• « Je voulais en finir avec les hormones »... De plus en plus de femmes jeunes sans enfant plébiscitent le stérilet
    https://www.20minutes.fr/sante/2386759-20190107-voulais-finir-hormones-plus-plus-femmes-jeunes-enfant-ple

    Aussi, « il faut bien les informer des risques associés à chaque contraceptif ». Et si la patiente est « vraiment très jeune, je suis réticente à la pose d’un DIU, ajoute le Dr Benattar. A partir de 25 ans, on a eu le temps d’expérimenter la pilule, de connaître son corps et de se sentir prête à explorer une autre contraception. Après, si une femme jeune a bien réfléchi, sait qu’elle ne compte pas faire d’enfant avant plusieurs années, je l’entends tout à fait ».

    Un article plein de paternalisme et de désinformation qui réécrit l’histoire pour flatter la corporation des gynecos.
    Le DIU à toujours été adapté aux femmes nullipart, contrairement à ce qui est indiqué par les gyneco interviewer ici.

    Je relève en particulier les propos de cette Dr Benattar qui m’hallucine .
    La pillule n’est pas une "exploration de son corps" ! comment peut on dire un truc pareil. Comme si on exigeait des femmes qu’elles choppent une MST, le cancer pour que les mecs se fatiguent pas la bite avec une capote. Ou alors "connaitre son corps avant ses 25 ans" pour cette docteurs ca veux dire faire l’experience d’une IVG puisque sous pillulle ca arrive beaucoup beaucoup.

    #violence_médicale #sexualité #hétérocentrisme #contracéption #DIU #natalisme #sexisme #paternalisme

    • Ma fille de 16 ans (tout juste) n’est pas très fan de l’idée de pilule : elle est très tête en l’air et souffre d’une vraie difficulté à avaler les cachets. Je lui ai parlé de l’implant, mais l’idée des hormones a l’air de bien la faire chier aussi. Je lui ai parlé du DIU cuivre et de son principe directeur : se faire oublier et elle approuve le concept.

    • @mad_meg #l'#infantilisme_des_femmes, credo du #patriarcat

      @monolecte j’espère que ta fille trouvera une gynéco bienveillante qui pose des DIU aux jeunes femmes.

      Ma fille était dans le même cas que la tienne, a vu trois gynécos (imagine l’attente de 6 mois entre chaque) qui ont surtout réussi à la terroriser car "bien les informer des risques associés à chaque contraceptif" comme il est dit dans l’article, a été de lui expliquer comment le DIU allait lui déchirer l’utérus ou bien lui faire attraper des MST parce qu’évidemment à cet age vous avez tellement de partenaires différents.

      Les sages femmes ont un peu plus de connaissance psychologique et rechignent moins à poser des #DIU.

      #parcours_de_combattante #sexisme_médical #femmes

    • Quel mensonge éhonté !
      On peut retirer le DIU a n’importe quel moment ! ici, il est présenté comme stérilisant !

      Après, si une femme jeune a bien réfléchi, sait qu’elle ne compte pas faire d’enfant avant plusieurs années, je l’entends tout à fait

    • Oui, et c’est bien pour ça que ça fait des années que le nom officiel est « DIU », mais les journalistes (et pire les soignants) continuent d’utiliser le mot « stérilet ». C’est du grand n’importe quoi.

      Par ailleurs, tout chose à ses avantages et ses risques, ça ok. Mais les risques du DIU sont immensément moindre (et moins courant) que les risques de la pilule. Les déchirures à l’intérieur sont la majorité du temps dû au fait que le soignant est un gros bourrin qui sait pas poser un DIU, alors que ça prend 10min, et qu’ils peuvent soit se former, soit être honnête et rediriger vers un confrère/une consœur en disant qu’ils ne savent pas le poser correctement.

      Certains DIU sont prescrits dès l’adolescence en Angleterre, pour réduire les règles douloureuses, alors le jeune âge mon cul.

    • Les déchirures à l’intérieur sont la majorité du temps dû au fait que le soignant est un gros bourrin qui sait pas poser un DIU

      Oui sauf qu’illes ne le reconnaitrons jamais, illes diront que c’est la faute de la patiente (un uterus qui va pas, pas assez détendu pendant qu’on te dilate le col sans anesthésie...) et j’ai quelques copines qui ont eu de gros soucis à cause d’une pose/retrait de DIU façon boucherie et c’etait pas des nullipart.


  • Une autre histoire de la pilule - CQFD, mensuel de critique et d’expérimentation sociales
    http://cqfd-journal.org/Une-autre-histoire-de-la-pilule-2408

    Tout commence aux États-Unis, au début du siècle dernier. C’est là que vit Margaret Sanger [2]. Une jeune infirmière issue des classes populaires, qui intervient dans les quartiers pauvres de New York. Impuissante face aux grossesses à répétitions qui fragilisent la santé et entravent la liberté des femmes de sa condition, elle décide d’agir. Farouchement opposée au modèle patriarcal de l’époque, la jeune infirmière se fait porte-parole de la libération des femmes et fonde en 1914 le magazine The Woman Rebel. Chaque numéro affiche en couverture une phrase sans équivoque : « Les femmes rebelles réclament : le droit à la paresse, le droit d’être mère célibataire, le droit de détruire, le droit de créer, le droit d’aimer, le droit de vivre. »

    Féministe d’avant-garde, Sanger subit rapidement l’ire des conservateurs. En 1914, elle quitte le pays pour échapper à une condamnation après la publication d’un article sur la contraception. Elle se réfugie alors en Europe, où sa carrière militante prend un nouveau tournant. L’élément déclencheur ? La rencontre d’Henry Havelock Ellis. Sexologue anglais à la réputation sulfureuse, Ellis est également vice-président de la Société eugéniste. Margaret Sanger, qui ne semble pas insensible à ce courant de pensée, se trouve rapidement en contact avec d’autres personnalités influentes du milieu. Très vite, son discours se radicalise : les revendications féministes s’effacent peu à peu au profit d’idéologies nettement moins progressistes. Dans son livre Woman, Morality, and Birth Control, publié en 1922, elle écrit ainsi : « L’eugénisme est […] le chemin le plus adéquat et le plus efficace pour résoudre les problèmes raciaux, politiques et sociaux. […] Le contrôle des naissances doit finalement conduire à une race plus propre. » [3] La messe est dite.

    #pilule #contraception #histoire


  • Dozens of indigenous women forcibly sterilised in Canada, ...
    http://news.trust.org/item/20181123160226-zt1ay

    Dozens of indigenous women were forcibly sterilised by Canadian health authorities, including as recently as in 2017, said the lawyer leading a class-action lawsuit against the government.

    Alisa Lombard was speaking on Thursday after appearing in Geneva at the U.N. Committee against Torture during hearings into Canada’s human rights record.

    More than 90 indigenous women in the western province of Saskatchewan contacted lawyers to join the lawsuit over forced sterilisation, said Lombard of Maurice Law, the indigenous-run firm spearheading the case.

    “This practice needs to stop,” she told the Thomson Reuters Foundation, adding that she knew of cases in 2009, 2011 and 2017.

    “If it happened then and nothing was done to prevent it, I don’t see why it wouldn’t be happening now,” Lombard said.

    A government spokeswoman said officials were still gathering information on the issue, and could not say with certainty that the practice had stopped.

    The U.N. committee will publish its findings on December 7.

    #canada #stérilisations_forcées #peuples_premiers #suprématie_blanche #racisme #femmes


  • The Unlikely Politics of a Digital Contraceptive | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/tech/annals-of-technology/the-unlikely-politics-of-a-digital-contraceptive

    In August, the F.D.A. announced that it had allowed a new form of contraception on the market: a mobile app called Natural Cycles. The app, which was designed by a Swedish particle physicist, asks its users to record their temperature with a Natural Cycles-branded thermometer each morning, and to log when they have their periods. Using a proprietary algorithm, the app informs its users which days they are infertile (green days—as in, go ahead, have fun) and which they are fertile (red days—proceed with caution), so that they can either abstain or use a backup method of birth control. In clearing the app as a medical device, the F.D.A. inaugurated “software application for contraception” as a new category of birth control under which similar products can now apply to be classified. The F.D.A.’s press release quotes Terri Cornelison, a doctor in its Center for Devices and Radiological Health, who said, “Consumers are increasingly using digital health technologies to inform their everyday health decisions and this new app can provide an effective method of contraception if it’s used carefully and correctly.”

    On touche vraiment au grand Ogin’importe quoi.

    In January, a single hospital in Stockholm alerted authorities that thirty-seven women who had sought abortions in a four-month period had all become pregnant while using Natural Cycles as their primary form of contraception. The Swedish Medical Products Agency agreed to investigate. Three weeks ago, that agency concluded that the number of unwanted pregnancies was consistent with the “typical use” failure rate of the app, which they found to be 6.9 per cent. During the six-month investigation, six hundred and seventy-six additional Natural Cycle users in Sweden reported unintended pregnancies, a number that only includes the unwanted pregnancies disclosed directly to the company.

    Berglund’s story—a perfect combination of technology, ease, and self-discovery, peppered with the frisson of good fortune and reliance on what’s natural—has helped convince more than nine hundred thousand people worldwide to register an account with Natural Cycles. But the idea of determining fertile days by tracking ovulation, known as a fertility-awareness-based method of birth control, is anything but new. Fertility awareness is also sometimes called natural family planning, in reference to the Catholic precept that prohibits direct interventions in procreation. The most familiar form of fertility awareness is known as the rhythm method. First designated in the nineteen-thirties, the rhythm or calendar method was based on research by two physicians, one Austrian and one Japanese. If a woman counted the number of days in her cycle, she could make a statistical estimate of when she was most likely to get pregnant. Those methods evolved over the years: in 1935, a German priest named Wilhelm Hillebrand observed that body temperature goes up during ovulation. He recommended that women take their temperature daily to determine their fertile period.

    Plenty of doctors remain unconvinced about Natural Cycles. “It’s as if we’re asking women to go back to the Middle Ages,” Aimee Eyvazzadeh, a fertility specialist in San Francisco, said. Technology, she warned, “is only as reliable as the human being behind it.” Forman, from Columbia, said that “one of the benefits of contraception was being able to dissociate intercourse from procreation.” By taking a pill or inserting a device into an arm or uterus, a woman could enjoy her sexuality without thinking constantly about what day of the month it was. With fertility awareness, Forman said, “it’s in the opposite direction. It’s tying it back together again. You’re having to change your life potentially based on your menstrual cycle. Whereas one of the nice benefits of contraception is that it liberated women from that.”

    #Médecine #Hubris_technologique #Contraception #Comportements



  • L’infertilité met hommes et femmes à égalité
    http://www.liberation.fr/france/2018/08/09/l-infertilite-met-hommes-et-femmes-a-egalite_1671847

    Il y a d’abord les chiffres, révélateurs. Aujourd’hui, l’âge de la première maternité se situe à 28 ans et cinq mois contre 24 ans dans les années 70 - sachant que le pic de fertilité est à 22 ans et que celle-ci baisse drastiquement à partir de 35 ans. Et en cinquante ans, la concentration moyenne de spermatozoïdes dans un éjaculat a diminué de moitié. Chez un homme de 35 ans, leur nombre est passé de 113 millions/ml à 49,9 millions/ml en moyenne. En France, un couple sur six consulte pour des problèmes de fécondité durant sa vie, contre un couple sur sept il y a six ans. Et 24 % d’entre eux ne parviennent pas à concevoir après un an sans contraception (8 % au bout de vingt-quatre mois). D’où cette question : sommes-nous en train de devenir une génération d’infertiles ?
    « La détérioration de la santé reproductive masculine est très probable en France. En revanche, on ne dispose malheureusement pas d’études d’ampleur qui permettraient de savoir précisément s’il y a une détérioration de la santé reproductive féminine [mesure de la réserve ovocytaire et des marqueurs hormonaux par exemple, ndlr] et de la fertilité des couples au cours du temps », avance Rémy Slama, épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). « L’ampleur de la dégradation de la santé reproductive masculine n’est pas suffisante à elle seule pour faire aujourd’hui baisser la fécondité en France [qui est de l’ordre de deux enfants par couple]. En revanche, elle pourrait être suffisante pour avoir entraîné une augmentation du nombre de couples ayant recours à l’assistance médicale à la procréation. »

    Si la chute libre de la fertilité n’est donc pas totalement confirmée, certaines causes de l’infertilité sont, elles, déjà actées. « On a identifié plusieurs facteurs pouvant influencer la santé reproductive masculine, féminine ou celle du couple à partir d’études chez l’animal et l’humain. » Lesquelles ? « Des facteurs généraux, tels que le surpoids et l’obésité, qui sont de plus en plus présents dans notre société, développe le chercheur, également président du conseil scientifique du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE). La consommation de tabac et d’alcool. Et puis il y a aussi des facteurs liés à l’environnement. Les perturbateurs endocriniens en particulier. Il y a très peu de chances qu’un unique facteur soit à l’origine de cette détérioration probable. »
    Double cause

    Ces changements n’épargnent personne. Ni les femmes ni les hommes. Une enquête réalisée par Patrick Thonneau - alors responsable de l’équipe Epidémiologie de la fertilité à l’Inserm - montre d’ailleurs que l’inaptitude biologique à procréer semble « équitablement répartie entre les hommes et les femmes ». Dans ces travaux, une altération de la fertilité féminine a été constatée pour plus de sept couples inféconds sur dix et une altération de la fertilité masculine pour près de six couples sur dix. Pour quatre couples inféconds sur dix, une double cause - féminine et masculine - est diagnostiquée. Une « coresponsabilité loin des clichés » selon Elise de la Rochebrochard, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques.

    En dehors du coté nataliste que je n’apprécie pas, ce texte est plein de sexisme.
    On met à équivalence le choix des femmes de « laisser passé leur pic de fécondité » avec la diminution de la concentration des spermatozoides dans le sperm. Quel est l’équivalence ou l’égalité entre un choix politique (contraception, IVG... ) et une maladie des couilles ? Si c’est une maladie et pas un bienfait d’ailleurs.
    L’article indique que femmes et hommes sont co-responsables et égal·aux dans le fait qu’on deviendrait une « génération d’infertiles ». Mais les femmes ne sont pas infertiles, elles choisissent de ne pas enfanter. C’est d’ailleurs assez paradoxale, car si la natalité baisse c’est que les femmes le veulent et on fait comme si c’était une forme de maladie de l’espèce, ou un effet de la pollution. Tandis que pour les hommes ce sont des raisons extérieurs à eux qui sont pointées (et scientifiquement étudiées). On ne leur parle pas du ratage de leur pic de fécondité, ni de leur choix de rester le cul sur une chaise alors qu’ils pourraient faire la vaisselle ou nettoyer les chiottes ce qui leur rafraichirait les bourses, augmenterait leur fécondité et motiverait peut être les femmes à refaire des enfants si toute la charge de travail n’était plus sur elles.

    Il y a aussi le lien fait entre couple hétéro et natalité tout le long de ce texte. Comme si les mères célibataires n’existaient tout simplement pas. Pas la peine de parler des femmes qui utilisent les #PMA puisqu’elles sont hors-la-loi en France à cause de la misogynie et de l’homophobie des catholiques.

    #natalisme #sexisme #androcentrisme #sexisme_scientifique #sexisme_médicale #étude_à_la_con #femmes #contraception



  • Slip ou boxer ? Les caleçons amples favorisent la production de spermatozoïdes, selon une étude
    https://www.20minutes.fr/sante/2319155-20180809-slip-boxer-calecons-amples-favorisent-production-spermato

    Sur 20 minute on découvre la spermatogenèse selon une « étude » récente !
    Ce qui est consternant c’est que l’article est orienté « si vous voulez devenir père ». La même étude donne tout autant le moyen de ne pas devenir père et ne pas ruiné le corps, la vie, la santé et la carrière des femmes.
    L’article est dans la rubrique « fertilité » alors que ca pouvait aussi bien être dans « contraception », et expliqué le principe du #RCT ou aborder le sujet de la contraception vis à vis du publique masculin qui en a grand grand grand besoin. Mais non, on ne va pas parler contraception aux homme, la seule chose qui interesse les hommes c’est comment pourrir la planete et la vie des femmes avec leur précieux jus de couilles.

    Le mot d’ordre : laisser respirer. Les hommes qui veulent devenir père feraient mieux de porter le caleçon plutôt que des sous-vêtements serrés, pour favoriser la production de spermatozoïdes, ont affirmé des chercheurs jeudi.

    Cette étude publiée par la revue Human Reproduction confirme, avec une plus grande rigueur que d’autres avant elle, ce que l’on soupçonnait déjà : plus les testicules respirent, mieux ils fonctionnent. « Les hommes qui portent des caleçons ont des concentrations en spermatozoïdes plus élevées que ceux qui portent des sous-vêtements plus moulants », a résumé la revue dans un communiqué.
    Les adeptes du caleçon avaient 33% de spermatozoïdes mobiles en plus

    Cette conclusion provient de spermogrammes réalisés par 656 hommes entre 2000 et 2017, dans le service d’assistance à la procréation du Massachusetts General Hospital à Boston (États-Unis).

    L’étude « est la première à dépasser l’accent mis traditionnellement sur la qualité du sperme et à comprendre des données sur une multitude d’indicateurs du fonctionnement testiculaire, tels que les hormones de la reproduction et les dégâts sur l’ADN du sperme », a avancé Human Reproduction.

    Les sujets de l’étude ont indiqué ce qu’ils portaient le plus souvent. Pour 53% c’était des caleçons, pour 47% des sous-vêtements plus serrés (boxer court ou boxer long, slip moulant ou autre). En ajustant avec d’autres facteurs pouvant influencer la qualité du sperme (état de santé, niveau d’activité physique, tabagisme, etc.), les adeptes du caleçon avaient 33% de spermatozoïdes mobiles en plus.
    Eviter pantalons moulants et ne pas passer trop de temps assis

    Par ailleurs, ceux qui portent des sous-vêtements serrés secrètent plus d’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui stimule la production de spermatozoïdes. D’après les chercheurs, le corps compense ainsi une température trop élevée pour les testicules.

    « La production de sperme nécessite une température de 3 à 4°C inférieure à celle du reste du corps », a rappelé un professeur en médecine de la reproduction de l’université d’Édimbourg (Royaume-Uni), Richard Sharpe, cité par Science Media Centre. Lui et d’autres experts donnent d’autres conseils : éviter de porter des pantalons moulants, de passer trop de temps assis, et de prendre des bains très chauds.

    #natalisme #domination_masculine #contraception_masculine



  • Research warns Indonesia gay bashing is fueling HIV epidemic
    https://apnews.com/amp/f74af51b10a74d20b533e2054af99776?

    According to the United Nations, human immunodeficiency virus, or HIV, affects more than a quarter of Indonesian men who have sex with men, a dramatic increase from 5 percent in 2007. In Jakarta and the capital of Bali province, Denpasar, the rate is 1 in 3.

    In common with the wider population of HIV-positive people in Indonesia, the majority are not tested for HIV until developing symptoms of illness indicating their immune system has been compromised. Only a small minority receive anti-viral medications that can give people with HIV near-normal life expectancy.

    Condom use and testing individuals from high-risk groups for the virus — before it weakens the immune system causing Acquired Immune Deficiency Syndrome, or AIDS — are both crucial to curbing its spread, according to communicable disease experts.

    But Indonesia is failing at both and is now making it even more difficult for health workers to reach gay and bisexual men.

    Highly publicized police raids targeting gay men and a vicious outpouring of anti-LGBT rhetoric from officials and other influential figures since early 2016 have caused significant disruption to HIV awareness and testing programs, according to a Human Rights Watch report released Monday.

    Indonesia: Anti-LGBT Crackdown Fuels Health Crisis | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/news/2018/07/01/indonesia-anti-lgbt-crackdown-fuels-health-crisis

    The 70-page report, “‘Scared in Public and Now No Privacy’: Human Rights and Public Health Impacts of Indonesia’s Anti-LGBT Moral Panic,” documents how hateful rhetoric has translated into unlawful action by Indonesian authorities – sometimes in collaboration with militant Islamist groups – against people presumed to be LGBT. Based on in-depth interviews with victims and witnesses, health workers, and activists, this report updates a Human Rights Watch August 2016 report that documented the sharp rise in anti-LGBT attacks and rhetoric in Indonesia that began that year. It examines major incidents between November 2016 and June 2018, and the far-reaching impact of this anti-LGBT “moral panic” on the lives of sexual and gender minorities and the serious consequences for public health in the country.

    Taboo prevents Indonesians from buying condoms - National - The Jakarta Post
    http://www.thejakartapost.com/news/2018/06/28/taboo-prevents-indonesians-from-buying-condoms.html

    The moral burden of buying condoms is heavier for those engaging in pre-marital sex. Too embarrassed to be seen buying condoms, a lot of couples choose to have sex without protection.

    Sasha, 25, not her real name, and her boyfriend of three years, who live in Yogyakarta, have decided to no longer use condoms in the past two years. They decided to just go with their feeling; “now we know when to pull it out,” she said.

    “We used condoms in the first months of our relationship, but nowadays, we don’t use them anymore. My boyfriend said he was too embarrassed to buy them at the store. He was afraid people would judge him or someone he knew would see him,” she said on Sunday.

    Sasha said they had tried to buy them online, because that was less embarrassing. However, recently they had decided it was easier to just stop using them.

    In Indonesia, the proportion of contraception users among about 48 million fertile-age couples stood at about 60 percent in 2017, data from National Population and Family Planning Board (BKKBN) show.

    Birth control shots are the most popular form of contraception, while condoms, used by only 3.23 percent, stand in third place from the bottom after tubal ligation and vasectomy.

    #Indonésie #sexualité #homophobie #LGBT #contraception


  • Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales



  • Le retour à la nature, nouvelle soumission des femmes - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2018/06/04/le-retour-a-la-nature-nouvelle-soumission-des-femmes_1656562


    Mouaif… un papier pas très élégant pour traiter une fois de plus les #femmes de connes et d’inconséquentes.
    En passant, met sous le boisseau le fait que les médicaments généralement mis sur le marché sont nettement plus conçus et dosés pour un homme moyen de 70 kg que pour des femmes (et encore moins des femmes hors gabarit ou des enfants !), oublie toute référence à la #misogynie médicale ou le fait qu’il existe plein de contraceptions efficaces (voire plus efficaces que la pilule) et qu’une bonne #contraception, c’est celle qui convient à une femme pour ne pas prendre de risques de tomber enceinte.
    #shit_press #big_pharma #paternalisme

    En fait, grosse merde, ce papier.

    Oubliant la libération que représentèrent la pilule, la péridurale ou le traitement hormonal de la ménopause, les Françaises se détournent de ces acquis de la science pour des méthodes « naturelles » d’un autre âge.

    Le retour à la nature, nouvelle soumission des femmes

    Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Ce qui était hier pour les unes un progrès devient pour les autres un danger. Les victoires des premières féministes se transforment en défaites, et un nombre croissant de femmes conteste les bienfaits de la médecine. Là où leurs aînées ne voyaient que délivrance et libération, leurs plus jeunes sœurs ne perçoivent que des dangers et rejettent tout ce qui ne paraît pas « naturel ». Ainsi les conquêtes de la décennie 1965-1975 sont-elles remises en cause.

    Si la première pilule contraceptive fut autorisée aux Etats-Unis en 1957, elle ne le sera en France qu’en 1967, et pas pour les mineures qui devront attendre 1974. Au cours des mêmes années, au début des années 70 donc, la péridurale s’étend dans les maternités, permettant aux femmes de ne plus accoucher dans la douleur. C’est encore à la même période que le tampon hygiénique remplace la serviette. Enfin, le traitement hormonal de la ménopause, dit « traitement hormonal de substitution » (THS), va se développer aussi au cours des années 70, sous la pression des femmes et de l’industrie pharmaceutique. Les unes y découvrent un réel bienfait, les autres un nouveau marché.

    Un nombre croissant de femmes sont séduites par ce merveilleux traitement qui, en même temps, efface tous les symptômes désagréables de la ménopause, retarde aussi les maladies de la vieillesse et leur permet de conserver une sexualité épanouie. Certes, ce traitement fut de tout temps contesté par quelques médecins, comme par des féministes opposées par principe à toute médicalisation de leur corps. Puis vint, en 2002, la publication de l’étude américaine WHI. Elle montrait, aux Etats-Unis, que le THS administré à certaines femmes de cette cohorte accroissait la fréquence des cancers du sein et de surcroît augmentait le taux des accidents cardio-vasculaires, alors que l’on pensait jusque-là que les hormones étaient protectrices des pathologies cardiaques. Cette publication conduisit alors les instances américaines à conseiller de limiter la prescription d’un tel traitement aux femmes qui étaient très handicapées par leur ménopause.

    En France, la nouvelle diffuse rapidement. Un nombre croissant de femmes cesse de prendre des hormones de substitution. Pourtant, la diffusion de l’étude WHI et son extrapolation à la France n’avaient pas lieu d’être. En premier lieu, les hormones de la cohorte américaine n’étaient pas les mêmes que les hormones françaises, elles « naturelles », « bio-identiques ». Mais, surtout, les Américaines étudiées étaient âgées (64 ans d’âge moyen et 30 % plus de 70 ans), ce qui n’est pas l’âge cible de prescription de ces traitements (qui sont, en général, initiés au moment de la ménopause, c’est-à-dire vers 50 ans). Aujourd’hui, après d’autres études rigoureuses, les résultats des recherches sont clairs : sauf contre-indication, les bienfaits du THS restent importants et tangibles… Mais le mal est fait : alors qu’en 2002, de l’ordre de 2 millions de femmes bénéficiaient pendant quelques années du THS, elles ne sont plus qu’environ 600 000 en 2017 ! La majorité des femmes dans la cinquantaine, comme leurs grands-mères, souffrent donc de nombreux symptômes, perdent des chances substantielles de diminuer leur risque cardio-vasculaire (première cause de mortalité chez les femmes) et celui d’échapper aux fractures de l’ostéoporose.

    En outre, celles qui suivent un traitement hormonal doivent encore vivre avec les ruptures incessantes de stock de leurs médicaments. Comme les industriels minimisent leurs stocks, et que les prix des médicaments sont, en France, plus bas qu’en Allemagne notamment, les Françaises sont servies en dernier, d’où les scandaleuses ruptures. Les pouvoirs publics en sont parfaitement informés.

    Puis suivent d’autres sources d’inquiétude. La première fut la remise en cause inattendue en 2013 de certaines pilules. Et si l’Agence européenne du médicament (EMA) désavoua les autorités françaises et exigea la remise sur le marché d’une pilule interdite dans notre pays, du fait de cette vaine alerte, les femmes s’en détournent et se réfugient vers des méthodes aussi « naturelles » qu’inefficaces (à part l’abstinence) de la contraception. Le nombre de grossesses involontaires et le recours à l’IVG augmentent.

    Enfin, à son tour, le tampon hygiénique est remis en cause. En avril 2017, une émission de la chaîne France 5 annonce aux femmes que les tampons sont leur « ennemi intime ». Plus raisonnablement, en 2018, l’agence nationale Santé publique France, ayant recensé en la matière cinq chocs toxiques sur une période de trois ans (2013-2016), recommande aux femmes de ne pas porter le même tampon plus de huit heures par jour. L’agence précise que le choc septique demeure une affection exceptionnelle qui ne concerne, toutes causes confondues, qu’une vingtaine de cas par an. Si la responsabilité de ce produit est sur la sellette, il est bien entendu loin d’être à l’origine de tous les chocs toxiques recensés !

    Les femmes de la génération du baby-boom (1947-1973) ont accueilli avec bonheur la légalisation de la pilule contraceptive, et beaucoup ont bénéficié du traitement hormonal. Leurs filles ne mesurant pas le chemin parcouru, inquiétées par les faiseurs de peur, participent à la remise en cause du progrès technique, croient que la nature est bonne, que l’accouchement doit se faire dans la douleur, que la pilule est dangereuse et que les THS sont un risque majeur. Foisonnent sur Internet les charlatans de tous poils qui trouvent des victimes du moment car ils prétendent « rétablir les énergies », en détoxifiant, stabilisant, revitalisant le corps par des décoctions à l’hygiène douteuse et au contenu inconnu.

    Est-ce un hasard que ce retour à la nature ? Ne faut-il pas voir là aussi la peur que toutes les religions et toutes les sociétés ont eue de la libéralisation, fût-elle relative, des contraintes biologiques, très spécifiques, des femmes ?
    David ELIA , Anne de KERVASDOUE Gynécologue

    • Article globalement merdique, complètement progressiste (maladie endémique chez les zozos qui naissent et meurent sans Histoire, c’est à dire sans critique épistémique, dans le dernier état du monde confondu avec son apogée - forme tordue d’un retour du naturel appliqué au cours du temps) et qui ne peut trouver d’adversité qu’à la condition de la réduire à trois fois rien (s’inquiéter de la méfiance à l’égard du tampon en se gardant bien d’évoquer la cup est un bon moyen de produire l’illusion d’un « bon sens » lourdement armé par l’autotélisme scientifique, ne pas se tenir au fait des études récentes sur l’invention d’une critériologie pronostique de l’ostéoporose complètement assujettie aux labos et à leur marché etc). La poutre des Témoins de Jéovah Scientolâtres les empêchent de voir clair dans l’infinie variété du champ de paille des autres pratiques.


  • La castration chimique obligatoire : une proposition dangereuse
    http://lvsl.fr/la-castration-chimique-obligatoire-une-proposition-dangereuse

    La castration chimique est déshumanisante car elle revient à nier la capacité des individus à contrôler leur corps. En soi, toute action sur le corps même du condamné est une violence inacceptable. En France, comme dans tous les États de droit, les peines de prison ne devraient être que la privation de la liberté d’aller et venir et seulement la privation de cette liberté. Malheureusement, nos concitoyens semblent attendre de la peine qu’elle humilie le condamné, qu’elle le prive non seulement de sa liberté, mais aussi de sa dignité.

    D’où les discours récurrents sur « la prison [infestée par les rats, les puces, les cafards, la gale et avec un siège de toilette pour quatre détenus], c’est pas le Club Med ! », qu’une enquête de la fondation Jean Jaurès en collaboration avec l’Ifop publiée le 10 avril 2018 ne fait qu’attester : 50% des personnes interrogées estiment que les détenus bénéficient de trop bonnes conditions de détention, contre 18% en 2000.

    Dans le même ordre d’idées, quoique moins rigoureux statistiquement, à la question « Êtes-vous favorable à la castration chimique pour les coupables de viol(s) ? » posée par le chatbot Messenger du vidéaste Hugo Travers le 3 mai 2018, sur les 6722 participants (très probablement, sans qu’il soit possible de le prouver, dans la sphère jeune, progressiste et éduquée de la population française), 43% ont répondu « oui », pour une minuscule majorité (50%) de « non » et 7% de personnes « sans opinion ».

    « 50% des personnes interrogées estiment que les détenus bénéficient de trop bonnes conditions de détention »

    Si le caractère déshumanisant de la castration chimique ne semble pas émouvoir plus que ça nos concitoyens, la proposition de loi, si elle venait à se concrétiser, apparaît toutefois difficilement conciliable avec de nombreux droits protégés par notre Constitution et par nos engagements internationaux.


  • Pilule contraceptive masculine : le « oui mais » des femmes - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/pilule-contraceptive-masculine-le-oui-mais-des-femmes-27-04-2018-7686225.

    On estime qu’une femme qui prend la pilule toute sa vie ingère entre 6 000 et 7 000 comprimés. C’est sans compter les rendez-vous médicaux et la nécessité d’y penser chaque jour. On se dit ainsi, fort légitimement, que l’arrivée d’une pilule masculine participerait à faire de la contraception une affaire de couple.

    Or, si les femmes applaudissent à la perspective de voir débouler une pilule pour homme dans un souci d’égalité, donner à son partenaire ce moyen d’éviter une grossesse non désirée, et donc de contrôler la fécondité de madame, c’est une autre affaire.

    « C’est une liberté à laquelle je ne veux pas renoncer. On a eu assez de mal à l’obtenir, tranche Mathilde, une Parisienne de 32 ans. En cas de problème, d’oubli de pilule par exemple, c’est sur moi et sur mon corps que ça retomberait. C’est moi qui devrais en payer les conséquences. » Lena, une étudiante de 23 ans, bafouille : « M’en remettre à quelqu’un d’autre que moi sur ce point ? Non, je n’aurais pas confiance. L’usage du préservatif, c’est facile à surveiller mais la pilule… »
    « Une grossesse non désirée est l’affaire de deux personnes »

    « Si mon couple est solide, pourquoi pas ?, tempère son amie du même âge, Sihame. La pilule seule est forcément un contraceptif fait pour un couple établi puisqu’elle ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles. Il faut être cohérente : on ne peut pas réclamer l’égalité, dire Ras le bol de gérer la contraception et, lorsqu’une nouvelle solution apparaît, mettre le pied sur le frein et lâcher : Super, mais pas pour moi. Une grossesse non désirée, c’est l’affaire de deux personnes. »

    On les laisse en plein débat sur « la responsabilisation des hommes ». Plus loin, Christelle, 36 ans, évoque ces femmes qui ne supportent pas la pilule et peinent à trouver d’autres moyens de contraception. « J’en connais plusieurs. Mais, du côté des hommes, à part le préservatif ou la radicale vasectomie, il faut qu’ils soient sacrément motivés pour suivre une contraception vue ce qui existe aujourd’hui. Une pilule masculine pourrait être une issue pour pas mal de couples. »

    Et pour le sien ? « Oui, enfin… C’est déjà moi qui lui rappelle de prendre ses comprimés pour l’hypertension, alors… »

    Pour le slip chauffant je ne savais pas que le porter plus de 4 ans augmentais les risques de devenir stérile.

    #contraception #contraception_masculine

    • Je ne comprend pas pourquoi il faudrait que seul l’un·e des membres de couples hétéros fertils prenne une contraception. Deux methodes contracpetive c’est bien et chacun·e s’occupe de ses gonades comme un·e grand·e.


  • Débat sur l’avortement, entre hommes, à la télévision publique polonaise | Euronews
    http://fr.euronews.com/2018/03/29/debat-sur-l-avortement-entre-hommes-a-la-television-publique-polonaise

    La télévision publique polonaise a récemment consacré une partie de son émission de débat à l’avortement en invitant... uniquement des hommes. Aucune femme n’a été conviée à discuter du projet de loi controversé qui interdirait les interruptions de grossesse même en cas de malformations ou maladie génétique du fœtus.

    La Pologne fait partie des pays les plus restrictifs d’Europe en matière d’avortement. La population est divisée sur le sujet et une partie d’entre elle manifeste régulièrement pour dire son opposition aux tentatives du gouvernement de réformer l’accès à l’avortement. La loi actuellement en vigueur remonte à 1993 et permet une interruption de la grossesse en cas de danger pour la vie de la mère ou en cas d’inceste ou de viol.

    Le débat, dont vous pouvez voir une capture d’écran ci-dessus, a été diffusé sur Telewizja Polska dimanche dernier et est encore disponible en VOD. C’est un talk-show hedomadaire qui copie le modèle de deux programmes similaires sur les chaînes privées Plsat et TVN. Plus de la moitié de cet épisode (environ 34 minutes sur l’heure que dure l’émission) a été consacré à l’IVG. Voici les panelistes invités :

    Ryszard Czarnecki, député européen du parti au pouvoir PiS, ancien vice-président du Parlement européen démis de cette dernière fonction en février dernier pour « faut grave » Il avait comparé l’une de ses compatriotes de l’hémicycle de collaboratrice nazie,

    Marcin Kierwinski, représentant du principal parti d’opposition, Plateforme Civique, pro-européen,

    Pawel Bejda, représentant d’un autre parti d’opposition, le Parti du Peuple, démocrate-chrétien et ruraliste,

    Tomasz Rzymkowski membre du mouvement populiste et anti-système de droite Kukiz’15. Parfois critique du gouvernement, ce mouvement est le plus souvent proche des positions du premier ministre Morawiecki,

    Mirosław Suchoń, du parti Nowoczesna (« moderne » en Polonais), une force d’opposition libérale, pro-européenne et fortement critique de l’exécutif,

    Krzysztof Szczerski, Secrétaire d’État chargé des affaires internationales auprès du président de la République de Pologne.

    Ce dernier y fulmine contre les « libéraux de gauche » qui militent pour le droit de « tuer des enfants ». Selon lui, le problème de la démocratie en matière d’avortement réside dans le fait que les fœtus avortés n’ont pas le droit de vote.

    Selon Daniel Tilles, journaliste et historien qui gère les comptes Facebook et Twitter Notes de Pologne souligne que les producteurs de l’émission savaient que le sujet principal du jour serait l’avortement et ont choisi en toute conscience de n’inviter aucune femme. « C’est courant en Pologne ». Il rapporte à Euronews que « le même jour, une seule femme était l’invitée de l’émission concurrente de la chaîne privée TVN quand il y avait trois femmes pour trois hommes dans l’émission de Polsat ».
    Quand les femmes utilisent la dérision pour contre-attaquer

    En janvier, cinq femmes ont décidé de se moquer de ces débats 100% masculins pour parler d’un sujet qui les concerne elles au premier chef. Elles ont donc organisé un faux débat télévisé où elles échangent sur la santé sexuelle des hommes. La discussion porte donc sur les problèmes d’érection et sur le fait que, comme le rapporte Notes de Pologne, le viagra est disponible sans ordonnance dans le pays alors que la pilule contraceptive est soumise à prescription médicale.

    « Je pense que les hommes devraient être protégés du viagra car c’est un médicament extrêmement puissant qui comporte de nombreux effets secondaires » argumente ainsi l’une des invitées. « Une érection est un don de Dieu » lui répond une autre. « Utiliser du viagra interfère avec les plans de Dieu. »

    https://www.youtube.com/watch?v=KzNAA-UYwNw


    #IVG #non_mixité #pologne #domination_masculine #contraception #religion #catholicisme #orthodoxes #christianisme


  • #Contraception Atlas | ContraceptionInfo.eu

    https://www.contraceptioninfo.eu/node/7

    contraception europe

    Download the full report: PDF iconepf-contraception_atlas-v5.pdf (pdf 4,2 mb)

    Access to contraception should be a key concern of governments in empowering citizens to plan their families and lives. Yet every country analysed by the 2018 Contraception Atlas needs to do more to improve access. The findings show that for many European countries, ensuring that people have choice over their reproductive lives is not a priority. Now in its second edition, the Atlas tracks government policies on access to contraceptive methods, family planning counseling and the provision of online information on contraception in 46 European states.
    States shun cost-effective reimbursement schemes

    Only three of the countries analysed offer excellent general reimbursement schemes for contraception, which are a game-changer in opening up access to modern contraception. Considering the burden unintended pregnancy places on states and the relatively small cost of reimbursement schemes, this is surprising. Schemes that offer reimbursement for long acting and reversible contraception (LARCs), such as subdermal contraceptive implants and IUDs, are particularly cost-effective. These methods are also less prone to failure and have higher satisfaction rates than other contraceptive methods.

    #santé


  • Male contraceptive pill is safe to use and does not harm sex drive, first clinical trial finds
    https://www.telegraph.co.uk/news/2018/03/18/male-contraceptive-pill-safe-use-does-not-harm-sex-drive-first

    male contraceptive pill has been developed which is effective, safe and does not harm sex drive, scientists have announced.

    In what has been described as a “major step forward”, the drug was successfully tested on 83 men for a month for the first time.

    So far efforts to create a once-daily pill to mimic the mainstream female contraceptive have stalled because men metabolise and clear out the hormones it delivers too quickly.

    It means temporary male contraception has relied on condoms alone, with the main hopes for future contraceptive developments resting on a long-acting injection or topical gel, both of which are also under development.

    However, the new drug, called dimethandrolone undecanoate, or DMAU, includes a long-chain fatty acid which slows down the clearance, allowing just one dose to be taken each day.

    Like the pill for women, the experimental pill combines activity of an androgen - a male hormone such as testosterone - and a progestin.

    Investigators at the University of Washington Medical Centre tested three doses of DMAU - 100, 200 and 400mg - on 100 healthy men between 18 to 50 years old, 83 of whom completed the study.

    Contraception innovations
    Male hormone injections

    Progestogen jabs to cut off sperm production were found to be 96 per cent effective in clinical trials at University of Edinburgh last year. Research stalled due to side effects, including depression, mood disorders, libido changes and acne (which may sound familiar to women who’ve used the contraceptive pill)
    Male contraceptive gel

    A non-hormonal and non-surgical ‘reversible’ vasectomy, Vasalgel would be injected into the vas deferens, the small duct between the testicles and the urethra, to block sperm from being released. After successful tests on animals, the first clinical trials are expected to be finished in 2020.
    Contraceptive chip

    A computer-activated version of the levonorgestrel implant, this device being developed at MIT could last 16 years and let women turn off the hormone release using a wireless remote control.
    Unisex pill

    Researchers at the University of California, Berkeley are testing a Catsper blocker, to stop sperm from entering and fertilising an egg. In women, it would be effective within a short window after sex. In men, it could work like the daily contraceptive pill, but it is unlikely to be on shelves for at least a decade.

    They were subject to blood sampling for hormone and cholesterol testing on the first and last days of the study.

    At the highest dose of DMAU tested, 400 mg, subjects showed “marked suppression” of levels of their testosterone and two hormones required for sperm production.

    The results showed that the pill worked only if taken with food. “Despite having low levels of circulating testosterone, very few subjects reported symptoms consistent with testosterone deficiency or excess,” said Professor Stephanie Page, senior investigator on the study.

    “These promising results are unprecedented in the development of a prototype male pill,” All groups taking DMAU experienced some weight gain, as well decreases in HDL (“good”) cholesterol.

    However, all subjects passed their safety tests, including markers of liver and kidney function. “DMAU is a major step forward in the development of a once-daily ’male pill’,” said Professor Page.

    “Many men say they would prefer a daily pill as a reversible contraceptive, rather than long-acting injections or topical gels, which are also in development.”

    Contraceptive pills for females have been available for almost 70 years, although the only achieved widespread use in Britain, including availability on the NHS, in 1961.

    However, other than the condom, which were first invented in 1855, there have never been a temporary male contraceptive.

    16 types of birth control you need to know about - plus their pros and cons

    #contraception_masculine


  • Sénégal : un feuilleton TV pour le droit des femmes | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/077164-000-A/senegal-un-feuilleton-tv-pour-le-droit-des-femmes

    A l’écran comme en dehors, toute l’équipe du film s’implique quotidiennement contre les #violences_faites_aux_femmes. Des émissions radio de libre servent de relais à la série et dans les villages, des projections publiques réunissent les familles. La plupart des actrices sont devenues des ambassadrices de la cause des #femmes et tentent de sensibiliser leur entourage.

    #sensibilisation #contraception #avortement #ivg #avortement_clandestin #viol



  • https://www.franceculture.fr/emissions/le-choix-de-la-redaction/le-choix-de-la-redaction-du-jeudi-22-fevrier-2018

    Le droit à l’avortement est menacé dans le #Kentucky, aux Etats-Unis. Devant la dernière clinique de l’Etat à pratiquer les #IVG, les manifestants pro-vie arrêtent les jeunes femmes et tentent de les dissuader et les intimident. Reportage de Grégory Phillips.

    http://kentucky.gov/Pages/Activity-stream.aspx?n=KentuckyGovernor&prId=264

    “We have a chance to lead this nation from a moral and spiritual perspective that is desperately needed,” said Gov. Bevin. “We must continue to fight this scourge that is the taking of innocent life. It’s worth it, America is worth it, and Kentucky is going to lead the way.”

    http://kentucky.gov/Pages/home.aspx
    #anti-IVG #contraception


  • Les bijoux de famille - En route pour la #contraception_masculine (24 minutes)
    Benoît Bories, #Arte_Radio, le 12 avril 2016
    https://www.arteradio.com/son/61657845/les_bijoux_de_famille

    Un beau jour, Benoît réalise qu’il laisse à sa copine le soin de gérer la #contraception. Du coup, il entreprend des démarches pour utiliser la contraception masculine. Il y a deux méthodes efficaces, le slip chauffant et la piqûre de testostérone. Mais personne n’en parle : c’est un tabou pour les médecins comme pour les copains... Benoît va découvrir que, culturellement, ce n’est pas simple pour un homme de parler de contraception. Une enquête à la première personne qui ouvre le débat.


  • Contraception masculine : quelles sont les méthodes disponibles en France ?
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/14/contraception-masculine-quelles-sont-les-methodes-disponibles-en-france_5241

    Cinquante ans après la loi Neuwirth, légalisant en France la fabrication et la mise à disposition de contraceptifs, en dépit d’un modèle en évolution, le poids du contrôle des naissances repose encore majoritairement sur les épaules des femmes.

    Depuis le 1er janvier 2017, le Planning familial propose, à Paris, des journées de consultation groupées adressées aux hommes. Mais celles-ci n’attirent pas les foules. « Les premiers mois, il y avait une personne par consultation, ces derniers temps, on est entre trois et quatre », estime Caroline Rémy, coprésidente du Planning familial.

    Lors des consultations, les hommes recherchent avant tout « une méthode un peu plus fiable que le préservatif, qui peut craquer de temps en temps », poursuit Caroline Rémy :

    « Ils veulent aussi partager la contraception avec leur femme et être une forme de soutien dans les méthodes contraceptives. »

    Lire (en édition abonnés) : 50 ans après l’autorisation de la pilule, trois générations de femmes livrent leur expérience
    Toujours pas de pilule pour les hommes

    Il faut dire que les alternatives au préservatif ne sont pas encore largement popularisées. La pilule contraceptive, qui représentait encore en 2016 le principal moyen de contraception d’une femme sur deux, selon l’Institut national d’études démographiques (INED), n’existe toujours pas pour les hommes. « Je pense qu’il n’y a pas un afflux de demandes et donc les laboratoires ne se penchent pas vraiment sur la question », juge Mme Rémy.

    « On a largement les moyens scientifiques de développer la pilule pour homme », assure quant à elle Cécile Ventola, chercheuse à l’INED, qui note un intérêt au statu quo et une frilosité des laboratoires pharmaceutiques.

    « Toutes les innovations en matière de contraception féminine qui ont été réalisées dans les dernières décennies n’ont pas été portées par l’industrie pharmaceutique mais par des organismes publics : anneau vaginal, stérilet hormonal, etc. »

    Pour Pierre Colin, cofondateur de l’Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine (Ardecom), il s’agit d’un faux problème :

    « Pourquoi une pilule ? On entend les femmes parler de leur contraception, elles en ont marre de leur pilule et le stérilet en cuivre a beaucoup de succès à cause de ça. »

    « Depuis quarante ans, on a deux types de contraception — trois avec la vasectomie — et on est une centaine d’hommes “contraceptés” en France. »

    Lire : Apogée et déclin de la pilule, tabou de la stérilisation : 50 ans de contraception en France
    L’injection d’hormones

    Peu médiatisée, la contraception hormonale masculine consiste en des injections hebdomadaires de testostérone. Une méthode qui, en plus d’être méconnue, est lente à se mettre en place. « Il faut faire des spermogrammes [au cours du traitement], déjà ça va rebuter certains hommes qui ne vont pas se compliquer la tâche », dit la coprésidente du Planning familial. Il faut attendre jusqu’à trois mois pour l’arrêt de la production de spermatozoïdes :

    « Le cycle masculin ne s’arrête pas aussi rapidement que le cycle féminin. Les trois premiers mois, vous n’êtes pas vraiment “contraceptés”. »

    Au cours de l’utilisation, les piqûres sont autoadministrables et coûtent « dix euros par semaine en pharmacie », précise Pierre Colin. Ce traitement hormonal est réversible mais, là encore, il faut attendre trois mois pour pouvoir à nouveau procréer.

    Ce traitement doit impérativement faire l’objet d’une discussion préalable avec un professionnel de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un usage limité à dix-huit mois, et réservé aux « hommes de 25 à 45 ans n’ayant pas certains antécédents (cardiovasculaires, hépatiques, de cancers, d’obésité, psychiatriques, etc.) ou ne consommant pas de tabac », rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

    Une autre méthode, nommée « contraception masculine thermique », consiste en une légère augmentation de la température des testicules, « méthode qu’on appelle également “slip chauffant” », précise Caroline Rémy. Il s’agit donc d’un sous-vêtement ajusté qui place les testicules dans une certaine position pour les réchauffer. Le prix ? « Cinq euros de plus qu’un slip normal », répond Pierre Colin. Il faut porter ce sous-vêtement sept jours sur sept, et quinze heures par jour. Là encore, la méthode est réversible mais met jusqu’à trois mois pour devenir efficace ou cesser de l’être.

    Pour la contraception thermique comme hormonale, le nombre d’utilisateurs est flou : « Je pense que ça se compte sur les doigts d’une main, peut-être deux, dit Cécile Ventola. Les usagers potentiels ne savent pas que ça existe et les médecins non plus », regrette la chercheuse.

    Attention, le « slip chauffant » n’est pas une méthode reconnue par l’OMS, et l’Agence nationale de santé publique (ministère de la santé) fait savoir au Monde qu’elle refuse de prendre position sur son efficacité contraceptive et d’en faire la promotion pour le moment. Santé publique France déclare cependant suivre les travaux de l’Ardecom, « interlocuteur privilégié sur la méthode en France ». Les études sur cette méthode sont, pour le moment, limitées. « On doit le porter tout le temps, et ce n’est pas fiable », disait l’urologue Didier Legeais sur Franceinfo.
    La stérilisation reste taboue en France

    Enfin, l’ultime moyen de contraception masculine, la vasectomie, est également très peu répandu en France, où la stérilisation est autorisée depuis 2001. Elle concerne environ mille hommes en France, selon l’Ardecom et le Planning familial. Il s’agit d’une opération des testicules qui va bloquer de façon permanente la production de spermatozoïdes.

    Cette méthode n’est pas toujours réversible, aussi les hommes qui y recourent ont-ils la possibilité de congeler du sperme gratuitement avant l’opération. Selon Pierre Colin, elle est pratiquée par « une cinquantaine de médecins » en France. « L’Angleterre est beaucoup plus en avance et a beaucoup plus accès à la vasectomie, qui est proposée dans beaucoup de centres et par beaucoup plus de praticiens qu’en France », dit Caroline Rémy.

    Pour développer l’accès et le recours à la stérilisation, il faudrait « un changement de mentalités large », estime la coprésidente du Planning familial, alors que la plupart des personnes interrogées évoquent les effets d’une politique nataliste française, couplée à un manque de sensibilisation parmi les professionnels de santé. Contre les préjugés, Pierre Colin rappelle que l’érection et la libido ne sont en rien affectées par cette opération.

    Je trouve la manière de présenté le remonte-couilles-toulousain très contre productive. Oui il faut le porter 15h par jour, c’est assez léger comme contrainte, ca coûte rien, on peu le faire à la maison, pas de big pharma dans l’affaire et pourtant c’est jugé peu fiable et pas validé par l’OMS. Alors que c’est la seule méthode contraceptive réversible masculine accessible actuellement.

    #contraception_masculine #RCT


  • In 1907, Indiana became the first state to pass a law permitting the sterilization of “confirmed criminals, idiots, imbeciles and rapists.” The Ishmaels were invoked in the drafting of the legislation, under which over 2,300 people were sterilized.

    Meet the Ishmaels, America’s ‘worst’ family
    Eugenicists studied this band of ‘paupers, beggars and thieves, criminals, prostitutes, wanderers.’

    https://timeline.com/ishmaels-americas-worst-family-1bacd94969b5

    The 1933 Chicago World’s Fair was christened “A Century of Progress.” A lot had changed since the first world’s fair in 1893: zeppelins soared, Ford’s assembly line had brought automobiles to the masses, and pre-fabricated homes were the wave of the future.

    And eugenics was now considered by many to be a legitimate science. As such, it received its own exhibit at the fair. One panel in the eugenics exhibit showed the genealogy of the best family in America: the Roosevelts. Juxtaposed to that was another panel, showing the genealogy of the worst family in America: the Ishmaels.

    “Among certain charity workers and eugenicists at the time,” says Nathaniel Deutsch, a history professor at UC Santa Cruz and author of Inventing America’s “Worst” Family, “any poor white Upland Southerner living in or around Indianapolis could just be called an Ishmaelite or a member of the Tribe of Ishmael as a way of stigmatizing them.”

    By the 1930s, the term “Tribe of Ishmael” had come to designate thousands of people who were not all part of the biological same family — though eugenicists sought to prove hereditary connections between them. They were “a group of degenerates found in Indiana, Kentucky, Ohio, Illinois, Missouri and Iowa,” claimed a leaflet from roughly 1921, which tallied 10,000 so-called Ishmaelites. They were “paupers, beggars and thieves, criminals, prostitutes, wanderers.” The leaflet conceded that “some have become good citizens,” but “the great majority are still mating like to like and producing unsocial offspring.”


  • For Ghanaian Girls, Contraception Can Be a Life Saver

    For Esenam Amuzu’s peers in Ghana, teen pregnancy, gender-based violence and risky sexual behavior are often the norm. On World Population Day, she explains how sex education and access to contraception can turn girls’ lives around.


    https://www.newsdeeply.com/womenandgirls/community/2017/07/11/for-ghanaian-girls-contraception-can-be-a-life-saver
    #Ghana #contraception #femmes #éducation_sexuelle #genre