afrique/article/2013/11/21/le-dr-mukwege-en-guerre-contre-les-viols-en-rdc-laureat-de-la-fondation-chir

    Le Prix 2013 de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits revient au docteur Denis Mukwege pour son action en faveur des femmes victimes de violences sexuelles perpétrées par différents groupes armés dans la province du Kivu, en République démocratique du Congo. Le Prix spécial du jury récompense quant à lui l’organisation Femmes Africa solidarité, composée de membres issus de 27 pays africains et visant à promouvoir le rôle des femmes dans la prévention et la gestion des conflits armés en Afrique.

    Déjà récompensé par des prix prestigieux, il a été distingué en septembre dernier par celui qu’on appelle « le Nobel alternatif », le Right Livehood, décerné dans l’enceinte du Parlement suédois tandis que de nombreuses voix s’élevaient pour que lui revienne le vrai Nobel de la paix. Le docteur utilise chaque tribune offerte pour secouer les consciences et dire sa stupéfaction devant l’indifférence ou l’inaction de la communauté internationale pour faire cesser les atrocités du Kivu.

    #récompense #viols #conflits_armés

  • #RDC : L’ONU condamne fermement les attaques de groupes armés contre des écoles et hôpitaux
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31135

    Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler, condamne mercredi avec la plus grande fermeté les attaques contre des écoles et hôpitaux perpétrées par des parties prenantes au conflit, en particulier par le groupe armé ADF dans le territoire de Beni.

    « L’ADF et toutes les autres parties impliquées dans de tels actes doivent immédiatement arrêter de commettre ces actes de violations regrettables des droits de l’enfant qui ont, par ailleurs, privé plus de 7.000 enfants d’accès à l’éducation et affecté la prestation de services de santé à des milliers d’autres », a déclaré dans un communiqué de presse le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO).

    #enfance #éducation #santé #conflits_armés via @reka

  • Les pays en conflit doivent se mobiliser pour protéger les #enfants des belligérances
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=31013

    « En cette période de rentrée scolaire, des millions d’enfants ne pourront fréquenter l’école en raison des #conflits_armés qui font rage dans plusieurs régions », a mis en garde la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé, Leila Zerrougui.

    « Ainsi, depuis le début du conflit en Syrie, ils sont plus de trois millions à être devenus réfugiés, dont plus de deux millions ne sont pas scolarisés. Ailleurs dans le monde, les enfants se voient refuser leurs droits les plus fondamentaux, dont celui à l’éducation, subissent des violences d’ordre sexuel ou en raison de leur appartenance ethnique ou sont recrutés de force dans les rangs de groupes armés.

    via @reka

  • Le #viol, défoliant des conflits actuels
    http://www.lecourrier.ch/113603/le_viol_defoliant_des_conflits_actuels

    « En tant qu’arme de destruction et de conquête, le viol massif est en général dicté par une hiérarchie militaire », souligne Michel Hoffman de l’ONG Vivere, à Lausanne. « C’est une perversion dans les combats actuels que j’assimile au défoliant que l’on répandait dans le Sud-Est asiatique dans le cadre d’une politique dite de la ‘terre brûlée’. Le but est vraiment d’éradiquer la vie, tout en prolongeant la destruction par des maladies comme le sida ou des grossesses consécutives aux viols. »

    Pour tenter d’enrayer le massacre, les ambassadeurs au Conseil des droits de l’homme à Genève pourraient voter « une résolution forte » ce mois de septembre en la matière. « Car le viol est assimilé à un acte de persécution, au même titre que la torture », souligne Susin Park, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

    #arme_de_guerre #conflits_armés via @reka

  • Article dans le monde sur un ouvrage portant sur l’#histoire des #violences sexuelles de l’armée états-unienne en France lors de la #Libération.

    Mary Louise Roberts enseigne a l’université du Wisconsin, à Madison. Elle est spécialiste d’histoire de France et s’intéresse particulièrement à l’histoire des femmes. Son dernier livre, What Soldiers Do. Sex and the American GI in World War II France traite de la Libération et de la violence sexuelle, un aspect de la guerre largement passé sous silence.

    http://www.lemonde.fr/international/article/2013/07/18/mary-louise-roberts-le-sexe-a-ete-une-maniere-d-assurer-la-domination-americ

  • Jusqu’au bout de l’horreur | A dire d’elles
    http://sandrine70.wordpress.com/2012/07/31/jusqu-au-bout-de-lhorreur

    Evidemment, il faut être dans le déni absolu des crimes contre l’humanité commis contre des femmes, pour ne pas s’en douter. Si en Asie, les Japonais organisaient des bordels de guerre, osant appeler “femmes du réconfort” les femmes sacrifiées à la gestion politique de la discipline des troupes, tabou dont la reconnaissance n’est pas encore achevée, malgré la lutte sur des décennies en particulier des femmes coréennes, on ne peut pas imaginer que les nazis n’y aient pas pensé, à esclavagiser des femmes pour l’exercice de la violence sexuelle par les troupes.