• Nos déchets plastiques ne pourront plus inonder l’Asie du Sud-Est, selon la convention de Bâle (si elle est respectée) - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/05/16/nos-dechets-plastiques-inonder-asie-du-sud-est-convention-bale

    Lors de la conférence, la Norvège, suivant les recommandations d’ONG du Sud-Est asiatique, a proposé l’intégration des déchets plastiques à la convention de Bâle sur les déchets dangereux. C’est bien le cas de tous ces plastiques dont l’incinération libère des composants toxiques. Presque un million de signatures ont été recueillies par la pétition « Stop dumping plastic in paradise ! » Parmi les militants présents à Genève pour défendre cette position, Prigi Arisandi, de l’association indonésienne Ecoton, et Mageswari Sangaralingam, de la branche malaisienne de Friends of the Earth (Sahabat Alam Malaysia) et qui représente également Gaia (Global Alliance for Incinerator Alternatives, Alliance mondiale pour une alternative aux incinérateurs).

    (...)
    Il n’est désormais plus possible pour les pays occidentaux d’envoyer leurs déchets non-recyclables dans des pays signataires de la convention de Bâle et non-membres de l’OCDE. Et cela vaut aussi pour les États-Unis. Mais quelles stratégies adoptera l’industrie ? Avec un pétrole bon marché, le recyclage des plastiques reste peu avantageux. Va-t-elle orienter ses efforts vers l’innovation pour recycler également les plastiques dont on ne sait jusqu’à présent que faire ?

    • Asia Will No Longer Tolerate Being a Plastic Waste Dump | The Diplomat
      https://thediplomat.com/2019/05/asia-will-no-longer-tolerate-being-a-plastic-waste-dump

      Tribune de deux militant·es de Friends of the Earth.

      Over the last three decades, the top plastic waste exporters, including the United States, Japan, and the United Kingdom, sent abroad plastic waste weighting about 168 million tonnes, most of it to China. In 2018, China said “enough is enough,” and announced a ban on imports of plastic waste, setting off a crisis in the global waste system. The majority of this plastic was then redirected into Southeast Asia, with Malaysia, Vietnam, Thailand, and Indonesia being flooded with waste, at great environmental and human cost.

      Numerous countries in the Global North have since been unable to cope, resulting in dramatic price increases for exporting, and more plastic being incinerated, sent to landfills, or stockpiled. It is time for measures that focus on reducing the overall global production and consumption of plastics, and redesigning plastics for reuse and quality, such as toxic-free recycling.

      The murky reality is that much of the plastic that we throw into recycling bins is low-grade, dirty, and mixed type plastics, which are then dumped in countries in Asia. There, they are usually recycled unsafely and to low standards, and often simply incinerated, landfilled, or leaked into the environment. This is driven by brutal, short-term economics: exporting is often cheaper than reducing, sorting, cleaning, recycling, or reusing plastics locally.


  • Les déchets, des biens qui s’échangent (presque) comme les autres RTBF - AFP - 29 Juillet 2017
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-dechets-des-biens-qui-s-echangent-presque-comme-les-autres?id=967142

    De la poubelle d’un ménage européen ou américain à une usine à l’autre bout de la planète : des millions de tonnes de déchets sont exportées dans le monde chaque année, dans un marché mondialisé aux règles strictes mais parfois détournées.

    En 2015, les exportations de déchets de matières premières ont atteint environ 180 millions de tonnes, selon des chiffres des Nations Unies, compilés par l’ISRI, l’association des industriels américains de recyclage.

    Déchets réutilisables 


    Cela ne représente qu’une petite partie de la production mondiale de déchets, qui dépasse le milliard de tonnes pour les seuls déchets ménagers, mais ces exportations ont représenté une valeur 86 milliards de dollars.

    Le commerce international des déchets concerne surtout les déchets valorisables, c’est-à-dire réutilisables comme matière première.
    Les ferrailles constituent ainsi l’essentiel des exportations (87 millions de tonnes en 2015), devant le papier (57,5 millions de tonnes), les métaux non ferreux (16,3 millions de tonnes) et les plastiques (11,8 millions de tonnes).

    Ces déchets sont exportés, soit à leur état brut, soit après une première phase de tri et de traitement dans leur pays d’origine permettant notamment d’isoler les différents matériaux (papiers, plastiques, métaux, etc.) ?

    Les Etats-Unis, premier exportateur de déchets
    Comme de nombreux autres produits, les volumes de déchets exportés ont considérablement augmenté ces dernières années. Ils ont plus que doublé entre le début des années 2000 et aujourd’hui.

    Les Etats-Unis sont le premier exportateur de déchets, avec 42,8 millions de tonnes qui ont quitté le pays en 2015, pour une valeur totale de 23,7 milliards de dollars, selon l’ISRI.

    La Chine, dont l’industrie est extrêmement gourmande en matière première, recyclées ou non, est le premier pays importateur de déchets. Le gouvernement chinois évaluait les importations chinoises à 49,6 millions de tonnes en 2015.

    Les échanges transfrontaliers sont motivés par les besoins en matières premières de certains pays et, en amont, par le manque de capacités de traitement ou de débouchés pour les matières recyclées dans les pays d’origine.

    Il est aussi influencé par les coûts d’élimination des déchets, qui peuvent être très différents d’un pays à l’autre, en fonction de la fiscalité et des normes en place.

    En Europe, l’Allemagne s’est spécialisée dans le traitement des déchets toxiques qui affluent donc de nombreux autres pays.
    La Suède importe par exemple d’importantes quantités de déchets venus de ses voisins européens, notamment du Royaume-Uni, dont l’incinération permet d’alimenter en énergie les réseaux de chaleur du pays.

    Commerce illégal
    L’Europe exporte beaucoup de films plastiques ou de papiers et cartons, notamment en Asie, où ils sont utilisés pour fabriquer des emballages.

    Les associations environnementales sont très critiques vis-à-vis de ces échanges, estimant que l’économie circulaire doit se développer sur une base locale et nationale, mettant notamment en avant la pollution liée au transport des déchets mais aussi au traitement lui-même.

    Le commerce mondial des déchets est très réglementé, notamment depuis les années 90 avec l’entrée en vigueur de la Convention de Bâle qui vise à mieux contrôler les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux pour tenter de limiter les exportations vers des pays en développement où la réglementation environnementale est moins contraignante.
    Les Etats-Unis sont un des rares pays à ne pas l’avoir ratifiée.

    Les pays de l’Union européenne n’ont eux pas le droit d’exporter des déchets dangereux dans un pays non membre de l’OCDE. Les exportations en vue d’une mise en décharge dans un pays hors de l’UE sont également interdites.

    Toutefois, le commerce illégal de déchets reste un phénomène important. Plusieurs études estiment qu’il pourrait représenter au moins 20% du commerce mondial des déchets. Cela concerne notamment les déchets électroniques, comme le montrait en 2014 le documentaire « La tragédie électronique » , ou encore les véhicules usagés.

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