• Loi SRU : quand l’implication citoyenne permet une loi audacieuse
    https://metropolitiques.eu/Loi-SRU-quand-l-implication-citoyenne-permet-une-loi-audacieuse.html

    La loi SRU de 2000 a fêté ses 20 ans il y a peu. Francis Rol-Tanguy et Laurent Sablic reviennent sur l’élaboration de ce texte emblématique du gouvernement de Lionel Jospin né d’une #concertation inédite associant habitants, élus et hauts fonctionnaires. Entretien avec Francis Rol-Tanguy et Laurent Sablic, réalisé par Fabien Desage, avec l’aide de Frédéric Gilli, le 10 février 2021 par visioconférence. Francis Rol-Tanguy, alors directeur de cabinet de Jean-Claude Gayssot, ministre qui fut le porteur de la #Entretiens

    / loi SRU (solidarité et renouvellement urbains), #débat, #participation, concertation, #citoyens, #consultation, #aménagement, (...)

    #loi_SRU_solidarité_et_renouvellement_urbains_ #urbanisme
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-roltanguy-sablic.pdf

  • Consulter pour moins débattre ? Retour sur l’enquête publique de 1859 sur l’annexion des communes suburbaines parisiennes Alexandre Frondizi

    La consultation des habitants sur la réorganisation administrative de l’agglomération parisienne est-elle le gage d’un processus démocratique ? L’édition des réponses à la consultation publique conduite en 1859 pour recueillir les avis des habitants sur l’annexion des communes périphériques à Paris fait apparaître une certaine continuité dans les enjeux d’une telle entreprise.


    Nathalie Montel. 2012. Faire le Grand Paris. Avis des habitants consultés en 1859, Rennes : Presses universitaires de Rennes ; Paris : Comité d’histoire de la Ville de Paris

    En 1859, Georges-Eugène Haussmann convia les habitants de Paris, des dix-sept communes qui devaient être remodelées et des onze communes qui devaient être supprimées, à donner officiellement leurs avis sur « le mode et les conditions » de son projet d’extension des limites de la capitale. D’aucuns, certes très peu nombreux, se rendirent alors entre le 13 et le 27 février à leur maire pour, comme il était convenu, faire inscrire, « sous la direction et la surveillance d’un commissaire-enquêteur, [leurs] observations et réclamations » individuelles dans un registre ad hoc ou pour faire annexer au registre des dires individuels et collectifs écrits à l’avance sur papier libre. « Montrant l’extension des limites de Paris sous un jour qui n’est ni celui sous lequel l’ont montré les autorités, ni celui donné à leur suite par l’historiographie, ces écrits sont susceptibles d’alimenter d’autres histoires mais questionnent aussi notre époque », lit-on dans Faire le Grand Paris (p. 151), l’un des trois ouvrages publiés par le comité d’histoire de la Ville de Paris, à l’occasion du cent-cinquantenaire de l’extension haussmannienne du territoire de la capitale. Extraite de sa longue introduction à l’édition d’une sélection de 339 réponses individuelles et collectives à la consultation publique de février 1859, l’affirmation témoigne de deux dimensions principales du livre de Nathalie Montel : de sa confiance dans la richesse et la portée heuristique des sources publiées, mais également de l’ambition scientifique de sa présentation.

    Les ambiguïtés d’une consultation publique
    Nathalie Montel interroge effectivement l’actualité géopolitique des Franciliens. Et cela moins par une critique des projets actuels concernant le Grand Paris – toutefois suggérée dans les lignes conclusives de son texte, où elle rapproche les modalités actuelles de consultation des habitants de celles de la « démocratie césarienne » de Napoléon III (p. 154) – que par son travail novateur d’historicisation des enquêtes publiques en matière de redéfinition du territoire métropolitain. En mettant constamment en rapport les enjeux et les formes concrètes prises par la procédure consultative, elle propose une interprétation stimulante de ce qu’enquêter veut dire en 1859, et donc des biais des sources éditées par ses soins.

    Cette consultation publique constituait d’abord une stratégie pour cantonner « les modalités de la protestation [contre l’extension des limites parisiennes] à des formes pacifiques » (p. 116). L’inscription de l’enquête dans son contexte dialogique montre qu’elle permettait aux autorités de faire « sortir le débat de la sphère médiatique où il avait pris place […] pour le confiner dans l’univers administratif et législatif » (p. 134). Surtout, aux yeux de Nathalie Montel, cet encadrement du débat provoquerait une définition étatique de l’espace public et du politique dans laquelle les déposants demeuraient prisonniers malgré eux : « ils adoptent le grand partage implicite qui veut que les autorités soient seules habilitées à dire l’intérêt général, et à en discuter les fondements, les particuliers ne pouvant faire état que d’intérêts privés que l’enquête est précisément destinée à recueillir » (p. 116). On peut néanmoins se demander s’il n’y a pas ici une surestimation de l’efficacité « pacificatrice » de la procédure, qui aurait pu être contournée par ceux à qui elle se destinait. Haussmann lui-même prit conscience de ce danger de débordement, lorsqu’il reprocha aux notabilités de La Villette d’avoir pris le risque de faire participer à l’enquête les ouvriers locaux.

    La suite : https://metropolitiques.eu/Consulter-pour-moins-debattre-Retour-sur-l-enquete-publique-de-1859-
    #démocratie #politique #économie #france #démocratie_ #histoire #paris #grand_paris #banlieue #urbanisme #Haussmann #commission_Merruau #confiscation #Rues #territoires #repères #Paris #annexion #ville #architecture #cartographie #concertation #participation #villes #logement #géographie_urbaine #gentrification #consultation

  • Incidences environnementales des centrales nucléaires de Doel : donnez votre avis ! | Bruxelles Environnement
    https://environnement.brussels/news/incidences-environnementales-des-centrales-nucleaires-de-doel-do

    En 2003, il avait été décidé d’arrêter progressivement la production d’énergie #nucléaire à des fins de production industrielle d’électricité (loi du 31 janvier 2003). Le but était de désactiver l’ensemble du parc des #centrales_nucléaires d’ici 2025 et plus particulièrement Doel 1 et 2 en 2015. Cependant, afin de garantir une sécurité d’approvisionnement à tout moment, il a été décidé (amendement du 28 juin 2015) de reporter leurs désactivations jusqu’en 2025, soit une prolongation de 10 ans.

    La Cour constitutionnelle a jugé (arrêt du 5 mars 2020) que cette décision et les travaux nécessaires au bon fonctionnement de ces centrales pendant 10 ans supplémentaires, devaient être soumis à la réalisation d’un rapport d’évaluation des incidences sur l’environnement ainsi que d’une #consultation_publique.

    La consultation est adressée à toute personne qui se trouve dans un rayon de 1000km ai-je entendu, lâchez-vous ;-)

  • #Cannabis récréatif - Assemblée nationale
    https://www2.assemblee-nationale.fr/consultations-citoyennes/consultations/cannabis-recreatif

    Période de #consultation : du 13 janvier au 28 février 2021

    Origine : Mission d’information commune sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis

    La mission d’information commune sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a été créée en janvier 2020. Composée de 33 députés issus de tous les groupes politiques représentés à l’Assemblée et de six commissions permanentes différentes ( voir la composition). Présidée par Robin Reda (Les Républicains), la mission a pour rapporteur général Jean-Baptiste Moreau (La République en Marche).

    La mission a d’abord consacré ses travaux au cannabis thérapeutique, publiant un premier rapport sur cet enjeu (disponible ici). Elle a ensuite mené un cycle d’auditions sur chanvre dit « bien-être » (cannabidiol, composé du cannabis sans effet stupéfiant) qui donnera lieu, en janvier 2021, à la publication d’un rapport de Ludovic Mendes, rapporteur thématique sur ce sujet (La République en Marche).

    Depuis novembre 2020, la mission d’information a entamé un cycle d’auditions sur le cannabis « récréatif » – entendu comme l’ensemble des usages actuellement illégaux du cannabis en France – plus particulièrement conduits par la rapporteure thématique, Caroline Janvier (La République en Marche). L’ensemble des auditions a fait l’objet d’une diffusion sur le site de l’Assemblée nationale (consultables ici), dans un objectif de transparence.

    Il s’agit, pour la mission, de dresser le bilan des politiques publiques menées en matière de prévention et de répression des trafics et usages du cannabis, de proposer un panorama des expériences étrangères de légalisation ou de dépénalisation et de contribuer à une réflexion sur l’éventuelle évolution du cadre réglementaire français relatif à cette substance.

    Cette réflexion ne peut être envisagée sans une écoute attentive des attentes des citoyens. A l’instar de certaines municipalités, comme Villeurbanne, la mission a donc souhaité proposer une consultation citoyenne destinée à mieux comprendre la perception du cannabis qui est aujourd’hui celle des Français et leur vision de l’avenir des politiques publiques en la matière.

    Les résultats de cette consultation permettront ainsi d’éclairer la mission d’information et seront pris en compte pour déterminer les propositions qu’elle portera dans le cadre de son rapport.

  • #Cancer : jusqu’à 6000 morts de plus en raison des retards de diagnostic avec le confinement - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2020/12/08/cancer-jusqua-6000-morts-de-plus-en-raison-des-retards-de-diagnostic-avec-

    Le #Covid-19 va-t-il être à l’origine de décès de malades du cancer en France ces prochains mois ? Oui, estime Unicancer qui regroupe les dix-huit centres de lutte contre le cancer en France et traite environ 25 % des patients. Entre 1000 et 6000 malades du cancer pourraient mourir dans les années qui viennent. Ces patients n’ont pas consulté de spécialiste pendant le confinement, par peur du virus, ou faute de trouver un spécialiste disponible.

    Selon l’étude menée par Unicancer, la baisse des nouveaux patients pris en charge a diminué de 6,8 % sur les sept premiers mois de l’année 2020. La chute a été particulièrement importante en avril et en mai avec un recul de 21 %. La baisse du nombre de nouveaux diagnostics dépasse les 20 % dans certains établissements.

    Les conséquences d’une absence de rendez-vous chez le spécialiste, le radiologue ou le centre anti-cancer, en cas de symptôme suspect, seront différentes selon le type de tumeur ou de cancer. Les retards de dépistage du cancer du sein, du poumon ou du côlon son particulièrement inquiétants. Toutefois, le président d’Unicancer Jean-Yves Blay chiffre à « 6 % de plus de risque de décès par mois de retard ». Un chiffre très important. « Pour les patients que l’on connaissait déjà, tout va bien, le suivi a eu lieu en temps et en heure. Le problème, l’inquiétude, c’est pour les nouveaux ».

    Les chiffres de l’impact du second confinement ne sont pas encore connus mais cette fois, contrairement au premier qui a duré 55 jours, les patients ont pu continuer à fréquenter les centres anti-cancer.

    257 000 personnes sont mortes d’un cancer en France en 2019.

  • Distanciation sociétale : mauvais timing pour la consultation publique belge sur le sort des déchets hautement radioactifs - La Libre
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/distanciation-sociale-mauvais-timing-pour-la-consultation-publique-belge-sur

    Passage « en douce » : la décision de l’ONDRAF de lancer, en plein confinement, leur consultation publique sur l’avenir de la gestion des déchets radioactifs
    (ONDRAF : Office National des Déchets Radioactifs et des matières Fissiles enrichies

    #nucléaire #stratégie_du_choc #déchets_nucléaires #consultation_publique #exercice_de_la_démocratie #effets_d’aubaine

  • Être confinée en #hôtel_social ou en #centre_d’hébergement_d’urgence

    La situation actuelle est particulièrement angoissante et inconfortable pour les immigrées précaires, qui vivent en hôtel social ou en #centre_d’hébergement, souvent à plusieurs par chambre, sans un « lieu à soi » où se réfugier. D’autant plus lorsque l’accueil par les associations n’est plus possible.


    Tout ce qui est difficile pour tous devient extrêmement difficile pour les immigrés précaires : la plupart des #associations de solidarité ont dû fermer et, avec elles, l’accès à des repas chauds, des #colis_alimentaires, des lieux de convivialité où poser son fardeau. Bien souvent ces associations étaient les seuls endroits où se nourrir correctement, pour celles et ceux qui n’ont pas de cuisine dans leur lieu de vie, ni d’argent pour acheter de la nourriture.

    À #Saint-Denis, l’association #Ikambere accueille chaque jour, en « temps normal », des #femmes africaines qui vivent avec le #VIH / #Sida et qui trouvent là un lieu de vie, un #repas, des amies, des activités, le #soutien des assistantes sociales pour leurs démarches par rapport au titre de séjour, au logement, etc.

    Depuis le 16 mars, Ikambere a dû fermer ses portes mais tente de continuer à suivre, tant bien que mal, par téléphone et par quelques visites, les femmes les plus précaires, qui vivent en hôtel social ou en centre d’hébergement d’urgence. Bintou Fofana, une des assistantes sociales, que je remercie ici, a partagé avec moi par téléphone ce qui est le plus difficile à vivre pour ces femmes confinées dans ce qui n’est pas un « logement à soi ».

    Une situation incompréhensible

    Les premiers jours, Bintou et ses collègues sont allées voir les femmes dans leur lieu de confinement pour évaluer leur situation, apporter une petite #aide_financière ou des colis de nourriture. Pour ces femmes, le repas pris quotidiennement à Ikambere était bien souvent le seul de la journée. L’accompagnement se poursuit par des appels réguliers. La première difficulté que Bintou relève, c’est l’#incompréhension dans laquelle la situation actuelle plonge ces femmes : la plupart d’entre elles, qui vivent avec une maladie qui fait peur mais ont appris à vivre avec, ne réalisent pas la gravité de l’#épidémie ni ne comprennent ce confinement. Pour elles, il « ne fait pas sens », me dit Bintou.

    Difficile aussi de comprendre les contours des #autorisations de déplacement : l’une d’elles, hébergée dans un hôtel social de #Saint-Ouen, avait l’habitude d’aller faire ses courses dans les épiceries africaines à Château Rouge, dans le quartier de la Goutte d’or à Paris, pour y trouver les produits qu’elle aime cuisiner. Munie de son autorisation, elle se rend faire son marché à Château Rouge, y est contrôlée et reçoit une #amende, qu’elle est bien incapable de payer. Par téléphone, Bintou doit lui expliquer ce que signifie « #commerces_de_proximité ».

    Comprendre cette situation exceptionnelle, mais aussi être bien informé, est difficile : la plupart ont un téléphone portable mais sans forfait internet suffisant. Et même avec un accès internet, il est difficile de savoir s’orienter dans le flot d’informations, et faire la part des choses entre les #rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et les #informations_officielles.

    Le confinement ajoute de la #précarité à la précarité

    Avec la fermeture des quelques lieux où ces femmes migrantes se retrouvaient en confiance, croît le #sentiment_d’abandon. Même les services de santé, hors Covid-19, sont mis en pause : les rendez-vous de suivi de la maladie #VIH, les #consultations_prénatales pour les #femmes_enceintes sont reportés, accroissant le sentiment d’#abandon.

    Pour ces femmes qui vivent en situation précaire et dans une inquiétude permanente, ne pas comprendre, ne pas savoir, accroît l’#anxiété. Cet arrêt de la société française rajoute de l’angoisse à l’#angoisse, de l’#inconfort à l’inconfort. Vivre à plusieurs dans une chambre, en hôtel social ou en centre d’hébergement, cela est supportable quand on peut passer la journée dehors, rejoindre des lieux que l’on a choisis — comme ce que propose Ikambere —, trouver des petits boulots pour passer le temps et avoir un peu d’argent pour faire quelques courses. Mais, si on ne peut plus sortir, cela devient très vite un lieu d’#enfermement, avec des #risques_psychiques s’il se prolonge. C’est en particulier le cas pour celles et ceux qui sont en situation irrégulière et n’osent plus sortir faire quelques achats, de peur que le contrôle des autorisations de sortie ne se double d’un contrôle des titres de séjour.

    Sans même parler des risques de violence familiale et conjugale amplifiés par le huis-clos, le #suivi_scolaire des enfants par #télétravail est une gageure pour les familles, soit parce que les parents maîtrisent mal la langue française, soit parce qu’ils n’ont pas un accès facile à des ordinateurs et à internet.

    Enfin, à tout cela, s’ajoute aujourd’hui l’angoisse pour les familles restées dans des pays aux systèmes de santé fragiles et confrontés à l’épidémie.

    Des #initiatives_citoyennes

    Comme Ikambere, de nombreuses associations, bien qu’elles aient dû fermer leurs locaux, continuent à maintenir un lien téléphonique et quelques visites : Samu Social, Croix Rouge, Secours Catholique, Secours Populaire, conseils départementaux et régionaux, etc., les initiatives fleurissent pour aider ces plus précaires face au confinement, y compris via la plateforme de la réserve civique.

    Le jeune site Soliguide.fr (https://soliguide.fr) liste les lieux ouverts et les #permanences_téléphoniques pendant le confinement pour les personnes en #grande_précarité, dans 8 départements1 seulement pour le moment, mais il est possible d’y contribuer en indiquant d’autres structures accessibles. Plusieurs sites, comme ceux de l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), la Délégation interministérielle à l’accueil et l’intégration des réfugiés (Diair) ou Santé Publique France, mettent à disposition des versions « en français facile à lire et à comprendre », en diverses langues et avec des pictogrammes de l’attestation dérogatoire de déplacement et d’autres documents d’information sur le Covid-19 (explication du confinement, consignes en cas de maladie…).

    Inclure et rassurer

    Les avis du conseil scientifique Covid-19 prennent régulièrement en compte ces situations spécifiques vécues par les personnes en situation d’immigration et de grande précarité. Espérons que cela se traduise par des mesures concrètes. Dans cette situation de confinement spécialement difficile pour eux, les immigrés vivant dans des conditions précaires doivent, en effet, être protégés et pris en compte dans les programmes nationaux, en particulier en s’assurant de leur accès aux besoins les plus basiques (nourriture, eau et savon pour se laver, puis accès aux tests quand ce sera possible) mais aussi à l’information (internet par wifi gratuit dans tous les lieux collectifs et sociaux, télévision…).

    Les inclure dans les mesures de protection, d’information et d’#accès_aux_soins est indispensable, et ce, quelle que soit leur situation par rapport au titre de séjour. Il est impératif, en effet, que chacun se sente en confiance avec les services publics pendant cette période pour prendre soin de sa #santé et de celle des autres. Cela demande de suspendre temporairement toutes les mesures qui visent à contrôler et expulser ces personnes. Le gouvernement a annoncé un prolongement de 3 mois pour tous les titres de séjour arrivant à échéance à partir du 16 mars. Il faut aller plus loin. En particulier les contrôles policiers pour assurer le confinement ne doivent pas donner lieu à des contrôles d’identité, et les personnes en situation irrégulière doivent être rassurées à ce sujet.

    1↑ Gironde, Loire-Atlantique, Bas-Rhin et Île-de-France.
    Pour aller plus loin

    - Annabel Desgrees du Lou, Ikambere, la maison qui relève les femmes, illustré par Jano Dupont, Les Éditions de l’atelier, 2019 : https://www.helloasso.com/associations/ikambere/evenements/achat-du-livre-ikambere-la-maison-qui-releve-les-femmes
    - Avis du Conseil scientifique, 2 avril 2020 : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/avis_conseil_scientifique_2_avril_2020.pdf

    http://icmigrations.fr/2020/04/07/defacto-018-03
    #confinement #France #asile #migrations #réfugiés #covid-19 #coronavirus #nourriture #alimentation #violences_conjugales #violences_familiales #sans-papiers

    ping @karine4 @thomas_lacroix

  • Contribuez à la #consultation du collectif #LeJourdAprès


    –-> 11 thèmes à discuter

    Thème 1 - "Le plus important, c’est la #santé !" : quel #système_de_santé demain ?

    Thème 2 - Métro, boulot, robot” : quel monde du #travail voulons-nous ?

    Thème 3 - “A consommer avec modération” : vers une société de la #sobriété ?

    Thème 4 - “Des liens plutôt que des biens” : comment retisser des #solidarités ?

    Thème 5 - “Éducation et #jeunesse” : comment construire une #société_apprenante ?

    Thème 6 - “L’homme face à la machine” : peut-on humaniser le #numérique ?

    Thème 7 - “Une #démocratie plus ouverte” : comment partager le #pouvoir ?

    Thème 8 - “L’avenir de nos #territoires” : quel nouveau contrat pour les renforcer et préserver leur diversité ?

    Thème 9 - L’Europe dans le monde” : comment recréer une #solidarité_européenne et internationale ?

    Thème 10 - “Notre richesse est invisible” : comment mieux évaluer le bien-commun ?

    Thème 11 - "Le nerf de la guerre" : quel financement & quel nouveau #partage_des_richesses ?

    https://lejourdapres.parlement-ouvert.fr
    #le_monde_d'après #futur #consommation #solidarité #éducation #solidarité_internationale #bien_commun #richesse #pauvreté

    • Autour de l’éducation, voici un commentaire reçu via la mailing-list Facs et labos en lutte, le 06.04.2020 :

      Je suis allé voir sur leur site (appelé judicieusement « #le_jour_d'après » pile une semaine après la #tribune appelant à un futur écologique féministe et social et signée par 18 organisations : une bonne façon de reprendre le nom et de mettre le flou (de façon voulue ou non je ne me prononcerai pas).

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).
      Mais quand on fouille dans chaque thème, on aperçoit déjà un sacré biais sur la vision du jour d’après de ces députés :

      thème sur le soin :
      « il est aussi évident que notre système de soins a montré des limites inquiétantes [...] manque d’investissement dans la recherche (comme par exemple en #intelligence_artificielle » ? Le lien coronavirus -> médical -> recherche -> #IA est à m’expliquer... drôle de vision de la recherche en tout cas... Très #LPPR compatible...

      Thème sur l’éducation :
      « La crise nous a montré que de nouvelles façons d’apprendre sont possibles et à encourager : continuité pédagogique en ligne, mobilisation sans précédent des #EdTech, industrialisation des #Moocs et de la formation continue en ligne, cours et astuces via les #réseaux_sociaux »
      Super nouvelle pour toute la start-up éducation, une belle vision de l’#apprentissage !

      Encore plus orientant, la plateforme ne s’arrête pas à une consultation mais propose des #ateliers. Il y en a 3 pour l’instant et le moins qu’on puisse dire c’est que ça laisse songeur...
      « le jour d’après sera numérique ou ne sera pas ».
      Pour l’atelier « leçons à tirer de la crise » c’est #Laurent_Berger secrétaire général de la CFDT (pour la retraite à point ne l’oublions pas) qui est invité.
      Belle #démocratie_participative où on invite toujours les mêmes...

      à mon sens on ne peut que rester sceptique et prudent quand on sait d’où viennent les députés de la tribune (#Cédric_Villani signataire est aussi auteur d’un des rapports de la LPPR)... Est-ce l’arrivée d’un #grand_débat_bis ? Encore une fameuse/fumeuse initiative de démocratie participative complètement biaisée d’avance ?
      En tout cas au vu de l’organisation ça semble être un sacré bulldozer et ça n’est pas le plus rassurant.

    • A mettre en regard des (encore trop gentilles) propositions d’Attac :

      4 mesures d’urgence
      – L’ arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
      – Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
      – La suspension immédiate des versements de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
      – La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

      Dès maintenant et à long terme
      Il ne s’agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
      – Un plan de développement de tous les services publics, en France et dans le monde.
      – Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières renforcée et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
      – Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et de répondre à la crise écologique.

      https://france.attac.org

    • Ce truc du parlement ouvert, c’est pas des députés qui se font un supplément d’âme ?

      Quand on regarde les sujets cela paraît intéressant, ça couvre plusieurs choses (sans questionner l’#extractivisme, le #colonialisme par exemple non plus, dont dépend pourtant le numérique).

      Niet, le jour d’après qui nous revend du partage de la connaissance et du numérique à tire-larigot !

    • Je vois, je vois ... Et sinon, pour le hashtag que j’avais initié ici même, (en l’occurence « le jour d’après ») je me sens un peu con. Une idée pour un éventuel détournement de LEUR « jour d’après » ?

      {edit] :
      * idée n°1 : « La nuit d’après » ?
      * idée n°2 : « Le Grand-Soir d’après » ?
      * idée n°3 : « the mess after » ?

    • 58 parlementaires appellent les Français à construire le monde d’après

      Des parlementaires de différentes sensibilités politiques lancent un appel invitant les Français à imaginer un « grand plan de transformation de notre société » à l’issue de la crise épidémique. Une consultation est ouverte à partir de samedi et pour une durée d’un mois, pour recueillir les propositions.

      Construire ensemble le monde de l’après-crise, c’est l’ambition de 58 parlementaires de différentes sensibilités politiques, pour la plupart députés, qui lancent un appel en ce sens aux citoyens et aux forces vives du pays (voir ci-bas). Pour écrire « notre avenir commun », ils organisent, jusqu’au dimanche 3 mai, une grande consultation ouverte à tous.

      Chacun est invité à contribuer sur la plateforme en ligne lejourdapres.parlement-ouvert.fr ou à se prononcer sur un certain nombre de propositions avancées par les signataires de cet appel. Emmenés par Matthieu Orphelin (Libertés et Territoires), Aurélien Taché (LaREM) et Paula Fortezza (ex-LaREM), ils pensent qu’"il y aura un avant et un après coronavirus" qui nécessitera bien plus qu’un « simple plan de relance ». Ils plaident pour établir collectivement un « grand plan de transformation de notre société et de notre économie » et estiment qu’il « faudra réapprendre la sobriété, la solidarité et l’innovation ». Les députés à l’origine de cette initiative sont issus de plusieurs groupes de l’Assemblée nationale (La République en Marche, Libertés et Territoires, Mouvement démocrate, Socialistes et apparentés, UDI Agir et Indépendants, non-inscrits).

      Cette crise « a violemment révélé les failles et les limites de notre modèle de développement, entretenu depuis des dizaines d’années. Elle nous rappelle le sens de l’essentiel : notre souveraineté alimentaire, notre besoin de sécurité sanitaire européenne, notre production locale pour des emplois de proximité, le besoin de relever les défis environnementaux, de réapprendre à vivre en concordance avec la nature, de réinventer le lien social et le vivre-ensemble, de développer la solidarité internationale plutôt que de favoriser le repli sur soi » écrivent les parlementaires dans leur appel.
      Des propositions tous azimuts

      Pour alimenter la réflexion sur la société de demain, des ateliers participatifs, visionnables en ligne, avec de grands témoins comme Laurence Tubiana, Laurent Berger et Cynthia Fleury, seront également organisés.

      Onze thèmes sont soumis à la discussion : la santé, le travail, les solidarités, le bien commun, le numérique, les territoires, le partage des richesses, etc. Autant de sujets sur lesquels les parlementaires avancent déjà des propositions, parfois déjà entendues lors de débats à l’Assemblée nationale. Parmi ces propositions : une revalorisation de 200 euros nets mensuels pour les aides à domicile, aides-soignantes, infirmières et autres agents hospitaliers, une TVA réduite sur les biens de consommation issus de l’économie circulaire, une relocalisation de l’activité industrielle en France et en Europe, un renforcement de 5 milliards par an des investissements des collectivités territoriales dans la transition écologique, une taxation du kérosène sur les vols intérieurs, la création d’une réserve solidaire de bénévoles associatifs, la revalorisation des salaires et des carrières des enseignants pour la rentrée de septembre 2020, la création d’un revenu universel dès l’âge de 18 ans.

      Autres propositions : une augmentation du barème des droits de succession et de mutation, une plus grande progressivité de l’impôt, une révision du barème de la flat tax, l’ajout d’impôt sur les liquidités pour compléter l’impôt sur le fortune immobilière, le fléchage du cibler le crédit impôt recherche vers les entreprises qui relocalisent, la mise en place d’un green new deal européen, d’un plan de relance par l’investissement abondé par une taxation européenne sur les transactions financières et d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe,

      « Une synthèse de la consultation sera rendue publique avant mi-mai », indique le texte de l’appel. Avec à la clé, ambitionnent les parlementaires à l’origine de cette initiative, un plan d’action politique à décliner en mesures législatives.

      http://www.lcp.fr/actualites/58-parlementaires-appellent-les-francais-construire-le-monde-dapres

  • #Consultation citoyenne Revenu universel d’activité (RUA)
    https://www.consultation-rua.gouv.fr


    #insincérité #guerre_aux_pauvres

    « Notre système de solidarité fait la fierté de la France. Chacune, chacun nous y sommes profondément attachés.

    Mais, au fil du temps, il est devenu tellement complexe qu’il ne permet plus de lutter efficacement contre la #pauvreté. Il est devenu illisible, il décourage trop de nos concitoyens à avoir recours aux aides sociales. Enfin, il ne permet pas un retour rapide et durable vers l’emploi.

    Voici pourquoi le président de la République a annoncé le 13 septembre 2018 la création d’un Revenu universel d’activité.

    Avec cette consultation citoyenne, vous avez la parole : à vous de voter, de débattre et de vous exprimer pour que nous construisions ensemble ce futur Revenu universel d’activité. »

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

  • CSP | Le soutien juridique aux réfugié-e-s reste nécessaire, et assuré
    https://asile.ch/2019/02/28/csp-le-soutien-juridique-aux-refugie-e-s-reste-necessaire-et-assure

    La restructuration de l’asile qui entre en vigueur le 1er mars, et qui prévoit une protection juridique sous mandat du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), ne couvrira de loin pas tous les besoins des demandeurs d’asile et des réfugiés en terme d’accompagnement dans leur procédure et leurs démarches auprès des autorités. Les bureaux de consultation […]

  • #Renard_roux - Urgence mobilisation générale

    Les services de l’État, sur pression des #chasseurs du département de #Meurthe_et_Moselle, proposent une nouvelle #consultation_publique sur l’autorisation du tir de nuit du renard pour la période du 1° octobre au 31 décembre 2018.
    En plus d’être chassé, piégé et déterré toute l’année, même en période d’élevage des jeunes, le renard roux pourrait donc être traqué la nuit en Meurthe-et-Moselle.

    La fédération FLORE 54 milite aux cotés du Collectif Renard Grand-Est pour que soient enfin pris en compte les nombreux éléments scientifiques en faveur de cette espèce.
    Au printemps 2018, les services de l’État avaient renoncé à ce massacre nocturne des renards suite à une forte participation citoyenne.
    Même si la préfecture et les chasseurs remettent cela en pleine période de vacances et de rentrée, nous comptons sur vous toutes et tous pour cette nouvelle mobilisation générale.

    Pour s’opposer à ce projet, chaque citoyen doit apporter sa contribution, par mail, au plus tard le 11 septembre 2018 à :

    ddt-afc-fc@meurthe-et-moselle.gouv.fr

    http://www.meurthe-et-moselle.gouv.fr/Politiques-publiques/Enquetes-et-consultations-publiques/Consultations-publiques/Liste-des-consultations-publiques-en-cours

    Fédération FLORE 54 Plus d’infos sur : http://www.renard-roux.fr

    Mail : rrflore54@wanadoo.fr Site Internet : www.flore54.org

    N’hésitez à diffuser dans vos réseaux, à devenir ambassadeur de cette cause, à apporter votre contribution, à imprimer le document joint pour sa diffusion

    ... et à rejoindre et soutenir l’action de FLORE 54 - D’avance merci pour GOUPIL !

  • « Nucléaire : y a-t-il matière à débats ? » et « Etes-vous favorable à la sortie du nucléaire ? »
    ils ont de drôles de questions à FranceQ et La France Insoumise ??
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/du-grain-a-moudre-du-lundi-12-mars-2018

    Un « débat national » se tiendra entre septembre et décembre sur la gestion des déchets nucléaires, qui sont pour l’instant destinés à être enfouis sur le site de Bure (Meuse), a annoncé, mercredi 7 mars, le secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu.

    à cela Michèle Rivasi répond à quoi bon un débat national puisque la décision est déjà prise. du foutage de gueule une fois de plus !
    Quelques liens sur le site de l’émission :
    https://www.franceculture.fr/oeuvre-la-france-nucleaire-l-art-de-gouverner-une-technologie-conteste
    http://premium.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2017/05/18/29006-20170518ARTFIG00284-les-quatre-chiffres-a-connaitre-sur-l-ene
    https://seenthis.net/messages/668974
    http://www.michele-rivasi.eu/a-la-une/bure-la-guerre-est-declaree


    http://sortirdunucleaire.org
    #nucléaire

  • Une #méthode bien rodée : écouter mais ne pas entendre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140218/une-methode-bien-rodee-ecouter-mais-ne-pas-entendre

    Vœux aux corps constitués, aux forces vives, aux héros de 2017... le 30 janvier. © Reuters L’exécutif multiplie les #concertations avec les élus locaux, les responsables associatifs et les #corps_intermédiaires pour faire la pédagogie de ses « transformations ». C’est la méthode Macron pour anesthésier les mécontentements : éterniser les discussions. Pour mieux imposer ses choix.

    #France #consultations #Emmanuel_Macron #exécutif #gouvernement

  • EPR : projet d’avis de l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve
    https://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/EPR-projet-d-avis-de-l-ASN-relatif-a-l-anomalie-de-la-composition-de-l-acier-du-

    Areva NP a mis en évidence fin 2014 une anomalie de la composition chimique de l’acier de la cuve du réacteur EPR de Flamanville, pouvant conduire à dégrader sa capacité à résister à la propagation d’une fissure. Areva NP a lancé un programme d’essais afin de justifier que la résistance mécanique de l’acier est suffisante dans toutes les situations de fonctionnement, y compris accidentelles. Les conclusions d’Areva NP ont été transmises à l’ASN en décembre 2016.

    L’#ASN a présenté le 28 juin 2017 sa position sur l’#anomalie de la cuve du réacteur #EPR de #Flamanville. L’ASN s’est appuyée sur l’analyse des dossiers transmis par Areva NP et EDF, menée par sa direction des équipements sous pression nucléaires et son appui technique l’IRSN, et sur l’avis de son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires.

    L’ASN met à disposition du public le rapport d’instruction établi par l’ASN et l’IRSN ainsi que l’avis de son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires.

    L’ASN soumet son projet d’avis à la #consultation_du_public et consultera également le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques. Elle arrêtera son avis final à l’issue de ces consultations en octobre 2017.

    #nucléaire

  • La #FNSEA dicte les réponses à une consultation européenne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120417/la-fnsea-veut-bourrer-les-urnes-de-la-commission-europeenne-0

    Le syndicat agricole a diffusé à ses adhérents un « guide de réponse » à une consultation lancée par la #Commission_européenne sur la politique agricole commune (PAC). 80 cases sont précochées et les réponses préécrites. Il s’agit de contrer la position des ONG sur le réchauffement climatique.

    #International #France #Consultation_pour_l'avenir_de_la_PAC #Phil_Hogan

  • Une histoire pour tenter de comprendre

    SCI Marcos & Galeano, SCI Moisés

    http://lavoiedujaguar.net/Une-histoire-pour-tenter-de

    Ce long texte, nous l’avons fait ensemble avec le sous-commandant insurgé Moisés, porte-parole et chef actuel de l’EZLN, et en consultant sur quelques détails certain·e·s des commandantes et des commandants de la délégation zapatiste qui a assisté à la première étape du Cinquième Congrès du Congrès national indigène.

    Bien que cette fois, comme à d’autres occasions, ce soit à moi qu’en revienne la rédaction, c’est le sous-commandant insurgé Moisés qui lit, ajoute ou retire, approuve ou rejette, non seulement ce texte, mais tous ceux qui apparaissent à la lumière publique comme étant des textes authentiques de l’EZLN. À bien des reprises, au long de ces écrits, j’emploierai la première personne du singulier. La raison de cela se comprendra plus loin. Bien que la destinataire principale de ces lignes soit la Sexta, nous avons décidé d’élargir sa destination à ceux qui, sans être ni se situer avec nous, ont des inquiétudes identiques et des efforts similaires. (...)

    #Mexique #EZLN #Congrès_national_indigène #élection_présidentielle #zapatisme #proposition #élaboration #consultation

  • Espace participatif « Quel #aménagement du #territoire pour demain ? ».
    http://senat.limequery.org/index.php/873926/lang-fr

    La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a créé un groupe de travail sur l’aménagement du territoire, co-présidé par M. Hervé Maurey (UDI-UC – Eure), président de la commission, et M. Louis-Jean de Nicolaÿ (Les Républicains – Sarthe).
     
    L’objectif est de réfléchir à la notion d’aménagement du territoire au XXIe siècle, en tenant compte des évolutions démographiques, des conséquences de la mondialisation, de la révolution numérique, et des évolutions de notre organisation territoriale.
     
    Pour alimenter ses réflexions, le groupe de travail souhaite procéder à une #consultation ouverte, permettant à chacun de s’exprimer sur ces sujets.

    • Ma contribution du jour :

      De facto, la politique de métropolisation peut se penser comme une politique de recentralisation multipolaire. La concentration des services publics autour des centres urbains de forte densité de population produit des situations redondantes d’abandon des territoires périphériques et ruraux. Ce déséquilibre se fait par creusement des inégalités entre les urbains surconnectés, surdesservis et le reste de la population qui est repoussée de plus en plus loin des centres de vie et de décision par la force centrifuge des couts immobiliers.

      Toutes les politiques des transports, de la santé, de l’éducation ou même des salaires concentrent les moyens sur une part de plus en plus réduite de la population : les jeunes urbains des catégories supérieures. Les autoroutes, les gares, les aéroports dessinent le schéma d’un pays à deux vitesses : celui des habitants privilégiés des centres urbains qui bénéficient de l’interconnexion des transports, des services publics, des centres de formations et d’éducation, de la concentration des équipes de santé, de la rapidité de mouvement, de la multiplicité des choix ; puis celui des périphéries, des campagnes assujetties aux seuls besoins d’emprise territoriale des métropoles, des transports inexistants, des écoles qui ferment et s’éloignent, de la difficulté permanente de se déplacer, d’accéder à des professionnels de santé, à des emplois de qualité…

      Concrètement, il n’y a plus aucune égalité de traitement et de chances entre les citoyens de ce pays et les ségrégations spatiales se renforcent à un niveau encore inconnu en France.

      Les besoins d’une minorité de la population (pourtant celle qui cumule les meilleurs capitaux financiers, culturels, professionnels, etc.) s’imposent assez brutalement à tout le reste des citoyens. Les zones périphériques des métropoles sont des espaces de stockage d’une main-d’œuvre abondante et subalterne asservie aux besoins des populations du centre pendant que les populations rurales sont des colonisées de l’intérieur, des réservoirs d’espaces de villégiature ou de productions alimentaires à couts contrôlés, totalement inféodés à l’emprise des métropoles régionales. Les moyens de transport performants les traversent, les hachent ou les contournent, les dessertes se font uniquement en fonction du calendrier et des besoins des populations des métropoles. L’éducation et la santé sont à l’avenant.

      Tout se passe comme si les citoyens des zones périphériques étaient des citoyens de seconde zone, avec moins de besoins, de perspectives et d’autonomie.

  • Un Conseil indien de gouvernement

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Un-conseil-indien-de-gouvernement

    Au cours du cinquième Congrès national indigène, il fut décidé de consulter les peuples, tribus, quartiers, communautés et autres collectifs indiens sur la proposition du CNI-EZLN de présenter un candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle de 2018. Ce candidat sera la voix, face à la nation mexicaine, du Conseil indien de gouvernement, qui se sera constitué entre temps.

    Ce cinquième Congrès national indigène eut lieu au Cideci-Unitierra, San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, du 9 au 14 octobre 2016. Depuis lors le CNI reste en session permanente et les coordinateurs parcourent le pays afin de préciser auprès des communautés et des différentes instances indigènes les termes de la consultation. (...)

    #Mexique #peuples_originaires #EZLN #consultation #élections

  • « Que tremble la terre jusque dans ses entrailles »

    CNI, EZLN

    http://lavoiedujaguar.net/Que-tremble-la-terre-jusque-dans

    Convoqués pour la célébration du vingtième anniversaire du Congrès national indigène et de la vive résistance des peuples, nations et tribus originaires de ce pays, le Mexique, et qui parlent amuzgo, binni-zaá, chinantèque, chol, chontal d’Oaxaca, coca, náyeri, cuicatèque, kumiai, lacandon, matlazinca, maya, mayo, mazahua, mazatèque, mixe, mixtèque, nahua, ñahñu, ñathô, popoluca, purépecha, rarámuri, tlapanèque, tojolabal, totonaco, triqui, tseltal, tsotsil, wixárika, yaqui, zoque, chontal du Tabasco ainsi que des frères aymara, catalans, mam, nasa, quiché et tacana, nous disons avec fermeté que notre lutte est en bas et à gauche, que nous sommes anticapitalistes et qu’est venu le temps des peuples, le temps de faire vibrer ce pays avec le battement ancestral du cœur de notre terre-mère. (...)

    #Mexique #peuples_originaires #zapatistes #résistance #consultation #élection_présidentielle_2018

  • A la #ZAD de #Notre-Dame-des-Landes : « On va rester »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/270616/la-zad-de-notre-dame-des-landes-va-rester

    Un chantier en cours ce week-end sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes © Yann Levy À la ZAD de Notre-Dame-des-Landes comme autour, la #Consultation départementale, qui a donné à plus de 55 % le « oui » au déplacement de l’aéroport, n’a que peu d’effet. Habitants des communes voisines et habitants de la zone à défendre restent déterminés. Ce week-end, une nouvelle structure est d’ailleurs sortie de terre, seul « refaire un dôme » ayant remporté tous les suffrages.

    #France #ACIPA #Aéroport

  • #NDDL : Une consultation qui n’a rien réglé
    http://jose-bove.eu/nddl-une-consultation-qui-n-a-rien?var_mode=calcul

    Depuis 2014, le chef du pôle énergie, transport, environnement, logement auprès du Premier Ministre, Manuel Valls, n’est autre que Loïc Rocard, qui avait alors quitté sa fonction de cadre chez VINCI (principal bénéficiaire du projet), où il était employé depuis 7ans pour le rejoindre. Ce #conflit_d’intérêt scandaleux éclaire la position partisane du locataire de Matignon et entache sa crédibilité sur le dossier.

    Depuis sa campagne en 2012, François Hollande s’est engagé à ne pas débuter les travaux tant que la justice n’avait pas tranché. Faisant fi de cette solution d’apaisement, il a organisé en temps record cette #consultation alors même que le tribunal administratif de Nantes doit se prononcer en appel sur les arrêtés préfectoraux « loi sur l’#eau » et « #espèces_protégées ».
    Une procédure d’#infraction est toujours ouverte à Bruxelles contre la France dans ce dossier, car les promoteurs du projet n’ont jamais fourni une étude environnementale globale, mais partielle et fractionnée, scindant l’impact sur l’eau, de la protection des espèces protégées et de leur habitat ou encore de la consommation des #terres_agricoles. La mise en demeure européenne impose de régulariser la situation au cours de la procédure d’adoption du SCoT Nantes-St Nazaire, le schéma de cohérence territorial. Celui-ci est en cours d’élaboration, et sera soumis à enquête publique, au plus tôt à l’automne.

  • CARTE. Notre-Dame-des-Landes : les communes les plus proches du futur aéroport ont voté non au projet
    http://www.francetvinfo.fr/politique/notre-dame-des-landes/carte-notre-dame-des-landes-les-communes-opposees-au-projet-sont-aussi-

    Seules 34 communes (sur les 212 que compte le département) se sont majoritairement prononcées contre le projet de transfert de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique vers la commune de Notre-Dame-des-Landes lors de la consultation organisée dimanche 26 juin. La plupart d’entre elles sont situées à proximité du lieu choisi pour accueilir le futur aéroport, comme les communes de Vigneux-de-Bretagne, de Fay-de-Bretagne ou de Grandchamps-des-Fontaines. Et c’est d’ailleurs à Notre-Dame-des-Landes que l’opposition est la plus forte, avec 73,57% de « non ».

    #NDDL #consultation #cartographie

  • Notre-Dame des Landes : vers un conflit de légitimité démocratique !

    Après la consultation sur l’aéroport de Notre-Dame des Landes, organisée de façon à obtenir un résultat favorable (périmètre, question, information officielle), rien n’est réglé : à la légitimité donnée par la consultation d’un côté, va être opposée la légitimité du droit (recours, non respect des règles européennes) et de la désobéissance civile au nom de la défense d’intérêts supérieurs (terres agricoles, zones humides, climat) de l’autre, faisant naître un conflit de légitimité démocratique. Pour le dire autrement, la consultation renforce paradoxalement la possibilité de désobéir au nom de l’impératif climatique !

    https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/270616/notre-dame-des-landes-vers-un-conflit-de-legitimite-democratique

    #consultation #Démocratie #désobéissance #légitimité #Manuel_Valls #Nantes #NotreDamedesLandes #ZAD