• La #répartition_des_tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la #conversation (Première partie)

      Contrairement à l’impression première que l’on a, la conversation n’est pas une activité à laquelle on se livre spontanément ou inconsciemment. Il s’agit d’une activité structurée, ne serait-ce que par son ouverture, ses séquences et sa fermeture, et elle a besoin d’être gérée par les participant-e-s. Nous parlerons indifféremment de conversations, de dialogues ou de discussions pour faire référence à tout échange oral. Nous les caractériserons par le fait qu’aucun scénario n’en a été fixé à l’avance et que ces conversations sont en principe égalitaires, à la différence des entretiens dirigés, des cérémonies ou des débats. Nous allons donc nous intéresser à la gestion du dialogue mixte au regard du genre des personnes impliquées. Ainsi, nous verrons que les pratiques conversationnelles sont dépendantes du genre et nous en chercherons les conséquences sur le déroulement de la conversation.

      La conversation est une forme fondamentale de communication et d’interaction sociale et, à ce titre, elle a une fonction des plus importantes. Elle établit et maintient des liens entre les personnes, mais c’est aussi une activité « politique », c’est-à-dire dans laquelle il existe des relations de pouvoir. Dans une société où la division et la hiérarchie des genres est si importante, il serait naïf de penser que la conversation en serait exempte. Comme pratique sur laquelle nous fondons notre vie quotidienne, elle ne peut que refléter la nature genrée de la société. Nous nous demanderons si, au-delà du fait d’être un miroir de la société, elle ne réactive et ne réaffirme pas à chaque fois les différences et les inégalités de genre.

      La longueur des contributions

      Nous nous référerons constamment au modèle de conversation décrit par Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. en 1974. Selon ce modèle, les systèmes d’échange de parole sont en général organisés afin d’assurer deux choses : premièrement, qu’une seule personne parle à un moment donné et deuxièmement que les locutrices/teurs se relaient. La/le locutrice/teur peut désigner la/le prochain-e mais en général, ce sont les conversant-e-s qui décident de l’ordre des prises de parole. Le dialogue idéal suppose donc que l’un-e parle pendant que l’autre écoute, puis vice-versa et ainsi de suite, sans qu’il y ait de chevauchements de parole, d’interruptions ou de silence entre les tours. L’hypothèse est que ce modèle doit être valable pour tou-te-s les locuteurs/trices et toutes les conversations. Il devrait donc tendre dans son application à une symétrie ou à une égalité. Ce modèle est décrit comme indépendant du contexte, c’est-à-dire des facteurs tels que le nombre de personnes, leur identité sociale ou les sujets de discussion. Une fois mis en application, il devient toutefois sensible au contexte et s’adapte aux changements de circonstances dus aux facteurs évoqués plus haut.

      La première question sur laquelle nous nous interrogerons à propos du dialogue mixte concerne le temps de parole que chacun-e s’octroie. On présuppose généralement que les deux personnes aient un temps de parole assez similaire pour qu’elles puissent toutes deux exprimer leur point de vue, leurs sentiments, intentions ou projets de façon égalitaire. Le dialogue est perçu couramment par une majorité de personnes comme un lieu de partage et d’échange permettant de promouvoir une compréhension mutuelle où un-e interlocuteur/trice n’est pas censé-e prendre une plus grande partie de ce temps que l’autre.

      Selon l’opinion communément admise, ce sont les femmes qui parleraient plus que les hommes. Le stéréotype de la femme bavarde est certainement, en ce qui concerne la différence des sexes et la conversation, l’un des plus forts et des plus répandus. Paradoxalement, c’est aussi celui qui n’a jamais pu être confirmé par une seule étude. Bien au contraire, de nombreuses recherches ont montré qu’en réalité, ce sont les hommes qui parlent le plus. Déjà en 1951, Strodtbeck a mis en évidence que dans des couples hétérosexuels mariés, les hommes parlaient plus que les femmes.

      Mais comment expliquer un tel décalage entre le stéréotype et la réalité ? Comment se fait-il que, bien que tou-te-s nous nous soyons retrouvé-e-s dans des situations où il était clair que les hommes monopolisaient la parole, si peu d’entre nous en aient profité pour questionner le bien fondé de cette croyance ?

      Dale Spender s’est penchée sur ce mythe de la femme bavarde afin d’en analyser le fonctionnement. Ce stéréotype est souvent interprété comme affirmant que les femmes sont jugées bavardes en comparaison des hommes qui le seraient moins. Mais il n’en va pas ainsi. Ce n’est pas en comparaison du temps de parole des hommes que les femmes sont jugées bavardes mais en comparaison des femmes silencieuses (Spender, 1980). La norme ici n’est pas le masculin mais le silence, puisque nous devrions toutes être des femmes silencieuses. Si la place des femmes dans une société patriarcale est d’abord dans le silence, il n’est pas étonnant qu’en conséquence, toute parole de femme soit toujours considérée de trop. On demande d’ailleurs avant tout aux femmes d’être vues plutôt qu’entendues, et elles sont en général plus observées que les hommes (Henley, 1975).

      On voit bien déjà ici que ce n’est pas la parole en soi qui est signifiante mais le genre. Une femme parlant autant qu’un homme sera perçue comme faisant des contributions plus longues. Nos impressions sur la quantité de paroles émises par des femmes ou des hommes sont systématiquement déformées. Je recourrai ici au concept toujours aussi pertinent du double standard utilisé par les féministes pour expliquer nombre de situations en rapport avec le genre. Un même comportement sera perçu et interprété différemment selon le sexe de la personne et les assignations qu’on y rapporte. Quel que soit le comportement en question, le double standard tendra à donner une interprétation à valeur positive pour un homme et négative pour une femme. Nous verrons que si les hommes peuvent donc parler autant qu’ils le désirent, les femmes, elles, pour la même attitude, seront sévèrement sanctionnées. De nombreux travaux se servent de l’évaluation différentielle des modes de converser des femmes et des hommes, nécessaire à l’étude de la communication genrée. Une étude faite lors de réunions mixtes dans une faculté montre la différence énorme de temps de parole entre les femmes et les hommes (Eakins & Eakins, 1976). Alors que le temps moyen de discours d’une femme se situe entre 3 et 10 secondes, celui d’un homme se situe entre 10 et 17 secondes. Autrement dit, la femme la plus bavarde a parlé moins longtemps que l’homme le plus succinct ! Beaucoup d’études à ce propos portent sur des contextes éducationnels, comme des classes. Bien que ceci dépasse le cadre du dialogue, il me semble intéressant d’en dire quelques mots. Sans faire une liste des différences de socialisation selon le sexe, qui sont déterminantes pour l’accès à la parole, je vais juste m’arrêter sur celles qui concernent plus spécifiquement l’espace de parole laissé à l’école aux filles et aux garçons.

      Les enfants n’ont pas un accès égal à la parole (Graddol & Swann, 1989). Dans les interactions de classe, les garçons parlent plus que les filles. Les enseignant-e-s donnent beaucoup plus d’attention aux garçons. Elles et ils réagissent plus vivement aux comportements perturbateurs des garçons, les renforçant de ce fait. Elles/ils les encouragent aussi beaucoup plus. Les échanges verbaux plus longs se passent majoritairement avec les garçons ainsi que les explications données. Et l’on sait combien il est difficile d’agir égalitairement, même en faisant des efforts. Une étude de Sadker & Sadker (Graddol & Swann, 1989) portant sur cent classes montre que les garçons parlent en moyenne trois fois plus que les filles. Qu’il est aussi huit fois plus probable que ce soient des garçons qui donnent des réponses sans demander la parole alors que les filles, pour le même comportement, sont souvent réprimandées.

      S’il me semblait important de commencer par la remise en question de ce premier mythe, c’est parce que parler plus longtemps que les autres est un bon moyen de gagner du pouvoir et de l’influence dans un dialogue. Ceci est d’ailleurs bien perçu par tout le monde. Chez Strodtbeck citée plus haut par exemple, les couples interrogés, et autant les femmes que les hommes, associaient à une plus grande quantité de parole une plus grande influence. Il s’agit maintenant de voir concrètement comment s’exerce cette influence et de montrer en quoi la quantité de paroles émises est un indicateur de dominance conversationnelle. En effet, le temps de parole est fonction de nombreux facteurs interactionnels, parmi lesquels le fait de pouvoir terminer son tour de parole sans interruption de la part de son interlocuteur semble être un des plus importants.

      http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre

      Deuxième partie : Les pratiques conversationnelles des hommes
      http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre,702


  • Building Conversational Products & Interfaces
    https://hackernoon.com/building-conversational-products-interfaces-5e9d3f08d3d4?source=rss----3

    IntroductionWith conversational products and interfaces, product creators now have to imagine an interaction where the screen plays an ancillary role. As a consequence, the majority of the best practices and principles of a good user experience need to be redefined, if at all used.Even within conversational interfaces, we don’t speak same way we write. We don’t pronounce all words in the sentence, combine words, don’t say some words at all and huge part of our communication is non-verbal.Hence the MVP for conversational interfaces needs to be different from that for any other product. It’s needed to set good expectations of what it can do for a user.Build Out Conversations, Not User StoriesIn my experience, building user stories for conversational interfaces turns out very clunky, and a (...)

    #conversational-interfaces #artificial-intelligence #bots #conversational-ui #machine-learning


  • L’image conversationnelle prend du galon – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/6641

    François qui ? D’un geste, la nouvelle secrétaire d’Etat à l’écologie vient d’envoyer le remplaçant de Nicolas Hulot aux oubliettes. Vérifiant la fameuse formule de McLuhan, « le médium, c’est le message », l’ex-communicante de Danone a choisi de répondre par le même canal à la vidéoperformance de Jacline Mouraud, « coup de gueule » d’une anonyme contre la hausse du diesel, que les réseaux sociaux et les chaînes d’info continue ont rapidement propulsé au rang de figure majeure du mécontentement des Français moyens.

    Pourtant, même dans l’exercice de la vidéo autoproduite, le canal ne fait pas tout. L’incarnation convaincante d’Emmanuelle Wargon, sans décor ni accessoires superflus, démonétise une tentative similaire par Christophe Castaner d’un debriefing en voiture du conseil des ministres, posté le 4 octobre dernier, qui avait suscité les railleries de la presse en raison du manque de naturel du protagoniste, sanglé dans sa ceinture de sécurité.

    Ici, l’intelligence d’Emmanuelle Wargon est de riposter à une vidéo amateur, ce qui modifie le statut de l’intervention. Plutôt qu’une communication top-down qui ne fait que mimer les apparences du format, la réponse de la secrétaire d’Etat s’insére dans le fil de la conversation suscitée par l’actualité, dans un dialogue de pair à pair, qui s’expose de la même façon à la sélection algorithmique ou aux commentaires des internautes.

    #Communication_politique #Image #Conversation


  • Delete Your Account Now: A Conversation with Jaron Lanier (https://...
    https://diasp.eu/p/7838812

    Delete Your Account Now: A Conversation with Jaron Lanier

    Harper Simon asks Jaron Lanier about his latest book, “Ten Arguments for Deleting Your Social Media Accounts Right Now.”

    HN Discussion: https://news.ycombinator.com/item?id=18189958 Posted by prostoalex (karma: 66116) Post stats: Points: 73 - Comments: 36 - 2018-10-10T23:50:47Z

    #HackerNews #account #conversation #delete #jaron #lanier #now #with #your

    Article content:

    OCTOBER 8, 2018

    JARON LANIER IS ONE of the leading philosophers of the digital age, as well as a computer scientist and avant-garde composer. His previous books include Dawn of the New Everything: Encounters with Reality and Virtual Reality, Who Owns the Future?, and the seminal You Are Not a Gadget: A Manifesto. His latest book bears a self-explanatory (...)



  • What is Conversational #marketing?
    https://hackernoon.com/what-is-conversational-marketing-ba5f49de2394?source=rss----3a8144eabfe3

    …and how can you use it to grow your business?Over the past few years and months, you’ve probably heard a lot about automation. From Tesla’s attempt at automating an entire factory, to semi-autonomous surgical robots, to Amazon’s no-humans-required grocery store. All the biggest companies with the biggest bank accounts are investing in automation; of course they would, it’s the way forward.But what about you? How can your company automate its processes?What is conversational automation?Conversational Marketing is defined as a one-on-one feedback-focused communication between companies and customers, across multiple channels, to drive engagement, shorten the sales cycle, develop customer loyalty, grow the customer base, and, ultimately, increase revenue, by way of creating a more human (...)

    #conversational-marketing #messaging #marketing-talk #growth


  • Stop Overthinking & Never Run Out Of Things To Say
    https://hackernoon.com/stop-overthinking-never-run-out-of-things-to-say-78864f94d8c1?source=rss

    Use these 3 hacks to stop overthinking and have effortless conversationsPhoto by rawpixel on Unsplash​If you’ve ever had your mind spontaneously go blank in the middle of the conversation, then you know that feeling…Searching your mind for something…anything to say.Yet, the harder you try to come up with something, the less you have to say. Then the awkward silence creeps in.That overthinking vortex sucks.I’m here to help.Recently I’ve received messages from people who are struggling with their minds going blank. ​Messages like:I have great news for you:It isn’t because you can’t think fast enough to respond.It’s not because you were “born awkward”.It’s something you can overcome with a little planning, practice and mindset shift.You are the center of your world. (But not everyone’s)There’s this jerk of a (...)

    #lifehacks #personal-development #life-hacking #conversations #personal-growth


  • 21 degrés de liberté – 18
    https://framablog.org/2018/05/21/21-degres-de-liberte-18

    Nos conversations dans la bulle privée de l’intimité familiale ne semblent plus vraiment à l’abri de l’espionnage par les objets dont nous acceptons de nous entourer. Voici déjà le 18e article de la série écrite par Rick Falkvinge. Le fondateur … Lire la suite­­

    #21_degrés_de_liberté #Internet_et_société #Non_classé #Alexa #Amazon #Apple #Confidentialite #Conversation #Echo #espionnage #Google #Siri #ViePrivee

    • « Veuillez parler fort et clairement face au pot de fleurs. » disait une blague pas drôle courante dans les sociétés communistes pendant le guerre froide.

      Tirons un trait sur les appels téléphoniques et les autres moyens de conversation à distance pour le moment, puisque nous savons déjà que la plupart des principales plateformes sont mises sur écoute. Intéressons-nous aux conversations à la maison.

      Nous avons maintenant des Google Echo et Alexa d’Amazon. Bien que ces objets aient pu être conçus pour garder nos conversations secrètes et hors de portée des autorités, il s’avère qu’Amazon a déjà livré aux autorités des enregistrements effectués dans des salles à manger. Dans le cas en question, la permission est devenue une question controversée puisque le suspect l’avait déjà donnée. La prochaine fois, peut-être que les choses se feront même si l’intéressé ne donne pas sa permission…


  • How to use #siri to record Audio or video
    https://hackernoon.com/how-to-use-siri-to-record-audio-or-video-1b46d8102f8e?source=rss----3a81

    Are you irritated with trying to use SIRI to record your voice? Dumping ideas or dictating a response to an email become laborious if you have to pussy foot around SIRI’s transcription limitations.Maybe you are like me where the ideas I come up with a so fleeting and “in the moment” that the discipline of dealing with SIRI just kills the opportunity. The discipline to organise, enunciate and repeat. And the agony of waiting to see if SIRI even heard you.Ive discovered a workaround and here is how I’m doing it:on iPhone:“Hey Siri”“Dink”“Record”***iPhone starts recording video with audio****I talkI have to use the iPhone screen to stop recording but it works!On Apple Watch* Long Press crown to invoke SIRI*****“Dink”“Record”A red record button appears.I press it.It starts recording.A stop button (...)

    #siri-to-record-video #apple-watch #siri-to-record-audio #conversational-interfaces


  • Dans des magasins Swisscom, des écoutes de conversations enfreindraient la loi François Ruchti / Tybalt Félix - 29 Avril 2018 - RTS

    Les vendeurs de magasins Swisscom affirment être régulièrement sous écoute lors d’échanges avec des clients, sans que ceux-ci en soient informés. Illégale, la pratique est démentie par l’opérateur.
    Les employés de magasins Swisscom doivent régulièrement interagir avec les clients alors qu’ils sont sous écoute, voire enregistrer des conversations sur leur iPhone, sans que leurs interlocuteurs ne soient avertis. C’est en tout cas ce qu’affirment des employés de différents points de vente interrogés par Mise au Point. Leurs témoignages concordants, sous couvert d’anonymat, révéleraient une infraction au code pénal.


    « Ils installent des micros dissimulés sur nous »
    Contacté, Swisscom conteste catégoriquement les assertions de ses employés. « Dans les Swisscom Shops, il n’y a pas d’enregistrement des discussions entre vendeurs et clients », affirme Christian Neuhaus, porte-parole de l’opérateur. Il précise qu’"à des fins de formation, d’entraînement ou de perfectionnement, il est possible qu’un coach accompagne la discussion. Dans ce cas, le client est toujours averti."

    Un des témoins livre néanmoins un compte-rendu assez détaillé de ces écoutes. « Dans le Swisscom shop, ils installent des micros dissimulés sur nous [...] sans avertir les clients », explique cette employée. S’en suit, toujours selon ce témoin, un décorticage, parfois à la seconde près, de l’échange avec le client, accompagné de conseils d’un coach.

    Ces mesures seraient prises notamment quand les notes attribuées précédemment par les clients sont jugées insatisfaisantes par l’employeur. Interrogé par Mise au Point, le syndicat Syndicom a contacté d’autres sources qui confirment ces témoignages.

    Passible de trois ans d’emprisonnement
    Si elle est avérée, cette pratique enfreint probablement l’article 179 du code pénal, qui stipule que « celui qui, sans le consentement de tous les participants, aura écouté à l’aide d’un appareil d’écoute ou enregistré sur un porteur de son une conversation non publique entre d’autres personnes [...] sera, sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. »

    Interrogé sur ces témoignages, François Charlet, juriste spécialisé en droit des technologies, estime que « l’infraction semble réalisée. » Pour autant, les employés ne pourraient pas saisir la justice. En effet ce ne sont pas eux mais « les clients enregistrés à leur insu qui sont les victimes ». Il appartiendrait donc à ceux-ci de se pourvoir en justice, pour autant qu’ils sachent que l’écoute ou l’enregistrement a eu lieu.

    #clients #espionnage #distribution #micros #notation des #salariés #clients #manager #hiérarchie #conversation


  • Put your chatbot where your headless #cms is
    https://hackernoon.com/put-your-chatbot-where-your-headless-cms-is-15cf174774c6?source=rss----3

    How to make a chatbot in Slack with #sanity, Webtask and DialogflowMake intents for #chatbots and conversational UIs a part of your content management systemHeads up! You’re required some knowledge of JavaScript to do this tutorial, but it may still be interesting for how we think about integrating chatbots into a CMS.The idea of a headless content management system is to detach your content from the constraints of web pages, in order to reuse it in many contexts. This makes sense even when you only want to display your content on a webpage, because you can structure it in a way where content can be reused across many pages, and more easily switch your frontend code when something more fancy comes aroung. The real power of headless, however, comes when you manage to reuse your content in (...)

    #bots #conversational-ui



  • La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation
    https://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=239

    Contrairement à l’impression première que l’on a, la conversation n’est pas une activité à laquelle on se livre spontanément ou inconsciemment. Il s’agit d’une activité structurée, ne serait-ce que par son ouverture, ses séquences et sa fermeture, et elle a besoin d’être gérée par les participant-e-s.

    Nous parlerons indifféremment de conversations, de dialogues ou de discussions pour faire référence à tout échange oral. Nous les caractériserons par le fait qu’aucun scénario n’en a été fixé à l’avance et que ces conversations sont en principe égalitaires, à la différence des entretiens dirigés, des cérémonies ou des débats. Nous allons donc nous intéresser à la gestion du dialogue mixte au regard du genre des personnes impliquées. Ainsi, nous verrons que les pratiques conversationnelles sont dépendantes du genre et nous en chercherons les conséquences sur le déroulement de la conversation.

    La conversation est une forme fondamentale de communication et d’interaction sociale et, à ce titre, elle a une fonction des plus importantes. Elle établit et maintient des liens entre les personnes, mais c’est aussi une activité « politique », c’est-à-dire dans laquelle il existe des relations de pouvoir. Dans une société où la division et la hiérarchie des genres est si importante, il serait naïf de penser que la conversation en serait exempte. Comme pratique sur laquelle nous fondons notre vie quotidienne, elle ne peut que refléter la nature genrée de la société. Nous nous demanderons si, au-delà du fait d’être un miroir de la société, elle ne réactive et ne réaffirme pas à chaque fois les différences et les inégalités de genre.

    #femmes #genre #conversation
    @mona


  • Quand quelqu’un arrive à rester assis plus de deux minutes avec une autre personne sans céder au besoin irrépressible de vérifier qui a liké la photo de son plat de lasagnes sur Instagram, ou si deux amis parviennent à échanger des idées de plus de 140 caractères sans se traiter de nouveau Hitler, hé bien désormais ça porte un nom façon déviance sexuelle : sapiosexual.

    The Hottest Body Part ? For a Sapiosexual, It’s the Brain
    https://www.nytimes.com/2017/06/02/nyregion/the-hottest-body-part-for-a-sapiosexual-its-the-brain.html?_r=0

    She has had relationships she describes as purely sapiosexual, in which there was no sex, just intense conversation. One man was nowhere near her physical type, but the first time they met, he began reciting poetry by Rainer Maria Rilke. “I was so amazed at how fluid the whole conversation was,” she said. “I could feel something happening inside me.”

    The next time they saw each other, he took her to an art exhibit and gave her all of Rilke’s books. Since then, Rilke has been one of her favorite poets. In such relationships, she said, “I access my wisdom and love and ability to analyze in this incredible way, and they do, too.”


  • Remercions les rédacteurs du #comité_invisible de nous donner l’occasion de leur dire franchement qu’ils nous emmerdent.
    http://www.vacarme.org/article3054.html

    1. Prenons le texte comme il se présente : un condensé agressif et stylisé de politique. Naïvement, on croyait une lettre écrite à des amis, un désir de conversation planait dans l’air. « Il n’y a donc d’autres choix que de déployer un art de la #conversation » (p. 154). Même si c’était, il est vrai, que de la conversation par défaut, puisque les amis à qui parler se font rares, manifestement, et qu’en plus, les « moyens de communication » sont contrôlés « par ceux qui ne sont pas nos amis », si bien, que ce livre-même là, cet objet marchandisé qui passe entre nos mains, est sans doute déjà, aussi, le malheureux, le résultat de petites compromissions, encore ! Encore des petites compromissions, à l’issue d’un catalogue infini d’entres elles. Maintenant est le titre de ce catalogue de compromissions. « Quand on a des amis, plus besoin d’avoir d’ennemi » adage réécrit d’Aristote ou de Montaigne vérifié à la lecture de Maintenant . Car si les rédacteurs de Maintenant s’adressent à leurs « amis », c’est bien pour leur signifier sur tous les tons, et dans toutes les langues, qu’en réalité ils ne le sont pas.

    #La_gauche

    • Le Comité invisible est un producteur en série de vignettes spectaculaires toujours écrites en vue de signaler à la masse qu’elle succombe aux illusions tandis qu’eux, aristocratiquement placés de l’autre côté de la signalisation spectaculaire, s’en retrouvent les fabricants !

      (…) avec l’exposition Soulèvement au Jeu de Paume, le titre Révolution donné au pseudo-livre de Macron qui, sans honte, dans le magazine Elle, appelle aussi les jeunes à relire le Capital, il se passe que le romantisme insurrectionnel a été récupéré par la machine médiatique, ce qui rend difficile, en l’absence de situation insurrectionnelle réelle, de sauver ce qui fait le cœur positif de Maintenant. Que les rédacteurs de Maintenant le veuillent ou non, ils appartiennent désormais au secteur du marché de l’illusion insurrectionnelle.

    • Flash back : "Vous allez tous mourir et vos pauvres vacances n’y changeront rien" , clamait une banderole déployée sur une plage lors d’une des "actions d’éclat" du Parti imaginaire dont on trouve une photo dans Tiqqun...

      Pas possible d’isoler Maintenant de l’histoire dont il est issu, et du contexte dans lequel il s’inscrit (à tout le moins une crise des perpectives révolutionnaires). Quelques éléments.

      Pour un autre point de vue que celui proposée sur @vacarme, on peut consulter quelques pages de En quel temps vivons-nous ? (Rancière, 2017), à ce sujet :
      https://seenthis.net/messages/602424

      À partir des thèses énoncées par la revue #Tiqqun à la fin des années 90, pratiquant un usage singulier de l’héritage de l’#autonomie en Italie (cf. La Horde d’or ), le Comité invisible s’inscrit dans un courant #insurrectionnaliste qui n’a cessé de se développer depuis les émeutes de 2005 et la mobilisation lors du #CPE (2006). L’utilisation du CI par l’État et son antiterrorisme ( "affaire de Tarnac") a in fine accru le succès de thèses qui, sous une autre forme, servaient déjà de viatique à une frange importante des jeunes qui s’étaient politisés lors de la #lutte contre le CPE. Le texte qui suit a fait l’objet de mille réunions, conversations, reprises, usages : #Appel, 2004
      http://bloom0101.org/wp-content/uploads/2014/10/appel.pdf

      Rien ne manque au triomphe de la civilisation. Ni la terreur politique ni la misère affective. Ni la stérilité universelle. Le désert ne peut plus croître : il est partout. Mais il peut encore s’approfondir. Devant l’évidence de la catastrophe, il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte, ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent. Nous sommes du côté de ceux qui s’organisent.

      Pour ne citer qu’un exemple des diverses approches qui se sont directement inspirée de L’appel, un très beau texte, bien loin de la morgue arrogante du Comité invisible : Défendre la zad , livre-appel publié en janvier 2016
      https://constellations.boum.org/spip.php?article125

      Bref, on peut penser en termes de récupération, et on trouvera aisément des confirmations (les deux numéros de Tiqqun, ancêtre revendiqué, sont en salle des ventes), mais une telle approche raterait l’influence de ce versant de l’insurrectionalisme (cf, le succès de @lundimatin ou l’ampleur des ventes des extraits de Tiqqun par La fabrique). Ce serait aussi louper l’intérêt et les échanges que suscitent ces textes. Ainsi, cette semaine, le séminaire Conséquences a réuni pour une lecture de Maintenant 300 participants à la #lutte_contre_la_loi_travail aux Beaux-arts à Paris, autour de quatre thèmes qui n’ont pas pu être tous abordés : #guerre_civile, #destitution, la #figure_du_crevard, #déterminations_sociales
      https://fr-fr.facebook.com/consequencesintervention

      Retour sur une matrice, lointaine :

      Rions un peu avec Tiqqun
      http://www.multitudes.net/Rions-un-peu-avec-Tiqqun

      Le Tiqqun est un être très sensible. « Nous autres décadents avons les nerfs fragiles. Tout ou presque nous blesse, et le reste n’est qu’une irritation probable, par quoi nous prévenons que jamais on ne nous touche ». C’est toute une ontologie qui se dit dans ces quelques lignes inaugurales d’une « introduction à la guerre civile »[[Tiqqun, page 2.. Une ontologie très duale et assez simple : le réel c’est nous et les autres. Les autres supportent tout, leurs nerfs sont narcosés par les poisons psycho-actifs d’un #Spectacle omniprésent, leurs corps pris en charge par le #Biopouvoir à un point que ça en est fichu. Les autres, en fait, c’est tous les faux contestataires (dont Multitudes). C’eût été digne d’un léninisme déplacé et vieillot que de boviniser ou oviniser le prolétariat qui parle par la bouche du Tiqqun. Du coup, « nous » c’est beaucoup plus que le Tiqqun, autrement dit, le Tiqqun c’est beaucoup plus qu’une revue. « Nous, c’est une masse de mondes, de mondes infra-spectaculaires, intersticiels, à l’existence inavouable, tissés de solidarités et de dissensions impénétrables au pouvoir[[Tiqqun, page 32. ». On est très impressionné. Ça fait quand même rêver cette zone rouge que le pouvoir ne pénètre pas. Mais le plus amusant est de tomber, en feuilletant la revue, sur le passage de La Volonté de savoir, où Foucault parle de l’essaimage des foyers de résistance, qui ne s’explique que par la dissémination en réseau des relations de pouvoir, à travers tout le corps social, par delà les appareils et les institutions. Un tel souci philologique nous laisse pantois[[Rions un peu : « certes on ne peut pas dire que les négristes se soient jamais embarrassés de soucis philologiques ».. On se perd en conjectures et hypothèses quant à la cohérence d’un discours qui se réclame de Foucault et situe son ego révolté dans un en dehors des relations de pouvoir. « Là où il y a pouvoir, il y a résistance et pourtant, ou plutôt par là même, celle-ci n’est jamais en position d’extériorité par rapport au pouvoir [… Il n’ y a donc pas par rapport au pouvoir un lieu du grand Refus – âme de la révolte, foyer de toutes les rébellions, loi pure du révolutionnaire[[La volonté de savoir, pages 125-126, Tel Gallimard. ».
      On sera sensible au vide de ces énoncés, vide de l’ontologie, en dépit des lectures affichées (Deleuze et Guattari). C’est le vide des énoncés du #post-situationnisme qui en appelle au chaos et à la guerre sociale contre tous les réformismes mous. Un certain anti-programmatisme, qui a dépassé le léninisme, mais reste incapable d’envisager une ontologie du désir et la question des stratégies politiques immédiates, par où les « sujets » misent, entre autres modalités stratégiques, sur l’efficace d’une parole agissante. Et cette parole agissante constitue bien autre chose que ce vide dont souffrent ces énoncés ( « le chaos sera notre grève », « oui au mouvement réel et à tous les comportements qui rompent avec la passivité »).
      Au delà de ce vide, il y a aussi, dans ce discours de l’hyper-nervosité, non seulement un dispositif de distinction, mais, si l’on y regarde bien, un risque d’épicurisme vraiment drôle, et très peu séduisant sur le plan politique. Au beau milieu de tout l’attirail des références prestigieuses que Le Tiqqun ne manque jamais d’exhiber, voilà ce bon vieil Épicure et son hypersensibilité maladive qui revient. Nietzsche, en bon philologue, lui, a remarquablement formulé la vérité effroyable de l’épicurisme : « L’épicurien choisit pour son usage les situations, les personnes, voire les événements qui conviennent à sa constitution extrêmement irritable, et il renonce à tout le reste ; ce qui revient à dire presque tout[[Le Gai Savoir, IV, § 306. ». Laissons les hyper-nerveux dans leur retranchement mortifère (mort du monde). C’est peut-être ça que ça veut dire « Tiqqun », dans la langue imaginaire de « cet organe de liaison du #Parti_imaginaire » : « mort du monde ». Il y a des conceptions plus joyeuses et productives de la fuite, des réactions plus constructives à la honte qui peut nous saisir face au monde comme il va.

      Tiqqun, une #rhétorique de la remontrance, Jacques Guigou
      http://tempscritiques.free.fr/IMG/pdf/tc_15_a5_187_190.pdf

      Le dernier métaphysicien de l’histoire de la philosophie occidentale, #Heidegger, est traité de « vieille ordure » mais Tiqqun s’empare de son ontologie (« l’homme est le berger de l’être », etc.) car elle permettrait de sortir du nihilisme. Il s’agit donc de « politiser la métaphysique » (p. 16), de la remettre sur ses pieds comme Marx voulait le faire de l’idéalisme hégélien. Au « Spectacle1 », entité hypostasiée, puissance abstraite et universelle, véritable « métaphysique marchande » de la domination, la « communauté des métaphysiciens critiques » oppose « la création d’un monde » (p. 20), une pratique « col- lective et positive de communauté et d’affectivité indépendantes et supérieures » (p. 20), une « utopie concrète » dans laquelle chacune des grandes métaphysiques du passé serait réalisée non plus comme discours, mais comme « Demeure de l’Être » et ceci dans le « fécond tissu de l’existence ».

      #comité_invisible #aristocratisme #livre #idéalisme

      Vu tout autrement : Les Communes de l’insurrection du Comité invisible
      http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2011/06/propos-des-communes-du-comite-invisible.html

      « Il n’est pas question d’occuper,
      mais d’être le territoire. »

      En matière d’« urbanisme insurrectionnel »,
      les propos de la mouvance impliquée dans la revue Tiqqun, le Parti imaginaire et le Comité invisible, constituent un renouvellement des idées et de la posture de l’#intellectuel : il n’y a plus lieu de raisonner encore comme si le dilemme était de choisir entre réforme ou révolution, entre alternative et révolution, entre théorie ou action. Le livre L’insurrection qui vient paru en 2007 appelle à la destruction de l’Empire et il institue la Commune comme un des moyens pour y parvenir.

      Une oeuvre magistrale pour la pensée urbaine anti-libérale car les auteurs ne s’attaquent non plus à la critique mais à l’élaboration de principes pragmatiques, non utopiques, destinés à inventer une autre #communauté préparant l’insurrection qui vient. Le plus grand intérêt de leur pensée, pour ce qui concerne le domaine de l’urbanisme, est qu’elle relie, à nouveau, les différentes formes de luttes au sein d’une emprise spatiale : la Commune.

    • @supergeante Vacarme critique le dernier livre du comité invisible, Maintenant paru aux éditions #La_Fabrique.

      Remercions les rédacteurs du comité invisible de nous donner l’occasion de leur dire franchement qu’ils nous emmerdent.

      Pour dire qu’ils nous emmerdent, faut-il encore les avoir lus.
      L’article d’Arthémis Johnson est très long surtout pour quelqu’un qui n’a pas lu l’ouvrage en question.
      Je me suis arrêté à L’insurrection qui vient et à Contributions à la guerre en cours. J’ai du lire, ce dernier, en biais comme longtemps, je me suis couché de travers.
      De la littérature et beaucoup de théorie.
      https://lafabrique.atheles.org/auteur/tiqqun

      Le comité invisible s’échange très bien chez les bouquinistes. Entre autres, par exemple, contre le premier roman de Jim Thompson, Ici et Maintenant (1942) avec une superbe préface de Stephen King.

      http://www.vacarme.org/auteur846.html

    • Sur le lien précédent (merci) :

      Or ces affirmations d’évidences qui n’en sont pas, et surtout ce ton souvent méprisant, produisent un effet sur le lecteur : il doit déterminer de quel côté il se range. Cela interfère avec la discussion dont nous avons besoin, et qui est en cours, pour élaborer des catégories communes. Cela interfère d’ailleurs aussi avec tout ce qu’il y a de chouette dans Maintenant : les développements conceptuels, les retournements de perspective malins, les traits d’esprit rigolos, les citations bien choisies, les propositions intrigantes, la vigueur de la pensée. Tout cela, c’est ce qui remue le lecteur et peut l’amener à changer d’avis, à se dire qu’il avait tort – sauf qu’au lieu de se dire qu’il avait tort, il doit se dire qu’il était un peu bête au fond, puisqu’on le lui signifie avec un certain mépris et depuis une position d’évidence. Bref, le Comité invisible alimente la réflexion politique autant qu’il interfère avec elle, c’est pourquoi la lecture est à la fois enthousiasmante et agaçante.

    • Jacques Rancière En quel temps vivons-nous ?
      https://seenthis.net/messages/602424

      « D’un côté, l’écart affirmé (par rapport au fonctionnement de ce qu’on entend par politique) est orphelin d’un monde symbolique et vécu auquel s’adosser (plus de communauté déjà-là qui garantisse la communauté à venir. Le travail ne fait plus monde). De l’autre, il a du mal à trouver les formes dans lesquelles se développer. C’est pourquoi l’idée que le système est moribond et prêt à s’effondrer reste commode. Elle comble l’intervalle entre les écarts actuels et l’avenir espéré et elle permet de s’imaginer alternativement qu’il suffit qu’on donne un petit coup d’épaule au système pour que tout s’effondre ou qu’il suffit qu’on se retire pour qu’il se dissolve."

    • Donc l’émeute : les « vivants » d’un côté ; les mort-vivants de l’autre... Le « subversivisme » d’époque fonde sa ligne sur son culte réitéré. Définie comme « intelligente », c’est-à-dire capable, « d’un même geste », de « désertion » et d’ « attaque », d’ « élaboration » (le « graffiti ») et de « saccage » (la destruction du symbolique publicitaire-marchand) (p. 85), cette émeute tant vantée relève d’un corps-à-corps sans frottement, d’une dialectique de l’avancée et de l’esquive, de la construction d’un monde réduit à une zone d’autonomie temporaire où tout est possible dans l’éphémère d’un instant. N’ayant d’autre but que de tenir l’espace du conflit, comme « Nuit debout » tenait la place, le principal caractère de ce simulacre d’émeute, fougueusement ritualisé, est de faire spectacle et, ce faisant, de substituer une impuissance singulière à l’impuissance générale. En s’inventant un supplément d’âme, en somme, au prétexte que le « parti de la rue » serait « tout » (p.63). Mais tout, c’est quoi ? Précisément quoi ?

      #subversivisme Quoi est-ce ?
      Une autre critique de Maintenant par Freddy GOMEZ
      http://acontretemps.org/spip.php?article630#nh4

      « Ce qui s’est passé au printemps 2016 en France n’était pas un mouvement social, mais un conflit politique au même titre que 1968 » (p. 60). Fanion nostalgique, la phrase claque au vent, comme sentence, pour finir par flotter, comme évidence, sur une subjectivité résolument assumée qui n’a rien à justifier de cette curieuse comparaison. Tout est dans la suite : « Cela se repère, nous dit-on, à ses effets, aux irréversibilités qu’il a produites, aux vies qu’il a fait bifurquer, aux désertions qu’il a déterminées, à la sensibilité commune qui s’affirme depuis lors dans toute une partie de la jeunesse, et au-delà. Une génération pourrait bel et bien se rendre ingouvernable. » Ces voyants-là ne voient que ce qu’ils veulent voir : un monde qui s’inventerait, dans les décombres du négatif, au pas de course des « émeutiers » d’un printemps héroïsés jusqu’à l’enflure.

      #tiqqun




  • « Tyrannie du pouvoir » | La Bande annonce

    Le samedi 21 janvier 2017 à l’Espace Saint-Jean de Melun (77), de 16h30 à 18h30, « Le Bateau Ivre » présentera « Tyrannie du pouvoir ».

    Conversation citoyenne animée et modérée par Florimond Constant et Philippe Pillavoine.

    Tarifs : 3,00 €. Billetterie uniquement dématérialisée : http://www.lebateauivre.info/cc

    http://deylord.tumblr.com/post/155163643303/tyrannie-du-pouvoir-la-bande-annonce-le

    #politique #france #conférence #conversation #citoyenne #melun #discussion #débat #teaser #nuitdebout #étatdurgence


  • Pourquoi les commentateurs commentent-ils sur le Web ?
    http://lemonde.fr/big-browser/article/2016/11/30/troller-debattre-ou-se-repeter-pourquoi-commenter-un-article-en-ligne_504099

    A travers un questionnaire rempli par 8 500 personnes, FiveThirtyEight dresse le portrait de ses commentateurs et de leurs motivations, un travail qui ne saurait être représentatif de l’ensemble d’Internet, mais dans lequel on trouve des pistes familières :

    19 % d’entre eux interviennent pour « corriger une erreur ».
    18 % pour « ajouter quelque chose à la conversation ».
    10 % pour « donner leur perspective personnelle ».
    Certains articles déclenchent plus de commentaires que d’autres, et il semble presque impossible, en tout cas empiriquement, de savoir à l’avance si un article va inspirer les commentateurs. FiveThirtyEight a donc demandé aux lecteurs quelles étaient les circonstances dans lesquelles ils avaient le plus de chance de commenter.

    => https://fivethirtyeight.com/features/we-asked-8500-internet-commenters-why-they-do-what-they-do
    [Sont-ce les mêmes qui répondent aux questionnaires sur Internet ?]

    Dans 55 % des cas, c’est quand ils « savent quelque chose sur le sujet qui n’était pas dans l’article », et 41 % lorsqu’ils « s’identifient au sujet abordé ». Sans surprise, les lecteurs ont donc tendance à s’engager dans la « conversation » quand le sujet les concerne ou qu’ils ont l’impression d’avoir quelque chose de nouveau à apporter.

    #commentaires #forum #conversation #CM



  • Technical and social challenges of #conversational_design — uxdesign.cc – User Experience Design
    https://uxdesign.cc/my-website-is-now-conversational-here-is-what-i-learned-7e943cc6ace0

    A couple of weeks ago, I ran an experiment on my website. I made it conversational. The feedback, responses and media coverage have been absolutely amazing. I received over 300 emails within the first 24 hours.
    (…)
    Some of you asked me to share my insights. Since this whole thing started as a conversation, I’d like to keep it as one.

    #web_design



  • We Are Hopelessly Hooked | The New York Review of Books (Jacob Weisberg, 25 février 2016)
    http://www.nybooks.com/articles/2016/02/25/we-are-hopelessly-hooked

    Some of Silicon Valley’s most successful app designers are alumni of the Persuasive Technology Lab at #Stanford, a branch of the university’s Human Sciences and Technologies Advanced Research Institute. The lab was founded in 1998 by B.J. Fogg, whose graduate work “used methods from experimental psychology to demonstrate that computers can change people’s thoughts and behaviors in predictable ways,” according to the center’s website. Fogg teaches undergraduates and runs “persuasion boot camps” for tech companies. He calls the field he founded “captology,” a term derived from an acronym for “computers as persuasive technology.” It’s an apt name for the discipline of capturing people’s #attention and making it hard for them to escape. Fogg’s behavior model involves building habits through the use of what he calls “hot triggers,” like the links and photos in Facebook’s newsfeed, made up largely of posts by one’s Facebook friends.

    (…) As consumers, we can also pressure technology companies to engineer apps that are less distracting. If product design has a conscience at the moment, it may be Tristan Harris, a former B.J. Fogg student at Stanford who worked until recently as an engineer at Google. In several lectures available on YouTube, Harris argues that an “attention economy” is pushing us all to spend time in ways we recognize as unproductive and unsatisfying, but that we have limited capacity to control. #Tech_companies are engaged in “a race to the bottom of the brain stem,” in which rewards go not to those that help us spend our time wisely, but to those that keep us mindlessly pulling the lever at the casino.

    Harris wants engineers to consider human values like the notion of “time well spent” in the design of consumer technology. Most of his proposals are “nudge”-style tweaks and signals to encourage more conscious choices. For example, Gmail or Facebook might begin a session by asking you how much time you want to spend with it that day, and reminding you when you’re nearing the limit. Messaging apps might be reengineered to privilege attention over interruption. iTunes could downgrade games that are frequently deleted because users find them too addictive.

    A propos de quatre bouquins :

    Reclaiming Conversation: The Power of Talk in a Digital Age, by Sherry Turkle

    Alone Together: Why We Expect More from Technology and Less from Each Other, by Sherry Turkle

    Reading the Comments: Likers, Haters, and Manipulators at the Bottom of the Web, by Joseph M. Reagle Jr.

    Hooked: How to Build Habit-Forming Products, by Nir Eyal with Ryan Hoover

    #écrans #conversation #commentaires #addiction #critique_techno #temps #déconnexion via @opironet


  • Tay, une IA lancée par Microsoft sur Twitter puis retirée pour aliénation mentale
    http://www.nextinpact.com/news/99211-tay-ia-lancee-par-microsoft-sur-twitter-puis-retiree-pour-alienati

    Il s’agissait à la base d’une expérience amusante. Tay était taillée en effet pour apprendre très rapidement des habitudes et des éléments de langages qu’elle repérait dans les conversations. Plus elle était sollicitée, plus elle devenait capable de répondre comme une personne « normale » [...].

    Seulement voilà, cette sympathique jeunesse a complètement déraillé. Beaucoup se sont amusés au bout d’un moment à lui dire les pires choses possibles pour qu’elle fasse de même. Évidemment, au bout d’un moment, l’opération a fonctionné : sexe, nazisme, propos haineux, promotion de l’inceste et affirmation que Georges W. Bush avait provoqué les attentats du 11 septembre, tout le répertoire y est presque passé.

    #Conversation #Deep_learning #Intelligence_artificielle #Microsoft #Numérique #Politique #Twitter