• Le #Japon #impérial de #conquête en conquête : plus qu’un enjeu #économique, le reflet des craintes d’une nation #insulaireselon Michel Vié (professeur des universités a l’institut national des langues et civilisations orientales)

    https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2005/07/25/le-japon-imperial-de-conquete-en-conquete_674710_3216.html
    Publié le 27/07/2005
    Vu le 03/06/2018

    L’#expansion de l’empire Japonais correspond au modèle européen et ses « #empires massifs et sans limites précises, jusqu’à ce qu’ils viennent buter sur un obstacle naturel ou militaire infranchissable » (obstacles pouvant également leur donner l’avantage comme ce fut le cas de l’espace maritime fournissant des ressources mais aussi des « glacis » protecteurs ».)

    En regardant une carte, tout paraît simple. Entre 1931 et 1942 ensuite, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il serait plus exact de parler d’un reflux, l’agrandissement de l’espace dominé par le Japon obéit à une évidente logique #géographique, construite autour du principe de contiguïté : la prise de contrôle d’un #territoire sert de phase préparatoire à une nouvelle avance vers le territoire voisin.

    Pourtant ce serait sur une « obsession #sécuritaire » que se serait fondé cet empire et non pas en quête de territoire. La #puissance insulaire serait en fait marquée par l’#insécurité notamment à cause de son #isolement. Avant la #guerre, c’est l’instabilité qui règne dans ses territoires chinois et la tension du blocus pétrolier américain qui pousse cette insécurité jusqu’à la décision de l’attaque de Pearl Harbor.

    La recherche de la sécurité absolue nourrit un sentiment croissant d’insécurité qui culmine à Pearl Harbor. Déjà, entre 1931 et 1937, expansion et conflits débordent la Mandchourie : à Shanghaï, dans le Jehol, à Tientsin et en Mongolie intérieure.

    Après la guerre, cette insécurité persiste avec le possible retour de la Chine sur le #marché #international et la possible occidentalisation forcée qu’elle anticipera jusqu’à s’occidentaliser elle-même. Enfin, le profond désir du Japon de garder son #identité est intimement lié avec son insularité et impact chaque décision prise par le pays.

    Le Japon ne dépose les armes que lorsque ses dirigeants sont convaincus que, malgré l’ambiguïté de la réponse américaine, leur revendication de survie pour leur nation en tant que civilisation immémoriale a été tacitement acceptée


  • jesuisféministe.com | Hidden Figures : Où est le racisme d’État au cinéma ?
    https://jesuisfeministe.com/2018/02/01/hidden-figures-ou-est-le-racisme-detat-au-cinema

    Nombreux sont les films qui, malgré des allures de films historiques ou d’action, ont un sous-texte patriotique. Hidden Figures ne fait pas exception. Il est, en effet, difficile de raconter la conquête de l’espace sans évoquer la nation puisque le prestige national est au cœur du projet. La cause patriotique estompe ainsi les différences au sein de sa population, pour faire face à un ennemi commun – la Russie communiste. Mais derrière ce film débordant de bons sentiments qui débutait avec une proposition féministe intéressante se cache un sous-texte gênant qui cherche à justifier le American Dream méritocratique et contribue à disculper le gouvernement américain de toute action raciste.

    Le personnage de Al Harrison (Kevin Costner) est une illustration frappante de cette dialectique. Directeur du groupe de travail où se trouve Katherine, Harrison représente l’américain moyen : homme blanc dans la cinquantaine, il utilise un langage familier et demeure terre à terre dans un milieu ouvertement intellectuel. Il est, contrairement aux autres personnages, non pas un personnage réel, mais une création des scénaristes, un composite inspiré d’anciens directeurs de la NASA, en grande partie fictif et donc instrumentalisable. En outre, Harrison est aussi la figure de pouvoir du film : haut placé à la NASA, mais aussi implicitement représentant de la nation et du gouvernement américain. Le portrait de Kennedy surplombe son bureau, comme un regard approbateur lors des scènes pivots. Harrison perpétue le cliché du « white saviour » : c’est lui qui reconnaît le talent de Katherine, la juge à son mérite et non à la couleur de sa peau. Il représente la méritocratie idéale, sans préjugés. Par exemple, lors de cette scène marquante où, après la déclaration passionnée de Katherine à propos de la ségrégation spatiale des toilettes, il démolit à coups de pied de biche l’enseigne qui distingue les toilettes. Il vient de balayer d’un seul geste le racisme d’État.

    #racisme #cinéma #racisme_d'etat #féminisme #historicisation


  • Valentina Terechkova, première femme dans l’espace
    https://www.franceculture.fr/histoire/valentina-terechkova

    #Valentina_Terechkova s’est envolée dans l’#espace en 1963, seulement deux ans après Youri Gagarine (1961), et avant Neil Armstrong et Buzz Aldrin (1969). L’histoire n’a pourtant pas retenu son nom. Portrait d’une pionnière de la #conquête_spatiale.

    #femmes #historicisation
    https://www.dailymotion.com/video/x6caop5


  • Débat sur l’esclavage : « Débaptiser les collèges et lycées Colbert est une mauvaise idée »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/21/debaptiser-les-colleges-et-lycees-colbert-est-une-mauvaise-idee_5188833_3232

    Certes, Colbert a fondé l’esclavagiste Compagnie des Indes occidentales. Est-il utile de rappeler qu’il est aussi celui qui a su redresser l’économie de la France ? Les auteurs de la tribune balaient par avance cet argument. Certes, il a posé les bases du Code noir, qui a légalisé la pratique de l’esclavage. Ce texte comportait bien des aspects monstrueux : outre l’horreur de base qu’est le fait de considérer l’esclavage comme une norme, il autorisait peine de mort et mutilation, souvent pour des motifs au fond bien légers.

    Sert-il à quelque chose de rappeler que, néanmoins, le Code noir avait aussi vocation à encadrer la violence des propriétaires d’esclaves et à ne pas leur autoriser tout et n’importe quoi ? Peut-on rappeler cette vérité sans se voir taxé de cynisme ou d’indifférence face à des souffrances infinies ? Il faut aller plus loin. Colbert n’était après tout que le principal ministre de Louis XIV. Louis-Georges Tin et Louis Sala-Molins souhaitent-ils également débaptiser le lycée Louis-le-Grand ? Allons-nous ensuite débaptiser les collèges et lycées Voltaire au prétexte de ses écrits antisémites ?

    #paywall #racisme #colonialisme #histoire #historicisation

    • Dans une tribune au « Monde », Aurélien Dupouey-Delezay, professeur d’histoire-géographie, estime que si le ministre de Louis XIV contribua à légaliser l’esclavage, vouloir retirer son nom des écoles témoigne d’une incapacité à assumer l’histoire.

      Tribune. Dans Le Monde daté du 19 septembre, un collectif de personnalités mené par Louis Sala-Molins et Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), et dont j’ai souvent trouvé les textes intelligents et bien argumentés, publie une tribune demandant à ce que soient débaptisés les collèges et lycées Colbert. Pour le professeur d’histoire autant que pour le citoyen que je suis, il s’agit d’une franche mauvaise idée.

      Certes, Colbert a fondé l’esclavagiste Compagnie des Indes occidentales. Est-il utile de rappeler qu’il est aussi celui qui a su redresser l’économie de la France ? Les auteurs de la tribune balaient par avance cet argument. Certes, il a posé les bases du Code noir, qui a légalisé la pratique de l’esclavage. Ce texte comportait bien des aspects monstrueux : outre l’horreur de base qu’est le fait de considérer l’esclavage comme une norme, il autorisait peine de mort et mutilation, souvent pour des motifs au fond bien légers.

      Sert-il à quelque chose de rappeler que, néanmoins, le Code noir avait aussi vocation à encadrer la violence des propriétaires d’esclaves et à ne pas leur autoriser tout et n’importe quoi ? Peut-on rappeler cette vérité sans se voir taxé de cynisme ou d’indifférence face à des souffrances infinies ? Il faut aller plus loin. Colbert n’était après tout que le principal ministre de Louis XIV. Louis-Georges Tin et Louis Sala-Molins souhaitent-ils également débaptiser le lycée Louis-le-Grand ? Allons-nous ensuite débaptiser les collèges et lycées Voltaire au prétexte de ses écrits antisémites ?

      Assumer le passé

      L’essentiel, toutefois, n’est pas encore là. Chercher à débaptiser les collèges et lycées Colbert est une initiative qui témoigne chez ceux qui la portent d’une incapacité à assumer notre passé. Qu’ils aient une difficulté personnelle à le faire, passe encore ; mais il est dangereux qu’ils cherchent à transmettre cette difficulté à la société tout entière. Pour reprendre l’expression d’Henry Rousso, il est des cas où le passé « ne passe pas ». Mais quand il passe, quand il est consensuel, est-il sain de chercher à le vomir ? Est-il sain de créer des querelles qui ne reflètent aucun débat réel au sein de la population ?

      Assumer son passé est, pour une société comme pour un individu, une des conditions nécessaires pour bien vivre le présent. Il ne s’agit nullement de tout se pardonner à soi-même ; il ne s’agit pas plus d’aimer tout ce qu’on a fait. Mais il est indispensable de l’accepter pour être tourné vers l’avenir. Le déni et le refoulement ne sont jamais des solutions viables sur le long terme. Dans une société déjà aussi fracturée que l’est la nôtre, aussi peu unie par une culture commune toujours plus mince, de telles tentatives sont porteuses d’un réel danger social.

      Pour assumer son passé, il est d’abord nécessaire de le comprendre. Les auteurs de cette tribune l’ont écrite au nom de la mémoire de l’esclavage ; mais avant que de faire un travail de mémoire, nous avons à faire un travail d’histoire. L’histoire est en effet la science qui permet de donner un sens au passé ; en histoire, on ne juge pas, on cherche à comprendre.

      Ne pas tout mélanger

      Bien sûr, il est possible – et même indispensable – de qualifier les faits du passé ; personne ne demande à la société de n’être qu’historienne. Il est parfaitement normal qu’une société exalte ses héros et conspue ceux dont elle considère qu’ils ont trahi ses valeurs : toutes l’ont fait, et cela fait aussi partie du ciment social, de la culture commune qui lie les individus les uns aux autres. Mais cela, il faut le faire ensuite, dans un second temps. Le jugement du citoyen doit venir après le travail de l’historien, sauf à perdre toute pertinence, toute crédibilité, enfin toute justice.

      Comprendre le passé, accomplir son « devoir d’histoire », permet d’abord, par la contextualisation qui est le préalable à tout travail historique, de ne pas tout mélanger. Il n’est pas question de créer des « lycées Pétain » ou des « collèges Laval », parce que ces personnages ont porté une politique violemment antisémite à une époque où tout le monde ne l’était pas ; à une époque où d’autres, nombreux, luttaient, au péril de leur vie, pour sauver des juifs de la déportation et de la mort.

      Au contraire, Colbert était esclavagiste à une époque où tout le monde ou presque l’était – où, en tout cas, l’esclavage était considéré comme une norme. Il n’est pas le seul. Aristote, en son temps, avait lui aussi cherché à justifier l’injustifiable.

      Dire cela, ce n’est pas tomber dans le relativisme moral. Je ne prétends pas que l’esclavage, crime contre l’humanité, ne l’était pas au XVIIe siècle. Je veux seulement rappeler qu’à cette époque qui ignorait jusqu’à la notion même de crime contre l’humanité, il ne pouvait pas être considéré comme tel. Je ne prétends pas que tout se vaut, ni que les systèmes de valeurs des différentes civilisations et des différentes époques soient moralement équivalents – bien au contraire. Aristote, considérant que l’esclavage était normal et moralement justifié, se trompait. Mais on ne peut pas plus lui tenir rigueur de cette erreur qu’on ne peut lui tenir rigueur d’avoir cru que la Terre était au centre de l’Univers. Du passé, ne faisons pas table rase : en équilibre précaire, et de plus en plus précaire, nous sommes debout dessus.

    • En ce moment les médias mainstream caricaturent toutes les positions radicales (féminisme, lgbt, antiracisme, etc.). A chaque fois que je lis un de leur articles je m’étrangle. Nous sommes considérés comme des extrémistes et notre pensée est tournée en ridicule.
      Ici par exemple. Le sujet c’est Colbert et le code noir. Le sujet c’est « faut-il continuer à honorer quelqu’un qui, pour réguler un marché financier, a fixé des règles commerciales à la vente d’esclaves humains ? ». Et aussitot, le journaliste extrapole avec ses peurs et ses fantasmes...

    • Oui et les « arguments » sont tres paradoxaux.
      D’un côté il est dit que le code noire

      autorisait peine de mort et mutilation, souvent pour des motifs au fond bien légers.

      (comme si les motifs des blancs esclavagistes pouvaient parfois etre fondés sur du serieux ! ) et de l’autre

      le Code noir avait aussi vocation à encadrer la violence des propriétaires d’esclaves et à ne pas leur autoriser tout et n’importe quoi

      Vu que le code noire autorisait aux esclavagistes blancs de nourrir leurs chiens avec des esclaves noirs vivants je me demande de quel encadrement parle ce mec !
      Quant au fait de dire que Colbert a relancé l’économie francaise grâce a l’esclavage et au commerce de la déportation des populations africaines c’est bien tout le probleme. Pour ce Marcheur du é-monde.fr le Comorien se compte au Kilogramme a l’époque de Colbert comme à celle de Jupiter.
      #grand_homme

    • Je suis surpris qu’on ai pas pensé à l’idée de ne pas nommer collèges et lycées du noms des « grandes personnalités ayant marqués la France ». D’abord, c’est principalement des hommes - très peu de femmes, ensuite nommer les lycées d’une autre manière permettrai de considérer ces personnages historiques dans leur « entier » sans avoir à glorifier ou réécrire l’histoire. L’argument avancé de « ne pas assumer son histoire » pour justifier les noms est vraiment débile. C’est justement en prenant de la distance et en évitant de glorifier les personnages historiques ou politique qu’on peut pleinement assumer l’histoire et l’explorant de manière complète et scientifique. Mais s’il faut cacher le passé honteux sous prétexte que ça salirait le nom d’un lycée ou ’un établissement public.

      Perso, ça me ferait vraiment chier d’envoyer mes enfants au « conservatoire national de musique Nicolas Sarkozy » ou Giscard d’Estaing sous prétexte qu’il jouait de l’accordéon.

      Franchement est-ce raisonnable, Est-ce nécessaire ?

    • Débaptisé les rues des grands hommes c’est pas de l’amnesie. Le nom des rues ou des lycées c’est pas le moyen qu’on utilise pour connaître son histoire. Les noms de rue servent à célébré des personne, des éventements dont on est fières. Si les français tiennent tant à leur bouchers historiques qu’ils s’en souvienne avec les éléments qui manquent actuellement. Le lycée peut tres bien devenir « lycée du code noir de Colbert » ou « Lycée Colbert le négrier » ou prendre le nom d’esclaves qui se sont échappés. Ne plus avoir de rue Colbert c’est pas oublié qui est cet ordure mais juste ne plus etre fière de nos crimes contre l’humanité.
      Les noms des rues correspondent aux valeurs d’une collectivité, en France les valeurs sont « esclavagisme, guerre et viol » puisqu’on célèbre surtout les militaires les esclavagistes et les misogynes.

    • Décolonisons #Grenoble

      L’ensemble des noms de rues, places et avenues d’une ville comme Grenoble forme un système : le système ouvert qui dresse un tableau à la gloire d’une certaine histoire de la ville, de sa région et de la France. Ce « Panthéon urbain » construit discursivement et symboliquement un #imaginaire_urbain qui conforte un certain regard sur l’histoire, regard articulé à des notions comme « la grandeur de la France », « les grands hommes », « les grandes victoires de nos armées » etc.

      Toutes ces notions sont liées à des formes occultées de #domination comme les guerres de #conquête et le #colonialisme, l’histoire du #capitalisme et de l’hégémonie de la bourgeoisie, l’appropriation « scientifique » des savoir-faire populaires et ressources naturelles, ou encore la réécriture opportuniste de l’histoire de la résistance à l’occupation nazie.

      Le #Panthéon_urbain que dessine ces noms de la voirie grenobloise, propose les contours d’une #élite qui aurait forgé historiquement l’imaginaire et la forme de la ville contemporaine. Or cette lumière honorifique projetée sur ces présumées élites produit également des ombres faites de non-dits, d’opacité, de contre-vérités voire de manipulations : c’est l’envers du décors qui raconte une contre-histoire inouïe (mais pas inaudible), une autre vérité de l’histoire, vécue et murmurée par ceux qui n’apparaissent jamais au fronton de nos monuments : chair à canon des armées, prolétariat urbain et damnés de la terre, petites mains illettrées, migrants sans-papiers, créateurs spoliés, femmes de…

      Une #contre-histoire n’est pas une #anti-histoire, c’est-à-dire un récit d’opposition idéologique qui confronterait l’histoire dominante terme à terme. Une contre-histoire est un commentaire historique produit par des groupes dominés dans des formes, de langages et de discours propres à ces groupes, divergentes des formes académiques du récit historique des élites. Ainsi la production d’une contre-histoire populaire porte la marque des métissages langagiers et des imaginaires transgressifs qui expriment la réalité culturelle des quartiers populaires.

      Il ne s’agit pas de faire le procès de tel ou tel personnage mais de rétablir une perspective qui réintègre les parts d’ombre du discours officiel sur l’histoire et les contributions « oubliées » des hommes et des femmes qui n’ont pas eu l’honneur et la reconnaissance de la mémoire d’État.

      http://asso-contrevent.org/decolonisons-grenoble
      #contre-histoire #géographie_culturelle #géographie_décoloniale #géographie_postcoloniale


  • L’Inde mise sur la conquête de l’espace
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010616/l-inde-mise-sur-la-conquete-de-l-espace

    L’agence spatiale indienne vient de tester avec succès un prototype de navette recyclable au-dessus du golfe du Bengale. Poussés par la puissance publique, ses chercheurs redoublent d’ingéniosité pour mettre au point des lanceurs de satellites à bas coûts. Leurs fins sont de plus en plus militaires.

    #International #Asie #conquête_de_l'espace #Inde



  • https://lebilan2.wordpress.com/2015/05/10/esperance-de-vie-en-baisse-pourquoi-les-francais-mourront-plus-t

    « ...............
    Conquêtes ouvrières et santé publique

    L’activité principale d’un individu est la condition première du nombre de printemps qu’il connaîtra. Volontairement omis, ce fait est pourtant une évidence. La qualité et la quantité du travail accompli par un homme vont déterminer sa santé et sa longévité. L’évolution de l’espérance de vie est donc intimement liée à l’évolution des conditions de travail. Autrement dit, si l’on vit plus longtemps, c’est parce qu’on travaille moins.

    Le travail lui-même a connu plusieurs phases de transformation. Il s’est divisé en des métiers et des postes plus précis, a exigé un niveau d’instruction plus élevé, s’est ancré dans un processus de production plus étendu et efficace. En soi, le passage du féodalisme de l’ancien régime au capitalisme moderne n’a pas amélioré les conditions de travail, au contraire. La pénibilité, l’usure sur la santé, ne trouvent aucune amélioration sensible entre un serf du 16ème siècle qui laboure sa terre et un salarié des mines, de la sidérurgie ou du textile du 19ème. La condition du second est même certainement pire, en raison des cadences accélérées, déterminées par la grande chaîne de production où chacun n’est qu’un petit rouage, et les pressions pesant sur les employés avec la menace permanente du licenciement. Le tournant dans l’amélioration des conditions de travail est opéré avec l’apparition et le développement des syndicats, organisations par et pour la classe ouvrière elle-même, qui obtiendront satisfaction sur des points majeurs de leurs revendications.... »

    #esperence_de_vie
    #santé_publique
    #conquêtes_ouvrières
    #médecine
    #hygiène
    #temps_de_travail
    #Inégalité_de_classes devant la mort


  • A Handful Of Bronze-Age Men Could Have Fathered Two Thirds Of Europeans | IFLScience
    http://www.iflscience.com/plants-and-animals/handful-bronze-age-men-could-have-fathered-two-thirds-europeans

    Two-thirds of modern European men are found on just three branches (called I1, R1a and R1b). Our results show that these branches each trace their paternal ancestry to a surprisingly recent individual (shown as red dots in Figure 1). By counting the number of mutations that have accumulated within each branch over the generations, we estimate that these three men lived at different times between 3,500 and 7,300 years ago. The lineages of each seem to have exploded in the centuries following their lifetimes, to dominate Europe.

    #génétique #europe #conquête #guerre


  • This Little Girl May Be the New Ruler of One of the Last Unclaimed Pieces of Land on Earth - Mic

    http://mic.com/articles/93504/this-little-girl-may-be-the-new-ruler-of-one-of-the-last-unclaimed-pieces-of-la

    Dreams really do come true. At least, in the case of 7-year-old Emily Heaton, who is now a princess of her very own proclaimed territory. Jeremiah Heaton, Emily’s father, is the self-described king of an 800-square-mile desert patch that the Heaton family calls, the “Kingdom of North Sudan.”

    Heaton, a Virginia man, decided last year to make his daughter’s wish of becoming a princess into reality. “I founded the nation in love for my daughter,” Heaton told the Washington Post.

    Heaton searched online for unclaimed land, which led him to Bir Tawil, an arid region left unclaimed by both Sudan and Egypt after a border dispute. The father of three eventually got permission from Egyptian authorities to travel to the area.

    The idea for a new nation: Last year, after playing with Emily, Heaton realized how hell-bent she was on becoming a princess. And instead of giving her false hope or hitting her with a reality check, Heaton was inclined to grant her wish.

    On Emily’s seventh birthday, June 16, Heaton planted a blue flag emblazoned with a crown and four stars in the desolate desert of Bir Tawil, deeming it a new nation.


  • Espace : le retour de la guerre froide ? - France Info
    http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/du-cote-des-etoiles/espace-le-retour-de-la-guerre-froide-1406121-2014-05-03

    La crise ukrainienne avive les tensions entre la Russie et les Etats-Unis, lesquels menacent d’embargo l’industrie spatiale russe. Réponse du vice-premier ministre de Vladimir Poutine : « Je suggère aux Américains d’envoyer leurs astronautes vers l’ISS avec un trampoline ».

    ......

    #conquête-spatiale
    #espace
    #guerre #froide
    #lanceurs
    #trampoline
    #US
    #Russie
    #crise-ukrainienne


  • Citations tirées du #livre de #David_ALBAHARI,

    L’homme de neige


    Résumé :

    Le narrateur de L’homme de neige a une idée fixe : boire du jus d’orange. Venu de l’#ex-Yougoslavie, il est invité comme écrivain en résidence dans une université nord-américaine. Mais sa nouvelle vie, confortable et bien réglée, dont il note minutieusement les moindres détails, ne fait tout simplement pas sens pour lui. Ses quelques cours et conférences, ses obligations sociales et ses conversations avec les professeurs et étudiants, tout est envahi par un sentiment d’échec et d’ennui - sentiment auquel il échappe seulement grâce à l’idée de boire du jus d’orange. Puis, cet équilibre fragile se fissure. Le narrateur a de plus en plus l’impression de flotter, voire de se désagréger. La découverte d’une armoire fermée à clef au sous-sol tourne vite à l’obsession, et lorsqu’il cède à la tentation de l’ouvrir pour y trouver des cartes et des plans de toute sorte, il ne peut s’empêcher de les placarder sur les murs de son appartement en pleine nuit. Entouré ainsi de cartes qui illustrent les déchirures de l’Histoire et la fragilité des identités et des frontières, il sent les choses se brouiller de plus en plus autour de lui. Jusqu’à ce que les premières neiges tombent sur la ville.

    http://www.babelio.com/livres/Albahari-LHomme-de-neige/120981

    Citations :

    « La #géographie est un état, un moment plus ou moins bref ou long d’un acquis ; l’#histoire, c’est un diagnostic, c’est la nuit. […] L’histoire est déboîtement, déraillement du cours habituel des choses, quelque chose comme un disque rayé, sa répétition perpétuelle, souvent absurde, parfois claire et précise comme une prédiction. […] L’histoire n’a rien à voir avec la parole, elle se produit dans un espace autre que celui des mots, espace parfois exigu, parfois insaisissable, auquel l’individu en tant que tel n’a pas accès. La parole est un phénomène collectif, mais qui se réalise au niveau individuel, alors que l’histoire est individuelle, mais se réalise sur le plan collectif. La parole jaillit, gicle comme un jet d’eau, alors que l’histoire happe comme un gouffre de rivière souterraine »

    David ALBAHARI, L’homme de neige, Gallimard, 2004, p.64.

    « ’De même qu’une #bibliothèque est un cimetière de récits morts, les #cartes sont des cimetières de l’histoire morte, me suis-je dit. Seul est vivant un récit qui ne se livre pas au langage, comme seule est vivante une histoire une histoire qui ne se livre pas aux cartes. Il est vain d’écrire, comme il est vain de dessiner une carte. Les mots ne sont qu’un écho, la résonance d’un creux, des cavaliers fantômes dans le ciel, tout comme les frontières ne sont que des gribouillages sans réalité, des obstacles invisibles. Un récit n’existe pas plus sur le papier, entre les pages d’un livre, qu’une véritable #frontière n’existe sur une carte ou dans un #atlas ».

    David ALBAHARI, L’homme de neige, Gallimard, 2004, p.100.

    « Seuls les prestidigitateurs, me suis-je dit, utilisent encore l’abri d’une toile ou le réconfort d’une caisse dont ils resurgissent transfigurés, victorieux de la nature, porteurs de la promesse que le monde peut, malgré tout, être meilleur. A condition, me suis-je dit, que le monde ne soit pas une carte et que nous ne voulions pas être des #cartographes »

    David ALBAHARI, L’homme de neige, Gallimard, 2004, p.105.

    « Le professeur de sciences politiques a bu une gorgée de bière, essuyé la mousse sur ses lèvres. ’L’homme, les humains, a-t-il dit, forment un cercle à part, non pas sur la croûte, comme on pourrait le croire, mais entre la croûte et l’atmosphère, un cercle qui, véritablement, n’appartient à personne. Ce cercle, a-t-il poursuivi en retournant encore une fois la serviette, est également divisé en nombreuses parties, avec leurs points de rencontre, avec leurs frontières exerçant des frictions les unes contre les autres, et avec des rebords qui empiètent les uns sur les autres’. Il nous a regardés. Personne n’a ouvert la bouche. ’C’est là, à ces endroits, a-t-il dit, que surviennent les guerres, de la même manière, justement, que se produisent les tremblements de terre, lesquels se répètent aussi longtemps que les anomalies géologiques ne sont pas corrigées. A la seule différence près qu’ici il n’est pas question de géologie, mais de l’esprit humain’. […] ’De la même manière, a dit le professeur de sciences politiques, les #guerres se répètent jusqu’à ce que les anomalies de l’esprit humain soient corrigées, jusqu’à ce que les différences soient aplanies, la compréhension établie, ou jusqu’à ce que quelqu’un soit anéanti ».

    David ALBAHARI, L’homme de neige, Gallimard, 2004, p.78.

    « J’ai feuilleté lentement l’Atlas historique de l’Europe centrale et orientale. Des empires se muaient en royaumes, des comtés s’unissaient en provinces, des provinces devenaient républiques, des monarchies se querellaient, des régions autonomes se repliaient sur elles-mêmes, des fédérations aspiraient à devenir des confédérations, mais les frontières, au sens plus large, les vraies, celles qui relevaient vraiment de l’esprit et non des modifications militaires ou politiques, restaient les mêmes, toujours le long des mêmes #délimitations_géographiques. Certains fleuves sont simplement restés infranchissables, certaines falaises insurmontables. Peu importait où se trouvait une frontière, frontière justifiée par une guerre, une #conquête ou un compromis : la vraie frontière pouvait être quelque part ailleurs. Parfois, une rivière qui traversait depuis des siècles un Etat, bien à l’intérieur de son territoire, n’avait pourtant jamais servi de lien, n’avait toujours fait que séparer, au contraire, que confirmer les différences, montrant que le monde peut avoir mille masques mais un seul vrai visage »

    David ALBAHARI, L’homme de neige, Gallimard, 2004, pp.90-91.

    #lecture


  • #Chine : 10 ans après un 1er vol habité, la #conquête #spatiale se poursuit

    Dix ans après l’envoi dans l’espace de son premier #astronaute, la Chine poursuit son ambitieux programme spatial, à l’heure où sa rivale américaine, la Nasa, est paralysée pour cause d’impasse budgétaire.

    La conquête de l’espace, autre facette de l’expansion de la puissance chinoise

    http://www.liberation.fr/monde/2013/10/14/espace-la-chine-poursuit-son-ambitieux-programme-spatial_939306

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 14/10/2013


  • #Vinexpo : la #Chine à la #conquête du #vin #français

    Le #salon #mondial du vin se tient jusqu’à jeudi à Bordeaux, région qui connaît depuis 2011 une affluence d’ #investisseurs #chinois. Les négociants bordelais y trouvent leur compte mais certains experts regrettent l’amateurisme de ces nouveaux arrivants.

    Les chinois ont effectivement débarqué en masse.

    http://www.france24.com/fr/20130619-france-salon-vin-vinexpo-chinois-bordeaux-satisfaction-mefiance-n

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 17/06/2013


  • Fazal, T.M.: State Death: The Politics and Geography of Conquest, Occupation, and Annexation.

    http://press.princeton.edu/titles/8552.html

    State Death: The Politics and Geography of Conquest, Occupation, and Annexation

    Tanisha M. Fazal

    eBook | ISBN: 9781400841448

    If you were to examine an 1816 map of the world, you would discover that half the countries represented there no longer exist. Yet since 1945, the disappearance of individual states from the world stage has become rare. State Death is the first book to systematically examine the reasons why some states die while others survive, and the remarkable decline of state death since the end of World War II.

    Grappling with what is a core issue of international relations, Tanisha Fazal explores two hundred years of military invasion and occupation, from eighteenth-century Poland to present-day Iraq, to derive conclusions that challenge conventional wisdom about state death. The fate of sovereign states, she reveals, is largely a matter of political geography and changing norms of conquest. Fazal shows how buffer states—those that lie between two rivals—are the most vulnerable and likely to die except in rare cases that constrain the resources or incentives of neighboring states. She argues that the United States has imposed such constraints with its global norm against conquest—an international standard that has largely prevented the violent takeover of states since 1945.

    #bibliographie #livre @géopoliique #conquête #empire #annexion #colonisation


  • Cartographie chronospatiale... Time of travel in the 1800s

    Voilà pourquoi j’aime beaucoup suivre FlowingData

    http://flowingdata.com/2013/01/04/time-of-travel-in-the-1800s
    January 4, 2013 to Mapping by Nathan Yau

    Time of travel in the 1800s

    From the 1932 Atlas of the Historical Geography of the United States, these maps paint the picture of transportation in the 1800s. Each line represents how far one could travel in some amount of time, starting from New York. For example, it took about a month to get to Louisiana.

    In contrast, here’s what travel by railroad in 1930 looked like:

    Travel in 1930

    #etats-unis #cartographie #transport #voyage #conquête-de-l-ouest


  • #Algérie : L’ #islamisme algérien, #oeuvre majeure du #nationalisme réactionnaire #tenant aux valeurs vétustes.

    https://sites.google.com/site/akhbardzaer/Ecrire-article/selection-analyses-et-pertinences/l-islamisme-algerien-oeuvre-majeure-du-nationalisme-reactionnaire-tena

    Titre original : Algérie : L’islamisme à la #conquête du #pouvoir 1962 -1992

    PAR RACHID OULEBSIR

    _Le pouvoir algérien est historiquement le générateur de l’islamisme politique dont la #barbarie terroriste représente le stade suprême d’évolution et d’expression. Par une longue série ininterrompue de concessions, d’abord formelles puis concrètes et fondamentales, les tenants du pouvoir ont fait le lit de l’intégrisme religieux dans les #institutions de la république et dans le corps de la société marquée par les traumatismes de 132 ans de #colonisation_