• #Finlande : Les enfants n’avaient plus le droit de chanter
    http://www.lessentiel.lu/fr/corona/story/les-enfants-n-avaient-plus-le-droit-de-chanter-16615020

    Depuis l’hiver dernier, les élèves d’Helsinki avaient pour consigne de seulement fredonner, lèvres closes, pour leurs camarades de classe. C’est terminé !


    Depuis l’hiver dernier, les élèves d’Helsinki avaient pour consigne de seulement fredonner, lèvres closes, pour leurs camarades de classe. (photo : AFP)

    Privés de comptines et contraints depuis des mois de seulement fredonner les chants d’anniversaire, les écoliers d’Helsinki ont obtenu le droit, lundi, de rechanter à tue-tête, grâce à un allègement des restrictions contre le Covid. S’ils ne peuvent pas encore se tenir la main et doivent encore marquer une distance sociale, « les enfants peuvent à nouveau chanter », a déclaré Outi Salo, responsable de l’enseignement primaire de la capitale finlandaise.

    Depuis l’hiver dernier, les élèves d’Helsinki avaient pour consigne de seulement fredonner, lèvres closes, pour leurs camarades de classe. Les cours de musique se déroulaient, eux, sans chants, après une mise en garde des autorités sanitaires contre le risque de propagation du Covid-19. Selon les nouvelles directives envoyées aux chefs d’établissement le chant a désormais de nouveau sa place dans les classes, mais doit avoir lieu en fin de cours.
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    #Enfants #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #contamination

    • #Luxembourg : Succès d’une pétition contre le vaccin obligatoire
      http://www.lessentiel.lu/fr/corona/story/succes-d-une-petition-contre-le-vaccin-obligatoire-21098919

      Une pétition contre la vaccination obligatoire au Luxembourg a dépassé le cap de 4 500 signatures en à peine deux jours. Un débat public aura lieu à la Chambre.

      En deux jours seulement, une pétition contre l’introduction de la vaccination obligatoire au Luxembourg a franchi le cap de 4 500 signatures. Par conséquent, un débat public sera organisé à la Chambre des députés. À ce titre, le gouvernement a souligné à plusieurs reprises qu’il n’y aura pas de vaccination obligatoire générale dans ce pays, ni de vaccination obligatoire pour les soignants.

      Jusqu’à présent, la pétition a été signée 5 774 fois au total (à 17h48 ce dimanche). Elle est encore ouverte à la signature pendant 40 jours. Christelle Pizzirulli, l’autrice de la pétition, estime que la vaccination obligatoire est une « entrave » aux libertés individuelles et aux droits de l’homme. « Il faut absolument laisser libre arbitre aux citoyens concernant le domaine médical, ajoute-t-elle. Pour le libre choix des citoyens de décider ce qu’ils veulent faire ou non pour leur santé ».

      La pression s’est récemment accrue sur les personnes qui n’ont pas encore été vaccinées. Ainsi, les personnes non vaccinées doivent payer de leur poche les tests PCR depuis mercredi. Néanmoins, la ville de Luxembourg a décidé de prolonger la distribution de bons pour des tests rapides antigéniques jusqu’au 18 octobre 2021 inclus.

    • #Allemagne : Il tue le caissier car il ne veut pas porter de masque
      http://www.lessentiel.lu/fr/news/grande_region/story/il-tue-le-caissier-car-il-veut-pas-porter-de-masque-13077989

      Un homme de 49 ans a tiré sur le caissier d’une station-service à Idar-Oberstein, en Rhénanie-Palatinat, lors d’un différend au sujet du port du masque, rapporte l’agence de presse allemande DPA. L’homme s’était mis en colère parce que l’employé ne voulait pas lui vendre de la bière car il ne portait pas de protection bucco-nasale, a déclaré lundi le procureur général Kai Fuhrmann à Idar-Oberstein.
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      Selon les investigations menées jusqu’à présent, le quadragénaire était entré sans masque dans la boutique de la station-service samedi soir et avait déposé deux packs de six bières sur le comptoir de la caisse. Le vendeur lui a alors fait remarquer que les masques étaient obligatoires - sur quoi il a quitté la pièce, en levant la main de manière menaçante.

      Une bonne heure plus tard, le suspect est à nouveau apparu à la station-service - cette fois avec un couvre-bouche et cache-nez, prenant à nouveau un pack de six bières et se rendant à la caisse. « Là, il a enlevé sa protection bucco-nasale », a dit Kai Fuhrmann. Le caissier lui a de nouveau expliqué qu’il devait porter un masque. L’agresseur a alors sorti un revolver et a tiré sur le jeune homme de 20 ans.

  • « Des millions de personnes vivant dans la précarité subissent une double peine face au virus »
    « Le travail et ses dangers sont rendus invisibles »
    https://alencontre.org/societe/travail-et-sante/le-travail-et-ses-dangers-sont-rendus-invisibles.html

    Entretien avec Annie Thébaud-Mony conduit par Guy Zurkinden

    Gestion néolibérale de la pandémie, mépris des soignants, invisibilisation des cancers professionnels… Sociologue de la santé et du travail, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la recherche médicale, en France, militante infatigable, Annie Thébaud-Mony dénonce la mise en danger généralisée des salariés [1]. Et pointe les terrains de lutte.
    A la lumière de votre expérience de lutte contre des maladies infectieuses, vous critiquez la gestion de la pandémie Covid-19 pratiquée dans de nombreux pays, dont la France. Pourquoi ?

    Annie Thébaud-Mony – En Algérie, dans les années 1970, j’ai participé à des programmes sanitaires de lutte contre la tuberculose, une maladie infectieuse se transmettant de manière similaire au Covid-19. J’y ai appris que, pour arrêter les chaînes de contamination et organiser une prise en charge conséquente des malades, il faut des structures sanitaires au plus proche de la population – et d’abord, de la population la plus vulnérable.

    Plus on développe des soins de première ligne afin de répondre aux besoins de santé de base, plus on traite tôt la maladie, moins elle prendra des formes graves. Cela permet aussi de cerner et d’isoler les clusters, ainsi que de diminuer la pression sur les hôpitaux.

    Certains pays – la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Islande et certains pays asiatiques – ont fait cet effort de prise en charge au plus près de la population. Ils ont eu beaucoup moins de cas graves et de morts.

    En revanche, de nombreux gouvernements, notamment en Europe, ont totalement ignoré cette expérience.

    En France, j’ai été estomaquée de voir que la gestion du Covid-19 ne s’appuyait pas sur les médecins généralistes et les centres de santé, qui sont pourtant un maillon central de la chaîne des soins pour les personnes en situation précaire.

    Tout le monde n’est pas égal face au virus ?
    Face au Covid-19 comme face à toutes les maladies infectieuses, les inégalités sont flagrantes.

    En Seine Saint-Denis, le taux de mortalité dû au Covid-19 est le plus haut de France, en particulier parmi les quartiers défavorisés. C’est lié à plusieurs facteurs : les mauvaises conditions de logement ; le fait qu’y résident de nombreux travailleurs, souvent précaires, œuvrant dans des secteurs « essentiels » et donc fortement exposés au virus ; et les conditions de santé moins bonnes des classes défavorisées. Souvent, les personnes très exposées sont aussi celles qui résident le plus loin de lieux de soins susceptibles de les prendre en charge de manière précoce.

    Ces inégalités sociales jouent aussi un rôle face à la vaccination : les personnes les plus éloignées des systèmes informatiques, sans connexion internet ou téléphone portable, peu informées, ont été le plus souvent écartées des circuits de la vaccination.

    Des millions de personnes vivant dans la précarité subissent ainsi une double peine face au virus. Alors qu’elles devraient être les premières cibles de la politique sanitaire.

    La pandémie révèle-t-elle aussi les limites de nos systèmes de santé ?
    Pour répondre à une pandémie, les droits à l’accès aux soins doivent prendre le pas sur la raison économique.
    Or dans l’ensemble des pays européens, tout comme aux Etats-Unis, les gouvernements essaient de gérer la crise sanitaire sans rien changer à la logique de diminution des dépenses de santé publique – qui accompagne la privatisation en marche depuis trente ans.

    En France, on continue à fermer des hôpitaux et à supprimer des lits, en pleine pandémie. A Paris, la fusion prévue des hôpitaux Bichat et Beaujon aboutira par exemple à la suppression de 300 lits en Seine Saint-Denis, le département le plus touché par la pandémie !

    En refusant de remettre en cause la marchandisation de la santé, les gouvernements laissent l’épidémie se répandre et faire toujours plus de victimes.

    Les effets de cette politique vont bien au-delà du Covid-19. En France, les cancers sont devenus la première cause de mortalité, avec 157 000 décès par an. Or lors de la première vague, les autorités ont obligé les services de cancérologie à déprogrammer les soins, faute de lits et de personnel suffisants. Conséquence : en 2020, un quart des cas de cancer n’ont pas bénéficié de diagnostic dès les premiers symptômes. Cela représente environ 100 000 malades sur les 400 000 nouveaux cas de cancer survenant chaque année en France. Or le diagnostic précoce est un facteur déterminant pour éviter le décès en raison du cancer !

    Cela fait pourtant des années que les soignants demandent plus de moyens…
    En France, la pandémie est arrivée dans un moment de forte résistance des soignants contre le démantèlement du système de santé publique.

    Au début, le pouvoir a fait l’éloge des professionnels, les a fait applaudir. Mais il ne s’est jamais intéressé à l’activité réelle des soignants et à leurs conditions de travail. Au contraire, il a fait sauter leurs congés et les a obligés à travailler dans des conditions inadmissibles.

    La première vague passée, le gouvernement Macron a ignoré les revendications du personnel. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, de retisser un véritable réseau de soins de santé de base gratuits dans les villages, les quartiers, il a choisi la politique la pire qui soit : « surveiller et punir », soi-disant au nom de la santé. Les salarié·e·s pourront même être licenciés s’ils n’ont pas de pass sanitaire ! C’est le contraire d’une stratégie de santé publique, qui doit être à la fois démocratique et bienveillante. La santé publique ne se fait pas contre les gens, mais avec eux.

    Vous dénoncez aussi la mise en danger de certaines catégories de travailleurs…
    Dès le début de la pandémie, nous avons subi une politique de « double standard » : pendant qu’une partie de la population était confinée au nom de la santé publique, l’autre était contrainte de se rendre au boulot dans des conditions sanitaires parfois déplorables.

    En tant que simple citoyenne je pouvais me faire verbaliser si je sortais sans mon attestation. En revanche, un employeur qui ne protégeait pas ses salariés n’encourait aucune sanction. Des inspecteurs du travail ont même été sanctionnés pour avoir voulu renforcer les mesures de prévention sur les lieux de travail !

    Comment expliquer ce refus de prendre en compte les risques liés au travail ?
    Tout travailleur devrait avoir le droit de ne pas être mis en danger sur son lieu de travail. Or ce droit est aujourd’hui largement bafoué – pour le Covid-19, mais aussi bien au-delà.

    Cette situation est le fruit des rapports de domination qui traversent notre société. En France, dès la fin des années 1970, les entreprises ont pu licencier à leur guise. Cela a entraîné une augmentation spectaculaire du chômage. Cette situation a été instrumentalisée afin d’escamoter le contenu du travail réel : les conditions de travail, les risques qu’elles peuvent représenter pour la santé des salariés, voire pour leur vie, tout cela a été effacé devant l’impératif de l’emploi, la peur que des places de travail soient supprimées.

    Le travail vivant est ainsi devenu invisible… et les travailleurs qui l’effectuent aussi, à commencer par les moins qualifiés – la plupart des gens ne connaissent pas, par exemple, le nom de la personne qui nettoie leur palier, leur escalier ou leur bureau !

    Cette invisibilisation du travail a été intériorisée par les salariés eux-mêmes : dans beaucoup d’entreprises, des enquêtes révèlent un niveau d’exposition affolant à des produits toxiques. Mais si on en discute avec les salariés, ils répondent qu’ils doivent d’abord nourrir leur famille. Au sein des syndicats, la question de la santé au travail est aussi un parent pauvre, par peur pour « l’emploi ».

    On retrouve ce biais dans le corps médical : les médecins ne s’intéressent presque jamais au travail des malades. Pour déterminer l’origine d’une maladie, ils se contentent souvent de questions sur les comportements individuels.

    La santé au travail et les maladies professionnelles sont ainsi totalement invisibilisées. C’est le fruit d’une volonté politique.

    Quel est le coût de cette invisibilisation ?
    Nous menons deux enquêtes auprès de patients atteints de cancer – une dans le Vaucluse (depuis 2017), l’autre en Seine-Saint-Denis (dès 2002). Les résultats sont effrayants. L’étude réalisée en Seine-Saint-Denis a montré que, sur plus de 1200 patients suivis, 85% ont été lourdement exposés à une multiplicité de substances cancérogènes. La raison : dans une série de métiers exposés comme la construction, le travail des métaux, la réparation automobile et la maintenance industrielle, le nettoyage et la gestion des déchets, il n’existe aucune mesure de protection de la santé digne de ce nom. La réglementation concernant l’exposition aux cancérogènes n’est pas mise en application par les employeurs et ces derniers ne sont jamais sanctionnés pour de telles infractions.

    Ce n’est pas tout. Dans nos deux enquêtes, aucune victime de cancer ne s’est appuyée sur le dispositif de suivi médical destiné aux personnes exposées à des cancérogènes au travail. Or si ces suivis existaient, on pourrait prévenir les risques à la source. En leur absence, on perd la mémoire des lieux de travail exposés.

    Les conséquences de cette négligence sont graves : non seulement les salariés continuent à tomber malades et/ou à mourir en raison de leurs conditions de travail, mais de nombreuses friches industrielles exposent ensuite les habitants de quartiers entiers à des produits cancérogènes.

    On retrouve une situation semblable pour ce qui est du recours aux pesticides en milieu agricole.

    Comment affronter cette réalité ?
    Nous vivons une situation très dure sur le plan de la précarisation du travail et de l’emploi. Néanmoins, il est possible de faire bouger les lignes, y compris au niveau syndical, et de poser le problème de la santé avec les salariés eux-mêmes, à partir de situations très concrètes.

    On pourrait citer de nombreux exemples. L’usine Eternit à Albi, au sud de la France, a produit des fibres d’amiante de 1973 en 1997. Confrontés à la mort de leurs collègues, atteints de cancers, les salariés se sont organisés et ont œuvré au sein des syndicats pour faire prendre conscience des dangers de l’amiante et formuler des revendications. Ils ont exigé, d’une part, que les cancers dus à ce matériau soient reconnus comme maladie professionnelle. De l’autre, ils ont insisté sur la nécessité d’arrêter la production d’amiante, en raison de ses dangers pour la santé. En 2005, des salariés et l’association des familles des victimes ont déposé ensemble une plainte pénale contre l’entreprise pour homicide involontaire.

    En avril 2019, l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame a causé une pollution au plomb très importante. Le gouvernement n’a pas traité ce problème sérieusement, car il voulait reconstruire au pas de charge, dans la perspective des JO de 2024. Les travailleurs chargés de la manutention et du nettoyage du site et de ses environs n’ont pas été informés du danger, ni protégés. Face à ce scandale sanitaire, un collectif s’est constitué. Depuis deux ans, il unit des associations de défense de la santé, des syndicats d’enseignants, de fonctionnaires de la Mairie, des transports, de la préfecture de police, ainsi que le collectif nettoyage de l’Union départementale de Paris. Leur lutte a permis d’avoir accès aux informations concernant le niveau de plomb sur certains lieux de travail, d’y faire de la décontamination, etc. En juillet, l’association Henri Pézerat [1928-2009, directeur de recherche du CNRS, chimiste, toxicologue et lanceur d’alerte] de défense de la santé, du travail et de l’environnement, au sein de laquelle je milite, le syndicat CGT et deux familles de riverains ont déposé une plainte pénale pour mise en danger de la vie d’autrui. Cette plainte fait le lien entre pollution professionnelle et environnementale.

    Le monde du travail garde-t-il son potentiel transformateur ?
    Les vrais changements sociaux ne peuvent venir que du bas – de l’action de travailleurs et travailleuses militants, alliés parfois avec des scientifiques qui décident aussi d’agir.

    Durant la pandémie, j’ai été, par exemple, impressionnée par la manière dont certains enseignant·e·s ont réussi à repenser et poursuivre leur mission pédagogique auprès des élèves, en situation de pandémie. Dans le secteur agricole, il est aussi frappant de voir les réseaux qui se construisent à l’occasion de la transition, avec des circuits de distribution différents, des liens entre producteurs.

    Je pense aussi aux syndicalistes du secteur pétrochimique qui, après l’explosion de l’usine d’engrais AZF à Toulouse, en 2001, ont dénoncé le rôle délétère pour l’environnement joué par les multinationales – des questions qui reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène avec le mouvement pour le climat.

    Ces luttes et ces expériences – avec bien d’autres – sont le fruit de prises de conscience, dans des milieux populaires, de de la nécessité de changer une société insoutenable. Elles passent par une reprise en main du travail et de son organisation par les travailleurs eux-mêmes, non seulement en tant que travailleurs mais aussi comme citoyens.

    C’est une voie difficile, à l’heure où le droit du travail a été fortement affaibli. Mais elle est incontournable.
    (Entretien publié dans le journal du SSP Services publics, n° 13, 3 septembre 2021, Lausanne)

    #covid-19 #sante #santé #en_vedette #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #contamination #vaccin #vaccins #vaccination #travail #france #santé #capitalisme #économie #surveillance #conditions_de_travail #racisme #politique #inégalités #AZF #éternit #amiante #multinationales #double_standard #pass_sanitaire

  • 83 personnes infectées lors d’une soirée dans un club réservée aux vaccinés et aux récemment rétablis RTBF X.L.
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_83-personnes-infectees-lors-d-une-soiree-dans-un-club-reservee-aux-vacci
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    Un nouveau cas pose question, survenu en Allemagne la semaine dernière : un club de Munster avait en effet organisé le 3 septembre une fête réservée aux vaccinés et aux personnes rétablies.

    Et sur les 380 personnes présentes, pas moins de 83 ont été contaminées. Jusqu’ici, tous les certificats vérifiés étaient pourtant valides, selon la presse allemande. Et les conditions d’hygiène (dont la ventilation) étaient jugées « exemplaires » par l’administration.
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    Il est en effet prouvé que le vaccin réduit très fortement les risques de cas graves. Mais avec le variant delta, plus contagieux, la réduction du risque de transmission n’est pas aussi élevée qu’estimée lors des premiers tests, avec le variant classique. On a donc une réduction du risque, mais dans un contexte (lieu clos, contacts rapprochés, personnes qui parlent fort à cause de la musique) où tout est propice à de « super contaminations » par contamination aérosol.

    L’élément rassurant, c’est que la protection contre les cas graves n’est elle pas remise en cause : selon les journaux allemands, les 83 contaminés n’ont développé que de légers symptômes, voire pas de symptôme du tout.

    Et d’autre part, il s’agit du seul événement de ce type (appelé « 2G » en Allemagne), ouvert aux vaccinés et aux personnes rétablies, à avoir provoqué une contamination massive comme celle-là, au contraire de ce qui s’était passé aux Pays-Bas et en France en juillet, où les foyers s’étaient multipliés.

    #Allemagne #Munster #vaccin #vaccins #vaccination #covid-19 #sante #santé #en_vedette #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #contamination

  • Singapore’s Chinese embassy urges nationals not to visit as singer JJ Lin distances himself from Fujian Covid-19 outbreak | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3148658/coronavirus-chinese-embassy-urges-nationals-not-travel

    Singapore’s Chinese embassy urges nationals not to visit as singer JJ Lin distances himself from Fujian Covid-19 outbreak The advisory came as Singapore sees a surge in Covid-19 cases, and as Foreign Minister Wang Yi is due to meet PM Lee Hsien Loong Singer Lin Jun Jie responded to rumours on Weibo that he may have been responsible for the outbreak in China by geo-tagging himself in Singapore
    The Chinese embassy in Singapore has urged its citizens not to travel to the city state unless necessary amid a sharp rise in Covid-19
    cases there.In a statement on Monday, the embassy noted that Singapore
    had recorded more than 500 daily infections over the last four days, and numbers were expected to reach the thousands.“Dozens” of Chinese nationals in Singapore have caught the virus and sought help, including tourists and short-term visitors who had travelled for work or to visit their families, it said.Currently, mainlanders can enter Singapore without serving quarantine, but they have to take a test on arrival and isolate until they receive a negative result.“Considering the current situation in Singapore, the embassy reiterates that cross-border travel during a pandemic is dangerous,” it said, adding that those intending to visit the city state should “carefully” reconsider their plans. Singapore, one of the most vaccinated countries in the world with 81 per cent of its population fully inoculated, is battling a spike in cases. On Monday alone, there were 597 domestic infections, but the number of hospitalised cases and those in intensive care units remained relatively stable.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#chine#frontiere#circulation#tourisme#sante#vaccination#contamination

  • #Covid-19 et les capteurs de CO2 à la rentrée scolaire - Sciences et Avenir
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-pourquoi-les-capteurs-de-co2-seront-essentiels-a-la-rentre

    Nous savons aujourd’hui que le #coronavirus #SARS-CoV-2 est transmis principalement par #aérosols : des micro-gouttelettes que l’on expire en éternuant, toussant, parlant ou même juste en respirant, et qui restent en suspension dans l’air pendant de longues périodes. Il est estimé que l’on envoie dans l’air jusqu’à 7.200 particules d’aérosol par litre d’air expiré, dans lesquels un patient atteint de Covid-19 peut libérer jusqu’à 105 à 107 copies du génome du coronavirus ! Face à ce constat, les chercheurs encouragent depuis des mois à ouvrir les fenêtres régulièrement afin de ventiler les pièces fermées et les nettoyer de ces aérosols.

    Mais combien de fenêtres faut-il ouvrir ? Et pendant combien de temps ? Des questions complexes qui dépendent de la pièce, du nombre de personnes à l’intérieur, du vent et de la saison. “L’air est très complexe. Il n’y a pas une règle simple, comme ‘lavez-vous les mains pendant 20 secondes’”, expliquait l’ingénieure environnementale Cath Noakes à New Scientist. La solution est donc d’estimer la quantité d’aérosols dans une pièce, pour savoir si on a ventilé suffisamment ou pas. Et pour cela, les capteurs de CO2 sont essentiels, car ils donnent une idée du taux de ventilation. “La quantité de CO2 vous dit quelle quantité de l’air dans cette pièce a déjà été respirée par d’autres personnes”, poursuivait-elle.

    Interrogé par le magazine Marianne, le physicien François Pétrélis, membre du Projet CO2 (groupe de chercheurs qui préconise l’utilisation de ces capteurs pour limiter la dissémination du coronavirus) expliquait plus en détail : “Avec une méthode d’absorption infrarouge, le capteur va donner une valeur en partie par million (ppm). Et l’on sait que le CO2 va montrer à quel point il y a de la respiration dans la pièce, ce qui permet de se faire une idée de l’excès d’aérosol présent.”

    À New York, pas de capteurs, pas de classe

    L’#aération des salles de classe est de plus en plus prise au sérieux. À New York, par exemple, ces #capteurs ont été installés dans toutes les écoles et leur niveau de CO2 est publié par le Département d’éducation de la ville. En plus de ces capteurs, toutes les salles de classe y sont équipées de deux #purificateurs d’air qui nettoient l’air d’une pièce quand la #ventilation n’est pas suffisante. “

    #contamination #enfants #écoles #universités

  • Le pass sanitaire n’est pas nécessaire pour donner son sang, rappelle l’EFS

    https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/pass-sanitaire/le-pass-sanitaire-n-est-pas-necessaire-pour-donner-son-sang-rappelle-l-efs-

    Le pass sanitaire n’est pas obligatoire pour donner son sang, même dans un hôpital, a souligné lundi l’Établissement français du sang (EFS) qui s’inquiète de réserves trop basses et relance son appel aux dons. « Les collectes de sang n’étant ni des lieux de loisirs et de culture, ni des lieux rassemblant des personnes fragiles, le pass sanitaire n’est pas nécessaire pour y accéder, y compris lorsque les sites de collecte se trouvent dans une enceinte hospitalière », rappelle l’établissement public dans un communiqué.

    De rares exceptions pourront concerner les collectes se déroulant dans un centre commercial de plus de 20 000 m², où le pass sanitaire est contrôlé, précise-t-il.

    Il est également possible de donner son sang après une injection de vaccin anti-Covid, sans délai. Les personnes atteintes de la maladie devront en revanche attendre 14 jours après disparition des symptômes pour le faire. Les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas d’affirmer que le Covid-19, un virus respiratoire, se transmet par le sang. Avec moins de 85 000 poches de globules rouges, le niveau de réserve est aujourd’hui bas en France, s’inquiète l’EFS.

    Une année de faible fréquentation
    Depuis début août, la fréquentation des collectes a « nettement diminué », d’environ moins 10 %. Il manque selon lui 500 dons par jour. « La mobilisation de tous est nécessaire y compris pendant les périodes de vacances », insiste l’EFS qui a installé des lieux de collecte sur les lieux de vacances des Français, notamment sur les littoraux. L’EFS, opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France, avait déjà lancé un appel urgent aux dons en mai dernier, alors que les réserves de sang en étaient au même point qu’actuellement. Environ 500 000 patients sont transfusés par an, auxquels s’ajoutent 500 000 soignés avec des médicaments dérivés du plasma sanguin (immunoglobulines, facteurs de coagulation, albumine…).

    Pas de #contamination par le #sang ? ? ? ? ? famille #fabius #épidémie #contagion #vaccination #vaccin #pression_sociale #médecins #covid-19 #coronavirus #santé #covid #sars-cov-2 #pandémie

  • En Haute-Savoie, un gisement de « vacanciers » venus des Emirats arabes unis
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/07/25/en-haute-savoie-un-gisement-de-vacanciers-venus-des-emirats-arabes-unis_6089

    En Haute-Savoie, un gisement de « vacanciers » venus des Emirats arabes unis

    Cet été, les deux hôtels de luxe d’Annemasse affichent complet. Venue se rafraîchir près du lac Léman, la famille régnante des Emirats arabes unis les a entièrement réservés pour héberger son personnel.Cet été, la famille régnante des Emirats arabes unis a privatisé la totalité des 180 chambres et les restaurants des deux hôtels de luxe d’Annemasse (Haute-Savoie). Un Mercure et un Novotel, du groupe Accor, où logeront le personnel des Al Nahyane, les ministres et une partie du service d’ordre. (...) Annemasse, 35 000 habitants, n’est pas réputée pour son effervescence culturelle. Sa localisation, proche de la frontière suisse et au pied des Alpes, en fait plutôt un lieu de départ de randonnées ou une étape sur la route de Genève et de Chamonix. Les touristes arrivent rarement en masse et encore moins depuis le début de la crise sanitaire. La venue du personnel du clan royal ne semble pas faire trop de tort à la ville.
    L’été dernier, pandémie oblige, la royale tribu n’était pas venue profiter de ses villas françaises à Vétraz-Monthoux, à 10 minutes d’Annemasse. Et si, habituellement, le personnel est logé dans des hôtels genevois, cette année les Emiratis ont préféré garder leur suite près d’eux, par précaution. Une grande première. Chaque entrée et sortie de l’hôtel est minutieusement contrôlée afin d’éviter toute forme de contamination. Impossible alors d’imaginer partager l’hôtel avec d’autres touristes. Une bulle sanitaire bienvenue tandis que, en Suisse et en France, une hausse des cas se dessine.

    #Covid-19#migrant#migration#france#emiratsarabesunis#sante#bullesanitaire#elite#tourisme#contamination#pandemie

  • Covid-19 : l’île Maurice rouvre ses frontières aux vaccinés en manque de soleil
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/15/covid-19-l-ile-maurice-rouvre-ses-frontieres-aux-vaccines-en-manque-de-solei

    Covid-19 : l’île Maurice rouvre ses frontières aux vaccinés en manque de soleil. Presque totalement fermé aux voyageurs internationaux depuis mars 2020, l’Etat confetti de l’océan Indien permet, sous conditions, aux vacanciers de revenir.L’île Maurice, Etat confetti de l’océan Indien, rouvre ce jeudi 15 juillet ses frontières, presque totalement fermées depuis le début de la pandémie en mars 2020, aux voyageurs internationaux. Mais le bain de soleil a un prix. Non seulement les vacanciers doivent être vaccinés et porteurs d’un test PCR négatif, mais il leur faudra en plus se soumettre à une quarantaine de quatorze jours, dans une « bulle hôtelière ».
    George Lepoigner, chauffeur de taxi dans la capitale mauricienne Port-Louis, a hâte de voir les touristes revenir vers les plages paradisiaques et les eaux turquoise de son île. « Sans les touristes dans le pays, nous n’avons pas de devises étrangères qui rentrent. Nous n’avons pas les fonds pour continuer à vivre », affirme M. Lepoigner, 55 ans et père de deux enfants.
    La pandémie a durement touché l’île Maurice, dont une part importante de l’économie repose sur les revenus générés par le secteur du tourisme. Avant l’irruption de l’épidémie sur l’île en mars 2020, le tourisme et l’hôtellerie totalisaient environ 24 % du PIB et près d’un quart des emplois. Mais au cours de la dernière année fiscale, l’économie tout entière s’est contractée de 15 %. Et le pays s’impatiente de voir revenir ses précieux touristes.
    En juin, le ministre des finances Renganaden Padayachy annonçait l’objectif « d’atteindre 650 000 touristes dans les douze prochains mois », précisant que le rétablissement serait « progressif et continu ». Il ajoutait que l’autorité en charge du tourisme allait être dotée de quelque 420 millions de roupies mauriciennes (8,3 millions d’euros) pour promouvoir le pays dans ses marchés clés, comme la Chine, l’Europe et l’Afrique du Sud.
    Mais les professionnels du tourisme devront cependant attendre avant de ressentir un rebond : la réouverture complète des frontières, sans les restrictions, n’est en effet prévue que le 1er octobre. En attendant, les touristes pourront jouir de leur complexe hôtelier et de la plage, mais ne pourront pas profiter du reste de l’île pendant leur quarantaine, pas plus que de certains services, comme les spas.
    Selon Le Mauricien, l’un des principaux journaux locaux, 600 touristes étaient attendus jeudi, en provenance d’Europe et de Dubaï. Gilbert Espitalier-Noel, directeur général des hôtels New Mauritius, un acteur important du secteur, note avec morosité ne pas s’attendre à une reprise avant le dernier trimestre 2021.Les revenus de ses hôtels ont plongé à 940 millions de roupies (18,6 millions d’euros) sur la période allant de juin 2020 à mars 2021, contre 7,6 milliards de roupies (150 millions d’euros) pour la période de juin 2019 à mars 2020. « Bien que nous ayons pris des mesures pour réduire les dépenses, à travers des réductions de salaire, des départs en retraite volontaires et en maintenant les dépenses opérationnelles à leur minimum, l’entretien des hôtels reste significatif », précise-t-il.
    Les effets de la crise ne se sont pas limités au tourisme, mais se sont fait sentir dans les transports, l’agriculture ou encore la vente. Evoquant les effets d’entraînement au-delà du secteur touristique, l’économiste Rama Sithanen souligne que « Maurice n’est pas sorti de ce choc brutal et immense ».Comme d’autres pays dans le monde, l’île, qui a enregistré quelque 2 190 cas d’infections et 20 décès pour une population totale de 1,2 million d’habitants, se bat désormais contre des variants plus virulents du virus, dont le Delta.Mais pour M. Lepoigner, le retour des touristes ne peut plus attendre. « Même s’il y a un risque de contamination avec le nouveau variant, soit nous mourons de faim, soit nous mourons du Covid. Je choisirai le Covid puisque 99,9 % des Mauriciens ont survécu au virus depuis l’année dernière », lâche-t-il.

    #Covid-19#migrant#migration#maurice#sante#variant#vaccination#tourisme#economie#contamination

  • En #Guadeloupe, l’#eau_courante, potable, est devenue un luxe

    En Guadeloupe, des milliers d’habitants vivent au rythme des « #tours_d’eau », des #coupures programmées, ou n’ont tout simplement pas d’eau au robinet depuis plusieurs années. Les habitants subissent des coupures prolongées, même en pleine pandémie de Covid-19. Face à la catastrophe sanitaire, les pouvoirs publics sont accusés d’#incurie. Premier volet de notre série.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/120721/en-guadeloupe-l-eau-courante-potable-est-devenue-un-luxe
    #eau_potable #eau_de_robinet #eau

    by @wereport photos @albertocampiphoto

  • L’#Inserm met en évidence de nouvelles #pathologies liées aux #pesticides

    Les liens sont de plus en plus évidents entre usage des pesticides et certains #cancers, en particulier chez les agriculteurs et chez les enfants. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Inserm, huit ans après celle qui faisait référence jusqu’à présent.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070721/l-inserm-met-en-evidence-de-nouvelles-pathologies-liees-aux-pesticides
    #santé #maladie #industrie_agro-alimentaire #agriculture #rapport

    • Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)

      Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du travail, la Direction générale de la recherche et de l’innovation, ainsi que le secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’actualisation du rapport d’expertise collective Inserm intitulé Pesticides : Effets sur la santé, publié en 2013.

      Ce travail s’appuie essentiellement sur les données issues de la littérature scientifique disponible en date du premier trimestre 2020. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés à partir de l’interrogation de différentes bases de données (PubMed/ Medline, Scopus, Cairn...) et des recherches complémentaires ont été effectuées par les experts ou en collaboration avec le Pôle expertise collective. Le Pôle expertise collective de l’Inserm, rattaché à l’Institut thématique Santé publique, a assuré la coordination de cette expertise.

      Les pesticides regroupent l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables et les organismes jugés nuisibles. Qu’il s’agisse de pesticides autorisés aujourd’hui ou utilisés par le passé (dont certains sont rémanents), ils suscitent des inquiétudes concernant leurs effets possibles sur la santé humaine et plus largement sur l’environnement. Afin de mieux apprécier leurs effets sanitaires, l’Inserm a été saisi en 2018 par cinq directions générales ministérielles en vue d’actualiser l’expertise collective intitulée « Pesticides : Effets sur la santé » publiée en 2013.

      L’expertise collective de 2021 dresse un bilan des connaissances dans le domaine au travers d’une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée depuis 2013. Plus de 5 300 documents ont été rassemblés et analysés par un groupe d’experts multidisciplinaire. L’expertise commence par une analyse sociologique de la montée des préoccupations concernant les pesticides et une présentation des connaissances sur l’exposition aux pesticides de la population française, puis elle aborde une vingtaine de #pathologies dont les #troubles_du_développement_neuropsychologique_et_moteur de l’enfant, les #troubles_cognitifs et anxio-dépressifs de l’adulte, les #maladies_neurodégénératives, les cancers de l’#enfant et de l’adulte, l’#endométriose et les #pathologies_respiratoires ainsi que thyroïdiennes. Une dernière partie est consacrée à des pesticides ou familles de pesticides particuliers : le #chlordécone, le #glyphosate et les #fongicides_inhibiteurs_de_la_succinate_déshydrogénase (#SDHi). La présomption d’un lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue d’une pathologie est appréciée à partir des résultats des #études_épidémiologiques évaluées et est qualifiée de forte, moyenne ou faible. Ces résultats sont mis en perspective avec ceux des #études_toxicologiques pour évaluer la plausibilité biologique des liens observés.

      Exposition en milieu professionnel

      En considérant les études sur des populations qui manipulent ou sont en contact avec des pesticides régulièrement, et qui sont a priori les plus exposées, l’expertise confirme la présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et six pathologies : #lymphomeslymphomes_non_hodgkiniens (#LNH), #myélome multiple, cancer de la #prostate, #maladie_de_Parkinson, troubles cognitifs, #bronchopneumopathie chronique obstructive et #bronchite chronique. Pour les LNH, il a été possible de préciser des liens (présomption forte) avec des substances actives (#malathion, #diazinon, #lindane, #DDT) et avec une famille chimique de pesticides (#organophosphorés), et pour la maladie de Parkinson et les troubles cognitifs avec les #insecticides organochlorés et les organophosphorés, respectivement. Il s’agit essentiellement de pesticides pour lesquels les études se sont appuyées sur des biomarqueurs permettant de quantifier l’exposition. Les études toxicologiques confirment que les mécanismes d’action de ces substances actives et familles de pesticides sont susceptibles de conduire aux effets sanitaires mis en évidence par les études épidémiologiques.

      Des liens ont été identifiés pour d’autres pathologies ou événements de santé avec une présomption moyenne. C’est le cas notamment pour la maladie d’#Alzheimer, les troubles anxio-dépressifs, certains cancers (#leucémies, système nerveux central, vessie, rein, sarcomes des tissus mous), l’#asthme et les #sifflements_respiratoires, et les pathologies thyroïdiennes.

      Exposition pendant la #grossesse ou l’#enfance

      Les études épidémiologiques sur les cancers de l’enfant permettent de conclure à une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse (exposition professionnelle ou par utilisation domestique) ou chez l’enfant et le risque de certains cancers, en particulier les leucémies et les tumeurs du système nerveux central.

      Les études de cohortes mères-enfants ont permis de caractériser les liens entre l’exposition professionnelle ou environnementale (c’est-à-dire en population générale) des mères pendant la grossesse et les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant. Il est difficile de pointer des substances actives en particulier, mais certaines familles chimiques de pesticides sont impliquées, avec un niveau de présomption fort, notamment les #insecticides organophosphorés et les #pyréthrinoïdes dont l’usage a augmenté en substitution aux insecticides organophosphorés. Le lien entre les #organophosphorés et l’altération des #capacités_motrices, cognitives et des fonctions sensorielles de l’enfant est confirmé et les nouvelles études sur les #pyréthrinoïdes mettent en évidence un lien entre l’exposition pendant la grossesse et l’augmentation des #troubles_du_comportement de type internalisé tels que l’#anxiété chez les enfants. Les données expérimentales sur des rongeurs suggèrent une #hyperperméabilité de la barrière hémato-encéphalique aux #pyréthrinoïdes aux stades les plus précoces du développement, confortant la plausibilité biologique de ce lien. De plus, comme le montrent les études récentes d’expologie, ces insecticides, qui ont été à la fois utilisés en #agriculture mais également dans les sphères domestiques, induisent une contamination fréquente des environnements intérieurs.

      Exposition des #riverains des #zones_agricoles

      Les populations riveraines des zones agricoles peuvent être concernées par la dérive des produits épandus sur les cultures. En effet, des études suggèrent une influence de la #proximité aux zones agricoles sur la #contamination par les pesticides du lieu de vie, variable selon les substances, leur mode d’application et la manière d’estimer l’exposition. Des études écologiques ou cas-témoins avec géolocalisation reposant sur la caractérisation de l’activité agricole au voisinage des adresses de résidences suggèrent un lien entre l’exposition des riverains des terres agricoles et la maladie de #Parkinson, et également entre la #proximité_résidentielle à des zones d’#épandages de pesticides (rayon <1,5 km) et le comportement évocateur des troubles du spectre autistique chez l’enfant. Cependant, ces études présentent des limites importantes liées à l’évaluation fine de l’exposition ou à l’absence de données individuelles, ce qui rend le niveau de présomption faible.

      Focus sur le chlordécone, le glyphosate et les inhibiteurs de la succinate déshydrogénase

      Le chlordécone, #insecticide utilisé aux #Antilles_françaises dans le passé, persiste de nos jours dans les milieux naturels insulaires. La consommation des denrées alimentaires contaminées a entraîné une contamination de l’ensemble de la population. La présomption forte d’un lien entre l’exposition au chlordécone de la population générale et le risque de survenue de #cancer_de_la_prostate a été confirmée. En considérant l’ensemble des données épidémiologiques et toxicologiques disponibles, la causalité de la relation est jugée vraisemblable.

      Concernant l’herbicide glyphosate, l’expertise a conclu à l’existence d’un risque accru de LNH avec une présomption moyenne de lien. D’autres sur-risques sont évoqués pour le #myélome multiple et les #leucémies, mais les résultats sont moins solides (présomption faible). Une analyse des études toxicologiques montre que les essais de #mutagénicité sur le glyphosate sont plutôt négatifs, alors que les essais de #génotoxicité sont plutôt positifs, ce qui est cohérent avec l’induction d’un stress oxydantstress oxydant. Les études de cancérogenèse expérimentale chez les rongeurs montrent des excès de cas, mais ne sont pas convergentes. Elles observent des #tumeurs différentes, pour les mâles ou les femelles, qui ne se produisent qu’à des doses très élevées et uniquement sur certaines lignées. D’autres mécanismes de #toxicité (effets intergénérationnels, perturbation du microbiote...) sont évoqués qu’il serait intéressant de considérer dans les procédures d’évaluation réglementaire.

      Pour les fongicides SDHi, qui perturbent le fonctionnement mitochondrial par l’inhibition de l’activité SDH, un complexe enzymatique impliqué dans la respiration cellulaire et le #cycle_de_Krebs, il n’existe à ce jour pratiquement aucune donnée épidémiologique portant sur les effets possibles de ces substances sur la santé des agriculteurs ou de la population générale. Les études toxicologiques ou mécanistiques montrent que certains SDHi pourraient être considérés comme des #perturbateurs_endocriniens au moins chez les modèles animaux utilisés (poissons). Alors que les SDHi ne présentent aucune génotoxicité, certains montrent des effets cancérogènes chez les rongeurs mais ce résultat est discuté sur la base d’un mécanisme de cancérogenèse non extrapolable aux humains. Des recherches sont nécessaires pour améliorer l’évaluation du potentiel cancérogène des SDHi, et plus généralement des composés non génotoxiques, et pour combler les lacunes dans les données humaines par le renforcement de la biosurveillance et l’exploitation des cohortes existantes.

      En conclusion

      L’expertise souligne l’importance de réévaluer périodiquement les connaissances dans ce domaine. La confirmation et la mise en évidence de présomptions fortes de liens entre certaines pathologies et l’exposition aux pesticides doivent orienter les actions publiques vers une meilleure protection des populations. Ces questions relatives aux liens entre une exposition aux pesticides et la survenue de certaines pathologies s’inscrivent dans une complexité croissante, la littérature faisant apparaître une préoccupation concernant les effets indirects de certains pesticides sur la santé humaine par le biais des effets sur les #écosystèmes. L’#interdépendance en jeu mériterait d’être davantage étudiée et intégrée, au même titre que les aspects sociaux et économiques afin d’éclairer les prises de décisions lors de l’élaboration des politiques publiques.

      https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/pesticides-effets-sur-sante

      Pour télécharger l’étude :


      https://www.inserm.fr/sites/default/files/2021-07/Inserm_ExpertiseCollective_Pesticides2021_RapportComplet_0.pdf

      #toxicologie #thyroïde #autisme

  • Métaux lourds : tous les Français contaminés y compris les enfants
    https://www.ouest-france.fr/sante/metaux-lourds-tous-les-francais-contamines-y-compris-les-enfants-6a95f4

    Arsenic, cadmium, chrome, cuivre, nickel, mercure… Une étude de Santé publique France révèle que des #métaux_lourds, ayant des effets néfastes sur la santé, sont présents dans l’organisme de toute la population française, y compris les enfants.

    https://lagedefaire-lejournal.fr/se-nourrir

    La tomate a disparu. Elle était là, sous nos yeux, dans nos paniers, pimpante et goûtue. Et puis plus rien, envolée. À sa place, de tristes ersatz, fades et bidouillés. Qu’est-il arrivé ?

    http://www.article11.info/?Le-cri-de-la-tomate-no1
    #contamination

  • Les voyages en Europe, source majeure de contamination
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/03/les-voyages-en-europe-source-majeure-de-contamination_6086811_3244.html

    Une étude conduite dans dix pays et publiée dans « Nature » montre que la relance de la pandémie à l’automne 2020 a été largement alimentée par le tourisme estival au sein de l’UE.Un mois de juin marqué par une circulation virale particulièrement basse, des mesures de contrôles allégées, des transports aériens entre pays européens qui repartent à la faveur des congés estivaux, et une reprise épidémique à l’automne.
    Prévision de prophètes de malheur pour la rentrée 2021 ? Non, juste l’observation détaillée, par une équipe d’épidémiologistes belges de l’université de Louvain et de l’Université libre de Bruxelles, des données de l’été 2020. L’article qu’ils ont publié, mercredi 30 juin, dans la revue Nature, montre en effet que l’essentiel des chaînes de contamination relevées à la mi-août dans dix pays d’Europe occidentale provenait de virus importés au cours des deux mois précédents. « Ce n’est pas une très bonne nouvelle, admet Simon Dellicour, épidémiologiste à l’Université libre de Bruxelles, un des deux coordinateurs de l’étude. Ça montre que, sur une période de temps relativement courte, un pays peut massivement réimporter des chaînes de transmission de l’étranger. »
    Son laboratoire et celui de Philippe Lemey, à Louvain, font partie des meilleures équipes mondiales dans le suivi génomique des virus et de leur évolution. Dans cette étude, ils ont utilisé tout à la fois les données géographiques de circulation en Europe (voyages aériens, Google, Facebook) et les données génétiques issues des bases de séquençage pour reconstruire un arbre phylogénétique, autrement dit une cartographie dans le temps mais aussi dans l’espace de ces virus. « Ça nous permet de retracer l’histoire de la dispersion des différentes lignées virales », poursuit Simon Dellicour. Et donc des chaînes de contamination.
    Les chercheurs se posaient une question principale : dans la deuxième vague apparue à l’automne 2020, quelle était la part des virus déjà présents avant l’été et de ceux importés ?« Nous avons été surpris par l’importance des importations », admet l’épidémiologiste belge. En effet, dans six des dix pays étudiés, plus de la moitié des chaînes répertoriées proviennent d’« événements d’introduction uniques », autrement dit d’entrées du virus dans les bagages, ou plutôt le système respiratoire des touristes. Belgique, Suisse, Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Italie sont de ceux-là, avec des chiffres variant de 50 % à 75 %. « Ça montre l’impact majeur du parcours de personnes infectées sur la réorganisation d’une épidémie », poursuit Simon Dellicour.
    En France, le chiffre est de « seulement » 25 %, un résultat que le chercheur explique par « la taille du pays mais aussi probablement par le fait qu’une proportion plus ou moins importante de Français reste en France lors des vacances d’été (par opposition à de plus petits pays comme la Belgique) ». Espagne et Portugal, eux, apparaissent surtout « exportateurs ».
    Le virus n’entretient pas seulement des relations bilatérales. Certaines chaînes peuvent ainsi multiplier les passages de frontière. Les chercheurs ont notamment suivi le parcours de l’une d’elles d’Espagne vers le Royaume-Uni. Outre-Manche, cette lignée a connu un succès très rapide, établissant de nombreux foyers locaux dans le pays. Puis elle est repartie en voyage, pour essaimer vers d’autres pays, notamment la France.Autre résultat majeur de l’étude : plus l’incidence locale était faible pendant l’été, plus l’importation a joué un rôle décisif dans l’alimentation de l’épidémie.
    Ainsi s’expliquerait la relative résistance à l’importation de l’Espagne, du Portugal et de la France, soulignent les auteurs. Simon Dellicour l’explique par une image : « Dans une forêt en feu, craquer des allumettes ne change pas grand-chose ; en revanche s’il ne reste que quelques foyers, ça peut contribuer au redémarrage de l’incendie. »Toute ressemblance avec la situation présente serait-elle fortuite et malvenue ? Les chercheurs ne tentent pas de jouer les naïfs. Avec une incidence redevenue basse, l’envie des uns de voyager, des autres de relancer le tourisme, de tous de se libérer des masques et autres gestes barrières, les points communs ne manquent pas.
    « Il y a deux différences majeures, insiste toutefois Simon Dellicour. L’une joue en notre faveur, ce sont les campagnes de vaccination, qui partout en Europe avancent à grands pas et protègent notamment les personnes les plus vulnérables. Mais l’autre nous est défavorable : ce sont les variants, et surtout le Delta, qui va inéluctablement devenir majoritaire. Où en sera cette course de vitesse entre vaccin et variant à la rentrée ? Nous l’ignorons et ce n’était pas l’objet de la recherche. »L’article nous invite-t-il toutefois à limiter nos déplacements ? « Ce n’est pas notre rôle de dire qu’il faut empêcher les gens de voyager en Europe pendant l’été, conclut Simon Dellicour. En revanche, il faut assurément des protocoles stricts pour que, si les gens voyagent, le virus n’en fasse pas autant. »

    #Covid-19#migrant#migration#france #UE#pandemie#contamination#casimporte#variant#frontiere#sante#vaccination#frontiere#circulation

  • L’Afrique du Sud durcit les restrictions pour lutter contre le variant Delta du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/28/l-afrique-du-sud-durcit-les-restrictions-pour-lutter-contre-le-variant-delta

    Le variant Delta, très contagieux, est à l’origine de la hausse importante des contaminations au coronavirus en Afrique du Sud, avaient annoncé samedi des scientifiques. Apparu pour la première fois en Inde, ce variant « semble désormais dominer les infections en Afrique du Sud », avait indiqué Tulio de Oliveira, l’un des principaux experts en virologie du pays, lors d’une conférence de presse.Avec près de 60 % du nombre total d’infections, le Gauteng, poumon économique du pays et province la plus peuplée, qui abrite notamment la capitale administrative Pretoria et le centre financier de Johannesburg, est l’épicentre actuel de la pandémie.
    Les voyages à partir ou à destination de la province, pour des motifs de loisirs, sont désormais interdits. Les hôpitaux y sont dans une situation difficile et les autorités sanitaires ont commencé à évacuer des patients vers des zones moins touchées. Les commerces resteront ouverts pour soutenir au maximum l’activité économique du pays, dont le PIB s’était effondré de 7 % en 2020.L’Afrique du Sud, dont l’économie était déjà en récession avant la pandémie, avait mis en place dès mars 2020 l’un des confinements les plus stricts du monde. La campagne de vaccination a démarré avec difficulté en février, et seuls 2,7 millions de personnes sont jusqu’à présent intégralement vaccinées. Identifié pour la première fois en Inde, le variant Delta est désormais présent dans au moins 85 pays, selon l’OMS.

    #Covid-19#migrant#migration#afriquedusud#sante#vaccination#contamination#variant#circulation#deplacementinterne#confinement#evacuationsanitaire#inde

  • Japan’s Olympics chief says there is ‘no way’ to prevent Covid-19 cases among visiting teams | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3139068/japans-olympics-chief-says-there-no-way-prevent-covid-19-cases

    Japan’s Olympics chief says there is ‘no way’ to prevent Covid-19 cases among visiting teams. Two members of Uganda’s team tested positive last week following their arrival in Japan, heightening concerns about the spread of infections at the Games ‘No matter what measures are put in place, there is no way we will have zero positive cases arriving,’ Yasuhiro Yamashita told reporters on Monday.
    Q: Will Japan cave in to Olympics opposition?

    Japan’s Olympic chief on Monday said there was “no way” to ensure zero coronavirus cases among teams arriving for the Tokyo Games
    , as officials prepare to tighten screening procedures.Japanese Olympic Committee president Yasuhiro Yamashita said “thorough measures” would be necessary at airports, after two members of Uganda’s team tested positive last week following their arrival in Japan. The incident sparked concern among local governments planning to host Olympic delegations, with one governor saying they should be held at or near the airport if a member tested positive upon arrival.“No matter what measures are put in place, there is no way we will have zero positive cases arriving,” Yamashita told reporters on Monday. “Even if you’ve had two vaccine doses, it doesn’t guarantee every individual will be negative.“In order to make sure no clusters arise, we need to have thorough measures at the border at the time of entry to Japan,” Yamashita said, adding that daily virus testing would also help reduce the risk of infections spreading.
    Yamashita, a former Olympic judo gold medallist, said he sympathised with the athletes, who will be confined to the village when they are not training or competing.Athletes must sign a written pledge promising to abide by antivirus rules in Tokyo, including staying away from tourist areas, shops and bars, limiting contact with other people, and not using public transport.
    Japan PM rejects claims emperor ‘concerned’ Olympics could spread
    Yamashita said: “How can international athletes have some time to relax and create some positive memories? Of course, the top priority is to make it safe and secure, but I think we need to make an effort to give athletes that kind of space.”Many Japanese remain sceptical about the possibility of safely holding even a scaled-down Games during the pandemic, which caused the event to be postponed last year.

    #Covid-19#migrant#migration#japon#sante#jeuxolympiques#contamination#variant#cluster#frontiere#circulation

  • Comment la Chine a administré plus de 1 milliard de doses de vaccin contre le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/28/comment-la-chine-a-administre-plus-d-un-milliard-de-doses-de-vaccin-contre-l

    Comment la Chine a administré plus de 1 milliard de doses de vaccin contre le Covid-19
    Après des débuts poussifs, la mobilisation de tous les moyens de l’Etat et le retour de quelques foyers épidémiques ont permis à la Chine d’arriver à une cadence de 18 millions d’injections par jour.
    La Chine a franchi la barre du milliard de doses injectées le 21 juin pour atteindre 1,12 milliard jeudi 24 juin, soit plus du tiers des doses administrées dans le monde (2,8 milliards). Après un début de campagne vaccinale poussif, les autorités ont su déployer des moyens importants pour atteindre aujourd’hui un rythme de croisière impressionnant : 18 millions de doses quotidiennes en moyenne, avec un record à 23 millions de doses injectées le 18 juin. De quoi vacciner la France en trois jours ! Avec 1,4 milliard d’habitants, l’entreprise s’annonce un peu plus longue pour la Chine, d’autant que les zones rurales, moins denses, seront plus longues à couvrir.
    (...)Malgré les progrès de cette campagne à grande échelle, la réouverture des frontières chinoises pourrait prendre plus longtemps que prévu.
    L’efficacité des vaccins développés par la Chine contre les infections, qui varie de 51 % pour Sinovac à 78 % pour Sinopharm, ou encore à 65 % pour Cansino, ne rassure pas les autorités, qui ont jusqu’ici adopté une politique « zéro cas ». Leur efficacité serait plus élevée contre les cas graves, à plus de 90 % selon les fabricants. Mais plusieurs exemples de nouvelles vagues épidémiques dans des pays largement vaccinés avec des vaccins chinois, tels que le Chili ou la Mongolie, montrent que baisser trop tôt la garde s’avère risqué.A plus long terme, la stratégie de tolérance zéro paraît difficile à tenir. A Foshan, dans le Guangdong, plusieurs habitants ont protesté après que leur résidence a été soumise à plus de vingt jours de confinement à cause d’un foyer de contaminations comptant officiellement 168 cas pour une population totale de 115 millions d’habitants dans la province.« La politique de tolérance zéro, cela veut dire que, tant qu’il y a un cas, le gouvernement doit mobiliser toutes ses capacités, tester massivement, fermer des quartiers, des villes entières… On voit qu’un retour à une vie normale n’est pas possible, estime Huang Yanzhong, du CFR. Pour sortir de ce dilemme, il faut à un moment passer de l’endiguement de la maladie à son atténuation. Cela suppose aussi d’éduquer la population, car si l’on continue à présenter le virus comme une menace à éradiquer, les gens ne vont pas accepter la réouverture des frontières. »

    #Covid-19#migrant#migration#chine#vaccination#immunitecollective#circulation#frontiere#variant#confinement#cluster#confinement#contamination

  • Delta variant wreaking havoc on viral Indonesia - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/06/delta-variant-wreaking-havoc-on-viral-indonesia

    Delta variant wreaking havoc on viral Indonesia
    JAKARTA – The Indonesian government may have prevented tens of millions of people from returning to their hometowns in the immediate aftermath of the Ramadhan fasting month, but once the restriction was lifted in mid-May it could do little to stop the inevitable floodtide that followed.The consequences of that are now being felt following a dramatic rise in Covid-19 infections from a plateau of 5,500 daily cases in early June to 15,508 on June 23, similar to what happened following the Christmas-New Year holidays.It is the highest single-day rise since the pandemic hit the country in February last year, with the number of deaths rising by more than 100 a day over the last three weeks to 55,544 and a positivity rate now recorded at 49%.
    Effective Friday, Hong Kong has banned all flights from Indonesia, placing the country on its extremely high-risk list, or Group A1, alongside Brazil, India, Nepal, Pakistan, the Philippines and South Africa. The latest outbreak has included a large number of cases of the so-called Delta variant, which health experts say is more transmittable than the original Covid-19 strain and was responsible for a huge increase in infections across India in recent months.So far, the majority of cases have been in Central Java, where the local government has designated 13 districts and cities as red zones, including the provincial capital of Semarang and its surrounding area.
    In the worst-hit district of Kudus, scores of stricken health workers recently injected with the Sinovac vaccine have all recovered quickly, encouraging news for a country that is relying heavily on China for its early vaccine rollout.

    #Covid-19#migration#migrant#sante#indonesie#variant#inde#nepal#pakistan#bresil#philippines#afriquedusud#inde#frontiere#circulation#contamination#java

  • Coronavirus: Hong Kong officials identify airport testing centre as probable source of Delta variant infection | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/health-environment/article/3138724/coronavirus-hong-kong-airport-worker-confirmed

    Coronavirus: Hong Kong officials identify airport testing centre as probable source of Delta variant infection. Airport worker spent time at the sample collection centre where two arrivals with same viral footprint as his were detected earlier this month 27-year-old’s case is Hong Kong’s first local infection involving the Delta variant; 4 new imported cases confirmed
    In a groundbreaking development in the city’s first local case involving the more infectious variant, the Department of Health on Friday said whole genome sequencing results showed the 27-year-old worker’s infection matched that of three arrivals from Indonesia who were found with the coronavirus on June 11.
    “Two of them tested positive after their samples were taken at the Department of Health’s temporary specimen collection centre at Hong Kong International Airport,” the spokesman said. “[The worker] had received cargo flight crews at the airport and stayed in the temporary specimen collection centre for work in the morning on the same day.”
    The airport worker, whose case ended Hong Kong’s 16-day streak of zero local infections, was earlier on Friday confirmed as carrying the Delta coronavirus variant, first found in India. The three arrivals sharing his viral footprint are all domestic helpers from Indonesia.Hong Kong on Friday recorded no new untraceable local Covid-19 cases, but confirmed four imported infections – two from Britain, one from Indonesia and another from Bangladesh.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#indonesie#bangladesh#inde#grandebretagne#variant#circulation#frontiere#aeroport#casimporte#contamination

  • À Venise, tensions après la réouverture de la lagune aux croisières

    Après 17 mois d’interruption pour cause de pandémie de Covid-19, un premier navire de croisière a levé les amarres samedi à Venise, réveillant la polémique entre partisans et opposants à la présence de ces monstres des mers dans la célèbre lagune italienne.
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    Le MSC Orchestra, arrivé vide jeudi en provenance du port grec du Pirée, est reparti avec environ 650 passagers, qui ont dû présenter un test négatif datant de moins de 4 jours et se soumettre à un nouveau test pour pouvoir embarquer.
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    Le MSC Orchestra n’est autorisé à embarquer au total que la moitié de sa capacité de 3.000 passagers, pour respecter les mesures anti-Covid. Il doit faire étape à Bari (sud de l’Italie), Corfou (Grèce), Mykonos (Grèce) et Dubrovnik (Croatie).
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    #variant #Costa_Croisières #croisière #tourisme #croisières #méditerranée #covid-19 #coronavirus #pandémie #contamination

    L’intégrale : https://www.lefigaro.fr/culture/a-venise-tensions-apres-la-reouverture-de-la-lagune-aux-croisieres-20210606

  • Mount Everest Covid outbreak has infected 100 people at base camp, says guide | Mount Everest | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/may/23/mount-everest-covid-outbreak-has-infected-100-people-at-base-camp-says-
    https://i.guim.co.uk/img/media/d9dc57f8afa34a3d99077a63c3c0d895bd155af1/0_108_3231_1939/master/3231.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Mount Everest Covid outbreak has infected 100 people at base camp, says guide. Austrian expedition leader Lukas Furtenbach says the real number could be 200, despite official Nepali denials. A coronavirus outbreak on Mount Everest has infected at least 100 climbers and support staff, a mountaineering guide said, giving the first comprehensive estimate amid official Nepalese denials that the disease has spread to the world’s highest peak. Lukas Furtenbach of Austria, who last week halted his Everest expedition due to virus fears, said on Saturday one of his foreign guides and six Nepali Sherpa guides had tested positive.
    “I think with all the confirmed cases we know now confirmed from (rescue) pilots, from insurance, from doctors, from expedition leaders, I have the positive tests so we can prove this,” Furtenbach said from Nepal’s capital, Kathmandu.“We have at least 100 people minimum positive for Covid in base camp, and then the numbers might be something like 150 or 200.”
    He said it was obvious there were many cases at the Everest base camp because he could visibly see people were sick, and could hear people coughing in their tents.A total of 408 foreign climbers were issued permits to climb Everest this season, aided by several hundred Sherpas and support staff who had been stationed at base camp since April.
    Nepalese mountaineering officials have denied there were any active cases this season among climbers and support staff at all base camps for the country’s Himalayan mountains. Mountaineering was closed last year due to the pandemic. Nepalese officials could not immediately be reached for comment Saturday. Other climbing teams have not announced any Covid-19 infections among their members or staff. Several climbers have reported testing positive after they were brought down from the Everest base camp.Furtenbach said most teams on the mountain were not carrying virus testing kits, and that before his team pulled out, they had helped conduct tests and had confirmed two cases. Most teams were still at base camp, hoping for clear weather next week so they can make a final push to the summit before the climbing season closes at the end of the month, Furtenbach said. In late April, a Norwegian climber became the first to test positive at the Everest base camp. He was flown by helicopter to Kathmandu, where he was treated and later returned home. Nepal is experiencing a virus surge, with record numbers of new infections and deaths. China last week canceled climbing from its side of Mount Everest due to fears the virus could be spread from the Nepalese side. Nepal reported 8,607 new infections and 177 deaths on Friday, bringing the nation’s totals since the pandemic began to more than 497,000 infections and 6,024 deaths.

    #Covid-19#migration#migrant#nepal#everrest#autriche#norvege#chine#contamination#frontiere#circulation#tourisme

  • Dans le camp de Lesbos, une trentaine de migrants testés positifs au Covid - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/32116/dans-le-camp-de-lesbos-une-trentaine-de-migrants-testes-positifs-au-co

    Une trentaine de migrants vivant dans le camp de Mavrovouni, sur l’île de Lesbos, ont été testés positifs au Covid ont annoncé les autorités grecques. Une campagne de vaccination a débuté dans le camp mais beaucoup refusent de se faire vacciner pour protester contre leur conditions de vie désastreuses.C’est la hantise des migrants coincés dans l’enfer de Lesbos. En plus de leurs conditions de vie déjà très précaires, les quelque 6 000 exilés du camp de Mavrovouni, situé sur l’île grecque, doivent faire face à une vague de coronavirus.Une trentaine de personnes ont été testées positives au Covid-19 ces derniers jours, ont indiqué les autorités sanitaires. Ainsi, une centaine d’exilés, y compris les familles de personnes infectées, « ont été placées en quarantaine » dans une partie du camp.
    Depuis l’apparition de la pandémie en mars 2020, le camp de Lesbos a été plutôt épargné par le Covid-19. Quelques cas ont bien été signalés mais le virus ne s’est jamais réellement propagé dans le camp. Il faut dire que les migrants retenus dans les camps grecs sont soumis à des restrictions sévères : ils ne sont autorisés à en sortir que pour un temps limité. De plus, les structures sont pour la plupart situées loin des zones habitables, ce qui rend difficile l’accès à la population et aux commerces.
    En outre, si la pandémie inquiète les exilés, ce n’est pas leur préoccupation principale. La majorité survit dans des conditions déplorables : vivant sous des grandes tentes, ils sont constamment en proie aux intempéries et à l’absence d’électricité. Les migrants se plaignent aussi de ne pas manger à leur faim et affirment avoir des difficultés dans l’accès à l’hygiène tant les sanitaires sont sommaires. Enfin, les retards dans le traitement de leur dossier d’asile rendent leur avenir incertain et créent un sentiment de crispation, voire de dépression.C’est pourquoi, même si une campagne de vaccination a débuté ces dernières semaines à Lesbos, beaucoup refusent de se faire vacciner, principalement des Africains, en signe de protestation contre leurs conditions de vie.Construit à la hâte en septembre 2020 après l’incendie du camp de Moria, celui de Mavrovouni est censé être provisoire. Un nouveau camp, fermé et sécurisé à l’aide notamment de portiques, doit à terme le remplacer, à une date encore indéterminée. Sa construction a pris du retard, selon le gouvernement grec, en raison des protestations de certains habitants ou autorités locales se disant lassés de la présence de migrants sur leur île.

    #Covid-19#migrant#migration#grece#lesbos#mavrovouni#camp#refugie#sante#contamination#vulneralibilte#santementale#depression#hygiene#vaccination

  • My Australian husband is stuck in India. All I want is to know he can come home | Narita Nagin | The Guardian
    http://www.theguardian.com/commentisfree/2021/may/03/my-australian-husband-is-stuck-in-india-all-i-want-is-to-know-he-can-co
    https://i.guim.co.uk/img/media/ce76c31caf8db874ed1e5c68a02e5fc7cfefe277/0_756_1980_1188/master/1980.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    My Australian husband is stuck in India. All I want is to know he can come home. What does it mean to be a citizen? Is Australia a fair-weather friend, only there for you in the good times? The Australian government’s drastic decision to temporarily stop all travellers from India entering Australia has me in tears almost every night, struggling to cope with the uncertainty of when I’ll see my husband again.Before he departed Australia for India in March, I was stressed knowing that repatriation flights were few and far between. But he managed to convince both me and the Australian government (that granted him a travel exemption) that he had to go to visit and care for his mum, his only surviving parent, who is suffering from stage-four cancer. Knowing him, his kindness and conscientiousness, I knew that it wasn’t really a choice for him to be at his dying mother’s side.
    The situation is emotionally draining for the 9,000 Australians who are stranded in India while it is ravaged by the deadly Covid-19 second wave, desperate to get home. To date, India has reported more than 19m cases and 216,000 deaths. I can’t even imagine the unbearable stress and fear of being in India surrounded by the countless stories of the lack of oxygen and hospital beds, the crumbling infrastructure and people dying on the streets.
    India does not allow for dual citizenship, so it does not owe Australians like my husband anything – if they were once Indians, they have given that up to become Australians. What does it mean to be an Australian citizen? Is Australia a fair-weather friend, only there for you in the good times? For Australian citizens stuck in India, the worst-case scenario is playing out in real time. What if India decides to prioritise its citizens’ health over others due to insufficient and crumbling infrastructure? What if India demands non-citizens leave the country or threatens them with prison sentences like the Australian government just did for its own citizens?
    Like most other Australians, I don’t want to compromise the health of the community, but surely Australians can be allowed back via a safe process and the virus can be contained by isolation. In March, shortly before the government’s decision to exclude Australians travelling from India, just 1,065 people travelled into Australia each day on average, so the existing protocols did not allow a huge number enough to suggest undue burden on infrastructure.Its decision to ban Australian travellers from India indicates the Australian government’s complete lack of confidence in its own quarantine system. While this may be justified, given the numerous quarantine mistakes, wouldn’t it be more appropriate for Australia to fix its quarantine system than to deny its own citizens their basic human right to return home to their families?Similar draconian laws and absolute bans were not considered when in the US and UK Covid cases were soaring only a few months ago. The US to date reported 32.4m cases and 576,000 deaths. The UK wasn’t that far behind, and a substantially deadlier strain of Covid-19, B.1.1.7, originated there. Why has a different approach been taken to Australians returning from India?I have always found Australians to be warm, open and inclusive, and so this is the first time I have any regrets in choosing Australia as my home. Other governments are doing so much more to help their citizens – the US, in its latest health alert, asked its citizens to leave India as soon as it is safe to do so, and additional flight options are available for them. British and Irish nationals, and third-country nationals with residence rights in the UK, are arriving into England from India with the requirement to quarantine. These are fair and reasonable options that Australians stranded in India would welcome.
    As for my husband, even if the borders were open, I know that he won’t return until his mother dies. At the same time, it is difficult for him being in India without any certainty as to when he might be able to return home. While the ban for travellers from India is temporary, for those stuck overseas “temporary” reads as “indefinitely”. For now, he continues to live among the Covid chaos in India, waking up at 3am daily to work Australian hours , while caring for his mum, who in addition to stage-four cancer now also has Covid-19.Despite all these challenges, he is still an amazing husband from afar, calling me daily to check in, calming me during my frequent meltdowns. All I want is for both of us to have the certainty that he can come home to Sydney when he is ready.There should be no barriers to Australians returning home. It is our right.Narita Nagin is an Australian lawyer. She is based in Sydney and was born in Fiji

    #Covid-19#migrant#migration#australie#inde#sante#variant#retour#contamination#santementale#droit

  • Net rebond de la pandémie en Asie du Sud-Est
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/30/net-rebond-de-la-pandemie-en-asie-du-sud-est_6078685_3210.html

    Les trois « bons élèves » de la planète Covid, Thaïlande, Cambodge et Laos, trois pays d’Asie du Sud-Est qui avaient su jusque-là faire preuve d’une maîtrise singulièrement efficace de la pandémie, connaissent à leur tour un rebond inquiétant des infections. Si les taux de diffusion du virus restent relativement bas, comparés au reste du monde, ils n’en sont pas moins alarmants.En Thaïlande, les décès dus au Covid-19 ont plus que doublé en un mois : entre le début de la pandémie et vendredi 30 avril, 178 personnes sont mortes du virus. Chaque jour, plus de 2 000 cas positifs supplémentaires sont désormais signalés, portant à 61 700 le nombre d’infections.Pour une population de près de 70 millions d’habitants, ces chiffres sont certes incomparables avec les situations cauchemardesques en train de se développer en Inde ou en Amérique latine, et restent très en deçà des statistiques françaises et celles d’autres pays européens. Face à cette nouvelle flambée inattendue, les autorités ont cependant pris des mesures strictes dans un pays où la crainte du virus est particulièrement aiguë (...).
    La cause de ce rebond épidémique, qui est en train de placer sur la sellette le premier ministre, Prayuth Chan-o-cha, et son très controversé ministre de la santé, Anuthin Charnvirakul, a été provoquée au début du mois par l’apparition de clusters dans des boîtes de nuit du quartier de Thonglor, à Bangkok. Les mouvements de population dans tout le pays à l’occasion de Songkran, le Nouvel An thaïlandais – qui tombe le 13 avril –, n’ont rien arrangé.Les opposants au gouvernement accusent le premier ministre de mauvaise gestion et se déchaînent contre le ministre de la santé, qualifié d’incapable. Une pétition qui a déjà réuni plusieurs centaines de milliers de signatures circule pour demander sa démission. Selon un sondage, près de 80 % des Thaïlandais font peu ou pas du tout confiance dans la capacité gouvernementale à maîtriser le virus.
    « La Thaïlande n’a pas perdu le contrôle de l’épidémie », avance néanmoins François Nosten, professeur en médecine tropicale installé dans le pays depuis trente ans. Célèbre pour la lutte sans relâche qu’il mène pour l’éradication du paludisme, le directeur de la Shoklo Malaria Research Unit, basée dans la ville de Mae Sot, à la frontière birmane, estime que « jusqu’à 3 000 cas par jour, les autorités peuvent gérer la propagation du virus. Au-delà, cela deviendrait problématique ». Le médecin français souligne aussi que la Thaïlande dispose de « l’un des meilleurs systèmes de santé de la région », avantage auquel s’ajoute un réseau étendu de volontaires bénévoles, ainsi qu’une politique résolue de tests et de traçage des cas contacts.
    Si l’épidémie devait se développer dans des proportions inquiétantes, les hôpitaux n’auraient toutefois pas la capacité d’absorber le nombre de malades gravement atteints dans un pays où toute personne positive est contrainte à l’hospitalisation – même si elle n’a pas développé de symptômes. D’immenses hôpitaux de campagne, similaires à ceux montés par les Chinois à Wuhan, épicentre originel de la pandémie, ont été ouverts autour de Bangkok et de Chiangmai pour accueillir des personnes testées positives sans symptômes graves.Le Cambodge avait, lui aussi, semblé avoir été épargné par le virus. Mais la courbe des cas a soudainement augmenté depuis fin février avant de faire un bond spectaculaire – à la verticale – mi-avril, passant d’une cinquantaine d’infections journalières à des pics de plus de 600. A ce jour, 88 morts ont été recensés pour 11 761 cas – une hausse plus que significative dans ce royaume de 17 millions d’habitants. Les raisons de cette brutale augmentation s’expliquent par la fuite, de l’hôtel où elles effectuaient une quarantaine de rigueur, de quatre Chinoises fraîchement arrivées de République populaire : le 20 février, elles ont donné de l’argent à leurs gardes en échange d’une permission de sortie. Les jeunes femmes, dont deux avaient été testées positives au Covid-19, sont ensuite allées faire la fête dans Phnom Penh, dispersant le virus dans la capitale.A Phnom Penh, où un confinement est en vigueur depuis la mi-avril, les autorités sanitaires ont annoncé que la capacité hospitalière avait déjà été dépassée et que des écoles et des bâtiments normalement réservés à des fêtes de mariage avaient été transformés en centres médicaux. Hun Sen a menacé de prison tout contrevenant aux nouvelles réglementations. La fermeture des marchés alimentaires risque d’avoir des conséquences sérieuses pour tous les travailleurs précaires et les ouvriers du textile, l’un des secteurs d’activité les plus importants du pays, qui font face à des difficultés d’approvisionnement en nourriture.
    L’exemple du Laos montre que nul pays n’est à l’abri d’une nouvelle vague. Ce petit pays de 7 millions d’habitants, enclavé entre la Chine, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge, et dirigé de main de fer par un Parti communiste issu de la guerre du Vietnam et de la « révolution » de 1975, avait longtemps fait figure d’exception : selon les chiffres officiels, tandis qu’aucun mort n’était à déplorer, le niveau d’infection est resté quasi négligeable durant des mois. Tout a basculé durant la fête du Pi Mai – le Nouvel An laotien – quand une jeune femme a contracté le virus après avoir festoyé avec des Thaïlandais ayant clandestinement franchi le Mékong, au niveau de la capitale, Vientiane.

    #Covid-19#migrant#migration#laos#cambodge#thailande#chine#sante#contamination#circulation#frontiere

  • Costa Croisières reprend la mer après une longue pause due au Covid 1 er Mai 2021 - afp/ther

    Le groupe italien Costa Croisières a repris la mer samedi soir depuis le port de Savone (nord-ouest) avec son navire amiral Costa Smeralda, après plus de quatre mois de pause forcée due à la pandémie de coronavirus.

    Maintes fois reporté, le départ de ce navire amiral du groupe italien Costa Croisières, numéro un en Europe, a finalement eu lieu à 18h00, avec à son bord environ 1500 passagers, soit un quart de sa capacité d’accueil théorique.

    Ce périple en Méditerranée durera de trois à sept jours, selon les formules, avec des escales sur la côte italienne à La Spezia, Civitavecchia, Naples, Messine et Cagliari. . . . .

    La suite : https://www.rts.ch/info/monde/12166232-costa-croisieres-reprend-la-mer-apres-une-longue-pause-due-au-covid.htm

     #covid-19 #coronavirus #pandémie #contamination #variant #Costa_Croisières #croisière #tourisme #croisières #méditerranée

  • La Thaïlande et la Birmanie séparées par une frontière à l’ambiance surréaliste, entre Covid-19 et coup d’Etat
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/04/16/entre-la-birmanie-et-la-thailande-une-frontiere-en-desherence_6076988_3210.h

    La Thaïlande et la Birmanie séparées par une frontière à l’ambiance surréaliste, entre Covid-19 et coup d’Etat. Coincée entre une troisième vague épidémique et les troubles politiques du voisin birman, la ville désertée de Mae Sot laisse apparaître une zone frontalière en plein délabrement.Tristesse, crasse, pauvreté, laideur : le long de la frontière commune qui court entre Birmanie et Thaïlande, le côté birman dévoile un paysage d’univers postapocalyptique, alternant bidonvilles et lieux de plaisirs ou de sorties désormais abandonnés, comme promis à la ruine et à la décrépitude. Vue de la rive thaïlandaise de la Moei, rivière faisant office de démarcation entre les deux pays, la Birmanie exhibe une série de rangées hideuses de casinos chinois désertés depuis l’irruption de la pandémie et pour lesquels le coup d’Etat militaire du 1er février fut sans doute le coup… de grâce.
    Salles de jeu à l’architecture pompeusement baroque, cafés-restaurants vidés de toute clientèle, bureau des douanes en jachère : le Myanmar (nom officiel de la Birmanie) a tiré le rideau. Devant un point de passage désormais fermé, gardé par une sentinelle solitaire de l’armée thaïlandaise, on distingue, sur la rive d’en face, une maison sur les vitres de laquelle un caractère chinois annonce « animaux sauvages ». La formule fait penser à la vente illicite de pattes d’ours, de pénis de tigre et autres spécialités chinoises, commerce très répandu dans le monde interlope des confins birmans.
    Nous sommes à Mae Sot, ville frontière thaïlandaise, où un pont dit « de l’amitié » enjambe la rivière, filant vers l’Etat karen, en Birmanie. Depuis l’irruption de la pandémie de Covid-19, plus aucun passager ne l’emprunte. Le trafic commercial reste cependant encore autorisé, la plupart du temps. Auparavant, le dynamisme de l’agglomération frontalière était stimulé par l’activité récente de la Birmanie. Les Chinois en profitaient : les bandits de l’empire du Milieu, faisant fructifier leurs juteuses affaires dans le pays d’en face, venaient aussi s’encanailler à Mae Sot, où ils menaient parfois grand train avec filles et vins fins, dans des établissements renommés de la ville.
    Partout, des chiens errants Une marche le long de la Moei, un peu plus au nord de Mae Sot, permet de se faire une idée plus précise de l’état de délabrement des zones frontalières birmanes, l’un des pays les plus pauvres d’Asie. La promenade en béton qui court le long du pays d’en face surplombe parfois directement les faubourgs de la ville birmane de Myawaddy : des masures croulantes y forment un bidonville baignant dans la sauce de sa misère.
    Un petit groupe de jeunes en longyi, le long pagne birman, échange sous nos yeux ce qui ressemble fort à du yaba, la « drogue qui rend fou », mélange de méthamphétamines et de café. Un homme au visage blanchi par la poudre de tanaka, cosmétique local que toutes les femmes utilisent, sort de sa baraque, regardant, non sans agressivité, le promeneur étranger. Un autre, crâne dégarni, vêtu de loques, picore des ordures qu’il enfourne dans un sac de toile. Partout, des chiens errants : des chiens jaunes, des chiens noirs, des chiens galeux, des chiens bâillant, des chiens déféquant, des chiens, encore des chiens. Des deux côtés de la rivière errent ces êtres mélancoliques grattant leurs corps pouilleux.
    Le calme inhabituel qui règne de part et d’autre de la frontière n’est pas seulement dû à la situation provoquée par le coup d’Etat, alors que plus de 700 personnes ont désormais été massacrées par l’armée des putschistes : c’est semaine de vacances en cette mi-avril, la période de la « fête de l’eau » (« songkran », en thaï, « shingyan » en birman) qui, dans toute la région, marque l’équivalent local du printemps et du « renouveau », période précédant les pluies attendues de la mousson.Normalement, la tradition consiste à se balancer, pour rire, de l’eau à la figure, dans le cadre de ce qui est devenu, ces dernières années, l’expression débridée, et parfois d’un délirant excès, de masses exaltées par l’arrivée prochaine des pluies. Plus rien de tout cela : la Thaïlande est, depuis la semaine dernière, sous le coup d’une troisième vague de Covid-19. Jusqu’à présent, le royaume avait géré avec efficacité la circulation du virus. Mais avec l’arrivée du variant anglais sur les terres siamoises, la période de la relative insouciance d’une population qui avait su suivre scrupuleusement l’adoption des gestes barrières est peut-être terminée.
    En ce 13 avril, ce qui devait être un jour de fête dans tout le pays ressemble à un jour de deuil. A Mae Sot comme ailleurs, la circulation automobile est quasi inexistante, presque tous les commerçants ont fermé boutique. Nulle musique, nul jet d’eau ne viennent troubler cette atmosphère de veille mortuaire.Côté birman, l’ambiance est à peu près la même. Si ce n’est, tout près d’un point de passage marqué par une simple barrière métallique, la présence d’une bande de jeunes se trémoussant sur une musique techno. Curieusement, pas un soldat, pas un policier à l’horizon birman. Etrange, quand même, pour ce pays redevenu l’un des plus tyranniques de la planète, l’un des plus violents, surtout. Au-delà de cette frontière hérissée de fils de fer barbelés – les Thaïlandais veulent se prémunir de toute « vague » de travailleurs migrants clandestins infectés –, on dirait qu’il n’y a plus que des chiens, ces mornes gardiens d’un monde crépusculaire.

    #Covid-19#migrant#migration#thailande#birmanie#sante#frontiere#travailleurmigrant#contamination#clandestin#circulation#politique

  • Le cas hors normes du lycée de Drancy, où le Covid-19 a tué 20 parents d’élèves, la fermeture demandée - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2021/03/28/le-cas-hors-normes-du-lycee-de-drancy-ou-le-covid-19-a-tue-20-parents-dele

    C’est une véritable catastrophe qui frappe actuellement le lycée Eugène-Delacroix de Drancy (Seine-Saint-Denis). Alors que les établissements scolaires de la région Île-de-France sont actuellement frappés par une vague de Covid-19 d’ampleur, ce lycée fait face à une vague de contaminations sans précédent : depuis le 1er mars dernier, 60 élèves ont été contaminés par le virus. Pire encore, 20 parents d’élèves sont morts en l’espace d’un an.

    #désastre_sanitaire