• THE #C.I.A. AND #LUMUMBA - The New York Times
    https://www.nytimes.com/1981/08/02/magazine/the-cia-and-lumumba.html

    Article de 1981

    Madeleine G. Kalb is author of the forthcoming book ’’The Congo Cables: From Eisenhower to Kennedy,’’ from which this article is adapted. By Madeleine G. Kalb On Sept. 19, 1960, the Central Intelligence Agency’s station chief in Leopoldville, capital of the newly independent Congo, received a message through a top-secret channel from his superiors in Washington. Someone from headquarters calling himself ’’Joe from Paris’’ would be arriving with instructions for an urgent mission. No further details were provided. The station chief was cautioned not to discuss the message with anyone.

    ’’Joe’’ arrived a week later. He proved to be the C.I.A.’s top scientist, and he came equipped with a kit containing an exotic poison designed to produce a fatal disease indigenous to the area. This lethal substance, he informed the station chief, was meant for Patrice Lumumba, the recently ousted pro-Soviet Prime Minister of the #Congo, who had a good chance of returning to power.

    The poison, the scientist said, was somehow to be slipped into Lumumba’s food, or perhaps into his toothpaste. Poison was not the only acceptable method; any form of assassination would do, so long as it could not be traced back to the United States Government. Pointing out that assassination was not exactly a common C.I.A. tactic, the station chief asked who had authorized the assignment. The scientist indicated that the order had come from the ’’highest authority’’ - from Dwight D. Eisenhower, President of the United States.

    #Etats-Unis


  • les mouvements citoyens à la veille d’un simulacre d’élection
    https://www.cetri.be/les-mouvements-citoyens-a-la

    Le dernier mandat de Joseph Kabila a vu éclore un phénomène politique d’un nouveau genre au Congo : les mouvements citoyens. Ils s’inscrivent dans le mouvement plus général d’affirmation de la jeunesse urbaine et diplômée comme acteur de la scène publique en Afrique francophone. La volonté de se donner un canal d’expression propre naît de la défiance vis-à-vis des partis politiques, obnubilés par la seule occupation des « postes », mais aussi du discrédit d’une société civile sous perfusion étrangère, dont (...)

    #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_regard_du_CETRI, Congo (RD), #Election, #Libre_Afrique, #Le_Sud_en_mouvement

    #Congo_RD_


  • « # Congolais Telema ! ». Petite sociologie de l’engagement en contexte congolais
    https://www.cetri.be/Congolais-Telema-Petite-sociologie

    Le maintien au pouvoir de Joseph Kabila a suscité au Congo une opposition populaire tenace, qui s’est traduite par l’investissement régulier de la rue : marches, émeutes, sits in et journées villes mortes se sont succédés depuis 2015, en dépit d’un contexte autoritaire de plus en plus oppressant. Qu’est-ce qui pousse certains Congolais à s’engager dans des actions collectives risquées contre le « glissement » du président Kabila ? Si les causes de la révolte paraissent aller de soi, dans un pays où la (...)

    Livres & études

    / #Analyses, #Le_regard_du_CETRI, Livres & revues divers, Congo (RD), #Mouvement_étudiant, #Luttes, Relations entre mouvements sociaux & (...)

    #Livres_&_études #Livres_&_revues_divers #Congo_RD_ #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements


  • Le massacre de l’Union Minière à Lubumbashi (9 décembre 1941) Ludo De Witte - 9 Décembre 2018 - Congo Indépendant - Investigaction
    https://www.congoindependant.com/le-massacre-de-lunion-miniere-a-lubumbashi-9-decembre-1941/#_edn5
    https://www.investigaction.net/fr/le-massacre-de-lunion-miniere-a-lubumbashi-9-decembre-1941

    L’Africa Museum de Tervuren rénové, rouvre ce 9 décembre 2018 : voilà l’occasion ou jamais de revenir sur le massacre par l’armée coloniale belge (la « Force Publique »), de travailleurs noirs de l’Union Minière partis en grève en 1941. Ces ouvriers avaient arrêté le travail pour réclamer des salaires décents. Si l’on veut vraiment décoloniser notre espace public et notre histoire collective, on se doit de dire ce qu’a représenté et représente toujours cette entreprise, joyau à l’époque de la Société générale de Belgique, multinationale stratégique toujours en activité aujourd’hui sous le nom d’Umicore. Il convient de parler de l’énormité des profits accumulés par l’Union Minière/Umicore au Congo, et de rappeler que des dizaines de milliers de Congolais les ont payés de leur sueur et de leur sang, parfois de leur vie. Ce devrait être l’une des finalités du musée de Tervuren.

    Avant de raconter l’histoire de ce bain de sang, une suggestion me paraît ici de mise. Il est bon d’écrire l’histoire et encore mieux de la transposer sous une forme adaptée dans un musée, mais pour ancrer durablement dans la mémoire collective des événements autrement révélateurs et symboliques, il est nécessaire de la rendre visible dans l’espace public. A l’époque où l’identification de cadavres de soldats tombés pendant les deux guerres mondiales de 1914-18 et 1940-45 se poursuit et où se poursuit le repérage des fosses communes des victimes de la guerre civile Espagnole (1936-39), pour ne mentionner que ces cas d’espèce, le temps n’est-il pas venu qu’on exige de l’Etat belge et de l’Umicore qu’ils mettent tout en œuvre pour que soient retrouvées les cadavres des ouvriers massacrés dans l’ancien Elisabethville de 1941, et qu’on érige à leur martyre, un monument digne de leur mémoire ? Un lieu de mémoire qui, partant de ce massacre, immortalise le calvaire du peuple congolais au cours de ces années sombres et pénibles ?
    – - - - - -

    Ce que la Belgique et ses alliés durant la Deuxième Guerre ont exigé comme effort de la part des Congolais fut impitoyable. Comme je l’écris ailleurs, « Pendant ces années de guerre l’Afrique centrale s’était transformée en un immense camp de forçats au service de l’industrie de guerre alliée[ii]« . Dès le départ, le travail forcé a été à la base de la colonisation, d’abord sous le régime de l’Etat indépendant du Congo, propriété de Léopold II, mais ensuite encore lorsque cet Etat devint une colonie belge en 1908. Le Père Le Grand déclarait au Congrès colonial de 1926 : « La façon dont se font les recrutements dépassent toutes les bornes. On a vu des groupes entiers de Noirs se diriger la corde au cou vers les chantiers et on a vu des chefs médaillés [chefs à la solde de la Colonie] à l’occasion du recrutement faire la chasse à l’homme. Bientôt ils essayeront de s’évader quitte à mourir en hommes plutôt que d’avoir l’impression d’être esclaves[iii]« .

    Durant la guerre, cette situation s’est aggravée. Le nombre de Congolais astreints au travail forcé, est passé de 480.000 à 850.000 doublant donc quasiment. Mais le durcissement de l’exploitation prit encore d’autres formes, impactant la population toute entière. Ainsi le nombre de jours ouvrables durant lesquels chaque Congolais mâle adulte devait se consacrer à des « tâches de la communauté » passa de 60 à 120 jours par an. Quant à la superficie de la culture forcée (coton, manioc, riz, noix de palme), elle se vit tripler de 300.000 à 900.000 ha. Le Père Hulstaert écrit que l’ordre donné par les autorités de gagner la forêt en vue d’y récolter le caoutchouc provoqua » une vague de peur et d’horreur dans les régions de la forêt tropicale, tant la mémoire de la période terrible de la récolte du caoutchouc dans l’Etat indépendant du Congo était restée vive chez beaucoup de gens[iv]«  . La pénurie et la dévaluation du franc congolais, lié au franc belge diminua considérablement le pouvoir d’achat des salariés. C’est ici qu’il convient d’évoquer les événements sanglants de décembre 1941 à l’Union Minière du Haut Katanga.


    Colonie belge 1941 – Gouverneur Maron aux martyrs de l’UMHK à Lumumbashi

    Le premier qui ait étudié ce dossier est Jules Marchal, ancien administrateur colonial belge puis ancien ambassadeur et, à sa retraite, historien-amateur et chercheur. Il se mit à fouiller les archives de son ancien employeur. Jules Marchal découvrit, à sa grande surprise, dans des documents officiels, que la colonisation belge se fondait sur une série de crimes contre les populations qui lui étaient soumises. Scandalisé par ses découvertes, il dépensa tout son temps et toute son énergie à l’étude de centaines de milliers de documents conservés aux Archives Africaines du Département des Affaires Etrangères à Bruxelles. Une bonne douzaine d’ouvrages sont issus de ces recherches, tous couvrant la période 1885-1945. Ils rassemblent les données de base qui permettent de comprendre l’exploitation coloniale, sous Léopold II puis sous l’administration belge.

    Je vais ici largement puiser dans le récit que fait Jules Marchal des évènements de 1941 dans son Travail forcé pour le cuivre et pour l’or[v]. Pour les reconstituer, il se fonde sur le journal d’Amour Maron, gouverneur du Katanga à l’époque. Il en a trouvé une copie dans les archives du Consulat belge à Lubumbashi. J’y ajoute quelques autres données tirées de mes archives personnelles. L’intérêt de tout ceci ne se limite pas à l’année 1941. La gravité du massacre de cette année-là marque à ce point les travailleurs de l’Union Minière, elle les terrorise tant que cela permet d’expliquer pourquoi, dans les décennies qui suivent, ils n’ont joué aucun rôle de premier plan, même pas au temps de la décolonisation, même pas pour organiser des arrêts de travail de quelque envergure. Le texte qui suit est de Jules Marchal, le mien est en italique.

    PRÉLUDE
    A partir de 1928 l’Union Minière fit figure au Congo et en Europe d’employeur modèle, développant pour les travailleurs ses services médicaux et prenant en charge leur formation professionnelle au maniement de l’outillage et à son entretien. [Le directeur général en Afrique de l’Union Minière] Léopold Mottoulle, s’évertua à stabiliser la main d’œuvre africaine. Il s’appliqua à en faire, à travers des services sociaux de pointe, un réservoir d’ouvriers dévoués et industrieux. Il considérait les travailleurs comme de grands enfants, qu’il fallait diriger en bon pater familias, décidant de ce qui était bon pour eux et de ce qui ne l’était pas, fixant le niveau des salaires selon son bon plaisir.

    [Bien que le logement et l’alimentation de base étaient fournis en nature par l’UM, le niveau de ces rémunérations en nature était celui d’un salaire de famine] et il se conçoit que les « grands enfants » n’étaient pas très heureux des décisions dans ce domaine du « père de famille ». Ce fut tout particulièrement le cas à la fin 1941. Le salaire de base (c’est-à-dire celui d’un manœuvre débutant), avait retrouvé, après la chute observée au cours de la crise des années 1930, son niveau de 1930 : 2 francs par jour. A la même époque, depuis le commencement de la Seconde Guerre mondiale, le coût de la vie s’était considérablement élevé. Comme lors de la Première Guerre, la monnaie nationale s’était fortement dépréciée.

    Le 6 novembre 1941, l’administration coloniale du Katanga et la direction de l’Union Minière et de la Sermikat se réunissent à Elisabethville (Lubumbashi). Monseigneur Jean-Félix de Hemptinne, évêque du Katanga, est présent. A l’ordre du jour, une enquête de l’administration coloniale qui démontre que le minimum vital pour un travailleur célibataire, de 939 francs par an au 10 mai 1940, s’est élevé à 1.503 F au 1er août 1941, soit une augmentation de 71%. Le salaire moyen en ville est de 700 F, à comparer au chiffre de 1.503 F de l’enquête. Ceci « peut expliquer dans une certaine mesure la recrudescence des vols », affirme un des participants à la réunion. Sans augmentation de salaires, « des troubles graves » sont à craindre, opine l’évêque de Hemptinne. On se met d’accord sur la nécessité d’une augmentation des salaires de 30 à 40%[vi]. Mais rien n’est mis en œuvre pour la faire appliquer.

    Des années plus tard le journal katangais L’Informateur décrit le caractère explosif de la situation en ces termes : « En avril 1941, l’attention de l’administration est attirée sur l’incidence du renchérissement permanent du coût de la vie, sur l’esprit des indigènes. A cette date, les salaires et traitements des Européens ont été revalorisés dans d’acceptables proportions, tandis que les travailleurs indigènes, à quelques exceptions près, vivent toujours sous le régime du temps de paix. A la Cité comme dans les camps d’organismes tels que l’Union Minière et le BCK, les esprits sont remontés, les meneurs, qui ne sont encore que des péroreurs de carrefour, s’agitent. Les autorités qui sont en contact direct et permanent avec le travailleur doivent consigner dans leurs rapports que les revendications des indigènes sont justifiées. Mais l’administration supérieure continue à faire la sourde oreille »[vii].

    DES GRÈVES ÉCLATENT
    Shituru, situé près de Jadotville (Likasi), avec ses usines de production de cuivre électrolytique et la fonderie de Panda toute proche, constituent à cette époque le complexe industriel le plus important de l’Union Minière. Au mois d’octobre 1941 les ouvriers blancs y avaient débrayé et rapidement eu gain de cause. A l’exemple de cette grève des Blancs, dans la nuit du 2 au 3 décembre, des Africains du camp de Shituru, auxquels se sont joints leurs camarades de Panda, décident de faire grève le 4 au matin pour obtenir une augmentation de leurs salaires. Le 3, au matin, Léon Mutamba, le porte-parole des grévistes, en informe le chef du camp de Shituru. Celui-ci alerte immédiatement la direction générale de la société à Elisabethville, laquelle avise le gouverneur Maron. La direction se déclare dans l’impossibilité de céder face à la menace et obtient du gouverneur qu’il maintienne l’ordre et la discipline chez les travailleurs.

    Se fondant sur la législation par temps de guerre, Maron promulgue le même jour un arrêté réquisitionnant tous les travailleurs, sous peine de cinq ans de prison pour les récalcitrants (…) Le jeudi 4 décembre, avant l’aube, des camions de l’Union minière transportent les soldats de la Force Publique, l’armée de la colonie, jusqu’aux camps. A l’entrée du camp de Shituru, la troupe se heurte à 500 travailleurs, en route pour Panda. Elle les maintient sur place puis les refoule. A Panda elle entoure un groupe massé près de l’école.

    Le directeur général de l’Union Minière, Léopold Mottoulle, tente d’établir le contact avec des groupes de grévistes. Il promet une augmentation de salaire à ceux qui reprendront le travail à 11h, alors que les autres n’obtiendraient rien. Il n’est pas entendu, on lui lance des pierres. Furieux et écœuré par l’attitude de ses « grands enfants », il est accueilli à Panda par les clameurs et les protestations des femmes. Elles se plaignent de l’insuffisance des rations de viande et de poisson. Parmi les équipes de jour de Shituru et Panda, soit 1.800 personnes, 1.400 ouvriers sont en grève. Seuls les recrues et les ouvriers spécialisés travaillent.

    Les officiers blancs de la Force publique, craignant d’être débordés par les grévistes, ordonnent à leurs hommes de faire preuve de sang-froid et de ne pas répondre aux provocations. Ils réclament l’envoi urgent de renforts de Lubumbashi. Le bilan des échauffourées est relativement léger : cinq blessés dont un soldat.

    Il n’y a qu’un seul incident qui tourne au drame lorsque le commandant du bataillon de la Force Publique Cardoen tue un gréviste d’une balle de revolver. Les renforts arrivent par train en début de soirée. Les soldats patrouillent la nuit. Le 5 décembre tout est calme à Shituru et Panda. 85% des membres du personnel se présentent au travail, mais le cœur n’y est pas ; il y a partout de vifs échanges. Au cours des deux journées suivantes, menaces ou rumeurs de grève se multiplient dans plusieurs sièges d’exploitation de l’Union Minière.

    GRÈVE DANS LA CAPITALE DU KATANGA
    Le lundi 8 décembre, les travailleurs débraient à Kambove et à la mine voisine de Shanguluwe. Ils réclament une augmentation de 1,50F par jour au lieu des cinquante centimes proposés. A Kambove les femmes se joignent aux hommes pour se plaindre des rations alimentaires. Le même jour, les menaces de grève se précisent à Luishia et à Kipushi. Deux pelotons sont envoyés à Kipushi. Par ailleurs, le même lundi à la Lubumbashi, la situation se dégrade d’heure en heure à la fonderie et aux camps avoisinants. Mottoulle tient personnellement le gouverneur Maron au courant, après lui avoir dit au matin regretter qu’on n’ait pas agi avec plus de fermeté à Jadotville.

    Le gouverneur prie le major Michel Vincke, le commandant militaire d’Elisabethville, d’envoyer des troupes sur place, afin de disperser les manifestants et d’arrêter les meneurs. Le procureur du roi, Paul Van Arenbergh, et le procureur général, Jean-Marie Devaux, se rendent sur les lieux, de même que le commissaire de district. Van Arenbergh fait arrêter deux meneurs, ce qui fait monter la tension. Les ouvriers se massent devant le bureau du chef de camp et, de la foule, montent des invectives. A 23h Mottoulle téléphone à Maron que la troupe se prépare à faire usage de ses armes. A minuit, les manifestants sont dispersés, après qu’un soldat ait été blessé par le jet d’une brique.

    AU STADE DE FOOTBALL
    Le mardi 9 décembre, à 6h du matin, le gouverneur Maron se rend au camp central de Lubumbashi. Il ordonne aux travailleurs de se rassembler au stade de football et met en place à la tribune un peloton de soldats— démonstration de force. René Marchal, l’administrateur du territoire, est aussi sur place. Confronté aux souffrances des travailleurs, il avait décrété en juin 1941 que tous les employeurs devaient fournir gratuitement le bois de chauffage à leurs travailleurs. Cette initiative, qui équivalait en quelque sorte à une augmentation mensuelle des salaires des travailleurs de 15F, n’avait pas été appréciée par l’administration provinciale. Plus tard, on l’avait obligé à revenir sur cette décision.[viii]

    Selon René Marchal, ce 9 décembre une foule de 1.500 à 2.000 Noirs, hommes, femmes et enfants, est rassemblée sur le terrain de football. L’administrateur territorial, qui parle la langue locale et connaît bien la population noire, est formel : « Les grévistes n’avaient aucune intention belliqueuse. Il s’agissait d’une manifestation pacifique contre la non-adaptation des salaires au coût de la vie. Par contre, l’air résolu de la troupe, et surtout des officiers, de même que l’état de surexcitation du gouverneur Maron me firent appréhender le pire. (…) Maron paraissait avoir perdu le contrôle de ses nerfs. A chaque clameur de la foule, il levait les bras et secouait ses poings en signe de colère. Il ne tenait pas en place ».[ix]

    Après un entretien de Maron avec le numéro 1 de l’Union Minière Jules Cousin, Marchal reçoit du gouverneur cet ordre : « Vous pouvez aller parler aux grévistes, mais je vous défends de leur faire la moindre promesse. Faites-les rentrer chez eux et dites leur qu’après cela on examinera leur problème. Le capitaine De Milde va vous accompagner avec sa compagnie »[x]. Il n’y avait rien de mieux à faire pour que la situation ne dégénère et, pire : envoyer le message aux grévistes qu’ils n’obtiendraient rien, après avoir été sommés de se rassembler au stade de football, accompagnés de leurs familles (la chose avait manifestement suscité des espoirs chez les grévistes), et cela sous la menace de soldats lourdement armés— non avec des fusils, mais des mitraillettes—, dans une ambiance de suspicion réciproque entre travailleurs (dont certains leaders avaient été arrêtés) et soldats (l’un d’eux avait été blessé la veille).

    Maron, Cousin et Mottoulle, l’administration coloniale et les sociétés coloniales : tous voulaient maintenir les ouvriers noirs dans le carcan du paternalisme, pilier de la colonisation belge. Dans l’univers colonial, on ne négocie pas avec ces grands enfants. Plus encore : on ne discute pas avec eux de leurs revendications même si on les considère comme légitimes. Les Noirs devaient se taire, se satisfaire de ce qu’on leur donnait et s’incliner devant les refus qu’on leur opposait. Toutes les tentatives de rébellion — et même la simple expression d’un mécontentement — devaient être réprimées, jamais reconnues !

    « SI L’ON M’AVAIT DONNÉ LE POUVOIR DE NÉGOCIER… »
    L’administrateur de territoire Marchal et son adjoint sont bien reçus par la foule : « Les grévistes s’étaient respectueusement écartés pour nous laisser passer. Tout le monde observa un silence respectueux pour m’écouter ». Les travailleurs avaient ôté leur chapeau : « la foule faisait preuve d’un respect parfait à mon égard », note Marchal. Il leur dit « qu’ils avaient des raisons de n’être pas tout à fait satisfaits, étant donné que le coût de la vie avait augmenté dans de telles proportions qu’il ne leur était plus possible, avec le taux ancien des salaires, de faire face à tous leurs besoins de famille », mais, vu l’état de guerre « que nous avons tous des sacrifices à consentir, que les Européens avaient à supporter des restrictions aussi bien qu’eux (…) Je leur donnai l’assurance que le gouvernement ferait tout son possible pour eux et que l’Union Minière était disposée à leur accorder une augmentation générale »[xi].

    Marchal va plus loin que ce qu’on lui avait permis de dire, mais le résultat est —momentanément — là : « Je terminai en les exhortant tous à rentrer chez eux directement et en les prévenant de l’état de surexcitation de la troupe… » La foule commence à quitter les lieux. Sauf plusieurs leaders qui, croyant que l’administrateur territorial a le mandat pour négocier, insistent. Marchal écrit : « plusieurs meneurs réclamèrent tout d’abord la libération de leurs camarades arrêtés la veille. D’autres réclamèrent une promesse formelle d’augmentation ». Un ouvrier propose une augmentation de 5 francs par jour, une revendication jugée par Jules Marchal comme « pas tellement exagérée ». Cet ouvrier, c’est peut-être Léonard Mpoy, qui est identifié par Jules Marchal dans son livre comme le leader de la grève. L’administrateur territorial conclut : « J’eus l’impression en tous cas qu’une solution rapide du conflit eût pu être réalisée aisément si l’on m’avait donné le pouvoir de négocier avec eux »[xii]. Malheureusement, ce n’est pas le cas…

    LE MASSACRE
    Le Gouverneur Maron s’approche à son tour de la foule et parle aux grévistes. René Marchal observant la scène écrit : « J’eus la conviction qu’il n’existait aucun danger pour personne. Encore une demi-heure de patience et, j’en suis convaincu, les grévistes seraient rentrés chez eux ». C’est alors que le capitaine De Milde, officier de la Force Publique, s’adresse aux grévistes puis leur fait trois sommations. Elles sont énoncées en lingala, la langue officielle de l’armée coloniale ; une langue, dit René Marchal, « que pas un gréviste sur 100 ne comprenait. Les sommations restèrent sans effet. Le capitaine ordonna alors à ses hommes d’avancer baïonnette au canon. Pas un gréviste ne broncha. Les soldats hésitèrent à entrer en action, puis au lieu de piquer avec leurs baïonnettes, ils voulurent faire circuler à coup de crosses de fusils. Aussitôt un des grévistes a voulu s’emparer d’un fusil. Au même instant un coup de feu partit qui déclencha instantanément une fusillade générale qui dura 8, 10, 15 secondes, je ne sais au juste »[xiii].

    La scène est horrible : « Une trentaine de cadavres jonchaient la tribune, des blessés se tortillaient dans les fils de fer barbelés, d’autres agonisaient dans une mare de sang. Une fuite éperdue des rescapés s’ensuivit. (…) la plaine de football se vida rapidement, à l’exception de quelques dizaines d’indigènes qui, sans souci du risque, se précipitèrent au secours des victimes. Des femmes surtout étaient accourues, et jetaient des cris de désespoir en reconnaissant leur mari parmi les tués ». La compagnie se retire, pendant que des infirmiers emportent les blessés sur des brancards vers une ambulance.[xiv] Bilan officiel du massacre : 45 hommes, 2 femmes et 1 enfant tués, 74 blessés. Une cinquantaine de blessés mourront le lendemain, selon le syndicaliste belge Georges Lievens, sympathisant des grévistes[xv]. A midi, à Luishia la troupe se prépare à disperser à nouveau un rassemblement de grévistes. Au même moment les travailleurs de la mine de l’Etoile, descendant sur Elisabethville pour se plaindre également de leur ravitaillement, font demi-tour à la nouvelle de ce qui vient de se produire.

    Devant l’hôpital indigène 3 à 400 personnes attendent dans le calme les nouvelles des blessés. Entre-temps, « le personnel blanc de l’Union Minière décide de protester contre le massacre en organisant une grève de quelques heures ». L’administrateur territorial écrit plus tard : « J’eus l’occasion par la suite de me rendre compte combien les travailleurs indigènes avaient apprécié cette manifestation de sympathie à leur égard »[xvi]. Mais les autorités sont d’un autre avis, car la ségrégation entre Noirs et Blancs est un des piliers du système colonial. Le syndicaliste belge Georges Lievens va faire les frais de cet acte de solidarité.

    LE JOUR D’APRÈS
    Que faire des corps ? Mottoulle propose de les inhumer dans une fosse commune, mais l’administration refuse. Une cinquantaine de détenus de la prison locale sont réquisitionnés pour creuser des tombes individuelles au cimetière de la ville. On désire faire vite, sans les rites habituels des funérailles, loin des familles, parce qu’on craint que cette cérémonie ne provoque de nouveaux désordres. Il fait encore nuit – la nuit du 9 au 10 – quand environ 45 cadavres sont jetés dans deux camions et transportés vers le cimetière, où les détenus achèvent de creuser les dernières tombes. Un détachement de soldats prend position autour des tombes. Le jour se lève — un jour qui « restera sans doute le jour le plus horrible de ma vie », écrit l’administrateur territorial Marchal, qui est présent. « Des miasmes repoussants empestaient l’atmosphère. Des liquides fétides ruisselaient des deux véhicules. Les cadavres gluants glissaient des mains des prisonniers et dégringolaient au sol avec un bruit sourd. Spectacle d’une horreur indescriptible »[xvii]. Sans cérémonie aucune, sans un dernier hommage, et pour les proches et survivants, sans identification de l’endroit où ils sont enterrés : « le mystère règne autour de la sépulture clandestine des cadavres déchiquetés de ces victimes »[xviii].


    Le 9 décembre 1941 à Lubumbashi, martyrs de L’UMHK (Gouverneur Maron)

    Pendant que les corps sont inhumés, le travail reprend dans tous les chantiers et usines de I’Union Minière. La plus grande grève de l’histoire coloniale belge se termine. L’UMHK alloue une somme de 300 francs à la famille de chacune des victimes, se fondant sur le montant semblable habituellement versé en cas de décès d’un travailleur, alors que, en juillet 1941, le tribunal de première instance d’Elisabethville avait accordé une indemnité de 1.000 francs à la famille d’un travailleur de la Gécomines, tué dans un accident de travail. Le bain de sang terrifie les esprits : l’Union Minière en sera quitte avec les grèves de travailleurs africains jusqu’à la fin du Congo Belge.

    LES SUITES
    Le 11 décembre l’Union Minière décide une hausse générale des salaires de 25% et de 50% par rapport à ceux d’octobre. Ainsi le salaire de 2 francs passe à 3 francs, celui de 12 francs à 15 francs. Deux semaines plus tard la hausse est communiquée aux capitas de l’Union Minière. L’administrateur territorial Marchal écrit : « Cette décision n’était que trop justifiée depuis longtemps. Elle arriva malheureusement un peu tard. Ce que je n’ai pu m’expliquer, c’est la mauvaise grâce avec laquelle l’Union Minière se résigna à concéder un réajustement si manifestement impérieux. (…) Il y eut surtout une faute psychologique impardonnable de la part de l’Union Minière et du gouvernement se refusant nettement de mettre quoi que ce soit en œuvre pour rechercher sur place une solution pacifique du conflit, alors que celle-ci eût certainement été trouvée immédiatement par une concession de la plus élémentaire justice ; dans le domaine du réajustement des salaires. (…) la répression de cette grève [fut menée d’une façon] inconsidérée, stupide et criminelle »[xix].

    Il reste à la Justice de condamner nombre de gens appréhendés comme meneurs aux différents sièges d’exploitation et à la Sûreté et au Parquet d’enquêter sur le rôle des syndicalistes blancs, impliqués dans la grève selon Cousin. Les ouvriers blancs avaient cessé le travail immédiatement après le massacre, « pour protester contre l’assassinat dont venaient d’être victimes nos frères noirs », en affirmant « que c’était la Société Générale qui avait fait tirer le gouvernement et que, si la Générale avait fait tirer sur les Noirs, elle le ferait un jour sur nous ». Un groupe d’ouvriers européens avait, en passant devant le bureau de la direction générale de l’UMHK crié « Nous ne voulons plus travailler avec des assassins »[xx]. Le syndicaliste belge Georges Lievens est accusé d’avoir fomenté la grève. Licencié par l’Union Minière, il est condamné le 31 décembre 1941 à 8 jours de prison et à 25 francs d’amende pour injures au procureur Van Aerenbergh, qu’il a accusé d’être vendu à l’administration coloniale et à l’Union Minière. De 1941 à 1944, il erre à travers tout le Congo, pour retourner fin 1944 à Elisabethville, où il se fait engager par le Service des Finances de la ville. Il continue de dénoncer les responsabilités belges dans le massacre, ce qui provoque son licenciement[xxi].

    Près d’une année après le massacre, Maron est promu inspecteur d’État, tout en conservant son poste de gouverneur du Katanga. De très hautes distinctions honorifiques étaient réservées à Amour Maron : commandeur des Ordres du Lion et de Léopold II, officier de l’Ordre de Léopold et de l’étoile africaine, commandeur de l’Ordre du Christ du Portugal, et porteur de l’étoile des services en or[xxii]. Il n’est pas le seul à ne pas avoir pâti du rôle qu’il a joué dans les événements : « Quelques mois après la grève, dans le salon de réception de la résidence du gouverneur, quelques minutes après l’annonce d’une très haute promotion [accordée au capitaine De Milde] par Mr. le ministre [Albert] de Vleeschauwer », écrivit l’administrateur Marchal, j’entendis cette réflexion de la bouche même d’un magistrat : « Tel est le prix du sang de cinquante martyrs »[xxiii].

    ORGANISER L’OUBLI
    Depuis, l’oubli s’organise. L’angoisse d’une population terrorisée par les événements y aide. Cette brutale démonstration de force est complètement occultée par la presse coloniale. Le Courrier d’Afrique, sous le titre « Désordres graves à I’Union Minière », parle « de graves menaces sur la troupe appelée à intervenir pour maintenir l’ordre dans certains centres de l’UMHK ». Un jour, à l’anniversaire de la boucherie, des fleurs sont déposées sur le lieu du drame. Ce geste est très mal vu de l’Union Minière, qui décide de détruire le stade de football. Depuis lors, « le lieu est devenu un terrain inoffensif ; un terrain vague hérissé de quelques herbes où les gosses s’adonnent volontiers à des parties de jeux », peut-on lire dans le journal katangais Mwango-Hebdo, à la fin de l’année 1973.[xxiv]

    La population n’a que de vagues souvenirs des événements, bien que le massacre ait retenti dans la conscience collective. Dans la peinture populaire et dans des récits assez vagues on impute la responsabilité du massacre au gouverneur Maron, qui aurait déclenché le bain de sang en tuant un leader des grévistes[xxv]. Lors d’un séjour à Lubumbashi en 2008, j’ai parlé avec d’anciens ouvriers de l’Union Minière qui n’avaient pas vécu le drame, mais qui furent engagés plus tard par cette société. Jean Munonga (1939) estimait que de 20 à 30 travailleurs avaient été tués ; Kamanda Ngongo (1930) me parla de 30 à 40 morts. Dans Mwango-Hebdo le commis Mulongoi, un survivant du massacre, parle de 120 morts.Plus tard, sous Mobutu, l’ancien PDG de la Gécamines, Mulenda Mbô, voulut ériger un monument aux morts à l’ancien emplacement du stade de football. Une fondation avait été constituée, et un projet de monument élaboré : un ensemble de statues devaient représenter un ouvrier qui travaille, trois autres en grève, et un policier ou un soldat qui les frappe. Mais le projet n’a pas été mené à bonne fin. A l’endroit de la fusillade il y a eu d’abord un dépôt d’immondices. Ensuite on y a installé un atelier de pierres tombales.[xxvi]L

    Notes
    [i] Auteur de L’assassinat de Lumumba (Karthala, Paris, 2000) et de L’ascension de Mobutu (Investig’Action, Bruxelles, 2018). Cet article, qui doit beaucoup au livre de Jules Marchal Travail forcé pour le cuivre et l’or (1999), a donc été rédigé en français par deux Néerlandophones, Marchal et moi-même. José Fontaine a bien voulu en corriger la langue et je l’en remercie infiniment.
    
[ii] L. De Witte, « Congolese oorlogstranen : Deportatie en dwangarbeid voor de geallieerde oorlogsindustrie (1940-1945) », DeWereldMorgen, 9/1/2016.

    [iii] F. Buelens, Congo 1885-1960. Een financieel-economische geschiedenis, p. 239.

    [iv] G. Hulstaert, dans ARSOM, Le Congo belge durant la Seconde Guerre Mondiale, p. 588.

    [v] La grève et le massacre de 1941, dans J. Marchal, Travail forcé pour le cuivre et pour l’or (1999), pp. 196-199.

    [vi] Sous-commission de la main d’œuvre indigène du Katanga, « Compte-rendu de la réunion du 6 novembre 1941 », dact., 4 p., s.d., Archives LDW.
    
[vii] « La tuerie de la Lubumbashi », l’Informateur, 23 février 1946.

    [viii] René Marchal, « La grève indigène du camp de la Lubumbashi et le massacre du 9 décembre 1941 », le 7 janvier 1946, dact., 9 p., Archives LDW.

    [ix] Ibid.

    [x] Ibid.
    
[xi] Ibid.

    [xii] Ibid. Sur Léonard Mpoy, voir Donatien Dibwe dia Mwembu et Bogumil Jewsiewicki, « De la surpolisation à l’antipolitique, quelques remarques en marge de l’histoire du mouvement ouvrier à l’Union minière du Haut-Katanga (UMHK) et à la Gécamines, 1920-1996 », Brood en Rozen, p. 195.

    [xiii] René Marchal, « La grève indigène du camp de la Lubumbashi et le massacre du 9 décembre 1941 », le 7 janvier 1946, dact., 9 p., Archives LDW.

    [xiv] Ibid.
    
[xv] G. Lievens, « Lettre ouverte à Monsieur Rolus, dirigeant de la Main-d’Oeuvre Indigène de l’Union Minière du Haut Katanga », Elisabethville, tract de 2 p., 9 décembre 1947, Archives LDW.
    
[xvi] René Marchal, « La grève indigène du camp de la Lubumbashi et le massacre du 9 décembre 1941 », le 7 janvier 1946, dact., 9 p., Archives LDW.

    [xvii] Ibid.
    
[xviii] G. Lievens, « Lettre ouverte à Monsieur Rolus, dirigeant de la Main-d’Oeuvre Indigène de l’Union Minière du Haut Katanga », Elisabethville, tract de 2 p., 9 décembre 1947, Archives LDW.

    [xix] « Biographie de Lievens G.P. Ses démêlés avec l’Union Minière », Manuscrit, 2 p., Archives LDW.
    
[xx] Info dans G. Lievens, « Lettre ouverte à Monsieur Rolus, dirigeant de la Main-d’Oeuvre Indigène de l’Union Minière du Haut Katanga », Elisabethville, tract de 2 p., 9 décembre 1947, Archives LDW.
    
[xxi] « Biographie de Lievens G.P. Ses démélés avec l’Union Minière », Manuscrit, 2 p., Archives LDW.

    [xxii] Biographie Amour-Emile-Valentin Maron, Biographie Belge d’Outre-Mer, Ac. Royale des Sciences d’Outre-Mer, T. VI, 1968, col. 692-694.

    [xxiii] René Marchal, « La grève indigène du camp de la Lubumbashi et le massacre du 9 décembre 1941 », le 7 janvier 1946, dact., 9 p., Archives LDW.

    [xxiv] Mwango-Hebdo, « Massacre de 1941. Témoignages de rescapés », fin 1973, doc. Archives LDW. Le 30 novembre 1973, le président Mobutu avait évoqué le massacre dans un discours, ce qui était l’occasion pour Mwango-Hebdo de consacrer quelques articles au drame.

    [xxv] « XXXIV. Maron Alphonse, Governor of Katanga. When he massacred the people of the UMHK », in André Yav (compiled and written), « Vocabulaire du ville de Elisabethville : A history of Elisabethville from its beginnings to 1965 », Archives of Popular Swahili, Vol. 4, Issue 4, 2001. Voir aussi « The history of Zaire as told and painted by Tshibumba Kanda Matulu in conversation with Johannes Fabian », First Session, Part 1, Archives of Popular Swahili, Vol. 2, Issue 2, 1998. Dans ces récits le leader tué serait Léonard Mpoy, mais Mpoy a survécu le drame : en 1974 il est interviewé comme témoin du drame dans la revue Mwango : J. Fabian, « Commenting Kalundi’s comments : Notes on the ethnography of translating the ‘Vocabulary of the town of Elisabethville’ », Journal of Language and Popular Culture in Africa, Volume 1, Issue 3, 2001.
    
[xxvi] « La place a servi… » : Donatien Dibwe Dia Mwembu, communication par email, le 16 novembre 2018.

    #Congo #Tervuren #belgique #colonies #esclavage #massacre #terreur #Katanga #mine #minerai #Union_Minière #Umicore #caoutchouc #Jules_Marchal


  • #Sida, un héritage de l’époque coloniale

    Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’#Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

    Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

    Catastrophe en germe
    Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
    Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.


    https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale
    #aids #HIV #colonialisme #colonisation #histoire #santé #maladie #film #documentaire #Congo #Congo_belge #épidémie #pandémie #singes #chimpanzé #VIS #Afrique_équatoriale_française #Cameroun #Congo_français #maladie_du_sommeil #vaccination #syphilis #déforestation #globalisation #prostitution #mondialisation #santé_publique #chasse #contamination_entre_espèces #virus


  • The Ghost of King Leopold II Still Haunts Us – Media Diversified

    https://mediadiversified.org/2015/04/20/the-ghost-of-king-leopold-ii-still-haunts-us-belgium-colonization-

    Merci Meta pour le signalement !

    In an article entitled “The Early Spread and Epidemic Ignition of HIV-1 in Human Populations” in the magazine Science in October 2014, Nuno Faria and his fellow researchers revealed the location of Ground Zero for one of the world’s most deadly infectious diseases—HIV. They discovered that HIV-1 originated in Kinshasa, the capital city of the Democratic Republic of Congo (DRC) and explain that the deadly virus spread throughout the Congo via the railroad network. HIV-1 was subsequently transmitted by Haitian professionals back to Haiti and then to the United States (1).

    Faria and colleagues presented their research findings as follows:

    Our estimated location of pandemic origin explains the observation that Kinshasa exhibits more contemporary HIV-1 genetic diversity than anywhere else. It clarifies why the oldest known HIV-1 sequences were sourced from this city and why several early cases indicative of AIDS are linked to Kinshasa (p. 57).

    #congo #léopold #massacre #génocide #colonialisme

    • ça me rappelle le livre « Les fantômes du roi Léopold » que j’avais lu il y a 20 ans...
      Les Fantômes du Roi Léopold, un #holocauste oublié

      « Le remarquable document d’Hochschild dépasse toutes les autres études sur le Congo. Il montre comment l’Europe entière - et les États-Unis - s’est rendue complice de l’holocauste perpétré par le roi Léopold sur le peuple congolais. », Nadine Gordimer.
      « Un ouvrage exceptionnel, profondément stimulant, qui m’a bouleversé comme l’avait fait en son temps Au cœur des ténèbres, et pour la même raison : parce qu’il révèle les horreurs cachées commises au Congo. Passé obscur, sur lequel Hochschild fait la lumière, c’est notre passé à tous. », Paul Theroux.
      Dans les années 1880, alors que l’Europe se lance dans la colonisation de l’Afrique, le roi #Léopold_II de #Belgique s’empare, à titre personnel, des immenses territoires traversés par le fleuve Congo, afin de faire main basse sur ses prodigieuses richesses. Réduite en esclavage, la population subit travail forcé, tortures et mutilations, au point qu’on estime à 10 millions le nombre d’Africains qui périrent. Tandis que Léopold II continue de cultiver sa réputation d’humaniste, des voix commencent à dénoncer ce crime de masse, donnant naissance au premier mouvement international de défense des droits de l’homme du XXe siècle…
      Avec une force d’évocation exceptionnelle, Adam Hochschild peint le portrait d’un roi mégalomane et décrit les combats de ses opposants, la vie des témoins - explorateurs, missionnaires - et celle des victimes. S’il révèle un épisode tragique de l’histoire contemporaine, il dissèque aussi l’ensemble du système colonial, offrant des clés indispensables à la compréhension d’une actualité dramatique.


      https://www.librairiedialogues.fr/livre/852912-les-fantomes-du-roi-leopold-un-holocauste-oublie-adam-hoch

      Ce livre m’avait profondément marquée...
      #livre

    • Et ce reportage passé sur arte sur la question #sida et #HIV, en lien avec le #colonialisme et la #colonisation :
      Sida, un héritage de l’époque coloniale

      Des scientifiques mènent une enquête au coeur de l’Afrique, à la recherche des origines du VIH. Un documentaire captivant, diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre.

      Il est l’un des plus grands tueurs de la planète. Avec plus de 36 millions de morts et près de 37 millions de personnes infectées, le sida constitue à ce jour la pandémie la plus destructrice de l’histoire contemporaine. Afin de mieux la connaître, une équipe de scientifiques part sur les traces de son origine, au cœur de l’Afrique, dans l’ancien Congo belge. En parvenant à mettre la main sur d’anciens prélèvements humains contenant le virus, ils arrivent à la conclusion que la première transmission du sida – du chimpanzé à l’homme – se situe autour de l’an 1908, des décennies avant les premiers cas connus.

      Catastrophe en germe
      Les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Ils se plongent dans l’histoire coloniale du Congo pour comprendre comment le VIH a pu se propager. Au début du XXe siècle, soucieuses de ne pas perdre la main-d’oeuvre indigène qu’elles exploitent, les autorités coloniales lancent des campagnes massives de vaccination contre la maladie du sommeil, où l’on a souvent recours à des seringues mal stérilisées. De même, la syphilis, qui se répand alors, augmente considérablement les risques de transmission du sida entre les hommes. Parallèlement, le chemin de fer se développe dans le pays car Kinshasa est une plaque tournante de l’industrie minière. Le virus devient mouvant. Lors de l’indépendance du Congo, en 1960, la pandémie couve. Dans les années 1970, les ravages successifs de la guerre civile, puis les errements du régime prédateur de Mobutu, qui ruine l’économie, créent les conditions chaotiques d’une propagation fulgurante du virus...
      Carl Gierstorfer signe un documentaire passionnant, où l’enquête scientifique se mêle à des images d’archives, parfois dures, témoignant de la cruauté et des ravages de la colonisation. Il rappelle également qu’à l’heure où les maladies infectieuses se développent dans le monde entier, les conditions d’une nouvelle pandémie sont peut-être à nouveau réunies.

      https://www.arte.tv/fr/videos/051599-000-A/sida-un-heritage-de-l-epoque-coloniale

      #film_documentaire #documentaire #film #épidémies #santé #maladie

    • Je viens de voir qu’il y a une « Avenue Léopold II » dans le 16e arrondissement et je me demande « quelle est la date limite » : on aurait pas idée de nommer une rue Pol Pot, Pétain, Staline ou Hitler, mais Léopold II ne pose pas de problème. Date limite, vers 1900 ?

      

      Il y a des exceptions comme Robespierre qui a ses rus en province ou en banlieue mais pas à Paris parce que c’était un personnage « assoiffé de sang » :

      Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/27/une-rue-robespierre-dans-la-capitale_1541487_3232.html

      ❝Une rue Robespierre dans la capitale, par Alexis Corbière

      Robespierre n’était pas au sein du Comité de salut public le personnage « assoiffé de sang » qu’un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite.

      Publié le 27 juin 2011 à 13h35 - Mis à jour le 27 juin 2011

    • @cdb_77 c’est peut-être un autre pétin ? si c’est la bonne orthographe sinon c’est Pétain

      https://www.france24.com/fr/20130409-france-derniere-rue-marechal-petain-debaptisee-belrain

      Le petit village de Belrain, dans la Meuse (Est), possédait la dernière rue en France dénommée en hommage au Maréchal-Pétain. Sur décision de ses élus, le lieu a été débaptisé et attend son nouveau nom. La dernière « rue du Maréchal-Pétain », en France, a été débaptisée.

      Seulement en 2013 !

    • • il y a une rue de Petin à Baileux, juste à côté des bières de Chimay dans le Hainaut belge,

      • il y a une rue du Petin à Verchin, sur les bords de la Lys dans le Pas-de-Calais

      • il y a un Henri Pétin (et quelques autres cf. les homonymes en haut de page)

      Henri Pétin — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_P%C3%A9tin

      Henri Pétin est un homme politique français né le 16 avril 1870 à Paris et décédé le 20 janvier 1911 à La Seyne-sur-Mer (Var).

      Biographie
      Auteur de théâtre et de chansons sous le pseudonyme d’Henri de Mamers, il est aussi à la tête d’une maison de commerce en métaux à La Seyne-sur-Mer et se lance dans la construction navale. Maire de La Seyne-sur-Mer de 1904 à 1911, conseiller général, il est député du Var de 1909 à 1910, siégeant au groupe radical-socialiste.


  • Il traffico di oro di aziende europee e americane finanzia il massacro in Congo

    «Il commercio dell’oro proveniente da zone di conflitto alimenta le finanze di famigerati gruppi armati come le FDLR (Forze Democratiche per la Liberazione del #Rwanda) attive nell’est della Repubblica democratica del Congo, oltre alle unità dell’esercito congolese che nei confronti della popolazione della regione si sono macchiate di numerose atrocità, violenze sessuali e altri gravi abusi dei diritti umani».

    Questo uno dei passi salienti del rapporto The Golden Laundromat (La lavanderia dorata), pubblicato lo scorso ottobre da The Sentry, il gruppo di investigatori dell’ong americana Enough Project finanziato dall’attore George Clooney, assieme all’attivista per i diritti umani John Prendergast.

    Il report denuncia il commercio illegale dell’oro dalle aree di conflitto del Congo orientale agli Stati Uniti e all’Europa, sollevando seri timori sul fatto che il prezioso metallo stia raggiungendo i mercati internazionali, comprese le catene di approvvigionamento delle principali compagnie europee e statunitensi, oltre ad essere presente negli apparati elettronici che usiamo abitualmente.

    I documenti esaminati nell’inchiesta e le relative interviste condotte da The Sentry puntano il dito contro la rete aziendale controllata dal magnate belga #Alain_Goetz, accusato di agire in connivenza con la #African_Gold_Refinery (#AGR) di #Entebbe (Uganda), anch’essa di proprietà belga, inaugurata ufficialmente dal presidente #Yoweri_Museveni, nel febbraio 2017. Quest’ultima, riciclerebbe oro proveniente da zone di conflitto del Congo orientale, per poi esportarlo negli Stati Uniti e in Europa attraverso collegamenti con una serie di società, tra cui figurano nomi altisonanti come #Amazon, #General_Electric e #Sony.

    Entebbe al centro del sistema

    Secondo i documenti di cui è venuta in possesso l’ong, nel 2017 l’AGR avrebbe esportato oro di origine ignota per un valore pari a circa 377 milioni di dollari attraverso una società di facciata con sede a Dubai, riconducibile alla raffineria belga #Tony_Goetz_NV, di proprietà del figlio di Alain Goetz.

    Numerose persone intervistate da The Sentry hanno identificato la fonderia #AGR come la principale fonte di smercio del prezioso minerale proveniente dalle provincie congolesi in guerra, ma la compagnia ugandese nega ogni addebito, sostenendo che si è formalmente impegnata ad astenersi da qualsiasi attività che possa contribuire a finanziare il conflitto.

    Nell’ultimo anno ben 283 aziende statunitensi hanno inserito la Tony Goetz NV nella lista delle proprie fonderie e la stessa AGR potrebbe essere inclusa nella catena di approvvigionamento di 103 aziende. Le centinaia di società statunitensi che si approvvigionano dalle fonderie afferenti a questo network, rischiano pertanto di maneggiare oro di provenienza illecita.

    La scia dell’oro insanguinato segue una catena suddivisa in sei fasi dall’est del Congo ai suoi principali destinatari finali, che utilizzano il metallo per produrre gioielli e lingotti, oltre all’impiego nell’elettronica.

    Oro giallo e oro verde

    Gli ultimi dati delle Nazioni Unite indicano che l’oro contrabbandato nelle zone di conflitto del Congo orientale è la principale fonte di finanziamento per gli attori armati che vi partecipano, con un calcolo annuo compreso tra i 300 e i 600 milioni di dollari.

    Senza contare che nel 2011 l’AGR non ha superato un importante audit internazionale sui minerali dei conflitti e che due importanti contrabbandieri d’oro operativi nell’est del Congo hanno rivelato a The Sentry di aver trafficato illegalmente con l’AGR.

    Inoltre, quattro commercianti regionali hanno dichiarato che i trafficanti d’oro #Buganda_Bagalwa e #Mange_Namuhanda – indicati in diversi report delle Nazioni Unite sul Congo come acquirenti del #bloody_gold – nel 2017 hanno fornito ingenti quantità del metallo alla stessa fonderia ugandese. Quest’ultima, però, smentisce di aver ricevuto oro dai due contrabbandieri e anche di aver acquistato ingenti quantità del prezioso metallo non tracciato da altri fornitori. Oltre a sostenere di effettuare accurate verifiche sulla certificazione di provenienza dell’oro.

    Tuttavia, alcuni documenti aziendali esaminati da The Sentry sembrano elevare i sospetti che l’AGR ricicli denaro sporco, come indicato dalla Financial Action Task Force (FATF), il principale organismo intergovernativo mondiale per la lotta al riciclaggio di denaro.

    The Sentry evidenzia, inoltre, che nel 2014 Goetz avrebbe chiesto l’intercessione del presidente Museveni per ottenere agevolazioni fiscali per l’AGR. E nel febbraio di tre anni dopo, in concomitanza con l’inizio dell’attività della fonderia ugandese, Museveni ha annunciato di aver eliminato l’imposta di importazione sull’oro. Un provvedimento di cui ha sostanzialmente beneficiato solo l’AGR.

    Tutti questi elementi inducono a considerare che dietro l’African Gold Refinery possa nascondersi una colossale operazione di riciclaggio dell’oro insanguinato del Congo che avrebbe implicazioni sulla vita di milioni di persone.

    https://raiawadunia.com/il-traffico-di-oro-di-aziende-europee-e-americane-finanzia-il-massacro-
    #Congo #RDC #guerre #conflit #extractivisme #or #mines #Belgique #Dubaï
    ping @albertocampiphoto

    • Le #rapport :
      The #Golden_Laundromat

      Key Findings

      An investigation by The Sentry raises significant concerns that gold mined from conflict areas in eastern Democratic Republic of Congo (“Congo”) is reaching international markets, including the supply chains of major U.S. companies and in products that consumers use every day.
      Documents reviewed and interviews conducted by The Sentry raise serious concern that the corporate network controlled by Belgian tycoon Alain Goetz has refined illegally-smuggled conflict gold from eastern Congo at the African Gold Refinery (AGR) in Uganda and then exported it through a series of companies to the United States and Europe, potentially including Amazon, General Electric (GE), and Sony.
      According to documents reviewed by The Sentry, AGR exported approximately $377 million in gold in 2017 to an apparent affiliate of the Belgian gold refinery Tony Goetz NV, based in Dubai. Numerous sources interviewed by The Sentry identified AGR as sourcing conflict gold from Congo. AGR denies this and maintains that it is committed to refraining from any action that contributes to the financing of conflict.
      According to the U.N., conflict gold provides the largest source of revenue to armed actors in the conflict in eastern Congo, and $300 to $600 million is smuggled out of Congo annually.
      This gold may wind up in the supply chains of major western corporations. Amazon, Sony, GE, and 280 other U.S. publicly traded companies listed the Belgian refinery as an entity that may be in their supply chains, according to 2018 SEC filings, despite the fact that it failed a major international conflict minerals audit in 2017.
      Numerous sources interviewed by The Sentry identified AGR as sourcing conflict gold from Congo. Two major gold smugglers in Congo acknowledged to The Sentry that they illegally trafficked gold from eastern Congo to AGR, and other regional gold traders corroborated these accounts. Furthermore, four regional traders told The Sentry that gold traffickers Buganda Bagalwa and Mange Namuhanda, who have been named in several U.N. Group of Experts reports on Congo as purchasers of conflict gold, supplied gold to AGR in 2017. AGR denies having received gold from these traders and denies that it has otherwise received significant amounts of undocumented gold from other sources.
      Several corporate practices of AGR appear to raise red flags as indicators of potential money laundering as established by the world’s leading intergovernmental body on anti-money laundering, the Financial Action Task Force (FATF), according to documents reviewed by The Sentry.
      The trail of conflict gold follows a roughly six-step supply chain from eastern Congo to its main end-products, jewelry, gold bars for investors and banks, and electronics.

      https://thesentry.org/reports/the-golden-laundromat

      Pour télécharger le rapport :


      https://cdn.thesentry.org/wp-content/uploads/2018/10/GoldenLaundromat_Sentry_Oct2018-final.pdf

      ping @daphne


  • Les mutineries de 1917, un refus de la guerre «  massif et multiforme  » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/les-mutineries-de-1917-un-refus-de-la-guerre-massif-et-multiforme-636324

    Les mutineries de 1917, un refus de la guerre «  massif et multiforme  »

    Vendredi, 19 Mai, 2017
    Rémy Cazals

    Les actes de désobéissance et de mutinerie ont touché les deux tiers des grandes unités militaires durant le printemps et l’été 1917. C’est la révolte la plus résolue enregistrée lors de la Première Guerre mondiale  : elle est réprimée par Pétain.

    Dans l’histoire de la Première Guerre mondiale, trois thèmes ont été tardivement étudiés  : les fraternisations avec l’ennemi, les exécutions pour l’exemple et les mutineries. Se posait le problème des sources. Les uns refusaient de reconnaître l’existence de mutineries, pour d’autres, il était dangereux de dire qu’on y avait participé. Les dossiers de la justice militaire sont maintenant ouverts aux chercheurs, des témoignages de plus en plus nombreux sont découverts, on peut effectuer un croisement des sources.

    #congo #belgique #pgm #première_guerre_mondiale 1914-1918


  • How colonial violence came home: the ugly truth of the first world war | News | The Guardian
    https://www.theguardian.com/news/2017/nov/10/how-colonial-violence-came-home-the-ugly-truth-of-the-first-world-war

    How colonial violence came home: the ugly truth of the first world war

    The Harlem Hellfighters

    View of African American troops of the 369th Infantry, formerly the 15th Regiment New York Guard, and organized by Colonel Haywood, who were among the most highly decorated upon its return home, 1918. They were also known as the Harlem Hellfighters. (Photo by Interim Archives/Getty Images) Photograph: Interim Archives/Getty

    The Great War is often depicted as an unexpected catastrophe. But for millions who had been living under imperialist rule, terror and degradation were nothing new. By Pankaj Mishra

    Fri 10 Nov 2017 06.00 GMT
    Last modified on Thu 30 Nov 2017 19.44 GMT

    ‘Today on the Western Front,” the German sociologist Max Weber wrote in September 1917, there “stands a dross of African and Asiatic savages and all the world’s rabble of thieves and lumpens.” Weber was referring to the millions of Indian, African, Arab, Chinese and Vietnamese soldiers and labourers, who were then fighting with British and French forces in Europe, as well as in several ancillary theatres of the first world war.

    Faced with manpower shortages, British imperialists had recruited up to 1.4 million Indian soldiers. France enlisted nearly 500,000 troops from its colonies in Africa and Indochina. Nearly 400,000 African Americans were also inducted into US forces. The first world war’s truly unknown soldiers are these non-white combatants.

    #congo #belgique #pgm #première_guerre_mondiale 1914-1918


  • Les Congolais, éternels absents des commémorations historiques - Le Soir Plus

    https://www.lesoir.be/189464/article/2018-11-11/les-congolais-eternels-absents-des-commemorations-historiques

    Alors que le président rwandais Paul Kagame, également à la tête de l’Union africaine, était présent à la table d’honneur qui suivit la cérémonie de commémoration de l’Armistice, aux côtés de plusieurs chefs d’État d’Afrique francophone, la République démocratique du Congo brillait par son absence. Le président Kabila avait-il décliné l’invitation. Ou peut-être aurait-il été oublié, en ces temps où les Occidentaux le laissent de côté et sont en quête d’un successeur ? Ou peut-être aurait-il été, lui aussi, victime de la fermeture de la Maison Schengen ? Quelles qu’en soient les raisons, cette politique de la chaise vide représente une injure à l’histoire et une méconnaissance du sacrifice qui fut naguère imposé à la population congolaise.

    #congo #belgique #pgm #première_guerre_mondiale 1914-1918


  • #Angola : Les migrants africains en danger de mort

    Les autorités angolaises lancent « la chasse aux ressortissants sub-sahariens en situation irrégulière ». Une #opération dénommée « #expatriado » est en cours en ce moment. Elle vise à « expulser tous les immigrés en situation irrégulière en Angola ». Des ressortissants maliens témoignent des « cas d’#emprisonnement suivis de pires formes de #maltraitance et d’#humiliation ». Pour l’instant, difficile d’avoir des chiffres officiels sur le nombre de Maliens victimes. Mais ceux joints sur place appellent à l’aide des autorités maliennes.

    Selon certains Maliens, ces opérations d’expulsion ont débuté dans les zones minières. Elles se déroulent maintenant dans toutes les villes du pays, et concernent toutes les nationalités y compris les Maliens, qui sont parmi les plus nombreux. « Cela fait des jours que nous ne pouvons plus sortir pour aller au boulot par peur de nous faire arrêter », explique un ressortissant malien sur place. Selon lui, cette opération qui ne devrait concerner que les #sans-papiers, est aussi menée par les forces de l’ordre angolaises contre ceux qui sont en situation régulière. L’objectif, selon notre interlocuteur, est de soutirer de l’argent aux migrants.

    « Une fois entre les mains des autorités angolaises, il faut payer de l’argent ou partir en prison », témoignent certains migrants maliens, avant de confirmer que plusieurs d’entre eux sont actuellement en prison. En Angola certains Maliens ont l’impression d’être « laissés pour compte par les autorités maliennes ». Pour l’Association Malienne des Expulsés, « il est inacceptable qu’un pays membre de l’Union Africaine expulse d’autres africains de la sorte ». L’AME qui juge la situation « grave » en Angola, appelle les autorités maliennes à réagir.

    https://www.expulsesmaliens.info/Angola-Les-migrants-africains-en-danger-de-mort.html
    #migrations #asile #réfugiés #rafles #expulsions #renvois #chasse_aux_migrants #migrants_maliens

    • Briefing: Problems multiply in Congo’s Kasaï

      The Kasaï region in the Democratic Republic of Congo is struggling to recover from two years of intense conflict. The influx last month of more than 300,000 people from Angola, most of them long-standing migrant workers, has made a fragile humanitarian situation worse.

      Here’s our briefing on the risks for the region and the new challenges for the humanitarian response.
      What happened?

      In attempts to clamp down on what it called illegal diamond mining operations, Angola’s government ordered the expulsion of more than 360,000 Congolese nationals, forcing them to flee in October into the Kasaï region of neighbouring DRC.

      "This new shock is compounding an already dire situation in the same area that was the epicentre of the Kasaï crisis over the last couple of years,” explained Dan Schreiber, head of coordination in Congo for the UN’s emergency aid body, OCHA.

      Congolese migrants and officials said the crackdown was violent, telling Reuters that dozens of people were killed, with the worst attacks occurring in Lucapa in Angola’s diamond-rich Lunda Norte province. Angolan security forces denied the allegations.
      Where did they go?

      Most of those expelled crossed into Kamako in Kasaï province, where aid organisations are responding to the tail-end of the Kamuina Nsapu insurgency that first erupted in 2016. Some of the returnees include refugees who fled violence in Kasaï over the last two years, the Norwegian Refugee Council said.

      The NRC said conditions returnees face in Congo are “shocking”, including the risk of waterborne disease due to ineffective water and sanitation; thousands sleeping outdoors because of insufficient shelter; food prices tripling; and extortion of goods on both sides of the border.

      “Hundreds of thousands of people have been robbed of their right to a dignified existence,” said Ulrika Blom, NRC’s country director in DRC. “This is not a crisis that is about to begin, it is a full-blown emergency.”
      What has the reaction been?

      While local communities have generally been welcoming to the returnees, OCHA’s Schreiber said skirmishes erupted in certain villages, mainly over the strain on limited food resources.

      “Experience in the DRC does show that when you have a large influx of people arriving in an area it can generate tensions between host communities and the people who arrive,” he said.

      Schreiber said OCHA has seen most returnees wanting to move away from the border areas and toward other destinations inland, which could help ease the humanitarian strain in Kasaï, but he also warned that more returnees could arrive from Angola.

      “We don’t expect the first wave to be the last wave,” he said. “Expulsions from Angola are a cyclical phenomena that go all the way back to 2002-2003. It’s not a new phenomenon, but in this case we are seeing a major influx, and clearly the absorption capacity is not there.”
      Why is their arrival in Kasaï in particular such a problem?

      Kasaï was a relatively stable region in an unstable country – one currently dealing with multiple conflicts, an Ebola outbreak in North Kivu province, and one of the world’s most neglected displacement crises.

      The situation in Kasaï changed dramatically in 2016 when conflict erupted between the Kamuina Nsapu anti-government movement and Congolese security forces. The inter-communal clashes spread far and wide, soon engulfing the entire region.

      The conflict escalated in 2017, with massacres and mass graves, as well as general insecurity marked by banditry, and poor harvests that led to food insecurity and malnutrition.

      An estimated 5,000 people have since been killed and more than 1.4 million displaced.

      Toward the end of 2017 and into 2018, the crisis eased slightly, as national authorities regained control over large parts of the region. Despite isolated bouts of violence, aid groups say most militias have been formally disbanded and displaced communities are tentatively returning home.

      “But those returns are accompanied by many needs, because people are returning to burned villages, destroyed homes, and a lot of destruction,” said OCHA’s Schreiber.

      Two years of violence and displacement also mean locals have been unable to grow crops for three seasons, which has led to concerns over malnutrition. “We have really seen food insecurity skyrocket. So even in areas where returns have occurred, humanitarian needs have not come to an end,” Schreiber added.
      What are the risks?

      Although the current influx of people from Angola isn’t directly linked to the Kamuina Nsapu rebellion, aid groups are concerned about the implications of piling one problem on top of another in the same geographic area.

      For the most vulnerable groups, specifically women and children, the challenges that affect those displaced by the insurgency also pose risks for the new returnees from Angola.

      In May for instance, UNICEF reported that 400,000 children were “at risk of death” in the Kasaïs, because of food shortages.

      Yves Willemot, a spokesman for UNICEF in Congo, said the rate of severe acute malnutrition among children living in the region has improved slightly since earlier this year but “remains challenging”.

      “The security situation has clearly improved, but the impact on children is not ending in the short term,” he said.

      Among those newly returned from Angola are 80,000 children. They now are also at risk, forced to walk long distances while exposed to inclement weather, hunger, and the threat of violence. Willemot said basic services are lacking for them, including access to drinking water, schooling, and treatment for diseases like malaria and measles.

      Médecins Sans Frontières is among the NGOs initiating primary healthcare services for the recent arrivals, while also continuing interventions to assist the local population.

      In a recent report, MSF documented alarming levels of rape in the Kasaï region, saying it treated 2,600 victims of sexual violence between May 2017 and September 2018; 80 percent of those interviewed said armed men raped them.

      “The sexual violence committed in Kasaï was perpetrated largely by armed groups against non-armed people,” Philippe Kadima, MSF’s humanitarian advisor for the Great Lakes region, told IRIN. “Although the main conflict is over, we still see some violence happening in Kasaï.”

      For the more than 300,000 returnees, he said there are clear humanitarian concerns, but also the risk of insecurity. “The question is, how do you keep people secure?”

      “Displaced people become vulnerable, so it’s not that different to what the existing IDPs in Kasaï are going through… Security concerns, humanitarian needs, and risks of sexual violence are all factors when people become vulnerable,” he said.
      What about the longer-term challenges?

      Humanitarian needs remain critically underfunded in the Kasai region, said OCHA’s Shreiber, emphasising that beyond the immediate concerns are much broader needs in the region and the DRC as a whole.

      He added that the humanitarian response must help minimise the long-term impact of the crisis on those affected.

      “The longer we remain in this critical phase, the more we can expect to see humanitarian needs spiral out of control,” he said. “The current trigger of new humanitarian needs (the returnees from Angola) may be time-bound, but I think the impact will be lasting.”

      Schreiber said the Kasaï region remains vulnerable because it faces particular challenges, including decades of underdevelopment and inaccessibility as a result of poor road infrastructure, and he urged more development actors to get involved.

      “People in the Kasaïs are eager to rebound, to be back on their feet, and move on. There is no expectation that humanitarian assistance should continue forever in the Kasaï region,” he said. “People want to be autonomous, but what they need is support to build up their resilience and be able to move towards a situation where their most basic needs are met and they are able to think about their futures again.”


      http://www.irinnews.org/news-feature/2018/11/08/briefing-congo-kasai-angola-aid-conflict

    • Les violations des droits humains des migrants africains en Angola

      Les violations des droits humains des migrants africains en Angola

      Depuis un certain moment, la communauté africaine vivant sur le territoire angolais est l’objet de toute sorte de violation de ses droits les plus fondamentaux par les autorités de ce pays. La Charte Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples protège les droits des migrants dans tous ses aspects contre les violations des droits et l’Angola est justement membre de l’Union Africaine. Ainsi, ces violations se matérialisent par des arrestations musclées et arbitraires, des emprisonnements dans des conditions inhumaines et dégradantes (art.5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples) de même que les expulsions collectives pourtant interdites par la Charte Africaine dans son article 12.5.

      L’AME est vivement préoccupée par les récentes arrestations, détentions et expulsions des centaines de milliers de migrants africains dont des maliens. Selon des informations recueillies auprès de nos sources sur place, une centaine de maliens sont concernés par cette situation qui évolue et change de jour en jour.

      Nous attirons l’attention de l’Union Africaine et de ses pays membres sur la situation inacceptable que vivent les étrangers sur la terre africaine d’Angola et rappeler que les droits de l’homme sont des droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, leur lieu de résidence, leur sexe, leur origine ethnique ou nationale, leur couleur, leur religion…

      L’Angola comme la plupart des pays africains s’est engagé à protéger, respecter et réaliser les droits de l’homme, non seulement de ses nationaux, mais de toute personne sous sa juridiction. Dans ce contexte, tous les étrangers se trouvant sur le sol angolais auraient dû bénéficier de la protection des autorités angolaises quelque soient les raisons qu’elles mettent en avant pour justifier ces expulsions.

      L’Organisation des Nations Unies (ONU) n’est pas resté silencieuse comme la plupart des pays africains, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a mis en garde sur les conséquences des expulsions massives de réfugiés depuis l’Angola, au cours des trois dernières semaines de ce mois d’octobre.

      Par ailleurs, le Secrétaire Général des Nations Unies a rappelé le 19 septembre 2017 que : « tout pays a le droit de contrôler ses frontières. Mais cela doit se faire de telle sorte que les droits des personnes ‘en mouvement’ soient protégés ».

      Au regard de tout ce qui vient d’être évoqué :
      1. L’Association Malienne des Expulsés (AME) pour sa part, exhorte le gouvernement Malien à tout mettre en œuvre pour la sécurisation de nos compatriotes et de leurs biens dans les pays d’accueil ;
      2. Appelle le gouvernement à communiquer davantage sur cette situation en donnant beaucoup plus d’informations aux familles des maliens vivants en Angola ;
      3. Encourage le gouvernement de continuer à œuvrer pour le respect des droits des migrants maliens et aussi pour le développement d’une relation franche entre les Etats africains en vue de la réalisation de l’unité africaine comme le prévoit l’article 117 de la Constitution ;
      4. Invite l’Union Africaine à dénoncer et prendre des mesures contre les violations des droits humains dans les pays membres ;
      5. Invite également les Etats membres de l’Union Africaine à renoncer aux expulsions massives des ressortissants d’autres pays africains et à mettre fin sans délais aux opérations actuelles en cour ;
      6. Exhorte l’U.A et les Etats à une plus grande implication des organisations de la société civile aux différents processus pour la gestion de la migration.

      http://www.expulsesmaliens.info/Les-violations-des-droits-humains-des-migrants-africains-en-Angola


  • Le Maroc instaure une autorisation de voyage pour trois pays africains

    En effet, une correspondance entre le Responsable régional de la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) pour le Gabon et un directeur d’agence de RAM dans le pays. Dans ce courrier, il est annoncé que

    « les autorités marocaines ont instauré à partir du 1er novembre 2018, une #autorisation_électronique_de_Voyage (AVEM) pour les ressortissants du #Mali, de la #Guinée et du #Congo_Brazaville désireux de se rendre au Maroc ».

    Ainsi, à partir de la date mentionnée, les personnes issues de ces pays qui veulent se rendre au Maroc doivent demander leur AVEM au minimum 96 heures avant leur date de départ vers le Maroc, via le portail http://www.acces-maroc.ma. Le site ne peut être consultable à partir du Maroc.

    https://224infos.org/societe-et-people/7852/le-maroc-instaure-une-autorisation-de-voyage-pour-trois-pays-africains.htm
    #Maroc #visas (ou similaires) #fermeture_des_frontières #asile #migrations #réfugiés #autorisation_de_voyage #AVEM

    Commentaire de Elsa Tyszler via la mailing-list Migreurop :

    D’après cet article (et d’autres à peu près similaires trouvés sur le net), les ressortissant-e-s du Mali, de la Guinée (Conakry) et du Congo (Brazza) doivent désormais acquérir une « autorisation de voyage » pour entrer au Maroc.
    Pourquoi ces trois pays ? Des effets de l’externalisation des frontières européennes ? Une mesure qui intervient peu de temps avant la signature du Pacte Mondial des Migrations à Marrakech en décembre...


    • . . . . .

      « Le prix Nobel de la paix encourage un consensus mondial pour arrêter les viols mais continuer la guerre. »

      Le discours profondément politique imposé par le Comité Nobel vise à renforcer, et non à perturber, l’ordre dominant. Cela fait partie de la volonté occidentale d’écrire l’histoire officielle, où l’important est de construire un discours sur la femme, sur les brutalités qu’elle a à subir. C’est un discours entièrement accepté dans les sociétés occidentales à cause des luttes féministes. Dans ce discours, le Dr Mukwege est l’homme entre deux mondes, un homme noir qu’on destine à devenir blanc. Il est comme l’homme blanc qui sait défendre les droits des femmes contre la #barbarie des hommes non civilisés – les Noirs dans ce cas – qui sont essentiellement définis par leur sauvagerie.

      AG : Le #viol d’hommes est aussi une arme de guerre au Congo et ailleurs. Il est rarement rapporté, bien qu’il ait fait l’objet d’une certaine attention dans Le comité Nobel met l’accent sur le viol dans les conflits, un rapport de l’« Economist » du 11 octobre qui dit qu’il est difficile d’estimer sa fréquence parce que tant d’hommes craignent de le rapporter parce qu’ils sont si humiliés et peuvent craindre d’être accusés du crime d’homosexualité. Le Refugee Law Project de l’Ouganda [un projet de sensibilisation communautaire au sein de l’école de droit de Makerere à Kampala, NdT] l’a expliqué en profondeur dans son film Gender Against Men [Le genre contre les hommes, NdT], que je recommande à quiconque lit ceci. Le viol d’hommes et de femmes comme arme de destruction de la communauté montre plus clairement qu’il y a un #génocide en cours contre le peuple congolais, pas seulement un « féminicide ». Pourriez-vous nous dire en quoi l’accent particulier mis sur la violence faite aux femmes cache cela ?

      BKN : J’ai toujours été troublée par le discours de Margaret Wallström, l’ancienne Envoyée spéciale des Nations unies pour la violence contre les femmes et les enfants dans les conflits. En 2010, après un séjour au Congo, elle a affirmé que ce pays était la capitale mondiale du viol et a exhorté le Conseil de sécurité à agir pour y mettre fin. Cette déclaration associait le crime de viol à une nation spécifique, le #Congo, et à tous les hommes qui s’y trouvaient. Le mot “capitale” désigne généralement le lieu le plus central, le cerveau et le cœur d’une nation, porteur des valeurs culturelles. L’une des valeurs culturelles du Congo serait donc le viol ?

      . . . . .


  • Batterie auto elettriche: il prezzo pagato dai bambini del cobalto

    Nelle miniere del Congo migliaia di bambini pagano un prezzo altissimo per estrarre il cobalto, uno dei materiali indispensabili alle batterie delle auto elettriche: condizioni di lavoro terribili e rischi per la salute per pochi centesimi al giorno


    https://www.osservatoriodiritti.it/2018/10/22/batterie-auto-elettriche-bambini-cobalto
    #voiture_électrique #exploitation #mines #cobalt #enfants #Congo #esclavage_moderne #extractivisme #matières_premières #cartographie #visualisation
    ping @reka


  • Palma da olio: le piantagioni maledette del Congo orientale

    Guardiani delle piantagioni di palma da olio che tormentano la popolazione, salari bassi e contratti fantasma: ecco la denuncia dei leader comunitari raccolta dalle ong nella Repubblica Democratica del Congo. Sotto accusa la compagnia canadese #Feronia e l’aiuto allo sviluppo, che sostiene la coltivazione della pianta in vaste aree.

    Rabbia e malcontento. È il clima che si respira tra i leader delle comunità congolesi, ai margini delle piantagioni di palma da olio della compagnia canadese Feronia. A raccontarlo sono le ong in visita sul campo.

    Le tre piantagioni di palma da olio della società canadese occupano più di 100.000 ettari e si trovano nelle regioni dell’Equatore e del Congo Orientale. La loro vicenda attraversa tutta la storia recente della Repubblica Democratica del Congo. Assegnate al britannico William Lever già in epoca coloniale, sono rimaste in uno stato di semi abbandono durante le due guerre del Congo, quando erano gestite dalla multinazionale anglo-olandese Unilever. Infine sono state assegnate alla compagnia Feronia nel 2009, con un contratto rinnovabile di 25 anni.

    L’aiuto allo sviluppo della palma da olio africana

    La compagnia canadese ha una struttura molto complessa. Fin troppo, secondo la rete di ong europee e congolesi che nel 2016 hanno analizzato le sue caratteristiche in un rapporto. La società è detenuta in maggioranza dal Cdc Group, un organismo pubblico britannico, ed è finanziata da banche di sviluppo europee, americane e dalla Banca Africana per lo Sviluppo. I soldi provengono, quindi, dalle istituzioni di molti paesi europei: Francia, Germania, Belgio, Gran Bretagna, Olanda e Svizzera.
    Le terre contese per la coltivazione di palma da olio

    Si tratta di terre concesse illegalmente, secondo la popolazione locale che ne rivendica la gestione, perché di proprietà dello stato congolese. Stéphane Desgain, ricercatore per il coordinamento Cncd (Centro nazionale per la cooperazione allo sviluppo), che riunisce numerose ong belghe, è stato sul posto a metà luglio. Ha incontrato alcuni rappresentanti delle comunità locali nell’area di Lokutu, dove si trovano le concessioni più ampie di Feronia.

    «La popolazione è assolutamente insoddisfatta delle relazioni con la compagnia, degli accordi presi e del programma degli investimenti. Le critiche sono a tutti i livelli», sottolinea il ricercatore del Cncd.

    Le molestie delle guardie private

    Al centro delle ultime contestazioni c’è l’operato delle guardie, che si occupano della sicurezza delle piantagioni. A giugno la rete di informazione e d’appoggio alle ong nazionali (Riao-Rdc) ha denunciato molestie, minacce nei confronti della popolazione e violazioni dei diritti umani. Feronia ha appaltato la sicurezza alla società privata “Tanganyika”, in sostituzione delle guardie industriali che operavano in precedenza. La nuova società ha assunto personale proveniente da altre regioni, per evitare forme di solidarietà con i residenti.

    Feronia sostiene, dal suo punto di vista, la necessità di tenere sotto controllo le piantagioni e di combattere i furti dei frutti della palma. A generare il conflitto con la compagnia, secondo Stéphane Desgain, è la mancanza di un negozio per la vendita locale di olio di palma.

    A questo si aggiunge la rabbia generalizzata della popolazione, che non vede vantaggi dalla presenza della piantagione, solo limitazioni. Le guardie di Feronia, infatti, impediscono ogni forma di trasformazione artigianale del frutto della palma e «danno la caccia a tutti coloro che ne possiedono», raccontano i leader comunitari interpellati.

    Se è vero che si sono verificati furti all’interno della piantagione, è altrettanto vero che «i frutti provengono anche dalla foresta», come evidenzia il ricercatore. La popolazione viene, di fatto, privata della possibilità di comprare l’olio e di trasformarlo localmente.
    Arresti arbitrari per chi ha frutti della palma da olio

    I leader comunitari raccontano anche di arresti arbitrari da parte delle guardie della compagnia. Lo scorso aprile l’ong locale Riao-Rdc denunciò l’arresto di un minatore in possesso di alcuni frutti della palma nei pressi di una delle piantagioni della società. L’uomo sarebbe stato picchiato dalle guardie e portato in una vicina prigione.
    Produzione, estrazione e vendita: salari bassi e personale da fuori

    Una delle rivendicazioni più sentite dai testimoni incontrati dal Cncd, durante la visita sul terreno, è l’assenza di personale locale tra i quadri dell’azienda. «Si tratta di una pratica che arriva dall’epoca coloniale e si ritrova in molte aziende», spiega Stéphane Desgain. Che aggiunge:

    «In questo modo l’azienda controlla meglio il personale ed evita che si generi solidarietà interna».

    Secondo i leader comunitari interpellati, inoltre, i salari non sarebbero sufficienti al benessere delle famiglie.

    Un rapporto sull’olio di palma pubblicato nel 2016 da una rete di organizzazioni internazionali e congolesi confermava la necessità di aumentare i salari sia per i lavoratori assunti che per quelli giornalieri. Le ultime buste paga recuperate dalle ong, però, sembrano essere in linea con la media salariale congolese.

    «In molti casi i lavoratori devono tornare a casa a piedi dopo ore di lavoro perché i camion che li accompagnano al mattino e non li prelevano in serata», racconta il ricercatore. I capi tradizionali denunciano anche la mancanza di contratti e l’utilizzo del lavoro giornaliero anche per lunghi periodi.
    Palma da olio: pochi investimenti nei villaggi

    Gli investitori internazionali che finanziano il progetto, riporta Stéphane Desgain, sostengono che ci sia stato un miglioramento nelle relazioni con la popolazione e nelle condizioni di vita, grazie alla presenza di Feronia. Ma dall’osservazione sul campo emergono ancora grosse difficoltà, anche a livello di infrastrutture.

    La compagnia sul suo sito internet ha riportato i dettagli della realizzazione di strade, di ambulatori medici e di scuole. I capi tradizionali incontrati dal Cncd parlano invece di ritardi nella costruzione, di cambi del progetto in corsa e di materiali al risparmio.

    «La mancanza di infrastrutture è la prima fonte di insoddisfazione della popolazione. Nella zona di Lokutu l’unica struttura realizzata dal momento dell’insediamento della compagnia sono le fondamenta di un presidio sanitario», sottolinea il ricercatore.

    Pianta di palma da olio ostacolo per agricoltura locale

    L’impatto delle operazioni della compagnia non è uguale in tutte le comunità. Alcuni villaggi si sono ritrovati circondati dalle piantagioni, altri confinano con le proprietà di Feronia.

    Già nel rapporto del 2016 emergeva la rivendicazione delle terre da parte delle comunità nei pressi delle piantagioni. I leader locali lamentano la limitazione nell’accesso alla terra per l’agricoltura di sussistenza e nell’accesso alla foresta come fonte di cibo.


    https://www.osservatoriodiritti.it/2018/09/17/palma-da-olio-coltivazione-congo

    #palmiers_à_huile #huile_de_palma #Congo #RDC #plantations #Canada #aide_au_développement #développement #coopération_au_développement #industrie_agro-alimentaire


  • Belgian imperialism: the colonisation of the Congo | Thinkpiece | Architectural Review

    https://www.architectural-review.com/essays/belgian-imperialism-the-colonisation-of-the-congo/10034809.article

    The architectural and urban colonial legacy of the Congo should not be seen through the prism of a Belgian-Congolese context, but from a global perspective

    Early December 2018, the Royal Museum for Central Africa (RMCA) in Tervuren, built between 1904 and 1908 at the initiative of Leopold II, is going to re-open its doors after a long and intensive renovation process. Following a masterplan by Flemish architect Stéphane Beel, the old building is now restored to its original grandeur by dismantling ad hoc interventions that occurred in and on the historical building over the course of time. A newly designed reception pavilion and a series of underground rooms for temporary exhibitions will completely reconfigure the approach of the world-renowned collections, encompassing ethnographic artefacts, historical maps and documents, zoological species, mining resources, etc. The RMCA is deeply entangled with the identity of Belgium. As Herman Asselberghs and Dieter Lesage noted in their 1999 provocative plea for rethinking what they considered the ‘museum of the nation’, it is the Belgian place par excellence that embodies most effectively ‘the strangeness of our own history’. Rather than just displaying ‘foreign masks’, the museum in their view illustrates first and foremost that at one point in history, Belgium had an interest in ‘displaying and looking at such foreign masks’.

    #belgique #impérialisme #colobisation #colonialisme #congo


  • The rape of men: the darkest secret of war | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2011/jul/17/the-rape-of-men

    Because there has been so little research into the rape of men during war, it’s not possible to say with any certainty why it happens or even how common it is – although a rare 2010 survey, published in the Journal of the American Medical Association, found that 22% of men and 30% of women in Eastern Congo reported conflict-related sexual violence. As for Atim, she says: “Our staff are overwhelmed by the cases we’ve got, but in terms of actual numbers? This is the tip of the iceberg.”

    Later on I speak with Dr Angella Ntinda, who treats referrals from the RLP. She tells me: “Eight out of 10 patients from RLP will be talking about some sort of sexual abuse.”

    “Eight out of 10 men?” I clarify.

    “No. Men and women,” she says.

    “What about men?”

    “I think all the men.”

    I am aghast.

    “All of them?” I say.

    “Yes,” she says. “All the men.”

    The research by Lara Stemple at the University of California doesn’t only show that male sexual violence is a component of wars all over the world, it also suggests that international aid organisations are failing male victims. Her study cites a review of 4,076 NGOs that have addressed wartime sexual violence. Only 3% of them mentioned the experience of men in their literature. “Typically,” Stemple says, “as a passing reference.”

    ...

    Stemple’s findings on the failure of aid agencies is no surprise to Dolan. “The organisations working on sexual and gender-based violence don’t talk about it,” he says. “It’s systematically silenced. If you’re very, very lucky they’ll give it a tangential mention at the end of a report. You might get five seconds of: ’Oh and men can also be the victims of sexual violence.’ But there’s no data, no discussion.”

    As part of an attempt to correct this, the RLP produced a documentary in 2010 called Gender Against Men. When it was screened, Dolan says that attempts were made to stop him. “Were these attempts by people in well-known, international aid agencies?” I ask.

    “Yes,” he replies. “There’s a fear among them that this is a zero-sum game; that there’s a pre-defined cake and if you start talking about men, you’re going to somehow eat a chunk of this cake that’s taken them a long time to bake.”

    #Afrique #Congo #guerre #violence_sexuelle #hommes



  • #Ebola réapparaît dans l’est de la République démocratique du #Congo
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/08/01/ebola-reapparait-dans-l-est-de-la-rdc_5338420_3212.html

    Ce que les spécialistes d’Ebola craignaient est arrivé. La fin, décrétée le 24 juillet, de la neuvième épidémie ayant touché la République démocratique du Congo (#RDC) – officiellement déclarée le 8 mai dans la province de l’Equateur (nord-ouest) – ne signifie pas que le virus a disparu du pays où il a été découvert en 1976. La dixième #épidémie est déjà déclenchée.


  • Belgium Confronts Its Heart of Darkness; Unsavory Colonial Behavior in the Congo Will Be Tackled by a New Study - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2002/09/21/arts/belgium-confronts-its-heart-darkness-unsavory-colonial-behavior-congo-will-

    In February, Belgium admitted participating in the 1961 assassination of Patrice Lumumba, Congo’s first Prime Minister, and apologized for it. The motivation for the crime was to avoid losing control over Congo’s resources, but Belgium steadfastly denied any involvement until new evidence collected by a parliamentary commission last year confirmed the direct role of Belgian agents in carrying out and covering up the murder.

    Now fresh light may be thrown on an earlier, still darker, period of Belgium’s reign over Congo. In anticipation of a major exhibition scheduled for fall 2004, the Royal Museum for Central Africa in Tervuren, near Brussels, is sponsoring the first far-reaching review of Belgium’s colonial past, including the period from 1885 to 1908 when, as the personal property of King Leopold II, the Congo Free State is believed to have suffered violence and exploitation that cost millions of lives.

    Guido Gryseels, the director of the government-owned museum, says the purpose of the study is not to pass judgment but to provide information about a neglected past. In addition, he says, the study will address more than the political aspects of colonialism. It will also look at the period through the prisms of Central Africa’s history, anthropology, zoology and geology, disciplines that form part of the museum’s permanent scientific mission.
    Continue reading the main story

    Yet the initiative is daring, since it raises the broader question of a country’s continuing responsibility for unsavory actions carried out in its name generations or even centuries earlier. These range from promotion of the slave trade and annexation of territories to colonial repression and ransacking of natural resources. Further, while the study is not subject to Belgian government control, it will be financed by the taxpayer, which makes intense public debate of its findings even more likely.

    So far, no other former colonial power has shown an appetite for looking back with a critical eye, even though the colonial records of, say, the British in India, the French in Algeria, the Dutch in Indonesia and the Portuguese in Angola all contain examples of human rights abuses and excessive use of force.

    Finally, under British pressure, Leopold sold Congo to Belgium in 1908. In 1919, a Belgian commission estimated that Congo’s population was half what it was in 1879.

    ’’A lot of very positive things happened during the real period of colonization after 1908,’’ he said. ’’Also, I don’t think one should look at the past with the moral standards of today. After all, early in the last century, children of 6 or 7 were working 17 hours a day in Belgian factories. We should look at it with the moral standards of those periods.’’

    #Congo #Belgique #colonisation


  • Scandale au #Congo : deux parcs naturels ouverts à l’exploitation pétrolière !
    http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2018/07/scandale-au-congo-deux-parcs-naturels.html

    Après le Congrès américain qui a autorisé l’exploration pétrolière et gazière au sein de « l’Arctic National Wildlife Refuge » en décembre 2017, l’une des plus vastes réserves naturelles d’Alaska (78 000 km²), c’est au tour de la République démocratique du Congo d’envisager des activités extractives dans deux parcs naturels classés à l’Unesco… Lire la suite...

    #parc #pays #Salonga #Virunga


  • PRINTEMPS LUMUMBA – HERITAGE LUMUMBA – Mémoire Coloniale
    https://www.memoirecoloniale.be/actualite/printemps-lumumba-heritage-lumumba

    Après Charleroi, rendez-vous maintenant à 1000 Bruxelles pour l’inauguration de la Place Lumumba !!!

    Du 28 au 30 juin, 3 jours d’activités culturelles autour de cette inauguration. Au programme : expo, visites guidées décoloniales, théâtre, conférences-débats !

    #Belgique #Bruxelles #colonialisme #Congo


  • The #Belt_and_Road_Bubble Is Starting to Burst – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2018/06/27/the-belt-and-road-bubble-is-starting-to-burst

    China’s hasty international investments are beginning to drag down its own economy.

    Autre article de fond. Les énormes – et risqués – investissements chinois en Afrique vont peser (pèsent…) sur l’économie chinoise.

    L’exemple de la #Sicomines (Sino-Congolaise des Mines) en RDC, République démocratique du #Congo.

    #OBOR #OBOR_Bubble


  • Forced displacement at record high of 68.5 million, UNHCR #Global_Trends report reveals

    UNHCR released its Global Trends report this week to coincide with World Refugee Day, detailing the latest statistics on forced displacement across the world. According to the report, over 68.5 million people are currently displaced from their homes for reasons of conflict, violence and other forms of persecution. This figure represents a record high for the fifth consecutive year.

    In 2017 alone, over 16.2 million people were forcibly displaced, a figure which translates to 44,500 people a day, or one person every two seconds. Over two thirds of the world’s refugees originate from just five countries: Syria, Afghanistan, South Sudan, Myanmar and Somalia.

    The report found that over half of those displaced are children, many of whom are unaccompanied or separated from their parents. In 2017 173,800 children sought asylum on their own, although UNHCR states that this figure is likely an underestimation.

    The report dispels a number of common misconceptions about forced displacement, such as the belief that most of those displaced are hosted in countries in the Global North. UNHCR affirms that in fact the opposite is true, stating that “approximately 85 per cent of all refugees at the end of 2017 were granted protection in countries in developing regions, which included nine of the 10 largest refugee-hosting countries”. Turkey hosts the largest number of refugees, now reaching 3.5 million, while Lebanon hosts the greatest number in proportion to its own population.

    Another misconception the report addresses is the number of cross-border displacements. Almost two thirds of those forced to flee are internally displaced within their own borders. In addition, most of those who do cross a national border settle as close as possible to their home.

    The EU also launched its Annual Report from EASO, the European Asylum Support Office, providing an overview of asylum related policies and practices, both at EU and at national level. In 2017, more than 728,000 applications for international protection were lodged in EU countries, with 33% of decisions granting asylum seekers either refugee status or subsidiary protection.

    https://www.ecre.org/forced-displacement-at-record-high-of-68-5-million-unhcr-global-trends-report-
    #statistiques #chiffres #migrations #asile #réfugiés #HCR #monde #2017

    Lien pour télécharger le #rapport :
    http://www.unhcr.org/5b27be547.pdf
    http://www.unhcr.org/globaltrends2017
    #IDPs #déplacés_internes #apatridie #Rohingya #retour_volontaire #réinstallation #RDC #Congo #république_démocratique_du_congo #taux_de_protection #MNA #mineurs_non_accompagnés

    Quelques graphiques :


    #cartographie #visualisation

    cc @reka