• Should You Have Kids?
    https://www.planetcritical.com/should-you-have-kids

    Across the country of what is now known as Australia, a highly unusual form of #contraception has been practiced for thousands of years. For those living on Australia’s harshest landscapes, small family sizes were likely critical for survival, ensuring the limited food and water supply was enough to go around.

    […]

    This contraceptive is physical: A small hole is pierced through the base of the penis, through the tubes which carry the sperm, and out the other side. The two holes are then plugged with thorns to prevent them healing over. What this eventually ensures is an incredible mechanism of contraception whereby the man’s ejaculate will exit through these holes at the base of the penis unless he seals them with his own fingers.

  • #Cancer : une étude alarmante révèle pourquoi la #France est le pays le plus touché (environ 400 cas pour 100 000 habitants)

    Une récente publication du Lancet place la France en tête des pays les plus touchés par le cancer, avec près de 390 cas pour 100 000 habitants. Ce constat alarmant soulève de nombreuses questions sur les facteurs spécifiques qui exposent davantage les Français à cette maladie.

    La France affronte aujourd’hui un paradoxe sanitaire préoccupant. Notre système de santé démontre une efficacité remarquable dans le traitement du cancer, avec un taux de mortalité parmi les plus bas d’Europe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 136,8 décès pour 100 000 habitants en 2023 contre 184,7 en 1990. Cette diminution témoigne des avancées médicales considérables réalisées ces dernières décennies. Les traitements innovants, les protocoles perfectionnés et l’expertise des professionnels français sauvent de nombreuses vies. Pourtant, cette réussite thérapeutique masque une réalité bien plus sombre : l’explosion du nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année sur notre territoire.

    L’étude publiée en septembre dans la revue The Lancet a provoqué une onde de choc dans la communauté médicale. Elle place la France au premier rang mondial pour l’incidence du cancer, avec 389,4 cas pour 100 000 habitants. Cette position alarmante suscite d’autant plus d’inquiétude qu’elle demeure largement inexpliquée. D’autres études nuancent ce classement, notamment celle d’une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Lyon. Elle classe l’Hexagone au neuvième rang mondial. Ces divergences s’expliquent par des différences méthodologiques. Néanmoins, même avec ces nuances, la position défavorable de la France reste préoccupante et nécessite des investigations approfondies.
    Des facteurs de risque du cancer en France bien identifiés mais insuffisamment maîtrisés

    Plusieurs éléments expliquent cette surexposition française au cancer, selon Le Monde. Le tabagisme figure en tête des facteurs de risque, particulièrement chez les femmes françaises. Leur taux de tabagisme (23 %) représente le plus élevé d’Europe. Cette statistique alarmante explique en grande partie l’augmentation des cancers féminins observée ces dernières années. La consommation d’alcool constitue également un facteur déterminant. Les Français consomment davantage d’alcool que la moyenne européenne, malgré les campagnes de sensibilisation régulières. Cette habitude culturelle ancrée dans notre société augmente la prévalence des cancers du foie, de la bouche, de la gorge et du système digestif.

    La sédentarité représente un autre facteur préoccupant. Le manque d’activité physique, particulièrement en milieu urbain, favorise le développement de certains cancers. L’exposition aux hormones, notamment via la pilule contraceptive, pourrait constituer une spécificité française méritant des études plus approfondies. Le système de collecte de données français présente également des lacunes significatives. Il s’appuie sur des registres locaux partiels et exclut étrangement les zones urbaines denses et les sites Seveso. Ces zones pourraient pourtant présenter des taux d’incidence particuliers. Une loi promulguée en juin prévoit la création d’un registre national, mais l’instabilité gouvernementale retarde son application

    L’exposition environnementale en France, une piste de cancer insuffisamment explorée

    L’exposition aux polluants environnementaux constitue une explication majeure qui mérite davantage d’investigation. Les Français présentent une imprégnation particulière au cadmium, substance cancérogène présente dans de nombreux engrais agricoles. Cette contamination spécifique pourrait jouer un rôle significatif dans la surexposition nationale au cancer. La France figure également parmi les plus grands utilisateurs mondiaux de pesticides, dont certains provoquent des effets cancérogènes. Le lien direct entre cette utilisation massive et l’incidence élevée du cancer reste à établir formellement. Cependant, les corrélations observées justifient des recherches approfondies.

    L’alimentation française, malgré sa réputation d’excellence, pourrait également contribuer à cette situation préoccupante. La consommation importante de viandes transformées, de produits riches en nitrites et d’aliments ultra-transformés mérite une analyse épidémiologique approfondie. Face à ce constat alarmant, nous devons mobiliser toutes nos ressources. Comme le souligne l’éditorial du Monde, « toutes les instances scientifiques concernées, notamment l’Institut national du cancer, doivent être mobilisées pour une vaste étude épidémiologique englobant l’intégralité des facteurs susceptibles d’être reliés à cette maladie ». Cette première place française, même contestable, doit servir de signal d’alarme et conduire à une prise de conscience collective. Le cancer demeure la première cause de mortalité en France et préoccupe l’ensemble de la population.

    https://www.aufeminin.com/societe/sante-femme-societe/cancer-6/cancer-france-pays-plus-touche-etude-lancet-2666038.html
    #statistiques #chiffres
    #santé #incidence #traitements #facteurs_de_risque #tabagisme #alcool #activité_physique #hormones #contraception #Seveso #données #registre_national #cadmium #engrais #industrie_agricole #polluants_environnementaux #contamination #pesticides #alimentation #viande #nitrites #produits_ultra-transformées #industrie_agro-alimentaire #épidémiologie #mortalité

    –-

    voir aussi cet article publié dans Le Monde, signalé par @touti :
    https://seenthis.net/messages/1139908

    • L’étude:
      The global, regional, and national burden of cancer, 1990–2023, with forecasts to 2050: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2023

      Cancer is a leading cause of death globally. Accurate cancer burden information is crucial for policy planning, but many countries do not have up-to-date cancer surveillance data. To inform global cancer-control efforts, we used the Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study (GBD) 2023 framework to generate and analyse estimates of cancer burden for 47 cancer types or groupings by age, sex, and 204 countries and territories from 1990 to 2023, cancer burden attributable to selected risk factors from 1990 to 2023, and forecasted cancer burden up to 2050.

      https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(25)01635-6/abstract

    • « Le travail est un facteur de risque avéré du cancer »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/03/le-travail-est-un-facteur-de-risque-avere-du-cancer_6651318_3232.html

      Dans une tribune au « Monde », un collectif d’associations regroupant des victimes de #cancers_professionnels alerte sur la corrélation, encore trop peu médiatisée, entre travail et cancer, notamment par l’exposition prolongée à des substances toxiques.

      Une récente publication du Lancet place la France en tête des pays les plus touchés par le cancer, avec plus de 433 000 personnes malades chaque année, un nombre qui a doublé en vingt ans. Cette situation très inquiétante est le plus souvent rapportée aux seuls comportements individuels à risque – tabac, alcool, activité physique –, mais est-ce la bonne approche ?

      Cette jeune fleuriste, dont l’enfant est morte à 11 ans d’un cancer du sang après sept ans de lourds traitements, avait-elle « choisi » d’être contaminée par les pesticides dont étaient imprégnées ses fleurs, #pesticides cancérogènes non seulement pour elle-même mais aussi pour l’enfant à naître ? Les ouvrières du laboratoire Tetra Medical ont-elles « choisi » le procédé de stérilisation à l’#oxyde_d’éthylène, cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction qui les a empoisonnés durablement, elles et leurs enfants ? Les ouvriers des usines chimiques ont-ils « choisi » les PFAS, au redoutable pouvoir toxique ? Sans parler des employées du nettoyage, contaminées par les cancérogènes des produits d’entretien.

      Les risques du travail, facteurs de dangers avérés du cancer, n’apparaissent pas dans l’article du Lancet, qui reprend le discours dominant et culpabilisant qui fait reposer la responsabilité de la survenue des cancers sur les victimes elles-mêmes.
      Le #travail_de_nuit ou posté, par exemple, est l’une des causes du #cancer_du_sein, reconnue officiellement comme telle en 2007 par le Centre international de recherche sur le cancer. Chez les femmes, ce type d’organisation temporelle du travail a néanmoins augmenté de 150 % entre 1982 et 2015, en progression dans de multiples secteurs où il n’est nullement indispensable – industrie, commerce, nettoyage.

      Scandales sanitaires

      Nous, signataires de cette tribune, nous voulons rappeler le travail inlassable et les mobilisations de tous ceux et celles – militants associatifs et syndicalistes, chercheurs, médecins, avocats – qui, depuis plus de quarante ans, alertent sur ces risques évitables que sont les multiples situations de #mise_en_danger_de_la_vie_d’autrui dans le travail exposé aux cancérogènes.

      Les enquêtes « Conditions de travail » et « Surveillance médicale des risques » du ministère du travail alertent, depuis les années 1970, sur les graves expositions aux risques chimiques, aux poussières, aux rayonnements. Pourtant, ces avertissements n’entraînent pas de mesures de prévention visant à réduire ces expositions.

      Durant les années 1970 puis au cours de la décennie 1990-2000, de fortes mobilisations sociales ont fait éclater le scandale sanitaire des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs exposés sans protection aux fibres d’amiante. Dans l’intervalle, les industriels avaient pu imposer le mythe mensonger de « l’usage contrôlé de l’amiante ».

      Il a fallu la mobilisation de multiples collectifs, la démonstration faite en 1994 par Henri Pézerat – spécialiste de la cancérogenèse de l’amiante – de l’extrême dangerosité de cette fibre mortelle, pour qu’enfin l’amiante soit interdit en France en 1997. Mais des 80 kilos d’amiante par habitant présents partout en France, bien peu ont été enlevés, et cela, souvent, dans des conditions de mise en danger des personnes exposées, tant dans le travail que l’environnement. Au mépris des règles du code du travail.

      D’autres produits toxiques, toujours en usage, sont régulièrement au cœur de scandales sanitaires : les pesticides, les PFAS, l’oxyde d’éthylène, l’arsenic et bien d’autres. Au rang des affaires polémiques, Notre-Dame de Paris : non seulement l’incendie de la cathédrale a pollué durablement au #plomb les abords du monument, mais la reconstruction « à l’identique » sur injonction gouvernementale – avec 400 tonnes de plomb posées sur la toiture et la flèche – a contaminé durablement les ouvriers exposés, ainsi que les riverains et riveraines, par cette substance neurotoxique.

      Maladie de classe

      Le recours à la #sous-traitance et à l’#intérim par les grandes entreprises invisibilise le #travail dangereux et ses conséquences. Cancérogène connu, la radioactivité est omniprésente dans une industrie autoproclamée propre et sans danger, l’industrie #nucléaire. L’exposition professionnelle aux rayonnements ionisants y est supportée à 90 % par les travailleurs et travailleuses dits « extérieurs », intervenant en sous-traitance et intérim dans la maintenance et le démantèlement des installations. Ils circulent de site en site, ne bénéficient pas du statut protecteur d’EDF ou du CEA, puis disparaissent sans laisser de trace. Les atteintes cancéreuses de la radioactivité sont dissoutes dans cet immense continent des victimes de cancer dont l’activité professionnelle n’est jamais examinée.

      La sous-déclaration et la sous-reconnaissance des cancers professionnels ne sont plus à démontrer. Cours d’appel et Cour de cassation, saisies par de trop rares victimes, reconnaissent l’impact certain de la multi-exposition professionnelle aux cancérogènes dans la survenue de ces cancers et soulignent le fait que les comités régionaux de reconnaissance en #maladie_professionnelle opposent aux victimes des refus de prise en charge, injustifiés au regard des connaissances scientifiques.

      En dépit de celles-ci et des mobilisations sociales, il n’est tenu aucun compte, ni dans la production des chiffres du cancer, ni dans les décisions de politiques publiques, de ce rôle avéré des risques professionnels dans l’épidémie de cancer. Pourtant, qui peut nier que les cancers trouvent le plus souvent leur origine dans la production industrielle, et donc le travail ? Ceux qui en sont victimes sont d’abord les ouvriers et les ouvrières. Maladie de classe, trop souvent. Le dire, l’écrire, c’est aider à la prévention. Le taire, c’est faire le contraire.

      Serge Allègre, secrétaire général de la CGT-Fédération nationale des industries chimiques ; Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer Colère ; Julie Ferrua, déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires ; Cathy Guironnet, porte-parole du Collectif des ex-salariés Tetra médical – Annonay ; Laurent Indrusiak, secrétaire général de l’union départementale CGT de l’Allier ; Benoît Martin, secrétaire général de l’union départementale CGT de Paris ; Christian Micaud, président de l’Association des malades de la chimie ; Franck Refouvelet, président de l’association Entraide et défense des acteurs des télécoms exposés aux toxiques ; Josette Roudaire, présidente du Comité Amiante Prévenir et Réparer (Auvergne) ; Francis Talec, porte-parole du collectif des Irradiés des armes nucléaires de l’Ile-Longue, à Brest ; Annie Thébaud-Mony, présidente de l’Association Henri-Pézerat, Santé, Travail, Environnement ; Marie Thibaud, fondatrice du collectif Stop aux cancers de nos enfants.

  • REPORTAGE. « Il faut un véritable accès à l’avortement » : dix ans après sa création, le numéro vert du Planning familial menacé par une baisse de financements
    https://www.franceinfo.fr/societe/ivg/reportage-il-faut-un-veritable-acces-a-l-avortement-dix-ans-apres-sa-crea

    Le numéro vert du Planning familial fête ses 10 ans. Il permet chaque année à près de 40 000 personnes d’accéder à des informations fiables sur la #contraception, la #sexualité et l’interruption volontaire de grossesse. Le 0800 08 11 11 est un dispositif anonyme et gratuit mais le Planning familial s’inquiète de son financement et de son avenir.

    Ce dispositif téléphonique mobilise plus de 200 écoutants dans 18 antennes régionales. Bénédicte Paoli fait partie de l’équipe nationale qui coordonne ce numéro vert. Son constat ? 50 % des appels concernent les interruptions volontaires de grossesse : "Ces #femmes qui appellent, elles savent que le droit à l’#avortement est évident, ce sont leur mère, leur grand-mère, qui se sont battues pour ça. Et puis finalement le jour où ça leur arrive, elles ne savent plus quoi faire. Parfois, elles s’adressent à un professionnel qui ne sait pas leur répondre."

  • Pour un accès gratuit à la contraception

    Les coûts élevés des contraceptifs constituent un obstacle majeur au Québec, surtout pour les personnes à faible revenu, selon la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN). Bien que certaines méthodes soient partiellement couvertes par des assurances privées ou par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), ces remboursements ne couvrent souvent que 70 à 80 % des frais, laissant un fardeau financier significatif pour plusieurs. Pour cette raison, le comité d’action féministe de la CSQ encourage la population à signer une pétition visant la gratuité des contraceptifs.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/10/30/gratuite-des-soins-de-sante-pour-les-femmes-enceintes-sans-couverture-et-pour-un-programme-dacces-universel-et-gratuit-a-la-contraception/#comment-63161

    #feminisme #contraception #québec

  • #Implants_Essure : des #femmes #cobayes en #errance_médicale

    Tout au long de notre enquête sur les implants contraceptifs Essure, nous avons rencontré des femmes à qui on a posé puis retiré l’implant ce dispositif médical défectueux. Rozenn Le Carboulec leur a tendu son micro. Leur #témoignages sont saisissants.

    Isabelle, Sophie et Nathalie, trois Bretonnes, nous racontent leur histoire dans ce podcast : de l’implantation jusqu’à l’explantation. Un récit d’une longue errance médicale, de #souffrances, mais aussi de survie.

    Ce podcast est une coproduction de Splann ! et de la radio nantaise Jet FM.

    https://splann.org/replay/implants-essure-des-femmes-cobayes-en-errance-medicale
    #Essure #implants #contraception
    #podcast #audio #Bayer #innovation_médicale #stérilisation #sécurité_sociale #industrie_pharmaceutique #témoignage #douleur #multinationale #lutte #toxicité #Alerte_contraceptions #ligature_des_trompes #gynécologie #santé #explantation

  • Aux Etats-Unis, la restriction du droit à l’IVG provoque une hausse de la mortalité infantile
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/07/10/aux-etats-unis-la-restriction-du-droit-a-l-ivg-provoque-une-hausse-de-la-mor

    Il ressort que les décès de nourrissons dans l’Etat ont augmenté de près de 13 % après cette décision, alors que, dans le reste du pays, la mortalité infantile a augmenté de moins de 2 % au cours de la même période. En 2022, 2 240 nourrissons de moins de 1 an sont décédés au Texas, dont plus de la moitié dans la période néonatale, c’est-à-dire avant vingt-huit jours de vie. En 2021, il y avait eu 1 985 décès de nourrissons, une différence jugée statistiquement significative.

    Progression des anomalies congénitales

    « Cette étude vient confirmer les résultats d’autres recherches, mais il s’agit de la première étude vraiment concluante et rigoureuse scientifiquement sur le sujet », commente Magali Barbieri, démographe de l’Institut national d’études démographiques et chercheuse associée à l’université de Californie, à Berkeley, qui n’a pas participé à l’étude.

    Parmi les causes identifiées de cette hausse de la #mortalité_infantile, l’une s’impose : les anomalies congénitales chez les enfants texans ont augmenté de 22,9 % entre 2021 et 2022, alors qu’elles ont diminué de 3,1 % dans le reste du pays. On appelle maladies congénitales des défauts structurels ou fonctionnels présents dès la naissance et pouvant être le résultat de facteurs génétiques, infectieux, nutritionnels ou environnementaux – aux causes souvent indéterminées. Aux Etats-Unis, il s’agit de la principale cause de mort infantile, responsable d’un décès sur cinq. Alors que la détection d’une maladie congénitale aurait sûrement poussé des femmes à interrompre leur grossesse, ces données montrent, selon les autrices, que la loi texane a « contraint » un grand nombre d’entre elles à la poursuivre.

    #avortement #IVG #contraception #femmes

    edit https://justpaste.it/feqwe

  • Révolution contraceptive : liberté de choix, égalité d’accès

    Montréal, 2 avril 2024 — La Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) – soutenue par divers organismes et regroupements à travers la province – lance la campagne Révolution contraceptive :
    Liberté de choix, égalité d’accès.

    Cette campagne demande au gouvernement du Québec d’agir immédiatement dans l’intérêt de toute la population québécoise pour garantir l’accès universel gratuit à tous les moyens de contraception dans la province.

    Le Québec est mûr pour une nouvelle révolution contraceptive et est en mesure de se repositionner comme leader au Canada, mais également dans le monde pour l’accès à la contraception et la justice reproductive. Nous revendiquons :

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/04/14/revolution-contraceptive-liberte-de-choix-egal

    #féminisme #contraception

  • Les stérilisés de Bordeaux
    http://anarlivres.free.fr/pages/archives_nouv/pages_nouv/Nouv_mars24.html#sterilises

    Il y a près de quatre-vingt-dix ans éclatait l’« affaire des stérilisés de Bordeaux ». A cette époque, la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (IVG) étaient interdites, le pouvoir tenait à contrôler les ventres et à repeupler la France. Pour ces militants libertaires, il s’agissait de pratiquer une action directe et de prendre à leur charge la contraception du couple, la femme assumant seule les risques de l’avortement. Dans un article, Marc Prévôtel, fils de deux des mis en cause, rappelait cette affaire...

    #libertaire #Bordeaux #stérilisation #justice #contraception

  • Les stérilisés de Bordeaux
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#sterilises

    Il y a près de quatre-vingt-dix ans éclatait l’« affaire des stérilisés de Bordeaux ». A cette époque, la contraception et l’interruption volontaire de grossesse (IVG) étaient interdites, le pouvoir tenait à contrôler les ventres et à repeupler la France. Pour ces militants libertaires, il s’agissait de pratiquer une action directe et de prendre à leur charge la contraception du couple, la femme assumant seule les risques de l’avortement. Dans un article, Marc Prévôtel, fils de deux des mis en cause, rappelait cette affaire...

    #anarchisme #contraception #stérilisation #vasectomie #Bordeaux #IVG

  • #Stanislas : face aux #mensonges de la direction, de nouveaux témoignages

    Homophobie, sexisme, absence d’éducation à la sexualité ou cours religieux obligatoires... Depuis la publication du rapport d’inspection, le directeur de cet établissement privé conteste toute dérive. D’anciens élèves rencontrés par Mediapart répondent.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/270124/stanislas-face-aux-mensonges-de-la-direction-de-nouveaux-temoignages
    #lycée #sexisme #homophobie #témoignages #Amélie_Oudéa-Castéra #non-mixité #Frédéric_Gauthier #autoritarisme #catéchisme #rapport #rapport_d'inspection #Philippe_Ariño #homosexualité #manif_pour_tous #thérapie_de_conversion #avortement #anti-avortement #catholicisme #préjugés_sexistes #éducation_à_la_sexualité #contraception #catéchèse #prosélytisme

  • Shock of the old: 10 agonising and awful contraceptives
    https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2023/nov/29/shock-of-the-old-11-agonising-and-awful-contraceptives

    The more I think about contraception, the angrier I get, which is definitely the ideal state in which to compile a lighthearted review of its most outre visual history. But it’s all so unfair! Thousands of years of mansplaining, hypocrisy and manufactured moral outrage, resulting in a desperate story of death, injury, pain and poverty. It’s enough to put anyone into a terrible mood, plus my exploratory research threw up images I would not wish on my worst enemy. (Etsy chastity belts, I’m looking at you. Well, I’m not looking at you now and I wish I never had.)

    #contraception

  • il existe désormais un test pour détecter la prise d’une pilule abortive
    https://www.neonmag.fr/societe-politique/avortement-il-existe-desormais-un-test-pour-detecter-la-prise-dune-pilule-ab

    En Pologne, où l’avortement est interdit, un test de laboratoire permet de détecter si une personne a pris ou non une pilule abortive, rapporte le New York Times. Le test aurait déjà été utilisé dans quelques enquêtes. Et il pourrait s’exporter dans d’autres pays, comme les États-Unis.

    il pourrait s’exporter aussi en france si macron décide de lutter contre la baisse de la natalité à sa facon « démocratique » et la grosse marine ou le nabot zemmour et son mâitre Bolloré seront bien partant pour imposer ce test.
    #IVG #backlash #avortement

  • #Mauvaises_mères

    Le dossier du mois met à l’honneur les #daronnes. Celles auxquelles on reproche d’être trop ceci, pas assez cela, qu’on juge si facilement et qu’on excuse si difficilement, alors qu’elles sont prises en tenaille entre les injonctions du #capitalisme et du #patriarcat. Ici, des voix s’élèvent pour revendiquer d’autres manières d’être femmes et mères, et tracer des lignes émancipatrices pour des #maternités_libérées.


    https://cqfd-journal.org/CQFD-no221-juin-2023

    #maternité #femmes #jugement #émancipation

    ping @_kg_

  • La vasectomie sans scalpel, moins invasive pour les hommes, se développe pour répondre à une demande en forte hausse - Orléans (45000)
    https://www.larep.fr/orleans-45000/actualites/la-vasectomie-sans-scalpel-moins-invasive-pour-les-hommes-se-developpe-pour-re

    23.000 vasectomies ont été pratiquées en 2021, en France. Il n’y en avait que 2.000 en 2010. Soit 11 fois plus en 11 ans !
    4 mois de réflexion sont obligatoires pour les hommes avant cette intervention. Tout comme pour les femmes avant une ligature des trompes (loi de 2001).

  • Le Planning familial de la Gironde ciblé par un groupuscule d’extrême droite pour la deuxième fois en deux semaines
    Un message contre le droit à l’avortement a été inscrit en rouge sur la façade des locaux à Bordeaux. L’association a déposé une nouvelle plainte « pour délit d’entrave à l’IVG ».

    https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/le-planning-familial-de-la-gironde-cible-par-un-groupuscule-d-extreme-d

    Article rédigé par
    franceinfo avec AFP
    France Télévisions
    Publié le 24/02/2023 07:19 Mis à jour le 24/02/2023 07:40

    « Ces attaques sont inadmissibles et choquantes. » Pour la deuxième fois en deux semaines, le Planning familial de la Gironde a été vandalisé par un #groupuscule_d'extrême_droite, a annoncé l’association, jeudi 23 février, dans un communiqué. Cette dernière a déposé une plainte « pour délit d’entrave à l’IVG », comme la première fois.

    Dans la nuit de mardi à mercredi, « une inscription en lettres rouges, ciblant l’#IVG, revendiquée par ’#Action_directe_identitaire' et une Croix de Lorraine » ont été inscrits sur la façade de nos locaux à Bordeaux, a précisé à l’AFP Annie Carraretto, coprésidente du Planning familial dans le département. D’après elle, le précédent message découvert sur la devanture le 8 février « visait, lui, les actions menées en faveur de la #contraception_masculine ».

    « Faire front commun face à ces attaques incessantes »

    « Si l’inscription diffère, le message reste le même : nos actions pour défendre les #droits_sexuels
    _ et_reproductifs dérangent. Mais nous ne nous laisserons jamais impressionner ni par ces méthodes, ni par ces personnes. Attaquer notre devanture, c’est aussi tenter d’intimider nos publics par des actions ’choquantes’ », écrit le Planning familial.

    Ces « attaques » sont « la traduction d’une extrême droite de plus en plus implantée et décomplexée sur notre territoire, comme en témoigne le grand nombre d’élus locaux attachés au Rassemblement national. Elles sont aussi l’expression d’un conservatisme anti-choix, anti-IVG, anti-LGBT fort sur notre ville de #Bordeaux », estime le #Planning_familial. Afin de « faire front commun face à ces attaques incessantes », l’association appelle à un rassemblement de soutien le 1er mars à 17h30 à Bordeaux.

    De son côté, le maire de la ville, Pierre Hurmic, a condamné « avec la plus grande fermeté », sur Twitter, cette « attaque inadmissible qui démontre la décomplexion de ces idées nauséabondes ».

  • Les crimes de Benoît XVI Jean-François Lisée - https://jflisee.org/category/devoir-de-memoire

    La chose se passait au Cameroun, pays pour moitié catholique, en 2009. Il s’agissait de la première visite du pape Benoît XVI en Afrique, continent où, depuis alors 10 ans, le VIH-sida était la première cause de décès. L’Organisation mondiale de la santé, les ONG, plusieurs gouvernements et l’archevêque sud-africain anglican Desmond Tutu redoublaient d’efforts pour prévenir la contagion grâce au programme AFC (abstinence, fidélité, condom). Oui, mais qu’en pensent Dieu et son représentant sur terre ? pouvaient alors se demander les quelque 160 millions d’Africains catholiques.


    Historiquement, le Vatican a toujours été opposé à la contraception — et au condom —, prônant seulement les deux premiers éléments du triptyque : abstinence et fidélité. Mais alors que le nombre de morts en Afrique avait franchi les 30 millions https://www.everycrsreport.com/reports/RL33584.html et que l’épidémie se propageait aux femmes (61 % des personnes infectées) et aux enfants (90 % de tous les enfants infectés au monde étaient africains), fallait-il se montrer plus flexible ? Ou du moins rester muet sur le condom pour ne pas nuire aux efforts ?

    Devant cette énorme responsabilité, Benoît XVI allait surprendre. Désagréablement. « On ne peut résoudre ce fléau par la distribution des préservatifs : au contraire, ils augmentent le problème », a-t-il dit. Le pape allait gauchement tenter de rectifier le tir l’année suivante en affirmant que le condom pouvait être utilisé dans des cas « exceptionnels » — chez les prostitués mâles, par exemple, pour lesquels ce serait « un premier pas vers la moralisation ». La question n’était pas là.

    On ne peut évidemment quantifier le nombre de vies qui auraient pu être sauvées si le pape s’était rangé du côté de la santé publique plutôt que du côté de la version la plus rigide du dogme. Une seule chose est certaine : par sa faute, davantage de personnes furent infectées, malades, mortes prématurément, y compris des femmes et des enfants.

    L’inflexibilité de Benoît XVI dans des situations où la tolérance et le pardon auraient dû prévaloir s’était peu avant illustrée au sujet de l’avortement.

    Au Brésil, pays à 61 % catholique, une enfant de neuf ans plusieurs fois violée par son beau-père avait eu recours à l’avortement. L’archevêque local, ultraconservateur, réagit en excommuniant les médecins ayant pratiqué l’interruption de grossesse ainsi que la mère de l’enfant, qui avait approuvé l’intervention. Le tollé fut général, mais le Vatican approuva les excommunications au nom du « droit à la vie ». Ici encore, on peine à mesurer l’impact de cette insensibilité sur la vie de jeunes catholiques latino-américaines victimes d’agressions, mais sommées par leur Église de mener leur grossesse à terme, même dans les pires conditions.


    Depuis le décès de Benoît XVI, on entend des voix charitables estimer qu’il a entamé la marche de l’Église vers la reconnaissance de sa responsabilité dans les agressions sexuelles extrêmement nombreuses perpétrées par des membres du clergé. Il est vrai qu’il fut le premier, en 2008, à se dire « profondément désolé » pour les souffrances que les victimes ont endurées. Mais le critère d’appréciation qui devrait s’appliquer ici n’est pas de savoir s’il a su commencer à gérer, en 2008, une crise devenue aiguë. Il faut plutôt se demander s’il a tout fait ce qui était en sa responsabilité pour limiter le nombre de victimes dès qu’il en a été mis au courant et dès qu’il a été en situation de pouvoir au sein de l’Église.

    La réponse est un assourdissant non. Évêque de Munich de 1977 à 1982, il a, selon un rapport indépendant https://www.ledevoir.com/depeches/662226/agressions-sexuelles-en-allemagne-l-ancien-pape-benoit-xvi-est-eclabousse , couvert les actions de quatre agresseurs punis par la justice allemande, mais maintenus dans leurs fonctions pastorales par le futur pape, qui ne les a aucunement sanctionnés. Il a ainsi personnellement envoyé aux autres agresseurs un grave signal d’impunité et ignoré cette injonction de Jésus : « Si quelqu’un fait tomber dans le péché l’un de ces petits qui croient en moi, il vaut mieux qu’on lui attache une grosse pierre au cou et qu’on le jette au fond de la mer » (Matthieu 18.6).

    Il est devenu ensuite l’un des personnages les plus puissants au Vatican, officiant pendant 23 ans à titre de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et centralisant à son bureau, à compter de 2001, les dossiers d’agression sexuelle.

    Il ne fait rétrospectivement aucun doute qu’il fut longtemps à ce poste l’un des principaux rouages de la plus grande opération de camouflage de crimes sexuels de l’ère moderne. Cette action se déployait, on le sait, par le refus de dénoncer aux forces policières les agresseurs — 4 % des membres du clergé catholique, estime-t-on —, par la pratique de muter les agresseurs d’une paroisse à une autre sans évidemment en informer les fidèles. Pendant des décennies, particulièrement celles où Joseph Ratzinger fut aux affaires, la réponse du Vatican fut de nier, de minimiser, de camoufler.

    Devant l’ampleur grandissante du scandale et talonné par l’ONU, Ratzinger se mit à sévir tardivement, au tournant de 2010, expulsant près de 400 prêtres en deux ans. Même pape, il a continué à minimiser la responsabilité du Vatican, blâmant plutôt les Églises nationales, voire les effets du concile Vatican II, plutôt que la complicité de toute la hiérarchie. Sa gestion de la crise n’a pas satisfait les enquêteurs de l’ONU, qui ont conclu en 2019 que, notamment sous sa gouverne, se déroulait au Vatican une « action apparemment systémique de camouflage (cover-up) et d’obstruction à la mise en responsabilité des abuseurs ».

    Il est encore impossible de calculer le nombre de victimes contemporaines, mais un récent rapport officiel faisait état de 330 000 victimes en France seulement. Ratzinger, devenu Benoît XVI, n’est évidemment pas seul en cause, loin de là. Un groupe de survivants avait réclamé en 2013 à la Cour pénale internationale (CPI) d’intenter contre lui et d’autres responsables catholiques un procès de crime contre l’humanité pour avoir « toléré et permis la dissimulation systématique et généralisée des viols et des crimes sexuels commis contre des enfants dans le monde ». La CPI a décliné la demande. C’est dommage. On aurait pu ainsi aller au fond des choses. En avoir le coeur net.

    Mais puisque le moment est venu de faire le bilan de son action à lui, comment ne pas conclure que non seulement un saint homme, mais simplement un homme bon — ou, comme le dit notre droit civil, « un bon père de famille » —, informé que se déroulaient sous sa responsabilité d’innommables crimes visant des dizaines de milliers d’enfants — voire un seul —, aurait remué ciel et terre, dès le matin de son premier jour à l’ouvrage, pour que cela cesse ? Pas lui. Il s’est plutôt réfugié, selon les mots de Matthias Katsch, représentant des survivants allemands des sévices, derrière un « édifice de mensonges ».

    Jean François Lisee
    Source : https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/777008/chronique-les-crimes-de-benoit-xvi

     #benoît_xvi #pape #histoire #sida #VIH #épidémie #contraception #préservatif #pédophilie #viol #culture_du_viol #catholicisme #enfants #pédocriminalité #viols #religion #violences_sexuelles #pornographie #impunité #violophilie #pedocriminalité

  • Un peu d’or dans vos bijoux de famille : les nanotechnologies au service de la contraception masculine
    https://theconversation.com/un-peu-dor-dans-vos-bijoux-de-famille-les-nanotechnologies-au-servi

    La nanocontraception consiste à activer ou de désactiver la glande génitale à volonté, un peu comme un interrupteur. On y parvient en implantant dans le testicule des nanoparticules d’un diamètre d’environ 100 nanomètres — un millième de l’épaisseur d’un cheveu humain — que l’on échauffe ensuite par effet magnétique ou photothermique.

    Encore une fois dans ce domaine, on est loin d’un résultat probant.

  • Implant contraceptif Essure : l’autorité sanitaire alertée en 2017 sur un risque de corrosion
    https://www.mediapart.fr/journal/france/191022/implant-contraceptif-essure-l-autorite-sanitaire-alertee-en-2017-sur-un-ri

    Depuis des années, des milliers de femmes alertent sur le calvaire qu’elles attribuent à la pose de l’implant de Bayer. À ce jour, le fabricant conteste tout problème de sécurité du produit. Un rapport commandé en 2017 par les autorités sanitaires pointe un risque de défectuosité lié à sa composition. Il n’a jamais été rendu public, Splann ! se l’est procuré.

    #contraception #violences_gynecologique #sexisme #santé #essure

  • Appel à développer la contraception masculine : arrêtez de vous dorer la pilule !

    Alors que la contraception concerne aussi bien les hommes que les femmes, le constat est implacable : en 2022, en France, le contrôle des naissances reste encore à la charge des femmes. Au point que la contraception masculine semble carrément taboue pour bien des Français : en 2020, elle ne concernait que 200 rendez-vous sur les 21 000 consultations autour de la contraception recensées par le Planning familial. Qu’attendons-nous ?

    Pourtant, il existe des solutions : slip chauffant, injection hormonale, gel bloquant… Des alternatives à la contraception féminine sont depuis des décennies à l’étude. Mais elles en sont encore à leurs balbutiements, en raison de la frilosité du monde politique et de l’industrie pharmaceutique. Sans parler de la vasectomie. Autorisée en France depuis 2001, l’intervention coûte une soixantaine d’euros, et est presque intégralement remboursée par la Sécurité sociale. Il est possible au préalable de faire congeler son sperme. Mais en France, moins de 1% des hommes y ont recours, contre plus d’un homme sur cinq au Royaume-Uni ou au Canada.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/08/29/appel-a-developper-la-contraception-masculine-

    #contraception

  • Nicole Athea, Médicalisation de la vie reproductive des femmes, 2020 – Et vous n’avez encore rien vu…
    https://sniadecki.wordpress.com/2022/07/10/athea-medicalisation

    La pilule était presque devenue le synonyme de contraception, bien que d’autres moyens fussent existants, et que selon les périodes de leur vie, les besoins des femmes diffèrent. Sur le plan individuel, les médecins ont été les vecteurs de cette norme contraceptive « tout pilule » à travers leurs prescriptions si ce n’est totalitaire, du moins totalisante. La France a été, et reste, un des pays européens dont la couverture contraceptive est la plus élevée, et le pays dans lequel l’utilisation de pilule a été la plus importante, alors que les autres moyens contraceptifs étaient beaucoup moins prescrits […] Pourtant, elle reste aussi un pays dans lequel les avortements restent très nombreux et stables en nombre : autour de 200 000 par an, ce que N. Bajos nomme « le paradoxe français » (Bajos, Ferrand, 2002a). Ce paradoxe souligne, entre autres, l’inadéquation de la pilule pour assurer une protection efficace des femmes, puisque, parmi celles qui vont faire une IVG, une sur deux est sous pilule. On sait que les oublis de pilule sont nombreux, estimés aujourd’hui à un oubli tous les trois mois. Malgré ces informations, la pilule comme moyen contraceptif privilégié a poursuivi son chemin.

    Peut-on penser que les intérêts des laboratoires pharmaceutiques distribuant les contraceptifs oraux n’ont pas influencé les politiques et les médecins dans ce choix contraceptif ? L’influence des laboratoires sur les prescriptions médicales, bien établie, n’est pas sans permettre de le penser

    […]

    Il n’est pas sans intérêt de constater qu’après la médiatisation de cet accident vasculaire, ce sont les femmes qui ont voulu changer de contraception (Le Guen et al., 2017) ; l’utilisation de pilule a beaucoup baissé, et le préservatif et le stérilet ont été leurs nouveaux choix. Et il n’y a pas eu d’augmentation des IVG comme certains médecins le prédisaient. Ce sont donc les femmes qui ont imposé aujourd’hui une plus grande diversité contraceptive, mieux adaptée à leurs besoins.

    […]

    Les procréations médicalement assistées (PMA) posent le problème d’une réponse exclusivement médicale à une question essentiellement sociale […] Ces techniques ont une efficacité très médiocre et leur lourdeur ainsi que les risques pour les femmes et les enfants doivent être soulignés. Mais c’est un nouveau marché qui s’est mis en place, dont les enjeux économiques au premier plan priment souvent sur l’intérêt des femmes.

    […]

    Quant au don de sperme ou d’ovule utilisé dans certaines PMA, le tri médical des donneurs en France, ou la possibilité de choisir les caractères d’un donneur rétribué à l’étranger ont une fonction de plus en plus eugéniste, par la multiplication des contrôles réalisés chez les donneurs. Ainsi, le rôle essentiel des PMA est moins de traiter la stérilité que d’assurer une biologisation de la parentalité, dont elles ont ainsi modifié la représentation, comme elles ont transformé la représentation de l’enfant. Le fantasme d’un enfant parfait, dont on définit au mieux les attributs, a pris corps, comme a pris corps l’idée que les PMA sont un nouveau mode de conception.

    […]

    Ces techniques sont déjà à l’œuvre dans certains pays si l’on peut se les offrir, et sont déjà utilisées par des couples n’ayant aucun problème de fertilité et voulant choisir les caractères techniquement accessibles de leurs enfants. Les nouvelles possibilités de contrôle et de modification du génome ouvrent la porte à des possibilités très élargies de choix parental. L’eugénisme qui ne peut que s’étendre n’est pas l’œuvre d’un diktat politique, mais est promu par les PMA, qui en ont modifié les représentations sociales, en redorant le blason d’un eugénisme positif. On ne peut oublier que l’adoption est une solution sociale possible pour des personnes qui souhaitent vivre une relation de parentalité, permettant à des enfants vivants de trouver une famille ; les enfants dans cette situation sont nombreux, dans un monde où les inégalités, qu’il faut continuer à combattre, sont majeures et s’accroissent. Pourtant, l’adoption a beaucoup diminué depuis le développement des technologies de reproduction, démontrant comment les PMA représentent une biologisation de la procréation avant que d’être un moyen pour vivre une relation parentale avec un enfant ; si l’adoption n’est pas simple, les professionnels qui s’en occupent demandent des aménagements de son cadre qui la faciliteraient. Mais comparée aux PMA, qui n’ont rien de simple non plus, elle permet d’assurer le projet parental dans la quasi-totalité des cas, contrairement aux PMA.

    […]

    la « stérilité » est aujourd’hui avant tout une construction sociale, d’une part liée à la réduction du temps d’exposition à la grossesse et au retard apporté à la conception et, d’autre part, au changement de définition de la stérilité qui se caractérise par un délai d’attente. En effet, ce délai a été réduit à un an dès l’introduction des PMA, alors qu’il était de deux ans auparavant, ce qui a permis d’inclure de plus en plus de femmes non stériles mais « impatientes »

    […]

    Cette médicalisation de la conception qui inclut beaucoup plus de femmes pressées que de femmes stériles est donc bien devenue un nouveau mode de conception. De la représentation sociale de la stérilité fréquente et de celle de l’efficacité des PMA, surévaluée, il résulte une entrée rapide en FIV. Cette surmédicalisation conduit les femmes à être exposées à des traitements dont les effets secondaires sont nombreux, les risques à long terme non nuls, et à un vécu difficile qu’elles doivent supporter pour des résultats bien maigres. Et cela, sans évoquer le nombre important de pathologies de grossesse et de prématurité post PMA. Ce qui signifie que rentrer avec un enfant à la maison ne veut pas toujours dire rentrer avec un enfant en bonne santé. Le coût social de ces situations est très important, et pas seulement en termes financiers, mais en termes de bien-être des personnes qui aujourd’hui définit la santé.

    […]

    Il est possible que les banques de gamètes s’ouvrent en milieu libéral, ce qui conduira à une rétribution des donneurs qui fera sortir la France d’une politique de gratuité du don, concept de haute importance de santé et d’éthique, qu’elle avait tenu jusqu’à présent. Cette ouverture représente une aubaine pour des appétits mercantiles qui ont permis à des banques telles Cryos de se développer au Danemark, ou celles du Dr Pellicero, médecin espagnol qui affiche un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros par an avec les dons de sperme, d’ovocytes…, activités qui représentent une marchandisation des produits du corps humain. De tels projets sont en préparation en France ; certains médecins s’y attellent, et ils sont soutenus par les associations de femmes comme Maman ‘solo et d’autres.

    […]

    Une étude du Transparency Market Research fait état de 4,8 milliards d’euros dépensés pour les PMA au plan mondial. Quand on connaît un tant soit peu le sort fait aux enfants vivants dans le monde, qu’une telle somme soit allouée à « une stérilité » qui est plus une construction sociale qu’un problème médical a quelque chose d’indécent. […] On doit constater que le sort fait à une volonté d’enfant qui, le plus souvent, ne trouvera pas sa solution dans une PMA, est mieux pris en compte aujourd’hui que le quotidien d’enfants vivants, dont on connaît la fragilité et le risque de mortalité accrue quand ils sont sans abri.

    #femmes #maternité #contraception #pilule #DIU #IVG #PMA #FIV #santé #santé_publique

  • États-Unis : De nouvelles restrictions sur la contraception pourraient ramener les femmes en arrière de plusieurs générations

    Le droit d’accès à la contraception a radicalement élargi les perspectives économiques des femmes. En annulant l’arrêt Roe v. Wade, la Cour suprême étasunienne vient de créer une feuille de route pour remettre en question ce droit.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/07/06/etats-unis-de-nouvelles-restrictions-sur-la-co

    #féminisme #contraception #usa

  • The Janes, un nouveau documentaire sur l’avortement aux États-Unis
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1894511/documentaire-avortement-etats-unis-reactions-realisatrices

    Les réalisatrices de ce documentaire sont découragées et pessimistes face à l’avenir du droit des femmes.

    Sorti sur HBO et Crave, au Canada, le 8 juin dernier, The Janes relate l’histoire d’un réseau clandestin qui permettait aux femmes de se faire avorter dans les années 1960 à Chicago. Réalisé par Tia Lessin et Emma Pildes, ce documentaire décrit la réalité de l’avortement aux États-Unis avant l’arrêt Roe c. Wade en 1973.

    C’est ce même arrêt que la Cour suprême a invalidé vendredi dernier laissant de nombreuses personnalités artistiques américaines inquiètes pour l’avenir du droit à l’avortement dans leur pays.


    Quelques femmes du réseau clandestin d’avortement parmi les sept arrêtées par la police de Chicago en 1972. Photo : HBO

    L’histoire d’un réseau clandestin
    The Janes est l’histoire des femmes composant ce réseau clandestin d’avortement qui utilisaient des noms de code et des couvertures pour se protéger. Elles se faisaient ainsi appeler “Jane” et se cachaient dans des refuges.

    Sept de ces femmes ont été arrêtées au printemps 1972, quand la police a fait une descente dans un appartement du sud de Chicago.
    https://www.youtube.com/watch?v=pRbquE2BAkQ

    Des coréalisatrices découragées
    “Je suis vidée, a déclaré Tia Lessin à Deadline ¨. Cela fait plusieurs mois que nous tirons la sonnette d’alarme. Et même si la fuite de la nouvelle nous a donné un aperçu des choses à venir, je pense que le fait de vivre ce moment maintenant est déchirant.”

    L’autre coréalisatrice de The Janes , Emma Pildes, n’en revient pas que la Cour suprême ait enterré Roe c. Wade. Ce jugement va forcer les femmes vivant dans certains États à se faire de nouveau avorter dans la clandestinité, “avec tout ce que l’on sait sur les conséquences de la criminalisation de l’avortement. Tout va se reproduire. Des femmes vont mourir, être blessées, humiliées et agressées sexuellement.”

    Plusieurs autres films traitant de la question de l’avortement ont été tournés aux États-Unis ces dernières années, dont Roe v. Wade : La véritable histoire de l’avortement (Reversing Roe) _ . On peut voir ce documentaire, réalisé par Annie Sundberg et Ricki Stern en 2018, sur Netflix.

    Certaines femmes plus touchées
    Les réalisatrices de ces deux documentaires pensent que les femmes pauvres et de couleur feront davantage les frais de la décision de la Cour suprême.

    Annie Sundberg explique que son film montre bien que les femmes qui avaient de l’argent pouvaient se payer un avortement. “Même si ce n’était pas toujours sécuritaire.”

    Tia Lessin ajoute que les femmes qui habitent loin des villes et loin des frontières avec les États permettant l’avortement n’y auront pas accès. “Ces femmes ne peuvent pas se permettre de s’absenter de leur travail, de faire garder leurs enfants pour quitter leur domicile un jour ou deux.”

    Tia Lessin s’inquiète des lois interdisant l’avortement dans certains États, lois qui sont encore plus sévères qu’avant 1973. “Ces lois sont beaucoup plus punitives que tout ce qui existait à l’époque des "Janes". Dans certains États, il n’y a aucune exception pour les victimes de viol ou d’inceste. On incite les gens à espionner leur voisinage, les membres de leur famille et à les dénoncer”, soutient-elle.

    Les cinéastes sont également préoccupées par les prochaines décisions que la Cour suprême pourrait rendre, notamment en ce qui concerne les droits des membres de la communauté LGBTQ+ et l’accès aux moyens de contraception.

    “Ce n’est que la pointe de l’iceberg, soutient Emma Pildes. C’est une guerre contre les femmes. C’est dangereux et ça commence vraiment à ressembler à de la tyrannie et à la chute d’une démocratie.”

     #avortement #femmes #ivg #sexisme #contraception #santé #viol #droits_des_femmes #pologne #usa #catholicisme #international #religion #documentaire

  • Fertility myths put millions off contraception, UN report warns | Global health | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2022/mar/30/contraception-myths-mean-nearly-half-of-pregnancies-worldwide-unintende
    https://i.guim.co.uk/img/media/f850258c94ac2a37410e81f1ffc7b9216ce3d492/0_371_5568_3341/master/5568.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Myths and misinformation surrounding the use of contraception are putting women off using modern family planning methods, the UN population fund has warned, as figures showed that nearly half of all pregnancies worldwide are unintended.

    More than half of all pregnancies—~121 million—are unintended. But lack of access to family planning isn’t the issue—myths, stigma, and misinformation are to blame, says UNFPA, according to a recent UNFPA report, The Guardian reports.

    ~250 million+ women aren’t using effective contraception, despite wanting to avoid getting pregnant

    +60% of unintended pregnancies end in abortion; ~45% of all abortions are unsafe

    Women from around the world in a small survey cited the rumors they’d heard, that contraceptives make people grow fat, or cause infertility and cancer.

    Shame stigma, fear, poverty, gender inequality and many other factors undermine women and girls’ ability to choose, writes UNFPA executive director Natalia Kanem in the report’s foreword—raising “provocative and unsettling questions about how much the world values women and girls beyond their reproductive capacities.”

    A solution: The report calls for governments to deliver comprehensive sexuality education to combat myths—and promote communication, consent, and respect.

    The Quote: “For the women affected, the most life-altering reproductive choice – whether or not to become pregnant – is no choice at all,” Kanem told The Guardian.

    #Contraception #Avortement #Grossesse #Féminisme