• #marseille : main basse sur la ville
    https://nantes.indymedia.org/articles/43578

    Le texte qui suit à été écrit par des camarades à Marseille, suite à la catastrophe qui s’y est produite récemment. Un autre texte sur le même sujet sera disponible dés demain.

    #contrôle #social #luttes #salariales #/ #actions #directes #squat #logement #contrôle,social,luttes,salariales,/,actions,directes,squat,logement


  • La visibilité des anonymes. L’accès des images amateur à l’espace public.

    Un symptôme flagrant du nouveau statut des productions vernaculaires est la multiplication des formes d’autocensure qui accompagnent l’exposition de soi. L’exemple le plus emblématique, en contradiction avec les principes de la manifestation publique, a été la dissimulation systématique des identités par le mouvement étudiant français du printemps 2018. La célèbre séquence de la Commune de Tolbiac, autoprésentation parodique de trois portes-parole masqués, en compagnie du chien Guevara, illustrait une attitude de défiance, justifiée par la montée des violences et la réponse repressive des forces de l’ordre.

    Le recours à une éditorialisation de la photo pour masquer certaines informations manifeste donc une compréhension au second degré de l’image, qui témoigne de la conscience de son exposition publique.

    On notera que contrairement à l’idée reçue, cette modification ne fait pas perdre à l’image sa valeur documentaire. Au contraire : la mise en retrait d’une information fonctionne comme une attestation de l’authenticité de la scène enregistrée, comme c’est le cas dans les reportages d’information en caméra cachée.

    Comme l’illustre la revendication des minorités d’accéder à la sphère publique, la visibilité est un combat. La présence dans l’espace social installe de nouvelles normes, de nouvelles façons de voir. Un grand nombre d’entre nous peut aujourd’hui contribuer à le remodeler.

    Analyse de l’image sociale par André Gunthert : http://imagesociale.fr/6657

    #image #photo #photographie #representation #sociale #autoportrait #selfie #documentaire #documentation #temoignage #controle


  • Des capteurs sonores plutôt que des caméras sur la voie publique Cynthia Racine/oang - 13 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/technologies/9990834-des-capteurs-sonores-plutot-que-des-cameras-sur-la-voie-publique.html

    Une start-up genevoise a développé des détecteurs sonores capables d’alerter immédiatement les forces de l’ordre lors d’une collision, un coup de feu ou une explosion. Cette innovation séduit déjà certaines villes.

    La start-up genevoise SecurAxis, qui a développé cette technologie proposant de remplacer les caméras de surveillance par des détecteurs de bruit, a reçu lundi le premier prix de l’incubateur suisse du CERN.

    Les autorités de la Ville de Genève semblent séduites par le projet et des discussions sont en cours pour lancer une phase test. Les villes d’Abou Dhabi et de Taipei ont, elles aussi, montré leur intérêt.

    « Niveau très élevé de protection des données »
    Car cette technologie arrive avec une promesse liée à une thématique très sensible : la protection des données. « On le voit aujourd’hui, l’image est de plus en plus remise en cause sur la voie publique », constate le directeur des opérations chez SecureAxis Gaëtan Vannay.

    « Nos capteurs de son ont cette capacité de pouvoir informer tout aussi bien - si ce n’est mieux - de ce qui se passe via ce type de détection. Du point de vue de la sécurité des données, de la confidentialité, c’est un niveau très élevé. »

    Spécialiste des enjeux sécuritaires
    La start-up, avant tout spécialisée dans la vision en temps réel des enjeux sécuritaires, n’en n’est pas à son coup d’essai. Elle propose déjà une plateforme internet qui permet, en cas d’attentat par exemple, de recenser le personnel touché et de transmettre instantanément des informations. Il s’agit d’une sorte de réseau social de la sécurité.

    Certaines ONG, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ou encore le TCS travaillent déjà avec SecureAxis. La start-up espère que ses détecteurs d’événements seront parfaitement opérationnels l’été 2020.

    #surveillance #audio #audio-surveillance ##vie_privée #contrôle #police #sécurité #Suisse


  • [Film] Messa Guerrillera - ZAD
    https://nantes.indymedia.org/articles/43567

    J’avais ce film dans une clé usb perdue quelques jours après une des présentations faites par Florent Tillon pendant l’automne 2017. Très gentillement, il me l’avait passé lors de la soireé. J’espère qu’il comprenne les raisons pour lesquels ce qu’il a filmé, débattu et mis en scène avec les gens qu’il a cottoyé sur la ZAD, doit maintenant etre mis en ligne afin d’etre analysé par les intéressé.e.s. Et j’espère aussi qu’un jour le film entier puisse etre librement publié et distribué, car a mon avis c’est vraiment intéressant. Ceci n’est qu’un chapitre de 45minutes de son oeuvre de presque deux heures et demie. Mais plus que d’espèrer, faudra avoir la volonté. Volonté pour que camarades et compagnon.ne.s ne suivent plus la politique et ses chefs, le spectacle et le cours normal des choses, des languages (...)

    #Archives #Ecologie #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #lutte #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #mouvement #zad#Archives,Ecologie,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,/,lutte,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement


  • Smart Cities sécuritaires : la CNIL forfait ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/43553

    Depuis plusieurs mois, La Quadrature a commencé à se pencher sur les enjeux liés aux Smart City, alors que plusieurs villes françaises invoquent ce terme pour « déguiser » leurs projets de surveillance policière dopée aux Big Data. Il y a quelques semaines, nous rencontrions la CNIL pour discuter de ces enjeux. Résumé des épisodes précédents, et de cette rencontre pas franchement enthousiasmante.

    #Informatique #contrôle #social #technopolice #Informatique,contrôle,social,technopolice


  • Appel à la solidarité avec les anarchistes russes
    https://nantes.indymedia.org/articles/43527

    vendredi 9 novembre 2018 Les services spéciaux russes sont en train #de préparer la destruction du mouvement anarchiste. Leur excuse sont les attaques explosives de jeunes anarchistes.

    #Guerre #Répression #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #actions #directes #anti-repression #russie #Guerre,Répression,contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,anti-repression


  • D’Athènes à Briançon, solidarité #sans frontières
    https://nantes.indymedia.org/articles/43521

    Traduction du communiqué #de camarades anarchistes suite à leur action à Athènes.

    #contrôle #social #/ #prisons #centres #rétention #actions #directes #immigration #sans-papieres #frontieres #contrôle,social,/,prisons,centres,de,rétention,actions,directes,immigration,sans-papieres,frontieres


  • #Nantes : Opération de #contrôle au faciès hier à Commerce !
    https://nantes.indymedia.org/articles/43452

    Hier après-midi, un groupe de 4 hommes en civil, se faisait discret à Commerce. En fait, ils ont procédé en 1h à une dizaine de contrôles d’identités, uniquement sur des personnes noires et en majorité des exilé-es ! Selon leur dires, même si les exilé-es leur montraient un document d’identité ou de minorité « ce sont tous des baratineurs, des menteurs » et s’il y a un doute « ben on embarque et on auditionne » .... Qui étaient-ils ? Officier de policier judiciaire, Police aux Frontières ?

    #Répression #social #/ #immigration #sans-papieres #frontieres #Répression,contrôle,social,/,immigration,sans-papieres,frontieres



  • L’islamophobie médiatique en France : l’art et la manière d’affoler les consciences
    https://nantes.indymedia.org/articles/43424

    Article publié sur le blog Agitation Autonome à propos de l’islamophobie dans les médias français depuis la fin des années 70. Son objectif est de montrer l’évolution de ce système à travers des événements comme les grèves de Talbot-Poissy au début des années 80, la guerre contre l’Irak, les polémiques sur le voile ou encore les révoltes en banlieues. Cela permet de comprendre le caractère racialisant et cultualisant de l’information distillée en France.

    #Racisme #Répression #Resistances #contrôle #social #antifascisme #Racisme,Répression,Resistances,contrôle,social,antifascisme


  • La #Mission_Eucap octroie à la police nationale du #Niger 6,5 Milliards FCFA pour le contrôle des frontières

    La #police nigérienne va bénéficier d’une enveloppe de 10 millions d’euros, soit 6,5 milliards FCFA, de la mission #Eucap_Sahel au Niger pour financer le projet de création de #Compagnies_mobiles_de_contrôle_des_frontières (#CMCF) dans toutes les régions du Niger. Ce, dans le but de lutter contre le crime organisé et la migration clandestine.

    Cette enveloppe est offerte précisément par les Pays-Bas à hauteur de 4 millions d’euros (2,6 milliards FCFA), et l’Allemagne 6 millions d’euros (3,9 milliards FCFA).

    « L’#Allemagne contribuera pour 6 millions et les #Pays-Bas pour 4 millions pour aider le gouvernement nigérien dans la lutte contre l’immigration irrégulière, le trafic de drogue et des armes. », a précisé le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas Stef Blok.

    La convention matérialisant cet appui a été signée le 31 octobre, en présence du Chef de la délégation de l’Union européenne Denisa-Elena Ionete, du Chef de la mission Eucap Sahel au Niger Frank Van Der Mueren, et du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas.

    Pour mémoire, la mission Eucap Sahel avait déjà offert du #matériel d’une valeur de 15 millions FCFA à l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants (#ANLTP / #TIM), toujours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la traite des personnes et la migration clandestine.

    Eucap Sahel Niger est un instrument de développement et de stabilité de l’Union européenne, mise sur pied dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune. Lancée en 2012 au Niger, elle contribue au renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité nigériennes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

    En 2018, sa mission a été prolongée au Niger pour une période de deux ans.

    https://www.niameyetles2jours.com/la-gestion-publique/securite/0111-3043-la-mission-eucap-octroie-a-la-police-nationale-du-niger

    • L’Allemagne et les Pays-Bas vont financer une police de contrôle au Niger

      L’Allemagne et les Pays-Bas vont débloquer 10 millions d’euros au Niger pour mettre sur pied des forces spéciales chargées de contrôler les frontières du pays africain notamment contre l’immigration illégale, a annoncé jeudi la mission civile européenne Eucap Sahel.

      Le Niger, les Pays-Bas et Eucap Sahel - qui aide depuis 2012 le Niger à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée - ont signé mercredi à Niamey la convention pour le financement de cette force dénommée Compagnies mobiles de contrôle des frontières (CMCF), selon Eucap Sahel.

      « Les Pays-Bas contribueront pour 4 millions d’euros et l’Allemagne pour 6 millions d’euros. Nous travaillerons avec le gouvernement nigérien dans la lutte contre la migration irrégulière, le trafic de drogue et des armes », a précisé à la télévision Stef Blok, le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas en visite au Niger.

      Les fonds seront confiés à Eucap Sahel et serviront à la formation, l’entrainement et l’équipement de centaines de policiers nigériens qui composeront les compagnie, a-t-il dit.

      Dans une première phase, deux compagnies fortes de 250 policiers nigériens seront positionnés à Maradi et Birn’in Konni, deux régions proches de la frontière avec le Nigeria, un des gros pourvoyeurs de clandestins transitant par le Niger pour l’Europe, a expliqué une source sécuritaire à l’AFP.

      « Grosso modo c’est pour combattre tout ce que nous avons comme défis : la migration illégale, le trafic des être humains, la drogue, le terrorisme », a expliqué Souley Boubacar, le patron de la police nigérienne.

      Selon les statistiques européennes, environ 90% des migrants d’Afrique de l’Ouest traversent le Niger pour gagner la Libye et l’Europe.

      Mi-juillet, lors d’une visite au Niger, le président du Parlement européen Antonio Tajani s’était réjoui de la chute « de plus de 95% » du flux de migrants transitant par le Niger vers la Libye et l’Europe, entre 2016 et 2017.

      https://www.voaafrique.com/a/l-allemagne-et-les-pays-bas-vont-financer-une-police-de-contr%C3%B4le-au-niger/4638602.html

    • Germany, Netherlands back Niger border force to counter migration

      Germany and the Netherlands have pledged to fund special forces in Niger to control its border and prevent illegal migration, the EU’s security mission in the country said Thursday.

      Niger is a transit country for thousands of migrants heading to Libya and Algeria, key hubs for migrants trying to reach Europe.

      Under the new plan, the two European nations will disburse €10 million to finance the new force, according to EUCAP Sahel, which provides support for Niger security forces.

      The funds would be used for training and equipping hundreds of Niger police officers.

      “Roughly speaking, it is to combat all our challenges: illegal migration, human trafficking, drugs, terrorism,” said Souley Boubacar, head of the Niger police.

      In the first phase, two companies of 250 Niger police will be positioned at Maradi and Birnin Konni — two regions on the troubled frontier with Nigeria that have become a key crossing point for migrants heading for Europe — a security source told AFP.

      It came after Germany held talks with Niger earlier this year, which took in discussions on migration issues. Angela Merkel welcomed the President of Niger, Mahamadou Issoufou, to Meseberg Castle in Brandenburg during the talks.

      The EU has been grappling with massive migration from Africa and the Middle East since 2015.

      Niger has become one of the main crossing routes for poor migrants, with 90 percent of West African migrants passing through the country, according to the EU.

      The Saharan route is notorious for its dangers, which include breakdowns, lack of water and callous traffickers who abandon migrants in the desert.

      Niger introduced a law making people-smuggling punishable by a jail term of up to 30 years in 2015.

      In July, European Parliament President Antonio Tajani said the flow of migrants through Niger fell by 95 percent between 2016 and 2017.


      https://www.thelocal.de/20181101/germany-netherlands-back-niger-border-force-to-counter-migration
      #Allemagne #Pays-Bas

    • Appui de plus de 6,5 Milliards de FCFA de La Mission Eucap à la police nationale pour le contrôle des frontières

      Le Ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas Monsieur STEF BLOK a procédé ce mercredi 31 octobre 2018 à la signature d’une convention avec le Chef de la mission Eucap Sahel au Niger Monsieur FRANK Van Der Mueren pour le compte de la police nationale du Niger représentée par son directeur général le Commissaire général de police Souley Boubacar et en présence du Chef de la délégation de l’Union Européenne Mme Denisa-Elena IONETE.
      D’un coût global de 10 millions d’euros dont 4 millions des Pays-Bas et 6 millions de l’Allemagne, ce mémorandum d’entente permettra de financer le projet de création de Compagnies Mobiles de Contrôle des Frontières (CMCF) dans toutes les régions du Niger.
      La création de ces nouvelles compagnies s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la migration irrégulière.
      Le Chef de la mission EUCAP SAHEL au Niger, Monsieur FRANK VAN DER MUEREN a tenu à souhaiter la bienvenue au Ministre STEF BLOK, à la délégation de la police nationale et aux participants à cette cérémonie.
      Il a, à cette occasion, souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre ‘’des actions de l’Union Européenne au Niger’’ et ‘’c’est un geste politique très fort envers le Niger’’.
      Rappelons qu’EUCAP SAHEL est à son quatrième mandat au Niger dont le dernier court de 2018 à 2020. Sa mission principale est la lutte contre l’insécurité et la migration clandestine. EUCAP SAHEL au Niger emploie 115 agents internationaux et 15 nationaux.
      ‘’L’Allemagne contribuera pour 6 millions et les Pays-Bas pour 4 millions pour aider le gouvernement nigérien dans la lutte contre l’immigration irrégulière, le trafic de drogue et des armes’’ a indiqué le ministre STEF BLOK au cours d’un point presse animée juste après la signature de cette convention.
      Le Commissaire général de police Directeur général de la police du Niger Souley Boubacar a exprimé toute sa satisfaction après cette signature avant d’ajouter que ‘’c’est pour combattre tout ce qu’il y a aujourd’hui comme défis de l’heure tels le trafic de drogue, d’armes, l’immigration irrégulière, le banditisme transfrontalier’’.
      Lancée en 2012, EUCAP Sahel Niger est une mission civile de l’Union européenne promouvant une politique de sécurité et de défense commune, rappelons-t-on. Elle apporte ses appuis dans le cadre de renforcement des forces de sécurité nigériennes.

      http://www.anp.ne/?q=article/appui-de-plus-de-6-5-milliards-de-fcfa-de-la-mission-eucap-la-police-nationale-p
      #externalisation #contrôles_frontaliers


  • Début de la constitution d’une #métaliste sur le sujet #migrations et #développement

    Déconstruction de l’idée : augmentation du #développement pour freiner la migration (et notamment l’émigration), en lien aussi avec la question du #codéveloppement :
    https://seenthis.net/messages/526083
    https://seenthis.net/messages/448596

    Ici des liens sur aide au développement comme moyen de freiner l’immigration, mais sans pour autant être critiques sur ce sujet (#root_causes) :
    https://seenthis.net/messages/614952
    https://seenthis.net/messages/538851
    https://seenthis.net/messages/536665
    https://seenthis.net/messages/487453
    https://seenthis.net/messages/461710

    La question des #remittances :
    https://seenthis.net/tag/remittances

    Il faudra faire une longue liste du lien toujours plus étroit entre #aide_au_développement et migrations (#conditionnalité de l’aide)...
    https://seenthis.net/messages/719752
    https://seenthis.net/messages/564720
    https://seenthis.net/messages/385634

    Dans le documentaire (produit par Arte) « Etats africains, portiers de l’Europe » on parle aussi de conditionnalité de l’aide :
    https://www.youtube.com/watch?v=IUSIi-qP2pY


    https://seenthis.net/messages/691948
    https://seenthis.net/messages/660235
    https://seenthis.net/messages/647177
    https://seenthis.net/messages/641888
    https://seenthis.net/messages/633324
    https://seenthis.net/messages/528689
    #Afghanistan

    Et l’opacité des fonds pour le développement, qui, en réalité, sont utilisés en grande mesure pour fermer les frontières :
    https://seenthis.net/messages/641297
    https://seenthis.net/messages/580567
    #fonds_fiduciaire_d’urgence #trust_fund #fonds_pour_l'afrique
    https://seenthis.net/messages/601336
    https://seenthis.net/messages/550025
    https://seenthis.net/messages/423516

    Et sur la part croissante du budget des Etats consacrée aux dépenses en matière de #contrôles_frontaliers au détriment des fonds pour le développement
    https://seenthis.net/messages/608653

    Des guides/manuels/rapports qui déconstruisent les #mythes et #préjugés en lien avec migrations & développement :
    https://seenthis.net/messages/733048

    Liens sur les budgets nationaux (européens) de la #coopération_internationale au développement et le fait que dans ce budget les frais d’#accueil des #réfugiés et #demandeurs_d'asile sur le territoire y est inclus :
    https://seenthis.net/messages/480592
    https://seenthis.net/messages/430853
    https://seenthis.net/messages/388606
    #coopération_au_développement

    Quand les Etats financent, via l’aide au développement aussi, des dictateurs...
    Erythrée :
    https://seenthis.net/messages/405308
    https://seenthis.net/messages/318425
    Mais il y a aussi du matériel sur cette métaliste en lien avec l’#externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

    Une synthèse graphique de @reka :


    https://seenthis.net/messages/311344

    #ressources_pédagogiques

    ping @isskein @_kg_


  • Le prix du carburant, facture salée de l’étalement urbain | Olivier Razemon
    http://transports.blog.lemonde.fr/2018/11/03/prix-carburant-facture-etalement-urbain

    Passons sur l’absurdité qui consiste à organiser un blocage routier, en brûlant du pétrole pour protester… contre l’augmentation du prix du carburant qu’on est en train de brûler. Le prix de l’essence est devenu, pour chaque personne concernée, un indicateur ressenti du coût de la vie, et sa contestation un marqueur social. Un peu comme prix du blé autrefois, rapporte le directeur du département opinion de l’Ifop. Source : L’interconnexion n’est plus assurée

    • Ensuite parce que l’augmentation du carburant, contrairement aux idées reçues, est davantage la conséquence de la hausse du baril de pétrole que des taxes supplémentaires ponctionnées sur le litre d’essence.

      Heu ... J’ai vérifié. Ça marche pas ...

    • Pourtant c’est corroboré ailleurs :
      https://www.la-croix.com/Economie/Le-carburant-flambe-grogne-aussi-2018-10-30-1200979720

      Entamée depuis plusieurs années, cette envolée de la fiscalité n’a pas toujours autant fait réagir. Car elle était souvent dissoute dans l’évolution favorable des cours du pétrole. Ce n’est plus le cas. Sur les marchés mondiaux, secoués par les tensions internationales, de l’Iran au Venezuela, le pétrole flambe.

      « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », assure Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Les derniers mois ont été effectivement marqués par des variations brusques des cours. Le baril qui valait moins de 30 dollars début 2016 était autour de 50 dollars début 2018. Il coûte désormais autour de 80 dollars et la hausse récente du dollar face à l’euro accentue ce renchérissement.

      Cette variation explique largement la récente flambée des prix à la pompe.

      https://mobile.francetvinfo.fr/economie/automobile/diesel/carburant-comment-expliquer-la-hausse-des-prix_3015347.amp

      « Or, les taxes représentent plus de la moitié, 60% en moyenne, du prix que vous payez à la pompe. La moindre augmentation pèse donc lourd », poursuit Hervé Godechot, qui estime cependant que le facteur principal de la hausse des prix à la pompe « c’est bel et bien la flambée des cours mondiaux du pétrole ». Et le journaliste de préciser : « En un an, le prix du baril a explosé de presque 15%. »

      https://www.liberation.fr/france/2018/11/02/prix-de-l-essence-la-faute-au-petrole_1689619

      Si on met en rapport cette hausse avec la progression du prix depuis un an, on arrive à ce résultat : le litre de gazole est environ 29 centimes plus cher. Sur ce total, l’augmentation de la TICPE représente 7,6 centimes. Soit un gros quart (26 %). Concernant le sans plomb, la hausse annuelle a été de 21,3 centimes. Sur ce total, 3,9 centimes sont dus à la hausse de la TICPE. Soit un peu moins de 20 %. Il est donc exact de dire que, sur un an, l’augmentation des taxes n’a été qu’un facteur secondaire de la flambée des prix à la pompe. La principale raison de l’augmentation tient à l’accroissement du prix du carburant hors taxe, elle-même liée à la hausse du prix du pétrole.

      Sinon, quelque chose qui n’est pas évoqué dans le papier :
      https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-188292-opinion-actions-contre-le-prix-des-carburants-il-faut-cesser-

      Si l’essence augmente, il ne faut pas oublier qu’à niveau de salaire en euros équivalent, avec une heure de travail au SMIC en 2018 on peut s’acheter plus de litres d’essence qu’en 1980.
      Par exemple : en 1980, le SMIC horaire était de 14,76 francs, soit 2,25 euros, le prix moyen de l’essence étant de 4,17 francs, soit 0,63 euro, avec une heure de travail on pouvait s’acheter un peu plus de 3 litres d’essence (3,4 L). En octobre 2018 le taux horaire du SMIC est de 9,88 euros le prix moyen d’un litre d’essence est de 1,539 euro. Autrement dit actuellement avec une heure de travail on peut acheter un peu plus de 6 litres d’essence (6,4 L).

    • Il y a le froid ressenti. N’y aurait il pas les dépenses ressenties ?

      Augmentation des dépenses incompressibles, nouveau mode de vie (smartphone, liaison internet, achat de plats préparés, frais de toutes sortes, dont les frais bancaires).
      Des veaux (leurs bagnoles) de plus en plus gros, et de marque, de préférence germanique.

      Il y a aussi les augmentations des prix depuis le passage à l’euro.
      Quand je converti le prix d’un article en francs, je suis halluciné. Faites le par exemple pour un sandwich en ville.

      Les salaires, des petit.e.s bourgeois.e.s qui se croient grand.e.s bourgeois.e.s n’ont pas suivi.

      Leur pouvoir d’achat a diminué sans qu’ils s’en aperçoivent, puisqu’on leur dit pas à la télé.
      Ils s’en aperçoivent à la station service, en faisant le calcul de ce qu’il reste sur le compte en banque.

      Bon, c’est pas pour cela qu’ils/elles vont couper leur moteur à l’arrêt, ou ne pas faire 30 minutes de bagnole pour profiter d’une réduction de 2 euros à l’hyper marché.

    • Il faut dire aussi, que l’opinion publique, c’est un investissement. Exemple, à cet instant, quelques titres sur le site du figaro.

      Les propriétaires des merdias se doivent de montrer leur capacité de nuisance à emmanuel macron, et par ailleurs cela permet de ne pas parler des vrais sujets qui fâcheraient : fermeture ses hôpitaux, destruction de la Sécurité Sociale, de la SNCF, bradage du patrimoine public ce bien commun, au profit des plus riches, rôle destructeur de l’union européenne, de la monnaie qui tue : l’euro, des banques, de l’environnement, du harcelement meurtrier au travail. . . .

      Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Siphonnages, agressions : la hausse du prix des carburants aiguise l’appétit des délinquants

      Édouard Philippe maintient et défend la hausse des taxes sur les carburants

      Première mobilisation contre la hausse du prix des carburants

      Les Français opposés à la hausse des taxes sur les carburants

      L’exécutif cherche des réponses à la colère des automobilistes

    • Il est nécessaire de réduire la consommation de pétrole, et si il n’y a qu’avec l’augmentation du prix de l’essence, pourquoi pas. Ras-le-bol des bagnoles !
      Le hic, c’est justement, quels autres moyens de transports pour les péquenots, les pas riches, et tous ceux qui doivent se déplacer sur l’ensemble du territoire ?
      Il faudrait peut-être se questionner sur le fait qu’à partir du moment où le ministère de l’intérieur s’est approprié l’aménagement du territoire (sous Pasqua) l’ensemble des déplacements a été pensé pour être contrôlé, sinon pourquoi donner les routes à l’armée ? Est-ce également cela qui les a rendu plus difficile à effectuer avec peu d’argent, les paranos de la révolution bolchevique nous dirigent encore.
      #contrôle_social

    • Un communiqué de Nantes Révoltée sur sa page FB :

      QUE FAIRE LE 17 NOVEMBRE ?

      Début octobre, une jeune femme, Priscilla, lance une pétition contre l’augmentation du prix de l’essence, partant d’un constat simple : « toutes les personnes qui vivent en banlieue ou dans des zones rurales et qui prennent leur voiture tous les jours n’en peuvent plus de ces augmentations ». La pétition se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, et recueille des centaines de milliers de signatures. Elle devient le moteur d’une journée d’action le 17 novembre. De nombreux internautes appellent alors à faire de cette date un moment de blocage des voies. Parmi les plus influents, deux routiers dont les vidéos sont vues des millions de fois. Et dans un second temps, des récupérateurs d’extrême droite apparaissent, notamment un certain Franck B., militant proche du Front National, qui publie des vidéos relayant l’appel. Les notables d’extrême droite, Le Pen et Dupont Aignan, lui emboîtent le pas. Entre temps, la mobilisation sur facebook pour le 17 novembre a réuni plusieurs centaines de milliers de personnes. Des groupes s’organisent dans chaque ville, avec l’intention de ralentir ou d’arrêter la circulation. Leur slogan ? « Bloquons tout ». Un sondage vient de paraître : « 78% des français soutiennent le mouvement ». Le gouvernement tente déjà d’y répondre dans les médias. Quel que soit l’impact réel de cette journée, elle aura déjà beaucoup plus fait parler d’elle que les jours de grève inutiles, sans perspective ni énergie, décidés par les centrales syndicales depuis deux ans. Tentative d’analyse de cette mobilisation inclassable.

      Quelles revendications ?

      La revendication première paraît très limitée : la lutte contre l’augmentation du prix du carburant, qui atteint effectivement des sommets ces dernières semaines, à cause de l’augmentation des taxes. Au delà de l’hypocrisie d’un gouvernement qui prétend taxer l’essence pour raisons « écologiques » tout en faisant des cadeaux faramineux aux plus riches et au multinationales qui détruisent la planète, cette revendication pose une question bien réelle. Celle des formes de vies contemporaines. Celle des existences gâchées à passer des heures chaque jour au volant pour aller subir des jobs précaires et inutiles, toujours plus éloignés de nos lieux de vie. Les métropoles s’étendent, le béton dévore le paysage, et de plus en plus de personnes sont contraintes de se loger toujours plus loin, dans des zones péri-urbaines sans âmes, pour des raisons économiques. Les mêmes doivent rouler toujours plus longtemps pour aller rejoindre leurs lieux de travail. Cette France périphérique, éloignée des centre-villes, est celle des perdants de la mondialisation, des perdants de la métropole, des exclus de la gentrification. Celle qui ne peut pas aller au travail en vélo, en transports en commun, voire en taxi. Balayer cette réalité en traitant simplement les organisateurs du 17 novembre de « fachos » est un non-sens et une erreur politique.

      Oui, l’appel au 17 novembre est insatisfaisant, mais il part du réel. Il part des conditions objectives d’existence déplorables subies par des millions de personnes. De la même manière, le mouvement contre la loi travail en 2016 était parti du réel, avec des recueils de témoignages en ligne contre la précarité, les humiliations des petits-chefs, les salaires de misère ...

      Une initiative d’extrême droite ?

      En regardant les groupes facebook d’appel au 17 novembre, on ne peut que constater une grande confusion. Des appels à chanter la Marseillaise côtoient des appels à « refaire Mai 68 ». On y débat pour savoir s’il faut avoir le soutien des policiers, ou au contraire les attaquer. D’autres veulent « élargir les revendications » plutôt que se concentrer sur le prix de l’essence. Ces groupes ne sont pas d’extrême droite, mais il est incontestable que des militants d’extrême droite tentent de faire de l’entrisme sur ces réseaux. On y trouve aussi des syndicalistes, des militants de gauche, voire d’extrême-gauche. Mais pour l’immense majorité, il s’agit d’une France périphérique sans références précises, qui se revendique « apolitique ». A l’image de la situation du pays : instable et atomisé, mais en colère.

      Sur le fond, les protestations contre les taxes rappellent effectivement des mouvements réactionnaires, comme celui de Pierre Poujade dans les années 1950, ou plus récemment le mouvement confus des Bonnets Rouges en Bretagne. D’autant plus qu’on trouve aussi bien des travailleurs précaires que des patrons d’entreprise dans ces différents appels : autant de mondes qui n’ont aucun intérêt commun, et qui se retrouvent ligués ensemble contre le prix de l’essence.

      Mais si l’on remonte plus loin, les révoltes anti fiscales font aussi écho aux Jacqueries paysannes de l’Ancien Régime, qui ont mené à des situations insurrectionnelles contre les injustices. On a aussi vu ces dernières années en Espagne des refus collectifs de payer les loyers ou les taxes. Dans un climat où le président s’affiche comme un monarque aux goûts luxueux, et crache ouvertement sur la plèbe, ce refus de payer plus de taxes se comprend largement.

      En bref, il est difficile de classer ces revendications sur l’échiquier politique traditionnel, même si, redisons le, elles ne sont pas suffisantes pour en faire un véritable mouvement social. Il s’agit pour l’instant d’un agrégat de colères.

      « On bloque tout ». Un moyen d’action efficace ?

      C’est là le plus important, et aussi le plus douloureux. Nous avons tous constaté l’inefficacité des seules manifestations. Nous savons tous qu’une victoire sociale passe par le blocage de l’économie. Alors que les mouvements sociaux appellent depuis des années à « tout bloquer » sans jamais y parvenir, ni à organiser sérieusement les blocages, le mouvement du 17 novembre lui, a l’air de vouloir se donner les moyens de paralyser les flux.

      Les directions syndicales ont fait preuve de leur totale inefficacité alors que les attaques de Macron sont d’une violence sans précédent : tout au plus quelques manifestations minables, isolées, sans volonté d’engager le rapport de force. Les « cortèges de tête » non plus, ne sont pas parvenu à aller au delà des actions spectaculaires et des slogans radicaux. Pendant tout le printemps 2016, nous avons crié « on bloque tout » sans effet. Au printemps 2018, nous n’avons pas été capables de dépasser le calendrier syndical qui nous a mené à l’échec, malgré une multitude de luttes.

      En s’organisant sur facebook, le mouvement du 17 novembre a imposé sa propre date, son propre calendrier, avec l’objectif affiché de tout bloquer. Ce mouvement que beaucoup insultent, ou traitent avec mépris, serait-il en passe de réussir ce que les révolutionnaires n’ont pas réussi à mettre en œuvre ? Nous aurons la réponse dans une dizaine de jour.

      Que faire ?

      Si notre seule réaction face aux dizaines de milliers de personnes qui s’organisent pour bloquer effectivement l’économie, se cantonne à les traiter de fascistes, alors nous avons déjà perdu. Rejoindre sans regard critique cet agrégat de colères n’est pas non plus la solution. Si ces colères confuses n’émergent ni dans les manif classiques, ni dans les cortèges de tête, posons nous les bonnes questions. Les centrales syndicales font échouer toutes les luttes depuis 10 ans, les mouvements radicaux se font isoler par la répression, la propagande, et les logiques d’entre-soi puristes. Comment dépasser ces contradictions ? En organisant des blocages parallèles ? En ciblant des multinationales comme Total ? En allant soutenir ces blocage tout en affichant des revendications anticapitalistes ? La question reste ouverte.


  • EU border ’lie detector’ system criticised as pseudoscience

    Technology that analyses facial expressions being trialled in Hungary, Greece and Latvia.

    The EU has been accused of promoting pseudoscience after announcing plans for a “#smart_lie-detection_system” at its busiest borders in an attempt to identify illegal migrants.

    The “#lie_detector”, to be trialled in Hungary, Greece and Latvia, involves the use of a computer animation of a border guard, personalised to the traveller’s gender, ethnicity and language, asking questions via a webcam.

    The “deception detection” system will analyse the micro-expressions of those seeking to enter EU territory to see if they are being truthful about their personal background and intentions. Those arriving at the border will be required to have uploaded pictures of their passport, visa and proof of funds.

    According to an article published by the European commission, the “unique approach to ‘deception detection’ analyses the micro-expressions of travellers to figure out if the interviewee is lying”.

    The project’s coordinator, George Boultadakis, who works for the technology supplier, European Dynamics, in Luxembourg, said: “We’re employing existing and proven technologies – as well as novel ones – to empower border agents to increase the accuracy and efficiency of border checks. The system will collect data that will move beyond biometrics and on to biomarkers of deceit.”

    Travellers who have been flagged as low risk by the #avatar, and its lie detector, will go through a short re-evaluation of their information for entry. Those judged to be of higher risk will undergo a more detailed check.

    Border officials will use a handheld device to automatically crosscheck information, comparing the facial images captured during the pre-screening stage to passports and photos taken on previous border crossings.

    When documents have been reassessed, and fingerprinting, palm-vein scanning and face matching have been carried out, the potential risk will be recalculated. A border guard will then take over from the automated system.

    The project, which has received €4.5m (£3.95m) in EU funding, has been heavily criticised by experts.

    Bruno Verschuere, a senior lecturer in forensic psychology at the University of Amsterdam, told the Dutch newspaper De Volskrant he believed the system would deliver unfair outcomes.
    A neuroscientist explains: the need for ‘empathetic citizens’ - podcast

    “Non-verbal signals, such as micro-expressions, really do not say anything about whether someone is lying or not,” he said. “This is the embodiment of everything that can go wrong with lie detection. There is no scientific foundation for the methods that are going to be used now.

    “Once these systems are put into use, they will not go away. The public will only hear the success stories and not the stories about those who have been wrongly stopped.”

    Verschuere said there was no evidence for the assumption that liars were stressed and that this translated to into fidgeting or subtle facial movements.

    Bennett Kleinberg, an assistant professor in data science at University College London, said: “This can lead to the implementation of a pseudoscientific border control.”

    A spokesman for the project said: “The border crossing decision is not based on the single tool (ie lie detection) but on the aggregated risk estimations based on a risk-based approach and technology that has been used widely in custom procedures.

    “Therefore, the overall procedure is safe because it is not relying in the risk on one analysis (ie the lie detector) but on the correlated risks from various analysis.”

    The technology has been designed by a consortium of the Hungarian national police, Latvian customs, and Manchester Metropolitan and Leibnitz universities. Similar technology is being developed in the US, where lie detection is widely used in law enforcement, despite scepticism over its scientific utility in much of the rest of the world.

    Last month, engineers at the University of Arizona said they had developed a system that they hoped to install on the US-Mexico border known as the #Automated_Virtual_Agent_for_Truth_Assessments_in_Real-Time, or Avatar.

    https://www.theguardian.com/world/2018/nov/02/eu-border-lie-detection-system-criticised-as-pseudoscience?CMP=share_bt
    #wtf #what_the_fuck #frontières #contrôles_frontaliers #technologie #expressions_faciales #Grèce #Hongrie #Lettonie #mensonge #abus #gardes-frontière #biométrie #biomarqueurs #corps #smart_borders #risques #université #science-fiction
    ping @reka @isskein

    • Smart lie-detection system to tighten EU’s busy borders

      An EU-funded project is developing a way to speed up traffic at the EU’s external borders and ramp up security using an automated border-control system that will put travellers to the test using lie-detecting avatars. It is introducing advanced analytics and risk-based management at border controls.

      More than 700 million people enter the EU every year – a number that is rapidly rising. The huge volume of travellers and vehicles is piling pressure on external borders, making it increasingly difficult for border staff to uphold strict security protocols – checking the travel documents and biometrics of every passenger – whilst keeping disruption to a minimum.

      To help, the EU-funded project IBORDERCTRL is developing an ‘intelligent control system’ facilitating – making faster – border procedures for bona fide and law-abiding travellers. In this sense, the project is aiming to deliver more efficient and secure land border crossings to facilitate the work of border guards in spotting illegal immigrants, and so contribute to the prevention of crime and terrorism.

      ‘We’re employing existing and proven technologies – as well as novel ones – to empower border agents to increase the accuracy and efficiency of border checks,’ says project coordinator George Boultadakis of European Dynamics in Luxembourg. ‘IBORDERCTRL’s system will collect data that will move beyond biometrics and on to biomarkers of deceit.’
      Smart ‘deception detection’

      The IBORDERCTRL system has been set up so that travellers will use an online application to upload pictures of their passport, visa and proof of funds, then use a webcam to answer questions from a computer-animated border guard, personalised to the traveller’s gender, ethnicity and language. The unique approach to ‘deception detection’ analyses the micro-expressions of travellers to figure out if the interviewee is lying.

      This pre-screening step is the first of two stages. Before arrival at the border, it also informs travellers of their rights and travel procedures, as well as providing advice and alerts to discourage illegal activity.

      The second stage takes place at the actual border. Travellers who have been flagged as low risk during the pre-screening stage will go through a short re-evaluation of their information for entry, while higher-risk passengers will undergo a more detailed check.

      Border officials will use a hand-held device to automatically cross-check information, comparing the facial images captured during the pre-screening stage to passports and photos taken on previous border crossings. After the traveller’s documents have been reassessed, and fingerprinting, palm vein scanning and face matching have been carried out, the potential risk posed by the traveller will be recalculated. Only then does a border guard take over from the automated system.

      At the start of the IBORDERCTRL project, researchers spent a lot of time learning about border crossings from border officials themselves, through interviews, workshops, site surveys, and by watching them at work.

      It is hoped that trials about to start in Hungary, Greece and Latvia will prove that the intelligent portable control system helps border guards reliably identify travellers engaging in criminal activity. The trials will start with lab testing to familiarise border guards with the system, followed by scenarios and tests in realistic conditions along the borders.
      A mounting challenge

      ‘The global maritime and border security market is growing fast in light of the alarming terror threats and increasing terror attacks taking place on European Union soil, and the migration crisis,” says Boultadakis.

      As a consequence, the partner organisations of IBORDERCTRL are likely to benefit from this growing European security market – a sector predicted to be worth USD 146 billion (EUR 128 bn) in Europe by 2020.

      Project details

      Project acronym: #iBorderCtrl
      Participants: Luxembourg (Coordinator), Greece, Cyprus, United Kingdom, Poland, Spain, Hungary, Germany, Latvia
      Project N°: 700626
      Total costs: € 4 501 877
      EU contribution: € 4 501 877
      Duration: September 2016 to August 2019


      http://ec.europa.eu/research/infocentre/article_en.cfm?artid=49726

    • AVATAR - Automated Virtual Agent for Truth Assessments in Real-Time

      There are many circumstances, particularly in a border-crossing scenario, when credibility must be accurately assessed. At the same time, since people deceive for a variety of reasons, benign and nefarious, detecting deception and determining potential risk are extremely difficult. Using artificial intelligence and non-invasive sensor technologies, BORDERS has developed a screening system called the Automated Virtual Agent for Truth Assessments in Real-Time (AVATAR). The AVATAR is designed to flag suspicious or anomalous behavior that warrants further investigation by a trained human agent in the field. This screening technology may be useful at Land Ports of Entry, airports, detention centers, visa processing, asylum requests, and personnel screening.

      The AVATAR has the potential to greatly assist DHS by serving as a force multiplier that frees personnel to focus on other mission-critical tasks, and provides more accurate decision support and risk assessment. This can be accomplished by automating interviews and document/biometric collection, and delivering real-time multi-sensor credibility assessments in a screening environment. In previous years, we have focused on conducting the basic research on reliably analyzing human behavior for deceptive cues, better understanding the DHS operational environment, and developing and testing a prototype system.

      Principal Investigators:
      #Aaron_Elkins
      #Doug_Derrick
      #Jay_Nunamaker, Jr.
      #Judee_Burgoon
      Status:
      Current

      http://borders.arizona.edu/cms/projects/avatar-automated-virtual-agent-truth-assessments-real-time
      #University_of_Arizona

    • Un #détecteur_de_mensonges bientôt testé aux frontières de l’Union européenne

      L’Union européenne va tester dans un avenir proche un moyen de réguler le passage des migrants sur certaines de ses frontières, en rendant celui-ci plus simple et plus rapide. Ce moyen prendra la forme d’un détecteur de mensonges basé sur l’intelligence artificielle.

      Financé depuis 2016 par l’UE, le projet iBorderCtrl fera bientôt l’objet d’un test qui se déroulera durant six mois sur quatre postes-frontière situés en Hongrie, en Grèce et en Lettonie. Il s’avère que chaque année, environ 700 millions de nouvelles personnes arrivent dans l’UE, et les gardes-frontières ont de plus en plus de mal à effectuer les vérifications d’usage.

      Ce projet iBorderCtrl destiné à aider les gardes-frontières n’est autre qu’un détecteur de mensonges reposant sur une intelligence artificielle. Il s’agit en somme d’une sorte de garde frontière virtuel qui, après avoir pris connaissance des documents d’un individu (passeport, visa et autres), lui fera passer un interrogatoire. Ce dernier devra donc faire face à une caméra et répondre à des questions.

      L’IA en question observera la personne et fera surtout attention aux micro-mouvements du visage, le but étant de détecter un éventuel mensonge. À la fin de l’entretien, l’individu se verra remettre un code QR qui déterminera son appartenance à une des deux files d’attente, c’est-à-dire les personnes acceptées et celles – sur lesquelles il subsiste un doute – qui feront l’objet d’un entretien plus poussé avec cette fois, des gardes-frontières humains.

      Le système iBorderCtrl qui sera bientôt testé affiche pour l’instant un taux de réussite de 74 %, mais les porteurs du projet veulent atteindre au moins les 85 %. Enfin, évoquons le fait que ce dispositif pose assez logiquement des questions éthiques, et a déjà de nombreux opposants  !

      L’IA a été présentée lors du Manchester Science Festival qui s’est déroulé du 18 au 29 octobre 2018, comme le montre la vidéo ci-dessous :
      https://www.youtube.com/watch?v=9fsd3Ubqi38

      https://sciencepost.fr/2018/11/un-detecteur-de-mensonges-bientot-teste-aux-frontieres-de-lunion-europee


  • Tempête tropicale : Notes rapides sur la victoire de Bolsonaro au #brésil
    https://nantes.indymedia.org/articles/43374

    Jair Bolsonaro, le président qui vient d’être élu au Brésil, est un monstre issu de la crise. Pour la bourgeoisie brésilienne et en particulier les grands propriétaires terriens, il s’agit de maintenir quoi qu’il en coûte les profits. Alors elle a plébiscité un candidat qui revendique haut et fort l’utilisation de méthodes terroristes pour gouverner. Le Brésil n’est pas une exception de ce point de vue, il représente plutôt l’avant garde d’un mouvement mondial. La bourgeoisie n’a plus rien à lâcher. En nous penchant sur l’économie du Brésil depuis le début des années 2000 nous pouvons avancer les deux temps de la tragédie. Il s’agit de notes, prises a chaud, pas d’une analyse (...)

    #Guerre #Economie #Répression #contrôle #social #antifascisme #Guerre,Economie,Répression,contrôle,social,antifascisme


  • Pays basque, la nouvelle route de l’exil

    De plus en plus de migrants entrent en Europe par l’Espagne et franchissent la frontière dans le Sud-Ouest. Reportage.

    Le car est à peine garé le long du trottoir que, déjà, ils se pressent à ses portes. Ils regardent avec anxiété la batterie de leur téléphone, elle est presque à plat, il faut qu’elle tienne quelques minutes encore, le temps de présenter le billet. Quatre jeunes filles s’inquiètent, leur ticket affiche un prénom masculin, le chauffeur les laissera-t-il passer ? Ou vont-elles perdre les 100, 200 ou 300 euros qu’elles ont déboursés à des « frères » peu scrupuleux - la valeur officielle est de 35 euros - pour acquérir ce précieux sésame vers Paris ? Chaque soir depuis quelques semaines, le même scénario se répète au terminus des « bus Macron » sur la place des Basques, à #Bayonne. Une centaine de jeunes, pour la plupart originaires d’Afrique francophone, plus rarement du Maghreb, monte par petits groupes dans les cars en partance pour Bordeaux ou Paris, dernière étape d’un périple entamé depuis des mois. Ils ont débarqué la veille d’Irun, en Espagne, à 40 kilomètres plus au sud, après un bref passage par la ville frontalière d’Hendaye.

    De #Gibraltar, ils remontent vers le nord de l’Espagne

    Les arrivées ont commencé au compte-gouttes au printemps, elles se sont accélérées au cours de l’été. Depuis que l’Italie se montre intraitable, l’Espagne est devenue le principal point d’entrée en Europe, avec 48 000 nouveaux exilés depuis le début de l’année. Croisés à Irun ou à Hendaye, qu’ils viennent de Guinée-Conakry, de Côte d’Ivoire ou du Mali, ils racontent la même histoire. Thierno est guinéen, il a 18 ans. Il a tenté la traversée par la Libye, sans succès, il a poursuivi par l’Algérie et le Maroc, puis fini par franchir le détroit de Gibraltar en bateau après deux échecs. Tous évoquent la difficulté à travailler et à se faire payer au Maroc, les violences, parfois, aussi. Puis ils parlent de l’Espagne, d’Algesiras, Cadix ou Malaga, en experts de la géographie andalouse. Parfois, la Croix-Rouge espagnole, débordée au Sud, les a envoyés en bus vers ses centres de Madrid ou Bilbao, leur assurant une partie de leur voyage. Aboubacar, 26 ans, est, lui, remonté en voiture, avec des « frères ».

    Personne n’en parle, les réseaux sont pourtant bien là, à prospérer sur ces flux si lucratifs. On estime à 1500 euros le prix de la traversée à Gibraltar, 100 ou 200 euros le passage de la frontière française depuis #Irun. Tous n’ont qu’un objectif, rejoindre la #France, comme cette femme, sénégalaise, qui demande qu’on l’emmène en voiture et suggère, si on se fait contrôler, de dire qu’elle est notre bonne. La quasi-totalité veut quitter l’Espagne. Parce qu’ils n’en parlent pas la langue et qu’ils ont souvent en France sinon de la famille, au moins des connaissances. Parce qu’il est plus difficile de travailler dans la péninsule ibérique, où le taux de chômage reste de 15 %. Parce qu’enfin ceux qui envisagent de demander l’asile ont intérêt à effectuer les démarches en France, où 40 575 protections ont été accordées en 2017, plutôt qu’en Espagne (4 700 statuts délivrés).

    Alors, ils essaient, une fois, deux fois, trois fois, dans un absurde jeu du chat et de la souris avec les policiers français. Les 150 agents de la #police_aux_frontières (#PAF) en poste à #Hendaye tentent, avec l’aide d’une compagnie de #CRS, de contrôler tant bien que mal les cinq points de passage. Depuis le début de 2018, 5600 réadmissions ont été effectuées vers l’Espagne, contre 3520 en 2017, mais, de l’aveu même d’un officiel, « ça passe et ça passe bien, même ». Si l’autoroute est gardée quasiment toute la journée, il reste un créneau de deux heures durant lequel elle ne l’est pas faute d’un effectif suffisant. Chaque nuit, des taxis espagnols en profitent et déposent des gens sur la place des Basques à Bayonne. La surveillance des deux ponts qui enjambent la #Bidassoa et séparent Irun d’Hendaye est aléatoire. A certaines heures, le passage à pied se fait sans difficulté. Il ne reste plus ensuite aux migrants qu’à se cacher jusqu’au prochain passage du bus 816, qui les conduira à Bayonne en un peu plus d’une heure.

    Les agents de la Paf ne cachent pas leur lassitude. Même si la loi antiterroriste de 2017 autorise des contrôles renforcés dans la zone frontière, même si des accords avec l’Espagne datant de 2002 leur permettent de renvoyer sans grande formalité les personnes contrôlées sans papiers dans un délai de quatre heures, ils ont le sentiment d’être inutiles. Parce qu’ils ne peuvent pas tout surveiller. Parce que l’Espagne ne reprend que contrainte et forcée les « réadmis », les laissant libres de franchir la frontière dès qu’ils le souhaiteront. Certains policiers ne prennent même plus la peine de raccompagner les migrants à la frontière. Gare d’Hendaye, un après-midi, le TGV pour Paris est en partance. Des policiers fouillent le train, ils trouvent trois jeunes avec billets mais sans papiers, ils les font descendre, puis les laissent dans la gare. « De toute façon, ça ne sert à rien d’aller jusqu’à la frontière, dans deux heures, ils sont de nouveau là. Ça ne sert qu’à grossir les chiffres pour que nos chefs puissent faire de jolis camemberts », lâche, avec aigreur, l’un des agents.

    La compassion l’emporte sur le rejet

    L’amertume n’a pas encore gagné le reste de la population basque. Au contraire. Dans cette zone où l’on joue volontiers à saute-frontière pour aller acheter des cigarettes à moins de cinq euros ou du gasoil à 1,1 euro, où il est fréquent, le samedi soir, d’aller boire un verre sur le littoral espagnol à San Sebastian ou à Fontarrabie, où près de 5000 Espagnols habitent côté français, où beaucoup sont fils ou petits-fils de réfugiés, la compassion l’emporte sur le rejet. Même le Rassemblement national, qui a diffusé un communiqué mi-août pour dénoncer « une frontière passoire », doit reconnaître que son message peine à mobiliser : « Les gens commencent à se plaindre, mais je n’ai pas entendu parler de débordements, ni rien d’avéré », admet François Verrière, le délégué départemental du parti. Kotte Ecenarro, le maire socialiste d’Hendaye, n’a pas eu d’écho de ses administrés : « Pour l’instant, les habitants ne disent rien, peut-être parce qu’ils ne les voient pas. » Lui, grand joggeur, les aperçoit lorsqu’il va courir tôt le matin et qu’ils attendent le premier bus pour Bayonne, mais aucun ne s’attarde dans la zone frontière, trop risquée.

    Chaque soir, place des Basques à Bayonne, des migrants embarquent dans les bus pour Paris.

    Le car est à peine garé le long du trottoir que, déjà, ils se pressent à ses portes. Ils regardent avec anxiété la batterie de leur téléphone, elle est presque à plat, il faut qu’elle tienne quelques minutes encore, le temps de présenter le billet. Quatre jeunes filles s’inquiètent, leur ticket affiche un prénom masculin, le chauffeur les laissera-t-il passer ? Ou vont-elles perdre les 100, 200 ou 300 euros qu’elles ont déboursés à des « frères » peu scrupuleux - la valeur officielle est de 35 euros - pour acquérir ce précieux sésame vers Paris ? Chaque soir depuis quelques semaines, le même scénario se répète au terminus des « bus Macron » sur la place des Basques, à Bayonne. Une centaine de jeunes, pour la plupart originaires d’Afrique francophone, plus rarement du Maghreb, monte par petits groupes dans les cars en partance pour Bordeaux ou Paris, dernière étape d’un périple entamé depuis des mois. Ils ont débarqué la veille d’Irun, en Espagne, à 40 kilomètres plus au sud, après un bref passage par la ville frontalière d’Hendaye.
    Des dizaines de bénévoles se succèdent pour apporter et servir des repas aux migrants, place des Basques, à Bayonne.

    Des dizaines de bénévoles se succèdent pour apporter et servir des repas aux migrants, place des Basques, à Bayonne.

    Les arrivées ont commencé au compte-gouttes au printemps, elles se sont accélérées au cours de l’été. Depuis que l’Italie se montre intraitable, l’Espagne est devenue le principal point d’entrée en Europe, avec 48 000 nouveaux exilés depuis le début de l’année. Croisés à Irun ou à Hendaye, qu’ils viennent de Guinée-Conakry, de Côte d’Ivoire ou du Mali, ils racontent la même histoire. Thierno est guinéen, il a 18 ans. Il a tenté la traversée par la Libye, sans succès, il a poursuivi par l’Algérie et le Maroc, puis fini par franchir le détroit de Gibraltar en bateau après deux échecs. Tous évoquent la difficulté à travailler et à se faire payer au Maroc, les violences, parfois, aussi. Puis ils parlent de l’Espagne, d’Algesiras, Cadix ou Malaga, en experts de la géographie andalouse. Parfois, la Croix-Rouge espagnole, débordée au Sud, les a envoyés en bus vers ses centres de Madrid ou Bilbao, leur assurant une partie de leur voyage. Aboubacar, 26 ans, est, lui, remonté en voiture, avec des « frères ».

    Personne n’en parle, les réseaux sont pourtant bien là, à prospérer sur ces flux si lucratifs. On estime à 1500 euros le prix de la traversée à Gibraltar, 100 ou 200 euros le passage de la frontière française depuis Irun. Tous n’ont qu’un objectif, rejoindre la France, comme cette femme, sénégalaise, qui demande qu’on l’emmène en voiture et suggère, si on se fait contrôler, de dire qu’elle est notre bonne. La quasi-totalité veut quitter l’Espagne. Parce qu’ils n’en parlent pas la langue et qu’ils ont souvent en France sinon de la famille, au moins des connaissances. Parce qu’il est plus difficile de travailler dans la péninsule ibérique, où le taux de chômage reste de 15 %. Parce qu’enfin ceux qui envisagent de demander l’asile ont intérêt à effectuer les démarches en France, où 40 575 protections ont été accordées en 2017, plutôt qu’en Espagne (4 700 statuts délivrés).

    Un migrant traverse le pont de St Jacques à Irun en direction de la France.

    Alors, ils essaient, une fois, deux fois, trois fois, dans un absurde jeu du chat et de la souris avec les policiers français. Les 150 agents de la police aux frontières (PAF) en poste à Hendaye tentent, avec l’aide d’une compagnie de CRS, de contrôler tant bien que mal les cinq points de passage. Depuis le début de 2018, 5600 réadmissions ont été effectuées vers l’Espagne, contre 3520 en 2017, mais, de l’aveu même d’un officiel, « ça passe et ça passe bien, même ». Si l’autoroute est gardée quasiment toute la journée, il reste un créneau de deux heures durant lequel elle ne l’est pas faute d’un effectif suffisant. Chaque nuit, des taxis espagnols en profitent et déposent des gens sur la place des Basques à Bayonne. La surveillance des deux ponts qui enjambent la Bidassoa et séparent Irun d’Hendaye est aléatoire. A certaines heures, le passage à pied se fait sans difficulté. Il ne reste plus ensuite aux migrants qu’à se cacher jusqu’au prochain passage du bus 816, qui les conduira à Bayonne en un peu plus d’une heure.
    Un groupe des migrants se fait arrêter à Behobie, côté français, après avoir traversé la frontière depuis Irun en Espagne.

    Un groupe des migrants se fait arrêter à #Behobie, côté français, après avoir traversé la frontière depuis Irun en Espagne.

    La compassion l’emporte sur le rejet

    L’amertume n’a pas encore gagné le reste de la population basque. Au contraire. Dans cette zone où l’on joue volontiers à saute-frontière pour aller acheter des cigarettes à moins de cinq euros ou du gasoil à 1,1 euro, où il est fréquent, le samedi soir, d’aller boire un verre sur le littoral espagnol à #San_Sebastian ou à #Fontarrabie, où près de 5000 Espagnols habitent côté français, où beaucoup sont fils ou petits-fils de réfugiés, la compassion l’emporte sur le rejet. Même le Rassemblement national, qui a diffusé un communiqué mi-août pour dénoncer « une frontière passoire », doit reconnaître que son message peine à mobiliser : « Les gens commencent à se plaindre, mais je n’ai pas entendu parler de débordements, ni rien d’avéré », admet François Verrière, le délégué départemental du parti. Kotte Ecenarro, le maire socialiste d’Hendaye, n’a pas eu d’écho de ses administrés : « Pour l’instant, les habitants ne disent rien, peut-être parce qu’ils ne les voient pas. » Lui, grand joggeur, les aperçoit lorsqu’il va courir tôt le matin et qu’ils attendent le premier bus pour Bayonne, mais aucun ne s’attarde dans la zone frontière, trop risquée.

    Des migrants sont accueillis en face de la mairie d’Irun par des associations de bénévoles.

    Le flux ne se tarissant pas, la solidarité s’est organisée des deux côtés de la #Bidassoa. A Irun, un collectif de 200 citoyens a répondu aux premiers besoins durant l’été, les autorités jugeant alors qu’organiser de l’aide était inutile puisque les migrants ne rêvaient que d’aller en France. Elles ont, depuis, changé d’avis. Mi-octobre, un centre de la Croix-Rouge proposait 70 places et un hôpital, 25. « Ils peuvent rester cinq jours dans chaque. Dix jours, en général, ça suffit pour passer », note Ion, un des piliers du collectif. Dans la journée, ils chargent leurs téléphones dans un coin de la gare ou patientent, en doudounes et bonnets, dans un campement installé face à la mairie. Dès qu’ils le peuvent, ils tentent le passage vers la France.

    A Bayonne aussi, l’improvisation a prévalu. Le réseau d’hébergeurs solidaires mis en place depuis 2016 n’était pas adapté à cette situation d’urgence, à ces gens qui n’ont besoin que d’une ou deux nuits à l’abri avant de filer vers Paris. Chaque soir, il a fallu organiser des maraudes avec distribution de repas et de vêtements, il a fallu trouver des bénévoles pour loger les plus vulnérables - des femmes avec de jeunes enfants sont récemment apparues. Sous la pression de plusieurs collectifs, la mairie vient de mandater une association locale, Atherbea, pour organiser l’aide. A proximité du terminal des bus, vont être installés toilettes, douches, lits, repas et prises de téléphone - un équipement indispensable à ces exilés, pour qui le portable est l’ultime lien avec leurs proches. La municipalité a promis des financements, mais jusqu’à quand ?

    Longtemps discret sur la situation, le gouvernement affiche désormais son volontarisme. Depuis quelques semaines, des unités en civil ont été déployées afin d’identifier les filières de passeurs. Dans son premier entretien comme ministre de l’Intérieur au JDD, Christophe Castaner a dit s’inquiéter de la pression exercée dans la zone et promis un « coordonnateur sécurité ». Les policiers espèrent, eux, surtout des renforts. « Il faudrait 30 à 40 agents de la police aux frontières de plus », juge Patrice Peyruqueou, délégué syndical Unité SGP Police. Ils comptent sur la nomination de Laurent Nuñez comme secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur pour se faire entendre. L’homme n’a-t-il pas été sous-préfet de Bayonne ? N’a-t-il pas consacré son premier déplacement officiel au Pays Basque, le vendredi 19 octobre ? Mais déjà les voies de passage sont en train de bouger. De nouvelles routes se dessinent, à l’intérieur des Pyrénées, via Roncevaux, le tunnel du Somport ou la quatre-voies qui relie Saragosse, Pau et Toulouse, des accès moins surveillés qu’Irun et Hendaye. Le jeu du chat et de la souris ne fait que commencer.

    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/pays-basque-la-nouvelle-route-de-l-exil_2044337.html

    #pays_basque #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #parcours_migratoires #Espagne #frontières #solidarité #contrôles_frontaliers

    via @isskein

    • Entre l’Espagne et la France, la nouvelle route migratoire prend de l’ampleur

      L’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe pour des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest qui tentent de gagner la France.

      L’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe en 2018. La majorité des personnes qui arrivent sont originaires d’Afrique de l’Ouest et tentent de gagner la France.

      Emmitouflé dans un manteau, la tête abritée sous un bonnet, Boris disparaît dans la nuit, sous la pluie. Ce Camerounais de 33 ans, qui parle un français parfait, « traîne » à Irun de puis un mois. Dans cette petite commune du pays basque espagnol, il attend de pouvoir traverser la frontière et rejoindre la France, à quelques mètres de là. L’aventure a trop peu de chances de réussir s’il la tente à pied, et il n’a pas l’argent pour se payer un passage en voiture. Il aimerait rejoindre Paris. Mais il doute : « On me dit que c’est saturé. C’est vrai ? Est-ce qu’il y a des ONG ? Vous connaissez Reims ? »

      Parti depuis un an de son pays, Boris a traversé le Nigeria, le Niger, l’Algérie et le Maroc avant de gagner l’Europe par la mer. Comme de plus en plus de personnes, il a emprunté la route dite de la Méditerranée occidentale, qui passe par le détroit de Gibraltar. Le passage par la Libye, privilégié ces dernières années, est devenu « trop dangereux » et incertain, dit-il.

      En 2018, l’Espagne est devenue la principale porte d’entrée en Europe. Quelque 50 000 personnes migrantes sont arrivées sur les côtes andalouses depuis le début de l’année, en provenance du Maroc, ce qui représente près de la moitié des entrées sur le continent.

      Sous l’effet de la baisse des départs depuis la Libye et des arrivées en Italie, les routes migratoires se redessinent. Et bien que les flux soient sans commune mesure avec le pic de 2015, lorsque 1,8 million d’arrivées en Europe ont été enregistrées, ils prennent de court les autorités et en particulier en France, qui apparaît comme la destination privilégiée par ces nouveaux arrivants originaires majoritairement d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb.

      80 à 100 arrivées quotidiennes

      A Irun, Txema Pérez observe le passage en nombre de ces migrants et il le compare à l’exil des réfugiés espagnols lors de la guerre civile en 1939 : « On n’a pas vu ça depuis la Retirada », lâche le président de la Croix-Rouge locale.

      Face à cet afflux, l’organisation humanitaire a ouvert cet été plusieurs centres d’accueil temporaire sur l’itinéraire des migrants, dans plusieurs communes du Pays-Basque mais aussi à Barcelone à l’autre extrémité des Pyrénées, où ils font étape quelques jours avant de tenter de gagner la France.

      Cette semaine, une trentaine de personnes ont dormi dans l’auberge de la Croix-Rouge d’Irun. « Ils reprennent des forces et disparaissent, constate Txema Perez. Ils finissent tous par passer la frontière. 90 % d’entre eux parlent français. Et ils voient Paris comme un paradis. »

      Sur le chemin qui mène ces personnes jusqu’à une destination parfois très incertaine, Bayonne et en particulier la place des Basques dans le centre-ville, s’est transformée dans le courant de l’été en point de convergence. C’est là qu’arrivaient les bus en provenance d’Espagne et en partance pour le nord de la France. Si, au début, une dizaine de personnes seulement transitaient par la ville chaque jour, aujourd’hui la mairie parle de 80 à 100 arrivées quotidiennes. Et autant de départs. « C’est la première fois qu’on constate un tel afflux », reconnaît David Tollis, directeur général adjoint des services à la mairie.

      « Ils sont en majorité originaires de Guinée et il y a notamment beaucoup de gamins qui se disent mineurs. On a l’impression que le pays se vide », confie Alain Larrea, avocat en droit des étrangers à Bayonne. « Les jeunes hommes évoquent la pauvreté qui a explosé mais aussi les risques d’arrestations et d’enfermements arbitraires, ajoute Julie Aufaure, de la Cimade. Les femmes fuient aussi les risques d’excision. »

      « Je ne sais pas encore ce que je vais faire »

      Face à l’augmentation des arrivées et à la dégradation des conditions météorologiques, la municipalité a commencé à s’organiser il y a une dizaine de jours. « Je ne me pose pas la question du régime juridique dont ces personnes relèvent. Simplement, elles sont dans une situation de fragilité et il faut leur venir en aide, justifie Jean-René Etchegaray, le maire UDI de Bayonne. Nous avons dans l’urgence tenté de les mettre à l’abri ». Après avoir mis à disposition un parking puis, le week-end dernier, une école, la municipalité a ouvert, lundi 29 octobre, les locaux désaffectés d’un ancien centre communal d’action sociale. Des douches y ont été installées, des couvertures et des repas y sont fournis. Dans le même temps, la mairie a déplacé les arrêts des bus aux abords de ce lieu, sur les quais qui longent l’Adour.

      Mercredi 31 octobre, plusieurs dizaines de personnes faisaient la queue à l’heure de la distribution du déjeuner. Parmi elles, Lamine, un Guinéen de 19 ans, raconte son voyage vers l’Europe entamé il y a trois ans : « Je suis resté trois mois au Mali, le temps de réunir l’argent pour pouvoir ensuite aller en Algérie. » En Algérie, il travaille encore deux ans sur des chantiers. « On avait entendu qu’il fallait environ 2 000 euros pour passer du Maroc à l’Espagne », poursuit-il.

      A la frontière entre l’Algérie et le Maroc, il dit s’être fait confisquer 1 000 euros par des Touaregs. Arrivé à Rabat, il travaille à nouveau sur un chantier de construction, payé 100 dirhams (environ neuf euros) par jour, pour réunir les 1 000 euros manquants au financement de sa traversée de la Méditerranée. Il y reste presque un an. En octobre, il part pour Nador, une ville côtière au nord-est du pays. « On est resté caché une semaine dans la forêt avant de prendre le bateau, témoigne-t-il. On était 57 à bord. Des Maliens, des Guinées, des Ivoiriens. Un bateau de la Croix Rouge nous a porté secours au bout de quatre heures de navigation ».

      Comme la plupart de ceux qui arrivent sur les côtes espagnoles, Lamine s’est vu remettre un document par les autorités du pays, lui laissant un mois pour régulariser sa situation. Le jeune homme a ensuite rejoint en car, Madrid puis Bilbao et Irun. Il tente une première fois le passage de la frontière en bus mais se fait renvoyer par la police française. La deuxième fois, en échange de 50 euros, il trouve une place dans une voiture et parvient à gagner la France. « Je ne sais pas encore ce que je vais faire, reconnait-il. Je n’ai pas de famille qui finance mon voyage et je ne connais personne ici ».

      10 500 refus d’entrée prononcés en 2018

      Face à l’augmentation des traversées, les autorités françaises ont renforcé les contrôles aux frontières. Depuis le début de l’année 2018, 10 500 refus d’entrée ont été prononcés à la frontière franco-espagnole, soit une augmentation de 20 % par rapport à 2017. « La pression la plus forte est observée dans le département des Pyrénées-Atlantiques, où les non-admissions sont en hausse de 62 % », explique-t-on au ministère de l’intérieur. Dans les Pyrénées-Orientales, l’autre voie d’entrée majeure en France depuis l’Espagne, le nombre de non-admissions est reparti à la hausse depuis l’été, mais dans une moindre mesure.

      « Beaucoup de monde arrive par ici, assure Jacques Ollion, un bénévole de la Cimade basé à Perpignan. Les gares et les trains sont contrôlés parfois jusqu’à Narbonne. Et les cars internationaux aussi, au péage du Boulou (à une dizaine de kilomètres de la frontière). Ça, c’est la pêche miraculeuse. »

      Le nombre de non-admissions reste toutefois très inférieur à celui remonté de la frontière franco-italienne. En Catalogne comme au Pays basque, tout le monde s’accorde à dire que la frontière reste largement poreuse. Mais certains s’inquiètent d’une évolution possible à moyen terme. « Dès qu’il y a une fermeture, cela démultiplie les réseaux de passeurs et les lieux de passage, met en garde Corinne Torre, cheffe de mission France à Médecins sans frontières (MSF). Dans les Pyrénées, il y a énormément de chemins de randonnée ». Des cas d’arrivée par les cols de montagne commencent à être rapportés.

      Dans le même temps, les réseaux de passeurs prospèrent face aux renforcements des contrôles. « Comme les migrants ne peuvent pas traverser à pied, ils se retournent vers les passeurs qui les font traverser en voiture pour 150 à 350 euros », témoigne Mixel Bernadet, un militant de l’association basque Solidarité migrants - Etorkinekin.

      Une fois qu’ils sont parvenus à rejoindre le territoire, à Bayonne, Paris ou ailleurs, ces migrants n’en sont pas moins en situation irrégulière et confrontés à une difficulté de taille : enregistrés en Espagne au moment de leur arrivée en Europe, ils ne peuvent pas demander l’asile ailleurs que dans l’Etat par lequel ils sont entrés, en tout cas pas avant une période allant de six à dix-huit mois. Ils sont donc voués à être renvoyés en Espagne ou, plus vraisemblablement, à errer des mois durant, en France.

      Julia Pascual (Bayonne et Irun – Espagne –, envoyée spéciale)

      Poursuivi pour avoir aidé une migrante sur le point d’accoucher, le parquet retient « l’immunité humanitaire ». Le parquet de Gap a annoncé vendredi 2 novembre avoir abandonné les poursuites engagées contre un homme qui avait porté secours à une réfugiée enceinte, durant l’hiver à la frontière franco-italienne. Le 10 mars, Benoît Ducos, un des bénévoles aidant les migrants arrivant dans la région de Briançon, était tombé sur une famille nigériane, un couple et ses deux jeunes enfants, et deux autres personnes ayant porté la femme, enceinte de huit mois et demi, durant leur marche dans le froid et la neige. Avec un autre maraudeur, il avait alors décidé de conduire la mère en voiture à l’hôpital de Briançon. En chemin, celle-ci avait été prise de contractions et à 500 mètres de la maternité, ils avaient été arrêtés par un contrôle des douanes ayant retardé la prise en charge médicale selon lui, ce que la préfecture avait contesté. Le bébé était né dans la nuit par césarienne, en bonne santé. Une enquête avait ensuite été ouverte pour « aide à l’entrée et à la circulation d’un étranger en situation irrégulière ».

      https://mobile.lemonde.fr/societe/article/2018/11/03/entre-l-espagne-et-la-france-la-nouvelle-route-migratoire-prend-de-l-

    • #SAA, un collectif d’accueil et d’accompagnement des migrants subsahariens aux frontières franco-espagnoles

      Dans ce nouveau numéro de l’émission “Café des libertés”, la web radio du RAJ “Voix de jeunes” a reçu sur son plateau deux activistes du sud de la France plus exactement à Bayonne, il s’agit de Marie cosnay et Vincent Houdin du collectif SAA qui porte le prénom d’un jeun migrant guinéen décédé durant sa traversé de l’Espagne vers la France.
      Nos invités nous ont parlé de la création du collectif SAA, ses objectifs et son travail d’accueil et d’accompagnement des migrants subsahariens qui traversent la frontière franco-espagnole dans l’objectif d’atteindre les pays du Nord telle que l’Allemagne.
      Ils sont revenus également sur les difficultés que posent les politiques migratoires dans la région notamment celle de l’union européenne marquées par une approche purement sécuritaire sans se soucier de la question du respect des droits et la dignité des migrants.
      Ils ont aussi appelé au renforcement des liens de solidarité entre les peuples dans le monde entier.

      https://raj-dz.com/radioraj/2018/11/11/saa-collectif-daccueil-daccompagnement-migrants-subsahariens-aux-frontieres-

    • France : 19 migrants interpellés dans un bus en provenance de Bayonne et assignés à résidence

      Des douaniers français ont interpellé 19 personnes, dont un mineur, en situation irrégulière lundi dans un car au péage de #Bénesse-Maremne, dans les #Landes. L’adolescent de 17 ans a été pris en charge par le département, les autres ont reçu une #obligation_de_quitter_le_territoire (#OQTF) et sont assignés à résidence dans le département.

      Lors d’un contrôle lundi 12 novembre au péage de Bénesse-Maremne, sur l’autoroute A6 (dans les Landes), un car de la compagnie #Flixbus a été intercepté par des douaniers français. Après avoir effectué un contrôle d’identité à l’intérieur du véhicule, les autorités ont interpellé 19 personnes en situation irrégulière, dont une femme et un adolescent de 17 ans.

      Les migrants, originaires d’Afrique de l’ouest, ont été envoyés dans différentes #casernes de gendarmerie de la région (#Castets, #Tarnos, #Tartas, #Lit-et-Mixe) puis libérés quelques heures plus tard. Le mineur a quant à lui été pris en charge par le département.

      En attendant de trouver un #accord_de_réadmission avec l’Espagne, la préfecture des Landes a notifié aux 18 migrants majeurs une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ils sont également assignés à résidence dans le département des Landes et doivent pointer au commissariat trois fois par semaine.

      Un #accord signé entre la France et l’Espagne prévoit de renvoyer tout migrant se trouvant sur le territoire français depuis moins de quatre heures. Mais selon Jeanine de la Cimade à Mont-de-Marsan (à quelques kilomètres de Bayonne), ce n’est pas le cas de ces 18 migrants. « Ils ne peuvent pas être renvoyés en Espagne car ils ont passé quatre jours à Bayonne avant d’être arrêtés au péage », précise-t-elle à InfoMigrants.

      Les migrants sont assistés d’avocats du barreau de Dax, dans les Landes, et un bénévole de la Cimade est aussi à leurs côtés selon France Bleu.

      Cette opération des douanes a été menée le même jour que la visite du ministre français de l’Intérieur à la frontière franco-espagnole. Christophe Castaner s’est alors dit inquiet de « mouvements migratoires forts sur les Pyrénées » et a annoncé une coopération accrue avec l’Espagne.

      http://www.infomigrants.net/fr/post/13368/france-19-migrants-interpelles-dans-un-bus-en-provenance-de-bayonne-et
      #assignation_à_résidence

      –------

      Commentaire :
      On peut lire dans l’article :
      "Un accord signé entre la France et l’Espagne prévoit de renvoyer tout migrant se trouvant sur le territoire français depuis moins de quatre heures. »
      —> c’est quoi cet accord ? Quand est-ce qu’il a été signé ? Quelqu’un a plus d’information ?

      C’est l’équivalent de l’accord bilatéral de réadmission entre la Suisse et l’Italie (signé en 2000 : https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20022507/index.html) et qui a été « repêché » par la Suisse à partir de 2016 ?
      Ou comme celui qui a été apparemment signé entre la France et l’Italie récemment ?
      https://www.agi.it/estero/migranti_francia_salvini_respingimento_concordato-4511176/news/2018-10-20

      #accord_de_réadmission #accord_bilatéral


  • 5200 troops. 23 apprehensions. In. ONE. Year.

    In fiscal 2018, the average Border Patrol agent apprehended 23 migrants. All year.

    9 of them would’ve been kids and family members, leaving 14 single adults, all year. One per agent, every 26 days.

    And now, at great expense, 5,200 active-duty soldiers are headed to the border.

    75% less migrants since 2000. Nearly 5X more Border Patrol agents since 1992. The buildup has happened already, and the migrant flow has ebbed. Adding soldiers is unnecessary.

    https://twitter.com/adam_wola/status/1057063320770002944

    #murs #efficacité #inefficacité #USA #Etats-Unis #statistiques #frontières #barrières_frontalières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #statistiques #chiffres
    ping @reka


  • ZAD, vérité, véracité, véridicité...
    https://nantes.indymedia.org/articles/43342

    observations préconisations . victoire ?

    #Ecologie #Médias #Répression #Resistances #contrôle #social #aéroport #notre-dame-des-landes #/ #-ismes #en #tout #genres #_anarch-fémin #précarité #actions #directes #antifascisme #libérations #nationales #squat #logement #anti-repression #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #nddl/terre #Ecologie,Médias,Répression,Resistances,contrôle,social,aéroport,notre-dame-des-landes,/,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,précarité,actions,directes,antifascisme,libérations,nationales,squat,logement,anti-repression,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage


  • #métaliste (qui va être un grand chantier, car il y a plein d’information sur seenthis, qu’il faudrait réorganiser) sur :
    #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #migrations #réfugiés

    Le rapport « Expanding the fortress » et des liens associés à la sortie de ce rapport :
    https://seenthis.net/messages/694887

    Et des liens vers des articles généraux sur l’externalisation des frontières de la part de l’#UE (#EU) :
    https://seenthis.net/messages/569305
    https://seenthis.net/messages/390549
    https://seenthis.net/messages/320101

    Le #post-Cotonou :
    https://seenthis.net/messages/681114
    #accord_de_Cotonou

    Externalisation des contrôles frontaliers en #Libye :
    https://seenthis.net/messages/705401
    https://seenthis.net/messages/623809

    Sur les #centres_de_détention en Libye, voulus, soutenus et financés par l’UE ou des pays de l’UE :
    https://seenthis.net/messages/615857
    https://seenthis.net/messages/612089
    D’autres liens où l’on parle aussi des centres de détention en Libye, mais pas exclusivement :
    https://seenthis.net/messages/730613
    https://seenthis.net/messages/689187
    https://seenthis.net/messages/612089
    Et l’excellent film de #Andrea_Segre « L’ordine delle cose », qui montre les manoeuvres de l’Italie pour créer ces centres en Libye :
    https://seenthis.net/messages/677462

    Et quelques lignes sur le #traité_de_Benghazi, le fameux #pacte_d'amitié entre l’#Italie et la #Libye (2009)
    https://seenthis.net/messages/717799
    J’en parle aussi dans ce billet que j’ai écrit pour @visionscarto sur les films #Mare_chiuso et #Mare_deserto :
    Vaincre une mer déserte et fermée
    https://visionscarto.net/vaincre-une-mer-deserte-et-fermee
    –-> il y a certainement plus sur seenthis, mais je ne trouve pas pour l’instant... j’ajouterai au fur et à mesure

    Externalisation des contrôles frontaliers au #Niger (+ implication de l’#OIM (#IOM) et #Agadez) :
    Mission #Eucap_Sahel et financement et création de #Compagnies_mobiles_de_contrôle_des_frontières (#CMCF), financé par #Pays-Bas et Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/733601
    Autres liens sur le Niger :
    https://seenthis.net/messages/696283
    https://seenthis.net/messages/626183
    https://seenthis.net/messages/586729
    https://seenthis.net/messages/370536

    Les efforts de l’#Italie d’externaliser les contrôles frontaliers :
    https://seenthis.net/messages/600874
    https://seenthis.net/messages/595057

    L’Italie avec l’#Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/566194

    #France et ses tentatives d’externalisation les frontières (proposition de Macron notamment de créer des #hub, de faire du #tri et de la #catégorisation de migrants) :
    https://seenthis.net/messages/704970
    https://seenthis.net/messages/618133
    https://seenthis.net/messages/677172

    L’#Espagne :
    https://seenthis.net/messages/696044

    L’#accord_UE-Turquie :
    https://seenthis.net/tag/accord_ue-turquie
    Et plus en général sur l’externalisation vers la #Tuquie :
    https://seenthis.net/messages/427270
    https://seenthis.net/messages/419432
    https://seenthis.net/messages/679603

    Autour des #gardes-côtes_libyens et les #refoulements (#push-back, #pull-back) en Libye :
    https://seenthis.net/messages/719759
    Les pull-back vers la Libye :
    https://seenthis.net/messages/651505
    Résistance de migrants sauvetés en Méditerranée, qui refusent d’être ramenés en Libye en refusant de descendre du navire qui les a secourus :
    https://seenthis.net/messages/735627

    L’aide de la #Suisse aux gardes-côtes libyens :
    https://seenthis.net/messages/623935

    Tag #réintégration dans les pays d’origine après #renvois (#expulsions) :
    https://seenthis.net/tag/r%C3%A9int%C3%A9gration

    La question des #regional_disembarkation_platforms :
    https://seenthis.net/messages/703288
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement

    En 2004, on parlait plutôt de #centres_off-shore en #Afrique_du_Nord...
    https://seenthis.net/messages/607615

    Tentatives d’externalisation des contrôles migratoires, mais aussi des #procédures_d'asile en #Afrique_du_Nord, mais aussi dans l’#Europe_de_l'Est :
    https://seenthis.net/messages/701836

    Et en #Bulgarie (ça date de 2016) :
    https://seenthis.net/messages/529415

    #Serbie, toujours en 2016 :
    https://seenthis.net/messages/462817

    Les efforts d’externalisation au #Maroc :
    https://seenthis.net/messages/696321
    https://seenthis.net/messages/643905
    https://seenthis.net/messages/458929
    https://seenthis.net/messages/162299
    #Frontex

    Lien #coopération_au_développement, #aide_au_développement et #contrôles_migratoires :
    https://seenthis.net/messages/660235
    Pour la Suisse :
    https://seenthis.net/messages/564720
    https://seenthis.net/messages/719752
    https://seenthis.net/messages/721921
    –-> il y a certainement plus de liens sur seenthis, mais il faudrait faire une recherche plus approfondie...
    #développement #conditionnalité
    Sur cette question, il y a aussi des rapports, dont notamment celui-ci :
    Aid and Migration : externalisation of Europe’s responsibilities
    https://concordeurope.org/wp-content/uploads/2018/03/CONCORD_AidWatchPaper_Aid_Migration_2018_online.pdf?1dcbb3&1dcbb3

    La rhétorique sur la #nouvelle_frontière_européenne, qui serait le #désert du #Sahara (et petit amusement cartographique de ma part) :
    https://seenthis.net/messages/604039
    #cartographie #visualisation
    https://seenthis.net/messages/548137
    –-> dans ce lien il y a aussi des articles qui parlent de l’externalisation des frontières au #Soudan

    Plus spécifiquement Soudan :
    https://seenthis.net/messages/519269

    Et du coup, les liens avec le tag #processus_de_Khartoum :
    https://seenthis.net/tag/processus_de_khartoum

    Les efforts d’externalisation des contrôles frontaliers en #Erythrée et #Ethiopie :
    https://seenthis.net/messages/729629
    https://seenthis.net/messages/493279
    https://seenthis.net/messages/387744
    Et le financement de l’Erythrée via des fonds d’aide au développement :
    https://seenthis.net/messages/405308
    https://seenthis.net/messages/366439
    L’Erythrée, après la levée des sanctions de l’ONU, devient un Etat avec lequel il est désormais possible de traiter (sic) :
    https://seenthis.net/messages/721926
    ... Et autres #dictateurs
    https://seenthis.net/messages/318425
    #dictature

    La question des #carrier_sanctions infligées aux #compagnies_aériennes :
    https://seenthis.net/tag/carrier_sanctions

    Des choses sur la #pacific_solution de l’#Australie :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=%23pacific_solution

    L’atlas de Migreurop :
    https://seenthis.net/messages/690134

    ping @isskein @reka


  • #Données_fantômes : ce qui n’est pas compté et qui compte

    La #discrimination par la collecte de données et la #catégorisation_informatique.

    Certaines données sont collectées, d’autres sont manquantes. Qu’est-ce qui préside à ce choix ? L’artiste et chercheuse nigérienne-américaine #Mimi_Onuoha interroge les façons dont les individus sont catégorisés. Elle s’attache à mettre en évidence que la #collecte, l’#enregistrement et l’#archivage des données sont liés aux questions de #contrôle et de #pouvoir.

    Le travail de Mimi Onuoha autour des « #banques_de_données_manquantes » éclaire la discrimination et la #violence algorithmique qui est infligée aux #queers, aux #migrants et aux #minorités, souvent exclus et mal représentés par les systèmes de #décision_automatique. Alors que les algorithmes sont de plus en plus utilisés dans l’élaboration des politiques civiques, sociales et culturelles, il devient crucial de réfléchir de manière critique aux politiques qui façonnent nos infrastructures numériques.

    https://gaite-lyrique.net/article/donnees-fantomes-ce-qui-nest-pas-compte-et-qui-compte
    #données #bases_de_données #invisibilité #catégorisation #inclus #exclus #exclusion #algorithmes
    signalé par @fil

    • –-> même si il ne s’agit pas de systèmes de décisions automatiques, cela me fait penser la différence de traitement des #corps des personnes en exil quand ces corps sont en vie ou quand ils ne le sont plus.
      Alors qu’on compte, surveille, contrôle les corps en vie, personne ne se préoccupe de faire de même avec les #morts.

      Là-dessus, un numéro de Plein Droit :
      Homicides aux #frontières

      Depuis des dizaines d’années, des migrant·e·s meurent aux frontières de l’Europe. On peut s’étonner de la différence de traitement réservé aux vivants et aux morts. Pour les premiers, les technologies les plus avancées pour identifier et garantir la traçabilité des nouveaux arrivants.
      Pour les seconds, le silence et l’anonymat. Objet anthropologique par excellence pour appréhender une société donnée, la mort pose d’autres questions dès lors qu’elle touche des personnes qui n’en sont pas membres.


      https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2016-2-p-6.htm


  • Non, nous ne sommes pas trop nombreux !!!!!!
    http://www.cadtm.org/Non-nous-ne-sommes-pas-trop-nombreux

    Comme les saisons, bien que celles-ci-soient de plus en plus décalées, les rapports du GIEC [1] se succèdent et, avec eux, toujours plus d’échos médiatiques quant à l’imminence de la catastrophe (déjà là dans bien des régions). Si l’on ne peut que se réjouir d’une prise de conscience qui tend à se généraliser, force est de souligner que l’analyse des causes du problème est bien en-dessous des enjeux réels, quand elle ne passe tout simplement pas à côté du problème. Ainsi, on constate de part et d’autre un retour en force des idées que l’on peut qualifier de malthusiennes, à savoir qui pointent l’accroissement de la population comme le facteur numéro un de la dégradation des équilibres climatiques et écologiques.

    #transition_démographique #GES #productivisme #consumérisme #mécanismes_de_protection_sociale


  • Scirocco : A Case Against Deportations

    EU governments are implementing security-oriented policies to govern migration. Higher walls, more controls, detention, expulsion. Deporting migrants to their country of origin will not tackle nor change people’s needs to migrate. Tunisians re-migrate to Italy short after being deported, as the uncertainty of travel is preferred to the certainty of unemployment and poverty.

    This animation tells the story of one to show the movement of many.
    Deportation is no deterrent to migration.

    https://vimeo.com/278007474


    #tunisie #migrations #vidéo #film #film_d'animation #remittances #fermeture_des_frontières #contrôles_frontaliers #smuggling #smugglers #mourir_en_mer #décès #morts #travail_au_noir #travail #économie #CIE #Italie #détention_administrative #renvois #expulsions #dissuasion #sans-papiers
    ping @_kg_

    • Deportation is no deterrent to migration - témoignage d’un migrant sfaxien rencontré à Briancon en janvier 2018 : « J’ai traversé la mer sept fois. Au début j’ai été renvoyé encore et encore. La septième fois le policier italien m’a dit ’Toi encore ? Vas-y ! On ne veut plus te voir ici’ et il m’a laissé rentrer en Italie »



  • Words matter. Is it @AP style to call migrants an “army”—above a photo of mothers tending to their infants and toddlers, no less? This is not only incorrect, but it enables a racist narrative sold by this @POTUS and his supporters. Armies invade. These people are running away.


    https://twitter.com/JamilSmith/status/1054163071785037824
    #armée #terminologie #préjugés #invasion #afflux #mots #vocabulaire #migrations #réfugiés #médias #journalisme #presse

    • #Polly_Pallister-Wilkins sur la marche de migrants qui a lieu en Amérique centrale...

      Dear media reporting on the Central American migrant caravan, can you please be attentive to how you talk about it? 1/n
      People are walking, walking not pouring, flowing, or streaming. Walking. They are walking along roads, they will be tired, hungry, their feet will hurt, they will have blisters and sore joints. They are not a natural liquid phenomenon governed by the force of gravity. 2/n
      Their walking is conditioned by the infrastructures they move along like roads, the physical geographies they traverse like hills and rivers and the human controls they encounter like border controls and police checkpoints. 3/n
      All of these things are risky, they make the walk, the journey more difficult and dangerous, esepcially the police checkpoints and the border controls. These risks are the reason they are travelling as a caravan, as a large group attempting to minimise the risks of controls 4/n
      And the risks from gangs and criminals that migrants on their journeys routinely face. Their journey is a deeply embodied one, and one that is deeply conditioned both by the violence they are leaving and the violence of the journey itself. 5/n
      So media please try and reflect this in your storytelling. These people are not a river obeying gravity. They have made an active yet conditioned choice to move. When they encounter a block in their path this can be deadly. It can detain, deport, injure, rape, or kill. 6/n
      And these blockages are not boulders in a riverbed around which the river flows. These blockages, these #checkpoints, border controls or police patrols are human blockages, they are not natural. So please try and reflect the political structures of this journey. Please. End/
      Addendum: there is a long history of caravans as a form political resistance in Central America.

      https://twitter.com/PollyWilkins/status/1054267257944227840
      #marche #migrations #Honduras #Amérique_centrale #mots #vocabulaire #terminologie #média #journalisme #presse #caravane #métaphores_liquides #risque #gravité #mouvement #contrôles_frontaliers #blocages #barrières #résistance #Mexique

    • Migrants travel in groups for a simple reason: safety

      A caravan of Central American migrants traveling to through Mexico to the United States to seek asylum is about halfway through its journey.

      The caravan began on Oct. 13 in Honduras with 200 people. As it has moved through Honduras, Guatemala and now Mexico, its ranks have grown to over 7,000, according to an estimate by the International Organization of Migration.

      The migrants have been joined by representatives from humanitarian organizations like the Mexican Red Cross providing medical assistance and human rights groups that monitor the situation.

      Journalists are there, too, and their reporting has caught the attention of President Donald Trump.

      He has claimed that the caravan’s ranks probably hide Middle Eastern terrorists. Trump later acknowledged there is no evidence of this, but conservative media outlets have nevertheless spread the message.

      It is reasonable for Americans to have security concerns about immigration. But as a scholar of forced migration, I believe it’s also important to consider why migrants travel in groups: their own safety.
      Safety in numbers

      The Central Americans in the caravan, like hundreds of thousands of people who flee the region each year, are escaping extreme violence, lack of economic opportunity and growing environmental problems, including drought and floods, back home.

      Guatemala, Honduras and Mexico have some of the world’s highest murder rates. According to Doctors Without Borders, which provides medical care in crisis zones, 68 percent of the migrants and refugees it surveyed in Mexico had experienced violence. Nearly one-third of women were sexually abused.

      Whether crossing Central America, the Sahara desert or the mountains of Afghanistan, migrants are regularly extorted by criminals, militias and corrupt immigration officials who know migrants make easy targets: They carry cash but not weapons.

      Large groups increase migrants’ chance of safe passage, and they provide some sense of community and solidarity on the journey, as migrants themselves report.
      Publicizing the dangers they flee

      Large groups of migrants also attract media coverage. As journalists write about why people are on the move, they shed light on Central America’s many troubles.

      Yet headlines about huge migrant caravans may misrepresent trends at the U.S.-Mexico border, where migration is actually decreasing.

      While the number of Central American families and children seeking asylum in the U.S. has increased in the past two years, Mexican economic migrants are crossing the border at historically low levels.

      And while most migrant caravan members hope to seek asylum in the U.S., recent history shows many will stay in Mexico.

      In response to Trump’s immigration crackdown, Mexican president-elect Andrés Manuel López Obrador has promised to welcome Central American refugees — and try to keep them safe.


      https://theconversation.com/migrants-travel-in-groups-for-a-simple-reason-safety-105621

      #sécurité

    • Trump’s Caravan Hysteria Led to This

      The president and his supporters insisted that several thousand Honduran migrants were a looming menace—and the Pittsburgh gunman took that seriously.

      On Tuesday, October 16, President Donald Trump started tweeting.

      “The United States has strongly informed the President of Honduras that if the large Caravan of people heading to the U.S. is not stopped and brought back to Honduras, no more money or aid will be given to Honduras, effective immediately!”

      “We have today informed the countries of Honduras, Guatemala and El Salvador that if they allow their citizens, or others, to journey through their borders and up to the United States, with the intention of entering our country illegally, all payments made to them will STOP (END)!”

      Vice President Mike Pence also tweeted:

      “Spoke to President Hernandez of Honduras about the migrant caravan heading to the U.S. Delivered strong message from @POTUS: no more aid if caravan is not stopped. Told him U.S. will not tolerate this blatant disregard for our border & sovereignty.”

      The apparent impetus for this outrage was a segment on Fox News that morning that detailed a migrant caravan thousands of miles away in Honduras. The caravan, which began sometime in mid-October, is made up of refugees fleeing violence in their home country. Over the next few weeks, Trump did his best to turn the caravan into a national emergency. Trump falsely told his supporters that there were “criminals and unknown Middle Easterners” in the caravan, a claim that had no basis in fact and that was meant to imply that terrorists were hiding in the caravan—one falsehood placed on another. Defense Secretary James Mattis ordered more troops to the border. A Fox News host took it upon herself to ask Homeland Security Secretary Kirstjen Nielsen whether there was “any scenario under which if people force their way across the border they could be shot at,” to which Nielsen responded, “We do not have any intention right now to shoot at people.”

      Pence told Fox News on Friday, “What the president of Honduras told me is that the caravan was organized by leftist organizations, political activists within Honduras, and he said it was being funded by outside groups, and even from Venezuela … So the American people, I think, see through this—they understand this is not a spontaneous caravan of vulnerable people.”

      The Department of Homeland Security’s Twitter account “confirmed” that within the caravan are people who are “gang members or have significant criminal histories,” without offering evidence of any such ties. Trump sought to blame the opposition party for the caravan’s existence. “Every time you see a Caravan, or people illegally coming, or attempting to come, into our Country illegally, think of and blame the Democrats for not giving us the votes to change our pathetic Immigration Laws!” Trump tweeted on October 22. “Remember the Midterms! So unfair to those who come in legally.”

      In the right-wing fever swamps, where the president’s every word is worshipped, commenters began amplifying Trump’s exhortations with new details. Representative Matt Gaetz of Florida wondered whether George Soros—the wealthy Jewish philanthropist whom Trump and several members of the U.S. Senate blamed for the protests against Supreme Court Justice Brett Kavanaugh, and who was recently targeted with a bomb—was behind the migrant caravan. NRATV, the propaganda organ of the National Rifle Association, linked two Republican obsessions, voter fraud and immigration. Chuck Holton told NRATV’s viewers that Soros was sending the caravan to the United States so the migrants could vote: “It’s telling that a bevy of left-wing groups are partnering with a Hungarian-born billionaire and the Venezuelan government to try to influence the 2018 midterms by sending Honduran migrants north in the thousands.” On CNN, the conservative commentator Matt Schlapp pointedly asked the anchor Alisyn Camerota, “Who’s paying for the caravan? Alisyn, who’s paying for the caravan?,” before later answering his own question: “Because of the liberal judges and other people that intercede, including George Soros, we have too much chaos at our southern border.” On Laura Ingraham’s Fox News show, one guest said, “These individuals are not immigrants—these are people that are invading our country,” as another guest asserted they were seeking “the destruction of American society and culture.”

      Peter Beinart: Trump shut programs to counter violent extremists

      In the meantime, much of the mainstream press abetted Trump’s effort to make the midterm election a referendum on the caravan. Popular news podcasts devoted entire episodes to the caravan. It remained on the front pages of major media websites. It was an overwhelming topic of conversation on cable news, where Trumpists freely spread disinformation about the threat the migrants posed, while news anchors displayed exasperation over their false claims, only to invite them back on the next day’s newscast to do it all over again.

      In reality, the caravan was thousands of miles and weeks away from the U.S. border, shrinking in size, and unlikely to reach the U.S. before the election. If the migrants reach the U.S., they have the right under U.S. law to apply for asylum at a port of entry. If their claims are not accepted, they will be turned away. There is no national emergency; there is no ominous threat. There is only a group of desperate people looking for a better life, who have a right to request asylum in the United States and have no right to stay if their claims are rejected. Trump is reportedly aware that his claims about the caravan are false. An administration official told the Daily Beast simply, “It doesn’t matter if it’s 100 percent accurate … this is the play.” The “play” was to demonize vulnerable people with falsehoods in order to frighten Trump’s base to the polls.

      Nevertheless, some took the claims of the president and his allies seriously. On Saturday morning, Shabbat morning, a gunman walked into the Tree of Life synagogue in Pittsburgh and killed 11 people. The massacre capped off a week of terrorism, in which one man mailed bombs to nearly a dozen Trump critics and another killed two black people in a grocery store after failing to force his way into a black church.

      Before committing the Tree of Life massacre, the shooter, who blamed Jews for the caravan of “invaders” and who raged about it on social media, made it clear that he was furious at HIAS, founded as the Hebrew Immigrant Aid Society, a Jewish group that helps resettle refugees in the United States. He shared posts on Gab, a social-media site popular with the alt-right, expressing alarm at the sight of “massive human caravans of young men from Honduras and El Salvador invading America thru our unsecured southern border.” And then he wrote, “HIAS likes to bring invaders in that kill our people. I can’t sit by and watch my people get slaughtered. Screw your optics, I’m going in.”

      The people killed on Saturday were killed for trying to make the world a better place, as their faith exhorts them to do. The history of the Jewish people is one of displacement, statelessness, and persecution. What groups like HIAS do in helping refugees, they do with the knowledge that comes from a history of being the targets of demagogues who persecute minorities in pursuit of power.

      Ordinarily, a politician cannot be held responsible for the actions of a deranged follower. But ordinarily, politicians don’t praise supporters who have mercilessly beaten a Latino man as “very passionate.” Ordinarily, they don’t offer to pay supporters’ legal bills if they assault protesters on the other side. They don’t praise acts of violence against the media. They don’t defend neo-Nazi rioters as “fine people.” They don’t justify sending bombs to their critics by blaming the media for airing criticism. Ordinarily, there is no historic surge in anti-Semitism, much of it targeted at Jewish critics, coinciding with a politician’s rise. And ordinarily, presidents do not blatantly exploit their authority in an effort to terrify white Americans into voting for their party. For the past few decades, most American politicians, Republican and Democrat alike, have been careful not to urge their supporters to take matters into their own hands. Trump did everything he could to fan the flames, and nothing to restrain those who might take him at his word.

      Many of Trump’s defenders argue that his rhetoric is mere shtick—that his attacks, however cruel, aren’t taken 100 percent seriously by his supporters. But to make this argument is to concede that following Trump’s statements to their logical conclusion could lead to violence against his targets, and it is only because most do not take it that way that the political violence committed on Trump’s behalf is as limited as it currently is.

      The Tree of Life shooter criticized Trump for not being racist or anti-Semitic enough. But with respect to the caravan, the shooter merely followed the logic of the president and his allies: He was willing to do whatever was necessary to prevent an “invasion” of Latinos planned by perfidious Jews, a treasonous attempt to seek “the destruction of American society and culture.”

      The apparent spark for the worst anti-Semitic massacre in American history was a racist hoax inflamed by a U.S. president seeking to help his party win a midterm election. There is no political gesture, no public statement, and no alteration in rhetoric or behavior that will change this fact. The shooter might have found a different reason to act on a different day. But he chose to act on Saturday, and he apparently chose to act in response to a political fiction that the president himself chose to spread and that his followers chose to amplify.

      As for those who aided the president in his propaganda campaign, who enabled him to prey on racist fears to fabricate a national emergency, who said to themselves, “This is the play”? Every single one of them bears some responsibility for what followed. Their condemnations of anti-Semitism are meaningless. Their thoughts and prayers are worthless. Their condolences are irrelevant. They can never undo what they have done, and what they have done will never be forgotten.

      https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2018/10/caravan-lie-sparked-massacre-american-jews/574213

    • Latin American asylum seekers hit US policy “wall”

      Trump’s new restrictions mean long waits simply to register claims.

      The movement of thousands of Central American asylum seekers and migrants north from Honduras towards the southern border of the United States has precipitated threats from US President Donald Trump – ahead of next week’s midterm elections – to block the group’s entry by deploying troops to the US-Mexican border.

      Under international law the United States is obligated to allow asylum seekers to enter and file claims. However, immigration officials at the country’s southern border have for months been shifting toward legally dubious practices that restrict people’s ability to file asylum claims.

      “Make no mistake, the administration is building a wall – one made of restrictionist policy rather than brick and mortar,” said Jason Boyd, policy counsel at the American Immigration Lawyers Association (AILA).

      As a result, hundreds, possibly thousands, of asylum seekers have been left waiting for extended periods of time on the Mexican side of the border in need of shelter and basic services. Firm numbers for those affected are difficult to come by because no one is counting.

      Some of those turned away explore potentially dangerous alternatives. Aid and advocacy groups as well as the Department of Homeland Security say the wait has likely pushed some to attempt to enter the United States illegally, either with smugglers or on their own via perilous desert routes.

      While some of those in the so-called “migrant caravan” are searching for economic opportunity, others are fleeing gang violence, gender-based violence, political repression or unrest – all increasingly common factors in Central America and Mexico that push people to leave their homes.
      Menacing phone calls

      When people from the migrant caravan reach the southern border of the United States, they may find themselves in a similar position to Dolores Alzuri, 47, from Michoacan, a state in central Mexico.

      In late September, she was camped out with her husband, daughter, granddaughter, and aunt on the Mexican side of the DeConcini port of entry separating the twin cities of Nogales – one in the Mexican state of Sonora, the other in the US state of Arizona.

      Alzuri and her family were waiting for their turn to claim asylum in the United States, with only a police report in hand as proof of the threats they faced back home. Camping beside them on the pedestrian walkway just outside the grated metal door leading to the United States, nine other families waited to do the same.

      Over the preceding month Alzuri had received several menacing phone calls from strangers demanding money. In Michoacan, and many other parts of Mexico where criminal gangs have a strong presence, almost anybody can receive calls like these. You don’t know who’s on the other end of the line, Alzuri explained, but you do know the consequences of not following their orders.

      “If you do not give [money] to them, they kidnap you or they kidnap your family,” Alzuri said. “They destroy you. They kill you. That is why it is so scary to be in this country.”

      Other people she knew had received similar calls. She also knew that those who didn’t pay ended up dead – pictures of their bodies posted on Facebook as a macabre warning of what happens to those who resist.

      Fearing a similar fate, Alzuri packed her bags and her family and travelled north to ask for asylum in the United States. A friend had been granted asylum about nine months ago, and she had seen on television that other people were going, too. It seemed like the only way out.

      “I had a problem,” she said, referring to the phone calls. “They asked us for money, and since we did not give them money, they threatened us.”

      Before leaving her home, Alzuri said she filed a police report. But the authorities didn’t care enough to act on it, she said. “They are not going to risk their life for mine.”
      No way out

      Despite the danger at home, Alzuri and others in similar situations face an increasingly difficult time applying for asylum in the United States. At the Nogales crossing, asylum seekers must now wait up to a month simply to be allowed to set foot inside a border office where they can register their claims, aid workers there say.

      Those waiting are stuck in territory on the Mexican side that is controlled by gangs similar to the ones many are fleeing, though local aid groups have scrambled to find space in shelters, especially for women and children, so people will be safer while they wait.

      The situation hasn’t always been like this.

      In the past, asylum seekers were almost always admitted to register their claims the same day they arrived at the border. Since May, however, there has been a marked slowdown in registration.

      US Custom and Border Protection (CBP), the federal law enforcement agency responsible for screening people as they enter the country, says delays are due to a lack of capacity and space. But asylum advocates say similar numbers have arrived in previous years without causing a delay and the real reason for the slowdown is that CBP has shifted resources away from processing asylum seekers – not just in Nogales but across the southern US border – resulting in people being forced to wait for long periods or turned away altogether.

      This is happening despite the insistence of high-ranking Trump administration officials that asylum seekers present themselves at ports of entry or face criminal prosecution for crossing the border irregularly. Such contradictory policies, asylum advocates argue, are part of a broad-based effort by the Trump administration to dramatically reduce the number of people able to seek protection in the United States.

      “Our legal understanding is that they have the legal obligation to process asylum seekers as they arrive,” said Joanna Williams, director of education and advocacy at the Kino Border Initiative (KBI), a Nogales-based NGO. “There’s no room in the law for what they are doing right now.”
      A system in crisis

      In the past decade, migration across the southern border of the United States has undergone a dramatic change. Every year since the late 1970s US Border Patrol agents apprehended close to a million or more undocumented migrants entering the country. In 2007, that number began to fall, and last year there were just over 310,000 apprehensions – the lowest number since 1971.

      At the same time, the proportion of people entering the United States from the southern border to claim asylum has increased. Ten years ago, one out of every 100 people crossing the border was seeking humanitarian protection, according to a recent report published by the Migration Policy Institute (MPI), a non-partisan think tank in Washington DC. Today that number is about one in three.

      According to Boyd of AILA, the increase is being driven by ongoing humanitarian emergencies in El Salvador, Honduras, and Guatemala, an area of Central America known as the Northern Triangle. These countries have some of the highest homicide rates in the world and are wracked by gang violence, gender-based violence, extortion, and extra-judicial killings. “Many of the individuals and families arriving at the US southern border are literally fleeing for their lives,” said Boyd.

      But the system that is supposed to provide them protection is in crisis. Beginning in 2010 the number of asylum requests lodged in the United States started to balloon, mirroring an upward trend in global displacement. Last year, 79,000 people approached the US border saying they had a credible fear of returning to their home country, compared to 9,000 at the beginning of the decade.

      The increase in credible-fear claims, as well as asylum requests made by people already in the United States, has strained the system to a “crisis point”, according to the MPI report. This has led to a backlog of around 320,000 cases in US immigration courts and people having to wait many months, if not years, to receive a hearing and a decision.
      Crackdown

      Senior officials in the Trump administration, including the president, have consistently lumped asylum seekers and economic migrants together, positing that the United States is being “invaded” by a “massive influx of illegal aliens” across the southern border, and that the asylum system is subject to “systematic abuse” by people looking to gain easy entry to the country.

      People working on the ground with asylum seekers refute this. Eduardo Garcia is a communication coordinator at SOA Watch, an organisation that monitors the humanitarian impact of US policy in Latin America. He has spent time in Nogales speaking with people waiting to claim asylum.

      “The stories of many of the people we have talked to… are stories of people fleeing gang violence, are stories of people fleeing because one of their sons was killed, because one of their sons was threatened, because one of their family members [was] raped,” he said. “They have said they cannot go back to their countries. If they are sent back they are going to be killed.”

      Still, the Trump administration’s zero-tolerance policy on immigration – responsible for the recent child-separation crisis – has also included measures that have restricted access to asylum in the United States.

      In May, Attorney General Jeff Sessions announced that the Justice Department would begin criminally prosecuting everyone who irregularly crossed the US southern border, including asylum seekers. In June, that policy was followed by a decision that the United States would no longer consider gang and sexual violence – precisely the reasons so many people flee the Northern Triangle – as legitimate grounds for asylum. Around the same time, CBP appears to have deprioritised the processing of asylum seekers at ports of entry in favour of other responsibilities, leading to the long waits and people being turned away, according to humanitarian workers and a recent report by the DHS’s Office of Inspector General.

      And even as these restrictive policies were being put in place, Trump administration officials have been encouraging asylum seekers to try. “If you’re seeking asylum, go to a port of entry,” Secretary of Homeland Security Kirstjen Nielsen said in an 18 June press conference. “You do not need to break the law of the United States to seek asylum.”

      Nogales, Mexico

      “I came here with the hope that if I asked for asylum I could be in the United States,” said Modesto, a 54-year-old from Chimaltenango, Guatemala. In mid-September he was sitting in a mess hall run a couple hundred meters from the US border run by KBI, which provides humanitarian assistance to migrants and asylum seekers.

      Modesto had already been in Nogales, Sonora for several months. Like Dolores Alzuri, he fled his home because criminal gangs had tried to extort money from him. “I worked a lot and was making a living in my country,” Modesto explained. “The problem in particular with the gangs is that they don’t let you work… If you have money they extort you. If you don’t have money they want to recruit you.” And people who don’t cooperate: “They’re dead,” he added.

      The situation Modesto found when he arrived in Nogales, Sonora was far from what he expected. For starters, there was the long wait at the border. But he also discovered that – as an adult travelling with his 18-year-old son – even once he entered the United States he would likely end up in a detention centre while his case slowly made its way through the overburdened immigration courts – a practice that has also increased under the Trump administration. “I don’t want to cross… and spend a year in prison when my family needs my help,” he said.

      Modesto is in some ways an exception, according to Williams of KBI. Many of the people arriving in Nogales, Sonora are families with children. Once in the United States they will likely be released from immigration detention with ankle monitoring bracelets to track their movements. These people often choose to wait and to claim asylum at the port of entry when there is space.

      After more than 100 people piled up to wait at the border in May, local humanitarian groups set up a system to organise and keep track of whose turn it was to submit an asylum claim to US immigration officials. They also scrambled to find spaces in shelters so people were not sleeping on the walkway over the weeks they needed to wait.

      Now, only people who are likely to enter soon are camped on the walkway. When IRIN visited, about 40 asylum seekers – mostly women and children – sat on one side of the walkway as a steady stream of people heading to the United States filtered by on the other. Some of the asylum seekers were new arrivals waiting to be taken to a shelter, while others had been sleeping there for days on thin mats waiting for their turn. Volunteers handed out clean clothing and served pasta, as a CBP agent opened and closed the metal gate leading to the United States, just a few tantalisingly short feet away.

      The slowdown of processing “leaves people stranded – in really dangerous situations sometimes – on the other side of the border, and completely violates our obligations under both domestic and international law,” said Katharina Obser, a senior policy adviser at the Women’s Refugee Commission, an NGO that advocates for women, children, and youth displaced by conflict and crisis.

      As a result, some people arrive, find out about the wait, and leave. “We’re fairly certain that those are individuals who then end up crossing the border through other means,” Williams said.

      The DHS Office of the Inspector General came to a similar conclusion, finding that the contradiction between Trump administration rhetoric and policy “may have led asylum seekers at ports of entry to attempt illegal border crossings.”
      Border-wide

      The situation in Nogales, Sonora is far from isolated, according to Boyd of the AILA. “Recent turnbacks of vulnerable asylum seekers have been documented throughout the US southern border,” he said, including at many ports of entry in Texas and California. In those states, asylum seekers have reported being stopped as they approach the border and told they cannot enter because immigration officials don’t have the capacity to process their claims.

      “Turnbacks form part of a comprehensive set of practices and policies advanced under this administration that appears aimed at shutting out asylum seekers from the United States,” Boyd continued.

      Meanwhile, people like Dolores Alzuri – and most likely some of the thousands of Central Americans who are travelling north from Honduras in the hope of claiming asylum – are left with little choice but to wait. Moving somewhere else in Mexico or returning home is not an option, said Alzuri. “The violence is the same in every state,” she said. And crossing the desert, “that’s a big danger.”

      She and her family don’t have a back-up plan. “Let’s hope that I do get [asylum], because I really do need it,” she said. “You don’t live comfortably in your own country anymore. You live in fear that something will happen to you. You can’t walk around on the streets because you feel that you’re being followed.”

      https://www.irinnews.org/news-feature/2018/10/29/latin-american-asylum-seekers-hit-us-policy-wall
      #USA #Etats-Unis #fermeture_des_frontières #Mexique

      Commentaire Emmanuel Blanchar via la mailing-list Migreurop:

      Un article intéressant car il rappelle opportunément que la « caravane des migrants » en route vers les Etats-Unis est également composée de nombreuses personnes qui souhaiteraient pouvoir déposer des demandes d’asile. Or, si la frontières Mexique-USA est loin d’être encore mûrées, un mur administratif empêche déjà que les demandes d’asile puisse être déposées et traitées dans le respect des droits des requérant.e.s.

      #mur_administratif #asile

    • No es una caravana, es un dolor que camina

      La caravana de migrantes es sólo la primera manifestación pública y masiva de la crisis humanitaria en la que vive la mayoría de la población; negada por el gobierno, por la oligarquía, embajadas, organizaciones de la sociedad civil y por algunas agencias de cooperación que le hacen comparsa a la dictadura.

      Esta crisis humanitaria es provocada por el modelo económico neoliberal impuesto a sangre y fuego, que sólo pobreza y violencia ha llevado a las comunidades, que ante la ausencia de oportunidades y ante el acoso de los grupos criminales no tienen otra alternativa que la peligrosa e incierta ruta migratoria; prefieren morir en el camino que en sus barrios y colonias.

      El infierno en que se ha convertido Honduras tiene varios responsables. En primer el lugar el imperialismo, que a través de su embajada promueve la inestabilidad política en el país con el apoyo directo al dictador, que para granjearse ese apoyo les ha entregado el país, hasta el grado del despojo y de la ignominia, como puede observarse en los foros internacionales.

      Otro responsable es el dictador, que además de la incertidumbre que genera en lo económico, en lo político y en lo social, ha profundizado y llevado al extremo las políticas neoliberales, despojando de sus recursos a comunidades enteras, para dárselas a las transnacionales, principalmente norteamericanas y canadienses.

      La oligarquía corrupta, mediocre, salvaje, inepta y rapaz también es responsable de esta crisis humanitaria, quien se ha acostumbrado a vivir del presupuesto nacional a tal grado de convertir al Estado en su patrimonio, por medio de un ejército de ocupación, de diputados y presidentes serviles y títeres, que toman las decisiones no para el pueblo, sino que para sus insaciables intereses.

      Hay otro actor importante en esta crisis y es el Ejército Nacional, fiel sirviente de los intereses imperiales y de la oligarquía, que sólo sirve para consumir una gran tajada del presupuesto nacional y más que un ejército defensor y garante de la soberanía nacional es una fuerza de ocupación; listo para asesinar, torturar y matar aquellos que se oponen al dictador, al imperio y la oligarquía.

      Desgraciadamente esta caravana la conforman los miserables, los desheredados de la tierra, los parias: “los que crían querubes para el presidio y serafines para el burdel” como dijo en su poema, Los Parias, el poeta mexicano Salvador Díaz Mirón.

      Estos miserables y desheredados no huyen de la patria, la aman, la adoran y la llevan convertida en un dolor sobre sus hombros, huyen de los verdugos y carniceros que nos gobiernan y de los otros responsables de esta crisis humanitaria. Los que huyen aman a esta tierra más que los que nos quedamos.

      https://criterio.hn/2018/10/29/no-es-una-caravana-es-un-dolor-que-camina
      #douleur


  • UN experts: concern over EU’s attempts to seal borders, close protection space and disregard human rights and humanitarianism

    In September eight UN working groups, independent experts and special rapporteurs issued a statement highlighting serious concerns over the ongoing attempts to reform the EU’s migration and asylum systems. Their paper was addressed to the informal summit of EU heads of state and government in Salzburg in September, but remains relevant given the ongoing discussions in the EU on the Common European Asylum System and revamping of EU agencies such as Frontex and the European Asylum Support Office (EASO).

    The document was signed by the UN’s Working Group on Arbitrary Detention; Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances; Special Rapporteur on the situation of human rights defenders; Independent Expert on human rights and international solidarity; Special Rapporteur on the human rights of migrants; Special Rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance; Special Rapporteur on torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment; and Special Rapporteur on trafficking in persons, especially women and children.

    See: Joint communication of Special Procedures ahead of the informal summit of EU heads of state or government in Salzburg on 19-20 September 2018 (OL OTH 64/2018, 18 September 2018, pdf): http://www.statewatch.org/news/2018/oct/un-joint-communication-eu-migration-asylum-proposals-18-9-18.pdf

    Selected quotes:

    "We would like to comment on three particular proposals elaborated by the European Commission based on the European Council’s conclusions, which are of utmost concern from a human rights perspective, namely: the creation of #regional_disembarkation_platforms, the establishment of controlled centres, and the strengthening of the border police and coast guard.

    ...Outsourcing responsibility of disembarkation to third countries, in particular those with weak protection systems, only increases the risk of #refoulement and other human rights violations. As similar models have shown elsewhere, external disembarkation and processing centres do not provide durable solutions and result in numerous grave human rights violations, including breaches of the non-refoulement obligation, torture and ill-treatment, confinement amounting to arbitrary or indefinite detention, and violations of the right to life. Furthermore, processes should be established to ensure that relevant actors be held to account if they fail to meet international standards.”

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    “We are deeply concerned that in truth, the above-mentioned three proposals which are being discussed in the context of the reform of the common migration and asylum system are aimed at sealing borders, closing the protection space in Europe, and disregarding human rights principles and humanitarian concerns as central aspects at stake. Moreover, we are concerned that these measures are being proposed as a means to leverage political gain in response to the worrying rise of anti-migration and xenophobic hate speeches and stances, as reflected by increased acts and discourses of #violence and racism against migrants in various member States. In this respect, we urge the European Commission to lead efforts to counter negative anti-immigration discourses both at the political and social level in order to facilitate and improve the reception and integration of migrants in Europe.”

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    “The EU and its member States should adopt a more thoughtful approach, and seek constructive, long-term, sustainable solutions, instead of adopting counterproductive and ineffective security policies which result in the criminalization and stigmatization of migrants.”

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    “It is high time for the EU to accept the impossibility of sealing borders and the perverse incentives and paradoxes created by the current system, as well as the inevitability and added benefits of mobility. The EU must invest in the overall development of a coherent and robust migration policy that fully integrates the human rights of migrants as enshrined in both international and regional law. Measures intended to prevent migration, accelerate returns, and seal borders are not the solution, and only respond to misguided security concerns over the protection of migrants.”

    http://www.statewatch.org/news/2018/oct/un-sr-eu-migration.htm
    #ONU #fermeture_des_frontières #EU #UE #droits_humains #humanitarisme #Europe #réfugiés #asile #migrations #plateformes_de_désembarquement #contrôles_frontaliers #externalisation #push-back #droit_à_la_vie #hate_speech #xénophobie #racisme #mobilité #politique_migratoire
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