• On a rencontré des hommes utilisant la #contraception_masculine - ChEEk Magazine
    http://cheekmagazine.fr/societe/contraception-masculine-temoignages

    Encore trop peu accessible et donc trop peu représentée, la contraception masculine répond pourtant à une demande grandissante. Quand une femme rencontre des difficultés avec les méthodes de contraception classiques, beaucoup de couples hétérosexuels se retrouvent dans une impasse contraceptive. “Si on ne veut plus avoir recours à la pilule ou au stérilet, il ne reste plus beaucoup de solutions : soit préservatif, soit abstinence… ou sinon, contraception masculine”, explique Karine, 42 ans, dont le compagnon est sous contraceptif. Dans l’Hexagone, ils sont environ 150 à suivre une contraception, sans compter les 0,8 % d’hommes en âge de procréer ayant eu recours à la vasectomie (contraception définitive nécessitant une opération simple, sans aucun effet secondaire). Hormonales ou thermiques, les méthodes de contraception masculine sont encadrées par des protocoles médicaux et validées par deux médecins la prescrivant depuis 40 ans : les docteurs Soufir, à Paris, et Mieusset, à Toulouse.

    Partager les responsabilités

    Parmi la dizaine d’hommes que nous avons interviewés, tous ont fait cette démarche après avoir pris conscience de la charge mentale contraceptive portée par leurs partenaires, actuelles ou passées. “Ce n’est pas un acte féministe, mais un acte de partage des responsabilités”, assure Robin, 33 ans, qui a porté le slip contraceptif avant d’arrêter pour concevoir un enfant. Grégoire, 47 ans et vasectomisé depuis un an, a voulu “soulager [sa] compagne, qui prenait des hormones depuis de nombreuses années”.

    En France, la méthode thermique a le vent en poupe. Elle est sûre et sans danger ni effet secondaire. Elle consiste à remonter les testicules à la base de la verge, pour augmenter leur température et ainsi arrêter naturellement la production de spermatozoïdes. Deux outils permettent de maintenir les testicules au chaud : le slip contraceptif (aussi appelé “slip troué”, ou “boulocho”) et l’anneau pénien “Androswitch”. Tous deux doivent être portés quotidiennement quinze heures par jour, comme un sous-vêtement.

    Des ateliers de couture et d’essayage de slips

    Inventé dès les années 1980 par le Dr Mieusset, le slip contraceptif a d’abord été porté par des militants de l’association pour la recherche et le développement de la contraception masculine (Ardecom), créée en 1979 à partir de groupes de paroles de jeunes hommes proches du Mouvement de libération de l’avortement et de la contraception (MLAC).

    Aujourd’hui, les slips contraceptifs peuvent être fournis par le Dr Mieusset dans le cadre d’un suivi médical. Mais certains hommes choisissent de les fabriquer eux-mêmes, sous leur propre responsabilité. David, 46 ans a participé à un atelier de confection de slip, organisé par le collectif breton Thomas Boulou. Encourageant l’autogestion contraceptive, le collectif a mis en ligne des conseils de couture et plusieurs tutoriels vidéos pour réaliser son propre slip, suivant trois modèles au choix : classique, jock-strap ou soutien-gorge. “Porter le slip, c’est aussi un imaginaire érotique et sensuel à repenser”, note David. Il poursuit : “En essayant des slips entre hommes, on n’était pas en train de se la mesurer ou de savoir qui pisse le plus haut. C’était un moment précieux qui déplaçait les codes, au-delà de la cooptation virile.”

    “Des sensations nouvelles, mais pas désagréables”

    Laurent, 31 ans, a préféré porter l’andro-switch, un anneau commercialisé en ligne (37€) depuis décembre 2019 via la société Thoreme et basé sur la méthode thermique. “Il suffit de l’intégrer dans sa routine. Au début, ça donne des sensations nouvelles, mais pas désagréables ou inconfortables. Imaginez que vous n’ayiez jamais porté de sous-vêtements et que vous décidez d’en porter un, c’est le même ressenti.” “C’est une piste génialissime pour faire de la contraception dans le respect du corps des personnes, poursuit Laurent. Même avec très peu de moyens, n’importe qui peut utiliser un moyen contraceptif.”

    Quelques hommes utilisent aussi une contraception hormonale au protocole validé par l’OMS : une injection hebdomadaire intramusculaire d’un dérivé de la testostérone. La testostérone étant détruite par le foie, elle ne peut pas être prise en pilule. “C’est assez contraignant. Une infirmière doit passer chez moi toutes les semaines pour me faire l’injection, nous explique Thomas, 29 ans, qui a commencé le traitement en janvier. Le produit étant considéré comme dopant, il ne passe pas non plus l’avion.” Comme son équivalent féminin, la contraception hormonale masculine peut avoir des effets secondaires : irritabilité, hausse de la libido et de la force physique.

    “Les hommes ont peur”

    Si les hommes peuvent être sous contraceptif, cela “reste encore trop souvent une affaire de femmes”, certifie Erwan, 40 ans et très actif à Ardecom. Les femmes sont majoritairement présentes dans les réunions d’informations sur la contraception masculine. “Comme si la sexualité était liée aux hommes, et la procréation aux femmes, regrette Franck, 40 ans et vasectomisé. Aux hommes, on parle de Viagra, aux femmes on parle de pilule.”

    Pour beaucoup d’hommes, “agir sur leur fertilité peut être vécu comme une atteinte à leurs capacités sexuelles”, observe Alain Giami, directeur de recherche émérite à l’INSERM et co-auteur de Droits de l’Homme et sexualité – Vers la notion de droits sexuels ?. Robin, 33 ans, confirme : “Quand je parle de mon slip contraceptif autour de moi, j’ai le sentiment que les hommes ont peur.” Pourtant, la contraception masculine “pourrait permettre aux hommes de reprendre le contrôle sur leur corps et de faire valoir leurs droits reproductifs et sexuels”, s’enthousiasme Alain Giami. Un choix libérateur.

    “En suivant une contraception, j’ai ressenti un sentiment d’accomplissement et de confiance partagée au sein de mon couple, une nouvelle liberté dans une sexualité sans procréation”, nous confie Maxime, créateur de l’andro-switch. En dehors de l’intimité de son couple, Maxime a aussi ressenti “un violent sentiment de solitude et d’isolement”, face à des pouvoirs publics et à un corps médical inertes. Quant à Grégoire, avant d’avoir recours à la vasectomie, il n’a pu rencontrer aucun homme ayant déjà fait cette opération.

    En attendant des changements institutionnels, les docteurs Soufir et Mieusset continuent d’agir. En janvier 2019, ils ont dispensé une formation pour 26 médecins sur la contraception masculine. La deuxième session n’a pas pu se faire, faute de subventions pour défrayer les médecins. Quant au slip contraceptif du docteur Mieusset, il est en cours d’industrialisation, en vue d’essais cliniques à l’échelle européenne, pour qu’il soit reconnu comme un dispositif médical, vendu en pharmacie. Inutile de perdre espoir, nous assure Erwan. “Comme pour la légalisation de l’IVG, c’est en utilisant ces méthodes, malgré l’insuffisance de l’accompagnement médical, qu’on arrivera à faire pression sur les institutions.”

    Gaëlle Lebourg

  • Vasectomie mon amie : acte 1, il n’est jamais trop tard pour bien faire | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/christian-andreo/blog/200619/vasectomie-mon-amie-acte-1-il-nest-jamais-trop-tard-pour-bien-faire

    Devant le peu de témoignages disponibles sur la vasectomie, j’ai décidé de relater mon parcours en quelques billets. Par la même occasion, si cela peut contribuer à faire sauter le pas à quelques messieurs, soulager quelques dames et éviter quelques naissances ce sera toujours ça de gagné. Voici la première étape du parcours : le rendez-vous avec le médecin traitant.

    Bon, voilà ça y est.

    C’est décidé.

    Etant donné qu’il est hors de question que je me reproduise à nouveau, je vais m’engager dans un “parcours de vasectomie”. Oui, les mots sont importants et il s’agit bel et bien d’un parcours, parce que les étapes sont multiples et le temps éventuellement long.

    Enfin, quand je dis “je vais m’engager”, il faut bien préciser que dans ma situation c’est une décision qui se prend un tout petit peu à deux, ne serait-ce qu’en raison du caractère définitif de l’opération. Parce que si dans notre couple nous n’avons absolument aucun droit sur le corps de l’autre - et nous tenons fermement à ce principe, la contraception dans un couple de longue durée est un processus qui DEVRAIT impliquer les deux parties de la façon la plus équitable possible.

    Or, bien entendu il n’en est rien. Et c’est ma compagne qui se cogne la responsabilité - et les impacts divers et variés - de la contraception depuis une vingtaine d’années. Il était donc grand temps de renverser la tendance et de choisir cette contraception à ma portée : la stérilisation par la vasectomie, la vraie, celle qui fonctionne et qui est définitive, pas comme celle de Victor Newman (les vrais savent, les autres vérifieront drapés dans leur honte).

    Après quelques errances sur les internets pour essayer de trouver un peu de témoignages et n’ayant déniché qu’un bout d’interview sur le site du Figaro - dont on ne pourra que louer les efforts d’encourager ses lecteurs à la stérilisation, décision sera prise d’écrire ces quelques billets pour donner un peu d’infos, et surtout DE-DRA-MA-TI-SER. Rappelons que la vasectomie est une intervention bénigne qui consiste à sectionner les canaux déférents, ceux qui transportent les spermatozoïdes : en clair emmurer les spermatozoïdes et les laisser se faire bouffer par les macrophages.

    Circuit court.

    Pour le reste Rocco, pas de panique, tout continue à fonctionner comme avant.

    Rendez-vous est donc pris chez mon généraliste - secteur 1 s’te plait - que j’ai la chance de pouvoir consulter assez facilement. (non, je ne donnerai pas ses coordonnées).

    Le jour J, je me réveille une bonne heure trop tôt - un peu de pression, peut-être ? Heureusement, dès le petit déjeuner mon pré-ado préféré se montre suffisamment désagréable pour me conforter dans mon choix.

    “Alors Monsieur Andreo, qu’est-ce qui vous amène ?”

    “Et bien je voudrais faire une vasectomie - enfin qu’on me fasse une vasectomie. Bref, vous avez compris.”

    Sourire, sans plus.

    Bon, j’avais répété une belle phrase d’attaque 50 fois dans ma tête mais on ne se refait pas. Là mon docteur traitant me pose quelques questions un peu obliques pour s’assurer que je me suis un peu renseigné sur la question, malgré ma calamiteuse entrée en matière. J’en viens à faire une allusion pas fine du tout à Yves Montant et mon immunité totale face au risque de pulsion de paternité tardive et l’interrogatoire s’arrête là.

    “Et vous avez déjà identifié un spécialiste pour votre opération ?”

    “Alors non, mais j’en ai identifié un auquel je ne veux surtout pas avoir recours… c’est Bernard Debré”

    Là par contre, grosse rigolade.

    “Vous m’étonnez, il est carrément flippant”

    I love my doc. Et me voilà donc avec ma lettre de recommandation, pour un urologue lambda. Il ne me restait plus qu’à prendre rendez-vous en urologie à l’Hôpital Saint Louis parce que APHP je t’aime.

    C’est là qu’intervient un conseil stratégique : APHP je t’aime mais mieux vaut passer par internet pour les prises de rendez-vous !

    Le service étant géré par un opérateur privé, je n’en parlerai pas mais si vous voulez absolument passer par le téléphone, demandez au standard "le bureau des rendez-vous".

    Rendez-vous est donc pris, je n’ai pas choisi le ou la praticienne car je voulais le premier créneau disponible.

    Et j’ai donc rendez-vous... dans un mois.

    Affaire à suivre...

    #contraception #contraception_masculine #vasectomie

  • Choisir et après | Dimitri Merchie
    http://www.acsr.be/production/choisir-et-apres

    En 2010, un an après la nais­sance de mon deuxième enfant, je me suis fait vasec­to­mi­ser. Comme mon frère avant moi et notre père avant nous, mais sans concer­ta­tion. Une coïn­ci­dence. Et un sujet de conver­sa­tion comme un autre, si bien qu’à défaut de faire des petits, j’ai fait un émule. Dans ses pas, j’ai retrou­vé des ques­tions, j’en ai décou­vert d’autres, autour d’un choix de vie posé un jour en toute bonne foi, mais pas en toute connais­sance de cause. Durée : 42 min. Source : Atelier de création sonore radiophonique

    http://www.stoc.be/phono_acsr/2019_Choisir_et_après_MERCHIE.mp3

  • https://www.liberation.fr/debats/2019/04/02/marre-de-souffrir-pour-notre-contraception_1718931
    Marre de souffrir pour notre contraception !

    De plus en plus de femmes prennent conscience des effets indésirables des méthodes contraceptives et refusent de les subir. Face à l’urgence de cette nouvelle demande, nous en appelons à une prise de conscience collective pour que la situation évolue vers une contraception plus sereine, sans effets indésirables et partagée.

    Trop heureuses de pouvoir faire l’amour sans peur au ventre, nos mères et grands-mères sont passées outre l’inconfort et les effets indésirables des hormones contraceptives et autres stérilets. Mais les choses changent. Grâce aux combats de nos aînées, nous considérons aujourd’hui la contraception comme un acquis mais qui nécessite des améliorations. Nous ne sommes pas contre la pilule ou le stérilet mais nous voulons que soient développées et promues des contraceptions efficaces, sans effets indésirables et qui peuvent être partagées avec le partenaire. En France, la consommation de pilules contraceptives a diminué de 20 % en quinze ans. De plus en plus de femmes arrêtent leur contraception parce qu’elles n’en peuvent plus de ses effets indésirables (baisse de libido, douleurs, dépressions, etc. ou risques plus graves, type embolie, cancer ou AVC). D’autres refusent tout simplement de subir une norme contraceptive qui banalise des hormones de synthèse ou oblige à médicaliser la contraception. Certaines se retrouvent alors en « errance contraceptive », voire sans contraception, faute d’en trouver une qui leur convienne. Elles affrontent de surcroît le déni et le manque de considération de leurs partenaires et du monde médical. Il est urgent de réagir.

    Posez la question autour de vous : presque chaque femme a affronté durant sa vie les effets indésirables d’une pilule, d’un stérilet, patch ou anneau contraceptif. Si la plupart sont satisfaites de l’efficacité de leur méthode de contraception, beaucoup en déplorent les effets indésirables ou les risques pour leur santé. Cette charge est totalement invisibilisée. Pire encore, quand les femmes l’évoquent, elles sont souvent traitées d’« ingrates envers les combats de leurs aînées » ou de « chochottes ». Il arrive même parfois que leurs souffrances soient niées, qualifiées d’imaginaires. Beaucoup aimeraient ne plus avoir à médicaliser leur contraception et ainsi éviter de s’exposer aux effets indésirables qui lui sont inhérents. Mais leur demande de solutions alternatives est rarement entendue. Celles qui refusent de s’exposer à des effets indésirables devraient-elles donc accepter des rapports à risques parce que nous n’avons « rien de mieux à leur proposer » ou parce que « ces messieurs » n’aiment pas l’inconfort du préservatif ? Tout cela illustre à quel point l’offre contraceptive actuelle n’est ni « suffisante » ni aussi « pléthorique » qu’on le dit, et combien les hommes sont totalement déresponsabilisés.

    Pour que cela change, nous proposons d’organiser une grande concertation nationale pour la contraception. Le but : mobiliser femmes, hommes, chercheurs·es, médecins et société civile pour développer et promouvoir des contraceptions sans effets indésirables mais également des contraceptions masculines. Cette grande concertation pourrait aborder, entre autres, les points suivants.

    Le financement d’études scientifiques indépendantes visant à développer des contraceptions féminines et masculines fiables avec pas ou peu d’effets indésirables mais aussi autonomes ou non médicalisées.

    La responsabilisation des hommes vis-à-vis des grossesses et de la contraception. Le terme « contraception » ne doit plus systématiquement être associé aux femmes. Les préservatifs, par exemple, sont encore trop souvent associés au sexe sans lendemain alors qu’ils sont des contraceptions à part entière et ne servent pas seulement à protéger des IST.

    La relation patient-médecin et l’information de l’utilisatrice. L’efficacité du contraceptif semble systématiquement passer avant le confort de l’utilisatrice, comme si celui-ci passait au second plan. Trop de femmes sont peu ou pas informées des effets indésirables (bénins ou graves) de leurs contraceptifs et les découvrent à l’usage. Trop de médecins prescrivent la pilule de manière systématique sans présenter suffisamment aux patientes les autres contraceptions et/ou en discréditant les contraceptions sans effets secondaires qui existent déjà (préservatifs, diaphragmes couplés ou non aux méthodes modernes d’observation du cycle) ou en balayant d’un revers de main les méthodes masculines (contraception thermique, injections hormonales ou anneau).

    Les menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement. En France, 65 % des IVG se produisent chez des femmes sous contraception. Aucune contraception n’est efficace à 100 %, il faut donc permettre à toutes les femmes d’accéder à l’IVG, sans jugement ni entrave. Or, aujourd’hui, malgré un taux d’IVG stable, des centres ferment, les délais s’allongent, et la clause de conscience spécifique à l’IVG aggrave les choses en donnant accès à ce métier à des médecins qui sont, en réalité, contre l’IVG et qui traînent parfois à renvoyer vers un confrère à la suite d’un refus.

    La stigmatisation de la stérilisation féminine comme masculine. Pour certain·e·s, la ligature des trompes ou la vasectomie est le seul moyen d’échapper à leur « enfer contraceptif ». La stérilisation est autorisée dès 18 ans, même pour les femmes sans enfants, et tout médecin qui la refuse doit adresser son patient à un autre médecin qui la pratique. Il faudrait allouer les budgets nécessaires afin que ce droit puisse être correctement appliqué. « La meilleure contraception est celle que l’on choisit », encore faut-il que les options soient satisfaisantes. Nous ne voulons plus que l’on nous impose des « solutions » mais que l’on nous donne les moyens de choisir. Une nouvelle bataille est en marche pour que les femmes se réapproprient pleinement leurs corps et leur sexualité. Alors, comme l’ont fait avant nous nos mères et nos grands-mères, joignons nos forces et osons rêver à ce monde pour qu’un jour il puisse devenir réalité.

    Premiers signataires : Marion Larat Lanceuse d’alerte et ses parents, Elizabeth Walton-Larat et André Larat, Florence Markarian Présidente de l’Association des victimes d’embolie pulmonaire et AVC liés à la contraception hormonale, Emilie Gillier Présidente de l’association Réseau d’entraide, soutien et informations sur la stérilisation tubaire (Resist), Ovidie Documentariste féministe, Noémie De Lattre Actrice et essayiste féministe, Lauren Bastide Journaliste féministe, créatrice du podcast « La Poudre », Emma Dessinatrice, Elise Thiebaut Essayiste.

    L’ensemble des signataires est à retrouver ici.

    Cette tribune est accompagnée du hashtag #PayeTaContraception et reprise dans un livre-manifeste Marre de souffrir pour ma contraception (Les Liens qui libèrent).
    Marie-Hélène Lahaye militante féministe , Sabrina Debusquat Journaliste , Diglee Illustratrice

    • Les menaces qui pèsent sur le droit à l’avortement. En France, 65 % des IVG se produisent chez des femmes sous contraception. Aucune contraception n’est efficace à 100 %, il faut donc permettre à toutes les femmes d’accéder à l’IVG, sans jugement ni entrave. Or, aujourd’hui, malgré un taux d’IVG stable, des centres ferment, les délais s’allongent, et la clause de conscience spécifique à l’IVG aggrave les choses en donnant accès à ce métier à des médecins qui sont, en réalité, contre l’IVG et qui traînent parfois à renvoyer vers un confrère à la suite d’un refus.

      L’IVG est une méthode de contraception et elle est à 100% efficace.

      Une nouvelle bataille est en marche pour que les femmes se réapproprient pleinement leurs corps et leur sexualité. Alors, comme l’ont fait avant nous nos mères et nos grands-mères, joignons nos forces et osons rêver à ce monde pour qu’un jour il puisse devenir réalité.

      La tribune en parle mais l’oublie dans sa conclusion, il faut que les hommes hétéros soient responsables et prennent en charge la gestion de leurs gamètes. Avoir le pouvoir de féconder des femmes ca veux dire avoir le pouvoir de leur détruire la vie, le corps, la liberté. C’est avoir le pouvoir d’exposer les femmes à la violence médicale et c’est intolérable. Ça devrait être le cœur de l’éducation des garçons et des hommes. Etre responsable de l’immense pouvoir de nuisance qu’ils ont entre les cuisses.

      #contraception #contraception_masculine

  • Slip ou boxer ? Les caleçons amples favorisent la production de spermatozoïdes, selon une étude
    https://www.20minutes.fr/sante/2319155-20180809-slip-boxer-calecons-amples-favorisent-production-spermato

    Sur 20 minute on découvre la spermatogenèse selon une « étude » récente !
    Ce qui est consternant c’est que l’article est orienté « si vous voulez devenir père ». La même étude donne tout autant le moyen de ne pas devenir père et ne pas ruiné le corps, la vie, la santé et la carrière des femmes.
    L’article est dans la rubrique « fertilité » alors que ca pouvait aussi bien être dans « contraception », et expliqué le principe du #RCT ou aborder le sujet de la contraception vis à vis du publique masculin qui en a grand grand grand besoin. Mais non, on ne va pas parler contraception aux homme, la seule chose qui interesse les hommes c’est comment pourrir la planete et la vie des femmes avec leur précieux jus de couilles.

    Le mot d’ordre : laisser respirer. Les hommes qui veulent devenir père feraient mieux de porter le caleçon plutôt que des sous-vêtements serrés, pour favoriser la production de spermatozoïdes, ont affirmé des chercheurs jeudi.

    Cette étude publiée par la revue Human Reproduction confirme, avec une plus grande rigueur que d’autres avant elle, ce que l’on soupçonnait déjà : plus les testicules respirent, mieux ils fonctionnent. « Les hommes qui portent des caleçons ont des concentrations en spermatozoïdes plus élevées que ceux qui portent des sous-vêtements plus moulants », a résumé la revue dans un communiqué.
    Les adeptes du caleçon avaient 33% de spermatozoïdes mobiles en plus

    Cette conclusion provient de spermogrammes réalisés par 656 hommes entre 2000 et 2017, dans le service d’assistance à la procréation du Massachusetts General Hospital à Boston (États-Unis).

    L’étude « est la première à dépasser l’accent mis traditionnellement sur la qualité du sperme et à comprendre des données sur une multitude d’indicateurs du fonctionnement testiculaire, tels que les hormones de la reproduction et les dégâts sur l’ADN du sperme », a avancé Human Reproduction.

    Les sujets de l’étude ont indiqué ce qu’ils portaient le plus souvent. Pour 53% c’était des caleçons, pour 47% des sous-vêtements plus serrés (boxer court ou boxer long, slip moulant ou autre). En ajustant avec d’autres facteurs pouvant influencer la qualité du sperme (état de santé, niveau d’activité physique, tabagisme, etc.), les adeptes du caleçon avaient 33% de spermatozoïdes mobiles en plus.
    Eviter pantalons moulants et ne pas passer trop de temps assis

    Par ailleurs, ceux qui portent des sous-vêtements serrés secrètent plus d’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui stimule la production de spermatozoïdes. D’après les chercheurs, le corps compense ainsi une température trop élevée pour les testicules.

    « La production de sperme nécessite une température de 3 à 4°C inférieure à celle du reste du corps », a rappelé un professeur en médecine de la reproduction de l’université d’Édimbourg (Royaume-Uni), Richard Sharpe, cité par Science Media Centre. Lui et d’autres experts donnent d’autres conseils : éviter de porter des pantalons moulants, de passer trop de temps assis, et de prendre des bains très chauds.

    #natalisme #domination_masculine #contraception_masculine

  • Pilule contraceptive masculine : le « oui mais » des femmes - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/pilule-contraceptive-masculine-le-oui-mais-des-femmes-27-04-2018-7686225.

    On estime qu’une femme qui prend la pilule toute sa vie ingère entre 6 000 et 7 000 comprimés. C’est sans compter les rendez-vous médicaux et la nécessité d’y penser chaque jour. On se dit ainsi, fort légitimement, que l’arrivée d’une pilule masculine participerait à faire de la contraception une affaire de couple.

    Or, si les femmes applaudissent à la perspective de voir débouler une pilule pour homme dans un souci d’égalité, donner à son partenaire ce moyen d’éviter une grossesse non désirée, et donc de contrôler la fécondité de madame, c’est une autre affaire.

    « C’est une liberté à laquelle je ne veux pas renoncer. On a eu assez de mal à l’obtenir, tranche Mathilde, une Parisienne de 32 ans. En cas de problème, d’oubli de pilule par exemple, c’est sur moi et sur mon corps que ça retomberait. C’est moi qui devrais en payer les conséquences. » Lena, une étudiante de 23 ans, bafouille : « M’en remettre à quelqu’un d’autre que moi sur ce point ? Non, je n’aurais pas confiance. L’usage du préservatif, c’est facile à surveiller mais la pilule… »
    « Une grossesse non désirée est l’affaire de deux personnes »

    « Si mon couple est solide, pourquoi pas ?, tempère son amie du même âge, Sihame. La pilule seule est forcément un contraceptif fait pour un couple établi puisqu’elle ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles. Il faut être cohérente : on ne peut pas réclamer l’égalité, dire Ras le bol de gérer la contraception et, lorsqu’une nouvelle solution apparaît, mettre le pied sur le frein et lâcher : Super, mais pas pour moi. Une grossesse non désirée, c’est l’affaire de deux personnes. »

    On les laisse en plein débat sur « la responsabilisation des hommes ». Plus loin, Christelle, 36 ans, évoque ces femmes qui ne supportent pas la pilule et peinent à trouver d’autres moyens de contraception. « J’en connais plusieurs. Mais, du côté des hommes, à part le préservatif ou la radicale vasectomie, il faut qu’ils soient sacrément motivés pour suivre une contraception vue ce qui existe aujourd’hui. Une pilule masculine pourrait être une issue pour pas mal de couples. »

    Et pour le sien ? « Oui, enfin… C’est déjà moi qui lui rappelle de prendre ses comprimés pour l’hypertension, alors… »

    Pour le slip chauffant je ne savais pas que le porter plus de 4 ans augmentais les risques de devenir stérile.

    #contraception #contraception_masculine

    • Je ne comprend pas pourquoi il faudrait que seul l’un·e des membres de couples hétéros fertils prenne une contraception. Deux methodes contracpetive c’est bien et chacun·e s’occupe de ses gonades comme un·e grand·e.

  • Male contraceptive pill is safe to use and does not harm sex drive, first clinical trial finds
    https://www.telegraph.co.uk/news/2018/03/18/male-contraceptive-pill-safe-use-does-not-harm-sex-drive-first

    male contraceptive pill has been developed which is effective, safe and does not harm sex drive, scientists have announced.

    In what has been described as a “major step forward”, the drug was successfully tested on 83 men for a month for the first time.

    So far efforts to create a once-daily pill to mimic the mainstream female contraceptive have stalled because men metabolise and clear out the hormones it delivers too quickly.

    It means temporary male contraception has relied on condoms alone, with the main hopes for future contraceptive developments resting on a long-acting injection or topical gel, both of which are also under development.

    However, the new drug, called dimethandrolone undecanoate, or DMAU, includes a long-chain fatty acid which slows down the clearance, allowing just one dose to be taken each day.

    Like the pill for women, the experimental pill combines activity of an androgen - a male hormone such as testosterone - and a progestin.

    Investigators at the University of Washington Medical Centre tested three doses of DMAU - 100, 200 and 400mg - on 100 healthy men between 18 to 50 years old, 83 of whom completed the study.

    Contraception innovations
    Male hormone injections

    Progestogen jabs to cut off sperm production were found to be 96 per cent effective in clinical trials at University of Edinburgh last year. Research stalled due to side effects, including depression, mood disorders, libido changes and acne (which may sound familiar to women who’ve used the contraceptive pill)
    Male contraceptive gel

    A non-hormonal and non-surgical ‘reversible’ vasectomy, Vasalgel would be injected into the vas deferens, the small duct between the testicles and the urethra, to block sperm from being released. After successful tests on animals, the first clinical trials are expected to be finished in 2020.
    Contraceptive chip

    A computer-activated version of the levonorgestrel implant, this device being developed at MIT could last 16 years and let women turn off the hormone release using a wireless remote control.
    Unisex pill

    Researchers at the University of California, Berkeley are testing a Catsper blocker, to stop sperm from entering and fertilising an egg. In women, it would be effective within a short window after sex. In men, it could work like the daily contraceptive pill, but it is unlikely to be on shelves for at least a decade.

    They were subject to blood sampling for hormone and cholesterol testing on the first and last days of the study.

    At the highest dose of DMAU tested, 400 mg, subjects showed “marked suppression” of levels of their testosterone and two hormones required for sperm production.

    The results showed that the pill worked only if taken with food. “Despite having low levels of circulating testosterone, very few subjects reported symptoms consistent with testosterone deficiency or excess,” said Professor Stephanie Page, senior investigator on the study.

    “These promising results are unprecedented in the development of a prototype male pill,” All groups taking DMAU experienced some weight gain, as well decreases in HDL ("good") cholesterol.

    However, all subjects passed their safety tests, including markers of liver and kidney function. “DMAU is a major step forward in the development of a once-daily ’male pill’,” said Professor Page.

    “Many men say they would prefer a daily pill as a reversible contraceptive, rather than long-acting injections or topical gels, which are also in development.”

    Contraceptive pills for females have been available for almost 70 years, although the only achieved widespread use in Britain, including availability on the NHS, in 1961.

    However, other than the condom, which were first invented in 1855, there have never been a temporary male contraceptive.

    16 types of birth control you need to know about - plus their pros and cons

    #contraception_masculine

  • Les bijoux de famille - En route pour la #contraception_masculine (24 minutes)
    Benoît Bories, #Arte_Radio, le 12 avril 2016
    https://www.arteradio.com/son/61657845/les_bijoux_de_famille

    Un beau jour, Benoît réalise qu’il laisse à sa copine le soin de gérer la #contraception. Du coup, il entreprend des démarches pour utiliser la contraception masculine. Il y a deux méthodes efficaces, le slip chauffant et la piqûre de testostérone. Mais personne n’en parle : c’est un tabou pour les médecins comme pour les copains... Benoît va découvrir que, culturellement, ce n’est pas simple pour un homme de parler de contraception. Une enquête à la première personne qui ouvre le débat.

  • Contraception masculine : quelles sont les méthodes disponibles en France ?
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/14/contraception-masculine-quelles-sont-les-methodes-disponibles-en-france_5241

    Cinquante ans après la loi Neuwirth, légalisant en France la fabrication et la mise à disposition de contraceptifs, en dépit d’un modèle en évolution, le poids du contrôle des naissances repose encore majoritairement sur les épaules des femmes.

    Depuis le 1er janvier 2017, le Planning familial propose, à Paris, des journées de consultation groupées adressées aux hommes. Mais celles-ci n’attirent pas les foules. « Les premiers mois, il y avait une personne par consultation, ces derniers temps, on est entre trois et quatre », estime Caroline Rémy, coprésidente du Planning familial.

    Lors des consultations, les hommes recherchent avant tout « une méthode un peu plus fiable que le préservatif, qui peut craquer de temps en temps », poursuit Caroline Rémy :

    « Ils veulent aussi partager la contraception avec leur femme et être une forme de soutien dans les méthodes contraceptives. »

    Lire (en édition abonnés) : 50 ans après l’autorisation de la pilule, trois générations de femmes livrent leur expérience
    Toujours pas de pilule pour les hommes

    Il faut dire que les alternatives au préservatif ne sont pas encore largement popularisées. La pilule contraceptive, qui représentait encore en 2016 le principal moyen de contraception d’une femme sur deux, selon l’Institut national d’études démographiques (INED), n’existe toujours pas pour les hommes. « Je pense qu’il n’y a pas un afflux de demandes et donc les laboratoires ne se penchent pas vraiment sur la question », juge Mme Rémy.

    « On a largement les moyens scientifiques de développer la pilule pour homme », assure quant à elle Cécile Ventola, chercheuse à l’INED, qui note un intérêt au statu quo et une frilosité des laboratoires pharmaceutiques.

    « Toutes les innovations en matière de contraception féminine qui ont été réalisées dans les dernières décennies n’ont pas été portées par l’industrie pharmaceutique mais par des organismes publics : anneau vaginal, stérilet hormonal, etc. »

    Pour Pierre Colin, cofondateur de l’Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine (Ardecom), il s’agit d’un faux problème :

    « Pourquoi une pilule ? On entend les femmes parler de leur contraception, elles en ont marre de leur pilule et le stérilet en cuivre a beaucoup de succès à cause de ça. »

    « Depuis quarante ans, on a deux types de contraception — trois avec la vasectomie — et on est une centaine d’hommes “contraceptés” en France. »

    Lire : Apogée et déclin de la pilule, tabou de la stérilisation : 50 ans de contraception en France
    L’injection d’hormones

    Peu médiatisée, la contraception hormonale masculine consiste en des injections hebdomadaires de testostérone. Une méthode qui, en plus d’être méconnue, est lente à se mettre en place. « Il faut faire des spermogrammes [au cours du traitement], déjà ça va rebuter certains hommes qui ne vont pas se compliquer la tâche », dit la coprésidente du Planning familial. Il faut attendre jusqu’à trois mois pour l’arrêt de la production de spermatozoïdes :

    « Le cycle masculin ne s’arrête pas aussi rapidement que le cycle féminin. Les trois premiers mois, vous n’êtes pas vraiment “contraceptés”. »

    Au cours de l’utilisation, les piqûres sont autoadministrables et coûtent « dix euros par semaine en pharmacie », précise Pierre Colin. Ce traitement hormonal est réversible mais, là encore, il faut attendre trois mois pour pouvoir à nouveau procréer.

    Ce traitement doit impérativement faire l’objet d’une discussion préalable avec un professionnel de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un usage limité à dix-huit mois, et réservé aux « hommes de 25 à 45 ans n’ayant pas certains antécédents (cardiovasculaires, hépatiques, de cancers, d’obésité, psychiatriques, etc.) ou ne consommant pas de tabac », rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

    Une autre méthode, nommée « contraception masculine thermique », consiste en une légère augmentation de la température des testicules, « méthode qu’on appelle également “slip chauffant” », précise Caroline Rémy. Il s’agit donc d’un sous-vêtement ajusté qui place les testicules dans une certaine position pour les réchauffer. Le prix ? « Cinq euros de plus qu’un slip normal », répond Pierre Colin. Il faut porter ce sous-vêtement sept jours sur sept, et quinze heures par jour. Là encore, la méthode est réversible mais met jusqu’à trois mois pour devenir efficace ou cesser de l’être.

    Pour la contraception thermique comme hormonale, le nombre d’utilisateurs est flou : « Je pense que ça se compte sur les doigts d’une main, peut-être deux, dit Cécile Ventola. Les usagers potentiels ne savent pas que ça existe et les médecins non plus », regrette la chercheuse.

    Attention, le « slip chauffant » n’est pas une méthode reconnue par l’OMS, et l’Agence nationale de santé publique (ministère de la santé) fait savoir au Monde qu’elle refuse de prendre position sur son efficacité contraceptive et d’en faire la promotion pour le moment. Santé publique France déclare cependant suivre les travaux de l’Ardecom, « interlocuteur privilégié sur la méthode en France ». Les études sur cette méthode sont, pour le moment, limitées. « On doit le porter tout le temps, et ce n’est pas fiable », disait l’urologue Didier Legeais sur Franceinfo.
    La stérilisation reste taboue en France

    Enfin, l’ultime moyen de contraception masculine, la vasectomie, est également très peu répandu en France, où la stérilisation est autorisée depuis 2001. Elle concerne environ mille hommes en France, selon l’Ardecom et le Planning familial. Il s’agit d’une opération des testicules qui va bloquer de façon permanente la production de spermatozoïdes.

    Cette méthode n’est pas toujours réversible, aussi les hommes qui y recourent ont-ils la possibilité de congeler du sperme gratuitement avant l’opération. Selon Pierre Colin, elle est pratiquée par « une cinquantaine de médecins » en France. « L’Angleterre est beaucoup plus en avance et a beaucoup plus accès à la vasectomie, qui est proposée dans beaucoup de centres et par beaucoup plus de praticiens qu’en France », dit Caroline Rémy.

    Pour développer l’accès et le recours à la stérilisation, il faudrait « un changement de mentalités large », estime la coprésidente du Planning familial, alors que la plupart des personnes interrogées évoquent les effets d’une politique nataliste française, couplée à un manque de sensibilisation parmi les professionnels de santé. Contre les préjugés, Pierre Colin rappelle que l’érection et la libido ne sont en rien affectées par cette opération.

    Je trouve la manière de présenté le remonte-couilles-toulousain très contre productive. Oui il faut le porter 15h par jour, c’est assez léger comme contrainte, ca coûte rien, on peu le faire à la maison, pas de big pharma dans l’affaire et pourtant c’est jugé peu fiable et pas validé par l’OMS. Alors que c’est la seule méthode contraceptive réversible masculine accessible actuellement.

    #contraception_masculine #RCT

  • Cette virilité qui fait du mal aux hommes - Le Temps
    https://www.letemps.ch/societe/2017/09/23/cette-virilite-mal-aux-hommes

    Par encore lu, mais je signale ici, c’est assez rare de voir aborder ce sujet.

    C’est un ado qui traîne chez lui, seul, s’ausculte dans le miroir, engloutit des cochonneries, joue à « Call of Duty »… et se rembrunit. Il garde longtemps sa tête sous l’eau dans un bain, rédige un SMS : « Pote, c’est bizarre, mais je me sens super mal. Je ne sais pas quoi faire. Tout irait mieux si… » qu’il efface aussitôt, avant de chercher sur Google « idées suicidaires ». S’affiche alors un message de prévention : « Tu n’es pas seul à ressentir cela. C’est dur d’en parler. Tu peux le faire avec nous. »

    Produit par l’association britannique Manchild, ce spot est l’une des nombreuses campagnes enjoignant les hommes à montrer leurs faiblesses, alors qu’en Grande-Bretagne le suicide est la première cause de mortalité masculine avant 34 ans. En Australie, le suicide est également la cause principale de décès des hommes de 15 à 44 ans.

    #virilité #faiblesse

    • J’ai pas encore lu non plus mais le suicide des hommes est un des sujet central des masculinistes, et les féministes en particulier canadiennes, y ont beaucoup répondu. Si les hommes se suicide plus c’est qu’ils utilisent des moyens plus efficaces que les femmes en raison de leur plus grand accès aux armes.
      #masculinisme #suicide

      le suicide est la première cause de mortalité masculine avant 34 ans.

      la première cause de mortalité féminine à cet age est le meurtre par conjoint ou ex-conjoint.

      edit après lecture le texte est plutot bien. Si le sujet t’interesse je croi que @tintin a réuni pas mal de littérature sur le sujet sur seenthis. et il y a les tag #condition_masculine et #contraception_masculine

    • Il me semblait que le texte aborde aussi une autre question qui me semble importante : comment les hommes peuvent-ils échapper à l’obligation de virilité, de machisme, etc... dans un contexte social où la pression inverse est très puissante, et précoce, je le vois hélas tous les jours dans les familles de copains de mon fils... Ça va pas être simple.

  • Pourquoi un Canadien sur cinq choisit la vasectomie
    https://usbeketrica.com/article/sterilisation-masculine-pourquoi-un-canadien-sur-cinq-choisit-la-vasect

    Au Québec, le partage de la contraception dans le couple est devenu la norme : en un
    an, le professeur Michel Labrecque réalise à lui seul autant de vasectomies que la
    moitié de celles réalisées en France dans le même temps. Nous l’avons suivi, lui et
    ses patients, durant une journée à la clinique médicale de Lėvis-Les Rivières, où il
    exerce.

    « Vous baisserez seulement votre pantalon et vous vous allongerez. Les conjointes peuvent assister à l’opération, il n’y a pas de problème ». Dans une salle d’attente aux fauteuils confortables, sept hommes entre 30 et 60 ans écoutent attentivement les dernières consignes que leur dispense Nadia, l’infirmière, avant leur vasectomie. Cette opération, remboursée par la sécurité sociale québécoise, consiste à réaliser une incision au niveau des bourses pour couper et bloquer les canaux déférents – qu’on appelle ici familièrement le « canal famille » - afin d’empêcher les spermatozoïdes de s’écouler lors de l’ėjaculation.
    Une vingtaine d’opérations par jour

    La scène ne se déroule pas en France, où seulement 0,2 % des hommes ont recours à cet acte de stérilisation définitive, selon les dernières données disponibles issues de l’enquête Fecond réalisée en 2010 par l’Inserm et l’Ined ; elle se passe à Quebec, où elle est devenue tout ce qu’il y a de plus banal. « Sur une cohorte d’hommes âgés de 50 ans, un sur trois a eu une vasectomie », assure le professeur Michel Labrecque en consultant son agenda, qui affiche 22 opérations prévues pour la journée à la clinique Lėvis-Les Rivières. Faut-il en conclure qu’à l’heure où les effets secondaires de la pilule sont de mieux en mieux connus, la contraception sera partagée entre hommes et femmes dans le futur ?

    #contraception_masculine #vasectomie

  • La pilule hormonale féminine : De la fécondité « féminine » à la fécondité « conjugale »
    http://socio-logos.revues.org/1943

    Le ministère de la Santé et l’INPES ont lancé en 2008 une campagne pour une contraception diversifiée. Elle rappelle qu’il est parfois difficile de choisir sa contraception. En s’appuyant sur les théories de Norbert Alter1, on s’aperçoit que son usage peut être vécu et interprété de la part des femmes comme un choix personnel et autonome, mais qu’il peut également être évalué comme contraignant voire de manière négative. Dit autrement, la norme contraceptive incite fortement à l’usage de la pilule, en particulier avant la construction d’une vie de famille : « la démarche contraceptive relève en premier lieu d’une prescription qui obéit d’abord à une logique médicale. Cette dernière privilégiant systématiquement la pilule, et le stérilet pour les femmes ayant constituées leur famille »2. Il y aurait donc un déplacement des rapports de pouvoir du côté médical. Ce déplacement serait évalué différemment par les jeunes femmes qui prennent la pilule. Leurs interprétations poseraient la question de savoir si l’on peut encore parler d’innovation pour la pilule et dans quelle mesure de nouveaux scénarios contraceptifs ne seraient pas en train de se mettre en place. Le problème de fond serait une fécondité d’abord pensée dans un registre féminin et difficilement envisagée comme masculine ou comme masculine et féminine, c’est-à-dire « conjugale ». Alors que le couple était au centre des débats des législateurs3, la pratique contraceptive révèle une difficulté à pouvoir être utilisé dans ce cadre. L’enquête de Nathalie Bajos et Michel Ferrand fait état d’hommes qui refusent de s’y investir ou qui ne se sentent pas concernés malgré les difficultés de leur partenaire4. Une autre difficulté peu apparaître, pour les hommes qui cherchent à partager les responsabilités, le frein pouvant émaner du gynécologue ou de la partenaire qui ne souhaite pas partager cette responsabilité.

    2La difficulté est que la contraception hormonale est principalement développée pour les femmes, alors qu’elle reste diffuse voir inexistante pour les hommes5. Dès lors, « Accorder la liberté contraceptive aux femmes n’était (...) qu’une manière de laisser encore à leur seule responsabilité toutes les charges qui relèvent de la fécondité et de la procréation »6. Ainsi en résolvant le problème de permettre aux femmes de maîtriser leur fécondité, on crée un autre problème en rendant la responsabilité contraceptive principalement féminine. L’une des difficultés est donc d’arriver à maintenir ce premier acquis, tout en arrivant à faire en sorte que la responsabilité soit aussi masculine. Ce deuxième point est également problématique car certaines femmes ne souhaitent pas partager la maîtrise de la fécondité avec les hommes, considérant ce partage comme une menace pour leur autonomie7.

    3Les entretiens ont permis de faire apparaître une diversité de pratiques et une certaine ambiguïté quant à l’utilisation de la pilule contraceptive : propice à une autonomie féminine, la contraception hormonale déplacerait les rapports de pouvoir du côté des professionnels de la santé. Cette ambigüité ferait apparaître trois modèles interprétatifs que les femmes peuvent mobiliser : la pilule peut être évaluée comme positive, contraignante ou négative. Le premier modèle permettrait que l’on parle encore d’innovation au sens de Norbert Alter, les deux seconds serait plus une remise en question de la pilule comme innovation.

    #contraception #pilule #sexisme #couple #hétérosexualité #contraception_masculine

    • Une info utile pour répondre à la prétendue « misère sexuelle masculine »

      Le nombre d’individus n’ayant pas de rapport sexuel a diminué depuis 40 ans : en 1970 les femmes étaient 21,7%, 12,6% en 1992 et sont aujourd’hui seulement 10,8% à ne pas avoir d’activité sexuelle. Pour les hommes ce chiffre est passé de 12% (1970) à 6,6% (2006).

  • Une mère #infanticide témoigne : « Pour moi, ce n’était pas un enfant » - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-mere-infanticide-temoigne-pour-moi-ce-n-etait-pas-un-enfant-31-05-201

    Avant de vivre ça, je me disais que ces femmes qui tuaient leurs enfants étaient des monstres, qu’elles étaient folles. Et qu’elles méritaient la prison. Et aujourd’hui, je me retrouve dans leur situation. Si je parle, c’est aussi pour dire ce qu’est le déni de grossesse. Mais c’est très, très dur de faire comprendre ma souffrance. Car beaucoup de gens ne comprennent pas.

    Une #contraception sûre, c’est plein de problème en moins…

    • Et comme aucune contraception n’est infaillible, une double contraception ne serait pas du luxe dans les couples hétéro qui ont une sexualité pénetrative. Les hommes hétéros doivent prendre leurs responsabilité dans la contraception. Ces mères infanticides en déni de grossesses ont bien été fécondés par des hommes parfaitement inconséquents.

      #contraception_masculine

    • Je suis d’accord avec la double contraception ! J’ai eu à entendre d’un cas de déni de grossesse cette semaine, l’enfant est avec sa mère, je vous rassure, mais c’est diabolique : elle prenait la pilule, ne pensait qu’à ses études et elle continuait à avoir des règles irrégulières, mais des règles. Quand elle a consulté pour troubles de santé, on lui a diagnostiqué 6 semaines d’aménorrhée -elle s’est dit c’est bon, je fais une IVG, sauf qu’en réalité elle était à 6 mois 1/2 de grossesse ! Elle a calé devant l’accouchement sous X (qui est un dispositif favorable aux femmes et à l’enfant à naître, une vraie loi féministe sauf que la pression sociale est terrible, mère c’est teeeellement beau, tu parles d’un piège sociétal !) et quelques mois après son Jules, père de l’enfant avec lequel elle n’était pas mariée, mais qui lui était réellement malade, s’est suicidé ! Un vrai plaidoyer pour la ligature dé-fi-ni-ti-ve des trompes ! Ou alors ne coucher qu’avec un mec qui présente un certificat de vasectomie en bonne et due forme. Ce sont les femmes qui paient tout le temps les pots cassés, c’est immonde.

  • Contraception pour homme : toutes les options - madmoiZelle.com
    http://www.madmoizelle.com/contraception-pour-homme-options-741251

    On parle beaucoup plus de la contraception comme d’un sujet qui concerne uniquement les personnes dotées d’un utérus, j’ai l’impression.

    Depuis que je suis adolescente, c’est toujours sur moi que porte la responsabilité, pour la raison simple et terriblement non négociable que les conséquences en cas d’échec de contraception seront également pour ma pomme.

    #contraception_masculine #RCT

    • les hommes échappent au système médical pour la contraception, car celle-ci se discute majoritairement chez les gynécologues.

  • Après un premier épisode en avril 2015, Gast ! et Conne Action vous convient à la seconde édition de Clito’rik, festival féministe des plaisirs et des sexualités, qui aura lieu du 7 au 15 avril 2017 entre Tregunc, Douarnenez, Quimper, Chateaulin et Brest. Spectacles, ateliers, concerts, expos, performances, rencontres, Dj sets et autres au programme...
    Après un premier épisode jubilatoire et successful, fortes de retours follement émouvants et politiquement constructifs, Gast !, et Conne Action vous convient à une nouvelle croisière dans l’archipel des sexualitéS. Gonflées d’amour et de désirs, on continue à explorer l’infinitude des thématiques liées à la sexualité, au plaisir. On dégomme les limites arbitraires qui nous assignent à des rôles et des identités franchement désespérants. Nous voilà donc face aux questions fondamentales : c’est quoi la marge, c’est quoi la norme ? qui décide où se place le centre et qui se trouve en périphérie ? Eh bien nous, à l’extrême ouest de la Bretagne, on s’excite et on s’active. Pendant dix jours Clito’rik ne sera plus ni en Province ni en périphérie. Nos corps, nos identités et nos sexualités ne seront plus dominantes ou alternatives, marginales ou contingentes mais bien inclusives et au centre de toutes nos expérimentations intellectuelles, artistiques et sexuelles. À la carte des (ré)jouissances : spectacles, ateliers, concerts, expos, performances, rencontres et Dj Sets… C’est simple (de se faire plaisir), il faut venir. Who runs the Finistère ? GAST !

    http://brest.mediaslibres.org/spip.php?article693
    http://www.gast.bzh/fr/clitorik-2


    #Féminisme #Sexualités #Auto-gynéco #Consentement
    #Lutte_contre_les_agressions_faites_aux_femmes
    #Empowerment #Genres_et_identités #Homosexualités #Travail_du_sexe #Transidentités #Intersexualité
    #Sexualité_des_personnes_en_situation_de_handicap
    #Sexualité_des_personnes_âgées #Contraception_masculine
    #Education_non-sexiste

  • Parchemin Mb2 - Testiculi in ahenum

    Testiculi in ahenum (testicules dans mon chaudron)

    Mon garçon, il est grand temps que tu murisse.
    Sache que si tu met ton pénis en des matrices,
    Que tu refuses ta part dans la contraception,
    Des conséquences il te faut faire acceptation.

    Ardentes douillettes,
    Bouillantes noisettes,
    Chaudes roupes,
    Cuisantes boursettes,
    Ferventes amourettes.

    Routine est installée, capote tu veux quitter.
    A la vasectomie, tu ne veux point aller.
    Tu te crois démunis, mais tu as une option :
    Le remonte-couille toulousain est ta solution.

    Ardentes douillettes,
    Bouillantes noisettes,
    Chaudes roupes,
    Cuisantes boursettes,
    Ferventes amourettes.

    Si tes bourses sont au chaud, plus d’enfant dans le dos.
    Le port du remonte-couille sérénise tes papouilles.
    Au chaud, seize heurs par jour, tu garde ta libido.
    Alors ne plus faire l’andouille en rien ne te dépouille.

    Ardentes douillettes,
    Bouillantes noisettes,
    Chaudes roupes,
    Cuisantes boursettes,
    Ferventes amourettes.

    Testiculi in ahenum

    C’est un sort pour incité les hommes à porter un #remonte-couilles-toulousain ou #RCT
    L’invocation est de ma plume. Il doit y avoir des fautes d’orthographe, si ca vous choque vous pouvez me les signalé je corrigerais mais le #mégèrisme ca autorise les fautes d’orthographe dans les parchemins magique.

    Pour le latin c’est du latin de cuisine avec le poisson de Babel de Gogol. Si il y a des latinistes votre aide est la bienvenue mais je veux pas vous exploité :p Je pense par hasard à @simplicissimus :D au cas ou ce que j’ai mis ne veuille pas du tout dire ce que j’ai voulu dire... ce qui est fort possible.

    Pour la texture, c’est à dire le mini texte qui fait une masse de gris quant on le regarde de loin, je voudrais utilisé celui de Jefklak.org ci dessous
    http://jefklak.org/?p=2880
    Je met ici les ressources trouvé sur #seenthis sur le sujet qui m’ont permis de découvrir les RCT et de trouver le texte de Jefklak ;
    https://seenthis.net/messages/529848
    https://seenthis.net/messages/488639

    #contraception_masculine

    La forme du « pentagramme » sera en patron de remonte-couilles, c’est à dire une culotte avec un trou pour laissé sortir le penis.

    et voila le résultat :

    #workinprogress #mad_meg #sorcière #soeurcière

  • Le remonte-couilles toulousain | Xavier Bonnefond et Paulin Dardel
    http://jefklak.org/?p=2880

    Pour beaucoup, le projet de loi du 28 juin 1974 a réglé définitivement le problème de la contraception. Encore aujourd’hui, la pilule pour femmes apparaît souvent comme une solution incontournable, sinon unique. Pourtant, la maîtrise de la fertilité recouvre des pratiques très variées : médicalisées ou autonomes, individuelles ou collectives, etc. Et si les femmes sont les premières concernées par la contraception, elles n’ont pas à en rester les seules actrices. Source : Jef Klak

  • Le conseil de l’ordre des pharmaciens discute d’une clause de conscience. Réponse bien patriarcale au refus de vente de contraceptifs rapportés cet été.
    ici - https://seenthis.net/messages/516384
    et là - https://seenthis.net/messages/514409

    –-----
    Pour la clause de conscience des pharmaciens, par Jean-Baptiste Chevalier, avocat au barreau de Paris - La Croix
    http://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Pour-clause-conscience-pharmaciens-Jean-Baptiste-Chevalier-avocat-barreau-

    Les pharmaciens ont l’obligation déontologique d’exercer leur mission dans le respect de la vie et de la personne humaine. Pourtant, ils sont aussi les seuls professionnels médicaux à ne pas bénéficier de clause de conscience vis-à-vis des actes susceptibles de porter atteinte à la vie humaine.

    Une concertation menée dans le cadre de la révision du code de déontologie auprès des 75 000 pharmaciens inscrits au tableau de l’Ordre a révélé en mars 2016 que, parmi d’autres évolutions attendues, 85 % des pharmaciens souhaitaient bénéficier d’une clause de conscience. Tenant compte de cette attente, l’Ordre national des pharmaciens a proposé l’insertion d’un article ainsi rédigé : « Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique. »

    Nouvelle attaque contre les femmes, car la clause de conscience c’est avant tout pour nous imposer des grossesses indésirées.

    https://www.youtube.com/watch?v=4syGtazHTiA

    #domination_masculine #patriarcat #backlash #contraception #pharmacie #femmes #IVG #refus_de_soin

  • Ma Vasectomie - Sur les docks : podcast et réécoute sur France Culture
    http://www.franceculture.fr/emissions/lheure-du-documentaire/ma-vasectomie?xtmc=vasectomie%20sur%20les%20docks&xtnp=1&xtcr=2

    Un épisode de Sur Les Docks fort intéressant sur la vasectomie. On y apprend notamment qu’elle n’est légale en France que depuis 2001 et on a des témoignages de médecins qui la pratiquaient déjà dans les années 70. — Permalink

    #féminisme

  • Les bijoux de famille
    http://arteradio.com/son/61657845/les_bijoux_de_famille

    Un beau jour, Benoît réalise qu’il laisse à sa copine le soin de gérer la contraception. Du coup, il entreprend des démarches pour utiliser la contraception masculine. Il y a deux méthodes efficaces, le slip chauffant et la piqûre de testostérone. Mais personne n’en parle : c’est un tabou pour les médecins comme pour les copains. Benoît va découvrir que, culturellement, ce n’est pas simple pour un homme de parler de contraception. Une enquête à la première personne qui ouvre le débat. Source : Arte Radio

  • Vasectomie contraceptive, un droit non respecté - AgoraVox le média citoyen
    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/vasectomie-contraceptive-un-droit-178126

    Je me souviens avoir décidé de parler d’une stérilisation contraceptive avec mon médecin généraliste en 2009, j’avais à l’époque 22 ans. Finalement, je me suis dégonflé et n’ai pas osé affronter le représentant du corps médical. J’ai ensuite mis plusieurs années à remettre cette question dans mes préoccupations prioritaires.

    Courant 2012, je me replonge dans mes recherches. J’avais eu vent du fait qu’il était compliqué d’obtenir l’opération en France avec un profil de type jeune homme sans enfant. Rapidement, je tombe sur le MLSV, Mouvement libre pour la stérilisation volontaire, qui à une époque rassemblait et diffusait de l’information sur les méthodes de stérilisation volontaire. Le blog Vasectomie en France était également une mine d’informations.

    Cela m’a permis de m’informer sur l’opération, et m’a particulièrement aidé à appréhender le genre de réflexions auxquelles je risquais de me retrouver confronté.

    Septembre 2013, je décide de prendre un premier rendez-vous dans un hôpital public parisien, je savais seulement que l’urologue que je consulterai pratiquait la vasectomie sans savoir s’il avait des critères personnels précis pour la refuser. Il n’est pas possible d’obtenir plus d’informations par téléphone en amont. Après une rapide formulation de ma demande et de mes motivations pour la soutenir, la réponse tombe, abruptement. Il ne m’opérera pas. Je suis trop jeune, je n’ai pas d’enfant, et je pourrais le regretter voire l’attaquer en justice pour cela. Absurde, justification malhonnête, aucune condamnation n’a jamais été posée en France suite à une plainte pour regret depuis le passage de la loi en 2001. Et non docteur, il ne serait pas « dommage » que je ne n’enfante pas. Et votre ton paternaliste appelant une interne présente à prendre partie en votre faveur n’y changera rien.

    Dans « les enjeux de la stérilisation » (Alain Giami et Henri Leridon, 2000), on apprend que la seule condamnation relative à la vasectomie date d’il y a 70 ans, suite à l’arrêt des « stérilisateurs de Bordeaux » de la Chambre criminelle de la cour de cassation. Cette condamnation concernait des non médecins et considérait que pratiquer la vasectomie sur des hommes, même consentants portait atteinte à l’intégrité corporelle et constituait un délit de coups et blessures volontaires. L’acte aurait dû être thérapeutique pour être qualifié de légitime à l’époque.

    Ma seconde tentative date d’octobre 2015. Je me suis orienté vers un chirurgien urologue d’un hôpital privé de banlieue parisienne que j’ai trouvé sur une liste d’urologues pratiquant la vasectomie et considérés plus ouverts que la moyenne. Décidé, j’y retournais, argumentation préparée et attestation de ma première demande en main. Le ton fut peu différent que lors de la première consultation. Les premières questions posées sont strictement les mêmes « quel est votre âge ? », « avez-vous eu des enfants ? ». Après avoir mis en avant la « gravité » d’une telle décision, et de m’avoir précisé qu’il craignait que je puisse porter plainte pour une grossesse non désirée le cas échéant (efficacité vasectomie : 99,8%), le doc m’avoue qu’il n’aime pas dire non à ses patient-e-s. A tel point qu’il a décidé de prendre sa décision finale avec le concours de collègues, et a missionné son secrétariat de me donner sa réponse négative une semaine plus tard par téléphone. Pratique pour ne pas avoir à rendre de compte.

    Un parti pris idéologique liberticide

    Il y a un grave tabou entourant la stérilité choisie en France actuellement. L’argument de l’irréversibilité ne tient pas une seconde quand on le rapproche d’autres actes tout autant définitifs et qui ont parfois des conséquences importantes sur le quotidien, à commencer par celui de faire des enfants. Mais il y a un choix idéologique collectif clairement orienté qui est fait et dont on ne peut pas s’écarter. La natalité est valorisée et valorisante, la fertilité est l’essence de la masculinité, l’individu-e se réalise seulement dans la famille nucléaire biologique, et seul-e-s les expert-e-s savent vraiment ce dont on a besoin, c’est comme ça, c’est la « nature ».

    La semence de vie doit le rester sous peine d’être démythifiée.

    Autant d’idées préconçues et de carcans contre lesquels il faut lutter pour construire son identité propre.

    #contraception #contraception_masculine #natalisme

  • Un nouveau pas vers la pilule pour les hommes | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/10/12/un-nouveau-pas-vers-la-pilule-pour-les-hommes

    La recherche médicale emprunte parfois des voies imprévues. Ainsi, l’étude d’une équipe japonaise de l’université d’Osaka, publiée dans Science le 1er octobre, est-elle partie d’un travail sur les traitements immunosuppresseurs – donnés à des patients afin d’éviter le rejet de l’organe qu’on leur a greffé – pour aboutir à l’expérimentation d’un contraceptif masculin chez les souris... Le cheminement peut sembler improbable ou tortueux mais il est intéressant à suivre car il illustre bien la manière dont, en science, on peut rebondir d’un domaine à l’autre.

    Cet article prend donc racine dans des travaux sur deux médicaments immunosuppresseurs, la ciclosporine et le tacrolimus. Pour empêcher que le système immunitaire s’en prenne aux greffons, ces deux molécules inhibent la calcineurine, une protéine qui active les lymphocytes T, ces globules blancs qui, en temps normal, attaquent les cellules étrangères. Pour schématiser, si la calcineurine est neutralisée, les lymphocytes T le sont aussi. Cependant, on s’est aperçu, en testant les immunosuppresseurs sur des animaux, que ces traitements n’étaient pas sans conséquences sur la fabrication et la maturation des spermatozoïdes. D’autres expériences, in vitro celles-ci, ont montré que les gamètes masculins perdaient de leur motilité en présence de ciclosporine et de tacrolimus. Visiblement, quelque chose dans les spermatozoïdes était sensible à ces molécules. Mais quoi ?

    #pilule #contraception_masculine #genre

  • Contraception masculine, myth ou réalité ?
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/la-contraception-masculine-utopie-ou-realite_1578725.html

    Et la contraception masculine, c’est une utopie ou une réalité ?

    Cela dépend des pays et des méthodes : en France, on n’en parle pas ou de façon hypothétique. Chez nos voisins britanniques, en revanche, 21% des hommes optent pour la solution irréversible qu’est la vasectomie, contre 0,2% des hommes en France ! Alors qu’il s’agit d’une chirurgie d’une quinzaine de minutes, non invasive et sous anesthésie locale. J’ai lu de nombreux témoignages d’hommes en France qui racontent avoir des difficultés pour trouver un urologue pratiquant cette intervention. Notre héritage nataliste explique en partie cette réticence vis-à-vis des méthodes définitives.

    Il existe aussi d’autres méthodes de contraception masculine, qui elles, ne sont pas définitives...

    Oui, bien sûr. Le préservatif est le 3e moyen de contraception en France, même s’il peut être considéré comme une méthode collaborative. Les autres sont extrêmement marginales : il existe une contraception hormonale qui consiste en une injection hebdomadaire, ce qui est assez contraignant. Une autre dispositif, thermique, celui-ci, consiste à porter un dispositif 12 heures par jour, qui rapproche les testicules du corps pour les réchauffer. En faisant passer leur température de 35° à 37°, on bloque la spermatogénèse.

    #contraception #masculinité #contraception_masculine