• Toulouse : « il y a une volonté politique d’interdire les manifestations »
    https://nantes.indymedia.org/articles/45365

    Depuis le 4 mars 2017, l’observatoire des pratiques policières de Toulouse écume les manifestations scrutant les faits et gestes des forces de l’ordre. Après 50 sorties, 4600 photos, 50 heures de vidéo, ils livrent aujourd’hui un rapport édifiant sur l’état du maintien de l’ordre dans la capitale de la région Occitanie.

    #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #antifascisme #gilets_jaunes #Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes


  • Apostazik - 21-22 Avril - Débaptisation collective et festive - #concarneau
    https://nantes.indymedia.org/articles/45333

    Débaptisation collective et festive, anticlericalo-artistico-feministo-punk.

    #contrôle #social #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #culture #genre #art #sexualités #contrôle,social,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,culture,genre,art,sexualités


  • Curieuse épidémie...
    https://nantes.indymedia.org/articles/45338

    La curieuse épidémie de suicides de relais continue... Peut-être est-on en train d’assister à une prise de conscience salutaire parmi la population prolifique des relais de télévision (TDF) et de téléphonie, puisqu’une vague de suicides commence à se propager parmi elle. Ou peut-être bien qu’il faut les y pousser un peu pour les convaincre de franchir le pas ? En tout cas tout le monde en conviendra, à commencer par ces infrastructures elles-mêmes : une vie passée au service de la domination ne vaut vraiment pas la peine d’être vécue ! Cette curieuse épidémie de suicides assistés qui se propage par réfractions depuis quelques mois aux quatre coins du pays est même en train de commencer à établir une sorte de dialogue direct au sein de la guerre sociale, et la plupart du temps sans médiation, en laissant (...)

    #contrôle #social #actions #directes #anti-repression #partout #contrôle,social,actions,directes,anti-repression


  • À la frontière ukraino-polonaise. “Ici, ce n’est pas l’entrée de la Pologne. C’est celle de l’Europe”

    Quand quelqu’un traverse cette ligne, il n’entre pas seulement en Pologne. Il entre en Europe. Demain, il peut être à Bruxelles. Après-demain, en Espagne ou au Portugal...”.

    Paolo, un officier de police portugais détaché à #Medyka, en Pologne, se tient sur une ligne rouge entourée de bandes blanches. “Ne la dépassez pas, sinon on va avoir des problèmes avec les Ukrainiens”, avertit-il.

    “On n’a pas besoin de mur ici”

    Devant lui, des voitures font la file pour sortir d’Ukraine. Des champs bordent le poste-frontière. La terre y a été retournée sur une quinzaine de mètres : sept et demi côté ukrainien, sept et demi côté polonais.
    “Si quelqu’un passe la frontière, il nous suffit de suivre les traces de pied dans la boue. À 10 kilomètres d’ici, il y a une #tour_de_contrôle avec des #caméras_de_surveillance (infrarouge et thermique) qui balaient l’horizon. Quand les conditions météo sont bonnes, elles peuvent voir jusqu’ici. Une deuxième tour va être installée de l’autre côté du #BCP (border check point, NdlR). Peut-être qu’un jour on aura une barrière comme en Hongrie. Mais je ne pense pas. On n’en a pas besoin ici, on a suffisamment d’équipements”, détaille Piotr, un officier qui ressemble comme deux gouttes d’eau au caporal Blutch dans Les Tuniques Bleues.

    Des détecteurs d’explosifs et de radioactivité - “ils sont très puissants et captent même si quelqu’un a suivi un traitement aux isotopes pour guérir du cancer” -, de battements de coeur - “le plus souvent, celui des souris dans les camions” -, #scanners à rayons X pour les véhicules et les cargos, caméras avec #thermo-vision qui peuvent identifier des objets, définir et enregistrer leurs coordonnées géographiques, capables de filmer à une distance maximale de 20 kilomètres, scanners de documents, lecteurs d’empreintes digitales, #terminaux_mobiles pour contrôler les trains... “On ne déconne pas à Medyka”, sourit Piotr.

    De barrière, il y en a bien une. Ou plutôt une simple #clôture, sortie de terre lorsque la Pologne appartenait au camp soviétique.

    Le BCP de Medyka, qui protège une section de 21 kilomètres de frontières entre les deux pays, a été construit en 1945. Parmi les quatorze postes de la frontière (dont onze avec la frontière ukrainienne), il s’agit du plus fréquenté : 14 000 piétons et 2 600 véhicules y passent chaque jour dans les deux sens. À cela, il faut encore ajouter les camions et les trains de passagers et de marchandises. “Certaines personnes passent toutes les semaines pour aller faire leurs courses - contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vie est moins chère en Pologne qu’en Ukraine - et on finit par les connaître. Certains en profitent pour faire du trafic. Ils pensent que comme on les connaît et qu’on sait qu’ils sont réglos, on sera moins vigilants. C’est pour ça qu’il ne faut pas laisser la routine s’installer”, observe Piotr.

    Quand la Pologne adhère à l’Union européenne, en 2004, sa frontière orientale devient une des frontières extérieures de la zone Schengen (rejointe quant à elle en 2007). Cette même année, l’agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (#Frontex) voit le jour. Les opérations de coopération internationale aux postes-frontières polonais se sont multipliées depuis.

    Tous les officiers de la #Bieszczady_BGRU font ainsi partie d’un pôle de #garde-frontières et sont régulièrement envoyés en mission pour Frontex dans d’autres pays européens. À l’inverse, des officiers issus de différents États membres son envoyés par Frontex à Medyka (il y en a trois en ce moment : un Portugais, un Bulgare et un Espagnol). En cela, postuler comme garde-côte ou garde-frontière, c’est comme faire un mini Erasmus de trois mois.

    Dans quelques semaines, Piotr partira pour la treizième fois en mission pour Frontex. Ce sera la deuxième fois qu’il ira à la frontière entre la Bulgarie et la Serbie. Paolo est quant à lui le tout premier policier portugais à être déployé ici. Sa spécialité : détecter les voitures volées. À Medyka, on en repère entre 75 et 90 chaque année. “C’est particulier de travailler ici, à la limite du monde européen : on réalise ce que veut vraiment dire "libre-circulation" et "coopération internationale". C’est ici la première ligne, ici qu’on protège l’Europe, ici qu’on peut détecter si un voyageur est "régulier" ou pas. Si on ne le repère pas... Bonjour pour le retrouver dans Schengen ! En tant que policier, je savais tout ça. Mais je crois que je ne le comprenais pas vraiment. C’est lors de mon premier jour ici, quand j’ai vu la frontière, les files, les contrôles, que j’ai vraiment compris pourquoi c’est super important. Dans mon pays, je suis enquêteur. J’ai fait des tas d’arrestations pour toutes sortes de crimes qui ont été commis au Portugal, en Espagne, en France, en Belgique. Si j’avais pu les stopper ici, en première ligne, peut-être que ce ne serait pas arrivé”, note Paolo.

    Mimi et Bernardo

    Pour la première fois éloigné de sa famille, Paolo a voulu sortir de sa routine en venant à Medyka. Enquêteur principal, la cinquantaine, il estimait avoir fait le tour de sa profession et commençait sérieusement à s’ennuyer. “Dans mon pays, j’étais le type vers qui se tournaient les autres pour avoir des conseils, des réponses. Ici, je suis le petit nouveau, je repars de zéro”, dit-il en buvant son café, entouré par trois collègues, tous nommés Piotr.

    “Raconte-lui l’histoire !”, s’exclame l’un d’eux. “Deux poissons sont dans un aquarium : Mimi et Bernardo. Bernardo est un petit poisson-rouge et Mimi est le plus grand. Il pense qu’il est le roi, qu’il a tout pour lui. Le jour où Mimi est placé dans un autre aquarium, beaucoup plus grand, avec un requin, Mimi se rend compte qu’il est tout petit ! Ici, je suis comme Mimi, je ne suis même pas une sardine (rires) !”. Morale de l’histoire : la taille du poisson dépend de la taille de l’aquarium. Et un enquêteur au top de sa carrière a toujours quelque chose à apprendre. “Oh allez Paolo, la taille ça ne compte pas !”, plaisante un autre Piotr.

    À Medyka, Paolo perfectionne sa connaissance en voitures volées et documents frauduleux. “Quand je faisais des contrôles d’identité au Portugal, je ne savais pas trop comment les reconnaître. Ici, j’apprends tous les jours grâce à leur expérience en la matière. Quand je rentrerai, j’enseignerai tout ça à mes collègues”, se réjouit-il.

    En guise d’illustration, Paolo contrôle notre passeport. Les fibres qui ressortent en couleurs fluo dans le lecteur de documents prouvent qu’il est authentique. “Premier bon signe”, glissent Paolo et Piotr. D’autres détails, qu’il est préférable de ne pas divulguer, confirment leurs certitudes. Un séjour en Afghanistan, un autre en Jordanie, un transit en Turquie et des tampons dans différents pays africains soulèvent toutefois des suspicions. “Si vous passiez la frontière avec ce passeport, on vous aurait signalé aux services secrets”, lâche Paolo.

    "Mon premier jour, on a découvert une Lexus volée"

    Ce cinquantenaire a le droit de circuler où bon lui semble - “c’est l’oiseau libre du BCP” - dans le poste-frontière. Il porte toujours un badge sur lui pour expliquer qui il est et dans quel cadre il intervient. Un détail important qui permet de calmer les tensions avec certains voyageurs qui ne comprennent pas pourquoi ils sont contrôlés par un officier portant un uniforme avec lequel ils ne sont pas familiers.

    Chaque matin, après avoir bu son café et fumé son cigare (il en grille trois par jour), Paolo se rend au terminal des voitures, son terrain de jeu. “Mon premier jour, on a découvert une Lexus volée ! Tout était bon : le numéro de châssis, la plaque d’immatriculation (espagnole), les pièces, les données... Mais un de mes collègues me répétait que quelque chose n’allait pas. J’ai contacté les autorités espagnoles pour leur demander une faveur. Ils ont accepté de vérifier et il se trouve que l’originale était garée à Valence ! Quand il y a deux voitures jumelles dans le monde, ça signifie qu’une des deux est volée. Et il faut trouver l’originale pour le prouver”, explique-t-il.

    Quelques instants plus tard, dans ce même terminal, il scrute un autre véhicule sous toutes ses coutures. Quelque chose cloche avec la vitre avant-gauche. Mais lui faut au moins deux détails suspects pour décider de placer le véhicule dans une autre file, où les fouilles et les vérifications sont plus poussées.

    Le #crime_organisé a toujours une longueur d’avance

    En 2018, Frontex a saisi 396 véhicules volés. Trois Joint Action Days, des opérations internationales organisées par l’agence visant à lutter contre les organisations criminelles, ont mené à la saisie de 530 voitures, 12 tonnes de tabac et 1,9 tonne de différentes drogues. 390 cas de fraudes aux documents de voyage ont été identifiés et 117 passeurs arrêtés.

    À la fin de sa journée, Paolo écrit un rapport à Frontex et signale tout ce qui s’est produit à Medyka. Le tout est envoyé au Situation Centre, à Varsovie, qui partage ensuite les informations récoltées sur des criminels suspectés à Europol et aux autorités nationales.

    Ce travail peut s’avérer décourageant : le crime organisé a toujours une longueur d’avance. “Il faut en être conscient et ne pas se laisser abattre. Parmi les vols, on compte de moins en moins de voitures entières et de plus en plus de pièces détachées. Ce qu’on peut trouver dans les véhicules est assez dingue. Un jour, on a même déniché un petit hélicoptère !”, se rappelle Piotr.

    Derrière lui, un agent ouvre le coffre d’une camionnette, rempli de différents moteurs de bateaux et de pneus. Plus loin, une agent des Douanes a étalé sur une table le contenu d’une voiture : CD, jouets, DVD... Elle doit tout vérifier avant de la laisser passer vers la frontière, où l’attendent Paolo et ses trois comparses.

    Par-delà l’entrée du BCP, la file s’étend sur quelques kilomètres. Les moteurs ronronnent, les passagers sortent pour griller une cigarette. Dans la file pour les piétons, certains s’impatientent et chantent une chanson invitant les officiers à travailler un peu plus vite. “Là où il y a une frontière, il y a toujours une file”, dit Piotr en haussant les épaules. Il faut une minute pour vérifier l’identité d’une personne, trente minutes à une heure pour “innocenter” une voiture.

    "Avant 2015, je ne connaissais pas Frontex"

    Le travail des garde-frontières est loin de refléter l’ensemble des tâches gérées par Frontex, surtout connue du grand public depuis la crise de l’asile en Europe et pour le volet "migration" dont elle se charge (sauvetages en mer, identification des migrants et rapatriements). Son rôle reste flou tant son fonctionnement est complexe. “Je n’avais jamais entendu parler de Frontex avant la crise de 2015. J’ai appris son existence à la télévision et je suis allé me renseigner sur Internet”, avance Paolo.

    Les images des migrants traversant la Méditerranée, qui font régulièrement le tour du monde depuis quatre ans, l’ont bouleversé. “Je trouve ça tellement normal de vouloir une vie meilleure. Quand on voit les risques qu’ils prennent, on se dit qu’ils doivent vraiment être désespérés. Je me souviens que je regardais ma fille qui se plaignait de son iPhone qui n’avait qu’un an mais qu’elle trouvait déjà trop vieux. Je me suis dit que j’étais très bien loti et que je pouvais peut-être faire quelque chose. Alors, j’ai décidé de déposer ma candidature. Je ne savais pas où j’allais être envoyé et j’ai fini ici, à Medyka. Ce n’est pas la même chose que de sauver des vies mais... dans quelques années, je pourrai dire que j’ai fait quelque chose. Que je ne suis pas resté les bras croisés chez moi, à regarder ma fille et son iPhone”.

    Dans le Situation Center de Frontex, coeur névralgique de la surveillance des frontières

    La migration et la #criminalité_transfrontalière sur grand écran

    Le cœur névralgique de l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex) est situé à son siège principal, à #Varsovie. Une douzaine d’agents s’y relaient en permanence pour surveiller les frontières extérieures de l’Union européenne.

    Devant eux, trois larges écrans meublent les murs du #Situation_Center. Des points verts apparaissent sur celui du milieu, le plus large, principalement près des côtes grecques et espagnoles. Ils représentent diverses “détections” en mer (sauvetages en mer, navire suspect, etc.).

    Sur une autre carte, les points verts se concentrent près des frontières terrestres (trafic de drogue, voitures volées, migration irrégulière, etc.) de l’Albanie, la Hongrie, la Bulgarie et la Grèce. À gauche, une carte affiche d’autres informations portant sur les “incidents” aux postes-frontières détectés par les États membres. “Ce que vous voyez ici n’est pas diffusé en temps réel mais on tend à s’en rapprocher le plus possible. Voir les données nous aide à évaluer la situation aux frontières, constater si certaines sont soumises à une pression migratoire et à effectuer des analyses de risques”, explique un porte-parole de l’agence. Les images diffusées lors de notre passage datent de février. Dès que nous quittons la pièce, elles seront remplacées par d’autres, plus récentes qui ne sont pas (encore) publiables.

    Le #Frontex_Situation_Centre (#FSC) est une sorte de plate-forme où parviennent toutes sortes d’informations. Elle les les compile et les redispatche ensuite vers les autorités nationales, Europol ou encore la Commission européenne.

    Sur demande, Frontex peut également suivre, par exemple, tel vaisseau ou telle camionnette (le suivi en temps réel dans le cadre de missions spécifiques se déroule dans une autre pièce, où les journalistes ne sont pas les bienvenus) grâce au système européen de surveillance des frontières baptisé #Eurosur, un système de coopération entre les États membres de l’Union européenne et Frontex qui “vise à prévenir la criminalité transfrontalière et la migration irrégulière et de contribuer à la protection de la vie des migrants”.

    Pour tout ce qui touche à l’observation terrestre et maritime, Frontex exploite du Centre satellitaire de l’Union européenne, de l’Agence européenne pour la sécurité maritime et l’Agence européenne de contrôle des pêches.

    Un exemple : en septembre 2015, les garde-côtes grecs ont intercepté Haddad I, un vaisseau surveillé par Eurosur depuis le début de l’année. Le navire, en route vers la Libye, transportait 5 000 armes, 500 000 munitions et 50 millions de cigarette. Autre exemple : en octobre 2015, un radar-satellite utilisé par Eurosur a détecté des objets en mer, au nord de la Libye. Envoyé sur place par les autorités italiennes dans le cadre de l’opération Sophia, le Cavour, porte-aéronefs de la Marine militaire, a trouvé plusieurs bateaux avec des migrants à bord. 370 personnes ont été sauvées et amenées à bon port.

    Surveillance accrue des médias

    Dans un coin de la pièce, des images diffusées par France 24, RaiNews et CNBC défilent sur d’autres écrans. Au FSC, on suit l’actualité de très près pour savoir ce qui se dit sur la migration et la criminalité transfrontalière. Parfois, les reportages ou les flash info constituent une première source d’information. “La plupart du temps on est déjà au courant mais les journalistes sont souvent mieux informés que les autorités nationales. La couverture médiatique de la migration change aussi d’un pays à l’autre. Par exemple, les Italiens et les Grecs connaissent mieux Frontex que les autres”, glisse un porte-parole.

    Les médias sociaux (Twitter, Facebook, Youtube) sont également surveillés quotidiennement par une équipe dédiée depuis 2015. “Pendant la crise migratoire, Facebook était une source importante d’information. On peut y trouver pas mal de choses sur le trafic d’êtres humains, même si ce n’est pas évident. Ça peut être aussi utile quand une personne a traversé une frontière illégalement et poste une vidéo pour dire qu’il a réussi. Mais on ne mène pas d’enquête. On transmet à Europol ce qui peut être intéressant”, décrit-on chez Frontex.

    Depuis 2009, le FSC publie une newsletter en interne, du lundi au vendredi. L’agence a également créé le Frontex Media Monitor, une application gérée par le staff du FSC qui collecte les articles portant sur la gestion des frontières, Frontex et les agences frontalières des États membres. Ils sont issus de 6 000 sources ouvertes en 28 langues différentes.

    Une partie des agents qui travaillent au FSC, des nationaux issus des États membres qui vont-viennent selon une rotation effectuées tous les trois mois, rédige des rapports durant les périodes dites “de crise”. Ceux-ci portent sur les incidents majeurs aux frontières européennes, la situation migratoire dans les différents États membres, les développements politiques et institutionnels au niveau national et international et les crises dans les pays non-européens.

    Paradoxe kafkaïen

    À l’avenir, le programme Eurosur permettra-t-il de sauver des vies, comme dans l’exemple susmentionné ? Alors que l’Union européenne vient de suspendre la composante navale de l’opération Sophia (ou EUNAVFORMED), Frontex va bientôt acquérir ses propres navires grâce à l’élargissement de son mandat. Selon le directeur exécutif de Frontex, Fabrice Leggeri, ceux-ci pourront couvrir plus de kilomètres que ceux déployés par les autorités nationales.

    En vertu du droit maritime international, Frontex est, comme tout navire, tenue de porter assistante aux naufragés et de les ramener dans un port sûr. De port sûr, condition requise par ce même droit pour débarquer des personnes à terre, les autorités européennes considèrent qu’il n’y en a pas en Libye. Mais l’Italie refuse désormais de porter seule la charge des migrants secourus en mer et les Européens n’ont pas réussi à trouver d’accord pour se les répartir à l’avenir. D’où la suspension des activités maritime de Sophia.

    Quid si l’agence est amenée à procéder à un sauvetage pendant une mission de surveillance des frontières extérieures ? L’Europe finira-t-elle par obliger les navires de Frontex, son “bras opérationnel”, à rester à quai ? Et si oui, qui surveillera les frontières ? À quoi serviront alors les investissements que Frontex s’apprête à réaliser, au frais du contribuable européen, pour s’acheter son propre matériel ? Seul l’avenir donnera des réponses.

    “Nous ne construisons pas une Europe forteresse”

    Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières (Frontex)

    Douze secondes pour décider. C’est le temps dont dispose, en moyenne, un garde-frontière pour décider si un voyageur est “légal” et si ses documents sont authentiques. C’est ce que dit une brochure produite par l’équipe “Information et Transparence” de Frontex, l’Agence européenne de garde-côtes et de garde-frontières, exposée dans une salle d’attente de ladite agence.

    La tour qui abrite le siège de l’agence a été réalisée par le constructeur flamand Ghelamco, en plein centre des affaires de Varsovie.

    Début avril, l’agrandissement du mandat de Frontex a été confirmé. Dotée de 1 500 garde-côtes et garde-frontières (majoritairement déployés en Grèce, en Italie et en Espagne) empruntés aux États-membres, Frontex en comptera 10 000 d’ici 2027 et pourra acquérir son propre équipement (avions, bateaux, voitures, hélicoptères, etc.). Le tout doit encore être adopté par le Parlement européen et le Conseil – une formalité qui ne devrait pas remettre en question ce projet. Depuis son bureau à Varsovie, situé dans une tour sortie de terre par le constructeur flamand Ghelamco, Fabrice Leggeri, directeur exécutif de l’agence, revient en détails sur cette décision, qu’il considère comme “une grande avancée pour l’Union européenne” .

    Le mandat de Frontex a déjà été élargi en 2016. Celui qui vient d’être avalisé va encore plus loin. Des États membres avaient exprimé leurs réticences par rapport à celui-ci. Qu’est-ce qui a changé ces dernières semaines  ?

    2016 a été un véritable tournant pour notre agence, qui a été investie d’un mandat plus robuste avec des moyens plus importants. Aujourd’hui, on ne doit plus seulement renforcer des équipes pour réagir en cas de crise – c’est nécessaire mais insuffisant, on l’a compris en 2015 et 2016. Il s’agit de renforcer de manière durable la capacité européenne de gestion des frontières. Concernant notre futur mandat, il est clair que certains États seront vigilants dans la manière dont il sera mis en œuvre. 2020 était une date qui paraissait, à juste titre, très difficile pour la plupart des acteurs (la Commission européenne souhaitait que les effectifs soient portés à 10 000 en 2020, NdlR). D’ailleurs, j’ai observé qu’on parlait beaucoup plus de cette date que du nombre d’agents lui-même, ce qui me laisse penser que nous sommes donc largement soutenus.

    Un corps européen n’a jamais existé auparavant à une telle échelle. Expliquez-nous comment il va fonctionner.

    Construire la capacité de gestion de frontières efficaces, ça ne veut pas dire qu’on doit se cantonner à l’immigration irrégulière. Il faut aussi s’occuper du bon fonctionnement des franchissements réguliers aux points de passages (dans les aéroports, aux postes-frontières, etc.). En 2018, on a eu 150  000 franchissements irréguliers mais on a 700 millions de franchissements réguliers par an. Donc, on ne construit pas une Europe forteresse mais un espace intérieur de libertés, de sécurité et de justice. L’objectif de la création de ce corps européen et des propositions budgétaires proposées par la Commission est de pouvoir recruter davantage pour augmenter le nombre total de garde-côtes et de garde-frontières. Ce corps européen doit être construit ensemble avec les États. On est là pour se compléter les uns les autres et pas pour entrer en concurrence (lire ci-dessous) . Selon un chiffre qui vient des États membres eux-mêmes, le nombre théorique de garde-frontières que l’Union européenne devrait avoir est de 115  000. Quand on regarde combien il y en a de façon effective, selon les planifications nationales, il y en a – à peu près – 110  000.

    “Nos grosses opérations et nos nouveaux déploiements en dehors de l’Union européenne, sont deux gros morceaux qui vont absorber pas mal de ressources”.

    Au niveau opérationnel, quels sont les grands changements que permet le nouveau mandat  ?

    Nous allons pouvoir déployer, en mai, une opération hors du territoire européen, en Albanie. Nous pourrons aussi aller dans un pays tiers sans que ce soit nécessairement un pays directement voisin de l’Union européenne, à condition évidemment que celui-ci nous appelle, donne son consentement et qu’il y ait un accord entre l’Union européenne et ce pays. Autrement dit  : on va avoir des contingents de plus en plus nombreux hors des frontières européennes. Nos grosses opérations et nos nouveaux déploiements en dehors de l’Union européenne, sont deux gros morceaux qui vont absorber pas mal de ressources.

    Une de vos missions qui prend de plus en plus d’importance est d’organiser le rapatriement de personnes dans les pays tiers.

    À ce niveau-là, l’Union européenne est passée dans une autre dimension. L’Europe est devenu un acteur à part entière de l’éloignement. Par rapport à ce qu’on pouvait seulement imaginer il y a quatre ou cinq ans (13 729 personnes ont été rapatriées en 2018 contre 3 576 en 2015, NdlR), on a fait un bond énorme. Pour les éloignements, une partie des ressources humaines sera utilisée soit comme escorteurs, soit comme spécialiste de l’éloignement qui vont aider les États membres à les préparer. Cette dimension est nécessaire à cause d’un goulot d’étranglement administratif  : les États membres n’ont pas augmenté le personnel qui doit préparer les décisions d’éloignement alors que le nombre d’étrangers en situation irrégulière et de demandeurs d’asile déboutés à éloigner croît. Le corps européen peut répondre à cette faiblesse pour qu’elle ne se transforme pas en vulnérabilité.

    Vous parlez de complémentarité avec les États. Certains sont méfiants face à l’élargissement du mandat de Frontex, voire carrément hostiles à sa présence sur leur territoire, en vertu de leur souveraineté nationale. Ont-ils raison de craindre pour celle-ci  ?

    Qu’il y ait des craintes, ça peut se comprendre. Mais les déploiements du corps européens se feront toujours avec le consentement de l’État concerné et l’activité se déroulera toujours sous l’autorité tactique de celui-ci. Vous savez, je ne sais pas combien de personnes s’en souvienne mais la libre-circulation dans l’espace Schengen existe depuis bientôt 25 ans. Ça fait donc près d’un quart de siècle que les gardes-frontières nationaux gardent la frontière de “nous tous”. Donc ce qu’on fait aujourd’hui, ce n’est pas si différent… Le vrai changement, c’est que ce sera plus visible. Plus assumé. Que Frontex devient le bras opérationnel de l’Union européenne. Moi, je considère l’agence comme une plateforme d’entraide opérationnelle. Et ce n’est pas parce qu’un État membre nous demande de l’aide qu’il est défaillant. Il ne faut pas non plus percevoir nos actions comme une sanction, une faiblesse ou une substitution à la souveraineté. À l’avenir, il faudra que chaque État puisse avoir un petit bout de ce corps européen présent chez lui. Il contribue à renforcer une culture de travail commune, à homogénéiser des pratiques. Les frontières extérieures sont communes à tous, à notre espace de circulation et il serait absolument incompréhensible qu’on travaille de façon radicalement différente en divers endroits de cette frontière commune.

    Le nouveau mandat vous donne tout de même plus d’autonomie…

    On aura une autonomie opérationnelle plus forte et une flexibilité dans la gestion des ressources humaines, ce qui est effectivement une force. Mais c’est une force pour nous et qui bénéficie aux États membres. On aura aussi une plus grande autonomie technique renforcée grâce à nos propres moyens opérationnels (Frontex emprunte actuellement ce matériel aux États membres et les défraye en échange, NdlR).

    À vous entendre, on croirait que la libre-circulation des personnes a été tellement menacée qu’elle aurait pu disparaître…

    C’est le cas. La crise de 2015-2016 a montré que ce qui était remis en question, c’était la libre-circulation effective. D’ailleurs, un certain nombre d’États membres ont rétablis les contrôles aux frontières. C’est le signe d’un dysfonctionnement. L’objectif des autorités au niveau de l’Union européenne, c’est de retourner au fonctionnement normal. C’est “retour à Schengen”.

    Le visa Schengen est le représentant du collectif des 26 pays européens qui ont mutuellement décidé d’éliminer les contrôles à leurs frontières communes.

    Schengen, c’est quelque chose que l’on prend trop pour acquis  ?

    Quand on voyage à l’intérieur de cet espace, ça paraît surprenant de se voir demander sa carte d’identité ou d’entendre que le contrôle a été rétabli aux frontières intérieures. Ça a un impact économique monstrueux qui se chiffre en millions, même en milliards d’euros et ça détricote l’Europe petit à petit. Un espace de libre-circulation, c’est un espace où on circule pour faire du commerce, pour étudier, etc. Et c’est là que le rôle de l’agence de garde-côtes et de garde-frontières est crucial  : les frontières doivent fonctionnent correctement pour sauver et maintenir Schengen. Sans vouloir faire une digression, c’est un peu la même chose avec qu’avec la zone euro. C’est quelque chose de très concret pour le citoyen européen. Vous remarquez que quand vous arrivez en Pologne (nous sommes à Varsovie, où se situe le siège de Frontex, NdlR), vous ne pouvez pas payer votre bus avec une pièce dans le bus. L’espace Schengen, c’est pareil. C’est quand on ne l’a pas ou qu’on ne l’a plus, qu’il est suspendu temporairement, qu’on se dit que c’est quand même bien. Frontex évolue dans un domaine où “plus d’Europe” est synonyme de meilleur fonctionnement et de meilleure utilisation des deniers publics.

    En 2015, le budget de Frontex dédié aux retours était de 13 millions d’euros. En 2018, 54 millions y étaient dédiés. La Belgique n’organisait quasiment pas de vols sécurisés, en collaboration avec Frontex avant 2014. Ces "special flights" sont plus avantageux sur le plan financier pour les États car ceux-ci sont remboursés entre 80 % et 100 % par Frontex.


    https://dossiers.lalibre.be/polono-ukrainienne/login.php
    #frontières #Europe #pologne #Ukraine #gardes-frontières #migrations #asile #réfugiés #surveillance #contrôles_frontaliers


  • Débat « Spéciale Européennes » sur France 2 : une mascarade médiatique
    https://nantes.indymedia.org/articles/45282

    Dispositifs infantilisants et priorité à l’immigration au menu du premier grand débat sur les européennes, co-organisé par France Télévisions et France Inter le 4 avril dans L’Émission politique.

    #Médias #Resistances #contrôle #social #Médias,Resistances,contrôle,social


  • Die Angst im System

    Man muss nicht selbst betroffen sein, um die Auswirkungen geschlechtsspezifischer Gewalt zu spüren.

    Einst sagte mir ein damaliger Kumpel: „Ihr Frauen könnt nicht aufhören, über Vergewaltigung zu reden, weil ihr angeblich Angst habt. Ich finde, das liegt eher daran, dass ihr darauf steht, davon fantasiert.“ Damals war ich 18 Jahre alt und habe mich noch nicht als Feministin bezeichnet. Ich habe seine frauenfeindliche Aussage, die Vergewaltigung auf so eine böswilligen Weise verharmlost, unkommentiert gelassen. Mir fehlten damals das Vokabular und die Fakten, um dagegen argumentieren zu können. Das bereue ich heute noch.



    ©Tine Fetz

    Ja, auch Frauen, die selber nicht vergewaltigt worden sind, sprechen über sexualisierte Gewalt. Viele, die sich Gedanken über die Diskriminierung aufgrund des Geschlechts machen und dazu lesen, erkennen, dass Bedrängen, unerlaubtes Anfassen, Verfolgen und Catcallen nichts mit Zuneigung zu tun haben, sondern lediglich mit Macht. Vergewaltigung ist unter anderem auch eine Kriegspraxis: Indem Frauen der anderen Front „befleckt“ werden, wird die Moral der Soldaten gesenkt. Indem Frauen „besamt“ werden, wird die Erde, das Land, auf dem ein Volk lebt, erobert.

    Gewalt gegen Frauen und sexualisierte Gewalt sind so häufig und willkürlich, dass es für viele Frauen Alltag ist zu überlegen, wie sie damit umgehen können. Man weiß aus persönlichen Gesprächen mit anderen, dass viele Frauen ihre Strategien entwickelt haben, wie etwa bestimmte Straßen zu vermeiden, die Straßenseite zu wechseln, nachts auf dem Nachhauseweg den Schlüsselbund in der Hand so zu halten, dass sie ihn als Waffe nutzen können, falls Selbstverteidigung notwendig sein sollte. Viele kennen den Drang, die Haustür hinter sich zuzudrücken, anstatt sie sich sorgenfrei von alleine schließen zu lassen.

    Auch die Wissenschaft, die Alarmsysteme und Apps entwickelt, die Frauen bei Angriffen dabeihaben und einsetzen sollen, sagt Frauen: „Lernt, mit Gewalt umzugehen. Denn es wird nie aufhören.“ Anstatt dass Männer lernen, nicht anzugreifen, sollen sich Frauen Gedanken darüber machen, wie sie gegebenenfalls flüchten oder sich Hilfe holen können. Ganz so, als sei Gewalt unvermeidbar. Bei solchen Erfindungen wird ausgeblendet, dass sexualisierte Gewalt viel öfter in den eigenen vier Wänden stattfindet als draußen.

    Vergangenen Mittwoch stellte die Kommission zur Aufarbeitung sexuellen Kindesmissbrauchs ihre ersten Ergebnisse seit ihrer Gründung vor: Im vergangenen Jahr wurden 13.683 Kinder Opfer sexuellen Missbrauchs, 2017 lag die Zahl bei 12.850. Mehr als die Hälfte der Übergriffe fand in der Familie statt, 83 Prozent der befragten Betroffenen waren Frauen. Bei Angriffen auf Frauen im Erwachsenenalter sieht die Situation ähnlich aus: Laut polizeilicher Kriminalstatistik wurden 2016 insgesamt 435 Frauen in Deutschland getötet, 163 davon lebten mit dem Täter zusammen in einem Haushalt. Laut einer Studie des Bundesfamilienministeriums aus 2004 fanden über 70 Prozent der Fälle sexualisierter Gewalt in der eigenen Wohnung der betroffenen Frau statt. Den Zahlen der Frauenorganisation Terre des Femmes zufolge hat fast jede vierte Frau in Deutschland sexualisierte oder körperliche Gewalt oder beides durch ihren (Ex-)Partner erlebt.

    Aus einer kanadischen Studie aus dem Jahr 2015 geht hervor, dass Kinder und Enkelkinder von Holodomor-Überlebenden traumatisiert seien, obwohl sie zur Zeit der Ausrottung von der ukrainischen Bevölkerung durch Stalin noch nicht auf der Welt waren: „Sie horten Lebensmittel und gärtnern, als stünde das nächste Versorgungsembargo bevor.“ In den Kindern und Enkel*innen der Holodomor-Überlebenden solle das Trauma weiterleben. Auch Shoah-Überlebende gaben ihr Trauma weiter an ihre Kinder. Woran das liegen kann, versuchen Wissenschaftler*innen schon seit einiger Zeit herauszufinden. Während alleine das Zusammenleben mit traumatisierten Eltern, die Überlebende sind, in den Kindern ähnliche Bilder und Symptome auslösen kann, spricht die Epigenetik davon, dass Trauma die Regulation der Zellen beeinträchtige und dadurch genetisch vererbbar sei. Die Forscherin Isabelle Mansuy vom Labor für Neuroepigenetik an der ETH Zürich sagt in Anlehnung auf ihre Studie mit Mäusen, die als Jungtiere von ihren Müttern getrennt und traumatisiert werden: „Drei Generationen leiden unter den Folgen des Traumas und auch in der vierten finden wir typische Symptome. Wir vermuten, dass die Übertragung über die Keimzellen erfolgt.“ So oder so werden Ängste und Traumata weitergereicht. Von Generation zu Generation. Warum soll das anders sein, wenn es um geschlechtsspezifische Gewalt geht?

    Es stimmt, dass viele Frauen oft über sexualisierte Gewalt und Vergewaltigung sprechen, auch wenn sie selber noch nicht betroffen waren. Das liegt daran, dass sie im Gegensatz zu heterosexuellen cis Männern in einer Welt leben, in der Frauen und Mädchen systematisch unterdrückt und der Gewalt ausgesetzt werden. Die Welt, in der Frauen aufwachsen, bringt ihnen bei, mit Gewalt umzugehen, sich an Gewalt zu gewöhnen. Da sie vom Kindesalter mit diesem Bewusstsein erzogen werden, prägt das ihr Selbstverständnis. Die Geschichten von mehreren Generationen prägen also die Frauen von heute, auch wenn diese Geschichten nie erzählt worden sind. Reden hilft. Es macht die Probleme, unter denen sie leiden, hörbar. Es macht den Umgang mit Traumata oder Ängsten leichter.

    Manchmal erinnere ich mich an den Spruch meines damaligen Kumpels und frage mich, wie diese Konversation heute gelaufen wäre, was ich ihm wohl sagen würde. Ob er sich heute vorstellen kann, dass er in einer anderen Welt lebt als Frauen, oder noch immer glaubt, dass sie viel über sexualisierte Gewalt sprechen, weil sie sich das heimlich wünschen? Das werde ich wohl nie herausfinden.

    https://missy-magazine.de/blog/2019/04/09/die-angst-im-system

    #violence #agression_sexuelle #viol #traumatisme #prévention

    • Cette image... les clefs entre les doigts... ça évoque tellement de moments angoissants...
      Et on a beau savoir que ça marche pas vraiment, comme technique, on continue, d’autant plus depuis que les #contrôles incessants nous interdisent toute protection « armée » de défense...
      Je sais pas du tout ce que dit l’article mais cette image me touche...

    • @val_k : l’image qui fait référence à la peur et l’aggression en lieu public...la stratégie des clefs qui ne marche pas...mais ce que l’auteure dit aussi, pour comprendre un peu plus d’article :

      « Les systèmes d’arlame et les applications développés par la science à utiliser en cas d’aggression disent aux femmes : ’Il faut apprendre à vivre avec la violence. Jamais il y aura une fin’. Au lieu d’apprendre aux hommes d’arrêter les aggressions, les femmes doivent réfléchir comment fuir ou trouver de l’aide. Comme si la violence serait inévitable. Ces inventions techniques manquent à prendre en compte que la plupart des aggressions sexuelles se deroulent en éspace privé. »

      [...]

      « Le Ministère de la famille constate en 2004 plus de 70% cas de violence sexuelle dans l’appartement de la femme concerné. Selon l’organisation Terre des Femmes une femme sur quatre en Allemagne était victime de violence sexuelle ou physique de son (ancien) compagnon. »

      [...]

      « Le traumatisme persiste dans les prochaines générations. [...]. Il est confirmé : la peur et le traumatisme sont transmis de génération à génération. Pourquoi doit-il être different pour la violence à caractère sexuel ? »


  • Aider un proche au RSA peut lui faire perdre ses allocations - Journal L’Union
    http://www.lunion.fr/id57699/article/2019-04-12/aider-un-proche-au-rsa-peut-lui-faire-perdre-ses-allocations

    La raison ? Depuis 2016, les comptes des bénéficiaires du RSA sont scrutés à la loupe par les Départements, qui versent cette allocation mensuelle.

    Les allocataires ont l’obligation de déclarer tous leurs revenus. Une mesure très décriée. Le Défenseur des droits avait ouvert une enquête à ce sujet en 2017.

    « On parle de libéralités lorsque les sommes versées démontrent un caractère régulier. Il va de soi que nous regardons surtout les proportions des libéralités à l’égard de l’allocation. La jurisprudence considère que, oui, c’est de la fraude dans ce cas  », indique de son côté le département du Bas-Rhin à 20 Minutes.

    Des cas « ubuesques »
    Ce système produit des cas jugés « ubuesques » par les délégués du Défenseur des droits. Même quand il ne s’agit pas de dons familiaux.

    « Il y a par exemple une quadragénaire qui a prêté une somme d’argent et se retrouve avec un trop-perçu réclamé par la CAF parce qu’elle perçoit le remboursement de cette dette sur son compte. Ou un homme proche de la retraite, auto-entrepreneur et allocataire au RSA qui se fait rembourser des frais kilométriques. Des sommes considérées comme un revenu régulier par la CAF, qui lui réclame un trop-perçu de plusieurs milliers d’euros. Ces personnes se retrouvent dans une situation financière très délicate alors qu’elles sont déjà fragilisées. C’est une incitation à verser ces sommes en liquide  », regrette le délégué Jacques Dentz.

    « Si les sommes sont modiques, elles ne seront pas prises en compte », tempère le Département du Haut-Rhin qui indique que « les sorties du dispositif au seul motif des libéralités perçues par les parents sont quasi inexistantes », sans donner plus de précisions.

    Une position assumée

    Dans le Bas-Rhin, le Département assume sa position et indique, chiffres à la clef, que 330 000 euros ont été récupérés en 2018 pour cette raison, soit près d’un tiers du total des sommes récupérées au titre « d’indus  » pour l’année.

    Ce chiffre a quasiment doublé par rapport à 2017. « Pour perdre complètement le bénéfice du RSA, il doit être constaté une aide mensuelle familiale au montant du RSA, soit 559 euros au 1er avril 2019  », est-il précisé. Un allocataire averti en vaut deux.

    #RSA #CAF #contrôle #revenu


  • Aux Etats-Unis, des employeurs font main basse sur les données des applications de grossesse
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/04/12/aux-etats-unis-des-employeurs-font-main-basse-sur-les-donnees-des-applicatio

    Dans une longue enquête, le « Washington Post » s’inquiète de l’accès des entreprises à l’intimité médicale de leurs employées, à travers des applications comme Ovia. Bientôt une place pour les directeurs des ressources humaines (DRH) dans la salle d’accouchement ? Dans une enquête publiée mercredi 10 avril, le quotidien américain Washington Post s’intéresse à la popularité grandissante des applications de grossesse comme Ovia aux Etats-Unis, et à la porte d’entrée dans l’intimité de leurs employées qu’elles (...)

    #santé #malades #surveillance #BigData #travailleurs #Ovia

    ##santé


  • Nous sommes contre toutes les religions, y compris l’islam
    https://nantes.indymedia.org/articles/45262

    « Nous sommes contre toutes les religions, y compris l’islam ». Interview d’un membre de l’Union des anarchistes d’Iran et de l’Afghanistan. (? traduction d’un article de https://pramenby.wordpress.com, 28/02/2019)

    #Resistances #contrôle #social #religion #anti-repression #Resistances,contrôle,social,religion,anti-repression


  • VIDEO. Police : le « business » de l’outrage à agents
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/police-le-business-de-l-outrage-a-agents_3260261.html

    Les contrôles de police se passent souvent dans un climat de tension et les outrages à agents peuvent fuser rapidement. Les policiers peuvent ensuite porter plainte, car c’est un délit. Sauf qu’un business autour de ce délit est actuellement dénoncé par des avocats.

    https://embedftv-a.akamaihd.net/88af4106fbed60b45b1a979c27ca287b

    Ce business a été dénoncé depuis plusieurs années par la Legal Team Nantes / ZAD : certains membres de la police, de la BAC particulièrement, utilisaient ces poursuites de manière « disproportionnée » par rapport à leurs collègues.
    Désormais, pour que ça ne se voir plus, les policiers peuvent demander l’anonymat. Mais ça leur enlève aussi le plaisir de voir leurs victimes aux procès...

    #contrôle #police #judiciarisation


  • Tou·te·s malfaiteurs - appel à rassemblement mercredi 10 avril
    https://nantes.indymedia.org/articles/45232

    Depuis le 17 novembre, des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue, occupant les ronds-points et expérimentant de nouvelles formes d’organisation. Loin de perdre en intensité, ce mouvement n’a cessé de prendre de l’ampleur. Depuis le 1er décembre, chaque samedi toulousain voit s’exprimer une rage populaire dans les artères bourgeoises du centre-ville. Mais chaque semaine aussi, la #Répression s’abat. Les flics blessent et les juges emprisonnent. La répression est féroce mais ne calme par les ardeurs de la rue.

    #Resistances #contrôle #social #antifascisme #gilets_jaunes #Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes


  • #Fonds_fiduciaire de l’UE pour l’Afrique : 115,5 millions d’euros pour renforcer la #sécurité, la protection des migrants et la création d’#emplois dans la région du #Sahel

    La Commission européenne a adopté cinq nouveaux programmes et trois compléments pour des programmes actuels, pour un montant de 115,5 millions d’euros au titre du fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique, afin de compléter les efforts actuellement déployés dans la région du Sahel et du lac Tchad.

    Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a tenu les propos suivants : « Nous avons assisté au cours de ces dernières semaines à une recrudescence de la violence et des attentats terroristes dans la région du Sahel et du lac Tchad. Les nouveaux programmes et les compléments à des programmes existants de l’UE, pour un montant de 115,5 millions d’euros, viendront renforcer davantage nos actions sur les fronts du développement et de la sécurité. Ils contribueront également à renforcer la présence de l’État dans des régions fragiles, à créer des emplois pour les jeunes et à protéger les migrants dans le besoin. Afin de poursuivre, dans un futur proche, le bon travail réalisé dans le cadre du fonds fiduciaire, il convient de reconstituer ses ressources qui s’épuisent rapidement. »

    Dans un contexte de précarité croissante de la sécurité au Sahel, l’UE s’engage à poursuivre sa coopération aux niveaux régional et national. Elle soutiendra les efforts déployés par les pays du #G5_Sahel (#Burkina_Faso, #Tchad, #Mali, #Mauritanie et #Niger) afin d’apporter une réponse commune aux grandes menaces transfrontières et aux principaux besoins régionaux en matière de #développement. Une enveloppe supplémentaire de 10 millions d’euros viendra renforcer les capacités de défense et de sécurité des pays du G5 Sahel, tandis qu’un montant de 2 millions d’euros sera alloué au soutien de la coordination de l’#Alliance_Sahel. Au Burkina Faso, une enveloppe supplémentaire de 30 millions d’euros sera allouée au programme d’urgence Sahel en place, afin de renforcer l’accès aux services sociaux de base et encourager le dialogue entre communautés.

    D’autres mesures renforceront les efforts de protection des migrants, de lutte contre la traite des êtres humains et d’amélioration de la gestion des migrations. Une enveloppe supplémentaire de 30 millions d’euros sera allouée à la protection des migrants et des réfugiés le long de la route de la Méditerranée centrale et à la recherche de solutions durables dans la région du Sahel et du lac Tchad. Elle permettra d’accroître encore le nombre de migrants bénéficiant de mesures de protection et de retour volontaire tout en veillant à leur réintégration durable et dans la dignité. Au Niger, l’équipe conjointe d’investigation a démantelé 33 réseaux criminels et 210 trafiquants ont été condamnés au cours de ces deux dernières années. Elle bénéficiera d’une enveloppe supplémentaire de 5,5 millions d’euros afin de capitaliser sur ce succès. Au #Ghana, un montant de 5 millions d’euros consacré au renforcement des capacités et aux équipements permettra de renforcer la gestion des frontières du pays.

    Deux mesures visent spécifiquement à créer des débouchés économiques et des possibilités de développement. Au Ghana, des nouvelles activités, pour un montant de 20 millions d’euros, permettront d’améliorer les perspectives d’emploi et d’encourager la transition vers des économies vertes et résilientes face au changement climatique. Au Mali, une enveloppe supplémentaire de 13 millions d’euros s’inscrira au soutien de la création d’emplois et de la fourniture de services publics par l’État dans des régions à la sécurité précaire autour de #Gao et de #Tombouctou.

    Historique du dossier

    Le fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique a été créé en 2015 en vue de remédier aux causes profondes de l’instabilité, des migrations irrégulières et des déplacements forcés. Actuellement, les ressources allouées à ce fonds fiduciaire s’élèvent à 4,2 milliards d’euros, qui proviennent des institutions de l’UE, des États membres de l’UE et d’autres contributeurs.

    L’aide annoncée aujourd’hui s’ajoute aux 188 programmes déjà adoptés pour les trois régions (nord de l’Afrique, Sahel et lac Tchad, et Corne de l’Afrique). L’ensemble de ces programmes représente un montant total de 3,6 milliards d’euros. Ces fonds étaient répartis comme suit : Sahel et lac Tchad 1,7 milliard d’euros (92 programmes) ; Corne de l’Afrique 1,3 milliard d’euros (70 programmes) ; nord de l’Afrique 582 millions d’euros (21 programmes). Ce montant inclut cinq programmes transrégionaux.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1890_fr.htm
    #Sahel #Fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique #externalisation #frontières #contrôles_frontaliers #asile #migrations #réfugiés


  • #CBP terminates controversial $297 million #Accenture contract amid continued staffing struggles

    #Customs_and_Border_Protection on Thursday ended its controversial $297 million hiring contract with Accenture, according to two senior DHS officials and an Accenture representative.
    As of December, when CBP terminated part of its contract, the company had only completed processing 58 applicants and only 22 had made it onto the payroll about a year after the company was hired.
    At the time, the 3,500 applicants that remained in the Accenture hiring pipeline were transferred to CBP’s own hiring center to complete the process.

    CBP cut ties with Accenture on processing applicants a few months ago, it retained some services, including marketing, advertising and applicant support.
    This week, the entire contract was terminated for “convenience,” government speak for agreeing to part ways without placing blame on Accenture.
    While government hiring is “slow and onerous, it’s also part of being in the government” and that’s “something we have to accept and deal with as we go forward,” said one of the officials.
    For its efforts, CBP paid Accenture around $19 million in start-up costs, and around $2 million for 58 people who got job offers, according to the officials.
    Over the last couple of months, CBP explored how to modify the contract, but ultimately decided to completely stop work and return any remaining funds to taxpayers.
    But it’s unclear how much money, if any, that will be.

    In addition, to the funds already paid to Accenture, CBP has around $39 million left to “settle and close the books” with the company, an amount which has yet to be determined.
    In November 2017, CBP awarded Accenture the contract to help meet the hiring demands of an executive order on border security that President Donald Trump signed during his first week in office. The administration directed CBP to hire an additional 7,500 agents and officers on top of its current hiring goals.
    “We were in a situation where we needed to try something new” and “break the cycle of going backwards,” said a DHS official about why the agency started the contract.

    Meanwhile, hiring remains difficult for the agency amid a surge of migrants at the southern border that is stretching CBP resources thin.
    It “continues to be a very challenging environment,” said one official about hiring efforts this year.

    In fact, one of the reasons that CBP didn’t need Accenture to process applicants, is because the agency didn’t receive as many applications as it initially planned for.
    The agency has been focused on beating attrition and has been able to recently “beat it by a modest amount,” said the official. “Ultimately we would like to beat it by a heck of a lot, but we’re not there yet.”

    https://edition.cnn.com/2019/04/05/politics/cbp-terminate-hiring-contract-accenture/index.html
    #frontières #contrôles_frontaliers #USA #Ests-Unis #complexe_militaro-industriel #business


  • L’institut Saint-Luc en ébullition après une manipulation illégale d’ordinateurs Michel Gretry - 8 Avril 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_l-institut-saint-luc-en-ebullition-apres-une-manipulation-illegale-d-ord

    Nos ordinateurs sont-ils dangereux ? C’est évidemment un excellente question à se poser dans le cadre d’un cours d’image numérique, dans une école supérieure des arts visuels. Une étudiante, en décembre, a rentré un projet pour sensibiliser ses condisciples aux traces qu’ils laissent derrière eux. Avec l’accord d’un assistant en charge des travaux pratiques, quelques lignes de logiciel ont été subrepticement écrites sur deux machines de la salle d’infographie : un programme pour enregistrer les frappes sur le clavier, et un autre qui déclenche automatiquement la webcam pendant vingt secondes par heure sans que les utilisateurs ne s’en aperçoivent.

    Des données récoltées par ces procédés ont été exposées en interne, discutées en séminaire en janvier, et brièvement postées sur un réseau social. Vues une trentaine de fois, et retirées dans l’heure, à cause de réactions indignées. De la part d’un élève, d’un professeur, et évidemment de la responsable du parc informatique de l’établissement. La méthodologie pose d’évidents soucis de respect des lois. Mais elle ne manque pas de bases théoriques : depuis dix ans, ils sont nombreux les créatifs qui ont utilisé du « piratage non malveillant » pour montrer ou démontrer des failles de sécurité.
    . . . . . . .

    #surveillance #vie_privée #école #contrôle #espionnage




  • #gilets_jaunes contre l’intelligence artificielle et la 5G
    https://nantes.indymedia.org/articles/45176

    Le comité d’accueil du député Cédric Villani à l’Ecole des Mines d’Albi Ce jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié dans l’amphithéâtre d’honneur de l’Ecole des Mines d’Albi l’excellent Cédric Villani, député En Marche et mathématicien, pour disserter sur l’économie numérique et la société du big data. Il a été interrompu par un cloud d’opposant.es à la Start-up Nation qui se sont introduit.es sur le podium pour lire la lettre suivante :

    #Répression #Resistances #contrôle #social #antifascisme #Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme,gilets_jaunes


  • Toutes voiles dehors !
    https://nantes.indymedia.org/articles/45138

    Toutes voiles dehors !Les combattantes de la liberté Casse-rôles [journal féministe libertaire], n° 4, Mai 2018 http://casse-roles.revolublog.com

    #contrôle #social #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #lutte #genre #anti-repression #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #sexualités #contrôle,social,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,lutte,genre,anti-repression,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,sexualités


  • Rencontres inter-terreauristes
    https://nantes.indymedia.org/articles/45154

    Rencontres inter-terreauristes en zone de non-droit, du 6 au 15 avril et plus à la Grée 44360 #vigneux-de-bretagne, de nantes ligne 71 arret BOIS RIGNOUX

    #Guerre #Répression #Santé #Resistances #contrôle #social #bouffe #/ #mal #précarité #actions #directes #antifascisme #quartiers #populaires #squat #culture #logement #genre #anti-repression #art #exclusion #chômage #sexualités #Guerre,Répression,Santé,Resistances,contrôle,social,bouffe,/,mal,précarité,actions,directes,antifascisme,quartiers,populaires,squat,culture,logement,genre,anti-repression,art,exclusion,chômage,sexualités


  • Reconnaissance faciale : la surveillance au coin de la rue
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/reconnaissance-faciale-la-surveillance-au-coin-de-la-rue

    Que met-on en oeuvre comme technologies pour la reconnaissance faciale aujourd’hui ? Le visage deviendra-t-il une nouvelle empreinte digitale ? Quels sont les différents champs d’application pour les logiciels de reconnaissance faciale ? Faut-il voir la reconnaissance faciale d’un mauvais œil ?

    #algorithme #CCTV #facial #vidéo-surveillance #surveillance #MinorityReport


  • Mark Zuckerberg prône un « rôle plus actif » des Etats pour réguler Internet
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/31/mark-zuckerberg-prone-un-role-plus-actif-des-etats-pour-reguler-internet_544

    Le fondateur de Facebook signe une tribune dans plusieurs journaux. « Des décideurs publics me disent souvent que nous avons trop de pouvoir en matière d’expression. Franchement, je suis d’accord », écrit-il. Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, appelle les pouvoirs publics dans le monde à jouer un « rôle plus actif » pour réguler Internet, invitant notamment plus d’Etats à s’inspirer des règles européennes en matière de protection de la vie privée. « Je suis convaincu que les (...)

    #Facebook #contrôle #web #surveillance


  • Auvergne Rhône-Alpes : Les lycéens qui se comportent mal pourraient voir le Pass’Région suspendu, annonce Laurent Wauquiez
    https://www.20minutes.fr/societe/2486515-20190401-auvergne-rhone-alpes-lyceens-comportent-mal-pourraient-vo

    Après le grand #fichage_de_masse avec les pass’truc et autre numéri’card obligatoires le jour est venu du #contrôle_social ou quand ta carte de supermarché scolaire après avoir servi à te fliquer sert à te punir.
    #punishment_school


  • L’OEIL DE LA PHOTOGRAPHIE : Yves Salaün — Bénévole à Calais : Les Nouveaux Justes 30 Mars 2019 Bien caché par google
    http://hanslucas.com/ysalaun/photo/20779
    https://loeildelaphotographie.com/fr/yves-salaun-benevoles-de-calais


    Dans la cour extérieur de la warehouse de l’auberge des migrants, Botte de sécurité d’un bénévole travaillant dans la préparation du bois de chauffage pour les migrants de calaisie.


    Bénévole Français devant le Warehouse préparant les camions destinés à faire les distributions pour les migrants en Calaisie en Novembre 2018.


    Huile de cuisine dans un entrepot de la warehouse destiné à la confection de plats pour les migrants par l’association RCK


    Dans la court extérieur de la warehouse de l’auberge des migrants, une montagne de bois de chauffage attendant d’être empacté et livré pour les migrants de Calaisie vivant dehors. © Yves Salaün


    Dans la warehouse de l’auberge des migrants un cadie de supermarché remplit de gourdes de plastiques attentes d’être envoyé en distribution pour les migrants. © Yves Salaün

    « Peu importe les raisons qui nous poussent à venir ici. Quand on vient ici, même si cela est purement égoïste, même si ton action ici est de ne plier que des jean’s toute la journée, et bien, c’est bien ! C’est un acte de résistance. Tu fais parti d’une chaine ici. Nous sommes des résistants… des Justes…nous sommes les Justes d’aujourd’hui. »

    C’est une phrase entendue de la bouche d’un bénévole travaillant à « l’Auberge » depuis presque 7 mois. C’est ce témoignage et cette réflexion marquante, attrapés entre deux cafés en fin de journée, que j’ai voulu mettre en avant suite aux quinze jours passés à photographier la Warehouse. L’ Auberge des Migrants a fêté ses 10 ans au mois de décembre 2018. Dix années d’actions de solidarité pour les migrants et les exclus en Calaisie. Aujourd’hui c’est près de 1000 repas par jour qui sont produits pour les bénéficiaires de Calais et Dunkerque, ainsi que pour les bénévoles via l’association RCK. Par Utopia 56 et Help Refugees, c’est une aide directe sur le terrain pour 600 personnes dans les environs de Calais, par des distributions de vêtements, de tentes, couvertures et produits de premières nécessités ainsi qu’une aide d’urgence au mineurs isolés. Toute cette aide ne pourrait avoir lieu sans la warehouse, gérée par l’Auberge de Migrants qui vient regrouper une dizaine d’ossociations. Un sanctuaire de l’aide humanitaire en Calaisie où sont stockés les dons reçus de partout en France. Dans ce hangar mal isolé et mal éclairé est opéré tout un travail de tri, de réparation et remise en condition des produits reçus. Une chaine fragile de travaux bénévoles permettant l’action sur le terrain. Et cela au prix d’un dévouement total des personnes travaillant ici, par des actes résignés, toujours dans la légalité, mais opérant avec une épée de damoclès que des institutions publiques insidieuses peuvent faire tomber à tout moment (cf projet de loi : délit de solidarité). Associations et bénévoles sont des gardes fous face aux répressions policières et politiques envers les Migrants. Ces associations deviennent malgré elles et par leurs actes, les garant d’une humanité et du lien social factuellement mis à mal par les politiques locales et européennes. Elles deviennent des « Zones de Pensées à Défendres ». Car, au cours de ces quinze jours passés à photographier ces bénévoles dans la rigueur de conditions de travail extrêmes, j’ai pu rencontrer tout le spectre social Français et étranger, unis dans l’entre-aide, unis dans l’adversité au-delà d’un ennemi commun travaillant à un rêve commun.

    #Photographie #Calais #Yves_Salaün #renvois #frontières #contrôles_frontaliers #migrations


  • European Border and Coast Guard: The Commission welcomes agreement on a standing corps of 10,000 border guards by 2027

    Today, the Council green-lighted the political agreement reached last week to reinforce the European Border and Coast Guard, giving it the right level of ambition to respond to the common challenges Europe is facing in managing migration and borders.

    The centre piece of the reinforced Agency will be a standing corps of 10,000 border guards – ready to support Member States at any time. The Agency will also have a stronger mandate on returns and will cooperate more closely with non-EU countries, including those beyond the EU’s immediate neighbourhood. Agreed in the record time of just over 6 months, the new European Border and Coast Guard represents a step-change in the EU’s ability to collectively better protect Europe’s external borders.

    Welcoming the agreement, First Vice-President Frans Timmermans said: “In an area of free movement without internal border controls, strengthening and managing Europe’s external borders is a shared responsibility. I am glad to see that a 10,000-strong standing corps with the necessary equipment will help Member States to better protect our borders and our citizens. By working together constructively and swiftly, we can create a safer Europe.”

    Commissioner for Home Affairs, Migration and Citizenship Dimitris Avramopoulos added: “From now onwards, the European Border and Coast Guard will have the full operational capacity and powers needed to effectively and fully support Member States on the ground, at all times. Better controlling our external borders, fighting irregular migration, carrying out returns and cooperating with third countries – we can only succeed if we do this together. Ultimately, this will also help preserve the long-term viability of the Schengen area of free movement.”

    The Agency supports Member States and does not replace their responsibilities in external border management and return. The reinforced European Border and Coast Guard Agency will be equipped with more resources and capabilities including:

    A standing corps of 10,000 border guards: A standing corps of 10,000 border guards will be set up by 2027 and will ensure that the Agency can support Member States whenever and wherever needed. The standing corps will bring together Agency staff as well as border guards and return experts seconded or deployed by Member States, who will support the over 100,000 national border guards in their tasks. In addition, the Agency will have a budget to acquire its own equipment, such as vessels, planes and vehicles.

    Executive powers: The standing corps will be able to carry out border control and return tasks, such as identity checks, authorising entry at the external borders, and carrying out borders’ surveillance – only with the agreement of the host Member State.
    More support on return: In addition to organising and financing joint return operations, the Agency will now also be able to support Member States at all stages of return process with Member States remaining responsible for taking return decisions. This support will include for example by identifying non-EU nationals with no right to stay or acquiring travel documents.
    Stronger cooperation with non-EU countries: The Agency will be able – subject to prior agreement of the country concerned – to launch joint operations and deploy staff outside the EU, beyond countries neighbouring the EU, to provide support on border and migration management.
    Antenna offices: The Agency will be able to set up antenna offices in Member States and in a non-EU country (subject to a status agreement) to support logistically its operational activities and guarantee the smooth running of the Agency’s operations.

    Next steps

    The European Parliament’s LIBE Committee still has to confirm the political agreement reached in trilogues on 28 March. Then both the European Parliament and the Council will have to formally adopt the Regulation. The text will then be published in the Official Journal of the European Union and the European Border and Coast Guard’s enhanced mandate will enter into force 20 days later. The new European Border and Coast Guard standing corps will be available for deployment starting from 2021, once it becomes fully operational and will reach its full capacity of 10,000 border guards by 2027.

    Background

    The European Border and Coast Guard was established in 2016, building on existing structures of Frontex, to meet the new challenges and political realities faced by the EU, both as regards migration and internal security. The reliance on voluntary Member States’ contributions of staff and equipment has however resulted in persistent gaps affecting the efficiency of the support the European Border and Coast Guard could offer to Member States.

    In his 2018 State of the Union Address President Juncker announced that the Commission will reinforce the European Border and Coast Guard even further. The objective of this upgrade was to equip the Agency with a standing corps of 10,000 operational staff and with its own equipment to ensure that the EU has the necessary capabilities in place — constantly and reliably. On 28 March, the European Parliament and the Council reached a political agreement on the Commission’s proposal, which was confirmed by the Council.

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1929_en.htm
    Après #Frontex, #Frontex_plus (https://seenthis.net/tag/frontex_plus)
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