continent:amérique

  • « 160 000 »
    Les footballeuses à l’assaut du stade
    https://pantherepremiere.org/texte/160-000

    par#MickaëlCorreia

    #foot #footféminin #sexisme

    160 000. C’est le nombre de footballeuses adhérentes à la Fédération française de football (FFF). Une goutte d’eau dans un océan mâle de deux millions de licenciés. Contrairement à l’Amérique du Nord où la moitié des huit millions de footballeurs sont des footballeuses, la vieille Europe, et encore plus la France, relègue le foot féminin sur le banc de touche. Le sexisme et le conservatisme d’une institution sportive dirigée en très grande majorité par des hommes, le fait que le foot incarne depuis ses origines un bastion de la masculinité ainsi que les enjeux de pouvoir autour du sport roi sont les raisons habituellement avancées pour expliquer cette disqualification. Mais le statut marginal du foot féminin se comprend également au regard de l’histoire de sa pratique dans l’Hexagone.

  • Facebook, Instagram, WhatsApp : un retour à la normale après une grosse panne
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/facebook-instagram-whatsapp-un-retour-a-la-normale-apres-une-grosse-panne-

    Facebook a annoncé être de nouveau opérationnel à 100% après une grosse panne qui a affecté mercredi ses différents services dans le monde (Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp).

    Selon le site Downdetector, qui répertorie des pannes de différents services internet, des usagers des plateformes de Facebook ont vu de premières difficultés apparaître aux alentours de 12h GMT.

    « Le problème a été résolu depuis et nous devrions fonctionner de nouveau à 100%, pour tout le monde », a annoncé le réseau social dans un tweet à 00H06 GMT jeudi, en regrettant « tout désagrément » lié à cette panne.

    Des milliers d’utilisateurs dans différentes régions du monde ont signalé des défaillances, principalement en Europe et en Amérique du Nord, selon DownDetector. Les particuliers, comme les entreprises et les organisations, ont été affectés.

    « Oui, nous sommes touchés par #instagramdown (#panneinstagram), nous aussi », a tweeté la CIA. « Non, nous ne l’avons pas provoquée. Non, nous ne pouvons pas vous dépanner. Avez-vous essayé d’éteindre et de relancer ? »

    Un porte-parole de Facebook, qui s’exprimait aussi au nom d’Instagram et de WhatsApp, a expliqué qu’une « opération de maintenance » avait accidentellement provoqué une défaillance empêchant le partage de photos et de vidéos, ont rapporté des médias américains.

    Mi-mars, Facebook avait connu la plus longue panne de son histoire, de près de 24 heures, due à un problème de serveurs, suscitant des réactions mi-amusées, mi-éplorées d’internautes retrouvant « la vraie vie » et s’épanchant sur internet via d’autres réseaux.

    Facebook, contactée par l’AFP, n’avait pas fourni de détails sur cette panne mercredi soir.

  • Du multiculturalisme au culte du diable
    https://www.dedefensa.org/article/du-multiculturalisme-au-culte-du-diable

    Du multiculturalisme au culte du diable

    La semaine dernière, un articleque j’ai écrit il y a un an, « Les barbares envahissent le cimetière européen », a connu un regain d’intérêt. J’y décrivais comment la dégradation constante des pays occidentaux est accélérée par l’arrivée de migrants issus de groupes ethniques incompatibles. Ce qui a provoqué ce regain d’intérêt, c’est un articlede Paul Craig Roberts dans lequel il a décrit mon essai comme « la nécrologie de l’Europe et de l’Amérique ». Je maintiens tout ce que j’ai écrit – peu importe le nombre de personnes qui ont du mal à l’avaler – mais au cours de l’année écoulée, j’ai fait des recherches qui m’ont aidé à comprendre pourquoi exactement le projet occidental a déraillé, et il s’avère que j’ai beaucoup plus à dire sur ce sujet.

    Il y a une tendance médiatique à (...)

  • Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts économiques ? | | Michael C. BEHRENT | Les blogs d’Alternatives Économiques
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/behrent/2011/09/23/pourquoi-les-pauvres-votent-ils-contre-leurs-interets

    Il est intéressant que les conclusions de Kuziemko et Norton confirment l’intuition de certains philosophes et penseurs politiques. J’enseigne régulièrement De la démocratie en Amérique, et je suis frappé par le fait que ce qu’Alexis de Tocqueville entend par la « passion pour l’égalité » ressemble beaucoup au « dégout de la dernière place ». Considérez par exemple ce que Tocqueville nous enseigne sur la servitude dans les sociétés aristocratiques : « Chez les peuples aristocratiques, il n’était point rare de trouver le service des grands des âmes nobles et vigoureuses qui portaient la servitude sans la sentir, et qui se soumettaient aux volontés de leur maitre sans avoir peur de sa colère ». Mais il ajoute : « il n’en était presque jamais ainsi dans les rangs inférieurs de la classe domestique. On conçoit que celui qui occupe le dernier bout d’une hiérarchie de valets est bien bas » (volume II, 3e partie, chapitre 5). La probabilité que les domestiques acceptent et intériorisent leur servitude serait liée, en somme, à leur gratitude de ne pas être en dernier place. Si elle s’organise différemment, la même dynamique est tout aussi présente dans les sociétés démocratiques : « Quelque démocratique que soit l’état social et la constitution politique d’un peuple, on peut donc compter que chacun de ces citoyens apercevra toujours près de lui plusieurs points qui le dominent et l’on peut prévoir qu’il tournera obstinément ses regards de ce seul coté … C’est pour cela que le désir de l’égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l’égalité est plus grande » (volume II, 2e partie, chapitre 11). Entendu de cette manière, « le désir de l’égalité » ressemble à s’y tromper au « dégout de la dernière place ».

  • Mercosur : une partie de la majorité contre Macron et la Commission
    https://www.mediapart.fr/journal/international/010719/mercosur-une-partie-de-la-majorite-contre-macron-et-la-commission

    La signature de l’accord de libre-échange Mercosur entre la Commission européenne et quatre pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil de Bolsonaro, a provoqué de vives critiques au sein de LREM. Les tenants de la position de la France indique que tout a été négocié pour préserver les clauses écologiques. Mais le texte est encore confidentiel.

    #EUROPE #critiques,_union_européenne,_Bolsonaro,_Mercosur,_traité_de_libre-échange,_Jean-Claude_Juncker,_LREM,_Macron

  • Je ne suis pas votre nègre | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/051638-000-A/je-ne-suis-pas-votre-negre

    Du peu que j’en ai vu ce matin, je crois que c’est absolument à voir.

    À partir des textes de l’écrivain noir américain James Baldwin (1924-1987), le cinéaste Raoul Peck revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, à travers notamment les assassinats de Martin Luther King Jr., Medgar Evers et Malcolm X. Un éblouissant réquisitoire sur la question raciale.

    En juin 1979, l’auteur noir américain James Baldwin écrit à son agent littéraire pour lui raconter le livre qu’il prépare : le récit des vies et des assassinats de ses amis Martin Luther King Jr., Medgar Evers, membre de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), et Malcolm X. En l’espace de cinq années, leur mort a traumatisé une génération. En 1987, l’écrivain disparaît avant d’avoir achevé son projet. Il laisse un manuscrit de trente pages, Notes for Remember this House, que son exécuteur testamentaire confiera plus tard à Raoul Peck (L’école du pouvoir, Lumumba).

    Et la deuxième partie

    https://www.arte.tv/fr/videos/073221-004-A/i-am-not-your-negro-2eme-partie-rencontre-avec-raoul-peck
    #états-unis #james_baldwin #racisme

  • 28 juin 19 - The Pittsburgh police series #2
    http://www.davduf.net/28-juin-19-the-pittsburgh-police-series-2

    Loin du slogan de campagne « law and order » de Nixon, The Pittsburgh Police Series dresse un portrait contrasté de l’Amérique des années soixante. Dans un contexte de ségrégation sociale et ethnique et de fortes mobilisations, John Marshall suit pendant plusieurs années le travail des policiers de Pittsburgh. Entre mission sociale, prévention et maintien de l’ordre, quels rôles jouent-ils ? Des questions qui résonnent aujourd’hui avec la situation en France. Périphérie et le Comité du film (...)

    #Agenda

  • Montée de l’Asie et marginalisation du paria US
    https://www.dedefensa.org/article/montee-de-lasie-et-marginalisation-du-paria-us

    Montée de l’Asie et marginalisation du paria US

    Le roquet euro-américain se ridiculise sur tous les champs de bataille verbaux. On imagine mal comment on attaquerait l’Iran après s’être dégonflé/ridiculisé en Syrie et au Venezuela. Pour rentabiliser le pétrole pourri de Wichita peut-être ? Tout cela ne durera pas longtemps entre la dette, notre agressivité brouillonne et notre dépeuplement. L’Europe c’est 4% de la population du monde, a rappelé Giscard, quand c’était 25% du monde en 1914 (elle payé cher ce surpeuplement du reste). Et mon ami Blondet rappelle qu’en Italie 50% des femmes n’ont pas d’enfants. La prostitution explose partout, et la natalité a baissé de 40 % en Espagne depuis la Crise de 2007. En Amérique comme je l’ai rappelé avec Hamilton, cela ne va pas mieux. Ce qui désole plus c’est (...)

  • https://blogs.mediapart.fr/olivier-beuvelet/blog/181216/stefan-zweig-avant-1914-la-terre-appartenait-tous-ses-habitants

    « Et de fait, rien ne rend peut-être plus palpable l’énorme régression dans laquelle est entrée l’humanité depuis la première guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et à leurs libertés. Avant 1914, la terre appartenait à tous ses habitants. Chacun allait où il voulait et y restait aussi longtemps qu’il voulait. Il n’y avait pas de permissions, pas d’autorisations, et cela m’amuse toujours de voir l’étonnement des jeunes lorsque je leur raconte qu’avant 1914, je voyageais en Inde et en Amérique sans avoir de passeport et même n’en avais jamais vu aucun. On montait dans le train et on en descendait sans rien demander, sans qu’on vous demandât rien, on n’avait pas à remplir un seul de ces centaines de papiers qu’on réclame aujourd’hui. Il n’y avait ni permis, ni visas, ni tracasseries ; ces mêmes frontières qui, avec leurs douaniers, leur police, leurs postes de gendarmerie, sont aujourd’hui transformées en réseau de barbelés en raison de la méfiance pathologique de tous envers tous, n’étaient rien d’autre que des lignes symboliques qu’on traversait avec autant d’insouciance que le méridien de Greenwich. C’est seulement après la guerre que le monde se vit bouleversé par le national-socialisme, et le premier phénomène qu’engendra cette épidémie spirituelle de notre siècle fut la xénophobie : la haine ou du moins la peur de l’autre. On se défendait partout contre l’étranger, partout on l’excluait. Toutes les humiliations qu’autrefois on avait inventées exclusivement contre les criminels, on les infligeait maintenant à tous les voyageurs avant et pendant le voyage. Il fallait se faire photographier de droite et de gauche, de profil et de face, les cheveux coupés assez court pour que l’oreille fût visible, il fallait donner ses empreintes digitales, d’abord le pouce seul, puis les dix doigts, il fallait en plus présenter des certificats : de santé, de vaccination, de police, de bonne vie et mœurs, des recommandations, il fallait pouvoir présenter des invitations et des adresses de parents, il fallait fournir des garanties morales et financières, remplir des formulaires et les signer en trois, quatre exemplaires, et s’il manquait ne fût-ce qu’une feuille de ce tas de paperasses, on était perdu. »

    Stefan Zweig, Le monde d’hier, souvenir d’un européen , Folio-Essais n° 616, p. 530-532.

  • L’Isle de Jean-Charles vouée à disparaître en Louisiane Caroline Montpetit en Louisiane - 22 juin 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557293/l-ile-de-jean-charles-vouee-a-disparaitre-en-louisiane

    Les habitants de l’Isle de Jean-Charles, en Louisiane, sont les premiers réfugiés liés à la montée des eaux en Amérique. Visite d’une communauté en sursis et d’un pays à la merci de la mer.

    Lorsque le prêtre catholique Roch Naquin était enfant, les étendues de terre s’étendaient à des kilomètres derrière sa maison. Il allait y couper du bois avec ses frères pour faire du feu, et les aînés y cueillaient les plantes utilisées pour soigner les maladies. Autour de sa maison, des troupeaux de bétail paissaient en liberté. Le jardin et la mer fournissaient amplement de quoi manger.

    Son île, c’est l’Isle de Jean-Charles, dans la paroisse de Terrebonne, à 127 kilomètres au sud-ouest de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Une étendue de 300 mètres sur 3 kilomètres de long, reliée au continent par une route, souvent rendue impraticable par les ouragans, les inondations et les marées. L’île, telle que les habitants l’ont connue dans leur jeunesse, a disparu sous les vagues d’eau salée que le golfe du Mexique fait entrer chaque année, de plus en plus loin à l’intérieur des terres. On dit que 98 % de la surface de l’île a ainsi disparu sous les eaux du golfe depuis 60 ans. En fait, l’ensemble de la côte louisianaise cède au golfe l’équivalent d’un terrain de football chaque heure.

    Derrière la maison du père Naquin, c’est désormais de l’eau que l’on voit à perte de vue, avec, au loin, un puits de pétrole qui surgit de la ligne d’horizon.

    Son voisin, Chris Brunet, a lui aussi vu le paysage se transformer depuis son enfance. « Ma soeur, qui a 16 ans de plus que moi, allait à la pêche à pied, avec pépère pis mémère. Moi, 16 ans plus tard, j’allais au même endroit avec mon père en pirogue », raconte-t-il.

    Des causes complexes
    Les causes de cette disparition graduelle de l’île sont complexes et multiples. Mais au premier rang des accusés, on trouve l’industrie du pétrole, qui a creusé des dizaines de milliers de kilomètres de canaux pour prospecter et extraire du pétrole et du gaz naturel du golfe. Ces canaux ont peu à peu grugé la terre. On montre aussi du doigt des digues qui ont été construites au nord-est, le long du Mississippi, après les inondations dévastatrices de 1927.

    « Ça a empêché l’eau douce de circuler jusqu’à nous, raconte Chris Brunet, l’un des habitants de l’île. Autrefois, on pouvait se rendre en pirogue jusqu’à La Nouvelle-Orléans. » Les digues empêchent aussi le fleuve Mississippi de distribuer chaque année le limon et les sédiments qui régénéraient la terre de toute la région. Et puis, il y a aussi la montée des océans, annoncée par les experts en changements climatiques, qui n’annonce rien qui vaille pour les prochaines décennies. « Les scientifiques parlent des changements climatiques, des gaz à effet de serre. J’imagine que ça doit jouer », dit-il.
    L’Isle de Jean-Charles en images : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/557312/l-isle-de-jean-charles-en-images

    Autrefois si fertile, la terre de l’île, qui permettait aux habitants d’être autosuffisants, est désormais impropre à la culture, parce que trop salée. « Je m’ennuie de jardiner », soupire Denecia Billiot, 94 ans. Installée sur la galerie de sa maison, avec sa fille Theresa qui tricote à ses côtés, Mme Billiot se souvient de l’époque où elle cultivait un grand jardin derrière sa maison, où ses sept enfants ont grandi. Dans la maison voisine, sa petite-fille, Erica, vit avec son fils de six ans, Tristan. Malgré son grand âge et les difficultés d’accès à l’île par mauvais temps, quand la marée envahit la route, Mme Billiot a choisi de rester sur l’île. Sa petite-fille Erica aussi.

    « Si l’île coule, je vais la regarder couler », lance-t-elle.

    Quatre générations habitent ainsi dans ce petit coin de pays qui les a vues naître, et qu’elles vont peut-être voir disparaître. Quatre générations d’autochtones francophones, car la majorité des habitants de l’île appartiennent à la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui réunit des Autochtones de différentes ethnies. « Nous nous sommes unis pour être plus forts », raconte le chef Albert Naquin.

    Partir ou rester ?
    Mais tout cela ne sera plus qu’histoire ancienne d’ici quelques décennies. À cause du golfe qui mange de plus en plus la côte, la vie des habitants de l’Isle de Jean-Charles est tellement précaire que le gouvernement de la Louisiane a proposé un plan de relocalisation de sa population. Les habitants de l’île deviennent ainsi les premiers réfugiés liés à la montée des eaux d’Amérique. En janvier dernier, l’État a acheté pour 48 millions des terres situées à l’intérieur des côtes, quelques dizaines de milles au nord de Houma, à Shriever. Des terres, longées par la route 24, près d’une usine de Chevron, et qui n’ont aucun accès à l’eau. L’État de la Louisiane a promis d’y creuser un étang où on pourrait pêcher et d’y construire des maisons modernes.

    Déjà, de nombreux habitants ont quitté l’île, épuisés de faire face, année après année, aux inondations provoquées par les ouragans. Rita Falgout, effrayée par la montée des eaux qui envahit régulièrement la route d’accès à l’île, a décidé de partir lorsque son mari est devenu malade.

    « J’avais peur de l’eau, dit-elle, et peur de ne pas pouvoir sortir de l’île en cas de besoin. »

    Il y a à peine un an, elle a accepté la proposition du gouvernement lui offrant de déménager dans un appartement de la ville de Houma. Depuis, son mari est mort dans une maison de retraite, et Rita Falgout est revenue vivre auprès des siens à Pointe-aux-Chênes, près de l’Isle de Jean-Charles. « Mon frère ne voulait pas que je reste seule », dit-elle. Maintenant, elle a l’intention de profiter de la maison que lui propose de construire l’État à Shriever.

    Un plan contesté
    Mais le plan de relocalisation proposé ne fait pas l’affaire du chef de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, Albert Naquin, qui conseille à ses membres de ne pas accepter le « forfait ». D’abord, il souhaiterait que le plan soit un projet de réunification de la bande. Cette communauté a déjà été lourdement touchée par les politiques américaines à l’égard des Autochtones.

    De leur côté, les fonctionnaires du gouvernement de la Louisiane souhaitent que le nouveau projet soit offert à tous, quelles que soient leur appartenance ethnique ou leur origine ethnique, sans projet précis de réunification d’une bande en particulier. Selon eux, certains habitants de l’Isle de Jean-Charles ne sont pas des Biloxi-Chitamacha-Choctaw, mais plutôt des membres de la nation houma, ou encore des non-Autochtones. Or, pour le chef Naquin, « le but, c’est de réunifier la bande ». Il dit d’ailleurs travailler « sur un autre plan », qui se réaliserait sans l’intervention de l’État.

    Le chef Naquin lui-même ne vit pourtant plus sur l’île depuis longtemps, mais bien dans la communauté voisine de Pointe-aux-Chênes, protégée par une toute nouvelle digue de 12 pieds. La maison familiale, où il est né, a été rasée par l’ouragan Betsy en 1965 et le chef a décidé de déménager à Pointe-aux-Chênes après l’ouragan Carmen, en 1973. « Si j’étais resté sur l’île, je serais probablement pauvre, parce qu’il faut tout refaire tous les trois ou quatre ans », raconte-t-il, devant sa maison de briques.

    À son avis, les membres de la bande biloxi-chitimacha-choctaw, qui ont hérité de maisons de l’Isle de Jean-Charles au fil des générations, n’ont pas les moyens de payer les frais inhérents à un déménagement dans une maison du gouvernement, en plus d’entretenir leur maison sur l’île.

    Nichées à 15 pieds de hauteur
    Autrefois, la maison du père Roch Naquin était construite sur des blocs de deux pieds, parce que le lieu n’était pas sujet aux inondations. « Puis, il y a eu l’ouragan Hilda qui nous a inondés, puis l’ouragan Carmen, et quelques autres. Mais il y a eu l’ouragan One, en 1985, on a reçu beaucoup d’eau. On a monté la maison sur huit pieds. On a été saufs pour quelques ouragans. Quand l’ouragan Lily s’est abattu au début des années 1990, nous inondant de nouveau, on l’a montée à 11 pieds. L’ouragan Crystal a quand même fait quelques dégâts. Le toit a été arraché », raconte-t-il.

    Même chose pour Bertha Naquin, qui nous reçoit dans sa maison perchée sur des piliers de 15 pieds. Après avoir vécu plusieurs années à Houma, elle a décidé de se réinstaller dans son coin de pays. « Ici, je suis chez moi », dit-elle.

    Si sa maison perchée est plus protégée des inondations, cela la rend toutefois plus vulnérable aux ouragans. « C’est sûr que, s’il y a un ouragan, je ne reste pas ici », dit-elle.

    Pour s’assurer de pouvoir partir avant que la route soit inondée, il faut constamment guetter les signes avant-coureurs des désastres. « Il faut regarder les marées et, si le vent vient du sud-est, il faut s’en aller », dit-elle.

    Le père Roch Naquin estime, de son côté, que les habitants de l’île devraient accepter l’offre du gouvernement de la Louisiane et saisir l’occasion de s’en aller. « Si tu ne pars pas, que quelque chose de terrible arrive, que ta maison est détruite, il sera trop tard. Moi, je suis prêt à partir, quand les nouvelles maisons seront construites », dit-il.

    #climat #réfugiés_climatiques #environnement #changement_climatique #usa

    • Les traces d’Iberville
      L’Isle de Jean-Charles doit son nom à Jean-Charles Naquin, colon français originaire de Saint-Malo, en France. Son fils, Jean-Marie Naquin, a épousé une Autochtone choctaw, Pauline Verdin, en 1824. Renié par sa famille en raison de ce mariage interracial, Jean-Marie trouve refuge sur l’île avec son épouse et lui donne le nom de son père qui y faisait des affaires, dit-on, avec le pirate français Jean Lafitte.

      « Ils faisaient de la contrebande autour du bayou de l’île. C’était un endroit caché, où ils ne pouvaient pas être vus », raconte le chef Albert Naquin, qui est son arrière-arrière-arrière-petit-fils. La légende veut d’ailleurs que Jean Lafitte ait laissé quelques trésors dans les environs.

      Mais c’est bien avant tout cela que les Autochtones choctaw, biloxi et chitimacha de Louisiane ont commencé à adopter le français, qu’ils parlent encore aujourd’hui, comme langue d’usage.

      En 1699, l’explorateur Pierre Lemoyne d’Iberville découvre l’embouchure du Mississippi par la mer et y fait construire trois forts français. Au cours de trois voyages consécutifs, il crée dans la région des liens solides avec les autochtones, renforcés par l’envoi de missionnaires et de coureurs des bois français. Au fil des générations, le français a peu à peu supplanté les langues autochtones comme langue d’usage dans les familles, même si aujourd’hui, la plupart des habitants de l’Isle de Jean-Charles ont appris l’anglais à l’école. Chris Brunet, dont la famille vit sur l’île depuis des générations, raconte que son arrière-grand-mère parlait encore le choctaw.

  • Guingamp. La prison transformée en école à la rentrée - Guingamp - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/culture-la-prison-transformee-en-ecole-a-la-rentree-19-06-2019-12316436


    Voilà deux ans que Philippe Le Goff, le maire de Guingamp, préparait l’arrivée de l’Inséac dans l’ancienne prison de Guingamp.
    Photo Emmanuel Nen

    En septembre, GwinZegal ne sera plus le seul locataire de l’ancienne prison de Guingamp. Le centre d’art partagera les lieux avec l’Institut national supérieur de l’éducation artistique et culturelle. Une arrivée qui, à terme, va « créer une attractivité culturelle et doper la ville », se félicite Philippe Le Goff, le maire de Guingamp.

  • Archives-dd&e : la culture-Armageddon
    https://www.dedefensa.org/article/archives-dde-la-culture-armageddon

    Archives-dd&e : la culture-Armageddon

    Cet article paru en mai 2004 se proposait d’analyser les modifications fondamentales qui transformèrent une stratégie “de la terreur” d’équilibre politique complètement rationnelle, qui perdura durant la Guerre froide jusqu’en 1975-1980, en une stratégie “de la terreur” de messianisme religieux totalement irrationnelle qui transcenda complètement la Guerre froide et installa les USA postmodernes apparus en pleine lumière avec le choc de 9/11. Ainsi les USA se sont-ils retrouvés sur la perspective d’une “guerre sans fin” du point de vue historique, mais destinée d’un point de vue pseudo-métahistorique à introduire la bataille finale (Armageddon) entre le Bien et le Mal, avec l’Amérique évidemment représentant le camp du Bien.

    Cette conception qui a totalement (...)

  • Bayard Rustin, l’activiste gay oublié du mouvement des droits civiques
    https://www.mediapart.fr/journal/international/150619/bayard-rustin-l-activiste-gay-oublie-du-mouvement-des-droits-civiques

    Il fut l’organisateur de la fameuse marche sur Washington de 1963, où Martin Luther King livra son « rêve » à l’Amérique. Bien avant les émeutes de Stonewall, l’activiste Bayard Rustin (1912-1987) ne cacha pas son homosexualité. Il en paya le prix.

    #Reportage #droits_civiques,_Stonewall,_Martin_Luther_King,_LGBT,_anniversaire,_gay,_Bayard_Rustin,_A_la_Une

  • Les effets de Nuremberg sur la question raciale aux Etats-Unis
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/080619/les-effets-de-nuremberg-sur-la-question-raciale-aux-etats-unis

    Les États-Unis ont joué un rôle essentiel dans la conception du procès de Nuremberg en 1945. Ce procès fut plus tard utilisé en Amérique dans le combat judiciaire pour les droits civiques et contre la guerre au Vietnam, ce que voulaient pourtant éviter ses concepteurs. Dans un ouvrage très sérieux, l’historien du droit et sociologue Guillaume Mouralis nous ouvre « les coulisses et la machinerie de Nuremberg ».

    #ESSAIS #En_attendant_Nadeau,_états_unis,_race,_Nuremberg

  • Trump, les Rabbins, et le plan top secret pour construire le Troisième Temple (partie 3) ZÉNITH 2016 A-T-IL ÉTÉ ATTEINT ?
    https://www.crashdebug.fr/loisirss/73-livres/16095-trump-les-rabbins-et-le-plan-top-secret-pour-construire-le-troisiem

    Le 3eme Opus de notre nouvelle série sur le 3eme temple et Donald Trump proposée par notre cher Contributeur anonyme dans la ligné d’Exo Vaticana, et de Zenith 2016.

    PARTIE 3 : ZÉNITH 2016 A-T-IL ÉTÉ ATTEINT ?

    Par le Dr Thomas Horn

    Que les circonstances soient suffisantes ou non pour construire le nouveau Temple avant que l’Amérique n’élise (ou réélise) son prochain président en 2020, ce que les rabbins en Israël croient que Donald Trump a commencé en 2016 pourrait bien avoir jeté les bases sur lesquelles l’homme du péché régnera.

    Cela soulève quelques questions sérieuses.

    Dieu, qui travaille toutes choses ensemble pour le bien (voir Romains 8:28), a-t-il ordonné l’élection de Donald Trump pour un but et une mission spécifiques liés au troisième Temple ?

    Si oui, l’année de son (...)

    #En_vedette #Livres #Loisirs

  • #Bilderberg, l’entre-soi des puissants au-delà des fantasmes
    https://lemediapresse.fr/economie/bilderberg-lentre-soi-des-puissants-au-dela-des-fantasmes

    Les quelques lettres suffisent à remplir des pages et des pages de théories imaginatives et de sites internet parfois obscurs. Groupe #secret composé d’illuminatis ou de francs-maçons, réunion occulte d’atlantistes, expression ultime du #Néolibéralisme mondialisé ? Les réunions annuelles et opaques du groupe Bilderberg réunissent les personnalités politiques, économiques et médiatiques les plus influentes d’Europe et d’Amérique du Nord et cristallisent tous les fantasmes. Décryptage.

    #Économie #Politique #Société #élite #élites #Capitalisme #Complot #Complotisme #Complotiste #démocratie #Europe #libéralisme #réseaux #transparence #UE

  • La #5G, un danger pour l’évacuation des gens en cas de catastrophe naturelle ?
    https://www.numerama.com/tech/519206-la-5g-un-danger-pour-levacuation-des-gens-en-cas-de-catastrophe-nat

    Ce sont les patrons de l’agence spatiale (NASA) et de l’agence d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) qui ont tiré la sonnette d’alarme, rapporte le Washington Post. Ils craignent que l’exploitation de certaines fréquences pour la 5G ne réduise les capacités de prévision météorologique de l’Amérique. Ce serait même un retour de quarante ans en arrière dans l’anticipation, dit le patron du NOAA.

    Pour un pays comme les #États-Unis, c’est particulièrement grave : le territoire est chaque année exposé aux #cyclones tropicaux qui naissent dans l’océan Atlantique et qui remontent le golfe du Mexique, ravageant au passage les Caraïbes et la côte sud-est des USA. D’une année sur l’autre, on dénombre quelques dizaines à plusieurs milliers de morts, et bien plus de déplacés.

  • 1000 #emplois supprimés par General Electric : l’histoire d’un #piège américain et d’une #trahison française
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/1000-emplois-supprimes-par-general-electric-l-histoire-d-un-piege-americain

    Quels enseignements tirer de cette catastrophe ? Tout d’abord, le rappel du caractère fondamentalement prédateur des #États-Unis d’Amérique, un État qui n’hésite pas à mettre sa puissance financière et militaire au service direct de ses #multinationales. Ensuite, les désastres provoqués par la #cupidité du #capitalisme français, privilégiant avec constance les profits financiers à court terme aux stratégies industrielles. L’#oligarchie française a cédé aux sirènes des marchés et des analystes financiers, notamment en démantelant les grands conglomérats industriels comme la CGE ou Thomson, à qui elle reprochait d’utiliser les profits des branches en bonne santé pour aider celles qui traversaient de mauvaises passes à se redresser. Soumis à l’#idéologie néo-libérale, donnant la priorité à la #dérégulation et à la « concurrence libre et non faussée », protestant comme le fit Lionel Jospin que « l’État ne peut pas tout », l’État a encouragé en France ces tendances suicidaires.

    Enfin, la clarté est faite quant à la complicité entre Emmanuel #Macron et GE tout au long de cette affaire, jusqu’au point où c’est son conseiller industrie lors du rachat qui est nommé à la tête de GE France pour mettre en œuvre le plan de restructuration…

    #France

  • Amérique du Sud : on saigne bien les juments | Luce Lapin et copains
    https://luce-lapin-et-copains.com/2018/08/20/amerique-du-sud-on-saigne-bien-les-juments

    Le placenta des juments gestantes produit une hormone, l’#eCG, gonadotrophine chorionique équine (equine chorionic gonadotropin), qui est extraite de leur sang dans des fermes, en Argentine et en Uruguay, et utilisée dans nos élevages, car elle fait ovuler les femelles sur commande — d’où une plus grande « production »… donc profit. « Pendant deux mois et demi, des juments gestantes subissent des prélèvements sanguins massifs hebdomadaires. Elles sont ensuite avortées, mises à la reproduction et saignées à nouveau. Et ainsi de suite jusqu’au départ pour l’abattoir » (vidéo).
    Entretien avec Adeline Colonat, directrice de campagne des « fermes à sang » pour Welfarm – PMAF, Protection mondiale des animaux de ferme.

    #hormones #fermes_à_sang #placenta #élevage_industriel #juments #argentine #uruguay #animaux

  • Comment le droit à l’avortement recule dans l’Amérique de Trump
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/17/le-droit-a-l-avortement-perd-du-terrain-aux-etats-unis_5463554_4355770.html

    Depuis le début de l’année, quatorze Etats ont signé des lois pour limiter l’accès à l’avortement quand trois Etats ont signé une loi pour protéger ce droit. L’Alabama a voté, le 14 mai, la loi la plus restrictive du pays en la matière. Elle interdit l’#avortement après six semaines de grossesse et ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Le texte a été promulgué dans la foulée par la gouverneure, Kay Ivey ; néanmoins, il n’entrera pas en application avant six mois, délai que les #anti-avortements comptent mettre à profit pour l’attaquer en justice, ce qui devrait bloquer son application pour une période indéterminée, mais sans doute pendant des années.


    #femmes #ivg #États-Unis

  • Nous et le Pentagone
    http://www.dedefensa.org/article/nous-et-le-pentagone

    Nous et le Pentagone

    17 mai 2019 – J’avoue ma persistante et durable stupéfaction pour ce qui concerne l’inculture extraordinaire dont fait preuve l’immense et écrasante majorité, du type-stalinien, de nos dirigeants, experts, commentateurs, généraux étoilés et ainsi de suite, ici en Europe et encore plus ici en France, lorsqu’il s’agit de comprendre exactement ce qu’est le Pentagone, et plus largement dit le Complexe Militaro-Industriel (CMI) des États-Unis d’Amérique. La bouche pleine du vertige crisique et tourbillonnant de la valse des $milliards, aucun de ces arrogants crétins et naïfs imbéciles, j’en jurerais, n’a eu l’audace de lire les quelques paragraphes du début du plus fameux discours du XXIème siècle sur la sécurité nationale ; discours daté du 10 septembre 2001, – non, non, surtout pas le 11, (...)

  • Amnesty accuse le Venezuela de violations des droits de l’homme
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1SL0DS/amnesty-accuse-le-venezuela-de-violations-des-droits-de-l-homme.html


    Crédits : Carlos Garcia Rawlins

    MEXICO (Reuters) - Amnesty International a demandé mardi à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur de présumés « crimes contre l’humanité » commis au Venezuela par le gouvernement du président Nicolas Maduro, et tout particulièrement en janvier lors de violents rassemblements dans la capitale Caracas.

    Dans un rapport présenté à Mexico, l’ONG dit avoir rassemblé les preuves d’exécutions sommaires, de détentions arbitraires et de décès et blessures causés par un recours excessif à la force de la part du gouvernement de Maduro.

    Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du ministère vénézuélien de l’Information.

    « Comme nous le répétons depuis des années, il y a au Venezuela une politique systématique de répression de l’opposition », a déclaré devant les journalistes la directrice d’Amnesty en charge du continent américain, Erika Guevara, après la présentation du rapport.

    Au plus fort de la contestation contre le régime Maduro en janvier dernier, au moins 47 personnes ont été tuées, indique le rapport. Plus de 900 personnes ont été détenues de manière arbitraire en cinq jours lors de manifestations organisées fin janvier, après que le chef de file de l’opposition, Juan Guaido, s’est autoproclamé président par intérim.

    Une équipe d’Amnesty s’est rendue au Venezuela du 31 janvier au 17 février, est-il écrit dans le document, et a consigné six exécutions extrajudiciaires, trois cas d’usage excessif de la force et six détentions arbitraires.

  • Amérique, tu es virée !
    http://www.dedefensa.org/article/amerique-tu-es-viree

    Amérique, tu es virée !

    Certaines ironies sont trop précieuses pour passer inaperçues. Les élections présidentielles américaines de 2016 ont accouché de Donald Trump, une star de la télé-réalité dont le célèbre slogan de son émission The Apprentice était« Vous êtes viré ! » Concentrez-vous sur ce slogan ; c’est tout ce qui est important dans cette histoire. Certaines personnes subissant des troubles du comportement lié à Trump pourraient ne pas être d’accord. C’est parce qu’elles traînent certains malentendus : que les États-Unis sont une démocratie ; ou qu’il importe de savoir qui est président. Ce n’en est pas une et ce n’est pas le cas. À ce stade, le choix du président importe autant que le choix du chef d’orchestre de la fanfare qui joue à bord d’un navire alors qu’il disparaît sous les vagues.

    Je n’ai cessé (...)