• Destroy patriarchy, not the climate!
    http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/destroy-patriarchy-not-the-climate-

    Ce mercredi, c’est en compagnie d’Elodie, Oriane et Porzia que nous avons débattu de #convergence_des_luttes, de #féminisme matérialiste et intersectionnel, d’écologie et lutte contre le capitalisme, d’éco-féminisme, d’essentialisme et de travail reproductif, de repenser le système patriarcal et le salariat, ainsi que de non-mixité. On a aussi parlé de Silvia Federici, de la « Puissance insoupçonnée des travailleuses » et des syndicats. C’était dense et riche.

    Si vous voulez poursuivre la réflexion, venez là ou là ou visitez cette page là.

    On a aussi écouté de la musique : Sally Shapiro, Thelonious Monk, Ali Danel, Lifestolz, Gayle Adegbalola, Holly Golightly, the Smittens, Petra Pied de Biche, Miss Ludella Black et Je ne sais quoi.

    On a aussi lu des extraits de l’Abécédaire de (...)

    #écoféminisme #féminisme,convergence_des_luttes,écoféminisme
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/les-promesses-de-l-aube/destroy-patriarchy-not-the-climate-_06404__1.mp3

  • Les agents des impôts aux premières loges du ras-le-bol fiscal , Benoît Floc’h, Le Monde
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/27/les-agents-des-impots-aux-premieres-loges-du-ras-le-bol-fiscal_5402530_3224.

    Les agents des impôts aux premières loges du ras-le-bol fiscal
    Selon la direction générale des finances publiques, 250 incidents se sont produits dans des #centres_des_impôts depuis le début du mouvement des « #gilets_jaunes ».

    Le ras-le-bol fiscal, ce sont les agents des impôts qui en parlent le mieux. Eux qui sont quotidiennement confrontés à cette colère sourde, qui s’est manifestée de manière spectaculaire avec le mouvement des « gilets jaunes ». « On le ressent constamment, presque tous les jours », constate Laurent Hutin, représentant syndical Solidaires finances publiques. Pour ce contrôleur des impôts, qui travaille à Cambrai (Nord), le ras-le-bol fiscal a pris le visage de « cette petite mémé qui pleurait dans mon bureau, il y a quelques mois, parce qu’elle n’arrivait plus à payer ses impôts ». « Je n’avais jamais vu ça, soupire-t-il. On essaie de se blinder, mais la souffrance des gens, ça désarçonne… »

    Les Français, qui détiennent le record d’Europe de la pression fiscale, ne veulent plus de taxes. Et pour que le message soit bien clair, certains « gilets jaunes » ont joint le geste à la parole en s’en prenant physiquement aux centres des impôts. Selon les chiffres transmis au Monde par Bercy, 250 incidents se sont produits en France depuis le début du mouvement, fin octobre. Cela va « des #dégradations de serrures à la pose de murs devant les entrées, plus quelques cas d’#incendies de poubelles et vitres brisées », détaille Bercy. Solidaires, le premier syndicat du secteur, en a dénombré « 136, dont 55 avec des dégradations matérielles importantes ».

    Cela couvait depuis longtemps

    Le 17 décembre, le centre des impôts de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) a été vandalisé : des vitres ont été brisées et un feu a été allumé. « Dix impacts de jets de pierre ou de coups de masse » ont été relevés sur la devanture, a constaté France Bleu Pays de Savoie. A Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), « une balle de foin pourri » a été placée devant l’entrée du bâtiment, a relaté La Dépêche. Des actions plus violentes avaient eu lieu à Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône), Castres (Tarn) ou Falaise (Calvados)…

    Mais, en réalité, cela couvait depuis longtemps. « Le mouvement des “gilets jaunes” met sur la place publique un sentiment que l’on ressentait depuis longtemps », explique Laurent Hutin. Les agents des impôts sont aux premières loges, surtout lorsqu’ils sont à l’accueil, pour observer les affres du « consentement à l’#impôt ».
    « Oui, on le vit, le ras-le-bol fiscal, témoigne Sophie, en poste dans la région parisienne, qui souhaite conserver l’anonymat. Les gens disent qu’ils ne veulent plus d’impôts. Or, c’est notre métier de les recouvrer… » D’où cette colère à laquelle ils sont parfois confrontés.
    Même si certains contribuables font la part des choses : « On est le réceptacle d’une rancœur, mais pas la cible, relativise Sylvain, fonctionnaire en Corse. Le ras-le-bol fiscal, il existe, mais il n’est pas dirigé contre nous. On nous dit “on paie trop d’impôt, mais vous êtes logés à la même enseigne que nous…’’ »

    Subtilités byzantines de la #fiscalité

    Pour Sylvain, la complexité administrative accroît considérablement l’exaspération de citoyens considérant déjà qu’ils sont trop taxés. « J’ai en mémoire le cas d’une personne, raconte-t-il, qui avait obtenu gain de cause [après une réclamation]. Mais elle ne comprenait pas le courrier qu’on lui avait envoyé… Les gens ne comprennent plus le langage de l’administration. C’est frappant chez les jeunes : ils ne comprennent rien à ce qu’on leur dit. »

    Mais, au-delà du langage, c’est surtout la complexité même de la fiscalité qui pollue les relations entre fonctionnaires et contribuables. « Ce sont les #impôts_locaux les plus compliqués à comprendre, déplore Yves Peyras, contrôleur des finances publiques à Toulouse. Selon que vous disposez d’une douche ou d’une baignoire, vous ne payerez pas le même montant de taxe sur votre logement… »
    Sur ce point, la volonté du gouvernement de supprimer progressivement la #taxe_d’habitation devrait satisfaire ceux qui se perdent dans les subtilités byzantines de la #fiscalité_locale… Même si cette annonce a, elle aussi, embrouillé les contribuables. C’est ce qu’Arlette Crouzet, responsable du service des impôts des particuliers Grenoble-Chartreuse, a expliqué à Olivier Dussopt, le 19 novembre, lors d’une visite du secrétaire d’Etat. Elle évoque « beaucoup de réactions épidermiques. Certaines personnes avaient compris qu’elles auraient droit à une exonération à 100 % d’un coup. D’autres avaient bien saisi qu’elles n’auraient droit qu’à un tiers cette année, mais elles ont vu leur taux augmenter à cause des collectivités locales… Bref, les agents ont dû faire face à des entretiens parfois délicats et même houleux. Il y avait un gros décalage entre ce que les gens entendaient dans les médias et ce que nous étions alors en mesure de leur expliquer . »

    Trop d’impôts, trop complexes, et « il y a toujours des gens révoltés contre l’injustice de la fiscalité », note Sandrine, contrôleuse qui travaille dans le Val-d’Oise. L’image du « président des riches » qui réduit l’impôt sur la fortune mais augmente la contribution sociale généralisée (#CSG) des #retraités a visiblement fait des ravages dans les trésoreries…

    « Rendre l’accueil sur place pénible »

    De multiples restrictions administratives nourrissent également ce ras-le-bol qu’un rien suffit à faire déborder. « Les personnes âgées ne comprennent pas qu’elles ne puissent plus payer par chèque », même si ce n’est plus financièrement pénalisé, relate par exemple Yves Peyras, le contrôleur de Toulouse, également représentant syndical Solidaires.

    L’impossibilité de payer en espèces pour des sommes inférieures à 300 euros est visiblement un sujet. Lors de la visite de M. Dussopt en Isère, la question est très vite arrivée dans la discussion qu’il a eue avec les responsables des services : « Avec la baisse de la taxe d’habitation, on a une recrudescence de gens qui viennent payer en liquide. Mais comme ce moyen de paiement est aujourd’hui interdit au-dessus de 300 euros, cela pose problème », a relevé Philippe Vasseur, responsable de la trésorerie de Saint-Martin-d’Hères.
    La crispation a semble-t-il été aiguë : « A cause du paiement en numéraire, a complété Philippe Leray, directeur départemental des finances publiques, on était au bord de la révolution au centre Rhin-et-Danube. Mais c’est un problème général dans le département et ça, on ne l’avait pas vu venir… »

    Il y a plus grave. Selon les agents interrogés, dans le souci de prendre le tournant du numérique et de faire des économies, Bercy voudrait que les usagers perdent l’habitude de venir dans les centres des impôts au profit des démarches en ligne. Concrètement, cela implique de « rendre l’#accueil sur place pénible , explique Sylvain. L’an passé, par exemple, la direction a fait enlever toutes les chaises de la salle d’attente… Mais chez nous, on reçoit beaucoup de personnes âgées, donc on a demandé à ce qu’elles soient réinstallées. »

    En revanche, lorsque son tour est arrivé, il faut se remettre debout, et le rester. « On les reçoit à la chaîne, poursuit l’agent corse, sur des sièges où l’on est mi-assis mi-debout. Mais c’est tellement inconfortable que personne ne s’en sert. Des voltigeurs, une tablette accrochée au bras, comme chez Orange, passent des uns aux autres et essaient de traiter ce qu’ils peuvent. »

    « Temps d’entretien mesuré »

    La direction générale des finances publiques « récuse formellement que des consignes ont été données pour forcer les gens à être debout ou limiter la durée des entretiens », indique-t-on à Bercy. L’administration centrale assure qu’elle ne privilégie aucun « moyen de contact » par rapport à d’autres. Le cabinet de M. Darmanin rappelle que celui-ci veut « augmenter le nombre de points de contacts physiques de 30 % ».

    Reste que le témoigne de Sylvain n’est pas isolé. La situation est comparable à Toulouse. Ou dans le Val-d’Oise : « Il y a quelques années, on recevait encore les gens dans des bureaux, rappelle Sandrine. On prenait le temps de leur expliquer. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. On les reçoit debout pour que ça aille plus vite et qu’ils ne reviennent pas. Enfin, nous, on est assis et eux restent debout. On a pour consigne que l’entretien ne dépasse pas cinq minutes. On les incite à faire leurs démarches sur Internet. Mais là, du fait de la fracture numérique, vous perdez un quart des gens. »

    A Cergy, dans le même département, le dispositif est même un peu plus sophistiqué : « Notre temps d’entretien, explique Myriam Lebkiri, secrétaire départemental de la CGT, est mesuré automatiquement par un outil informatique : le gestionnaire de fil d’attente. Quand le temps est écoulé, ça passe au rouge. Quand on reçoit des #étrangers, qui ne maîtrisent pas le français, leur dire au bout de quelques minutes qu’ils doivent aller sur Internet, ça n’a aucun sens. Or, ces gens ont besoin de leur #avis_de_non-imposition : c’est le sésame pour obtenir leurs prestations, leur titre de séjour, la cantine des enfants, etc. »

    Toutes ces tracasseries rendent la communication difficile. « Quand ils viennent aux impôts, poursuit Mme Lebkiri, les gens pleurent, s’énervent… L’accueil du public est de plus en plus compliqué et on est de plus en plus tiraillé entre ce qui nous semble juste et ce que l’on nous demande de faire. » Sophie donne un exemple : « Certains attendent une heure, relate l’agente en région parisienne, et quand on les reçoit, on se rend compte que leur problème est complexe. Alors, on leur dit qu’ils doivent prendre rendez-vous… Les gens ne sont pas contents, mais on ne peut plus faire autrement… »

    Frustration des agents

    « Les gens ne comprennent pas que l’on soit injoignable au téléphone », constate Yves Peyras, qui invoque, comme d’autres le manque de personnels. « Allez sur Google Maps et regardez les commentaires associés à mon centre des impôts. Vous verrez… » Certains, en effet, sont sans ambiguïté : « C’est très dur de les avoir au téléphone, peste l’un. Ah, les impôts ! Ils adorent qu’on leur passe de l’argent, mais n’aiment pas qu’on leur pose des questions ou que l’on aille les voir… » Mais de nombreux autres témoignages évoquent un « service téléphonique efficace et très sympathique ».

    Pas sûr que cela suffise à remonter le moral des troupes, passablement affecté si l’on en croit les agents des impôts contactés. Beaucoup de fonctionnaires expriment de la frustration : « On n’est plus en mesure de remplir nos missions fiscales », déplore M. Peyras. Le contrôleur évoque le retard qui s’accumule dans le traitement des courriels. Un autre prévient : « Les collègues sont très consciencieux et l’administration compte là-dessus. Mais là, le seau est percé de partout et on n’arrive plus à accomplir toutes nos missions correctement. Par exemple, on ne fait presque plus de contrôle fiscal allégé : on prend pour argent comptant ce que nous déclarent les gens… Le régime des #autoentrepreneurs n’est plus du tout contrôlé chez nous. »
    Rien de tel, pourtant, que le sentiment que certains passent entre les gouttes du fisc pour nourrir… le ras-le-bol fiscal. Là encore, l’administration centrale dément en bloc, en mettant notamment en avant la dernière loi sur la lutte contre la #fraude_fiscale. « C’est une priorité qui ne subit aucun fléchissement », assure-t-on à Bercy.

    • Quel que soit le sujet, la presse pousse son agenda de prescription. Et si on doit parler des GJ, il faut que cela aille dans le sens du vent : les impôts sont trop élevés, les taxes sont trop nombreuses, les impôts sont trop élevés et vraiment les GJ, quelque part, l’ISF, ils sont contre eux aussi, et tiens d’ailleurs, on ne va pas parler des salaires, hein, ni de hausse de productivité, on va parler jusqu’à plus soif des impôts trop élevés.

      Ou on va à nouveau parler djihadisme et antisémitisme, puis on va parler sexisme et racisme, et ça va être tellement mignon que tout le monde va oublier combien ceux qui font cela sont habituellement teigneux avec les faibles et respectueux avec les puissants le reste du temps.

      On ne va pas parler des choses qui fâchent et qui sont trop compliquées : le partage de la valeur, l’évasion fiscale, les lobbys, non, on n’en parle pas. Pourtant, là aussi, il y a quelques records d’Europe à citer pour la France...

    • Oui, vous avez raison, on peut tous se fâcher des conneries monumentales et de la ligne politique de L’imMonde (la thèse rebattue de la #révolte_anti-fiscale), on peut aussi passer au tamis les énoncés de l’ennemi et y trouver d’autres perles qui rendent compte d’une situation dont on aurait pas aisément connaissance autrement, dont on voit comment ils émergent (au moins partiellement) dans le #discours_public_autorisé.

      Avoir du mal à obtenir un avis de #non_imposition a des conséquences matérielles dramatiques en matière de droits sociaux (et le Monde, pernicieux ?, de citer ici un « étranger » comme si les « aides sociales » leur étaient réservés. Privilégier l’administration à distance, la #taylorisation des services, c’est bien des soucis, et voilà que ça apparaît, voilé, dans la presse de régime.
      Cette vague de contestation, ces forces collectives qui se matérialisent le font aussi dans un contexte de #dématérialisation de la gestion des populations (ni bureaux, ni accueil).

    • @biggrizzly le mde c’est #la_voix_de_son_maitre mais j’espère bien qu’on va continuer à parler de sexisme ou de racisme et même d’attaques des centres des impots, non mais ! voila encore une excuse bidon qui n’empêche en rien de faire AUSSI des articles sur des lois que l’assemblée ou le sénat font passer actuellement en se foutant éperdument de la population, de parler salaires, licenciements, prison, droit de manifester etc.

      Les choix éditoriaux sont politiques mais tout est lié et le ferment de révolte des GJ est enfin commun aux oublié·es d’un bout à l’autre de la france pour les unir dans une #convergence_des_luttes.
      De quoi se plaignent les politiques de tout bord qui rêvaient pourtant bien de cette fameuse union nationale à récupérer à coup de je_suis_machin ou je_fais_du_foot voire jai_des_couilles … Je commençais à fatiguer de voir les gauchistes/syndicalistes/et même anarchomoncul cramponnés à leurs théories sur ce qu’il faudrait faire ou dire, en pleine réunionite pour compter la monnaie de leur silence. Sais-tu combien de fois les militant·es de telle spécificité ce sont retrouvé·es berné·es ces dernières années par des lois fourre-tout qui les empêchaient de fait de les contrer ?
      Un article comme celui-ci je le prends avec joie, c’est toujours ça, le blocage des centres des impôts a commencé et ce sera aussi le blocage des usines ou des banques si il le faut. Ceux qui n’ont rien et dont on a écrasé la gueule toute leur vie n’ont aussi pas grand chose à perdre et illes tapent là où est le nerf de la guerre et tant mieux.
      Et pour les médias, the most effective way to do it is to do it.

    • @touti : je suis totalement en phase avec ton point de vue, et comme d’autres fois, ma concision a évacué toute complexité. Je faisais cette remarque en lien avec le tag #belles_âmes initié par @aude_v et qui permet de suivre toutes ces instrumentalisations de ce qui nous est cher, instrumentalisations qui permettent de perpétuer le pire, sous couvert de s’apitoyer sur des sujets dont les mêmes #belles_âmes se foutent la plupart du temps.

      Oui, cet article évoque des choses importantes, et je les lis moi aussi avec étonnement et plaisir. Mais malgré tout, la voix de son maître ne peut pas s’empêcher de tirer la couverture là où il souhaite, à créer des causalités qui n’existent pas mais qui arrangent l’agenda des puissants. On va parler de l’antisémitisme, mais ce sera pour discréditer les GJ, on va parler de services publics en déshérence, mais ce sera pour dire qu’il y a trop d’impôts et de taxes et que ça crée du malheur chez les petites gens. Parfois, je trouve que le prix à payer pour entendre parler de choses qu’on désespérait de voir exister dans les médias de prescription est très élevé, parce que la conclusion que tout le monde retient en définitive est qu’il y a trop d’impôts. Et le gvt en toute décontraction va pouvoir agir dans le sens demandé par la majorité, il va baisser les impôts... (des plus riches).

      Ceci dit, je suis comme toi, je suis aux anges de constater cette convergence. Mais, le gouffre entre ceux qui convergent et les autres me semble de plus en plus grand. Si tu ne t’informes que par les médias de prescription, désormais, tu ne vois qu’une seule chose au 20h : les boutiques qui perdent de l’argent, les grandes surfaces qui perdent de l’argent, le chômage technique de telle ou telle petite boite. Tout le reste, la Réunion qui brûle, les rond-points bloqués, tu n’en entends pas parler (ah si, tu entends parler des GJ racistes, des GJ sexistes, des GJ nazis, des GJ antisémites et des GJ voleurs). Tu ne vois que les côtés négatifs. Et tu te dis que « vivement que ça s’arrête ».

    • Le prélèvement à la source, une réforme à hauts risques, Benoît Floc’h et Virginie Malingre
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/27/le-prelevement-a-la-source-une-reforme-a-hauts-risques_5402599_823448.html

      Alors que la crise des « gilets jaunes » a remis en lumière la question du pouvoir d’achat, certains redoutent l’effet psychologique de la réforme.

      C’est la #réforme qui ne peut plus être repoussée. Le 1er janvier 2019, le #prélèvement_à_la_source entrera en vigueur et trente jours plus tard, les contribuables découvriront sur leur fiche de #salaire ce qu’il leur reste pour vivre une fois l’#impôt_sur_le_revenu soustrait. Depuis des mois, Bercy se prépare à cette échéance à hauts risques. Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas le droit à l’erreur, tant le sujet est politiquement inflammable.

      A l’Elysée, on mesure les risques, mais on affirme que « tout a été fait pour que la réforme se réalise dans les meilleures conditions ». « Nous sommes prêts, assure M. Darmanin au Monde. Il y aura sans doute des erreurs, mais certainement moins que dans l’ancien système de l’impôt “à la papa”, qui en a généré 3 millions en 2018 ! Les agents des finances publiques seront là pour les résoudre, ils font un travail formidable. » Quant au sentiment de gagner moins que pourraient avoir les Français en découvrant leur rémunération nette fin janvier, après retenue de l’impôt, l’exécutif veut croire que le travail de pédagogie effectué suffira à l’empêcher.

      La relation avec l’administration et le pouvoir d’achat sont deux écueils potentiellement déflagratoires, comme l’a notamment montré ces dernières semaines la mobilisation des « gilets jaunes ». Emmanuel Macron le sait. Au lendemain de son élection, il avait d’ailleurs décidé de repousser d’un an la mise en place du prélèvement à la source, initialement prévue pour janvier 2018. Fin août, le chef de l’Etat avait envisagé de la reporter une nouvelle fois, jugeant que les garanties apportées par Bercy n’étaient pas suffisantes.

      Au risque politique, s’ajoute un risque économique. Que les Français aient le sentiment de toucher moins d’argent, qu’ils décident en conséquence de moins consommer et cela pourrait se traduire directement dans les chiffres de l’activité, laquelle donne déjà des signes de ralentissement. « Il y aura un impact psychologique, en termes de pouvoir d’achat et de consommation », prévient le sénateur (LR) d’Eure-et-Loir Albéric de Montgolfier, rapporteur général de la commission des finances. Une mise en garde que le gouvernement ne peut négliger, alors qu’il a construit le budget 2019 avec une hypothèse de croissance de 1,7 % et que l’Insee mise désormais sur 1,3 %.

      Gains de trésorerie
      « Darmanin risque sa peau sur cette affaire », juge un macroniste de la première heure. On ne pourra en tout cas pas lui reprocher d’avoir ménagé sa peine. Dès qu’il en a l’occasion, le ministre issu de la droite plaide pour le prélèvement à la source. Il martèle qu’il ne s’agit pas d’une réforme de l’impôt sur le revenu, mais seulement de son mode de collecte. Dorénavant, l’impôt sera prélevé directement par l’employeur sur le salaire ou la caisse de retraite sur la pension. « Le prélèvement à la source est une façon plus simple de payer son impôt, a-t-il tweeté le 20 décembre. Nous sommes l’un des derniers pays à ne pas l’avoir mis en œuvre. »

      Bercy multiplie également les arguments pour convaincre que non seulement la réforme n’entraîne pas de perte de pouvoir d’achat, mais que, en plus, elle génère des gains de trésorerie. Notamment pour les contribuables mensualisés, qui sont aujourd’hui prélevés le 15 du mois et qui, à partir de janvier, le seront mécaniquement à la fin du mois, rappelle souvent Gérald Darmanin. « Elle permettra de nombreux gagnants en trésorerie et améliorera le quotidien de tous ceux qui connaissent des changements de situation familiale ou professionnelle », assure-t-il. Quant à ceux qui bénéficient de #crédits_d’impôt (services à la personne, frais de garde d’enfant, investissement locatif, etc.), ils percevront 60 % de cet avantage dès le 15 janvier, a décidé l’Elysée en septembre. Soit un transfert de 5 milliards d’euros.

      Par ailleurs, note le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, « les contribuables concernés par le prélèvement à la source sont très minoritaires, puisque 57 % des Français ne payent pas d’impôt sur le revenu, et que, parmi ceux qui le payent, 60 % sont déjà mensualisés ». Pour ces derniers, le fait de payer l’impôt sur douze mois, plutôt que sur dix – comme c’est le cas actuellement –, représente le principal atout de la réforme. C’est en tout cas ce que montre la dernière enquête Elabe sur ce thème, réalisée les 18 et 19 décembre. La même étude accrédite d’ailleurs l’image d’une réforme populaire : 68 % des Français y sont favorables.

      « Une affaire de perception »
      Néanmoins, au sein de la majorité parlementaire, son entrée en vigueur inquiète. « Jusqu’aux retraites, on n’a que des réformes impossibles, surtout le prélèvement à la source », juge un député LRM qui a l’oreille du président. Plusieurs élus évoquent l’enchaînement des mesures, qui brouille leur lisibilité. Pour le député LRM du Rhône Bruno Bonnell, « l’impact du prélèvement à la source n’est pas clair, il va masquer plus ou moins les baisses de cotisations de fin octobre ». « Mais en janvier, ajoute-t-il, il y aura la prime de fin d’année que certaines entreprises verseront, et, en février, la prime d’activité… Donc des plus et des moins, rien d’évident en perception ». Or, comme le dit un conseiller à l’Elysée, « la politique, c’est d’abord une affaire de perception » .

      L’administration fiscale a été mise sous pression, pour éviter au maximum les problèmes techniques. Depuis des mois, de nombreux tests ont été effectués, dont certains avaient donné des résultats calamiteux, comme l’avait révélé Le Parisien début septembre, quand Emmanuel Macron doutait de l’opportunité de mener à terme cette réforme.

      Mais, à en croire l’exécutif, tout serait réglé. « La préfiguration n’a pas révélé d’erreurs », indique-t-on dans l’entourage de Gérald Darmanin. Huit millions de fiches de paie tests ont été envoyées depuis octobre, manière de préfigurer le dispositif et d’acclimater les contribuables. Le ministre compare souvent la mise en œuvre du prélèvement à la source au « bug de l’an 2000 », quand le monde entier craignait que la transition d’un millénaire à l’autre ne fasse dérailler les systèmes informatiques. Il n’en fut rien.

      Certains syndicats se montrent moins affirmatifs. Solidaires finances publiques, le premier syndicat du secteur, appréhende l’arrivée des « #tiers_collecteurs » dans le circuit de l’impôt sur le revenu : les entreprises ou les caisses de retraite, notamment. « Quand vous multipliez les intervenants, vous multipliez les risques : les bugs peuvent venir d’ailleurs que de l’administration, estime Anne Guyot-Welke, sa porte-parole, mais ce sont nos services qui seront rendus responsables. » Et le ministre.

    • Effectivement, le passage en force du prélèvement mensuel obligatoire fait que beaucoup de personnes envisagent de fermer leur compte en banque et de rendre leur carte de crédit.
      Sans fric, pas de financiers, pas de banquiers.

      Le #holdup du gouvernement ne passe pas inaperçu, obliger chacun·e à donner un blanc seing mensuel sur son compte bancaire alors que dans le même temps les services publics sont sacrifiés avec les hopitaux en premier, ça risque de faire très mal, il n’y a qu’une dictature qui semble avoir été prévue au programme pour résoudre le conflit qui en résultera. Ces politiques sont complètement tarés.

  • Convergence gilets verts/gilets jaunes : Discours de Cyril Dion-République-8-12-2018 on Vimeo
    https://vimeo.com/305303947


    Le 8 décembre, place de la République, les manifestants de la Marche pour le Climat et les gilets jaunes ont convergé. Cyril Dion, écrivain et militant pour le climat, défend devant des milliers de manifestants le principe d’une convergence des luttes entre gilets verts et gilets jaunes. Il reconnaît que les gilets jaunes ont montré qu’on a besoin aujourd’hui « d’aller à la confrontation ». Il appelle à l’organisation d’un grand mouvement de désobéissance civile.

    #convergence_des_luttes

  • Une centaine de lycées bloqués ce lundi en soutien aux gilets jaunes

    Aujourd’hui plus d’une centaine de lycées sont bloqués dans tout le pays en soutien à la mobilisation des gilets jaunes, contre la #sélection et la réforme du #bac. Des #manifestations de #lycéens et des #blocages ont eu lieu dans des dizaines de villes.


    http://www.revolutionpermanente.fr/Une-centaine-de-lycees-bloques-ce-lundi-en-soutien-aux-gilets-j
    #gilets_jaunes #lycées #éducation #blocage #parcours_sup #parcoursup #université #convergence_des_luttes

  • Angela Davis, Women’s March on Washington, 21 Janvier 2017:
    https://www.youtube.com/watch?v=1x6rV_ZDGA8

    Traduction en français:
    https://seenthis.net/messages/562864

    Texte original:
    "At a challenging moment in our history, let us remind ourselves that we the hundreds of thousands, the millions of women, trans-people, men and youth who are here at the Women’s March, we represent the powerful forces of change that are determined to prevent the dying cultures of racism, hetero-patriarchy from rising again.

    "We recognize that we are collective agents of history and that history cannot be deleted like web pages. We know that we gather this afternoon on indigenous land and we follow the lead of the first peoples who despite massive genocidal violence have never relinquished the struggle for land, water, culture, their people. We especially salute today the Standing Rock Sioux.

    "The freedom struggles of black people that have shaped the very nature of this country’s history cannot be deleted with the sweep of a hand. We cannot be made to forget that black lives do matter. This is a country anchored in slavery and colonialism, which means for better or for worse the very history of the United States is a history of immigration and enslavement. Spreading xenophobia, hurling accusations of murder and rape and building walls will not erase history.

    "No human being is illegal.

    "The struggle to save the planet, to stop climate change, to guarantee the accessibility of water from the lands of the Standing Rock Sioux, to Flint, Michigan, to the West Bank and Gaza. The struggle to save our flora and fauna, to save the air—this is ground zero of the struggle for social justice.

    "This is a women’s march and this women’s march represents the promise of feminism as against the pernicious powers of state violence. And inclusive and intersectional feminism that calls upon all of us to join the resistance to racism, to Islamophobia, to anti-Semitism, to misogyny, to capitalist exploitation.

    "Yes, we salute the fight for 15. We dedicate ourselves to collective resistance. Resistance to the billionaire mortgage profiteers and gentrifiers. Resistance to the health care privateers. Resistance to the attacks on Muslims and on immigrants. Resistance to attacks on disabled people. Resistance to state violence perpetrated by the police and through the prison industrial complex. Resistance to institutional and intimate gender violence, especially against trans women of color.

    "Women’s rights are human rights all over the planet and that is why we say freedom and justice for Palestine. We celebrate the impending release of Chelsea Manning. And Oscar López Rivera. But we also say free Leonard Peltier. Free Mumia Abu-Jamal. Free Assata Shakur.

    "Over the next months and years we will be called upon to intensify our demands for social justice to become more militant in our defense of vulnerable populations. Those who still defend the supremacy of white male hetero-patriarchy had better watch out.

    "The next 1,459 days of the Trump administration will be 1,459 days of resistance: Resistance on the ground, resistance in the classrooms, resistance on the job, resistance in our art and in our music.

    “This is just the beginning and in the words of the inimitable Ella Baker, ’We who believe in freedom cannot rest until it comes.’ Thank you”

    #Angela_Davis #Women's_March #Washington #USA

    Tout y est: #Femmes #Femmes_racisées #Féminisme #Trans #Autochtones #Sioux #Standing_Rock #Noirs #Black_Lives_Matter #Cisjordanie #Gaza #Palestine #Chelsea_Manning #Oscar_López_Rivera #Leonard_Peltier #Mumia_Abu-Jamal #Assata_Shakur #Ella_Baker #justice_sociale #Fight_for_15$ #convergence_des_luttes #résistance #racisme #patriarcat #hétéro_sexisme #esclavage #colonialisme #immigration #xénophobie #islamophobie #antisémitisme #capacitisme #capitalisme #bouleversement_climatique #gentrification #privatisations #brutalité_policière #prisons #violence

  • BALLAST | Angela Davis appelle à la #résistance collective
    http://www.revue-ballast.fr/angela-davis-appelle-a-resistance-collective

    Ceci est une Marche des #femmes et cette Marche des femmes représente la promesse d’un #féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la #violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectionnel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au #racisme, à l’#islamophobie, à l’#antisémitisme, à la# misogynie et à l’#exploitation capitaliste. Oui, nous saluons la lutte pour un salaire minimum à 15 dollars. Nous nous dédions à la résistance collective. Nous résistons face aux millionnaires qui profitent des taux hypothécaires et face aux agents de la #gentrification. Nous résistons face à ceux qui privatisent les soins de santé. Nous résistons face aux attaques contre les musulmans et les #migrants. Nous résistons face aux attaques visant les personnes en situation de #handicap. Nous résistons face aux violences étatiques perpétrées par la police et par le complexe industrialo-carcéral. Nous résistons face à la violence de genre institutionnelle et intime — en particulier contre les femmes transsexuelles de couleur.

    Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète

    #convergence des #luttes

  • Une #Grève éminemment politique
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5810

    Le 1er avril 2016, plusieurs milliers d’enseignant.e.s de #chicago se sont mis en grève. Deuxième grève depuis la très importante grève de septembre 2012, qui avait placé le syndicat Chicago […]

    #Luttes_des_classes_aux_USA #anti-syndicalisme #Changement-social #convergence_des_luttes #CTU #Etats-Unis #Luttes-sociales

  • Miguel Benasayag : “Le pouvoir central est un lieu d’impuissance”

    http://www.philomag.com/lactu/breves/miguel-benasayag-le-pouvoir-central-est-un-lieu-dimpuissance-15731

    Partout des affaires de malversation gagnent les gouvernements au pouvoir pour des raisons plus structurelles que morales. Elles tiennent à un phénomène de #corruption inhérent au #marché libre et à la faiblesse de ces nouveaux gouvernements démocratiques. Mais reprenons l’histoire depuis le début. Lorsque les premières démocraties naissent sur les cendres des dictatures, au Chili, en Bolivie, en Argentine, en Uruguay, au Brésil… les gouvernements dépendent d’un #Fonds_monétaire_international très #dur à leur égard et composent avec la politique interventionniste des États-Unis qui, après avoir soutenu les dictatures, préserve son influence en luttant contre la drogue. Ces gouvernements sont contraints d’adopter un programme économique #néo-libéral, qui échoue, si bien qu’un mouvement alternatif naît, dont j’ai été l’un des instigateurs : le Mouvement des sans-terre. Ce mouvement politique « horizontal » passe par l’occupation des terres, le troc, des #semi-insurrections. Il s’agit d’une lutte sociale et politique, accompagnée d’un refus de la globalisation et de la défense de l’altermondialisme.

    Changer la société sans prendre le pouvoir ! Ce mouvement repose sur la non-convergence des luttes. Au contraire, les luttes cohabitent conflictuellement. Dans un premier temps, le succès est énorme : il s’étend du Rio Grande jusqu’à la Terre de Feu. Les Indiens et les paysans occupent les terres, ils font du troc, ils réquisitionnent des usines. En 2001, en Argentine, une insurrection pousse même à la démission quatre gouvernements successifs. La force et la faiblesse de ces puissants mouvements horizontaux consistent à ne pas penser pas en termes de pouvoir. Ils n’ont ni programme ni souci de faire converger les luttes. Leur seul mot d’ordre : « Qu’ils s’en aillent tous ! » Des larges assemblées populaires se forment. Les militants peuvent intervenir dans ces forums, mais pas en tant que militants. Ils doivent avant tout appartenir à une situation concrète.

    Pourquoi ces mouvements populaires ont-ils échoué à changer la société ?

    L’échec de ces luttes tient à un défaut d’imaginaire alternatif. Il leur a été difficile d’aller au-delà de leur multiplicité conflictuelle et de trouver des modes d’agencement pour la gestion du pays. Tous ces mouvements radicaux reposaient sur un imaginaire de survie sans autre vision, ne sachant pas identifier plus généralement le sens de leur action. Lorsqu’il a fallu passer à l’organisation politique, faute d’une vision philosophique et politique, de pouvoir penser leur geste et de dire à quoi pourrait ressembler le monde d’après, ces mouvements ont manqué le tournant. Ils n’ont toutefois pas été infructueux.

    Ils n’accouchent pas d’une forme politique capable de gérer la complexité des aspirations populaires, certes. Mais, petit à petit, les plus honnêtes des militants de gauche, ceux qui n’ont cessé de lutter, souvent sortis des geôles de la dictature, et qui avaient les mains propres – #Chavez, un ancien putschiste élu au Venezuela, le révolutionnaire #Evo_Morales, un indien devenu président en Bolivie, #Lula au Brésil, #Kirchner en Argentine… – ont gagné les élections. Autour des années 2000, ces gouvernements de gauche ont permis aux libertés démocratiques de s’établir, de façon générale. Même la presse issue des milieux militaires réactionnaires, par exemple, a eu la liberté totale de critiquer le gouvernement. Mais ils sont demeurés assez faibles sur la scène internationale et dépendants sur le plan économique des exigences du Fonds monétaire international, de l’influence américaine et du modèle économique préexistant sur le continent.

    Peut-on dresser un parallèle entre l’échec de la gauche sud-américaine et l’échec des gauches européennes ?

    Les situations sont différentes. La question de la corruption n’est pas aussi manifeste et l’influence des puissances étrangères peut-être moins flagrantes en Europe qu’en Amérique du Sud. Cependant, toutes manquent d’un imaginaire politique alternatif, enthousiasmant et non artificiel, en Grèce, en Espagne, en France… Ma position personnelle – ce n’est pas une analyse – est que pour pouvoir arrêter le désastre économique humain et politique, dont la corruption en Amérique du Sud n’est qu’un des aspects, le développement de nouvelles pratiques contradictoires, qui échappent au radar de la globalité, en mettant de côté la question du pouvoir et l’idée d’un changement global, est une nécessité. Il nous reste à travailler et à réfléchir comme on le fait dans une époque obscure : sans grande visibilité sur l’avenir.

    De ce point de vue, que penser de Nuit Debout ?

    Les acteurs de #Nuit_Debout, et leur figure de proue, Frédéric Lordon, exagèrent et se trompent lorsqu’ils imaginent changer pas le monde. Il faut raison garder ! Il est heureux que les gens se réunissent parfois pour dire « merde ! ». Mais penser qu’ils opèrent ainsi une révolution, d’un point de vue clinique, est le meilleur moyen de créer leur dépression. Par ailleurs, la tendance messianique de ces « maîtres libérateurs » à vouloir organiser la #convergence_des_luttes est une erreur sinon un danger, qui repose sur une abstraction bannissant le présent au nom d’une promesse à venir. Les acteurs de Nuit Debout ne perçoivent pas que ce désir de #centralité recouvre précisément les mêmes mécanismes des superstructures financières, économiques, politiques auxquels le mouvement contestataire prétend résister. L’expérience historique apprend que les seules luttes dans la modernité à n’avoir pas été trahies sont les luttes qui ne convergent pas : le féminisme, le droit civique des noirs, celui des homos… Réduire la multiplicité de ces situations à un schéma commun, revient à refuser la richesse de la conflictualité, sur laquelle repose la société et plus généralement la vie.

    #amérique_du_sud #europe #gauche

  • https://paris-luttes.info/double-pensee-double-assemblee-5511?lang=fr

    Double pensée, double assemblée

    Double pensée et double assemblée : l’assemblée de la place de la république face à Lorfin et aux pitbulls de démocratie réelle.

    Plus encore que l’insignifiant #Ruffin, #Lordon, son double en version « insurrection qui vient », manie la double pensée : « nous ne sommes pas là pour faire de l’animation citoyenne » disait-il l’autre jour à la bourse du travail dans ce qui restera son baroud d’honneur. Cette petite phrase exprime à merveille le mépris du débat, des individus assemblés sur la place, et son dédain pour des conversations entre inconnus qui s’étirent et cheminent vers on ne sait où. Mieux encore, le « nous » de Lordon, c’est celui des autoproclamés « organisateurs du mouvement », ceux-là même chers aux journalistes, qui prétendent faire Nuit debout, comme on va au boulot tous les matins, comme si ce mouvement ce n’était pas d’abord des individus en conversation sur une place. #Convergence_des_luttes a toujours prétendu parler à la place de l’assemblée, lui imposer des buts de l’extérieur.

    La double pensée c’est dire une chose et penser son contraire. Par exemple, quand Lordon dit nous ne sommes pas là pour faire de l’animation citoyenne », il faut comprendre « nous sommes là pour faire de l’animation citoyenne », pour recruter des bénévoles pour nos actions futures. Bien avant le début du mouvement, Convergence des luttes a eu le projet de faire une double assemblée : la première, Convergences des luttes, décidant du contenu et des buts du mouvement tandis que l’autre, l’assemblée sur la place, mobiliserait en masse des gens disponibles pour appliquer les décisions de la première. Quelques jours avant la réunion qui s’est tenue le 20 avril à la bourse du travail, à deux rues de l’assemblée de la place de la république, un appel circulait entre les autoproclamés « organisateurs du mouvement » pour former cette fois un « collectif Nuit debout » instance dirigeante, adossée à l’assemblée de la place, rappelant les belles heures du léniniste le plus accompli. Mais l’échec de la réunion de la bourse du travail le 20 avril a consacré la scission entre l’assemblée de la place et Convergence des luttes, la proposition minable d’une bannière commune Nuit debout-CGT au défilé du 1er mai ayant été vertement refusée. Mais Lorfin et Rudon avaient un « plan b ».

    En s’appuyant sur une intercom, formée de « référents » des commissions « structurelles » (les plus importantes : SO, logistique, communication, animation), Convergence des luttes a fini par faire voter samedi 27 avril à 23h15, devant 200 personnes, dans le froid et sans débat, la proposition d’une « jonction » entre syndicats et l’assemblée de la place. Il faut être clair, ce n’est pas pour convaincre l’assemblée que ses animateurs fanatiques et les référents des commissions se sont démené pour faire adopter l’appel de Convergence des luttes. L’assemblée désormais ils s’en fichent, ou plutôt ils la craignent, c’est leur ennemi. Non, ce que ces gens visent c’est la visibilité publique, de garder la maitrise d’un nom pour lequel ils ont tant « travaillé », pour former le petit parti dont ils rêvent, qu’il feront, et qui ne sera rien. Dangereux crétins, pitoyables metteurs en scène.

    L’assemblée de la place de la république a pourtant existé. C’est une conversation qui a pris forme en dehors des partis, des syndicats et des journalistes, et qui peu à peu a été recolonisée par eux au terme d’une guerre de plusieurs semaines. Ces fameux autoproclamés « organisateurs du mouvement », avec leur stratégie qui fleure bon le PC d’après guerre, alliés à un groupe d’animateurs fanatiques de la « démocratie réelle » ont peu à peu vidé l’assemblée de sa substance, l’ont rendu faible, l’ont dupé constamment par des arguties de procédures, ont imposé leurs vues. C’était une nécessité car comment auraient-ils pu imposer leur vue à une assemblée forte ? Il leur fallait une assemblée faible pour commencer à agir. A leurs yeux, l’assemblée quand elle s’est levée était un monstre puissant et vigoureux, et il a leur a fallu près de trois semaines pour le maîtriser. Les membres de Convergence des luttes avaient eux aussi remarqué qu’au bout de quelques semaines d’assemblée, ils n’étaient rien pour les participants, qu’ils avaient disparu des débats.

    Il faut revenir ici sur les féroces animateurs ultra-formatés de #Démocratie_réelle, troisième force à l’œuvre dans l’assemblée. Leur méthode qui tient à la fois de la cybernétique et des pratiques de falsification plus classiquement staliniennes, fut quasiment sans faille. Un jour tout l’édifice a vacillé sur un grain de sable : la question de la communication du mouvement. Peu connaissent les techniques mises en place. A côté de l’assemblée, ils ont imposé les structures de commissions, dont le modèle est établi depuis longtemps par Démocratie réelle. Puis, ces cerbères ont orienté les débats d’abord en imposant des règles formelles aux discussions basées sur des gestes, des tours de parole minutés, et en les important dans toutes les conversations sur la place. Ils ont alors tourné les débats de l’assemblée contre les individus assemblés, contre chacun d’eux. Pour mener une telle entreprise disciplinaire, il faut se faire maître de la foule. Pour cela, ils se sont taillés une matraque en faisant de la non-violence un dogme absolu, à la seule fin d’exclure ceux qui avaient une opinion contraire. Ce dont il s’est agi ici, c’est de déposséder chaque individu, homme ou femme, de sa sensibilité, de son expérience propre, celle qui fonde ses actes et ses paroles ; en un mot, d’exercer une violence normalisante qui vise à faire taire toute singularité et à briser le fil de la parole. De manière plus surprenante, une version militante et essentialiste du féminisme a pu contribuer à cette normalisation, tant son usage sur la place pouvait s’apparenter à une injonction dont le contenu serait hors du débat. A un moment donné, le discours de l’assemblée, quelque soit les sujets abordés, a consisté à replier tous les enjeux communs dans des questions de morale individuelle. Dans les commissions, ils ont gentiment poussé vers la sortie ceux qu’ils ne pouvaient coopter ou former. Ils ont culpabilisé les participants en les traitant comme des enfants à rééduquer ; l’éducation populaire cybernétique est d’ailleurs le seul but de ces fanatiques. Ils ont peu à peu avec ces armes lissé les débats dans l’assemblée, flattant les points de vue les plus réactionnaires, imposant leur vues, monopolisant la parole, poussant les débats vers des tout-à-l’égout, châtrant toute pensée, truquant les votes. Bref, les vrais ennemis de la conversation étaient au cœur de l’assemblée, personne ne les en a délogé tant les habitudes, et notamment l’usage des gestes dont la fonction est de bannir toute émotion, étaient déjà prises. Au nom d’une démocratie fantasmée, ces animateurs cultivant une neutralité perverse se sont imposés à l’assemblée comme les cochons d’Orwell aux animaux de la ferme. La faiblesse de l’assemblée, et sa perte, a été de ne pas renverser cet édifice de conventions arbitraires, défendu par des pitbulls, dont l’objet est de canaliser puis de réduire à néant la conversation en prétextant la servir. On pourra goûter l’ironie rétrospective du charabia ampoulé du 31 mars de Lordon, quand il prophétisait « quelque chose est peut-être en train de naitre ».

  • #syndicats#nuit_debout : même combat
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5756

    Après la manifestation parisienne du 28 avril dernier pour le retrait de la loi Travail qui a encore rassemblé 50.000 personnes, militants mais aussi responsables syndicaux étaient invités à s’exprimer […]

    #Essais #Récit_de_luttes #CGT #convergence_des_luttes #grève_générale #Loi_El_Khomri #solidaires

  • Nuit Debout : Communiqué & appel de la commission Lutte Debout

    Nuit debout et collectifs en lutte : le 28 avril / 59 mars sur la Place de la République

    https://paris-luttes.info/nuit-debout-communique-appel-de-la-5501

    (...)

    Un texte, suivant les grandes lignes de la proposition de François Ruffin, a été rapidement adopté par la commission Convergences des luttes, et approuvé en AG. Mais le consensus ne l’a pas emporté, notamment sur la question des modalités de l’invitation qui serait faite aux organisations syndicales de rejoindre la place après la manif du 1er mai. D’autres commissions ont donc pris le temps d’élaborer une démarche de concertation avec les personnes présentes sur la place : travailleur-e-s syndiqué-e-s ou non, partisan-e-s, militant-e-s, libertaires, simples passant-e-s, membres des commissions, etc. La première idée faisant consensus a été d’avancer la date de convergence au 28 avril/59 mars, premier jour annoncé par diverses organisations pour imaginer une grève reconductible. À partir de là, la commission Grève générale a organisé quatre jours de débats (du 21 au 24 avril) pour confronter les points de vue, souvent opposés. Les problématiques principales concernaient :

    • La peur de voir le mouvement Nuit Debout récupéré par des leaders syndicaux
    • L’inquiétude de voir les processus de démocratie directe établis sur la place depuis le 31 mars remis en cause
    • L’envie de laisser la place libre de toute étiquette politique établie
    • L’envie de faire perdurer les égalités de distribution de parole et, par conséquent, les appréhensions à voir se tenir ici un meeting comme en il s’en déroule partout ailleurs

    Les points de consensus concernaient :
    1. l’envie partagée de faire converger les luttes, pour faire tomber les barrières entre les diverses composantes du mouvement social, en donnant rendez-vous sur la place de la République après les grandes manifestations prévues,
    2. de donner la parole à toutes et à tous selon les principes construits collectivement sur la place de la République (horizontalité, égalité de parole, non-représentativité, etc.),
    3. de placer la soirée sur le thème de la grève générale et reconductible, ainsi que des solidarités qui pouvaient participer à ce désir.

    (...)

    Voici donc ce qui est prévu pour la soirée du 59 mars (28 avril) :

    • Un premier temps de l’Assemblée Générale sera consacré à la prise de parole de collectifs en lutte (travailleurs syndiqué-e-s ou non, et aussi chômeurs, précaires, étudiants, sans-papiers et autres collectifs mobilisés contre la loi travail et son monde) : ce serait l’occasion pour eux d’exposer leurs luttes, leurs aspirations, leurs espérances concernant la suite du mouvement social. Une manière de faire le point sur les différentes composantes du mouvement en cours. Le temps de parole est fixé à 5 minutes par intervention. Nuit Debout invite également les représentants syndicaux nationaux à venir s’exprimer dans ce cadre et à clore ce premier temps de l’AG.
    • Ces interventions seront suivies de discussions avec l’Assemblée : l’opportunité de poser des questions, de réagir directement aux prises de parole précédentes.
    • Enfin, une prise de parole libre sur le thème de la loi El Khomri et de la grève générale.

    (...)

    https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/local/cache-vignettes/L614xH435/13076695_1741085372781824_5467385949295680290_n-8c2fe-1e550.jpg?14617

  • MANIFESTE DU CLHEE – CLHEE
    http://clhee.org/2016/04/12/manifeste

    Nous sommes un groupe de militants et d’activistes directement concernés par le handicap.

    Nous faisons l’amer constat qu’en France aucun mouvement militant, activiste et autonome de défense des personnes handicapées n’a pu voir le jour et s’installer durablement dans le paysage des luttes d’émancipation.

    Certains d’entre nous ont pris part au Collectif NON au report et se sont mobilisés contre la récente réforme du volet accessibilité de la loi de 2005.

    A cette occasion, ils ont pu constater, d’une part, que de nouvelles formes d’activismes pouvaient prendre corps, entre autre via les réseaux sociaux, et servir le combat des personnes handicapées. D’autre part, qu’il était non seulement possible mais indispensable de s’organiser en dehors des associations gestionnaires qui ont depuis longtemps démontré le caractère inefficace et même préjudiciable de leurs actions.

    #handicap #convergence_des_luttes #activisme #pas_d'accord_avec_tout_mais_quand_même_ça_fait_du_bien
    @fil @rezo

  • Extraordinaire #convergence_des_luttes à #chicago : la #Grève des #enseignants du 1er avril
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5726

    « CTU ! #CTU ! » Les quelques 2 000 syndicalistes venus assister à la conférence de Labor Notes[1] scandaient avec une énergie incroyable ces trois lettres lors de la session plénière, le soir du […]

    #Luttes_des_classes_aux_USA #Récit_de_luttes #Capitalisme #Changement-social #Crise #Etats-Unis #Justice #Luttes-sociales #Racisme #Répression-policière #Syndicalisme

  • La ligne de partage

    Entre état d’urgence et politiques de la frontière – une condition commune

    Par Des camarades rital-e-s

    https://paris-luttes.info/la-ligne-de-partage-entre-etat-d-4846

    L’accélération des mesures sécuritaires et l’état d’exception ne semblent pas passagers. La politique actuelle du gouvernement français est aujourd’hui regardée par ses voisins européens comme une expérimentation à ciel ouvert de la « gouvernance » de demain. De même, les modèles de contrôle aux frontières extérieures sont repris pour fabriquer de nouvelles barrières à l’intérieur de l’Europe. Lutter aux côtés des migrant-e-s, à Calais ou ailleurs, n’est dès lors pas seulement une question de solidarité, mais participe de la reconnaissance d’une condition commune. Le sort réservé aux militantes italiennes lors de la manifestation du samedi 23 janvier 2016 permet en ce sens de mieux cerner les contours des alliances à venir.

    (...)

    La normalisation de ce régime d’exception par un État membre de l’UE sert donc de laboratoire pour tracer de nouvelles formes de gouvernance concernant l’ensemble du territoire européen. Les milliers de personnes à Calais ont affirmé leur indisponibilité radicale à une telle gouvernance. Que ce soit à l’encontre des migrant-e-s ou des militant-e-s européen-e-s, la menace de rapatriement fait partie d’une volonté d’invalider les conditions de possibilité d’une action politique européenne et transnationale.

    #calais #italie #migrant-e-s #état-d'urgence #solidarité #laboratoire_europe #repression

  • #grèves et #conflits_du_travail en France, un état des lieux (épisode 2) La crise économique a-t-elle démobilisée les salariés ?
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5415

    Les situations de crise économique contribuent-elles à rendre les conflits du travail plus difficiles mais également plus radicaux ? Auprès des militants s’impose souvent l’idée que, dans ce type de contexte […]

    #Analyses #Lutte_des_classes_en_Europe #conditions_de_travail #convergence_des_luttes #Crise-économique #emploi #salaires #syndicats #unité_syndicale

  • Mobilisation autour du projet de #Central_Park à #La_Courneuve

    #Grand_Paris
    #Roland_Castro
    #convergence_des_luttes
    #zad (zone à défendre)
    #pique-nique

    5 millions de m² : le plus grand écoquartier du monde.

    http://media.radio-libertaire.org/backup/41/vendredi/vendredi_2100/vendredi_2100.mp3

    http://www.c-du.com/projets/central-park-la-courneuve

    cc @odilon @aude_v @monolecte

    PS : j’ai pas vérifié si le sujet était déjà posté sur seenthis, mais le reportage radiophonique qui a été diffusé hier dans l’émission Offensive, les amis d’Orwell sur Radio Libertaire de la Fédération Anarchiste, est très intéressant.

  • Lettre de NDLD.

    Nous avons re ?u ? l’occasion de la manifestation ? S ?me ta zad ! ?, une
    d ?claration de solidarit ? du ? comit ? de coordination des mouvements de
    paysans indiens ? qui se bat actuellement de son cot ? contre des
    m ?ga-projets destructeurs, des a ?roports encore, mais aussi des centrales
    et des ? corridors industriels ?pour que circulent toujours plus vite les
    marchandises.. Le KRRS, le BKU ou le Kerala Coconut Farmers Association
    sont des syndicats et mouvements qui d ?fendent les int ?r ?ts de plusieurs
    dizaines de millions de paysans dans diff ?rents Etats indiens.
    Actuellement, ils lutten particuli ?rement contre l’accaparement des
    terres agricoles pour les besoins de l’agro-business et du d ?veloppement
    capitaliste. Ils souhaitaient appuyer les connexions avec ce qui se passe
    ici ? Notre Dame des Landes. Nous sommes heureux-ses que des liens se
    tisssent entre diff ?rents mouvements de r ?sistances paysans ? travers le
    monde et de contribuer, ? notre ?chelle, ? mettre en d ?route la
    destructions des terres et des vies de ceux qui les habitent et les
    cultivent. Nous souhaitons remercier ces paysans en lutte qui nous
     ?crivent de si loin, et leur exprimer ? notre tour toute notre solidarit ?.

    –— Solidarit ? Internationale Contre l’Accaparement des terres et les
    Mega-projets inutiles

    Dans le monde entier, des quantit ?s ?normes de capitaux financiers
    cherchent des investissements profitables, des gains sp ?culatifs ou
    simplement de s’abriter de la crise ?conomique en s’appropriant des formes
    de richesses r ?elles. Des terres et des ressources naturelles sont saisies
    pour des mega-projets monstrueux ? mines, plantations d’agri-business,
    corridors industriels, ports et aeroports ? dont le seul r ?sultat assur ?
    est une destruction desastreuse de moyens d’existence et de l’environment.
    Mais avec peu de risque pour les investisseurs. Celui-ci ? avec la
    complicit ? des partis de gouvernement de tous bords ? est calcul ? pour
    tomber surtout sur le ? partenaire ? public.

    En Inde, parmi une foule de projets de ce type, les paysans et p ?cheurs
    luttent contre une centrale nucl ?aire fran ?aise ? Jaipur. Il y a aussi un
    projet de Corridor Industriel Mumbai-Delhi. Ce seul projet, long de 1500
    km., comportant un chemin de fer d ?di ?, 6 nouveaux a ?roports, 4 ports,
    une batterie de centrales ?lectriques au charbon, etc., d ?truirait les
    moyens d’existence de centaines de milliers de paysans, des milliers
    d ?hectares de terres agricoles irrempla ?ables, des ressources en eau,
    etc.

    Pour r ?sister ? ces accaparements, les organisations paysannes et
    d’autres mouvements populaires sont actuellement engag ?s dans une lutte ?
    propos d’une nouvelle l ?gislation, le Land Acquisition Act. Pendant
    quatre jours, du 18 au 21 mars, 20,000 paysans de tout le pays ont occup ?
    les rues de Delhi ? c ?t ? du Parlement pour se faire entendre.

    En France, nous avons appris qu ?il y aussi une forte r ?sistance contre de
    tels projets de ? d ?veloppement ? destructif, et en particulier contre un
    deuxi ?me a ?roport pour la ville de Nantes. 40,000 jeunes activistes et
    paysans ont r ?occup ? le site il y a quelques mois, apr ?s une violente
     ?vacuation polici ?re. Et le 13 avril, une autre manifestation nationale
    est appel ?e durant laquelle la terre sera labour ?e pour ?tablir de
    nouvelles fermes.

    Nous applaudissons et soutenons cette r ?sistance !

    Nous offrons et appelons ? la solidarit ? avec tous ceux et celles qui
    luttent contre ces politiques n ?olib ?rales criminelles : comme avec les
    peuples indig ?nes du Canada, qui se sont soulev ?s depuis quelque temps,
    comme avec toutes les r ?sistances similaires en Afrique, Am ?rique Latine
    et ? travers le monde. Solidarit ? entre tous et toutes qui partagent la
    vision d ?une autre soci ?t ?, bas ?e sur les int ?r ?ts r ?els du peuple et le
    respect pour notre environnement naturel !

    Indian Coordination Committee of Farmers ? Movements :

    Adivasi Gotra Mahasabha, Kerala
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Haryana
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Madhya Pradesh
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Maharshtra
    Bharatiya Kisan Union (BKU), New Delhi
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Punjab
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Rajasthan
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Uttar Pradesh
    Bharatiya Kisan Union (BKU), Uttarakhand
    Karnataka Rajya Ryota Sangha (KRRS), Karnataka
    Kerala Coconut Farmers Association, Kerala
    Tamil Nadu Farmers Association, Tamil Nadu

    #convergence_des_luttes #NDLD

  • Forum social à Tunis: l’altermondialisme bouge encore - Page 2 | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/journal/international/260313/forum-social-tunis-l-altermondialisme-bouge-encore?page_article=2

    En outre, précise-t-il, une caractéristique des mouvements comme Occupy ou des indignés est « une rupture avec le nomadisme du FSM, qui est un processus quasiment déterritorialisé. Tandis que l’occupation d’une place est un processus sédentaire, qui revendique un lieu. C’est notamment pour cela que, dans les FSM, l’important est d’abord la discussion, tandis que les indignés ou les membres d’Occupy accordent plus de place et d’importance à l’expérimentation des manières de vivre », ou à ce que la sociologie américaine a nommé les « politiques de préfiguration », fondées sur l’idée que si l’activisme est déjà démocratique, pacifique, égalitaire et créatif, alors, dans un petit coin du monde, ces éléments recherchés ont déjà triomphé.

    #FSM #convergence_des_luttes #Tunis_2013