• Total, fruit d’un accord entre la bourgeoisie française et son État, nourri au pillage des colonies
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2023/01/23/total-fruit-dun-accord-entre-la-bourgeoisie-francaise-et-son

    La grève dans les #raffineries Fin septembre 2022, les travailleurs de plusieurs raffineries en France, surtout celles de Total, se sont mis en grève pour les salaires. L’initiative en revenait à la #Fédération_de_la_Chimie CGT, qui espérait, à quelques mois du congrès confédéral, renforcer ainsi son image d’aile radicale de la CGT. La confédération a suivi, espérant que cette grève, qui aurait un écho en bloquant la distribution des carburants, lui permettrait d’apparaître comme la confédération la plus combative, peu avant des élections professionnelles importantes dans la fonction publique. Et cela, sans courir le risque d’être débordée, car c’est un secteur que la #CGT contrôle bien. Le mouvement n’a touché qu’une minorité des travailleurs des raffineries, mais il a eu des conséquences importantes, en (...)

    – La #grève dans les raffineries
    – Fusion de #Total et #Elf
    – Elf, ministère français du #pétrole en #Afrique
    – Luttes entre impérialismes rivaux
    – La #guerre_du_Biafra
    – La #guerre civile du #Congo-Brazzaville
    – L’heure des grands regroupements
    – Total reste le ministère du pétrole
    #impérialisme #France

  • https://www.justiceinfo.net/fr/111342-passe-colonial-belge-pourquoi-commission-ravaler-excuses.html

    Passé colonial belge : pourquoi la commission a dû ravaler ses excuses

    19 janvier 2023 Par Gaëlle Ponselet, justiceinfo.net

    Deux ans et demi à interroger les mémoires, mais pas moyen de trouver un consensus politique pour des excuses aux victimes. Alors qu’elle faisait figure de pionnière en Europe, la commission sur le passé colonial belge s’est effondrée sur la ligne d’arrivée, fin décembre, dépossédée de toutes ses recommandations savamment formulées.

    L’affaire a fait couler beaucoup d’encre en Belgique. Fin décembre, le président de la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur le passé colonial belge, l’écologiste flamand Wouter De Vriendt, annonce que les excuses officielles aux victimes du colonialisme ne sont pas approuvées. Il s’agissait pourtant de la recommandation la plus forte ressortant des travaux de cette commission parlementaire pionnière en Europe, installée en juin 2020, dont l’ambition était de faire face au passé colonial belge, de réparer et d’indemniser.

    Durant plus de deux ans, les parlementaires ont auditionné près de 300 personnes (principalement des experts en histoire, en droit et en socio-politique mais aussi des représentants des diasporas) et se sont rendus en République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi. Ils ont tenté d’éclaircir les dernières zones d’ombre de la période coloniale, afin de parvenir, in fine, à formuler des recommandations destinées à réparer et à réconcilier.

    Difficile d’imaginer le début d’une réparation sans que soient formulées des excuses officielles. C’est pourtant là que la commission a buté, ne parvenant pas à réunir une majorité de votes, plusieurs commissaires ayant quitté la session. L’échec résonne au moins autant que l’annonce des grandes ambitions qui étaient visées par cette enquête éprouvante, dont les travaux ont permis d’arriver à la conclusion que, sans conteste, de nombreux crimes et d’importantes spoliations ont été commis durant la colonisation. La Belgique est apparue d’autant plus médiocre qu’au même moment le gouvernement des Pays-Bas reconnaissait sa responsabilité pour son passé esclavagiste, présentant des excuses et annonçant la création d’un fonds de réparation.

    (suite à consulter en ligne)

    #Belgique #colonisation #réparations #Congo

  • ❝David Van Reybrouck : « Je ne comprends pas comment la lutte pour la décolonisation se détache de la lutte contre le réchauffement climatique »
    20 décembre 2022 Par Christine Chaumeau.

    https://www.justiceinfo.net/fr/110572-david-van-reybrouck-lutte-decolonisation-rechauffement-climatiqu

    Essayiste, historien et journaliste belge, David Van Reybrouck a ausculté en profondeur les colonialisme belge et néerlandais dans deux ouvrages majeurs : Congo, une histoire et Revolusi , l’Indonésie et la naissance du monde moderne. Il raconte l’accélération de la prise de conscience récente en Occident de la violence coloniale et en décrit les limites symboliques. A ses yeux, « nous luttons contre les symboles des injustices du passé tout en acceptant les structures des injustices du présent ».

    JUSTICE INFO : Quels sont les traits communs entre la Belgique et les Pays-Bas au sujet de la colonisation et ceux qui les distinguent ?

    DAVID VAN REYBROUCK : Pour coloniser le Congo, le roi Léopold II s’est directement inspiré des rois néerlandais Guillaume Ier et II, notamment en ce qui concerne le rôle des aristocraties locales. Coloniser était une affaire coûteuse donc le moyen le plus efficace pour avancer a été de s’appuyer sur les élites locales, en concluant des accords avec elles. Aux Indes néerlandaises (aujourd’hui Indonésie), cela a amené à des excès par l’aristocratie javanaise. En effet, au début du XIXe, la Hollande a imposé un certain nombre de cultures : le café, l’indigo, la quinine. Les gens devaient fournir ces récoltes. L’aristocratie locale recevait des bonus quand les récoltes étaient bonnes. Le bonus était tel que cela a conduit à des exactions.

    Dans les deux cas, c’est un colonialisme issu du capitalisme. C’est-à-dire que l’exploitation est à la base de l’entreprise. Mais, une grande distinction sépare les deux. Dans le cas des Indes néerlandaises occupées par la Hollande, il s’agissait d’une exploitation agricole. Au Congo de Léopold II, c’est une colonisation d’ordre industriel, minière. Elle commence avec le caoutchouc puis s’étend au cuivre. Avec une conséquence au Congo belge : l’exploitation se concentre dans le sud, la région du Katanga. La colonisation hollandaise s’étend, pour sa part, sur tout le territoire. Dans un cas, on a une présence coloniale plus nette sur un territoire plus vaste très axé sur l’agriculture.

    En ce qui concerne la violence, les Belges ont été pires en colonisation et les Hollandais en décolonisation. En Indonésie, à partir du milieu du XIXe, il y a des campagnes de vaccination ; à partir de 1900, il y a un enseignement pour les Indonésiens ; à partir de 1910, il existe une première génération de médecins formée par les Hollandais. Au Congo belge, en 1960, on ne comptait que 16 ou 17 diplômés. Jusque dans les années 50, les punitions physiques y étaient encore de rigueur.

    Aux Indes néerlandaises, les colons se laissaient porter par l’illusion que le peuple javanais était doux. On notait la présence de quelques « pommes pourries », inspirées par l’islam, le nationalisme, le marxisme. Ces personnalités gênantes ont d’ailleurs été physiquement mises à l’écart dans un camp d’internement, en Papouasie, dans la brousse. Une grande majorité des Hollandais ignorent complètement l’existence de ce véritable goulag dans lequel les prisonniers ont dû construire leur propre résidence pénitentiaire et y vivre dans des conditions très difficiles.

    Aujourd’hui, le rapport à ce passé colonial est-il différent dans de « petits pays » comme la Belgique et les Pays-Bas si on les compare à la France ou à la Grande-Bretagne ?

    Pour [la société de sondages et études de marché] You Gov, des chercheurs britanniques ont cherché à savoir quel était le pays le plus fier de son passé colonial. A leur grande surprise, c’est la Hollande qui gagne le concours. Et de loin. En 2019, 50 % des Hollandais disent être fiers du passé colonial ; 26 % espèrent un nouveau projet outre-mer ; seulement 6 % en ont une vision négative. C’est incroyable. Cela montre à quel point la mémoire du passé colonial a été réduite au Pays-Bas. Le discours national, la mémoire, ont été dictés par les 120 000 vétérans, les 300 000 colons, les Indo-Européens qui sont rentrés. Le discours national a été formé par ceux qui ont été forcés à partir – au total, 450 000 personnes. Comme pour l’Algérie avec la France, il y a eu l’équivalent des Harkis, des gens qui venaient des Moluques, enrôlés dans l’armée coloniale. En revanche, très peu d’Indonésiens se sont installés aux Pays-Bas après l’indépendance de l’Indonésie. En outre, les heures d’enseignement de l’histoire ont été réduites dans les études au niveau du secondaire. Cela conduit véritablement à une cécité, un analphabétisme historique.

    (...) lire la suite sur le site JusticeInfo.Net :
    https://www.justiceinfo.net/fr/110572-david-van-reybrouck-lutte-decolonisation-rechauffement-climatiqu

    #Indonésie #Congo #Belgique #Pays-Bas #Réparations #colonialisme

  • Perenco : révélations sur les ravages du groupe pétrolier en RDC
    https://disclose.ngo/fr/article/perenco-revelations-sur-les-ravages-du-groupe-petrolier-en-rdc

    En République démocratique du Congo, la société Perenco, qui exploite une dizaine de gisements de pétrole, est accusée de nombreuses atteintes à l’environnement. Disclose, EIF et Investigate Europe ont recensé pas moins de 168 affaires de pollution dans le pays. Lire l’article

  • Comment contrecarrer ceux qui réfutent l’existence du piège chinois de la dette

    https://www.equaltimes.org/comment-contrecarrer-ceux-qui

    Depuis l’époque des civilisations mésopotamiennes jusqu’à nos jours, la dette constitue un prétexte pour réduire en esclavage des humains. La dette a également justifié la coercition dans les rapports entre États. Les conventions de La Haye de 1899 et 1907 sur la « restriction du recours à la force pour le recouvrement des créances contractuelles » ont été les premiers efforts internationaux visant à restreindre cette pratique, qui était encore courante au début du XXe siècle.

    #Chine#Commerce#Transparence#corruption#Ressources_naturelles#Institutions_financières_internationales#Sri_lanka#Congo#Dette#Route_de_la_Soie

  • Dans l’enfer des #mines de #cobalt du #Congo-RDC | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/dans-l-enfer-des-mines-de-cobalt-du-congo-rdc

    #image #photo
    #Théophile_Simon

    Kolwezi, République démocratique du Congo (RDC), 24 août 2022. Vue aérienne d’une mine industrielle au centre de Kolwezi, la « capitale mondiale du cobalt ». Les sous-sols de la région du Katanga, au sud de la RDC, recèleraient 3,4 millions de tonnes du #minerai, soit près de la moitié des réserves planétaires, et 70 % de la production mondiale. Depuis une décennie, la Chine a racheté la quasi-totalité des mines de cobalt du pays, et contrôle aujourd’hui la quasi-totalité de la chaîne de valeur de cet « or vert » au cœur de la transition énergétique mondiale. Le dernier modèle de voiture #Tesla comporte par exemple près de 5 kilos de cobalt.

    Kolwezi (#RDC), 24 août 2022. Un groupe d’enfants escalade les murs d’enceinte d’une #mine_industrielle du centre de #Kolwezi. Malgré la récente explosion de la demande internationale en cobalt, le Congo reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Au #Katanga, les entreprises minières creusent au milieu d’un océan de #misère : les trois quarts de la population locale vivent toujours sous le seuil de #pauvreté et n’ont que peu accès aux nouveaux emplois créés par le développement du secteur minier. L’Unicef estime à 40 000 le nombre d’#enfants travaillant dans les mines de la région.


    [...]

    • Antwerp Chocolate Hands

      These sweet hands come with stories of triumph and brutality.

      Antwerp is the capital of chocolate, selling it in various shapes and flavors, ranging from little peeing boys (manneken pis) to more traditional shapes such as animals and happy faces. But one of the most popular shapes is a severed hand.

      As the myth behind Antwerpse handjes (Antwerp hands) goes, there once was a mighty giant called Druon Antigoon. The giant terrorized the people by demanding tolls to anyone passing his lair near the Scheldt river. When someone could not pay, the giant chopped off their hand and threw it into the river. One day, however, a brave soldier named Silvius Brabo defeated the giant in battle, then chopped off his hand and threw it into the river. Some suggest that the name Antwerp comes from the Dutch for the words hand werpen or “hand throwing” (though this is debated among etymologists). Over the years, severed hands have became a symbol of the city, first as cookies decorated with sliced almonds, and later as chocolates filled with praline or marzipan. Outside Antwerp’s city hall, the Brabo Fountain even features a statue of the hero tossing the giant’s hand.

      While the legend about Antwerp’s chocolate hands tells a story of sweet victory, there is a more complex, bitter, and oft-overlooked history associated with the symbol of severed hands in Belgium. From 1885 to 1908, the Congo Free State was a private holding controlled by Belgium’s King Leopold II. Leopold grew rich, exporting valuable Congolese resources such as rubber and ivory. To do this, the king’s army forced many Congolese into labor. And for those who did not meet quotas? Soldiers would sever their hands and present them to officials as proof of enforcement. And while the news of Leopold’s horrific regime sparked an international outcry that resulted in his losing control over the state in 1908, the Congo remained a Belgian colony until regaining its independence in 1960.

      Though they may seem like simple candies, the chocolate hands represent a complex story of symbolism. The triumphant myth of vanquishing the giant is tempered by the less-than-savory realties of exploitation and colonization in the Congo. Perhaps the best way to consume such complicated stories is not by rewriting history or rejecting their edible symbols, but rather by using them as tool for discussion about how to build a better, sweeter future.

      https://www.atlasobscura.com/foods/antwerp-chocolate-hands

    • The Chocolate Hands of Belgium

      In the late 1800s, the great powers of Europe carved up Africa, grabbing colonies for themselves.

      One not-so-great power also got involved: The tiny kingdom of Belgium. Belgium itself had no colonial aspirations. But its ruler, King Leopold II, was greedy beyond measure. Early in life, Leopold set his heart on having a colony – of his own, as a personal possession and source of wealth. The best spots were already taken so Leopold looked at the vast, unmapped interior of Africa. To win acceptance from other Western powers – the only voices that mattered – he portrayed himself as a humanitarian. He would save the Congo from evil Arab slave traders. Furthermore, his European allies would also benefit; he promised to open the Congo to free trade.

      At first, ivory was the main export. In the 1890s an unexpected invention changed the world: The inflatable tire. Now you could have a comfortable ride on a bicycle, with the tires acting as cushions. Soon automobile tires created an even bigger market. The West grew hungry for more rubber.

      The Congo had wild rubber, the trick was to collect it. Leopold turned his energies toward this new source of wealth.

      Collecting rubber sap is unpleasant and often dangerous work. Congolese farmers weren’t interested. They had to be forced, and Leopold’s overseers had several methods. One that worked well: Women were seized and held hostage until their husbands returned with a full quota of rubber. There was a booklet of tips for hostage-takers: “When you feel you have enough captives, you should choose among them an old person, preferably an old woman. Make her a present and send her to her chief to begin negotiations.”

      Whippings, torture, rape, and casual murder were also widely documented.

      One method became notorious above all others: Cutting off hands. Leopold and his lieutenants had no objection to villagers being murdered for refusal to cooperate. But they didn’t want bullets “wasted” on private hunting. A soldier who shot and killed someone was required to cut off the right hand, and present it as evidence that the bullet had been used for an approved purpose.

      That was how it started. But the practice didn’t stay confined to corpses. Sometimes, a soldier might use a bullet for hunting, then chop off the hand of a living person, with blood spurting out from the arm stub. Or the amputations could be punishment: A picture from 1905 shows a young boy who had one hand and one foot cut off when his village failed to meet its rubber quota.

      A number of people tried to tell the world about the atrocities in the Congo. Among the first was George Washington Williams, a black American who at first believed the stories he heard about Leopold’s humanitarianism, went to see for himself the utopia that had been created, and instead found a living hell. He was a skilled orator and writer, and might have threatened Leopold’s plans… but he came down with tuberculosis and died soon thereafter. A British man named E.D. Morel, through his work for a shipping company, realized that Leopold was using slave labor to loot the Congo; he and others, joined by several missionaries, organized the opposition.

      At first, it was hard to get the world’s attention. Then Morel and his allies circulated photos of people in the Congo missing one or both hands. These images seared themselves into viewers’ minds.

      Two prominent writers, Arthur Conan Doyle (creator of Sherlock Holmes) and Mark Twain, bought the issue to wider attention. European newspapers printed cartoons, some of which depicted chopped hands and human victims.

      Leopold’s colony became Belgium’s shame. In 1908, the government of Belgium negotiated to buy the Congo from Leopold. Cruel forced labor continued, but Belgium put an end to the hand-chopping which had cause it such embarrassment.

      Today, anyone who knows this story might be horrified to walk into a confectionary shop in Antwerp, Belgium’s most populous city, and find chocolate hands on sale.

      These hands have nothing to do with the Congo, explains Antwerp mayor Bart De Wever. They’re about Antwerp. According to local legend, a mythical giant once lived near the Scheldt river and charged a toll to everyone who crossed the river. If anyone objected, he cut off one of their hands and threw it in the river. A hero named Brabo finally killed the giant and threw one of his hands into the river.

      The Dutch words “hand werpen” (“hand throw”) became the name Antwerp. A statue of Brabo stands in city center; he holds a hand in the air, poised to throw it as water spurts from the wrist.

      Does that mean it’s okay to buy and sell chocolate hands in Antwerp? I believe two more points should be considered.

      First, symbolism matters. In the United States, the Confederate flag has been a controversial symbol for many decades. In 1861, thirteen slave-holding southern states seceded from the U.S.A., calling themselves the Confederate States. A chief cause, and the one identified with the Confederacy today, was slavery. After the Civil War, these states rejoined the U.S, but many incorporated the Confederate flag into their state flag. This was defended with statements such as: “This isn’t a defense of racism, it represents regional pride.” Maybe. Maybe they were fibbing. Rarely if ever did the people waving the Confederate flag ever take a stance against racism.

      Slowly, attitudes changed. Flags changed. For seventeen years only one state, Mississippi, continued to include the Confederate flag in its state flag. In 2020, voters overwhelmingly agreed to dump that and to adopt a new flag featuring a magnolia flower.

      Severed hands symbolize one chapter of Belgium’s history. To insist on making snacks in this shape is to mock those who were murdered, tortured, raped, and mutilated – even if it’s only a coincidence that a severed hand symbolized both Antwerp’s founding myth and Leopold’s Congo.

      And second: Is this story really, entirely, coincidence?

      The severed-hand snacks date to 1934. A man named Jos Hakker, of the Antwerp Pastry Bakers Association, arranged a competition to select a culinary symbol for Antwerp. The winner was…. Jos Hakker himself, with his “Antwerp Hands,” which could be molded from cookie dough, chocolate, or whatever edible you wanted to sell.

      Hakker was born in Amsterdam in 1887, then moved to Antwerp in 1903. He was in his late teens and very early twenties as the European campaign against Leopold’s atrocities reached its zenith. A leading foe of King Leopold was E.D. Morel, whose shipping-company job often took him to Antwerp, Belgium’s main port. Antwerp was the doorway through which Leopold’s loot entered his country. Antwerp was the city where Morel observed that as shiploads of ivory and rubber arrived from the Congo, it was mostly army officers, guns, and bullets being sent. There was no trade going on. The only explanation was that the Congo was being looted through the use of slave labor.

      Morel tirelessly spread word of Leopold’s crimes. It seems likely that he would have done so in the key Belgian port where he spent so much time; and likely that Hakker, and others in his association, would have seen the pictures from the Congo. And right in their town square was Brabo holding a severed hand. Could anyone, seeing atrocity pictures from the Congo, have failed to think of their Brabo statue? Twenty-six years later, when they selected a severed hand as their symbol, had they really all forgotten it?

      Or did it seem irrelevant, perhaps even humorous? We’re unlikely to ever know. But let’s remember that Europeans and Americans of that era generally saw Africans as sub-human. Leopold shipped 138 people from the Congo to be put on exhibit at a “human zoo” in Antwerp in 1894. Eight died soon after arrival. No matter. He shipped in another group to put on display in 1897. Seven died this time, after a rough voyage all too reminiscent of the slave trade, and were buried in unmarked graves.

      Belgium wasn’t alone in this. The Philippines was a U.S. colony in 1904 when the U.S. shipped in Filipinos to exhibit at the St. Louis World’s Fair, as evidence that these people – who had been independent for millennia until Europeans invaded – were not ready for independence.

      As recently as 1958, Belgium clung to the idea that Africans existed for the amusement of white people. It shipped 183 families from the Belgian Congo (which gained independence two years later) to Brussels, to be exhibited in a “human zoo” at its Expo 58. The Congolese lived in a mock village. White spectators threw coins or bananas over the fence, to provoke a reaction. It appears, from one surviving photo, that there was even a petting zoo. Belgium was the last country in the world to host a “human zoo.”

      So it’s entirely plausible to imagine a clique of Belgian bakers in 1934, chuckling over the double meaning of their newly-chosen symbol.

      That’s pure speculation. We don’t know. We do know that Belgium was behind one of the world’s great mass murders. Belgians today enjoy public works paid for with Congo blood. After independence in 1960, the Congo elected Patrice Lumumba as its first prime minister. He talked of genuine economic independence. Within a year, Belgium (with U.S. support) had orchestrated his assassination.

      Belgium has shamed itself by being slow to reckon with its past. Belgium cannot undo that past. It cannot bring back the dead, nor undo the pain. But here is an opportunity to take a small step toward showing a bit of remorse; inadequate of course, but better than thumbing its nose. Antwerp refuses.
      Notes and Sources

      My main source for the colonial era, which I highly recommend, has been King Leopold’s Ghost: A Story of Greed, Terror and Heroism in Colonial Africa, by Adam Hochschild.

      “De Wever takes up arms for contested Antwerp Hands,” by Alan Hope, The Brussels Times, 1 April 2021

      Information about Jos Hakker and the history of the Antwerp Hands comes (with assistance from Google Translate) from “Uitvinder van de Antwerpse Handjes werd vervolgd tijdens WO II” and “Jos Hakker, de uitvinder van de ‘Antwerpse Handjes’ gedeporteerd uit de Dossinkazerne.”

      Daniel Boffey has written about human zoos in The Guardian: “Belgium Comes to Terms with Human Zoos of its Colonial Past,” and “New find reveals grim truth of colonial Belgium’s ‘human zoos’“

      https://karmacolonialism.org/the-chocolate-hands-of-belgium

    • #De_Wever takes up arms for contested Antwerp Hands

      Bart De Wever is the president of the Flemish nationalist party N-VA, as well as the mayor of Antwerp, but that doesn’t mean he has no time to take to social media to defend confectionery.

      The issue concerns the Antwerps Handjes, or Antwerp Hands, sold in all bakery and souvenir shops in the port city, and consisting of a bite-sized representation in pastry or chocolate of a human hand.

      The confectionery traces its origins back to 1934, but only now has it become the target of a campaign on Twitter, accusing it of being a reminder of the horrors perpetrated in the Congo under Belgian rule. In that period, slaves would have their hands – sometimes both hands – amputated for the slightest offence. Women and children were not excused.

      The issue has been picked up by the group Africa Archives, and the link made between the pastry and the atrocity. The group posted a tweet earlier this week (warning: contains a shocking image of a double amputee) describing the link as ‘diabolical’.

      “Totally unjustified,” responded Bruno Kuylen, director of the trade union for makers of bread, pastry, chocolate and ice cream in De Morgen.

      “Long before the A of Antwerp functioned as a logo and signboard for the city, the hand was used as a symbol by both the province and the city itself. A direct reference to the myth of how Antwerp originated.”

      As far as Antwerp’s origin is concerned, the story goes as follows.

      “The villain and giant Druoon Antigoon took a heavy toll on the skippers using the river, and whoever refused had their hand cut off. As everyone knows, the giant was outwitted by the Roman Silvius Brabo. He in turn cut off Antigoon’s hand and threw it into the Scheldt. According to legend, ‘hand werpen’ (hand throwing) became ‘Antwerpen,’ and the hand became the symbol of hospitality and friendship.”

      The confectionery came about as the result of a contest held in 1934 by the Royal Association of Master Patissiers, for something that could represent the city. Six chose to turn to the hand, and the prize went to Jos Hakker.

      Hakker, De Wever posted on Facebook, was Jewish, from a Dutch background.

      “He narrowly escaped the horrors of the Holocaust. Last year he received a memorial plaque in Provinciestraat. Or how the victim of one genocide is now linked to another genocide. The step from woke to witless is quickly taken. This shameful fabrication couldn’t be further from the truth.”

      https://www.brusselstimes.com/news/art-culture/162991/bart-de-wever-takes-up-arms-for-contested-antwerp-hands-congo-belgium

    • Uitvinder van de Antwerpse Handjes werd vervolgd tijdens WO II

      De crème de la crème van de Antwerpse zoetigheden zijn ongetwijfeld de #Antwerpse_Handjes. Toch was er tot voor kort maar weinig geweten over de maker van deze koekjes. Het is bakker Jos Hakker, een Joodse Amsterdammer, die deze specialiteit bedenkt in 1934. Een minder gekende verdienste van Hakker is zijn getuigenis over de Kazerne Dossin tijdens de Tweede Wereldoorlog. Tijdens de Tweede Wereldoorlog pakt de bezetter Hakker op voor deportatie naar Auschwitz-Birkenau. Onderweg weet hij te ontsnappen.

      Jos Hakker (°1887) groeit met zijn twee broers op in een weeshuis in Amsterdam. Daar krijgt hij een opleiding banketbakkerij. Wanneer deze afgerond is, verhuist hij in 1903 naar Antwerpen waar hij in de bakkerij van verre familie, het gezin Simons-Kahn, mag werken. Hier leert hij zijn vrouw kennen, de Nederlandse Rachel Simons, met wie hij later een zoon krijgt, Simon. Het koppel opent een eigen bakkerij in de Provinciestraat.

      Hoewel Jos en Rachel beiden Joods zijn, is de bakkerij niet koosjer. Hakker maakt typische Nederlandse zoetigheden en voorziet ook in Belgische tradities zoals chocolade bij Sinterklaas. In 1934 organiseert de Antwerpse Meesterbanketbakkersvereniging een wedstrijd op zoek naar een nieuwe Antwerpse specialiteit. Jos Hakker wint de eerste prijs met zijn creatie, de Antwerpse Handjes.

      Verraden tijdens de vlucht

      Wanneer in mei 1940 de oorlog uitbreekt, maakt Jos Hakker zich aanvankelijk geen grote zorgen. Pas wanneer hij in de nacht van 15 op 16 augustus 1942 getuige is van de eerste grote razzia in Antwerpen, dringt de ernst van de situatie pijnlijk door. Ondertussen is zijn vrouw ernstig ziek opgenomen in het Sint-Erasmusziekenhuis. Wanneer zij overlijdt, beslist Hakker om uit Antwerpen weg te vluchten. Hij probeert clandestien naar het neutrale Zwitserland te reizen, waar zijn zoon en diens verloofde verblijven. Maar onderweg verraden twee collaborateurs hem. Jos Hakker valt in handen van de bezetter.

      Uniek relaas van de Jodenvervolging

      Na twee weken gevangenschap in de Antwerpse Begijnenstraat wordt Hakker naar de Kazerne Dossin in Mechelen gevoerd. Hij houdt nauwgezet bij wat hij hier meemaakt. Na de oorlog is hij een van de eersten die getuigt over het gevangenschap in de kazerne.

      Op 15 januari 1943 vertrekken Transport XVIII en XIX vanuit Mechelen richting het concentratie- en vernietigingskamp Auschwitz-Birkenau, met Jos Hakker aan boord. Van de 1.623 inzittenden komen er slechts 1.557 aan in Auschwitz. Tientallen mensen kunnen onderweg uit de wagons springen. Van hen kunnen er 40 definitief ontsnappen aan de greep van de nazi’s, zo ook Jos Hakker. Hij gaat terug naar België, duikt onder en sluit zich aan bij het Luikse verzet.

      In 1943 en 1944 schrijft Jos Hakker de eerste teksten over de Kazerne Dossin in het clandestiene blad Le Coq Victorieux. Meteen na de bevrijding publiceert hij zijn boek De Geheimzinnige Kazerne Dossin – Deportatiekamp der Joden. Het is tot op vandaag een uniek document over de Jodenvervolging in België.

      Wereldberoemd in Antwerpen

      Na de oorlog heropent Jos Hakker samen met zijn zoon Simon de bakkerij in de Provinciestraat. De door hem bedachte Antwerpse handjes kennen nog veel succes. Tot op vandaag zijn ze wereldberoemd in Antwerpen en daarbuiten. Tegelijk bewaren ze ook het bijzondere verhaal van hun maker.

      https://www.antwerpenherdenkt.be/oorlogsgetuigen/jos-hakker-uitvinder-van-de-antwerpse-handjes-werd-vervolgd-tijden

  • Cameroon, Gabon Demarcate Border to Reduce Poaching in Congo Basin

    https://www.voanews.com/a/cameroon-gabon-demarcate-border-to-reduce-poaching-in-congo-basin-/6723981.html

    Officials from Cameroon and Congo-Brazzaville have agreed to demarcate their 100-year-old border to reduce border communities’ disputes over forestry and wildlife. The deal follows similar agreements with Gabon in May and the Central African Republic in June. Conservationists say having better defined borders w

    #frontières #différends_frontaliers #cameroun #congo_brazzaville

  • Quand les Black Panthers filmaient la révolution congolaise | Matt Swagler
    https://afriquexxi.info/article5023.html

    En 1971, Eldridge Cleaver, une figure du Black Panther Party en exil à Alger, se rend à Brazzaville avec d’autres militants. Le Congo est alors dirigé par un gouvernement révolutionnaire. Le film qui naîtra de ce voyage, Congo Oyé, tiré des archives d’une bibliothèque de New York il y a dix ans, explore différentes interprétations de la révolution, de la souveraineté et de la libération des Noirs. Source : Afrique XXI

  • « Pour que les victimes ne meurent pas une seconde fois »
    https://afriquexxi.info/article4950.html

    Dans son dernier documentaire, L’Empire du silence, le réalisateur belge s’attaque aux responsables des massacres qui déchirent la République démocratique du Congo depuis vingt-cinq ans. Pour mettre fin à l’indifférence générale, il a choisi de montrer les pires atrocités et de nommer les criminels de guerre. Source : Afrique XXI

    • Dans son discours, le docteur Mukwege parlait d’un rapport « en train de moisir dans le tiroir d’un bureau à New York ». C’est le rapport du Projet Mapping qui décrit 617 crimes de guerre et crimes contre l’humanité, et peut-être même des crimes de génocide. Vous en parlez dans le documentaire. Pourquoi ce rapport a-t-il été mis sous silence par les Nations Unies ?

      Thierry Michel : Ce rapport est sorti en 2010 grâce à un leak dans le journal Le Monde repris par le New York Times. Il aurait pu rester secret si des fonctionnaires des Nations Unies, pensant que leur travail allait être nié, ne s’étaient pas dit qu’il fallait absolument que ça sorte. Aujourd’hui, on a le nombre, le modus vivendi, le lieu, l’heure mais on ne sait pas qui sont les présumés responsables de ces crimes, les exécutants ou les commanditaires. Cette base de données n’est pas publique et serait dans un coffre fort à Genève. C’est invraisemblable. C’est pour ça que dans le film on a choisi de cibler les criminels de guerre. Et pas des moindres : on est allé jusqu’au sommet des pouvoirs militaire et politique.

  • Treize Minutes Marseille - Frédéric Audard Transport : et si la solution venait des Suds ? - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=fXijWG62YyE

    Treize Minutes Marseille⏱️ Découvrez ces conférences pluridisciplinaires nerveuses, et sympathiques qui donnent treize minutes à six chercheurs pour raconter leurs recherches et entraîner le public dans un butinage intellectuel et convivial. Allant des sciences humaines et sociales aux sciences expérimentales et dans un décor créé pour l’occasion, ces petites conférences s’adressent à tous.

  • « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - VivreIci
    http://www.vivreici.be/article/detail_la-colonisation-c-est-aussi-l-histoire-de-la-belgique-deux-activites

    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale

    La colonisation belge du Congo constitue l’une des pages les plus sombres de notre histoire. Elle fait toujours l’objectif d’un très vif débat au sein de notre société. Que faire de ces traces (noms de rue, parcs, statues) qui glorifient la colonisation ? Vivre ici vous propose deux activités – l’une plus militante, l’autre plus institutionnelle – pour nourrir votre réflexion.
    Date de publication samedi 18 septembre 2021 à 08h00
    Source : Vivre Ici

    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Pour découvrir et questionner notre patrimoine colonial, le collectif « Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations » organise des visites guidées depuis plusieurs années. Le collectif citoyen, panafricain et décolonial s’inscrit avant tout dans une démarche pédagogique. « Pour nous, il faut conscientiser les citoyens et leur montrer en quoi la colonisation est directement en lien avec le racisme que vivent encore aujourd’hui les communautés afro-descendantes de Belgique. » explique Aliou Baldé, guide pour le collectif depuis 5 ans.

    Ce travail de conscientisation passe notamment par l’espace public où des traces de cette propagande coloniale sont toujours bien visibles aujourd’hui. « Cet espace n’a rien de neutre ! Il a été mis en place par des décisions politiques. Cet espace n’est donc pas le reflet de l’histoire, mais est un espace de mémoire. Et une mémoire biaisée de ce qu’a été réellement la colonisation. » complète le jeune homme.

    Pour Aliou Baldé, l’enjeu est donc fondamental : il s’agit bien de reconstruire l’identité nationale belge. « On a malheureusement inscrit dans le conscient et l’inconscient collectif que la colonisation ne concernait que les Congolais. Or, l’histoire de la colonisation constitue aussi l’histoire de la Belgique. On doit construire nos identités d’une autre manière que ce que la propagande coloniale a fait jusqu’à présent. »
    Adopter une approche systémique
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Ces dernières années, notre actualité a été marquée par des statues déboulonnées : des figures fortes comme Léopold II ou le Général Storms ont concentré toute l’attention et la colère citoyenne. De son côté, le collectif a décidé de mettre l’accent sur une approche systémique : ses membres ne cherchent pas à condamner les actions d’un homme en particulier, mais plutôt de critiquer et de déconstruire le système colonial dans sa globalité. « Il ne s’agit pas de défendre le passé de ses grands-parents et leurs bonnes intentions au Congo, et d’en tirer comme conclusion que la colonisation a bien eu des effets positifs. Il faut se décentrer de sa position personnelle. » explique Aliou Baldé.

    Pour comprendre cette approche systématique, le guide utilise une métaphore imagée, celle de l’éléphant. « Quand on est trop proche de l’éléphant, on ne le voit pas. Il faut alors prendre du recul pour voir l’animal dans son entièreté. Dans le cadre de la colonisation, on doit d’abord interroger le système en tant que système et puis seulement entrer dans ses particularités. »
    Une quinzaine de visites thématiques
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Au total, une quinzaine de visites sont proposées - principalement à Bruxelles - et développent des thématiques propres : les centres de décision et Léopold II, le rôle des militaires belges dans la conquête du Congo, la question de la restitution et des zoos humains, les vagues migratoires africaines dans le quartier Matongé, la place des femmes dans la colonisation, la problématique de « Tintin au Congo » ou encore les rapports entre l’Union européenne et l’Afrique aujourd’hui.

    L’une de ces visites nous emmène autour de l’Université Libre de Bruxelles et aborde le rôle central des universités et des institutions scientifiques dans la production du savoir colonial qui a permis de légitimer un système de domination et des théories racistes. « L’un des héritages visibles, ce sont les 14 crânes que l’université possède toujours officiellement. Ces êtres humains n’ont pas du tout donné leur corps à la science. Ils ont servi à des théories racistes comme la craniométrie*, » explique Aliou Baldé. « Ici, l’un des enjeux, c’est la réparation qui passe par la restitution : donner une sépulture digne à ces personnes, retrouver leur famille, faire un véritable travail d’archives, etc. Tout n’est pas réparable, mais on peut réparer certaines choses. »

    Cet été, le collectif en collaboration avec ULB-Coopération a d’ailleurs lancé un podcast gratuit et immersif sur cette visite guidée. Durant 1h30, les auditeurs et auditrices explorent neuf lieux emblématiques du campus du Solbosch et leurs liens avec l’histoire coloniale belge au Congo.

    Quant aux autres visites guidées, plusieurs sont organisées chaque mois. Pour connaître les dates exactes de ces visites, rendez-vous sur memoirecoloniale.be.

    La craniométrie est une pratique scientifique du XIXème siècle consistant à mesurer le crâne des différentes « races humaines ».
    L’Africa Museum de Tervuren
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    Deuxième étape de cette balade décoloniale : l’Africa Museum ou le Musée Royal de l’Afrique centrale. Créé en 1897, sous l’impulsion du roi Léopold II, ce musée a d’abord été conçu comme une ode à la colonisation.

    Depuis le début de sa rénovation en 2013 jusqu’à sa réouverture en décembre 2018, le musée a entrepris un véritable changement de cap. « Je pense que les gens ne se rendent pas compte des changements internes au musée. Le musée reconnait aujourd’hui le caractère oppressif, autoritaire, raciste de la colonisation. Il s’en distancie tout en apportant une relecture du passé accessible au grand public à travers des ateliers et des visites guidées. » explique Marie-Reine Iyumva, collaboratrice du musée.

    Ce changement se manifeste aussi à travers un renouvellement de l’équipe qui est désormais plus jeune et plus diversifiée. « J’en suis la preuve ! Au sein du musée, nous avons maintenant des travailleurs afro-descendants qui ont une autre sensibilité et qui peuvent discuter de la politique interne, éducative avec un autre œil. » complète Marie-Reine.

    Outre le retrait d’œuvres racistes, le musée expose désormais des artistes africains contemporains dans des expositions temporaires. Cet été, une nouvelle salle a également vu le jour : l’AfricaTube où les visiteurs peuvent visualiser des vidéos produites par la jeunesse congolaise. Ces jeunes utilisent les nouvelles technologies pour parler de leur culture, de leur histoire et de leur identité.
    Le petit bijou marbré du musée
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale
    « La colonisation, c’est aussi l’histoire de la Belgique » : deux activités pour découvrir Bruxelles d’une manière décoloniale - © Tous droits réservés

    La Grande Rotonde – pièce maîtresse du musée – constitue l’un des symboles les plus frappants de cette transformation.

    Au départ, elle était décorée pour rendre hommage à Léopold II et à la colonisation : on y trouvait le buste du roi, son monogramme – le double L – un peu partout, l’étoile du drapeau de la colonie sur le sol. « Cet endroit devait faire rentrer la Belgique dans la perspective d’une puissance coloniale. » explique François Makanga, guide-conférencier depuis la réouverture du musée.

    Le long des murs, dans des corniches, on peut toujours voir 14 statues au service de la propagande coloniale. Les Africains y sont globalement représentés comme des êtres inférieurs à civiliser : les hommes noirs sont réduits à une taille d’enfant, les femmes noires sont fortement sexualisées, les personnages sont toujours occupés à des activités physiques primaires, et non intellectuelles. « Toutes ces statues étaient là pour travailler les imaginaires à une certaine perspective de ce qu’étaient censés être l’Afrique et les Africains. »

    Sous les feux des critiques, le musée a alors décidé de laisser la place à un artiste congolais, Aimé Mpané avec deux énormes statues pour contrecarrer la portée politique et propagandiste. « L’une – Crâne du chef Lusinga - représente le passé et les exactions commises par le régime léopoldien. La seconde – Nouveau souffle ou le Congo bourgeonnant - incarne l’avenir radieux et la valeur refuge du Congo, à savoir les gens. » détaille le guide-conférencier. « Le visiteur est ainsi invité à circuler dans cette rotonde et à regarder le passé et l’avenir des relations entre la Belgique et le Congo. »

    Le projet RE/STORE – issu de la collaboration entre Aimé Mpane et de l’artiste belge Jean-Pierre Müller - a complété l’aménagement de la salle. Des voiles semi-transparents sont disposés devant les statues colonialistes. La superposition de ces œuvres anciennes et contemporaines permet ainsi une relecture de ce lourd héritage colonial.

    L’Africa Museum est ouvert en semaine de 10h à 17h, les week-ends et les congés scolaires de 10h à 18h. Plus d’informations sur le site internet du musée.

    Maxime Maillet

    *Ce titre fait référence au raid de l’officier belge Émile Storms sur le village de Lusinga en 1884, expédition au cours de laquelle la tête du chef fut tranchée avant d’être emportée en Belgique.

    #Bruxelles #Balade_décoloniale #Congo #RDC #Roi_Léopold #Tervuren #Musée

  • Smoking guns. How European arms exports are forcing millions from their homes

    The #nexus between the arms trade and forced displacement is rarely explored and the role of European arms trade policies that facilitate gross human rights violations in third countries is often absent from displacement and migration studies. This report joins the dots between Europe’s arms trade and forced displacement and migration.

    Key findings

    - Arms and military equipment manufactured and licensed in Europe and sold to third countries provokes forced displacement and migration. This arms trade is motivated by how highly lucrative the industry is and current control and monitoring mechanisms facilitate rather than curtail problematic licensing and exportation.

    – The arms trade is political and is driven by profit but is under-regulated. Although other sectors, such as food and agriculture, do not undermine the fundamental right to life and other human rights in the same way that the arms trade does, they are far more stringently regulated.

    - It is possible to methodically trace arms, military equipment and technology, from the point of origin and export to where these were eventually used, and document their devastating impact on the local population. The report confirms beyond any reasonable doubt that European arms are directly used not to defend populations or to enhance local or regional security as is often claimed, but to destabilise entire countries and regions.

    - The arms industry is involved in clear violations of non-transfer clauses and end user agreements (EUAs) despite a supposedly robust system of controls. The evidence shows that once arms are traded, and although they may be traced, it is virtually impossible to control how they may eventually be used. Furthermore, although importing countries were known to have breached EUAs, EU member states continued to sell them arms and military equipment.

    - Regardless of whether arms were exported to official state security forces or were eventually used by non-state armed actors, or whether EUAs and other control mechanisms were respected, the result was the same – European arms were used in military operations that led to destabilisation and resulting forced displacement and migration. The destabilisation, facilitated by arms supplied by Europe, then contributed to Europe hugely expanding its border security apparatus to respond to the apparent threat posed by refugees attempting to arrive and seek asylum.

    - European countries are among the top exporters of lethal arms equipment worldwide, comprising approximately 26% of global arms exports since 2015. The top five European arms exporters are France, Germany, Italy, Spain and the UK – together accounting for 22% of global arms exports in the 2016–2020 period.

    - Arms exports from Bulgaria, Croatia and Romania have soared in recent years, a large proportion of which is exported to West Asian countries. For example, before 2012, Croatia exported ammunition worth less than €1 million a year, but with the start of the Syrian war this surged every year to reach €82 million in 2016. The European Parliament called on Bulgaria and Romania to stop arms exports to Saudi Arabia and the US (if there was a risk that these arms may be diverted), so far to no avail.

    – In Syria an estimated 13 million people need humanitarian assistance and more than half of the population remains displaced from their homes – including 6.6 million refugees living in neighbouring countries, such as Jordan and Lebanon, who subsequently attempt to flee to Europe in a reverse movement to the arms that displaced them. Another 6.7 million are internally displaced persons (IDPs) inside Syria.

    –-

    Five case studies document that:

    Italian T-129 ATAK helicopter components were exported to Turkey and used in 2018 and 2019 in two attacks in the district of Afrin in Northern Syria as part of Operation Olive Branch and in Operation Peace Spring on the Turkish–Syrian border. According to UN figures, 98,000 people were displaced during the Afrin offensive between January and March 2018, while 180,000, of whom 80,000 were children, were displaced, in October 2019 as a result of Operation Peace Spring.

    Bulgaria exported missile tubes and rockets to Saudi Arabia and the US, which eventually ended up in the hands of IS fighters in Iraq. The equipment was diverted and used in Ramadi and the surrounding region, where the International Organisation for Migration reported that from April 2015, following the outbreak of the Ramadi crisis, over half a million people were displaced from Anbar province, of which Ramadi is the capital city, while 85,470 were displaced specifically from Ramadi City between November 2015 and February 2016. Around 80% of all housing in Ramadi was severely damaged after the offensive. In 2017 another missile tube originating in Bulgaria was found to have been used by IS forces in the town of Bartella, located to the east of Mosul. At least 200,000 people from minority groups were displaced from the greater Mosul area between 2014 and January 2017. By July 2019, over two years after military operations had ended in Mosul, there were still over 300,000 people displaced from the city.

    British, French, and German components and production capacity, including missiles, missile batteries, and a bomb rack, were exported to Turkey, where they were mounted on Turkish-made drones and exported to Azerbaijan. These same drones, loaded with European-manufactured arms components, were used in the 44-day conflict in Naghorno- Karabakh, which provoked the forced displacement of half of the region’s Armenian population – approximately 90,000 people.

    Between 2012 and 2015 Bulgaria exported assault rifles, large-calibre artillery systems, light machine guns, hand-held under-barrel and mounted grenade launchers to the Democratic Republic of Congo’s (DRC) national police and military. The conflict in DRC is one of the world’s longest, yet Europe continues to supply arms that are used to perpetrate gross human rights violations. In 2017, Serbia exported 920 assault rifles and 114 light machine guns that were originally manufactured in Bulgaria. That same year, 2,166,000 people were forcibly displaced, making it one of the worst since the conflict began. Specifically, Bulgarian weapons were in use in North Kivu in 2017 coinciding with the forced displacement of 523,000 people.

    At least four Italian Bigliani-class patrol boats were donated to Libya and used by its coastguard to forcibly pull back and detain migrants who were fleeing its shores. In 2019, the Libyan coastguard mounted a machine gun on at least one of these boats and used it in the internal conflict against the Libyan National Army. Many of those fleeing Libya had most likely already fled other conflicts in other African and West Asian countries that may have purchased or were in receipt of European arms, so that at each step along their journey from displacement to migration, the European arms trade is making massive profits by firstly displacing them, and then later deterring and pushing them back.

    The arms companies we identified in these case studies include: Airbus (Franco-German), ARSENAL (Bulgaria), BAE Systems (UK), Baykar Makina (Turkey), EDO MBM (UK), Intermarine (Italy), Kintex (Bulgaria), Leonardo (Italy), Roketsan (Turkey), SB Aerospatiale (France), TDW (Germany), Turkish Aerospace Industry (Turkey), and Vazovski Mashinostroitelni Zavodi ЕAD (Bulgaria).

    https://www.tni.org/en/publication/smoking-guns
    #rapport #tni
    #armes #commerce_d'armes #migrations #asile #réfugiés #Europe #armée #militaire #industrie_de_l'armement #droits_humains #droits_fondamentaux #France #Allemagne #Italie #UK #Angleterre #Espagne #Bulgarie #Croatie #Roumanie #Arabie_Saoudite #Syrie #T-129_ATAK #Turquie #Operation_Olive_Branch #Operation_Peace_Spring #Irak #Ramadi #Bartella #Azerbaïjan #arméniens #Congo #RDC #République_démocratique_du_Congo #Serbie #Kivu #Nord_Kivu #Bigliani #Libye #gardes-côtes_libyiens #complexe_militaro-industriel
    #Airbus #ARSENAL #BAE_Systems #Baykar_Makina #EDO_MBM #Intermarine #Kintex #Leonardo #Roketsan #SB_Aerospatiale #TDW #Turkish_Aerospace_Industry #Vazovski_Mashinostroitelni_Zavodi_ЕAD

  • State pension money invested in ‘questionable’ Congo palm oil company
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/30234-state-pension-money-invested-in-questionable-congo-palm-oil-comp

    The South African Government Employees Pension Fund (GEPF) is invested in a Congolese palm oil business linked to past human rights abuses and land expropriation.

    The Public Investment Corporation (PIC) has confirmed that pension funds are being indirectly invested in Plantations et Huileries du Congo (#PHC). The funds are ploughed in via a US investment company, Kuramo Capital Management, PHC’s majority stakeholder. PHC’s previous owners include British multinational consumer goods company Unilever and Canadian company Feronia. Kuramo acquired a majority stake in PHC late last year.

    PHC’s alleged human rights abuses are detailed in a report released last month by US think-tank the Oakland Institute. In a press release published two weeks ago, the institute drew attention to the report’s broad findings and themes, which include a list of key investors in the PHC’s DRC business.

    #industrie_palmiste #fonds_de_pension #Congo

  • Bassin du Congo, la perte des forêts primaires s’accélère en 2020 | InfoCongo
    https://infocongo.org/fr/bassin-du-congo-la-perte-des-forets-primaires-saccelere-en-2020

    Le bassin du #Congo a perdu plus de 600 mille hectares de #forêts_primaires en 2020, soit une augmentation de 9% par rapport à l’année 2019, selon les récentes données de l’Université de Maryland disponibles sur Global Forest Watch. Ces vingt dernières années, l’année 2020 été la 3ème année la plus difficile pour les forêts […]

    #déforestation

  • Congo-Brazzaville : Guy-Brice Parfait Kolelas, principal opposant de Denis Sassou-Nguesso, meurt du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/03/22/congo-brazzaville-guy-brice-parfait-kolelas-principal-opposant-de-denis-sass

    Congo-Brazzaville : Guy-Brice Parfait Kolelas, principal opposant de Denis Sassou-Nguesso, meurt du Covid-19. L’opposant avait été testé positif au Covid-19 vendredi après-midi, et n’avait pu animer son dernier meeting de campagne à Brazzaville.Opposant historique, M. Kolelas, 60 ans, est apparu cette année comme le seul vrai rival du président sortant, Sassou Nguesso, 77 ans dont trente-six au pouvoir. Il avait été investi par l’Union des démocrates humanistes-YUK et était le principal rival de Denis Sassou Nguesso à la présidentielle qui s’est tenue dimanche 21 mars au Congo-Brazzaville : l’opposant congolais Guy-Brice Parfait Kolelas, 60 ans, est mort des suites du Covid-19 lors de son évacuation sanitaire vers la France.
    « Il est décédé dans l’avion médicalisé qui était venu le chercher à Brazzaville dimanche après-midi », a déclaré Christian Cyr Rodrigue Mayanda, son directeur de campagne, ajoutant : « On va continuer à compter les bulletins. Il était en tête dans un certain nombre de localités. »
    L’opposant avait été testé positif au Covid-19 vendredi après-midi, et n’avait pu animer son dernier meeting de campagne à Brazzaville. A quelques heures du scrutin, il avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait « se battre contre la mort ».« Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serais pas battu pour rien », affirme dans cette vidéo M. Kolelas, alité, affaibli, juste après avoir retiré un masque d’assistance respiratoire.« Levez-vous comme un seul homme. Faites-moi plaisir. Je me bats sur mon lit de mort. Vous aussi, battez-vous, pour votre changement. Il en va de l’avenir de vos enfants », avait-il ajouté avant de remettre son masque.

    #Covid-19#migrant#migration#congobrazzaville#sante#mortalite#evacuationsanitaire#elite#circulation

  • Penser le politique par les #déchets

    Instruments et territoires de la gouvernance des déchets au #Liban
    Instruments and spaces of waste governance in Lebanon
    Jihad Farah et Éric Verdeil

    –—

    Réparer, recoudre, restaurer… Des collectivités locales en tâtonnement
    Repair, sew up, restore… Local communities in the process of trial and error
    Julie Gobert et José-Frédéric Deroubaix

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    #Récup', #glanage, #zéro_déchet : une nouvelle conception du politique ?
    Recycling, gleaning, zero waste : a new conception of politics ?
    Isabelle Hajek

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    La triple politisation de la #tarification_incitative. Rapports de force, réagencements et effets d’un instrument politique
    The triple politicization of incentive pricing. Power relations, rearrangements and effects of a political instrument
    Kevin Caillaud et Renaud Nougarol

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    De la réglementation aux relations d’affaires, actions et instruments de publicisation de la gestion des #gravats [Texte intégral]
    From regulations to business relations, actions and publicity tools for rubble management
    Laëtitia Mongeard

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    Service public ou communs ? Les limites mouvantes de la #gestion_des_déchets dans les pays du Sud
    Public service or Commons ? Shifting boundaries of solid waste management in the Global South
    Mathieu Durand, Jérémie Cavé et Irène Salenson

    –—

    Quand les déchets bousculent la politique locale d’une ville intermédiaire en crise (#Dolisie, #Congo)
    Une approche par la recherche – action
    When waste upsets the local politics of an intermediate city in crisis (Dolisie, Congo). A research - action approach
    Adeline Pierrat, Florian Marchadour et Renaud Colombier

    –---

    The politics of waste picking : reflections from the upscaling of a co-management model for recyclable waste in Buenos Aires (Argentina) [Texte intégral]
    Les politiques de #collecte_des_déchets : réflexions de la montée en gamme d’un modèle de #cogestion des #déchets_recyclables à #Buenos_Aires (#Argentine)
    Sebastián Carenzo et Santiago Sorroche

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    Faire collectif avec les déchets : essai sur l’ordre public #rudologique
    Working collectively with waste : an essay on rudological public order
    Rémi Barbier

    –—

    La politisation des déchets en #Campanie. Conversation à trois voix
    Entretien avec #Claudia_Cirelli et #Fabrizio_Maccaglia
    The politicization of waste in Campania. Three voices conversation
    Marco Armiero, Giacomo D’Alisa et Salvatore Paolo De Rosa

    https://journals.openedition.org/geocarrefour/16173

    #revue

  • Plantage dans les plantations
    https://www.farmlandgrab.org/post/view/30074-plantage-dans-les-plantations

    Un fiasco financier doublé d’un pétrin social. C’est à cela que ressemble le destin des #plantations de palmiers_à_huile #Feronia-Plantations et huileries du #Congo (PHC), en République démocratique du Congo. En juillet 2020, la société canadienne Feronia a été mise en liquidation. Depuis qu’elle avait repris, en 2008 et pour à peine 2,8 millions de dollars, les plantations coloniales historiques d’Unilever dans les provinces de la Tshopo et de la Mongala (107 000 hectares), elle avait accumulé 160 millions de dollars de pertes.

    Une société soutenue

    L’histoire pourrait s’arrêter là si Feronia et sa filiale opérationnelle congolaise PHC n’étaient pilotées que par des actionnaires privés, frappés par la chute du cours de l’huile de palme au niveau mondial. Mais Feronia n’est pas une société comme les autres. Depuis 2012, elle a été soutenue à bout de bras par les institutions de financement du développement (#IFD) européennes. En huit ans, ces « banques » publiques ont prêté ou ont investi près de 150 millions de dollars dans Feronia-PHC. De l’argent public venu du Royaume-Uni, d’Allemagne, des Pays-Bas, de France mais aussi de Belgique. Ainsi, en 2015, la Société publique belge d’investissement pour les pays en développement, BIO, détenue à 100% par l’Etat, prêtait 9,7 millions d’euros à PHC.

  • « You Sold Me a Dream » : un hymne internationaliste pour Jupiter&Okwess et Ana Tijoux - Radio Nova
    https://www.nova.fr/musiques/you-sold-me-a-dream-un-hymne-internationaliste-pour-jupiterokwess-et-ana-tijoux

    En Afrique et en Amérique du Sud, ces constats-là furent nombreux, et ils le sont encore aujourd’hui. Alors, c’est avec une même voix que s’expriment ici, sur ce morceau au titre et aux propos accusateurs (« You Sold Me a Dream »), le Congolais Jupiter&Okwess et la Chilienne Ana Tijoux. Un hymne anti-colonisateur et internationaliste pour ces deux artistes qui n’en sont pas à leurs coups d’essais, la rappeuse chilienne (née en France) étant même à l’origine, durant le soulèvement qui mobilisa le peuple chilien l’an dernier, d’un morceau, « Cacerolazo », devenu l’un des grands hymnes de la révolte.

    https://www.youtube.com/watch?v=diqsrgtJj9g

    https://www.youtube.com/watch?v=tVaTuVNN7Zs

    #musique #politique #musique_et_politique #Ana_Tijoux #Jupiter_Kobondji #Okwess #Congo #Chili #colonisation

  • La “Passion Lumumba”, chronique d’une mise à mort annoncée - le carnet de Colette Braeckman
    http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2021/01/18/la-passion-lumumba-chronique-dune-mise-a-mort-annoncee


    Elle commence par un sale coup cette année 1961. Le 17 janvier les colonialistes belges font assassiner un jeune hommes qui menace leurs profits. Pendant ce temps à Berlin un petit garcon se réveille sans avoir la moindre idée que le 13 août de la même année les communistes transformeront sa ville dans un énorme bac à sable où il construira ses châteaux de rêve pendant les 28 ans à venir.

    Jacques Brassinne se souvient que quelques heures plus tard on apprend à Elizabethville que des « charbonniers » ( qui produisent du charbon de bois) sont passés par la clairière. Craignant qu’ils donnent l’alerte, que le lieu attire des curieux sinon plus tard des pélerinages, l’ordre est donné de faire disparaître les corps. L’inspecteur de police Gérard Soete et son frère prennent les choses en mains. A l’arrière du camion, ils ont embarqué une scie électrique et une cuve d’acide, sans doute fournie par l’Union minière, leur intention étant de dissoudre les corps. Soete, en 2000, confiera à l’AFP qu’ « en pleine nuit africaine nous avons commencé par nous saouler pour nous donner du courage. On a écartelé les corps, le plus dur fut de les découper avant de verser l’acide. » Soete était un grand sentimental : après chaque découpe, il buvait une lampée de whisky pour se donner du courage
    L’opération terminée, alors que les corps découpés se dissolvaient dans l’acide, Soete ne résista pas au désir d’emmener un trophée : deux dents arrachées à Patrice Lumumba. L’une d’elles a été perdue, l’autre est toujours en possession des autorités belges.
    Une dent, c’est tout ce qui reste du héros de l’indépendance congolaise. Cependant, répondant aux vœux de la famille Lumumba, la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès a promis de rapatrier solennellement les restes de Lumumba au Congo.

    Patrice Lumumba
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Lumumba

    Patrice LumumbaN 1 (né le 2 juillet 1925 à Onalua1, Congo belge, et mort assassiné le 17 janvier 1961 près d’Élisabethville au Katanga) est un homme d’État congolais, premier Premier ministre de la République démocratique du Congo (République du Congo de 1960 à 1964) de juin à septembre 1960. Il est, avec Joseph Kasa-Vubu, l’une des principales figures de l’indépendance du Congo belge.

    #Congo #Berlin #histoire

    Il est considéré en République démocratique du Congo comme le premier « héros national » du pays.

  • La justice congolaise condamne Sheka à la prison à vie
    https://www.justiceinfo.net/fr/tribunaux/tribunaux-nationaux/46063-justice-congolaise-condamne-sheka-prison-a-vie.html

    La justice militaire congolaise a reconnu l’ancien chef milicien Ntabo Ntaberi, alias Sheka, coupable de crimes de guerre, le 23 novembre, et l’a condamné à la prison à vie. Un jugement majeur et un succès pour les victimes de l’Est de la République démocratique du Congo. Notamment les femmes.

    De son vrai nom Ntabo Ntaberi, il est plus connu sous le pseudonyme de Sheka. Dans les territoires de Walikale et Masisi, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la simple évocation de son nom et de sa milice Nduma Defence of Congo (NDC), également appelée Maï Maï Sheka, faisait trembler les civils. En particulier les femmes. Les femmes de cette partie du Nord-Kivu ne sont certes pas au bout de leur calvaire car des hommes du redoutable chef de guerre circulent toujours dans ces zones forestières. (...)

    #Tribunaux_nationaux