• Présent d’usage : définition, montant et fréquence (et blanchiment pour millionnaires)
    ►https://www.geretonpatrimoine.fr/present-usage-definition

    Si toi aussi, tu t’inquiètes de savoir si les quarante euros que tu donnes à ton neveu Kevin à Noël risquent d’être requalifiés en donation fiscalisable, sache qu’il existe une exonération appelée « présent d’usage » répondant à des critères stricts, en particulier de proportionnalité à la fortune et aux revenus.

    Ainsi, ne sois pas inquiet, tes quarante euros ne seront probablement pas requalifiés ni fiscalisés car :

    La doctrine et la jurisprudence suggèrent comme repère indicatif environ :
    2 % du patrimoine du donateur
    2,5 % de ses revenus annuels

    Donc si tu gagnes un SMIC net de 1426 euros soit 17112 euros par an, tu peux même aller jusqu’à faire un « présent d’usage » de 427 euros à ton neveu. Chouette !

    Tu verras qu’il existe d’autres critères à respecter mais le plus important à retenir, c’est bien la proportionnalité, car si par le plus heureux des hasard, tu ne gagne pas le SMIC mais un peu plus, par exemple des millions , tu vas pouvoir transmettre chaque année 2% de tes millions d’euros à tes filles chéries Marie-Charlotte et Anne-Catherine, sous forme de « présents d’usage » sous le sapin, qui échapperont aux droits de donation et de succession en vigueur. Je propose que par convention facétieuse, nous appelions cette opération « blanchiment sous la sapin à la barbe du père Noël »

    Il me semblait important de faire ce petit point pédagogique pour que tu comprenne bien ce que signifie de vivre dans un pays qui te garantit « l’égalité des droits ».

    ►https://www.geretonpatrimoine.fr/present-usage-definition

    P.S : Pour être complet, je tiens à te rappeler dans le cas où tu es au RSA et que ta grand-mère Germaine te donne un coup de pouce de cinquante euros, il faut que tu le déclare à la CAF comme source de revenus.

    • #consanguinité #endogamie #héritage #fiscalité

      Pour le RSA, pareil si tu disposes d’argent sur des comptes sur livret. Non seulement tu as fait des sacrifices (de dépenses) pour te constituer une petite épargne (la fameuse « poire pour la soif ») mais hop hop hop ! Tu vas l’utiliser ton épargne puisque tu es dans la merde et que c’est forcément de ta faute (tu es un·e mauvais·e entrepreneur·euse de ta vie) et après on va te recalculer l’aumône que tu vas recevoir de « l’état providence ».
      Même chose si tu prétends toucher une pension de réversion de ton conjoint décédé. Déclare bien la moindre piécette qui traîne au fond de tes poches.

  • Parcoursup est lancé. Et à l’université, c’est tous les jours le Doomsday. – affordance.info
    ▻https://affordance.framasoft.org/2026/01/parcoursup-est-lance-et-a-luniversite-cest-tous-les-jours-le-d

    Dites et pensez ce que vous voulez de l’université mais gardez en tête que tout cela concerne d’abord vos enfants. Trois millions d’entre eux. Le monde dans lequel vos gosses (et les miens) vont devenir des adultes n’aura plus rien de commun avec celui que nous avons connu. Dérèglement climatique, conflits internationaux, escalades militaires, brutalisation des démocraties et des institutions, désinformation massive, arrivée au pouvoir de régimes autoritaires, illibéraux, montée des nationalismes et des fascismes. Donc on ne va pas seulement avoir besoin de discipliner les corps via la remilitarisation qui s’annonce, mais on va aussi avoir besoin, et besoin comme jamais d’avoir des gens capables de réfléchir et de penser le monde, leur monde, avec toute la distance et les connaissances que cela implique.

    • Alors pour celles ou ceux qui sont aux manettes, l’effondrement des enseignements universitaires n’est pas un problème. Les gueux·euses n’ont pas besoin de ce genre de savoir pour servir de chair à canon/patron. Quant aux progénitures de la bourgeoisie, elles auront toutes leurs chances d’acquérir un bon « bagage » grâce aux officines privées. Et malheur aux personnes issues de la « classe moyenne » : elles seront toujours dépassées financièrement dans la course au bifteck. C’était son « projeeeet ». Ça a toujours été le projet de la classe possédante d’envoyer les « sans-dent » au charbon pour qu’eux mêmes aient tout le loisir de se palucher dans leurs tours d’ivoire, tout en faisant croire aux gens de la classe moyenne qu’il suffirait d’être « méritants ».

      #héritiers #consanguinité (des élites)

  • 24 556 expulsions locatives en 2024 : le député Renaissance Guillaume Kasbarian « assume le record » et provoque la colère de la gauche

    L’ancien ministre du Logement s’est attiré les critiques de plusieurs députés en affirmant qu’il faudrait « aller plus loin dans le respect de la propriété privée et la rapidité des expulsions », alors que des milliers de personnes vivent sans domicile fixe en France.

    Par Ariel Guez - Le 2 novembre 2025 à 15h06 - Le Parisien
    ▻https://www.leparisien.fr/politique/24-556-expulsions-locatives-en-2024-le-depute-renaissance-guillaume-kasba
    ▻https://www.leparisien.fr/resizer/4i9qdXAye8aHcxSO-uf2vc-9Yuo=/1200x675/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/BLDQZUZ4MVEWJMJSQFHU62YLKM.jpg

    Soixante-sept expulsions par jour en moyenne. En 2024, 24 556 ménages ont été expulsés de leur logement avec le concours de la force publique, un record. Invité sur franceinfo ce samedi pour réagir à cette actualité et au début de la trêve hivernale, Christophe Robert, directeur général de la Fondation pour le logement des défavorisés, a évoqué la « fragilité de beaucoup de nos concitoyens à payer leurs loyers et leurs charges » et « l’augmentation du coût du logement ». Il a aussi indiqué que la loi Kasbarian-Bergé pouvait expliquer en partie un tel chiffre.

    Avec ce texte, aussi appelé loi « antisquat », on a « une logique plus sécuritaire que préventive. On a passé un cap (…) Ça a conduit à une accélération des expulsions locatives, y compris parfois pour quelques centaines d’euros » d’impayés, a-t-il déploré. « Ce qui n’est pas acceptable (…) Il y a des personnes de plus de 60 ans, des femmes seules avec enfant qui se retrouvent sans rien ! » (...)

  • Parcoursup : au lycée, les notes sont devenues « un truc de dingue ! » | Les Echos
    ▻https://www.lesechos.fr/politique-societe/education/parcoursup-au-lycee-les-notes-sont-devenues-un-truc-de-dingue-2138476
    ▻https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/67628fb1fc6fd56a7e3dbafb/1280x720/01302113269762-web-tete.jpg

    Des parents s’interrogent : faut-il éviter tel établissement réputé noter plus sévèrement, afin d’« avoir plus de chances dans Parcoursup » ? Certains lycées croient avoir trouvé la parade, en fournissant deux bulletins de notes - l’un, officiel, pour Parcoursup et l’autre, officieux, pour se préparer à la notation dans l’enseignement supérieur…

    Mouhahaha

    Dans les universités comme dans les grandes écoles, les professeurs qui sélectionnent les candidats se disent déconcertés par « l’inflation » des notes de contrôle continu qui « altère leur capacité à distinguer les dossiers », à l’instar de Sciences Po Paris. Son directeur, Luis Vassy, a décidé « d’accroître très sensiblement le poids de l’écrit du bac de français puisque c’est en fait la seule note qui soit notée de manière homogène sur le territoire national », indique-t-il. Sciences Po va aussi renforcer le poids de l’oral, de sorte que Parcoursup ne pèsera plus que pour 50 % dans la sélection.

    C’est tellement de la merde.

    Dans les universités comme dans les grandes écoles, les professeurs qui sélectionnent les candidats se disent déconcertés par « l’inflation » des notes de contrôle continu qui « altère leur capacité à distinguer les dossiers », à l’instar de Sciences Po Paris. Son directeur, Luis Vassy, a décidé « d’accroître très sensiblement le poids de l’écrit du bac de français puisque c’est en fait la seule note qui soit notée de manière homogène sur le territoire national », indique-t-il. Sciences Po va aussi renforcer le poids de l’oral, de sorte que Parcoursup ne pèsera plus que pour 50 % dans la sélection.

    Les gus qui refusent d’admettre que tout ça n’est que de la merde !

    Comment en est-on arrivé là ? La faute à qui ? A la réforme du bac ? « Pas du tout ! » répond Pierre Mathiot. Le problème, c’est que le contrôle continu est « maltraité dans tous les sens du terme ». « C’est l’échec absolu des plans d’évaluation d’établissements que nous avions tenté de mettre en place avec Jean-Michel Blanquer [l’ex-ministre de l’Education nationale, NDLR] », estime-t-il en renvoyant « à l’un des grands mammouths du système scolaire français qui consiste dans la manière de noter et dans la place de la note ».

    En France, on explique qu’un 17,5/20 ne vaut pas un 18/20, alors d’autres pays ne mettent pas de note… « Les enseignants sont mis en difficulté sur la notation, qui est pour eux une espèce de droit absolu, alors que la solution consisterait à inventer des collectifs de travail, avec des enseignants se mettant autour de la table pour dire ’Voilà comment on note, tous ensemble ’ ». Une « révolution » qui paraît encore bien lointaine.

    L’annonce d’une nouvelle épreuve anticipée de mathématiques changera peut-être la donne. Luis Vassy la voit comme un moyen de « sortir de la contrainte du contrôle continu » et de « disposer de données objectives des élèves le plus tôt possible » dans la procédure de sélection. Sa mise en oeuvre risque toutefois de rouvrir la guerre du bac et des coefficients entre les épreuves terminales.

    • La faute à qui ? A la réforme du bac ? « Pas du tout ! » répond Pierre Mathiot.

      ben voyons ! la réforme du bac a suivi à la lettre les recommandations du rapport … Mathiot. cf.

      Réforme du baccalauréat : le rapport Mathiot | vie-publique.fr
      ▻https://www.vie-publique.fr/en-bref/19823-reforme-du-baccalaureat-le-rapport-mathiot

      Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reçu le 24 janvier 2018 le rapport de Pierre Mathiot sur la réforme du baccalauréat à l’horizon 2021.

      c’est d’ailleurs mentionné dans l’article et dans la citation mise en exergue
      Pierre Mathiot, concepteur de la réforme du bac

    • Ce qui est étonnant est de découvrir ce problème seulement maintenant... D’ailleurs, ce problème se retrouve partout, et pas juste au passage secondaire-université, mais aussi après, sur le passage de la licence à la maîtrise. En amérique du nord, je vois des universités où (désolé, on note en lettre) la note moyenne d’un cours est A (qui peut être la meilleure note), autrement dit, dans un dossier, A signifie à la fois « le/la meilleur » et en même temps « note moyenne ». Depuis des années, je me retrouve à devoir classer des candidat(e)s (pour des bourses, des admissions, des stages), et c’est devenu juste n’importe quoi. On ne peut plus regarder les notes, qui ne veulent plus rien dire*, on regarde le reste (extra-curriculum, et recommendation). Après, on est typiquement dans un problème de loi de Goodhart (►https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Goodhart) : si un critère est utilisé, il est détourné. On est clairement arrivé dans un monde de surenchère, et c’est triste...

      * je suis étonné que personne n’évoque, en France, le système utilisé au Québec (la cote R ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Cote_R, @simplicissimus retrouvera des idées classiques de statistiques de modèles hiérarchiques, de positionnement d’élève dans une classe, d’une classe dans un établissement)

    • Cette dérive ce sont les lycéen·nes qui l’ont le mieux anticipée, et ce dès la première année de la réforme Blanquer. En tant que représentant des parents d’élèves il a fallu que j’explique aux profs que chaque note était cruciale, car il est plus facile de diminuer une moyenne que de la remonter. Ils n’y avaient pas réfléchi, à l’époque. Les lycéen·nes si.

    • Mais du coup faut revenir à des notes plus sévères qui classent vraiment (puisque quand même ya physiquement une limite de nombre à chaque formation, BTS, licence, maitrise, etc donc fatalement il FAUT trier non ?), et réautoriser plus de redoublements (mais ya pas assez de places dans les lycées puisque ya toujours des nouvelles générations qui arrivent) ? Mais au risque que plus de monde arrêtent les études longues comme avant ?

    • Non, le problème c’est qu’ils ne veulent pas ouvrir de places en fac et au lycée où la démographie le nécessiterait.

      La réforme Blanquer, c’est juste ça : limiter les entrées dans le supérieur et laisser le marché et les privées se partager ceux qui peuvent.

      Avant, le bac était le premier diplôme d’études supérieures : tu l’avais, tu pouvais t’inscrire au moins en fac.

      Comme on a poussé les murs au taquet depuis 30 ans et qu’on ne veut pas mettre une thune de plus (voire même se refaire sur la bête), toutes les réformes ont eu pour objet de marginaliser le bac qui est devenu purement décoratif et de mettre en place la sélection partout selon des critères les plus arbitraires (ou les plus contournables) possibles… pour les classes moyennes et populaires.

      Faut vraiment bien voir l’ensemble du tableau : tu entrais en fac même avec un bac au repêche, maintenant, tu n’y arrives plus forcément avec une mention.

      Tu choisissais l’endroit et la matière à étudier, maintenant, c’est réservé à une toute petite élite pendant que les autres ont des choix par défaut, contraints et résignés… et souvent loin de chez eux.
      Pour ceux qui ont des moyens financiers, c’est moyennement embêtant.
      Sans argent, avec le prix des transports et l’inflation de loyers, c’est mission impossible… et autant de jeunes qui ne peuvent plus étudier.

    • Si on en croit tous ces développements, on s’aperçoit que dans les « démocraties » de l’Occident global, c’est un peu comme dans les régimes autoritaires post soviétiques : les gens s’adaptent pour se faufiler entre les mailles du filet coercitif. Et dans la chaîne de commandement, tu as des gonzes qui préfèrent bidouiller en loucedé plutôt que dénoncer la catastrophe. En parallèle (et à l’origine du problème), tu as les malfaisants qui ne pensent qu’à se gaver et à entretenir leurs réseaux en faisant en sorte que leurs copains puissent aussi partager le fromage.

      #consanguinité (des élites) #gestionnaires_du_cheptel_humain #surnuméraires #capitalisme_du_désastre

    • On rigole comme ça mais n’oublions pas que c’est ainsi qu’on s’est retrouvé avec un méchant virus qui a pu prendre l’avion vite fait suite à un accident de laboratoire signalé trop tardivement à cause de la crainte des sanctions.

      (Merci de votre attention : c’était la minute comploplo du Dr Sombre).
      #don't_look_up

  • Jean-Luc Hees a démissionné du comité d’éthique d’Europe 1 après avoir écouté la radio : « J’ai commencé à avoir des boutons » – Libération
    ▻https://www.liberation.fr/economie/medias/jean-luc-hees-a-demissionne-du-comite-dethique-deurope-1-apres-avoir-ecou

    « Je n’avais pas écouté Europe 1 depuis quarante ans, et puis j’ai écouté la station entre 9 heures et 9 h 30… raconte l’ancien PDG de Radio France, prenant soin de ne pas mentionner qu’il s’agit de l’horaire de la première partie de l’Heure des pros animé par Pascal Praud, codiffusée avec CNews depuis le début de l’année. Je ne savais pas qu’il y aurait ça à la rentrée, ni Philippe de Villiers. En écoutant ça, j’ai commencé à avoir des boutons. J’ai d’autres choses à faire, comme m’occuper de mon chien. »

    • Au lieu de prendre l’air avec J-L Hees et son chien. Philippe Val (72 ans) ancien directeur de France-Inter (intronisé à cette fonction par sa bonne amie Carla Bruni) et de Charlie Hebdo (avec sa sœur Caroline Fourest) glaviote tout les lundi sur Europe 1 dans la matinale de son confrère Dimitri Pavlenko. Ce con pense que ses réflexions sont encore digne d’intérêt. Tout comme 30 ans après le génocide rwandais, avec la complicité de la France, il faudra mesurer dans l’avenir la nuisance que ces médias laisseront dans les esprits. L’ampleur des dégâts est déjà là.

    • « radio mille collines » décryptée par Pauline Perrenot et Elvis Bruneaux pour #Acrimed.
      Europe 1 : une matinale au cœur de la contre-révolution réactionnaire - Acrimed | Action Critique Médias
      ▻https://www.acrimed.org/Europe-1-une-matinale-au-coeur-de-la-contre

      À l’occasion des récentes recommandations adressées par le Conseil d’État à l’Arcom en matière de régulation du pluralisme [1], tous les regards se sont tournés vers #CNews. Comme il n’est plus à démontrer que la chaîne est devenue, sous l’égide de Vincent #Bolloré, un média d’opinion promouvant une contre-révolution réactionnaire, nous avons décidé de nous pencher sur l’autre pépite de l’empire médiatique constitué par le magnat d’extrême droite : Europe 1. Du 28 août au 29 décembre 2023, nous avons écouté l’intégralité des interviews réalisées par Sonia Mabrouk et Dimitri Pavlenko. La matinale incarne un condensé du prêt-à-penser médiatique 2.0, entre néolibéralisme autoritaire mainstream et extrême droite normalisée, au prix d’un sacrifice systématique des opinions et des représentants de la gauche, dans toutes ses composantes.

    • L’Arcom, autorité publique indépendante (API), est composée d’un collège de neuf membres, de plusieurs directions placées sous la responsabilité du directeur général et de ses adjoints, ainsi que de seize antennes régionales, implantées en métropole et en Outre-mer.

      Cette organisation, adaptée à l’ensemble des missions du régulateur, intègre des profils variés de spécialistes des grands enjeux du secteur de l’audiovisuel et du numérique.

      L’Arcom est composé d’un collège de neuf membres :

      le président de l’Arcom, nommé par le président de la République ;
      trois membres désignés par le président de l’Assemblée nationale ;
      trois membres désignés par le président du Sénat ;
      un membre désigné par le vice-Président du Conseil d’État et un membre désigné par la Première présidente de la Cour de cassation .

      La nomination du président et des huit conseillères et conseillers par cinq autorités distinctes est l’une des principales garanties de l’indépendance de l’instance .
      ▻https://www.arcom.fr/nous-connaitre/notre-institution/gouvernance

      (Fin de la blague)

      #consanguinité

  • Alexis Potschke : « J’ai lu le message du ministre et j’ai peur »
    ▻https://www.cafepedagogique.net/2023/12/12/alexis-potschke-jai-lu-le-message-du-ministre-et-jai-peur

    J’ai lu le message du ministre tout à l’heure, et j’ai peur maintenant, très peur de ce qui vient : ça faisait longtemps que je n’avais pas eu peur comme ça.

    Il y a un passage qui m’a plongé dans une angoisse terrible. Tenez, c’est ce morceau-là :

    « À compter de la rentrée prochaine, les élèves de 6ème et de 5ème seront donc désormais répartis en 3 groupes de niveaux pour leurs enseignements de français et de mathématiques. »

    Ça n’a l’air de rien, comme ça, et quiconque ne sait pas vraiment ce qu’est une classe pourrait même hausser des épaules, trouver cela normal, se dire que j’en rajoute, passer outre. Ah ! ces profs, ils se plaignent tout le temps !

    C’est malgré tout la mise à mort d’une certaine vision de l’enfance. C’est la fin de l’idée des classes hétérogènes ou chacun peut apprendre à chacun et de chacun, où les élèves en réussite peuvent venir en aide aux élèves en difficulté, et où les élèves en difficulté peuvent prendre confiance en eux, s’appuyer sur leurs pairs ; se sentir un peu, de temps en temps, membre d’un groupe qui n’est ni bon ni mauvais, juste un groupe ; savourer leurs prises de parole réussies, travailler ensemble : apprendre des autres et leur apprendre des choses.

    C’est la fin d’un même postulat d’éducabilité. Tous les élèves sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres ! À dix ans, le rouage se met en marche : les uns à droite, les autres à gauche, le bénéfice du doute pour le ventre mou, tout ça, ça se rangera plus tard. Hop ! On classe, on trie ! Mais ce qu’il faut bien avoir à l’esprit, c’est que c’est pour le pire. Que ça ne marche pas.

    Imaginez-vous, dix ans fraîchement révolus, faire votre entrée au collège. Le couperet est tombé quelques semaines plus tôt, vous ne le saviez peut-être même pas, mais : vous êtes un élève en difficulté. Alors voilà : vos camarades seront des élèves en difficulté. Votre enseignant vous fera des cours pour élèves en difficulté. Vous aurez un emploi du temps d’élève en difficulté. Vous avez dix ans, votre avenir a déjà un nom.

    Autour de vous, aussi : essentiellement des garçons. À cet âge, les groupes de niveaux sont aussi, malheureusement, des groupes de genre.

    Vous ne pourrez pas profiter des remarques brillantes de vos camarades, travailler avec eux, apprendre d’eux : non, ce n’est pas la place qui vous a été assignée. Vous êtes en difficulté. Vous aurez toujours l’impression que vos enseignants vous parlent plus lentement qu’aux autres, et de la suspicion en lisant les appréciations sur votre bulletin.

    Le groupe classe, c’est fini. Bienvenue dans le sépulcre des ambitions. Mais que voulez-vous ? C’est ainsi que fonctionne la fabrique des élites. On vous laissera prendre la forme qu’on attend de vous. Vous n’apprendrez que ce qu’on a décidé de vous apprendre – à vous, parce que vous êtes : en d-i-f-f-i-c-u-l-t-é. Tant pis pour le reste !

    #école #élèves #éducation #groupes_de_niveau #ségrégation

    • On arrive au tri classiste et à la ségrégation mise en place déjà au lycée il y a 10 ans. Ça n’était pas clairement écrit, mais j’ai vu celleux qui avaient une bourse relégués dans des classes différenciées, avec des profs et un programme différent et surtout un discours de la direction à leur égard de type « Ah mais non, tu ne peux pas aller dans cette classe, iels ont beaucoup plus d’assurance que toi. » Et j’aurai aimé vous montrer une photo des classes, de ceux avec l’assurance de leur avenir et celleux qui n’en avaient pas, la différence de leurs fringues, leur façon altière de se tenir, de se sentir bien dans leur peau, de s’échanger leur réseau. Les soldats et leurs maitres.

    • Le groupe le plus performant sera affublé du doux nom de « castor » et avec le second groupe, appelés « les chasseurs », ils formeront l’Arc RIP aux Blicains. Quant aux élèves du troisième (et dernier) groupe dénommé « les sauvageons », ils se verront imposer un SNU à vie avec lever du drapeau en pyjama rayé tous les matins jusqu’au bout de leur vie. Par contre, les ceusses qui appartiennent à l’élite castorienne seront eux exemptés de service national universel et, promus aux mérites de leurs géniteurs, ils pourront aller directement pantoufler dans des cabinets de conseil après avoir obtenu leur bac avec mention.

      #école-caserne #saloperies #privilèges_de_classe #classes_ghettos #Gabriel_Attal #consanguinité #endogamie

    • Plus sérieusement, ceci est la conséquence fatale (dans le sens où ça devait arriver un jour) d’un délitement de l’institution #éducation_nationale initié par Sarkozy et finalisé par Blanquer : effectifs pléthoriques dans les classes. Des missions toujours plus nombreuses assignées aux personnels soumis à un feu roulant d’injonctions contradictoires. Résultats : les enseignants se barrent. Le recrutement se tarit. Les relations entre familles et l’institution deviennent de plus en plus conflictuelles. La hiérarchie (du sommet de la pyramide au plus médiocre sous-fifre) va essayer de dissimuler la poussière sous le tapis avec l’idéologie patriotico-laïcarde mais l’illusion fait rapidement long feu.
      Ce processus fait partie d’un dispositif idéologique qui a fait ses preuves dans les pays anglo-saxons, le fameux « starving the beast ».
      A mon avis, les familles « castoriennes » n’hésiteront pas un seul instant et scolariseront leurs progénitures dans le privé, cette attitude étant déjà une tendance lourde. Quant aux deux autres groupes de niveau, ils s’affronteront sur les bancs de l’école publique, les uns zélateurs impénitents de l’idéologie libertarienne, les autres au mieux regarderont par la fenêtre pour faire passer le temps, au pire mettront le feu aux établissements. On fera croire aux familles « chasseurs » que leurs enfants sont l’avenir de la nation et on les enjoindra de faire régner l’ordre raie-pue-blicain au sein de leurs établissements (en dénonçant par exemple les comportements idéologiquement déviants des familles sauvageo-wokistes.
      L’école a toujours été une interface d’une grande porosité entre la société et le pouvoir. Ça ne fait que se confirmer.
      Mon messages aux (ex) collègues qui y croiraient encore : courage, fuyez ou résistez !

    • Un copain de 40 ans, y-a 10 ans : « mais les budgets n’ont jamais été aussi élevés, faut arrêter de vouloir faire grève ou de dire qu’on n’a pas les moyens ». Les budgets à l’époque augmentaient pour prendre en compte l’augmentation du nombre d’élèves si mes souvenirs sont bons. Mais les profs n’étaient pas remplacés, et le pli était donné. 10 ans plus tard, plus personne ne veut devenir prof.

    • Les élèves du groupe « chasseurs » issus en majorité des familles de la classe moyenne déclassée auront bientôt un joli uniforme et s’ils se tiennent sages, ils pourront effectuer leur SNU aux Antilles (ou tout autre DOM-TOM).
      NB : ces familles « chasseurs » auront plébiscité le RN aux présidentielles de 2027.

    • Les jeunes parents, très écolos et socio-conscientisés qui approchent de la 40aine ont vite mis leurs discours sous le boisseau quand il s’est agit de scolariser leur précieuse progéniture là où les prolos autrement glorifiés n’ont pas d’autres choix que de laisser la leur et les « pédagogies alternatives » ont été là bonne excuse toute trouvée et toute offerte, en vrai, pour justifier leur cavalcade vers le privé, bien moins couteuse, socialement que les stratégies anciennes de contournement de la carte scolaire.

    • Ayant bossé (sur un poste adapté) à Angers avec la crème des pédagos dans « l’ingénierie éducative », les collègues ne se cachaient même pas de scolariser leurs rejetons dans le privé catho, parce que bon, hein, le collège (public) de secteur avait « clairement pas le niveau » ... Bel euphémisme en tout cas.

    • « Les groupes de niveau viennent percuter la motivation et l’estime de soi, et donc la réussite scolaire »
      ▻https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/12/17/les-groupes-de-niveau-viennent-percuter-la-motivation-et-l-estime-de-soi-et-

      Les économistes Yann Algan [HEC] et Elise Huillery [Dauphine] estiment, dans un entretien au « Monde », que, pour faire face à l’hétérogénéité des niveaux, il faudrait investir davantage dans la formation des enseignants et dans les compétences sociales et comportementales des élèves.

      .... à partir des évaluations de 6e de 2021, 50 % des élèves de classes sociales défavorisées se retrouveraient dans le groupe des élèves faibles contre seulement 13 % des élèves de classes sociales très favorisées. Les inégalités de genre seraient également marquées : le groupe des élèves forts en français compterait 57 % de filles et celui des forts en maths 56 % de garçons.

      ▻https://archive.is/DwC84

      #PISA #économie #pédagogie_verticale #hétérogénéité #coopération

      "un choc d’ignorance"
      ►https://seenthis.net/messages/1032763

  • Dans le secret de « la Famille », une communauté religieuse très discrète en plein Paris
    ▻https://pastebin.com/ySSgRJpu

    La Famille, c’est le nom de cette communauté basée dans l’est de Paris, dont les 3000 membres ne se marient qu’entre eux. Pour la première fois, certains témoignent, et dénoncent un fonctionnement sectaire.
    Une fête religieuse célébrée par la communauté à Villiers-sur-Marne, aux Cosseux. La Famille compte 3000 membres, mais seulement huit patronymes.
    , Nicolas Jacquard

    Juste avant un coup de tronçonneuse (?), une des branches de cette secte qui a réussi, le catholicisme.

    #catholicisme #secte

    • Emmanuel Macron lance une nouvelle polémique avec sa phrase sur les 50 euros d’APL qui seraient la dernière obsession de certains Français ne connaissant rien à l’histoire de France. Prononcée dans un documentaire dont le Président a promu le réalisateur à la tête d’une chaîne publique, cette phrase nourrit l’image d’un Macron élitiste, avec un tropisme aristocratique qui le déconnecte de la réalité. Nul ne sait jusqu’où l’entêtement du Président à couvrir les citoyens de son mépris social le mènera.


      Il existe un plaisir rare en France : celui de visiter la demeure d’une vieille famille au sang bleu, et d’écouter son chef ou son héritier commenter l’arbre généalogique accroché dans le vestibule. Le meilleur moment est toujours celui où votre hôte vous explique le rôle tenu par son prétendu ancêtre dans le siège d’Antioche, en 1098, qu’il fit à cheval, bien sûr, quand vos ancêtres à vous le menèrent à pied. Et vous comprenez brutalement la différence entre l’histoire de France vue par ceux qui l’ont parcourue à cheval, et ceux qui n’avaient même pas les moyens de se payer un âne. Les premiers, comme les seconds, sont souvent convaincus que, sans les autres, l’histoire de ce pays serait bien plus belle.

      Emmanuel Macron n’échappe pas à la règle. Ses ancêtres ont peut-être participé au siège d’Antioche, mais à pied. Cela ne l’empêche pas de croire que le roman national fut surtout écrit par ceux qui le menèrent à cheval. C’est son péché pas complètement mignon, car la France s’est construite en rassemblant les deux : les cavaliers et les va-nu pieds. A force de ne pas le comprendre, l’histoire tragique pourrait bien lui jouer un mauvais tour.

      Le romantisme grand bourgeois d’Emmanuel Macron
      Emmanuel Macron a ceci de Rastignac qu’il rêve de grandeur, de lyrisme, d’héroïsme, de causes épiques. Pour lui la France, c’est une tragédie racinienne : des personnages aristocratiques agités par des passions élégantes. Et c’est dans cette pièce-là qu’il veut jouer. D’où cette déclaration ahurissante ▻https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/macron-critique-ceux-qui-pensent-que-le-summum-de-la-lutte-cest-les-50-euros-dapl/ar-AAwSeLU?li=BBwlBpb&ocid=spartanntp :

      Les gens qui pensent que la France, c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus (…) » et où l’ « on invoque la tragédie dès qu’il faut réformer ceci ou cela, et qui pensent que le summum de la lutte c’est les 50 euros d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. L’histoire de notre pays, c’est une histoire d’absolu, c’est un amour de la liberté au-delà de tout, c’est une volonté de l’égalité réelle ».

      Cette déclaration, par sa naïveté, a pour ainsi dire quelque chose de touchant, d’enfantin. C’est le rêve du fils à papa amiénois qui dit enfin sa vérité devant les yeux estomaqués d’un monde incrédule. Car, Rastignac, nous l’aimons tous, mais il est vieux de deux cents ans désormais, et Balzac n’a jamais caché les défauts de ce cynique ambitieux. Il n’y a guère qu’un adolescent perdu dans un monde d’adulte pour dire que la vraie France, c’est celle rêvée par Rastignac, et non celle de la prosaïque réalité.

      En ce sens, la France de Macron, c’est celle des héritiers de la bonne bourgeoisie de province qui s’ennuie dans un monde un peu morne, et qui rêve les yeux grands ouverts. Ici a parlé le fils du médecin picard, une sorte de Bovary contemporain, qui vomit la platitude des petites affaires et ne veut entendre parler que de salons, de dames en crinoline et de cochers les menant nuitamment à leur Odette après une soirée chez les Verdurin.

      Macron et le mal fantasmagorique des élites françaises
      On aurait bien tort de reprocher à Macron sa solitude dans cette espèce de déni face à la réalité française. La conviction que la France est un fantasme aristocratique a nourri l’imaginaire de tous les dirigeants de ce pays qui sont passés par #Sciences-Po et l’#ENA.

      Dans leur vision binaire, le peuple français est un ramassis de bourrins incapables de tout (de se gouverner, de se réformer, de réfléchir, de comprendre le monde, de parler les langues étrangères). Et comme ce sont des bourrins méprisables, il leur faut une élite qui les dirige et les réforme de préférence sans les consulter. En poussant un peu, on les entendrait même dire qu’une bonne décision est une décision contestée. Une décision qui ne fait pas polémique est jugée méprisable.

      Cette certitude qu’il faut mépriser les Français pour pouvoir gouverner la France est au cœur même du processus aristocratique qu’on appelle l’ENA. Macron n’est (et c’est peut-être son problème) que le énième numéro d’une même galerie de portraits tous portés par la même conviction immédiate.

      Le déni des échecs aristocratiques
      Le problème de cette prétendue culture aristocratique tient au déni face aux naufrages éhontés qu’elle a régulièrement produits dans l’histoire de ce pays. La raclée de 1940, par exemple, est tout entière due à la défaillance de nos élites, et il est de bon ton de le nier farouchement.

      Ainsi, traîne l’idée qu’en 1940, les soldats ne se seraient pas battus contre les Allemands. Qui se souvient qu’en réalité, en six semaines de combat, l’armée française a perdu 60.000 hommes et a infligé autant de perte à l’armée allemande ? La campagne de France fut perdue alors que sa plèbe fut très combative. Mais ses aristocrates, ses généraux, furent tous plus lamentables les uns que les autres et s’empressèrent ensuite de porter Pétain au pouvoir (De Gaulle et une poignée d’autres exceptés). La mythologie contemporaine interdit aujourd’hui de citer la longue liste des hauts fonctionnaires et des conseillers d’Etat qui, le 11 juillet au matin, ont parié sur Pétain et l’ont rejoint comme un seul homme pour réformer autoritairement le pays.

      Ceux-là ont été pour beaucoup dans l’occultation des causes réelles de la défaite. Et si Pétain n’avait pris des décrets raciaux et anti-maçonniques, beaucoup auraient, sans scrupule, continuer la collaboration jusqu’à la fin. Ou en tout cas très longtemps.

      La vraie histoire de la France, c’est celle-là. Celle d’une élite taraudée par sa manie de la #consanguinité et du #conformisme, qui n’hésite pas à régulièrement accaparer l’idée nationale et à la piller jusqu’au naufrage. Et dans sa suffisance, elle est convaincue que toute grandeur procède d’elle, et que toute petitesse procède du peuple.

      Grandeur des 50 euros d’APL
      Ce manichéisme typique de l’aristocratie française gagnerait à ouvrir les yeux. Car ce pays, notre pays, s’est en réalité nourri d’une toute autre sève.

      Parlons d’abord de la résilience française, cette capacité à la souffrance qu’on endure jusqu’à l’obstination de réussir, dans nos campagnes, dans nos banlieues. Si Macron avait eu faim dans son enfance, il saurait les soirs de privation, les frustrations, les abnégations de tant de nos enfants pour améliorer leur sort, un jour. Ceux qui n’ont pas connu un dîner maigre du dimanche soir où les regards se fuient dans la famille pour ne pas dire l’angoisse du lendemain, la peine qu’il y a à se priver pour payer les études du dernier, pour réparer la voiture qui tombe en panne et dont on a besoin pour aller bosser, ceux-là ne savent rien à l’histoire de France.

      Car tous les matins, tous les après-midis, ce pays fonctionne, parfois avec des bouts de ficelle noués par ceux qui se sont privés de beaucoup la veille. Et pendant que les managers des entreprises sont absorbés dans d’interminables réunions où rien ne se décide, les petites gens font tourner le pays.

      Et ceux-là, ils ont effectivement besoin de 50 euros d’APL pour améliorer l’ordinaire. Sans eux, le pays s’arrêterait.

      Macron ne devrait pas gâcher sa chance. Car ceux-là ne demandent rien. Ils sont pudiques, ils ne cherchent pas à faire pleurer dans les chaumières. Ils sont dignes.

      Ils demandent ceux-là un peu de respect.

      Source : Eric Verhaeghe, 07-05-2018 ▻http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2018/05/07/50-euros-dapl-la-france-de-macron-celle-qui-a-fait-le-siege-dantioche-a-cheval/amp/?__twitter_impression=true

      #élites #aristocratie #haute_bourgeoisie #mépris #pétain #macron

  • Des réseaux sociaux à la Préhistoire.

    Les premiers humains semblent avoir reconnu les dangers de la consanguinité il y a au moins 34 000 ans et ont développé des réseaux sociaux et d’accouplement étonnamment sophistiqués pour les éviter, a révélé une nouvelle recherche co-rédigée par le professeur Eske Willerslev.

    Prehistoric humans are likely to have formed mating networks to avoid inbreeding | College St Johns, Université de Cambridge.
    ▻https://www.joh.cam.ac.uk/prehistoric-humans-are-likely-have-formed-mating-networks-avoid-inbreedin

    L’étude, rapportée dans la revue Science, a examiné l’information génétique des restes d’humains anatomiquement modernes qui ont vécu pendant le paléolithique supérieur, une période où les humains modernes d’Afrique ont colonisé l’ouest de l’Eurasie. Les résultats suggèrent que les gens recherchaient délibérément des partenaires au-delà de leur famille immédiate, et qu’ils étaient probablement connectés à un réseau plus large de groupes de l’intérieur desquels les partenaires étaient choisis, afin d’éviter de devenir consanguin. Ceci suggère que nos lointains ancêtres sont susceptibles d’avoir été conscients des dangers de la consanguinité, et l’ont délibérément évité à un stade étonnamment précoce de la préhistoire.

    Le symbolisme, la complexité et le temps investis dans les objets et bijoux trouvés enfouis suggèrent qu’il est possible qu’ils aient développé des règles, des cérémonies et des rituels pour accompagner les échanges entre les groupes, ce qui préfigurait peut-être les cérémonies de mariage modernes. été semblable à ceux pratiqués par communautés de chasseurs-cueilleurs dans certaines parties du monde aujourd’hui.

    Il est intéressant de noter que l’étude prend l’exemple des tombes de Sunghir ; les mêmes qui ont aussi servi à Emmanuel Guy pour démontrer l’existence d’inégalités pour des sociétés de chasseurs-cueilleurs.

    Question : sommes-nous en présence à Sunghir de chasseurs-cueilleurs qui auraient eu la richesse suffisante pour permettre à leur famille de haut rang d’éviter une consanguinité ?

    #Préhistoire #réseaux sociaux #consanguinité #Sunghir #inégalités #34000-28550BP #Russie

  • Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. « Les riches estiment qu’ils ont tous les droits » | L’Humanité
    ▻http://www.humanite.fr/monique-pincon-charlot-et-michel-pincon-les-riches-estiment-quils-ont-tous-

    Dîners mondains, beaux quartiers, chasses à courre, évasion fiscale… voilà trente ans que le couple de sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon dissèquent les comportements d’une caste endogame et prédatrice, ce qu’ils appellent « la violence des riches ». À leur actif, plus d’une vingtaine de livres sur la grande bourgeoisie. Ils nous expliquent comment ce groupe social sait se mobiliser pour défendre ses intérêts.

    #entre_soi #consanguinité_sociale #violence_des_riches #bourgeoisie #oligarchie

  • The new Congress is 80 percent white, 80 percent male and 92 percent Christian= - The Washington Post
    ▻http://www.washingtonpost.com/blogs/the-fix/wp/2015/01/05/the-new-congress-is-80-percent-white-80-percent-male-and-92-percent-

    Trying to predict the gender and race of a member of Congress is like trying to predict who would win a basketball game between the 1996 Chicago Bulls and the 2015 New York Knicks. Which is to say: It is like trying to predict who would win in an arithmetic competition between you and a talking horse. Which is to say: It is like trying to guess how many jellybeans are in a glass jar that contains two jellybeans. Which is to say: It is easy.

    The 114th Congress, which gets to “work” on Tuesday, is one of the most diverse in American history, comprised of nearly 20 percent women and just over 17 percent of which is non-white. Which means, of course, that four out of five members of Congress are white and four out of five are men. Ergo, given the name of a member of Congress (at random: Oregon GOP Rep. Greg Walden), you can probably guess his or her gender and race. (In case you want to see if you were right about Walden: here.)

    #congrès #usa #genre #consanguinité

  • Voici l’île habitée la plus isolée du monde - 7SUR7.be

    ▻http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2086555/2014/10/12/Voici-l-ile-habitee-la-plus-isolee-du-monde.dhtml

    via Jean-Christophe Servant

    Tout au sud de l’océan Atlantique se trouve Tristan da Cunha, l’île habitée la plus reculée du monde. L’endroit au calme époustouflant se situe à 2.816 kilomètres de l’Afrique du Sud et à 3.360 kilomètres de l’Amérique du sud. Sainte-Hélène est l’île habitée la plus proche mais se situe tout de même à 2.000 kilomètres de là. Bouffée d’oxygène garantie.

    #tristan_da_cunha #isolation #ile