France Travail : ce profil de chômeurs ciblé par la suspension des allocations chômage et la radiation - Capital.fr
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© Illustration Capital / FreepikCe jeudi 10 juillet, la Dares a publié une étude retraçant le parcours des demandeurs d’emploi radiés de France Travail. Certains profils sont bien plus fréquemment ciblés.
Un petit oubli qui peut vous coûter cher. Lorsque vous vous inscrivez à #France_Travail, vous vous engagez auprès de l’opérateur sur deux choses. D’abord, effectuer une #recherche_active_d’emploi ; et surtout, répondre aux convocations de votre conseiller. Des obligations auxquelles vous ne pouvez pas vous soustraire, sous peine de « radiation des listes de France Travail pour une durée variant d’un à douze mois », rappelle la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, dans une note publiée le jeudi 10 juillet. Résultat, vos allocations #chômage sont suspendues, partiellement (uniquement le temps de la radiation) ou totalement.
En 2024, ces #radiations représentaient 10% des sorties des inscrits en catégories A, B et C. Autrement dit, chaque mois, 1 chômeur sur 10 (soit 55 000) quitte France Travail non pas parce qu’il a retrouvé un job, mais parce qu’il y a été contraint. Dans la grande majorité des cas (62%), la sanction tombe pour une raison simple : ne pas avoir répondu à une #convocation de son conseiller France Travail. Viennent ensuite les radiations pour ne pas avoir suffisamment cherché un job dans 1 cas sur 3 (35%). Les sorties pour fraude, quant à elles, restent anecdotiques (3%).
Une majorité de jeunes hommes, peu diplômés et au RSA
Mais alors, qui sont ces radiés ? Selon la Dares, ce sont « le plus souvent de jeunes hommes, moins diplômés et bénéficiaires du RSA ». Plus précisément, 61% des radiés sont des hommes (qui ne représentent que 50% des chômeurs non sanctionnés), et 28% ont moins de 25 ans. La différence saute aussi aux yeux côté diplôme : seuls 5% des radiés ont un bac +3 ou plus, quand ils sont 15% parmi les autres inscrits. Les #radiés vivent aussi plus souvent seuls, sans enfant (58% contre 49%), et sont davantage concentrés dans les quartiers prioritaires (18% contre 13%). Enfin, 19% touchent le RSA, contre 12% chez les non-radiés. A noter bien souvent, les radiés n’en sont pas à leur coup d’essai [ ?!]. Entre 2023 et 2024, 1 radié sur 3 (30%) avait déjà été exclu entre 2021 et 2022.


