continent:amérique du nord

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      De plus en plus d’étudiants, aux Etats-Unis, refusent l’étude de certains sujets, la lecture de certains auteurs. Ils les jugent « offensants ».

      J’ai déjà abordé à plusieurs reprises le phénomène très inquiétant qui s’est répandu dans les universités d’Amérique du Nord, ces dernières années. Paradoxalement, au nom de la lutte contre les inégalités, contre les discriminations, un climat d’intolérance autrefois inimaginable s’est répandu sur les campus. Par de multiples procédures, comme les « trigger warning » (avertissement) ou la constitution de « safe spaces » (espaces sûrs), certains étudiants exigent de ne pas être exposés à des idées qu’ils risqueraient de ne pas approuver. Ils les jugent « offensantes ».

      Un certain nombre d’universitaires commencent enfin à s’en inquiéter. C’est tout à leur honneur, car le fait de dénoncer publiquement certains agissements est dorénavant risqué et expose ses auteurs à des représailles. Ainsi Jonathan Haidt , psychologue et professeur d’éthique à l’Université de New York, n’a cessé de mettre en garde contre ces dérives depuis déjà quelques années. L’article qu’il a publié à ce sujet avec Grek Lukianoff dans la revue The Atlantic, a eu un énorme retentissement.

      Haidt y déplorait notamment l’inflation sémantique subie, dans un certain milieu intellectuel, par l’adjectif « violent ». Une mode intellectuelle, disait-il, tend à dénoncer comme « violente » toute opinion qui dérange. Or, une opinion n’est pas violente. Mais, au nom de cette pseudo « violence », ont été commises de bien réelles et pas du tout virtuelles s agressions. Nombre de conférenciers invités dans des universités américaines, ont été interdits de parole par des groupes d’étudiants intolérants, au nom de leur droit de ne pas subir la « micro-agression » que constituerait cette présence sur le campus. Des personnalités telles que Ayaan Hirsi Ali, ou Christine Lagarde en ont été victimes. Des professeurs ont été agressés, comme Bret Weinstein, un professeur de biologie à l’Evergreen College de Washington. Il avait refusé de participer au « Jour d’absence » durant lequel les étudiants et professeurs blancs étaient priés de rester chez eux.
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  • Une voiture électrique pollue autant qu’un diesel
    https://www.youtube.com/watch?v=bY9zESWWbjI

    Published on Feb 13, 2018
    Si l’on englobe l’ensemble de son cycle de vie, une #voiture_électrique peut émettre plus de #CO2 qu’un vulgaire diesel... Les batteries électriques ? Des réservoirs bourrés de métaux rares, très polluants et monopolisés par la Chine. Guillaume Pitron, ancien juriste devenu journaliste, a pendant huit ans parcouru la planète – Chine, Malaisie, Indonésie, Afrique du Sud, Amérique du Nord – pour enquêter sur la fameuse « transition écologique »... qui n’est pas si verte. Il en relate les dessous dans « La Guerre des métaux rares », aux éditions Les Liens qui Libèrent.


  • Walid Pharès, le John Bolton’s boy par excellence ou les dérives mortifères de l’irrédentisme maronite – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/07/walid-phares-le-john-boltons-boy-par-excellence-ou-les-deriv

    Une grande honorabilité bardée d’expertise. Des postes prestigieux dans la haute administration américaine républicaine : La vitrine d’exposition est parfaite, mais sous le vernis de la respectabilité, une façade lézardée, un personnage gangréné.

    Contrairement à ce que suggère son nom patronymique en arabe, Walid Pharès n’est pas le fils d’un preux chevalier, mais plutôt le parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme. Libanais d’origine, naturalisé américain, il est en fait « UN ISRAELIEN d’ORIGINE LIBANAISE », comme l’a très justement qualifié le quotidien libanais « Al Akhbar ».

    « La propulsion de Walid Pharès au poste de conseiller du président Donald Trump ne constitue pas, loin s’en faut, une reconnaissance du savoir faire libanais encore moins un succès diplomatique pour le Liban, mais plutôt une percée majeure de la stratégie israélienne par la promotion d’un des affidés libanais de l’État Hébreu dans le cercle décisionnaire du pouvoir à Washington.(…) Preuve est faite qu’il est plus aisé pour les Forces Libanaises (milices chrétienens) de décrocher un poste regalien à Washington qu’à Beyrouth », poursuit Al Akhbar dont le portrait de l’ancien milicien se trouve sur ce lien pour le lectorat arabophone.

    http://www.al-akhbar.com/node/268049

    UN ISOLATIONNISTE VINDICATIF
    La biographie en langue française de cet isolationniste vindicatif est lisse.
    Sa biographie en langue anglaise, éditée par le site Mother Jones, est infiniment plus caustique et toxique.
    Sur ce lien : http://www.motherjones.com/politics/2011/10/walid-phares-mitt-romney-lebanese-forces

    Natif de la localité de Ghouma, district de Batroun, dans le Nord Liban, en 1957, Walid Pharès a effectué une scolarité éclectique à l’Université Saint Joseph des Pères Jésuites et à l’Université Libanaise à Beyrouth, avant de décrocher, en 1981, à 24 ans un Master en Droit International à l’Université Jean Moulin LYON III, une structure où a longtemps professé une figure de proue de l’extrême droite française Bruno Gollnisch, passé à la postérité pour avoir matraqué des journalistes avec son parapluie.

    Précoce, il publie à 22 ans, en 1979, son premier ouvrage « At Taadoudiya Fi Loubnane », « le pluralisme au Liban ». Edité par l’Université du Saint Esprit de Kaslick, le fief du militantisme des moines maronites lors la guerre civile libanaise sous le magistère du Père Charbel Kassis, ce livre paru quatre ans après le déclenchement de la guerre civile, reprend en les popularisant les thèmes des milices chrétiennes sur la spécificité chrétienne, particulièrement maronite, dans le Monde arabe.

    Considérant qu’il existe au Liban deux cultures distinctes, la culture chrétienne par essence démocratique et la culture islamo-arabe qui l’est moins ou pas du tout, l’idéologue en herbe reprend à son compte en l’amplifiant le thème « du choc des civilisations », théorisé par l’universitaire américain Samuel Huttington. Il préconise en conséquence la ségrégation entre groupes libanais et prône le développement séparé, s’inspirant de thèses de la « white supremacy », si courantes dans certains milieux du Sud des États-Unis.

    LE CORPUS IDÉOLOGIQUE DE CE SOLDAT DE LA GUERRE FROIDE
    En 1981, l’année qui précède l’invasion israélienne du Liban, il fonde une publication « La voix de l’Orient » pour poulariser ses idées et adhère au « Comité des Chrétiens du Moyen Orient » (MECHRIC), et trois ans plus tard, à l’ Union Sociale Démocratique Chrétienne (USDC). Une démarche destinée à se doter, via ce gropuscule, d’ un vernis social démocrate chrétien, afin d’atténuer quelque peu les aspérités de son personnage belliqueux animé de surcroît d’une volonté de croisade.

    Prolixe, il récidive en 1981 en publiant Hiwar Dimucrati (Le dialogue démocratique), dans une maison d’édition libanaise Dar Al Mashreq Press, conviant ses compatriotes de confession musulmane au dialogue. Une proposition de pure forme, destinée à la galerie en vue de bonifier l’image des milices chrétiennes, discréditées par leurs massacres successifs. Son idole, Bachir Gemayel dont il fut un proche collaborateur, ayant décrété qu’il existait « un peuple de trop » au Moyen orient, en pointant du doigt les Palestiniens, avait initié la première guerre d’épuration ethnique de l’époque contemporaine en ordonnant les massacres de la Quarantaine, janvier 1976, Tall El Zatar, en juillet 1976, enfin Sabra Chatila, septembre 1982 que son assassinat suscita par réflexe pavlovien.

    Sous l’effet du matraquage idéologique, ses frères d’armes miliciens chrétiens ignoreront d’ailleurs allégrement, l’année suivante, cette invitaiton au dialogue envers les musulmans, s’en donnant à cœur joie, au mépris de la tradition chrétienne de commisération, aux massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra Chatila, dans la banlieue est de Beyrouth, en 1982, sous la supervision israélienne.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    http://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    Celui qui avait gouverné par l’épée périra par l’épée, dynamité dans son fief d’Achrafieh, le secteur chrétien de Beyrouth Est, à la veille de son entrée en fonction. Farouchement islamophobe et araphobe, épris d’Occident, son idéologie xénophobe et populiste irriguera naturellement la pensée de ses disciples qui en seront les apôtres sur la scène internationale :

    « Le Liban ne fait partie du Monde arabe. Le Liban est une civilisation et n’a aucun apport avec le tiers monde. Veuillez bien marquer dans vos démarches que nous n’appartenons pas au Tiers monde. Sortons de ce monde d’arriérés. Rallions le monde européen et le Monde libre de l’Amérique », lancera-t-il à ses subordonnés à peine élu président.

    Sur la pensée de Bachir Gemayel et ses méfaits :
    http://www.madaniya.info/2017/09/05/sabra-chatila-operation-salami-1-2

    http://www.madaniya.info/2017/09/10/sabra-chatila-operation-salami-2-2

    Walid Pharès appliquera à la lettre ses enseignements. C’est ainsi qu’en 1986, l’année où le Liban vivait une spirale infernale de prise d’otages occidentaux, le graphomane publie, dans le droit fil de la pensée de son idole, un opus révélant l’objet de sa fixation. Non son oeuvre majeure mais le sujet de sa vindicte publique : Al Thawra al Islamiya al Khumaynia (La Révolution de Khomeiny – Dar Al Machreq Press).

    Pour ce milicien chrétien, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny avait eu le triple tort d’évincer le Chah d’Iran, gendarme du Golfe pour le compte de l’OTAN, grand bailleur de fonds des formations paramilitaires chrétiennes libanaises, et surtout grand allié d’Israël, parrain de ses camarades de combat.

    Thème gratifiant s’il en est en ce qu’il diabolisait la République Islamique d’Iran et exonérait de leurs turpitudes les pays occidentaux : la France de son satut de « co belligérant de l’Irak » contre l’Iran (1979-1989) et le double jeu américain à l’égard des deux belligérants, illustré par le scandale de l’Irangate et les promesses d’assistance faites simultanément à Saddam Hussein par Donald Rumsefd en personne, à l’époque secrétaire général de la Mlaison Blanche, sous la présidence Ronald Reagan et futur ministre de la défense sous présidence George Bush jr, artisan de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

    Putchiste dans l’âme, nulllement légaliste, il trempera dans la conjuration visant à évincer de la présidence des Forces Libanaises, les deux successeurs de Bachir Gemayel : son Frère et successeur Amine ainsi que son ancien lieutement Elie Hobeika. Il en sera gratifié en retour d’un siège au commandement de la formation milicienne sous la présidence de Samir Geagea.

    Inconsolable de la perte de Bachir Gemayel, il quitte les milices chrétiennes en 1989 pour rallier le général Michel Aoun lors de la guerre fratricide inter chrétienne. Il demeurera fidèle jusqu’à la chute du chef du gouvernement intérimaire libanais, le 13 octobre 1990. Placé sur une liste des opposants les plus recherchés du Liban, il s’exile en même temps que son deuxième mentor. Il fuit le Liban, via Israël et s’établit aux États-Unis, obtenant sans retard la nationalité américaine.

    Des mésaventures des milices chrétiennes libanaises, il en tirera deux ouvrages relatant les avatars de la guerre inter-factionnelle inter-chrétienne libanaise : « Lebanese Christian Nationalism : The rise and fall of an ethnic resistance (L. Rienner Published 1995) et « The Nationalist claim and the Lebanese Christian resistance : an ethnic case study ».

    À l’heure de la mondialisation, ce chrétien issu d’une société libanaise pluriconfessionnelle prônera, non le brassage culturel et le métissage humain, mais la ségrégation, la séparation, la grande muraille de démarcation, à l’exemple du Mur d’Apartheid dressé par ses amis israéliens en Cisjordanie. Le ghetto en somme.

    Mais, faille capitale de son argumentaire, ce fervent admirateur de l’Occident occultera le fait majeur de l’histoire contemporaine, le fait que ses idoles, -l’Amérique suprématiste et puritaine et l’Europe chrétienne,- auront été les principaux fossoyeurs de la cause des chrétiens arabes, maronites ou non : De la création d’Israël, en 1948, provoquant l’exode des Palestiniens chrétiens vers la Californie, à l’expédition franco anglo israélienne contre l’Egypte, en 1956, entraînant l’exode des chrétiens égyptiens vers l’Europe et l’Amérique du Nord, à la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’invasion américaine de l’Irak, à la guerre de Syrie, 2011, vidant quasiment le Moyen Orient de sa population chrétienne.

    Pour aller plus loin sur ce thème :
    https://www.renenaba.com/france-vatican-les-deux-francois-et-la-chretiente-d-orient

    LE PARCOURS AMÉRICAIN
    Mariée à une américaine, il atterit en Floride, le fief des anticastristes cubains, où il enseignera à l’Université Atlantique de Floride (1993-2004), qu’il quittera au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak pour présider the « Global Policy Institute ».
    Collaborateur du « Centre Ariel de Recherches Politiques » de Jerusalem, il se livrera, en tandem avec le lobby juif américain, à un actif lobbying anti syrien en vue de faire adopter par le Congrès américain la « Syrian Accountability Act » et de criminaliser le Hezbollah libanais, via une disposition législative similaire le « Hezbollah accountabilty Act ». Via son réseau israélien, il fait parvenir aux dirigeants israéliens un vade mecum pour une nouvelle gouvernance du sud Liban à la suite de la déconfiture de leurs supplétifs libanais dans la zone frontalière libano-israélienne ; une zone à forte majorité chiite, qui deviendra par la suite le fief du Hezbollah.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    https://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah

    Taiseux pendant pendant les cinq premières années de l’occupation américaine de l’Irak, alors que l’armée américaine était en butte à la guerilla anti américaine tant djihadiste que baasiste, Walid Pharès retrouvera l’inspiration en 2007, -l’année qui a suivi la riposte balistique victorieuse du Hezbollah contre Israël de 2006-, pour commettre un ouvrage intitulé « The War of Ideas : Djihadisme against Democracy » (Palgrave Mac Millan).

    Mais, en bon soldat de la guerre froide, il s’attaquera aux combattants islamistes, les terroristes islamiques, ses semblables musulmans du temps où il était milicien chrétien, de surcroit « idiots utiles » de la stratégie atlantiste dans la fragmentation du Monde arabe. Amnésique, il s’abstiendra de dénoncer la connivence des pétromonarchies dans le financement du terrrorisme islamique, de même que la complaisance des États-Unis à l’égard de l’islamisme politique et de son instrumentalisation en Afghanistan et ailleurs dans une guerre de détournement du champ de bataille de la Palestine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :
    https://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Sa qualité de correspondant du Centre israélien Ariel renforce sa crédibilité dans les milieux néo conservateurs américains et le propulse au sein du cercle dirigeant du parti conservateur. Il sera ainsi tour à tour conseiller du candidat Mitt Romney pour les présidentielles américaines de 2008, puis conseiller du président Donald Trump pour le Moyen Orient et le terrorisme en 2016.
    À l’accession de Donald Trump à la présidence américaine, Walid Pharès, dévient Secrétaire général du Groupe parlementaire transatlantique sur le contre-terrorisme (TAG), une tribune destinée à asseoir son rôle prescripteur, dans un domaine de prédilection des Etats Unis, à détourner en fait l’attention de l’opinion internationale sur le rôle trouble des administrations successives américaines avec le terrorisme islamique.

    La promotion simultanée de l’ultra faucon John Bolton président de l’ultra conservateur « Gatestone Institute » au poste de conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche et de Mike Pompeo, l’homme des ténèbres de la CIA, à la tête du Département d’état, a placé Walid Pharès dans un état de lévitation comparable à celui qu’il a vécu à l’élection de son mentor Bachir à la présidence libanaise, avant son trépassement violent. En synchronisation avec Joseph Jibeily, le dirigeant du « Centre des Renseignements du Liban », une officine des Forces Libanaises de Samir Geagea basée à Washington, il mulitiplie ses actions de lobbying au sein du Congrès américain en vue d’obtenir l’exclusion du gouvernement libanais, le Hezbollah, pourtant grand vainqueur des élections législatives libanaises de Mai 2018, et disposant de surcroït, d’une majorité relative à la chambre des députés.

    La propulsion de John Bolton à l’épicentre du pouvoir américain a renforcé la capacité de nuisance de son correspondant libanais, Samir Geagea, dont le discours souverainniste masque en fait une servilité à l’égard des Saoudiens en substitution à sa soumission aux Israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), consacrant le chef des « Forces Libanaises », l’un des plus grands criminels de la guerre comme l’un des plus grands mercenaires du personnel politique libanais.

    Sur l’équipée des milices chrétiennes particulièrement Samir Geagea, ce lien :
    https://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    GATESTONE, JOHN BOLTON, ANNE ELIZABETH MOUTET, ET L’ÉMISSION 28 MINUTES SUR ARTE
    Présidée par le monarchiste iranien Amir Tahiri, ancien directeur du journal Keyhan sous le règne de la dynastie Pahlevi, dans la décennie 1970, la structure européenne de Gatestone est composée de Marc D’anna, aka Alexandre Del Valle, le théoricien du « patriotisme intégrateur », ainsi que de l’universitaire Guy Millière et d’Anne Elizabeth Moutet, deux « dinstinguished senior fellow » de cette instance.

    La liste des auteurs de Gatestone sur ce lien :
    https://www.gatestoneinstitute.org/authors

    En dissonance toutefois avec Bernard Henry Lévy, Amir Tahéri, une fois n’est pas coutume, brisera net le délire fabulatoire du philo mondain sur les origines hitlériennes du terme Iran, lancée par le fer de lance médiatique du lobby pro israélien en Europe dans une campagne d’intoxication de l’opinion occidentale préludant à sa préparation à une intervention militaire de l’Otan contre la République Islamique d’Iran. Monarchiste revanchard, Amir Taheri ciblera dans son argumentaire de refutation les « Gardiens de la Révolution et le régime islamique, ces deux bêtes noires, mais non le fondement même de la démarche du théoricien du Botul.
    https://www.gatestoneinstitute.org/12333/hitler-reza-shah

    Intervenante régulière de la chaîne franco allemande ARTE dans l’émission d’Elizabeth Quinn « 28 Minutes », la chroniqueuse du Daily Telegraph justifiera le carnage israélien des Palestiniens de Gaza (57 morts et 2.400 blessés), -le jour du transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem, le 14 Mai 2018-, en reprenant textuellement les « éléments de langage » de la propagande israélienne.
    Cette séquence a plongé dans la stupeur les autres participants à l’émission par la virulence de sa défense de la politique israélienne, faisant volet en éclat l’apparente objectivité qu’elle s’evertuait à afficher pour la défense de la politique atlantiste.
    L’émission a été diffusée le vendredi 17 mai sur Arte en présence des deux présentatrices du programme Elizabeth Quin et Nadia Daam, ainsi que de l’historien Pascal Blanchard et Alexis Poutin, journaliste au Monde Moderne. Elle demeurera dans les mémoires comme un morceau d’anthologie de la duplicité professionnelle, lorsqu’elle se pare de la qualité journalistique pour propager des thèses d’un think tank néo conservateur, sous l’apparence de la neutralité.

    Sur ce lien, la séquence :
    https://sites.arte.tv/28minutes/fr/le-club-28-revisite-lactualite-de-la-semaine-28minutes-75

    LE JOURNALISME MILICIEN EN FRANCE
    La reconversion des journalistes miliciens dans l’expertise contre terroriste est une pratique courante. Une forme de recyclage dans la respectabilité, qui s’est développée tant aux Etats Unis qu’en France.
    Walid Pharès a ainsi fait son apparition dans les lucarnes françaises notamment sur France 24, sous la direction de Christine Ockrent, auditrice assidue du groupe de Bilderbeg, réputé pour son atlantisme.

    Sur ce lien le portrait de Christine Ockrent : https://www.renenaba.com/christine-ockrent-le-passe-droit-permanent

    Le journalisme milicien qu’il incarne si parfaitement a trouvé son illustration en France, sous couvert d’expertise anti terroriste, en la personne de deux libanais maronites habitués des plateaux français : Antoine Basbous, Directeur de « l’Observatoire des Pays arabes », auparavant ancien porte-parole des Forces Libanaises, l’organisation dirigée par Samir Geagea, un des plus grands criminels de la guerre libanaise et fossoyeur du leadership chrétien, et, Antoine Sfeir, Directeur des « Cahiers de l’Orient et des Pays arabes », auparavant cheville ouvrière sur le plan médiatique de la campagne pour l’élection à la présidence de la République Libanaise du chef milicien phalangiste Bachir Gemayel, en 1982, puis de son frère Amine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien : https://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien

    Et pour le recyclage des membres de l’« État Profond américain » dans les médias américains, sur ce lien : https://www.mondialisation.ca/des-anciens-de-letat-profond-sont-embauches-par-les-medias-grand-public/5623065

    Walid Pharès a vécu 33 ans au Liban de 1957 à 1990. Mais ses nuisances continuent à se faire encore sentir de nos jours contre sa patrie d’origine. Son retour au pays natal, il l’a accompli muni d’un passeport diplomatique américain. Doté d’une immunité et d’une impunité pour revisiter ses méfaits, comme étranger à ses forfaits comme étranger au pays qu’il a tant contribué à sinistrer.

    Le tropisme pro israélien des dirigeants maronites libanais, auquel il a grandement contribué, a conduit le président phalangiste Amine Gémayel à conclure un Traité de Paix entre le Liban et Israël, en 1983, mais la mise en œuvre de ce document a été entravée par un soulèvement de la population de Beyrouth, cas unique dans les annales diplomatiques internationales d’un traité mort-né, abrogé par la volonté populaire.

    Parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme, Walid Pharès appartient à la cohorte des soldats perdus d’une cause perdue, sécrétée par la guerre interfactionnelle libanaise ; À l’exemple du commandant Saad Haddad, l’officier félon libanais, garde frontière d’Israël au sein de l’Armée du Sud Liban (ASL), de son successeur, le général Antoine Lahad, dont la famille a eu l’outrecuidance de vouloir enterrer au Liban mais que la vox populi l’en dissuada ; Tous vivant sans le savoir une pathologie passée dans l’histoire comme étant « le complexe des exilés de Coblence », du nom de ses exilés monarchistes français qui ont rallié les ennemis de la France pour abattre la révolution.

    Autant de manifestations des pulsions mortifères de l’irredentisme maronite qui débouchèrent sur la relégation politique du leadership maronite, désormais réduit à un rôle d’appoint ou de nuisance, non à un rôle constructif de proposition, mais à un rôle destructeur d’obstruction, au terme de quinze ans de bruits et de fureurs, de dérives et de délires.

    EPILOGUE : LE SYNDROME MARONITE
    Cadeau empoisonné de la France, le confessionnalisme constitue une négation de la démocratie en ce que la citoyenneté libanaise est conditionnée et handicapée par la naissance.

    Mur de verre invisible et infranchissable, il contribue à ce titre à la nécrose de la vie poilitique libanaise. Sur un point nommé, dans des domaines précis, la naissance confère un primat à une communauté au détriment des autres communautés par le Fait du Prince, l’arbitraire du pouvoir colonial.

    Elle prédétermine les membres d’une communauté à des fonctions indépendamment de leur compétence. Elle conforte une communauté dans un sentiment de supériorité ou de frustration.

    Les exemples sont nombreux des dérives du confessionnalisme. Le leadership maronite a ainsi assumé, par une sorte de Hold up, la direction des combats du camp chrétien lors de la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’exclusion des autres composantes de la chrétienté libanaise, quand bien même elles en subissaient les conséquences.

    Le primat conféré par la France à la communauté maronite dans l’exercice des responsabilités suprêmes au Liban aurait dû se vivre comme une délégation de pouvoir au bénéfice de l’ensemble des communautés chrétiennes du Monde arabe et non comme la marque d’une supériorité immanente d’une communauté spécifique au détriment des autres, en ce que les Maronites constituaient la plus importante minorité des minorités chrétiennes du Liban et non la communauté chrétienne majoritaire d’un Monde arabe, majoritairement musulman.

    Pour n’avoir pas observé cette règle non écrite de la prudence politique, elle en paiera le prix par le déclassement de ses prérogatives constitutionnelles, entraînant dans sa relégation les autres composantes chrétiennes innocentes de cet emballement.
    Victimes innocentes souvent, bourreaux parfois plus que de besoin, les camps palestiniens de la quarantaine (est de Beyrouth), en 1976, et de Sabra Chatila (sud de Beyrouth), en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations pathologiques de la déraison humaine, au passif du leadership maronite, particulièrement les milices chrétiennes des Forces Libanaises.

    Par une sorte d’abus de position dominante conféré par la France en sa qualité de puissance mandataire sur le Liban et la Syrie, les Maronites ont procédé à une sorte de captation d’héritage se présentant comme les dépositaires des intérêts supérieurs de la chrétienté d’Orient, réduisant la chrétienté aux seuls intérêts de l’Eglise maronite, confondant en somme maronitisme et chrétienté, se vivant en maître incontesté du Liban.

    L’extravagante position de Camille Chamoun, président du Liban (1952-1958), se refusant seul contre l’ensemble arabe, à rompre ses relations diplomatiques avec la France, dans la foulée de l’expédition de Suez, alors que l’Egypte faisait l’objet d’une agression concertée entre la France, Israël et la Grande Bretagne (1956) et que l’Algérie ployait sous le joug des ratonnades coloniales, constituait déjà un indice prémonitoire de la psychorigidité maronite, de la cécité politique de ses dirigeants et de la serviabilité extrême dont témoignent des membres de cette communauté à l’égard des puissances occidentales particulièrement de la France et des États-Unis, se plaçant paradoxalement en situation de « dhimitude » par rapport à leurs protecteurs occidentaux, une servitude qu’il dénonçait du temps de l’époque ottomane. Le discours souverainiste des Libanais masque mal une logique de vassalité à l’ordre atlantiste.

    L’inculpation en juillet 2010 de plusieurs officiers supérieurs chrétiens de même que des cadres supérieurs exerçant des responsabilités sensibles à un poste stratégique de leur entreprise de communications pour « intelligence avec l’ennemi », au même titre que la formation d’une armée de supplétif sous commandement chrétien au service des israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), ont alimenté la suspicion sur la loyauté des chrétiens arabes à leur environnement avec ses conséquences corrosives sur le sort des chrétiens dans le monde arabe.

    L’alliance du leadership maronite avec Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, constituera l’un des points noirs de l’histoire de la chrétienté arabe, et les chefs de cette équipée suicidaire, Bachir Gemayel, président éphémère du Liban, et ses successeurs, Elie Hobeika et Samir Geagea, comme les plus sinistres personnages de l’histoire du Liban en termes de bilan pour la chrétienté, en ce qu’ils ont substitué la lutte pour la réalisation des droits nationaux des Palestiniens, par la recherche de l’éradication d’un peuple déjà spolié de sa patrie, les Palestiniens, en compensation des turpitudes occidentales à l’égard des Juifs européens.

    Les miliciens chrétiens ont intériorisé, ce faisant, la perversité de la logique occidentale dans un tragique dévoiement de la pensée, ne s’imaginant pas un seul instant que « le peuple de trop au Moyen orient », selon l’expression du chef phalangiste Bachir Gémayel, pourrait être un jour « le peuple chrétien arabe ».

    Pour aller plus loin sur les Maronites, ce lien :

    www.renenaba.com/france-liban-a-propos-des-maronites/

    ILLUSTRATION
    Walid Phares lecturing in front of a Lebanese Forces banner in 1986Photo courtesy of An-Nahar                                                                                                                                                           By René Naba , in Actualités Liban Moyen-Orient Portrait on 6 novembre 2018 .


  • Au Canada, des médecins pourront prescrire des visites au musée
    https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2018/10/24/au-canada-des-medecins-pourront-prescrire-des-visites-au-musee_5373872_48326

    Des visites au musée prescrites par des médecins. Dès le 1er novembre, certains médecins canadiens pourront conseiller à leurs patients souffrant de dépression, de diabète ou de maladies chroniques d’aller profiter d’une exposition, dans un but thérapeutique.

    Cette initiative, lancée par le Musée des beaux-arts de Montréal et Médecins francophones du Canada (MFDC), permettra aux milliers de médecins membres de cette association d’envoyer gratuitement leurs patients dans le musée québécois. Ces « prescriptions muséales » sont uniques au monde, assure l’institution culturelle.

    Pendant un an, explique la Montreal Gazette, ce projet pilote autorisera les docteurs du MFDC à faire jusqu’à cinquante prescriptions de ce nouveau genre. Pour cette visite gratuite, le patient pourra se faire accompagner par un adulte – un aide-soignant ou un membre de sa famille – et deux enfants.

    #art #santé

    • Excellente initiative. Suggestion :
      Être conquis par Napoléon au Musée des beaux-arts de Montréal

      Presque 200 ans après sa mort, la fascination pour Napoléon Bonaparte semble insatiable et, du 3 février au 6 mai 2018, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) la nourrira encore davantage avec une grande exposition réunissant plus de 400 œuvres et objets d’art témoignant du faste de son règne impérial.

      L’idée de cette exposition est née dans la foulée d’un don exceptionnel fait au MBAM il y a 10 ans par l’homme d’affaires Ben Weider (1923-2008). Depuis lors, le musée peut s’enorgueillir d’avoir le plus grand nombre d’objets consacrés à Napoléon 1er réunis en un même lieu en Amérique du Nord. Alors que la collection de M. Weider s’intéresse surtout à l’homme, l’exposition nous éclaire plutôt sur l’Empereur Napoléon en nous montrant comment, en 10 ans, il a utilisé l’art pour assoir son pouvoir.

      _ Cette initiative n’est elle pas un transfert de budget, de la santé vers la Culture, avec un grand K.


  • Soumission et parjure Sébastien Ricard - 24 Octobre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/539715/soumission-et-parjure-arretons-de-jurer-fidelite-a-la-reine-et-voyons-voir

    C’est avec des airs entendus, sourires en coin, que les députés solidaires se sont présentés au Salon rouge, mercredi dernier, pour affirmer solennellement leur loyauté au peuple du Québec et à sa constitution. La bonne blague qu’ils venaient de faire, c’était de jurer vraie allégeance à la reine du Canada, juste avant, dans les chiottes, à l’abri des regards des journalistes et des amis, « […] pour vous épargner cet exercice archaïque et franchement désagréable », d’expliquer Manon Massé https://www.ledevoir.com/manon-masse ensuite. C’est qu’à Québec solidaire, https://www.ledevoir.com/Quebec+solidaire on fait les choses différemment. Les colonnes du temple en frémissent encore aujourd’hui !


    Photo : Jacques Boissinot La Presse canadienne « Défier les rites et règlements iniques exige du courage, mais quand même pas davantage que celui demandé à Rosa Park, par exemple », estime l’auteur. 

    Ce qu’il y a de moins drôle, c’est que la députation solidaire, comme celle de tous les autres partis à l’Assemblée nationale depuis 150 ans, reconduise ce #parjure obligé de l’élu qui n’est autre chose qu’un rituel d’#humiliation du peuple, devenu au fil du temps une formalité dont on s’acquitte selon notre humeur, de bonne ou de mauvaise grâce, ce qui ne change rien au fond de l’affaire.

    Depuis 150 ans, depuis l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, on s’est assuré en haut lieu de faire de ce serment d’#allégeance le passage obligé pour siéger, question d’en finir une fois pour toutes avec le patriotisme et les velléités républicaines, avec la démocratie régicide, et de rappeler en sourdine ce qui en coûte à ceux qui voudraient redonner dans cette aventure.

    C’est ça, un symbole, à ça que ça sert, et la couronne en est un — je le rappelle pour ceux qui n’en ont que pour le #crucifix à l’Assemblée nationale, où la couronne est pourtant partout présente, sur le siège du président, par exemple, sculptée dans l’acajou massif, et au faîte de l’hôtel présidentiel où elle trône, surmontant les armoiries anglaises, le lion, la licorne et la devise « Dieu et mon droit », comme quoi y’a pas que chez les solidaires qu’on croit aux animaux fabuleux !

    Et ça marche ! « Le secrétaire général [de l’Assemblée nationale] a été clair : “Vous ne le faites pas, vous ne siégez pas” », rappela la porte-parole de QS. Ce qui ne l’est pas, clair, c’est comment on peut justifier une pareille soumission. Dans la bouche de Manon Massé, comme dans celle de bien d’autres avant elle, ce #rituel est tantôt antidémocratique, tantôt une farce… s’il faut absolument s’y soumettre pour entrer dans la « maison du peuple », que penser de ce qui s’y déroule ensuite ? Et si le cynisme, dont on nous rabat les oreilles et qui serait la cause du désenchantement pour la politique, si le cynisme débutait tout simplement là, dans ce premier reniement de la parole donnée ? Et si la confusion et le désintérêt du « monde ordinaire », dont Guy Nantel fait ses choux gras, procédaient d’abord de ce comportement ? Élu par le peuple, il faut d’abord lui tourner le dos pour ensuite lui déclarer solennellement sa loyauté, à lui et à sa constitution (laquelle, au fait ?) : une chatte y perdrait ses petits !

    Défier les rites et règlements iniques exige du courage, mais quand même pas davantage que celui demandé à Rosa Park, par exemple. Et pourtant, le geste est de même nature parce que la soumission est toujours abjecte, fondée sur des critères de races, de langues, de religions…

    Je crois que le racisme est au fondement de ce système parlementaire, qu’il est, ici, proprement systémique. Pas besoin de commission d’enquête pour le révéler : arrêtons de jurer fidélité à la reine et voyons voir ce qui va se produire.

    Je le dis pour que vraiment nous arrivions à ce qui commence, au lieu de sans cesse revenir pour revenir.


  • Les migrants marchent contre l’Antéchrist The-Donald
    http://www.dedefensa.org/article/les-migrants-marchent-contre-lantechristthe-donald

    Les migrants marchent contre l’Antéchrist The-Donald

    Étrange situation dans le Sud du continent nord-américain, selon une transversale venue du Guatemala, actuellement au Mexique, prévue pour aborder la frontière des États-Unis peut-être le 6 novembre, – et The-Donald à la Maison-Blanche, pas très loin du Pentagone. La transversale se matérialise sous la forme d’une “caravane” de migrants venus du Guatémala et qui a bien l’intention de pénétrer aux États-Unis ...

    “Ils partirent 5 000 et, par un prompt renfort”, – ils atteignent actuellement les 15 000, et sans doute seront-ils bien plus à la frontière. Au rythme où progresse la “caravane” (AP avait écrit dans une de ses dépêche “l’armée des migrants”, puis se reprit aussitôt, horreur, et parla plutôt de “caravane”), elle pourrait atteindre cette frontière pile (...)


    • Un des principaux intérêts de ce rapport est qu’il compile les connaissances scientifiques sur les répercussions d’un réchauffement de 1,5 °C par rapport à 2 °C. Cela n’a jamais été fait auparavant. Même si on respecte l’accord de Paris, les territoires les plus vulnérables pourraient ne pas avoir le temps de s’adapter. C’est le cas des petites îles situées au niveau de la mer. Ce dernier devrait continuer à monter pendant plusieurs siècles. Et sous la surface, les océans subissent déjà des changements sans précédent. Des basculements pour certains écosystèmes devraient être observés dès + 1,5 °C. Les espèces dépourvues de capacité à se déplacer assez vite souffriront d’une importante mortalité. De même, il faudrait des millénaires pour lutter contre les changements dans la chimie océanique produits par l’acidification.

      Dans un monde à + 1,5 °C, le changement climatique affectera tous les territoires, peu importe leur niveau de développement, mais spécialement les plus pauvres. Par ailleurs, déjà plus d’un quart de la population mondiale vit dans des régions où le thermomètre dépasse de 1,5 °C la température moyenne au moins une saison par an. L’hémisphère Nord souffrira le plus de la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur. « Nous sommes face à un risque de voir le sud de l’Europe basculer dans une désertification d’ici à la fin du siècle, souligne Pierre Cannet, de l’ONG WWF. Le précédent rapport du Giec, publié en 2014, était déjà clair sur le fait qu’atteindre + 2 °C est un point de non-retour. » Les risques d’inondation et de sécheresse seraient aussi renforcés, touchant principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Les cyclones tropicaux deviendraient plus violents.

      Le retard dans la transformation sociétale entraîne déjà des effets irréversibles pour certaines parties de la Terre. Et la situation sera bien pire si on atteint + 2 °C de hausse des températures. « Chaque dixième de degré de réchauffement supplémentaire porte en lui un risque mortel », interpelle Emilie Both, porte-parole d’Oxfam France.

      résultat + ancien : BAU (business as usual) 5.5°C en plus (temp moyennes préindustrielles) en 2100

      https://www.liberation.fr/planete/2018/10/07/le-rapport-glacant-du-giec_1683840

    • Le rapport glaçant du Giec
      Aude Massiot, Libération, le 7 octobre 2018
      https://seenthis.net/messages/727444

      Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat rend publique ce lundi sa première étude sur les effets d’un réchauffement de 1,5 °C des températures mondiales. Cette limite que 197 Etats s’étaient engagés à respecter fin 2015, lors de la COP 21, aura tout de même de graves conséquences sur la planète.

      Al’issue d’une semaine de négociations ardues à Incheon, en Corée du Sud, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) publie ce lundi un rapport très attendu sur le réchauffement mondial de 1,5°C (par rapport à l’époque préindustrielle). Commandé au Giec lors de la conférence des Nations unies de décembre 2015 en France (COP 21), c’est le premier rapport spécial jamais produit. Il donne à voir l’état de notre planète si l’accord de Paris rédigé lors de cette conférence était respecté. Ce traité international, signé par 197 Etats et ratifié par 188, vise à faire le maximum pour limiter le réchauffement du climat provoqué par les activités humaines à 2 °C, voire 1,5 °C. La rédaction des 250 pages a nécessité la participation de 86 auteurs principaux de 39 pays (seulement 39 % de femmes) et de dizaines d’experts pour la relecture. Sa structure et son contenu sont validés par l’ensemble des gouvernements membres. Ce n’est donc pas uniquement un travail scientifique, mais aussi le résultat des orientations nationales de la plupart des Etats. Les conclusions du texte sont publiées ce lundi pour aider les Etats à augmenter leurs ambitions climatiques en vue de la COP 24, organisée en décembre en Pologne.

      Que nous enseigne ce nouveau rapport ?

      Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique. Il n’y a plus de doute là-dessus. Ce dernier se produit à un taux de 0,17 °C par décennie depuis 1950. Ainsi, au rythme actuel, le monde connaîtrait une hausse de 1,5 °C de la moyenne des températures entre 2030 et 2052. En 2017-2018, nous avons déjà atteint 1 °C d’augmentation du mercure depuis l’époque préindustrielle. L’objectif de l’accord de Paris est donc de ne « gagner » que 0,5 °C maximum d’ici à 2100. Pourra-t-on y arriver ? « Notre mandat est d’être descriptif et non prescriptif », rappelle Jean-Charles Hourcade, économiste au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired), et l’un des principaux auteurs du rapport. « Le rôle du Giec n’est pas de déterminer si 1,5 °C est faisable, ajoute Henri Waisman, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), corédacteur du rapport. Rien dans la littérature scientifique ne dit que c’est infaisable, alors nous présentons les conditions nécessaires pour y arriver. C’est ensuite aux décideurs de prendre leurs responsabilités. » Or la trajectoire est mal engagée pour limiter la hausse à 1,5 °C. Même si les Etats respectent leurs engagements pris à la COP 21, ce qui n’est pour l’instant pas le cas pour la majorité des pays, la planète se réchaufferait de 3 °C d’ici à la fin du siècle. Ce qui entraînerait des catastrophes irréversibles autant pour les humains que pour beaucoup d’autres espèces vivantes. Pour ne pas discréditer l’accord de Paris, le groupe intergouvernemental a envisagé des scénarios où l’on dépasserait les 1,5 °C, avant d’y revenir avant la fin du siècle. Cela nécessiterait le développement et l’utilisation à grande échelle de techniques de capture du CO2 pour produire ce qui est appelé « émissions négatives ». Seulement, pour l’instant, les technologies sont embryonnaires. Reste les forêts et les sols, et leur capacité à capter et garder le carbone. « S’appuyer sur l’usage massif de la biomasse pour stocker le CO2 pourrait induire des tensions avec des objectifs de développement durable, notamment concernant la production agricole, dont les surfaces utilisables se verraient limitées, détaille Henri Waisman. Cela exacerberait la compétition pour les sols. »

      Infographie : Evolution de la température moyenne de la planète

      Quelles sont les projections climatiques mises en avant ?

      Un des principaux intérêts de ce rapport est qu’il compile les connaissances scientifiques sur les répercussions d’un réchauffement de 1,5 °C par rapport à 2 °C. Cela n’a jamais été fait auparavant. Même si on respecte l’accord de Paris, les territoires les plus vulnérables pourraient ne pas avoir le temps de s’adapter. C’est le cas des petites îles situées au niveau de la mer. Ce dernier devrait continuer à monter pendant plusieurs siècles. Et sous la surface, les océans subissent déjà des changements sans précédent. Des basculements pour certains écosystèmes devraient être observés dès + 1,5 °C. Les espèces dépourvues de capacité à se déplacer assez vite souffriront d’une importante mortalité. De même, il faudrait des millénaires pour lutter contre les changements dans la chimie océanique produits par l’acidification.

      Dans un monde à + 1,5 °C, le changement climatique affectera tous les territoires, peu importe leur niveau de développement, mais spécialement les plus pauvres. Par ailleurs, déjà plus d’un quart de la population mondiale vit dans des régions où le thermomètre dépasse de 1,5 °C la température moyenne au moins une saison par an. L’hémisphère Nord souffrira le plus de la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur. « Nous sommes face à un risque de voir le sud de l’Europe basculer dans une désertification d’ici à la fin du siècle, souligne Pierre Cannet, de l’ONG WWF. Le précédent rapport du Giec, publié en 2014, était déjà clair sur le fait qu’atteindre + 2 °C est un point de non-retour. » Les risques d’inondation et de sécheresse seraient aussi renforcés, touchant principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Les cyclones tropicaux deviendraient plus violents.

      Le retard dans la transformation sociétale entraîne déjà des effets irréversibles pour certaines parties de la Terre. Et la situation sera bien pire si on atteint + 2 °C de hausse des températures. « Chaque dixième de degré de réchauffement supplémentaire porte en lui un risque mortel », interpelle Emilie Both, porte-parole d’Oxfam France.

      Quelles solutions sont favorisées ?

      Bien que ce ne soit pas son rôle initial, le Giec présente certaines solutions pour respecter le + 1,5 °C. Ce chapitre est l’objet des principales crispations des Etats. Comme le montre un document récupéré par le site Climate Home News, les Etats-Unis veulent mettre l’accent sur les techniques de capture de CO2, sur lesquelles ils sont à la pointe. Ils misent sur leur développement pour faire moins d’efforts de réduction des émissions de GES.

      En outre, dans son rapport, le Giec souligne à plusieurs reprises la nécessité de réduire drastiquement la demande en énergie des bâtiments, de l’industrie et des transports. Les émissions de GES mondiales doivent quant à elles baisser de 45 % d’ici à 2030 (par rapport à 2010) et la part des énergies renouvelables pour l’électricité passer à 70 %-85 % en 2050. Le rapport met aussi en lumière que la réduction de la pollution de l’air permet de limiter le réchauffement et d’améliorer la santé humaine, tout comme la qualité de l’environnement.

      Crucial, un paragraphe est consacré à l’indispensable implication du secteur financier dans la lutte contre le dérèglement climatique. « Ce rapport montre qu’un changement sociétal profond est nécessaire, insiste Pierre Cannet, de WWF. Pourtant, la transition écologique en France et en Europe reste à ses balbutiements. L’humanité est confrontée à une nouvelle guerre, cette fois contre elle-même. D’ici à 2040, nous aurons perdu la bataille si des mesures ne sont pas prises et intensifiées. »


    • Le rapport glaçant du Giec
      Aude Massiot, Libération, le 7 octobre 2018

      Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat rend publique ce lundi sa première étude sur les effets d’un réchauffement de 1,5 °C des températures mondiales. Cette limite que 197 Etats s’étaient engagés à respecter fin 2015, lors de la COP 21, aura tout de même de graves conséquences sur la planète.

      Al’issue d’une semaine de négociations ardues à Incheon, en Corée du Sud, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) publie ce lundi un rapport très attendu sur le réchauffement mondial de 1,5°C (par rapport à l’époque préindustrielle). Commandé au Giec lors de la conférence des Nations unies de décembre 2015 en France (COP 21), c’est le premier rapport spécial jamais produit. Il donne à voir l’état de notre planète si l’accord de Paris rédigé lors de cette conférence était respecté. Ce traité international, signé par 197 Etats et ratifié par 188, vise à faire le maximum pour limiter le réchauffement du climat provoqué par les activités humaines à 2 °C, voire 1,5 °C. La rédaction des 250 pages a nécessité la participation de 86 auteurs principaux de 39 pays (seulement 39 % de femmes) et de dizaines d’experts pour la relecture. Sa structure et son contenu sont validés par l’ensemble des gouvernements membres. Ce n’est donc pas uniquement un travail scientifique, mais aussi le résultat des orientations nationales de la plupart des Etats. Les conclusions du texte sont publiées ce lundi pour aider les Etats à augmenter leurs ambitions climatiques en vue de la COP 24, organisée en décembre en Pologne.

      Que nous enseigne ce nouveau rapport ?

      Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique. Il n’y a plus de doute là-dessus. Ce dernier se produit à un taux de 0,17 °C par décennie depuis 1950. Ainsi, au rythme actuel, le monde connaîtrait une hausse de 1,5 °C de la moyenne des températures entre 2030 et 2052. En 2017-2018, nous avons déjà atteint 1 °C d’augmentation du mercure depuis l’époque préindustrielle. L’objectif de l’accord de Paris est donc de ne « gagner » que 0,5 °C maximum d’ici à 2100. Pourra-t-on y arriver ? « Notre mandat est d’être descriptif et non prescriptif », rappelle Jean-Charles Hourcade, économiste au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired), et l’un des principaux auteurs du rapport. « Le rôle du Giec n’est pas de déterminer si 1,5 °C est faisable, ajoute Henri Waisman, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), corédacteur du rapport. Rien dans la littérature scientifique ne dit que c’est infaisable, alors nous présentons les conditions nécessaires pour y arriver. C’est ensuite aux décideurs de prendre leurs responsabilités. » Or la trajectoire est mal engagée pour limiter la hausse à 1,5 °C. Même si les Etats respectent leurs engagements pris à la COP 21, ce qui n’est pour l’instant pas le cas pour la majorité des pays, la planète se réchaufferait de 3 °C d’ici à la fin du siècle. Ce qui entraînerait des catastrophes irréversibles autant pour les humains que pour beaucoup d’autres espèces vivantes. Pour ne pas discréditer l’accord de Paris, le groupe intergouvernemental a envisagé des scénarios où l’on dépasserait les 1,5 °C, avant d’y revenir avant la fin du siècle. Cela nécessiterait le développement et l’utilisation à grande échelle de techniques de capture du CO2 pour produire ce qui est appelé « émissions négatives ». Seulement, pour l’instant, les technologies sont embryonnaires. Reste les forêts et les sols, et leur capacité à capter et garder le carbone. « S’appuyer sur l’usage massif de la biomasse pour stocker le CO2 pourrait induire des tensions avec des objectifs de développement durable, notamment concernant la production agricole, dont les surfaces utilisables se verraient limitées, détaille Henri Waisman. Cela exacerberait la compétition pour les sols. »

      Infographie : Evolution de la température moyenne de la planète

      Quelles sont les projections climatiques mises en avant ?

      Un des principaux intérêts de ce rapport est qu’il compile les connaissances scientifiques sur les répercussions d’un réchauffement de 1,5 °C par rapport à 2 °C. Cela n’a jamais été fait auparavant. Même si on respecte l’accord de Paris, les territoires les plus vulnérables pourraient ne pas avoir le temps de s’adapter. C’est le cas des petites îles situées au niveau de la mer. Ce dernier devrait continuer à monter pendant plusieurs siècles. Et sous la surface, les océans subissent déjà des changements sans précédent. Des basculements pour certains écosystèmes devraient être observés dès + 1,5 °C. Les espèces dépourvues de capacité à se déplacer assez vite souffriront d’une importante mortalité. De même, il faudrait des millénaires pour lutter contre les changements dans la chimie océanique produits par l’acidification.

      Dans un monde à + 1,5 °C, le changement climatique affectera tous les territoires, peu importe leur niveau de développement, mais spécialement les plus pauvres. Par ailleurs, déjà plus d’un quart de la population mondiale vit dans des régions où le thermomètre dépasse de 1,5 °C la température moyenne au moins une saison par an. L’hémisphère Nord souffrira le plus de la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur. « Nous sommes face à un risque de voir le sud de l’Europe basculer dans une désertification d’ici à la fin du siècle, souligne Pierre Cannet, de l’ONG WWF. Le précédent rapport du Giec, publié en 2014, était déjà clair sur le fait qu’atteindre + 2 °C est un point de non-retour. » Les risques d’inondation et de sécheresse seraient aussi renforcés, touchant principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Les cyclones tropicaux deviendraient plus violents.

      Le retard dans la transformation sociétale entraîne déjà des effets irréversibles pour certaines parties de la Terre. Et la situation sera bien pire si on atteint + 2 °C de hausse des températures. « Chaque dixième de degré de réchauffement supplémentaire porte en lui un risque mortel », interpelle Emilie Both, porte-parole d’Oxfam France.

      Quelles solutions sont favorisées ?

      Bien que ce ne soit pas son rôle initial, le Giec présente certaines solutions pour respecter le + 1,5 °C. Ce chapitre est l’objet des principales crispations des Etats. Comme le montre un document récupéré par le site Climate Home News, les Etats-Unis veulent mettre l’accent sur les techniques de capture de CO2, sur lesquelles ils sont à la pointe. Ils misent sur leur développement pour faire moins d’efforts de réduction des émissions de GES.

      En outre, dans son rapport, le Giec souligne à plusieurs reprises la nécessité de réduire drastiquement la demande en énergie des bâtiments, de l’industrie et des transports. Les émissions de GES mondiales doivent quant à elles baisser de 45 % d’ici à 2030 (par rapport à 2010) et la part des énergies renouvelables pour l’électricité passer à 70 %-85 % en 2050. Le rapport met aussi en lumière que la réduction de la pollution de l’air permet de limiter le réchauffement et d’améliorer la santé humaine, tout comme la qualité de l’environnement.

      Crucial, un paragraphe est consacré à l’indispensable implication du secteur financier dans la lutte contre le dérèglement climatique. « Ce rapport montre qu’un changement sociétal profond est nécessaire, insiste Pierre Cannet, de WWF. Pourtant, la transition écologique en France et en Europe reste à ses balbutiements. L’humanité est confrontée à une nouvelle guerre, cette fois contre elle-même. D’ici à 2040, nous aurons perdu la bataille si des mesures ne sont pas prises et intensifiées. »


  • Québec : une victoire éclatante pour les patriotes
    http://www.dedefensa.org/article/quebec-une-victoire-eclatante-pour-les-patriotes

    Québec : une victoire éclatante pour les patriotes

    Lundi, le 1er octobre, a pavé la voie à un changement drastique du paradigme québécois. Le peuple québécois s’était habitué à un régime parlementaire favorisant un duopole et voilà que la table vient d’être renversée. Une nouvelle formation politique, vieille d’à peine une décennie, aura fait voler en éclats ce régime datant des années 1970.

    L’alternance socialo-libérale vole en éclat

    En effet, le Parti Libéral du Québec (PLQ), équivalent à l’ancienne UMP française, et le Parti Québécois (PQ), succursale du Parti socialiste en Amérique du Nord, ont dû concéder la victoire à un outsider qui, tel un bateleur, a réussi à brasser les cartes au point que même les médias de l’oligarchie semblent pris au dépourvu.

    La CAQ (Coalition Avenir Québec) de François Legault, ancien (...)


  • A Toronto, Michael Moore célèbre la résistance à Donald Trump
    https://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/09/07/a-toronto-michael-moore-celebre-la-resistance-a-trump_5351563_3476.html

    Le réalisateur a présenté « Fahrenheit 11/9 », brûlot politique qui assimile le président américain à Adolf Hitler.

    https://youtu.be/7oG4tWM4MQU

    Il n’y a pas de raison pour que le Festival de Toronto, dont la 43e édition a commencé le 6 septembre, se distingue du reste de l’Amérique du Nord – et du monde. Donald Trump règne en maître absolu sur les ­conversations, et pour l’une des soirées d’ouverture – celle de la section documentaire – sur l’écran.

    Michael Moore a présenté ­Fahrenheit 11/9 (le 9 novembre 2016, les médias américains ont admis la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton), ­un pamphlet colérique, sincère et roublard, divaguant et provocant – un retour à la manière de son plus grand succès, Fahrenheit 9/11.

    Le film de Michael Moore est à l’avant-garde d’une série de films politiques américains, documentaires ou fictions attendus au long du festival. Dans la première catégorie, on trouve les films de deux autres grandes figures du genre, que tout – méthode, style et inclinations politiques – oppose : Frederick Wiseman a filmé une petite ville au milieu des « flyover states » (les Etats qu’on ne fait que survoler) dans Monrovia, Indiana, pendant qu’Errol Morris a tenté de comprendre l’ancien conseiller du locataire de la Maison Blanche Steve Bannon dans American Dharma, déjà présenté à Venise. Les dirigeants du festival se demandent si le politicien d’extrême droite s’invitera à Toronto comme il l’a fait sur le Lido, ce qui pourrait provoquer quelque ­agitation dans une ville plutôt à gauche.

    Côté fiction, on a déjà vu ­Monsters and Men, de Renaldo Marcus Green, qui examine en un récit éclaté les conséquences de la mort d’un ancien combattant afro-américain tué par la police de New York et l’on attend, entre autres The Frontrunner, de Jason Reitman, dans lequel Hugh Jackman incarne Gary Hart, candidat démocrate à la Maison Blanche en 1988, défait par un scandale sexuel.

    Obsession de Trump pour sa fille

    De sexe, il en est question dans Fahrenheit 11/9, car Michael Moore fait sienne la fameuse phrase de Malcolm X : « Par tous les moyens nécessaires ».

    Dans la brillante série de montages qui ouvre son film, il aligne les interviews agressives d’Hillary Clinton par des journalistes mâles en superposant à l’image les accusations d’agressions sexuelles dont ces censeurs – Charlie Rose, Matt Lauer, Bill O’Reilly… – ont fait l’objet. Un peu plus loin, la succession d’images fixes ou animées ressassant l’obsession du président des Etats-Unis pour sa fille Ivanka.

    Après avoir établi sommairement et vigoureusement les raisons de la défaite d’Hillary Clinton (au premier rang desquelles l’hubris de ses partisans, dont on voit les plus célèbres, de Nancy Pelosi à Jay Z, annoncer son inévitable victoire) et celles pour lesquelles son concurrent n’aurait jamais dû mettre les pieds dans le bureau Ovale, Michael Moore prend la tangente. Il ne s’agit plus de dépeindre les turpitudes de Donald Trump ou les carences de l’appareil démocrate, mais de fouiller dans le terreau sur lesquels ces plantes se sont épanouies.

    COMME IL AIME À LE FAIRE, MICHAEL MOORE RETOURNE CHEZ LUI, À FLINT, MICHIGAN

    Comme il aime à le faire, le réalisateur retourne chez lui, à Flint, Michigan. La ville ravagée par la désindustrialisation de Roger et moi (1989) est devenue un enfer pour ses habitants, dont les enfants ont été condamnés à boire de l’eau empoisonnée, dont les bâtiments abandonnés sont devenus des cibles pour l’artillerie de l’US Army qui s’entraîne là au combat de rue.

    Chacun décidera si Michael Moore force le trait ou s’il se contente d’exprimer en termes simples des situations dont les hommes politiques aiment à dire qu’elles sont compliquées. C’est ce que fait un représentant républicain à la chambre de ­Floride, lorsque l’un des étudiants du lycée de Parkland, ravagé par l’irruption d’un tueur armé d’un fusil d’assaut, l’interroge sur sa position quant à la vente libre de ces armes. Il était inévitable que le réalisateur de Bowling for ­Columbine passe par le lycée ­Marjorie Stoneman et célèbre ses élèves militants. Car cette deuxième partie de Fahrenheit 11/9 prend la forme d’un tour des Etats-Unis de la résistance. En présentant son film, Michael Moore a revendiqué le terme, l’associant explicitement à la résistance en France sous l’occupation nazie.

    Montagnes russes militantes

    On a mieux compris cette assimilation en découvrant la troisième partie de son documentaire : elle compare systématiquement les Etats-Unis à l’Allemagne de Weimar et Donald Trump à Adolf Hitler. Le renfort d’historiens, d’un ancien magistrat au tribunal de Nuremberg ne suffit pas à muer cette comparaison en raison. A la fin de la projection, il suffisait de voir Michael Moore, entouré de lycéens de Parkland et de militants de Flint pour comprendre qu’il ne s’agit plus seulement de cinéma mais d’urgence politique, d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard.

    Il revenait à l’esprit l’un des ­innombrables faits énoncés ­pendant ces deux heures de montagnes russes militantes : depuis 1992, les démocrates ont remporté le vote populaire dans toutes les élections présidentielles, sauf en 2004. Quatre mois avant ce dernier scrutin, sortait le plus grand succès de Michael Moore, Fahrenheit 9/11.


  • Une voiture électrique pollue (presque) autant qu’un diesel

    Si l’on englobe l’ensemble de son cycle de vie, une voiture électrique peut émettre plus de CO2 qu’un vulgaire diesel... Les batteries électriques ? Des réservoirs bourrés de métaux rares, très polluants et monopolisés par la Chine. Guillaume Pitron, ancien juriste devenu journaliste, a pendant huit ans parcouru la planète – Chine, Malaisie, Indonésie, Afrique du Sud, Amérique du Nord – pour enquêter sur la fameuse « transition écologique »... qui n’est pas si verte. Il en relate les dessous dans « La Guerre des métaux rares », aux éditions Les Liens qui Libèrent. Ecoutez —> http://www.nouvelobs.com/videos/vvzrux.DGT/une-voiture-electrique-pollue-presque-autant-qu-un-diesel.html


  • (1) Sous le sable, la guerre des câbles - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/08/31/sous-le-sable-la-guerre-des-cables_1675052

    Au fond des océans, une créature étend ses tentacules : Internet. Mails, selfies, vidéos de chatons circulent à travers la planète grâce à plus de 360 câbles de l’épaisseur d’un bras humain qui relient les continents entre eux. Ils reposent sur le sable ou sont légèrement enterrés, jusqu’à 8 000 mètres sous les mers. En trente ans, 1,2 million de kilomètres de câbles de fibre optique ont été déroulés. De quoi faire trente fois le tour de la Terre. Aujourd’hui, ils charrient 99% du trafic intercontinental.

    Professeur en sociologie et auteur de travaux sur le numérique Dominique Boullier parle d’un « nouveau système nerveux de la globalisation ». Pas étonnant que les premiers câbles se soient déployés à travers l’Atlantique. « Leur tracé reflète les liens privilégiés entre l’Europe et l’Amérique du Nord, explique-t-il. Puis la bascule s’est faite vers l’Asie, avec le développement des câbles transpacifiques. L’Afrique a été le dernier continent à se connecter. Désormais, les demandes de transmission deviennent absolument énormes. Cela pousse les centres de décision – l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie de l’Est (Japon, Corée…) – à renforcer leurs capacités. »

    Jusqu’ici, les opérateurs télécoms montaient des consortiums pour se partager le financement et l’exploitation des câbles, dont la durée de vie approche les vingt-cinq ans. Désormais, il faut composer avec les puissants et richissimes Google, Facebook ou encore Microsoft. Les deux derniers se sont alliés pour déployer entre la Virginie et l’Espagne l’autoroute la plus rapide à ce jour : 160 téraoctets. L’équivalent de « 71 millions de vidéos HD lues en streaming au même moment […] et de 16 millions de fois notre connexion à la maison »,selon Microsoft. Les Gafam peuvent ainsi faire passer leurs propres contenus dans leurs propres tuyaux. Comme dans le secteur de la finance, de gain de quelques mili secondes peut faire la différence.

    #Infrastructure_internet #Câbles #Géopolitique_internet #GAFA


  • Au Canada, les fabricants d’opiacés seront poursuivis en justice
    https://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/30/opiaces-la-colombie-britannique-poursuit-des-entreprises-pharmaceuti

    La Colombie-Britannique, l’une des provinces canadiennes les plus touchées par les surdoses d’opiacés, a annoncé, mercredi 29 août, avoir lancé des poursuites contre plus de quarante entreprises pharmaceutiques fabriquant ou commercialisant ces puissants analgésiques à l’origine de milliers de morts au Canada.

    Par cette action en justice, la première du genre dans le pays, le gouvernement provincial espère récupérer les millions de dollars qu’auraient coûtés les services d’urgence et les hospitalisations, liés à ces médicaments antidouleurs vendus sur ordonnance.

    « Il est temps que les compagnies [qui fournissent] des opiacés assument leur responsabilité face au coût financier et humain que leurs produits ont entraîné pour tant de familles », a fait valoir le ministre de la justice de la Colombie-Britannique, David Eby, dans un communiqué.

    Lire aussi : Le New Hampshire en overdose
    Près de 4 000 morts en 2017

    La quarantaine de sociétés poursuivies sont principalement américaines et canadiennes. Parmi elles figure Purdue Pharma, dont le médicament OxyContin est accusé d’être une des causes de l’épidémie d’opiacés qui frappe toute l’Amérique du Nord.

    Selon le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, les fabricants et distributeurs de ces médicaments ont eu recours à un « marketing trompeur » cachant les vrais risques des opiacés.

    Purdue Pharma fait déjà l’objet de plusieurs procédures aux Etats-Unis, notamment de la part de la ville de New York qui lui réclame un demi-milliard de dollars pour aider à financer la lutte contre cette épidémie.

    Les victimes canadiennes et leurs familles avaient de leur côté obtenu 20 millions de dollars canadiens (13,2 millions d’euros) de la société américaine, somme jugée insuffisante par un juge qui a bloqué la transaction en mars.

    La crise des opiacés a fait près de 4 000 morts en 2017 au Canada, principalement à la suite de surdoses au fentanyl, un puissant analgésique, selon l’Agence de santé publique du pays. Environ 90 % des 3 987 décès enregistrés l’an dernier ont été recensés dans trois provinces : la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta.

    #Opioides #Santé_publique #Canada


  • « Dans la classe de l’homme blanc – L’enseignement du fait colonial en France »
    http://theconversation.com/dans-la-classe-de-lhomme-blanc-lenseignement-du-fait-colonial-en-fr

    Comment transmet-on aux nouvelles générations l’histoire de la colonisation ? Si celle-ci a toujours figuré dans les programmes scolaires, son contenu s’est problématisé et politisé au fil du temps, montre la chercheuse Laurence De Cock dans son livre Dans la classe de l’homme blanc – L’enseignement du fait colonial en France des années 1980 à nos jours, publié par les Presses Universitaires de Lyon en août 2018. Quelques extraits de son introduction.

    Le passé colonial est au cœur de débats souvent vifs. Il sert aujourd’hui des causes politiques diverses dont certaines sont très éloignées des controverses entre historiens ou même entre organisations militantes. Les exemples d’empoignades ne manquent pas. On retiendra ici le très vif échange, en pleine campagne électorale, entre le candidat François Fillon qui avait affirmé dans sa ville de Sablé-sur-Sarthe, au cours de l’été 2016 : « Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord » et Élie Domota, syndicaliste guadeloupéen lui rappelant en direct d’une émission politique télévisée les assises racistes de toute entreprise coloniale.


  • Cette carte des tribus indiennes est absente des livres d’histoire
    https://positivr.fr/carte-etats-unis-indiens-amerique

    Il n’existe aujourd’hui plus aucune carte d’Amérique du Nord délimitant officiellement les territoires de ces différents clans. Entre le 16e et le 19e siècle, la population des natifs américains est passée de plus de 20 millions d’individus à seulement 250 000. Aujourd’hui, seuls 2,9 millions de natifs américains vivent en Amérique du Nord, les plus grands groupes étant les Navajo, les Sioux, les Chippewa, les Apaches, les Blackfeet et les Iroquois.


  • Les entreprises françaises viennent de battre leur record... de distribution de dividendes
    https://www.marianne.net/economie/les-entreprises-francaises-viennent-de-battre-leur-record-de-distribution-

    D’après une étude du gestionnaire d’actifs Janus Henderson, les dividendes versés aux actionnaires au deuxième trimestre ont augmenté de 12,9% à l’échelle mondiale. Une hausse encore plus importante sur le sol français.

    Pas de crise pour les dividendes. Une étude du gestionnaire d’actifs Janus Henderson rapporte que les dividendes versés par les entreprises aux actionnaires au deuxième trimestre 2018 ont augmenté, de par le monde, de 12,9% en un an pour atteindre 497,4 milliards de dollars distribués. Une augmentation qui touche 12 pays, dont particulièrement la France et les États-Unis.

    L’Europe (hors Royaume-Uni) se distingue avec un total de 176,5 milliards de dollars de dividendes distribués. Soit une augmentation de 18,7% par rapport au deuxième trimestre 2017. Elle est ainsi le continent le plus généreux auprès des actionnaires. Dans le détail, on remarque le fort apport de la France dans l’augmentation de ces données. A lui seul, le pays a distribué 50,9 milliards de dollars de ses bénéfices à ses investisseurs, enregistrant là une hausse de 23,5%.

    Nestlé, entreprise la plus généreuse avec ses actionnaires

    L’Amérique du Nord talonne le vieux continent avec un total de 127,3 milliards de dollars distribués (+5,1%). Aux États-Unis, le trimestre a également été prolifique avec 117,1 milliards de dollars de dividendes reversés (+4,5 %). « Seulement une société américaine sur 50 a réduit sa part de dividendes redistribués », indique d’ailleurs l’étude qui rappelle aussi que les dividendes progressent régulièrement outre-Atlantique, avec seulement quatre trimestres de baisse au cours des dix dernières années.

    Selon le gestionnaire d’actifs, le secteur minier a connu la plus forte augmentation, suivi de près par les secteurs de la technologie, de l’énergie et des biens de consommation cyclique (automobile, par exemple).C’est pourtant une entreprise historique de l’industrie agroalimentaire, le suisse Nestlé, qui trône au premier rang des entreprises qui reversent le plus de dividendes à ses actionnaires. Le constructeur automobile allemand Daimler et le conglomérat coréen Samsung complètent le podium. Deux entreprises françaises suivent ensuite, le laboratoire pharmaceutique Sanofi et la banque BNP Paribas. L’entreprise pétrolière et gazière Total prend la dixième place. Un top 10 qui représente 9% du total des dividendes mondiaux.

    Optimisme quant à la poursuite de la croissance des bénéfices

    Même si la période est marquée par une guerre commerciale menée par les États-Unis, le gestionnaire d’actifs Janus Henderson se dit « optimiste quant à la poursuite de la croissance globale des bénéfices des sociétés » pour les années à venir même si « à plus long terme, l’impact sur le commerce international de l’intensification de la guerre commerciale avec les États-Unis pourrait avoir une incidence négative sur la rentabilité des sociétés, bien que son ampleur soit largement incertaine à l’heure actuelle. »


  • Sommaire Préhistoire.

    (en construction...chaque nouvel article y sera inclus)

    Paléolithique.

    – La mécanique de marche humaine a évolué avant le genre Homo [apparu entre 200 000 et 300 000 ans] il y a 3.6 millions d’années.
    https://seenthis.net/messages/689824 2018

    – Paléolithique archaïque : les premiers outils du lomekwien ? (3.3M a.)
    https://seenthis.net/messages/659607 2017

    – Le geste et la parole... (2.6Ma)
    L’étude suivante ne confirme pas l’« hypothèse technologique » qui propose que le langage gestuel évolue chez les premiers hominidés pour permettre la transmission culturelle des compétences de fabrication d’outils en pierre.
    La transmission par geste serait plus efficace que par la parole.
    https://seenthis.net/messages/661653 2017

    – Les humains ont-ils quitté l’Afrique plus tôt que prévu ?
    Découverte d’anciens outils en Chine (2.12Ma)
    https://seenthis.net/messages/708369 2018

    – La dispersion humaine à eu lieu il y a moins de 1 millions d’année en Europe du Sud.
    https://seenthis.net/messages/676250 2018

    – Probable apprentissage il y a 700 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/670444 2018

    – Signs of symbolic behavior emerged at the dawn of our species in Africa
    Long-distance stone transport and pigment use in the earliest Middle Stone Age
    Scientists Discover Evidence of Early Human Innovation, Pushing Back Evolutionary Timeline (320 000a)
    https://seenthis.net/messages/690597 2018

    – Pourquoi des sourcils expressifs ont pu avoir de l’importance dans l’évolution humaine.
    https://seenthis.net/messages/687585 2018

    – La taille du cerveau des homininés à augmenté régulièrement
    https://seenthis.net/messages/671208 2018

    – L’organisation du cerveau humain moderne a émergé seulement récemment.
    https://seenthis.net/messages/663676 2017

    – Les humains ne provenaient pas d’une seule population ancestrale dans une région de l’Afrique ou comme le dit le titre de l’article original : nos espèces ont-elles évolué dans des populations subdivisées à travers l’Afrique, et pourquoi est-ce important ?
    https://seenthis.net/messages/708373 2018

    – Un site d’hominidés du Pléistocène supérieur a été identifié dans des roches d’éoliennes côtières sur la côte sud du Cap en Afrique du Sud (90 000a)
    https://seenthis.net/messages/687805 2018

    – La technologie acheuléenne et l’utilisation de l’environnement à Dawadmi, Arabie centrale pendant le Paléolithique inférieur. (2.8Ma-300000a)
    https://seenthis.net/messages/712594 2018

    – Les traces les plus ancienne d’une activité humaine au Philippines date de 709 000 ans... Ils savaient donc naviguer !
    https://seenthis.net/messages/693239 2018

    – La vague sans précédent d’extinctions de grands mammifères durant les 66 millions dernières années est liée à nos ancêtres.
    https://seenthis.net/messages/690587 2018

    – Une dent trouvée à Tautavel, vieille de 560.000 ans, devient le plus ancien fossile humain de France
    https://seenthis.net/messages/710501 2018

    – Les comportements modernes d’« Homo sapiens » apparus plus tôt que ce qu’on croyait. (320 000a)
    https://seenthis.net/messages/678589 2018

    – La dépendance aux drogues est-elle influencée par un rétrovirus venu de nos ancêtres ? (250 000a)
    https://seenthis.net/messages/725693 2018

    – Découverte de retouches osseuses d’environ 115 000 ans à Lingjing, Henan, Chine
    https://seenthis.net/messages/687935 2018

    – Les plus anciens outils en bois de Néandertal trouvés en Espagne. (137 000-50 000a)
    https://seenthis.net/messages/690600 2018

    – Comme on pouvait peut-être s’en douter (l’histoire est toujours plus complexe qu’on ne le pense), il y a eu beaucoup de sorties d’Afrique. Il y a avait « l’Out of Africa I et II », maintenant, nous avons au moins « Out of Africa III ».
    https://seenthis.net/messages/690545 2018

    – La culture du Paléolithique moyen ancien en Inde autour de 385-172 ka redéfinit les modèles de migrations dit « Out of Africa ».
    https://seenthis.net/messages/668000 2018

    – Découverte du plus ancien fossile d’humain moderne hors d’Afrique. (220 000a)
    https://seenthis.net/messages/663646 2017

    – Preuves d’une chasse rapprochée pendant le dernier interglaciaire par Neandertal. (120 000a)
    https://seenthis.net/messages/707997 2018

    – Des paléorivières qui traversaient le Sahara ont peut-être servi d’anciennes voies de migration humaine. (100 000a)
    https://seenthis.net/messages/690066 2013

    – Les humains ont prospéré en Afrique du Sud au moment et après l’éruption du supervolcan Toba il y a 74 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/691906 2018

    – L’éruption volcanique massive de Toba sur l’île de Sumatra, il y a environ 74000 ans, n’a pas provoqué un « hiver volcanique » de six ans en Afrique de l’Est et provoqué ainsi la chute de la population humaine de la région.
    https://seenthis.net/messages/670115 2018

    – Découverte du premier dessin ? Il a 73 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/724733 2018

    – Un artefact de pierre gravé provenant de Crimée a pu aider à démontrer le symbolisme néandertalien (35 000 et 37 000a cal BP)
    https://seenthis.net/messages/691572 2018

    – Pourquoi l’Homme (Homo Sapiens) est le dernier homininé ? Homo sapiens a développé une nouvelle niche écologique qui le sépare des autres homininés .
    https://seenthis.net/messages/716235 2018

    – Les scientifiques ont analysé les premiers ADN humains anciens de l’Asie du Sud-Est : les résultats révèlent trois grandes vagues de migrations dans la région au cours des 50 000 dernières années et leurs conséquences sur les différents langages.
    https://seenthis.net/messages/695805 2018

    – Réévaluation chronologique des transitions du Paléolithique moyen et supérieur et du Paléolithique supérieur précoce en Espagne cantabrique [ou précisions sur la coexistence Néandertal/Humain anatomiquement moderne].
    https://seenthis.net/messages/689020 2018

    – Utilisation symbolique des coquillages marins et des pigments minéraux par les Néandertaliens ibériques il y a 115 000 ans
    https://seenthis.net/messages/687926 2018

    – La datation U-Th (Uranium-Thorium) des croûtes carbonatées révèle l’origine néandertalienne de l’art pariétal ibérique.
    (64 800a)
    https://seenthis.net/messages/671457 2018

    – Deux épisodes distincts de mélange génétique entre les humains modernes et les Dénisoviens. (44 000-54 000a)
    https://seenthis.net/messages/677431 2018

    – Première gravure sur roche néandertalienne trouvée à Gibraltar
    (39 000a)
    https://seenthis.net/messages/671855 2014

    – Une étude de l’université de York révèle que « La compassion a aidé les Néandertaliens à survivre ».
    https://seenthis.net/messages/677089 2018

    – Neandertal au menu de grands carnivores.
    https://seenthis.net/messages/665999 2017

    – Réévaluation de la mandibule de Montmaurin-la niche.
    Cette étude permet aussi d’émettre l’hypothèse que le peuplement de l’Europe était le résultat de plusieurs vagues de population, à différents moments, peut-être à l’origine d’un même ancêtre commun, ainsi que d’une histoire complexe « d’effacements » et de recolonisations.
    https://seenthis.net/messages/660798 2017

    – Première découverte d’un fossile hybride : Père Denisovien, mère Néandertal
    https://seenthis.net/messages/717078 2018
    – Commentaires et traductions supplémentaires :
    https://seenthis.net/messages/716737

    – "Dans les moindres détails : comment nos ancêtres aux traits autistiques ont mené une révolution dans l’art de l’ère glaciaire".
    https://seenthis.net/messages/694629 2018

    – « Illuminer la grotte, dessiner en noir : analyse du charbon de bois à Chauvet-Pont d’Arc »
    https://seenthis.net/messages/691023 2018

    L’art rupestre d’il y a 40 000 ans en Indonésie ressemble étonnamment à celui d’Europe
    https://seenthis.net/messages/672653 2017

    "Une peinture de bœuf musqué à Niaux ? Nouvelle proposition de lecture d’une figure du Salon noir de la Grotte de Niaux (Ariège)"
    https://seenthis.net/messages/668503 2018

    – Une nouvelle piste de recherche : des linguistes cherchent le lien entre le langage et les arts pariétal et rupestre. Mais l’article original en dit plus sur les capacités cognitives d’Homo Sapiens.
    https://seenthis.net/messages/685101 2018

    – Le désert occidental australien peuplé depuis environ 47 800 ans.
    https://seenthis.net/messages/725687 2018

    – Loup des neiges, Caribou, la liste des animaux momifiés s’allonge ! Des mineurs ont découvert les restes d’un veau de caribou et d’un louveteau pris dans le pergélisol canadien depuis 50 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/725643 2018

    – Des vers de 40000 ans extraits du permafrost
    https://seenthis.net/messages/721517 2017

    Est-ce que Cro-Magnon 1 avait une neurofibromatose de type 1 ?
    https://seenthis.net/messages/689576 2018

    – Des réseaux sociaux à la Préhistoire.
    Les premiers humains semblent avoir reconnu les dangers de la consanguinité il y a au moins 34 000 ans et ont développé des réseaux sociaux et d’accouplement étonnamment sophistiqués pour les éviter.
    https://seenthis.net/messages/668163 2018

    – L’empreinte d’un ancien changement climatique abrupt trouvée dans l’Arctique.
    https://seenthis.net/messages/708360 2018

    – Bien choisir sa pointe en fonction du gibier.
    https://seenthis.net/messages/667509 2018

    – La recherche sur le site de Gault repousse la date des premiers nord-américains : La datation par luminescence confirme la présence humaine en Amérique du Nord avant 16 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/710762 2018

    – Colonisation de l’Amérique : la route du Varech.
    https://seenthis.net/messages/665930 2017

    – L’étude des pointes de lance donne une nouvelle explication de la façon dont les premiers humains se sont installés en Amérique du Nord.
    https://seenthis.net/messages/682803 2018

    – La dernière période glaciaire a-t-elle affecté l’allaitement chez les Amérindiens ? De nouvelles découvertes établissent un lien entre la mutation génétique et la croissance des canaux mammaires, et les dents en forme de pelle.
    https://seenthis.net/messages/689822 2018

    – Sous la plage, une empreinte de pas de 15000BP.
    Terminal Pleistocene epoch human footprints from the Pacific coast of Canada
    https://seenthis.net/messages/682163 2018

    – Art rupestre. Colombie : la paix dévoile des merveilles d’art rupestre cachées dans la jungle : Geo.fr
    https://seenthis.net/messages/702058 2018

    – Les Natoufiens fabriquaient de la bière il y a 13 000 ans (avant l’arrivée de l’agriculture).
    https://seenthis.net/messages/722216 2018

    – Les archéologues ont découvert du pain fabriqué il y a 14 400 ans, soit 4000 ans avant le début de l’agriculture. (Moyen-Orient)
    https://seenthis.net/messages/708830 2018

    – Du nouveau à l’Ouest : l’art paléolithique du Rocher de l’Impératrice (Plougastel-Daoulas, Finistère)
    https://seenthis.net/messages/690966 2018

    – Göbekli Tepe, le plus vieux temple du monde, berceau de l’#architecture et des classes sociales
    https://seenthis.net/messages/715592 2018

    – « Cheddar Man », le plus ancien squelette complet (Mésolithique, 9000 BP) trouvé sur les îles britanniques.
    https://seenthis.net/messages/666932 2017

    – L’histoire de la population nord-européenne révélée par les anciens génomes.
    – il y a eu deux routes de colonisation de la Scandinavie
    – l’agriculture et l’élevage ont été importés par de nouveaux arrivants
    https://seenthis.net/messages/664866 2017

    – L’hypothèse des routes maritimes pour la colonisation de l’Europe. 9000BP
    https://seenthis.net/messages/726261 2014

    – D’où vient l’ambre dans la péninsule ibérique préhistorique ?
    https://seenthis.net/messages/719108 2018

    – Les humains sont arrivés à Madagascar 6 000 ans plus tôt que prévu
    https://seenthis.net/messages/721857 2018

    Mésolithique

    – Les archéologues ont trouvé des traces de la colonisation de l’âge de pierre submergées dans le sud-est de la Finlande
    https://seenthis.net/messages/717096 2018

    Néolithique

    – Les agriculteurs néolithiques ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles après s’être répandus à travers l’Europe
    https://seenthis.net/messages/668821 2018

    - Comment les agriculteurs du Néolithique se sont adaptés au changement climatique. 8200BP
    https://seenthis.net/messages/717099 2018

    – Le débat du peuplement du Sud-Est asiatique clôt par une analyse novatrice de l’ADN ancien extrait de squelettes âgés de 8 000 ans... Et ce n’est pas la solution qu’on pouvait espérer (comme souvent).
    https://seenthis.net/messages/708003 2018

    – Mise en évidence d ’inégalité sociales , d’ élites et ce, sur plusieurs milliers de kilomètres en Europe . Grandes haches alpines du Néolithique européen Ve et IVe millénaires av. J-C.
    https://seenthis.net/messages/690538 2018

    – Le sud-est asiatique à connu une explosion démographique il y a 4000 ans.
    https://seenthis.net/messages/725240

    – Découverte du plus ancien et le plus grand cimetière monumental d’Afrique orientale. ... des mégalithes en Afrique.
    https://seenthis.net/messages/716364 2018

    – Les routes de l’orge.
    https://seenthis.net/messages/710253 2018

    – La guerre et la structure des clans expliquent un événement biologique singulier : le goulot d’étranglement du Néolithique.
    https://seenthis.net/messages/698269 2018

    – Une civilisation du végétal inconnue en Asie du sud-est ?
    https://seenthis.net/messages/697555 2018

    – L’ADN ancien révèle un remplacement génétique malgré la continuité de la langue dans le Pacifique Sud.
    https://seenthis.net/messages/672945 2018

    Age des métaux

    – Évolution de la population et climat. Une étude à l’âge du Bronze.
    https://seenthis.net/messages/714571 2018

    – comment faisait-on de la fibre végétale à l’Âge du Bronze ?
    https://seenthis.net/messages/711092 2018

    – Premier exemple de transmission d’une culture en tant qu’idée.
    https://seenthis.net/messages/674612 2018

    – Les plus anciens virus humains découverts étaient âgés d’environ 450 ans, mais la plupart n’avaient pas plus de 50 ans. Maintenant c’est 4500 ans !
    https://seenthis.net/messages/709274 2018

    – On savait qu’Ötzi était décédé d’une mort violente. Voici maintenant une tentative pour reconstituer le scénario !
    https://seenthis.net/messages/704506 2018

    – Première preuve de l’utilisation d’un mors parmi les premiers équidés domestiques, et en particulier les ânes, au Proche-Orient.
    https://seenthis.net/messages/695836 2018

    – La fille d’Egtved (Age du Bronze) n’était pas du Danemark
    https://seenthis.net/messages/695823 2018

    – La vie de la fille d’Egtved reconstituée (Age du bronze).
    https://seenthis.net/messages/687927 2018

    – Les caractéristiques génétiques maternelles de la population de Tagars de l’âge du fer de Sibérie méridionale (1er millénaire avant JC)
    https://seenthis.net/messages/725635 2018

    – Les chercheurs ont découvert des traces d’opiacés conservés à l’intérieur d’un vase datant de la fin de l’âge du bronze.
    https://seenthis.net/messages/727296 2018

    Techniques.
    De nouvelles perspectives pour l’étude de la maîtrise du feu en préhistoire.
    https://seenthis.net/messages/695828 2018

    – Gran Dolina, Sierra de Atapuerca (Burgos, Espagne) : La couche TD6 (aux environs de 800 000 ans donc) serait plus importante que ce qu’on avait pensé auparavant.
    https://seenthis.net/messages/663680 2017

    – Techniques. Ré-évaluation. A qui profitait la violence ?
    (Interpersonal violence at Playa Venado, Panama (550-850 AD) : a reevaluation of the evidence). Latin American Antiquity.
    https://seenthis.net/messages/725642 2018

    #sommaire_préhistoire


  • Pénurie de bitume ou d’asphalte en europe : L’explication : Isabelle Porter - 1 Aout 2018 - Le Devoir

    . . . . .
    Chose certaine, le prix du bitume a explosé depuis l’an dernier, avec une augmentation de 40 %.

    Par contre, cela n’a rien à voir avec le prix du pétrole, note-t-il. L’Amérique du Nord fait plutôt face à une pénurie de bitume sans précédent. « Plusieurs raffineries connaissent des difficultés d’exploitation. Il y en a même une qui a explosé au Wisconsin, poursuit-il. Dès lors, on commande du bitume par bateau en provenance d’Europe pour pallier le manque. »

    L’explosion au Wisconsin est survenue en avril à la raffinerie Husky, propriété du groupe du même nom basé à Calgary. La raffinerie produisait du bitume à partir notamment des sables bitumineux de l’Alberta. La catastrophe, dont la cause demeure inconnue, avait fait au moins 11 blessés et forcé l’évacuation des 27 000 personnes vivant dans les environs.

    . . . . .

    Source : https://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/533573/titre-la-ville-de-quebec-reporte-15-de-ses-chantiers
    #bitume #asphalte #routes #entretien #Quebec #USA

    • Explosion dans une raffinerie Husky au Wisconsin - Publié le jeudi 26 avril 2018
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1097602/petroliere-husky-energy-accident-etats-unis

      Une explosion dans une raffinerie de pétrole de la compagnie Husky Energy basée à Calgary a fait au moins 11 blessés dans l’État du Wisconsin, aux États-Unis, et forcé l’évacuation de maisons, d’écoles et d’un hôpital en plus d’envoyer un nuage de fumée toxique dans l’atmosphère, selon les autorités.

      Les résidents de la ville de Superior, où a eu lieu l’incident, ont été autorisés à revenir chez eux jeudi soir après une évacuation forcée plus tôt en journée.
      Le feu, qui a envoyé un épais nuage de fumée noire nocif dans l’air, a été éteint vers 18 h 45, précise Husky Energy dans un communiqué.
      Les autorités ont déclaré qu’un réservoir de pétrole brut ou d’asphalte a explosé à environ 10 h à la raffinerie située à Superior, une ville d’environ 27 000 habitants.
      Les autorités ont précisé qu’une personne avait été gravement blessée au moment de l’explosion, mais que personne n’est mort. Elles ajoutent que la fumée noire envoyée dans l’atmosphère est toxique et demandent aux résidents de prendre des précautions.
      Un ordre d’évacuation a été donné après l’explosion dans un radius de 5 kilomètres autour de la raffinerie, qui est dans une zone industrielle, mais où se trouve aussi un quartier résidentiel à proximité.
      Les écoles de Superior ont annulé leurs cours vendredi par précaution.
      La société Husky Energy de Calgary, en Alberta, a acheté la raffinerie de Calumet Specialty Products Partners basé à Indianapolis l’année dernière pour 490 millions de dollars. C’est la seule raffinerie du Wisconsin et elle produit de l’essence, de l’asphalte et d’autres produits.

    • @BigGrizzly , on entendra peut être parler de l’explosion et l’incendie de la #raffinerie irving Saint-Jean au Canada
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_explosion-et-incendie-dans-une-raffinerie-au-canada?id=10040162

      Une importante explosion, suivie d’un incendie, s’est produite lundi dans une raffinerie de la compagnie Irving Oil, à Saint-Jean au Nouveau Brunswick dans l’est du Canada, mais n’a fait que des blessés légers.


      La compagnie canadienne a indiqué dans un tweet en début d’après-midi que « plusieurs employés contractuels étaient traités pour des blessures ne mettant pas leur vie en danger ».
      Elle a précisé que « tous ses employés et travailleurs contractuels travaillant sur le site avaient pu être comptabilisés ».

      Un responsable des services d’urgence du Nouveau Brunswick, Geoffrey Downey, cité par Radio Canada, a indiqué de son côté que seules des blessures mineures avaient été rapportées pour le moment.

      Irving Oil avait confirmé plus tôt qu’un « événement majeur » s’était produit lundi matin dans sa raffinerie de Saint-Jean, la plus importante du pays. Elle produit normalement plus de 300.000 barils par jour.
      . . . .
      La raffinerie, la plus importante du Canada, produit plus de 300.000 barils par jour.


    • Autant je cherchais une carte des premières nations nord-américaines lors de la colonisation du continent par les Européens, autant cette carte est quand même un peu chelou et ça m’est apparu en allant voir plus loin que l’Amérique du Nord puisque l’Australie (sauf la #Tasmanie, malgré l’existence de peuples autochtones) et. la NZ sont intégrées au projet, qui déborde aussi en Amérique latine.

      C’est un work in progress, certes, mais au moment de cartogaphier les autres régions du monde elle va se heurter à la difficulté d’essentialiser des peuples. En Asie du SE, les scientifiques ont établi le caractère changeant des identités, la dynamique très forte (notamment d’adaptations aux changements environnementaux ou économiques) qui fait qu’une réalité à un temps T n’était pas valable un siècle plus tôt. Bref, cette carte est-elle un représentation des revendications territoriales contemporaines de peuples encore organisés et vécus comme tels aujourd’hui ? Le disclaimer précise que non et cela invisibiliserait tous les peuples qui sont éteints depuis. Si non, ces cartes méritent d’être datées plutôt que de supposer des peuples autochtones figés, éternels...


  • La recherche sur le site de Gault repousse la date des premiers nord-américains : La datation par luminescence confirme la présence humaine en Amérique du Nord avant 16 000 ans.
    20/07/2018

    Pendant des décennies, les chercheurs ont cru que l’Hémisphère occidental [le continent américain] avait été colonisé par les humains il y a environ 13500 ans, une théorie basée largement sur la distribution répandue des artéfacts de Clovis datés à cette époque. Les artefacts de Clovis sont des outils de pierre préhistoriques distinctifs ainsi nommés parce qu’ils ont d’abord été trouvés près de Clovis, au Nouveau-Mexique, dans les années 1920, mais ont été identifiés depuis dans toute l’Amérique du Nord et du Sud.

    Cependant, au cours des dernières années, les preuves archéologiques ont de plus en plus remis en question l’idée de « Clovis First ».

    [Cette étude] a daté un important assemblage d’artefacts de pierre âgés de 16 à 20 000 ans, repoussant la chronologie des premiers habitants humains de l’Amérique du Nord avant Clovisby, d’au moins 2 500 années.

    Significativement, cette recherche identifie une technologie de point de projectile précoce inconnue auparavant non liée à Clovis, qui suggère que la technologie de Clovis s’est propagée à travers une population indigène déjà bien établie.
    (...)
    L’équipe de recherche a identifié les artefacts au site de Gault au Texas central, un site archéologique étendu avec des preuves d’occupation humaine continue. La présence de la technologie de Clovis sur le site est bien documentée, mais des fouilles en dessous des dépôts contenant des artefacts de Clovis ont révélé des sédiments bien stratifiés contenant des artefacts distinctement différents de Clovis.

    Gault site research pushes back date of earliest North Americans : Luminescence dating confirms human presence in North America prior to 16 thousand years ago, earlier than previously thought

    L’étude originale : http://advances.sciencemag.org/content/4/7/eaar5954


    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/07/180723142950.htm
    /images/2018/07/180723142950_1_540x360.jpg

    DOI : https://doi.org/10.1126/sciadv.aar5954

    #préhistoire #paléolithique #Amérique #clovis #peuplement #16000BP #Thomas_J._Williams # Michael_B._Collins #Kathleen_Rodrigues #William_Jack_Rink #Texas_State_University #Desert_Research_Institute #University_of_Nevada #McMaster_University


  • «  Race  » : la génétique face à ses démons

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/07/10/race-la-genetique-face-a-ses-demons_5328964_1650684.html?xtmc=david_reich&xt

    L’étude des génomes pourrait-elle réveiller la notion de «  race  », en passe d’être gommée de la Constitution  ? David Reich, spécialiste de l’ADN ancien, pose la question. Et créé une polémique.


    «  Trasi Henen  ». Photos extraites de la série «  There’s a Place in Hell for Me & My Friends  » (Oodee, 2012). Le photographe sud-africain Pieter Hugo a manipulé les couleurs pour faire ressortir la mélanine et mettre en évidence les contradictions des distinctions raciales fondées sur la couleur de la peau.

    La biologie peut-elle délimiter des groupes humains qui fonderaient l’existence de races à l’intérieur de l’espèce humaine ? Depuis les années 1970, les généticiens avaient tranché : la race est une construction sociale dont il n’existe aucun fondement en biologie. Ils se délestaient ainsi de cette question brûlante, à l’origine au XIXe siècle de théories dont la description emplit aujourd’hui les pages les plus dérangeantes de l’histoire de leur discipline.

    Mais voilà qu’un éminent généticien de l’université Harvard, David Reich, ravive les cendres qu’on croyait éteintes avec la publication de son livre Who We Are and How We Got Here ? (« Qui sommes-nous et comment sommes-nous arrivés ici ? », ­Pantheon Books, non traduit). Son credo ? Dénoncer l’« orthodoxie » du discours sur la diversité génétique qui s’est imposé au cours des dernières décennies et qui a fait de la race une question taboue. « Comment devons-nous nous préparer à la probabilité qu’au cours des années à venir des études génétiques montrent que de nombreuses caractéristiques sont influencées par des variations génétiques et que ces traits diffèrent entre les groupes humains ? », questionnait-il dans une tribune parue en avril dans le New York Times. « Argumenter qu’il n’est pas possible qu’il existe des différences substantielles entre les populations humaines ne fera que favoriser l’instrumentalisation raciste de la génétique que nous voulons justement éviter », concluait-il.

    A l’heure où la France a entrepris de gommer le mot « race » de sa Constitution par un vote des députés, le 27 juin, la polémique lancée par Reich rappelle que la génétique a longtemps flirté avec l’eugénisme, avant de s’en repentir. Et que sa ­prétention à pouvoir tout analyser ou presque peut la conduire à ignorer ses limites – un écueil dénoncé par un grand nombre d’anthropologues en réponse au texte de Reich.

    Comment les généticiens ont-ils effacé la notion de race de leur discipline ? Et pourquoi ressurgit-elle aujourd’hui sous la plume de l’un des leurs – dont les travaux, et c’est là une des subtilités de la polémique, démontrent par ailleurs que les populations humaines sont faites de métissages ?

    Il faut remonter, pour le comprendre, à l’évolution de la place en biologie du concept de race après les ravages de la seconde guerre mondiale. « En réalité, la race est moins un phénomène biologique qu’un mythe social. Ce mythe a fait un mal immense sur le plan social et moral », reconnaissait en 1950 la Déclaration de l’Unesco sur la race. Pourtant, à cette époque, la majorité des généticiens, parmi lesquels Theodosius Dobjansky ou Ronald Fisher, pensaient encore que les races humaines existaient, d’un point de vue biologique. Dès les années 1930, ils avaient entrepris de les redéfinir en s’appuyant sur des caractères qu’ils considéraient plus fiables que les caractères morphologiques, en particulier les groupes sanguins. Ils avaient notamment observé que le groupe O était présent chez 90 % des Amérindiens, et ils croyaient pouvoir décrire des groupes humains homogènes et stables.

    Mais ils s’aperçurent que cette particularité des Amérindiens ne reflétait en rien une pureté de race mais venait de leur histoire, en tant que ­population persécutée et isolée.

    Ni la couleur de peau ni le groupe sanguin ne sont l’expression d’un ensemble de variations communes à un même groupe humain. Les variations entre les êtres humains résultent à la fois de leur adaptation à leur environnement, comme le climat ou l’altitude, et de la diversité des origines géographiques des populations humaines.

    Partant de ce constat, certains généticiens, comme Richard Lewontin aux Etats-Unis ou ­Albert Jacquard en France, déclarèrent que toute tentative de classification des êtres humains en catégories biologiques relevait de choix arbitraires, car, quelles que soient les catégories, elles ne reposent que sur une part infime de l’ensemble des variations. Deux individus pris au hasard à l’intérieur d’un même groupe humain se distinguent par un nombre de variations plus élevé que celui qui distingue deux groupes entre eux. D’où un changement de point de vue que le séquençage du génome humain dans les années 1990 vint conforter. Il révéla de plus que les variations du génome humain ne concernaient qu’une infime partie du génome, de l’ordre de 0,1 %. Dès lors, un discours antiraciste sur la diversité génétique s’imposa dans la discipline, dont David Reich dénonce aujourd’hui l’« orthodoxie ».

    « La “race” est une construction sociale. Nous, les généticiens, n’utilisons quasiment jamais ce terme dans nos articles scientifiques parce qu’il est trop chargé de significations non scientifiques et que sa définition change dans le temps et l’espace », indique David Reich. S’il l’a utilisé, entre guillemets, dans sa tribune, c’était pour alerter sur le fait que le discours scientifique actuel risquait de laisser le champ libre à des sectaires et des faux experts – un champ où ils se sont déjà engouffrés. Trois mois après avoir lancé la polémique, il campe sur ses positions. « Je n’adhère pas à l’idée selon laquelle les différences biologiques moyennes entre deux groupes – par exemple entre des habitants de Taïwan et des habitants de Sardaigne – sont si pe­tites qu’elles peuvent êtres considérées comme ­dépourvues d’un sens biologique et ignorées, ­explique-t-il. C’est depuis un moment le message de nombreux universitaires, qui à mon avis est dangereux car il nuit à la compréhension et la considération de la diversité humaine. »

    « Les découvertes en génétique au cours des dernières décennies ont confirmé que la notion de race n’avait aucun fondement biologique, rétorque la généticienne Evelyne Heyer, du Muséum national d’histoire naturelle. D’une part, il n’existe pas de limites distinctes entre les groupes humains qui permettraient de définir des catégories “étanches”. D’autre part, les critères comme la couleur de peau ne concernent qu’une infime partie du génome. Enfin, les différences ne justifient pas l’existence de hiérarchie entre les êtres humains suivant leurs capacités », dit-elle. L’exposition « Nous et les autres », organisée au Musée de l’homme en 2017 et dont elle fut la commissaire, s’appuyait sur ce discours pour marquer la rupture de la science contemporaine avec les dérives racistes du XIXe siècle et louer l’étude de la diversité biologique. Mais c’est justement par l’étude de cette diversité que ressurgit la question de la race.

    De colossaux programmes de recherche

    Pourquoi ? Le séquençage du génome humain a inauguré de colossaux programmes de recherche axés sur deux champs de recherche, la génétique des populations et la génétique médicale. Dans le premier, contestant le monopole sur ces questions des préhistoriens, des anthropologues et des linguistes, les généticiens tentent de retracer les grands flux migratoires à l’origine du peuplement de la planète, en étudiant les signatures des origines géographiques contenues dans les génomes. Des prouesses techniques et scientifiques qui permettent aujourd’hui de réécrire l’histoire des peuples tels que les Vikings, les Juifs, les Sardes ou les Amérindiens.

    Dans le second, ils recherchent des prédispositions génétiques expliquant la fréquence particulièrement élevée dans certains groupes de population de maladies comme les cancers, le diabète, l’obésité ou la dépression. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Islande ou encore l’Estonie financent des projets nationaux de génomique, avec, en point de mire, l’avènement d’une médecine personnalisée qui ciblerait un profil génétique en fonction du risque de maladie auquel il est associé.

    D’où le paradoxe : comment nier l’existence de catégories entre les êtres humains tout en délimitant pour ces études des groupes de population au sein desquels on étudie des variations génétiques ? En quoi l’existence de ces groupes mouvants questionne-t-elle la notion de race, qui postulait l’existence d’entités stables et étanches que les biologistes d’antan nommaient « catégories » ? Ces arbitrages biologiques n’ont-ils pas des soubassements politiques ?

    « Dès les années 1970, il y a une ambiguïté dans la rupture avec la notion de race dont nous ne sommes pas sortis. Vous pouvez dire que les races sont des catégories arbitraires qui ne valent pas pour une classification. Cela n’empêche pas que la diversité contenue entre deux catégories, si minime soit-elle, peut vous servir à tout un ensemble d’usages », analyse ainsi l’historien Claude-Olivier Doron. Les groupes délimités par les généticiens ont une existence qui résulte aussi d’une histoire sociale et politique. Ils sont le fruit d’une culture à laquelle, qu’ils le veuillent ou non, ils appartiennent aussi. « Les généticiens considèrent que leurs études sur la génétique des populations n’ont rien à voir avec les études anthropologiques sur lesquelles a été fondée la notion de race. Or, si les techniques, les disciplines et les enjeux ont changé, les grandes catégories de population sur lesquelles s’appuient ces études, tels que les Juifs, les Africains ou les Vikings, restent inchangées », dénonce l’historien Amos Morris-Reich, du Bucerius Institute de l’université de Haïfa, en Israël.

    « IL N’EXISTE PAS DE LIMITES DISTINCTES ENTRE LES GROUPES HUMAINS QUI PERMETTRAIENT
    DE DÉFINIR DES CATÉGORIES ÉTANCHES », ÉVELYNE HEYER, GÉNÉTICIENNE AU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE

    « Le contexte social et politique dans lequel sont menées les études en génomique n’est pas neutre. Etre noir au Etats-Unis n’a pas la même signification qu’au Brésil, et les résultats des analyses génétiques nourrissent des débats locaux et peuvent aussi être récupérés », renchérit l’anthropologue Sarah Abel, de l’université de Reykjavik, l’une des signataires d’une réponse à Reich publiée dans le New York Times.

    « Ce que je partage avec Reich, c’est le fait que laisser les choses non discutées donne la possibilité à un certain nombre de discours racistes de fleurir et de se développer, notamment sur Internet, et il y a besoin d’une pédagogie très précise sur ce que disent et ne disent pas les savoirs génétiques », tempère l’historien Claude-Olivier Doron. « Mais il se montre incapable, dans son article du New York Times, de cerner ces limites. Il confond une multiplicité de choses différentes : groupes fondés sur l’autodéclaration et/ou à partir des catégories du bureau du recensement américain, groupes ad hoc construits par les chercheurs pour des besoins de recherches, catégories anciennes issues des périodes coloniales, etc., sans jamais s’interroger sur les limites, les approximations, les biais de ce que prétend en dire la génétique », regrette-t-il.

    Résultats biaisés

    David Reich s’appuie sur les travaux de son équipe ayant abouti à l’identification, dans les génomes d’hommes afro-américains, de régions les prédisposant au cancer de la prostate. Face à cet argument, les réactions des spécialistes en sciences humaines sont unanimes. « Il faut intégrer la complexité des facteurs dans le risque de survenue des maladies. Dans le cas du cancer de la prostate, cité par David Reich, on s’intéresse de plus en plus aux effets cocktail des composants chimiques de l’environnement et on ne peut pas réduire le risque accru de ce cancer à sa dimension génétique », complète Catherine Bourgain, du Cermes 3, au CNRS, très critique vis-à-vis des modèles statistiques utilisés par David Reich qu’elle juge peu fiables pour l’évaluation de l’influence de facteurs environnementaux qui ­peuvent biaiser leurs résultats.

    Les populations afro-américaines, latinas ou amérindiennes sur lesquelles s’appuient les études en recherche biomédicale aux Etats-Unis sont par ailleurs défavorisées d’un point de vue socio-économique, ce qui les expose à des environnements et à des modes de vie favorisant la survenue des maladies pour lesquelles des prédispositions génétiques sont recherchées : pollution, stress ou encore alcoolisme.

    En 2004, la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le BiDil, un médicament destiné à corriger l’effet d’une mutation prédis­posant les populations afro-américaines à un risque accru d’infarctus du myocarde. « Le problème sur lequel il faut insister sur un cas comme le BiDil, comme sur tout un ensemble de cas, c’est que cela aboutit à l’occultation des autres va­riables, par exemple environnementales, qui peuvent être beaucoup plus importantes », insiste Claude-Olivier Doron.

    Ces études pourraient aussi raviver des stéréotypes ancrés dans l’inconscient collectif. Un programme national mexicain vise ainsi à séquencer le génome de différents types d’Indiens et de métisses afin d’étudier leurs prédispositions ­génétiques au déclenchement précoce du diabète de type 2 et de l’obésité. « La spécificité du débat mexicain, ce sont des mélanges de populations impliquant des Européens, des Afro-Américains et des Asiatiques, mais surtout différents types d’Indiens », explique l’historien Luc Berlivet, lui aussi du Cermes 3. « On voit réapparaître dans le débat des stéréotypes raciaux différents de ceux mobilisés avec les Afro-Américains ou les Amérindiens d’Amérique du Nord. Il ne s’agit plus de distinguer les Blancs des Afro-Américains ou des Latinos, mais différents types d’Indiens. Cela pose les mêmes questions mais de manière décalée », ajoute-t-il.

    Autre source d’inquiétude, une vision réductrice de la notion d’identité produite par les analyses en génétique des origines géographiques. D’autant plus qu’un marché s’est développé, avec des sociétés comme 23andMe, Ancestry.com ou MyHeritage, qui proposent à leurs clients la ­détermination de leurs origines géographiques au moyen de l’analyse génétique.

    Diffusés sans précaution, ces résultats peuvent attiser les tensions locales autour des questions identitaires ou révéler les stéréotypes racistes d’une culture, comme ce fut le cas au Brésil, avec les tests ADN sur les origines africaines. Malgré un récit national valorisant le métissage, les ­préjugés racistes sont ancrés dans la culture brésilienne en raison du passé esclavagiste du pays et de la vulgarisation des théories eugénistes valorisant les phénotypes « blancs » au début du XXe siècle. Les universités brésiliennes ont décidé d’instaurer des quotas d’étudiants à la peau noire dans les années 2000. « Dans ce contexte, il s’agissait de savoir comment se définissait la race noire, et les tests génétiques ont été disqualifiés lorsqu’ils ont révélé que le génome d’un célèbre danseur de samba noir contenait plus de 60 % de gènes européens, raconte l’anthropologue Sarah Abel. Ces résultats ont été utilisés pour dire que les quotas n’avaient pas lieu d’être, car la race n’avait pas de sens au Brésil, ou encore que cela ne servait à rien d’avoir 60 % de gènes européens lorsqu’on était arrêté par des policiers d’après la couleur de la peau. »

    En Europe et aux Etats-Unis, certains militants d’extrême droite devenus experts en génétique n’hésitent pas à s’emparer des données et des résultats des études génétiques pour étayer des idéologies fondées sur la pureté des origines et l’existence d’une identité européenne profonde. Les auteurs du site Humanbiologicaldiversity.com ont ainsi élaboré un argumentaire très étayé visant à refonder la réalité biologique de la race, en s’appuyant notamment sur les travaux de Luca Cavalli-Sforza, pionnier des études génétiques sur les origines géographiques.

    Si l’impact de ces instrumentalisations reste difficile à évaluer, les inquiétudes n’en sont pas moins fondées dans un contexte où les crispations identitaires font le terreau des partis populistes qui menacent les démocraties occidentales. « Il est important de garder à l’esprit l’histoire du racisme scientifique, pour se questionner sur les retombées sociales, politiques, éducatives des études en génomique. Le monde n’est plus le même qu’au temps de l’anthropologie physique, et les relations entre la science et la politique ont également changé. Mais la question de ces re­tombées se pose à tous, que nous soyons jour­nalistes, bioéthiciens, généticiens, historiens ou simples citoyens », conclut Amos Morris-Reich.


  • Au sommaire du n°167 - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no167

    Dossier : Tourisme : plus loin, plus vite, plus rien

    Non, CQFD ne s’est pas proposé de gâcher vos vacances. Mais de questionner un pervers saucissonnage du temps et des espaces au nom du droit aux loisirs qui, contrairement à ce que font miroiter les guides touristiques, ne nous fait vraiment pas la vie belle.

    Pour Jean Mistler, « le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux ». En écho à ce bon mot, et alors que la dimension bronzée et en tongs de la mondialisation bat son plein, la « tourismophobie » prend de l’ampleur partout en Europe.

    L’été dernier, la presse quasi unanime s’est émue des manifestations - portant des slogans comme « Mort au tourisme ! » ou « Tourist go home ! » - qui ont troublé la quiétude des visiteurs en Espagne, en Italie, au Portugal et même en Croatie.

    Dans son édition du 17 août 2017, La Dépêche du Midi publie le témoignage d’un couple de Bretons, habitué des festivités traditionnelles de Donostia (San Sebastián) et très chagriné par cette incompréhensible vague de rejet. « Nous devions rester jusqu’à samedi, mais avec la manifestation anti-touristes qui a lieu ce jeudi, en ouverture des fêtes de la ville, on préfère s’en aller, pour ne pas risquer d’être agressés. »

    Avant de conclure sur ces « cafés et restaurants du quartier antique [qui] promettaient aussi de rester fermés, pour ne pas être la cible de possibles débordements de manifestants », le journaliste du quotidien régional insiste sur la crispation identitaire et nationaliste qu’il croit déceler chez les protestataires. Ne manquerait qu’un relent xénophobe pour en faire des salauds de fascistes ? En tout cas, de fameux hypocrites, ces énergumènes, tant la manne touristique semble incontournable aujourd’hui ! Au niveau local d’abord, notre plumitif de La Dépêche, encore lui, tient à ramener tout le monde à la raison économique. Avec deux millions de visiteurs annuels, les retombées du tourisme « profiteraient directement » à 35 % de la population de la ville basque. On n’est donc plus très loin de la mono-activité (ou de la « monoculture », comme disent les assemblées de quartier de Barcelone en lutte contre la « touristification » de leur ville)…

    Au niveau global ensuite, d’après l’Organisation mondiale du tourisme et diverses institutions représentant les professionnels du secteur, la contribution totale de l’industrie touristique au PIB planétaire s’élèverait à 10 %. Davantage encore que les industries automobile, pétrolière, agro-alimentaire, de la drogue ou des armes ! Mais tellement plus inoffensive, diront certains... C’est à voir. Les dégâts environnementaux et culturels crèvent les yeux de qui veut bien regarder. Et ce sont loin d’être les seuls. Énumérer les pseudo-bienfaits de ce méga-business revient déjà à lister ses néfastes conséquences. Dire que près de 300 millions d’emplois à travers le monde dépendent des allées et venues de près d’un milliard et demi de touristes (dont la moitié en Europe, même si le Vieux Continent perd chaque année des parts de marché au profit de l’Amérique du Nord et de l’Asie), c’est parler de pollution, de massification et d’exploitation. Et d’un lobby surpuissant.

    Par conséquent, il ne faudrait pas que les anti-touristes viennent perturber trop longtemps la bonne marche d’affaires aussi juteuses. De la même manière que des pays comme la Thaïlande, le Guatemala ou le Maroc ont sanctuarisé leurs zones touristiques pour les protéger de la petite délinquance ou du péril terroriste, verra-t-on les pays riches criminaliser ces mouvements de protestation ?

    En attendant, saluons cette prise de conscience qui gagne partout du terrain : le tourisme est l’ennemi radical du voyage, de l’hospitalité, des territoires et de toute idée d’émancipation. Mort au tourisme, donc. Qu’il soit en nous ou hors de nous.

    Bruno Le Dantec et Iffik Le Guen

    Avec ma petite contribution...

    Partie en Asie du Sud-Est comme touriste il y a cinq ans, Aude Vidal poursuit la rencontre en devenant « volontouriste », pigiste (CQFD a publié son reportage sur les réfugié.e.s rohingya en Malaisie), étudiante à Langues O’ ou prof de français en tongs. Et se pose la question : comment cesser d’être touriste ? Est-ce seulement possible ?


  • En Suisse aussi, la forte hausse des prescriptions d’opioïdes inquiète Pauline Turuban - 3 Juillet 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9665325-en-suisse-aussi-la-forte-hausse-des-prescriptions-d-opioides-inquiete.ht

    - Les prescriptions d’antidouleurs opioïdes, des médicaments au fort potentiel addictif, ont explosé ces dernières années en Suisse. Des spécialistes appellent à la vigilance alors que la crise sanitaire fait rage aux Etats-Unis. _

    Aux Etats-Unis, l’addiction aux analgésiques opioïdes est au coeur d’une crise sanitaire aux conséquences dramatiques. Selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), environ deux millions d’Américains sont aujourd’hui dépendants à ces substances, naturelles ou synthétiques, dont les effets sur l’organisme sont comparables à ceux de la morphine.

    En 2016, 42’000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes et, parmi ces décès, 40% impliquaient des antidouleurs délivrés sur ordonnance.
    http://www.rts.ch/2018/07/03/20/22/9692764.image?w=900&h=506
    La Suisse, 7e consommateur d’opioïdes au monde
    Ces derniers mois, des scientifiques se sont inquiétés de savoir si une épidémie comparable était imaginable en Suisse. Bien qu’il n’existe pas de données centralisées et aussi détaillées que celles disponibles aux Etats-Unis, leurs travaux mettent en lumière une hausse drastique de l’usage de ce type de produits dans le pays.

    L’étude la plus récente, basée sur les données de l’International Narcotics Control Board (INCB) et publiée en juin dans la Revue médicale suisse (RMS), indique que la consommation d’opioïdes forts a été multipliée par 23 entre 1985 et 2015, passant de 18 à 421 mg/habitant/année.

    Selon ces chercheurs romands, la Suisse est le septième consommateur au monde, largement au-dessus de la moyenne européenne mais au milieu de celle de ses pays limitrophes, et nettement derrière l’Amérique du Nord.

    Consommation totale d’opioïdes en 2015 Le lien http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9665325-en-suisse-aussi-la-forte-hausse-des-prescriptions-d-opioides-inquiete.ht

    Ventes en hausse de 80% en huit ans
    Les remboursements de ces médicaments -en particulier fentanyl, buprénorphine et oxycodone- par la seule caisse-maladie Helsana ont plus que doublé entre 2006 et 2013, passant de près de 65’000 à 137’000 cas, pointe une autre étude parue l’an passé dans BMC Health Services Research.

    Les ventes, elles, évoluent logiquement dans le même sens : de 36 millions en 2008, elles ont progressé de manière constante jusqu’à atteindre 66 millions d’unités vendues en 2016, soit une hausse de 80% en huit ans, selon des chiffres d’Interpharma parus dans Suchtmagazin.

    Pas de signe d’une hausse des addictions
    D’une manière générale, la prise de tous les antidouleurs forts, pas uniquement opioïdes, tend à augmenter. Mais selon Addiction Suisse, la part de la population qui en fait un usage quotidien et prolongé -qui pourrait dénoter une dépendance-, elle, n’augmente pas : après avoir atteint un pic en 2013 (2,5%), elle est redescendue à 1,8% en 2016, ce qui représente environ 122’000 personnes.

    Et à ce stade, rien n’indique que la progression de l’usage d’opioïdes ait eu pour corollaire une multiplication des cas d’addictions.

    Alors qu’aux Etats-Unis, le taux de décès liés à la drogue a bondi de 30% entre 2010 et 2015, il a baissé d’environ 10% sur la même période en Suisse. On comptait aux Etats-Unis 16,3 cas d’overdoses pour 100’000 habitants en 2015, contre 1,58 cas en Suisse, soit près de 10 fois moins.

    Etienne Maffli, chercheur à Addiction Suisse et auteur de l’étude parue dans Suchtmagazin, déplore toutefois le manque de recul de ces statistiques.

    « On n’a pas un thermomètre très direct : si les cas de décès venaient à augmenter, on ne le verrait que deux ou trois ans après, ce qui est déjà bien trop tard. Aux Etats-Unis, les signaux d’alarme n’ont pas fonctionné correctement », avertit le scientifique qui préconise l’établissement d’un système d’alerte précoce.

    Réglementation plus forte qu’en Amérique du Nord
    Reste que la délivrance d’opioïdes est bien plus réglementée en Suisse qu’en Amérique du Nord. Pour les médicaments les plus forts, une ordonnance spéciale est émise en trois exemplaires comprenant un numéro d’identification unique. Un exemplaire demeure chez le médecin, un auprès de la pharmacie et le troisième auprès de la caisse-maladie.

    S’ils reconnaissent que ce système de carnets à souche limite le risque d’abus, les spécialistes cités plus haut déplorent l’absence d’un registre centralisant les prescriptions et le manque de contrôles systématiques, qui permettraient de mieux lutter contre le « tourisme pharmaceutique ».

    Aujourd’hui, seules les personnes à risque faisant l’objet d’une dénonciation auprès du pharmacien cantonal sont limitées à un seul médecin et une seule pharmacie.

    « Le retour à l’’opiophobie’ serait contre-productif »
    La nette hausse du recours à ces substances, utilisées notamment pour traiter les douleurs liées aux cancers, est en partie liée au vieillissement de la population. Mais, pour Etienne Maffli, l’explication réside surtout dans une évolution de l’éthique médicale, qui remet davantage en question « la nécessité de souffrir, et s’interroge sur la manière dont on peut mieux soulager les patients ».

    Le propos n’est pas de diaboliser les opioïdes. « Le retour à une ’opiophobie’, contre laquelle nos aînés ont combattu, serait contre-productif », notent d’ailleurs les auteurs de l’étude publiée dans la Revue médicale suisse.

    Toute la difficulté est de savoir où se situe la limite entre une meilleure prise en charge de la douleur et une prescription trop libérale d’opioïdes qui pourrait constituer un risque. « On ne sait pas vraiment où se situe l’optimum », insiste Etienne Maffli. La vigilance est donc nécessaire pour, résume-t-il, ne pas « dépasser cet optimum » et risquer un dérapage à l’américaine.

    #opioides #fentanyl #pharma #drogues #big_pharma #opiacés #drogue #santé #santé_publique #addiction #opioïdes #overdose #Suisse


  • Quand la ville dégradée redécouvre ses arbres indigènes
    https://reporterre.net/Quand-la-ville-degradee-redecouvre-ses-arbres-indigenes

    L‘objectif ? Restaurer les #zones_dévastées en y réintroduisant des espèces végétales autochtones, c’est-à-dire présentes à cet endroit depuis des milliers d’années, espèces qui se seraient naturellement développées sur cette parcelle si l’homme ne l’avait pas urbanisée. Un principe qui semble évident. Pourtant, la plupart des reboisements du territoire français se font à partir d’espèces venues d’ailleurs. Car les platanes qui ornent nos trottoirs ne poussaient pas sur nos sols du temps de nos arrière-arrière-grands-parents (ils viennent tout droit d’Amérique du Nord ou du bassin méditerranéen).

    La forêt autochtone a pourtant de nombreux avantages. Selon le professeur #Akira_Miyawaki, la #biodiversité ainsi recréée serait 100 fois supérieure à celle obtenue par une #revégétalisation typique, sa densité serait 30 fois supérieure et son développement 10 fois plus rapide.

    #botanique #reboisement #espèces_endémiques

    • https://www.rtbf.be/info/dossier/chroniques/detail_un-japonais-a-replante-40-millions-d-arbres-de-foret-vierge?id=9951883

      Sauf qu’on pourrait croire que là où ça se télescope, c’est que les forêts primaires ont un intérêt écologique évident alors que les « fake forêts » ont un intérêt purement économique… sauf que si on réfléchit à long terme, en tenant compte des dégâts directs et indirects causés par le remplacement des forêts primaires par des forêts « utilitaires », la balance penche du côté des forêts primaires, même en termes de rentabilité économique.

      La méthode élaborée par le botaniste japonais Akira Miyawaki est plus coûteuse en termes de préparation, parce qu’il faut étudier minutieusement la zone à reboiser, se procurer les graines des espèces indigènes, faire germer ces graines en pépinière et préparer le substrat de manière à ce qu’il puisse accueillir de manière optimale les #arbres_indigènes… mais une fois les jeunes pousses replantées, plus aucun suivi ou entretien n’est nécessaire. En 20 à 30 ans, la forêt primaire reprend ses droits, alors qu’il faut entre 200 et 300 ans pour reboiser une région avec les techniques traditionnelles.

      #fake_forêt :) #forêt


  • Les centristes sont les plus hostiles à la démocratie, pas les extrémistes

    https://lemediapresse.fr/politique-fr/les-centristes-sont-les-plus-hostiles-a-la-democratie-pas-les-extremis

    Les panneaux d’avertissement clignotent en rouge : la démocratie est menacée. En Europe et en Amérique du Nord, les candidats sont de plus en plus autoritaires, les systèmes de partis de plus en plus instables et les citoyens de plus en plus hostiles aux normes et aux institutions de la démocratie libérale.


    Légende du graphique : Pourcentage de personnes affirmant que les droits civils protégeant la liberté individuelle de l’oppression étatique sont une « composante essentielle de la démocratie »

    Ces tendances ont suscité un débat majeur entre ceux qui considèrent le mécontentement politique comme étant d’origine économique, culturelle ou générationnelle. Mais toutes ces explications partagent un même postulat, selon lequel la menace viendrait des extrêmes politiques.

    À droite, les ethno-nationalistes et les libertariens sont accusés de soutenir des politiques fascistes ; à gauche, les radicaux des campus et le mouvement dit des « antifas » de trahir les principes libéraux. Dans l’ensemble, l’hypothèse est que les opinions radicales vont de pair avec le soutien à l’autoritarisme, tandis que la voix de la modération suggère une approche plus engagée dans un processus démocratique.

    Peut-être pas. Mes recherches suggèrent qu’en Europe et en Amérique du Nord, les centristes sont les moins favorables à la démocratie, les moins attachés à ses institutions et les plus favorables à l’autoritarisme.

    J’ai examiné les données de la plus récente Enquête Mondiale des Valeurs (World Values ​​Survey, 2010 à 2014) et European Values ​​Survey (2008), deux études parmi les plus exhaustives concernant l’opinion publique, menées dans plus de 100 pays. L’enquête demande aux personnes interrogées de se placer sur un spectre allant de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant par le centre. J’ai ensuite pointé le soutien porté par chaque groupe aux principales institutions démocratiques.