• ... la commission de solidarité territoriale (CST) (...) s’occupe de l’examen des demandes de revenu de solidarité active (RSA). Ce qui sous-entend que certains bénéficiaires sont parfois radiés de ce dispositif.

      Au grand dam des membres du collectif d’autodéfense face aux contrôles de l’administration (Cafca) qui assimile la CST à un "tribunal" chargé de "juger les personnes pauvres qui touchent le RSA et ne trouvent pas d’emploi stable ou ne développent pas assez vite leur activité" et donc procède à leur #radiation.

      Ce lundi, la CST se réunissait pour examiner plusieurs dossiers. Le Cafca s’est rendu à cette réunion pour accompagner les bénéficiaires du RSA et demander des informations au conseil départemental sur ses procédures. Sachant que, depuis janvier 2020, c’est l’entreprise A.CO.R qui gère ce dispositif d’aide pour le compte de la collectivité.

      Le conseil départemental de l’Ariège va accéder à la demande d’informations de Cafca. Lequel appelle à deux rassemblements "pour s’opposer à ces charrettes vers la misère" à l’occasion des prochaines tenues de la CST. Celle-ci se réunit ce jeudi 7 janvier, à 10 h 45, à Saint-Girons, et jeudi prochain, à Pamiers, à 10 heures. Mais ces deux réunions ont été annulées en raison du contexte sanitaire. "Elles se tiendront donc par téléphone avec les personnes concernées", a précisé le conseil départemental hier après-midi.

      #droits_sociaux #guerre_aux_pauvres #luttes

  • Comment l’arsenal de Pôle emploi pour contrôler les chômeurs a été renforcé - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/economie/comment-l-arsenal-de-pole-emploi-pour-controler-les-chomeurs-a-ete-renfor

    Annotations :

    ce qu’on appelait autrefois les Assedic pourront obtenir auprès de certains organismes privés comme les établissements de crédit, les fournisseurs d’énergie ou les opérateurs de téléphonie, des relevés bancaires ou téléphoniques des allocataires soupçonnés de fraudes. La mesure n’est pas une nouveauté. Elle a déjà été plusieurs fois suggérée et avait plusieurs fois été repoussée en 2005 et 2015, en raison notamment des atteintes à la vie privée et de mobilisations contre l’amendement. En 2019, l’arsenal existant a pourtant permis à Pôle emploi de détecter 212 millions d’euros de préjudices subis et évités au titre de fraudes, soit 4,6 fois plus qu’en 2010. (...)

    #surveillance #pauvreté #pole-emploi #chomeur.euses #flicage #controle_social

  • Chasse aux pauvres en Ariège : flicage et délations - IAATA
    https://iaata.info/Chasse-aux-pauves-en-Ariege-flicage-et-delations-2262.html

    Annotations :

    « On a procédé à 97721 contrôles sur des bénéficiaires. La majorité de ces procédures fait suite aux incohérences relevées à travers les informations divulguées aux différents partenaires du Codaf », appuie Frédérique Anton, la responsable de la #CAF." Wahou 97721 contrôles pour au final 114 dossiers frauduleux... Ça s’appelle chasser la mouche avec un tank... on apprend que 5% des démarches sont lancées par délation, une tradition française...

    Tags : #-Ariege #contrôle_social CAF (...)

    #fraude

  • COVID-1984 – L’envolée
    https://lenvolee.net/covid-1984

    Depuis des mois, les citoyens de ce pays vivent dans un système liberticide. Il ne faut pas se demander pourquoi, mais comment ils en sont arrivés là. Car ce qui importe, c’est la méthode qui a amené à ce résultat. En effet, pandémie et attentats sont les deux outils qui ont permis ce basculement brutal de la société et des libertés dans un régime ressemblant de façon troublante à un #système_carcéral. Au fond, la main-basse de l’idéologie du « tout-sécuritaire » sert une cause bien plus obscure que celle d’une société soit-disant protectrice et bienveillante vis-à-vis de ses citoyens face à une pandémie. Les états d’urgence – sanitaire et attentats – que nous vivons actuellement ne sont que des prétextes opportuns pour mieux asseoir le pouvoir de la classe dirigeante ; pour transformer, avec succès, notre pays en un #État_policier et militaire. D’une certaine manière, nous leur avons laissé carte blanche, par une forme de consentement volontaire, pour mater toute protestation ou opposition à l’instauration de ce régime totalitaire que nul n’a le droit de contester aujourd’hui. Lorsqu’un pays est dirigé fermement par des lois, décrets ou règlements, toutes aussi liberticides les unes que les autres, lorsque les citoyens sont soumis à une autorité sans autre forme d’opposition ou de débat politique, c’est que nous sommes déjà dans une forme de dictature qui ne veut pas dire son nom. La peur est l’arme la plus efficace pour obtenir la soumission, voire même l’adhésion de tout un peuple. Ainsi, par un effet presque naturel, on neutralise toute rébellion ; et si cela ne suffit pas, la machine répressive se met en route par la dissuasion : amendes, sanctions, menaces, culpabilité, opprobre… incitant les derniers récalcitrants à baisser la tête.

    Cette pression et ce #contrôle_social se sont mis en place en quelques années selon une stratégie et un agenda bien réfléchi ; cela a juste été accéléré en quelques mois par la CoVid-19. Mais le véritable commencement de cette transition vers un régime autoritaire, outre la mise en place de Vigipirate en 1995 et autres états d’urgences et les #lois_liberticides votées durant les années qui suivirent, débute avec l’épisode du soulèvement des gilets jaunes, qui a été le premier vrai basculement vers un État qui utilise sans complexe la répression et de la violence policière pour briser un mouvement populaire. Car le gouvernement de l’époque, face à la puissance de ce mouvement, a tremblé et compris qu’il fallait agir et se donner les moyens pour que cela ne se reproduise plus.

    Le premier confinement de mars 2020 a été une véritable expérience pour le pouvoir : cinquante-cinq jours d’enfermement total à l’échelle d’une nation sans aucune protestation… c’est là qu’ils ont pris conscience – non sans surprise – qu’ils pouvaient agir sur nos libertés fondamentales avec une facilité déconcertante grâce aux chocs provoqués par l’épidémie et la peur. Quels outils fantastiques ! Quelle victoire de voir la soumission de toute une population. Cela leur a ouvert des possibilités infinies sur un changement total de notre régime, et ils ne se sont pas privés d’en abuser ; et ainsi, de transformer le pays en système carcéral. C’est sans précédent. La liberté a quasiment disparu pour être remplacée par un système autoritaire et dominateur qui gère les citoyens comme on gère la population pénale. #Confinement, #couvre-feu, #parloirs dans les Ehpad, promenade soumise à autorisation, entrave à la liberté d’aller et venir, #surveillance_policière, toute manifestation, regroupement ou réunion interdites, privation des lieux et activités culturelles, plus de liberté d’expression, port du masque obligatoire adulte et enfant, fermeture administrative de commerces… Toutes ces injonctions autoritaires, vous ne les trouvez que dans un seul lieu : La prison !

    Nous sommes aujourd’hui dans une société qui applique un véritable modèle carcéral, et le pouvoir et ses sbires se comportent comme s’ils dirigeaient un établissement pénitentiaire. Lois, décrets, règlements : plus de place au bon sens, à la concertation ou à l’intelligence… Le système applique des règles, des méthodes, parfois absurdes, à tous sans aucun discernement, sans réflexion ni recul sur la situation. Le pays est aux mains de fonctionnaires, véritables matons, qui obéissent et appliquent la loi de façon aveugle et froide. Nos libertés individuelles sont entravées sans que nous puissions agir : c’est la définition même de ce qu’est un prisonnier. Ils nous persuadent, avec la complicité de #médias_aux_ordres, que l’abandon de nos libertés est la seule solution pour s’en sortir ; le mécanisme est si efficace que plus rien ne les arrêtera. Cela est bien plus grave que la Covid-19 ou quelques attentats. Les citoyens subissent un enfermement et une privation de liberté, et ils ont accepté leurs propres chaînes sans réagir car on leur a fait croire que c’était pour le bien commun et l’intérêt général du pays.

    Non ! Tout cela n’est qu’un leurre. Covid-19, attentats, état d’urgence, chocs, peurs… ne sont que des leviers providentiels pour faire basculer la société dans une sorte de néodictature dite « intelligente », puisque masquée par une démocratie de façade.

    Que vous le vouliez ou non nous sommes tous des prisonniers et le pays une prison.
    #Laurent_Jacqua

    #lenvolée

  • Xinjiang’s System of Militarized Vocational Training Comes to #Tibet

    Introduction and Summary

    In 2019 and 2020, the Tibet Autonomous Region (TAR) introduced new policies to promote the systematic, centralized, and large-scale training and transfer of “rural surplus laborers” to other parts of the TAR, as well as to other provinces of the People’s Republic of China (PRC). In the first 7 months of 2020, the region had trained over half a million rural surplus laborers through this policy. This scheme encompasses Tibetans of all ages, covers the entire region, and is distinct from the coercive vocational training of secondary students and young adults reported by exile Tibetans (RFA, October 29, 2019).

    The labor transfer policy mandates that pastoralists and farmers are to be subjected to centralized “military-style” (军旅式, junlüshi) vocational training, which aims to reform “backward thinking” and includes training in “work discipline,” law, and the Chinese language. Examples from the TAR’s Chamdo region indicate that the militarized training regimen is supervised by People’s Armed Police drill sergeants, and training photos published by state media show Tibetan trainees dressed in military fatigues (see accompanying images).

    Poverty alleviation reports bluntly say that the state must “stop raising up lazy people.” Documents state that the “strict military-style management” of the vocational training process “strengthens [the Tibetans’] weak work discipline” and reforms their “backward thinking.” Tibetans are to be transformed from “[being] unwilling to move” to becoming willing to participate, a process that requires “diluting the negative influence of religion.” This is aided by a worrisome new scheme that “encourages” Tibetans to hand over their land and herds to government-run cooperatives, turning them into wage laborers.

    An order-oriented, batch-style matching and training mechanism trains laborers based on company needs. Training, matching and delivery of workers to their work destination takes place in a centralized fashion. Recruitments rely, among other things, on village-based work teams, an intrusive social control mechanism pioneered in the TAR by Chen Quanguo (陈全国), and later used in Xinjiang to identify Uyghurs who should be sent to internment camps (China Brief, September 21, 2017). Key policy documents state that cadres who fail to achieve the mandated quotas are subject to “strict rewards and punishments” (严格奖惩措施, yange jiangcheng cuoshi). The goal of the scheme is to achieve Xi Jinping’s signature goal of eradicating absolute poverty by increasing rural disposable incomes. This means that Tibetan nomads and farmers must change their livelihoods so that they earn a measurable cash income, and can therefore be declared “poverty-free.”

    This draconian scheme shows a disturbing number of close similarities to the system of coercive vocational training and labor transfer established in Xinjiang. The fact that Tibet and Xinjiang share many of the same social control and securitization mechanisms—in each case introduced under administrations directed by Chen Quanguo—renders the adaptation of one region’s scheme to the other particularly straightforward.

    Historical Context

    As early as 2005, the TAR had a small-scale rural surplus labor training and employment initiative for pastoralists and farmers in Lhasa (Sina, May 13, 2005). The 11th Five-Year Plan (2006-2010) then specified that this type of training and labor transfer was to be conducted throughout the TAR (PRC Government, February 8, 2006). From 2012, the Chamdo region initiated a “military-style training for surplus labor force transfer for pastoral and agricultural regions” (农牧区富余劳动力转移就业军旅式培训, nongmuqu fuyu laodongli zhuanyi jiuye junlüshi peixun) (Tibet’s Chamdo, October 8, 2014). Chamdo’s scheme was formally established in the region’s 13th Five-Year Plan (2016-2020), with the goal of training 65,000 laborers (including urban unemployed persons) during that time (Chamdo Government, December 29, 2015).

    By 2016, Chamdo had established 45 related vocational training bases (TAR Government, November 17, 2016). Starting in 2016, the TAR’s Shannan region likewise implemented vocational training with “semi-military-style management” (半军事化管理, ban junshihua guanli) (Tibet Shannan Net, April 5, 2017). Several different sources indicate that Chamdo’s military-style training management was conducted by People’s Armed Police drill sergeants.[1]

    Policies of the 2019-2020 Militarized Vocational Training and Labor Transfer Action Plan

    In March 2019, the TAR issued the 2019-2020 Farmer and Pastoralist Training and Labor Transfer Action Plan (西藏自治区2019-2020年农牧民培训和转移就业行动方案, Xizang Zizhiqu 2019-2020 Nian Nongmumin Peixun he Zhuanyi Jiuye Xingdong Fang’an) which mandates the “vigorous promotion of military-style…[vocational] training,” adopting the model pioneered in Chamdo and mandating it throughout the region. [2] The vocational training process must include “work discipline, Chinese language and work ethics,” aiming to “enhance laborers’ sense of discipline to comply with national laws and regulations and work unit rules and regulations.”

    Surplus labor training is to follow the “order-oriented” (订单定向式, dingdan dingxiangshi) or “need-driven” (以需定培, yi xu dingpei) method, [3] whereby the job is arranged first, and the training is based on the pre-arranged job placement. In 2020, at least 40 percent of job placements were to follow this method, with this share mandated to exceed 60 percent by the year 2024 (see [2], also below). Companies that employ a minimum number of laborers can obtain financial rewards of up to 500,000 renminbi ($73,900 U.S. dollars). Local labor brokers receive 300 ($44) or 500 ($74) renminbi per arranged labor transfer, depending whether it is within the TAR or without. [4] Detailed quotas not only mandate how many surplus laborers each county must train, but also how many are to be trained in each vocational specialty (Ngari Government, July 31, 2019).

    The similarities to Xinjiang’s coercive training scheme are abundant: both schemes have the same target group (“rural surplus laborers”—农牧区富余劳动者, nongmuqu fuyu laodongzhe); a high-powered focus on mobilizing a “reticent” minority group to change their traditional livelihood mode; employ military drill and military-style training management to produce discipline and obedience; emphasize the need to “transform” laborers’ thinking and identity, and to reform their “backwardness;” teach law and Chinese; aim to weaken the perceived negative influence of religion; prescribe detailed quotas; and put great pressure on officials to achieve program goals. [5]

    Labor Transfers to Other Provinces in 2020

    In 2020, the TAR introduced a related region-wide labor transfer policy that established mechanisms and target quotas for the transfer of trained rural surplus laborers both within (55,000) and without (5,000) the TAR (TAR Human Resources Department, July 17). The terminology is akin to that used in relation to Xinjiang’s labor transfers, employing phrases such as: “supra-regional employment transfer” (跨区域转移就业, kuaquyu zhuanyi jiuye) and “labor export” (劳务输出, laowu shuchu). Both the 2019-2020 Training and Labor Transfer Action Plan and the TAR’s 13th Five-Year Plan (2016-2020) only mention transfers outside the TAR in passing, without outlining a detailed related policy or the use of terminology akin to that found in related documents from Xinjiang. [6]

    In the first 7 months of 2020, the TAR trained 543,000 rural surplus laborers, accomplishing 90.5% of its annual goal by July. Of these, 49,900 were transferred to other parts of the TAR, and 3,109 to other parts of China (TAR Government, August 12). Each region is assigned a transfer quota. By the end of 2020, this transfer scheme must cover the entire TAR.

    Specific examples of such labor transfers identified by the author to other regions within the TAR include job placements in road construction, cleaning, mining, cooking and driving. [7] Transfers to labor placements outside the TAR include employment at the COFCO Group, China’s largest state-owned food-processing company (Hebei News, September 18, 2020).

    The central terminology employed for the labor transfer process is identical with language used in Xinjiang: “unified matching, unified organizing, unified management, unified sending off” (统一对接、统一组织、统一管理、统一输送 / tongyi duijie, tongyi zuzhi, tongyi guanli, tongyi shusong). [8] Workers are transferred to their destination in a centralized, “group-style” (组团式, zutuanshi), “point-to-point” (点对点, dianduidian) fashion. The policy document sets group sizes at 30 persons, divided into subgroups of 10, both to be headed by (sub-)group leaders (TAR Human Resources Department, July 17). In one instance, this transport method was described as “nanny-style point-to-point service” (“点对点”“保姆式”服务 / “dianduidian” “baomu shi” fuwu) (Chinatibet.net, June 21). As in Xinjiang, these labor transfers to other provinces are arranged and supported through the Mutual Pairing Assistance [or “assist Tibet” (援藏, Yuan Zang)] mechanism, albeit not exclusively. [9] The transferred laborers’ “left-behind” children, wives and elderly family members are to receive the state’s “loving care.” [10]

    Again, the similarities to Xinjiang’s inter-provincial transfer scheme are significant: unified processing, batch-style transfers, strong government involvement, financial incentives for middlemen and for participating companies, and state-mandated quotas. However, for the TAR’s labor transfer scheme, there is so far no evidence of accompanying cadres or security personnel, of cadres stationed in factories, or of workers being kept in closed, securitized environments at their final work destination. It is possible that the transfer of Tibetan laborers is not as securitized as that of Uyghur workers. There is also currently no evidence of TAR labor training and transfer schemes being linked to extrajudicial internment. The full range of TAR vocational training and job assignment mechanisms can take various forms and has a range of focus groups; not all of them involve centralized transfers or the military-style training and transfer of nomads and farmers.

    The Coercive Nature of the Labor Training and Transfer System

    Even so, there are clear elements of coercion during recruitment, training and job matching, as well as a centralized and strongly state-administered and supervised transfer process. While some documents assert that the scheme is predicated on voluntary participation, the overall evidence indicates the systemic presence of numerous coercive elements.

    As in Xinjiang, TAR government documents make it clear that poverty alleviation is a “battlefield,” with such work to be organized under a military-like “command” structure (脱贫攻坚指挥部, tuopin gongjian zhihuibu) (TAR Government, October 29, 2019; Xinhua, October 7, 2018). In mid-2019, the battle against poverty in the TAR was said to have “entered the decisive phase,” given the goal to eradicate absolute poverty by the end of 2020 (Tibet.cn, June 11, 2019). Since poverty is measured by income levels, and labor transfer is the primary means to increase incomes—and hence to “lift” people out of poverty—the pressure for local governments to round up poor populations and feed them into the scheme is extremely high.

    The Training and Labor Transfer Action Plan cited above establishes strict administrative procedures, and mandates the establishment of dedicated work groups as well as the involvement of top leadership cadres, to “ensure that the target tasks are completed on schedule” (see [2]). Each administrative level is to pass on the “pressure [to achieve the targets] to the next [lower] level.” Local government units are to “establish a task progress list [and] those who lag behind their work schedule… are to be reported and to be held accountable according to regulations.” The version adopted by the region governed under Shannan City is even more draconian: training and labor transfer achievements are directly weighed in cadres’ annual assessment scores, complemented by a system of “strict rewards and punishments.” [11] Specific threats of “strict rewards and punishments” in relation to achieving labor training and transfer targets are also found elsewhere, such as in official reports from the region governed under Ngari City, which mandate “weekly, monthly and quarterly” reporting mechanisms (TAR Government, December 18, 2018).

    As with the Uyghurs in Xinjiang, overcoming Tibetans’ resistance to labor transfer is an integral part of the entire mechanism. Documents state that the “strict military-style management” of the vocational training process causes the “masses to comply with discipline,” “continuously strengthens their patriotic awareness,” and reforms their “backward thinking.” [12] This may also involve the presence of local cadres to “make the training discipline stricter.” [13]

    Because the military-style vocational training process produces discipline and transforms “backward employment views,” it is said to “promote labor transfer.” [14] Rural laborers are to be transformed from “[being] unwilling to move” to becoming willing to participate, a process that requires “diluting the negative influence of religion,” which is said to induce passivity (TAR Commerce Department, June 10). The poverty alleviation and training process is therefore coupled with an all-out propaganda effort that aims to use “thought education” to “educate and guide the unemployed to change their closed, conservative and traditional employment mindset” (Tibet’s Chamdo, July 8, 2016). [15] One document notes that the poverty alleviation and labor transfer process is part of an effort to “stop raising up lazy people” (TAR Government, December 18, 2018).

    A 2018 account from Chamdo of post-training follow-up shows the tight procedures employed by the authorities:

    Strictly follow up and ask for effectiveness. Before the end of each training course, trainees are required to fill in the “Employment Willingness Questionnaire.” Establish a database…to grasp the employment…status of trainees after the training. For those who cannot be employed in time after training, follow up and visit regularly, and actively recommend employment…. [16]

    These “strict” follow-up procedures are increasingly unnecessary, because the mandated “order-oriented” process means that locals are matched with future jobs prior to the training.

    “Grid Management” and the “Double-Linked Household” System

    Coercive elements play an important role during the recruitment process. Village-based work teams, an intrusive social control mechanism pioneered by Chen Quanguo, go from door to door to “help transform the thinking and views of poor households.” [17] The descriptions of these processes, and the extensive government resources invested to ensure their operation, overlap to a high degree with those that are commonly practiced in Xinjiang (The China Quarterly, July 12, 2019). As is the case in Xinjiang, poverty-alleviation work in the TAR is tightly linked to social control mechanisms and key aspects of the security apparatus. To quote one government document, “By combining grid management and the ‘double-linked household’ management model, [we must] organize, educate, and guide the people to participate and to support the fine-grained poverty alleviation … work.” [18]

    Grid management (网格化管理, wanggehua guanli) is a highly intrusive social control mechanism, through which neighborhoods and communities are subdivided into smaller units of surveillance and control. Besides dedicated administrative and security staff, this turns substantial numbers of locals into “volunteers,” enhancing the surveillance powers of the state. [19] Grid management later became the backbone of social control and surveillance in Xinjiang. For poverty alleviation, it involves detailed databases that list every single person “in poverty,” along with indicators and countermeasures, and may include a “combat visualization” (图表化作战, tubiaohua zuozhan) feature whereby progress in the “war on poverty” is visualized through maps and charts (TAR Government, November 10, 2016). Purang County in Ngari spent 1.58 million renminbi ($233,588 dollars) on a “Smart Poverty Alleviation Big Data Management Platform,” which can display poverty alleviation progress on a large screen in real time (TAR Government, February 20, 2019).

    Similarly, the “double-linked household” (双联户, shuang lian hu) system corrals regular citizens into the state’s extensive surveillance apparatus by making sets of 10 “double-linked” households report on each other. Between 2012 and 2016, the TAR established 81,140 double-linked household entities, covering over three million residents, and therefore virtually the region’s entire population (South China Morning Post, December 12, 2016). An August 2020 article on poverty alleviation in Ngari notes that it was the head of a “double-linked” household unit who led his “entire village” to hand over their grassland and herds to a local husbandry cooperative (Hunan Government, August 20).

    Converting Property to Shares Through Government Cooperatives

    A particularly troubling aspect of the Training and Labor Transfer Action Plan is the directive to promote a “poverty alleviation industry” (扶贫产业, fupin chanye) scheme by which local nomads and farmers are asked to hand over their land and herds to large-scale, state-run cooperatives (农牧民专业合作社, nongmumin zhuanye hezuoshe). [20] In that way, “nomads become shareholders” as they convert their usage rights into shares. This scheme, which harks back to the forced collectivization era of the 1950s, increases the disposable incomes of nomads and farmers through share dividends and by turning them into wage laborers. They are then either employed by these cooperatives or are now “free” to participate in the wider labor transfer scheme. [21] In Nagqu, this is referred to as the “one township one cooperative, one village one cooperative ” (“一乡一社”“一村一合” / “yixiang yishe” “yicun yihe”) scheme, indicating its universal coverage. [22] One account describes the land transfer as prodding Tibetans to “put down the whip, walk out of the pasture, and enter the [labor] market” (People.cn, July 27, 2020).

    Clearly, such a radical transformation of traditional livelihoods is not achieved without overcoming local resistance. A government report from Shuanghu County (Nagqu) in July 2020 notes that:

    In the early stages, … most herders were not enthusiastic about participating. [Then], the county government…organized…county-level cadres to deeply penetrate township and village households, convening village meetings to mobilize people, insisted on transforming the [prevailing attitude of] “I am wanted to get rid of poverty” to “I want to get rid of poverty” as the starting point for the formation of a cooperative… [and] comprehensively promoted the policy… Presently… the participation rate of registered poor herders is at 100 percent, [that] of other herders at 97 percent. [23]

    Importantly, the phrase “transforming [attitudes of] ‘I am wanted to get rid of poverty’ to ‘I want to get rid of poverty’” is found in this exact form in accounts of poverty alleviation through labor transfer in Xinjiang. [24]

    Given that this scheme severs the long-standing connection between Tibetans and their traditional livelihood bases, its explicit inclusion in the militarized vocational training and labor transfer policy context is of great concern.

    Militarized Vocational Training: Examining a Training Base in Chamdo

    The Chamdo Golden Sunshine Vocational Training School (昌都市金色阳光职业培训学校, Changdushi Jinse Yangguang Zhiye Peixun Xuexiao) operates a vocational training base within Chamdo’s Vocational and Technical School, located in Eluo Town, Karuo District. The facility conducts “military-style training” (军旅式培训, junlüshi peixun) of rural surplus laborers for the purpose of achieving labor transfer; photos of the complex show a rudimentary facility with rural Tibetan trainees of various ages, mostly dressed in military fatigues. [25]

    Satellite imagery (see accompanying images) shows that after a smaller initial setup in 2016, [26] the facility was expanded in the year 2018 to its current state. [27] The compound is fully enclosed, surrounded by a tall perimeter wall and fence, and bisected by a tall internal wire mesh fence that separates the three main northern buildings from the three main southern ones (building numbers 4 and 5 and parts of the surrounding wall are shown in the accompanying Figure 4). The internal fence might be used to separate dormitories from teaching and administrative buildings. Independent experts in satellite analysis contacted by the author estimated the height of the internal fence at approximately 3 meters. The neighboring vocational school does not feature any such security measures.

    Conclusions

    In both Xinjiang and Tibet, state-mandated poverty alleviation consists of a top-down scheme that extends the government’s social control deep into family units. The state’s preferred method to increase the disposable incomes of rural surplus laborers in these restive minority regions is through vocational training and labor transfer. Both regions have by now implemented a comprehensive scheme that relies heavily on centralized administrative mechanisms; quota fulfilment; job matching prior to training; and a militarized training process that involves thought transformation, patriotic and legal education, and Chinese language teaching.

    Important differences remain between Beijing’s approaches in Xinjiang and Tibet. Presently, there is no evidence that the TAR’s scheme is linked to extrajudicial internment, and aspects of its labor transfer mechanisms are potentially less coercive. However, in a system where the transition between securitization and poverty alleviation is seamless, there is no telling where coercion stops and where genuinely voluntary local agency begins. While some Tibetans may voluntarily participate in some or all aspects of the scheme, and while their incomes may indeed increase as a result, the systemic presence of clear indicators of coercion and indoctrination, coupled with profound and potentially permanent change in modes of livelihood, is highly problematic. In the context of Beijing’s increasingly assimilatory ethnic minority policy, it is likely that these policies will promote a long-term loss of linguistic, cultural and spiritual heritage.

    Adrian Zenz is a Senior Fellow in China Studies at the Victims of Communism Memorial Foundation, Washington, D.C. (non-resident), and supervises PhD students at the European School of Culture and Theology, Korntal, Germany. His research focus is on China’s ethnic policy, public recruitment in Tibet and Xinjiang, Beijing’s internment campaign in Xinjiang, and China’s domestic security budgets. Dr. Zenz is the author of Tibetanness under Threat and co-editor of Mapping Amdo: Dynamics of Change. He has played a leading role in the analysis of leaked Chinese government documents, to include the “China Cables” and the “Karakax List.” Dr. Zenz is an advisor to the Inter-Parliamentary Alliance on China, and a frequent contributor to the international media.

    Notes

    [1] See for example https://archive.is/wip/4ItV6 or http://archive.is/RVJRK. State media articles from September 2020 indicate that this type of training is ongoing https://archive.is/e1XqL.

    [2] Chinese: 大力推广军旅式…培训 (dali tuiguang junlüshi…peixun). See https://bit.ly/3mmiQk7 (pp.12-17). See local implementation documents of this directive from Shannan City (https://bit.ly/32uVlO5, pp.15-24), Xigatse (https://archive.is/7oJ7p) and Ngari (https://archive.is/wip/R3Mpw).

    [3] See also https://archive.is/wip/eQMGa.

    [4] Provided that the person was employed for at least 6 months in a given year. Source: https://archive.is/KE1Vd.

    [5] See the author’s main work on this in section 6 of: “Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in Xinjiang,” Journal of Political Risk (Vol. 7, No. 12), December 2019. https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev.

    [6] See https://archive.is/wip/Dyapm.

    [7] See https://archive.is/wip/XiZfl, https://archive.is/RdnvS, https://archive.is/w1kfx, https://archive.is/wip/NehA6, https://archive.is/wip/KMaUo, https://archive.is/wip/XiZfl, https://archive.is/RdnvS, https://archive.is/w1kfx.

    [8] See https://archive.is/KE1Vd and https://archive.is/wip/8afPF.

    [9] See https://archive.is/KE1Vd and https://archive.is/wip/8afPF.

    [10] See https://archive.is/KE1Vd.

    [11] See https://bit.ly/32uVlO5, p.24.

    [12] See https://archive.is/wip/fN9hz and https://archive.is/NYMwi, compare https://archive.is/wip/iiF7h and http://archive.is/Nh7tT.

    [13] See https://archive.is/wip/kQVnX. A state media account of Tibetan waiters at a tourism-oriented restaurant in Xiexong Township (Chamdo) notes that these are all from “poverty-alleviation households,” and have all gone through “centralized, military-style training.” Consequently, per this account, they have developed a “service attitude of being willing to suffer [or: work hard]”, as is evident from their “vigorous pace and their [constant] shuttling back and forth” as they serve their customers. https://archive.is/wip/Nfxnx (account from 2016); compare https://archive.is/wip/dTLku.

    [14] See https://archive.is/wip/faIeL and https://archive.is/wip/18CXh.

    [15] See https://archive.is/iiF7h.

    [16] See https://archive.is/wip/ETmNe

    [17] See https://archive.is/wip/iEV7P, see also e.g. https://archive.is/wip/1p6lV.

    [18] See https://archive.is/e45fJ.

    [19] See https://www.cambridge.org/core/journals/china-quarterly/article/securitizing-xinjiang-police-recruitment-informal-policing-and-ethnic-minority-cooptation/FEEC613414AA33A0353949F9B791E733 and https://www.hrw.org/news/2013/03/20/china-alarming-new-surveillance-security-tibet.

    [20] E.g. https://archive.is/R3Mpw. This scheme was also mentioned in the TAR’s 13th 5-Year-Plan (2016-2020) (https://archive.is/wip/S3buo). See also similar accounts, e.g. https://archive.is/IJUyl.

    [21] Note e.g. the sequence of the description of these cooperatives followed by an account of labor transfer (https://archive.is/gIw3f).

    [22] See https://archive.is/wip/gIw3f or https://archive.is/wip/z5Tor or https://archive.is/wip/PR7lh.

    [23] See https://archive.is/wip/85zXB.

    [24] See the author’s related work on this in section 2.2 of: “Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in Xinjiang,” Journal of Political Risk (Vol. 7, No. 12), December 2019. https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev.

    [25] Located as part of the 昌都市卡若区俄洛镇昌都市职业技术学校 campus. See https://bit.ly/2Rr6Ekc; compare https://archive.is/wip/uUTCp and https://archive.is/wip/lKnbe.

    [26] See https://archive.is/wip/WZsvQ.

    [27] Coordinates: 31.187035, 97.091817. Website: https://bit.ly/2Rr6Ekc. The timeframe for construction is indicated by historical satellite imagery and by the year 2018 featured on a red banner on the bottom-most photo of the website.

    https://jamestown.org/program/jamestown-early-warning-brief-xinjiangs-system-of-militarized-vocational-

    #Chine #transfert_de_population #déplacement #rural_surplus_laborers #formaation_professionnelle #armée #travail #agriculture #discipline #discipline_de_travail #Chamdo #préjugés #terres #salariés #travailleurs_salariés #Chen_Quanguo #Xinjiang #Oïghours #camps #pauvreté #contrôle_social #pastoralisme #Farmer_and_Pastoralist_Training_and_Labor_Transfer_Action_Plan #minorités #obédience #discipline #identité #langue #religion #COFCO_Group #mots #terminologie #vocabulaire #Mutual_Pairing_Assistance #pauvreté #Shannan_City #Ngari_City #surveillance #poverty_alleviation #coopératives #salaire #Nagqu #Chamdo_Golden_Sunshine_Vocational_Training_School #Eluo_Town

  • COVID : Nous sommes passés de 2020 à 1984 - Polémix et la voix off
    https://polemixetlavoixoff.com/le-covid-nous-fait-passer-de-2020-a-1984

    L’émission déconfinée avec les copains profs d’Histoire-Géo. Le prétexte du COVID permet aux gouvernements d’imposer des régimes de plus en plus autoritaires. Les technologies permettent depuis longtemps le flicage général qu’Orwell avait prévu dans son 1984…

    #polémix #radio #luttes sociales #contrôle_social #répression #surveillance

  • The long, complicated history of “people analytics” | MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/2020/08/19/1006365/if-then-lepore-review-simulmatics/?truid=a497ecb44646822921c70e7e051f7f1a

    If you work for Bank of America, or the US Army, you might have used technology developed by Humanyze. The company describes its products as “science-backed analytics to drive adaptability.”

    If that sounds vague, it might be deliberate. Among the things Humanyze sells to businesses are devices for snooping on employees, such as ID badges with embedded RFID tags, and built-in microphones that track in granular detail the tone and volume (though not the actual words) of people’s conversations throughout the day. Humanyze uses the data to create an “Organizational Health Score,” it promises is “a proven formula to accelerate change and drive improvement.”

    Or perhaps you work for one of the healthcare, retail, or financial-­services companies that use software developed by Receptiviti. The Toronto-based company’s mission is to “help machines understand people” by scanning emails and Slack messages for linguistic hints of unhappiness. “We worry about the perception of Big Brother,” Receptiviti’s CEO recently told the Wall Street Journal. He prefers calling employee surveillance “corporate mindfulness.” (Orwell would have had something to say about that euphemism, too.)

    Such efforts at what its creators call “people analytics” are usually justified on the grounds of improving efficiency or the customer experience. In recent months, some governments and public health experts have advocated tracking and tracing applications as a means of stopping the spread of covid-19.

    But in embracing these technologies, businesses and governments often avoid answering crucial questions: Who should know what about you? Is what they know accurate? What should they be able to do with that information? And is it ever possible to devise a “proven formula” for assessing human behavior? Simulmatics, a now-defunct “people analytics” company provides a cautionary tale, writes Christine Rosen, and confirms that all these ventures are based on a false belief that mathematical laws of human nature are real, in the way that laws of physics are.

    #Travail #Surveillance #Contrôle_social

  • Hégémonie psychiatrique : une théorie marxiste de la maladie mentale - ★ ZINZIN ZINE ★
    http://www.zinzinzine.net/hegemonie-psychiatrique-theorie-marxiste-de-la-maladie-mentale.html

    Dans Hégémonie psychiatrique : Une théorie marxiste de la maladie mentale*, Bruce Cohen ouvre de nouvelles perspectives. Il explique le pouvoir et l’influence croissante de la #psychiatrie par son utilité pour le système capitaliste – plus elle est utile, plus elle reçoit de pouvoir, et plus son pouvoir est grand, plus elle devient utile. Plus précisément, il effectue une analyse du DSM-1 jusqu’au DSM-5 afin de montrer comment la psychiatrie a contribué à la transition néolibérale du #capitalisme, obtenant davantage de pouvoir et de prestige par la même occasion. Annotations :

    Cohen conteste la théorie selon laquelle la soif de profit de l’industrie pharmaceutique serait le moteur principal de l’autorité ou de l’« hégémonie » croissante de (...)

    #controle_social #sexisme #_.livres #_Bruce_Cohen #jeunes #discipline #travail #oppression

  • https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/06/19/fete-de-la-musique-franck-riester-devoile-les-regles-qui-encadreront-la-soir

    Et donc on pourra aller échanger ses microbes dans les bars, mais pas jouer dehors dans des conditions ou généralement quelques personnes s’arrêtent pour écouter, et où de toutes façons il y a généralement de la place pour s’espacer (en tout cas dans le cas de ma petite ville ça fonctionne). Bande de nases...

    #défaite_de_la_musique #musique #contrôle_social et #peigne_cul pour faire bonne mesure.

  • Les réseaux politiques de Benalla lui ouvrent le marché de la reconnaissance faciale - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100620/les-reseaux-politiques-de-benalla-lui-ouvrent-le-marche-de-la-reconnaissan

    En pleine pandémie du Covid-19, Alexandre Benalla a mis un pied dans le marché de la reconnaissance faciale, secteur en pleine expansion en France, notamment pour ses applications en matière de sécurité, grâce au concours de plusieurs intermédiaires politiques, selon les informations de Mediapart.

    En pleine pandémie du Covid-19, Alexandre Benalla a mis un pied dans le marché de la reconnaissance faciale, secteur en pleine expansion en France, notamment pour ses applications en matière de sécurité, grâce au concours de plusieurs intermédiaires politiques, selon les informations de Mediapart : l’ancien collaborateur du député Joachim Son-Forget et l’homme d’affaires Yazid Sabeg, ex-commissaire à la diversité de Nicolas Sarkozy.

    L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été reçu une première fois, mardi 26 mai, à Suresnes (Hauts-de-Seine), dans les locaux de la société française « XXII », une jeune entreprise française qui développe la technologie prometteuse de « vision par ordinateur » (une branche de l’intelligence artificielle qui permet le traitement de données visuelles).

    Fondée en 2016, l’entreprise travaille notamment avec Airbus, Safran, Total, Aéroports de Paris ou des collectivités territoriales, en vue de développer des « safe cities », des réseaux urbains sécurisés par la reconnaissance faciale.

    Alexandre Benalla a été introduit auprès de XXII par l’ex-assistant parlementaire du député des Français de l’étranger Joachim Son-Forget, un certain Romain Chantemargue. Ce dernier, âgé de 20 ans, et ancien stagiaire chez XXII, vient d’être élu aux municipales dans la commune de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise). Il présidait, jusqu’au 2 juin, le micro-parti « Valeur absolue », fondé par Son-Forget après sa démission fracassante de La République en marche, en décembre 2018.

    L’ancien chargé de mission élyséen a rencontré l’assistant « à l’automne dernier », par l’intermédiaire de Joachim Son-Forget. Le jeune homme lui aurait d’abord offert ses services pour s’occuper de la certification de ses comptes sur les réseaux sociaux « gratuitement », « à titre amical », précise à Mediapart Alexandre Benalla. Puis il lui aurait proposé de rencontrer le patron de la start-up XXII, William Eldin.

    Pour Romain Chantemargue, il s’agissait de valoriser XXII, qui « est le seul acteur à faire de l’intelligence artificielle avec de la vision par ordinateur dans le domaine de la sécurité ». « C’est quelque chose qui se développe énormément. En Chine, en Israël avec Anyvision [voir ce documentaire https://www.arte.tv/fr/videos/083310-000-A/tous-surveilles-7-milliards-de-suspects sur le leader mondial de la reconnaissance faciale, proche des services de sécurité israéliens – ndlr]. En France, il y a XXII », explique à Mediapart le jeune homme, passionné d’informatique.

    Dans un premier temps, l’assistant parlementaire avait prévu d’organiser un rendez-vous entre XXII et Emmanuel Macron. « Romain Chantemargue m’a dit : “Je pourrais te faire rencontrer le président, ce serait cool.” Je dis : vas-y, go pour le président », confirme à Mediapart William Eldin, enthousiaste à l’idée de présenter au chef de l’État les enjeux de la technologie qu’il développe. « On a abordé le sujet ensemble avec William Eldin. J’ai dit que ça peut être intéressant de proposer au chef de cabinet une rencontre entre le président et une start-up qui travaille sur ce sujet », justifie l’assistant, en assurant toutefois qu’il s’agit d’une « réflexion » qui n’a pas abouti à ce stade.

    Contacté, l’Élysée n’a pas souhaité faire de commentaires.

    Quelques jours plus tard, le projet a changé de dimension. « Au dernier moment ça s’est réorienté, Romain Chantemargue m’a envoyé un message en me disant : “Et Alexandre Benalla ça te tente de le voir ?” », raconte William Eldin. Le patron de XXII accepte la proposition en se disant qu’Alexandre Benalla « n’est pas loin du président » et qu’il dispose d’un réseau important dans le domaine de la sécurité.

    Aucun projet concret n’a été acté lors de cette première rencontre du 26 mai. « Alexandre Benalla pense que j’ai une pépite dans les mains. Il m’a dit qu’il voit très bien le genre de cas d’utilisation qui pourraient lui être utiles », explique William Eldin. Romain Chantemargue explique ne pas avoir été rémunéré pour organiser ce rendez-vous : « Je ne suis pas payé par Alexandre, répond-il. J’ai une relation purement de travail avec lui. Si je peux faire des mises en relation autant le faire. Alexandre est quelqu’un d’adorable et très sérieux. »

    Selon le patron de XXII, l’ancien collaborateur du président a notamment indiqué « qu’il agissait beaucoup dans des pays étrangers ». Alexandre Benalla indique à Mediapart que cette rencontre a eu lieu dans le cadre du « développement » des activités de sa société, Comya Group, qui « est basée au Maroc » et qu’il est en train « de rebaser en France ». « [Le but] c’est de développer des propositions et des solutions vis-à-vis de mes clients : solutions globales de sécurité, solutions intégrées, cybersécurité, reconnaissance faciale, digitalisation des smart cities », détaille-t-il.

    Cette rencontre, dit-il, « n’intervenait en aucun cas dans le cadre d’un quelconque rapport avec M. Macron ». « Si à un moment l’Élysée a été abordé, c’est par M. Eldin, qui a soulevé le fait qu’il adorerait rencontrer Emmanuel Macron, et je n’ai pas répondu à cette phrase d’ailleurs », ajoute-t-il.

    L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron souligne n’avoir « plus de liens avec l’Élysée ». « Je ne veux plus avoir de liens avec aucun politique, aucun collaborateur, ça m’a apporté et ça m’apporterait plus de problèmes que de solutions. Je bosse aujourd’hui à titre privé, personnel, avec ma boîte. [...] Je développe mes activités de manière tout à fait – non pas transparente, parce que c’est un domaine qui n’est pas transparent –, mais en tout cas de manière légale. »

    Ses marges de manœuvre sont en tout cas, en théorie, très limitées : comme l’avait révélé Mediapart https://www.mediapart.fr/journal/france/160419/la-commission-de-deontologie-interdit-certaines-activites-alexandre-benall, la commission de déontologie de la fonction publique (CDFP) lui a interdit d’entretenir toute relation professionnelle avec des services publics de sécurité français ou avec des autorités publiques étrangères. Ces interdictions sont valables trois ans à compter du départ de M. Benalla de la présidence, soit jusqu’au 1er août 2021, mais – preuve supplémentaire de la faiblesse des dispositifs de contrôle en France – elles ne font l’objet d’aucune vérification systématique.

    Depuis son départ de l’Élysée après sa mise en cause pour des violences volontaires, l’ancien chargé de mission élyséen est concerné par plusieurs procédures judiciaires https://www.mediapart.fr/journal/france/220120/benalla-un-temoin-cle-implique-l-elysee-dans-l-affaire-des-coffres (violences du 1er Mai, selfie armé, passeports diplomatiques, contrats russes, soupçons de « faux témoignage », disparition du coffre-fort, absence de déclaration auprès de la HATVP) et mis en examen dans plusieurs d’entre elles.

    Alexandre Benalla affirme respecter « complètement » l’avis de la CDFP en ne travaillant « pas pour la sphère publique, pas pour des clients nationaux en France » mais « à l’international », et que pour « des personnes physiques ou morales privées ». Mais « dans un an, j’aurai la possibilité à nouveau de pouvoir dialoguer, proposer des offres commerciales à des entités, des États publics étrangers », précise-t-il. Actuellement, il maintient des contacts noués « avant l’Élysée », « à titre personnel, avec des chefs d’État étrangers », et qui « n’ont aucun lien et aucune incidence sur le professionnel », dit-il.

    Signe de son intérêt pour les technologies de XXII, Alexandre Benalla est revenu dès le lendemain du premier rendez-vous, mercredi 27 mai, au siège de la start-up. Encore entouré de Romain Chantemargue, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron était cette fois accompagné de Yazid Sabeg, PDG de CS Group, une société de services informatiques et de cybersécurité.

    « J’ai reçu un petit message qui me disait : “William, on veut revenir avec quelqu’un d’important.” Moi je croyais que c’était Emmanuel Macron », explique M. Eldin.

    Yazid Sabeg n’est pas un simple entrepreneur. Ce patron d’origine algérienne est avant tout un homme de réseaux, qui cultive un épais carnet d’adresses, au carrefour de la politique et des affaires. Apparu sur le devant de la scène en 2004, à la faveur d’un livre déroulant ses propositions pour lutter contre les discriminations (Les Oubliés de l’égalité des chances issu d’un rapport commandé par l’Institut Montaigne https://www.institutmontaigne.org/publications/les-oublies-de-legalite-des-chances ), Sabeg fut, entre 2008 et 2012, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances de Nicolas Sarkozy.

    Il est aussi un proche de longue date de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri – protagoniste clé de l’affaire Sarkozy-Kadhafi, mis en examen pour neuf délits présumés, dont « corruption active », « complicité de détournement de fonds publics » et « blanchiment ». Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le trio s’est rencontré à plusieurs reprises, comme en attestent les agendas de l’ex-chef de l’État, saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt https://www.leparisien.fr/politique/affaires-les-troublants-rendez-vous-de-sarkozy-05-04-2014-3742969.php .

    Yazid Sabeg est visé depuis 2013 par une enquête préliminaire menée par le parquet national financier pour « abus de biens sociaux » dans l’affaire Altis, cette usine de puces électroniques qu’il avait reprise à la demande et avec l’argent de feu Serge Dassault. Son nom apparaît également dans l’affaire Qatar/Veolia, qui porte sur la constitution d’une caisse noire de 180 millions d’euros par le Qatar lors de son entrée au capital de Veolia (lire ici https://www.mediapart.fr/journal/france/090620/%20https://www.mediapart.fr/journal/france/030415/qatar-veolia-henri-proglio-perquisitionne?onglet=full et là https://www.liberation.fr/futurs/2014/10/06/l-operation-velo-de-chypre-a-singapour_1116160 ). Sabeg dit n’avoir bénéficié d’aucun « mandat ou autre contrat » lié à cette opération.

    Questionné par Mediapart sur ce rendez-vous dans les locaux de XXII, Yazid Sabeg évoque une « réunion informelle » avec William Eldin, pour négocier les technologies d’acquisition visuelle de la société, « très intéressantes pour certaines de nos applications ».

    Il dément en revanche « tout rendez-vous commun » et « tout projet commun » avec Alexandre Benalla, en se contredisant sur la présence de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron : il explique d’abord l’avoir « croisé » de manière « fortuite » au siège de XXII, puis dit avoir été « averti de sa présence en raison de ses relations techniques avec XXII ». Il affirme que l’ancien chargé de mission élyséen, « entouré d’un ou deux collaborateurs », « était là pour d’autres sujets, pour parler de vidéosurveillance ». « Lui s’intéresse à la reconnaissance faciale, la surveillance. Moi ce n’est pas mon sujet. Nos projets avec M. Eldin n’ont rien à voir avec M. Benalla ».

    Malgré ce démenti, nous avons reçu, après notre entretien, le 2 juin, avec Yazid Sabeg, des appels et messages d’Alexandre Benalla nous demandant de lui laisser « le droit de travailler ». Puis la Lettre A https://www.lalettrea.fr/action-publique_executif/2020/06/09/alexandre-benalla-approche-yazid-sabeg-sur-le-creneau-de-la-cybersecurite, a annoncé, le 9 juin, des « négociations » entre Benalla, Sabeg et XXII dans ce secteur de la surveillance et de la cybersécurité.

    À Mediapart, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron confirme la rencontre du trio, mais affirme que ces rendez-vous « ont été des discussions de présentation et en aucun cas commerciales, de négociations ou contractuelles ».

    Comment sa route a-t-elle croisé celle de Yazid Sabeg ? Alexandre Benalla dit le connaître « depuis peu », et l’avoir rencontré « bien après l’Élysée », « à cinq reprises », par l’intermédiaire d’un « cadre supérieur dans un grand groupe français privé ». De son côté, Sabeg qualifie Benalla de « relation très lointaine », et dit l’avoir « croisé une fois ou deux avant », « par hasard », via des « relations amicales communes ». « Je ne vous en dirai pas plus », coupe-t-il court. « Arrêtez, arrêtez sur ces histoires, Benalla, tout ça, je n’ai pas envie de parler de tout ça. Je n’ai pas envie de répondre. »

    Tous deux démentent que cette rencontre se soit faite par l’intermédiaire d’Alexandre Djouhri, lui aussi une connaissance d’Alexandre Benalla.

    Benalla a nourri une vraie fascination pour Djouhri, d’extraction populaire (comme lui) et ayant fréquenté les ors de la République (comme lui). Il était allé au contact de l’intermédiaire sarkozyste au culot, dans un célèbre restaurant japonais du quartier de Knightsbridge, à Londres, à l’automne 2018.

    Questionné par Mediapart fin 2018 https://www.mediapart.fr/journal/france/191218/macron-sarkozy-benalla-djouhri-les-etranges-alliances-du-nouveau-monde?ong , l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron avait d’abord nié connaître Alexandre Djouhri, avant d’admettre l’avoir rencontré « plusieurs fois ». Aujourd’hui, il affirme n’avoir « plus aucun lien avec M. Djouhri ». « Il ne m’a jamais présenté personne, comme moi je ne lui ai jamais présenté personne », ajoute-t-il.

    #surveillance #benalla #technopolice #reconnaissance_faciale #bandits #contrôle_social #technomafia

    • Une faiblesse de la pensée, en particulier de la pensée critique, consiste à considérer les choses d’une manière binaire : c’est soi ça, soit ça. C’est en particulier le cas quand on essaie de comprendre comment fonctionnent les rationalités qui façonnent la manière dont se produit le savoir ou s’exerce le pouvoir. L’idée simpliste qui prévaut comme un réflexe est qu’il ne peut y avoir qu’une seule rationalité à la fois, une seule rationalité qui caractérise un dispositif, une institution ou notre époque.

      C’est ici qu’une méthode d’inspiration foucaldienne peut nous être d’une grande utilité, alors même que ce réflexe binaire est malheureusement très présent dans les lectures et utilisations du travail critique de Foucault. Il est vrai que Foucault tente de situer et décrire des grandes couches de rationalités du savoir et du pouvoir. Il propose ainsi plusieurs séquençages et plusieurs découpages propres à modéliser les rationalités qui peuvent rendre compte de notre actualité. Dans une des dernières modélisations, cela donne un triptyque dont la formulation la plus simple est la suivante : un pouvoir de souveraineté qui se caractérise par le point fixe de la loi codant des interdits et fonctionnant au jugement. Un pouvoir disciplinaire qui impose des conduites selon des règles et fonctionne à la surveillance. Et un pouvoir de régulation qui pilote en temps réel le flux de ce qui arrive et qui fonctionne à la gestion. Foucault s’efforce de distinguer ces trois grandes technologies de pouvoir, aussi en les situant chronologiquement. Ce qui peut donner une lecture mutilée selon laquelle ces trois rationalités s’excluent l’une l’autre et caractérisent chacune une époque relativement précise : la souveraineté d’Ancien Régime, la discipline moderne de la révolution industrielle et la gestion cybernétique postmoderne de la « troisième révolution industrielle » (informationnelle).

      Or, la méthode foucaldienne devrait nous amener à de tout autres réflexions : « Ce qui va changer, c’est la dominante ou plus exactement le système de corrélation entre les mécanismes juridico-légaux, les mécanismes disciplinaires et les mécanismes de sécurité [1]

      L’effort de discrimination des différentes logiques qui structurent notre présent ne doit surtout pas servir à trouver l’Un, à isoler la rationalité qui rend compte de ce que nous sommes, au contraire, il doit servir à permettre une description de l’agencement complexe et mobile de systèmes de pensée et d’action (aux finalités, concepts, moyens, institutions, acteurs etc.) hétérogènes. Non pas simplement pour le plaisir de la connaissance, mais parce que la description de cette complexité permet de repérer des effets d’illusions et d’oppression qui resteraient, sans cela, largement inaperçus ou incompréhensibles.

      Et c’est ainsi qu’il faut aborder la rationalité pénale actuelle. (...)

      #pensée_critique #rationalité #souveraineté #contrôle #gestion-cybernétique #rationalité_pénale

  • Coronavirus : les Français favorables à une application mobile pour combattre la pandémie, selon un sondage

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/01/coronavirus-les-francais-favorables-a-une-application-mobile-pour-combattre-

    Une nette majorité de Français seraient favorables à l’utilisation d’une application enregistrant leurs interactions sociales et les avertissant s’ils ont été en contact avec une personne malade du Covid-19, ou prévenant ceux qu’ils ont côtoyés s’ils sont eux-mêmes infectés. C’est l’enseignement d’un sondage publié mardi 31 mars, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1 000 Français possédant un téléphone mobile les 26 et 27 mars. Cette étude a été commandée par une équipe de recherche de l’université britannique d’Oxford qui travaille justement sur ce type d’application pour lutter contre la pandémie.

    #Covid-19 #Contrôle_social #Contrôle_sanitaire #Dystopie

  • Les données de géolocalisation de nos smartphones mises à profit pour stopper le coronavirus ?
    https://www.bfmtv.com/tech/les-donnees-de-geolocalisation-de-nos-smartphones-mises-a-profit-pour-stopper

    La France planche sur une « stratégie numérique d’identification des personnes ». Un comité de scientifiques doit se pencher sur la question à compter de ce 24 mars. Après les recommandations de distanciation sociale, la fermeture des écoles et lycées puis le confinement, quels recours reste-t-il au gouvernement pour enrayer l’épidémie de coronavirus ? La surveillance des données télécom, dont celles de géolocalisation, semble être la prochaine piste à suivre. Ce 24 mars, la France a annoncé la mise en (...)

    #Deutsche_Telekom #Orange #Vodafone #smartphone #GPS #géolocalisation #vidéo-surveillance #santé #surveillance (...)

    ##santé ##CNIL

  • La mise en quarantaine en Corée du Sud et à Singapour s’est appuyée sur une surveillance accrue de la vie privée des citoyens... #fascistovirus...

    L’article de la BBC se pose des questions, celui des Echos en revanche est impressionné !

    Coronavirus privacy : Are South Korea’s alerts too revealing ?
    BBC News, le 5 mars 2020
    https://www.bbc.com/news/world-asia-51733145

    "At first we interview the patients and try to gather information, emphasising that this affects the health and safety of the entire people.

    “Then to fill in the areas they perhaps haven’t told us, and also to verify, we use GPS data, surveillance camera footage, and credit card transactions to recreate their route a day before their symptoms showed.”

    Mr Goh emphasises that they do not reveal every place a patient has been.

    Interrogatoires serrés, vidéosurveillance, porte à porte : comment Singapour traque les contaminés
    Yann Rousseau, Les Echos, le 16 mars 2020
    https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/interrogatoires-serres-videosurveillance-porte-a-porte-comment-singapour-tr

    Souvent, la police est mobilisée pour ces enquêtes car les « contaminés » ne peuvent pas identifier nommément la totalité de leurs contacts. Début février, le cas 48 s’était, par exemple, rendu au cinéma dans un grand mall de Singapour. Les enquêteurs ont donc dû retrouver les spectateurs assis près de lui. Ils ont épluché les paiements effectués par carte de crédit ou des apps dédiées aux caisses du cinéma et consulté des heures de caméras surveillance pour suivre les parcours de plusieurs individus sortant de la salle. « Nous n’utilisons que les caméras dans les espaces publics », précise la police. Tous ont été retrouvés.

    Les autorités collaborent aussi avec les sociétés de transports publics, les compagnies de taxi ou Grab, le géant local du VTC, pour recréer les trajets des malades potentiels et contacter les chauffeurs qui pourraient aussi être touchés. Lorsque les courses sont payées en liquide, les caméras de surveillance permettent d’identifier des plaques d’immatriculation ou au moins la couleur du taxi et les habits du conducteur. « Je ne suis pas certain que cette approche puisse être reproduite sur une échelle plus grande dans un autre pays », note Tikki Pangetsu. « Le consentement des habitants de Singapour est aussi assez élevé. C’est une population qui a une grande confiance dans son gouvernement et qui, en général, accepte les décisions sans trop de protestations », souffle le spécialiste.

    #coronavirus #Corée_du_Sud #Singapour #surveillance #contrôle_social #confinement #flics #vie_privée

  • Texte de l’ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

    En application de l’article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 :

    Je soussigné(e)

    Mme / M. 

    Né·e le :

    Demeurant :

    Certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l’article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 :

    ⬜️ déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements professionnels ne pouvant être différés ;

    ⬜️ déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr) ;

    ⬜️ déplacements pour motif de santé ;

    ⬜️ déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants ;

    ⬜️ déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

    Fait à , le / / /2020 (signature)

    • En mode premier degré, il n’y a besoin d’aucun tampon @sandburg
      En mode second degré, oui, le pouvoir autoritaire s’est infiltré dans nos vies grâce à
      1/ l’incompétence de macron
      2/ le machiavélisme de macron
      Que l’on soit complotiste du 1 ou du 2, le résultat aboutit à mettre l’armée dans la rue avec l’assentiment de la population.
      – « ben t’as pas vu tous ces gens irresponsables dans les parcs »
      – « si, si, les parcs furent laissés grands ouverts, ce dimanche ensoleillé du 15 mars 2020 , où chacun à la sortie du bureau de vote se rendit après que macron eu demandé à la population d’accomplir son devoir et de défendre la démocratie (touss touss). »

      Rappelle toi que le virus sévit depuis novembre 2019, 4 mois à baratiner que ce n’est qu’une grippe, à désigner les chinois vivants en france comme ennemis, à ne prendre aucune mesure dans les lieux les plus importants comme les hopitaux, à mener une politique d’injonctions contradictoires pour reprocher ensuite à chacun de faire comme il lui plait et clore le tout en envoyant l’armée.

      je comprends bien la pénurie de PQ
      #peignes_culs

    • J’ai bloqué sur mon téléphone portable gouv.fr qui y a fait une intrusion non sollicitée. Je ne peux excuser la politique désastreuse et le déni organisé que le gouvernement français a mené et qui lui permettent maintenant de venir faire chier chacun·e en lui imposant ses SMS.
      #pour_votre_bien

    • Même s’il est signé « gouv.fr », cela ne signifie pas que le gouvernement dispose de votre numéro de téléphone. Ce dernier a simplement demandé aux opérateurs téléphoniques français, comme le prévoit la loi en cas de « dangers imminents » ou de « catastrophes majeures », de faire parvenir en son nom le SMS à tous leurs abonnés. Le message a été écrit par le gouvernement et transmis directement aux opérateurs.

      C’est la première fois qu’un tel mécanisme est mis en place, nous fait savoir Orange, qui a été sollicité comme tous les autres opérateurs téléphoniques français. Tous les détenteurs d’un téléphone n’ont pas encore reçu ce message, un délai qui s’explique par le très grand nombre de messages à acheminer.

      dans Le Monde

    • https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041746694

      Exemple d’attestation de déplacement dérogatoire

      En application de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

      Je soussigné(e) :

      Mme / M. : <Nom et Prénom à compléter>

      Né(e) le : <A compléter>

      Demeurant : <A compléter>

      certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case) autorisé par l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (1) :

      ⬜️ Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés (2),
      ⬜️ Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr
      ⬜️ Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ; consultations et soins des patients atteints d’une affection de longue durée.,
      ⬜️ Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.,
      ⬜️ Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie,
      ⬜️ Convocation judiciaire ou administrative,
      ⬜️ Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

      Fait à <A compléter>, le <A compléter>, <A compléter> heure

      (Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement)

      <Signature>

      Si vous recopiez à la main sur papier libre, vous pouvez ne mentionner qu’une seule raison.

  • Hier soir, il n’y avait que 5 « raisons valables », mais c’était évident que la liste allait s’allonger, car on voit déjà des oublis :
    https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

    - Se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n’est pas possible ;
    – Faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;
    – Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;
    – Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;
    – Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement.

    Déjà, il manquait « rentrer chez soi » après toutes ces activités autorisées, et ce n’est pas rien car s’il y a des contrôles, la moitié des fois on sera en train de rentrer chez soi, après le travail, après le médecin, après avoir déposé les courses chez mémé, en rentrant de voyage... Mais il y a aussi les cas où il y a plusieurs « chez soi », les enfants de parents séparés par exemple, les couples qui ne vivent pas ensemble et qui ont deux foyers...

    Il manquait aussi « promener son chien ». En Italie, les gens se prêtent leurs chiens pour pouvoir sortir !

    La nouvelle liste, ce matin, avec le fameux formulaire d’autodéclaration :
    https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire

    En format pdf :
    https://www.interieur.gouv.fr/content/download/121663/976885/file/Attestation_de_deplacement_derogatoire.pdf

    - déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements professionnels ne pouvant être différés ;
    – déplacements pour effectuer des achats de première nécessité dans des établissements autorisés (liste sur gouvernement.fr) ;
    – déplacements pour motif de santé ;
    – déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants ;
    – déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie.

    Ils ont rajouté la promenade du chien, mais dans une phrase incompréhensible...

    Je crois aussi que la phrase incompréhensible sur la garde d’enfant recouvre l’idée d’enfants gardés par des parents séparés, mais « motif impérieux » c’est vague...

    Ah, et comment je fais si je n’ai plus d’encre pour imprimer ce fameux formulaire ?!

    Voir aussi :

    100 000 policiers et gendarmes mobilisés, amendes... Castaner détaille les mesures de confinement
    L.G., Le Parisien, le 16 mars 2020
    https://seenthis.net/messages/831274

    "En guerre" contre le coronavirus mais en faisant son footing ? Le confinement de Macron surprend
    Huffington Post, le 17 mars 2020
    https://seenthis.net/messages/831322

    #coronavirus #fascistovirus #contrôle_social #confinement #enfants #parents #couples #chiens #flics

    • Quels sont les établissements autorisés à recevoir du public ?
      https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

      Tous les établissements indispensables à la vie de la Nation, notamment les marchés alimentaires clos ou ouverts et commerces alimentaires (y compris les Drive alimentaires), les pharmacies, les stations-services, les banques, les bureaux de tabac et distribution de la presse.

      Compte tenu de leur contribution à la vie de la Nation, les services publics restent également ouverts, y compris ceux assurant les services de transport.

      Tous les services de livraison de repas à domicile restent disponibles, et les établissements de la catégorie “restaurants et débits de boissons” sont autorisés à maintenir leurs activités de ventes à emporter et de livraison.

      Les hôtels sont assimilés à des domiciles privés et restent donc ouverts, et leurs “room service” restent disponibles. Cependant, les restaurants et bars d’hôtels ne peuvent pas accueillir de public.

      Les animaleries restent également ouvertes.

      Par dérogation, restent également ouverts :
      Entretien et réparation de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles
      Commerce d’équipements automobiles
      Commerce et réparation de motocycles et cycles
      Fourniture nécessaire aux exploitations agricoles
      Commerce de détail de produits surgelés
      Commerce d’alimentation générale
      Supérettes
      Supermarchés
      Magasins multi-commerces
      Hypermarchés
      Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé
      Commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé
      Commerce de détail de poissons, crustacés et mollusques en magasin spécialisé
      Commerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé
      Commerce de détail de boissons en magasin spécialisé
      Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé
      Les distributions alimentaires assurées par des associations caritatives
      Commerce de détail de carburants en magasin spécialisé
      Commerce de détail d’équipements de l’information et de la communication en magasin spécialisé
      Commerce de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé
      Commerce de détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé
      Commerce de détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé
      Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé
      Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé
      Commerce de détail d’articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé
      Commerce de détail d’aliments et fournitures pour les animaux de compagnie
      Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés
      Vente par automates et autres commerces de détail hors magasin, éventaires ou marchés n.c.a.
      Hôtels et hébergement similaire
      Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée lorsqu’il constitue pour les personnes qui y vivent un domicile régulier
      Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs lorsqu’ils constituent pour les personnes qui y vivent un domicile régulier
      Location et location-bail d’autres machines, équipements et biens
      Location et location-bail de machines et équipements agricoles
      Location et location-bail de machines et équipements pour la construction
      Activités des agences de placement de main-d’oeuvre
      Activités des agences de travail temporaire
      Réparation d’ordinateurs et de biens personnels et domestiques
      Réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication
      Réparation d’ordinateurs et d’équipements périphériques
      Réparation d’équipements de communication
      Blanchisserie-teinturerie
      Blanchisserie-teinturerie de gros
      Blanchisserie-teinturerie de détail
      Services funéraires
      Activités financières et d’assurance

      Ah, OK, donc en fait tout est autorisé...

    • Nouveau #formulaire de #déclaration aujourd’hui :
      https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire-et-justificatif-de-deplacement

      On va en imprimer combien ? Et l’écologie ?!

      Principale différence (vu qu’on n’a le droit qu’à une heure de sortie...) :

      Date et heure de début de sortie à mentionner obligatoirement

      Il est aussi précisé qu’on peut se déplacer pour retirer des espèces. C’est pratique ça. On peut toujours dire qu’on est sortis retirer des espèces (ne pas oublier la carte de retrait).

  • Beyond the Camps: Beijing’s Long-Term Scheme of Coercive Labor, Poverty Alleviation and Social Control in #Xinjiang

    After recruiting a hundred or more thousand police forces, installing massive surveillance systems, and interning vast numbers of predominantly Turkic minority population members, many have been wondering about Beijing’s next step in its so-called “war on Terror” in Xinjiang. Since the second half of 2018, limited but apparently growing numbers of detainees have been released into different forms of forced labor. In this report it is argued based on government documents that the state’s long-term stability maintenance strategy in Xinjiang is predicated upon a perverse and extremely intrusive combination of forced or at least involuntary training and labor, intergenerational separation and social control over family units. Much of this is being implemented under the heading and guise of “poverty alleviation”.

    Below, the author identifies three distinct flow schemes by which the state seeks to place the vast majority of adult Uyghurs and other minority populations, both men and women, into different forms of coercive or at least involuntary, labor-intensive factory work. This is achieved through a combination of internment camp workshops, large industrial parks, and village-based satellite factories. While the parents are being herded into full-time work, their children are put into full-time (at least full day-time) education and training settings. This includes children below preschool age (infants and toddlers), so that ethnic minority women are being “liberated” and “freed” to engage in full-time wage labor. Notably, both factory and educational settings are essentially state-controlled environments that facilitate ongoing political indoctrination while barring religious practices. As a result, the dissolution of traditional, religious and family life is only a matter of time. The targeted use of village work teams and village-based satellite factories means that these “poverty alleviation” and social re-engineering projects amount to a grand scheme that penetrates every corner of ethnic minority society with unprecedented pervasiveness.

    Consequently, it is argued that Beijing’s grand scheme of forced education, training and labor in Xinjiang simultaneously achieves at least five main goals in this core region of the Belt and Road Initiative (BRI): maintain the minority population in state-controlled environments, inhibit intergenerational cultural transmission, achieve national poverty reduction goals, promote economic growth along the BRI, and bring glory to the Party by achieving all of these four aims in a way that is ideologically consistent with the core tenets of Communist thought – using labor to transform religious minority groups towards a predominantly materialist worldview, akin to the Reform Through Labor (劳改) program. Government documents outline that the transformation of rural populations from farming to wage labor should involve not just the acquisition of new skills, but also a thorough identity and worldview change in line with Party ideology. In this context, labor is hailed as a strategic means to eradicate “extremist” ideologies.

    The domestic and global implications of this grand scheme, where internment camps form only one component of a society-wide coercive social re-engineering strategy, are dramatic. Government documents blatantly boast about the fact that the labor supply from the vast internment camp network has been attracting many Chinese companies to set up production in Xinjiang, supporting the economic growth goals of the BRI.

    Through the mutual pairing assistance program, 19 cities and provinces from the nation’s most developed regions are pouring billions of Chinese Yuan (RMB) into the establishment of factories in minority regions. Some of them directly involve the use of internment camp labor, while others use Uyghur women who must then leave their children in educational or day care facilities in order to engage in full time factory labor. Another aspect of Beijing’s labor schemes in the region involve the essentially mandatory relocation of large numbers of minority workers from Xinjiang to participating companies in eastern China.

    Soon, many or most products made in China that rely at least in part on low-skilled, labor-intensive manufacturing, may contain elements of involuntary ethnic minority labor from Xinjiang.

    The findings presented below call for nothing less than a global investigation of supply chains involving Chinese products or product components, and for a greatly increased scrutiny of trade flows along China’s Belt and Road. They also warrant a strong response from not only the international community in regards to China’s intrusive coerced social re-engineering practices among its northwestern Turkic minorities, but from China’s own civil society that should not want to see such totalitarian labor and family systems extended to all of China.

    https://www.jpolrisk.com/beyond-the-camps-beijings-long-term-scheme-of-coercive-labor-poverty-allev
    #contrôle_social #travail_forcé #Chine #camps #minorités #pauvreté #Ouïghours #rééducation #Nouvelle_route_de_la_soie #Reform_Through_Labor (#劳改) #camps_d'internement

    ping @reka @simplicissimus

    • How the world learned of China’s mass internment camps
      A paradox characterizes China’s mass internment camps in Xinjiang.

      Advanced technology has allowed Chinese authorities to construct a total surveillance and mass detention regime, of which other architects of internment camps, such as the Nazis and the Soviets, could only dream.

      But technological advancements are a double-edged sword. Whereas it was years or even decades before the world knew the extent of the Nazi concentration camps and the Soviet gulag, it took only months to learn the scope and scale of what the Chinese Communist Party has been doing in Xinjiang. Why? Satellite images shared on the internet.

      The International Consortium of Investigative Journalists’ China Cables investigation gave us a unique glimpse at how the Chinese government runs this mass detention and “re-education” program and how they’ve deployed surveillance techniques to track an entire ethnic minority population. The leaked documents build substantially – and in the government’s own words – on our understanding of the situation in Xinjiang.

      But a leak from inside the Chinese government is exceedingly rare. So how have journalists used technology, advanced reporting methods, and sheer perseverance to extract information out of this remote and closely-guarded region in China’s northwest? And at what cost?

      The earliest English-language reports mentioning large internment facilities came in September 2017.

      On Sept. 10, Human Rights Watch published a report saying that the Chinese government had detained “thousands” of people in “political education facilities” since April 2017. The report cited interviews with three people whose relatives had been detained, as well as Chinese-language media reports from local Xinjiang outlets that mentioned “counter extremism training centers” and “education and transformation training centers.”

      On Sept. 11, Radio Free Asia became the first major English-language news organization to state that there were “re-education camps” in Xinjiang. The outlet’s team of Uighur-speaking reporters learned details about the camps by calling numerous local officials and police officers in Xinjiang.

      These reports raised awareness of the issue among China watchers already concerned about the situation in Xinjiang, but did not make waves among the wider public. The basic claims made in these initial reports – that many Uighurs were being put into special indoctrination facilities simply for being religious or having relatives abroad – were later corroborated. In late 2017, the number of camps and sheer scale of the detentions were still unknown; the highest estimate of the number of people detained was in the thousands.

      It was the subsequent work of two independent researchers that unveiled the true scope of China’s mass internment drive and brought the issue to the national and international spotlight. Adrian Zenz, a German researcher based at the time in Korntal, Germany, dug through obscure corners of the Chinese internet, using government procurement documents, construction bids, and public recruitment notices to calculate the first rough estimate of the number of people held in the camps. He put it somewhere between several hundred thousand and one million, in an article published in May 2018 for Jamestown Foundation. After further research, he later revised his estimate to around 1.5 million.

      Meanwhile, Shawn Zhang, a graduate student in Canada, used satellite images obtained through Google Maps to locate dozens of facilities, most newly built, that he believed were detention camps; he posted his findings in a May 2018 blog post. Zhang has now assisted many news outlets in the use of satellite imagery to locate and verify camps. The dozens upon dozens of potential sites he unearthed corroborated Zenz’s finding that the camps’ population reached the hundreds of thousands, if not more.

      In late 2017 and early 2018, several journalists from foreign media outlets were able to travel to Xinjiang and observe the expanding security state there firsthand. Megha Rajagapalan’s October 2017 dispatch for Buzzfeed painted a dark picture of the high-tech surveillance, or what she called a “21st century police state,” that had begun to blanket the city of Kashgar, in Xinjiang’s more restive southern region. The Wall Street Journal and the Associated Press both ran a series of dispatches and investigations into the camps, and Agence France-Presse revealed how local governments in Xinjiang had spent a small fortune buying surveillance technology and riot gear as the security state grew.

      There remain many unknowns. Exactly how many people are or have been detained in the camps? How many people have died while interned there? Does China plan to make detention facilities a permanent fixture of life in Xinjiang?

      These questions are not easy to answer. In addition to the sheer logistical challenge of gaining unfettered access to the region, the Chinese government has also sought to silence and punish those who have helped reveal its activities in Xinjiang. Authorities have detained the relatives of Radio Free Asia’s team of Uighur journalists. In 2018, Rajagapalan’s journalist visa was not renewed, effectively expelling her from the country. Chinese authorities have threatened Uighurs abroad who have spoken out about the camps.

      Nevertheless, reporting continues. And there remains a resolute community of journalists and activists working to bring more transparency and international scrutiny to the region.

      https://www.icij.org/investigations/china-cables/how-the-world-learned-of-chinas-mass-internment-camps
      #technologie

  • Le lacrymo et les 1 % | Anna Feigenbaum
    http://www.contretemps.eu/petite-histoire-gaz-lacrymo-feigenbaum

    « Une préoccupation fondamentale traverse le débat sur le gaz lacrymogène : quelle est la relation entre le profit financier et la violence policière ? » D’abord utilisé sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, le gaz lacrymogène fut peu à peu intégré, non sans entorses aux conventions internationales, à la panoplie du maintien de l’ordre civil aux États-Unis puis dans l’Empire colonial britannique et, enfin, partout dans le monde. Il a fini par jouer, dans le raidissement du contrôle social, un rôle central, qui en fait l’un des piliers des pouvoirs établis ainsi qu’un fructueux produit pour l’industrie de l’armement. Source : (...)

  • « L’Utopie déchue » : comment Internet est devenu un instrument de contrôle social
    https://usbeketrica.com/article/l-utopie-dechue-comment-internet-est-devenu-un-instrument-de-controle-s

    En replaçant le combat pour la liberté d’expression dans la longue histoire des médias, depuis l’invention de l’imprimerie jusqu’à l’avènement de notre monde connecté, le sociologue et activiste Félix Tréguer raconte dans son livre L’utopie déchue (Fayard, 2019) que l’État a toujours su s’adapter aux changements technologiques pour policer l’espace public et asseoir son emprise sur les citoyens. Ce faisant, il nous invite à repenser la critique technologique et refuser l’informatisation du monde. L’histoire (...)

    #Apple #Google #Amazon #Facebook #algorithme #activisme #contrôle #manipulation #technologisme #censure #domination #GAFAM #Patriot_Act #PRISM #surveillance #web #Wikileaks #LaQuadratureduNet (...)

    ##EFF

  • #impressionnant

    Ben Norton sur Twitter : “This graph is interesting in many ways. But notice something even more insidious about it: It shows that the NY Times and Guardian cover the same things in the same proportions! Those columns are identical! The corporate media is a carefully managed apparatus of social control.” / Twitter
    https://twitter.com/BenjaminNorton/status/1134478565725151233

    #MSM #couverture #identique #fabrique_du_consentement #controle_social
    #statistiques

  • Auvergne Rhône-Alpes : Les lycéens qui se comportent mal pourraient voir le Pass’Région suspendu, annonce Laurent Wauquiez
    https://www.20minutes.fr/societe/2486515-20190401-auvergne-rhone-alpes-lyceens-comportent-mal-pourraient-vo

    Après le grand #fichage_de_masse avec les pass’truc et autre numéri’card obligatoires le jour est venu du #contrôle_social ou quand ta carte de supermarché scolaire après avoir servi à te fliquer sert à te punir.
    #punishment_school

  • En voila une bonne raison pour organiser le fichage de masse.

    Challenges aime les gilets jaunes, surtout pour servir de caution

    Cet argument fait florès chez les « gilets jaunes » : les Français moyens sont accablés d’impôts alors que les riches - les multinationales, les grandes fortunes - arrivent toujours à les contourner

    Challenges aime quand même un peu plus les industriels de l’électronique, qui vont aider les gilets jaunes bien sûr

    Un projet industriel d’ampleur : 20 millions d’euros de budget ont été débloqués en cinq ans pour moderniser l’informatique et développer cet outil. Le logiciel a été conçu par une cellule de data mining baptisée Mission requêtes et valorisation (MRV), composée de 22 informaticiens de haut vol.

    https://www.challenges.fr/economie/fiscalite/le-fisc-passe-a-l-ia-pour-traquer-les-fraudeurs_641400

    En 2017, les infos des 37 millions de foyers contribuables y ont été agrégées (fiscales, bancaires, épargne, immobilier, données Urssaf, CAF, Sécurité sociale…). Et, depuis un an, les algorithmes sont au travail.

    Le prochain défi de ces limiers numériques : l’espionnage automatisé des réseaux sociaux. Les contrôleurs consultent déjà couramment les comptes Facebook, Instagram ou Twitter des potentiels tricheurs, à l’affût d’infos sur leur train de vie ou leur domiciliation réelle. Des redressements d’entreprises ont été notifiés sur la base de CV de cadres dirigeants sur LinkedIn habitant à Paris alors que la société prétendait ne pas avoir d’établissement en France. Et des inspecteurs entreprenants à Marmande (Lot-et-Garonne) ont même repéré des centaines de piscines de particuliers non déclarés pour la taxe foncière, grâce aux vues aériennes de Google Maps !

    Mais le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, veut que ses services aillent plus loin, que le process soit là aussi industrialisé. La MRV vient d’envoyer une demande d’agrément à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour expérimenter le ratissage informatique des infos postées sur les réseaux sociaux…. « Il s’agit de ne compiler que les posts publics. Mais le sujet est sensible en termes de respect de la vie privée et constitue un vrai défi technique pour en extraire les infos pertinentes », reconnaît Philippe Schall. Avis aux fraudeurs, le fisc 2.0 est arrivé.

    C’est marrant parce que les évadés fiscaux ont les connait très bien. On commence pas de suite par la mafia russe installée luxueusement en france, mais on peut citer Total, au hasard bien sur.

    #fichage_généralisé
    #contrôle_fiscal
    #contrôle_social
    #allo_la_cnil

  • Tu descends fumer une clope.
    Tu connais tes droits, tu es entouré, tu as des ami-e-s politisé-e-s, ...
    Tu te fais defoncer ta vie.
    Tu sais : tu DOIS avoir peur ou tu serviras de peur.
    « Nous sommes tou.te.s des malfaiteurs »

    D’un contrôle d’identité à une détention provisoire, une collaboration police-justice.
    https://iaata.info/D-un-controle-d-identite-a-une-detention-provisoire-une-collaboration-police
    https://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L267xH200/arton3113-e58f3.jpg?1549799942
    #repression #controle_social

    • La procédure à laquelle on assiste ici est autant exceptionnelle qu’elle se banalise. C’est en fait la continuité de ce qui se passe dans la rue : en frapper un pour en effrayer cent. Marquer les corps et les esprits. Instiller la peur et l’angoisse. Faire rentrer les gens chez eux. Enrayer la dynamique de lutte.
      Les blessures physiques et psychologiques, les mains arrachées, les regards éborgnés, les traumatismes face aux violences et leurs nuages de gaz. Les condamnations à la chaîne dans les chambres de comparutions immédiates, les peines de prison, les amendes et les interdictions de manifester.
      Les instructions, les perquisitions et le sentiment permanent d’être scruté, épié, observé.
      C’est l’arsenal dont dispose aujourd’hui le pouvoir pour maintenir son ordre et ses privilèges.

      #contrôle #police #justice #démocratie

  • Allocations, RSA, CMU… Les Corses sont parmi les Français qui sollicitent le moins les aides auxquelles ils ont droit, Antoine Albertini
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/04/allocations-rsa-cmu-les-corses-sont-parmi-les-francais-qui-sollicitent-le-mo

    Alors que l’île est la région la plus pauvre de France, il existe un tabou parmi les habitants à demander des minima sociaux.

    Allocations familiales, aide personnalisée au logement, RSA, couverture maladie universelle complémentaire… à l’exception du #minimum_vieillesse, les #minima_sociaux sont, en Corse, les moins consommés du pays. Si le constat entre en collision avec les statistiques qui font de l’île la région la plus pauvre de France, il est en partie lié au tabou local entretenu autour de la #précarité. « Les dossiers sont essentiellement instruits par des fonctionnaires locaux, que les allocataires peuvent connaître et auxquels ils veulent dissimuler leur situation », avance l’ancien responsable d’un service social du défunt département de la Haute-Corse – désormais absorbé par la Collectivité de Corse.

    Mais, selon Guillaume Guidoni, ex-conseiller économique à l’Agence de développement de la Corse, d’autres facteurs contribuent à expliquer le phénomène, comme la forte proportion de familles monoparentales fortement déstructurées, qui rend complexe sinon impossible la constitution de dossiers en bonne et due forme. « Les services sociaux exercent-ils une action proactive ? Cherchent-ils les éventuels allocataires ? », interroge le jeune ingénieur, originaire d’un village de la Corse de l’intérieur.

    Derrière cette question, une réalité comptable : d’après les calculs qu’il a menés, M. Guidoni est parvenu à établir qu’un alignement de la proportion d’#allocataires de minima sociaux en Corse sur celle constatée dans les Hauts-de-France, une région comparable en matière de précarité, aurait un impact d’environ 50 millions d’euros sur le budget de la Collectivité. « Or, il y a des politiques publiques énergiques à mener dans ce domaine et ce n’est pas encore suffisamment le cas », assure-t-il.

    En Corse, le mal larvé de la pauvreté
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/04/en-corse-le-mal-larve-de-la-pauvrete_5404991_3224.html

    Sur l’île, près de 20 % des habitants vivent dans un foyer avec un #revenu inférieur au seuil de #pauvreté. Coût de la vie plus élevé que sur le continent et marché du #travail atone en sont les raisons principales.

    #Caf #non-recours #honte #invisibilité #contrôle_social