• Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes : le Conseil adopte un règlement révisé.

    Le Conseil a adopté ce jour un nouveau règlement relatif au corps européen de garde-frontières et de garde-côtes, qui constitue un élément important de l’approche globale de l’UE en matière de gestion des migrations et des frontières.

    L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) est renforcée en termes de #personnel et d’#équipements_techniques. En outre, son #mandat est élargi en vue de soutenir l’action des États membres, notamment en matière de #contrôle_des_frontières, de #retour et de #coopération avec les #pays_tiers. Le nouveau règlement intégrera dans le cadre du corps européen de garde-frontières et de garde-côtes le système européen de surveillance des frontières (#Eurosur), afin d’améliorer son fonctionnement.

    Le bon fonctionnement de la gestion des #frontières_extérieures est essentiel au maintien d’un #espace_Schengen pleinement fonctionnel et à une gestion des migrations efficace et humaine. Les nouvelles règles permettront à Frontex de jouer un rôle plus important dans le soutien aux États membres pour le contrôle aux frontières, les retours et la coopération avec les pays tiers.
    Maria Ohisalo, ministre finlandaise de l’intérieur

    #Contingent permanent de garde-frontières et de garde-côtes et experts en matière de retour

    Pour assurer une gestion cohérente des frontières extérieures de l’UE et être en mesure de répondre aux crises, Frontex aura à sa disposition un #contingent_permanent. Ce contingent, qui sera mis en place progressivement, comprendra jusqu’à 10 000 agents opérationnels d’ici 2027. Il sera notamment composé de membres du #personnel_opérationnel de Frontex, ainsi que de #personnes_détachées par les États membres pour une longue durée ou déployées pour une courte durée, et d’une réserve de réaction rapide qui sera maintenue jusqu’à la fin de 2024.

    #Retours

    Les règles envisagées permettront à Frontex d’apporter un soutien technique et opérationnel aux États membres dans le cadre des opérations de retour. L’Agence apportera un soutien soit à la demande de l’État membre concerné soit de sa propre initiative et en accord avec l’État membre concerné. Ce soutien portera sur toutes les phases du retour, des activités préparatoires au retour aux activités consécutives au retour et consécutives à l’arrivée.

    Coopération avec les pays tiers

    Les règles envisagées contribueront à renforcer la coopération avec les pays tiers, en élargissant le champ d’action de l’Agence, sans limiter les possibilités d’opérations conjointes aux seuls pays voisins.

    https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/11/08/european-border-and-coast-guard-council-adopts-revised-regulation/?amp;utm_medium=email
    #Frontex #règlement #frontières #EU #UE #contrôles_frontaliers #renvois #expulsions

    Pour télécharger le règlement :
    https://data.consilium.europa.eu/doc/document/PE-33-2019-INIT/en/pdf

    ping @isskein

  • Denmark starts border checks at crossings to Sweden

    Danish police on Tuesday began performing border checks at the country’s crossings with Sweden, moves that followed a series of shootings and explosions around Copenhagen that Danish authorities say were carried out by people crossing the waterway between the Scandinavian neighbors.

    The checks were conducted on trains and vehicles crossing the Oresund Bridge over the narrow waterway that separates Copenhagen, Denmark’s largest city, and Malmo, Sweden’s third-largest city. Checks were also carried out at ferry ports.

    Police spokesman Jens Jespersen told The Associated Press that officers at the Oresund Bridge vehicle checkpoint had “a particular focus on cross-border crime involving explosives, weapons and drugs.” He also said authorities were stopping cars to have “a peak at who is inside.”

    “It gives us a pretty good picture of who is coming over,” he said.

    For years, Danes and Swedes have been able to cross without needing a passport. Now a passport is needed for Swedes entering Denmark — at least for the next six months.

    That requirement and the checkpoints come after violence that includes 13 explosions in Copenhagen since February, as well as a shooting in June that killed two Swedish citizens.

    The spiraling violence is believed to be gang related, stemming from disputes over drugs, money, protection and retaliation. An estimated 200 people in Malmo belong to about a dozen gangs.

    On Saturday, a shooting in Malmo killed a 15-year-old boy and critically wounded another. Police said the teenagers who were shot were well-known to authorities in Malmo and officials vowed to crack down even further on organized crime. No one has been arrested.

    Lilian Gustavsson, a 67-year-old Swedish woman who was about to embark on the train to Malmo from Copenhagen’s international airport, said she understood why the Danes were carrying out the checks.

    “I believe this will mean a little travel delay for everyone,” she said. “I fear we might get stuck, but better that than having criminals crossing.”

    As part of Monday’s checks, all vehicles coming from Sweden on the Orseund Bridge were led to a rest area on the Danish side. They then went through a large white tent where officers checked the driver, passengers and the car. Police scanned vehicle license plates, Jespersen said, “so if a (vehicle) is known in the system, we can pull it aside.”

    During the roughly four-hour check Monday, no one was pulled aside, he said. He declined to give details as to when police would carry out further checks but said “a good guess would be two or three times a week.”

    https://apnews.com/45659f17ec2e44eb8160ec4efeb10c21
    #fermeture_des_frontières #contrôles_frontaliers #Schengen (fin de -) #frontières #Danemark #Suède #migrations #asile #réfugiés

    ping @reka

  • Autour de l’informatique : les algorithmes et la disparition du sujet
    https://www.academia.edu/20749267/Big_data_l_enjeu_est_moins_la_donn%C3%A9e_personnelle_que_la_disparition_d

    Antoinette Rouvroy, chercheure au Fond National de la Recherche Scientifique Belge, rattachée au Centre de Recherche Information, Droit et Société de l’Université (CRIDS ) de l’Université de Namur répond aux questions de Binaire sur les algorithmes et la gouvernementalité algorithmique. Elle nous conduit aux frontières du droit et de la philosophie. C’est une occasion exceptionnelle de nous interroger sur ces nouvelles dimensions de nos vies et du monde numérique. Antoinette Rouvroy, qui (...)

    #Google #Amazon #Facebook #algorithme #contrôle #biométrie #justice #prédiction #reconnaissance #data-mining #BigData #comportement #data #GAFAM #marketing #profiling #surveillance #travailleurs #criminalité #discrimination (...)

    ##criminalité ##santé

  • Le #passeport, technologie de capture - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Le-passeport-technologie-de-capture.html

    Alors que cela fait près de vingt ans qu’est paru The invention of passport, inaugurant l’ouverture d’un champ nouveau d’investigation historique consacré aux pratiques d’identification des personnes – champ qui s’est depuis largement développé, en France notamment avec les travaux de chercheurs comme Vincent Denis, Ilsen About ou Pierre Piazza [1] –, l’ouvrage vient de faire l’objet d’une réédition augmentée d’un dernier chapitre qui nous porte jusqu’aux frontières de notre propre actualité. En croisant, comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage, les questions de la surveillance, de la citoyenneté et de l’État, le sociologue et historien américain John C. Torpey examine les conditions d’émergence de ce qui apparaît aujourd’hui comme l’outil indispensable de reconnaissance d’un individu en dehors du territoire dont il porte la nationalité : le passeport. Au-delà d’un simple outil de contrôle, le passeport agit comme acte de reconnaissance, par un État, de la qualité de ressortissant de l’individu à qui il est délivré. Ni strictement linéaire ni strictement comparatiste, l’analyse proposée tient le pari ambitieux de tirer de la singularité de contextes d’élaboration de pratiques de contrôle des mouvements de populations aussi différents que ceux de la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore des États-Unis, un ensemble de déclinaisons historiques du gouvernement des mobilités.

    #contrôle #visa #passeport #circulation #mobilité

    • Voir aussi cet article de #Jouni_Häkli :
      The Border in the Pocket : The Passport as a Boundary Object
      https://link.springer.com/chapter/10.1057/9781137468857_5

      Ici des citations...

      Häkli 2015 - The border in the pocket : passport as a boundary object

      The paper first traces the history of passport as part of a growing global mobility regime, with the latest twist of added biometrical technologies to ensure positive identification. This history is shown to be a development towards the universalization of passport as a document, and passport checking as a border control practice during the 20th century. Rather than diminishing the significance of proven identity, loosening border control within the Schengen area and similar zones of free movement has underscored the role of boundaries and border control in regulating mobility to and from these territories. (Häkli, 2015)

      The number of international border crossings related to corporeal travel has grown for decades. While no uniform statistical information exists, estimates of the contemporary volume exceed two billion annually (Koslowski 2011). Most of the growth in global mobility has come from business and leisure travel, international migration and movement for refugee and asylum. As one indicator of this growth, air travel has expanded year by year with short periods of economic recession and fear of terrorism as the main exceptions in the trend. According to the statistics provided by International Air Transport Association (IATA), the total number of domestic and international airline passengers has grown from 1.81 billion in 2003 to 2.97 billion in 2012, and for 2013 the number is estimated to exceed 3 billion (IATA 2013). Political reactions to the growth of global mobility reflect the nature of travelling at hand. Most countries are very interested in maintaining high levels of business and leisure travel as these are directly connected to economic growth and tourism industry (Edgell et al. 2008). However, at the same time many countries are developing selective migration policies that favor highly educated and skilled workforce while preventing the entrance of irregular migrants. Refugees and asylum seekers represent yet another form of global mobility that demands policy measures attuned to the specific circumstances of forced displacement (Leitner 1997; Van Houtum & Pijpers 2007). (Häkli, 2015)

      Treaties such as the Central America Four Agreement or the Schengen Agreement have made travelling between the signatory countries very easy, but for those seeking to enter these zones of free mobility the border checks are as strict as ever (Walters 2002). As scholars studying contemporary patterns of mobility have aptly pointed out, these routines do not treat passengers equally (e.g. Lyon 2002; Graham & Wood 2003; Paasi 2013). In particular the heightened attention to air travel security after the 9/11 has led into the adoption of security measures and technologies that aim at screening passenger flows so as to detect people who fulfill the criteria of “high-risk traveler” (Salter 2004, 77). These procedures are not neutral or innocent as the criteria by definition reflect certain assumptions on what skin colors, ethnicities, nationalities, past travel patterns, places of origin, destinations, and behavioral traits count as indicating terrorism risk (Adey 2003). (Häkli, 2015)

      Cresswell 2010: “Broadly speaking, the scale of regulation for mobility has moved in the past 500 years or so from the local to the global. While mobility of the poor was always a problem for those high up, it was a more local problem in feudal Europe … By the end of the 19th century the nation-state had a monopoly on the means of legitimate movement and … [n]ow we are in a new phase of mobility regulation where the means of legitimate movement is increasingly in the hands of corporations and transnational institutions. The United Nations and the European Union, for instance, have defined what counts and what does not account as appropriate movement”. (Cresswell
      2010, 27). (Häkli, 2015)

      Even with the scale of mobility expanded and speeded up, key element in this regime is states’ cooperation in identifying and regulating moving bodies (Cresswell 2010). (Häkli, 2015)

      While the origins of the passport cannot be traced back to a nascent “travel regime”, it certainly has developed as a response to practical problems from early on. The precursor to passport was a “safe-conduct pass” (sauf-conduit or guidaticum) that rulers begun to issue in the 13th century as a protective measure to merchants, diplomats and other passengers who needed to travel outside or into the realm of the sovereign (Mau et al. 2012). (Häkli, 2015)

      These early travel documents served purposes beyond the safety of their bearers. In reducing risks to travelers and goods they facilitated the expansion of trade and the intensification of diplomatic ties both of which were instrumental to the consolidation of the territorial state system (Torpey 2000). In this regard passport and its precursors have been developed as solutions to practical problems, such as the sovereign’s need to accumulate wealth, and the travelling elites to conduct their business. (Häkli, 2015)

      Over time and especially in the aftermath of major wars the passport gained new functions tied less to the practicalities of safe travel and more to the territorial states’ concern with national security. Whereas the 19th century witnessed a development from the co-existence of variegated policies regarding the regulation of mobility in different countries toward a period of liberalist tendencies and the abolishment of passport in many countries after the mid-19th century, the First World War marked a turn towards contemporary security-centered functions and practices (Torpey 2000). (Häkli, 2015)

      A major step towards an international mobility regime was taken in 1920 in a League of Nations Conference on Passports, Customs Formalities and Through Tickets, motivated by the member states’ twin desire of at once fostering international mobility and national security. Passports and border control procedures were mainly seen as a temporary but necessary measure to stabilize the post-war world political scene (Salter 2003). Yet, despite the liberalist spirit of the interwar period that was strongly geared towards abolishing all restrictions to travel as detrimental to economic recovery and growth, once established the international passport regime was never lifted. (Häkli, 2015)

      In practice this meant that a growing number of states begun to require a passport as a means of personal identification from all travelers seeking to enter the country. This change coincided with the expansion of tourism and travelling in the early 20th century and was not greeted with pleasure among international travelers, many of whom still at that time were members of the upper social strata (Löfgren 1994). (Häkli, 2015)

      Because the passport is a proof of nationality as much as of personal identity, it begun to project travelers under a “nationalizing gaze” and thus was instrumental in naturalizing the idea of borders and territorial belonging (Löfgren 1999, 11). (Häkli, 2015)

      Governments asserted their right to control movement across their boundaries and used passports as a legal device to “embrace” private individuals, and a technique for “nationalizing” them as citizens (Torpey 2001, 6). Passport became an instrument of nationalization in that the control of mobility applied not only to foreign travelers but citizens as well (Salter 2003). (Häkli, 2015)

      The newly permanent attention that passport gave to nationality after the First World War helped consolidate the now taken-for-granted bondage between nationality, citizenship rights and territorial residence. (Häkli, 2015)

      Passport was, as it still is, first and foremost a travel document needed by those who cross international borders for one or another reason. When thinking of global mobility comprising business travel, tourism, and voluntary and forced migration, it is the vast expansion of leisure travel after the Second World War that has most increased the number of people facing what Löfgren (1999) terms “new forms of anxiety” related to border crossing. The passports are carefully and suspiciously scrutinized and hence “[p]eople cross the border like a criminal under surveillance. Who are you, is this passport photo really you? Are you quite sure you have nothing to declare?” (Löfgren 1999, 10-11). (Häkli, 2015)

      If passport once was a document that granted its holder specific privileges, protection, and place above reasonable doubt, with the securitization of international travel it has come to symbolize suspicion that targets all travelers (Adey 2009; Muller 2011; Prokkola & Ridanpää 2014). (Häkli, 2015)

      Even though the presence of the traveler is still needed for the machine-operated validation of biometric passports, it is the passport as a mobile object that actually performs the task of certifying that the traveler is who she or he claims to be – human border guards are no longer a necessity. Passport, thus, represents in its own right the unique body and individuality of its holder while being a generally recognized and internationally valid travel document. (Häkli, 2015)

      As Salter (2008) aptly points out, the travelers’ anxiety or unease that characterizes border control situations is the direct consequence of the de facto institutionally embedded discretionary powers that border guards hold as representatives of the sovereign power of the state (see also Romero 2006). This power is largely based on the border agents’ need to pass a quick judgment on each traveler under pressure caused by uncertainty concerning the traveler’s intentions. Although the decision to admit or exclude is seemingly systematized by legislation, international treaties, and administrative regulations, in reality the situations at the border are so complex and manifold that no uniform policy can abolish the discretionary power at play in border control (Salter 2008, 376). (Häkli, 2015)

      This discretionary use of sovereign power is effectively obscured by the fact thatmost travelers with a valid passport never encounter any trouble in border crossing. For the ‘mobile citizens’ the passport functions as a problem-solving boundary object that does the work of communication between them and the representatives of the sovereign at the border, with maybe only a slight feeling of anxiety as a reminder of the uncertainty that pertains to the situation (Löfgren 1999; Häkli 2007). However, for those whose entry is denied the sovereign power to expel is excruciatingly tangible and the passport they possibly hold is deprived of its function as a boundary object. (Häkli, 2015)

      This use of sovereign discretion can turn passport from a problem solver into a problem in itself – from a world-bridging boundary object into what could be called a ‘border object’ that functions as its opposite. As a border object the revoked passport prohibits communication and curbs the autonomy of its holder, thus revealing the way we are ultimately “all made objects of the decision of the sovereign” (Salter 2008, 378). New technologies may introduce some changes into the ways in which passports are checked by humans and machines, but they will not change the fact that in a passport we carry the border in our pocket, a border that the sovereign may choose to enforce upon us. (Häkli, 2015)

  • Germany wants asylum seekers assessed before reaching Europe

    The German interior minister #Horst_Seehofer has called for a new European migration system which would see asylum applications decided outside Europe’s borders.

    Germany has called on the European Union to change its approach to asylum applications. The interior minister, Horst #Seehofer, said on Tuesday that applicants should undergo initial assessment at Europe’s external borders and be sent home from there as well.

    “We have to realize that the Dublin system has failed,” Seehofer told the interior ministers of France, Italy, Poland, Spain, and the United Kingdom at a meeting of the so-called #G6 group in the southern German city of Munich on Tuesday.

    The Dublin regulation refers to European Union rules which state that the EU country in which a person seeking asylum first sets foot should handle the asylum application.

    External processing

    “(This) system cannot be the basis for the EU’s future asylum policy,” Seehofer said. “We need a new philosophy that starts at the external borders.”


    https://twitter.com/BMI_Bund/status/1189152116176248832?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    “Our proposition: Effective protection of Europe’s external borders, where we check whether someone has a need for protection or has to be returned immediately. This means we need a unified set of rules.”

    Under Seehofer’s proposal, only asylum seekers with prospects for receiving protection in Europe should be distributed among a group of willing EU countries. Their asylum issues would then be addressed there.

    If the initial assessment at the European external borders is negative, the EU border agency Frontex should return the asylum seeker to his or her home country.

    Most support Seehofer

    The EU migration commissioner, Dimitris Avrampoulos, who also attended the G6 meeting, welcomed the proposal and called the discussions “constructive”. He said most of the G6 ministers supported Seehofer.


    https://twitter.com/Avramopoulos/status/1188870575877492736?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    Seehofer also wants to bring forward a planned strengthening of the European border agency, Frontex. Officials in Brussels on Wednesday approved plans to deploy 10,000 uniformed border guards and officers across the EU by 2027, the AFP news agency reports.

    https://www.infomigrants.net/en/post/20480/germany-wants-asylum-seekers-assessed-before-reaching-europe
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #externalisation #asile #migrations #réfugiés #procédure_d'asile

    Je répète ici les mots de Seehofer, car on va probablement encore et encore les réutiliser...

    “We have to realize that the Dublin system has failed, (...) (This) system cannot be the basis for the EU’s future asylum policy,” Seehofer said. “We need a new philosophy that starts at the external borders. (...) Our proposition: Effective protection of Europe’s external borders, where we check whether someone has a need for protection or has to be returned immediately. This means we need a unified set of rules.”

    –-----------

    Ceci est à mettre en lien aussi avec le même genre de proposition (celle d’une externalisation non seulement des #contrôles_frontaliers, mais aussi de la #procédure_d'asile, et du #tri et de la #catégorisation) de #Macron en 2017 :
    Macron veut « identifier » les demandeurs d’asile au #Tchad et au Niger
    https://seenthis.net/messages/704970
    #France #hub

    –-------

    Mais Macron lui-même n’avait rien inventé... C’était une proposition qui arrivait de l’#Angleterre de #Tony_Blair :

    The idea of establishing reception centres in third countries, however, is not new. It was first suggested, unsuccessfully, by Tony Blair in 2003 [https://www.theguardian.com/society/2003/feb/05/asylum.immigrationasylumandrefugees] It was then taken over by the former German Interior Minister Otto Schily in 2005,[ “German Interior Ministry, Effektiver Schutz für Flüchtlinge, wirkungsvolle Bekämpfung illegaler Migration – Überlegungen des Bundesministers des Innern zur Einrichtung einer EU-Aufnahmeeinrichtung in Nordafrika 9 September 2005.”] who proposed to establish asylum centres in North Africa, and more recently Italy. The original 2003 Blair proposal was that any third-country national who sought asylum in the EU would be returned immediately to a centre in a third country where his or her application would be considered.

    https://www.ceps.eu/ceps-publications/offshore-processing-asylum-applications-out-sight-out-mind
    #UK

    v. aussi :
    https://seenthis.net/messages/704970#message704974
    #Transit_Processing_Centres (#TPCs) #UK

    ping @_kg_ @isskein @karine4 @visionscarto

    • Austrian Presidency document: “a new, better protection system under which no applications for asylum are filed on EU territory”

      A crude paper authored by the Austrian Presidency of the Council of the EU and circulated to other Member States’s security officials refers disparagingly to “regions that are characterised by patriarchal, anti-freedom and/or backward-looking religious attitudes” and calls for “a halt to illegal migration to Europe” and the “development of a new, better protection system under which no applications for asylum are filed on EU territory,” with some minor exceptions.

      See: Austrian Presidency: Informal Meeting of COSI, Vienna, Austria, 2-3 July 2018: Strengthening EU External Border Protection and a Crisis-Resistant EU Asylum System (https://www.statewatch.org/news/2018/jul/EU-austria-Informal-Meeting-%20COSI.pdf)

      The document was produced for an ’Informal Meeting of COSI’ (the Council of the EU’s Standing Committee on Operational Cooperation on Internal Security) which took place on 2 and 3 July in Vienna, and the proposals it contains were the subject of numerous subsequent press articles - with the Austrian President one of the many who criticised the government’s ultra-hardline approach.

      See: Austrian president criticises government’s asylum proposals (The Local, https://www.thelocal.at/20180715/austrian-president-criticises-governments-asylum-proposals); Austrian proposal requires asylum seekers to apply outside EU: Profil (Reuters, https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-austria/austrian-proposal-requires-asylum-seekers-to-apply-outside-eu-profil-idUSKB); Right of asylum: Austria’s unsettling proposals to member states (EurActiv, https://www.euractiv.com/section/global-europe/news/right-of-asylum-austrias-unsettling-proposals-to-member-states)

      Some of the proposals were also discussed at an informal meeting of the EU’s interior ministers on Friday 13 July, where the topic of “return centres” (http://statewatch.org/news/2018/jul/eu-ciuncil-returns.htm) was also raised. The Luxembourg interior minister Jean Asselborn reportedly said that such an idea “shouldn’t be discussed by civilized Europeans.” See: No firm EU agreement on Austrian proposals for reducing migration (The Local, https://www.thelocal.at/20180713/no-firm-eu-agreement-on-austrian-proposals-for-reducing-migration)

      The Austrian Presidency paper proposes:

      "2.1. By 2020

      By 2020 the following goals could be defined:

      Saving as many human lives as possible;
      Clear strengthening of the legal framework and the operational capabilities of FRONTEX with respect to its two main tasks: support in protecting the Union’s external border and in the field of return;
      Increasing countering and destruction of people smugglers’ and human traffickers‘ business models;
      Significant reduction in illegal migration;
      More sustainable and more effective return measures as well as establishment of instruments that foster third countries’ willingness to cooperate on all relevant aspects, including the fight against people smuggling, providing protection and readmission;
      Development of a holistic concept for a forward-looking migration policy (in the spirit of a “whole of government approach“) and a future European protection system in cooperation with third countries that is supported by all and does not overburden all those involved – neither in terms of resources nor with regard to the fundamental rights and freedoms they uphold.

      2.2. By 2025

      By 2025 the following goals could be realised:

      Full control of the EU’s external borders and their comprehensive protection have been ensured.
      The new, better European protection system has been implemented across the EU in cooperation with third countries; important goals could include:
      no incentives anymore to get into boats, thus putting an end to smuggled persons dying in the Mediterranean;
      smart help and assistance for those in real need of protection, i.e. provided primarily in the respective region;
      asylum in Europe is granted only to those who respect European values and the fundamental rights and freedoms upheld in the EU;
      no overburdening of the EU Member States’ capabilities;
      lower long-term costs;
      prevention of secondary migration.
      Based on these principles, the EU Member States have returned to a consensual European border protection and asylum policy.”

      And includes the following statements, amongst others:

      “...more and more Member States are open to exploring a new approach. Under the working title “Future European Protection System” (FEPS) and based on an Austrian initiative, a complete paradigm shift in EU asylum policy has been under consideration at senior officials’ level for some time now. The findings are considered in the “Vienna Process” in the context of which the topic of external border protection is also dealt with. A number of EU Member States, the EU Commission and external experts contribute towards further reflections and deliberations on these two important topics.”

      “...ultimately, there is no effective EU external border protection in place against illegal migration and the existing EU asylum system does not enable an early distinction between those who are in need of protection and those who are not.”

      “Disembarkment following rescue at sea as a rule only takes place in EU Member States. This means that apprehensions at sea not only remain ineffective (non-refoulement, examination of applications for asylum), but are exploited in people smugglers’ business models.”

      “Due to factors related to their background as well as their poor perspectives, they [smuggled migrants] repeatedly have considerable problems with living in free societies or even reject them. Among them are a large number of barely or poorly educated young men who have travelled to Europe alone. Many of these are particularly susceptible to ideologies that are hostile to freedom and/or are prone to turning to crime.

      As a result of the prevailing weaknesses in the fields of external border protection and asylum, it is to be expected that the negative consequences of past and current policies will continue to be felt for many years to come. As experience with immigration from regions that are characterised by patriarchal, anti-freedom and/or backward-looking religious attitudes has shown, problems related to integration, safety and security may even increase significantly over several generations.”

      See: Austrian Presidency: Informal Meeting of COSI, Vienna, Austria, 2-3 July 2018: Strengthening EU External Border Protection and a Crisis-Resistant EU Asylum System (pdf)

      https://www.statewatch.org/news/2018/jul/eu-austrian-pres-asylum-paper.htm

      #Autriche

  • A-t-on enterré trop vite le cash ? Le Temps du débat par Emmanuel Laurentin - 30 Octobre 2019 - france culture

    "Bitcoin", "Lydia", "Libra" ... La disparition du cash est annoncée depuis plusieurs années, et dans certains pays (Chine, Suède) les espèces deviennent obsolètes. A-t-on encore besoin du cash ? Quels avantages, quels inconvénients ? A qui profite de la disparition des espèces, et qui en pâtit ?

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-30.10.2019-ITEMA_22189496-0.mp3

    Création récente de la monnaie virtuelle initiée par Facebook, la Libra, lancement possible d’une crypto monnaie en Chine, création d’un service Uber Money : toutes ces nouvelles récentes laissent présager le pire pour la survie des monnaies classiques telles que nous les connaissions sous leur forme papier ou métallique. Et une même petite musique laisse entendre que pour des raisons fiscales et de lutte contre le blanchiment en particulier les gouvernements voudraient se débarrasser du cash. Pourtant il y a dix jours, la Monnaie de Paris rendait un diagnostic exactement inverse, imaginant la survie du paiement en espèces.

    • Entretien avec Manuel Valente, directeur de CoinHouse, pour le Journal du Net, le 05/07/2018
    • Entretien avec Jeanne Lazarus , « Les Français semblent mûrs » , Le Parisien le 23/08/2014
    • Sur la Monnaie de Paris et son PDG, Marc Schwartz : Monnaie de Paris : comment le nouveau patron veut consolider le modèle économique, Les Echos, le 17/05/2019 et La Monnaie de Paris ne croit pas à la disparition du cash, Les Echos, le 21/10/2019

    #argent #cash #banques #finances #blokchain #économie #monnaie #euro #argent #bitcoin #libra #économie #europe #union_européenne #contrôle #confiance #Suède #liberté #blockchain #flicage #crypto-monnaie #monnaie_numérique #confiance

  • L’attente dans l’espace réservé aux migrants près de la gare de Milan fut plus longue que prévue...


    #tri #histoire #Milan #migrations #travailleurs_étrangers #travailleurs_immigrés #migrants_italiens #France #frontières #gare #gare_de_Milan #Italie #santé #train #contrôles_sanitaires #histoire

    Source : #livre « Les cueilleurs de pierres » de Conchettine Perli sorti probablement en 2019, auto-produit.

  • [Témoignage] Séquence (trop) banale du rail.

    Arrivée à la gare de Joigny, un peu avant 14h, 20 minutes avant l’arrivée du train. Je dois refaire ma carte de réduction et prendre mon billet, je prévois donc du temps.
    Guichet fermé. Pas d’humain auquel s’adresser, mais il reste les billetteries automatiques. Sur les marches de la gare, une femme pleure au téléphone, entourée de sa mère et de ses enfants :"on ne peut pas payer par carte, on n’a que des espèces, on ne peut pas rentrer à Auxerre, on ne sait pas comment faire".
    Je vais pour prendre mon billet a la machine, dans l’urgence. Il me faut cependant attendre puisqu’il faut du temps aux usagers pour comprendre à quelles réductions ils ont droit en fonction de l’âge des différents voyageurs, des cartes de réduction des uns et des autres, de leur absence, et autres questionnements de la machine. Lorsque je m’apprête à valider ma commande, ce satané automate ne me propose aucun billet valable plus tôt que le 4 novembre. Nous sommes le 24 octobre, mon train arrive dans 6 minutes maintenant. Je refais plusieurs tentatives, en vain. Le nombre de places n’’étant pas limité dans les TER, je me dis que j’irai voir le contrôleur directement en entrant dans la rame, pour corriger cette défaillance du dispositif et me mettre en règles.

    Las...
    Le train arrive en gare, contrôleurs dans la rame dans laquelle je monte.
    –"Oh lala monsieur, mais depuis septembre 2018 les billets achetés à bord sont facturés 50 euros plus cher par titre de transport, et votre carte de réduction est périmée, et votre billet à la mauvaise date !"
    Je comprends mieux la détresse de la famille sur les marches. Pour les foyers modestes, 50 euros ce n’est pas rien, et nombreux sont ceux qui ne les ont pas.
    « -Et ma carte, puis-je au moins la renouveler auprès de vous, comme je l’avais prévu en arrivant en gare -ce qui explique que j’aie pris mon billet à tarif réduit - ?
    –oh lala ! Oh que non ! Vous avez techniquement acheté un billet à tarif réduit alors que vous n’aviez plus de carte valide. Et puis vous savez, à bord, nous faisons respecter les règles region par région. Voyez-vous, par exemple, lorsque nous aurons passé Montereau, nous appliquerons les règles de l’Île de France, et non plus celles de Bourgogne-Franche-Comté. Les gens qui auront un chien, par exemple, ne seront plus en infraction. On comprend que ce soit compliqué pour les usagers, on sait aussi qu’il faut quasiment BAC+12 pour acheter un billet en ligne, mais on nous demande de faire du contrôle, alors... »

    Je dois acquitter un dédommagement de 34,50 euros pour la péremption de ma carte de réduction (par chance, car si mon trajet avait excédé 150 km la surtaxe aurait été de 90 euros), et suis invité à contacter le service contentieux pour leur expliquer ma situation kafkaïenne, entièrement liée à la disparition du guichetier à la station dont je dépends.

    Mais moi, ça va, j’ai de quoi les payer, ces 34,50 euros, et je ne dois faire ce trajet que de façon occasionnelle.
    À la station suivante, dix policiers armés jusqu’aux dents viennent assister les contrôleurs pour embarquer une voyageuse refusant d’obtempérer, qui n’est visiblement pas en règles elle non plus, mais refuse de l’accepter.
    10 flics pour une nana, parce que les règles sont les règles, et qu’on ne rigole pas avec les règles.

    Je me demande...
    Le coût de cette intervention policière valait-il le prix d’un billet ?
    Le salaire des cinq agents surnuméraires au regard de la situation aurait-il pu être investi dans le salariat d’un guichetier à la gare de Joigny ?
    L’argent public est-il réellement réparti intelligemment et équitablement ?
    La famille sur les marches de la gare a-t-elle trouvé une solution pour rentrer chez elle ?

    *Eric Lenoir*, le 24 octobre, 15:14
    https://www.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7/posts/2356972377885708

    #train #SNCF #robotisation #dematerialisation #service_public

    • #décadence #démoliton_du_service_public #déshumanisation #désincarnation et ça vaudrait le coup de faire une étude bien renseignée sur cette politique de la SNCF (disparition de l’humain par des machines défaillantes, qui en plus ignorent les cas particuliers. Il faudrait multiplier et publier les témoignages. Même chose pour les banques, bientôt sans doute pour les supermarchés, les compagnies aériennes et les aéroports.

      #résister #résistance

    • On le sait, que la #dématérialisation réduit l’accès des personnes les plus pauvres et vulnérables aux services publics. Mais ça continue.
      https://seenthis.net/messages/752910

      Il y a quelques années, quand la SNCF ne proposait pas de guichet ouvert (soit qu’il n’y en ait pas dans les haltes, soit que les horaires soient réduits dans les petites gares), elle était en faute et permettait aux voyageurs de prendre un ticket au tarif de bord. Cette manière de faire payer aux usagèr·es des manquement en matière d’#accessibilité et d’#inclusivité est vraiment criminelle, c’est une manière de mettre la tête sous l’eau à des personnes qui sont déjà bien démunies.

    • Je me souviens m’être évanouie dans le bus devant les contrôleurs qui ont indiqué aux voyageurs de m’enjamber pour descendre. Ce que les voyageurs ont fait, des jeunes personnes, téléphone en main, m’ont enjambé alors que j’étais à terre, des plus âgés aussi, personne ne s’est opposé à cette humiliation à cette bassesse immonde. ils ont tous fait comme si leur cerveau pouvait obéir à l’horreur sans réagir.
      J’ai compris comment il est possible d’organiser une telle violence et un tel manque de solidarité. Parce que si tous les voyageurs étaient restés des êtres humains, ce ne serait pas possible.
      Vu l’autre jour qu’il existe toujours des 1eres classes dans le train en france, ah ah ah pays des droits des 1eres classes. Comment expliquer autrement que par le quant à soi organisé que ces 1eres classes n’aient pas encore été totalement brûlées ?

    • Banalité du rail, banalité du mal.

      tous les gouvernements, même les plus autocratiques, même les tyrannies, « reposent sur le consentement », et l’erreur réside dans l’équation entre consentement et obéissance. Un adulte consent là où un enfant obéit ; si on dit qu’un adulte obéit, en réalité, il soutient l’organisation, l’autorité ou la loi à laquelle il prétend obéir (Hannah Arendt)

      https://journals.openedition.org/champpenal/8336#tocto1n1

      #flippant

  • Jusqu’où ira la reconnaissance faciale ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/jusquou-ira-la-reconnaissance-faciale

    Le risque de détournement de la donnée biométrique est d’aboutir à un phénomène d’accoutumance à ces dispositifs de captation qui permettent de reconnaître automatiquement une personne. Et donc de créer in fine un sentiment de surveillance généralisée qui pourrait mettre en doute la capacité d’aller et venir anonymement. Les systèmes de reconnaissance biométrique ne sont pas infaillibles or ils donnent un sentiment de sécurité, qui n’est pas totalement justifié et une forme de « solutionnisme » technologique.

    #reconnaissance-faciale #données #contrôles

  • #OSCE Secretariat and #Frontex strengthen co-operation to combat cross-border crime

    The OSCE Secretariat and Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, agreed to strengthen their co-operation in combating cross-border crime, trafficking in human beings and addressing migratory challenges in a Working Arrangement document last week.
    The document, signed by OSCE Secretary General #Thomas_Greminger and Frontex Executive Director #Fabrice_Leggeri, covers different areas of mutual interest, including promoting and enhancing #good_practices in #border_management, ensuring fundamental rights protection of people at the borders, and continuing to develop capacities to address emerging forms of cross-border crime.

    https://frontex.europa.eu/media-centre/news-release/osce-secretariat-and-frontex-strengthen-co-operation-to-combat-cross-
    #coopération #migrations #frontières #droits_humains #droits_fondamentaux

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    Pour rappel... la page « migrations » de l’OCSE...

    Migrations

    Les grands flux migratoires, s’ils ne sont pas gérés de manière globale et coordonnée et dans le respect des droits de l’homme, sont susceptibles de constituer une menace pour la coopération, la stabilité et la sécurité. Comme le montrent les crises de réfugiés, les personnes en déplacement sont les premières et le plus directement touchées.

    L’OSCE est déterminée à aborder le phénomène migratoire dans toutes ses dimensions en capitalisant sur la valeur ajoutée qu’elle peut apporter aux solutions régionales et mondiales. Parmi les principaux atouts de l’Organisation figurent sa vaste couverture géographique, l’étendue et la diversité de sa composition, sa fonction normative et son engagement transdimensionnel, ses relations avec les partenaires méditerranéens et asiatiques pour la coopération, ainsi que sa présence étendue sur le terrain.

    L’OSCE fournit un appui au renforcement des capacités, donne des avis en matière de politique, sensibilise, mobilise et contribue au dialogue. Les principaux domaines d’action en matière de migrations sont les suivants :

    Régulation desmigrations : gestion des frontières, sécurité des documents de voyage et lutte contre les menaces transnationales, y compris la traite des êtres humains le long des itinéraires de migration ;
    Facilitation de la migration légale : gouvernance et recherche, collecte de données et harmonisation en matière de migration de main-d’œuvre ; et
    Octroi d’un soutien aux individus et aux communautés : liberté de circulation, tolérance et non-discrimination, intégration et orientation des réfugiés.

    L’OSCE est par ailleurs en mesure de soutenir les efforts internationaux relatifs aux questions de migration grâce à sa longue expérience dans le domaine de la dimension humaine et à son rôle reconnu en ce qui concerne le suivi des droits de l’homme. En outre, elle joue un rôle important dans la promotion de l’intégration, de la tolérance et de la non-discrimination ainsi que de l’éducation. Les activités menées dans ces domaines par les institutions de l’OSCE peuvent également s’appliquer aux problèmes de migration. Afin d’éviter les duplications et de renforcer les synergies sur les questions de migration, l’OSCE collabore avec d’autres organisations régionales et internationales au travers d’un dialogue et d’une coopération de haut niveau.

    https://www.osce.org/fr/migration

    Et aussi le passage sur les #contrôles_frontaliers dans le #manuel de l’OCSE : « Manuel pour l’établissement de politiques de migration de main-d’œuvre efficaces »

    VIII.4.2 Contrôles aux frontières et politique de #visas

    Lors de l’examen des mesures extérieures à prendre pour prévenir ou réduire la migration irrégulière, les dispositions les plus courantes mentionnées sont celles qui consistent à prévenir l’entrée des migrants irréguliers. Les contrôles aux frontières doivent être efficaces et justes, car la propension à tenter des méthodes irrégulières tend à augmenter parce que les migrants ne sont pas sûrs si ungarde-frontière corrompu demandera de verser un pot-de-vin ou leur rendra la vie difficile. L’efficacité aux frontières ne s’améliore que si la confiance repose sur la coopération entre les agents de la police des frontières de tous les pays concernés par le processus de migration, et en particulier entre pays voisins. Malheureusement, dans certaines régions, il n’est pas rare que les garde-frontières tentent de faire porter la responsabilité pour les travailleurs migrants irréguliers (en particulier ceux qui transitent par leur pays) aux agents de l’autre pays, plutôt que de coopérer pour trouver une solution au problème. L’UE a adopté des mesures globales pour s’assurer que desrègles communes sont appliquées aux frontières extérieures de l’Union européenne, qui ont fait l’objet d’une refonte dans un Règlement établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) (UE, 2006b). Elle a également mis en place une agence européenne (FRONTEX) pour renforcer la coopération entre les États membres de l’UE à ses frontières (UE, 2004e), qui a récemment coordonné un certain nombre d’activités communes en vue de lutter contre la migration clandestine dans la Méditerranée et l’Atlantique Est (EUobserver.com 2007).Une politique de visas viable et équitablement appliquée qui permette au migrant d’entrer dans le pays pour y prendre un emploi, avec un minimum d’obstacles bureaucratiques, est également essentielle pour s’assurer que moins de migrants entrent dans le pays sans autorisation. Malheureusement, les visas délivrés pour l’admission dans un pays pour d’autres motifs (tourisme ou études) sont mis à profit dans de nombreux pays ainsi que dans les États membres de l’UE appliquant le visa UE/Schengen pour de courtes visites (séjour de maximum trois mois), même si cet abus est souvent exacerbé par l’absence de possibilités juridiques suffisantes pour prendre un emploi.

    (p.187)

    https://www.osce.org/fr/secretariat/29632?download=true
    #politique_migratoire

    ping @isskein @reka

  • Trump leaning toward keeping a couple hundred troops in eastern Syria: report | TheHill
    https://thehill.com/policy/defense/466662-trump-leaning-toward-keeping-a-couple-hundred-troops-in-eastern-syri

    President Trump is reportedly considering a plan that would leave a small force of roughly 200 U.S. troops in eastern Syria.

    The New York Times reported Sunday that Trump is considering a plan floated by top generals that would leave a remainder force behind in Syria with a dual-purpose mission: to prevent the resurgence of ISIS following Turkey’s invasion in the region and to prevent Syrian government forces and their Russian allies from seizing control of oil production facilities in the region.

    #syrie #contrôle #pétrole

  • New Frontex Regulation : corrected version of the text

    The European Parliament is due to approve a corrected version of the new Frontex Regulation, which was originally agreed between the Council and Parliament in April but has been undergoing revision by legal and linguistic specialists.

    See: REGULATION (EU) 2019/... OF THE EUROPEAN PARLIAMENT AND OF THE COUNCIL of ... on the European Border and Coast Guard and repealing Regulations (EU) No 1052/2013 and (EU) 2016/1624 (http://www.statewatch.org/news/2019/oct/eu-frontex-regulation-ep-approved-corrected-version-2-10-19.pdf)

    And: the version initially agreed between the Parliament and Council in April (http://www.statewatch.org/news/2019/apr/eu-frontex-final-tAnnex%20to%20LIBE%20letter-EBCG-text.pdf)

    The Regulation was proposed in September 2018 and agreement was reached between the Parliament and Council in April 2019. The speed of the legislative process may explain why the text has to be corrected and approved in accordance with Rule 241 of the Parliament’s rules of procedure (https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/RULES-9-2019-07-02-RULE-241_EN.html).

    The headline change introduced by the new Regulation is a “standing corps” of 10,000 border guards. The official intention is to introduce the standing corps by 2027, but incoming Commission President Ursula von der Leyen has committed to doing so by 2024 - although an article in DW commented (https://www.dw.com/en/can-the-eus-ursula-von-der-leyen-fulfill-her-promises/a-49625188) that this “looks extremely unlikely, as the member states have repeatedly rejected the move.”

    The new Regulation will also give the agency expanded surveillance powers, an extended mandate in the field of deportations and new possibilities for cooperation with non-EU states. Under its current mandate, Frontex has already begun to operate outside the EU, with an operation launched in Albania in May.

    http://www.statewatch.org/news/2019/oct/eu-new-frontex-reg.htm
    #frontex #frontières #contrôles_frontaliers #gardes-frontières_européens #gardes-frontières #migrations #asile #réfugiés #Albanie #surveillance #renvois #expulsions

    –---

    Sur la coopération avec l’Albanie, voir :
    https://seenthis.net/messages/782260

  • Isère : la collégienne visée par une procédure disciplinaire pour un débardeur jugé provocant ne sera pas sanctionnée (France 3 Auvergne-Rhône-Alpes)
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/isere-collegienne-visee-procedure-disciplinaire-debarde

    Une collégienne iséroise de 14 ans faisait l’objet d’une procédure de discipline pour avoir porté des tenues jugées inappropriées par son établissement.

    Que le règlement intérieur intègre des éléments sur la tenue vestimentaire cela paraît raisonnable. Mais la lourdeur de la sanction envisagée intrigue. Et on découvre avec stupéfaction l’argumentaire de l’établissement tel que rapporté par la mère de la collégienne :

    "Les principaux arguments sont : « ça excite les garçons, ils sont en pleine crise d’adolescence, il faut cacher le corps car vous comprenez, il peut arriver des accidents »", déclarait Marion, ​​la mère de cette jeune fille de 14 ans […].

    Donc :
    #culture_du_viol : la tenue vestimentaire justifie les « accidents ».
    #regard_masculin : ce n’est pas tant l’adéquation de la tenue vestimentaire au règlement intérieur qui pose problème que le regard masculin sexualisant qui est porté sur la collégienne.
    NB : le regard masculin est attribué aux collégiens adolescents mais comme les propos sont tenus par l’institution et non par ses camarades, on peut penser qu’il s’agit d’abord d’un regard d’adulte, la réaction putative des collégiens servant de prétexte oratoire.

    Notons que dans le collège d’à-côté d’autres jeunes filles seront exclues pour une robe trop longue ou aux couleurs trop ternes.
    cf. https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2015/04/28/une-jupe-trop-longue-peut-elle-etre-consideree-comme-une-atteinte-a-la-laici

    #éducation #collège #sexisme #contrôle_des_corps #patriarcat

  • Dictators as 
Gatekeepers for Europe : 
Outsourcing EU border 
controls to Africa

    The USA is divided around the wall President Trump wants to build along the Mexican border. Europe has long answered this question at its own southern border: put up that wall but don’t make it look like one.

    Today the EU is trying to close as many deals as it can with African states, making it harder and harder for refugees to find protection and more dangerous for labour migrants to reach places where they can earn an income. But this is not the only effect: the more Europe tries to control migration from Africa, the harder it becomes for many Africans to move freely through their own continent, even within their own countries.

    Increasingly, the billions Europe pays for migration control are described as official development assistance (ODA), more widely known as development aid, supposedly for poverty relief and humanitarian assistance. The EU is spending billions buying African leaders as gatekeepers, including dictators and suspected war criminals. And the real beneficiaries are the military and technology corporations involved in the implementation.

    https://darajapress.com/publication/dictators-as-%e2%80%a8gatekeepers-for-europe-%e2%80%a8outsourcing-eu-bo
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #dictature #dictatures #Afrique #contrôles_frontaliers #fermeture_des_frontières #aide_au_développement #coopération_au_développement #développement #livre

    Ajouté à la métaliste autour de l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765340

    Et celle-ci sur le lien migrations et développement :
    https://seenthis.net/messages/733358#message768701

    ping @karine4 @isskein @pascaline

    • Op-ed: The Birth Defect of EU Migration Diplomacy

      Prevention of migration to Europe, especially from Africa, was a priority of the previous Commission and, as it looks, likely to remain as such for the new Commission.

      This makes it increasingly difficult for refugees to find protection. And it is becoming increasingly dangerous for migrant workers to reach places where they can seek income. But that is not the only consequence. The more Europe tries to control migration, the more difficult it becomes for many Africans to move freely within their own continent, even within their own country.

      The EU investment is substantial. From the beginning of the millennium until 2015, the figure was around two billion euros. By 2020, at least another 15 billion euros will have been added. The EU will pay for the costs incurred by controlling migration itself: supplying detained refugees, jeeps or ships for the border police, deportations, reception camps. But it gives even more, in a sense as a premium: an extra portion of development aid for the coalition of the willing in matters of border protection.

      Some African states, such as Tunisia, therefore make it a punishable offence to leave for Europe without papers. Some save themselves such a law and imprison migrants just like that – for example Libya. Some set up border posts where there haven’t been any so far – Sudan, for example. Some introduce biometric passports that many of their citizens cannot afford – such as the Democratic Republic of Congo, which charges 185 dollars for one of the new so-called e-passports produced by a Belgian-Arab consortium. Some take back deportees from Europe, even if they are not their own citizens – for example Morocco. Some states block migration routes with soldiers – Egypt, for example. Some allow Frontex and European Police-Officers to come and help with this – Niger, for example. And some close the borders: not only for transit migrants, but also for their own citizens if they want to enter Europe irregularly – Algeria, for example.

      More and more often, the money paid in return for controlling migration is booked as Official Development Assistance (ODA). It is a misappropriation of funds that are there to alleviate poverty and hardship. It also contradicts the sense of development aid because labour migration is a blessing for poor countries. It brings money into the coffers of small traders and farmers. This mixture of development aid and migration control will increase. “Combating the root causes” is the new paradigm of development policy.

      Günter Nooke, Chancellor Angela Merkel’s Africa Commissioner, had an idea on what Africa’s future could look like. In October 2018 he proposed that African states should give up parts of their territory against payment so that the EU could settle refugees there: “Perhaps one or the other African head of government is prepared to give up a piece of territorial sovereignty in exchange for a lease and allow free development there for 50 years. Migrants could be settled there in special economic zones, supported by the World Bank or the EU or individual states.” Such statements are hardly beneficial neither in the formal relationship between Europe and Africa nor in broader segments of the public on the African continent.

      But the cordon sanitaire that the EU is trying to weave against undesirable migration is full of holes. The blueprint agreement with Turkey is crumbling. The number of arrivals in the Aegean islands is currently higher than at any other time since the EU-Turkey deal came into force. Boats from Libya keep leaving, arrivals in Morocco increases.

      The massive political pressure that had been built up for the African states to recognise for example the EU „Laissez Passers“ – passport replacement papers that the deportation country can simply issue itself – or otherwise contribute to increasing the deportations of those obliged to leave has had only a limited effect. And last February, the African Union made it clear that it will not accept transit EU asylum camps on African soil.

      Neither the transit regions nor the regions of origin will let themselves be used in the long term as reception camps or assistant EU border guards. The consequence of this is that the EU cannot solve its migration problem outside its own territory on the long run. The old Commission had consistently refused to accept this insight. The new Commission would now have the opportunity not to repeat this mistake.

      https://www.ecre.org/op-ed-the-birth-defect-of-eu-migration-diplomacy

  • Une journée avec les hommes et les femmes de Frontex

    Chaque jour ils surveillent, contrôlent, lisent avec attention vos documents. Les employés de Frontex sont au taquet. L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a pour mission principale d’aider les Etats membres de l’Union européenne et de l’espace Schengen à sécuriser leurs frontières extérieures. Elle dispose d’une réserve de réaction rapide de 1500 agents et sera dotée, progressivement jusqu’à 2027, d’un corps permanent de 10.000 agents.

    Les hommes et les femmes qui la composent traquent la moindre anomalie, le moindre document frauduleux. Au moindre doute, tout votre véhicule est fouillé.

    Frontex dirige des opérations maritimes, aériennes et terrestres (en Méditerranée et dans les pays de l’Est notamment). Elles sont menées par des garde-frontières mis à la disposition de l’agence par les Etats membres. Ils sont reconnaissables à leur brassard ou leur dossard bleu clair et sont toujours accompagnés par des agents de l’Etat membre dans lequel a lieu l’opération.

    A l’été 2018 par exemple, dans le cadre de l’opération opération Minerva, Frontex a aidé les autorités espagnoles à contrôler les passagers arrivant du Maroc par ferry. L’agence avait également déployé des experts en documents contrefaits et des agents formés pour repérer les véhicules volés.

    https://ds1.static.rtbf.be/article/image/770xAuto/5/b/b/b8d4c4953a1d60bd9cf28d042fa96f59-1568391909.pngCertains week-ends jusqu’à 100.000 voyageurs et 20.000 véhicules différents sont contrôlés au poste frontière de Medika. D’un côté c’est l’Europe. De l’autre, l’Ukraine. Un point de passage idéal pour a trafiquants en tout genre, drogue, contrebande, contrefaçon. Pour les affronter, une coopération internationale est tout simplement indispensable.

    En matière de lutte contre l’immigration illégale, Frontex coordonne aussi des opérations de renvoi de migrants irréguliers vers leurs pays d’origine (chaque Etat membre restant libre de déterminer quelle personne doit être renvoyée). Elle peut aider les États membres à financer les opérations de retour et à coopérer avec les pays tiers chargés des procédures de réadmission.

    L’Agence européenne assure également une veille permanente de la situation aux frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen : elle analyse les tendances et collecte des données sur les personnes liées aux filières d’immigration clandestine ou aux activités criminelles transfrontalières (trafics, terrorisme, pêches illégales…). Elle transmet ces informations aux Etats membres et à l’office européen de police Europol.

    Une vocation familiale

    Piotr Wiciejowski a toujours voulu être soldat, il faut dire que c’est une tradition dans la famille. Sauf qu’il a choisi la protection des frontières comme terrain de chasse. Aujourd’hui il coordonne l’agence européenne Frontex à Medyka.

    Dans le même bureau travaillent un Polonais, un Autrichien, un Portugais, un Letton et un Moldave. Tous ont des expériences différentes mais un même objectif : agir rapidement et compter les uns sur les autres.

    « On contrôle les polices d’assurance, les documents de voiture, les passeports, les papiers de voyage, les visas et même les cartes de pêche. » Explique Piotr Wiciejowski.

    La détection des faux documents est une priorité dans la profession et un succès face aux criminels.

    « Notre groupe s’entraîne constamment. Nous avons des spécialistes de la contrefaçon de documents, de la détection des documents de voitures volées, nous partageons les expériences de nos collègues des services de police et des services des frontières d’autres pays de l’Union européenne. » ajoute le garde-frontière.

    En 2018, 1500 faux documents d’identité ont été saisis à la frontière orientale de l’Union européenne. La contrebande est un aussi un défi aux postes frontières. Drogues, alcool sans accise, cigarettes permettent aux organisations criminelles de gagner beaucoup d’argent.

    Un agent témoigne anonymement. « Il s’agit d’un secteur très lucratif pour les groupes criminels, c’est de l’argent facile à gagner, il n’est pas étonnant que des personnes peu scrupuleuses tentent leur chance. Mais nous sommes là pour l’éviter. »

    Les passeurs rivalisent d’imagination pour cacher leur marchandise. Mais les hommes de Frontex ne sont pas dupes et les chiens détecteurs de drogue par exemple, sont très utiles pour dénicher les cargaisons frauduleuses.

    « L’innovation et la créativité de ces groupes criminels n’ont pas de limite » explique le garde.

    Piotr Wiciejowski sait que toutes les voitures doivent être soigneusement contrôlées à la frontière de Medyka. C’est le dernier point de passage pour qu’un véhicule volé ne disparaît complètement des radars. La lutte contre les voleurs de voitures est possible grâce à la coopération internationale. En 2018, près de 1000 voitures volées ont été interceptées aux frontières de l’Union européenne. « Nous venons de saisir une voiture Jaguar en version limitée, d’une valeur marchande supérieure à 400.000 PLN. (Soit 92.313 euros) Lors des contrôles frontaliers en Pologne, il s’est avéré que les numéros d’identification et les papiers de la voiture étaient contrefaits », explique une responsable du bureau polonais.

    Lorsqu’un agent doit vérifier un document ou obtenir des informations rapidement, les employés de Frontex peuvent immédiatement contacter leurs collègues européens. Le temps et la rapidité de réaction sont au détriment des criminels." Si quelqu’un franchit la frontière de notre côté, il peut ensuite arriver facilement à Lisbonne, au Portugal. Nous sommes donc tenus de travailler d’une façon précise et la plus professionnelle possible. Nous sentons la pression sur nous, mais nous la gérons très bien. "

    Lorsqu’ils rentrent dans leur pays, les employés de Frontex ont acquis de nouvelles expériences tout en contribuant à protéger la frontière orientale de l’Union européenne. Une coopération qui joue aussi sur la dissuasion. Les hommes de Frontex veulent aussi donner l’impression aux trafiquants qu’ils ne peuvent leur échapper.

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_ces-heros-du-quotidien-les-hommes-et-les-femmes-de-frontex?id=10313604
    #Frontex #frontières #contrôles_frontaliers #témoignage #gardes-frontière #travail #asile #migrations #réfugiés

    • Frontex, rempart de l’Europe forteresse !

      À la lecture de l’article paru sur le site de la RTBF du 21 septembre dernier[1], initialement titré “Ces héros du quotidien : les hommes et les femmes de Frontex” et rebaptisé quelques heures plus tard “Une journée avec les hommes et les femmes de Frontex”, nous aurions pu croire qu’il s’agissait d’une campagne de recrutement pour cet organisme européen. “Travailler pour Frontex, c’est agir pour la collectivité” ; “travailler pour Frontex, c’est se réaliser” ; “travailler pour Frontex, c’est faire partie de la grande Europe” semble affirmer ce papier. Mais sous des faux-semblants d’objectivité, cet article nous apparaît clairement partial étant donné l’omission de nombreuses informations.

      Melting-pot nauséabond

      Non, Frontex n’a pas un rôle émancipateur mais est un outil de répression et de blocage des arrivant.e.s et migrant.e.s avant qu’ils.elles ne touchent le sol de l’Union européenne ou de l’Espace Schengen.

      Or, les raisons d’être de Frontex – en réalité, celles que l’autrice a choisi de présenter – s’égrènent tout au long de l’article sous un jour positif. Nous y apprenons que les employé.e.s se dévouent pour nous protéger de la drogue, de la criminalité, des trafics en tout genre… mais aussi de l’immigration “illégale”. Il s’agirait donc de nuisances multiples agrégeables en un tout homogène. Autrement dit, les Européen.ne.s, honnêtes citoyen.ne.s, seraient menacé.e.s et l’objet du malheur viendrait, forcément, de l’extérieur. Cette idée prend appui sur une sémantique très orientée : “sécurité”, “protection”, “affrontement”, “terrain de chasse” (l’Europe serait-elle un terrain de chasse ?!)...

      Paresse intellectuelle et alimentation des peurs constituent donc le ton de cet article. À l’heure où l’extrême droite, véritable menace, gangrène toute l’Europe, nous ne pouvons nous y résoudre. Dès lors, nous formulons une série d’interrogations.

      Quels sont les effets possibles de ce type d’article ? A titre d’illustration, de la perception de menaces à l’armement des agents[2], il n’y a qu’un pas… que la Commission européenne a déjà franchi… et que l’article de la RTBF ne mentionne pas.

      Faut-il, une fois de plus, assimiler l’immigration à une menace ? Faut-il associer l’immigration au trafic de drogue ? À la criminalité ? Faut-il rappeler que les migrant.e.s sont en danger et que les politiques migratoires européennes tuent ? L’Europe, érigée en terre isolée, a déjà laissé périr 30 000 personnes depuis l’année 2000, rien qu’en Méditerranée (selon The Migrants files). Pourtant elles tentaient seulement de fuir des guerres, des traitements iniques et des conditions de vie indignes. Leurs espoirs se heurtent aux murs d’une Europe érigée en forteresse. Cela, l’article ne le mentionne pas non plus. Ne nous y trompons pas : ce ne sont pas “seulement” des personnes qui nous sont étrangères qui décèdent. Nous affirmons que chaque corps qui se noie, chaque vie arrachée s’accompagne de l’amenuisement de notre conscience et de nos valeurs. Voilà bien une menace réelle.

      Angles-morts de l’article

      Le fait que Frontex soit très fort critiqué par des associations ne figure pas non plus dans l’article. Les actions de ces “héros” (comme le titrait au départ la journaliste rédactrice) sont dénoncées par de nombreuses associations (Agir pour la Paix, CNCD, Migreurop, à titre d’illustrations). Beaucoup de critiques venant du monde journalistique ont été faites concernant le manque de transparence de l’agence de contrôle des frontières. Le Guardian, notamment, avait déclaré que Frontex se rendait coupable de violations des droits fondamentaux. Par ailleurs, le journaliste allemand Arne Semsrott et l’espagnole Luisa Izuzquiza, une militante du droit à l’information avaient déposé plainte contre Frontex pour manque de transparence. Nous aurions aimé a minima une solidarité journalistique de la part de la RTBF[3]

      L’article omet également de mentionner ce que Frontex nous coûte. Cette agence, garante de l’Europe forteresse, a investi, depuis l’an 2000… 15 milliards d’euros pour barricader ses frontières qui n’ont pour effet que de garder les personnes migrantes prisonnières à l’intérieur de nos murs physiques et numériques (fichages et contrôles) en complément d’une politique de l’externalisation (Turquie, Maghreb, Libye, collaborant ainsi avec des régimes autoritaires sinon des dictatures) qui représentent un marché lucratif, impossible à mener sans des politiques sécuritaires (et corollaires, racistes).

      Frontex et ses dérives

      Ce sont bien les mesures de nos gouvernements démocratiques qui ont préféré investir des milliards d’euros dans des moyens issus de la haute technologie sécuritaire prônée par Frontex, distillant le principe de la libre circulation des capitaux, au détriment de la sécurité des personnes qui sont forcées de fuir la misère, les changements climatiques ou les dictatures.

      Ainsi, durant la récente période des “vacances”, des centaines de personnes sont mortes en mer, contraintes de fuir dans des embarcations de fortune, faute d’obtenir des moyens légaux de quitter des terres hostiles. Les avions et bateaux de Frontex ont empêché les missions de sauvetage des ONG en criminalisant leurs actions, en les poursuivant pour délit de solidarité ou en les accusant de trafic d’êtres humains. Notons que cette épée de Damoclès poursuit également les hébergeur.se.s aujourd’hui.

      Questionner la déontologie journalistique

      Cet article s’avère donc problématique, et ce, à bien des égards. En plus des questions soulevées précédemment, nous questionnons l’aspect déontologique. La mission du journalisme est d’informer et non de faire du publi-reportage. Faut-il le rappeler ?

      Certes, protéger un territoire des trafics en tout genre, comme la criminalité, est indispensable. Néanmoins, Frontex, comme nous l’avons démontré, c’est avant tout le rempart de l’Europe forteresse.

      Ce reportage unilatéral, partiel et partial est-il digne de l’ambition de la RTBF qui est d’offrir à ses auditeur.trice.s une information de qualité et de référence ? On attend mieux du service public.

      Aucun des médias principaux de la presse écrite de Belgique francophone n’a accepté positivement notre carte blanche selon nos conditions, à savoir qu’elle soit l’objet d’un article à part entière.

      Conclusion

      Le contrôle des murs aux frontières de l’Europe est le problème et non la solution. La hiérarchisation entre les personnes, la catégorisation entre celles et ceux qui ont le droit d’avoir des droits ou non sur le sol européen doit cesser. Les personnes qui risquent leur vie aux frontières doivent être sauvées et accueillies dignement. La solidarité est la seule solution pour faire face aux défis climatiques, démocratiques et économiques à venir.

      https://blogs.mediapart.fr/collectif-citoyen-belge/blog/270919/frontex-rempart-de-l-europe-forteresse
      #journalisme #presse #fact-checking
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    • Le #Maroc et Frontex renforcent leur coopération

      La capitale polonaise a abrité, jeudi, une séance de travail entre le Maroc et l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) axée sur les moyens de renforcer la coopération et la coordination entre les deux parties afin de relever les défis de la migration clandestine et de la criminalité transfrontalière.
      Lors de cette réunion dirigée par le wali, directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, Khalid Zerouali, et le directeur exécutif de l’Agence Frontex, Fabrice Leggeri, les débats ont porté sur le rôle central du Maroc dans la lutte contre la migration clandestine et la criminalité transfrontalière, l’évaluation des mécanismes de coordination et les différents aspects de la coopération.
      Dans une déclaration à la MAP, Khalid Zerouali a indiqué que la séance de travail, à laquelle ont participé une importante délégation marocaine et l’ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun, a été l’occasion de jeter la lumière sur le rôle important et les grands efforts déployés par le Royaume en matière de lutte contre l’immigration clandestine et les autres phénomènes transfrontaliers, et sur la contribution importante du Maroc à la stabilité et à la sécurité régionale et internationale.
      Il a également souligné que les responsables de l’Agence Frontex ont salué les approches pratiques, efficaces et pluridimensionnelles adoptées par le Maroc pour faire face aux flux migratoires sur Hautes orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et le souci du Royaume à consacrer ces efforts non seulement pour lutter contre ce phénomène mais également pour le traiter dans ses dimensions humaines et suivant des méthodes proactives dont l’efficacité a été prouvée.
      Le Maroc a exprimé sa disposition permanente à contribuer à la lutte contre ces phénomènes négatifs, a affirmé Khalid Zerouali, appelant à concevoir de nouvelles solutions pour accompagner le développement de ces phénomènes qui se compliquent de plus en plus à cause des conditions sociales et sécuritaires prévalant dans certaines régions du continent africain.
      Il a, en outre, rappelé que le Maroc ne s’est pas limité à traiter la question de l’immigration illégale en se basant seulement sur une approche purement sécuritaire mais il a également contribué dans sa position de leader à mettre en place une institution chargée d’évaluer, d’analyser et d’étudier les causes de ce genre de migration suivant des approches pratiques afin de trouver les solutions appropriées, et ce rôle a été confié à l’Observatoire africain de la migration basé à Rabat, soulignant l’importance de la Conférence intergouvernementale sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, tenue à Marrakech et qui a constitué un espace pour innover des solutions concrètes pour l’établissement de partenariats à tous les niveaux.
      Pour leur part, les responsables de l’agence européenne, dont le siège est à Varsovie, ont relevé que la coordination et la coopération institutionnelle entre Frontex et le Maroc constituent un modèle et une référence dans la coopération entre les pays du Nord et du Sud pour lutter contre la migration irrégulière et mettre à profit les expériences accumulées par le Maroc pour traiter les questions sécuritaires et faire face aux défis posés par les flux migratoires, la criminalité transfrontalière et le terrorisme.
      Ils ont également souligné que la feuille de route claire et les approches du Maroc ont prouvé leur efficacité et leur efficience pour transcender les entraves en rapport avec la migration clandestine.
      La délégation marocaine a participé à Varsovie à la 24ème Conférence internationale sur la sécurité des frontières, organisée cette semaine par Frontex en présence des représentants de plus de 100 pays et 300 experts internationaux, dont les représentants de plusieurs organisations et institutions internationales œuvrant dans le domaine de la sécurité des frontières.
      La conférence a examiné plusieurs questions portant notamment sur les mécanismes permettant de prévenir, de faire respecter et de lutter contre les problèmes mondiaux liés à la sécurité des frontières, tels le trafic des êtres humains et la falsification des documents et des pièces d’identité.

      Fabrice Leggeri : Le Royaume, un partenaire clé dans la lutte contre la migration clandestine

      Le Maroc est « un partenaire clé, modèle et fiable » dans la coopération avec l’Union européenne et les différents pays du monde dans la lutte contre la migration clandestine et d’autres phénomènes connexes, a affirmé jeudi à Varsovie en Pologne le directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), Fabrice Leggeri.
      Le partenariat avec le Maroc a toujours permis de trouver de nombreuses solutions pour lutter contre le phénomène de la migration illégale et ce grâce aux « bonnes expériences » accumulées par le Maroc en matière de lutte contre les phénomènes négatifs, notamment la migration clandestine, la criminalité organisée transfrontalière et le terrorisme, a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP en marge d’une séance de travail tenue à Varsovie entre le Maroc et l’Agence Frontex axée sur les questions de migration et de coopération bilatérale.
      Fabrice Leggeri a, par ailleurs, indiqué que cette réunion a été « fructueuse et riche » au niveau des débats constructifs et francs entre les deux parties, et aussi au niveau des propositions avancées par le Maroc en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale, ajoutant que la séance de travail a aussi permis d’aborder d’autres questions d’intérêt commun notamment la technologie d’analyse des risques et d’innovation, la coopération entre les garde-côtes et les institutions de sécurité compétentes.
      Le responsable européen a, en outre, souligné que le dialogue et la coopération avec le Maroc ont été toujours une priorité pour l’Union européenne et l’Agence Frontex.

      https://www.libe.ma/Le-Maroc-et-Frontex-renforcent-leur-cooperation_a113092.html

  • « Le gouvernement a libéralisé le contrôle des #risques_industriels »

    C’est une enquête qui devrait faire réfléchir le gouvernement. Après l’incendie de l’usine #Lubrizol, Laurent Radisson, journaliste à Actu Environnement, a révélé (https://www.actu-environnement.com/ae/news/lubrizol-rouen-stockage-produits-dangereux-autorisation-prefet-e) que la #préfecture de #Seine-Maritime avait autorisé en début d’année une augmentation de capacité des #produits_dangereux dans l’usine rouennaise du fabricant d’additifs pour lubrifiants. Les #seuils de produits dangereux pour l’environnement aquatique de la directive #Seveso auraient même été largement dépassés. En cause : un #assouplissement des #réglementations et une diminution des #contrôles mis en œuvre depuis une dizaine d’années.

    https://www.alternatives-economiques.fr/gouvernement-a-liberalise-controle-risques-industriels/00090586
    #Rouen
    #paywall

  • Armes pour l’Arabie saoudite : l’intenable position de la France | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/en-bref/armes-pour-larabie-saoudite-lintenable-position-de-la-france

    « Après, il faut bien comprendre ce que représente l’Arabie saoudite sur le marché de l’armement. Elle pèse près de 70 milliards de dollars. Si les pays arrêtaient de commercer avec elle, c’est tout le marché qui s’écroulerait. Et avec les Émirats arabes unis, les deux pays font tourner l’industrie militaire française depuis vingt-cinq ans ! »
    En 2017, le Proche et le Moyen-Orient ont représenté quelque 60 % des commandes de matériel militaire français sur un total de 6,9 milliards d’euros, dont 701 millions pour les Émirats et 626 millions pour l’Arabie saoudite. La France a par ailleurs livré pour 1,38 milliard d’euros d’armement à Riyad en 2017, faisant de l’Arabie saoudite le deuxième plus gros client de la France dans ce secteur l’an dernier après l’Égypte.

    Akram Kharief, spécialiste des questions d’armement et animateur du blog Menadefense.net

    #Yémen #Arabie_Saoudite #vente_armes #armes_françaises #enjeux_économiques #contrôle_démocratique

  • #Soudan : les #milices #Janjawid garde-frontières ou #passeurs ?

    Dans un communiqué, les #Forces_de_soutien_rapide (#RSF), groupe paramilitaire servant de “garde-frontières” au Soudan, ont annoncé avoir arrêté 138 migrants africains, jeudi 19 septembre. Pour le spécialiste Jérôme Tubiana, cette annonce fait partie d’une stratégie : le Soudan cherche à attirer l’attention de l’Union européenne qui a arrêté de lui verser des fonds.

    Les Forces de soutien rapide (RSF), une organisation paramilitaire soudanaise, ont annoncé avoir arrêté, jeudi 19 septembre, 138 Africains qui souhaitaient pénétrer “illégalement” en Libye. Parmi eux, se trouvaient des dizaines de Soudanais mais aussi des Tchadiens et des Éthiopiens.

    "Le 19 septembre, une patrouille des RSF a arrêté 138 personnes de différentes nationalités qui essayaient de traverser illégalement la frontière avec la Libye", précise le communiqué.

    Une partie de ces migrants ont été incarcérés dans la zone désertique de #Gouz_Abudloaa, situé environ à 100 km au nord de Khartoum, comme ont pu le constater des journalistes escortés sur place par des RSF, mercredi 25 septembre. Dans le communiqué, les RSF assurent également avoir saisi six véhicules appartenant à des passeurs libyens chargés du transit des migrants.

    Le même jour, le Soudan a décidé de fermer ses #frontières avec la Libye et la Centrafrique pour des raisons de sécurité. Dans les faits, le pays souhaite mettre fin aux départs de rebelles soudanais vers la Libye, qui sont parfois rejoints par des migrants.

    Créées en 2013 par l’ex-président soudanais, Omar el-Béchir, les RSF assurent le maintien de l’ordre dans le pays. Trois ans après leur création, elles ont été dotées d’une mission supplémentaire : empêcher les migrants et les rebelles de franchir les frontières nationales. C’est ce que montrent notamment des chercheurs dans un rapport publié par un think tank néerlandais, Clingendael, publié en septembre 2018.

    Les Forces de soutien rapide, véritables gardes-frontières du Soudan

    Si le document pointe une politique soudanaise de surveillance des frontières "en grande partie assignée aux ‘forces de soutien rapide’ (RSF)", derrière cette appellation officielle, se cache une réalité plus sombre. Connue localement sous le nom de Janjawid, cette milice fait notamment l’objet d’une enquête du Conseil militaire de transition, qui dirige le Soudan depuis la destitution, le 11 avril, du président Omar el-Béchir.

    D’après les conclusions de l’enquête, rendues publiques samedi 27 juillet, les RSF auraient frappé et tiré sur des manifestants lors d’un sit-in, le 3 juin, à Khartoum, alors qu’ils étaient venus protester contre la politique d’Omar el-Béchir. Si d’après un groupe de médecins, 127 manifestants ont été tués, le commission d’enquête compte, de son côté, 87 morts. Cette répression violente avait provoqué, dans la foulée, un levé de boucliers à l’échelle internationale.

    Un groupe armé qui a bénéficié de fonds européens

    Certains RSF sont aussi accusés d’avoir commis des exactions dans la région du Darfour, à l’ouest du Soudan. Le rapport précise pourtant que, grâce aux fonds versés par l’Union européenne, ils “sont mieux équipés, mieux financés et déployés non seulement au Darfour, mais partout au Soudan". D’après ce document, "160 millions d’euros ont été alloués au Soudan" entre 2016 et 2017. Et, une partie de cet argent a été versé par Khartoum aux RSF. Leur chef, Hemeti, est d’ailleurs officiellement le numéro 2 du Conseil militaire de transition.

    Fin juillet, l’Union européenne a toutefois annoncé le gel de ses financements au Soudan. "L’Union européenne a pris peur. Elle a considéré que cette coopération avec le Soudan était mauvaise pour son image car, depuis plusieurs années, elle finançait un régime très violent envers les migrants et les civils", explique Jérôme Tubiana, chercheur spécialiste du Soudan et co-auteur du rapport néerlandais.

    Non seulement les passeurs demandent de l’argent aux migrants mais ce ne sont pas les seuls à leur en réclamer. "La milice Janjawid taxe les migrants, elle joue à un double-jeu", dénonce sur RFI, Clotilde Warin, journaliste chercheuse et co-auteure du rapport. "Les miliciens […] qui connaissent très bien la zone frontalière entre le Soudan, le Tchad et le Niger […] deviennent eux-mêmes des passeurs, ils utilisent les voitures de l’armée soudanaise, le fuel de l’armée soudanaise. C’est un trafic très organisé."

    "Les RSF profitent de leur contrôle de la route migratoire pour vendre les migrants à des trafiquants libyens", ajoute, de son côté, Jérôme Tubiana, qui estime que ces miliciens s’enrichissent plus sur le dos des migrants qu’ils ne les arrêtent.

    Annoncer l’arrestation d’un convoi est donc un moyen, pour les RSF, de faire du chantage à l’Europe. "Ils essayent de lui dire que si elle veut moins de migrants sur son territoire, elle doit apporter son soutien aux RSF car, ils sont les seuls à connaître cette région dangereuse", précise Jérôme Tubiana, ajoutant qu’Hemeti, fragilisé, est en recherche de soutiens politiques.

    Un membre des RSF, interrogé dans le cadre de l’enquête néerlandaise, reconnaît lui-même le rôle actif de la milice dans le trafic des migrants. "De temps en temps, nous interceptons des migrants et nous les transférons à Khartoum, afin de montrer aux autorités que nous faisons le travail. Nous ne sommes pas censés prendre l’argent des migrants, [nous ne sommes pas censés] les laisser s’échapper ou les emmener en Libye… Mais la réalité est assez différente…", lit-on dans le rapport.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/19795/soudan-les-milices-janjawid-garde-frontieres-ou-passeurs?ref=tw_i
    #gardes-frontière #para-militaires #paramilitaires #fermeture_des_frontières #maintien_de_l'ordre #contrôles_frontaliers #surveillance_des_frontières #fonds_européen #Hemeti #armée #trafic_d'êtres_humains #armée_soudanaise #externalisation #externalisation_des_frontières

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    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message804171

    • Une nouvelle de juillet 2019...

      EU suspends migration control projects in Sudan amid repression fears

      The EU has suspended projects targeting illegal migration in Sudan. The move comes amid fears they might have aided security forces responsible for violently repressing peaceful protests in the country, DW has learned.

      An EU spokesperson has confirmed to DW that a German-led project that organizes the provision of training and equipment to Sudanese border guards and police was “halted” in mid-March, while an EU-funded intelligence center in the capital, Khartoum, has been “on hold” since June. The EU made no public announcements at the time.

      The initiatives were paid for from a €4.5 billion ($5 billion) EU fund for measures in Africa to control migration and address its root causes, to which Germany has contributed over €160 million. Sudan is commonly part of migration routes for people aiming to reach Europe from across Africa.

      Critics had raised concerns that working with the Sudanese government on border management could embolden repressive state forces, not least the notorious Rapid Support Forces (RSF) militia, which is accused by Amnesty International of war crimes in Sudan’s Darfur region. An EU summary of the project noted that there was a risk that resources could be “diverted for repressive aims.”

      Support for police

      A wave of protest swept the country in December, with demonstrators calling for the ouster of autocratic President Omar al-Bashir. Once Bashir was deposed in April, a transitional military council, which includes the commander of the RSF as deputy leader, sought to restore order. Among various incidents of repression, the militia was blamed for a massacre on June 3 in which 128 protesters were reportedly killed.

      While the EU maintains it has provided neither funding nor equipment to the RSF, there is no dispute that Sudanese police, who also stand accused of brutally repressing the protests, received training under the programs.

      Dr. Lutz Oette, a human rights expert at the School of Oriental and African Studies (SOAS), told DW: “The suspension is the logical outcome of the change in circumstances but it exposes the flawed assumptions of the process as far as working with Sudan is concerned.”

      Oette said continuing to work with the Sudanese government would have been incompatible with the European Union’s positions on human rights, and counterproductive to the goal of tackling the root causes of migration.

      Coordination center

      The intelligence center, known as the Regional Operational Center in Khartoum (ROCK), was to allow the security forces of nine countries in the Horn of Africa to share intelligence about human trafficking and people smuggling networks.

      A spokesperson for the European Commission told DW the coordination center had been suspended since June “until the political/security situation is cleared,” with some of its staff temporarily relocated to Nairobi, Kenya. Training and some other activities under the Better Migration Management (BMM) program were suspended in mid-March “because they require the involvement of government counterparts to be carried out.” The EU declined to say whether the risk of support being provided to repressive forces had contributed to the decision.

      The spokesperson said other EU activities that provide help to vulnerable people in the country were continuing.

      An official EU document dated December 2015 noted the risk that the provision of equipment and training to security services and border guards could be “diverted for repressive aims” or subject to “criticism by NGOs and civil society for engaging with repressive governments on migration (particularly in Eritrea and Sudan).”

      ’Regular monitoring’

      The BMM program is being carried out by a coalition of EU states — France, Germany, Italy, the Netherlands, the United Kingdom — and aid agencies led by the German development agency GIZ. It includes projects in 11 African countries under the auspices of the “Khartoum process,” an international cooperation initiative targeting illegal migration.

      The ROCK intelligence center, which an EU document shows was planned to be situated within a Sudanese police training facility, was being run by the French state-owned security company Civipol.

      The EU spokesperson said, “Sudan does not benefit from any direct EU financial support. No EU funding is decentralized or channeled through the Sudanese government.”

      “All EU-funded activities in Sudan are implemented by EU member states development agencies, the UN, international organizations and NGOs, who are closely scrutinized through strict and regular monitoring during projects’ implementation,” the spokesperson added.

      A spokesperson for GIZ said: “The participant lists of BMM’s training courses are closely coordinated with the [Sudanese government] National Committee for Combating Human Trafficking (NCCHT) to prevent RSF militiamen taking part in training activities.”

      The GIZ spokesperson gave a different explanation for the suspension to that of the EU, saying the program had been stopped “in order not to jeopardize the safety of [GIZ] employees in the country.” The spokesperson added: “Activities in the field of policy harmonization and capacity building have slowly restarted.”

      https://www.dw.com/en/eu-suspends-migration-control-projects-in-sudan-amid-repression-fears/a-49701408

      #police #Regional_Operational_Center_in_Khartoum (#ROCK) #Better_Migration_Management (#BMM) #processus_de_Khartoum

      Et ce subtil lien entre migrations et #développement :

      Sudan does not benefit from any direct EU financial support. No EU funding is decentralized or channeled through the Sudanese government.

      “All EU-funded activities in Sudan are implemented by EU member states development agencies, the UN, international organizations and NGOs, who are closely scrutinized through strict and regular monitoring during projects’ implementation,” the spokesperson added.

      #GIZ

      Ajouté à la métaliste #migrations et développement :
      https://seenthis.net/messages/733358

  • A #Split, l’Europe tente de former les #gardes-côtes_libyens

    La mission militaire européenne #Sophia a accepté, pour la première fois et dans des conditions strictes, d’ouvrir à un journaliste l’une des formations qu’elle dispense depuis 2016.

    « Vous ne pourrez pas rester au-delà d’une matinée » ; « Tout sujet politique doit être évité » ; « Vous ne pourrez pas interviewer les élèves »… Après plusieurs demandes, la mission militaire européenne Sophia a accepté, pour la première fois et dans des conditions strictes, d’ouvrir à un journaliste l’une des formations qu’elle dispense depuis 2016 à des gardes-côtes et d’autres membres de la #marine_libyenne.

    En ce mois de septembre, sur la base navale de Split (#Croatie), onze militaires libyens participent à un cours avancé de #plongée_sous-marine, dispensé par d’anciens membres des forces spéciales croates. Dans une salle de classe, on les retrouve en tenue, chemises bleues, pantalons marine, mocassins noirs et casquettes neuves sur lesquelles a été brodé au fil jaune, en anglais, « #Libyan_Navy ». Ils s’appellent Saïd, Aymen, Tabal… La plupart sont sous-officiers et ont entre 20 et 35 ans. Au tableau, un instructeur, traduit en arabe par un interprète, déroule le programme de la journée.

    Volet controversé de l’aide apportée par l’Union européenne (UE) à la Libye pour lutter contre l’immigration clandestine, le soutien aux gardes-côtes a accompagné le désengagement des secours venus des Etats membres en Méditerranée centrale et le transfert à la Libye de la coordination des sauvetages au large de ses côtes, autrefois assumée par l’Italie. L’opération Sophia avait été lancée en 2015 après une série de naufrages afin de « démanteler les modèles économiques des passeurs ». A la demande de Rome, elle a, par la suite, été privée de ses navires pour se concentrer sur la surveillance aérienne.


    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/09/24/a-split-l-europe-tente-de-former-les-gardes-cotes-libyens_6012777_3210.html
    #formation #Frontex #asile #migrations #réfugiés #contrôles_frontaliers #opération_Sophia #operation_Sophia

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  • Le fichage. Note d’analyse ANAFE
    Un outil sans limites au service du contrôle des frontières ?

    La traversée des frontières par des personnes étrangères est un « outil » politique et médiatique, utilisé pour faire accepter à la population toutes les mesures toujours plus attentatoires aux libertés individuelles, au nom par exemple de la lutte contre le terrorisme. Le prétexte sécuritaire est érigé en étendard et il est systématiquement brandi dans les discours politiques, assimilant ainsi migration et criminalité, non seulement pour des effets d’annonce mais de plus en plus dans les législations.
    Les personnes étrangères font depuis longtemps l’objet de mesures de contrôle et de surveillance. Pourtant, un changement de perspective s’est opéré pour s’adapter aux grands changements des politiques européennes vers une criminalisation croissante de ces personnes, en lien avec le développement constant des nouvelles technologies. L’utilisation exponentielle des fichiers est destinée à identifier, catégoriser, contrôler, éloigner et exclure. Et si le fichage est utilisé pour bloquer les personnes sur leurs parcours migratoires, il est aussi de plus en plus utilisé pour entraver les déplacements à l’intérieur de l’Union et l’action de militants européens qui entendent apporter leur soutien aux personnes exilées.
    Quelles sont les limites à ce développement ? Les possibilités techniques et numériques semblent illimitées et favorisent alors un véritable « business » du fichage.

    Concrètement, il existe pléthore de fichiers. Leur complexité tient au fait qu’ils sont nombreux, mais également à leur superposition. De ce maillage opaque naît une certaine insécurité juridique pour les personnes visées.
    Parallèlement à la multiplication des fichiers de tout type et de toute nature, ce sont désormais des questions liées à leur interconnexion[1], à leurs failles qui sont soulevées et aux abus dans leur utilisation, notamment aux risques d’atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés publiques.

    Le 5 février 2019, un accord provisoire a été signé entre la présidence du Conseil européen et le Parlement européen sur l’interopérabilité[2] des systèmes d’information au niveau du continent pour renforcer les contrôles aux frontières de l’Union.

    http://www.anafe.org/IMG/pdf/note_-_le_fichage_un_outil_sans_limites_au_service_du_controle_des_frontieres

    #frontières #contrôle #surveillance #migration #réfugiés #fichage #interconnexion #interopérabilité

  • A Genève, le devoir d’exemplarité des profs va trop loin selon les syndicats Julien Chiffelle - 24 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10734363-a-geneve-le-devoir-d-exemplarite-des-profs-va-trop-loin-selon-les-syndi

    Avec sa nouvelle directive, le Département genevois de l’instruction publique entend imposer un devoir d’exemplarité continu de la part des enseignants. Les syndicats dénoncent un texte flou et liberticide.
    Cinq syndicats d’enseignants genevois se sont donné rendez-vous mardi matin. Tous avaient en ligne de mire une directive particulière du Département de l’instruction publique (DIP) : les enseignants ont un devoir d’exemplarité, ils doivent adopter en tout temps un comportement auquel les élèves puissent s’identifier, y compris dans la sphère privée. Pour les syndicats, c’est trop.

    Présidente de la Société pédagogique genevoise, Francesca Marchesini explique manquer de confiance envers le DIP. « Est-ce que j’ai le droit d’être sur une terrasse et de boire une bière ? Si des parents d’élèves nous voient et qu’ils ne trouvent pas ça admissible et qu’ils en réfèrent plus haut, est-ce que le Département va nous soutenir ? » Elle demande des précisions sur l’exemplarité demandée aux enseignants en dehors du contexte scolaire.

    Mesures nécessaires après l’affaire Ramadan
    « Un faux procès » selon la conseillère d’Etat Anne Emery-Torracinta. Après l’affaire Tariq Ramadan. Il fallait prendre des mesures.

    « J’ai donné des exemples ; le racisme, la xénophobie, y compris sur les réseaux sociaux, y compris en dehors de la relation professeur-élève », explique la ministre en charge du DIP. « À un moment donné, il fallait publier cette directive, pour que le cadre soit clair, mais on peut encore le clarifier avec les syndicats s’ils le souhaitent. »

    Une directive qui intéresse les autres cantons
    La directive intéresse à l’extérieur du canton. Pour les syndicats d’enseignants, cette première romande est inquiétante.

    « Dans toutes les lois scolaires, il y a des références, aux comportements, à ce que doivent faire les professionnels, mais une telle directive qui met autant de flou n’existe pas dans les autres cantons », souligne le président du Syndicat des enseignants romands, Samuel Rohrbach.

    Un début d’année scolaire peu serein à Genève, alors que sur le fond le canton et les enseignants sont d’accord : la sécurité des élèves est la priorité.

    #devoir_d_exemplarité #école #professeurs #contrôle #social #contrôle_social #surveillance #répression_/_contrôle_social #répression #exemplarité #comportement

  • RSA, APL, AAH : le compte bancaire des allocataires peut être consulté par un contrôleur CAF lors d’un contrôle à domicile [titre revu pour ce rappel]
    https://www.20minutes.fr/societe/2609227-20190921-rsa-compte-bancaire-beneficiaire-peut-etre-consulte-cadre

    FAKE OFF L’affirmation a été avancée ce week-end. Des contrôles sont bien effectués, « seulement en cas de doute sur le niveau des ressources », précise la Caisse nationale des allocations familiales

    Les #contrôleurs des #CAF peuvent-ils examiner les relevés bancaires des bénéficiaires du #RSA ? L’affirmation a été avancée ce week-end.
    En 2018, le ministère des Solidarités et de la Santé avait confirmé cette pratique.

    Celle-ci est encadrée.
    Le #compte_bancaire d’un bénéficiaire du RSA peut-il être examiné en cas de contrôle ? L’affirmation a été avancée samedi par Marie Wilhelm, une auteure de polars, dans un tweet largement repris. « J’apprends qu’un décret est passé cet été permettant de fouiller les comptes bancaires des gens au RSA afin de le leur retirer s’ils ont touché autre chose, y compris les étrennes envoyées par mamie, écrit cet internaute. Pour la fraude fiscale, les moyens dévolus au fisc ont encore été restreints. »

    L’internaute a ensuite précisé que cela fait déjà « beau temps qu’on dénie toute dignité et vie privée aux gens au RSA ».

    Les CAF et la #MSA, qui versent le RSA pour le compte des départements, « sont en droit de demander aux bénéficiaires de leur communiquer la copie de leurs relevés de compte bancaire afin de contrôler l’exactitude des déclarations concernant les ressources », expliquait en 2018 le ministère de Solidarités et de la Santé, en réponse à une question d’un député.

    Ces deux organismes « sont habilités par la loi à vérifier les déclarations des bénéficiaires du RSA », ajoutait le ministère.

    Un contrôle « seulement en cas de doute sur le niveau des ressources »
    Pourquoi une telle demande ? « Le droit au RSA est calculé pour chaque foyer en prenant en compte toutes les ressources, de quelque nature qu’elles soient, de tous les membres du foyer », répondait le ministère.
    Ces contrôles sont encadrés et ne peuvent pas être effectués par tous les agents des CAF, rappelle la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) auprès de 20 Minutes : « Seuls les contrôleurs des CAF sur place, dans le cadre d’un contrôle au domicile des allocataires, peuvent demander aux banques (…) des relevés du compte. » Cette demande intervient « seulement en cas de doute sur le niveau des ressources suite aux premières investigations réalisées ».

    Une « quinzaine de cas » en Alsace
    La pratique est bien établie : en avril, les délégués du défenseur des droits en Alsace alertaient sur une « quinzaine de cas », où des parents ont versé des « petites sommes régulières à leurs enfants ». Ces sommes « apparaissent sur les relevés bancaires (des enfants) et la CAF les compte comme un #revenu supplémentaire. Cela peut avoir des conséquences assez redoutables comme la suppression du RSA. » Le département du Haut-Rhin avait tempéré auprès de 20 Minutes : « Si les sommes sont modiques, elles ne seront pas prises en compte. »
    En 2016, la Cnil précisait à 20 Minutes que le bénéficiaire, pour des raisons de confidentialité, « pourra occulter toutes les autres informations qui ne sont pas nécessaires à l’appréciation du bénéfice du droit en question – en l’occurrence les dépenses figurant sur les relevés » .

    Des informations croisées avec d’autres organismes
    Les agents des CAF peuvent également accéder au #Ficoba, le fichier national des comptes bancaires et assimilés, qui contient les coordonnées de la personne ayant ouvert le compte (son nom, son prénom, son adresse ainsi que sa date et son lieu de naissance). Il ne donne pas d’informations « sur les opérations effectuées ou sur son solde », précise la Cnil sur son site.
    Le but ? Croiser les informations déclarées par les allocataires avec celles d’autres organismes pour détecter soit les sommes d’argent dues par la CAF aux allocataires, soit les sommes trop perçues par les bénéficiaires.

    Si l’allocataire refuse un contrôle ou refuse de fournir les pièces justificatives qui lui sont demandées, « le paiement de ses prestations pourra être interrompu », explique la Cnaf.
    En 2017, les CAF ont effectué 35,4 millions de contrôles (toutes prestations sociales confondues) dont près de 172.000 à domicile, rappelle la CNAF. Ces contrôles ont permis de régulariser 1,12 milliard d’euros. Sur ce montant, 316 millions ont été versés à des allocataires qui ne percevaient pas assez et 802 millions ont été réclamés aux allocataires qui avaient trop perçu. Les CAF ont détecté la même année pour 291 millions d’euros de fraude : le montant moyen d’une fraude était de 6.455 euros. Ces fraudes représentent 0,36 % des allocataires.

    • préférer des versements en liquide et bien choisir les dates de déclaration des autres versements, lorsque c’est possible...

    #contrôle_au_domicile #relevés_bancaire #suspicion_de fraude #suppression_d'_allocation

  • La Caisse d’allocations familiales enquête aussi sur Facebook
    https://www.courrier-picard.fr/id36918/article/2019-09-17/la-caisse-dallocations-familiales-enquete-aussi-sur-facebook

    Un couple, qui habitait Ailly-sur-Somme à l’époque des faits, est poursuivi en justice ce mardi pour avoir fraudé la Caisse des allocations familiales (CAF). La femme, 40 ans, déclarait vivre seule avec trois enfants (de précédentes unions) à charge. Or, la CAF s’est rendu compte qu’elle vivait en concubinage.

    #CAF #contrôle #paywall