• « Une #minorité privilégiée sacrifie la planète afin de préserver ses richesses et son #pouvoir »

    Le rejet de l’#écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des #énergies_fossiles, déplorent trois spécialistes d’#écologie_politique, dans une tribune au « Monde ».

    L ’été 2026, en Europe, n’est pas seulement celui des #canicules à répétition, des #mégafeux et des #sécheresses désastreuses pour l’agriculture et la biodiversité, qui confirment avec une particulière #violence les #alertes de longue date des scientifiques et des écologistes. Il consacre également le déchaînement des attaques contre une écologie le plus souvent fantasmée, dont les défenseurs ‒ associatifs, politiques, scientifiques, fonctionnaires, tous mélangés ‒ sont accusés d’être à l’origine des maux qu’ils annonçaient, voire de participer d’un complot des « élites » utilisant le climat pour asservir le « peuple ». Comment peut-on comprendre une telle dynamique ?

    Ce #rejet de l’écologie reflète des tendances déjà à l’œuvre depuis les années 1980, mais il prend de l’ampleur au moins depuis la pandémie de #Covid-19 et il est à présent devenu mondial. Paradoxalement, on peut y voir la conséquence de l’#échec, désormais ressenti dans nos chairs, des gouvernements à enrayer le #réchauffement_climatique, en dépit de l’ambition affichée lors de l’accord de Paris sur le climat, signé en 2015.

    D’un côté, les promesses technosolutionnistes d’écologisation de l’économie n’ont jamais pu substantiellement résorber les dégâts environnementaux causés par la consommation d’énergies fossiles. Exemple emblématique, l’#intelligence_artificielle (#IA) générative, brandie comme apportant des solutions inédites en dépit de son impact extrêmement polluant, promet en fait, et d’abord, de doper l’extraction du pétrole, du gaz et du charbon.

    De l’autre, les attaques contre l’écologie sont la réaction d’acteurs et de groupes d’#intérêts_financiers et technologiques qui baignent encore dans des rêves de puissance virile et suprémaciste. Les changements « rapides et profonds dans tous les secteurs et tous les systèmes », nécessaires pour « garantir un avenir viable et durable pour toutes et tous », selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat [#GIEC], sont matériellement possibles, mais un Peter Thiel ou un Elon Musk n’en veulent pas.

    Depuis les années 1980, si ce n’est depuis les colonisations, une #minorité_privilégiée a choisi de faire sécession de l’#avenir_commun, de sacrifier une partie de la planète et la majorité de l’humanité afin de préserver ses richesses et son pouvoir. Ce qui est nouveau, dans la séquence actuelle, c’est que ce « programme » cynique soit devenu celui de gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, tel celui de Donald Trump aux Etats-Unis, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, de l’extraction d’hydrocarbures à l’agro-industrie.

    En France comme en Europe, l’#extrême_droite et une grande partie de la droite œuvrent désormais ensemble pour détricoter de façon massive des orientations environnementales pourtant insuffisantes, le dénigrement des « écologistes » étant devenu leur point de ralliement.

    #Contre-récit hélas efficace

    Comment expliquer une possible adhésion à de tels #discours, tellement contraires à l’#universalisme_humaniste et à l’intérêt de la majorité ? Au-delà de la confusion argumentaire des #réseaux_sociaux, entretenue par une presse et une édition aux mains de quelques milliardaires, on peut observer une confiscation des débats sous les invectives et, sous le couvert d’écologie « réaliste » ou « pragmatique », un contre-récit hélas efficace.

    L’#empathie pour les victimes des ravages environnementaux est empreinte de #fatalisme : la reconnaissance de l’échec de #politiques_publiques insuffisantes justifie l’abandon de toute nouvelle tentative. Cet échec est attribué aux politiques écologiques, alors qu’aucun programme à la hauteur des enjeux n’a jamais été appliqué – ne serait-ce que les propositions de la #convention_citoyenne_sur_le_climat mise en place en 2019. Certains poussent même la #mauvaise_foi jusqu’à prétendre que la France a pratiqué la #décroissance.

    L’#adaptation, faute d’avoir été vraiment préparée ‒ c’est pour beaucoup une des révélations douloureuses du moment ‒, devient un mot d’ordre néolibéral : à l’individu de s’adapter, par exemple pour « gérer son #écoanxiété », comme le recommandait le gouvernement le 23 juillet, sans jamais toucher aux causes systémiques et politiques. Or l’adaptation sans atténuation efficace aura toujours un train de retard et ne sera même plus possible, car la situation « exceptionnelle » de cet été n’est pas seulement la norme d’un #nouveau_régime_climatique, mais une étape vers le pire tant qu’on n’arrête pas la #fuite_en_avant. Les #mégabassines, dont la #loi_d’urgence_agricole prévoit de faciliter le développement plutôt que de repenser le #modèle_agricole, le montrent bien.

    L’#anti-écologisme n’est pas le simple résultat de lobbys qui réussiraient à manipuler l’opinion. Car le désaveu de l’écologie est aussi le fait d’une partie de la population à qui l’on fait croire qu’elle a davantage à y perdre qu’à y gagner. Les complicités sont étendues par les chaînes d’interdépendances qui nous attachent au monde de l’énergie fossile, et les transformations des façons de vivre sont à juste titre redoutées tant qu’elles sont prétextes à accroître les #inégalités.

    A contrario, un changement de système pour respecter les #limites_planétaires, décidé par des processus de #démocratie_délibérative et placé sous le signe de l’#égalité et de la #justice, permettrait à plus de 90 % de la population de vivre mieux, selon le Global Justice Report du [laboratoire de recherche international] World Inequality Lab. Mais ce #récit peine à concurrencer celui, simpliste et irresponsable, qui s’est imposé pour discréditer les alertes du #Club_de_Rome [groupe de réfléxion] qui, en 1972 [avec le #rapport_Meadows sur les #limites_de_la_croissance], prévoyait l’effondrement de nos sociétés si elles poursuivaient la #croissance_économique : enrichissons-nous quitte à ravager la planète, les générations futures trouveront bien des solutions si elles sont plus riches. Depuis plus de cinquante ans qu’elles se font attendre, les technopromesses de la #croissance_infinie nous mènent tout simplement au #chaos.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/22/une-minorite-privilegiee-sacrifie-la-planete-afin-de-preserver-ses-richesses
    #Steve_Hagimont #riches #richesse #techno-solutionnisme #agriculture

    • Ne doutons pas que Zaka veut toucher le maximum de monde par ses publications mais ce consensus m’énerve au plus haut point. Bien évidemment que le sujet « écologie » est éminemment politique puisqu’il s’agit de préserver les ressources naturelles que nous offre notre environnement proche pour assurer notre subsistance, la plus importante étant la production de nourriture et ce sont bien les plus démunis qui seront exposés aux pénuries alimentaires accès à l’eau potable inclus. De par le monde, certaines de ces populations sont entrées dans le dur depuis un bon moment surtout pour un accès équitable à l’eau.

    • D’une certaine façon, dire « c’est politique » ou « c’est apolitique », c’est parfois dire la même chose. Pour Zaka, c’est une façon de signifier que c’est un sujet tellement important que ça dépasse les querelles politiciennes, il souhaite signifier, àmtha, que ça nous concerne tous. Et pour d’autres, nous ici en particulier, dire « c’est politique », c’est une façon de signifier que ça nous concerne tous.

      Le terme politique est très lourdement connoté, et ça en devient une insulte, un mot péjoratif, ça en est devenu ce que les possédants veulent que ça devienne : un sujet sale, qui ne concerne personne, sauf eux, bien évidemment, qui sauront comment traiter le sujet, loin de nos regards et de nos conversations.

      Je sors moi aussi d’une cousinade, de plusieurs repas de famille, et parvenir à atteindre le niveau de discussion où on est d’accord pour dire que la politique, c’est le sujet noble qui concerne tout le monde, c’est long et ça ne tient pas dans le temps de cerveau disponible entre la viande et le fromage.

    • Oui j’entends ça (et je connais des gens très politisés qui ne supportent pas le mot politique) mais bien souvent quand on déclare quelque chose d’apolitique c’est qu’on imagine (souvent naïvement) un consensus mou autour de la question, sans remettre en cause les privilèges d’une minorité, en gros c’est business as usual modulo quelques ajustements pour corriger les « excès ». Le fait de dire que quelque chose est politique, c’est aussi induire que tout le monde n’est pas d’accord et qu’à un moment y aura des conflits à régler.

    • Et donc, remettons sur le métier le vieil adage qui veut que :
      « si tu n’occupes pas de politique, la politique, elle, s’occupe de toi » . ;-)
      Toutes ces discussions « en famille » (ou pas) à propos de ce sujet, encore une belle illustration de la #loi_de_Brandolini.

      En dernier lieu, on sait depuis un bout de temps sur quoi débouchent le plus souvent les postures « apolitiques » : #chacun_pour_sa_gueule

      Voir par ici ; https://seenthis.net/messages/1187588

      [edit]

      Pour Zaka, c’est une façon de signifier que c’est un sujet tellement important que ça dépasse les querelles politiciennes, il souhaite signifier, àmtha, que ça nous concerne tous.

      Oui, enfin, relativisons : on ne se sent pas concerné de la même manière suivant qu’on habite « sous les toits » ou qu’on déblatère sur un plateau TV climatisé et protégé de la honte par « un déo qui tient ».

  • La convention citoyenne sur les temps de l’enfant et l’approche des municipales ravivent le débat sur les #rythmes_scolaires à Paris (qui est restée sur 4 jours et demi). Une large intersyndicale (FSU-SNUipp, SNUDI-FO, SUD éducation, SE-UNSA, CGT éduc’action, CNT-STE) appelle à une consultation de la profession, au respect de l’avis majoritaire et à l’abandon des rythmes parisiens actuels (oui parce qu’on sait déjà que les collègues sont contre).

    Le constat est le même depuis septembre 2013 : les enseignant-es dénoncent les conséquences de la réforme Peillon et de son application parisienne sur les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels.

    En 2025, l’Intersyndicale parisienne du Premier degré reste opposée à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Paris. Malgré l’assouplissement du décret et l’opposition massive et durable des enseignant-es, rien n’a changé !

    Les différentes consultations de la profession faites ces dernières années à Paris ont toutes exprimé le rejet massif du système actuel.
    Il est plus que jamais nécessaire de remettre le temps scolaire au centre du fonctionnement des écoles et d’en finir avec les rythmes actuels.

    La profession est fatiguée à cause de la journée la plus courte de la semaine. A l’inverse, les journées longues sont reposantes, c’est pourquoi il en faut plus.

    Les conditions d’apprentissage sont meilleures le vendredi à 16h que le mercredi matin. Plus, le travail du mercredi matin nuit au travail fait le reste de la semaine.

    Il faut respecter le choix majoritaire des enseignants qui sont pour les 4 jours. Les autres peuvent aller à la CFDT.

    Les collègues faisant le constat qu’ils sont plus fatigués qu’il y a 15 ans pensent massivement que c’est à cause de la réforme des rythmes scolaires. Qui sommes-nous pour les contredire ?

    Il faut replacer l’église scolaire au centre du village de l’enfant. Les animateurs de TAP peuvent retourner dans la banlieue des goûters d’anniversaire.

    Il n’y a aucun intérêt à diminuer les journées de classe, les parents ne pouvant venir chercher leurs enfants avant 18h. En revanche, il faut supprimer la classe le mercredi pour que les enfants se reposent à la maison ce jour-là.

    • L’école fait partie de la société.
      Quand tu changes un truc à l’école, tu changes la société.
      Ce qui est stupide actuellement, c’est maintenir les gosses à l’école pendant des journées interminables tout en n’ayant pas assez le monde pour assurer des cours et activités de qualité.
      La bataille des horaires, c’est pour occuper tout le monde pendant que les dotations sont sabrées et l’école explosée au profit des seuls gosses de bourgeois.

    • lancement mi-avril 2026 d’une #convention_citoyenne [parisienne] sur la protection et les temps de l’enfant à l’école réunissant parents, agents, experts, associations et un groupe d’enfants. Avec de premières restitutions attendues mi-juin, elle s’organisera autour de trois chantiers structurants (organisation des temps de l’enfant : 4 jours, 4,5 jours ou 5 jours ; articulation entre écoles, périscolaire et familles ; et niveau de service public : universalité, gratuité, réduction des inégalités)...

      https://www.paris.fr/pages/un-nouveau-plan-d-action-contre-les-violences-faites-aux-enfants-34461
      (Par contre je ne sais pas si Paris pourrait décider hors cadre national de passer à 5 jours.)

    • Pour les 4 jours, les profs ont des arguments centrés sur les profs, les parents, les enfants, et il y en a sur le périscolaire, la palme revenant à celui-ci :
      Il faut réfléchir aux rythmes scolaires sans donner la priorité au périscolaire, les rythmes scolaires concernent d’abord et avant tout le scolaire. Et de ces bornes qui sont censées s’appliquer à la réflexion (les contraintes et les intérêts du périscolaire, on s’en fout, les nôtres d’abord), on passe implicitement à l’exclusion pure et simple du périscolaire : pour que l’école reste l’école [c’est une vraie expression mobilisée sur le sujet], il faut que le temps scolaire occupe l’essentiel du temps de la journée.

      Les rythmes scolaires c’est donc une question de statut social, c’est à celui qui occupera le plus d’heures dans la journée des élèves, et si les animateurices font plus qu’avant, c’est dévalorisant pour les profs. J’ai même lu un prof dans une enquête syndicale d’il y a quelques années : l’école est desacralisée.
      Ça me rappelle, toutes proportions gardées, mon maître-formateur (gloire à lui au passage), qui formulait une critique à une étudiante : ’si tu abordes ta séance comme ça, c’est pas de l’enseignement, c’est de l’animation’... et puis réalisant qu’elle venait de l’animation il se reprend : ’... au sens noble du terme !’
      La fierté professionnelle (et la peur du déclassement), ça peut être moche.

      Et je commence à comprendre cet autre argument : les parents ne s’y retrouvent pas, ils ne font pas la distinction scolaire/périscolaire. En fait le souci n’est pas que les parents ne comprennent pas quand ont lieu scolaire et périscolaire (grosso modo ils ne comprennent pas grand chose et c’est pas tant que ça un problème pour nous), ce serait qu’ils nous confondent avec des animateurices, ou l’inverse.

    • Les élus sont souvent surpris par l’écart entre le bon niveau de satisfaction des NAP [Nouvelles Activités #Périscolaires ] déclaré par les enfants et les discours des parents et des enseignants recueillis sur l’objet des activités proposées et les méthodes pédagogiques des intervenants. Alors que les enfants sont globalement satisfaits des intervenants et de leurs compétences, les élus (dont le commanditaire) retiennent plutôt les discours enseignants et parentaux sur les NAP et leurs intervenants. Pour expliquer ces écarts, certains élus ont mis en doute notre neutralité de chercheur en invoquant parfois notre supposé militantisme pour la semaine scolaire de quatre jours et demi. Par ailleurs, il est intéressant de noter ici que les élus soulignent en outre leurs difficultés pour trouver de la main-d’œuvre qualifiée, organiser les activités et réussir à ce qu’elles se déroulent positivement. La suppression des NAP pour ces élus ne serait-elle pas, du coup, un soulagement organisationnel et budgétaire, indépendamment du degré de satisfaction des enfants quant à ces NAP, les propos enseignants et parentaux devenant un élément sur lequel les élus prennent appui ?

      https://journals.openedition.org/rfp/7466

    • « Qui fait quoi, qui est qui ? » Réforme des rythmes et divisions du travail à l’école primaire | Nicolas Divert et Francis Lebon [2017]
      https://shs.cairn.info/revue-les-sciences-de-l-education-pour-l-ere-nouvelle-2017-4-page-25

      Derrière ces difficultés dans la mise en œuvre de la réforme, se dessinent des tensions autour de la défense des territoires d’intervention d’un groupe professionnel (Abbott, 1998). Bien que le projet éducatif territorial (PEDT) de la commune revendique « le principe de coéducation et un travail en concertation de l’ensemble des partenaires éducatifs », force est de constater une complexité croissante dans l’appréhension de la division du travail éducatif au sein du premier degré.

      Alors que la participation des ATSEM aux #TAP s’inscrit dans une forme de continuité du fonctionnement de l’institution scolaire, une opposition principale et récurrente se fait entendre entre #enseignants et #animateurs, faisant de ces deux groupes, les pivots d’une nouvelle organisation de l’#école. Les premiers revendiquent la maîtrise de compétences qui feraient, selon eux, défaut aux animateurs :

      « Moi, je ne suis qu’extérieure, je ne suis pas dedans pour dire quoi que ce soit. En plus, c’est pas de l’école, c’est autre chose. Mais nécessairement, dans le recrutement, on se pose des questions. Quand vous avez une animatrice qui a du mal à lire le prénom des enfants, ça m’interroge… ça m’embête de confier des enfants à quelqu’un qui peut-être n’est pas capable de lire « issue de secours »… ». (Directrice, école Jacques Prévert)

      La maitrise de savoirs spécifiques fonctionne classiquement comme une rhétorique professionnelle servant à asseoir la légitimité d’un groupe professionnel (Paradeise, 1985). Le clivage se forge sur des savoirs professionnels académiques acquis en formation. Associés à une socialisation professionnelle enseignante, ils permettent une familiarisation avec les postures attendues d’autant plus grande que leur expérience est importante. Ces comportements mêlant maîtrise matérielle, relationnelle, didactique et pédagogique (Gasparini, 2008, p. 107) seraient une prérogative détenue exclusivement par les enseignants comme l’indique la directrice de l’école Jules Ferry : « les animateurs n’ont pas la distance qu’ils devraient avoir par rapport aux enfants ». Les animateurs seraient « des gars des quartiers qui habitent juste à côté » selon un autre enseignant qui encadre un TAP, disqualifiant ainsi la qualité de leur travail. « On a l’impression que c’est le bas de l’immeuble », estime cette même directrice d’école, soulignant une porosité négative entre l’école et l’environnement extérieur. On voit se dessiner, en arrière-plan, une tension forte entre d’une part les animateurs et les ATSEM (Garnier, 2003 ; Lebon, 2009), figures populaires souvent éloignées de l’univers scolaire mais devenant des acteurs de la politique éducative et d’autre part des enseignants qui relèvent des classes moyennes (Peyronie, 1998) et se perçoivent de plus en plus vulnérables.

  • Olimpiadi invernali 2030, la lotta dei comitati francesi per evitare il déjà-vu di Milano-Cortina

    Per la prima volta, un comitato Onu si esprimerà sull’assenza di dibattito democratico nell’organizzazione dei Giochi delle Alpi francesi. Intanto, le associazioni provano a supplire alle carenze di trasparenza, partecipazione e sostenibilità viste a Milano-Cortina, ma temono di essere già in ritardo

    È una prima assoluta: mercoledì 19 novembre, il Comitato delle Nazioni unite incaricato di garantire il rispetto della Convenzione di Aarhus sulla democrazia ambientale ha dichiarato ammissibile il ricorso presentato da una serie di associazioni francesi che hanno denunciato l’assenza di dibattito pubblico sull’organizzazione dei Giochi invernali delle Alpi francesi 2030. È la prima volta che un progetto olimpico finisce sotto la lente della giustizia internazionale. Ora Parigi avrà cinque mesi per portare elementi a difesa della propria posizione, prima della decisione del Comitato. «La Francia non può più calpestare la democrazia – hanno esultato le associazioni promotrici Ligue des droits de l’homme, Comité citoyen J.O.P. 2030, France nature environnement e Mountain wilderness France –. Il governo deve sospendere l’esame del disegno di legge olimpico, gli impegni finanziari molto onerosi previsti dalla legge di bilancio e organizzare immediatamente un dibattito pubblico per discutere finalmente l’opportunità di organizzare questi Giochi, il cui costo totale supera i 4 miliardi di euro (di cui 2,5 miliardi di finanziamenti pubblici) e la cui impronta di carbonio raggiungerà le 804mila tonnellate di CO2, con un impatto economico e ambientale sproporzionato».

    Le mancanze sono le stesse che da anni vengono denunciate per le OIimpiadi di Milano-Cortina 2026 e che, a meno di tre mesi dall’inaugurazione, si fanno ormai irrimediabili. Così, dall’altra parte delle Alpi, cittadini e associazioni provano a trarre lezioni dal caso italiano per evitare che nel 2030 finisca allo stesso modo. Il rischio c’è: «A poco più di quattro anni dalla cerimonia d’inaugurazione non abbiamo ancora la carta ufficiale dei siti di gara e non è stato previsto alcun coinvolgimento delle comunità interessate», dice a lavialiberaAntoine Pin, direttore della sezione francese di Protect our winters (Pow), comunità internazionale di persone appassionate di sport invernali che hanno a cuore la lotta al cambiamento climatico.
    Alpi francesi 2030, progetto a porte chiuse

    Lo scorso maggio, il governo francese ha depositato in parlamento un disegno di legge che punta a snellire e accelerare l’iter di approvazione delle opere che saranno necessarie – il cui elenco dettagliato non è ancora noto –, anche in deroga ad alcune norme ambientali e urbanistiche. Pochi giorni dopo, l’associazione Collectif citoyen Jop 2030 ha sollecitato il Tribunale amministrativo di Lione e, insieme ad altre, il Comitato dell’Onu incaricato di far rispettare la Convenzione di Aarhus, che sancisce il diritto dei cittadini di partecipare ai processi decisionali in materia ambientale, per chiedere la sospensione del progetto di realizzazione dei Giochi, una moratoria su tutte le leggi in materia e l’apertura di un dibattito pubblico: «Il danneggiamento ambientale, la negazione della democrazia, la malagestione finanziaria e l’opacità che caratterizzano il progetto non possono restare senza risposta», hanno dichiarato i promotori. Il 19 novembre è arrivata la decisione sull’ammissibilità.

    Aprire spazi di partecipazione

    Parallelamente, c’è chi prova a colmare i vuoti creando occasioni in cui gli abitanti delle comunità interessate possano dire la loro. La scorsa primavera, Pow France ha condotto un sondaggio, in collaborazione con l’Università Savoia Monte Bianco, per misurare la consapevolezza dei cittadini rispetto al progetto. Degli oltre mille intervistati, il 60 per cento ha dichiarato di avere scarsa fiducia nella promessa di un’Olimpiade sostenibile continuamente ribadita dagli organizzatori e l’80 per cento si è detto favorevole alla partecipazione attiva dei cittadini ai processi decisionali.

    A partire da quella richiesta, l’associazione ha organizzato la prima Convention citoyenne olympique, un percorso partecipativo fatto di assemblee pubbliche in cui tutte le parti coinvolte nel progetto – cittadini, esperti, sportivi, amministratori – si confrontano sulla possibilità di rendere i Giochi realmente sostenibili per i territori. «Abbiamo previsto tre weekend da luglio a novembre, con differenti focus tematici e l’obiettivo finale di produrre delle raccomandazioni – spiega Pin –. Non ci basta denunciare ciò che non va, vogliamo far vivere ai cittadini ciò che è mancato e a cui avrebbero avuto diritto, anche se forse è già troppo tardi per avere un impatto significativo sul progetto».

    Comitato organizzatore grande assente

    Al tavolo, insieme a 50 cittadini estratti a sorte tra quelli interessati, siederanno anche rappresentanti delle federazioni sportive, degli ordini professionali e degli enti locali. Anche il Comitato olimpico internazionale ha comunicato di essere aperto al dialogo. All’appello manca però il Comitato organizzatore: «È l’unico da cui non abbiamo avuto ancora risposta, e la sua assenza direbbe molto», continua il direttore di Pow France. L’organismo, la cui composizione non è ancora stata ufficializzata, non ha dato riscontro neanche rispetto al documento che venti ong hanno elaborato insieme ad atleti, scienziati, cittadini e rappresentanti locali nel novembre del 2023, all’indomani della presentazione della candidatura, che dettaglia 17 condizioni perché la promessa di sostenibilità non rimanga solo sulla carta.
    Imparare da Milano-Cortina

    Agli incontri parteciperà anche una delegazione di Pow Italia, tra le realtà promotrici della campagna Open Olympics, a indicare l’interesse che le lezioni imparate da Milano-Cortina rivestono per la comunità d’Oltralpe. Lo racconta la coordinatrice Giorgia Garancini: «Avendo visto come stanno andando le cose qui e sentendoci anche abbastanza impotenti di fronte a tutte le decisioni prese a porte chiuse e all’avanzamento dei lavori, ci è sembrato evidente che passare il testimone ai nostri ‘cugini francesi’ sarebbe stato il modo migliore per dare continuità al nostro impegno e non farlo morire con la fine dei Giochi del 2026».

    Leonardo Ferrante, referente anticorruzione civica di Libera e Gruppo Abele, lancia anche la proposta di un «Open Olympics trasfrontaliero», considerato anche che le gare di pattinaggio di velocità del 2030 potrebbero svolgersi a Torino: «Siamo disponibili a collaborare con le realtà associative francesi interessate perché non si riparta da zero – dice a lavialibera –. L’eredità più grande che il nostro lavoro può lasciare è il principio che non si possano più fare passi indietro rispetto alla trasparenza e che questa rientri tra gli obblighi degli organizzatori: prima che si posi la prima pietra, per qualsiasi grande evento di questo tipo, dev’esserci un portale aperto che spieghi perché e restituisca in tempo reale le informazioni disponibili. Certo, non è risolutivo, ma è l’inizio di un processo di interlocuzione e partecipazione».

    https://lavialibera.it/it-schede-2358-olimpiadi_milano_cortina_alpi_francesi_2030_campagna_asso

    #JO #JO2026 #jeux_olympiques #Alpes #JO2030 #France #Italie #démocratie #résistance #Collectif_citoyen_Jop_2030 #justice #convention_de_Aarhus #environnement #Pow_France #Convention_citoyenne_olympique #soutenabilité #Milano-Cortina

  • Les membres de la convention citoyenne sur les temps de l’enfant veulent changer l’organisation de la semaine de classe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/20/les-membres-de-la-convention-citoyenne-sur-les-temps-de-l-enfant-veulent-cha

    Réunie pour la cinquième fois au Conseil économique, social et environnemental du 17 au 19 octobre, la #convention_citoyenne sur les temps de l’enfant assume donc d’être entrée dans le cœur du débat : l’organisation de la journée et de la semaine des enfants. A l’issue des cinq premières sessions de travail, les premières ébauches de propositions préconiseraient une semaine de classe de cinq jours complets, des « cours théoriques » concentrés sur la matinée, et des après-midi consacrés à des mises en pratique ainsi qu’aux activités sportives, culturelles et artistiques, plus ou moins facultatives selon l’horaire. En toile de fond des réflexions, l’idée que plus le temps de prise en charge collectif sera long, plus le service public d’éducation réduira les inégalités.

    Paradoxalement, l’enjeu de la durée des vacances scolaires, sur lequel le président de la République, Emmanuel Macron, s’était fondé pour lancer la convention, est moins central – même s’il en est question dans un sous-groupe chargé de plancher sur le sujet. « Le fil rouge en train de se dégager est vraiment celui de l’organisation de la journée et de la semaine, même si aucune proposition n’est figée pour l’instant, détaille Kenza Occansey, le vice-président du CESE, le 19 octobre. Les citoyens doivent maintenant décider quelle vision ils veulent porter dans leur rapport, à la fois pour repenser l’organisation mais aussi pour savoir dans quels lieux ces temps doivent se tenir, s’ils restent centrés sur l’école, ou non. »

    Le fait que la convention citoyenne envisage sérieusement de remettre en cause l’organisation de la semaine de classe est loin d’être un détail : pour les acteurs éducatifs, il faut à tout prix éviter de reproduire le fiasco de la « réforme des rythmes ». En 2013, l’ancien ministre Vincent Peillon avait rétabli une semaine de quatre jours et demi de classe en primaire, cinq ans après l’instauration de la semaine de quatre jours sous Nicolas Sarkozy. Dès son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron a proposé aux communes de choisir entre quatre jours et quatre jours et demi : la majorité d’entre elles, à part certaines grandes villes, dont Paris, ont choisi le retour à quatre jours.

    A la session précédente, en septembre, une trentaine de citoyens travaillant spécifiquement sur la réorganisation du temps scolaire avaient bénéficié d’un témoignage de première main autour de cet épisode cuisant. Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) sous Vincent Peillon, avait immédiatement précisé à ceux qui l’auditionnaient : « Vous avez devant vous un grand brûlé, qui a tenté une réforme des rythmes scolaires et a rencontré un certain nombre de difficultés pour la conduire. »

    « La semaine de cinq jours est la meilleure formule », a également validé l’ancien Dgesco, reconnaissant que la décision, en 2013, d’opter pour quatre jours et demi reposait avant tout sur l’acceptabilité sociale de la mesure, et n’était pensée que comme une étape vers la semaine de cinq jours. « La semaine de quatre jours est une exception mondiale, et personne n’a songé à nous imiter dans cette folie ! » Pourquoi l’avoir instaurée, en dépit du consensus sur ses effets délétères ? Les collectivités territoriales y ont vu une source d’économies ; les enseignants, un gain de temps à défaut d’une revalorisation de leurs salaires, faibles.

    C’était d’ailleurs la principale mise en garde aux citoyens de l’ancien Dgesco, fin septembre. « Il faut faire attention aux enseignants, ils vont très mal. On a les professeurs les plus mal payés d’Europe. Ils sont découragés, désabusés, et ils en ont assez des réformes successives. Le terrain n’est pas forcément favorable à la mise en œuvre de nouvelles réformes, quelles qu’elles soient. »

    M. Delahaye avait également souligné qu’une réorganisation de la semaine supposait d’importants moyens financiers pour recruter, notamment, des professionnels qui encadreraient les enfants dans les diverses activités. [...]

    Les 140 citoyens l’ont bien compris : transformer les temps de l’enfant coûtera cher. Lors de la séance plénière qui a clôturé la cinquième session, le 19 octobre, ils ont abordé la question frontalement, en demandant au vice-président du CESE s’il était possible qu’un expert financier se penche sur leurs propositions pour en donner un chiffrage précis avant la rédaction de leur rapport final. « Aucun expert ne pourra vous donner des éléments précis », répond Kenza Occansey, qui prévient qu’une telle entreprise serait, à ce stade, délétère : « Il n’est pas question qu’on vienne vous dire que ce que vous demandez est impossible. »

    Les citoyens saisissent la balle au bond. « Précisément, je pense que la question de l’argent est au cœur de notre sujet, pointe du doigt Laëtitia. Si on ne dit pas qu’il y a un problème d’investissement, alors on aura raté notre rapport. Beaucoup de choses ont été détricotées, et un pays qui n’investit pas sur sa jeunesse est un pays en danger. » La sixième session de travail de la convention, l’avant-dernière, se tiendra du 7 au 9 novembre.

    #école #rythmes_scolaires

  • L’annonce d’une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant » par Emmanuel Macron accueillie avec scepticisme
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/05/03/l-annonce-d-une-convention-citoyenne-sur-les-temps-de-l-enfant-par-emmanuel-

    Le chef de l’Etat souhaite remettre à plat «  l’organisation des journées » des élèves et s’empare ainsi d’un sujet hautement inflammable, aux ramifications multiples. Une « diversion », selon les syndicats d’enseignants, pour qui l’urgence est ailleurs.

    L’idée d’une #convention_citoyenne sur l’éducation ou l’enfance (donc à l’objet bien plus large que les #rythmes_scolaires) est dans l’air depuis quelque temps.
    – Le CESE en juin 2024 :

    1. Redéfinir les finalités de l’École
    → Comment ? En organisant un débat démocratique (convention citoyenne, états généraux…) associant tous les acteurs de la communauté éducative et tous les publics.
    Il faut aujourd’hui garantir les moyens et de meilleures conditions de scolarisation des élèves, de la maternelle au lycée pour assurer la réussite de tous les élèves.

    https://www.lecese.fr/actualites/reussite-lecole-reussite-de-lecole

    – La FCPE en septembre 2024 :

    La FCPE, qui “réclame une concertation d’ampleur afin que soit redessinée une ambition collective pour l’école de la République”, est déjà soutenue dans sa démarche par plus de 8000 citoyens.

    https://www.fcpe.asso.fr/actualite/la-fcpe-reclame-une-convention-citoyenne-sur-leducation

    – La CFDT dans la foulée :

    Renforcer l’École, redonner de l’attractivité aux métiers de l’éducation, cela suppose un effort budgétaire, une vision politique partagée, cela suppose un dialogue social renouvelé qui n’articule plus écoute et décision unilatérale, mais réelle négociation et partage de la décision. [...] C’est le sens de notre proposition d’organiser une convention citoyenne sur l’éducation.

    https://cotedazur.sgen-cfdt.fr/actu/conference-de-presse-de-rentree-2024

    – L’UNICEF et une centaine d’organisations en février :

    Une convention citoyenne visible et rassembleuse pourrait s’articuler autour de demandes fortes : le respect intégral de la Convention internationale des droits de l’enfant et des recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations unies, l’éradication de la pauvreté infantile, la lutte active pour la protection des enfants contre toute forme de violences, des services publics revitalisés, accessibles à tous et dotés de moyens humains et financiers conséquents, et la sauvegarde effective de notre environnement et du vivant sur Terre, pour un monde accueillant pour les générations futures.

    Nous appelons donc le gouvernement à lancer une convention citoyenne en faveur de l’#enfance et des générations futures. Cette initiative inédite pourra proposer de grandes orientations et une politique ambitieuse sur le temps long pour lever les obstacles et les freins au développement et à l’épanouissement des enfants, pour éradiquer les insécurités de tous ordres qui les affectent, et pour offrir à tous les enfants toutes les conditions pour bien grandir et cheminer vers leur pleine émancipation.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/11/l-appel-de-plus-de-100-organisations-pour-un-grand-ministere-de-l-enfance-le

    – ... qui regrettent le caractère trop limité de celle proposée par Macron :

    Nous nous adressons au président de la République et lui demandons d’élargir le champ de la convention citoyenne à une politique publique globale dont ont besoin les enfants pour être protégés, bien grandir et s’émanciper, afin de déboucher sur la définition d’une stratégie nationale interministérielle pluriannuelle en ce sens.

    https://www.unicef.fr/article/convention-citoyenne-sur-les-temps-de-lenfant-un-manque-dambition-face-aux-de
    #école

    • « La prochaine convention citoyenne ne devrait pas se cantonner aux temps scolaires » | Tribune - Jean-Paul Delahaye
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/06/16/la-prochaine-convention-citoyenne-ne-devrait-pas-se-cantonner-aux-temps-scol

      Soit, mais cette soudaine prise de conscience est sans doute l’expression d’un repentir dans la mesure où, en 2017 et sans concertation, le président a rétabli, de fait, la semaine de quatre jours à l’école primaire, organisation si néfaste pour les enfants qu’aucun pays au monde n’a songé à l’imiter. Rappelons que les milieux populaires, c’est le ministère lui-même qui le montrait dans une étude de juin 2017, souhaitaient majoritairement une semaine de cinq jours, eux qui n’ont que l’école pour émanciper leurs enfants.

      Ce désir présidentiel de concertation sur le temps scolaire s’exprime alors même que le budget 2025 supprime les crédits qui permettaient aux dernières communes restées courageusement à la semaine de cinq jours de financer des activités périscolaires. La semaine catastrophique de quatre jours sera ainsi généralisée à la rentrée 2025. Quel sens peut avoir une convention citoyenne dans ces conditions ?

  • #Productivisme et destruction de l’#environnement : #FNSEA et #gouvernement marchent sur la tête

    Répondre à la #détresse des #agriculteurs et agricultrices est compatible avec le respect de l’environnement et de la #santé_publique, expliquent, dans cette tribune à « l’Obs », les Scientifiques en rébellion, à condition de rejeter les mesures productivistes et rétrogrades du duo FNSEA-gouvernement.

    La #crise de l’agriculture brasse croyances, savoirs, opinions, émotions. Elle ne peut laisser quiconque insensible tant elle renvoie à l’un de nos #besoins_fondamentaux – se nourrir – et témoigne du #désarroi profond d’une partie de nos concitoyen·nes qui travaillent pour satisfaire ce besoin. Reconnaître la #souffrance et le désarroi du #monde_agricole n’empêche pas d’examiner les faits et de tenter de démêler les #responsabilités dans la situation actuelle. Une partie de son #traitement_médiatique tend à faire croire que les agriculteurs et agricultrices parleraient d’une seule voix, celle du président agro-businessman de la FNSEA #Arnaud_Rousseau. Ce directeur de multinationale, administrateur de holding, partage-t-il vraiment la vie de celles et ceux qui ne parviennent plus à gagner la leur par le travail de la terre ? Est-ce que les agriculteur·ices formeraient un corps uniforme, qui valoriserait le productivisme au mépris des #enjeux_environnementaux qu’ils et elles ne comprendraient soi-disant pas ? Tout cela est difficile à croire.

    Ce que la science documente et analyse invariablement, en complément des savoirs et des observations de nombre d’agriculteur·ices, c’est que le #modèle_agricole industriel et productiviste conduit à une #catastrophe sociale et environnementale. Que ce modèle concurrence dangereusement les #alternatives écologiquement et socialement viables. Que cette agriculture ne s’adaptera pas indéfiniment à un environnement profondément dégradé. Qu’elle ne s’adaptera pas à un #réchauffement_climatique de +4 °C pour la France et une ressource en #eau fortement diminuée, pas plus qu’à une disparition des #insectes_pollinisateurs.

    Actuellement, comme le rappelle le Haut Conseil pour le Climat (HCC), l’agriculture représente le deuxième secteur d’émissions de #gaz_à_effet_de_serre, avec 18 % du total français, derrière les transports. La moitié de ces émissions agricoles (en équivalent CO2) provient de l’#élevage_bovin à cause du #méthane produit par leur digestion, 14 % des #engrais_minéraux qui libèrent du #protoxyde_d’azote et 13 % de l’ensemble des #moteurs, #engins et #chaudières_agricoles. Le HCC rappelle aussi que la France s’est engagée lors de la COP26 à baisser de 30 % ses émissions de méthane d’ici à 2030, pour limiter le réchauffement climatique. L’agriculture, bien que répondant à un besoin fondamental, doit aussi revoir son modèle dominant pour répondre aux enjeux climatiques. De ce point de vue, ce qu’indique la science, c’est que, si l’on souhaite faire notre part dans le respect de l’accord de Paris, la consommation de #viande et de #produits_laitiers doit diminuer en France. Mais la solidarité avec nos agriculteur.ices ainsi que l’objectif légitime de souveraineté et #résilience_alimentaire nous indiquent que ce sont les importations et les élevages intensifs de ruminants qui devraient diminuer en premier.

    Côté #biodiversité, la littérature scientifique montre que l’usage des #pesticides est la deuxième cause de l’effondrement des populations d’#insectes, qui atteint 80 % dans certaines régions françaises. Les #oiseaux sont en déclin global de 25 % en quarante ans, mais ce chiffre bondit à 60 % en milieux agricoles intensifs : le printemps est devenu particulièrement silencieux dans certains champs…

    D’autres voies sont possibles

    Le paradoxe est que ces bouleversements environnementaux menacent particulièrement les agriculteur·ices, pour au moins trois raisons bien identifiées. Tout d’abord environnementale, à cause du manque d’eau, de la dégradation des sols, des événements météorologiques extrêmes (incendies ou grêles), ou du déclin des insectes pollinisateurs, qui se traduisent par une baisse de production. Sanitaires, ensuite : par leur exposition aux #produits_phytosanitaires, ils et elles ont plus de risque de développer des #cancers (myélome multiple, lymphome) et des #maladies_dégénératives. Financière enfin, avec l’interminable fuite en avant du #surendettement, provoqué par la nécessité d’actualiser un équipement toujours plus performant et d’acheter des #intrants pour pallier les baisses de production engendrées par la dégradation environnementale.

    Depuis des décennies, les #traités_de_libre-échange et la compétition intra-européenne ont privé la grande majorité des agriculteur·ices de leur #autonomie, dans un cercle vicieux aux répercussions sociales tragiques pouvant mener au #suicide. Si la FNSEA, les #JA, ou la #Coordination_rurale réclament une forme de #protectionnisme_agricole, d’autres de leurs revendications portent en revanche sur une baisse des #contraintes_environnementales et sanitaires qui font porter le risque de la poursuite d’un modèle délétère sur le long terme. Ce sont justement ces revendications que le gouvernement a satisfaites avec, en particulier, la « suspension » du #plan_Ecophyto, accueilli par un satisfecit de ces trois organisations syndicales rappelant immédiatement « leurs » agriculteurs à la ferme. Seule la #Confédération_paysanne refuse ce compromis construit au détriment de l’#écologie.

    Pourtant, des pratiques et des modèles alternatifs existent, réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre et préservant la biodiversité ; ils sont déjà mis en œuvre par des agriculteur·ices qui prouvent chaque jour que d’autres voies sont possibles. Mais ces alternatives ont besoin d’une réorientation des #politiques_publiques (qui contribuent aujourd’hui pour 80 % au #revenu_agricole). Des propositions cohérentes de politiques publiques répondant à des enjeux clés (#rémunération digne des agriculteur·ices non soumis aux trusts’de la grande distribution, souveraineté alimentaire, considérations climatiques et protection de la biodiversité) existent, comme les propositions relevant de l’#agroécologie, qu’elles émanent du Haut Conseil pour le Climat, de la fédération associative Pour une autre PAC, de l’IDDRI, ou encore de la prospective INRAE de 2023 : baisse de l’#élevage_industriel et du cheptel notamment bovin avec soutien à l’#élevage_extensif à l’herbe, généralisation des pratiques agro-écologiques et biologiques basées sur la valorisation de la biodiversité (cultures associées, #agro-foresterie, restauration des #haies favorisant la maîtrise des bio-agresseurs) et arrêt des #pesticides_chimiques_de_synthèse. Ces changements de pratiques doivent être accompagnés de mesures économiques et politiques permettant d’assurer le #revenu des agriculteur·ices, leur #accès_à_la_terre et leur #formation, en cohérence avec ce que proposent des syndicats, des associations ou des réseaux (Confédération paysanne, Atelier paysan, Terre de liens, Fédérations nationale et régionales d’Agriculture biologique, Réseau salariat, …).

    Nous savons donc que les politiques qui maintiennent le #modèle_agro-industriel sous perfusion ne font qu’empirer les choses et qu’une réorientation complète est nécessaire et possible pour la #survie, la #dignité, la #santé et l’#emploi des agriculteur·ices. Nombre d’enquêtes sociologiques indiquent qu’une bonne partie d’entre elles et eux le savent très bien, et que leur détresse témoigne aussi de ce #conflit_interne entre le modèle productiviste qui les emprisonne et la nécessité de préserver l’environnement.

    Une #convention_citoyenne

    Si le gouvernement convient que « les premières victimes du dérèglement climatique sont les agriculteurs », les mesures prises démontrent que la priorité gouvernementale est de sanctuariser le modèle agro-industriel. La remise en cause du plan Ecophyto, et la reprise en main de l’#Anses notamment, sont en totale contradiction avec l’urgence de s’attaquer à la dégradation environnementale couplée à celle des #conditions_de_vie et de travail des agriculteur·ices. Nous appelons les citoyen·nes et les agriculteur·rices à soutenir les changements de politique qui iraient réellement dans l’intérêt général, du climat, de la biodiversité. Nous rappelons que le sujet de l’agriculture et de l’#alimentation est d’une redoutable complexité, et qu’identifier les mesures les plus pertinentes devrait être réalisé collectivement et démocratiquement. Ces mesures devraient privilégier l’intérêt général et à long-terme, par exemple dans le cadre de conventions citoyennes dont les conclusions seraient réellement traduites dans la législation, a contrario a contrario de la précédente convention citoyenne pour le climat.

    https://www.nouvelobs.com/opinions/20240203.OBS84041/tribune-productivisme-et-destruction-de-l-environnement-fnsea-et-gouverne
    #tribune #scientifiques_en_rébellion #agriculture #souveraineté_alimentaire #industrie_agro-alimentaire

  • La #convention_citoyenne pour le #climat, théâtre d’affrontements entre groupes d’intérêt
    https://metropolitiques.eu/La-Convention-citoyenne-pour-le-climat-theatre-d-affrontements-entre

    Si la Convention citoyenne pour le climat est loin d’avoir permis une réponse à la hauteur de l’urgence climatique, Simon Baeckelandt montre que la publicisation des négociations entre groupes d’intérêts est une voie pour démocratiser l’écologie. Si la réalité du changement climatique n’est plus aujourd’hui contestée dans l’espace public, les politiques à adopter en matière environnementale sont loin d’être consensuelles. Entre innovation technologique et sobriété organisée, contrainte sur l’appareil #Terrains

    / #participation, climat, #environnement, convention citoyenne, #alimentation, #écologie

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-baeckelandt.pdf

  • Pour défendre son #action_climatique, le #gouvernement s’offre les services d’un #cabinet_de_conseil international
    https://reporterre.net/Pour-defendre-son-action-climatique-le-gouvernement-s-offre-les-services
    https://reporterre.net/local/cache-gd2/b6/d5443f6690007fbc0abdd72b7c48f9.jpg?1613203180

    À grand renfort de tableaux Excel et de budget carbone, la bataille des chiffres fait rage autour de la future loi Climat. Présenté hier en Conseil des ministres, le texte, qui reprend, au rabais, les propositions de la Convention citoyenne, n’est pas à la hauteur de son ambition. L’objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 n’est pas atteignable avec les mesures annoncées.

    […] Le député Matthieu Orphelin a voulu le démontrer. L’ingénieur, qui a fait la majeure partie de sa carrière à l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, a estimé que la loi, dans sa version actuelle, ne permettrait d’éviter que 13 millions de tonnes de CO2 par an (MtCO2), contre les 112 MtCO2/an visées. « En écartant sciemment les mesures les plus impactantes de la Convention citoyenne, le texte n’a qu’une portée symbolique », a-t-il regretté

    Plusieurs avis sont venus appuyer son propos. Le 26 janvier dernier, le #Conseil_national_de_la_transition_écologique s’est inquiété « de la baisse insuffisante des émissions de gaz à effet de serre induite par cette loi ». Quant au Conseil économique social et environnemental [#CESE], pas spécialement réputé pour le tranchant de ses prises de position, il a rendu un rapport incisif le 27 janvier dernier où il a souligné « les abus de langage » du gouvernement.

    […] le ministère de la #Transition_écologique a commandé un rapport au cabinet de conseil #Boston_Consulting_Group (#BCG). BCG est une multinationale réputée dans le monde des affaires. 60 % de ses clients sont des entreprises du CAC 40.ses clients habituels sont les mêmes que ceux qui se sont évertués pendant des mois à démonter une à une les propositions de la Convention citoyenne. BCG travaille main dans la main avec les lobbies industriels qui ont mené une guerre de l’ombre contre les citoyens tirés au sort. Le Medef a démoli le délit d’écocide proposé par la Convention. La firme BASF a critiqué son « populisme » et les filières automobile et aérienne se sont mobilisées contre toute forme de régulation contraignante.

    […] Une incompréhension générale demeure. Pourquoi le #Haut_Conseil_pour_le_climat n’a-t-il pas été mandaté ? C’est pourtant son rôle. Créée en 2018, cette instance consultative réunit nombre de climatologues et de scientifiques. Un consensus se dégage autour de son haut degré d’expertise et de sa neutralité.

    Contacté par Reporterre, son directeur exécutif, Olivier Fontan, dit « n’avoir reçu aucun appel du gouvernement ». Ses rapports critiques envers les politiques d’Emmanuel Macron aurait-il dissuadé le gouvernement de le solliciter ? L’été dernier, le Haut Conseil pour le climat jugeait « marginale » et « insuffisante » l’action climatique du gouvernement. Cet automne, il alertait des conséquences environnementales de la 5 G.

    Face au silence de l’exécutif, le Haut Conseil pour le #climat a tout de même décidé de se saisir du projet de loi Climat. « Nous rendrons un avis d’ici les prochaines semaines », assure Olivier Fontan. Contrairement à celui du BCG, il n’est pas certain que cet avis soit conciliant.

  • Au lieu d’un moratoire, l’État lance une mission… pour multiplier les entrepôts Amazon
    https://reporterre.net/Au-lieu-d-un-moratoire-l-Etat-lance-une-mission-pour-multiplier-les-entr

    La Convention citoyenne pour le climat exigeait un moratoire sur la construction de nouveaux entrepôts de e-commerce. Mais le gouvernement cherche, au contraire, à faciliter et accélérer leur implantation. Cet automne, il a lancé une mission pour développer des sites logistiques « clé en main » et accroître l’attractivité de la France à l’international. La promesse d’un moratoire sur la construction de nouveaux entrepôts de commerce en ligne a fait long feu. Elle s’est consumée sous l’autel de la (...)

    #Amazon #consommation #domination #lobbying

  • #Convention_citoyenne : « Les élus ne peuvent plus revendiquer le monopole de la production de la décision » assure Loïc Blondiaux | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/convention-citoyenne-les-elus-ne-peuvent-plus-revendiquer-le-monopole-de

    Certains élus, assez réticents, voient d’ailleurs dans cette convention citoyenne les racines d’une concurrence qui pourrait se développer. Qu’en pensez-vous ?

    Oui, objectivement, il y a une concurrence de #légitimité, mais elle n’est problématique que lorsqu’on a une vision très simplificatrice de la légitimité qui ne serait finalement reconstruite que par l’#élection. Or, ça ne fonctionne plus véritablement comme ça. Les élus sont légitimes à prendre la décision, mais ils doivent admettre que d’autres formes de légitimité peuvent venir enrichir le processus de décision collective. En fait, la #démocratie_participative ou délibérative, c’est à dire l’association des citoyens concernés par la décision dans le processus de décision, c’est une roue de secours pour la démocratie représentative, qui risque de disparaître, mise à mal par le processus de déconsolidation des démocraties représentatives et la montée en puissance des mouvements autoritaires. Si elle ne se réforme pas elle va disparaître.

    Le #tirage_au_sort est-il la bonne manière de rendre des citoyens légitimes pour s’exprimer et potentiellement donner lieu à un projet de loi ?

    Le tirage au sort pour désigner des citoyens qui prendraient les décisions qui feraient les lois de A jusqu’à Z, j’ai le sentiment que c’est une solution qui n’apparaît réaliste à personne. Pour l’instant, l’élection continue à être le moins mauvais des systèmes pour prendre la décision en dernière instance. Mais le tirage au sort trouve son intérêt, pour produire des assemblées citoyennes suffisamment diverses, suffisamment représentatives de la population, pour inclure dans la discussion des intérêts, des expériences et des manières de penser qui ne sont pas suffisamment représentées au Parlement. Aujourd’hui, un des problèmes de nos assemblées élues, c’est qu’elles ne sont pas assez représentatives socialement de la population. Et quelqu’un peut être légitime parce qu’il apparaît beaucoup moins partial, moins dans des intérêts particuliers. Ces 150 citoyens se sont placés du côté de l’#intérêt_général. Ils n’avaient de comptes à rendre à personne, pas de souci de réélection. Ils ont eu la possibilité de prendre des mesures audacieuses que des élus n’auraient peut-être pas prises.

    Est-ce que l’élection n’a pas aussi perdu en légitimité et en poids du fait des taux d’#abstention ?

    Je crois que les citoyens ne se sont pas dépolitisés. Ils continuent à être informés. Ils continuent à s’engager quand ils se sentent véritablement concernés. Et quand on regarde les enquêtes d’#opinion, l’intérêt pour la politique ne faiblit pas autant qu’on pourrait le croire. Ce qui faiblit, c’est l’intérêt pour la #politique institutionnalisée, l’intérêt pour les élections. Les citoyens, à l’exception de l’élection présidentielle, ont le sentiment que ces élections n’ont plus de conséquences véritables sur leur destin. Ils ont le sentiment que ceux qui ont le pouvoir de décision se situent hors de portée de l’élection. Donc, il y a une forme d’affaiblissement de l’importance de l’élection dans nos systèmes politiques. Ce qu’il faut maintenant, c’est réinventer des mécanismes politiques autres que l’élection pour venir renforcer notre système.

    #démocratie_représentative #démocratie_délibérative #élus

  • Discours d’E. Macron à la Convention citoyenne : la vague verte s’arrête aux pieds du néolibéralisme | Les Amis de la Terre
    https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/discours-de-macron-a-la-convention-citoyenne-la-vague-verte-sarrete-a

    Pour le Président, la paralysie de l’économie pendant le coronavirus n’ayant entraîné une baisse “que de 8%” des émissions mondiales, la décroissance serait donc impuissante à freiner le réchauffement climatique. Des propos qui frôlent la fake news tant ce niveau de réduction est historique. Pour avoir une chance d’éviter l’emballement climatique, le GIEC préconise une réduction des émissions mondiales de 7% par an d’ici 2030. 3 mois de réduction intensive de l’activité économique ont donc fait plus pour la baisse des émissions de gaz à effet de serre que 30 ans de politiques de croissance verte.

    Pas de changement de ligne sur la finance et la dette. Pour plus d’investissement verts, il va falloir produire plus… et travailler plus. E. Macron ne semble pas avoir conscience que la réduction des émissions entraînée par une rénovation énergétique des bâtiments ambitieuse pourrait être contrebalancée par l’accroissement de l’empreinte carbone de la surproduction de biens et services polluants.

    Les citoyens avaient pourtant proposé une taxe de 4% sur les dividendes pour financer leurs mesures, une tentative de corriger la captation massive de la richesse par les marchés financier et leur responsabilité immense dans la crise climatique. Emmanuel Macron, dont on connaît le passé dans la finance, a utilisé son Joker pour éviter qu’elle ne passe à l’Assemblée.

    #convention_citoyenne
    On en reparle bientôt...

  • #Convention_citoyenne : « Les Français doivent faire partie de la décision politique » | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/debat/convention-citoyenne-les-francais-doivent-faire-partie-de-la-decision-po

    Les 150 Français tirés au sort se sont réunis les 30 et 31 mai pour un dernier week-end de travail en visioconférence avant la session finale de juin.

    […] Le risque du #référendum

    Les citoyens doivent se prononcer sur la façon dont chaque famille d’objectifs doit être mise en œuvre : par voie législative ou par référendum ? Le sujet entre eux fait débat. Il y a ceux qui pensent que le référendum est la voie la plus efficace mais pour d’autres, comme Corinne, c’est la plus risquée. « Ce serait dommage que nos propositions ne soient pas jugées sur leur contenu mais rejetées à cause de l’impopularité de l’exécutif » s’inquiète-t-elle. Certains trouvent encore que le temps législatif est trop long alors que la crise sanitaire nous a montré que « le temps est de plus en plus compté ». « On ne peut pas attendre un an que Parlement se saisisse de nos propositions. Ce sera trop tard. Elles doivent faire partie du plan de sortie de crise. »

    Modifier la #Constitution pour « contraindre l’État à agir »

    L’autre sujet important de ce dernier week-end de travail a été la révision de l’article 1 de la Constitution afin d’y inscrire la lutte contre le réchauffement. Jusqu’à aujourd’hui, aucun pays du G20 n’a encore touché à sa loi fondamentale pour contraindre l’État à mieux prendre en compte les enjeux écologiques. L’objectif est d’obliger l’État français, le « contraindre » à agir en ayant une obligation de résultat pour protéger la biodiversité avec « des politiques publiques compatibles ». Il y a débat au sein des citoyens, la plupart estimant que la Charte de l’#environnement suffit, mais pour beaucoup modifier la Constitution est plus fort : « c’est important de le faire car toutes les futures lois vont s’appuyer dessus et devront ainsi prendre en compte l’écologie. Ce n’est pas que symbolique » espère William.